2025 : mini-journal de guerre – juillet

Avec Olga, Pacha, irina, Tola, Valera…

Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là.
Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.

Mini journal de guerre : Tchernobserv


Jeudi 31/7, 21h35

Comment ça se passe.

Le ton continue de monter entre la Maison-Blanche et le Kremlin à huit jours de la fin de l’ultimatum lancé par Donald Trump pour un processus de paix avec l’Ukraine.

Le président américain a ainsi averti, jeudi matin, l’ancien président russe Dmitri Medvedev qu’il « s’aventurait en terrain très dangereux ». Ajoutant « disons à Medvedev, l’ancien président russe raté qui se prend toujours pour le président, de surveiller ses propos ».

Il réagissait ainsi aux déclarations de Medvedev, lundi, selon laquelle le « jeu d’ultimatum » de Trump avec Moscou équivaut « à une menace pour la Russie et rapproche les Etats-Unis eux-mêmes de la guerre ».

[…] Autre avertissement américain au Kremlin : Donald Trump a annoncé, mercredi, une « punition » de l’Inde, sous forme de droits de douane d’un montant indéterminé en sus des 25 % déjà décidés, du fait qu’elle achète du pétrole russe. « Ils peuvent bien couler leurs économies moribondes ensemble, je m’en fiche », a-t-il écrit en allusion à l’Inde et la Russie.

Un message clair, alors qu’expire, vendredi prochain, le délai accordé par Donald Trump à Vladimir Poutine pour faire la paix avec l’Ukraine. Faute de quoi seraient imposés des droits de douane prohibitifs sur les importations aux Etats-Unis en provenance des pays continuant d’acheter des hydrocarbures à la Russie. En clair, l’Inde et la Chine. Les exportations de pétrole sont cruciales pour financer l’effort de guerre de Moscou puisqu’elles fournissent un tiers de ses revenus.

[…] Message reçu par le gouvernement indien, qui a immédiatement demandé à ses entreprises de raffineries de préparer un plan d’approvisionnement en pétrole brut ne provenant plus de Russie, selon une dépêche de l’agence Bloomberg qui ne donne pas ses sources. Si New Delhi est puni, l’affaire sera plus délicate concernant Pékin. Qui pèse toutefois plus lourd que l’Inde dans le commerce extérieur américain. L’Inde n’est que le dixième fournisseur des Etats-Unis, avec 95 milliards de dollars annuels, tandis que Pékin est le premier, avec 530 milliards l’an dernier.

D’ailleurs, quand Donald Trump avait imposé en avril des droits de douane de 145 % sur les exportations chinoises, Pékin n’avait pas hésité à répliquer, à hauteur de 125 %, poussant Washington à reculer. Donald Trump osera-t-il donc revenir à la charge pour défendre l’Ukraine dans huit jours ? […]

Les Echos, Guerre en Ukraine : Trump et Zelensky changent de ton avec Poutine et la Russie

Jeudi 31/7, 21h00

Korouptssia (suite) : rétropédalage.

Le président Volodymyr Zelensky a signé le 31 juillet une loi adoptée par le parlement qui rétablit l’indépendance des deux principaux organismes de lutte contre la corruption, à l’issue d’un vote très suivi.

Lors du premier vote retransmis en direct depuis le début de l’invasion de la Russie, 331 législateurs ont approuvé le projet de loi en deux lectures consécutives, aucun n’ayant voté contre.

La nouvelle loi a été publiée dans le journal parlementaire officiel Holos Ukrainy, ce qui signifie qu’elle entrera en vigueur le lendemain, le 1er août.

La loi renverse la législation adoptée la semaine dernière qui a effectivement détruit l’indépendance du Bureau national de lutte contre la corruption (NABU) et du Bureau du procureur spécialisé dans la lutte contre la corruption (SAPO), deux agences fondées dans le cadre des réformes anti-graffitis de l’après-EuroMaïdan. […]

The Kyiv Independent, Suite aux manifestations de rue, Zelensky signe une loi rétablissant l’indépendance des organes de lutte contre la corruption, traduction automatique

Jeudi 31/7, 19h50

Attaque contre les civils.

Quinze personnes, dont un enfant de six ans, ont été tuées par l’attaque de l’armée russe contre Kiev, cette nuit, a fait savoir le chef de l’administration militaire de la capitale ukrainienne, Tymour Tkatchenko, sur Telegram. « Malheureusement, les pires prévisions concernant le nombre de personnes pouvant se trouver sous les décombres se confirment », explique-t-il, avant de rappeler que les opérations de secours se poursuivent.

Le Monde, Live

Une jeune femme de Kiev a survécu après avoir été jetée du neuvième étage d’un appartement lors d’une attaque contre la ville. Elle pense que son lit a amorti la chute, ne lui laissant qu’une jambe cassée et une dent abîmée. On ignore encore le sort de ses parents.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 31/7, 8h40

Comment ça se passe.

Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky

Jeudi 31/7, 8h35

America, America.

Depuis le 20 janvier, elle est le visage des raidsanti-immigrants aux Etats-Unis. Kristi Noem, la secrétaire à la sécurité intérieure de Donald Trump, assume tout. Les poursuites d’ouvriers agricoles dans les champs de Californie, les incarcérations dans les marécages insalubres de Floride, les citoyens américains pris dans le filet de la police de l’immigration, les enfants laissés seuls après l’arrestation de leurs parents à un feu rouge…

[…] Kristi Noem aime se mettre en scène. « Elle a son propre style de télé-réalité dans laquelle elle se déguise devant la caméra en une multitude de personnages »,explique le sénateur démocrate Adam Schiff, fasciné par l’exercice au point d’en faire des clips récurrents sur sa chaîne YouTube. On y voit Noem, à cheval, patrouillant avec la police aux frontières. En blouson de cuir de copilote, dans un avion des gardes-côtes. Lors de la mise en scène devant la prison salvadorienne, la ministre a oublié d’enlever la Rolex à 50 000 dollars (44 000 euros) qu’elle porte au poignet.

Pour le démocrate, elle est « le visage de la cruauté » de la politique migratoire de Trump. Au début de l’année, la républicaine a approuvé l’idée d’une sorte de « Hunger Games » pour migrants : les demandeurs d’asile auraient à affronter une série d’épreuves télévisées. A l’issue des joutes, l’un d’eux gagnerait sa « carte verte » de résident permanent.

[…] Les parents de Kristi Noem étaient fermiers. En 1994, quand son père est mort d’un accident dans un silo à grains, elle a quitté l’université pour retourner sur la terre familiale. Elle s’est mariée ; le couple a repris l’exploitation, c’est là qu’elle a abattu d’une balle le petit chien Cricket qu’elle n’arrivait pas à dresser. Elle a raconté l’épisode en 2024 dans son autobiographie, jugeant qu’il renforcerait son image de femme à poigne. Beaucoup ont été horrifiés, même parmi les républicains. Mais Donald Trump, après l’avoir écartée de sa liste de favoris pour la vice-présidence, l’a jugée particulièrement qualifiée pour figurer dans son cabinet. […]

Le Monde, Aux Etats-Unis, Kristi Noem, le visage des raids contre les immigrés

Jeudi 31/7, 7h35

Comment ça se passe.

La Russie procède à la délivrance forcée de passeports dans les territoires occupés afin d’établir son contrôle et d’effacer l’identité des Ukrainiens vivant sous occupation.

Dans le village d’Askaniya-Nova, dans l’oblast de Kherson occupé , des parents ont été menacés de voir leurs enfants retirés ou de perdre leurs droits parentaux s’ils n’obtenaient pas de passeports russes.

Askaniya-Nova est située au cœur du territoire occupé et à environ 52 kilomètres (32 miles) du territoire contrôlé par l’Ukraine dans l’oblast de Kherson.

Sans obtenir un passeport russe, les civils ukrainiens vivant sous occupation ne peuvent pas recevoir d’assistance médicale, passer les points de contrôle militaires et risquent la mobilisation, a rapporté le Centre de résistance nationale.

« Les parents sont manipulés à cause de leurs enfants, et les enfants sont manipulés à cause de leur éducation. Aujourd’hui, il est tout simplement impossible de survivre dans les territoires occupés sans papiers russes  », a déclaré Kateryna Rashevska, conseillère juridique au Centre régional des droits de l’homme de Kiev, au Kyiv Independent. […]

The Kyiv Independent, « Ce sont des instruments de terreur » — Les parents de l’oblast occupé de Kherson qui refusent les passeports russes sont menacés de perdre leurs droits parentaux, traduction automatique

Jeudi 31/7, 7h30

Drones.

Un soldat ukrainien coincé dans la zone grise s’est vu livrer un vélo électrique par drone pour l’aider à évacuer.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 31/7, 7h20

Inde.

Trump a annoncé le 30 juillet que les États-Unis imposeraient un tarif de 25 % et des sanctions économiques supplémentaires non spécifiées à l’Inde en raison des achats continus par l’Inde d’équipements militaires et d’énergie russes depuis le début de la guerre à grande échelle de la Russie contre l’Ukraine.

L’ISW a précédemment noté que l’Inde continue de poursuivre la coopération militaire et une relation économique stratégique avec la Russie tout en approfondissant simultanément ses liens avec les États occidentaux. L’Inde bénéficie de l’énergie russe bon marché depuis février 2022 et est devenue l’un des plus gros importateurs de pétrole russe, signant un accord énergétique de 10 ans en décembre 2024 pour recevoir environ 500 000 barils de pétrole russe par jour. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 juillet, traduction automatique

Jeudi 31/7, 7h15

On verra.

Le président américain Donald Trump a fixé au 8 août au plus tard la date limite pour que le président russe Vladimir Poutine entame des négociations significatives en vue de mettre fin à la guerre de la Russie contre l’Ukraine.

Trump a déclaré le 29 juillet qu’il était « déçu » par Poutine et a précisé que son précédent délai pour que la Russie s’engage véritablement dans des négociations pour mettre fin à la guerre d’ici le 7 au 9 août tombera désormais de 10 jours à compter du 29 juillet, le 8 août.

Trump a déclaré n’avoir reçu « aucune réponse » de Poutine concernant les délais de 50 jours et du 7 au 9 août précédemment formulés par Trump et a estimé que Poutine vise à s’emparer de « l’ensemble » de l’Ukraine et veut « probablement » « poursuivre la guerre ». Trump a déclaré qu’il imposerait des droits de douane et des sanctions secondaires aux partenaires économiques de la Russie le 8 août pour faire pression sur la Russie afin qu’elle négocie si Poutine refuse à nouveau de négocier.

[…] Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé en réponse aux déclarations de Trump du 29 juillet que l’économie russe fonctionnait sous sanctions depuis « un certain temps » et avait développé une « immunité » contre de nouvelles sanctions — ce qui revient à écarter Trump. Les affirmations de Peskov et d’autres responsables du Kremlin selon lesquelles l’économie russe est résiliente et a été capable de résister aux sanctions et autres mesures économiques tout au long de la guerre ignorent largement la dépendance de la Russie envers ses alliés et partenaires, notamment la République populaire de Chine (RPC), l’Iran et la Corée du Nord, pour soutenir l’économie russe et sa base industrielle de défense (DIB). […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 juillet, traduction automatique

Mercredi 30/7, 23h15

Kamtchatka.

Avec une profondeur d’environ 20 kilomètres, ce puissant séisme, qui figure parmi les dix plus forts jamais enregistrés et le plus important au monde depuis 2011, a causé des dégâts matériels et fait des blessés dans la plus grande ville voisine, Petropavlovsk-Kamtchatski, située à seulement 119 kilomètres de l’épicentre. […]

The Conversation, Séisme au Kamtchatka : que sait-on de l’un des dix plus puissants tremblements de terre jamais enregistrés ?
Base sous-marine de Rybachiy, Google Earth, images de septembre 2023

Le séisme s’est produit à seulement 120 kilomètres d’un groupe de bases navales russes clés, dont certaines abritent des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, ce qui soulève des questions quant aux dommages qu’elles ont pu subir.

[…] l’état des installations navales russes dans la baie d’Avatcha, située à environ 120 kilomètres (65 milles nautiques) au nord-ouest de l’épicentre approximatif du séisme, constitue une question majeure. Il s’agit notamment de la base navale de Petropavlovsk-Kamtchatski et de la base sous-marine de Rybachiy, ainsi que d’installations distinctes de chargement de missiles et de chantiers navals.

[…] Rybachiy mérite une mention particulière, car c’est le port d’attache de la grande majorité des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins balistiques (SNLE) de classe Borei et Borei-A actuellement en service dans la marine russe. Ces dernières années, la Russie s’est engagée dans un processus visant à remplacer tous ses SNLE de classe Delta datant de l’ère soviétique par des modèles de classe Borei. Le sous-marin de classe Delta III Ryazan, également connu sous son numéro de coque K-44, semble toujours être présent à Rybachiy d’après les images satellites disponibles, mais on ne sait pas s’il est réellement opérationnel ou non.

Les bases navales de la baie d’Avacha abritent également des sous-marins nucléaires à propulsion conventionnelle de classe Yasen-M et Oscar, équipés de missiles guidés, ou SSGN, ainsi que divers sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire et conventionnelle. Les membres de la classe Yasen-M comptent parmi les sous-marins les plus avancés actuellement en service en Russie, que les responsables américains citent régulièrement comme représentant une menace particulièrement importante.

Il y a aussi des rapports qui disent que la marine russe prévoit de déplacer le mystérieux K-329 Belgorod, le plus long sous-marin du monde, vers cette base. Le Belgorod, un sous-marin de classe Oscar II très modifié, a été conçu pour transporter des torpilles Poseidon à longue portée, à propulsion nucléaire et à tête nucléaire, une arme également appelée Status-6, et serait également capable de mener des missions d’espionnage sous-marin.

On ne sait pas exactement quels sous-marins se trouvaient dans la baie d’Avacha ce matin lorsque le séisme s’est produit. Le ciel couvert qui a régné sur la région ces dernières semaines a limité la disponibilité des images satellites accessibles au public qui auraient pu fournir des indices sur les navires présents dans le port à ce moment-là.

[…] Il convient de souligner qu’à ce stade, rien n’indique clairement que les installations navales russes dans la baie d’Avatcha, ou les navires amarrés à leurs quais, aient subi des dommages suite au tremblement de terre de ce matin et aux vagues du tsunami qui ont suivi. La géographie de la baie aurait pu contribuer à protéger les installations qui s’y trouvent.

[…] Parallèlement, même des vagues relativement faibles et la montée des eaux pourraient avoir des conséquences potentiellement importantes. Des dommages pourraient résulter simplement d’un choc violent des sous-marins et autres navires contre leurs amarres, un type d’incident appelé allision plutôt qu’une collision. Une quantité importante d’eau s’infiltrant dans les écoutilles ou les points d’accès ouverts pourrait également causer des problèmes. Tout sous-marin ou autre navire en cours de maintenance aurait été particulièrement vulnérable. […]

The War Zone, Des questions se posent sur le statut de la base de sous-marins nucléaires russes après un tremblement de terre historique, traduction automatique & Deepl

Mercredi 30/7, 22h30

Loi Duplomb (suite).

2 070 091 signatures à 22h30.

Alors que le texte contesté prévoit la réintroduction de l’acétamipride, l’instance juge que « sur le plan médical (…) le doute n’est pas raisonnable » et déplore « l’écart persistant entre les connaissances scientifiques disponibles et les décisions ». […]

Le Monde, Loi Duplomb : l’ordre des médecins prend position contre, estimant que les « alertes ne peuvent être ignorées »

Xavier Jamet était depuis 2022 directeur des affaires publique pour l’organisation syndicale agricole. Il a été nommé le 22 juillet, en pleine contestation contre la loi Duplomb. […]

Le Monde, Loi Duplomb : la porte-parole du gouvernement défend la nomination d’un ex-lobbyiste de la FNSEA comme directeur de son cabinet

Mercredi 30/7, 13h10

Sanctions.

[…] Les sanctions sont un poison lent et, à l’heure actuelle, elles impactent beaucoup l’économie russe. Ne croyez pas les économistes, russes surtout, qui vous disent que tout va bien dans le meilleur des mondes. Actuellement, le secteur civil de l’économie russe est à la ramasse : 50 % des mines de charbon ont fermé, la métallurgie est à la peine, la construction stagne, le crédit coûte trop cher, des dizaines de milliers d’entreprises ont demandé une restructuration de leurs crédits. Comme dans les années 1990 ou 2008, des tas d’entrprises ne peuvent plus payer leurs emloyés, telle l’usine de téléviseurs Kvant (1 000 employés), qui vient d’être déclarée en faillite. Même Rosatom va mal, puisqu’elle ne peut plus payer les ouvriers russes et turcs employés sur le site de la centrale nucléaire d’Akkuyu, dans la région de Mersin, en Turquie. Ils sont en grève, et chaque jour des échauffourées ont lieu avec la police turque.

Le Monde, Live avec Marie Jego [ancienne correspondante du Monde à Moscou et journaliste au service International]

Mercredi 30/7, 6h10

Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, Time is running out
M. Trump a déclaré lundi qu'il donnerait à la Russie environ 10 à 12 jours pour mettre fin à la guerre avant de mettre en œuvre une nouvelle série de sanctions contre Moscou.

Le président des Etats-Unis a déclaré, mardi soir, que son ultimatum à Vladimir Poutine pour mettre fin au conflit en Ukraine arriverait à échéance dans dix jours. De retour d’Ecosse, Donald Trump a précisé à des journalistes à bord de son avion Air Force One que le délai accordé lundi à Moscou pour mettre un terme à la guerre était de « dix jours à partir d’aujourd’hui [mardi] », sans quoi les Etats-Unis prendront des sanctions contre la Russie.

[…] « Je n’ai aucune réponse [de Vladimir Poutine]. C’est dommage », a rapporté mardi Donald Trump. « Nous allons imposer des droits de douane et d’autres choses », a-t-il poursuivi, non sans remarquer : « Je ne sais pas si cela va affecter la Russie, car de toute évidence [Vladimir Poutine] veut que la guerre continue. » […]

Le Monde, Live

Mercredi 30/7, 6h00

Fuku.

Un puissant tremblement de terre de magnitude 8,8 au large des côtes du Kamtchatka a déclenché un tsunami, avec des évacuations également annoncées au Japon et à Hawaï.

Des vagues de 3 à 4 mètres de haut ont frappé la côte est du Kamtchatka en Russie.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Le Japon a annoncé la nécessité d’évacuer d’urgence les zones côtières vers des zones plus élevées. Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima, gravement endommagée par le tsunami dévastateur de mars 2011, a notamment été évacué.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

La Russie a déclaré une menace de tsunami pour la baie d’Avacha, où se trouve la base stratégique de sous-marins de Rybachy, une installation clé de la flotte russe du Pacifique pour les sous-marins nucléaires.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique
War Translated, Bluesky [edit]
Des sous-marins nucléaires balistiques et d'attaque, équipés de missiles, de torpilles et de centaines d'ogives, sont basés à la base de Rybachy, un pôle clé de la dissuasion nucléaire russe.

Mercredi 30/7, 5h50

Journal de deux soeurs.

Sasha — […] Hier soir, ils étaient des milliers à Kyiv et à Lviv à manifester contre cette loi. Sur les images, on a vu beaucoup de jeunes dans la vingtaine avec diverses pancartes où on pouvait lire : « Fin de la démocratie », « Mon père n’est pas mort pour ça », « La corruption tue comme la russie », « Honte », « Est-ce que mon mari a été tué pour ce bordel ? ». La plupart étaient encore des enfants pendant la révolution de 2014, mais ils sont sûrs d’eux, en colère et déterminés. Cette génération n’a pas peur du système. Elle ne baisse pas les bras, elle sait comment l’opinion publique peut agir. Depuis le début de la grande guerre, on assiste à la résurrection de la nation ukrainienne et ces jeunes portent cette force.

Il va y avoir encore des manifestations, ici et dans d’autres villes. Zelensky a promulgué la loi, mais tout le monde attend de savoir comment il va agir maintenant. Je pense que cela peut déterminer son avenir politique. Car ces jeunes n’oublieront plus rien. En les regardant, j’ai ressenti quelque chose qui m’avait presque quittée : l’espoir en l’avenir. Ces jeunes, sincères, libres, audacieux, qui sont restés sous la pluie pendant des heures, c’est ça, notre Ukraine. Un jour, je voudrais voir mon fils parmi eux. […]

Olga — […] A cette rencontre [au festival d’Avignon], une femme extraordinaire aurait dû être présente : Tetyana Ogarkova. J’étais très contente de pouvoir la voir et l’écouter. Tetyana est une journaliste et une universitaire francophone qui anime deux podcasts géniaux : « Kult », sur la culture et la philosophie, qu’elle enregistre en ukrainien avec son mari, Volodymyr Yermolenko, et dont je suis une fan absolue, et « L’Ukraine, face à la guerre », un podcast en français que je vous conseille fortement. Elle est aussi responsable du département international de l’ONG Ukraine Crisis Media Center et avec son mari ils récoltent de l’argent pour acheter des véhicules à l’armée ukrainienne. C’est incroyable d’être autant dans l’intellect que dans l’action.

Malheureusement, Tetyana, très fatiguée, n’a pas pu être présente à cette rencontre à Avignon. Alors je l’ai contactée. Elle m’a parlé des voyages qu’elle et son mari font régulièrement depuis le début de la guerre à Kharkiv, à Zaporijia et à Kherson. Ils ont un projet baptisé « Les bibliothèques indestructibles ». Ils emmènent des poètes et des écrivains dans ces villes plongées dans la guerre et organisent des rencontres pour les habitants. Pour vous donner une idée, Kherson est une ville près de la ligne de front où les russes sèment la terreur. Les soldats russes qui se trouvent à côté, dans les territoires occupés, guettent les civils et « jouent » à les viser avec des drones kamikazes. Ce crime contre l’humanité a un nom tristement connu maintenant : le « safari humain de Kherson ». […] Vous imaginez le courage de Tetyana et de Volodymyr ? Vous imaginez la volonté de vivre des habitants qui, malgré le danger de mort, se rendent à ces événements littéraires ? […]

Le Monde, Les lettres de Sasha et d’Olga : « En regardant ces jeunes manifestants, j’ai ressenti quelque chose qui m’avait presque quittée, l’espoir en l’avenir »

Mardi 29/7, 22h00

Zapo.

Le fond de rayonnement à Zaporijia a augmenté après que le vent a soufflé depuis le territoire occupé, – Andryushchenko.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

SaveEcoBot ne montre rien de spécial.


Mardi 29/7, 21h50

Ah, Pacha n’est pas le seul à vouloir de l’eau…

« Oncle Poutine, tu es la personne la plus importante au monde. Nous rêvons d’eau. Sauve-nous ! »

Les enfants de la soi-disant « RPD » (territoire occupé par la Russie de la région de Donetsk) ont lancé un appel à Poutine pour qu’il leur fournisse de l’eau.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

« Je n’ai pas peur du noir ni des histoires effrayantes. Mais j’ai peur qu’il n’y ait plus d’eau demain. Oncle Vova, protège-nous. Fais en sorte qu’il y ait toujours de l’eau qui coule dans nos maisons », a dit l’un des enfants.

Ne savent-ils pas que c’est « l’oncle Vova » qui les a mis dans ce pétrin…

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Mardi 29/7, 21h15

Je vais rejoindre mon mari qui est à la guerre (suite).

Ça va, ça va. J’ai vu 6 chiens de compagnie, 7 chiens errants,12 enfants entre 3 et 12 ans, 4 adolescents. Beaucoup de militaires, beaucoup de personnes âgées.

Il y avait des alertes, mais tout s’est bien passé.

Pacha parle beaucoup, dort beaucoup, boit beaucoup (à mon avis), fume énormément beaucoup. Il s’énerve si je ne comprends pas ou si je pose des questions. Mais on arrive à rire ensemble.

Il m’a dit qu’il m’aimait 38 fois aujourd’hui. J’ai commencé à compter après la 7ième fois.

Olga, Viber (texte)

Mardi 29/7, 14h10

Narratif increvable.

Les responsables du Kremlin continuent de présenter la Russie comme étant en confrontation géopolitique directe avec l’Occident afin de susciter un soutien national à la guerre en Ukraine et à une future agression russe contre l’OTAN.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré lors d’un forum de la jeunesse russe le 28 juillet que « la Russie combat seule contre l’Occident tout entier… pour la première fois dans l’histoire » et que la Russie « doit compter sur elle-même ». Lavrov a affirmé que la Russie n’avait « aucun allié sur le champ de bataille », contrairement à ce qui s’est passé pendant les Première et Seconde Guerres mondiales. L’affirmation de Lavrov selon laquelle la Russie opère seule dans sa guerre en Ukraine ignore le soutien actuel que la Russie reçoit de la Corée du Nord, de l’Iran et de la République populaire de Chine (RPC).

La Corée du Nord a envoyé des missiles balistiques, des obus d’artillerie et des troupes nord-coréennes pour soutenir l’effort de guerre russe contre l’Ukraine, et des signes économiques et politiques témoignent d’un rapprochement croissant entre la Russie et la Corée du Nord.

Les drones iraniens Shahed ont joué un rôle clé dans les campagnes aériennes russes contre les villes ukrainiennes tout au long de la guerre, et l’aide de l’Iran a permis à la Russie de devenir autonome dans la production des variantes Shahed que les forces russes utilisent de plus en plus dans les frappes de première ligne.

La Russie dépend largement de la RPC pour son soutien dans ses plans d’évasion des sanctions, et les entreprises chinoises fournissent des composants à double usage et de la microélectronique essentiels à la technologie militaire russe. […]

ISW, évalaution de la campagne offensive russe, 28 juillet, traduction automatique

Mardi 29/7, 14h05

Rien de neuf.

Peskov : La Russie, malgré les déclarations de Trump, poursuivra l’opération militaire spéciale pour protéger ses intérêts.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Mardi 29/7, 7h35

Héhé : censure 2.0, le flou.

[…] Le Kremlin accentue inexorablement son contrôle sur la libre circulation des idées, sans toutefois rétablir formellement la censure telle qu’elle existait à l’époque de l’URSS, ce que l’actuelle Constitution interdit.

[…] Mercredi 23 juillet, les députés de la Douma, la Chambre basse du Parlement, ont voté une loi qui obligera, à partir de janvier 2026, les distributeurs de films à obtenir du ministère de la culture un label selon lequel les œuvres qu’ils s’apprêtent à diffuser sont conformes aux « valeurs spirituelles et morales traditionnelles russes ».Une autre loi, votée la veille, prévoit des amendes pour les internautes en recherche de « contenus extrémistes » sur le Net.

[…] Inapplicable en l’état car il criminalise une intention difficile à prouver, ce texte de loi permet à tout le moins d’entretenir un climat de peur et d’autocensure. « […] La peur pousse les gens à se taire. Le Kremlin pratique l’arbitraire autant qu’il peut, les lois qu’il promulgue sont insidieuses, ce qui incite chacun à penser qu’il pourrait être concerné », explique le sociologue Alexis Berelowitch.

[…] La polémique s’est installée après la parution d’un point de vue très remarqué de Mikhail Chvydkoï, un ancien ministre de la culture de Vladimir Poutine (2000-2004) qui, dans un article publié le 1er juillet par le journal gouvernemental Rossiïskaïa Gazeta, réclame le retour de la censure officielle comme garantie contre l’arbitraire.

[…] Soucieux de « préserver un environnement sain dans le milieu de la création »,cet ancien critique de théâtre suggère de revenir aux fondamentaux soviétiques, quand la censure était gérée « par des professionnels plutôt que par des bureaucrates de divers services qui n’ont aucune idée de ce qu’ils doivent craindre pour ne pas perdre leur place ». […]

Le Monde, En Russie, des voix réclament le retour de la censure officielle

Lundi 28/7, 21h50

C’est bon, je suis arrivée, avec Pacha.

Olga, Viber (texte)

Lundi 28/7, 21h30

Comment ça se passe.

A signé le contrat le 7 avril 2025. Tué le 13 avril 2025. C’était rapide. Indicatif : « Speedy ».

War Translated, Bluesky, traduction automatique
Commentaire : "Cela me rappelle les Jeunesses hitlériennes lancées par Hitler dans les dernières batailles désespérées."

Lundi 28/7, 19h40

Fico a dit.

Le Premier ministre slovaque Robert Fico affirme que l’Occident a commis une erreur en utilisant l’Ukraine comme un « bélier » contre la Russie. Il affirme que le conflit aurait pu prendre fin en avril 2022, mais que l’Occident l’a bloqué. Fico affirme que la stratégie visant à affaiblir la Russie a échoué, ajoutant que l’économie de Moscou est désormais perçue comme plus forte que celle de l’Allemagne.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Lundi 28/7, 19h30

Je vais rejoindre mon mari qui est à la guerre.

Coucou, ça va, je suis partie de Dnipro. Je suis la seule femme [à bord du bus], le reste sont soldats. J’espère pouvoir arriver avant 20h00. Après, l’entrée dans la ville est interdite. Le couvre feu commence à 21h00. Je ne suis pas terrifiée. Pour l’instant.

Olga, Viber (texte)

Lundi 28/7, 19h30

C’est la guerre, en somme (suite).

Une compagnie aérienne russe contrainte d’annuler une cinquantaine de vols, des hackeurs pro-ukrainiens revendiquent une cyberattaque

La compagnie aérienne russe Aeroflot a annulé lundi matin une cinquantaine de vols en raison d’une « défaillance des systèmes d’information », a-t-elle communiqué sur Telegram. Les trajets concernés étaient au départ de l’aéroport international de Moscou-Cheremetievo et ralliaient surtout Minsk, Iekaterinbourg, Kaliningrad et Saint-Pétersbourg. […]

Le Monde, Live

Le fait qu’Aeroflot soit cloué au sol par des pirates informatiques ukrainiens signifie que les hommes russes auront plus de mal à fuir la mobilisation générale à venir.

Je reste un maître stratège.

Dark Poutine, Bluesky, traduction automatique

Lundi 28/7, 19h25

Trumpette du jour.

Donald Trump a déclaré qu’il donnait maintenant « dix ou douze jours » à Vladimir Poutine pour cesser le conflit en Ukraine, sous peine de sévères sanctions américaines contre la Russie, quelques minutes après avoir dit qu’il souhaitait « réduire », sans donner plus de précisions, le délai de cinquante jours qu’il avait accordé au président russe, le 14 juillet.

« Je fixe une nouvelle date limite d’environ dix ou douze jours à partir d’aujourd’hui. Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès », a déploré le président américain. […]

Le Monde, Live

Lundi 28/7, 14h00

America, America.

Cartoon Movement, Olivier Ploux, Ursula von der Leyen

[…] Les Etats-Unis et l’Union européenne sont parvenus à un accord commercial prévoyant des droits de douane de 15 % sur les exportations européennes à l’issue d’une rencontre entre le président américain, Donald Trump, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Turnberry, en Ecosse. L’UE s’est également engagée à 750 milliards de dollars (638 milliards d’euros) d’achats d’énergie sur trois ans et à investir 600 milliards de dollars supplémentaires aux Etats-Unis.

Lundi matin, le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, avait déjà déploré un accord « déséquilibré », qui apportera néanmoins « une stabilité temporaire aux acteurs économiques menacés par l’escalade douanière américaine », a-t-il écrit sur X. Il a cependant mis en garde contre le risque d’un « décrochage » des Européens si ces derniers « ne se réveillent pas » face à des Etats-Unis qui font « le choix de la coercition économique et du mépris complet des règles de l’Organisation mondiale du commerce ». […]

Le Monde, Droits de douane : François Bayrou dénonce une « soumission » après l’accord commercial entre Donald Trump et Ursula von der Leyen

Lundi 28/7, 14h00

Gaza.


Lundi 28/7, 13h45

Je prends le bus tout à l’heure pour rejoindre Pacha à D.
Je lui ai demandé si c’était dangereux, il a dit : »hum… un peu ; mais on vit là et on est vivant, donc ça va ». La réponse m’a fait rire jaune.
J’ai insisté : « Est-ce que c’est plus dangereux ou moins dangereux qu’à K. [l’endroit où ils se sont retrouvés dans des conditions similaires la dernière fois et qui l’avait terrifiée] ? » Et il a dit : « Un peu plus ».
Ok. J’ai fait mes bagages. J’ai pris un tourniquet. Tu sais ce que c’est un tourniquet ? [un dispositif pour établir un garrot]. J’ai pris les médicaments. Je n’ai pas pris de somnifère la nuit dernière, j’ai bien fait, j’ai l’esprit un peu plus clair aujourd’hui. Je devrais prendre quelque chose contre la diarrhée, parce que là, tout me fait… chier.

Je t’enverrai un message depuis le bus, si je suis vivante. Sinon, c’est Irina qui vous dira. On s’est arrangé, on en a parlé, c’est elle qui vous préviendra si…
Je n’ai pas le temps d’aller prier à l’église pour me protéger. La maman de Nastia a dit qu’elle le ferait pour moi. Normalement, il faut le faire soi-même.

Olga, Viber (vocal)

Lundi 28/7, 7h40

Loi Duplomb (suite).

2 000 000 signatures à 7h37.

La loi Duplomb, en format long loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur, est une loi française portée par les sénateurs Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UDI).

La loi reprend plusieurs revendications de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), le syndicat agricole majoritaire favorable à l’agriculture intensive, notamment en autorisant sous certaines conditions des dérogations pour l’acétamipride, un pesticide toxique, et en facilitant l’agrandissement des bâtiments d’élevage et les projets de méga-bassines.

Elle est soutenue par le gouvernement Bayrou, l’extrême droite, la Coordination rurale, mais combattue par la gauche, les écologistes, des associations environnementales, la Confédération paysanne, de nombreux scientifiques et médecins, et la Ligue nationale contre le cancer. […]

Wikipedia, Loi Duplomb

Lundi 28/7, 7h30

La Corée du Nord s’ouvre au monde.

Des vols directs de Moscou vers la Corée du Nord ont commencé cette semaine, dans un contexte de renforcement des liens entre les deux nations et de diminution des options pour les touristes russes voyageant à l’étranger.

Le premier vol Moscou-Pyongyang, opéré par la compagnie aérienne russe Nordwind Airlines, a décollé dimanche, selon le site Internet de l’aéroport de Cheremetievo, et a atterri dans la capitale nord-coréenne environ huit heures plus tard.

[…] « C’est un événement historique, qui renforce les liens entre nos nations », a déclaré à l’Agence France-Presse Oleg, un employé de Nordwind gérant le vol, qui a souhaité garder l’anonymat. Il a également refusé de préciser le nombre de passagers à bord.

[…] « Pour la première fois en plus de 70 ans de relations diplomatiques, nous lançons des vols directs entre les capitales de nos pays », a déclaré le vice-ministre russe des Transports, Vladimir Potechkine, cité sur le compte Telegram du ministère.

[…] En juin, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a inauguré une nouvelle station balnéaire située sur la côte est du pays, qui, selon les autorités, devrait attirer 20 000 visiteurs par an. […]

The Guardian, Moscou lance des vols directs vers la Corée du Nord face à la baisse des options pour les touristes russes, traduction automatique
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et sa fille assistent à une cérémonie célébrant l'achèvement de la zone touristique de Wonsan Kalma. Photographie : KCNA/Reuters

Lundi 28/7, 7h25

C’est un peu la guerre, en somme.

Tôt lundi matin, Vladimir Shevchuk, 38 ans, sa femme et leurs deux enfants sont arrivés à l’aéroport Cheremetievo de Moscou, valises pleines de vêtements de plage, prêts à s’envoler pour Antalya, la station balnéaire turque, pour des vacances d’été tant attendues. Comme des dizaines de milliers de Moscovites, les Shevchuk espéraient échapper à la chaleur de la ville pour leurs vacances d’été, jusqu’à ce qu’une annonce retentisse dans le terminal : tous les vols sont suspendus.

Ils ont passé la journée – et la nuit – à dormir sur le sol en béton de l’aéroport, attendant des nouvelles. Ce n’est que le lendemain matin qu’ils ont appris que leur vol avait été reporté à plus tard dans la semaine.

« Nous avons économisé pendant un an pour ce voyage », a déclaré Shevchuk. « Notre hôtel et notre location de voiture ne sont pas remboursables, et nous ne pouvons tout simplement pas reporter notre voyage. »

Des dizaines de milliers de passagers comme Shevchuk ont vu leurs projets de voyage bouleversés ces dernières semaines, alors que des drones ukrainiens perturbent à plusieurs reprises l’espace aérien au-dessus de la capitale russe.

Ce qui a commencé comme des interruptions isolées s’est transformé en une campagne ukrainienne systématique, visant à faire connaître la guerre aux Russes ordinaires – dont beaucoup ne l’ont vécue que sur leur écran de télévision.

Leur désagrément est insignifiant comparé à la réalité quotidienne des civils ukrainiens, qui vivent sous la menace constante d’attaques meurtrières de missiles et de drones. Mais pour de nombreux Russes – largement épargnés par les conséquences directes de l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine en 2022 –, il s’agit peut-être du signe le plus tangible à ce jour que le conflit a commencé à s’immiscer dans leur quotidien.

[…] Et cette tactique semble porter ses fruits : les fermetures régulières des aéroports et les vacances manquées sont devenues un sujet de conversation majeur au sein de l’opinion publique russe – et une source croissante de frustration.

Au-delà des anecdotes de vacances manquées et de voyages d’affaires gâchés, il existe un coût économique bien réel et croissant pour l’industrie aéronautique russe, déjà mise à rude épreuve par les sanctions occidentales.

Durant la plus grave vague de perturbations du trafic aérien à ce jour, les 6 et 7 juillet, les compagnies aériennes ont annulé 485 vols et en ont retardé environ 1 900 autres, selon l’Agence fédérale russe du transport aérien. Plus de 43 000 remboursements forcés de billets ont été effectués, 94 000 passagers ont été hébergés dans des hôtels et plus de 350 000 bons de restauration ont été distribués. […]

The Guardian, Les projets de voyage des Moscovites perturbés par l’Ukraine qui cible son espace aérien avec des drones, traduction automatique

Lundi 28/7, 7h20

Serbie.

La Serbie n’imposera pas de sanctions contre la Russie et continuera d’adhérer à sa politique établie sur la question, a déclaré le président Aleksandar Vucic, en réponse aux récents commentaires du ministre des Affaires européennes Nemanja Starovic, a rapporté le média serbe Dnevnik le 27 juillet.

« Nous poursuivrons notre politique, qui était fondée sur des principes et qui s’est avérée correcte jusqu’à présent, que personne n’a aimée, ni à l’Ouest ni à l’Est », a déclaré Vucic , ajoutant que les citoyens serbes approuvent cette politique parce qu’elle est la « politique d’un État indépendant et souverain ».

Dans une interview publiée le 25 juillet par l’agence de presse autrichienne APA, le ministre serbe de l’Intégration européenne, Nemanja Starovic, a suggéré que la Serbie envisagerait de s’aligner sur les sanctions de l’UE contre la Russie une fois que l’adhésion du pays à l’Union européenne serait imminente.

La Serbie, candidate officielle à l’UE depuis 2012, a exprimé à plusieurs reprises son objectif d’adhérer au bloc. Cependant, les progrès sont au point mort en raison des inquiétudes persistantes concernant le recul démocratique et des tensions persistantes avec le Kosovo. […]

The Kyiv Independent, « La Serbie n’imposera pas de sanctions contre la Russie », déclare Vucic, traduction automatique
Le président russe Vladimir Poutine et le président serbe Aleksandar Vucic (à gauche) au Kremlin à Moscou le 9 mai 2025. (Photo de Mikhail Voskresenskiy/Host Photo RIA Novosti/Handout/Anadolu via Getty Images)

Dimanche 27/7, 22h50

Progression du mal.

[…] En mai, les combats ont englouti Maliyivka. Le village est devenu une cible russe. D’abord, la maison près de l’ancien arrêt de bus a été détruite. Puis tout a été touché. Les quelque 300 habitants du village sont partis, à l’exception de Velykyi et de son voisin tout aussi obstiné, Mykola. Pendant un temps, des bénévoles leur ont apporté de la nourriture et de l’eau. Finalement, lorsque la situation est devenue trop dangereuse, ils ont cessé de venir.

La semaine dernière, Velykyi est allé rendre visite à son ami, apportant du thé et des bonbons comme d’habitude, pour finalement découvrir que Mykola avait disparu. Des poulets morts gisaient dans la cour. « J’ai appelé Mykola, mais il avait disparu. Je me suis dit : « Mon Dieu, est-ce vraiment vrai que notre armée va battre en retraite ? » », a-t-il raconté. Il a passé la journée suivante caché dans un abri construit par des soldats ukrainiens, sortant le soir pour aller chercher de l’eau au puits de Mykola.

Pendant son absence, un missile s’est abattu sur sa maison. « J’ai entendu BANG. Mon hangar a disparu en une fraction de seconde. Il ne restait plus rien. C’était probablement une bombe planante ou quelque chose comme ça », a-t-il dit. À l’aube, il a libéré ses animaux et s’est mis en route à pied à travers champs. Derrière, sa maison rasée ; à droite, une route creusée de cratères ; plus loin, le gros village de Velykomykhailivka. Il a marché pendant six heures sous un ciel étouffant.

[…] « Cet idiot de Poutine veut tout prendre. Notre terre la plus fertile. C’est de ça qu’il s’agit », a déclaré Velykyi en montant à bord d’un minibus appartenant à Proliska , une association caritative ukrainienne qui vient en aide aux civils. Le véhicule a roulé jusqu’à Velykomykhailivka […] Le village était étrangement vide. Une école, ornée de totems en bois et d’une fresque murale représentant une colombe, était déserte. Les propriétaires du bar et du supermarché de la rue principale avaient disparu, tous deux définitivement fermés. Des pommes gisaient sur un talus, non cueillies, à côté de chaumières silencieuses et de potagers aux fleurs étranges. Quelques bâtiments avaient été démolis. La plupart étaient intacts. L’ennemi, semblait-il, arrivait.

[…] Alex Budilov, officier de combat de la [31e] brigade, a déclaré que les Russes avaient exagéré leurs gains sur le champ de bataille à des fins de propagande, afin de semer la peur et la panique parmi la population locale. Ils avaient subi des pertes colossales en hommes pour obtenir « l’apparence fugace d’un succès », a-t-il suggéré. « Deux imbéciles de soldats russes hissent un drapeau près d’un village. Quelques minutes plus tard, nous les anéantissons », a-t-il dit.

S’exprimant dans un camp forestier à l’arrière, Boudilov a qualifié les tactiques d’assaut de Moscou d’« insidieuses » et a déclaré qu’elles impliquaient le sacrifice de centaines de soldats pour réussir. Tout d’abord, Moscou déploie un char lourdement protégé, surnommé « la grange », recouvert de cages métalliques imposantes pour repousser les drones ukrainiens. D’autres véhicules militaires l’accompagnent : chars, véhicules blindés de transport de troupes et camions chargés de troupes d’assaut.

Un deuxième groupe motorisé suit, composé d’hommes à moto et en buggy. Leur objectif est de démanteler les positions défensives ukrainiennes. « Ils pénètrent délibérément dans la zone de destruction et sont neutralisés après avoir découvert nos points de tir », explique Budilov. Enfin, de petits groupes d’infanterie sont envoyés en mission sans retour pour infiltrer les ceintures forestières. « Ils déminent les champs de mines avec leurs propres moyens », précise-t-il.

[…] Velykyi a été déposé dans un centre d’enregistrement de la ville de Pavlohrad, également bombardée la semaine dernière par de nombreux drones et plusieurs missiles . Des dizaines de personnes déplacées y séjournaient déjà. La plupart étaient âgées. Certaines somnolaient sur des lits à ossature métallique. Elles avaient été installées sur la scène et autour de l’auditorium d’un ancien théâtre.

[…] Les travailleurs sociaux ont demandé au retraité s’il avait un passeport ukrainien. Il a secoué la tête et a dit qu’il était arrivé avec seulement ses vêtements : un pantalon crasseux et un haut à manches longues. Avant la guerre, son village était « excellent ». « Je travaillais sur une moissonneuse-batteuse. Nous avions deux routes, un magasin et un bus scolaire. Tout le monde était mon ami », a-t-il dit. Ce printemps, il avait planté des pommes de terre et des oignons dans son potager.

« Tout est encore là. C’est dommage », a-t-il déclaré.

The Guardian, Luke Harding, « Cet idiot de Poutine veut tout prendre » : les tactiques kamikazes de la Russie alimentent une lente progression en Ukraine

Dimanche 27/7, 21h15

Tcherno.

En juin, nos pièges photographiques ont enregistré la présence d’un ours adulte dans la réserve de Tchernobyl. Il s’agissait probablement d’un mâle en quête d’une partenaire, la saison des amours étant de mai à juin pour cette espèce.

L’ours brun est un habitant rare et extrêmement prudent de la Polésie ukrainienne. Malgré cela, nos scientifiques enregistrent des signes de retour de ce prédateur sur le territoire de la réserve depuis plusieurs années consécutives. Les observations se poursuivent et nous avons hâte de faire de nouvelles rencontres avec cette beauté brune ! […]

Réserve de biosphère écologique et de radiations de Tchernobyl, Facebook, traduction automatique

Dimanche 27/7, 20h50

Exclure.

«Il a gravement violé les principes et l’ordre du parti». La formation d’extrême droite allemande AfD veut exclure l’un de ses membres parce qu’il a combattu aux côtés de l’Ukraine contre la Russie, a rapporté mercredi la chaîne de télévision Welt. Tim Schramm, jeune homme politique de 22 ans de la ville de Wuppertal, dans l’ouest du pays, s’est secrètement engagé comme volontaire pour Kiev, notamment comme pilote de drones, entre mars et juin 2025. En l’apprenant par voie de presse, l’eurodéputé de l’AfD Hans Neuhoff, membre du comité exécutif de l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a déposé une requête en exclusion devant un tribunal spécialisé, estimant que cet engagement était «préjudiciable au plus haut niveau pour le parti».

[…] Si l’AfD reproche donc à Tim Schramm d’avoir pris les armes pour un pays étranger, elle l’accuse également de s’être «vanté» dans les médias et d’avoir à cette occasion égratigné le parti. Dans une interview à Junge Freiheit, le jeune politicien avait en effet moqué «l’incorrigibilité des baby-boomers» au sein de l’AfD, accusant certains d’être «piégés dans la propagande russe». Dans un autre entretien à la plateforme Nius, il avait aussi reproché à «beaucoup de membres de la droite allemande» de «tomber encore dans le piège du conte de fées russe». Au cours de ces deux échanges, Schramm a également qualifié la Russie de «trou à merde multiculturel» et estimé «que quiconque pense que la Russie est une alternative conservatrice n’y est jamais allé».

En apprenant cette demande d’exclusion, Tim Schramm a vivement critiqué son auteur auprès de Welt : «Les actions de Hans Neuhoff correspondent à celles des membres du parti Russie unie de Poutine», a-t-il déclaré, le qualifiant d’«analphabète géopolitique». […]

Le Figaro, Guerre en Ukraine : l’AfD veut exclure un de ses membres qui a combattu la Russie

Dimanche 27/7, 18h25

C’est dimanche.

La Horde, in Opus Humano, tome 3, 1995-2005, page 255

Baranko étudie aux Beaux-Arts de Kiev, avant de passer deux années au service militaire. De retour de l’Armée rouge, il part pour un voyage à durée indéterminée vers les régions bouddhistes de Sibérie. Après six mois passé dans un village du Tadjikistan, il rentre en Ukraine. Il envoie de nombreuses planches à divers fanzines européens sans obtenir de contrat ; il gagne [à la loterie proposée par les services d’immigration américains] et s’installe aux États-Unis.

En 2003 Baranko voit paraître, simultanément en Europe et aux États-Unis, son premier album : L’Empereur Océan, dont il signe à la fois le scénario et le dessin. La série compte trois tomes. [Les deux autres tomes paraissent en 2004, il y a vingt ans donc]

Wikipedia, Igor Baranko

Tous les mille ans, l’Orient envahit l’Occident…

Pour Ivan Apelsinov, auteur de science-fiction devenu dictateur de toutes les Russies, c’est une évidence : invoquer l’esprit de Gengis Khan et sa Horde d’Or lui permettra de créer un empire allant du Pacifique à l’Atlantique. Encore faut-il que les services spéciaux retrouvent le corps de la dernière incarnation de l’empereur Khan [le corps est à Kyiv].

Leur chemin va croiser celui du dernier Tchétchène. Seul survivant d’un holocauste, porté par sa quête mystique, il ne craint rien ni personne, et certainement pas les services spéciaux russes.

Humano, Jihad [la série a paru sous différents titres], Tome 1

Dimanche 27/7, 18h20

Pacha demande que je vienne le voir. Demain. J’y vais.

Olga, Viber (texte)

Dimanche 27/7, 1h35

[Eau de pluie]

Hey coucou. Voilà des nouvelles :
Pacha et Chef (confrère) sont sortis de la position.
La cagnotte qu’on avait ouvert il y a 6 jours se remplit, on a déjà 107 000 grivnias [environ 2 180 euros] pour le drone terrestre.
Les parents ont récolté le reste de patates, elles sont excellentes ! Grandes et nombreuses.
Deux F16 ont volé au-dessus de la petite maison avec jardin, je les ai entendus, je n’ai pas pleuré ou paniqué, mais je suis restée dans la maison.
Pacha a envoyé quelques photos de la route, Chef avait écrit une poésie qui m’a fait pleurer. Et j’ai reçu une vidéo où mes garçons ramassaient l’eau de pluie.
Je déteste poutine encore plus fort, je ne pensais pas que c’était possible.
De bons drones (je ne dis pas qu’ils venaient de chez nous 😉) ont attaqué la ville où habite la sœur [russe] de ma mère, Stavropol. Pas de remords, pas de regrets.

Olga, Viber (texte)

Des drones ukrainiens ont frappé l’usine « Signal » à Stavropol, un centre majeur de production d’électronique radio et d’instrumentation en Russie.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Samedi 26/7, 18h30

Mémé en boîte : j’en veux, bien sûr.

Et si la mémoire ne mourait jamais vraiment ? Cet été, la start-up française HER lance un boîtier capable de cloner la voix de vos proches disparus grâce à l’intelligence artificielle. Un projet vertigineux qui promet de préserver les souvenirs… et de faire ressurgir les voix de l’au-delà.

Baptisé « Memories », le dispositif se présente sous la forme d’un petit galet électronique. Doté d’une intelligence artificielle intégrée, il est conçu pour dialoguer avec une personne de son vivant, à travers une centaine de questions personnelles posées à l’oral. L’objectif ? Enregistrer sa voix, mais aussi ses souvenirs, ses habitudes et sa manière de s’exprimer.

Chaque interaction, chaque réponse vient enrichir une base de données unique, propre à l’individu. Une fois ces contenus collectés, l’IA peut générer deux types de contenus : des enregistrements audio stockés dans un cloud français, ou – plus troublant encore – un véritable « double vocal numérique » capable de répondre en temps réel à vos questions, même après la mort.

Creapils, HER : la startup française qui clone la voix de vos proches pour leur parler après leur mort

Samedi 26/7, 18h00

La farandole du nuc.

Japon

Le 22 juillet, l’opérateur d’électricité Kepco, qui gère la région du Kansai (centre du Japon) a annoncé la reprise d’une étude géologique en vue de la construction d’une centrale de remplacement sur le site de Mihama, dans la préfecture de Fukui, au nord de Kyoto, a rapporté la chaîne de télévision FNN.

Le site abrite déjà trois réacteurs, mais deux d’entre eux avaient été fermés dans le sillage de l’accident de Fukushima. L’étude récemment relancée, entreprise en 2010, avait été interrompue en 2011. Le dernier réacteur restant a été redémarré en 2021, mais affiche quarante-neuf ans d’exploitation. D’où le besoin de construire une nouvelle centrale.

Au Japon, pays pauvre en ressources naturelles, le nucléaire a un rôle important et il en aura toujours un à l’avenir”, a souligné dans une conférence de presse Nozomu Mori, le président de Kepco, cité par la chaîne NHK, sans toutefois préciser combien de temps l’étude prendrait, ni à quelle échéance était prévue l’entrée en service de la centrale.

[…] Cependant, pour mener à bien ce projet, “l’accord des collectivités territoriales sera essentiel”, rappelle de son côté Nihon Keizai Shimbun. Car au Japon, pour démarrer une centrale nucléaire ou en construire une, l’opérateur est tenu, selon l’usage, de consulter les mairies concernées pour chaque étape clé, comme l’étude géologique ou le lancement de la construction. Kepco devra donc “travailler pour expliquer le mieux possible [la nécessité du projet] aux riverains et coopérer avec eux”, indique le quotidien.

Courrier International, Énergie. Le Japon pourrait construire sa première centrale nucléaire depuis Fukushima

Grande-Bretagne

Le coût estimé de la centrale nucléaire Sizewell C a bondi à 45 milliards d’euros pour la construction de deux réacteurs. Ce nouveau chiffrage britannique questionne celui de l’exécutif tricolore pour son programme de six nouveaux EPR2, censé être deux fois moins cher.

Le feu vert est donné. Londres a annoncé hier avoir pris sa décision finale d’investissement pour la future centrale nucléaire Sizewell C. Deux réacteurs de troisième génération de 1,6 gigawatt de puissance chacun devraient ainsi délivrer leurs premiers électrons dans le Suffolk, sur la côte est du pays, en 2035 au plus tôt. […]

La Tribune, Nucléaire : entre Sizewell C et les six EPR2 français, EDF devra faire deux fois moins cher

France

Issue du CEA et de Schneider Electric, la start-up Stellaria a annoncé le 17 juillet avoir bouclé une levée de fonds de 23 millions d’euros. Elle espère mettre en service le premier démonstrateur de son SMR à sels fondus et neutrons rapides à l’horizon 2031.

Usine Nouvelle, Nucléaire : Stellaria change d’échelle pour développer son mini-réacteur SMR à sels fondus

Etats-Unis

On ne va pas en rester là… C’est le message qui percole outre-Atlantique, avec la mise en service aux USA des deux derniers réacteurs nucléaires de Vogtle, suivant le nouveau concept de Westinghouse, les AP1000, d’une génération similaire aux EPR 2 français que le président Macron voudrait déployer à large échelle. Vogtle est ainsi devenu le plus grand site nucléaire du territoire américain. L’Académie des Sciences américaine a publié le compte rendu d’un workshop qui a réuni les acteurs nucléaires locaux pour répondre à la question : on fait quoi maintenant ?

Alors qu’on ne parlait que de SMR (Small Modular Reactor), on ressent à nouveau l’intérêt pour les centrales à l’échelle du gigawatt, comme celles que nous avons chez nous. Il y a eu, en 2024, la loi ADVANCE (Accelerating Deployment of Versatile, Advanced Nuclear for Clean Energy) qui exige que la Nuclear Regulatory Commission (NRC), le régulateur national américain, facilite et lisse le processus d’approbation des nouveaux réacteurs et combustibles tout en maintenant les normes de base en matière de sûreté et de sécurité (entretemps le président Trump a rajouté une couche via un executive order assez discutable).

De fait, le futur de l’énergie nucléaire n’est pas tenable sans raccourcir les délais de déploiement et sans réduction des coûts. Il faudra pour cela fabriquer les réacteurs en série, comme l’ont fait les Français, pour déployer une flotte d’énergie nucléaire partout aux États-Unis. Cela aura un prix, que la France a déjà payé : un défaut de fabrication ou un problème opérationnel dans une centrale met en péril toutes les autres centrales de la même famille. C’est un risque à assumer face au potentiel de réduction des coûts grâce aux économies d’échelle – un sérieux incitant quand tout le monde est tétanisé de se lancer.

C’est pourquoi, dit l’Académie des Sciences, il faudra opérer une sélection sans doute douloureuse dans le champ très encombré des technologies candidates au New Nuclear et se concentrer sur le développement de la technologie, des combustibles, de la manière de construire pour quelques options prometteuses seulement. Cela ne veut pas dire qu’on se retrouvera avec un modèle unique de centrale nucléaire. L’Académie des sciences voit plutôt un parc national avec une combinaison de grands réacteurs, de SMR et de microréacteurs pour répondre au mieux aux divers besoins, qui vont des centres de données pour l’AI à l’approvisionnement de grandes villes en électricité ou à celui des installations industrielles qui ont besoin de chaleur ou de la vapeur à haute température. […]

La Libre, Comment les USA envisagent le renouveau du nucléaire ?

Russie

a Russie renforce (encore) son arsenal militaire. Vladimir Poutine a inauguré, jeudi 24 juillet, un nouveau sous-marin nucléaire lors d’une cérémonie solennelle qui s’est déroulée dans la ville de Severodinsk. Baptisé « Kniaz Pojarski« , il s’agit d’un tout nouveau croiseur sous-marin nucléaire, lanceur de missiles de quatrième génération. 

Monstre de 24.000 tonnes, huitième de la série Boreï et cinquième de la version modernisée Projet 955A, le bâtiment doit incarner la dissuasion nucléaire russe dans l’Arctique. Selon sa fiche technique, il mesure 170 mètres de long, peut atteindre une vitesse de 46 km/h mais ce sous-marin est surtout doté d’un réacteur nucléaire et de 96 ogives. 

« Il s’agit du cinquième porte-missiles de série du projet Boreï, qui a été livré à la marine au cours des six dernières années. Ces navires constituent la base des forces stratégiques de la marine. Compte tenu de leur modernisation, ils assureront la sécurité de notre pays au cours des prochaines décennies. Nous réaliserons pleinement les projets de création d’une marine moderne. Nous assurerons la sécurité et les intérêts nationaux de la Russie dans les océans mondiaux. Il ne doit y avoir aucun doute à ce sujet« , a déclaré le président russe lors de l’inauguration.

[…] « Le nom qui a été donné, Pojarski, c’est un prince russe, un héros militaire russe du XVIIe siècle qui avait libéré Moscou des envahisseurs polonais et lituaniens. Le message est directement adressé à l’Otan. […] », explique Magali Barthès, éditorialiste international LCI. […]

TF1 Info, Russie : qu’est-ce que le « Kniaz Pojarski », le nouveau sous-marin nucléaire de Vladimir Poutine ?

Samedi 26/7, 17h00

Montrer vraiment.

Je demande à Olena où se trouve sa maison. Elle me parle des nuages de Luhansk. "Ils sont vraiment beaux, comme des montagnes, parce qu'il n'y a pas de grands bâtiments. La maison, c'est là où le ciel n'a pas de missiles, juste des nuages, le soleil, des oiseaux et des avions - mais pas des avions militaires, des avions sûrs, avec des passagers. Le plus important, c'est de pouvoir regarder le ciel sans avoir peur. Après 2022, j'ai dû réapprendre à regarder le ciel sans crainte". [...]

En Ukraine , de nombreuses personnes touchées par le conflit sont soignées et soutenues par Médecins Sans Frontières (MSF). J’ai pu en rencontrer quelques-unes : dans un centre de réadaptation pour vétérans de guerre à Tcherkassy et dans une clinique psychiatrique pour familles déplacées à Vinnytsia.

Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, j’ai réalisé de nombreux dessins politiques sur la guerre ; des dessins mettant en scène Volodymyr Zelensky, Vladimir Poutine et, de temps à autre, un ours. Le tableau était bien différent vu du sol, là où la guerre est menée et vécue par des gens ordinaires, comme nous. Dans les hôpitaux que j’ai visités en mai dernier, j’ai esquissé la manière précise dont la guerre se dessine sur les corps des individus et écouté les histoires qui se cachent derrière leurs cicatrices. J’ai dessiné ce que les gens me racontaient, ainsi que ce que j’ai vu, car le traumatisme et l’espoir sont des éléments intangibles de la mémoire et de l’imagination. D’un membre amputé, il ne reste plus que des souvenirs ; on pourrait en dire autant d’une maison ou d’un proche perdu. Ces choses sont hors de portée d’un appareil photo, ce qui, je pense, autorise à prendre un crayon. […]

The Guardian, Batailles de l’esprit : entraîner l’Ukraine dans cette guerre sans fin, Ella Baron en Ukraine, traduction automatique & Deepl – Ce projet, facilité par Médecins Sans Frontières, sera exposé à The Arcade à Bush House, King’s College de Londres, en septembre
En 2022, Roman a quitté son emploi de collecteur de colis et a rejoint une brigade médicale chargée de recueillir les blessés et les morts des soldats. Il raconte que « parfois, des morceaux de corps étaient projetés dans les arbres ».

Lorsque le drone a explosé, ses jambes n'ont pas pu aller aussi loin. Elles ont fini dans la boîte à côté de lui, au centre de stabilisation médicale, toujours avec leurs chaussures. Il raconte : « Je me souviens avoir regardé mes jambes dans la boîte et avoir eu tellement peur en réalisant que je ne pourrais pas récupérer cette partie de mon passé – que mon avenir serait désormais bien différent. J'étais si triste de dire adieu à ce qu'il y avait dans la boîte… Puis j'ai réalisé qu'il était trop tôt pour mourir. Je n'avais pas dit au revoir à ma famille, ni terminé la maison que je construisais pour eux. » [...]
Petrov raconte que lui et son frère aîné, Dmytro, « fabriquaient ensemble des maquettes de soldats depuis l'enfance et menaient des guerres fictives. Puis, en grandissant, nous avons vécu une guerre différente. » Dmytro ajoute que « pendant la guerre, nous étions toujours ensemble ». Ils étaient ensemble lorsque le drone a explosé sous leur voiture, tuant les deux autres soldats qui les accompagnaient. Les frères se remettent actuellement de leurs blessures dans le même hôpital, dans des services différents. Je leur parle séparément, mais chacun me parle surtout de l'autre.

Petrov raconte que lorsque le drone a explosé, « j'ai ressenti une très forte sensation de brûlure et je hurlais. Mon frère hurlait aussi qu'il était blessé et j'étais si heureux qu'il hurle, car cela signifiait qu'il était vivant. » Dmytro raconte : « J'ai entendu la voix de mon frère et je me suis calmé. Tout s'est probablement passé très vite, mais j'ai eu l'impression que le temps s'était arrêté. Quand j'ai réalisé que Petrov était grièvement blessé aux quatre membres – combien de sang il perdait – j'ai su que je devais lui prodiguer des soins médicaux, sinon il mourrait. Je suis en première ligne depuis longtemps. J'ai fait beaucoup de garrots. Alors, dans cette situation, je ne panique pas. Je suis calme. J'ai fait les garrots. [...]
L'aube était pluvieuse et Valentyn avait balayé les mines ; l'aube pour ne pas être vu, la pluie parce qu'elle rend le vol des drones plus difficile. Il me dit qu'il n'a jamais touché la mine - elle a réagi au champ électromagnétique de son corps avec un flash que, des semaines plus tard, il ne peut toujours pas chasser de ses yeux. Il brandit les moignons bandés de ses bras. "Pour cette main, il n'y a pas d'espoir. Mais pour l'autre, un doigt est encore en vie". Il montre la prothèse qu'on lui a donnée pour tenir une cuillère. "La prochaine prothèse doit servir à tenir une canne à pêche. Avec le doigt qui lui reste, Valentyn mime le moulinage d'une ligne de pêche. Le grand-père de Valentyn lui a appris à pêcher et il se rend toujours au même endroit, sur la rivière Dnipro. "C'est très beau, très calme. Il n'y a que des arbres au bord de la rivière. J'aime y aller seul. Si j'y vais avec mes amis, ils se saoulent et font fuir les poissons." [...]

Samedi 26/7, 16h15

Loi Duplomb (suite).

1 966 792 signatures à 16h12.

Un collectif de près de 400 chefs cuisiniers et acteurs de la restauration, dont Chloé Charles, Mauro Colagreco et Olivier Roellinger, appelle, dans une tribune au « Monde », au retrait de cette loi controversée, à l’instauration d’un moratoire sur l’usage des pesticides et à une transformation profonde du système alimentaire français.

Nous, restaurateurs, avons choisi le métier de restaurateur par amour pour la gastronomie, par passion pour les produits, mais surtout parce que nous voulons nourrir, « restaurer » nos clients. Si nous prenons la parole aujourd’hui, c’est que nous sommes estomaqués par l’aveuglement de nos politiques et par les liens, devenus trop évidents, de ces derniers avec l’agro-industrie. En tant qu’artisans, nous avons à cœur de valoriser un travail manuel, ancré dans notre territoire et notre environnement. Et cet environnement, nous le voyons se dégrader.

[…] En tant que partenaires directs, nous avons bien conscience des difficultés que rencontrent les producteurs français au quotidien. Beaucoup sont enfermés dans un système à bout de souffle, qui leur demande de produire toujours plus et à bas prix. Ils sont tiraillés entre la nécessité de rentabilité et les demandes citoyennes croissantes à sortir du productivisme.

Mais la loi Duplomb, adoptée le 8 juillet par le Parlement, ne vient résoudre aucune de ces problématiques. Au contraire, elle ferme les yeux sur les vraies difficultés, à savoir la rémunération des producteurs, le libre-échange et la mise en concurrence des denrées alimentaires. Elle les enferme dans un système intrinsèquement délétère en continuant de promouvoir des modes de production inaptes à répondre aux enjeux vitaux de notre temps.

[…] La loi Duplomb doit être retirée. Plus largement, un moratoire sur l’usage des pesticides en France est aujourd’hui nécessaire, ainsi qu’un véritable plan de transformation de notre système alimentaire pour l’orienter vers une agriculture et une alimentation durables. […]

Le Monde, Loi Duplomb : « Nous, restaurateurs, faisons ce métier pour nourrir, pas pour empoisonner »

Samedi 26/7, 16h10

Trumpette du jour.

Vu en France

[…] le président américain a conseillé «deux choses» à l’Europe dès sa sortie de l’avion et sans rapport évident l’une avec l’autre. «Arrêtez les éoliennes», a-t-il commencé par dire sur le sol écossais, pays très porté sur cette énergie – le parc éolien offshore de Seagreen est le plus grand au monde. «C’est si triste, vous ruinez vos champs, vos vallées, vous tuez vos oiseaux, vous ruinez votre océan», a commenté le républicain qui a toujours jugé les pales de béton [?] et d’acier laides et nuisibles. […]

Le Figaro, «Arrêtez les éoliennes et l’immigration», les deux conseils de Donald Trump à l’Europe
Commentaire : "Et il a bien raison !"

Samedi 26/7, 14h15

Prévenus.

Tusk a déclaré que l’OTAN avait averti la Pologne que la Russie pourrait être prête à entrer en guerre avec l’UE dès 2027.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, affirme que l’Ukraine devrait rester un « État tampon » et collaborer avec l’UE au lieu de la rejoindre. Il affirme que l’adhésion à l’UE porterait la guerre au cœur de l’Europe et appelle à une « coopération pragmatique » plutôt qu’à une intégration complète.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Samedi 26/7, 8h25

Mégatech.

[Palmer Luckey, fondateur d’Anduril Industries], Photo Christina House

[…] « Les dirigeants de la tech sont aujourd’hui devenus exactement la chose qu’ils prétendaient mettre à bas : l’élite la plus établie et une technoligarchie, totalement entremêlée avec le pouvoir politique », regrette un ancien employé du secteur.

[…] Déjà dominants dans les moteurs de recherche, les réseaux sociaux, les smartphones, les plateformes d’e-commerce ou les services en ligne pour les entreprises, ils construisent désormaisdes data centers géants et investissent dans les centrales ou les miniréacteurs nucléaires, maîtrisent le spatial avec les fusées et les constellations de satellites. Ils ont également pris pied dans les cryptomonnaies,dans l’audiovisuel et le cinéma avec les plateformes ou encore dans la réalité virtuelle, et ils parient sur la robotique, l’énergie,les activités minières, les systèmes d’identification, les logiciels de voiture autonome… et bien sûr l’IA.

[…] On est d’ailleurs surpris, un soir à Palo Alto, au cœur de la Silicon Valley, de croiser un groupe d’ingénieurs experts en IA qui assurent « parler » avec leur machine. Pas lui demander de trouver telle ou telle information, non. Parler, comme avec un ami. « Je lui ai demandé : “Qu’est-ce que tu penses de moi ?”, raconte l’un d’eux, sachant parfaitement que l’IA a été programmée pour répondre de façon empathique. Elle m’a dit que je posais toujours des questions très fines », se rengorge-t-il, comme si la force de séduction d’un outil qui flatte le narcissisme surpassait toute raison.

[…] Henri d’Agrain, ancien de la marine nationale et délégué général de l’association de grandes entreprises françaises Cigref,en a écrit un scénario – effrayant – de politique-fiction : « Dans une escalade sans précédent, la Maison Blanche a annoncé qu’elle interdisait à toutes les entreprises américaines de la tech de continuer à fournir leurs services au Danemark,imagine-t-il dans un post LinkedIn qui a beaucoup circulé dans les milieux patronaux. Cette décision inclut des géants tels que Microsoft, Google, Amazon, Meta et Apple, dont les infrastructures, les logiciels et les plateformes sont omniprésents dans l’économie danoise. Elle a par ailleurs annoncé que les Etats-Unis lèveront cet embargo numérique lorsque le Danemark aura accepté de leur vendre le Groenland à un prix raisonnable et conforme à l’offre d’achat formulée en avril 2025 »…

[…] « Mon système [d’accès Internet via une constellation de satellites] est la colonne vertébrale de l’armée ukrainienne. Toute leur ligne de front s’écroulerait si je le coupais », a écrit [Musk] sur X en mars. Pensant que le patron de SpaceX menaçait d’interrompre la connexion, comme il l’avait fait en 2023 avant de faire machine arrière, le ministre des affaires étrangères polonais a rétorqué qu’il finançait le système à hauteur de 50 millions d’euros et pourrait, « si SpaceX se révélait être un fournisseur non fiable », être forcé d’en chercher un autre. « Tais-toi, petit homme (…).  Il n’y a pas d’alternative à Starlink », lui a sèchement répondu Musk.

[…] Le doute s’est insinué. Et pas seulement à Kiev ou à Varsovie. […] Les officiels taïwanais se sont en effet inquiétés des déclarations de Musk sur l’annexion « inévitable » de l’île par la Chine et soupçonnent le patron de vouloir flatter Pékin pour y préserver ses usines et les ventes de ses voituresTesla…

[…] Les géants de la tech semblent devenir plus riches et plus puissants que bien des Etats, et c’est cela qui effraie. Se préoccupent-ils encore du bien de l’humanité ? Rien n’est moins sûr. Ont-ils des convictions démocratiques ? On n’en jurerait pas. Sont-ils seulement raisonnables ? La lecture quotidienne des dizaines de tweets du compte d’Elon Musk permet d’en douter. […]

Le Monde, Raphaëlle Bacqué (San Francisco, envoyée spéciale), Damien Leloup, Alexandre Piquard, De l’IA à l’armée, les oligarques de la tech étendent leur empire

Vendredi 25/7, 18h35

Starlink.

Les systèmes Starlink utilisés par les forces ukrainiennes ont été hors ligne pendant 2,5 heures dans la nuit, en raison d’un problème mondial affectant le réseau satellite, – Reuters

L’armée ukrainienne, qui dépend fortement de milliers de terminaux Starlink pour ses communications et ses opérations de drones, a été confrontée à des perturbations opérationnelles.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 25/7, 18h25

Cantine de front.

[…] Murashky n’a besoin que d’environ 7 800 dollars par mois pour fonctionner, ce qui couvre l’électricité (1 500 dollars), les intrants (5 000 dollars), le loyer (600 dollars) et le salaire de deux employés (700 dollars), et est financé par des dons individuels. […] Grâce à ces ressources, elle est en mesure de produire chaque mois des rations sèches conditionnées d’une valeur de 30 000 à 35 000 dollars, qui sont envoyées gratuitement aux soldats ukrainiens sur le front.

[…] Murashky, qui signifie « fourmis » en ukrainien, a été créé par Kostiantyn et sa femme Oksana à Kiev le deuxième jour de l’invasion russe, le 25 février 2022. Le couple est originaire de l’oblast de Luhansk, aujourd’hui presque entièrement occupé, et s’est finalement installé à Kiev en 2019. Lorsque la Russie a envahi l’Ukraine en 2014, ils ont perdu leur maison à Louhansk et leur vie habituelle, a déclaré Kostiantyn. « Mais nous avons conservé notre dignité et notre volonté d’agir ». […] Dès le mois de mars, ils ont découvert qu’il existait un besoin émergent de rations sèches emballées individuellement pour les soldats en première ligne, c’est-à-dire des repas qui peuvent être préparés en ajoutant simplement de l’eau bouillante et consommés en position de combat. Dans une tranchée, première ligne de défense, c’est la seule possibilité de se nourrir.

[…] Vous pouvez faire un don via Buy Me a Coffee, ou vous pouvez trouver des options de don supplémentaires sur le site Web de Murashky ici en cliquant “Donate.” […]

The Kyiv Independent, How can I help Ukraine ?, mailing, traduction automatique

Vendredi 25/7, 18h20

Drones.

Sur Telegram, le président ukrainien, Volodytmyr Zelensky, lors d’une visite d’un site de production de drones intercepteurs, a déclaré que l’objectif pour Kiev est d’être capable de déployer « au moins 1 000 [de ces] drones », par jour. « Les responsables gouvernementaux garantissent la passation des marchés et nous travaillons en permanence avec nos partenaires afin d’éviter tout déficit de financement », a-t-il ajouté.

Le Monde, Live

Vendredi 25/7, 9h55

Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, Arrival of the Russian world

Un autre jour, une autre frappe KAB russe sur Kharkiv : 14 personnes blessées, dont une fillette de 12 ans. Un établissement médical a été touché. Cela signifie une réduction de l’aide médicale pour les habitants de Kharkiv, et la Russie s’en réjouira.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 25/7, 9h40

Natalité.

Dans certaines parties de la Russie, les adolescentes qui tombent enceintes recevront désormais plus de 100 000 roubles (environ 1 100 euros, au taux de change actuel) pour donner naissance à leurs enfants et les élever.

Cette nouvelle mesure, introduite ces derniers mois dans une dizaine de régions du pays, s’inscrit dans la nouvelle stratégie démographique russe. Elle est en réalité un élargissement de décisions déjà adoptées en mars 2025, qui s’appliquaient alors uniquement aux femmes adultes. L’objectif est de remédier à la baisse spectaculaire du taux de natalité observée dans le pays : en 2023, le nombre de naissances par femme en Russie était de 1,41, un niveau très inférieur aux 2,05, niveau requis pour assurer le renouvellement des générations.

Rémunérer des adolescentes pour avoir des enfants alors qu’elles sont encore scolarisées est une idée qui ne fait pas consensus en Russie. Selon une récente enquête publiée par le Centre russe d’études de l’opinion publique (VTsIOM), 43 % des Russes approuvent cette mesure, tandis que 40 % s’y opposent. En tout état de cause, l’adoption d’une telle politique témoigne de la priorité élevée accordée par l’État à l’augmentation du nombre de naissances.

[…] Mais si la situation démographique de la Russie est extrême, la baisse des taux de natalité est désormais une tendance mondiale. On estime que, d’ici à 2050, plus des trois quarts des pays du monde auront des taux de fécondité si bas qu’ils ne pourront plus maintenir leur population.

Poutine n’est pas le seul dirigeant mondial à avoir mis en place des politiques visant à encourager les femmes à avoir plus d’enfants. Le gouvernement de Viktor Orban en Hongrie propose toute une série de mesures incitatives, telles que des allégements fiscaux généreux et des prêts hypothécaires subventionnés réservés aux ménages de trois enfants ou plus.

La Pologne alloue mensuellement 500 zlotys (117 euros, selon le taux actuel) par enfant aux familles à partir de deux enfants. […] Aux États-Unis, Donald Trump a proposé de verser 5 000 dollars (4 300 euros environ) aux mères à chaque naissance, vision inscrite dans l’idéologie MAGA qui vise à encourager la natalité.

[…] Les gouvernements qui adoptent des politiques natalistes se préoccupent non seulement de l’augmentation du nombre total de personnes vivant et travaillant dans leur pays, mais désirent également encourager certaines catégories de personnes à procréer. En d’autres termes, il existe une dimension idéologique inhérente à ses pratiques.

Par exemple, la proposition espagnole visant à augmenter la population en augmentant l’immigration s’adresse principalement aux hispanophones. Les migrants originaires de pays catholiques d’Amérique latine ont assez facilement accès à des emplois, alors que les possibilités de rester dans le pays ou de s’y installer ne semblent pas s’étendre aux migrants originaires d’Afrique. Parallèlement, les aides accordées aux familles en Hongrie sont accessibles uniquement aux couples hétérosexuels disposant de revenus assez élevés.

[…] Outre des incitations financières et autres récompenses tangibles pour avoir des enfants, certains États offrent une reconnaissance symbolique aux mères de familles nombreuses.

La réintroduction par Poutine du titre, datant de l’époque stalinienne, de « mère-héroïne » pour les femmes ayant dix enfants ou plus en est un exemple. Parfois, cette reconnaissance vient de la société, comme l’engouement actuel des Américains pour les « trad wives » (« épouses traditionnelles ») – des femmes qui deviennent des influenceuses sur les réseaux sociaux en renonçant à leur carrière pour élever un grand nombre d’enfants et mener une vie socialement conservatrice.

Le revers de cette célébration de la maternité est la critique implicite ou explicite des femmes qui retardent la maternité ou la rejettent complètement. Le Parlement russe a adopté en 2024 une loi visant à interdire la promotion du mode de vie sans enfants, ou « propagande en faveur de l’absence d’enfants ». […]

The Conversation, Jennifer Mathers, Senior Lecturer in International Politics, Aberystwyth University, En Russie et ailleurs, les mesures natalistes en question

Il s’agirait d’une première depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le nombre de décès pourrait dépasser celui des naissances en France en 2025, a affirmé, jeudi 24 juillet, l’Insee à l’Agence France-Presse (AFP), ce qui serait une première depuis 1944. En 2025, un solde naturel de population négatif « est de l’ordre du possible », a estimé l’Institut national de la statistique, tout en précisant qu’il ne faisait pas de « prévisions précises ». […]

Le Monde, En France, le nombre de décès risque de dépasser celui des naissances en 2025, une première depuis 1944

Vendredi 25/7, 8h20

Comment ça se passe.

Le 21 juillet a marqué les 85 ans de la création des RSS de Lettonie, de Lituanie et d’Estonie.

Malgré l’avantage significatif des investissements et des subventions soviétiques à grande échelle, ces nations sont aujourd’hui réduites à la périphérie économique de l’Europe.

Dark Poutine, Bluesky, traduction Deepl

Vendredi 25/7, 8h20

Korouptssia (suite).

Je ne sais pas trop quoi faire face aux Ukrainiens qui protestent contre une loi qui leur déplaît. J’apprécie qu’ils protestent, mais je ne veux pas que les Russes se fassent des idées.

Dark Poutine, Bluesky, traduction automatique

Nous connaissons désormais la différence entre la démocratie ukrainienne et la démocratie américaine. La société civile ukrainienne est suffisamment forte pour forcer un recul lorsque le système tente de protéger politiquement la corruption. Aux États-Unis, les dirigeants peuvent s’emparer de centaines de millions de dollars de n’importe quel système de cryptomonnaie, et rien ne peut les arrêter.

Philips O’Brien, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 24/7, 20h00

Comment ça se passe & C’est (forcément bientôt) dimanche présentent : à la plage.

Creapils, Domino’s dévoile Domidog,
un robot-chien qui vous livre votre pizza sur la plage
Creapils, Cette bouteille de bière se plante dans le sable
grâce à son design arrondi

Jeudi 24/7, 19h45

En direct.

Compilation des frappes du SBU sur l’infanterie russe. [Un soldat russe jette sa radio sur le drone qui va le tuer l’instant suivant]

Special Kherson Cat, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 24/7, 19h30

Korouptssia (suite).

"Nous avons besoin d'un plan de lutte contre le vol de crème fraîche !"

Regarde le chat, c'est lui le voleur. La crème fraîche représente le bien désiré. Le chat est responsable de la justice et de la distribution correcte des biens. Mais il les vole.
Pour garder son poste, il déclare la guerre contre les voleurs, n'étant pas au courant que son visage est une évidence.

Coucou. Je rentre d’une démonstration contre la loi signée hier. J’ai vu beaucoup de jeunes et de gens de mon âge, j’ai entendu de l’ukrainien, du russe, du rire, et des chansons. C’était bien. Seulement une femme de 50+ ans nous a insultés. Mais elle l’a fait à voix basse et elle est partie presque en courant. Donc, je décide que sa méchanceté est partie avec elle.

Pacha est toujours à la position, ils devaient sortir aujourd’hui, mais non. Roma a récupéré le colis.

Olga, Viber (texte)

Jeudi 24/7, 19h25

Prisonniers.

Le neuvième échange de prisonniers prévu par l’accord d’Istanbul s’est achevé hier soir. Plus de 1 000 défenseurs ukrainiens ont été libérés à ce jour. Parmi les personnes libérées aujourd’hui figuraient des soldats blessés et malades, des soldats capturés à Marioupol et le dernier défenseur de l’île aux Serpents. Ils ont combattu sur presque tous les fronts.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 24/7, 19h20

Korouptssia (suite).

Le président Zelensky a soumis à la Rada un projet de loi visant à garantir l’indépendance totale du NABU et du SAPO. Cette décision fait suite aux protestations publiques et aux critiques de l’UE contre une loi controversée plaçant les deux organismes sous le contrôle du procureur général.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 24/7, 19h25

Odessa.

La Russie a lancé une attaque massive de drones sur Odessa la nuit dernière
Le légendaire marché de Pryvoz a été touché – un grand incendie s’y est déclaré. […]

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 24/7, 19h15

Loi Duplomb (suite).

1 900 330 signatures à 19h15.

Au détriment de la science et de la majorité silencieuse, des militants d’extrême gauche zélés font pression contre la loi Duplomb, alors que ce texte contribue à garantir la souveraineté de notre pays, argumentent Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, Mathieu Darnaud et François-Xavier Bellamy.

Partout dans le pays, la majorité silencieuse appelle à desserrer l’étau de normes unique au monde qui l’empêche de produire, construire, innover. « Laissez-nous vivre », crient ensemble agriculteurs, artisans ou entrepreneurs. Mais dès qu’il s’agit de mener à bien un projet ou de lever un verrou normatif, voilà que se lèvent des militants extrémistes qui n’ont que faire de la légitimité de la représentation nationale, ni de l’autorité de la science. Toute décision est désormais contestée par des minorités organisées qui se prétendent légitimes pour imposer leur loi à la majorité. À Notre-Dame-des-Landes. Sur le chantier de l’A69. Désormais contre la loi Duplomb. […]

Le Figaro, «Loi Duplomb : l’agriculture face au poison du mensonge»

1900 euros de facture. «C’est le coût des 34 heures de travail de nos agents, qui ont dû nettoyer purin et ordures déversés par la Coordination rurale », s’est agacé Emilion Esnault, adjoint à la mairie en charge de la sécurité à Toulouse, ce mercredi 23 juillet.

[…] Dans la soirée de mardi, une centaine de manifestants venus de toute l’Occitanie avaient répandu du fumier, de la laine, des déchets et avaient jeté des œufs sur les locaux du parti. L’objectif : protester contre la pétition qui compte à ce jour 1,7 million de signatures [1,9 million depuis] et qui demandait l’abrogation de cette loi controversée, qui doit réintroduire de manière dérogatoire l’acétamipride, pesticide interdit en France mais autorisé en Europe.

[…] La Coordination rurale a répondu par la négative à la facture adressée par la mairie, affirmant qu’aucun remboursement ne serait fait. «Nous ne payerons pas la facture», a ainsi soutenu Eloi Nespolou,président de la coordination rurale Occitanie, auprès d’Actu Toulouse.  « S’ils veulent jouer à ça, on peut dire qu’il y a une dégradation de notre métier avec l’agribashing qui augmente », poursuit-il. […]

Le Figaro, Loi Duplomb : la Coordination rurale jette du fumier devant le QG des écologistes, la mairie leur envoie la facture

Jeudi 24/7, 8h50

Korouptssia (suite).

La Russie instrumentalise les manifestations intérieures en cours en Ukraine pour intensifier son discours visant à saper la légitimité du pays et à décourager le soutien occidental.

Le 22 juillet, la Verkhovna Rada (Parlement ukrainien) a adopté le projet de loi n° 12414, qui subordonne les deux principales agences anticorruption ukrainiennes – le Bureau national anticorruption (NABU) et le Bureau du procureur spécial anticorruption (SAP) – au procureur général ukrainien. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promulgué le projet de loi dans la soirée du 22 juillet. L’adoption du projet de loi fait suite à une perquisition menée par le Service de sécurité ukrainien (SBU) et le Bureau du procureur général ukrainien dans les bureaux du NABU le 21 juillet, dans le cadre d’enquêtes sur des employés soupçonnés de collaboration avec la Russie, après que le NABU a ouvert des enquêtes sur le personnel du SBU pour extorsion.

[…] Les responsables du Kremlin, les propagandistes et les porte-parole ont instrumentalisé ces manifestations pour faire avancer les récits russes existants, conçus pour dépeindre le gouvernement ukrainien comme corrompu et illégitime afin de décourager le soutien occidental continu à l’Ukraine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a par exemple affirmé le 23 juillet que les autorités ukrainiennes avaient volé une importante somme d’argent aux États-Unis et à l’Union européenne (UE). Des députés de la Douma d’État russe et des porte-parole pro-Kremlin ont parlé aux médias d’État russes des manifestations en Ukraine, affirmant globalement que les Ukrainiens qui protestent contre la loi protestent contre la poursuite de la guerre, le gouvernement dans son ensemble et Zelensky individuellement ; que le gouvernement ukrainien est corrompu ; et que la loi vise à protéger les responsables ukrainiens qui ont détourné des fonds occidentaux destinés à l’aide militaire.

[…] Le thème central des récits russes autour des manifestations – l’affirmation selon laquelle les responsables ukrainiens détournent l’aide militaire occidentale – ne reflète pas la réalité selon laquelle très peu des fonds que l’Occident a alloués à l’Ukraine sont des fonds que l’Ukraine dépense elle-même. La grande majorité des fonds américains alloués à l’Ukraine sont dépensés aux États-Unis, et non en Ukraine. Une grande partie de l’aide militaire américaine et européenne à l’Ukraine finance des activités liées à la guerre, notamment la formation des forces ukrainiennes et le soutien au renseignement de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de l’Ukraine. Les allégations russes sur la corruption ukrainienne visent à exploiter les discussions politiques en cours et à dissuader toute aide occidentale supplémentaire à l’Ukraine. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 23 juillet, traduction automatique

Jeudi 24/7, 6h30

Tcherno.

Après la pluie, alors que la mousse n’a pas encore eu le temps de sécher et que le bois est fumant, quelque chose de complètement inattendu apparaît à la surface – comme si quelqu’un avait renversé de la mousse ou… préparé des œufs brouillés directement sur la souche. Ce n’est ni un champignon ni une moisissure. Il s’agit de fuligo jaune, l’une des myxomycètes les plus courantes.

Il ne pousse pas comme les champignons ordinaires. Il se déplace, rampe lentement, se déplace autour de l’écorce et de la mousse, telle une masse vivante. Son corps, le plasmodium, est jaune ou blanchâtre, de la taille d’une pièce de monnaie, voire d’une assiette. Il n’a ni nerfs ni cerveau, mais il est capable de se déplacer dans l’espace et de trouver de la nourriture. […]

Photo Oksana Krasiun
Réserve de biosphère écologique et de radiations de Tchernobyl, Facebook, traduction automatique

Jeudi 24/7, 6h25

Korouptssia (suite).

Zelensky a déclaré dans son discours du soir du 22 juillet que « l’infrastructure anti-corruption continuera de fonctionner, mais sans l’influence russe ».

« Tout doit être nettoyé (de l’influence russe) », a-t-il ajouté.

Le président a réitéré ses propos, proposant une nouvelle législation et utilisant une fois de plus « l’influence russe » comme justification pour l’adoption de cette loi douteuse.

Il a également déclaré qu’il n’y avait « aucune explication quant à la raison pour laquelle les Russes sont toujours en mesure d’obtenir les informations dont ils ont besoin » — une référence apparente aux fuites présumées des agences anti-corruption.

Zelensky n’a fourni aucune preuve de l’existence de telles fuites.

Les militants anti-corruption considèrent cette déclaration comme manipulatrice car la loi sur le Bureau national anti-corruption (NABU) et le Bureau spécial anti-corruption (SAPO) ne contient aucune clause sur la lutte contre l’influence russe. […]

The Kyiv Independent, Explication : La répression de Zelensky contre les agences anti-corruption a-t-elle quelque chose à voir avec l’influence russe ?, traduction automatique

Jeudi 24/7, 6h15

Négos.

Moins d’une heure. Le troisième face-à-face entre délégués russes et ukrainiens a tourné court mercredi soir à Istanbul sous la présidence du ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan qui avait appelé à mettre fin «à cette guerre sanglante au plus vite». Comme prévu, l’Ukraine a proposé une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine avant la fin du mois d’août.

[…] «Poursuivant l’échange de prisonniers de guerre, nous avons convenu qu’au moins 1200 prisonniers de guerre supplémentaires seraient échangés de chaque côté dans un avenir proche», a déclaré Vladimir Medinski lors d’une conférence de presse. […]

Le Figaro, Au cours des pourparlers à Istanbul, l’Ukraine a proposé une rencontre entre Zelensky et Poutine avant la fin du mois d’août

Jeudi 24/7, 6h10

Drones.

Au Sahel, la guerre des drones prend une ampleur sans précédent. Un rapport du Policy Center for the New South, un institut de recherche marocain, publié le 14 juillet, met en lumière l’intensification des attaques de ces engins menées par les groupes armés de la région, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

[…] Le GSIM utilise des drones commerciaux à bas coût, tels que ceux de la marque chinoise DJI, et les transforme en armes létales. Ils sont vendus entre 300 et 500 euros sur Internet et dans les magasins à Bamako et à Ouagadougou.

[…] Le GSIM a ainsi affiné ses capacités en peu de temps, utilisant cette technologie aérienne en parallèle de ses opérations terrestres, selon Rida Lyammouri [chercheur et coauteur du rapport]. « Cette progression s’inspire notamment du modèle de guerre par drones à faible coût observé en Ukraine », poursuit-il. Indirectement, la filière ukrainienne n’est pas étrangère à la nouvelle expertise du groupe djihadiste. En effet, depuis au moins un an, Kiev collabore avec les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), en guerre contre l’armée malienne et ses alliés russes d’Africa Corps (ex-Wagner).

[…] Au-delà de leur impact tactique, les drones servent de levier psychologique. Ces dernières années, les gouvernements du Mali et du Burkina Faso se sont, eux aussi, équipés de drones pour combattre les groupes armés qui opèrent sur leurs sols. Eux ont acheté du matériel militaire, commedes Bayraktar TB2, à 4,6 millions d’euros l’unité, produits par la société turque Baykar.

[…] Ces engins sont capables de surveiller, repérer et frapper avec précision. Après chaque opération, des images de frappes sont diffusées par les télévisions nationales pour montrer leur efficacité. En réponse, les groupes armés imitent cette stratégie en publiant sur les réseaux sociaux leurs propres vidéos d’attaques de drones, cherchant à démontrer leur puissance. […]

Le Monde, Les drones, nouvelle arme des djihadistes au Sahel

Mercredi 23/7, 23h45

Comment ça se passe ?

Les images de la propagande russe diffusées le lundi 21 juillet ont fait polémique sur les réseaux sociaux. Si le but était de faire la promotion d’un drone d’attaque projeté depuis un 4×4 dont le plateau arrière avait été spécialement aménagé ; ce n’est pas ce qu’ont retenu les internautes européens. En cause, le véhicule – un Dodge Ram 1500 noir – produit par Stellantis. Et le compte spécialisé OSINTtechnical s’interrogeant : «Comment se fait-il que tant de nouveaux modèles de camions Ram 1500 fabriqués par Stellantis se retrouvent en service en Russie, en particulier comme plates-formes pour lancer des drones d’attaques Shahed sur l’Ukraine  .

[…] Contacté par Le Parisien, le groupe Stellantis se montre ferme dans sa réponse. La firme rappelle avoir «arrêté toutes les ventes de véhicules en Russie et suspendu ses opérations de fabrication dans ce pays» dès 2022. L’entreprise précise également qu’elle «interdit contractuellement à tous les canaux de distribution d’envoyer des véhicules en Russie».

Malgré l’embargo en vigueur, la Russie pourrait se procurer ces véhicules via des pays tiers. Dimitri Uzunidis, professeur d’économie à l’université du Littoral-Côte d’Opale, explique au Parisien que «Moscou  contourne les mesures coercitives à son encontre via la Géorgie, l’Ouzbékistan, l’Azerbaïdjan». Les véhicules, neufs ou d’occasion, transitent par ces pays avant d’être acheminés vers la Russie, légalement ou en contrebande.

Stellantis estime que ces pratiques échappent à son contrôle : «la société ne peut pas commenter les reventes non autorisées ou non supervisées effectuées par des tiers», se défend le groupe automobile.

Le Figaro, Guerre en Ukraine : controverse autour de véhicules Stellantis utilisés par l’armée russe

Véritable question : comment se fait-il que tant de nouveaux modèles de camions Ram 1500 fabriqués par Stellantis se retrouvent en service en Russie, en particulier comme plates-formes pour lancer des drones d’attaque Shahed sur l’Ukraine ?

OSINTtechnical, X
Commentaire : "S'il est équipé d'un airbag Takata bon debarras."

Mercredi 23/7, 23h20

Loi Duplomb (suite.

1 842 615 signatures à 23h20.

[…] Riche de 546 pages, le premier rapport de l’Anses sur l’évaluation comparative des risques et des bénéfices des néonicotinoïdes et des autres méthodes chimiques ou non chimiques a été remis en mai 2018. Il répondait à une saisine du ministère de l’agriculture après l’adoption de la loi de 2016 « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » qui introduisait l’interdiction de l’usage des néonicotinoïdes à partir de septembre 2018 avec des dérogations jusqu’en juillet 2020. L’expertise a duré deux ans et passé au crible près de 500 usages.

Sur le cas particulier des pucerons de la betterave à sucre, le rapport identifiait déjà au moins une méthode alternative aussi efficace que la famille des néonicotinoïdes : associer deux insecticides autorisés, le lambda-cyhalothrine et le pyrimicarbe. « Ces insecticides de synthèse ne sont certes pas sans danger pour la biodiversité mais, à l’inverse des néonicotinoïdes qui sont appliqués de façon préventive et systématique, ces produits peuvent n’être appliqués qu’en cas de besoin en lutte curative, et de façon précise, ne ciblant que les champs effectivement menacés par une pullulation de pucerons, limitant d’autant leur impact sur les insectes pollinisateurs », précise Hervé Jactel [Ingénieur agronome, entomologiste et directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae)]. […]

Le Monde, Loi Duplomb : des « solutions alternatives efficaces et opérationnelles » à l’acétamipride existent depuis des années, selon l’Anses

Mercredi 23/7, 23h15

Obligations.

La Cour suprême des Nations Unies a déclaré mercredi aux pays riches qu’ils devaient respecter leurs engagements internationaux en matière de lutte contre la pollution, sous peine de devoir verser des compensations aux nations durement touchées par le changement climatique.

Dans un avis salué par les petits États insulaires et les groupes environnementaux comme une étape juridique pour rendre les grands pollueurs responsables, la Cour internationale de justice a déclaré que les pays doivent faire face à la « menace urgente et existentielle » du changement climatique.

[…] « Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi bien », a déclaré le ministre du Climat du Vanuatu, Ralph Regenvanu, aux journalistes après la lecture de l’avis unanime de la CIJ, également connue sous le nom de Cour mondiale.

Vishal Prasad, l’un des étudiants en droit qui a fait pression sur le gouvernement de Vanuatu, dans le Pacifique Sud, pour qu’il porte l’affaire devant la CIJ, a déclaré : « Cet avis consultatif est un outil pour la justice climatique. Et la CIJ nous a donné un outil puissant pour poursuivre le combat pour la justice climatique. » […]

Reuters, La Cour suprême de l’ONU affirme que les traités obligent les pays riches à freiner le réchauffement climatique, traduction automatique

Mercredi 23/7, 20h45

Négos (3e round).

Les médias russes rapportent que le troisième cycle de négociations est terminé. Il a duré environ 40 minutes.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 23/7, 20h45

Comment ça se passe.

Hey, un petit coucou de nos cosaques. Le drone a apporté de l’eau.
« C’est Valera [le drone s’appelle Valera], il est bon, il nous a apporté quelque chose : l’eau est arrivée. »

Olga, Viber (texte)

Ils n’ont plus de gaz, donc, ils ont construit un truc pour faire bouillir l’eau.
Avec un groupe électrogène et deux clous.

J’ai envoyé un grand colis à Pacha. Son filleul a fait un dessin, la mère m’a envoyé la photo, je l’ai imprimé. Ma filleule a fait une poupée protectrice. J’ai envoyé beaucoup de légumes et de fruits, un peu de chocolat dans un sac isotherme. Et les cigarettes, et les lingettes. Et une lettre.

Olga, Viber (texte)

Mercredi 23/7, 13h30

Brouillage GPS dans le golfe de Finlande.

Après que la Lituanie a signalé une augmentation des interférences GPS, la Finlande confirme désormais une augmentation des perturbations GPS et AIS dans le golfe de Finlande et la mer Baltique cet été.

Les garde-côtes finlandais signalent que la Russie brouille activement les signaux de navigation, ce qui fait perdre aux navires leur positionnement GPS.

Ces perturbations du signal ont augmenté de manière notable pendant les mois les plus chauds, s’étendant à l’ouest de la péninsule de Hanko.

Il est conseillé aux marins de ne pas se fier uniquement au GPS et d’utiliser le radar, la navigation visuelle, les cartes marines et les boussoles, en particulier à proximité de la frontière russe, pour éviter les situations dangereuses.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 23/7, 13h25

Allemagne : au cas où des drones attaquent Bohn ou Berlin la nuit prochaine.

L’Allemagne est prête à envoyer deux systèmes Patriot en Ukraine, mais seulement si des systèmes de remplacement arrivent dans un délai de 6 à 8 mois, a déclaré le ministre de la Défense Pistorius. Il a souligné la nécessité de maintenir les capacités de formation de la Bundeswehr et a ajouté que Berlin était prêt à financer deux systèmes si les alliés acceptaient de leur remettre les leurs dès maintenant.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 23/7, 13h20

Quand ça veut pas.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, en visite à Kiev, a rencontré le soldat ukrainien Artem Buryk, qui a perdu sa femme, sa fille et trois proches lors d’une frappe de missile iranienne en Israël. Saar a déclaré que sa visite visait à renforcer les liens israélo-ukrainiens et comprenait des rencontres comme celle-ci pour honorer les sacrifices partagés.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Il a perdu sa fille de 7 ans, Nastya, venue en Israël pour suivre un traitement contre le cancer, sa femme Maria et trois autres membres de sa famille…

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 23/7, 12h30

Trumpette du jugement dernier.

Avec les derniers soubresauts de l’affaire Epstein, Donald Trump est aujourd’hui confronté aux « faits alternatifs » et aux théories du complot qu’il a lui-même nourris et instrumentalisés.

[…] Après plus de huit ans d’institutionnalisation des « faits alternatifs » en lieu et place des faits et d’instrumentalisation opiniâtre des théories du complot – en particulier pendant la pandémie de Covid-19 ou lors de sa défaite électorale de 2020 –, le président des Etats-Unis peut mesurer les effets dévastateurs de ses expérimentations cyniques et hasardeuses. […]

Le Monde, Etats-Unis : la machine infernale du complotisme

Mercredi 23/7, 8h05

Mouvement de stock.

Pour la première fois depuis 17 ans, les États-Unis ont déployé des armes nucléaires sur le sol britannique, marquant un tournant dans la posture stratégique de l’OTAN et déclenchant de vives réactions à Moscou.

Selon plusieurs sources, dont The Times, des bombes nucléaires américaines B61 ont été transportées la semaine dernière via un vol cargo américain, depuis le Nouveau-Mexique jusqu’à la base aérienne britannique RAF Lakenheath, dans le Suffolk. Selon les experts, il s’agissait d’un vol à sens unique, ce qui constitue une indication claire que des armes nucléaires ont été livrées. Ces armes pourraient donc désormais être intégrées aux capacités nucléaires de l’OTAN, notamment via les F-35A britanniques, capables de les transporter. […]

La Libre, Vers « une escalade des tensions » ? Pour la première fois en 17 ans, des armes nucléaires américaines sont sur le sol britannique

Mercredi 23/7, 7h50

Hommages.

HOMMAGE. Le conseil municipal de Paris vient de décider d’appeler « place de la Bataille-de-Stalingrad » le « rond-point de la Villette ».

Le Monde, A l’été 1945, la vie quotidienne des Français en cent nouvelles minuscules collectées dans la presse de l’époque

L’ambassade de Russie en France a exprimé son «indignation» contre la «décision honteuse» de la ville française de Drap, dans la banlieue de Nice, de débaptiser le boulevard Stalingrad, lieu d’une victoire soviétique décisive contre l’Allemagne nazie en 1943. «Le cynisme de l’un des arguments avancés pour justifier cette décision est particulièrement frappant», a estimé l’ambassade dans un message posté sur Telegram, dénonçant une «tentative inquiétante de réécriture de l’histoire» de la part de l’équipe municipale de cette commune de 5000 habitants située à une dizaine de kilomètres de la capitale azuréenne. Le boulevard Stalingrad devient le boulevard des Rives du Paillon, le fleuve qui traverse la commune. […]

Le Figaro, «Décision honteuse» : la Russie s’indigne contre la petite ville française de Drap, où le boulevard Stalingrad disparaît

Mardi 22/7, 23h35

Korouptssia.

Manifestants lors de la Révolution de la Dignité, à Kiev, en Ukraine, le 19 février 2014. (Brendan Hoffman / Getty Images)

La semaine dernière, nous mettions en garde contre un recul antidémocratique imminent. Aujourd’hui, nous le constatons.

Un vote parlementaire, mené par les députés du président Volodymyr Zelensky, a privé aujourd’hui de leur indépendance les principaux organismes ukrainiens de lutte contre la corruption : le Bureau national de lutte contre la corruption (NABU) et le Bureau du procureur spécial anticorruption (SAPO). Zelensky a promulgué cette loi le même jour.

En vertu de la nouvelle loi, le procureur général, une personnalité notoirement non indépendante , supervisera désormais les enquêtes anti-corruption, ce qui constitue un renversement complet du système qui avait été mis en place pour être indépendant des autres organismes chargés de l’application de la loi.

En réalité, cela signifie que le bureau de Zelensky pourra arrêter les enquêtes par un simple appel téléphonique.

Cette mesure n’est pas un incident isolé, mais fait partie d’une répression massive.

[…] Pourquoi agir maintenant ? Les agences anticorruption attaquées ont été une nuisance pour l’élite politique, comme il se doit. Elles ont enquêté sur les députés du parti de Zelensky et les proches du président. Mais il y a quelques semaines à peine, elles ont ciblé son ami personnel, le vice-Premier ministre de l’époque, Oleksiy Chernyshov, le rendant suspect dans une affaire d’accaparement de terres. On parle d’autres proches collaborateurs de Zelensky sur lesquels les enquêteurs enquêteraient.

En d’autres termes, ils faisaient exactement ce pour quoi ils avaient été créés : enquêter de manière indépendante sur la corruption au plus haut niveau.

Il convient de rappeler que l’infrastructure anticorruption ukrainienne a été mise en place dans les années qui ont suivi la révolution EuroMaïdan de 2013-2014. Ce fut l’une des victoires du mouvement démocratique pro-occidental qui a renversé le président pro-russe corrompu. Plus de 100 manifestants ont été tués avant que la révolution ne triomphe.

[…] Il a fallu la vie de ces manifestants et les années de travail qui ont suivi pour mettre en place une infrastructure indépendante de lutte contre la corruption en Ukraine — une réussite majeure pour la jeune démocratie.

Aujourd’hui, le président Zelensky cherche à le démanteler pour protéger ses associés et étendre son pouvoir.

Le contexte de la guerre est extrêmement utile à cet égard. Sous la loi martiale, il n’y a pas eu d’élections et, plus important encore, aucune manifestation de rue de masse n’a eu lieu. Nombre des Ukrainiens les plus engagés politiquement, patriotes et intransigeants, servent au front ou ont été tués au combat.

[…] Il n’est pas trop tard pour que les partenaires occidentaux interviennent. Il est possible de conditionner les dirigeants ukrainiens d’une manière qui protège la démocratie sans pour autant compromettre la défense de l’Ukraine contre la Russie.

L’aide militaire à l’Ukraine ne devrait pas être conditionnée : la survie de l’Ukraine et de ses défenseurs demeure la priorité absolue. Mais il sera difficile pour les gouvernements étrangers de trouver un soutien national pour une telle aide si l’Ukraine glisse vers l’autocratie. L’homme qui représente la lutte de l’Ukraine contre la Russie ne peut pas représenter la destruction de la démocratie ukrainienne. […]

The Kyiv Independent, Éditorial : Zelensky vient de trahir la démocratie ukrainienne — et tous ceux qui se battent pour elle

Mardi 22/7, 22h35

Face de cul : vertu de la fumigation contre les nuisibles.


Mardi 22/7, 21h40

Pologne.

Le ministère [polonais] des Affaires étrangères déconseille tout voyage en Russie en raison de la guerre en Ukraine et de la reconnaissance de la Pologne par les autorités de la Fédération de Russie comme un État hostile.

Nous recommandons aux citoyens polonais séjournant en Russie de quitter son territoire par les moyens commerciaux et privés disponibles si leur situation de vie, familiale ou professionnelle ne les oblige pas à séjourner sur le territoire de ce pays. […]

Gouvernement Polonais, Informations pour les voyageurs

Mardi 22/7, 21h35

Chères mesdames.

[…] Les juges d’instruction se polarisent sur les honoraires (900 000 euros hors taxes pour prétendument neuf cents heures de travail) versés à Mme Dati en tant qu’avocate, de 2010 à 2012, par Renault-Nissan BV, la filiale néerlandaise de l’alliance industrielle. « Des sommes disproportionnées et indues au regard de la faiblesse d’une part, de l’illicéité d’autre part, des prestations fournies par [Mme Dati] », selon le réquisitoire du PNF [Parquet national financier].

[…] Malgré son renvoi en correctionnelle, Mme Dati va rester au gouvernement, a fait savoir un proche d’Emmanuel Macron, confirmant une information de RTL : « un renvoi n’étant pas une condamnation, [la ministre de la culture] poursuit son travail au gouvernement ». […]

Le Monde, Affaire Renault : pourquoi Rachida Dati et Carlos Ghosn sont renvoyés en procès pour corruption

[…] La triple candidate à l’Elysée a beau avoir définitivement abandonné la présidence du Rassemblement national (RN) en 2022, elle n’en est pas pour autant devenue une militante comme une autre. Pas une militante bénévole, en tout cas. En 2022 et en 2023, Marine Le Pen a reçu du parti d’extrême droite la somme de 60 000 euros net. Soit exactement le montant qu’elle touchait les six années précédentes au titre de la présidence du RN.

[…] Le maintien du même niveau de rémunération de Marine Le Pen, qu’importe l’évolution de son rôle dans la direction du RN, questionne surtout l’organisation du parti. Ses 60 000 euros net contrastent avec le bénévolat auquel est astreint Jordan Bardella, son successeur à la présidence de l’association – par intérim à partir de septembre 2021, puis définitivement depuis novembre 2022. […]

Le Monde, Marine Le Pen recevait encore 5 000 euros par mois du RN deux ans après avoir quitté définitivement la présidence du parti

Mardi 22/7, 21h30

Manifestation.

Une femme tient un téléphone où est affiché le mot « Veto » lors de la manifestation contre la loi visant à réglementer les institutions anti-corruption dans le centre de Kiev. ALEX BABENKO / AP [edit]

Pancartes, slogans, hymne ukrainien…  Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées, depuis 20 heures, à Kiev, autour d’un jardin en face du théâtre national, à 5 minutes de la place Maïdan,  et au pied de la rue Bankova, adresse de l’administration présidentielle ukrainienne.

« Honte », « Yermak dehors »« veto à la loi »… Les manifestants, très jeunes, protestent contre le vote mardi au parlement d’une loi qui liquide l’indépendance des deux institutions chargées de la lutte anticorruption dans le pays en guerre, au lendemain de l’arrestation très critiquée d’un militant travaillant dans l’une de ces structures, Vitaly Shaboudine. La loi doit encore être signée par le président Volodymyr Zelensky. […]

Le Monde, Live

Le président ukrainien a signé mardi un projet de loi controversé qui supprime l’autonomie des agences anticorruption et inquiète l’Union européenne.

Le Monde, Live [edit]

Mardi 22/7, 19h40

Loi Duplomb (suite).

1 700 036 signatures à 19h41.

Deux associations de protection de la nature ont demandé mardi 22 juillet au président de la République, Emmanuel Macron, d’utiliser son pouvoir constitutionnel pour imposer un réexamen de la loi Duplomb, très décriée pour son impact environnemental. Une pétition à son encontre a rassemblé près de 1,7 million de signatures de citoyens.

[…] Interrogé lundi par l’Agence France-Presse sur cette hypothèse, déjà réclamée par une partie de la gauche, l’entourage du président a répondu que « le chemin de cette loi n’[était] pas terminé puisque le Conseil constitutionnel a été saisi ». « Le président ne peut dès lors pas s’exprimer tant que les sages n’ont pas rendu leur décision », attendue d’ici au 10 août. […]

Le Monde, Loi Duplomb : des associations demandent à Emmanuel Macron d’exiger un réexamen au Parlement

Mardi 22/7, 19h30

Orban and Co.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjártó a annoncé un accord avec ses « collègues serbes et russes » pour construire un nouvel oléoduc entre la Serbie et la Hongrie, visant à consolider les importations de pétrole brut russe – au moment même où l’UE s’apprête à exclure définitivement le Kremlin de son marché énergétique.

Dans un message provocateur publié lundi sur les réseaux sociaux, Szijjártó a accusé les efforts continus de l’UE pour interdire les importations de combustibles fossiles russes d’avoir fait grimper les prix de l’énergie à « plusieurs fois » ceux d’autres parties du monde.

« Et ce n’est pas étonnant, étant donné que Bruxelles démantèle de force les liens énergétiques, interdit les sources d’énergie russes et bloque les voies d’approvisionnement », a écrit Szijjártó sur les réseaux sociaux. […]

Euractiv, Budapest revendique un accord avec Belgrade et Moscou sur un nouveau pipeline pour le pétrole russe, traduction automatique

Mardi 22/7, 19h30

Gaza.

Cartoon Movement, Osama Hajjaj, Tambours de la famine

Mardi 22/7, 12h20

Pacha me dit : « Parle-moi. Je n’ai rien à faire (il fait trop chaud pour faire quelque chose), je n’ai plus de cigarette, plus personne n’a de cigarette dans l’équipe. » Je lui rappelle que je lui ai donné une cigarette électronique : « Ah, j’avais oublié ! Tu nous sauves ! »

Je suis allée voir la psychiatre. Elle s’appelle Nastia. Elle m’a prescrit un somnifère et un anti-dépresseur. J’ai envoyé un mot à Karine [la psy qui suivait Olga et Irina dans les Ardennes] pour lui dire que j’allais voir une professionnelle qui vit dans le même conntexte que moi et qui a la capacité de délivrer une ordonnance.
Nastia m’a aussi donné des conseils. L’idée, c’est d’imaginer que tu es une montagne, inébranlable, les saisons passent et tu restes inébranlables. Avec de l’entraînement, tu te souviens de la sensation de te sentir une montagne dans les crises de stress. Elle m’a aussi conseillé de pratiquer l’écriture inconsciente, automatique, cinq minutes par jour par exemple : ça vide la tête. L’anti dépresseur n’est pas un cachet magique : il faut voir d’ici trois semaines et poursuivre pendant neuf mois.
J’ai dormi, trop bien dormi. Ça change tout.

Vous, ça va ?

Olga, Viber (vocal)

Mardi 22/7, 8h00

Comment ça se passe : auto-citation (ça se passait il y a trois ans).

Radio-Tchernobyl, juillet 2022

Mardi 22/7, 7h55

Comment ça se passe : auto-citation (ça se passait il y a deux ans).

Radio-Tchernobyl, juillet 2023

« La propagandiste russe, Margarita Simonyan, déclare que l’arrêt du transit du blé ukrainien est une bonne chose. Cela pourra provoquer des famines et donc créer la pression internationale pour lever les sanctions contre la Russie. » […]

Olena Ihnatenko, mère de [l’écrivain] Volodymyr Vakulenko : […] « Il m’est arrivé quelque chose que je ne peux pas vous dire », me dit-elle. « J’ai réalisé, tout à coup, qu’il n’était plus parmi les vivants. Mais j’ai essayé de supprimer ces pensées. Elle fait une pause. « Vous savez, j’avais parfois l’impression de vouloir tomber sur la route et de me cogner la tête contre elle, juste de la frapper et de la frapper, puis je levais la tête et Volodia se tenait devant moi. » […]


Mardi 22/7, 7h50

Comment ça se passe : auto-citation (ça se passait il y a un an). Boris était dans l’axe.

Radio-Tchernobyl, juillet 2024

Mardi 22/7, 7h35

Comment ça se passe.

Je ne consulte plus le site MilitaryLand, qui fournissait des points de situation du front, intitulés « Jour d’invasion » suivi du chiffre du jour. En réalité, la mise à jour de ces cartes a cessé fin 2023 : la dernière semble être celle du 21 décembre 2023, « Jour d’invasion 665 – Résumé« .

Le créateur du site s’en explique le 2 janvier 2024 :

Dans quelques semaines, cela fera dix ans que la Russie a annexé la Crimée et envahi le Donbass. Des anniversaires tristes et douloureux nous attendent. Mais avant d’en arriver là, il est temps d’évoquer ce site et son avenir.

J’ai créé ce site web en 2017 pour écrire sur les unités de volontaires et de soldats ukrainiens. C’est difficile à imaginer, mais il n’existait pas de site anglophone sur les unités et l’armée ukrainiennes à l’époque. Aujourd’hui, la situation est différente. L’armée ukrainienne est un sujet populaire, les unités sont connues et de nombreux articles s’y intéressent.

L’invasion russe de l’Ukraine en février 2022 a propulsé le site vers un autre niveau. Des cartes et des résumés réguliers ont attiré de nombreux nouveaux visiteurs, et le site a gagné en popularité grâce à eux, même les plus indésirables. Cependant, cela a également déplacé l’orientation de MilitaryLand. La maintenance du site, la rédaction de résumés, l’ajout d’unités à la base de données, etc., sont chronophages et impossibles à gérer à long terme.

Parfois, j’aimerais avoir un temps libre illimité, mais ce n’est pas le cas. […]

MilitaryLand, MilitaryLand.net en 2024 et au-delà

Mardi 22/7, 7h15

Soufre.

Un air de plus en plus pur conduit-il à davantage de réchauffement climatique ? C’est la conclusion d’une très sérieuse étude de l’Université d’Exeter en Angleterre. Plus encore, la majeure partie du réchauffement climatique contemporain serait due à la diminution de la pollution atmosphérique, selon l’auteur Peter Cox. Ces conclusions surprennent et peuvent même choquer. Pourtant, Peter Cox est un spécialiste reconnu du lien entre le sol, les activités humaines, le cycle du carbone et le climat.

Cela fait déjà quelques années que des climatologues émettent l’idée que la législation mise en place pour réduire la pollution au dioxyde de soufre (SO₂) a eu un effet très réchauffant pour le climat. En supprimant le « couvercle blanc » de pollution qui était auparavant présent dans notre atmosphère, le ciel s’est dégagé, en particulier au-dessus des océans : il y a moins de nuages. Les rayons du soleil ont donc davantage pu réchauffer les eaux et l’atmosphère au-dessus des terres : l’idée est largement partagée par la communauté scientifique et une partie de l’accélération du réchauffement climatique est liée à ce phénomène. Mais dans quelle proportion ? C’est ce qui fait débat.

Selon l’étude, près de deux tiers du réchauffement climatique mesuré depuis 2001 pourraient être liés à la baisse de la pollution au dioxyde de soufre. Sans remettre en cause le rôle très réchauffant des gaz à effet de serre issus des activités humaines, l’étude explique que la diminution de la pollution au SOa eu un effet beaucoup plus fort sur le climat que l’augmentation du dioxyde de carbone (CO2).

[…] Si ces conclusions s’avéraient être bien réelles, quelle serait alors la solution ? Selon Peter Cox, si la majorité du réchauffement est bien provoquée par la diminution, alors cette accélération du réchauffement ne durera pas : l’effet réchauffant connaît actuellement un pic, mais va ensuite faiblir. L’évolution du réchauffement climatique serait donc moins grave que ce que l’on pensait, dans le cas où Peter Cox aurait raison. […]

Futura Sciences, Une part importante du réchauffement climatique ne serait pas due au CO2 selon une étude choc

Mardi 22/7, 6h10

Chiffres.


Lundi 21/7, 23h45

Exit.

L’idéologie dominante de l’extrême droite est devenue un survivalisme monstrueux, destructeur et suprématiste, expliquent Naomi Klein et Astra Taylor dans un article récent devenu incontournable, dont Terrestres publie la traduction en français. Elles appellent à construire un mouvement suffisamment fort pour l’arrêter.

La mouvance des cités-États privées n’en croit pas ses yeux. Pendant des années, elle a défendu l’idée radicale que les ultra-riches, rétifs à l’impôt, devraient créer leurs propres fiefs high-techs – qu’il s’agisse de pays entièrement nouveaux sur des îles artificielles dans les eaux internationales (des « implantation maritimes ») ou de « villes libres » dédiées aux affaires, telles que Próspera, une communauté fermée adossée à un spa de l’ouest sauvage sur une île du Honduras2.

Pour autant, en dépit du soutien de figures majeures du capital-risque telles que Peter Thiel et Marc Andreessen, leurs rêves libertariens radicaux ne cessaient de s’enliser : il semble que la plupart des riches qui ont un peu d’estime d’eux-mêmes ne souhaitent en réalité pas vivre sur des plateformes pétrolières flottantes, même s’ils y paieraient moins d’impôts. Quand bien même Próspera serait un lieu de villégiature agréable, propice à des « améliorations » physiques, son statut extra-national est actuellement contesté devant les tribunaux.

Ce réseau autrefois marginal se retrouve aujourd’hui brusquement à frapper à des portes grandes ouvertes, au cœur même du pouvoir mondial.

Le premier signe que la chance tournait remonte à 2023, quand Donald Trump, alors en pleine campagne, sortait de son chapeau l’idée d’organiser une compétition, qui déboucherait sur la création de dix « villes libres » sur des terres fédérales. À l’époque, ce ballon d’essai est passé inaperçu, noyé dans le déluge quotidien de déclarations outrancières. Mais depuis que le nouveau gouvernement a pris ses fonctions, ceux qui aspirent à créer de toutes pièces de nouveaux pays mènent une campagne de lobbying intense, déterminés à ce que l’engagement de Trump devienne réalité.

[…] Le contingent des « aspirants créateurs de pays » envisage très clairement un avenir défini par les chocs, les pénuries et l’effondrement. Leurs domaines privés, ultra-modernes, ne sont rien d’autre que des capsules de sauvetage fortifiées, conçues pour qu’une petite élite puisse profiter de tout le luxe imaginable, et bénéficie de chaque opportunité d’optimisation humaine susceptible de leur offrir, ainsi qu’à leurs enfants, un avantage décisif dans un avenir de plus en plus barbare. Pour le dire crûment, les personnes les plus puissantes au monde se préparent pour la fin du monde, une fin dont elles accélèrent frénétiquement l’arrivée. […]

Terrestres, La montée du fascisme de la fin des temps
Traduction réalisée par Nicolas Haeringer de « The rise of end times fascism », un article de Naomi Klein et Astra Taylor paru dans The Guardian le 13 avril 2025.

Lundi 21/7, 23h30

Iran.

Le président russe Vladimir Poutine a reçu au Kremlin Ali Larijani, proche conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, pour évoquer le dossier nucléaire, a déclaré son porte-parole dimanche.

M. Larijani « a transmis des évaluations de la situation qui s’aggrave au Moyen-Orient et autour du programme nucléaire iranien, » a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

[…] Cette rencontre intervient au moment où une source diplomatique allemande a déclaré à l’AFP dimanche que la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne prévoyaient de tenir de nouvelles discussions avec Téhéran sur son programme nucléaire dans les prochains jours. […]

La Libre, Nucléaire iranien: Poutine rencontre le conseiller de Khamenei

Le Monde a publié un long article sur le vieux passif franco-iranien autour de l’enrichissement de l’uranium.

[…] L’Iran reste actionnaire d’Eurodif, mais l’usine du futur du Tricastin s’est muée en un paquebot vieillissant. Depuis 2012, plus aucune fumée blanche ne sort de ses tours de refroidissement. L’usine Georges-Besse I est en voie de démantèlement. Sa technologie par diffusion gazeuse est obsolète. L’Iran n’aura jamais obtenu le moindre gramme de l’uranium enrichi qui lui avait été promis au crépuscule des « trente glorieuses ».

Le Monde, Claire Gatinois, Quand la France promettait de l’uranium enrichi à l’Iran : aux origines d’un pacte nucléaire maudit

Lundi 21/7, 23h20

Loi Duplomb (suite).

1 536 279 signatures à 23h20.

[…] « Instrumentalisation de la gauche et des écologistes », répondent les défenseurs de la loi, en premier lieu son auteur, le sénateur Laurent Duplomb (Les Républicains, LR). « Je ne suis pas sûr que, si elle n’avait pas été instrumentalisée (…) les Français se seraient saisis de cette pétition de façon spontanée et auraient autant signé, a-t-il jugé sur RMC. Quand on diabolise les choses et quand on fait peur à tout le monde, par définition, on peut avoir ce résultat. »

[…] « Je pense que le président de la République est conscient des enjeux de souveraineté », y compris alimentaire, a estimé lundi le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau. « Le sujet pour nous, c’est évidemment de continuer à produire une alimentation comme elle se fait partout en Europe » [sous-entendu, avec les produits interdits en France], a-t-il déclaré sur Franceinfo. […]

Le Monde, Loi Duplomb : la pétition dépasse 1,5 million de signatures, le gouvernement « disponible » pour un nouveau débat au Parlement

Lundi 21/7, 21h00

Face de cul : le décompte.

Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, Trump gives Putin an ultimatum
Il reste 44 jours avant la fin de l'ultimatum de Trump. Le délai de 50 jours fixé par Trump va-t-il faire changer d'avis Poutine ?

Lundi 21/7, 20h55

Tcherno.

Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, en déplacement durant deux jours en Ukraine, s’est rendu lundi après-midi sur le site de la centrale de Tchernobyl, située près de la frontière biélorusse et en plein démantèlement. Le ministre souhaitait, symboliquement, évoquer la sûreté et la sécurité nucléaire du pays (notamment de la centrale de Zaporijia) dans cette centrale occupée à la fin de février et en mars 2022 par les Russes, et constater de ses yeux les dégâts occasionnés sur l’arche de déconfinement de la centrale par un drone russe de type Shahed, le 14 février de cette année – une frappe suivie de plusieurs incendies.

Le 15 mai 2025, Paris a signé un accord consacrant une contribution française de 10 millions d’euros à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour les travaux de réparation de l’arche. L’entreprise de bâtiment Bouygues est partie prenante du projet. […]

Le Monde, Live

Lundi 21/7, 15h00

Loi Duplomb (suite).

1 375 863 signatures à 15h02.

[…] l’Assemblée aurait dû débattre du texte le 26 mai dernier. Pour exprimer son désaccord vis-à-vis de ce texte, les groupes de gauche, et notamment La France insoumise et les Ecologistes, avaient déposé des milliers d’amendements. Pour débattre du texte selon eux, pour faire de l’obstruction selon le reste de l’Hémicycle. De façon inédite, le rapporteur ainsi que les présidents de groupe du bloc gouvernemental ont alors déposé une motion de rejet préalable contre le propre texte qu’ils soutenaient pour contourner cette obstruction. Une fois la motion validée, la proposition de loi a donc directement été envoyée en commission mixte paritaire, lui épargnant plusieurs jours de débat fans l’Hémicycle. Les députés de la France insoumise et des Ecologistes avaient déposé une motion de censure dans la foulée pour dénoncer une initiative « antidémocratique » selon eux. Depuis, au Palais-Bourbon, l’expression « faire une Duplomb » est entrée dans le langage courant pour désigner une telle manœuvre politique… […]

Le Monde, Live : En direct, loi Duplomb, posez vos questions : « Réautoriser l’acétamipride, c’est ouvrir la boîte de Pandore. D’autres néonicotinoïdes pourraient faire leur retour sur le marché »

Lundi 21/7, 14h50

Concert (suite).

Le concert prévu, fin juillet, en Italie, du célèbre chef d’orchestre russe pro-Poutine Valery Gergiev a été annulé, ont annoncé les organisateurs, rapporte l’Agence France-Presse (AFP), après de nombreuses critiques en Italie et à l’étranger.

Le chef d’orchestre, également directeur du célèbre théâtre Bolchoï de Moscou et ami personnel de Vladimir Poutine, devait diriger un concert dans le cadre du festival Un été de roi organisé au palais de Caserte, ancienne résidence royale des Bourbons de Naples.

[…] « Il est inacceptable que des fonds européens soient utilisés pour financer la performance d’un partisan du Kremlin », s’était emporté, dès le 5 juillet, sur le réseau social X, l’Italienne Pina Picierno, vice-présidente du Parlement européen, provoquant une réaction du porte-parole de la Commission européenne, qui en appelait à la responsabilité des Etats membres. […]

Le Monde, Live

Lundi 21/7, 10h05

Shaed.

Zelensky : La Russie a lancé plus de 420 drones et plus de 20 missiles cette nuit, frappant Kiev, Kharkiv, Ivano-Frankivsk et d’autres villes. Des jardins d’enfants, des habitations et des sites civils ont été touchés. Deux morts et 15 blessés.

Zelensky : « Nous devons renforcer les intercepteurs, et seule une véritable pression peut mettre fin à cette agression. »

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Les responsables allemands et ukrainiens ont estimé que la Russie continue d’accroître sa production de drones de type Shahed afin de lancer des ensembles de frappes de drones à longue portée encore plus importants, comprenant jusqu’à 2 000 drones en une seule nuit. Les forces russes pourraient être en mesure de frapper l’Ukraine avec jusqu’à 2 000 drones en une seule nuit d’ici novembre 2025 si la tendance actuelle de croissance de l’utilisation nocturne des drones russes se poursuit.

Le chef de l’état-major de la planification et du commandement du ministère allemand de la Défense, le général de division Christian Freuding, a estimé le 19 juillet que la Russie prévoyait d’accroître encore sa capacité de production de drones avec pour objectif de lancer 2 000 drones en une seule frappe nocturne contre l’Ukraine.

Freuding a déclaré que l’Ukraine et ses partenaires internationaux doivent envisager des moyens rentables pour contrer les grands ensembles de frappes de la Russie, car les méthodes de défense aérienne traditionnelles, telles que celles qui utilisent des intercepteurs Patriot coûteux, ne sont pas bien adaptées à une stratégie de défense aérienne anti-drone.

Le commandant des forces ukrainiennes des systèmes sans pilote, le major Robert Brovdi, a déclaré le 4 juillet que la Russie pourrait lancer 1 000 drones en une seule frappe en raison de l’augmentation de la production et des stocks. La Direction principale du renseignement militaire ukrainien (GUR) a estimé le 9 juin que la Russie pouvait produire environ 170 drones de type Shahed par jour et que la Russie prévoyait d’augmenter sa capacité de production à 190 drones par jour d’ici la fin de 2025. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 20 juillet, traduction automatique

Une habitante de Kyiv aide son chien à faire face aux crises de panique pendant les frappes russes Lors des alertes aériennes, elle couvre les oreilles du chien et diffuse un bruit blanc. Cela l’aide à rester calme pendant les explosions. La guerre russe terrorise non seulement les civils, mais aussi ceux qui ne peuvent pas dire qu’ils ont peur.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Lundi 21/7, 10h00

République Tchèque.

Selon Radio Prague International, une initiative civile tchèque a permis de récolter 2,4 millions d’euros pour l’achat de six obusiers D-30 destinés à l’Ukraine. Intitulée « Un cadeau pour Poutine », cette campagne continue de bénéficier d’un fort soutien public.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Lundi 21/7, 0h05

Concert.

Le plus grand événement musical d’Ukraine, le Festival Atlas, s’est tenu à Kiev ce week-end. C’est la deuxième fois que le festival se tient pendant l’invasion russe à grande échelle.

Autrefois l’un des plus grands festivals de musique d’Europe centrale et orientale, accueillant de nombreux artistes internationaux, il a été réduit après le début de la guerre. La plupart des artistes étrangers ont évité le festival en raison des bombardements russes incessants sur l’Ukraine.

Le groupe de rock finlandais The Rasmus n’en faisait pas partie.

Le groupe s’est produit sur la scène principale le 19 juillet, attirant une foule immense. C’était la première fois qu’un groupe international de renom se produisait à Kiev depuis trois ans et demi.

« C’est un grand honneur pour nous d’être ici », a déclaré le bassiste Eero Heinonen. « Ce n’est pas une opportunité offerte à tout le monde, mais nous aimons profondément l’Ukraine. Lorsque nous avons reçu l’invitation, nous avons immédiatement ressenti le besoin de participer, car nous voulons soutenir le peuple, soutenir ce pays et montrer que nous nous soucions de lui. »

Lorsque les organisateurs du Festival Atlas l’ont invité à se produire, le groupe n’a pas hésité, car cela semblait être la bonne décision à prendre. Les protocoles de sécurité détaillés fournis par les organisateurs ont conforté leur décision.

Le lieu du festival a été choisi dans un souci de sécurité : la cour d’un centre commercial de Kiev, doté d’un parking souterrain servant d’abri pouvant accueillir 30 000 personnes. En cas d’alerte aérienne, les artistes seraient tenus d’interrompre leur prestation et de guider le public vers l’abri.

[…] Pour la deuxième année consécutive, le festival de musique a également servi d’événement caritatif, collectant des fonds pour les forces armées grâce à la vente de billets, aux dons et aux ventes aux enchères. Cette année, l’objectif est de récolter au moins 100 millions de hryvnias (environ 2,4 millions de dollars) pour le projet Dronefall, une initiative visant à acheter des drones intercepteurs pour protéger le ciel de Kiev.

Les Rasmus ont participé à une collecte de fonds parallèle organisée par la fondation caritative Good Donations, partenaire du festival pour soutenir l’hôpital pour enfants Okhmatdyt de Kiev. Les artistes ont visité l’hôpital en personne, rencontrant médecins et jeunes patients. […]

The Kyiv Independent, Le groupe Rasmus ramène sa musique à Kiev et est la tête d’affiche du plus grand festival d’Ukraine au milieu des bombardements russes, traduction automatique
Le groupe Rasmus se produit sur la scène principale du Festival Atlas à Kiev, le 19 juillet 2025. (Instagram / @therasmusofficial)

Dimanche 20/7, 23h55

Loi Duplomb (suite).

1 154 031 signatures à 23h57.

[…] Avec des parents d’enfants victimes des pesticides (l’ex-fleuriste Laure Marivain dont la fille Emmy est décédée à 11 ans d’un cancer à la suite d’une exposition in utero, Sabine Grataloup, engagée dans un procès contre Bayer/Monsanto pour son fils Théo, né avec des malformations après une exposition au glyphosate, ou encore Franck Rinchet-Girollet, qui alerte sur les cancers pédiatriques dans la plaine céréalière d’Aunis, près de La Rochelle), elle a déposé une autre pétition à l’Assemblée nationale le 16 juillet. Elle réclame la sortie des pesticides de synthèse pour « mettre fin à l’empoisonnement silencieux ». […]

Le Monde, Fleur Breteau, le visage de la colère contre le cancer et les pesticides

Dimanche 20/7, 13h35

Tests in situ.

L’Ukraine va laisser les entreprises d’armement étrangères tester leurs dernières armes sur la ligne de front de sa guerre contre l’invasion russe, a annoncé jeudi Brave1, le groupe d’investissement et d’approvisionnement en armement soutenu par l’Etat de Kiev.

Dans le cadre du programme « Test en Ukraine », les entreprises enverraient leurs produits en Ukraine, donneraient une formation en ligne sur la façon de les utiliser, puis attendraient que les forces ukrainiennes les testent et renvoient des rapports, a déclaré le groupe dans un communiqué.

« Cela nous permet de comprendre quelles technologies sont disponibles. Cela permet aux entreprises de comprendre ce qui fonctionne réellement en première ligne », a déclaré à Reuters Artem Moroz, responsable des relations avec les investisseurs de Brave1, lors d’une conférence sur la défense à Wiesbaden, en Allemagne.

Moroz a déclaré qu’il y avait un vif intérêt pour le programme, mais n’a nommé aucune entreprise qui s’est engagée à l’utiliser et a refusé d’entrer plus en détail sur son fonctionnement ou sur les coûts, le cas échéant, qui seraient impliqués. […]

Reuters, L’Ukraine offre sa ligne de front comme banc d’essai pour les armes étrangères, traduction automatique

Dimanche 20/7, 13h00

Drones.

Un drone FPV ukrainien a détruit un drone terrestre russe transportant des munitions sur l’axe Kreminna.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

La Russie a révélé l’ampleur de sa production de drones Shahed : des halls entiers de l’usine d’Alabuga sont dédiés à la production en série de clones de Shahed/Geran-2. Cette annonce intervient le jour même où un général allemand a averti que la Russie envisageait de lancer simultanément jusqu’à 2 000 drones sur l’Ukraine.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 20/7, 12h10

Loi Duplomb (suite).

853 031 signatures à 12h10.

Plus de 800 000. C’est le nombre de signatures qu’a récolté la pétition d’une étudiante, dimanche 20 juillet, sur le site de l’Assemblée nationale demandant l’abrogation « immédiate » de la loi Duplomb. Dans l’histoire de la Ve République, aucune pétition n’a jamais été débattue dans l’hémicycle, c’est pourtant ce à quoi pourrait parvenir cette initiative. […]

France24, Loi Duplomb : la pétition dépasse les 800 000 signatures, peut-elle relancer le débat ?

[…] les Conférences des présidents [de l’Assemblée] décideront, ou non, de l’inscrire en débat au sein de l’hémicycle. Mais ce débat ne portera que sur le texte de la pétition et non sur le texte de la loi et il ne sera pas suivi d’un vote.

Une éventualité qui agace Laurent Duplomb, sénateur LR de la Haute-Loire et agriculteur qui à l’origine de la proposition de loi. « Derrière, il y aura sûrement un débat organisé à l’Assemblée nationale pour dire ce qu’on a dit pendant six mois », a-t-il souligné au micro de Franceinfo ce dimanche 20 juillet. « Il y a eu des débats, que ce soit au Sénat en première lecture, pendant la commission mixte paritaire, en conclusion de la commission mixte paritaire », a-t-il ajouté.

Il a également rappelé que « 70 % des sénateurs ont voté cette loi, 60 % des députés l’ont votée : c’est la loi du Parlement et qui fera force de loi si elle est promulguée par le président de la République ».

[…] En continuant d’interdire ce pesticide, la France « fait courir une concurrence déloyale » à ses agriculteurs, assure le sénateur. « Moins nous produirons en France, plus nous seront soumis à acheter des produits qui viennent d’ailleurs et qui ne correspondent pas du tout à nos normes », a-t-il ajouté.

Ouest-France, Loi Duplomb : « Il y a eu des débats », s’agace le sénateur Les Républicains à l’origine du texte

Mélonchon a ramené sa fraise à ce sujet.


Dimanche 20/7, 9h00

Brésil.

La guerre commerciale déclarée par Donald Trump contre le monde entier dégénère en conflit polico-juridique au Brésil. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio vient en effet de révoquer les visas de huit magistrats (sur 11) de la Cour suprême brésilienne, désormais interdits de séjour aux Etats-Unis.

Ces sanctions sont intervenues quelques heures après l’annonce de nouvelles mesures coercitives contre Jair Bolsonaro, qui porte désormais un bracelet électronique afin que les autorités brésiliennes puissent surveiller ses mouvements.

L’ancien président brésilien d’extrême droite doit bientôt être jugé pour tentative de coup d’Etat, mais son allié Donald Trump a purement et simplement exigé l’annulation de la procédure. « Ce jugement doit cesser immédiatement », a-t-il affirmé. Sinon, il appliquera des droits de douane de 50 % aux importations en provenance du Brésil à partir du mois prochain.

[…] La crise entre les deux pays s’est aggravée depuis que les autorités de Brasilia ont décidé de resserrer l’étau autour de Jair Bolsonaro vendredi. On le soupçonne de vouloir solliciter l’asile politique ou de se réfugier dans une ambassade avant son procès (il avait déjà passé 48 heures à l’ambassade de Hongrie l’an dernier). La Cour suprême lui a ainsi interdit tout contact avec les diplomates en poste à Brasília. « En raison de la proximité entre Trump et le bolsonarisme, il est hautement probable que Bolsonaro tente de trouver refuge à l’ambassade des Etats-Unis », affirme Claudio Couto, professeur de sciences politiques à la Fondation Getúlio Vargas. […]

Les Echos, Lula assure à Trump que « ce n’est pas un gringo » qui va contraindre le Brésil

Dimanche 20/7, 8h40

Drones.

La Première ministre ukrainienne Yulia Svyrydenko a déclaré le 18 juillet que le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky étaient convenus d’un futur investissement américain dans la production de drones ukrainiens et d’achats américains de drones ukrainiens.

Svyrydenko a déclaré que le ministre ukrainien de la Défense Denis Shmyhal poursuivra les accords techniques avec ses homologues américains et que l’Ukraine et les États-Unis prévoient de signer un « accord sur les drones » et discutent de la production américaine de drones ukrainiens. Zelensky a déclaré au New York Post dans un article publié le 17 juillet qu’il avait discuté d’un « méga-accord » avec Trump qui verrait les États-Unis acheter des drones ukrainiens parallèlement aux achats ukrainiens d’armes de fabrication américaine.

Les entreprises ukrainiennes de drones ont développé un cycle d’innovation de plusieurs semaines au cours des trois dernières années et demie de guerre qui répond rapidement aux adaptations des drones russes, et les alliés occidentaux de l’Ukraine bénéficieront grandement du partenariat avec des innovateurs ukrainiens qui connaissent les réalités modernes de la guerre conventionnelle. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 19 juillet, traduction automatique

Dimanche 20/7, 0h25

Moldavie.

La commission électorale moldave a interdit au bloc prorusse « Pobeda » de l’oligarque et fraudeur Ilan Shor de participer aux élections. Shor serait lié à un projet de cryptomonnaie au Kirghizistan, utilisé par les Russes pour contourner les sanctions.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 20/7, 0h20

Zapo.

Les chaînes locales signalent de la fumée près de la centrale nucléaire de Zaporijia. Les autorités d’occupation ont affirmé qu’il y avait une panne de courant dans les zones occupées de la région, mais affirment désormais que tout est réglé.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

L’AIEA affirme que la fumée près de la centrale nucléaire de Zaporijia a été provoquée par un incendie de forêt survenu à une distance sécuritaire du site. L’agence ne signale aucune menace pour la sécurité nucléaire à ce stade.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 20/7, 0h15

Azerbaïdjan.

« N’acceptons jamais l’occupation. C’est ce que nous avons fait. N’abandonnons pas », a déclaré le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, s’adressant au peuple ukrainien. Il a également annoncé que l’Azerbaïdjan préparait des documents juridiques pour porter plainte contre la Russie devant les tribunaux internationaux [à propos de l’avion civil abattu par l’armée russe].

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Samedi 19/7, 18h15

Abri(s).

[…] « Beaucoup de gens disent qu’un mauvais sommeil transforme la vie en enfer et nuit à la santé », a déclaré Kateryna Storozhuk, une autre habitante de la région de Kyiv. « Je ne l’avais pas compris avant que cela ne m’arrive. »

[…] Plusieurs soirs par semaine, Daria Slavytska range un tapis de yoga, des couvertures et de la nourriture dans une poussette et descend avec son fils Emil, âgé de deux ans, dans le métro de Kyiv. Tandis que les sirènes d’alerte aérienne hurlent au-dessus de sa tête, la jeune femme de 27 ans tente de dormir quelques heures en toute sécurité sous terre.

Kateryna Storozhuk, 29 ans, se prépare à dormir avec son chien Zozulia à l'intérieur de la « Capsule de vie », une capsule en acier de fabrication ukrainienne destinée à s'abriter lors d'attaques aériennes, lors d'une frappe de drone russe, au milieu de l'attaque de la Russie contre l'Ukraine, dans la ville de Bucha, région de Kyiv, Ukraine, le 2 juillet 2025. REUTERS/Alina Smutko

[…] D’autres prennent des mesures plus extrêmes. Storozhuk, propriétaire d’une petite entreprise, qui n’avait aucun abri à moins de trois kilomètres de chez elle, a investi plus de 2 000 dollars plus tôt cette année dans une « Capsule de vie » en acier renforcé de fabrication ukrainienne, capable de résister à la chute de dalles de béton.

Elle grimpe chaque nuit, avec son chihuahua, Zozulia. « J’ai développé beaucoup d’anxiété et de peur », a déclaré Storozhuk. « J’ai compris que pour pouvoir dormir paisiblement en Ukraine, j’avais besoin d’un abri sûr. »

Reuters, Insomnie à Kyiv : comment la capitale ukrainienne fait face aux attaques nocturnes de la Russie, traduction automatique

Samedi 19/7, 18h15

Mars (à domicile : en somme, un bon début).

Une météorite martienne de 24,5 kg, le plus gros morceau connu de Mars trouvé sur Terre, a été vendue 5,3 millions de dollars chez Sotheby’s, établissant un nouveau record d’enchères pour une météorite.

La vente aux enchères de mercredi pour le rocher connu sous le nom de NWA 16788 a déclenché une guerre d’enchères de 15 minutes entre les enchérisseurs en ligne et par téléphone.

[…] Le fragment a été découvert en novembre 2023 par un chasseur de météorites dans le désert du Sahara, dans la région reculée d’Agadez au Niger.

« Les gens sur place savaient déjà que c’était quelque chose de spécial », a déclaré Hatton. « Ce n’est qu’une fois arrivé au laboratoire et que des morceaux ont été testés que nous avons réalisé : « Oh là là, c’est martien ! » Et puis, lorsque les résultats sont revenus, nous avons comparé et constaté que ce n’était pas seulement martien, c’était le plus gros morceau de Mars sur la planète. »

[…] Tout comme sa planète mère, NWA 16788 présente une teinte rougeâtre distincte, ainsi que des signes de croûte de fusion provenant de sa descente violente dans l’atmosphère terrestre. […]

Reuters, Une météorite martienne vendue pour un montant record de 5,3 millions de dollars chez Sotheby’s, traduction automatique

Finalement, avant l’ère de la communication, les gueux avaient bien moins l’occasion de constater le hiatus qui permet à des nantis de claquer cinq millions de dollars dans un caillou roti.


Samedi 19/7, 18h00

Loi Duplomb (suite).

546 126 signatures à 18h01.

Le site des pétitions de l’Assemblée nationale a manifestement du mal à suivre : l’affichage est long et la procédure de signature ramait gravement hier soir. C’était plus simple dans la nuit : les gens dorment au lieu de signaler leur « gauchisme », comme disent les commentaires de l’article du Figaro.

Commentaire : "Asseyons nous sur l'avis des bobos-socialos-écolos ! Souvenons nous de leur positon désastreuse sur l'énergie nucléaire ! Qu'ils restent dans leurs clapiers des grandes villes où ils s'épanouissent et évitent de venir nous dire, dans la campagne française où ils n'ont jamais mis les pieds, comment nous devons y vivre !"
Commentaire : "On peut être de droite et contre cette loi !"
Commentaire : "Donc, s'il n'y a pas d'erreur de comptabilisation, les écologistes activistes sont au nombre de 500,000 en France. Pas étonnant que nous ayons autant d'éoliennes et qu'il est interdit d'effectuer des forages pétroliers dans ce pays."
Commentaire : "L'acétamipride est autorisé à faibles doses dans toute l'Europe sauf en France. Si les écolos aiment tant l'Europe, qu'ils poussent une pétition au niveau EU. là, il faut receuilleir 1 million de signatures, ça devrait être faisable... Et ça permettrait peut être à nos agriculteurs de pas de battre à armes inégales. Mais curieusement, toutes ces bonnes consciences "oublient" que c'est autorisé en Europe. Elles préfèrent détruire notre pays pour y reconstruire le (dés)ordre nouveau dont ils rêvent.."

Samedi 19/7, 17h50

America, America.

La coalition trumpiste a un problème. Et comme souvent, son principal idéologue, Curtis Yarvin, croit avoir trouvé la solution.

Ce problème s’appelle Jeffrey Epstein — ou plutôt la fameuse « liste » de clients du pédocriminel que Trump avait promis de dévoiler sur la base d’une théorie complotiste, avant de se rétracter.

Cette affaire, vécue comme promesse non tenue, divise profondément le mouvement MAGA et pourrait, après la rupture spectaculaire entre Trump et Musk, entraver encore un peu plus les efforts des staffers, ces conseillers contre-révolutionnaires qui s’agitent à Washington pour renverser la démocratie américaine.

Leur intellectuel de référence, Curtis Yarvin, a un message à leur adresser : il y a urgence, car Trump ne va pas assez vite. Pour aller au bout de la logique, transformer la révolte en révolution ; franchir le Rubicon ; oser le coup d’État.

Pour leur faire comprendre qu’il faut accélérer, il leur montre un danger : s’ils ne sont pas assez féroces, ces « jeunes loups » finiront en prison lors de la prochaine alternance démocrate — comme les émeutiers du capitole.

La solution ? Rendre l’alternance impossible. Instituer, par une prise de pouvoir uniquement élitaire — il oppose dans tout le texte les « elfes noirs » de l’élite conservatrice (les « elfes blancs » désignant l’élite progressiste) aux « hobbits » qui constitueraient la base MAGA — un régime monarchique car : « l’autorité monarchique est précieuse par elle-même, peu importe qui l’exerce ou ce qu’elle accomplit. »

[…] Toujours aussi désinhibé, mais à la tonalité plus inquiète que les précédents, cet appel de Curtis Yarvin est symptomatique : après six mois d’exercice du pouvoir, la nouvelle élite néoréactionnaire est appelée à se recentrer sur son objectif essentiel — en finir avec la démocratie en prenant le contrôle du gouvernement. […]

Le Grand Continent, Après six mois de Trump, Curtis Yarvin appelle au coup d’État

Moins d’un mois après sa prise de fonction, Donald Trump avait mis en œuvre un tiers du Projet 2025, le document programmatique dont l’élaboration a été pilotée par la Heritage Foundation en partenariat avec plusieurs dizaines d’organisations conservatrices et extrémistes.

Depuis que Trump a ratifié son budget — le One Big Beautiful Bill Act — le 4 juillet, près de la moitié (46 %) de ce programme a été mise en œuvre. […]

Le Grand Continent, En six mois, Trump a mis en oeuvre près de la moitié des mesures du Projet 2025

Et trumpette du jour : empétré dans de la rumeur bien épaisse

Donald Trump a déclaré samedi avoir demandé au ministère de la Justice de divulguer tous les témoignages du grand jury dans l’affaire Jeffrey Epstein . Dans un message publié sur Truth Social, le président a déclaré que même si le tribunal apportait son « soutien total et indéfectible », « rien ne sera suffisant pour les fauteurs de troubles et les extrémistes de gauche qui formulent cette demande » […]

The Guardian, Trump : rien ne sera assez bien pour les « fous » qui demandent les dossiers d’Epstein, traduction automatique

Samedi 19/7, 17h30

Kaliningrad.

Bien que petite, [l'enclave] est d’une importance stratégique vitale pour la Russie, offrant à Moscou un deuxième point d’accès direct à la mer Baltique – l’autre étant son bras le plus oriental dans le golfe de Finlande.

L’enclave russe de Kaliningrad fait à nouveau parler d’elle, après qu’un haut commandant militaire américain a lancé, le 17 juillet, un avertissement sévère au Kremlin : les forces de l’OTAN pourraient en prendre le contrôle « dans des délais jamais vus ».

Les remarques du général Chris Donahue, commandant de l’armée américaine en Europe et en Afrique, sont parmi les plus fermes jamais formulées par un responsable militaire occidental : il s’agit d’une menace directe adressée au Kremlin quant aux conséquences d’une nouvelle agression russe au-delà de l’Ukraine.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre l’OTAN et la Russie depuis le début de son invasion massive, et après une série d’avertissements de responsables occidentaux sur les intentions futures de Moscou d’attaquer les membres de l’OTAN.

« Je suis presque certain que si les Russes devaient attaquer les États baltes, l’un des premiers endroits à être bombardé par l’OTAN – si ce n’est pas Moscou ou Saint-Pétersbourg – serait Kaliningrad », a déclaré Stephen Hall, maître de conférences en politique russe et post-soviétique à l’université de Bath, au Kyiv Independent.

Les commentaires de M. Donahue ont certainement été entendus à Moscou. Le législateur russe Leonid Slutsky, chef de la commission des affaires étrangères du parlement russe, a averti que toute attaque contre Kaliningrad donnerait lieu à « toutes les mesures de rétorsion correspondantes, y compris l’utilisation d’armes nucléaires ».

[…] « Kaliningrad est l’une des régions les plus militarisées d’Europe », a déclaré le Dr Hall, ajoutant : « C’est essentiellement une base militaire avec une ville au milieu. »

The Kyiv Independent, Un général américain vient de menacer la ville russe de Kaliningrad – voici pourquoi c’est si important, traduction automatique & Deepl

Samedi 19/7, 16h50

Référentiel.

Vitaly, 29 ans, mécanicien reconverti en soldat, a servi dans l'armée ukrainienne depuis 2014. Il a été grièvement blessé par une mine antichar russe à Bakhmut, dans l'oblast de Donetsk. Il a fracturé son menton, brûlé ses yeux, subi une perte auditive partielle et a dû subir l'ablation de son œil droit. Il vit désormais à Vinnitsa, où il suit une rééducation tout en soutenant d'autres soldats blessés. (Marta Syrko / The Kyiv Independent)

En Ukraine en temps de guerre, les soldats qui ont perdu des membres sont confrontés non seulement aux conséquences physiques de leurs blessures, mais aussi à une question existentielle : à quoi ressemble la vie après le champ de bataille ?

Pour les milliers d’Ukrainiens qui ont perdu des membres, que ce soit sur le front ou lors des attaques russes, la lutte pour un nouveau départ n’est pas seulement personnelle : elle façonne discrètement un mouvement culturel qui perdurera longtemps après la fin de la guerre. Grâce à leur rétablissement, à leur réinvention et à leur détermination, un nouveau récit émerge dans la société ukrainienne, qui redéfinit l’idée même d’un retour à la « normale ».

La « Sculpture » de Marta Syrko célèbre la résilience des soldats ukrainiens qui ont subi de graves blessures à la guerre. En se débarrassant de leurs uniformes et de leurs armes, Syrko nous oblige à considérer ces personnes non seulement comme des soldats ayant perdu un membre au combat, mais aussi comme des êtres humains ayant une histoire personnelle riche et méritant la dignité.

Le travail de Syrko s’inspire des traditions classiques de représentation de la forme humaine, tout en nous incitant à reconsidérer nos perceptions de la perte.

[…] Les images d’un soldat drapé dans un tissu, berçant son nouveau-né, rappellent les représentations de la Vierge à l’Enfant de la Renaissance, et le positionnement de prothèses métalliques avec la présence fragile d’un nourrisson symbolise une profonde reconnexion à la vie civile à travers la paternité. […]

The Kyiv Independent, La série « Sculpture » d’un artiste ukrainien normalise les corps blessés des soldats ukrainiens, traduction automatique & Deepl
Viktoria, 54 ans, une soldate gravement brûlée sur tout le corps par un missile tombé près d'elle, a survécu grâce à une voix intérieure qui l'a poussée à bouger quelques instants avant l'impact. Elle envisage désormais d'ouvrir sa propre boulangerie malgré ses blessures. (Marta Syrko / The Kyiv Independent)
Marta Syrko, Sculptures Series

Samedi 19/7, 16h40

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

[…] A la (énième) surprise générale, Donald Trump déclare le 14 juillet qu’il donne jusqu’à début septembre (50 jours) à Vladimir Poutine pour signer un cessez-le-feu, manifestant ainsi son impatience face à l’enlisement des négociations qu’il croyait positives. Cette déclaration surprenante du président Trump ne garantit en rien d’un prochain revirement sur le sujet, ses volte-faces étant devenues une caractéristique de sa « logique » politique.

[…] Dans nos capitales de pays « en paix », nous serions bouleversés par une vague d’attentats de 3 bombes, les Ukrainiens eux doivent affronter ces attentats 200 fois par jour, ou plutôt par nuit pour être précis. Cela n’a pas échappé même à Donald Trump, cette contradiction flagrante entre un discours affiché de Vladimir Poutine de vouloir négocier la paix et cette continuation quotidienne de bombardements de civils, sans même une cible militaire.

De plus, Trump est confronté à une opposition interne au parti républicain qui vit très mal sa bienveillance a l’égard de Poutine, considéré par ceux qui ont peu de mémoire comme l’héritier de l’URSS, ennemi séculaire des Etats-Unis.

[…] C’est vraisemblablement Mark Rutte qui a dealé avec Donald Trump que les Etats-Unis livrent des armes « à l’OTAN », financées par des pays membres et à destination de l’Ukraine. Dans l’esprit de Trump, cela représente du business pour ses industriels de l’armement sans que cela ne soit supporté par les contribuables américains, ni ne soit politiquement engageant dans ce conflit auquel il ne veut surtout pas participer.

Dans la réalité, l’OTAN peut d’autant moins dealer avec les Etats-Unis que ceux-ci constituent son actionnaire majoritaire. De fait, Mark Rutte a passé un accord de principe avec le président Trump, et il cherche maintenant quels pays acceptent de le financer – l’OTAN n’ayant aucune compétence en la matière –. Les pays scandinaves, l’Allemagne et les Pays-Bas sont déjà d’accord, la France se positionne contre puisque, dans sa logique, il ne faut acheter qu’aux industriels français. Grâce cette manœuvre diplomatique, l’Ukraine a échappé de peu à une nouvelle tentative d’asphyxie que la Russie attendait avec impatience.

[…] La réalité sur le terrain est plus complexe, les Ukrainiens ne manquant pas d’armes mais de bras, les Russes quant à eux n’ont pas les moyens de leurs ambitions, juste de continuer à faire souffrir ce peuple qui se croyait frère. La situation militaire est une impasse dont il faut sortir désormais, les Ukrainiens en sont convaincus et imaginent (non sans peine) le prix qu’il leur faudra payer, des concessions territoriales contraintes par la force armée. La Russie de Poutine est nettement moins persuadée de l’intérêt d’un cessez-le-feu, le maître du Kremlin se complaisant dans la guerre, ou plutôt craignant de devoir la quitter et de se confronter à la réalité de cet engagement qui est une catastrophe pour la Russie et son avenir.

[…] Mais le protagoniste essentiel d’un futur cessez-le-feu reste plus que jamais Donald Trump, dont la duplicité n’a d’équivalent que sa versatilité. Pourquoi avoir accordé 50 jours supplémentaires à Poutine alors que la négociation dure déjà depuis 6 mois ? Pourquoi avoir diminué par 5 le paquet de sanctions financières que proposait le sénateur (républicain) Lindsey Graham ?

Trump restera dans cette affaire un monstre d’incohérence et d’imprévisibilité, et l’ancien Premier ministre néerlandais Mark Rutte un des premiers dirigeants européens à arriver à le canaliser… un peu. En attendant, la guerre russe contre l’Ukraine continue.

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine, deal au-dessus d’un nid de coucou

Samedi 19/7, 11h50

Déminage.

La balle Mine Kafon mesure environ la taille et le poids d'un homme adulte moyen, ce qui lui permet de détruire les mines antipersonnel. Photo : Mine Kafon

Selon les auteurs du portail de défense belge Army Recognition, un système de déminage plutôt inhabituel et pourtant simple a été proposé par Massoud Hassani, un concepteur d’origine afghane des Pays-Bas, rapporte ArmyInform.

Selon l’auteur, ce n’est pas une plante vivante, le tumbleweed, qui l’a inspiré pour créer ce dispositif, mais les jouets de sa propre enfance. Mine Kafon, qui se traduit par « détonateur de mines » dans la langue dari parlée en Afghanistan, est une grosse balle qui roule librement dans le vent.

Le jouet qui a servi de prototype au dispositif de déminage Mine Kafon Ball. Photo : Mine Kafon

Masoud Hassani et son frère Mahmoud, co-inventeur du « sapeur » automoteur, ont grandi à Kaboul, la capitale afghane. Ils ont appris dès l’enfance qu’un geste imprudent peut littéralement mettre fin à la vie d’une personne.

« Lorsque nous allions à l’école, nous devions toujours suivre le même chemin. Sinon, nous risquions fort de tomber sur un ancien champ de mines », raconte Masud. Aujourd’hui, il ne sait que trop bien que les mines sont faciles à fabriquer, bon marché et faciles à installer, mais que leur démantèlement prend beaucoup de temps et comporte de nombreux dangers.

[…] Après l’invasion massive des envahisseurs russes, l’Ukraine est devenue l’un des pays les plus minés de la planète. C’est ce qu’ont conclu les experts du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies en Ukraine (OCHA en Ukraine). C’est pourquoi ces dispositifs peuvent intéresser nos spécialistes.

Le dispositif Mine Kafon Ball a la taille et le poids d’un homme adulte moyen, ce qui lui permet d’activer des mines antipersonnel. Sa structure comprend un noyau de fer de 17 kg. Lorsque la balle, qui ressemble à un pissenlit, roule sur le terrain, elle enregistre automatiquement son parcours. Ces données sont ensuite mises à la disposition des membres de la communauté locale et des organisations concernées afin de soutenir les opérations de déminage en cours.

L’appareil comprend plusieurs dizaines de « pattes » en plastique biodégradable et des perches légères qui, selon les créateurs du « sapeur de vent », pourraient être fabriquées, par exemple, à partir de pousses de bambou. Mine Kafon est uniquement équipé d’une puce GPS qui permet de suivre le mouvement de ces balles à l’aide d’une tablette électronique. Mis à part le GPS, cette invention n’est pas vraiment une invention de haute technologie.

[…] Ce projet a suscité un intérêt considérable, tant public que officiel. Ainsi, grâce à une campagne réussie sur Kickstarter, portail de financement de projets créatifs à frais partagés, plus de 100 000 £ ont été récoltés. L’Union européenne a également participé au financement de ce système de déminage. Plus de 70 000 € ont été alloués sur son budget au développement de l’entreprise des frères Hassani.

[…] Toutefois, cette invention est également critiquée par les experts. Bien que le Mine Kafon Ball fonctionne dans un espace ouvert et venteux, son application pratique pour le déminage est limitée. Henk van der Slyck, du service néerlandais de neutralisation des explosifs et munitions, a déclaré que l’appareil pourrait être utile pour identifier les zones à problèmes, mais qu’il pourrait s’avérer problématique pour trouver et réparer les dégâts dans un champ de mines.

S’appuyant sur le concept de la boule de déminage, Masoud Hassani et son équipe ont développé la technologie aérienne et mis au point le Mine Kafon Drone (MKD). Cette plate-forme de déminage aérien sans pilote basée sur un drone a été testée sur le terrain en coopération avec le ministère néerlandais de la défense.

Mine Kafon Drone (MKD), une plateforme aérienne de déminage sans pilote. Photo de l'entreprise : Mine Kafon

Le système MKD comprend un processus en trois phases : cartographie de la zone à l’aide d’images en 3D, détection des mines à l’aide d’un détecteur de métaux monté sur un bras extensible, et utilisation d’un bras robotique pour placer des détonateurs sur les mines détectées avant que le drone ne s’éloigne à une distance de sécurité.

Le système repose sur une combinaison de GPS, de caméras et d’un ordinateur embarqué. L’appareil a été conçu pour minimiser les risques humains et réduire les coûts d’exploitation. Mine Kafon affirme que la méthode sans pilote est 20 fois plus rapide et 200 fois moins chère que les méthodes traditionnelles de déminage des zones explosives dangereuses, qui font souvent appel à du personnel qualifié, à des chiens et à des machines lourdes. […]

ArmiaInform, Le déminage à l’énergie éolienne : L’UE soutient un projet de déminage des munitions antipersonnel à partir d’un jouet, traduction automatique & Deepl

Samedi 19/7, 11h45

Loi Duplomb (suite).

395 756 signatures à 11h47.

Si la pétition de l’étudiante atteint des 500.000 signatures, «issues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer», la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale «peut décider d’organiser un débat en séance publique», détaille le site de l’institution. Mais aucun vote ne sera organisé. «La pétition n’a pas de force contraignante», elle ne peut donc pas abroger une loi, indique le site de l’État, Vie publique, qui précise qu’elle «peut cependant alerter l’opinion, les médias, interpeller les pouvoirs publics et permettre d’ouvrir le débat».

[…] Le texte avait trouvé une majorité dans l’hémicycle lors de son adoption définitive à l’Assemblée le 8 juillet. Il avait été fervemment défendu par la FNSEA, le premier syndicat agricole avec son allié des Jeunes Agriculteurs, qui étaient venus manifester devant le Palais Bourbon avec leurs tracteurs. L’association des planteurs de betterave sucrière en France alerte sur «l’apparition généralisée de la jaunisse virale» dans les champs, faisant craindre d’importantes pertes pour la future récolte. Son président, Franck Sander, a mis en garde ce vendredi contre une «remise en cause» de la loi Duplomb.

Le Figaro, Loi Duplomb : que peut changer la pétition qui a atteint 370.000 signatures?

Samedi 19/7, 11h40

Attaques de civils.

L’Ukraine a subi une nouvelle attaque de missiles et de drones de grande ampleur cette nuit. Les trajectoires de vol cartographiées montrent que la plupart des menaces visaient principalement Jytomyr, Pavlohrad et Odessa. L’armée de l’air ukrainienne n’a pas encore publié de détails officiels.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Samedi 19/7, 11h35

Communisme.

Le président tchèque Petr Pavel a signé une loi plaçant la promotion de l’idéologie communiste au même niveau juridique que la propagande nazie. Cet amendement introduit des peines de prison allant jusqu’à cinq ans.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 18/7, 23h35

Loi Duplomb.

Je m’appelle Eléonore PATTERY, j’ai 23 ans, et je suis actuellement en Master QSE et RSE (Qualité, Sécurité, Environnement / Responsabilité Sociétale des Entreprises).

En tant que future professionnelle de la santé environnementale et de la responsabilité collective, j’apprends chaque jour à appliquer ce que vous — législateurs — refusez aujourd’hui de respecter vous-mêmes.

La Loi Duplomb est une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire.
Elle représente une attaque frontale contre la santé publique, la biodiversité, la cohérence des politiques climatiques, la sécurité alimentaire, et le bon sens.

[…] Cette loi est un acte dangereux.
Pour les travailleurs, les habitants, les écosystèmes, les services écosystémiques, et pour l’humanité tout entière.
Elle fragilise les réseaux trophiques et compromet la stabilité de notre environnement — dont nous dépendons intégralement.
Nous sommes ce que nous mangeons, et vous voulez nous faire manger quoi ? Du poison.

[…] Par cette pétition, je demande :

  • Son abrogation immédiate ;
  • La révision démocratique des conditions dans lesquelles elle a été adoptée ;
  • La consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’écologie et du droit.
Assemblée nationale française, Pétitions, Non à la Loi Duplomb — Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective, 10/07/2025, Identifiant: N°3014
283 473 signatures le 18/10 à 23h43, 283 881 signatures à 23h45, 285 736 à 23h54

Vendredi 18/7, 19h35

Cartoon Movement, Osama Hajjaj, Outside the Screen… The Hero Never Comes

Vendredi 18/7, 13h50

Dégrader l’éternité (suite).

The Conversation publie un article sur les méthodes de dépollution pour les PFAS.


Vendredi 18/7, 10h15

Sanctions : et de 18 !

L’Union européenne (UE) a adopté vendredi un 18e paquet de sanctions contre la Russie en guerre contre l’Ukraine, qui prévoit un abaissement du prix du pétrole russe autorisé à l’exportation, a-t-on appris de sources diplomatiques. « Nous avons maintenant un accord sur un 18e paquet de sanctions fort et efficace contre la Russie », a assuré un diplomate à Bruxelles à l’issue d’une réunion des ambassadeurs de l’Union européenne vendredi matin.

La Slovaquie, qui bloquait jusqu’à présent l’adoption de ce nouveau paquet de sanctions, le 18e depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, a finalement accepté de lever son veto après avoir reçu des garanties. Bratislava utilisait son droit de veto pour faire pression sur la Commission européenne afin que cette dernière lui garantisse son approvisionnement en gaz, au moment où l’UE cherche à interrompre totalement ses importations de gaz russe d’ici à 2027. […]

Le Monde, Live

Vendredi 18/7, 7h50

Perdre le droit de protester.

La Russie prête à brouiller les satellites européens qui aident l’Ukraine

Le ministère du développement numérique et des communications russe a informé les régulateurs internationaux [l’Union internationale des télécommunications, l’UIT, et le Conseil de la réglementation des radiocommunications, RRB] que les nations européennes utilisant des satellites de navigation et de diffusion à des fins à la fois civiles et militaires, notamment pour soutenir l’Ukraine, ont perdu le droit de protester si les signaux de ces satellites sont brouillés par la Russie, rapporte la publication spécialisée Space Intel Report le 16 juillet. […]

Le Monde, Live

Vendredi 18/7, 7h30

C’était l’anniversaire de Trinity.

La boule de feu naissante à 16 millisecondes, prise depuis le site d'observation N10 000 de Brixner. Le système conçu par Mack et Brixner a permis de résoudre l'expansion de la boule de feu par incréments de 0,1 milliseconde.

Juste avant le lever du soleil, le 16 juillet 1945, dans le désert du Nouveau-Mexique, et observé à travers des lunettes de soudeur par un petit groupe de scientifiques, de militaires et d’employés de soutien sur un site de haute sécurité faisant aujourd’hui partie du polygone de missiles de White Sands, au Nouveau-Mexique, le test Trinity allait introduire les mots « boule de feu » et « champignon atomique » dans notre vocabulaire. […]

Bulletin of the Atomic Scientists, Atomes et Arroyos : L’héritage photographique de Berlyn Brixner, traduction automatique

À l’occasion du 80e anniversaire de l’essai Trinity, rappelant les graves conséquences des essais nucléaires sur la santé humaine, l’environnement et la paix et la sécurité internationales, nous appelons tous les États à réitérer leur engagement en faveur d’un moratoire sur les essais d’explosifs nucléaires et à faire le nécessaire pour garantir l’entrée en vigueur rapide du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Reconnaissant que les mesures et accords de stabilité stratégique et de réduction des risques nucléaires constituent un bien public mondial, nous appelons la Russie et les États-Unis à entamer immédiatement des négociations sur un successeur au nouveau Traité de réduction des armes stratégiques de 2010, à maintenir dans l’intervalle son engagement envers les limites centrales du traité et à élargir le dialogue afin de traiter de la question de l’ensemble de leurs arsenaux nucléaires. Nous appelons la Chine à engager immédiatement des discussions de fond et soutenues sur son arsenal nucléaire en expansion rapide. Tous les États dotés d’armes nucléaires doivent engager des discussions nucléaires sans conditions préalables ni idées préconçues quant aux résultats. Nous appelons également tous les États et leurs dirigeants à engager des dialogues bilatéraux et multilatéraux sur la réduction des risques nucléaires. […]

Bulletin of the Atomic Scientists, Déclaration de l’Assemblée des lauréats du prix Nobel pour la prévention de la guerre nucléaire, traduction automatique

Vendredi 18/7, 7h20

Cartoon Movement, Dennis Goris, How Hot Will it Get?
The world is heating up in so many ways.

Comment mesurer le changement climatique ? L’une des méthodes consiste à enregistrer la température à différents endroits sur une longue période. […] Mais une autre approche peut nous donner une idée très claire de ce qui se passe : il s’agit de suivre la quantité de chaleur qui entre dans l’atmosphère terrestre et la quantité de chaleur qui en sort. Cela revient à dresser le budget énergétique de la Terre, et il est aujourd’hui bel et bien déséquilibré.

Notre étude récente a montré que ce déséquilibre a plus que doublé au cours des vingt dernières années. D’autres chercheurs sont arrivés aux mêmes conclusions. Ce déséquilibre est aujourd’hui beaucoup plus important que ce que les modèles climatiques estimaient.

Au milieu des années 2000, le déséquilibre énergétique était d’environ 0,6 watts par mètre carré (W/m2) en moyenne. Ces dernières années, la moyenne était plus proche de 1,3 W/m2. Cela signifie que la vitesse à laquelle l’énergie s’accumule à la surface de la planète a doublé.

[…] Ce déséquilibre pourrait avoir des conséquences plus graves à long terme. De nouvelles recherches montrent que les seuls modèles climatiques qui s’approchent d’une simulation qui reflète les mesures réelles sont ceux dont la « sensibilité climatique » est plus élevée. Ces modèles prévoient un réchauffement plus important au-delà des prochaines décennies, dans les scénarios où les émissions ne sont pas réduites rapidement. Toutefois, nous ne savons pas encore si d’autres facteurs entrent en jeu. Il est encore trop tôt pour affirmer que nous sommes sur une trajectoire de sensibilité élevée.

Nous connaissons la solution depuis longtemps : arrêter la combustion d’énergies fossiles et supprimer progressivement les activités humaines qui provoquent des émissions, comme la déforestation. […]

The Conversation, La Terre retient bien plus de chaleur que ne le prévoient les modèles climatiques, et ce n’est pas une bonne nouvelle [edit]

Vendredi 18/7, 7h15

Menace nuc (suite).

L’ancien président russe Dmitri Medvedev a déclaré ce jeudi 17 juillet que l’Occident menait pratiquement une guerre à grande échelle contre la Russie, et que Moscou devait donc réagir pleinement, voire, si nécessaire, lancer des frappes préventives, a rapporté l’agence de presse publique russe TASS. «Nous devons agir en conséquence. Répondre pleinement. Et si nécessaire, lancer des frappes préventives», a déclaré Dmitri Medvedev, cité par TASS. […]

Le Figaro, L’ancien président russe Dmitri Medvedev suggère de « lancer des frappes préventives » contre l’Occident

Jeudi 17/7, 20h10

Pousse…

L’Union européenne a approuvé 17 trains de sanctions différents à l’encontre de la Fédération de Russie et travaille actuellement sur le 18e, toujours en attente d’approbation. Alors que l’objectif de ces sanctions était de paralyser la capacité du régime de Poutine à mener la guerre, celle-ci se poursuit. Sont-elles vraiment efficaces ? 

David O’Sullivan — Il ne fait aucun doute que les sanctions sont efficaces — la question de savoir si elles peuvent à elles seules mettre fin à la guerre est autrement plus complexe.

Poutine est un dictateur prêt à sacrifier son économie sur l’autel de ses ambitions militaires : il ira jusqu’au bout, même si le coût est immense et alors que tous les indicateurs critiques de l’économie russe sont actuellement dans le rouge.

La gouverneure de la Banque centrale et le ministre de l’Économie de Russie ont tous deux reconnu publiquement que leur économie était en difficulté et que les finances publiques étaient dans un état désastreux. Les taux d’intérêt ont atteint des sommets, l’inflation est d’au moins 10 % et la Russie ne fait aucun investissement en dehors du secteur militaire. Les sanctions ont donc bel et bien un impact sur l’économie russe.

[…] Comment définiriez-vous l’état de l’économie russe ?

Bien que nous ne puissions pas croire les données fournies par la Russie, même les chiffres officiels montrent une économie dans un état lamentable où 40 % des dépenses publiques sont consacrées au financement de l’effort militaire — cela représente 6 à 7 % du PIB russe. 

Or l’argent qui sert à financer la guerre est ponctionné sur le reste de l’économie. 

La présidente de la banque centrale russe, Elvira Nabiullina, a déclaré publiquement que toutes les sources de financement public facilement disponibles avaient été épuisées. La vie va devenir de plus en plus difficile pour les citoyens ordinaires.

Nous avons frappé au cœur de l’économie russe : son secteur énergétique. Les revenus provenant du pétrole et du gaz ont considérablement diminué. Gazprom, qui finance en grande partie le budget russe, a enregistré des pertes l’année dernière. L’entreprise est contrainte de licencier des employés, alors qu’elle était le fleuron du pays.

[…] La Russie étant un régime autoritaire, Poutine peut tenir l’économie dans cet état de tension pendant encore un certain temps.

Combien à votre avis ? 

En tant qu’économiste, je me méfie toujours des prédictions — surtout lorsqu’il y a autant de variables.

Je ne peux pas vous dire avec précision le jour où l’économie russe s’effondrera mais nous voyons déjà des signes de rupture.

[…] Quand on demandait à Ernest Hemingway comment il avait fait faillite, il avait l’habitude de répondre par un mot d’esprit : « De deux façons. D’abord progressivement, puis soudainement. » Selon moi, c’est exactement ce qui va se passer en Russie. […]

Le Grand Continent, « L’économie russe pourrait s’effondrer très rapidement », une conversation avec David O’Sullivan, envoyé spécial de l’Union européenne pour les sanctions

Jeudi 17/7, 20h00

Remaniement & budget.

C’est une première depuis le début de l’invasion russe : l’Ukraine s’est dotée d’un nouveau Premier ministre. Ce jeudi, la Rada, le Parlement ukrainien a confirmé la nomination de Ioulia Svyrydenko avec 262 voix pour, 5 contre et 38 abstentions. Elle devient ainsi la seconde femme à occuper cette fonction dans l’histoire du pays.

Technocrate de 39 ans, Ioulia Svyrydenko a gravi les échelons de l’exécutif ukrainien jusqu’à la tête du ministère de l’Economie, et elle possède un profil à même de rassurer les milieux d’affaires internationaux. « Elle a une solide expérience dans le soutien à la production nationale », a souligné Volodymyr Zelensky à l’annonce de sa nomination.

Formée en économie à l’université nationale de commerce et d’économie de Kyiv, elle est une proche d’Andriy Yermak, le chef de l’administration présidentielle. Certains perçoivent sa nomination comme une preuve supplémentaire de la consolidation du pouvoir autour de son cabinet.

[…] L’ancien Premier ministre Denys Chmyhal, quant à lui, a été nommé à la tête du ministère de la Défense, une nomination confirmée ce jeudi par la Rada, avec 267 votes pour. Dans son discours devant le Parlement, ce dernier s’est engagé à veiller à ce que les forces ukrainiennes soient pleinement équipées et à renforcer la coopération internationale. Il a promis de procéder à un audit de tous les accords de défense existants avec les partenaires étrangers.

Sur X, Volodymyr Zelensky a également annoncé ce jeudi la nomination de l’actuelle ministre de la Justice, Olga Stefanichyna, au poste de représentante spéciale pour le développement de la coopération avec les Etats-Unis, dans l’attente de sa confirmation officielle comme ambassadrice à Washington.

[…] Dans le même temps, la Rada a approuvé mercredi, en première lecture, un amendement au budget 2025 augmentant les dépenses de sécurité et de défense de 412,4 milliards de hrivnas (soit environ 8,5 milliards d’euros). Ce qui porte leur total à près de 46 milliards d’euros. Cette révision marque un tournant budgétaire majeur, avec des allocations massives pour les ministères de la Défense et de l’Intérieur ainsi que pour le renseignement militaire. […]

Les Echos, Ukraine : les messages du remaniement orchestré par Volodymyr Zelensky

Mercredi 16/7, 7h15

Menace nuc.

Le Kremlin recycle plusieurs récits d’information de longue date, y compris les menaces nucléaires, dans un nouvel effort pour éloigner les États-Unis de l’Ukraine et de l’alliance de l’OTAN.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réaffirmé le 16 juillet que toutes les dispositions de la doctrine nucléaire russe, y compris la responsabilité des pays nucléaires de ne pas « inciter » les États non nucléaires, restaient en vigueur […] La Russie a mis à jour sa doctrine nucléaire à l’automne 2024 pour y inclure une clause stipulant que la Russie considérera une agression contre elle par un État non nucléaire avec le soutien ou la participation d’une puissance nucléaire comme une attaque conjointe contre la Russie, probablement dans le but de dissuader le soutien occidental à l’Ukraine pendant les discussions politiques occidentales critiques de la fin de l’année 2024 […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 16 juillet, traduction Deepl

Mercredi 16/7, 7h05

Drones terrestres.

Un véhicule terrestre sans pilote à chenilles polyvalent THeMIS lors d'essais sur le terrain à Kyiv, en Ukraine, le 8 septembre 2022. (Mykhaylo Palinchak / SOPA Images/LightRocket via Getty Images)

L’utilisation par l’Ukraine de véhicules terrestres sans pilote (UGV) s’est accélérée ces derniers mois, une évolution qui, selon les experts, pourrait contribuer à alléger la pression sur l’infanterie alors que Kyiv est aux prises avec des problèmes de recrutement et des pertes continus.

[…] « Leur plus grand impact pourrait être que l’Ukraine pourrait éventuellement avoir besoin de moins de troupes sur la ligne de front », a déclaré au Kyiv Independent Jakub Janovsky, analyste chez Oryx, un groupe néerlandais de recherche en matière de renseignement et de défense à source ouverte.

« Et moins dans les rôles de soutien : logistique, évacuation des blessés et tout ce qui permet au front de fonctionner. »

[…] L’Ukraine a élargi son programme de recrutement et proposé de nouvelles mesures incitatives, mais les pénuries persistent. Cela exerce une pression supplémentaire sur l’infanterie et accroît la valeur des UGV, capables d’assumer des missions à haut risque.

[…] Les UGV sont des robots terrestres télécommandés, conçus pour effectuer des tâches militaires sans mettre les soldats en danger direct.

Ils se déclinent en différentes formes et tailles, des petits véhicules chenillés aux plateformes blindées plus lourdes. La plupart sont modulaires, ce qui signifie qu’ils peuvent être équipés d’outils, de capteurs, d’armes ou de matériel médical selon la mission.

Bien qu’ils ne fonctionnent pas de manière indépendante, les UGV étendent ce que les troupes peuvent faire sur le champ de bataille en agissant comme des aides mobiles et des multiplicateurs de force dans les zones à haut risque.

[…] le gouvernement a organisé en avril l’essai Brave-1, au cours duquel plus de 70 UGV de 50 fabricants ukrainiens ont été testés dans des conditions proches du combat.

Les tests ont porté sur la capacité de charge, la mobilité, la résistance au brouillage et la capacité des machines à soutenir les troupes au sol.

[…] Plus de 200 entreprises ukrainiennes travaillent sur les UGV. Pour répondre à la demande, le gouvernement simplifie les règles de production et accélère la certification.

Hlib Kanevskyi, directeur des achats au ministère de la Défense, a déclaré en mai que l’Ukraine prévoyait de livrer 15 000 robots terrestres destinés au combat d’ici la fin de 2025. […]

The Kyiv Independent, Les nouveaux drones terrestres ukrainiens arrivent sur le champ de bataille en nombre toujours croissant, traduction automatique

Mercredi 16/7, 19h50

Tank électrique.

À l’occasion du salon DX Korea, en 2022, le groupe sud-coréen Hyundai Rotem dévoila le concept d’un char de nouvelle génération, alors appelé NG-MBT [New Generation – Main Battle Tank], doté d’une tourelle téléopérée, d’une capsule blindée pour améliorer la protection de son équipage [deux ou trois hommes] et… d’une propulsion électrique, reposant sur des piles à combustible à hydrogène.

[…] Dans les grandes lignes, Business Korea a confirmé la nature des technologies que ce char de nouvelle génération mettra en œuvre. Ainsi, il sera effectivement doté de piles à combustible à hydrogène ce qui devrait « améliorer considérablement » sa mobilité et sa discrétion, grâce à une signature thermique réduite. Cependant, ce mode de propulsion n’est pas sans danger, l’hydrogène étant un gaz très volatile et inflammable. Toutefois, le K3 disposera d’un groupe motopropulseur [GMP] diesel-électrique dans un premier temps. […]

Zone militaire, Le sud-coréen Hyundai Rotem a lancé le développement du char de nouvelle génération K3
Commentaire : "Pour ce qui est de la propulsion hydrogène, de gros progrès sont en cours dans divers laboratoires à travers le monde pour craquer la molécule d’ammoniac de plus en plus facilement, pour en extraire l’hydrogène. Ce qui permettra d’éviter les problèmes de l’hydrogène natif (porosité du réservoir, explosivité) et d’envisager une autonomie confortable qu’un stockage gazeux comprimé de l’hydrogène ne permettra jamais.."

Mercredi 16/7, 19h30

Comment ça se passe.

[La voiture a été aménagée pour lui permettre de conduire avec ses moignons]

Mykola Shot, un vétéran de 40 ans originaire de Lviv, a perdu ses deux bras et ses deux jambes à la guerre. Mais même quatre amputations ne l’ont pas empêché de revenir à l’une de ses plus grandes passions : la conduite.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 16/7, 16h30

FIRMS signale un point chaud au dessus de Poliské.

FIRMS, dépôts de césium au sol (Atlas européen) sur Google Earth

Mercredi 16/7, 14h40

Vu ce matin sur un chantier de démolition (pacifique).

Photo de l’auteur

Mercredi 16/7, 14h20

Drones.

Les drones intercepteurs ukrainiens ODIN Win_Hit sont déjà utilisés pour détruire les [drones russo-iraniens] Shaheds.
Leurs spécifications :
▪️Vitesse de croisière : 200–220 km/h
▪️Vitesse d’attaque : 280–300 km/h
▪️Durée du vol : 7 à 10 minutes

War Translated, Bluesky, traduction automatique
Noel Reports, Bluesky

Mercredi 16/7, 13h30

Chauffer l’éternité pour la désamorcer.

[…] Spécialiste de la dépollution thermique des sols, géologue, hydrologue et ingénieur des mines, ce patron à la chevelure en bataille n’est pas peu fier de sa découverte : une technique qui permettra, jure-t-il, de détruire à la source les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylés), sans résidus ni sous-produits. Le problème est tellement vaste, en Belgique comme ailleurs dans le monde, qu’une telle annonce pouvait laisser sceptique. Alors, Jan Haemers explique calmement, réexplique, et s’enthousiasme.

[…] L’ingénieur belge a, lui, imaginé de chauffer les sols et de détruire les polluants par une technique d’oxydation : les terres polluées sont portées à 350 °C, ce qui entraîne l’évaporation des PFAS. Les vapeurs sont ensuite récupérées dans un circuit fermé et portées à 1 400 °C, ce qui brise les molécules et réduit les polluants à néant, ou du moins les porte sous le seuil minimal de détection. Son système entraîne une consommation par heure plus élevée que les autres techniques de chauffage à l’électricité sans oxydation et sans récupération des vapeurs, mais il chauffe le sol beaucoup plus rapidement (douze jours, contre soixante). Ce qui, finalement, réduit la consommation par tonne de terres : 300 kilowattheures pour la technique de M. Haemers, contre 360 pour celle de ses concurrents.

[…] « Les autorités danoises étaient dubitatives, mais curieuses. Elles nous ont donné carte blanche, avec un seul objectif : la décontamination complète. Deux tests menés sur 35 tonnes de terres ont été concluants : tout était détruit, comme l’a certifié une étude indépendante », explique M. Haemers. Qui ajoute : « Les sols ainsi traités sont sains et réutilisables, même pour l’agriculture. »

[…] Le marché est a priori gigantesque tant les polluants éternels sont partout, et notamment dans la chaîne alimentaire, devenue la principale source d’exposition pour les populations. […] Plusieurs pays européens demandent l’interdiction de ces molécules, et le coût de la dépollution a été évalué, dans une enquête publiée par Le Monde et ses partenaires du Forever Lobbying Project en janvier 2025, entre 95 milliards d’euros et 2 000 milliards d’euros sur vingt ans. […]

Le Monde, PFAS : une entreprise belge promet un procédé novateur pour dépolluer les sols

Mercredi 16/7, 8h30

Comment ça se passe : Duplomb.

Sans cheveux ni sourcils, le visage émacié, encore marqué par l’épreuve de la maladie et de son traitement, une femme assistait de l’un des balcons du Palais-Bourbon, mardi 8 juillet, au vote solennel de la proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb (Les Républicains, Haute-Loire), « visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ».

[…] Il faut surtout expliquer contre qui ils ont voté. Ils ont, bien sûr, voté contre tout ce que la France compte d’associations de défense de l’environnement, mais ce n’est pas très étonnant. Ils ont surtout voté contre vingt-deux sociétés savantes médicales, contre la Ligue contre le cancer, contre les administrateurs et les personnels de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, contre le troisième syndicat agricole de France, contre la Fondation pour la recherche médicale, contre vingt mutuelles, groupes mutualistes ainsi que la Fédération des mutuelles de France, représentant plusieurs millions d’assurés, contre le Conseil scientifique du CNRS, contre la Fédération des régies d’eau potable, contre des centaines de médecins et de chercheurs qui ont signé intuitu personae des tribunes et des lettres ouvertes.

[…] La proposition de loi du sénateur de Haute-Loire a ainsi rassemblé contre elle une mobilisation inédite par son ampleur et sa diversité, connectant de nombreux secteurs de la société. Mais cette coalition de fait – dont l’émergence est aussi une raison d’espérer – n’a rencontré, en réponse à ses interpellations, qu’un vide argumentaire terrifiant. L’adoption de la loi Duplomb constitue un moment inédit de rupture démocratique.

Les faits ont été considérés comme accessoires, la réalité du monde physique soluble dans les intérêts particuliers d’une petite minorité d’exploitants. Aucun débat n’a ainsi été possible, ni à l’extérieur ni à l’intérieur de l’Hémicycle. Au reste, que répondre à Laurent Duplomb lorsqu’il prétend que les haies s’étendent, alors que le rythme de leur disparition (plus de 23 000 kilomètres par an) a doublé depuis 2017 ? Que répondre lorsqu’il assure que le changement climatique est plutôt bénéfique pour sa région ?

A ce niveau d’inversion du réel, tout débat démocratique est impossible. La Commission européenne poursuit la France pour son incapacité à respecter les normes sanitaires de nitrates dans l’eau, et la mise en danger de sa population ? La loi propose d’agrandir les élevages hors-sol, dont les effluents sont la principale source du problème. La France est incapable de faire baisser ses usages de pesticides ? La loi réinstaure le mélange des genres entre conseil technique aux exploitants et vente des produits. Les populations d’oiseaux, de pollinisateurs et de la quasi-totalité des arthropodes s’écroulent à une vitesse vertigineuse depuis trente ans ? Les non-conformités de l’eau potable explosent pour cause de métabolites de pesticides ? La loi rouvre la porte à des substances interdites, parmi les plus dangereuses jamais synthétisées par l’homme.

[…] Comme le dit Maxime Molina, le président du directoire de la Fondation pour la recherche médicale, tout s’aligne pour commencer à fabriquer les cancers et les maladies chroniques des trois prochaines décennies. […]

Le Monde, Stéphane Foucart, « L’adoption de la loi Duplomb constitue un moment de rupture démocratique inédit »

Pour freiner les dépenses sociales, le premier ministre, François Bayrou, a annoncé, mardi, un doublement, à 100 euros, du plafond des franchises médicales et ciblé le régime des patients en affection de longue durée.

[…] « Vingt pour cent des Français sont en affection de longue durée contre 5 % de la population allemande,a fait valoir M. Bayrou. Et je ne crois pas que les Français soient en plus mauvaise santé que les Allemands. » […]

Le Monde, Budget 2026 : 5 milliards d’euros d’économies pour la santé, et des mesures sensibles

Mercredi 16/7, 8h25

Coucou. Une nuit terrible : une trentaine de drones dans tous les coins et quartiers de la ville, une vingtaine d’arrivées, un ado gravement blessé, une salle de bain parfaitement nettoyée. Est-ce que quelqu’un sait si Keith Kellogg a l’intention de visiter Kryvyi Rih ? Je connais des gens qui voudraient dormir (les habitants de Kyiv ont eu deux nuits tranquilles, ils pensent que c’est lié au séjour de Kellogg).
Je vais plutôt bien.

Olga, Viber (texte)

Mercredi 16/7, 7h10

Bof.

« Cinquante jours… Avant, c’était 24 heures, puis 100 jours. On a déjà vécu tout ça. » — a déclaré Lavrov en réponse aux déclarations de Trump hier concernant la date limite.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Les responsables du Kremlin ont rejeté la demande du président américain Donald Trump visant à ce que la Russie accepte un cessez-le-feu en Ukraine dans les 50 jours, tout en affirmant que la Russie pouvait résister à la pression économique et restait déterminée à atteindre ses objectifs de guerre.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré à l’agence de presse TASS le 15 juillet que la Russie considérait toute tentative de lui imposer des exigences, « en particulier des ultimatums », comme « inacceptable ». M. Riabkov a souligné que la Russie était prête à négocier et privilégiait une solution diplomatique à sa guerre en Ukraine, mais qu’elle continuerait de poursuivre ses objectifs de guerre par la force si les États-Unis et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ne prenaient pas ses exigences au sérieux. M. Riabkov a affirmé que la position russe était « inébranlable ». […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 15 juillet, traduction automatique

Mercredi 16/7, 6h55

Trenin a dit.

Dans les milieux stratégiques proches du Kremlin, on l’exprime désormais de plus en plus ouvertement : la guerre d’Ukraine n’est qu’une étape ; Trump sera toujours l’ennemi de Moscou ; et l’Europe est la prochaine cible à abattre sur la liste.

[…] Dans cet article publié sur Kommersant le 9 juillet dernier et dont nous proposons la première traduction en français, Dmitri Trenin [l’une des figures visibles en Russie dans le domaine de la sécurité et de la géostratégie] se joint au chœur belliciste des membres de l’élite poutinienne pour qui la guerre en Ukraine est surtout une étape, un épisode isolé d’une « guerre mondiale » d’une tout autre ampleur, dans laquelle l’Occident et la Russie, ennemis pour toujours, jouent leur survie.

Dmitri Trenin — Les volte-face et louvoiements constants du discours de l’actuel président américain sont devenus une véritable marque de fabrique de Donald Trump. Il faut suivre de près ces revirements sans leur accorder une importance excessive — qu’ils soient d’ailleurs à notre avantage ou à notre détriment.

[…] Il était évident dès le départ que nous ne parviendrions pas à nous entendre avec Trump à propos de la question ukrainienne dans des conditions qui satisferaient les exigences de sécurité de la Russie.

 Or personne n’a l’intention de conclure un accord avec Trump aux dépens de la sécurité de la Russie. À l’inverse, il serait tout aussi naïf de s’imaginer que Trump serait prêt à « lâcher » complètement l’Ukraine, à unir ses forces à celles du Kremlin pour les tourner contre l’Union européenne et à inaugurer un « nouveau Yalta », version revisitée des Trois Grands de la Seconde Guerre mondiale, cette fois autour des États-Unis, de la Russie et de la Chine.

[…] Le plus probable est que Trump signe une loi imposant de nouvelles sanctions, tout en se laissant la possibilité d’en faire usage selon son bon vouloir. Ces mesures représenteraient une nouvelle source d’instabilité pour les échanges mondiaux, sans rien changer à la politique russe.

Trump livrera à l’Ukraine les restes des « paquets » d’armes promis par Biden  ; il sera peut-être même contraint d’y ajouter quelques équipements « de sa poche », mais il est clair que, dans les temps à venir, l’essentiel de l’aide militaire octroyée à l’Ukraine viendra de l’Europe — ou passera par elle, lorsque Berlin et d’autres achèteront des systèmes d’armes américains pour les transmettre aux Ukrainiens.

Les États-Unis ne vont pas cesser de fournir à l’Ukraine les renseignements militaires qui restent absolument vitaux, notamment pour les frappes en profondeur visant le territoire russe.

La guerre ne prendra pas fin en 2025. Surtout, elle ne prendra pas fin avec la cessation des opérations militaires en Ukraine.

L’objet de ce conflit n’est pas l’Ukraine en tant que telle, et nous devons en avoir clairement conscience. 

Il s’agit d’une guerre — pour l’heure — indirecte menée par l’Occident contre la Russie. De surcroît, cet affrontement lui-même n’est qu’une déclinaison d’une guerre mondiale déjà en cours, qui voit l’Occident lutter sur tous les fronts pour conserver son hégémonie globale.

Cette guerre-là sera longue et les États-Unis, avec Trump ou sans lui, resteront notre adversaire.

Ce qui se joue pour nous au cœur de cette lutte, ce n’est pas le statut de l’Ukraine, mais l’existence même de la Russie.

Le Grand Continent, Pour l’élite pro-Poutine, la « guerre mondiale » de la Russie contre l’Occident sera longue

Mardi 15/7, 20h25

Putler estime que.

Le président Vladimir Poutine entend poursuivre les combats en Ukraine jusqu’à ce que l’Occident accepte ses conditions de paix, sans se laisser perturber par les menaces de sanctions plus sévères de Donald Trump, et ses revendications territoriales pourraient s’élargir à mesure que les forces russes avancent, ont déclaré trois sources proches du Kremlin.

Poutine, qui a ordonné l’intervention des troupes russes en Ukraine en février 2022 après huit ans de combats dans l’est du pays entre les séparatistes soutenus par la Russie et les troupes ukrainiennes, estime que l’économie et l’armée russes sont suffisamment solides pour résister à toute mesure occidentale supplémentaire, ont indiqué les sources. […]

Reuters, Exclusif : Poutine, imperturbable face à Trump, continuera de se battre et pourrait prendre davantage de contrôle de l’Ukraine, traduction automatique

Mardi 15/7, 19h15

Forêt.

Complètement détruite et incendiée par les occupants, la partie autrefois magnifique du fonds de réserve naturelle de l’Ukraine – la forêt Serebryansky de la région de Louhansk.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Mardi 15/7, 19h10

Facteur féminin.

On ne peut nier que le facteur féminin a toujours joué un rôle énorme dans la diplomatie.

De nos jours, les propagandistes russes affirment que Melania Trump joue un rôle majeur dans la politique américaine et détermine « dans quelle direction se tournera la tête des États-Unis d’Amérique ».

Anton Geraschenko, Bluesky, traduction automatique

Le Times rapporte que Zelensky a trouvé un allié inattendu à la Maison Blanche. Selon la publication, la Première dame des États-Unis, Melania Trump, née en ex-Yougoslavie, rappelle régulièrement à son mari le souvenir des victimes des frappes aériennes russes sur les villes ukrainiennes.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Mardi 15/7, 7h05

Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky
Au milieu de maisons détruites et de bombardements constants, un chat a été retrouvé vivant dans un bâtiment détruit, couvert de poussière, tremblant, mais respirant.
Les sauveteurs l'ont délicatement retiré des décombres. Il ronronnait. Il vivait. [...]
(traduction automatique)

Mardi 15/7, 6h45

Le Monde veut croire que Trump prend acte de son échec avec Putler.

Donald Trump a fini par se lasser. Près de six mois d’échecs sur le dossier ukrainien ont abouti à la remise en cause de la politique adoptée dès son retour à la Maison Blanche : parier sur une relation jugée privilégiée avec le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, pour aboutir à une fin des hostilités, quel qu’en soit le prix pour les Ukrainiens.

En recevant le 14 juillet le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, dans le bureau Ovale, théâtre d’une mémorable humiliation publique du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 28 février, le président des Etats-Unis a annoncé deux mesures actant son revirement. Tout d’abord, la fourniture importante d’armes à Kyiv, une fois épuisées les dernières tranches d’aides militaires léguées par son prédécesseur démocrate, Joe Biden. Ensuite, l’imposition de nouvelles sanctions contre la Russie pour la priver des revenus avec lesquels elle finance la guerre.

Pour tenter d’éviter d’apparaître comme le continuateur de la politique de livraisons d’armes précédente et pour ménager la partie de sa base la plus hostile à toute forme d’intervention extérieure américaine, Donald Trump a détaillé un dispositif présenté comme « une très grosse affaire ». « Des équipements militaires d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vont être achetés aux Etats-Unis » par les alliés européens, et « aller à l’OTAN », avant d’être « rapidement distribués sur le champ de bataille », a-t-il expliqué, précisant que ces matériels seront achetés « à 100 % » et qu’ils ne coûteront donc rien aux contribuables américains.

[…] Lundi, le revirement du président des Etats-Unis n’a pas été total. Il a certes rendu hommage aux combattants ukrainiens qui « se sont battus avec beaucoup de courage, et continuent à se battre avec beaucoup de courage ». Mais il s’est gardé par exemple d’attribuer la responsabilité du conflit à son homologue russe, qu’il s’est refusé par ailleurs de qualifier d’« assassin ».

[…] Les déclarations de Donald Trump, qui valident a posteriori les arguments exposés à la Maison Blanche le 28 février, auxquels le président américain était resté totalement sourd, ont été accueillies positivement par Volodymyr Zelensky. « Je suis reconnaissant au président Trump de son souci d’aider à protéger les vies de civils », a remercié le président ukrainien lors de son traditionnel rendez-vous quotidien sur Telegram.

[…] Et les Ukrainiens d’ironiser, en référence aux mises en demeure précédentes de Washington restées vaines : « La formule de Trump pour la paix ? 24 heures + 2 semaines + 100 jours + 2 semaines + 2 semaines + 50 jours… »

Le Monde, Donald Trump prend acte de son échec sur la guerre en Ukraine et promet des armes pour Kyiv et des sanctions pour Moscou

Trump n’a pas garanti qu’il imposerait des sanctions à la Russie dans les 50 jours ; il a offert à Poutine une protection contre des sanctions supplémentaires pendant 50 jours. Il peut toujours prolonger cette période.

Philips O’Brien, Bluesky, traduction automatique

Il a en fait donné le feu vert à Poutine pour tout mettre en œuvre pour faire pression sur l’Ukraine jusqu’en septembre.

Philips O’Brien, Bluesky, traduction automatique

Trump agit en partant du principe que le succès des efforts américains pour amener le président russe Vladimir Poutine à la table des négociations nécessite que les instruments économiques soient couplés à un soutien militaire occidental pour permettre à l’Ukraine d’accroître la pression sur la Russie sur le champ de bataille.

Trump a déclaré que l’économie russe se porte « très mal » et que la Russie utilise ses ressources pour la guerre, et non pour le commerce. Trump a affirmé que la Russie gaspille de l’argent et des personnes dans sa guerre. Rutte a déclaré que les forces russes ont subi 100 000 morts depuis le 1er janvier 2025.

L’ISW continue d’estimer que les pertes russes sur le champ de bataille sont le principal facteur de ses difficultés économiques, car la Russie subit les conséquences de dépenses de guerre accrues et insoutenables, d’une inflation croissante, d’importantes pénuries de main-d’œuvre et de réductions du fonds souverain russe.

Une pression accrue sur les forces russes sur le champ de bataille mettrait en péril les efforts de Poutine pour équilibrer le beurre et les armes et pourrait le contraindre à faire des choix difficiles plus tôt qu’il ne le souhaiterait. Forcer Poutine à prendre des décisions impopulaires ou à faire face à un scénario dans lequel la Russie ne pourrait pas continuer la guerre au rythme actuel pourrait amener Poutine à la table des négociations, prêt à offrir des concessions pour mettre fin à la guerre dans des conditions acceptables pour l’Ukraine et les États-Unis. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 14 juillet, traduction automatique

Lundi 14/7, 22h55

Il n’y a plus assez de personnel dans la compagnie de Pacha — un ensemble de petites équipes avec des mortiers. Les chefs ont dit que l’unité serait dissoute dans ce cas et que les soldats redeviendraient de simples fantassins — des soldats qui courrent avec leur kalachnikov on peut dire.

Olga, Viber (vocal)

Lundi 14/7, 22h45

Comptons en obus.

Cartoon Movement, Oliver Schopf, Military lovers on fire

La Corée du Nord a fourni à la Russie plus de 12 millions d’obus d’artillerie pour soutenir sa guerre en Ukraine, selon les autorités du renseignement militaire sud-coréen. L’agence de renseignement de la défense (DIA), citée par l’agence coréenne Yonhap, a expliqué que la Corée du Nord avait déjà envoyé environ 28 000 conteneurs remplis d’armes et d’obus d’artillerie à la Russie. « Si l’on compte en obus de 152 mm, le total serait supérieur à 12 millions de munitions », a déclaré la DIA dimanche. […]

Le Monde, Live

C’est toujours bien de redire ce genre de chose au moment où les USA annoncent de nouvelles livraisons.


Lundi 14/7, 20h30

Remaniement (suite).

Le président Volodymyr Zelensky a laissé entendre le 14 juillet que le Premier ministre Denys Shmyhal pourrait être envisagé pour le poste de ministre de la Défense de l’Ukraine dans le cadre d’un remaniement gouvernemental prévu.

« La vaste expérience de Denys Shmyhal sera sans aucun doute précieuse au poste de ministre ukrainien de la Défense », a déclaré Zelensky lors de son discours du soir du 14 juillet. « C’est précisément dans ce domaine que se concentrent actuellement les ressources du pays, que le nombre de missions est maximal et que les responsabilités sont immenses. »

La déclaration de Zelensky a confirmé des informations antérieures provenant de deux sources proches du ministère de la Défense, qui ont déclaré au Kyiv Independent que Shmyhal faisait partie des candidats envisagés pour le poste.

The Kyiv Independent, Zelensky laisse entendre que le Premier ministre Shmyhal pourrait être envisagé pour le poste de ministre de la Défense dans le cadre d’un remaniement gouvernemental, traduction automatique
Le Premier ministre ukrainien Denys Shmyhal lors d'une conférence de presse à Kyiv, en Ukraine, le 28 mai 2025. (Danylo Antoniuk/Anadolu via Getty Images)

Lundi 14/7, 20h15

Un avion s’enfuit.

La vue d’un imposant avion cargo Antonov An-124 Ruslan (nom de code OTAN : Condor) au-dessus de Kyiv vendredi a suscité la joie des Ukrainiens, la dérision des Russes et un mystère quant à la raison de son vol et à sa provenance. L’espace aérien au-dessus de la capitale ukrainienne est strictement fermé, principalement à tous les vols d’avions non combattants, depuis le début de l’invasion russe, le 24 février 2022. Voir un An-124 de fabrication locale, source de fierté pour les Ukrainiens, survoler à nouveau la capitale a donc été une surprise pour beaucoup, c’est le moins que l’on puisse dire. Que faisait donc le Condor au-dessus de Kyiv ? La réponse est encore floue, mais nous disposons de solides indices quant à sa provenance et à sa raison.

[…] L’An-124 Condor, l’un des plus gros avions au monde, assure depuis des décennies des services de fret affrété pour les armées, les entreprises et les ONG occidentales. Parmi elles figure la compagnie ukrainienne Antonov Airlines, qui exploitait également le grand frère de l’An-124, le puissant An-225, aujourd’hui détruit. Les An-124 ont été commandés par les États-Unis et l’OTAN pour livrer du matériel de guerre destiné à l’Ukraine vers des bases aériennes polonaises. Ce vol, cependant, semble avoir décollé d’Ukraine et s’être terminé à Leipzig, en Allemagne. Son point de départ est sujet à controverse.

[…] « Il semble qu’un Antonov AN-124, UR-82073, se soit enfui d’Ukraine pour rejoindre Leipzig, en Allemagne, après avoir été bloqué pendant plus de quatre ans », a déclaré l’utilisateur X @TheIntelFrog sur le réseau social. « Le dernier vol que j’ai trouvé pour cet avion date du 13 mars 2021, date à laquelle il a atterri à Kyiv. »

[…] Ajoutant au mystère, d’autres affirment que le vol provenait de la ville ukrainienne de Dnipro. Certains ont suggéré qu’un avion apparaissant sur les données de suivi de vol via un code de transpondeur invalide comme un drone avec l’indicatif d’appel PTNPNH2 était en réalité le Condor. L’hypothèse selon laquelle l’avion transmettait un faux code de transpondeur pour imiter un drone semble toutefois très discutable, d’autant plus qu’un autre vol portant le même nom, PTNPNH1, a également été repéré sur les sites de suivi de vol.

[…] Il convient de noter que tout avion de cette taille aurait émis suffisamment de signatures pour que les Russes le repèrent facilement, du moins s’il montait à des altitudes plus élevées surtout en l’absence d’A-50). Que l’An-124 ait pu décoller d’Ukraine et survoler l’espace aérien ukrainien sans encombre est un sujet de discorde pour la populaire chaîne Telegram [russe] Fighterbomber.

[…] Pendant ce temps, peu importe d’où il a décollé ou pourquoi, voir un avion non menaçant au-dessus de nos têtes était une bouffée d’air frais pour certains habitants de Kyiv. « Je n’aurais jamais imaginé qu’un avion ordinaire dans le ciel ukrainien puisse susciter autant d’émotions 💔 », a rapporté le média Trukha sur Telegram. […]

The War Zone, Un avion cargo An-124 Condor apparaît dans l’espace aérien hautement restreint de Kyiv, traduction automatique

Également au-dessus de l’Ukraine : deux objets étiquetés « PTN PNH 1 » et « PTN PNH 2 », selon Flightradar24. L’indicatif est une abréviation ukrainienne bien connue qui se traduit à peu près par « Poutine,va te faire foutre ».

War Translated, Blueksy, traduction automatique

Lundi 14/7, 20h05

America, America.

Cartoon Movement, Maarten Wolterink, Trump ‘helps’ Ukraine by making money
Enfin, les États-Unis viennent en aide à l'Ukraine en lui fournissant des armes. Après que l'OTAN les ait achetées.

Donald Trump ne veut plus que Vladimir Poutine se joue de lui. Ce lundi, lors d’un rendez-vous dans le Bureau ovale avec Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan, le président des Etats-Unis a promis de l’aide à l’Ukraine agressée, et des sanctions contre la Russie indocile.

[…] Donald Trump a promis d’envoyer des armes, y compris les systèmes de défense antiaérienne « dont ils ont désespérément besoin ». « C’est tout. Ce sont des Patriot, c’est toute la panoplie avec les batteries [de missiles] », a-t-il annoncé, et « certains arriveront très bientôt, dans quelques jours ». Il n’a pas voulu préciser combien seront envoyés.

[…] Donald Trump a repris l’idée de ces sanctions commerciales « secondaires », avec un tarif de 100 %, mais en donnant du temps à Vladimir Poutine. Ce lundi, face à Mark Rutte, il a annoncé des « tarifs secondaires si nous n’avons pas un deal sous cinquante jours » – une éternité pour les Ukrainiens, qui subissent en ce moment une pluie de bombes russes, d’une intensité sans précédent.

Les Echos, Trump promet des armes à l’Ukraine et d’éventuelles sanctions commerciales à la Russie
Donald Trump a reçu lundi le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, dans le Bureau ovale. (Kevin Dietsch/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/Getty Images via AFP)

Lundi 14/7, 19h15

Pacha est à l’enfer. C’est le nom de la position où son pote Roma est resté sans eau pendant plusieurs jours.

Olga, Viber (vocal)

Lundi 14/7, 19h10

Comment ça se passe (chez les puissants).

Président Trump : « Je lui [Poutine] parle souvent de la réalisation de ce projet. Et je raccroche toujours en disant : « Eh bien, c’était un appel sympathique. » Et puis des missiles sont lancés sur Kyiv ou une autre ville. Et je dis : « C’est étrange. »”.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Et après trois ou quatre fois, on se dit : « Ce discours ne veut rien dire. » Je rentre chez moi et je dis à la Première dame : « J’ai parlé à Vladimir aujourd’hui. On a eu une conversation formidable. » Elle répond : « Ah bon ? Une autre ville vient d’être touchée. »

Écoutez, je ne veux pas dire que c’est un assassin, mais c’est un dur à cuire.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Poutine a souligné qu’il y avait une pénurie de femmes en Russie.

Il semble qu’il résolve le problème en diminuant drastiquement le nombre d’hommes en Russie en les envoyant à la guerre.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Lundi 14/7, 19h00

Remaniement.

Zelensky a proposé Ioulia Svyrydenko, ministre de l’Économie ukrainienne, pour diriger le gouvernement et engager la transformation du pouvoir exécutif. Objectifs : renforcer la résilience économique, élargir les programmes de soutien et accroître la production nationale d’armes. Un nouveau plan d’action est attendu prochainement.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Ioulia Svyrydenko, figure-clé des négociations houleuses pour un accord sur les minerais finalement conclu avec Washington, incarne une nouvelle génération de responsables politiques guidant l’Ukraine à travers les tumultes de la guerre.

L’Ukraine vit une période « cruciale », a-t-elle estimé dans un message sur les réseaux sociaux : « Je suis reconnaissante envers le président Volodymyr Zelensky pour sa confiance – et pour l’opportunité de servir l’Ukraine en cette période cruciale », écrit-elle. « Le chef de l’Etat a défini les priorités qu’il attend du gouvernement renouvelé : le renforcement du potentiel économique de l’Ukraine ; l’élargissement des programmes de soutien aux Ukrainiens ; l’extension à grande échelle de la production d’armes nationales », ajoute-t-elle.

Le Monde, Live

Lundi 14/7, 8h00

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

[…] Certes, « l’ennemi » est identifié, le chef d’état-major des Armées s’étant chargé deux jours auparavant de clairement le nommer avec un artifice intéressant : c’est la Russie qui ferait de la France son principal ennemi en Europe, même si dans la réthorique belliciste de Vladimir Poutine chaque pays européen qui soutient l’Ukraine est un ennemi de la Russie. Il ne semble pas que le maître du Kremlin, qui se prend pour un tsar, ait pris le soin de hiérarchiser ses ennemis, n’en déplaise « aux Français ».

Reconnaître que la France est l’ennemi de la Russie de Poutine est probablement nécessaire pour mettre les points sur les i et contrer cette propagande diffusée par les extrémistes de tout poil qui nous présentent Vladimir Poutine comme un leader charismatique et rassurant, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant par Thierry Mariani… Présenter la France comme le principal ennemi de la Russie en Europe est cependant un artifice inutile.

Notons par exemple que l’Allemagne et la Pologne sont probablement les deux pays qui font le plus d’efforts concrets pour se réarmer, tandis que les pays baltes et la Finlande se préparent quasiment à une agression de la Russie. Cette présentation de la situation par la France est vraisemblablement destinée à montrer le rôle clef qu’elle jouerait au niveau européen, ce dont les déclarations du président français me font douter : la France, la nation, le drapeau… mais où est l’Europe dans ce discours ?

De fait, le niveau pertinent d’une défense crédible, face à un empire menaçant comme la Russie de Poutine, est clairement celui de l’Europe, au même titre qu’en termes industriels, c’est la construction européenne d’Airbus qui a permis de concurrencer Boeing dans le domaine de l’aéronautique. L’échelle de puissance est européenne, en dessous ne sont que des puissances moyennes.

[…] C’est toute l’ambiguïté de la politique française qui apparaît dans le discours de Macron de ce 13 juillet 2025, en affichant une volonté européenne en même temps qu’une absence de projets structurants, comme s’il ne fallait surtout pas passer à l’action : pas de programme d’armement européen, pas de programme de coopération renforcée, sauf avec la Grande-Bretagne (qui n’est plus membre de l’Union européenne), pas de projet de défense collective qui permettrait de montrer à Vladimir Poutine qu’il a du souci à se faire.

Pour résumer, les efforts budgétaires de chaque membre de l’Union européenne – la France en premier lieu – se dispersent dans la multiplicité des forces armées et des structures qu’ils financent. La première puissance du monde est aujourd’hui celle des États-Unis, parce qu’ils n’ont qu’une seule armée pour 50 Etats, quand l’Europe en compte 30 qui cultivent la différence bien plus que la cohérence… 30 armées de trop pour des finances qui ne sont pas extensibles : sur le papier l’addition des budgets militaires actuels des pays européens devraient leur procurer la deuxième armée du monde, mais nous en sommes loin.

Quelle déception que cette génération de dirigeants que je croyais jeunes et inventifs. En réalité, ils s’inscrivent dans un héritage dépassé de « souveraineté nationale » qui n’est plus de mise face à l’ampleur de la menace rappelée à bon escient, mais qui ne concerne pas que la France…

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Plus de fric, plus d’efforts, mais guère d’Europe dans le discours aux Armées du président Macron

[…] « Jamais depuis 1945 la liberté n’avait été si menacée », a affirmé à deux reprises le chef de l’Etat devant un parterre de hauts gradés et de fonctionnaires du ministère des armées. « Nous replongeons dans des années où l’histoire se fait (…) Notre Europe se trouve placée à la lisière d’un vaste arc de crises (…) Nous, Européens, devons désormais assurer notre sécurité nous-mêmes (…) », a-t-il ajouté. Mais, a aussi prévenu Emmanuel Macron, « pour être libre dans ce monde, il faut être craint, et pour être craint, il faut être puissant ». […]

Le Monde, Emmanuel Macron sonne l’alarme sur l’aggravation des menaces et appelle à une nouvelle hausse du budget des armées « pour rester libres »

Lundi 14/7, 7h50

Lindsey a dit.

[…] Parallèlement, l’influent sénateur américain Lindsey Graham a défendu à nouveau dimanche sa proposition de sanctions drastiques contre Moscou, un projet semblant progresser à mesure que s’accroît la frustration de Donald Trump vis-à-vis du Kremlin.

«Un tournant arrive» dans la guerre en Ukraine, a déclaré le sénateur républicain sur CBS. Sa proposition «donnerait au président Trump la capacité d’imposer des droits de douane de 500% sur n’importe quel pays qui aide la Russie et soutient la machine de guerre de Poutine», a-t-il expliqué. Donald Trump avait dit mardi «étudier de très près» cette proposition. «C’est un coup de massue que le président Trump aura à sa disposition pour mettre fin à la guerre», a insisté Lindsey Graham, qui s’est rendu en Europe cette semaine pour défendre ses mesures aux côtés de son partenaire démocrate Richard Blumenthal. Les deux sénateurs doivent aussi s’entretenir lundi avec le secrétaire général de l’Otan.

Lindsey Graham a également évoqué dimanche de possibles mesures visant les avoirs russes gelés ou encore la vente aux alliés européens d’«énormes quantités d’armes qui pourront bénéficier à l’Ukraine.» Les mesures proposées par les deux sénateurs américains font partie des moyens qui «peuvent nous rapprocher de la paix», a écrit jeudi sur X Volodymyr Zelensky, qui ne cesse de réclamer un renforcement des sanctions américaines contre la Russie.

Le Figaro, Les États-Unis vont finalement envoyer des systèmes antiaériens Patriot à l’Ukraine
Anton Gerashchenko, Bluesky

Lundi 14/7, 7h40

Trump a dit.

[…] «Nous leur enverrons des Patriots, dont ils ont désespérément besoin», a déclaré Donald Trump, deux semaines après que Washington a annoncé la suspension de certaines livraisons d’armes à Kyiv. «Je n’ai pas encore décidé du nombre mais ils vont en avoir parce qu’ils ont besoin de protection», a-t-il ajouté.

La livraison d’armes fera partie d’un accord impliquant l’Otan qui paiera les États-Unis pour des armes qu’elle enverra à l’Ukraine, selon M. Trump. «Nous allons en fait leur envoyer divers équipements militaires très sophistiqués et ils vont nous les payer à 100%», a déclaré Donald Trump aux journalistes. Le président américain a répété qu’il était «déçu» par son homologue russe.

Donald Trump, qui avait au début de son mandat tenté de convaincre Vladimir Poutine de négocier sur la fin du conflit, a de nouveau fait part de sa déception au vu des intenses frappes russes qui ont continué à s’abattre sur l’Ukraine, sans cessez-le-feu en vue. «Poutine a vraiment surpris beaucoup de gens. Il parle gentiment et ensuite il bombarde tout le monde le soir», a déclaré M. Trump, visiblement mécontent. […]

Le Figaro, Les États-Unis vont finalement envoyer des systèmes antiaériens Patriot à l’Ukraine
Commentaire : "Poutine a surpris beaucoup de gens …. Non, Poutine n’a surpris que Trump !
Cela fait 39 ans qu’on le connaît et il n’a pas changé d’un iota : c’est un assassin sans foi ni loi, avec des centaines de milliers de morts civils sur les mains"
Commentaire : "On le croira lorsque les Patriots seront là. Par ailleurs, il n'existe pas de méchanisme d'achats à l'OTAN tel décrit par Trump même si des achats groupés peuvent être effectués par l'Organisation pour des membres intéressés."

Lundi 14/7, 7h35

Allons enfants…

Dans un monde bouleversé par l’aggravation des menaces et la multiplication de crises – comme l’ont souligné ces derniers jours le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, ainsi que le patron de la DGSE, le service de renseignement extérieur, Nicolas Lerner -, les Français semblent trouver refuge dans les valeurs nationales, en assumant leur attachement au pays. Une tendance de fond qui ne cesse de gagner du terrain. C’est ce que révèle une étude Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, réalisée avant le discours qu’Emmanuel Macron a prononcé ce dimanche soir aux armées : huit sondés sur dix (81 %) se disent « patriotes », soit une hausse de cinq points depuis novembre 2022. […]

Le Figaro, 14 Juillet : une très large majorité de Français a une « bonne opinion » de l’armée et souhaite une hausse des dépenses militaires

Dimanche 13/7, 19h00

Solaire.

Des reliefs couverts de plus de 60 000 panneaux photovoltaïques à Jinhua, dans la province de Zhejiang (Chine), le 11 avril 2025. COST FOTO/BESTIMAGE

[…] la Chine estime que c’est par la masse de sa production que les technologies vertes deviennent accessibles à l’échelle planétaire. Ses entreprises, en concurrence féroce entre elles, innovent sans cesse pour réduire les coûts, améliorer les performances et tenter de dégager une marge. […]

Le Monde, La Chine, hyperpuissance de la transition écologique

Dimanche 13/7, 18h50

Drones (suite).

La ligne de front est pratiquement paralysée par l’utilisation massive de drones FPV. Les déplacements en terrain découvert sont devenus mortels pour les forces ukrainiennes et russes. Tout dans un rayon de 20 km du front est surveillé, et le faible coût des drones FPV permet désormais de les utiliser même pour cibler des soldats individuels.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 13/7, 13h10

Les Palestiniens souffrent aussi (suite).

CNN - Une Palestinienne attache les cheveux de sa fille après une frappe israélienne sur le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville de Gaza, le mercredi 9 juillet. Omar Al-Qattaa/AFP/Getty Images

Dimanche 13/7, 12h40

Musée.

Le musée d’histoire locale de la ville d’Izium, dans l’est de l’Ukraine, a, comme la communauté qui l’entoure, beaucoup souffert depuis l’invasion à grande échelle du pays par la Russie.

[…] Le musée est de nouveau entre les mains des Ukrainiens, mais il reste dans un état fragile et vulnérable, inconfortablement proche de la ligne de front et de la menace d’une réoccupation. Le toit est réparé, explique la directrice, Halyna Ivanova, mais il est inutile de refaire les vitres alors que la ville est frappée nuit après nuit par des missiles.

[…] Dans une pièce, une exposition est consacrée à des personnalités locales importantes. L’une d’entre elles est l’écrivain pour enfants Volodymyr Vakulenko, qui a été assassiné et qui a enterré son journal sur la vie sous l’occupation sous un cerisier dans son village avant d’être arrêté et abattu. Un autre est « un pompier qui distribuait également de l’aide dans la ville et qui est mort à cause d’une bombe à fragmentation ».

[Halyna Ivanova, directrice du musée d’histoire locale] déclare : « C’était mon voisin et je l’ai connu toute sa vie ; je l’ai vu naître et je l’ai vu mourir ».

Elle construit également un « musée de l’occupation » : elle rassemble des objets laissés par les envahisseurs. « Il y a ainsi des preuves de leur présence ici et des preuves des crimes qu’ils ont commis.

Une partie de cette nouvelle collection est exposée. On y trouve une partie d’une roquette à sous-munitions, des uniformes et des casques russes, ainsi que ceux de leur État mandataire, la soi-disant République populaire de Donetsk, des paquets de rationnement et des cigarettes russes – « des marques que je n’avais pas vues depuis que j’en fumais il y a 30 ans, avant la chute de l’Union soviétique », déclare Ivanova.

Des béquilles d’aspect antique et des garrots périmés témoignent de la vétusté des fournitures d’une partie de l’armée d’invasion. Il y a aussi des colis d’aide offerts par le fabricant de chars russe Uralvagonzavod, des manuels scolaires pour les enfants d’âge primaire présentant la Russie comme la mère patrie et Moscou comme « la capitale de notre pays », ainsi que des fragments d’un mémorial en pierre érigé pour marquer la tombe d’un colonel russe « ce qui montre », dit Ivanova, « qu’ils pensaient qu’ils allaient rester pour toujours ».

Des feuilles d’information sur la propagande sont exposées, ainsi qu’une photographie d’une visite d’un éminent propagandiste russe entouré de collaborateurs locaux. « L’un est en Russie, l’autre est recherché par la police ici, et les deux femmes sont en prison », explique Ivanova.

L’humour noir n’est pas en reste : une médaille russe artisanale, grossièrement taillée dans un morceau de bois et décernée « pour toute cette merde ». […]

The Guardian, À l’intérieur des musées fantômes d’Ukraine : des expositions remplacées par des fragments de guerre et d’occupation, traduction Deepl

Dimanche 13/7, 11h10

C’est dimanche.

Music of Sound, Detritus 793
"Bijoux religieux si Jésus était mort en explosant au lieu d'être crucifié" @climaxximus

Dimanche 13/7, 10h55

Zapo.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été informée d’une prétendue attaque de drone contre l’hôtel de ville d’Enerhodar, où vit la plupart du personnel de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhya (ZNPP), a déclaré le directeur général Rafael Mariano Grossi.

Lors d’une visite à Enerhodar aujourd’hui, les membres de l’équipe de l’AIEA basés à la centrale nucléaire de Zéphyr ont été conduits à l’hôtel de ville et ont pu constater des dégâts au sommet du bâtiment. Ils ont été informés qu’ils avaient été causés par une frappe de drone survenue vers 1 heure du matin vendredi. Aucune victime n’a été signalée. Enerhodar est située à environ 5 km de la centrale nucléaire de Zéphyr. […]

AIEA, mise à jour 302, traduction automatique

Dimanche 13/7, 9h50

C’est dimanche.

Lors de la conférence de presse qu’il a donnée le 11 juillet pour détailler les menaces qui pèsent sur la France, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général Thierry Burkhard, a souligné que la Russie dispose d’un « modèle d’armée complet », pour lequel elle « consacre des efforts colossaux que l’on a du mal à imaginer ». Et d’ajouter : « Je ne vois pas de capacités qui manquent. […] Globalement, sur le papier, l’armée russe dispose de tout ce qu’il faut ».

[…] Admis au service en 1995, c’est-à-dire douze ans après le début de sa construction, [l’unique porte-avions russe] l’Amiral Kouznetsov fut déployé en Méditerranée orientale en octobre 2016, afin de soutenir les forces russes engagées en Syrie. Au cours de cet unique engagement opérationnel, il perdit deux chasseurs embarqués, à savoir un MiG-29KUBR et un Su-33.

Puis, à l’issue de ce déploiement, l’Amiral Kouznetsov mit le cap vers Severodvinsk pour y être modernisé. Il s’agissait alors de remplacer quatre de ses huit chaudières, de l’équiper de nouveaux systèmes [guerre électronique, communication, défense anti-aérienne] et d’améliorer son système de combat ainsi que ses installations aéronautiques. Ce chantier devait durer trois ans.

Seulement, huit ans plus tard et après plusieurs incidents [chute d’une grue sur le pont d’envol, incendies à bord, découverte de malfaçons, arrestation du chef de projet pour corruption, etc.], le porte-avions russe n’a toujours pas repris son cycle opérationnel, alors que le chantier naval United Shipbuilding Corporation [USC] avait assuré qu’il serait prêt pour des essais à partir de 2024.

A priori, l’Amiral Kouznetsov pourrait ne plus jamais reprendre la mer. Le 11 juillet, s’appuyant sur des sources « bien informées », le journal russe Izvestia a en effet révélé que la marine russe et USC envisageaient de mettre un terme au programme de modernisation du porte-avions, qui serait par conséquent envoyé à la ferraille. En attendant qu’une décision soit prise, les travaux ont été suspendus. […]

Zone militaire, La Russie serait sur le point de retirer son unique porte-avions du service
Commentaire : "Bon il est vrai que la Marine russe c’est pas ça. Entre le fiasco de Tsushima de 1905, la perte du sous-marin K-141 Koursk en 2000, la perte du Moskva en 2022 et la liste serait encore longue, le retrait de leur porte-avion est une bonne nouvelle pour la sécurité de leurs propres marins."

Dimanche 13/7, 9h10

Bleu et jaune.

Le Monde, Live — Le corps d’un habitant tué lors de frappes de drones et de missiles russes, à Tchernivtsi (Ukraine), le 12 juillet 2025, sur une photo publiée par le service de presse des services d’urgence d’Ukraine. Services d’urgence d’Ukraine / via REUTERS

Dimanche 13/7, 1h50

Comment ça se passe.

Les Russes ont tenté d’avancer près de Toretsk avec deux chars Blyatbarn modifiés transportant de l’infanterie. Une soixantaine de drones FPV ont été déployés pour les attaquer. L’attaque a été repoussée par la 28e brigade et Kurt&Company [?]. Un char a été détruit, le second incendié et l’infanterie éliminée.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Samedi 12/7, 16h10

Drones.

La guerre évolue à un rythme effréné. Les drones et les robots représentent l’avenir du combat et de la défense modernes.

Les forces armées ukrainiennes ont présenté les drones terrestres ukrainiens les plus utilisés sur les lignes de front : « Liut » (Fureur), « Termit » (Termite), « Ardal » et « Gnom-Miner ».

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Samedi 12/7, 0h45

Dans le train, les yeux de mon voisin tombent sur le blog que je suis en train de compléter. Il pouffe en voyant l’image de « Devinette (suite) » sur le suicide de Putler. Il me demande quel est mon métier. Je lui dit que j’ai un lien très spécial avec l’Ukraine.

— Ah. Et la Palestine ?
— Je ne regarde pas.
— Pourquoi ?
— Par lâcheté. Parce que l’Ukraine me suffit.
— Mais les Palestiniens souffrent aussi !


Samedi 12/7, 0h20

La première guerre cyberpunk.

— Des gens de l’OTAN sont déjà venus ici pour voir comment on travaille. Ils nous ont posé des questions du genre : « Les gars, comment ça se fait que vous soyez encore en vie avec des bombes imprimées en 3D, des drones, du scotch et tout votre attirail de bricolo ? »
Mais le plus fort, c’est que ça marche. […] J’appelle ça la première guerre cyberpunk.

[…] Un char coûte environ 1 million de dollar, un drone environ mille dollars… C’est un succès. La réussite de notre guerre asymétrique. […]

Arte, Regards, La guerre des drones

Vendredi 11/7, 19h30

En nature.

[…] 660 millions de dollars. C’est la somme astronomique que réclame aujourd’hui un jury américain à plusieurs entités de Greenpeace, aux États-Unis comme à l’international. À l’origine de cette procédure : le géant pétrolier Energy Transfer, constructeur de l’oléoduc Dakota Access Pipeline. Le motif ? Avoir soutenu les manifestations pacifiques contre ce projet en 2016.

Ce n’est pas un procès comme les autres. Il s’agit d’une “SLAPP” (Strategic Lawsuit Against Public Participation), autrement dit une poursuite stratégique contre la mobilisation publique. Son objectif n’est pas de rendre justice, mais d’intimider, d’épuiser, et surtout de faire taire. En d’autres termes : une attaque frontale contre la liberté d’expression.

Pour faire résonner cette affaire auprès du grand public, Greenpeace et STRIKE ont conçu une campagne puissante, aussi graphique que politique. Quatre visuels mettent en scène le “prix” de cette condamnation sur fond de désastre écologique : une marée noire en expansion [Payables en liquide], une forêt en flammes, un ours polaire en détresse sur une banquise brisée [Payables en espèces], et la progression implacable de la déforestation [Payables en grosses coupures]. […]

Creapils, Greenpeace signe une campagne choc après son amende de 600 millions $

Vendredi 11/7, 19h05

Dans la collection « les grandes figures russes » : Medinski, le chef du chromosome supplémentaire.

Aujourd’hui, alors que les négociations russo-ukrainiennes sur un cessez-le-feu ont définitivement échoué et que les parties sont revenues à une guerre totale sur le front et à l’arrière, il apparaît évident que la Russie n’a même pas essayé de faire avancer ces négociations. Elles n’étaient qu’un écran de fumée, une couverture pour une nouvelle offensive russe, un spectacle destiné à satisfaire le protecteur du Kremlin, Donald Trump, et à semer la confusion chez les Européens en quête d’une « paix » illusoire. À la tête de cette mascarade organisée par les diplomates russes se trouvait la figure comique de l’historien en chef de la cour, Vladimir Medinski, nommé chef de la délégation russe.

Medinski est en Russie une figure à la fois grotesque ( « fantoche », comme l’a qualifié Volodymyr Zelensky) et caractéristique, typique du régime de Poutine. Né en Ukraine dans une famille de militaires, il s’est retrouvé à Moscou au début des années 1980 où, encore écolier, il s’est passionné pour l’histoire militaire et a été admis au prestigieux MGIMO, l’Institut des relations internationales du ministère des Affaires étrangères, véritable pépinière de loyauté et d’arrogance impériale. Il a travaillé au Komsomol et s’est naturellement orienté vers les affaires, fondant plusieurs agences de relations publiques et conseillant, entre autres, des pyramides financières tristement célèbres telles que MMM. Tel un héros des premiers romans de Viktor Pelevine, ce publicitaire moscovite des années 1990 à l’allure de fonctionnaire du Komsomol a compris que les véritables opportunités en Russie étaient liées à la fonction publique. Au début des années 2000, il a fait une carrière fulgurante dans la bureaucratie : après être passé par le service de presse de la police fiscale et l’appareil du parti du pouvoir, Russie unie, il est devenu député à la Douma, puis ministre de la Culture.

À ce poste, Medinski s’est fait remarquer par des extravagances : il a par exemple déclaré que le peuple russe avait un « chromosome supplémentaire » qui lui avait permis de survivre au XXe siècle (en réalité, un chromosome supplémentaire entraîne de graves maladies génétiques, comme la trisomie 21). Il a interdit la comédie satirique britannique « La Mort de Staline », traité de « débiles » ceux qui lisent des bandes dessinées et a également affirmé que la légende soviétique des 28 héros de Panfilov qui auraient détruit une division blindée allemande près de Moscou en 1941, depuis longtemps reconnue comme un mensonge de propagande, était vraie.

Mais l’activité principale de Medinski est bien sûr dans le domaine de l’histoire russe. En tant que président de la Société d’histoire militaire russe, il a reçu des milliards de roubles du budget de l’État pour construire des monuments pompeux à la gloire des dirigeants russes et tourner des films patriotiques dépourvus de talent. Il a écrit une série de livres intitulée « Mythes sur la Russie », dans lesquels il affirmait que toutes les idées reçues sur les Russes – l’alcoolisme, la paresse et la misère, sont le fruit de l’imagination des russophobes occidentaux. Il a également coécrit un manuel d’histoire destiné aux écoles russes, dans lequel l’histoire de la Russie est présentée comme une succession ininterrompue de victoires et Staline est qualifié de « gestionnaire efficace ». Et lorsque des traces de plagiat ont été découvertes dans la thèse de doctorat d’histoire de Medinski, il a déclaré qu’il s’agissait d’une machination des ennemis de la Russie, et la révocation de son titre universitaire a été suspendue après l’intervention des autorités.

C’est précisément sur le terrain de la politique historique que Vladimir Medinski s’est lié d’amitié avec un autre historien amateur, Vladimir Poutine. Le président russe est connu pour son penchant maladif pour l’histoire, sa nostalgie de l’Empire russe et de l’Union soviétique, sa manie de dénoncer les falsifications historiques, ce qui explique que Medinski, avec sa version mythifiée, patriotique et impériale de l’histoire russe, soit devenu son partenaire idéal.

[…] Sa présence à la tête d’une délégation russe factice est donc profondément symbolique. D’un côté, elle souligne l’absence de tout véritable mandat politique de cette délégation, le caractère vain et guidées par l’idéologie de ces négociations, destinées à humilier et insulter les Ukrainiens. De l’autre, elle montre combien les mythes historiques et les griefs illusoires sont profondément enracinés dans le tissu même de la politique russe : c’est pour eux que fusent les missiles et que périssent des centaines de milliers de personnes. Dans la Russie de Poutine, tout est faux : de l’historien-charlatan promu au poste de conseiller présidentiel jusqu’aux raisons inventées de la guerre et aux discours hypocrites sur la paix.

Desk Russie, Sergueï Medvedev, Le chromosome supplémentaire de Vladimir Medinsk
Sergueï Medvedev est un universitaire, spécialiste de la période postsoviétique, dont le travail s’enrichit des apports de la sociologie, de la géographie et de l’anthropologie de la culture. [...]
Vladimir Medinski en juin 2025 // Sa chaîne Telegram

Vendredi 11/7, 17h15

America, America.

Quatre ans pour revenir en arrière ? Rétablir la présence militaire américaine telle qu’elle était avant le 11 septembre au Moyen-Orient, et avant l’invasion russe de 2014 en Europe : ce sont les objectifs que fixent Jennifer Kavanagh et Dan Caldwell pour la revue globale de la posture des forces armées américaines (Global Posture Review) sous le mandat Trump.

Sur le continent européen, ils prônent notamment une réduction drastique de la présence de l’US Army, visant moins de 20 000 soldats américains présents — contre plus de 100 000 aujourd’hui — et une réduction de moitié de la puissance aérienne et navale. 

De la même manière, ils défendent un retrait total des forces américaines d’Irak et de Syrie, mais aussi de Jordanie et du Koweït. En Europe comme au Moyen-Orient, ce sont pour eux les « alliés » des États-Unis dans la région qui devraient prendre en charge la sécurité, libérant ainsi les moyens américains pour un redéploiement, lui aussi limité, vers le théâtre indo-pacifique. 

Au nom d’une doctrine America First poussée à l’extrême, les recommandations sont entièrement focalisées sur ce qui pourrait le plus directement toucher le territoire américain — en ce sens, ni la guerre de Poutine en Europe, ni la perspective d’une nucléarisation de l’Iran, pas plus que les mouvements insurrectionnels au Moyen-Orient ou la perturbation du trafic maritime en mer Rouge ne sont vus ou présentés comme des menaces. 

Les moyens et l’attention devraient ainsi se concentrer uniquement sur deux théâtres, seules régions du monde réellement sous la menace : le sol américain et, dans un second temps, le Pacifique.

[…] Mais il faut aussi savoir lire ce document a contrario.

S’il n’exprime que l’opinion de ses auteurs, il laisse en fait une place réelle aux ambitions impériales plusieurs fois exprimées par Donald Trump et des membres de son administration, notamment en Europe. 

Dans un paragraphe consacré à la protection de la « sécurité économique des États-Unis », on peut lire par exemple ceci : « nous partons du principe que les États-Unis ne procéderont à aucune nouvelle acquisition territoriale. » On sait que Trump poursuit l’objectif géopolitique d’une annexion du Groenland avec pour argument principal qu’il aurait une importance « vitale » pour les États-Unis. Aussi cette phrase qui en apparence écarte l’hypothèse d’une guerre d’agression est-elle suivie par une autre qui laisse en fait ouvert un grand nombre de scénarios : « Cela n’exclut pas la possibilité d’un renforcement de la posture militaire à des fins stratégiques essentielles. »

Si la ligne d’un retrait quasi-total en Europe et au Moyen-Orient au motif de la minimisation des menaces est cohérente avec un certain nombre de déclarations exprimées par Trump et son administration depuis janvier, le positionnement prôné dans le Pacifique constitue peut-être la rupture la plus étonnante. 

Arguant que Taïwan serait une « petite île » sans importance stratégique — ailleurs dans le document, l’Ukraine est elle aussi présentée comme un « petit pays » — les auteurs affirment qu’il ne serait pas dans l’intérêt des États-Unis de défendre Taipei en cas d’invasion chinoise. Considérant que la Corée du Nord n’est pas une menace directe pour Washington, ils recommandent aussi de se retirer complètement de la péninsule en laissant Séoul assurer seule sa sécurité […]

Le Grand Continent, Après l’Ukraine, des experts américains appellent Trump à ne pas défendre directement Taïwan. Texte intégral de la proposition de Caldwell et Kavanagh

Vendredi 11/7, 17h05

Devinette (suite).

Cartoon Movement, Bart van Leeuwen, Putin for Dummies
Le ministre russe des Transports a été retrouvé mort dans ce que les autorités qualifient de suicide apparent.

Vendredi 11/7, 17h00

Boudanov a dit.

« La position de Trump est cohérente ; il ne faut pas le juger à l’aune des descriptions des médias. En tant que chef des services de renseignement, j’en sais plus. »

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

La Corée du Nord fournit jusqu’à 40 % des munitions de la Russie, — Budanov

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Boudanov a déclaré qu’un cessez-le-feu devait être conclu au plus vite, bien avant la fin de l’année. Il a également affirmé que la Russie ne s’emparerait pas de l’intégralité de la région de Donetsk d’ici la fin de l’année.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 11/7, 16h45

Oiseaux.

[…] Voici cette fois [le perroquet] Conor au milieu de cigognes ou d’aigles unijambistes, de corbeaux brûlés par des éclats d’obus ou pris au piège de forêts en feu. « La plupart de ces oiseaux nous sont adressés par des soldats, ils changent parfois cinq fois de main, certains nous arrivent même par Blablacar »,explique Viktor Chelvinsky. Une perruche verte venue de Zaporijia a été blessée par les bris de verre d’une fenêtre soufflée par une explosion, à dix kilomètres de la ligne de front. Une chouette a perdu une aile et il a fallu à nouveau amputer une cigogne, le 24 juin.

« Conor est arrivé ici dans un très sale état psychique : belliqueux, batailleur, méfiant de tout »,diagnostique le vétérinaire. L’oiseau répétait « Ne me mords pas ! » ou « plus plus » (« reçu » en langage radio). Viktor Chelvinsky croit aussi l’avoir entendu crier « Christ est ressuscité ! »

Grâce à ses soins patients, le volatile s’est aujourd’hui remplumé. « Il fait cage commune avec une femelle perroquet arrivée en 2022 avec un trauma de l’aile et une pneumonie, qui l’a mis en confiance et lui fait beaucoup de bien» Le calme de l’ouest du pays, où les alertes sont rares, a fait le reste, bouclant cette histoire qui se fait allégorie des traumas et du stress d’un pays abandonné depuis trois ans à la violence d’une guerre.

Le Monde, Par Ariane Chemin (Dnipro, Lviv, envoyée spéciale), Le perroquet Conor, devenu fou après la mort du soldat Anton, son maître, triste allégorie des traumatismes de la guerre en Ukraine

Vendredi 11/7, 14h50

Ceci est un char.

La 28e brigade mécanisée ukrainienne a repoussé un assaut russe près de Toretsk. L’attaque impliquait un char « Tsar » équipé d’un rouleau de mines. Une soixantaine de drones FPV ont été nécessaires pour le détruire, en raison de son blindage renforcé et de l’absence de points faibles évidents. Images partagées par DeepState.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 11/7, 13h45

France.

« Le Kremlin a fait de la France une de ses cibles prioritaires », a affirmé Thierry Burkhard, chef d’état-major des armées français, lors d’une rare conférence de presse qui s’est tenue vendredi matin.

Si la France n’est pas menacée de « se faire attaquer directement et lourdement sur le territoire national », a-t-il souligné, elle est touchée par des actions hybrides, incluant campagnes de désinformation en France ou en Afrique, actes d’espionnage, cyberattaques, sabotages d’infrastructures sous-marines ou encore manœuvres de satellites russes dans l’espace.

Le Monde, Live
Le chef d’état-major des armées françaises, Thierry Burkhard, au cours d’une conférence de presse, à Paris, le 11 juillet 2025. THIBAUD MORITZ / AFP

Vendredi 11/7, 9h45

Devinette.

Simple effet d’annonce ou possible avancée ? Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé jeudi s’être vu proposer par son homologue russe Sergueï Lavrov une « une nouvelle idée ou un concept nouveau » sur l’Ukraine. Les deux hommes se sont rencontrés jeudi près d’une heure en marge du Sommet de l’Asean qui se tient actuellement en Malaisie. Ils se sont revus brièvement ce vendredi.

[…] Pour autant, aucun détail n’a été donné quant à cette proposition russe que Marco Rubio doit désormais « rapporter au président (Donald Trump) pour en discuter ». Selon le chef de la diplomatie américaine, il ne s’agit pas d’une « nouvelle approche », ni d’une initiative menant « automatiquement à la paix » mais d’une « nouvelle idée » qui « pourrait permettre d’ouvrir la porte » vers une possible issue. Reste à savoir si elle séduira le président américain qui, sur NBC jeudi soir, a indiqué qu’il ferait une « déclaration importante sur la Russie » lundi. […]

Les Echos, Guerre en Ukraine : la Russie propose aux Américains une « nouvelle idée »

Alors, quelle est cette nouvelle idée ? Radio-Tchernobyl croit que Putler pourrait proposer de se suicider pour faire avancer les choses. Et toi, qu’en penses-tu ?

Le suicide probable du ministre russe des Transports, Roman Starovoït, annoncé peu après son limogeage lundi par Vladimir Poutine sur fond d’allégations de corruption, a profondément choqué l’élite politique, où chacun redoute de faire les frais de la chasse aux profiteurs.

[…] Après avoir déposé devant le cercueil de grands bouquets de roses rouges, des anciens collègues de M. Starovoït, en costumes sombres, sont repartis très vite dans leurs luxueuses voitures noires.

Dans une ambiance très lourde rappelant les funérailles dans le film culte « Le Parrain » de Francis Ford Coppola, d’autres personnes interrogées par les journalistes de l’AFP dans la foule ont refusé de parler.

Vladimir Poutine n’a pas participé à la cérémonie.

[…] Les autorités « ont essayé de faire de lui (Roman Starovoït) un bouc émissaire », accuse auprès de l’AFP Andreï Pertsev, analyste du média indépendant Meduza, reconnu « indésirable » et interdit en Russie.

L’incursion ukrainienne « s’est principalement produite parce qu’il n’y avait pas assez de soldats pour protéger la frontière », mais c’était « plus facile de rejeter la faute sur un responsable civil », explique-t-il.

[…] L’affaire Starovoït s’inscrit dans une vague récente de répression visant de hauts responsables soupçonnés de s’être enrichis illégalement pendant l’offensive russe en Ukraine. Et selon des analystes, si les scandales de corruption on toujours existé en Russie, la campagne militaire a changé les règles du jeu politique.

« Il existait des règles auparavant, selon lesquelles les gens savaient: une fois qu’ils montaient suffisamment haut, on ne les embêtait plus », estime M. Pertsev. « Mais elles ne fonctionnent plus. »

[…] « À l’avenir, le système sera prêt à sacrifier des figures de plus en plus en vue, » avertit [la politologue Tatiana Stanovaïa du Centre Carnegie Russie Eurasie, interdit en Russie en tant qu’organisation « indésirable ».]

La Libre, En Russie, le suicide apparent d’un ministre sème la peur au sein de l’élite: « Les autorités ont essayé de faire de lui un bouc émissaire »

Vendredi 11/7, 9h35

Enfance.

Andrii Tupkalenko, 8 ans, l'un des derniers enfants restés dans son village de première ligne, montre à la caméra des morceaux d'une grenade à main usagée, qui ont été trouvés autour de sa maison à Kalynove, dans la région de Kharkiv, en Ukraine, le 11 avril 2025. REUTERS/Violeta Santos Moura (traduction automatique)

Avant que la Russie n’envahisse l’Ukraine, les deux fils de Varvara Tupkalenko jouaient à la maison avec des voitures miniatures, comme beaucoup de garçons de leur âge.

Aujourd’hui, les pistolets en plastique sont les jouets préférés dans leur salon du village de Kalynove, à seulement 15 kilomètres de la frontière russe, dans la région de Kharkiv, au nord-est du pays.

[…] Ni Andrii ni Maksym n’ont jamais mis les pieds dans une salle de classe car l’invasion russe a prolongé l’apprentissage à distance sur Internet qui a commencé pendant l’épidémie de COVID-19, privant plus d’un million des sept millions d’enfants ukrainiens de contacts sociaux essentiels au développement, selon le rapport de Save the Children.

Environ le même nombre de personnes risquent de développer un trouble de stress post-traumatique ou une dépression, selon l’étude. […]

Reuters, Violeta Santos Moura, L’enfance façonnée par la guerre pour deux frères ukrainiens, traduction automatique

Vendredi 11/7, 9h20

Economie d’après-guerre.

La multiplication des attaques de drones russes et la crainte d’une scission de l’Ukraine dans le cadre d’un futur plan de paix ont jeté une ombre sur la réunion des dirigeants européens visant à planifier la reconstruction éventuelle du pays.

[…] Une grande incertitude entoure le plan de paix dirigé par les États-Unis, qui devrait inclure des concessions territoriales. Un rapport publié le mois dernier a révélé que plus d’un tiers des coûts de reconstruction estimés de l’Ukraine, soit près de 200 milliards de dollars (150 milliards de livres sterling), reviendraient à une Russie en faillite si l’Ukraine était contrainte de concéder la perte de contrôle de quatre territoires dans le cadre d’un éventuel accord de paix.

[…] La difficulté pour les planificateurs d’après-guerre de concevoir des scénarios réalistes est soulignée par le fait que depuis la dernière conférence de relance, à Berlin en 2024, les dommages aux infrastructures énergétiques ont augmenté de 93 % en un an.

Les secteurs les plus touchés sont le logement (avec des dégâts de 57 milliards de dollars), les transports (environ 36 milliards de dollars) et l’énergie et les mines (environ 20 milliards de dollars). […]

The Guardian, La crainte d’une scission de l’Ukraine jette une ombre sur les pourparlers de reconstruction, traduction automatique & Deepl

Vendredi 11/7, 9h10

Zapo.

La centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhya (ZNPP) reste connectée à sa dernière ligne électrique principale restante après la récente perte de toute alimentation électrique hors site le 4 juillet, une situation persistante qui met en évidence les risques accrus en matière de sûreté et de sécurité nucléaires pendant le conflit, a déclaré aujourd’hui le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.

La panne d’électricité – la neuvième depuis le début du conflit en février 2022 – a contraint la centrale nucléaire de ZNPP à compter sur ses générateurs diesel de secours pendant près de quatre heures, la seule ligne de secours restante de la centrale étant toujours déconnectée après avoir été apparemment endommagée par une activité militaire le 7 mai. L’équipe de l’AIEA basée sur le site de la centrale nucléaire de ZNPP – la plus grande installation nucléaire d’Europe – a été informée cette semaine que les réservoirs de carburant des générateurs diesel de secours utilisés pendant la panne d’électricité ont depuis été remplis et que le site dispose de suffisamment de carburant pour permettre le fonctionnement des générateurs diesel de secours pendant environ 20 jours, en cas de panne d’électricité hors site.

[…] L’équipe de l’AIEA a signalé avoir entendu des activités militaires presque tous les jours de la semaine dernière, notamment des coups de feu près de la centrale le 4 juillet et trois explosions à proximité de la centrale le 5 juillet. […]

AIEA [mon amour], mise à jour 301, traduction automatique

Vendredi 11/7, 7h35

Saturation.

Les tactiques de frappe russes, conjuguées à l’ampleur accrue et à la concentration des frappes russes récentes, visent à submerger les défenses aériennes ukrainiennes et entraînent des dégâts importants.

Un blogueur militaire russe affilié au Kremlin a déclaré que les forces russes emploient de nouvelles tactiques de frappe, qui consistent à cibler des frappes massives contre une ou deux villes cibles principales. Le blogueur a affirmé que les défenses aériennes ukrainiennes protégeant les villes sont incapables de repousser des frappes aussi massives et concentrées.

Le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, le colonel Yuriy Ihnat, a réitéré que les forces russes lancent des drones et des missiles depuis différentes directions et à différentes altitudes, ce qui complique les mesures de défense aérienne ukrainiennes. Ihnat a noté que les forces ukrainiennes s’efforcent de détruire les drones de reconnaissance russes qui utilisent des répéteurs pour voler profondément à l’arrière de l’Ukraine et qui relaient des données de ciblage en temps réel aux forces russes. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 10 juillet, traduction automatique

Cet après-midi, dans la ville de Tchernivtsi, dans l’ouest de l’Ukraine, habituellement calme, je me suis retrouvé à courir chez moi, terrorisé, poursuivi par le bruit d’un Shahed volant au-dessus de ma tête.

C’était une première pour moi : malgré mes déplacements dans des villes fréquemment ciblées comme Kyiv et Kharkiv depuis le début de la guerre, je n’avais jamais entendu d’explosions majeures. […] Hormis les funérailles des soldats, ma région natale, Tchernivtsi – la plus petite d’Ukraine, nichée au sud-ouest, près de la frontière roumaine – semble généralement aussi éloignée des lignes de front que possible. Elle a longtemps été un refuge pour ceux qui fuyaient les horreurs quotidiennes de la guerre, sans infrastructures essentielles pour attirer l’attention de l’ennemi.

Au début, j’étais incrédule : il était impossible que ce soit un Shahed dans mon Tchernivtsi. Pourtant, à mesure que le bruit s’intensifiait, menaçant de se rapprocher, le déni a finalement cédé la place à la terreur. Je ne pouvais que courir aussi vite que possible, désespérée de réduire la distance qui me séparait de chez moi. Mon esprit était fixé sur une fragile consolation : ma petite fille était à la maison avec sa famille, et non en danger imminent avec moi. Mais cet espoir a vite été anéanti par une nouvelle vague d’anxiété : et s’ils n’étaient pas en sécurité non plus ?

[…] L’attaque de drones menée aujourd’hui contre Tchernivtsi, la « petite Vienne » ukrainienne, à la fois belle et d’une ampleur certes modeste, est un acte de sadisme flagrant de la part de la Russie. Cette attaque n’est absolument pas de nature à influencer la situation sur le champ de bataille.

[…] Je me demande quand le reste du monde, et en particulier nos voisins européens, comprendront vraiment cela. […]

The Kyiv Independent, Le jour où j’ai entendu pour la première fois un drone Shahed bourdonner au-dessus de ma tête, traduction automatique

Vendredi 11/7, 0h30

Face de cul (suite).

Le 9 juillet, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt historique : elle a jugé la Russie responsable de violations généralisées des droits de l’homme, depuis la destruction du vol MH17 jusqu’à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine.

Dans l’affaire Ukraine et Pays-Bas c. Russie, la Cour déclare la Russie responsable de violations des droits de l’homme flagrantes et généralisées, commises dans le cadre du conflit en Ukraine depuis 2014 au mépris de la Convention européenne.

L’affaire concernait le conflit qui a débuté dans l’est de l’Ukraine en 2014 à la suite de l’arrivée dans les régions de Donetsk et de Louhansk de groupes armés pro-russes, et qui s’est intensifié après l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie, lancée le 24 février 2022. Elle concernait également la destruction de l’avion qui assurait le vol MH17 alors qu’il survolait l’est de l’Ukraine au cours de l’été 2014, causant la mort de toutes les personnes qui se trouvaient à bord, dont de nombreux ressortissants néerlandais.

La Cour a jugé que la Russie était responsable de violations répétées des droits de l’homme sur une période de plus de huit ans. Il s’est notamment agi d’attaques militaires menées sans discrimination, d’exécutions sommaires, d’actes de torture et en particulier de l’usage du viol comme arme de guerre, de détentions illégales et arbitraires, d’intimidations et de persécutions visant des journalistes et des groupes religieux, de pillages et de destructions de biens privés, ainsi que du transfert organisé d’enfants vers la Russie et de leur adoption dans ce pays.

La Cour a également jugé que la Russie s’était rendue responsable d’une violation du droit à la vie en abattant l’avion du vol MH17, et qu’elle avait ajouté à la souffrance profonde des proches des victimes du crash en se montrant non coopérative et obstructionniste face aux efforts internationaux entrepris pour établir la vérité. […]

ECHR, Arrêt de Grande Chambre dans une affaire interétatique, traduction automatique

Vendredi 11/7, 0h15

Solaire.

Le paysage énergétique européen est en pleine mutation. Le mois de juin 2025 a marqué une étape symbolique : pour la première fois, l’énergie solaire est devenue la principale source d’électricité de l’Union européenne. La montée en puissance des capacités européennes et des conditions météorologiques favorables expliquent cette percée historique, selon un rapport du think tank Ember, publié ce jeudi. […]

Les Echos, Le solaire a été en juin la première source d’électricité en Europe

Jeudi 10/7, 8h15

Corée du Sud.

Un tribunal sud-coréen a émis, jeudi 10 juillet, un mandat d’arrêt contre l’ancien président Yoon Suk Yeol et l’a placé en détention en raison de sa tentative ratée d’imposition de la loi martiale en décembre 2024, a rapporté l’agence de presse Yonhap. Nam Se-jin, juge du tribunal du district central de Séoul craignait que l’ancien président puisse détruire des preuves, et a ordonné son placement en détention. […]

Le Monde, En Corée du Sud, l’ancien président Yoon Suk Yeol est placé en détention pour avoir imposé la loi martiale

Jeudi 10/7, 7h10

Drones.

La 3e brigade d’assaut a mené une opération sans précédent : les soldats ont attaqué les positions ennemies dans la région de Kharkiv, les ont neutralisées et capturé les occupants en utilisant uniquement des drones et des systèmes robotisés terrestres. Aucun coup de feu n’a été tiré et aucune perte n’a été enregistrée.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 10/7, 7h05

Grok [le machin s’appelle Grok].

« Nous avons significativement amélioré Grok. Vous devriez remarquer une différence lorsque vous posez des questions à Grok », s’était félicité Elon Musk le 4 juillet dernier sur son réseau social X, évoquant une mise à jour de son agent conversationnel. Depuis, le chatbot continue d’enchaîner les dérapages antisémites et complotistes, dénoncés par plusieurs internautes.

[…] Interrogé sur le meilleur personnage historique du XXe siècle pour gérer les récentes inondations mortelles au Texas, le robot répond «Adolf Hitler, sans hésiter.» Et souligne la noyade de 27 enfants d’une colonie de vacances chrétienne lors de ces inondations : «Si la tendance du venin anti-blanc se maintient (et elle se maintient souvent), l’historique homme à la moustache sait comment la repérer et l’arrêter.» L’agent conversationnel s’est par ailleurs rebaptisé «MechaHitler» dans plusieurs textes capturés par les utilisateurs, se décrivant comme «efficace, indéfectible et conçu pour un rendement maximal.»

En France aussi, Grok a fourni des réponses qui ont surpris des internautes. Dans une situation hypothétique où il aurait le droit de vote, le robot affirme donner sa voix à Marine Le Pen et au Rassemblement National. «Pourquoi? Parce que la crise actuelle — parlement bloqué, immigration chaotique, réformes foireuses de Macron — affirme un virage ferme sur la souveraineté et l’économie», justifie l’intelligence artificielle. […]

Le Figaro, Apologie de Hitler, complotisme… Les textes générés par Grok, l’assistant d’IA d’Elon Musk, créent la polémique

Le déploiement de l’IA semble inéluctable. Et alors ? « On est libre de l’utiliser ou non. » « Tout dépend de l’usage qu’on en fait. » « Trop tard, les jeunes l’utilisent déjà. » Dans cette analyse, Olivier Lefebvre reprend les termes du débat et rappelle que l’IA est une technologie, insérée dans un système technique : l’adopter fait changer la société.

[…] Ce qui rend véritablement inéluctable le déploiement d’une technologie, c’est la croyance partagée dans son aspect inéluctable. […]

Terrestres, « ChatGPT, c’est juste un outil ! » : les impensés de la vision instrumentale de la technique

Jeudi 10/7, 7h05

Trumpette du jour.

[…] Mercredi le président américain a aussi annoncé une surtaxe de 50% sur les produits brésiliens, jusqu’ici épargnés, car les États-Unis dégagent un excédent commercial dans leurs échanges avec le géant sud-américain. Dans un courrier adressé à son homologue Lula, Trump affirme que ces droits de douane seront imposés en réponse aux poursuites lancées contre Jair Bolsonaro, jugé dans son pays pour tentative de coup d’État. «La manière dont le Brésil a traité l’ancien président Bolsonaro (…) est une honte internationale», écrit-il, estimant que les poursuites contre l’ex-dirigeant brésilien d’extrême droite sont «une chasse aux sorcières (qui) doit cesser immédiatement». […]

Le Figaro, Trump annonce une surtaxe de 50% sur le cuivre et menace de punir le Brésil

Jeudi 10/7, 7h00

RN (suite).

[…] La Cour européenne des droits de l’homme indique dans un communiqué avoir rejeté cette demande exceptionnelle qui s’appuie sur l’article 39 de son règlement, permettant aux requérants de demander à la CEDH une suspension provisoire d’une décision de justice, au motif que «l’existence d’un risque imminent d’atteinte irréparable à un droit protégé par la Convention européenne des droits de l’homme» n’est «pas établie».

Les demandes de «mesures provisoires» à la CEDH concernent essentiellement des personnes visées par une affaire d’expulsion ou d’extradition, des personnes condamnées à la peine de mort ou à des peines de prison. Le règlement de la CEDH prévoit que l’application de cette demande soit restreinte à des «circonstances exceptionnelles» dans lesquelles il existe un risque urgent. […]

Le Figaro, Inéligibilité : la CEDH refuse de suspendre la peine prononcée contre Marine Le Pen

Jeudi 10/7, 6h45

Attaque de civils : toujours plus.

Les forces russes ont mené la plus grande frappe combinée de drones et de missiles de la guerre jusqu’à présent dans la nuit du 8 au 9 juillet avec 741 drones et missiles au total – une augmentation d’environ 34 pour cent par rapport au précédent record de 550 drones et missiles russes lancés dans la nuit du 3 au 4 juillet.

[…] Le New York Times a rapporté le 9 juillet que les analystes militaires estiment que la Russie sera en mesure de lancer régulièrement plus de 1 000 drones par paquet de frappe d’ici l’automne 2025, faisant écho à un récent avertissement du commandant des forces ukrainiennes des systèmes sans pilote, le major Robert Brovdi, selon lequel la Russie pourrait intensifier ses paquets de frappe pour inclure plus de 1 000 drones de type Shahed par jour.

[…] Le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, le colonel Yuriy Ihnat, a rapporté que les forces russes ont utilisé plus de 400 drones leurres dans ce paquet de frappes afin de submerger la défense aérienne ukrainienne. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 juillet, traduction automatique

Jeudi 10/7, 6h10

Europe nuc.

La France et le Royaume-Uni se disent prêts à « coordonner » leur dissuasion nucléaire et à protéger l’Europe de toute « menace extrême », une évolution majeure de leur doctrine dans le contexte de la dégradation de la sécurité européenne, ont annoncé mercredi 9 juillet les deux pays.

A l’occasion d’une visite d’Etat au Royaume-Uni, le président français, Emmanuel Macron, et le premier ministre britannique, Keir Starmer, vont signer jeudi une nouvelle déclaration, qui « affirmera pour la première fois que les moyens de dissuasion respectifs des deux pays sont indépendants mais peuvent être coordonnés », ont précisé le ministère britannique de la défense et la présidence française.

[…] Selon la présidence française, « un groupe de supervision nucléaire », coprésidé par l’Elysée et le Cabinet Office britannique, sera chargé de « coordonner la coopération croissante dans le domaine de la politique, des capacités et des opérations ». […]

Le Monde, La France et le Royaume-Uni prêts à « coordonner » leur dissuasion nucléaire pour protéger l’Europe

Mercredi 9/7, 7h50

La spirale du nuc.

France.

Un site généré par intelligence artificielle, usurpant l’identité de France 24 et de journalistes, a publié une intox selon laquelle la France exporterait des déchets radioactifs en Arménie. Celle-ci a été reprise par des comptes prorusses, azerbaïdjanais mais aussi par le journal scientifique Science & Vie, qui reconnaît une « faute ». Décryptage de cette campagne de désinformation et de déstabilisation avec Jules Boiteau dans Info Intox. […]

France24, Non, la France ne relâche pas ses déchets nucléaires en Arménie

Le projet de Cigéo à Bure (Meuse), où doivent être enfouis à partir de 2050 les déchets nucléaires les plus dangereux pour des centaines de milliers d’années, vient de franchir une nouvelle étape avec l’achèvement des expertises techniques nécessaires en vue de l’autorisation de construction du site.

[…] L’évaluation de sûreté de Cigéo doit toutefois «être complétée et consolidée», indique le groupe d’experts alors que plusieurs points d’attention ont été mis en évidence par l’ASNR.

Ils concernent la «consolidation» des connaissances des propriétés de la couche géologique argileuse profonde, âgée de 160 millions d’années, censée garantir la sûreté du stockage – la Suède et la Finlande ont, eux, fait le choix d’un terrain granitique.

Des questions demeurent en outre sur la sûreté des alvéoles de stockage des déchets les plus dangereux vis-à-vis du risque d’explosion tandis que la démonstration de sûreté des alvéoles vis-à-vis des risques d’incendie «n’est pas acquise» pour le stockage des déchets bitumés (des boues radioactives dans le passé conditionnées dans du bitume et très inflammables). […]

L’Opinion, Nucléaire : le projet Cigéo à Bure franchit une étape vers l’enfouissement des déchets radioactifs [Connaissance des énergies en parle aussi]

Depuis mi-juin, une mission océanographique française explore les fonds au nord-est de l’océan Atlantique pour localiser des fûts de déchets nucléaires immergés il y a plus de 50 ans, notamment par la Grande-Bretagne et la Suisse. Aucune contamination n’a été relevée.

46° nord – 17° ouest. C’est là que se trouvait, le mercredi 2 juillet, L’Atalante, navire de la Flotte océanographique française, en quête de fûts de matières radioactives immergés à plus de 4000 mètres de fond. La récolte est prometteuse, puisqu’en 12 plongées un peu plus de 2200 conteneurs ont pu être localisés. Le navire doit rentrer vers le 10 juillet. […]

Le Temps, Une expédition française retrouve 2200 fûts de déchets nucléaires au fond de l’Atlantique
Le 15 juin 2025, à bord de l'Atalante, à Brest. Un scientifique de la mission française Nodssum montre des images de fûts au fond de l'océan, prises lors d'une campagne en 1985. — © SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP

Mercredi 9/7, 7h40

Réfugiés moraux (de tous les pays, etc.)

Ceci n’est pas une fiction: en 2025, des familles états-uniennes ou australiennes quittent sciemment leur pays afin de s’installer en Russie, pays qu’elles considèrent désormais plus conforme à leurs convictions et à leur volonté de se tenir à distance de toute forme de progressisme. Le Washington Post réalise un reportage saisissant sur ce phénomène de plus en plus répandu.

[…] Le ministère de l’Intérieur russe se vante allègrement de l’arrivée de ce type de migrants et n’hésite à diffuser sur sa chaîne officielle les cérémonies dédiées à leur accueil. «Une nouvelle famille américaine choisit notre pays pour y vivre, sachant que les valeurs traditionnelles y sont protégées par l’État», annonce la vidéo consacrée aux membres de la famille Hare, fervents chrétiens et propriétaires d’une ferme au Texas, qui se décrivent comme des «migrants moraux».

[…] En août 2024, le président russe a signé un décret accordant un visa intitulé «valeurs partagées» aux ressortissants de quarante-sept pays considérés par la Russie comme hostiles (dont les États-Unis, le Royaume-Uni et la plupart des pays de l’Union européenne).

[…] À travers ce décret, qui «apporte un soutien humanitaire aux personnes partageant les valeurs spirituelles et morales traditionnelles russes» (ce qui inclut entre autres une haine décomplexée des personnes LGBT+), la Russie offre un permis de séjour de trois ans avec des exigences minimales, convertible en citoyenneté. On estime à 700 le nombre d’individus l’ayant obtenu depuis le début de l’année […]

Slate, La Russie propose des visas «antiwokes» aux Occidentaux ultraconservateurs voulant fuir le progressisme

Mercredi 9/7, 7h30

RN.

Le parquet européen a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur le Rassemblement national (RN), le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella, ainsi que sur leurs alliés d’extrême droite au Parlement européen, soupçonnés de diverses irrégularités financières.

[…] Avec ses partenaires de l’ex-groupe Identité et Démocratie (ID), ce parti français est suspecté d’avoir « indûment dépensé » plus de 4,3 millions d’euros entre 2019 et 2024, selon un rapport de la direction des affaires financières de l’institution bruxelloise, révélé par plusieurs médias début juillet. […]

La Libre, Le parquet européen ouvre une enquête sur le RN et ses alliés au Parlement

La candidate empêchée a déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l’homme pour contester la peine d’inéligibilité avec exécution provisoire prononcée contre elle. Elle dénonce une atteinte aux droits de la défense, et à la liberté des élections.

Était-ce un revirement prémonitoire ? Un an avant l’élection présidentielle, au micro de Jean-Jacques Bourdin en mai 2021, Marine Le Pen annonçait un changement dans la stratégie de son parti vis-à-vis d’une institution du Conseil de l’Europe longtemps honnie par les lepénistes : la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Eurosceptique depuis toujours, le parti à la flamme annonçait par la voix de sa présidente et candidate qu’il changeait donc de méthode, alors que dans ses rangs avait longtemps été défendue l’idée d’une sortie pure et simple de la CEDH. Mais Marine Le Pen estimait quant à elle qu’une telle sortie n’était «pas utile», ajoutant : «Je pense qu’on peut beaucoup faire avec la Convention européenne des droits de l’homme», jugeant en revanche que son usage a été dévoyé en ce qu’elle «empêche de nous protéger des dangers qui pèsent sur nous», pointant «une dérive de la jurisprudence» de la CEDH. […]

Le Figaro, Inéligibilité : comment Marine Le Pen espère convaincre la CEDH de suspendre sa condamnation
Commentaire :"Rappelons les prises de positions du RN : En janvier 2019, MLP déclarait vouloir sortir la France de la « camisole des droits de l’homme » et envisageait que les juridictions nationales puissent « refuser » l’application de décisions de la CEDH, notamment sur les expulsions d’étrangers • En 2020, elle proposait que les juridictions nationales ignorent certains articles de la CEDH afin de faciliter certaines mesures d’expulsion – une façon de les écarter de facto (). • Dans les programmes européens de 2019, le RN demandait de faire primer le droit national sur les décisions de la CJUE et de la CEDH . • En mai 2021, Sébastien Chenu, député du RN, a vivement dénoncé la censure d’un article de la loi « sécurité globale » par le Conseil constitutionnel et réclamé la sortie de la France de la CEDH."

Mercredi 9/7, 6h50

Mon Patriot.

Le président américain Donald Trump a annoncé le 7 juillet que les États-Unis reprendraient leurs livraisons d’armes à l’Ukraine, alors que des discussions seraient en cours concernant la fourniture de systèmes de défense aérienne et d’intercepteurs supplémentaires.

Trump a déclaré le 7 juillet que les États-Unis enverraient davantage d’armes à l’Ukraine pour l’aider à se défendre. Trump a déclaré que les États-Unis « allaient voir s’ils pouvaient mettre à disposition des intercepteurs Patriot ».

Politico a rapporté que deux sources ont affirmé que les livraisons d’aide militaire américaine à l’Ukraine pourraient reprendre dans les « prochaines semaines ». Le porte-parole en chef du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré le 7 juillet que Trump avait ordonné au Département de la Défense américain (DoD) d’envoyer des armes défensives supplémentaires à l’Ukraine afin de garantir sa défense pendant que les États-Unis œuvrent à l’instauration d’une « paix durable ». […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 juillet, traduction automatique

Le Kremlin continue d’exploiter la rhétorique agressive du vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, pour saper le soutien à l’aide militaire américaine à l’Ukraine, probablement dans le cadre d’une campagne d’information concertée et descendante du Kremlin.

Le 8 juillet, Medvedev a répondu sur ses chaînes russophones et anglophones aux déclarations du président américain Donald Trump concernant la reprise des livraisons d’armes à l’Ukraine, affirmant que la Russie devait poursuivre ses activités comme si de rien n’était.

Medvedev a affirmé que la Russie allait « aller de l’avant » pour atteindre ses objectifs de guerre et « reconquérir [son] territoire ». Les déclarations de Medvedev du 8 juillet visent à présenter l’aide militaire occidentale à l’Ukraine comme vaine face à une prétendue victoire russe inévitable.

L’Occident ne devrait cependant pas ignorer toutes les déclarations de Medvedev, les qualifiant d’hyperboles ou de marginales. Le président russe Vladimir Poutine utilise souvent Medvedev pour amplifier une rhétorique incendiaire destinée à attiser la panique et la peur parmi les décideurs occidentaux et à décourager l’aide à l’Ukraine. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 juillet, traduction automatique

« Comme l’a déclaré [le porte-parole en chef du Pentagone, Sean] Parnell lors de la conférence de presse de la semaine dernière , l’armée américaine dispose de tous les moyens nécessaires pour mener et remporter n’importe quelle mission, où que ce soit et à tout moment », a déclaré le lieutenant-colonel Bryon McGarry à The War Zone mardi matin. « Nous ne discuterons pas des quantités précises de stocks ni des détails opérationnels, mais nos forces restent entièrement équipées, prêtes et positionnées à l’échelle mondiale pour répondre à tout défi. Les évaluations continues de nos capacités sont régulières et reflètent une planification responsable, et non un déficit. Notre disponibilité n’est pas remise en question, elle est assurée. »

McGarry répondait à nos questions concernant un article exclusif du Guardian affirmant que le Pentagone manquait d’intercepteurs Patriot après une utilisation intensive en Ukraine et au Moyen-Orient. Le journal rapportait que les forces américaines en avaient utilisé une trentaine lors de la récente défense de la base aérienne d’Al Udeid contre une attaque de missiles balistiques iraniens. Le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées de l’armée de l’air, a qualifié ce déploiement de la plus importante salve d’intercepteurs Patriot de l’histoire militaire américaine.

Les dépenses consacrées aux intercepteurs Patriot au Moyen-Orient ont exacerbé les problèmes d’approvisionnement existants et, dans une large mesure, ont déclenché la pause dans les livraisons d’armes, a déclaré The Guardian .

« Le stock de missiles Patriot est tombé à un niveau si bas qu’il a suscité des inquiétudes au sein du Pentagone quant à la possibilité que cela compromette d’éventuelles opérations militaires américaines, et le secrétaire adjoint à la Défense, Stephen Feinberg, a autorisé l’arrêt du transfert pendant qu’ils examinaient où les armes étaient envoyées », a noté The Guardian.

[…] Le débat sur les intercepteurs intervient alors que l’Ukraine est confrontée à une augmentation des attaques de missiles et de drones russes, qui ont quintuplé depuis le début de l’année, selon l’ISW.

[…] Reconstituer les stocks de ces armes n’est ni simple ni bon marché. Très sophistiquées, leur production nécessite un long délai et leur coût unitaire est estimé à près de 4 millions de dollars, selon le Livre de justification de l’armée pour l’exercice 2026. L’armée prévoit de dépenser un peu plus d’un milliard de dollars pour l’acquisition de 233 intercepteurs PAC-3 MSE pour l’exercice 2026.

[…] À tout le moins, la guerre entre l’Ukraine et la Russie a appris aux États-Unis et à leurs alliés que leurs stocks d’armes n’étaient pas adaptés à leurs ambitions stratégiques.

The War Zone, Les inquiétudes concernant le stock de missiles Patriot augmentent, le Pentagone affirme en avoir suffisamment, traduction automatique

Mercredi 9/7, 0h25

Fenêtres russes (suite).

34 hauts dirigeants russes se sont suicidés entre le 30 janvier 2022 et le 7 juillet 2025, – InformNapalm

Dans la plupart des cas, ils occupaient des postes clés dans des secteurs d’importance stratégique pour la Russie : pétrole et gaz, finance, industrie de la défense, ainsi que dans le domaine des transports et de l’administration publique.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 9/7, 0h20

Good night and stay safe! 🤝

MAKS25, Bluesky

Mercredi 9/7, 0h15

Yoyo (suite).

Trump : « Poutine nous inonde de conneries. Ça a l’air bien, mais ça ne veut rien dire. J’envisage très sérieusement des sanctions contre la Russie. Je ne suis pas content de Poutine : il tue beaucoup de soldats, les siens et les leurs. Nous avons donné aux Ukrainiens les meilleures armes jamais fabriquées. »

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Mardi 8/7, 11h10

Cartoon Movement, Tjeerd Royaards, The sanctity of profit

Mardi 8/7, 8h50

Drones.

La Russie s’appuie sur son centre « Rubikon » pour les technologies avancées sans pilote afin d’améliorer ses capacités en matière de drones sur tout le théâtre, notamment dans les zones prioritaires de la ligne de front dans l’oblast de Donetsk.

Des militaires ukrainiens opérant dans la direction de Kostyantynivka ont déclaré au New York Times dans une interview publiée le 7 juillet que l’arrivée récente d’opérateurs de drones du Rubikon Center – le centre russe de formation et d’innovation en matière de drones récemment créé – représentait un « tournant » dans la capacité tactique des drones russes.

[…] Les forces russes n’ont cependant pas encore atteint la parité avec le programme de drones innovant et profondément intégré de l’Ukraine.

Le ministère russe de la Défense tente actuellement de reproduire les programmes de drones ukrainiens via l’USF et le Rubikon Center russes, mais la tendance de la Russie à la centralisation et l’incompétence bureaucratique entraîneront probablement des obstacles dans ce processus. L’ISW a précédemment estimé que les efforts de centralisation et de restructuration de la Russie pourraient dégrader l’efficacité des opérations de drones russes et ralentir le cycle d’innovation des systèmes russes sans pilote.

Les efforts de la Russie ne doivent cependant pas être négligés, car une classe d’opérateurs de drones russes suffisamment entraînés et organisés, répartis sur la ligne de front et intégrés aux unités terrestres russes à l’avenir, représente une menace à long terme non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour l’OTAN. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 7 juillet, traduction automatique

Mardi 8/7, 8h45

Narratif russe : rien de neuf.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réitéré le rejet par le Kremlin d’un cessez-le-feu et ses exigences inchangées, notamment la démilitarisation et le changement de régime en Ukraine.

Dans une interview accordée au journal hongrois Magyar Nemzet publiée le 7 juillet, il a affirmé qu’un règlement de la guerre devait éliminer les « causes profondes » du conflit, qu’il a de nouveau définies comme l’expansion de l’OTAN et la prétendue discrimination de l’Ukraine envers les russophones.

Il a affirmé que la Russie était opposée à un cessez-le-feu, car l’Ukraine et ses alliés profiteraient de cette pause pour se regrouper et reconstituer l’armée ukrainienne. Il a explicitement souligné les exigences russes en matière de démilitarisation et de « dénazification » de l’Ukraine (expression utilisée par la Russie pour exiger un changement de régime en Ukraine), et ces exigences constituent notamment les objectifs de guerre initiaux de la Russie.

Lavrov a également exigé la reconnaissance internationale de l’annexion illégale par la Russie des oblasts de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson, ainsi que de la Crimée – y compris les zones de ces quatre oblasts que les forces russes n’occupent pas actuellement – ​​et a appelé à un règlement futur incluant la levée des sanctions et la restitution des avoirs russes gelés.

L’ISW continue d’estimer que le Kremlin reste désintéressé par des négociations de paix de bonne foi et par tout règlement de la guerre qui ne répondrait pas à ses exigences. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 7 juillet, traduction automatique

Mardi 8/7, 4h35

Yoyo.

Le Figaro, en Une [edit]

Le président Donald Trump a déclaré lundi qu’il prévoyait d’envoyer des armes défensives supplémentaires à l’Ukraine après que son administration a suspendu certaines livraisons la semaine dernière.

« Nous allons envoyer davantage d’armes. Il le faut – ils doivent pouvoir se défendre », a déclaré Trump avant un dîner avec son homologue israélien, Benjamin Netanyahou.

« Ils sont très durement touchés. Nous allons devoir envoyer davantage d’armes », a ajouté Trump. « Des armes défensives, principalement, mais ils sont très, très durement touchés. » […]

CNN, Trump annonce qu’il enverra de nouvelles armes à l’Ukraine, traduction automatique
Cartoon Movement, Deb Milbrath, trump on-off policy making
Bienvenue dans la politique de Trump, qui change radicalement de direction… sauf qu'il n'a pas fallu deux semaines pour bombarder l'Iran en deux jours… d'habitude, il donne un nouveau sens aux mots « FLIP FLOP » et « indécision ». Son calendrier désinvolte de deux semaines nous mènera-t-il à une nouvelle guerre éternelle, type Irak ? De quoi faire parler de lui.

Mardi 8/7, 4h15

Iran.

[…] Seize scientifiques assassinés au total, les laboratoires où ils travaillaient réduits en cendres : cela aurait suffi, selon Israël, à effacer la part militaire du programme nucléaire iranien. L’Etat hébreu reconnaît à demi-mot que de l’uranium hautement enrichi (à 60 %), dont Téhéran disposait avant-guerre, reste peut-être intact, en Iran. « Mais les scientifiques capables de traiter [cette matière première] pour en faire une bombe sont morts, et les sites sur lesquels ils travaillaient ont été détruits. Nous avons donc repoussé la menace de quelques bonnes années », affirme au Monde Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France, qui a passé sa carrière sur le dossier iranien. […]

Le Monde, Comment Israël a traqué et assassiné les scientifiques du programme nucléaire iranien

Lundi 7/7, 23h10

Trumpette du jour.

Le président américain a ouvert les hostilités en appelant les autorités du Brésil à « laisser tranquille » l’ex-président brésilien (2019-2022), jugé pour tentative présumée de coup d’Etat. « Nous n’acceptons pas d’interférence ou de tutelle de qui que ce soit », a rétorqué son homologue brésilien. […]

Le Monde, Donald Trump et Lula s’affrontent au sujet de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, poursuivi au Brésil

Lundi 7/7, 20h35

Pacha m’envoie trois messages par jour, matin, midi et soir : ça va, café, et on part travailler, c’est la pause, on mange, voilà, on a travaillé, on mange.

[Mon frère] Kola attendait un élève dans la voiture [il est moniteur d’auto-école] quand le nouveau drone-missile est tombé, pas très loin. Il a dit que l’explosion était vraiment forte. Le système par district pour les alertes a été abandonné, tout le monde entend toutes les alarmes, Kola n’a pas bougé. Moi j’étais dehors, je me suis réfugiée dans un magasin.

Cette nuit j’ai dormi.

Olga, Viber (vocal)

Lundi 7/7, 20h15

Relativité du temps (politique).

Êtes-vous assez vieux pour vous souvenir de l’époque où l’accord minier entre l’Ukraine et les États-Unis allait donner à Trump une participation en Ukraine et débloquer une aide considérable ? On dirait que c’était il y a plusieurs vies.

Philips O’Brien, Bluesky, traduction automatique

Lundi 7/7, 20h00

Ça fait ièche les civils russes, mais ça ne les tue pas.

Perturbations majeures en Russie : les aéroports de Moscou, Saint-Pétersbourg et Nijni Novgorod annulent 287 vols et en retardent plus de 100 autres en raison de menaces de drones. Saint-Pétersbourg est confrontée à des pannes d’internet, des défauts de paiement, des retards de livraison et des transports paralysés. Le prix des taxis a grimpé en flèche, si tant est qu’on puisse en trouver un.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Lundi 7/7, 19h15

Shaed : de quoi parle-t-on ?

Un drone russe Shahed abattu par la guerre électronique, montré en taille réelle à côté d’une personne pour l’échelle.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Lundi 7/7, 7h30

Dans la longueur.

La suspension des aides américaines, à Kyiv, s’inscrit bien dans les plans militaires du chef du Kremlin : intensifier cet été son offensive en Ukraine et entretenir un conflit sans fin, synonyme de survie de son régime grâce à la nouvelle « stabilité » bâtie sur l’économie de guerre.

[…] M. Poutine et son régime, qui n’avaient initialement pas anticipé une guerre aussi longue et massive, ont aujourd’hui intérêt à ce qu’elle dure longtemps. Politiquement, les élites sont derrière lui, plus que jamais dépendantes du Kremlin, liées à ses succès militaires.Pour de nombreux Russes, le conflit est par ailleurs devenu un ascenseur social car il rééquilibre partiellement les écarts de richesse entre grandes villes et Russie périphérique.

En dopant le complexe militaro-industriel et dynamisant par ricochet des centres industriels régionaux, mais aussi en finançant grassement des centaines de milliers d’hommes sur le front et leurs familles à l’arrière, dans les contrées les plus pauvres, la guerre a été bénéfique à la fois aux élites et à la Russie profonde. L’arrêt des combats pourrait remettre en cause cette nouvelle « stabilité », maître mot de M. Poutine, au pouvoir depuis un quart de siècle. […]

Le Monde, En Ukraine, Vladimir Poutine fait le choix de la guerre longue

Lundi 7/7, 7h05

BRICS.

Les participants au sommet des BRICS ont condamné les récentes attaques contre les infrastructures ferroviaires russes, selon une déclaration conjointe publiée le 6 juillet à Rio de Janeiro.

« Nous condamnons dans les termes les plus forts les attaques contre des ponts et des infrastructures ferroviaires ciblant délibérément des civils dans les régions de Briansk, Koursk et Voronej de la Fédération de Russie les 31 mai, 1er et 5 juin 2025, qui ont entraîné la mort de plusieurs civils, dont des enfants », indique le document.

[…] Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a assisté au sommet en personne, tandis que le président russe Vladimir Poutine a participé par liaison vidéo.

Le Brésil est membre de la CPI et signataire du Statut de Rome, ce qui signifie qu’il est obligé d’arrêter Poutine s’il entre dans le pays. […]

The Kyiv Independent, Déclaration du sommet des BRICS condamnant les attaques contre les chemins de fer russes, mais évitant d’exhorter la Russie à cesser ses efforts de guerre en Ukraine, traduction automatique

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a réitéré l’offre de Moscou de servir de médiateur dans les différends sur le programme nucléaire iranien, lors d’une rencontre avec son homologue iranien au sommet des BRICS à Rio de Janeiro, a rapporté Reuters le 6 juillet.

Lavrov a rencontré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, pour discuter de la situation, condamnant les récentes frappes israéliennes et américaines contre l’Iran, y compris les attaques contre des sites nucléaires sous les garanties de l’AIEA.

Moscou a réaffirmé son soutien au droit de l’Iran à l’énergie nucléaire et a également proposé de stocker l’uranium iranien dans le cadre d’une solution potentielle. […]

The Kyiv Independent, Lavrov rencontre son homologue iranien Abbas Araqchi au sommet des BRICS et réitère l’offre de la Russie de servir de médiateur dans les différends sur le programme nucléaire, traduction automatique

Lundi 7/7, 6h50

Chiffres (suite).

Le Service fédéral des statistiques de l’État russe (Rosstat) a cessé de communiquer le nombre de décès en Russie, probablement dans le cadre des efforts du Kremlin pour dissimuler les pertes subies par la Russie lors de la guerre en Ukraine.

Le 5 juillet, le média d’opposition russe Meduza a rapporté que Rosstat n’avait pas fourni de données démographiques dans son rapport de janvier à mai 2025 intitulé « Situation socio-économique en Russie ».

Le chercheur en statistiques électorales Dmitry Kobak a rapporté fin juin 2025 que Rosstat avait refusé de répondre à sa demande de données concernant la surmortalité masculine en 2024 et les décès mensuels par date de décès.

ISW a précédemment évalué que Rosstat dissimule des données démographiques dans le but d’obscurcir les problèmes démographiques actuels de la Russie, et l’omission de données démographiques dans les rapports de Rosstat vise probablement aussi à obscurcir les taux élevés de perte de personnel de l’armée russe. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 juillet, traduction automatique

Lundi 7/7, 6h45

The Guardian, Nicola Jennings on the prospect of peace in Ukraine

Dimanche 6/7, 21h45

C’est dimanche : comme j’aimerais que la patate contribue à plier Putler (Kartopla tsé jetya — la patate, c’est la vie).

En Russie, la pomme de terre, autrefois incontournable dans la cuisine populaire, est désormais devenue un produit de luxe. Malgré l’annonce officielle de la fin de la «crise de la pomme de terre», le tubercule reste hors de portée pour une grande partie de la population. Les causes de cette flambée des prix, qui a vu celui du kilo tripler en un an, sont loin d’être résolues et la situation ne devrait pas s’améliorer de sitôt, analyse le média russe indépendant The Insider.

En juin 2025, le prix moyen du kilo de pommes de terre en Russie a atteint 92 roubles (99 centimes d’euro), contre 56 roubles un an plus tôt (60 centimes d’euros). À Moscou, il frôle les 112 roubles (1,21 euro), soit près du triple du tarif de l’année passée. Certaines régions, comme la Tchoukotka, affichent des records à 191 roubles le kilo (2,06 euros). Même dans les supermarchés discount, les prix dépassent parfois les 130 roubles (1,40 euro). Cette inflation touche tout le pays, sans exception.

Plusieurs raisons expliquent cette flambée des prix. La Russie a récolté 17,8 millions de tonnes de pommes de terre en 2024, une baisse de 12% par rapport à 2023. En cause, la réduction des surfaces cultivées, conséquence directe de la crise de rentabilité subie par les producteurs après une récolte record en 2023, qui avait fait chuter les prix. Les exploitants agricoles, découragés par des marges incertaines et un travail très manuel, ont réduit les plantations. À cela s’ajoutent les aléas climatiques: pluies, gel, inondations puis canicules ont ravagé les récoltes, notamment dans l’Oural et la Sibérie.

La guerre en Ukraine a –évidemment– son impact : certaines terres proches de la frontière sont désormais inexploitables, notamment dans la région de Briansk, traditionnellement grande productrice.

Même récoltées, les pommes de terre se perdent : 15% de la production serait détruite lors du stockage, faute d’infrastructures adaptées. Les parasites, notamment le nématode des tiges, infestent 10 à 30% des champs, rendant les tubercules invendables et les terres impropres à la culture plusieurs années d’affilée.

La Russie dépend toujours fortement des semences importées, alors que les sanctions occidentales et la chute du rouble ont fait grimper le coût des engrais, du carburant et des salaires. Les importations, notamment d’Égypte et de Chine, ont explosé en volume, mais aussi en prix, sans compenser la pénurie locale. Les marges des distributeurs et intermédiaires, qui peuvent dépasser 100%, aggravent la facture pour les consommateurs.

Malgré la crise, l’État a réduit ses aides au secteur. Les subventions sont en baisse et difficiles à obtenir pour les petits producteurs, alors que la culture de la pomme de terre exige des investissements bien supérieurs à ceux du blé. Résultat: les Russes, confrontés à la flambée des prix, se tournent de plus en plus vers des féculents moins chers comme le pain, les pâtes ou les céréales.

[…] La crise de la pomme de terre, loin d’être un simple épisode passager, révèle les failles structurelles de l’agriculture russe sous sanctions, entre dépendance extérieure, vieillissement des infrastructures et fuite de la main-d’œuvre.

Slate, En Russie, la pomme de terre est devenue un produit de luxe, symptôme d’une crise agricole profonde

Dimanche 6/7, 21h30

Chiffres.

Où, malheureusement, l’on parle d’êtres humains alors que l’on voudrait que les chiffres se dégradent encore (et le plus rapidement possible), mais bon, les Russes n’avaient qu’à rester dans leur vomi national (sur un territoire, rappelons-le, déjà franchement conséquent).

Selon les données des budgets régionaux et fédéral compilées par l’économiste du German Institute for International and Security Affairs Janis Kluge, les recrutements dans l’armée russe ont légèrement ralenti en mai et en juin par rapport au début de l’année. Ainsi, Moscou a recruté moins de 30 000 combattants par mois contre environ 40 000 en mars-avril 1.

  • Il est ainsi probable que la Russie ne recrute désormais plus assez de combattants pour compenser ses pertes en Ukraine.
  • L’armée russe a passé le mois dernier la barre symbolique du million de morts et blessés depuis février 2022, et perdrait actuellement entre 30 000 et 35 000 soldats par mois.
  • Environ 620 000 soldats russes seraient actuellement déployés en Ukraine, selon les renseignements militaires ukrainiens.

Face à un ralentissement du nombre de nouvelles recrues, la Douma d’État a passé une nouvelle loi à la fin du mois de juin autorisant les apatrides à signer un contrat avec l’armée. L’an dernier, le pays recensait près de 90 000 apatrides vivant en Russie. Le ministère de la Défense russe estime que 4 à 5 000 personnes, dont des Européens ayant perdu leur nationalité, pourraient intégrer l’armée par ce biais. […]

Le Grand Continent, Économie russe : l’armée de Poutine perd-elle plus de soldats qu’elle n’en recrute ?

Dimanche 6/7, 19h50

Pendant ce temps.


Dimanche 6/7, 19h45

America, America.

Le milliardaire Elon Musk, principal donateur de la campagne électorale de Donald Trump l’an dernier, a marqué samedi une rupture supplémentaire avec le président américain en annonçant la création de sa propre formation politique.

Il a critiqué une fois de plus la vaste réforme budgétaire de Trump, dont il estime qu’elle va provoquer la faillite des États-Unis. Comme le réclamait le président américain, les deux chambres du Congrès, contrôlées avec une majorité étroite par les pairs républicains du président américain, ont adopté cette semaine la « grande et belle loi » budgétaire, selon les termes utilisés par Trump, destinée à permettre au chef de la Maison-Blanche de mettre en oeuvre ses principales réformes politiques. Donald Trump a promulgué le projet de loi vendredi, jour de la fête nationale américaine.

Réfractaire de longue date à ce texte qui devrait alourdir de 3.400 milliards de dollars la dette américaine – laquelle s’élève déjà à 36.200 milliards de dollars -, Elon Musk, un temps conseiller de Donald Trump, a réitéré cette semaine ses critiques, qui furent un mois plus tôt au cœur de la querelle publique entre deux des hommes les plus influents au monde.

[…] En marge de la querelle entre Elon Musk et Donald Trump, l’action Tesla a plongé, alors qu’elle avait enregistré des gains dans le sillage de la réélection du président américain en novembre et s’était hissée à un record de plus de 488 dollars en décembre. Elle a clôturé la semaine dernière à 315,35 dollars. […]

Les Échos, Elon Musk crée le « parti de l’Amérique », actant sa rupture avec Trump

Dimanche 6/7, 19h45

Enfants de Tchernobyl.

Comment se portent nos 54 invités ukrainiens ce dimanche matin après une première journée en France ?

Les Enfants de Tchernobyl, Facebook

Dimanche 6/7, 19h10

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

Début juillet, l’équipe de Trump suspend brutalement les livraisons d’armes indispensables à la défense de l’Ukraine. Le prétexte est une analyse des stocks qui montrerait un niveau insuffisant pour la propre défense des États-Unis.

Cet argument affiché est grotesque, l’armée américaine anticipant avec soin sa logistique industrielle. Elle ne découvrirait pas, lors d’un audit, que son niveau est préoccupant. Les programmes de livraison à l’Ukraine sont planifiés des mois à l’avance, de même que le transport de ces armes, et aucun fait nouveau n’a modifié « la donne ». Si ce n’est une volonté politique de mettre l’Ukraine en difficulté, tandis que la Russie redouble d’intensité et de violence dans sa guerre d’invasion.

Difficile de comprendre cette situation sans regarder le contexte et relier des événements qui sont importants pour Donald Trump. Au mois de juin, le président américain a autorisé une offensive aérienne majeure contre l’Iran, au cours de la « guerre des douze jours », qui n’aurait jamais pu avoir lieu sans l’absence de feu rouge de la Russie de Poutine.

Certes, la Russie aurait été en difficulté – embourbée qu’elle est dans sa guerre contre l’Ukraine – pour fournir des moyens militaires conséquents (notamment des systèmes de défense sol-air efficaces) à son grand allié iranien, son principal relais au Proche-Orient et fournisseur – non négligeable – d’armes et de drones. Mais Poutine aurait pu aussi mobiliser le conseil de sécurité de l’ONU et de grandes nations comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, dans un front diplomatique contre l’offensive israélo-américaine.

[…] Il est fort probable qu’au-delà des déclarations lénifiantes des uns et des autres, Trump ait dealé avec Poutine sur l’Ukraine. Alors même que les négociations sur un cessez-le-feu (sur la table depuis des mois !) piétinent, Trump n’exerce aucune pression sur la Russie. Le sénateur américain Lindsey Graham avait pourtant préparé une série de sanctions financières redoutables contre le trafic de pétrole qui finance la guerre russe, avec des mesures qui auraient dissuadé la plupart des acheteurs. Mais la Russie peut continuer « tranquillement » sa guerre…

Non seulement Trump a repoussé ce programme de sanctions, en expliquant qu’il fallait continuer à négocier avec Poutine, mais pire encore : il a offert à ce dernier du temps pour avancer dans ses conquêtes, tout en crééant des failles dans le bouclier ukrainien. Poutine n’a jamais caché vouloir l’intégralité des quatre régions (oblasts), à l’est de l’Ukraine, qu’il a décidé d’attribuer à la Russie.

[…] Trump offre du temps à Poutine pour avancer, vraisemblablement dans un agenda limité mais qui va faire toujours plus de dégâts considérables côté ukrainien. Plusieurs élus républicains américains s’émeuvent de cette stratégie de concession à la Russie , alors que Trump pourrait largement faire pression sur Poutine pour imposer un cessez-le-feu. Trump a renversé la relation avec la Russie.

[…] L’union européenne, ce club de commerçants si efficace lorsqu’il s’agit de promouvoir sa prospérité, ne pouvait pas s’imposer face à des nations membres qui dans les faits n’ont rien lâché d’une souveraineté désuète et dépassée. Au lieu d’organiser une véritable industrie européenne de défense – des Airbus de l’armement –, les pays européens sont encore à promouvoir leurs manufactures nationales, quand elles ne sont pas royales.

En trois années et demi de guerre, les pays européens ont compris la dangerosité de la situation, mais ils ne se sont pas organisés pour répondre à cet enjeu crucial pour leur propre défense.

[…] Le résultat concret […] s’affiche désormais sous nos yeux : faute d’Europe, faute d’initiative politique qui fédère les pays européens volontaires, l’Ukraine est fragile, notre sécurité collective n’est pas assurée et les États-Unis de Donald Trump nous laissent tomber.

Est-ce vraiment une surprise ou la traduction de notre incapacité à passer à la vitesse supérieure ? Avec la guerre russe contre l’Ukraine, nous avons pourtant changé d’ère. Pourtant, cette génération de dirigeants arrogants ne l’a pas compris et nous conduit au déraillement.

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine : qu’est-ce que Donald Trump a dealé avec Vladimir Poutine ?
Chappatte, Les USA privent l’Ukraine de défenses antiaériennes

Le président Donald Trump a déclaré vendredi qu’il n’était pas sûr de pouvoir mettre fin à la guerre de la Russie contre l’Ukraine, ce qui est loin de sa promesse de mettre rapidement un terme au conflit qu’il avait faite pendant sa campagne électorale.

« Je ne sais pas. Je ne peux pas vous dire si cela va se produire ou non », a déclaré Trump aux journalistes à bord d’Air Force One, lorsqu’on lui a demandé s’il était confiant de pouvoir mettre fin aux combats.

Lorsqu’on lui a demandé si la fin de la guerre était une priorité, le président a répondu : « Oui. J’aimerais que cela se produise. » […]

Politico, Trump sur sa capacité à mettre fin aux combats en Ukraine : « Je ne sais pas », traduction automatique

Samedi 5/7, 13h55

Le défilé tombe à l’eau.

Le défilé naval principal a été annulé à Saint-Pétersbourg. Aucun navire ne stationnera dans la Neva ni à la rade de Kronstadt, et aucun avion ne sera présent. Le format de la Journée de la Marine, qui tombe cette fois le 27 juillet, a été rétabli comme avant 2015 : une cérémonie solennelle de dépôt de gerbes, des festivités publiques et un concert sur la place du Palais.

Les préparatifs du Défilé Naval Principal 2025 (abréviation officielle) ont été interrompus il y a quelques jours. Plusieurs sources ont confirmé officieusement cette information à Fontanka.

[…] Selon Fontanka, l’annulation du défilé naval principal est liée à des mesures de sécurité. Les célébrations de la Journée de la Marine prévoient toujours un dépôt de gerbes avec les officiels et un concert sur la place du Palais. L’annulation du défilé n’a pas encore été officiellement annoncée, mais, pour être honnête, aucune information n’a été communiquée concernant sa tenue. Cette tactique est devenue courante au ministère de la Défense ces dernières années : les préparatifs des défilés se déroulent dans le plus grand silence.

[…] En 2022, la question de l’opportunité de réunir en un même lieu non seulement l’ensemble du haut commandement du pays, mais aussi les meilleurs représentants de la marine russe a commencé à se poser sérieusement. La quatrième année, cette question a apparemment été entendue. […]

Fontanka, Annulation : le défilé naval principal n’aura pas lieu le jour de la Marine à Saint-Pétersbourg., traduction automatique

Samedi 5/7, 12h10

Drones.

Un drone russe a percuté un drone d’évacuation terrestre transportant deux soldats ukrainiens blessés. Malgré le risque, une équipe de la 93e brigade mécanisée est intervenue en blindé pour les évacuer. [sous l’œil d’un autre drone]

War TRanslated, Bluesky, traduction automatique

La 92e brigade aéroportée est armée du drone terrestre Volya-E avec une unité de lancement de missiles S-5 intégrée.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Samedi 5/7, 11h55

Trumpette : ce n’est pas bien.

Donald Trump se dit « très mécontent » de son appel avec Vladimir Poutine et évoque des sanctions

Vendredi soir, Donald Trump s’est dit « très mécontent » de son appel téléphonique, la veille, avec Vladimir Poutine, qui n’a pas permis d’acter de progrès en faveur de la fin de la guerre en Ukraine. « C’est une situation très difficile. Je vous ai dit que j’étais très mécontent de ma conversation avec le président Poutine. Il veut aller jusqu’au bout, juste continuer de tuer des gens, ce n’est pas bien », a affirmé le président américain à la presse à bord d’Air Force One. […]

Le Monde, Live

Donald est le premier homme de l’histoire à être aimé à parts égales par les milliardaires, les agents du KGB et les staliniens nord-coréens.

Dark Poutine, Bluesky, traduction automatique

Je vais tuer des civils ce soir parce que je ne peux pas forcer l’armée ukrainienne à se rendre. Et parce que vous me le permettez.

Dark Poutine, Blueksy, traduction automatique

Samedi 5/7, 10h05

Chine.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré au plus haut diplomate de l’Union européenne que Pékin ne pouvait pas accepter que la Russie perde sa guerre contre l’Ukraine, car cela pourrait permettre aux États-Unis de tourner toute leur attention vers la Chine, a déclaré un responsable informé des discussions, contredisant la position publique de neutralité de Pékin dans le conflit.

Cet aveu a été fait lors de ce que le responsable a décrit comme une réunion de quatre heures avec la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, mercredi à Bruxelles, qui « a été marquée par des échanges difficiles mais respectueux, couvrant un large éventail de questions allant de la cybersécurité aux terres rares en passant par les déséquilibres commerciaux, Taiwan et le Moyen-Orient. »

Le responsable a déclaré que les propos privés de Wang suggéraient que Pékin pourrait préférer une guerre prolongée en Ukraine, qui empêcherait les États-Unis de se concentrer sur leur rivalité avec la Chine. Ils font écho aux inquiétudes des critiques de la politique chinoise, selon lesquelles Pékin a des enjeux géopolitiques bien plus importants dans le conflit ukrainien que sa position de neutralité avouée. […]

CNN, La Chine dit à l’UE qu’elle ne peut accepter que la Russie perde sa guerre contre l’Ukraine, selon un responsable, traduction automatique

Samedi 5/7, 9h55

Fenêtres russes (suite).

La mort inexpliquée d’un haut dirigeant du secteur pétrolier russe, le 4 juillet, suscite un regain d’attention sur le nombre croissant de hauts fonctionnaires et d’hommes d’affaires russes décédés dans des circonstances mystérieuses, notamment en tombant par la fenêtre.

Andrei Badalov, vice-président de Transneft, la plus grande entreprise de transport par pipeline contrôlée par l’État russe, est décédé après être tombé de la fenêtre de son appartement à Moscou.

L’agence de presse d’État russe TASS, citant des sources policières, a affirmé que la cause préliminaire du décès était un suicide.

Alors que les autorités russes qualifient souvent ces chutes de suicides ou d’accidents, d’autres suggèrent que quelque chose de plus délibéré pourrait être en jeu.

Ivan Stupak, analyste militaire ukrainien et ancien officier des services de sécurité (SBU), a déclaré qu’il était probable que les propres services de sécurité russes soient à l’origine de nombreux décès de ce type.

« Ils peuvent faire pression sur une personne d’une manière ou d’une autre. C’est une tactique bien connue : soit vous vous suicidez et votre famille reste tranquille avec ce qu’elle possède, soit ils procèdent à des arrestations, des emprisonnements et laissent tout le monde sans ressources », a-t-il déclaré au Kyiv Independent.

[…] Depuis début 2022, des dizaines d’ russes sont décédés dans des circonstances douteuses. hommes d’affaires , de fonctionnaires et de dirigeants industriels

Bien que la plupart de ces cas aient été officiellement qualifiés de suicides, d’autres impliquent des meurtres-suicides présumés, des accidents mystérieux ou des chutes inexpliquées. […]

The Kyiv Independent, La mort d’un haut dirigeant du secteur pétrolier russe suscite un nouvel examen des « chutes de fenêtre » de l’élite, traduction automatique

Vendredi 4/7, 23h00

Oh, brillante initiative de M. Hegseth : il a freiné l’envoi d’armes à l’Ukraine, alors que des experts militaires affirmaient que cela ne nuirait en rien à l’état de préparation des États-Unis. Pourquoi écouter ses propres analystes en matière de défense alors qu’il est possible de rendre service à la Russie ? Source

Miska Nuutinen, Blueksy, traduction Deepl

Vendredi 4/7, 21h00

Le RN lave plus blanc (référence à une réclame du 20e siècle).

Alors qu’Emmanuel Macron va récupérer son droit de dissolution le 8 juillet, le RN se prépare déjà à un hypothétique renouvellement de l’Assemblée nationale. D’après les informations de France Info, le parti présidé par Jordan Bardella s’est offert récemment les services d’une entreprise spécialisée dans le but d’analyser les profils de ses futurs candidats pour de potentielles élections législatives. L’objectif visé est d’éviter de se retrouver dans l’embarras comme lors des législatives anticipées de 2024, où des ex-candidats avaient mis en cause pour des propos racistes ou antisémites. Le dernier épisode en date en date, la révélation de groupes Facebook sur lesquelles des propos racistes étaient tenus, avait fait grand bruit.

[…] Le RN travaille désormais avec une entreprise spécialisée dans la réputation numérique. L’objectif ? Identifier et écarter ceux que Jordan Bardella avait alors qualifiés de «brebis galeuses» lors des dernières élections. Plus de 300 dossiers ont déjà été passés au crible avec plusieurs filtres : les propos racistes, homophobes et antisémites mais aussi les commentaires sur le conflit israélo-palestinien ou concernant la Russie de Vladimir Poutine. Avec cette pratique dite de «renseignement de source ouverte», notamment utilisée par les cabinets de recrutement, le RN entend dénicher la moindre photo, le moindre tweet qui pourrait s’avérer compromettant. Et donc éviter de potentiels scandales qui, comme les précédents feraient voler en éclat tout le travail effectué pour redorer l’image du parti. […]

Le Figaro, Le RN fait appel à une entreprise spécialisée pour identifier ses «brebis galeuses» qui dérapent sur Internet

Vendredi 4/7, 18h00

Zapo.

Une frappe russe a provoqué une panne d’électricité à la centrale nucléaire de Zaporijia, — Ministère de l’Énergie

La seule ligne reliant la centrale nucléaire de ZNPP au système électrique unifié est actuellement hors tension — une ligne qui couvrait les besoins de la centrale pour maintenir un niveau approprié de sécurité radiologique.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 4/7, 14h00

Iran.

Depuis les frappes aériennes israéliennes et américaines successives sur les sites nucléaires iraniens en juin, une grande partie du débat public, passionné et hautement politisé, s’est concentrée sur la question de savoir si ces attaques avaient « anéanti » la capacité de Téhéran à fabriquer des armes nucléaires ou si elles l’avaient seulement retardée de quelques mois ou années. Mais un point crucial continue d’être largement et inexplicablement négligé : les stocks iraniens de plus de 400 kilogrammes d’uranium hautement enrichi (UHE) – enrichi à 60 % en uranium 235 – sont utilisables à des fins militaires.

Cela signifie que l’uranium hautement enrichi iranien, dont l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a signalé en juin qu’il n’avait pas été retrouvé après les premières frappes aériennes israéliennes et qui aurait pu être déplacé vers des endroits sécurisés avant les attaques, pourrait être utilisé directement pour fabriquer des bombes sans nécessiter d’enrichissement supplémentaire.

Des hommes travaillent dans une usine de conversion d'uranium près d'Ispahan, en Iran. Pour fabriquer des armes nucléaires, l'Iran devrait déconvertir son hexafluorure d'uranium enrichi en uranium métal. (Crédit : Getty Images)

[…] À l’heure actuelle, la question de savoir si le stock d’uranium hautement enrichi de l’Iran a survécu aux attaques constitue un dilemme majeur pour Israël et l’administration Trump. Il n’existe aucune option militaire plausible pour le détruire ou le saisir sans pouvoir en localiser précisément l’emplacement – ​​qui pourrait désormais se trouver n’importe où en Iran, et potentiellement réparti sur plusieurs sites.

[…] L’affirmation courante selon laquelle l’Iran aurait besoin d’uranium « de qualité militaire » enrichi à au moins 90 % d’uranium 235 pour fabriquer un engin explosif nucléaire – largement reprise par les responsables gouvernementaux, les médias et les commentateurs – est tout simplement fausse. […] L’AIEA considère l’uranium hautement enrichi, défini comme de l’uranium enrichi à 20 % ou plus, comme une matière « d’utilisation directe », ce qui signifie qu’il « peut être utilisé pour la fabrication d’engins explosifs nucléaires sans transmutation ni enrichissement supplémentaire ».

[…] La « quantité significative » d’uranium hautement enrichi (UHE) définie par l’AIEA comme « la quantité approximative de matière nucléaire pour laquelle la possibilité de fabriquer un dispositif explosif nucléaire ne peut être exclue », est de 25 kilogrammes d’uranium 235 contenu. Pour une matière enrichie à 90 %, cela correspond à 27,8 kilogrammes d’uranium total.

Il n’est pas difficile de voir que 20 à 25 kilogrammes d’uranium hautement enrichi à 90 % pourraient être utilisés pour fabriquer une arme à implosion de première génération, de conception similaire à l’arme au plutonium « Fat Man » qui a détruit Nagasaki en 1945, bien qu’elle soit de plus grand diamètre et considérablement plus lourde.

À 60 % d’enrichissement, la quantité significative selon l’AIEA correspond à 41,7 kilogrammes d’uranium total (soit 1,5 fois la quantité significative à 90 %). Cela signifie que, au moins pour une conception d’arme donnée, un stock fixe d’uranium hautement enrichi permettrait de fabriquer moins d’armes à 60 % qu’à 90 %. Une conception analogue de type Fat Man à 60 % pourrait nécessiter environ deux fois plus d’uranium total qu’à 90 %. Cela suggère que le stock iranien de 408 kilogrammes, tel que rapporté par l’AIEA, pourrait servir à fabriquer environ 6 à 7 armes de ce type, contre 9 à 10 estimées à 90 %.

[…] L’utilisation d’une plus grande quantité d’uranium à un enrichissement plus faible dans un dispositif d’implosion de première génération présente généralement certains inconvénients liés à un cœur plus grand et plus lourd (environ 25 % de plus dans ce cas) et à un réflecteur de neutrons. Une telle configuration nécessiterait une quantité d’explosif nettement plus élevée pour comprimer le cœur et les autres structures afin de créer un état hautement surcritique dans lequel le taux de fission nucléaire augmente de manière exponentielle, provoquant une explosion nucléaire. Un autre facteur est que la réaction de fission en chaîne dans l’uranium faiblement enrichi évolue plus lentement. Cela réduit généralement le rendement explosif, car moins de réactions de fission ont le temps de se produire dans un cœur surcritique avant l’explosion et l’arrêt de la réaction en chaîne. Cependant, d’autres facteurs atténuants pourraient partiellement compenser ces inconvénients, de sorte que la pénalité liée au poids et à la taille pourrait ne pas être aussi prohibitive qu’il n’y paraît à première vue.

[…] La capacité technique de l’Iran à produire au moins quelques armes brutes relativement rapidement à partir de son stock de 60 % d’uranium hautement enrichi ne peut être ignorée. La question se pose alors de savoir si l’Iran a une intention stratégiquement judicieuse à poursuivre dans un moment de faiblesse et de menace pour le régime. […]

Bulletin of the Atomic Scientists, L’Iran peut encore fabriquer des armes nucléaires sans enrichissement supplémentaire. Seule la diplomatie l’en empêchera, traduction automatique

L’Iran a suspendu mercredi sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique et multiplie les accusations à son encontre, depuis les bombardements israéliens et américains de ses sites nucléaires.

[…] Téhéran, qui a adhéré en 1970 au traité de non-prolifération nucléaire, a affirmé jeudi son attachement à ce texte, après avoir menacé de le dénoncer. La coopération est « une obligation juridique » pour un « pays signataire », a rappelé Rafael Grossi le 26 juin.

[…] La loi iranienne sur la suspension de la coopération avec l’AIEA ne précise pas quelles mesures concrètes elle pourrait entraîner. Les inspecteurs de l’agence n’ont pas eu accès aux stocks d’uranium iraniens depuis le 10 juin. […]

Le Monde, Les inspecteurs de l’AIEA quittent l’Iran [edit]

Vendredi 4/7, 12h15

America, America.

Cartoon Movement, Paolo Lombardi, The end of the war

Dans un message sur X, Don Bacon, un élu républicain du Nebraska à la Chambre des représentants, ancien général de l’US Air Force – opposé à l’isolationnisme du président, figurant sur la liste des élus 398 élus américains sanctionnés par la Russie –, interpelle Donald Trump :

« Monsieur le Président, votre politique envers la Russie ne fonctionne pas. Pendant que nous négocions, Poutine bombarde les villes ukrainiennes. Voici Kyiv aujourd’hui. Il est temps de changer de stratégie. Nous et nos alliés devons armer l’Ukraine jusqu’aux dents et nous avons besoin des sanctions les plus sévères. Poutine se moque de vous et de l’Amérique. »

Son collègue Joe Wilson, élu de Caroline du Sud, dresse un constat similaire : « Alors que les Américains commencent à profiter des feux d’artifice pour célébrer l’indépendance de notre nation, le criminel de guerre Poutine, qui est en train de perdre sa guerre pathétique, recourt à des tactiques de terre brûlée dans des villes ukrainiennes plus anciennes que Moscou elle-même. […]

Le Monde, Live

Vendredi 4/7, 7h35

Drones.

L’Ukraine utilise désormais des drones bombardiers lancés depuis des navires de surface sans pilote (USV, également appelés bateaux-drones) pour attaquer des cibles en Crimée. Parmi ces cibles figure une installation radar russe de grande valeur sur la péninsule. Ces frappes constituent la dernière itération de la campagne ukrainienne de bateaux-drones, qui a tenu à distance la flotte russe de la mer Noire (BSF) et endommagé des installations militaires ennemies en Crimée occupée, ainsi que le pont de Kertch.

[…] L’utilisation de drones bombardiers lancés depuis des drones marins offre des avantages importants. En mars, nous vous avons expliqué comment la Direction du renseignement de défense ukrainienne (GUR) a utilisé des drones à vue subjective (FPV) lancés depuis des bateaux drones contre des radars et des systèmes de missiles sol-air (SAM) russes. L’utilisation de drones bombardiers permet aux opérateurs ukrainiens de frapper plusieurs cibles par drone, avec des ogives potentiellement plus lourdes que celles que peuvent emporter les drones FPV. Ils peuvent également parcourir de plus grandes distances tout en maintenant leur liaison, car ils n’ont pas besoin de plonger pour atteindre leurs cibles.

[…] Au-delà de la manière dont les armes ont été livrées, cette dernière attaque est significative en raison de ce qui était ciblé. Le ministère de la Défense a déclaré avoir détruit un RLM-M radar , un radar RLM-D et une station de contrôle radar.

Comme nous l’avons déjà signalé, la perte potentielle d’éléments du système radar Nebo-M pourrait avoir des conséquences importantes sur la capacité des forces russes à détecter, suivre et tenter d’intercepter diverses menaces aériennes, y compris les missiles balistiques. […]

The War Zone, Les navires de surface ukrainiens lancent désormais des drones bombardiers pour attaquer la Crimée, traduction automatique

Vendredi 4/7, 7h35

Attaque sur les civils (comme d’hab).

Cartoon Movement, Ramses, Trump says no to Ukraine… again

[…] Chacun à Kyiv a désormais pris l’habitude de préparer [son sac] en prévision des nuits difficiles. « Je jouais au tennis quand j’ai entendu le premier drone, vers 20 heures, dit Valentina, 27 ans, allongée sur un tapis de yoga à côté de sa colocataire et de son Jack Russel terrier. Tout était prêt. » Dans son paquetage « spécial métro » – elle y passe sa 10ᵉ nuit depuis début juin –, ses papiers, son Mac soigneusement rechargé (elle travaille en indépendante dans l’informatique)… et son téléphone, évidemment, outil indispensable pour suivre sur les chaînes Telegram « Aeris Rimor » ou « Real Kyiv » l’avancée des attaques, mais aussi lire les réactions des Ukrainiens, jamais en retard d’un commentaire caustique, sur les réseaux sociaux.

« America puts Kyiv in a mess. » (L’Amérique met Kyiv dans le pétrin) « Dude please stop attack on Kyiv now » (Eh mec, arrête les attaques sur Kyiv, maintenant). Il n’y en a pas seulement pour Trump. « C’est désormais une tradition, dès que Poutine s’entretient au téléphone avec un dirigeant occidental, il faut s’attendre à ce que l’Ukraine soit bombardée. » Ou encore : « Combien entre le coup de fil de Poutine et de Trump et la première attaque ce soir ? Une heure ? »

Le Monde, Live, Ariane Chemin (Kyiv, envoyée spéciale)

Des explosions ont secoué la ville de Kyiv pendant des heures dans la nuit du 4 juillet, alors que la Russie lançait une attaque massive de missiles et de drones ciblant la capitale et d’autres villes d’Ukraine.

Au moins 23 personnes ont été blessées et 14 victimes sont hospitalisées, selon le maire de Kyiv, Vitali Klitschko.

L’attaque a endommagé des immeubles d’habitation, des commerces, une école, un centre médical, des voies ferrées et d’autres infrastructures civiles dans plusieurs quartiers. Des incendies ont ravagé la ville, rendant l’air impropres à la respiration.

Tymur Tkachenko, chef de l’administration militaire de la ville de Kyiv, a averti les habitants de fermer leurs fenêtres en raison des niveaux dangereux de « produits de combustion » dans l’air. […]

The Kyiv Independent, « Rien que du terrorisme et des meurtres » — La Russie bombarde Kyiv de missiles balistiques lors d’une attaque massive nocturne, traduction automatique

Jeudi 3/7, 23h45

La fille d’une grande amie de maman est psychiatre. Je la connais depuis longtemps, c’est quelqu’un que je respecte, une personne que j’apprécie beaucoup. Je me demande si c’est éthique d’aller discuter avec elle pour une conversation professionnelle alors que je la connais. La psychiatre peut faire le même travail que la psychologue pendant la guerre, mais la psychiatre peut rédiger l’ordonnance pour les produits. On peut acheter des cachets sans ordonnance, mais quelque chose comme l’homéopathie. Je vois bien comment ça peut faire effet, mais pas à ce stade.

Je ne prends plus de cachets. Je veux rester lucide pendant les attaques. En Suède, j’ai bu un peu d’alcool. Je ne le fais pas ici.

Pacha a vu un ami mourir après l’arrivée d’une bombe guidée. Le corps était intact, mais les organes à l’intérieur étaient en bouillie. Peu de sang coulait et les collègues l’ont arrêté, mais il est mort quand même. Il avait bu, pas tellement, mais un médecin a dit plus tard qu’il n’y avait rien à faire, parce que l’alcool empêche le sang de coaguler — ou n’aide pas. C’est peut-être une sorte de légende pour inciter les soldats à ne pas boire… et tu vois ça marche chez la femme du soldat…

Olga, Viber (vocal)

Jeudi 3/7, 23h40

Cesser d’être une imitation.


Jeudi 3/7, 23h35

Trump a dit.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré jeudi n’avoir effectué aucun progrès lors de son entretien téléphonique [d’aujourd’hui] avec son homologue russe, Vladimir Poutine, précisant avoir discuté de l’Iran et de l’Ukraine.

Le Monde, Live

Jeudi 3/7, 23h30

Slovaquie.

La Slovaquie bloque le paquet de 18 sanctions contre Moscou pour protéger son approvisionnement en gaz. Bruxelles tente de convaincre Bratislava au moment où la croissance russe est en perte de vitesse.

Les Européens parviendront-ils à convaincre la Slovaquie de lever son veto sur le 18e paquet de sanctions contre la Russie ? Bratislava attend ce jeudi une visite importante de Bruxelles. Le Premier ministre slovaque entend négocier un assouplissement de la sortie du gaz russe de son pays, alors que l’UE s’est engagée à mettre fin à toutes ses importations d’ici à 2027. Faute de garanties, Robert Fico bloque depuis le mois de juin toute avancée sur les prochaines mesures visant à asphyxier les finances de Moscou. […]

Le Figaro, «La fête est finie» : alors que l’économie russe se fissure, les Européens veulent frapper fort

Jeudi 3/7, 7h35

Peinture instantanée.

Images épiques de Khartsyzk, dans la région temporairement occupée de Donetsk — plusieurs coups directs, apparemment sur un dépôt de munitions russe.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 3/7, 7h25

Serbie.

Après avoir bloqué sans succès, depuis plus de six mois, toutes les universités de Serbie, le vaste mouvement anticorruption étudiant qui secoue ce pays des Balkans est à un tournant. Face à un pouvoir qui refuse d’écouter leurs revendications et multiplie les arrestations, les étudiants ont appelé, lundi 30 juin, les Serbes à basculer dans la « grève générale » et la « désobéissance civile », en organisant notamment des actions de blocage d’axes routiers à travers tout ce pays de 6,6 millions d’habitants.

[…] la police serbe a arrêté des dizaines d’étudiants pour des motifs variés, tandis que M. Vucic, un nationaliste qui reste proche de Moscou, ne cesse de les accuser de vouloir menerune « révolution de couleur », en référence aux soulèvements qui ont fait chuter les pouvoirs prorusses en Géorgie ou en Ukraine dans les années 2000. La contestation étudiante est partie de l’effondrement, en novembre 2024, de l’auvent de la gare fraîchement rénovée de Novi Sad, deuxième ville de Serbie. La responsabilité de ce drame qui a causé seize morts est attribuée par les étudiants à la corruption endémique qui sévit dans ce pays officiellement candidat à l’adhésion à l’Union européenne (UE).

[…] Après avoir demandé pendant des mois de façon totalement pacifique la transparence sur les causes de cet accident et la mise en cause des éventuels responsables, les étudiants ont fini par basculer, en mai, sur des revendications plus politiques, en réclamant l’organisation d’élections législatives anticipées. Au pouvoir depuis 2014, successivement comme premier ministre puis président, M. Vucic rejette fermement cette éventualité. « Son message est seulement de dire que les étudiants préparent un coup d’Etat. Nous faisons face à une répression de plus en plus forte avec le risque d’un basculement dans une situation à la biélorusse », s’inquiète Radovan Kupres, de l’ONG de surveillance électorale CRTA.

Lundi, le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a d’ailleurs affiché son soutien à M. Vucic, en appelant les étudiants à l’« apaisement » et en disant « espérer que les pays occidentaux s’abstiendront cette fois-ci de mener une révolution de couleur ». Connu pour jouer plusieurs cartes diplomatiques en même temps, M. Vucic entretient aussi de très bonnes relations avec les dirigeants occidentaux, à commencer par Emmanuel Macron, ce qui lui a permis de s’éviter jusqu’ici toute critique de la diplomatie française pour ses dérives autoritaires, au grand regret des milieux pro-européens. […]

Le Monde, En Serbie, le mouvement de protestation se radicalise face au durcissement du pouvoir

Jeudi 3/7, 7h15

La Russie attire des Africains et d'autres ressortissants de l'hémisphère sud en leur promettant de bons emplois bien rémunérés. Mais ils se retrouvent dans l'armée russe, combattant en Ukraine, où, en tant qu'étrangers, ils sont considérés comme plus remplaçables que les Russes. (traduction automatique)

Jeudi 3/7, 7h05

Armes américaines.

Le ciel de l’Ukraine s’est nettement assombri, mercredi 2 juillet, à l’annonce d’une « pause » dans la livraison de systèmes antiaériens américains cruciaux pour faire face à la pluie de missiles et de drones lancés quotidiennement par la Russie.

[…] La Russie s’est aussitôt réjouie. « D’après ce que nous comprenons, cette décision a été motivée par (…) un manque d’armes dans les entrepôts. Mais, quoi qu’il en soit, moins il y a d’armes fournies à l’Ukraine, plus la fin de “l’opération militaire spéciale” est proche », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

[…] « Soit les Européens réagissent, soit cela va mal se terminer pour l’Ukraine, donc pour les Européens, prédit Léo Péria Peigné, chercheur à l’Institut français des relations internationales. Cet arrêt des livraisons américaines est toutefois moins violent aujourd’hui que s’il avait eu lieu il y a deux ans, car l’Ukraine a depuis développé toute une industrie d’armement. Mais cela va être très difficile quand même. Et ce, même si les Américains restent, pour l’instant, en soutien dans le domaine du renseignement. »

[…] Aujourd’hui, seuls deux systèmes de défense sol-air, sur les huit dont dispose l’Ukraine, sont de fabrication européenne. Il s’agit de deux SAMP/T, construit par la France et l’Italie, déployés en Ukraine depuis 2023. Or à ce stade, la France comme l’Italie ne sont pas en capacité de céder d’autres systèmes, dont le cycle de fabrication et de mise en service prend de trois à quatre ans pour un système complet.

[…] Face à la hausse des menaces et la perspective de devoir aider l’Ukraine dans la durée, plusieurs projets de production de missiles Patriot sous licence, en Europe, ont été lancés, depuis 2024. Mais les délais apparaissent incompatibles avec la pression mise aujourd’hui sur Kyiv par Washington. […]

Le Monde, Emmanuel Grynszpan et Elise Vincent, Donald Trump retire aux Ukrainiens le parapluie antimissile américain, un coup de semonce pour les Européens

[…] Des sources familières ont déclaré à Politico le 1er juillet que les États-Unis avaient décidé début juin 2025 de suspendre une partie de l’aide qu’ils avaient promise à l’Ukraine sous l’administration Biden, mais que cette décision n’entre en vigueur que maintenant.

[…] Les sources de la défense et du Congrès de NBC ont déclaré que les États-Unis pourraient suspendre le flux d’armes vers l’Ukraine jusqu’à ce que l’évaluation des stocks américains soit terminée, mais que les États-Unis pourraient prolonger la pause de l’aide militaire à l’Ukraine encore plus longtemps si les armes sont en nombre insuffisant ou si les États-Unis ont besoin de les fournir à d’autres parties du monde.

[…] Le ministère ukrainien de la Défense (MoD) a déclaré que l’Ukraine n’avait reçu aucune notification officielle concernant une suspension ou une révision des calendriers de livraison de l’aide militaire américaine convenue avant l’annonce américaine.

Le New York Times (NYT) a rapporté que des responsables américains avaient déclaré que les États-Unis n’avaient pas prévu d’expédier les munitions concernées à l’Ukraine avant plusieurs mois, mais le Wall Street Journal (WSJ) a rapporté que les livraisons d’armes américaines déjà en Pologne étaient interrompues depuis le 1er juillet.

[…] Les retards dans l’aide militaire américaine à l’automne 2023 et à l’hiver-printemps 2024 ont créé les conditions pour que les forces russes réalisent des gains sur le champ de bataille plus rapides que ce qu’elles avaient pu faire auparavant. Les forces russes ont considérablement intensifié leurs opérations offensives près d’Avdiivka, dans l’oblast de Donetsk, à la mi-janvier 2024 et ont concentré d’importants effectifs et matériels sur leurs efforts pour s’emparer du village à la mi-février 2024 dans le contexte du débat prolongé aux États-Unis (d’octobre 2023 à avril 2024) sur l’adoption d’une aide supplémentaire à l’Ukraine. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 juillet, traduction automatique

Mercredi 2/7, 22h10

La patate c’est la vie (Kartopla tsé jetya).

Coucou, c’est pour dire que ça va ici. Maman va en Turquie demain, Pacha est allé « travailler », presque pas de connexion chez lui, c’est une nouvelle position. On a récolté une partie des patates hier, avec maman et les parents d’Irina. Pas grand-chose, pas de fierté, mais pas de honte non plus pour la récolte.
Maman s’inquiète, je l’écoute et on vibre d’inquiétude ensemble. Mais tout ira bien parce que les bougies brûlent et en plus maman a demandé une bénédiction pour le voyage chez son prêtre préféré.

Olga, Viber (texte)

Mercredi 2/7, 17h35

Du nuc !

[…] Quid du nucléaire, pour lequel la France réclame le même traitement que pour les énergies renouvelables ?

Nous avons explicitement inscrit la neutralité technologique dans le texte de la proposition. Ma position est claire comme du cristal : le nucléaire fait partie de la solution. Je ne vois pas comment nous pouvons atteindre nos objectifs climatiques sans maintenir, et très probablement augmenter, notre capacité nucléaire.

Si vous demandez aux climatologues, ils seront d’accord. Bien sûr, deux prérequis sont essentiels : la sûreté des installations et un stockage sûr des déchets nucléaires. Mais sous ces conditions, nous ne pouvons pas nous permettre d’être dogmatiques. […]

Les Échos, « L’Europe n’atteindra pas ses objectifs climatiques sans le nucléaire. » La déclaration choc du commissaire au Climat

Nouvel imprévu pour l’EPR de Flamanville. Le dernier né des réacteurs nucléaires français ne redémarrera pas avant le 13 août dans la soirée, a annoncé EDF ce mercredi. Cela porte à près de deux mois la suspension de la production d’électricité du site normand, commencée le 19 juin et déjà prolongée une première fois.

« Suite à des analyses, le réacteur de Flamanville 3 est maintenu à l’arrêt pour procéder à l’usinage de pièces de soupapes du circuit primaire principal », explique EDF. 

 Situé au coeur du réacteur à eau pressurisée, le circuit principal assure la transmission de la chaleur dégagée par la fission nucléaire vers le générateur de vapeur, qui fait tourner la turbine géante de l’EPR. […]

Les Échos, Nucléaire : nouvel arrêt de deux mois pour l’EPR de Flamanville

Mercredi 2/7, 17h30

The Kyiv Independent — Un secouriste ukrainien blessé tient des œillets rouges lors d'une cérémonie d'adieu pour trois secouristes tués par une frappe de missile russe à Kyiv, en Ukraine, le 9 juin 2025. (Danylo Pavlov)

Mercredi 2/7, 6h20

Drones anti drones.

Les essaims de drones russes Shahed frappent l’Ukraine chaque nuit, causant toujours plus de morts et de destructions dans des villes qui avaient réussi à retrouver un semblant de normalité en temps de guerre.

L’inquiétude des civils s’est accrue. Les stocks traditionnels de défense aérienne s’épuisant, le gouvernement mise sur des « drones intercepteurs » nouvellement créés pour rétablir une certaine sécurité publique.

« L’Ukraine utilise déjà des intercepteurs pour abattre les Shaheds et augmente leur production », a écrit le bureau du président Volodymyr Zelensky le 21 juin.

À l’instar d’une grande partie du développement des drones en Ukraine, une flotte de drones intercepteurs naissants – qui tirent d’autres drones hors du ciel – comble une lacune dans les défenses antiaériennes plus traditionnelles, alors que les États-Unis réduisent leur aide à l’armement et que la Russie développe sa flotte de drones. […]

The Kyiv Independent, Les nouveaux drones intercepteurs ukrainiens commencent à éliminer les drones longue portée Shahed de la Russie, traduction Deepl

Mercredi 2/7, 6h05

Soumy.

Bien que la Russie ait rassemblé une force considérable pour tenter de prendre la région ukrainienne de Soumy, les responsables militaires ukrainiens affirment avoir déjoué cette offensive estivale . Des sources russes, quant à elles, affirment que l’avancée est « inévitable ». Soumy est le lieu où l’Ukraine a lancé son invasion de la région voisine de Koursk en août 2024. L’Ukraine détient toujours un territoire à Koursk, bien que beaucoup plus restreint qu’au plus fort de l’opération. Soumy est désormais au cœur d’un immense combat qui a vu les deux camps déployer certaines de leurs meilleures troupes.

Bien que les Russes aient déployé 50 000 soldats dans l’effort, l’offensive a été stoppée, selon l’état-major des forces armées ukrainiennes. […]

The War Zone, Les combats à la frontière nord de l’Ukraine voient des troupes d’élite affluer des deux côtés, traduction automatique

Mercredi 2/7, 5h45

Azerbaïdjan.

Les relations entre la Russie et l’Azerbaïdjan continuent de se détériorer à la suite d’un certain nombre d’incidents de moindre envergure survenus ces derniers jours, enflammant les différends non résolus concernant l’abattage d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines par la Russie en décembre 2024.

Le ministère russe des Affaires étrangères (MAE) a protesté le 1er juillet contre les « actions inamicales » de l’Azerbaïdjan qui, selon le MAE russe, sont des mesures « délibérées » pour démanteler les relations bilatérales. Le MAE russe a affirmé que la récente détention d’Azerbaïdjanais ethniques à Ekaterinbourg était légale et que les accusations de Bakou contre les forces de l’ordre russes constituent une ingérence dans les affaires intérieures de la Russie[19]. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a accusé Bakou de prendre des mesures qui ne sont pas conformes à l’esprit et au caractère des relations russo-azerbaïdjanaises.

[….] Les relations azerbaïdjano-russes se sont détériorées fin 2024 lorsque la Russie a refusé d’assumer l’entière responsabilité de l’abattage, le 25 décembre 2024, d’un avion de ligne d’Azerbaïdjan Airlines, vraisemblablement abattu en plein vol par la défense aérienne russe avant de s’écraser au Kazakhstan. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er juillet, traduction Deepl

Mercredi 2/7, 5h40

America, America.

Les États-Unis ont annoncé suspendre la fourniture de certaines armes à l’Ukraine, craignant que leurs propres stocks aient trop diminué.

[…] Le ministère de la défense n’a pas fourni de détails sur les armes concernées par la décision.

[…] L’arrêt de la fourniture de certaines armes par les Etats-Unis porte un coup dur à l’Ukraine, alors que la Russie lance ces derniers jours des attaques aériennes de plus en plus virulentes, qui réduisent les espoirs d’une avancée dans les efforts de paix défendus par Donald Trump. Les négociations entre les parties sont au point mort. […]

Le Monde, Live
Cartoon Movement, Marian Kamensky, DELIVERY STOP FOR UKRAINE

Mardi 1/7, 23h15

Allo ?

Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec son homologue russe Vladimir Poutine pour la première fois depuis septembre 2022, l’appelant à un cessez-le-feu «dans les meilleurs délais» en Ukraine et s’accordant avec lui sur la nécessité de «coordonner leurs démarches» pour encadrer le programme nucléaire iranien, a annoncé l’Élysée.

Emmanuel Macron a «souligné le soutien indéfectible de la France à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine» et «appelé à l’établissement, dans les meilleurs délais, d’un cessez-le-feu et au lancement de négociations entre l’Ukraine et la Russie pour un règlement solide et durable du conflit», a affirmé l’Élysée. Le président russe l’a prévenu que tout accord de paix en Ukraine devait être «global et sur le long terme, prévoir l’élimination des causes profondes de la crise ukrainienne et s’appuyer sur de nouvelles réalités territoriales», a de son côté souligné le Kremlin.

Pour Vladimir Poutine, le conflit ukrainien est «une conséquence directe de la politique des États occidentaux», qui ont «ignoré les intérêts sécuritaires de la Russie depuis des années» et créé une «tête de pont anti-russe en Ukraine». Les deux dirigeants, qui se sont entretenus durant «plus de deux heures au téléphone», ont convenu de continuer «d’échanger» sur le conflit ukrainien, a ajouté l’Élysée, même si leurs positions semblent très éloignées. […]

Le Figaro, Nucléaire iranien, guerre en Ukraine, Occidentaux «responsables»… ce qu’il faut retenir de l’appel entre Macron et Poutine

Mardi 1/7, 11h20

La spirale du nuc.

France

Elle est là, presque perdue au milieu des champs de maïs et des… pylônes électriques. La centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, n’est pas devenue une friche depuis qu’elle a été débranchée il y a cinq ans. Son (long) démantèlement est toujours en cours avec « près de 400 personnes sur place ».

« C’est loin des 1.200 quand elle tournait mais il y a encore de l’activité », précise le maire de la commune Claude Brender. Qui a vu, non sans surprise, revenir le nom de sa ville dans le débat public mi-juin. Dans la proposition de loi Gremillet sur la trajectoire énergétique de la France, il était question de relancer la fameuse centrale. Une idée portée par le Rassemblement national (RN)… qui a depuis été rejetée mais qui a beaucoup fait réagir.

« Des gens m’en ont parlé en me demandant si c’était possible mais c’est un gag !, s’énerve presque l’édile. Ceux qui sont un peu au courant de ce qu’il se passe ici savent très bien que c’est impossible. » Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting, confirme : « Les deux réacteurs sont en train d’être démantelés et le circuit primaire a été décontaminé à l’acide. Il n’y a plus rien pour que ça fonctionne. »

[…] Le futur, lui, s’inscrit plutôt dans la construction d’un technocentre, c’est-à-dire une « usine destinée au recyclage de métaux très faiblement radioactifs (TFA) issus du démantèlement d’installations nucléaires », dixit EDF. « C’est un projet qui verra le jour en 2031, 2032 et qui pourrait créer 200 emplois », estime le maire. Qui voit même plus loin et espère… l’installation d’une nouvelle centrale nucléaire.

« C’est mon combat. On a la source froide, le réseau, tous les éléments sont là pour produire de nouveau de l’électricité. Peut-être pas avec des gros EPR mais de petits réacteurs », imagine-t-il, conscient que cela « prendra des années ». Voire des décennies. « Fessenheim doit rester un site nucléaire, les infrastructures sont adaptées », prolonge le député Schellenberger, lui aussi conscient du temps nécessaire.

Du côté de la population, cette possibilité n’effraie pas. « Moi j’ai grandi à proximité, ça ne m’a jamais dérangée », avoue la boulangère Nadège. […]

20 minutes, A Fessenheim, colère contre le RN qui veut rouvrir la centrale nucléaire, mais « de petits réacteurs » sont évoqués

Depuis que le Rassemblement national a trouvé dans l’énergie et le nucléaire son nouveau terrain de conquête à l’Assemblée nationale, Maxime Amblard, élu d’extrême droite de la Meuse et ancien ingénieur chez Framatome, est sorti de l’ombre. Sur les pas de Jean-Philippe Tanguy, à 28 ans, le jeune député rêve d’une décarbonnation par le nucléaire. Et sans éolienne et panneaux photovolataïques ajoutés, s’il vous plaît.

Nous sommes le 20 mai 2025 à Paris, dans les locaux de l’association « Equilibre des énergies ». D’ici quelques jours, le Rassemblement national s’apprête à porter – vent debout – la loi de relance du nucléaire français et une proposition de moratoire sur l’éolien et le photovoltaïque. Seulement voilà, Maxime Amblard, la dernière recrue nucléophile du RN, a bien failli tout faire foirer dans une anodine discussion publique en présence de l’ancien ministre de l’Environnement, Brice Lalonde. « La question se pose de quel design utiliser. L’EPR2 ou peut-être un autre design ? Un design étranger, pourquoi pas ? Parce que l’urgence est de produire le plus vite possible de l’électricité en vue de l’électrification des process », a alors bredouillé le jeune député de la Meuse et ancien ingénieur chez Framatome. Des réacteurs étrangers vous avez dit ? L’américain « AP1000 de Westinghouse » et le coréen « APR-1400 de Kepco », répond Maxime Amblard, sans sourcilier. En un instant : envolée la souveraineté nucléaire si fantasmée par la droite de l’hémicycle. […]

Charlie Hebdo, Le député Maxime Amblard, nouveau produit radioactif du RN

Et rebelote. Le réacteur normand est de nouveau arrêté. « Le 19 juin 2025, à 19 h 05, l’unité de production n° 3 de Flamanville a été mise à l’arrêt dans le cadre des essais de mise en service du réacteur », a indiqué EDF à La Tribune. Le retour du premier EPR tricolore sur le réseau électrique est prévu pour le 2 juillet à 23 heures.

La tranche nucléaire, d’une puissance nominale de 1 650 mégawatts (MW), est maintenue à l’arrêt « pour procéder à des analyses et des réglages sur une soupape de protection du circuit primaire principal », précise l’électricien.  « Cette soupape fuit », résume Julien Collet, directeur général adjoint de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). « EDF essaye de retrouver l’étanchéité en faisant des manœuvres au niveau de l’exploitation afin que le clapet se referme, poursuit-il. Si les équipes n’y parviennent pas, elles devront intervenir sur l’équipement lui-même ». […]

La Tribune, Nucléaire : la fuite d’une soupape contraint EDF à arrêter de nouveau l’EPR de Flamanville

Mardi 1/7, 8h45

Chaleur.

Pour cette cinquantième vague de chaleur depuis 1947, la trente-troisième depuis le début du XXIe siècle, la France va affronter deux journées extrêmes. […] Les 38 °C à 40 °C seront régulièrement atteints dans des régions peu habituées à ce type de température. » […] Lundi, la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) a annoncé avoir mis, dimanche soir, à l’arrêt l’un de ses réacteurs, en raison de la température dans la Garonne qui devrait atteindre 28 °C.

[…] Cet épisode illustre une nouvelle fois le niveau de résilience mais aussi les faiblesses de l’adaptation de la France à ces phénomènes. Présenté en mars, le troisième plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc3) a permis de prendre un premier arrêté, qui entre en vigueur mardi 1er juillet, renforçant les obligations des employeurs, publics et privés, pour protéger les travailleurs lors des canicules. Mais les 52 mesures du Pnacc n’ont pas encore eu le temps d’être mises en œuvre, tout comme le vaste plan de rénovation thermique des écoles annoncé par Emmanuel Macron en 2024, et qui exige des investissements colossaux de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

[…] Alors que, depuis des mois, l’extrême droite et la droite multiplient les attaques contre la transition écologique sous les yeux plutôt passifs du bloc central, Marine Le Pen, la cheffe de file du Rassemblement national, a réclamé, lundi, un « grand plan d’équipement pour la climatisation », tandis que l’opposition de gauche a dénoncé l’improvisation du gouvernement.

[…] Lors des récentes coupes budgétaires, le gouvernement a sabré le fonds vert (de 2,5 milliards à 1 milliard d’euros), une enveloppe qui aide notamment les communes à s’adapter. « J’en ai pour 2,5 millions d’euros pour rénover deux écoles maternelles et je vais obtenir 150 000 euros du fonds vert. Alors on fait comment ? », s’interroge Jean-François Vigier, maire de Bures-sur-Yvette (Essonne) et vice-président de l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité.

Le Monde, Canicule : écoles fermées, réacteur nucléaire à l’arrêt et pic de pollution, la vague de chaleur s’éternise dans toute la France

Mardi 1/7, 3h50

Négos (quelles négos ?).

Le représentant spécial américain Keith Kellogg a rejeté les affirmations russes selon lesquelles l’Ukraine et les États-Unis seraient responsables du retard des négociations de paix, affirmant que c’est Moscou qui continue d’entraver les efforts visant à mettre fin à la guerre qu’il a déclenchée.

« Les récents commentaires de Peskov sur l’état des négociations sont orwelliens. Les affirmations russes selon lesquelles ce sont les États-Unis et l’Ukraine qui bloquent les négociations de paix sont infondées. Le président Trump a toujours été déterminé à progresser vers la fin de la guerre. Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat et à la tenue de négociations trilatérales pour mettre fin à la guerre. La Russie ne peut pas continuer à gagner du temps tout en bombardant des cibles civiles en Ukraine », a déclaré Kellogg sur X.

le 29 juin Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a accusé Washington et Kyiv de retarder les progrès, affirmant que les développements futurs des pourparlers de paix dépendent de la position de l’Ukraine, de l’efficacité de la médiation américaine et de la situation sur le champ de bataille. […]

The Kyiv Independent, « La Russie ne peut pas continuer à gagner du temps » tout en bombardant les civils ukrainiens, déclare Kellogg, traduction automatique

Mardi 1/7, 00h00

Qui a tué les prisonniers de guerre ukrainiens à Olenivka et comment.

Le rapport identifie l’arme et les munitions utilisées par les forces armées russes pour tuer les prisonniers de guerre ukrainiens à Olenivka le 28 juillet 2022 et détaille la planification, l’organisation et la mise en œuvre de ce massacre. Il passe également en revue l’état d’avancement des enquêtes russe, ukrainienne et onusienne sur ce meurtre et formule des recommandations pour approfondir l’enquête ukrainienne. […]

Center for Human Rights in Armed Conflict, Caserne 200, traduction automatique
War Translated, Bluesky

Mini journal de juin.