2022 – Mini journal de guerre – juillet

Avec Olga, Pacha, Tanya, Valera, Irina, Tola…

Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril, quelques français de retour dans la Zone. L’armée russe campait par là.

Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.

Vous êtes sur Radio-Tchernobyl, l’endroit où l’on parle du nuc comme d’un sujet normal. Le nuc en France, le nuc dans le monde et, bien sûr, en Ukraine, avec la catastrophe de 86 et aujourd’hui la guerre.

2014 – Secteur de Poliské – Rudnia 2.0


Les infos permanentes :

  • La situation radiologique semble normale.

Dimanche 31/7, 23h25

Olga me parle de Iaroslav le sage, souverrain de la Rus de Kiev et qui avait trouvé à marier trois ou quatre de ses filles dans les cours d’Europe, vers 1050. On l’appelait le beau-père de l’Europe.

Anstasia épouse le roi de Hongrie et Elisabeth celui de Norvège. Agathe se serait mariée avec un héritier de la couronne anglaise qui n’a pas eu le temps de régner, Edouard l’éxilé.

Devenu veuf en 1044, et sans enfant légitime, Henri [1er, roi des Francs] épouse Anne de Kiev le 19 mai 1051. Cette dernière présente l’avantage d’appartenir à une famille prestigieuse10 et de ne pas risquer de tomber sous le coup de l’interdiction pontificale des mariages entre parents jusqu’au septième degré11. Après une première ambassade en 1049, Iaroslav le Sage accepte de donner sa fille en mariage dans le cadre de sa « politique d’élargissement de ses alliances ». Une seconde ambassade ramène donc la princesse pour le mariage, qui a lieu en grande pompe à Reims.

Wikipédia

Parbleu, du sang ukrainien dans la royauté française.

Quant à la Rus de Kiev, dont on entend parler dans les analyses sur l’origine de l’invasion russe, la voici ; Moscou n’existe pas encore, elle sera quelque part à droite du mot Volga. Une invasion mongole y met fin à partir de 1223.


Dimanche 31/7, 14h00

Greenpeace diffuse un compte-rendu de sa mission de mesures à Tchernobyl sous la forme d’une storymap.


Samedi 30/7, 23h10

« Ces nazis ukrainiens doivent arrêter de se bombarder eux-mêmes » – Twitter

On a compris : il faut désormais s’attendre à tout de la part du Kremlin, n’importe quel comportement de salopards en mode « C’est pas nous ».

La guerre informationnelle n’a pas vraiment besoin de preuve, il suffit de faire du bruit, d’occuper l’esprit, de distraire. On se souvient de Lavrov jurant qu’il fournirait des « preuves de mise en scène » après la divulgation des massacres de Bucha. On les attend toujours ou plutôt non, on ne les attend pas.


Samedi 30/7, 18h45

En vue, une certaine dévaluation de l’industrie de guerre russe à l’exportation. Du moins faudra retoucher le marketing des vecteurs de précision.

Petit coup de pointeau ukrainien sur le pont ferrovière de Kherson, côté sud.

MilitaryLand, Twitter
Zawadski, Twitter, [accessoirement, avec un traitement de l’image]
Special Kherson Cat, Twitter

C’est vrai que ce n’est pas centré pile poil entre les deux rails… En toucher l’un sans toucher l’autre, comme qui dirait. Il y a d’autres dégats à peine plus loin sur la voie.

Comme pas mal de commentateurs de ces images, je l’aime bien Himars, on est content qu’il soit là. On est un peu bête, comme dirait Monsieur Jean.

Curious jorge, Twitter

Samedi 30/7, 14h00

Une série photographique de Reuters sur les pertes russes.

Ukrainian servicemen carry bodies of Russian soldiers killed during Russia’s invasion of Ukraine, before putting them in a refrigerated rail car, in Kyiv, May 13. REUTERS/Valentyn Ogirenko

Samedi 30/7, 3h30

Auto-citation cryptée.

Pas d’explication.


Samedi 30/7, 3h10

Nous, on s’en fout : l’Etat est son propre assureur.

D’anciens dirigeants de Tepco ont fait appel d’une récente décision de la justice japonaise les condamnant à verser des dommages-intérêts astronomiques pour la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, décision dont les parties civiles ont également interjeté appel.

[Le tribunal de première instance de Tokyo] avait ordonné le 13 juillet le paiement par quatre ex-dirigeants de Tepco de quelque 13.000 milliards de yens (près de 100 milliards d’euros) de dommages-intérêts à l’entreprise.

[…] Les actionnaires ont eux fait appel parce que le tribunal de première instance n’avait pas ordonné à un cinquième ancien responsable de Tepco de payer des dommages-intérêts. Ils réclament ainsi la revalorisation des réparations à 22.000 milliards de yens, soit environ 159 milliards d’euros, selon un communiqué.

Ces montants ont été calculés sur la base des coûts de démantèlement de la centrale de Fukushima, d’indemnités de Tepco versées aux habitants affectés par l’accident et de décontamination de la zone.

Le monde de l’énergie

En France, la loi fixe à 700 M€ la limite maximum en Responsabilité Civile Nucléaire (RCN) à
la charge de l’exploitant d’installation nucléaire depuis 2016

Association des professionnels de la réassurance en France

227 fois moins que l’estimation des actionnaires de Tepco. C’est nickel.


Vendredi 29/7, 23h45

Je pense à ces prisonniers d’Azovstal que les lois de la guerre ne protègent pas, la guerre n’étant pas déclarée.

Je présente à vos proches mes condoléances.


Vendredi 29/7, 23h20

Des explications claires sur les enjeux d’une visite de l’AIEA à Zaporijia, dans un article du Bulletin of the Atomic Scientists.

Le contexte :

Aucun pays ne s’est jamais emparé par la force de l’installation nucléaire d’un autre. Jamais les opérateurs de réacteurs de puissance n’ont dirigé une centrale nucléaire capturée sous la menace d’une arme. Ce n’est pas qu’une figure de style.

[…] Le site est couvert par un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour des inspections périodiques, que la Russie a effectivement abrogé.

Le problème :

Les Russes, qui ont pris des installations par la force, disent maintenant à l’AIEA : « Si vous voulez accéder au site, vous devez oublier votre accord avec l’Ukraine et venir nous demander l’autorisation, et ainsi reconnaître qu’il s’agit désormais d’un Usine russe. Les pays membres de l’AIEA sont confrontés à une décision : qu’est-ce qui est le plus important, l’accès des inspecteurs de l’AIEA au site de Zaporizhzhia, ou le maintien du système international de garanties de l’AIEA en honorant l’accord de l’AIEA avec l’Ukraine et en refusant les conditions d’accès russes ?

Où l’on en est :

À propos d’une inspection de l’AIEA, le secrétaire de presse du président Poutine, Dmitri Peskov, a noté sournoisement : « Naturellement, l’organisation d’un tel voyage s’accompagne de la nécessité de résoudre toute une série de problèmes logistiques et techniques : de quel côté entrer, de quel territoire, par quels points de passage, sur quel transport, etc. [Les Russes] insistent pour que les inspecteurs traversent le territoire sous contrôle russe, avec des contrôles de passeports russes, pour démontrer la légitimité du contrôle russe.

[…] la Russie peut-elle, en envahissant, faire de l’accord Ukraine-AIEA une lettre morte ? La réponse devrait être un « non » retentissant. […] Et puisque l’AIEA elle-même est un peu fragile sur ce point, les États-Unis, en tant que membre dirigeant de l’AIEA, doivent intervenir pour clarifier les priorités.

Mais M. Grossi a fait une truc bizarre :

Lors d’une session du 25 mai du Forum économique mondial à Davos, Grossi l’a dit de manière assez dramatique (si ce n’est dans un anglais moins que parfait) : « Nous espérons y aller pour éviter qu’il y ait un problème ou que nous finissions par découvrir que quelques centaines de kilogrammes de matériel de qualité militaire ont disparu. C’est ce qui nous empêche de dormir la nuit. »

Mais il n’y avait pas de matériel de qualité militaire à la centrale nucléaire de Zaporizhzhia. L’usine utilise du combustible à base d’uranium faiblement enrichi et ne dispose d’aucune usine de retraitement pour extraire le plutonium.

[…] Ce faisant, et évoquant implicitement la possibilité d’un non-respect par l’Ukraine du TNP [Traité de non-prolifération], c’est inévitablement tombé dans la propagande russe.

En conclusion :

Si la Russie garde le contrôle de l’usine de Zaporizhzhia, autorisera-t-elle les inspections de l’AIEA à l’avenir ? En tant que l’un des cinq États dotés d’armes nucléaires du TNP, il n’est pas tenu d’autoriser des inspections sur son territoire, qui, selon lui, s’étend effectivement à travers l’Ukraine.

Mais il y a des actions utiles qui peuvent être prises dans le contexte de l’AIEA en réponse au rejet effectif par la Russie de l’accord Ukraine-AIEA. L’AIEA devrait indiquer clairement qu’elle continuera d’agir conformément à son accord avec l’Ukraine. À l’extrême, il pourrait également suspendre la Russie de l’agence pour ingérence dans les inspections de l’agence. Face à cette ingérence, les États-Unis devraient prendre l’initiative.

Bulletin of the Atomic Scientists

Et la mienne : on aimerait en savoir plus sur le processus qui a conduit Grossi a évoqué du nuc militaire à Zaporijia.


Vendredi 29/7, 19h45

Aujourd’hui, des horreurs perpétrées contre des prisonniers de guerre ukrainiens : l’incendie d’un bâtiment en zone occupée par les Russes, où ils gardaient des prisonniers d’Azovstal et des vidéos de tortures. Je ne cite pas la version russe : on la devine.

Twitter, traduction automatique

Vendredi 29/7, 19h35

Volkov, Twitter, 556 jours de détention

Vendredi 29/7, 0h30

Pendant ce temps en France, l’Etat épaule le renouvelable. Ca va faire râler les fissiophiles.

La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé, jeudi 28 juillet, un premier paquet de mesures réglementaires d’« urgence » pour accélérer le développement des énergies renouvelables, qui assurent « près de 20 % des besoins d’électricité en 2022 » à partir de ressources disponibles en France.

Plusieurs projets de production d’énergies renouvelables sont actuellement menacés par la hausse des coûts de construction, qui ne sont « plus couverts par le prix d’achat d’électricité ou de biométhane garanti par l’Etat », précise le ministère dans un communiqué. Cela concerne 6 à 7 gigawatts (GW) pour les projets solaires et 5 à 6 GW pour l’éolien.

Le Monde

Répétons que l’énergie nucléaire n’a de renouvelable que le chéquier.


Vendredi 29/7, 0h15

De l’intérêt des sanctions économiques contre la Russie.


Vendredi 29/7, 0h10


Jeudi 28/7, 23h50

Eh bien, ça existe… Envoyez vos bons voeux. C’est pas fin-fin, mais ça a son charme.

Mourez, je vous pardonne.

Anonyme chrétien
revengefor.comrules

Tu tapes ton texte, tu payes (minimum 500), le site envoie ton texte à l’armée, qui l’envoie aux Russes. C’est la poste aérienne. C’est cool, y a pas de faute d’orthographe.

Anonyme pédagogique
Militarnyi, Twitter

Jeudi 28/7, 18h20

Poison intérieur. Un éclairage intéressant sur l’infiltration russe en Ukraine avant l’invasion, dans une enquête de Reuters.

« Outre l’ennemi extérieur, nous avons malheureusement un ennemi intérieur, et cet ennemi n’est pas moins dangereux », a déclaré le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense d’Ukraine, Oleksiy Danilov, dans une interview. Au moment de l’invasion, a déclaré Danilov, la Russie avait des agents dans les secteurs ukrainiens de la défense, de la sécurité et de l’application de la loi. Il a refusé de donner des noms, mais a déclaré que ces traîtres devaient être « neutralisés » à tout prix.

Reuters, l’ennemi à l’intérieur, traduction automatique
Un homme soupçonné d’être un collaborateur russe est détenu par le service de sécurité ukrainien, le SBU, lors d’une série de raids dans la ville orientale de Kharkiv le 12 mai. REUTERS/Ricardo Moraes

L’enquête s’intéresse à Tchernobyl.

[…] Son avocat, Oleksandr Kovalenko, a déclaré que Viter [directeur général adjoint de l’usine responsable de sa protection physique] avait une raison légitime de s’absenter du travail et ne savait pas qu’il devait rester à Tchernobyl. L’avocat a déclaré que toute allégation de trahison était infondée et que Viter n’avait pas reçu de lettre de suspicion, une étape qui précède généralement les accusations. Selon l’avocat, Viter a dit « Épargnez votre peuple » pour rappeler au commandant de la Garde nationale que de nombreuses personnes dépendaient de lui. Viter n’a pas discuté de la reddition, a déclaré Kovalenko. Il a ajouté que les enquêteurs n’avaient interrogé Viter sur aucun échange de documents à Tchernobyl.

[…] Auparavant fonctionnaire du bureau du procureur ukrainien, Naumov avait été nommé en 2018 à la tête de COTIZ, une entreprise d’État chargée de la gestion immobilière de la zone d’exclusion radioactive autour de Tchernobyl. Une grande partie du rôle de COTIZ consistait à promouvoir le « tourisme extrême » dans la zone d’exclusion, mais l’entreprise avait également un rôle à jouer dans la sécurisation du site, selon son site Internet.

Après son passage à Tchernobyl, Naumov a été nommé à la tête du département de la sécurité intérieure du SBU, une division qui enquête sur d’autres officiers soupçonnés d’activités criminelles. L’année dernière, l’agence a déclaré avoir déjoué une tentative d’assassinat contre Naumov par d’autres officiers du SBU. Naumov a ensuite été limogé de son poste de chef de département, selon le média ukrainien Ukrainska Pravda et une source policière.

Naumov a disparu peu de temps avant l’invasion, a déclaré un responsable de l’application des lois. Il est finalement arrivé en Serbie en juin. Un communiqué de la police serbe publié le 8 juin indique que la police et des agents anti-corruption ont arrêté un citoyen ukrainien identifié par les initiales « AN » à la frontière avec la Macédoine du Nord. Il avait essayé de traverser la Macédoine du Nord depuis la Serbie. Une fouille de la BMW dans laquelle il était passager a permis de découvrir 124 924 dollars et 607 990 euros en espèces, plus deux émeraudes, selon le communiqué. Il a déclaré que l’individu et le conducteur anonyme de la BMW, qui a également été arrêté, étaient soupçonnés d’avoir l’intention de blanchir l’argent et les émeraudes, qui, selon la police, provenaient d’activités criminelles. Volodymyr Tolkach, ambassadeur d’Ukraine en Serbie, a publiquement confirmé que l’homme arrêté était Naumov.

Reuters, l’ennemi à l’intérieur, traduction automatique

Transfrontalière ou pas, Korouptssia

Article bien intéressant. Il ne m’éclaire pas sur la motivation russe à prendre Tchernobyl. On peut faire des hypothèses, mais rien n’a l’air de se confirmer. Là, il est question d’un tremplin vers Kyiv. D’un tremplin atomique, symbolique ? Ou tout simplement, les Russes ne pouvaient pas laisser une poche comme celle-là et un poche tout court) dans leurs arrières en avançant sur Kyiv. C’est peut-être aussi simple que ça : le site est défendu par 150 gardes ukrainiens, c’est une cible militaire. Sauf que les papiers de Genève l’interdisent.


Jeudi 28/7, 18h15

L’article 56 d’un protocole additionnel aux Conventions de Genève stipule que les centrales nucléaires et autres installations dangereuses ne doivent pas être attaquées.

Reuters, l’ennemi à l’intérieur, traduction automatique

Jeudi 28/7, 17h40

Un prêtre de l’église orthodoxe russe (en noir) discute avec un prêtre de l’église orthodoxe ulrainienne (en gris) : la croix retrouve son rôle principal. Mis à part le micro, on dirait une image de western spaghetti.


Jeudi 28/7, 17h30

Les philatélistes font la queue.

Nexta, Twitter

Jeudi 28/7, 17h25

Renforcer la sécurité militaire de la centrale nuc de Rivne.

[…] Les personnes présentes ont discuté du renforcement de la sécurité et du renforcement de la protection à plusieurs niveaux de la centrale nucléaire de Rivne et de sa ville satellite de Varash. Après tout, dans les conditions d’une agression militaire à grande échelle par la Russie et de la menace existante d’invasion par la Biélorussie, il est nécessaire d’accorder une attention maximale à la capacité de protection et de défense de l’installation nucléaire.

Energoatom, Facebook, traduction automatique
Energoatom, Facebook

Jeudi 28/7, 13h30

Une étude de l’occupation russe en zone de Tchernobyl (pdf), commandée par Greenpeace Allemagne. Le rapport est illustrée d’images sattelites de l’implantation russe.

En avril 2022, McKenzie Intelligence Services (MIS) a été chargé par Greenpeace Allemagne de mener une étude d’analyse d’images d’une zone de la centrale nucléaire de Tchernobyl Zone.

[…] La force qui a occupé la centrale et la zone plus large était assez réduite, probablement de l’ordre d’un bataillon (environ 600 personnes), ce qui suggère que les Russes avaient une totale confiance dans leur capacité à sécuriser la centrale.

[…] La plupart des activités se sont concentrées sur un bâtiment administratif proche de l’usine et sur un campement dans la zone d’exclusion près de la forêt rouge, adjacent à un carrefour routier.

Greenpeace, traduction Deepl

Jeudi 28/7, 13h20

Dosimétrie par drone avec l’équipe de Greenpeace à Tchernobyl.

Adrian, drone operator @Greenpeace.de, working with the EcoOwl Gamma spectrometry sensor drone. Facebook Photo Jeremy Sutton-Hibbert

D’autres explications et photos sur la page de Greenpeace Allemagne.


Jeudi 28/7, 12h20

L’analyse du Colonel Goya sur la reprise de Kherson : forces en présence et hypothèses.


Jeudi 28/7, 11h55

J’imagine que Baykar ne veut pas créer de précédent, c’est-à-dire vendre des drone de guerre à des mouvements citoyens. Mais il y a peut-être une autre explication.

@BaykarTech refuse à nouveau de prendre de l’argent pour un autre Bayraktar financé par crowdfunding pour l’Ukraine (maintenant de Pologne). Un nouveau drone sera envoyé gratuitement en Ukraine.

Illia Ponomarenko, Twitter, traduction automatique

Jeudi 28/7, 10h20

L’Autorité de Sureté Nucléaire libère EDF. Un communiqué qui tombe à pic avant l’annonce des mauvais résultats économiques d’EDF.

L’ASN a pris position le 26 juillet 2022 sur la stratégie de contrôle proposée par EDF vis-à-vis du phénomène de corrosion sous contrainte (CSC) affectant ses réacteurs [18 réacteurs à l’arrêt]. L’ASN considère que la stratégie d’EDF est appropriée compte-tenu des connaissances acquises sur le phénomène et des enjeux de sûreté associés.

[…] EDF prévoit de contrôler l’ensemble de ses réacteurs d’ici 2025, en priorisant le contrôle de ces zones les plus sensibles des réacteurs N4 [douze réacteurs de 1300 MWe des centrales nucléaires de Belleville, Cattenom, Golfech, Nogent-sur-Seine et Penly] et P’4 [huit réacteurs de 1300 MWe des centrales nucléaires de Paluel, Saint-Alban et Flamanville]. Les contrôles seront réalisés sur les réacteurs avec un nouveau procédé de contrôle non destructif par ultrasons.

[…] L’ASN considère que cette stratégie répond à la nécessité de poursuivre les contrôles sur les lignes considérées comme les plus sensibles. Toutefois, s’agissant du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Belleville, l’ASN considère que le contrôle de ce réacteur prévu en 2024 est trop tardif.

ASN, communiqué du 27 juillet

Jeudi 28/7, 9h55

Intermittence du vent… et de l’atome.

L’état des centrales nucléaires d’EDF pèse lourdement sur le dos d’EDF. Le groupe, qui repassera à 100 % dans le giron de l’Etat dans quelques mois , a publié jeudi une perte nette de 5,3 milliards d’euros au titre du premier semestre. La période a été marquée par une très faible disponibilité du parc nucléaire français.

Les Echos

Cette production historiquement faible est la conséquence notamment de la mise à l’arrêt de 12 réacteurs sur 56 en France pour des problèmes de corrosion, et de 18 autres pour des opérations de maintenance programmées.

Le Point

Jeudi 28/7, 2h20

Il sait parler au consommateur européen.

L’Ukraine s’apprête à augmenter ses exportations d’électricité vers l’Union européenne (UE) pour aider l’Europe à « résister à la pression énergétique » de Moscou, a déclaré mercredi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. « Nous allons augmenter nos exportations d’électricité aux consommateurs de l’Union européenne », a déclaré M. Zelensky dans son adresse vidéo quotidienne.

[…] « Malgré la guerre, nous avons assuré l’intégration des réseaux ukrainiens au système européen en un temps record », a souligné le président ukrainien. « Nos exportations nous permettent non seulement d’augmenter nos revenus en devises, mais aussi d’aider nos partenaires à résister à la pression énergétique russe. Nous allons progressivement faire de l’Ukraine un pays garant de la sécurité énergétique de l’Europe », a-t-il poursuivi.

Le Monde

Jeudi 28/7, 2h15

Scarification.

OSINTtechnical, Twitter

Mercredi 27/7, 19h55

De l’importance de la reprise de Kherson.

L’Ukraine est soucieuse de récupérer son territoire et de justifier la confiance de son peuple dans la possibilité de gagner cette guerre. Ce faisant, il cherche à encourager ses partenaires occidentaux à garder la foi.

Substack, Lawrence Freedman, traduction automatique

Mercredi 27/7, 18h20

Ca va leur plaire, aux Grecs, de se serrer la ceinture (le cas échéant) pour dépanner les Allemands.

La France serait en capacité d’envoyer au maximum l’équivalent de 5 % de sa consommation de gaz en Allemagne en hiver, si cette dernière connaissait une pénurie de gaz, a appris l’agence Reuters mercredi auprès du cabinet de la ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

Le Monde

Mercredi 27/7, 17h10

Ah, je suis tombé sur le préchi-précha d’un ingénieur fissiophile, à qui l’on donne une tribune parce qu’il représente une ONG pro nuc, je ne le cite pas parce que, bon, mon temps libre a ses limites.

Le gars, vas-y, il est temps de sauver EDF, après des années de mauvaises gestions par l’Etat, d’horribles écolos (ils me répugnent), de décisions iniques, bref, de quasi maltraitance (pas étonnant que l’EPR ait la croissance fragile), il est temps de revenir à la raison nuc, bon dieu, quand je vois les Allemands et toutes leurs éoliennes qui pédalent dans le charbon… etc. Ah, j’ai oublié les griefs contre l’Europe qui a chié dans la colle avec ses lois.

J’ai envie de lui dire : calme-toi ; tu vas l’avoir ton nuc, si le tralala climatique vous laisse le temps de réapprendre à souder les tuyaux.

Je ne crois pas.


Mercredi 27/7, 17h05

Le gagnant est celui qui peut tenir plus longtemps que l’autre, non ?


Mercredi 27/7, 13h30

Envie d’offrir un destin à ton jouet chinois ?

Poésie de la traduction automatique… à propos des drones kamikazes, munitions flaneuses.

L’Ukraine a partagé plusieurs vidéos récentes de munitions en train de traîner au travail.

The Kyiv Independent, A game of drones, traduction automatique

Mercredi 27/7, 13h20

De l’électricité nuc ukrainienne pour l’Europe…

Le commissaire européen à l’énergie, Kadri Simson, a déclaré le 26 juillet que les gestionnaires de réseau de transport européens se réuniraient cette semaine pour discuter de l’augmentation des importations d’électricité en provenance d’Ukraine. Simson a ajouté que cette étape permettra à l’Union européenne de compenser partiellement le manque de gaz dû à la crise énergétique déclenchée par la Russie.

The Kyiv Independent, traduction automatique

Mercredi 27/7, 12h20

45 kBq/kg

Pendant 6 jours, l’équipe [de Greenpeace] a mené ses recherches et ses mesures à l’aide d’un UAV (drone) spécialement conçu. Le drone a opéré à une distance de 100 m de la surface du sol et a montré qu’un excès significatif du fond de rayonnement était enregistré aux endroits où l’armée russe était retranchée.

Les échantillons qui ont été mesurés dans un laboratoire mobile sur le terrain ont montré un net contraste dans les concentrations de Cs-137 allant de 45 000 Bq/kg [Cs-137 в діапазоні від 45000 БК/кг]. Greenpeace a souligné que la perturbation des couches de sol par l’armée russe pourrait conduire à un niveau plus élevé de migration des radionucléides dans l’environnement.

DAZV, Facebook, traduction automatique

Mercredi 27/7, 12h10

Grande puissance.

Se demander ce qui rend une grande puissance « grande » peut sembler obscur et académique, mais l’exercice de le faire nous offre des leçons sur la façon dont les pays pourraient être en mesure d’utiliser leur puissance supposée. Au-delà d’une poignée d’exemples – et aucun n’est plus durable que les États-Unis – il serait très difficile de classer n’importe quel autre pays depuis 1900 comme une grande puissance. Qu’il s’agisse de l’Italie de Mussolini, du Japon impérial ou de la Russie de Poutine, lorsque les fausses grandes puissances essaient d’agir comme les véritables, elles peuvent parfois réussir la mascarade en temps de paix, lorsque le prestige fait la différence. Mais quand les temps de guerre arrivent, leur véritable faiblesse est exposée.

The Atlantic, Une armée seule ne fait pas de vous une grande puissance, traduction automatique
The Atlantic, Ben Hickey

Mercredi 27/7, 11h10

Pont coupé.

L’armée ukrainienne a coupé le pont de Kherson qui relie la ville occupée par les Russes au sud de l’Ukraine. Les véhicules ne peuvent plus l’emprunter. L’approvisionnement russe semble coincé.

En gros, il y a trois ponts (dont un ferroviaire) sur le Dniepr entre Zaporijia et la Mer Noire, c’est-à-dire sur environ 350 kilomètres.

Les forces armées ont confirmé: l’armée ukrainienne a mené des frappes « en filigrane » sur le pont Antonivsky sur le Dnipro près de Kherson

Ukrinform, Telegram, traduction automatique

Stremousov [qui collabore avec l’occupant russe] a rapporté plus tard que le pont ferroviaire sur le Dnipro avait également été endommagé lors du bombardement.

Pravda, traduction automatique
Google Earth, capture d’écran ; j’ai mis des nageurs, mais les piétons passent et, pour le pont ferroviaire, je n’ai rien lu sur son état

Mercredi 27/7, 11h00

Emanation du GFDRR (Global Facility for Disaster Reduction and Recovery), le site Think Hazard permet aux investisseurs de vérifier deux trois bricoles. C’est nickel.


Mercredi 27/7, 10h35

Heu… L’épicentre est à 300 kilomètres de la centrale abandonnée dont je parlais cette nuit.

Un violent séisme de magnitude 7 a frappé, mercredi 27 juillet, une région montagneuse du nord des Philippines, faisant au moinstrois morts, des dizaines de blessés et faisant trembler les immeubles jusque dans la capitale, Manille, à 300 km de là.

Le Monde
Google Earth, capture d’écran
Boulders fall as a vehicle negotiates a road during an earthquake in Bauko, Mountain Province, Philippines on Wednesday July 27, 2022 (AP Photo/Harley Palangchao)

Mercredi 27/7, 3h40

Des centrales nuc aux Philipines ?

Dans son premier discours au Congrès , le président philippin Ferdinand Marcos Jr. souligné, entre autres, la nécessité de construire de nouvelles centrales électriques, de réduire les prix de l’électricité et d’utiliser des sources d’énergie renouvelables.

Le chef de l’Etat a évoqué la demande croissante de consommation d’électricité et a noté la nécessité de revoir la stratégie pour l’énergie nucléaire et la construction de nouvelles centrales. « Dans le domaine de l’énergie nucléaire, de nouvelles technologies ont été développées qui permettent d’utiliser des centrales nucléaires modulaires à plus petite échelle et leurs autres dérivés », a-t-il déclaré.

Dans le même temps, les Philippines sont presque un pays novice classique dans le domaine nucléaire. Dans les années 1970 et 1980, la première centrale nucléaire [Baatan] y fut construite selon un projet américain, mais le gouvernement révolutionnaire ferma la centrale après la victoire, qui ne parvint pas à produire au moins un kilowattheure.

Energoatom, Telegram, traduction automatique
Google Earth, capture d’écran

Mercredi 27/7, 1h30

What ?!

Le président d’Energoatom, Petro Kotin, a évoqué les signes de la libération imminente d’Energodar et du ZNPP, qui sont sous occupation militaire russe depuis mars 2022.

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Il a posté une vidéo dans laquelle l’attaque des tentes russes est montrée sur une musique dramatique. Bon.


Mardi 26/7, 21h50

Ok, je vais vous dire le fond de ma pensée. Poutine n’a qu’une ambition : rejouer le 20e siècle à sa façon. On n’est pas en 2022, mais en 1900 et il a envahi la Crimée en 14. De 1900. Tout ce qu’il faut, c’est ne pas tomber dans sa faille temporelle. Mais quand je vois le sigle blanc sur ce truc allemand, durant deux secondes, j’ai un doute.

Anonyme renseigné
Lance-roquette multiple allemand MARS-II en route pour l’Ukraine (ce n’est pas clair), Nexta, Twitter

Bien entendu, entre temps l’Allemagne est devenue sympa et raisonnable. Un commentateur note toutefois, sur Twitter :

« L’Allemagne a promis d’approuver chaque tir prévu, dans les quatorze jours. »

@DecodingTrolls, traduction automatique

Mardi 26/7, 21h40

Amitié anglo-ukrainienne : propagande pour l’heure du thé.

On est un peu tombé amoureux de Bojo [le Premier ministre anglais], Johnsonyouk, depuis qu’il a lancé son « Dobre dein, everybody » ; ça a tout de suite fait une chanson…

Olga, par tel

En vrai, cette vidéo n’a rien à voir avec le thé ; c’était un pur prétexte. Il doit boire un horrible samogon‘ à 60 degrés dans lequel a macéré de la poudre à canon.


Mardi 26/7, 21h15

L’autre jour, ma mère arrosait des trucs : c’est moi qui lui ai dit que son département était en restriction.

Anonyme concernée

La sécheresse est bien installée sur la France : alors que le risque d’incendie demeure maximal, 90 départements sur 96 font l’objet, mardi 26 juillet, de restrictions d’usage de l’eau, certains villages n’ayant même plus d’eau potable.

Seuls l’Aisne, l’Ariège, la Corrèze, les Hauts-de-Seine, Paris et la Seine-Saint-Denis ne sont pas concernés par au moins un arrêté préfectoral limitant certains usages de l’eau, selon le site de l’information sécheresse du gouvernement, Propluvia.

Le Monde

J’ai un peu la flemme de regarder où sont plantées nos centrales nuc.


Mardi 26/7, 15h45

Sur le plan économique.

[…] L’économie russe devrait, cette année, être moins pénalisée par les sanctions internationales que ce qui était attendu, a souligné, mardi, le Fonds monétaire international (FMI). Selon ce dernier, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Russie devrait se contracter de 6 % en 2022, soit bien moins que le plongeon de 8,5 % sur lequel il tablait lors de ses précédentes prévisions, publiées en avril.

[…] En revanche, « les effets de la guerre sur les principales économies européennes ont été plus négatifs que prévu », précise le FMI. Les prévisions de croissance économique pour 2022 ont, en effet, été abaissées pour l’Allemagne (– 0,9 point à 1,2 %), la France (– 0,6 point à 2,3 %) ou encore l’Espagne (– 0,8 point à 4 %). Ces conséquences plus fortes sont dues à « la hausse des prix de l’énergie ainsi qu’à la baisse de confiance des consommateurs et au ralentissement de l’activité manufacturière résultant de perturbations persistantes de la chaîne d’approvisionnement et de la hausse des coûts des matières premières », détaille le FMI.

Le Monde

Mardi 26/7, 11h35

Rétropédalage. La décision politique semble prise.

Le gouvernement allemand a fait savoir lundi qu’il trancherait « dans les prochaines semaines » sur la possible prolongation des dernières centrales nucléaires, prévues pour s’arrêter définitivement à la fin de 2022, en s’appuyant sur une nouvelle expertise en cours. Pour prendre position, le gouvernement allemand attend désormais le résultat du « stress test qui est en cours » pour connaître le niveau de sécurité actuel des centrales, a fait savoir une porte-parole du gouvernement.

Le Monde

Mardi 26/7, 3h10

Ça paye.

[…] Pour la Russie, le défi des ressources humaines apparaît d’autant plus délicat que Vladimir Poutine a jusqu’à présent renoncé à la mobilisation générale de crainte qu’elle ne soit très impopulaire – l’invasion de l’Ukraine est toujours officiellement une « opération militaire spéciale ». Cette situation l’oblige donc, depuis le début du printemps, à une complexe stratégie de recrutement à bas bruit, d’après des éléments rendus publics ces derniers jours par diverses sources russes et occidentales.

[…] Pour appâter ces volontaires, le Kremlin a recours à un très fort encouragement financier. D’après un document intitulé « Guide social pour les membres de l’opération spéciale » et attribué au département politico-militaire des forces armées de Russie, publié le 19 juillet par un site de militants russes – Perm36,6 –, les salaires proposés sont de trois à quatre fois supérieurs à ceux des contractuels au début de la guerre : soit de 3 500 euros à 9 000 euros par mois. Des montants faramineux, bien au-delà de la paie d’un cadre intermédiaire du privé à Moscou, ville où les revenus sont les plus élevés de Russie. Dans la plupart des régions périphériques, le salaire moyen oscille entre 200 et 400 dollars.

Le Monde


Mardi 26/7, 0h50

Hop.


Mardi 26/7, 0h10

Tensions internes, suite.

Le Kremlin est probablement confronté à une dissidence intérieure croissante (bien qu’encore très limitée) au sein des enclaves de minorités ethniques, qui supportent de manière disproportionnée le poids des efforts de génération de force du Kremlin.

Vasily Matenov, fondateur de l’organisation « Asiatiques de Russie », a déclaré au début du mois de juillet qu’il avait officiellement enregistré l’organisation afin de défendre les « peuples menacés et peu nombreux qui sont discriminés par l’État russe ». Matenov a souligné que l’objectif préliminaire d' »Asiatiques de Russie » est d’arrêter la guerre en Ukraine en raison des statistiques dévastatrices sur les décès au combat de soldats issus de groupes minoritaires. De même, le conseiller du ministre ukrainien de l’Intérieur, Anton Gerashchenko, a cité des sources ukrainiennes selon lesquelles les autorités russes versent trois fois plus d’argent aux familles des soldats décédés à Moscou qu’aux familles des soldats de la région de Bouriatie, dominée par les minorités. Comme ISW l’a déjà signalé, des groupes de protestation dans les enclaves des minorités ethniques se sont déjà formés à Tuva et en Bouriatie, et ces communautés continueront probablement à protester contre le fait que le Kremlin s’appuie sur les groupes périphériques de la société russe pour obtenir des forces de combat.

ISW, point du 24 juillet, traduction Deepl

L’institut en a parlé le 18.

La chaîne russe Telegram Rybar a publié un reportage le 18 juillet sur le mouvement Novaya Tuva, une organisation anti-guerre composée d’activistes de l’enclave de la minorité ethnique touvane. Rybar a accusé le mouvement Novaya Tuva de diffuser de la propagande anti-guerre et d’inciter à la discorde ethnique au sein de la Fédération de Russie.

ISW, point du 18 juillet, traduction Deepl

Lundi 25/7, 23h55

Ukrainian Memes Forces, Twitter

Lundi 25/7, 23h50

Tournant de la guerre ?

L’alarme dans l’espace d’information nationaliste russe continue de croître alors que le rythme des opérations russes ralentit face aux frappes réussies du système ukrainien de roquettes d’artillerie à haute mobilité (HIMARS) sur les principaux nœuds logistiques et de commandement et contrôle russes.

Moscow Calling, une chaîne Telegram russe de taille moyenne comptant 31 000 abonnés, a publié une évaluation de l’ensemble des opérations russes en Ukraine depuis le 24 février. Moscow Calling a défini trois phases distinctes de la guerre, la première allant de l’invasion initiale au retrait des troupes russes des oblasts de Kiev, Sumy et Chernihiv, et la seconde allant de ce point à l’introduction des HIMARS fournis par l’Occident.

Moscow Calling a notamment défini l’arrivée des HIMARS comme un tournant distinct dans la guerre et a déclaré que les systèmes d’armes occidentaux fournis précédemment (tels que les NLAW, les Javelins, les Stingers et les Bayraktars) ne faisaient pas grand-chose contre les bombardements d’artillerie russes (ils ne sont pas conçus pour contrer les attaques d’artillerie), mais que les HIMARS ont tout changé pour les capacités russes en Ukraine.

Moscow Calling insinue fortement que les récentes frappes ukrainiennes sur les entrepôts, les nœuds de communication et les bases arrière russes ont un impact dévastateur et potentiellement irréversible sur le développement des futures offensives russes.

ISW, point du 24 juillet, traduction Deepl

Un extrait du compte Telegram cité.

Quant à l’avenir de l’opération Z, il est clair que les dirigeants russes sont incapables, sous la pression des sanctions, de moderniser les forces armées russes, de les réarmer avec de nouvelles armes guidées, de lancer des dizaines de satellites de reconnaissance, des centaines de drones lourds et des dizaines de milliers de petits drones.

Dans le même temps, l’AFU n’est pas encore capable de contre-attaquer à grande échelle, tandis que les forces armées de la Fédération de Russie ont toujours une supériorité écrasante en matière de blindage, d’artillerie et d’aviation (bien qu’elles soient inférieures à l’AFU en termes d’infanterie).

Cependant, la situation opérationnelle des forces armées de la Fédération de Russie se détériorera invariablement, et en cas de livraisons massives de HIMARS et de systèmes de défense aérienne efficaces aux forces armées de la Fédération de Russie, tout d’abord dans la direction de Kherson, la situation prendra une tournure extrêmement négative pour les forces armées de la Fédération de Russie.

Moscow Calling, traduction RU Deepl

Lundi 25/7, 20h05

Pression sudiste.

[…] Pendant les nuits du 19 au 20 juillet et du 20 au 21 juillet, l’artillerie ukrainienne a endommagé le pont Antonovka, un ouvrage de 1,3 kilomètre de long enjambant le Dniepr. Ce même pont qui, au premier jour de la guerre, avait été franchi à la surprise générale par une colonne de blindés russes, qui prit ensuite la ville de Kherson. Onze impacts ont été relevés, dont plusieurs ont perforé la chaussée, la rendant dangereuse pour les poids lourds et les blindés. Le pont de Nova Kakhovka, 100 kilomètres plus à l’est, a également été endommagé. Ces deux ponts constituent les deux seules voies de ravitaillement pour l’occupant russe. En outre, l’unique pont sécurisé par les Russes enjambant la rivière Ingoulets, à hauteur de la ville de Darivka, a, lui aussi, été frappé, le 23 juillet, par l’artillerie ukrainienne, à 40 kilomètres de distance et avec une précision d’orfèvre. Les huit impacts perforant la chaussée sont presque parfaitement équidistants, démontrant une capacité qui fait défaut aux Russes.

« C’est une manière d’exercer une pression psychologique sur l’ennemi. Et c’est aussi ce qu’on appelle, dans le jargon militaire, la préparation du champ de bataille », note l’analyste militaire ukrainien Mikhaïl Samous. L’Ukraine tire sur le pont Antonovka pour couper la principale artère liant la Crimée à la rive droite du Dniepr, où se trouvent jusqu’à 30 000 soldats russes, divisés en deux groupes. L’un du côté de Kherson et l’autre du côté de Kryvy Rih. Le groupe de Kherson se trouve déjà en situation d’encerclement tactique.

« La propagande russe n’en parle pas évidemment, parce que ce serait faire une croix sur l’ambition de prendre Odessa », note l’expert. Et d’ajouter : « L’état-major ukrainien anticipe que les troupes russes vont s’enfuir à travers le pont de Nova Kakhovka et nous y verrons un processus très intéressant quand des milliers de soldats russes vont tenter de le franchir en même temps. Car l’état-major russe n’a pas abandonné l’idée de prendre Odessa ou Kryvy Rih, par conséquent les troupes attendront le dernier moment pour s’échapper sous le feu de l’artillerie ukrainienne. Cela ne se passera pas comme à Kiev, où les troupes russes se sont repliées relativement facilement sur la frontière biélorusse. Ici, je ne vois pas d’échappatoire possible pour eux, ils seront anéantis. »

Le Monde, Emmanuel Grynszpan

Lundi 25/7, 20h00

On y croit.

Dans la phase actuelle incertaine, l’initiative semble peut-être, pour la première fois depuis le début du conflit, revenir au camp ukrainien. Plusieurs vagues de tirs en fin de semaine dernière contre trois ponts cruciaux pour le ravitaillement de l’armée russe pourraient préfigurer un encerclement de grande envergure menaçant le corps d’armée russe occupant la rive droite du Dniepr, soit le nord de la région de Kherson.

Le Monde, Emmanuel Grynszpan

Lundi 25/7, 16h45

Campagne d’admission est en cours dans les universités ukrainiennes : we need you.

L’industrie de l’énergie nucléaire est très importante non seulement en Ukraine, mais aussi dans le monde entier ; et c’est toujours le développement de hautes technologies, de nouveaux projets et idées, la demande et l’amélioration constante ;

Compte tenu des objectifs climatiques, de la décarbonisation des économies mondiales et de la nécessité urgente d’abandonner les ressources énergétiques de la Fédération de Russie, l’énergie nucléaire est entrée dans l’ère de la renaissance, elle se développe de manière dynamique, des dizaines de centrales nucléaires sont en construction et l’Ukraine ne fait pas exception ;

Tout cela signifie que notre État, et l’Europe, et le monde entier auront besoin de plus en plus d’ingénieurs nucléaires professionnels, et leur travail apportera à la fois satisfaction et possibilité de vivre dans la dignité.

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Lundi 25/7, 13h55

Rosatom aux commandes de la centrale turque de Akkuyu, 90 km au nord de Chypre.

Le 21 juillet 2022, Akkuyu Nuclear a annoncé que le premier béton avait été coulé pour la dalle de base du bâtiment réacteur de l’unité 4 de la centrale nucléaire turque d’Akkuyu, marquant ainsi le début officiel de la construction.

Le projet Akkuyu repose sur une série d’accords signés entre les gouvernements russe et turc en mai 2010, qui prévoient la construction de quatre réacteurs VVER1200 de conception russe (génération III+) pour une capacité totale de 4,8 GW sur le site d’Akkuyu, situé sur la côte méditerranéenne orientale de la Turquie. Le projet est mis en œuvre par JSC Akkuyu Nuclear – une filiale de Rosatom, établie en Turquie en décembre 2010 – selon un modèle BOO (Build-Own-Operate), qui confie à l’entité russe la responsabilité de fournir tous les travaux d’ingénierie, de construction, de maintenance et d’exploitation.

WNISR, traduction Deepl

En 2021, la Sberbank russe a accordé un prêt d’un montant de 800 millions de dollars pour le chantier Akkuyu. Mais en 2022, le projet Akkuyu est menacé car la Sberbank pourrait être directement visée par les sanctions internationales contre la Russie après l’invasion de l’Ukraine. La Sovcombank, qui a accordé des prêts d’une valeur de 300 millions de dollars en mars 2001, est une autre banque russe qui fait aussi l’objet de sanctions internationales.

Wikipedia

Lundi 25/7, 10h45

Semblant de normalité.

Le 22 juillet 2022, la centrale nucléaire de Rivne a été inspectée par l’Agence internationale de l’énergie atomique dans le cadre de l’accord entre l’Ukraine et l’AIEA sur l’application des garanties dans le cadre du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. L’inspection a été effectuée par des inspecteurs de l’Agence avec la participation de l’inspecteur du SNRIU.

Objet de l’inspection : vérification de l’absence de matières nucléaires non déclarées.

SNRIU, traduction automatique

Lundi 25/7, 10h40

On se demandait quelle serait la parade russe aux destructions de leurs stocks par les Himars.

Les occupants camouflent leurs dépôts de munitions et leurs équipements militaires en les plaçant dans des zones résidentielles. Des munitions sont amenées à Berdiansk sous couvert d’un convoi humanitaire.

Nexta, Twitter, traduction automatique

Lundi 25/7, 10h10

Ticket allemand dans la dissuasion nuc.

« Maintenant que les complices de Poutine menacent chaque jour d’une frappe nucléaire, une chose est claire pour moi : nous avons besoin d’une dissuasion nucléaire au niveau européen également », a déclaré au journal Welt am Sonntag M. Schaeuble, un ancien ministre des finances qui a siégé au parlement allemand pendant cinq décennies.

La France dispose de telles armes, a-t-il dit, ajoutant : « Dans notre propre intérêt, nous, Allemands, devons apporter une contribution financière à la force nucléaire française en contrepartie d’une dissuasion nucléaire commune. »

Interrogé sur le fait de savoir si sa proposition donnerait à Berlin un droit de regard sur l’utilisation des armes nucléaires, l’ancien ministre conservateur a répondu que la France et l’Allemagne devraient parvenir à un accord en tant que voisins et partenaires de l’OTAN.

Reuters, traduction automatique

Lundi 25/7, 0h00

Twitter, traduction automatique

Dimanche 24/7, 23h50

Le style 2022 sobre de la guerre informationnelle.

Phillips P. OBrien, Twitter

Dimanche 24/7, 20h35

Et pendant ce temps, en mer.

Nexta, Twitter

Quelqu’un signale qu’il manquerait Orban.


Dimanche 24/7, 20h25

Ligne de trous sur la voie de gauche : l’armée ukrainienne a réduit de moitié la capacité du pont. J’imagine que l’on peut parler de « frappe de précision » dans ce cas.


Dimanche 24/7, 19h50

Je n’ai pas idée si la nature et l’ampleur de ces collectes sont une nouveauté dans les pratiques de temps de guerre.

Une somme de 4,7 millions d’euros a été collectée auprès de la population polonaise en vue d’offrir un drone de combat turc Bayraktar à l’Ukraine, a annoncé dimanche l’initiateur de ce projet. « 22 500 000 zlotys ! Made in Poland », s’est félicité le journaliste Slawomir Sierakowski sur le site Internet de la revue de gauche polonaise Krytyka Polityczna, dont il est le cofondateur.

Le Monde

Dimanche 24/7, 19h40

Dans le domaine du symbolique encore.

Une pièce de 2 euros frappée en Estonie sur un dessin de Daria Titova (Kharkiv), étudiant réfugié.

Ca s’est déjà vu de frapper de la monnaie avec le slogan d’un autre pays, en guerre ?


Dimanche 24/7, 18h20

Olga nous signale une perspective saisissante.

La conférence Forum des nations libres de Russie débute officiellement aujourd’hui à Prague […] Organisée à l’initiative de l’opposition russe, il y sera discuté jusqu’à dimanche d’une transformation radicale du pays, d’un Etat autoritaire à une union volontaire d’Etats libres, indépendants et démocratiques capables d’assurer un niveau de vie décent à leurs citoyens. Leur objectif est la décolonisation, la dé-impérialisation ou la dépoutinisation de la Russie, ainsi que sa démilitarisation et l’abandon des armes nucléaires.

Parmi les orateurs attendus à la conférence de Prague, on citera l’ancien député russe et militant de l’opposition Ilia Ponomarev, l’ancien ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine et le Premier ministre tchétchène en exil Akhmed Zakaïev.

[le programme]

Radio Prague International

J’ai appris aujourd’hui qu’il y avait un premier ministre tchétchène en exil.

C’est saisissant parce que l’on a cessé depuis longtemps d’envisager la perspective d’une Russie démocratique. Elle avait tendance à se résumer au feuilleton politico-carcéral de Navalny, pour moi en tous cas.


Dimanche 24/7, 13h40

L’équipe ukrainienne mandatée par Les Enfants de Tchernobyl distribue des subsides dans les villages du secteur de Tchernobyl.

Les Enfants de Tchernobyl, Facebook

Dimanche 24/7, 13h35

Il est désormais interdit de laisser les portes des magasins ouvertes quand ils sont chauffés ou climatisés. Ouf.

« Dans les prochains jours, je vais prendre deux décrets : le premier généralise l’interdiction des publicités lumineuses quelle que soit la taille de la ville entre 1 heure et 6 heures du matin », à l’exception des aéroports et des gares, et « le second interdit aux magasins d’avoir leurs portes ouvertes alors que la climatisation et le chauffage fonctionnent », a annoncé la ministre [de la transition énergétique] au Journal du dimanche (JDD).

Le Monde

Dimanche 24/7, 13h15

La situation militaire (vue par MilitaryLand), et, pour rappel, celle du 4 juillet. Seuls les familles des morts, les blessés, les déplacés voient la différence dans ces 20 jours.


Dimanche 24/7, 12h45

Le militaire russe en retraite et blogueur, Alexandre Arouyounov, se plaint lui aussi de tout un tas de choses concernant l’impréparation russe au combat, spécialement côté matos.

Vous voyez souvent des soldats portant des vestes polaires et des bottes ukrainiennes, car non seulement l’approvisionnement ne suit pas [mais] les chaussures statutaires ukrainiennes sont meilleures que les chaussures russes statutaires.

Ceux qui viennent pour des contrats à court terme se retrouvent sans pantalon ou, au mieux, reçoivent du 6B23 (un type de gilet pare-balles) avec une plaque d’acier, […] les plaques d’acier pour gilets pare-balles sont nettement inférieures aux plaques en céramique modernes, ce qui se traduit par des pertes.

La première chose que vous devez vous-même acheter avec de l’argent, c’est un équipement médical normal […] La « patrie » ne le donnera pas. Parce que la « patrie » ne l’a pas.

En haut la trousse médicale russe, en bas la trousse ukrainienne – Une vidéo montre la supériorité d’un garot « moderne » (à tourniquet) sur le modèle russe.

Si un général stupide … montrait comment un drone civil peut fonctionner en coopération avec l’artillerie […] peut-être que les colonnes de 10 kilomètres n’auraient pas été en feu, car des conneries d’une valeur de 90 000 roubles [1500 dollars], bon sang, ne se seraient pas levées de derrière la forêt et n’auraient pas vu que cette colonne avait atteint l’intersection […] Et si ce [injure] du ministère de la Défense comprenait ce qu’un [injure] de jouet peut faire, peut-être que ce [injure] n’existerait pas.

Il s’est avéré que sans lampe de poche, il était impossible d’inspecter les lieux […] Le fait est que dans des conditions de conflit armé dans les agglomérations urbaines, la lumière disparaît.

Etc. Et de conclure :

Si nous ne corrigeons pas cet arbre d’erreurs systémiques accumulées, cela nous enterrera tout simplement. Aucun oncle Vasya ne viendra. Il n’y a pas d’oncles Vasya. L’aide ne viendra pas, aucune division sibérienne ne viendra, à l’approche de Moscou (en 1941). Personne ne viendra. Personne n’aidera. Sinon, comment avez-vous besoin de comprendre que nous sommes à la limite ? dit Aroutyunov.

[…] Des années de corruption, de négligence et de sous-estimation de l’ennemi minent considérablement l’efficacité au combat de l’armée russe. Toutes les personnes adéquates avec qui je suis en contact m’ont dit : « Sanya [diminutuf], nous pensions qu’une guerre était nécessaire pour que nous comprenions dans quoi nous étions – et maintenant nous sommes horrifiés par nos propres prévisions. Nous ne voulions pas cela. Nous avons dit que nous avions besoin d’une guerre pour le montrer. Mais nous ne pensions pas qu’elle montrerait un si gros [injure] », explique Alexander Arutyunov.

Reform, traduction automatique

Dimanche 24/7, 12h40

A propos de la pénurie de main d’oeuvre russe.

Au Tatarstan, par exemple, le 24 juin, un décret a été publié par le chef de la république, Rustam Minnikhanov , sur un paiement unique aux combattants rejoignant les bataillons régionaux Alga et Timer d’un montant de 260 000 roubles [environ 4500 dollars].

La situation est similaire en Bachkirie – là-bas, ceux qui ont signé un contrat de service dans des bataillons de volontaires recevront 200 000 roubles [environ 3500 dollars] de la région, plus 2 000 roubles [environ 35 dollars] par jour pour les dépenses.

Reform, traduction automatique

Dimanche 24/7, 12h20

Tu vois, les Russes sont venus planter leurs chars, les Ukrainiens plantent des chous.

Anonyme expérimenté
Twitter, « Il y a même un parterre de fleurs à côté de l’ancienne tourelle, qui sert de compost… »

Dimanche 24/7, 12h10

Quelques précisions sur la situation en Tchétchénie.

L’activiste tchétchène et porte-parole du bataillon du nom de Sheikh Mansur, Islam Belokiyev, a annoncé que les Ičkeriens (une république distincte non reconnue s’appelait la République tchétchène d’Ičkeria, ndlr) avaient commencé les préparatifs des hostilités en Tchétchénie.

[…] « Les systèmes de défense aérienne sont plus que jamais demandés à la frontière sud de la Russie », a déclaré le dirigeant tchétchène et fidèle allié de Vladimir Poutine, Ramzan Kadyrov, ajoutant qu’il prendrait « des mesures tactiques proactives ».

[…] La dissidence tchétchène converge depuis le début de la guerre en Ukraine, le Premier ministre tchétchène en exil Akhmet Zakayev a rencontré des responsables ukrainiens. […] les députés ukrainiens Alexey Goncharenko et Musa Magomedov ont présenté au parlement une proposition de reconnaissance de la République tchétchène d’Itchkérie.

Seznam Zppravy, traduction automatique

Dimanche 24/7, 2h20

J’ai le sentiment que la réponse économique de Poutine (énergie-nourriture) agite davantage le bocal que les sanctions occidentales en Russie. C’est un peu agaçant.

Une étude s’intéresse à l’état de l’économie russe et démonte « neuf mythes sur les effets des sanctions et des retraites commerciales. »

Une partie de l’argumentaire m’échappe, les trucs monétaires par exemple, mais la plupart des indices me paraissent clairs. Voici tout de suite sa conclusion, orientée vers un maintien de la pression :

Les titres défaitistes affirmant que l’économie russe a rebondi ne sont tout simplement pas conformes aux faits – les faits sont que, quel que soit le critère et le niveau, l’économie russe vacille, et ce n’est pas le moment de freiner.

Foreign Policy, par Jeffrey Sonnenfeld , professeur Lester Crown en pratiques de gestion et doyen associé principal à la Yale School of Management, et Steven Tian , ​​directeur de la recherche au Yale Chief Executive Leadership Institute ; traduction Deepl & automatique

Tous les extraits suivants proviennent de l’article ; l’étude est accessible ici, avec les graphiques.

Mythe 1 : la Russie peut rediriger ses exportations de gaz et vendre vers l’Asie au lieu de l’Europe.

[…] Moins de 10 % de la capacité gazière de la Russie est constituée de gaz naturel liquéfié, de sorte que les exportations de gaz russe restent tributaires d’un système de gazoducs fixes transportant du gaz par canalisation. La grande majorité des gazoducs russes se dirigent vers l’Europe ;

Mythe 2 : Puisque le pétrole est plus fongible que le gaz, Poutine peut simplement vendre plus à l’Asie.

[…] Conscientes qu’elles ont plus d’options d’achat que la Russie n’a d’acheteurs, la Chine et l’Inde offrent une remise sans précédent d’environ 35 $ sur les achats de pétrole russe de l’Oural […] Cette pression sur les marges est vivement ressentie par la Russie, car elle reste un producteur à coût relativement élevé par rapport aux autres grands producteurs de pétrole.

Mythe 3 : La Russie compense la perte d’entreprises et d’importations occidentales en les remplaçant par des importations en provenance d’Asie.

[…] En fait, selon les derniers communiqués mensuels de l’Administration générale des douanes chinoises, les exportations chinoises vers la Russie ont chuté de plus de 50 % entre le début de l’année et avril, passant de plus de 8,1 milliards de dollars par mois à 3,8 milliards de dollars. Considérant que la Chine exporte sept fois plus vers les États-Unis que vers la Russie, il semble que même les entreprises chinoises craignent davantage de ne pas respecter les sanctions américaines que de perdre des positions marginales sur le marché russe

Mythe 4 : La consommation intérieure russe et la santé des consommateurs restent solides.

[Je ne sais pas comment résumer l’argumentaire ; on a vu que les ventes de voitures se sont effondrées]

Mythe 5 : Les entreprises mondiales ne se sont pas vraiment retirées de la Russie, et la fuite des entreprises, des capitaux et des talents depuis la Russie est exagérée.

[…] Plus de 1 000 entreprises représentant environ 40% du PIB russe ont réduit leurs activités dans le pays, annulant trois décennies d’investissements étrangers. et étayant la fuite simultanée sans précédent des capitaux et des talents dans un exode massif de 500 000 personnes , dont beaucoup sont exactement les travailleurs hautement qualifiés et techniquement qualifiés que la Russie ne peut se permettre de perdre.

Mythe 6 : Poutine a un excédent budgétaire grâce aux prix élevés de l’énergie.

La Russie est en fait sur le point d’afficher un déficit budgétaire cette année équivalant à 2 % du PIB, selon son propre ministre des Finances – l’une des seules fois où le budget a été déficitaire depuis des années, malgré les prix élevés de l’énergie.

Mythe 7 : Poutine dispose de centaines de milliards de dollars en fonds pour les mauvais jours, il est donc peu probable que les finances du Kremlin soient mises à rude épreuve de sitôt.

[…] Sur ses quelque 600 milliards de dollars de réserves de change, accumulés à partir d’années de revenus pétroliers et gaziers, 300 milliards de dollars sont gelés et hors de portée […] Il y a eu des appels pour saisir ces 300 milliards de dollars pour financer la reconstruction de l’Ukraine.

[…] Si la Russie enregistre un déficit budgétaire nécessitant le prélèvement d’un tiers de son fonds souverain [comme envisagé] alors que les recettes pétrolières et gazières sont encore relativement fortes, tous les signes indiquent un Kremlin qui pourrait manquer d’argent beaucoup plus rapidement que prévu.

Mythe 8 : Le rouble est la devise la plus performante au monde cette année.

[…] Les restrictions empêchent effectivement tout Russe d’acheter légalement des dollars ou même d’accéder à la majorité de ses dépôts en dollars, tout en gonflant artificiellement la demande par des achats forcés par les principaux exportateurs […] Le taux de change officiel est trompeur, de toute façon, car le rouble se négocie, sans surprise, à des volumes considérablement réduits par rapport à avant l’invasion avec une faible liquidité.

Mythe 9 : La mise en œuvre des sanctions et des retraites commerciales est maintenant largement terminée, et plus aucune pression économique n’est nécessaire.

Même avec la détérioration du positionnement des exportations de la Russie, elle continue de tirer trop de revenus pétroliers et gaziers de l’exclusion des sanctions, ce qui soutient les dépenses intérieures extravagantes de Poutine et masque les faiblesses économiques structurelles.


Samedi 23/7, 23h10

Besoin de lui à la maison ?

Le chef de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov, a annoncé que le nouveau bataillon tchétchène « West-Akhmat » ne serait pas immédiatement déployé en Ukraine et resterait en Tchétchénie.

ISW, traduction automatique

Samedi 23/7, 20h15

Pacha a eu deux jours de congé ; il est allé chercher la voiture chez son pote et ils sont allés à la pêche. C’est un endroit réputé. Il est tout relaxé, ils ont fait la soupe de poissons, qui était très bonne. Il adore la nature. Je pense qu’on déménagera après la guerre.

Olga, Viber

Irina a appelé, elle a entendu les explosions cette nuit ; elle dit qu’il y a beaucoup de gens à Kryvyi Rih, de déplacés de Mariupol, Kharkiv, Kherson. On repère tout de suite les réfugiés. Kola veut vendre sa voiture (elle est vieille et il veut la remplacer). Irina pense que ce n’est pas un bon moment parce que s’il faut partir vite, ils se retrouvent sans moyen de transport.

Olga, idem

Je vais nourir le chat des voisins.

Olga, idem
Partie de pêche

Samedi 23/7, 18h10

Danger de se rendre en forêt à cause des mines.

Les Enfants de Tchernobyl, Facebook

Ça dit que le passage dans la forêt est dangereux. Et il y a des instructions à suivre si on trouve des objets inconnus : s’arrêter, essayer de mémoriser ou marquer l’endroit avec l’objet, revenir dans un endroit inoffensif (il est préférable de prendre la même route), appeler la police, les pompiers, l’administration locale ou les militaires.

Olga, Viber

Samedi 23/7, 17h40

Les Enfants de Tchernobyl (une nouvelle livraison d’aide à lieu en ce moment dans les villages de Tchernobyl) affichent à nouveau cette très belle image à propos de la fragilité, publiée dans le début de la guerre (y a longtemps…).

Les Enfants de Tchernobyl, Facebook

Samedi 23/7, 17h30

Ah ben mince, si des missiles n’appartiennent à personne maintenant…

S’agirait pas que ça nous arrive à Zaporijia, ces bétises. Un motif suffisant pour que l’AIEA dégage les Russes. Ah, j’aimerais bien savoir quelle est l’ambiance à bord du nuc au sujet de la vulnérabilité militaire des centrales… C’était une parenthèse.

La Russie a nié samedi auprès d’Ankara toute implication dans les frappes contre le port ukrainien d’Odessa, a affirmé le ministre de la défense turc, Hulusi Akar :

« Les Russes nous ont dit qu’ils n’avaient absolument rien à voir avec cette attaque et qu’ils examinaient la question de très près. »

Cette frappe intervient au lendemain de la signature à Istanbul par Kiev et Moscou d’un accord sur la reprise des exportations de céréales ukrainiennes, bloquées par la guerre.

Le Monde

Samedi 23/7, 17h20

Rebelote ? Une pression supplémentaire sur l’Europe ?

Un nouvel aspirateur de ressources ? Un nouveau discriminant ? Un nouveau sujet entre ceux qui croient à… et ceux qui non ?

L’épreuve du Bac d’épidémie ?

La variole du singe n’est pas une maladie sexuellement transmissible mais, en dehors des zones endémiques, elle touche, à de rares exceptions près, des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, relativement jeunes, et vivant essentiellement en ville, selon l’OMS. Si les autorités sanitaires ont fait état d’une baisse du rythme de contagion, le nombre de cas augmente rapidement.

« La variole du singe est hors de contrôle, il n’y a aucune raison légale, scientifique ou sanitaire de ne pas déclarer une urgence de santé publique de portée internationale », avait tweeté vendredi soir Lawrence Gostin, professeur américain de droit de la santé publique et directeur du Centre de l’OMS pour le droit de la santé.

Le Monde

Samedi 23/7, 16h05

Sur le terrain du symbole.

Le matin du 23 juillet, les modérateurs de Youtube ont supprimé l’épisode anti-guerre du dessin animé populaire « Masyanya », créé par le dessinateur Oleg Kuvaev . La raison de la suppression est une plainte de l’un des visiteurs.

« Samedi matin a commencé avec des problèmes. [Un certain] « Sobolev » s’est plaint de mon dessin animé (dernier épisode 162. St. Mariuburg). Il s’est plaint du droit d’auteur ; ils disent que la photo d’Isakiy [une vue frontale de la cathédrale Saint-Isaac à Saint-Pétersbourg] a été copiée de sa photo personnelle, a-t-il écrit sur son blog.

« Quiconque l’a photographié peut se plaindre comme ça. C’est-à-dire que l’affirmation est très douteuse. Cependant, YouTube avait tellement peur d’une sorte de « Sobolev » que le dessin animé avec 4 millions de vues a été tout simplement supprimé ! Il n’a pas bloqué, n’a pas temporairement bloqué l’accès… mais l’a supprimé ! Youtube, pourquoi es-tu complètement fou ???? , — a déclaré l’auteur du dessin animé.

Reform

Depuis le dessin animé est revenu.


Samedi 23/7, 16h00

Pendant ce temps en Iran.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a averti vendredi que le programme nucléaire iranien « avançait au galop » et qu’ils n’avaient que « très peu de visibilité ».

S’adressant au journal espagnol El Pais, Rafael Grossi a déclaré que le projet nucléaire de Téhéran « avait connu une énorme croissance, bien au-delà de ce qu’il était en 2015. C’est une croissance qui n’est pas seulement quantitative mais qualitative, sans parler des niveaux d’enrichissement d’uranium ».

Le chef de l’organisme de surveillance nucléaire a ajouté : « Cela ne signifie pas que l’Iran fabrique une arme nucléaire, mais aucun pays qui n’a pas de projets guerriers ne s’enrichit à un tel niveau, à savoir à 60 %. »

[…] Le ministère des Affaires étrangères de Téhéran a ensuite déclaré que sa politique nucléaire restait inchangée et qu’il adhérait toujours à un édit religieux du guide suprême iranien interdisant les armes de destruction massive.

The Times of Israel

Samedi 23/7, 13h10

M. Orban a le cul entre deux chaises.

Le premier ministre hongrois, réélu en avril pour un quatrième mandat consécutif, a détaillé ce qui constitue selon lui les quatre hypothèses fondant la stratégie occidentale : que l’Ukraine peut gagner la guerre contre la Russie avec des armes fournies par l’OTAN, que des sanctions affaibliraient la Russie et déstabiliseraient ses dirigeants, que des sanctions affecteraient davantage la Russie que l’Europe, et que le monde soutiendrait l’Europe.

Pour Viktor Orban, cette stratégie a échoué car les gouvernements en Europe s’effondrent « comme des dominos » et les prix de l’énergie se sont envolés. « Nous sommes assis dans une voiture dont les quatre pneus sont crevés : il est absolument évident que la guerre ne peut pas être gagnée de cette manière », a-t-il dit. L’Ukraine ne pourra jamais gagner la guerre de cette façon « tout simplement parce que l’armée russe est en situation de domination asymétrique », a insisté le premier ministre hongrois, qui s’est déjà opposé ces derniers mois à tout embargo européen sur le gaz russe susceptible de nuire à l’économie de son pays.

Le Monde

Pour l’instant, M. Orban se garde toutefois d’aller jusqu’au divorce avec le camp occidental, alors que son pays a un besoin crucial des fonds communautaires. Il ne s’est jamais opposé à l’aide militaire que ses partenaires pouvaient apporter à Kiev et a fini par approuver tous les paquets de sanctions décidés en représailles à l’invasion de l’Ukraine, même s’il a obtenu une dérogation en ce qui concerne l’embargo sur le pétrole au terme de pénibles semaines de négociation.

[…] Ces dernières semaines, il a relancé le projet de construction d’une nouvelle centrale nucléaire dans le sud de la Hongrie par le russe Rosatom.

Le Monde, 12 juillet

Samedi 23/7, 4h40

Spécial dédicace à Tonton Nono, qui aime les fractales. C’est à une autre échelle ce qui se passe en Ukraine, avec un septuagénaire et son armée.

Et pour être bien clair, non, je n’épluche pas la presse régionale jusqu’à 4h du mat : ce journal emballait un demi Saint-Nectaire. Et non, je ne vois pas l’invasion russe jusqu’en Auvergne.

La Montagne, 2 juillet 2022

Samedi 23/7, 0h00

Feu de forêt à Vilcha, à nouveau, à la frontière biélorusse. Le vent souffle vers le sud-sud-ouest.


Vendredi 22/7, 23h50

Céréales.

L’Ukraine et la Russie ont ratifié, vendredi 22 juillet à Istanbul, un accord permettant d’exporter les céréales ukrainiennes bloquées dans les ports de la mer Noire par la guerre. Un accord signé avec la Turquie et l’ONU qui porte sur l’exportation des céréales en mer Noire. Lors d’une cérémonie inédite entre pays en guerre, Kiev et Moscou ont signé deux textes identiques mais séparés, à la demande de l’Ukraine qui refusait de parapher tout document avec la Russie.

Les négociateurs ont renoncé à nettoyer la mer Noire des mines – principalement posées par les Ukrainiens pour protéger leurs côtes : « Déminer aurait pris trop de temps », a justifié l’ONU, qui a précisé que des « pilotes ukrainiens » ouvriraient la voie aux cargos dans les eaux territoriales. L’Ukraine a suggéré que ses exportations commencent à partir de trois ports – Odessa, Pivdenny et Tchornomorsk – et espère pouvoir accroître leur nombre à l’avenir. L’accord sera valable pendant « 120 jours », soit quatre mois, le temps de sortir les quelque 25 millions de tonnes entassées dans les silos d’Ukraine alors qu’une nouvelle récolte approche.

Le Point

Vendredi 22/7, 23h40

Comment le chancelier allemand parle à ses concitoyens. Quelques extraits.

[…] Après le tournant historique qu’a constitué l’attaque de Poutine, rien ne sera plus comme avant. De ce tournant résulte un mandat d’action. Nous devons rendre l’Allemagne plus sûre et plus résistante, l’Union européenne (UE) plus souveraine et l’ordre international plus viable.

[…] Lorsque M. Poutine a déclenché sa guerre, au mois de février, nous avons su réagir. Les plans, visant notamment à diversifier nos fournisseurs ou à construire des terminaux de gaz liquéfié, étaient sur la table ; ils sont désormais résolument mis en œuvre. Nous devons cependant, la mort dans l’âme et à titre provisoire, remettre en service les centrales à charbon. En même temps, la situation actuelle nous confirme dans notre volonté de développer beaucoup plus rapidement les énergies renouvelables. C’est pourquoi le gouvernement fédéral a nettement accéléré les procédures de planification, notamment pour les installations solaires et éoliennes. Et il est vrai aussi que plus nous – l’industrie, les ménages, les villes et les communes – économisons de l’énergie pendant les prochains mois, mieux c’est.

[…] La nouvelle réalité, c’est aussi que les pays de l’Union européenne se sont rapprochés davantage ces derniers mois. Que M. Poutine ne s’y trompe pas : d’emblée, il était évident pour nous que nous devrions probablement maintenir nos sanctions sur une longue période. Et il est également évident à nos yeux qu’aucune de ces sanctions ne sera levée en cas de paix dictée par la Russie. Cette dernière n’a d’autre choix que de conclure un accord avec l’Ukraine qui puisse être accepté par les Ukrainiennes et les Ukrainiens.

Le Monde, Olaf Scholz (Chancelier fédéral d’Allemagne) ; ce texte est une version courte et traduite de l’allemand de la tribune publiée le 17 juillet sur le site Internet du quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Vendredi 22/7, 23h30

Voeu.

Et ce qui serait bien aussi, c’est que l’invasion russe nous rende plus clairvoyant sur la fragilité du modèle démocratique et la nécessité de le protéger.


Vendredi 22/7, 21h20

Les termes d’une négociation.

Je suis parti à lire ce long article, qui regarde un peu plus loin et envisage les termes d’une négociation. Le ton me semble celui de quelqu’un qui veut équilibrer le jeu.

Ni la Russie ni l’Ukraine et ses alliés ne semblent disposés à envisager les compromis qu’ils seraient prêts à faire pour mettre fin à cette guerre. Les deux camps semblent croire que la « victoire » est possible et que prolonger la guerre maintenant améliorera les conditions d’un éventuel règlement plus favorable. Aucune des deux parties n’a clairement défini à quoi ressemblerait une «victoire» réaliste et, bien sûr, les deux parties devront revendiquer la victoire à la fin.

The Bulletin of the Atomic Sientists, Edward M. Ifft

Il y aurait trop de choses à citer.


Vendredi 22/7, 20h25

Tournant (dans le bon sens).

C’est toujours difficile à évaluer, je n’y connais rien en militaire, mais l’impact des frappes ukrainiennes sur les stocks russes semble majeur. On pourrait être à un tournant.

Je lis un peu partout que l’avantage russe, qui reposait sur un matraquage lourd et flou après la phase guerre éclair qui fait pchitt, pourrait connaître une pénurie. J’ai lu quelque part que le nombre d’engins tirés dans le Donbass était passé de 45 000 à 15 000.

Avec la contre-offensive ukrainienne annoncée dans le Sud (si c’est bien l’idée), quelle sera la réponse russe ? Lancer une invasion biélorusse ? Bloquer le pétrole ? Affamer ? Pétard nuc ? Inciter la Chine à attaquer Taïwan ? Bousculer qui ? Quoi ? Quel nouveau désordre ?

Ou bien, jour de grâce, le réveil douloureux des lendemains de Noël quand le dictateur constate non seulement que l’Ukraine n’est pas sous son sapin, mais, pire, que son existence est absolument patente. Et que ça va donner des idées. Exit Loukachenko. Effervescence dans la mosaïque russe.

Et, encore une fois, je la ramène, mais je n’y connais rien. Je remache des informations qui apparaissent, replongent, tapissent mon intérieur. Une part de mon CPU tricote là-dessus et participe, avec un journal de guerre (vue de loin), au récit.

Si les récits sont très sensibles aux victoires militaires, il faut quand même produire des perspectives favorables, les faire exister dans l’espace de la pensée : elles sont, possiblement, des graines de réalité.

Pourquoi la Russie est-elle si vulnérable à HIMARS en Ukraine ?

Utilisant toutes les armes lourdes et à longue portée dont elle disposait, y compris HIMARS, l’Ukraine a lancé une campagne qui a détruit des dizaines d’importants dépôts de carburant et de munitions dans les régions occupées de l’Ukraine, mettant en péril la logistique russe, les approvisionnements vitaux et la puissance de l’artillerie.

[…] Et comme le montre le dernier mois d’hostilités, la Russie ne peut pas y faire grand-chose.

Ses propres défauts systémiques, ses tactiques dépassées, son manque d’initiative et ses échecs antérieurs dans la guerre lui laissent peu de chances d’affronter les armes américaines désormais aux mains des Ukrainiens.

The Kyiv Independent

Vendredi 22/7, 20h15

Je me risque à un brin d’optimisme.

Quand l’Ukraine aura gagné la guerre, ce qui arrivera — à moins que Poutine ne lance sur la table un pétard nuc (perspective qui nous embarque illico dans une zone grise de l’anticipation), quand l’Ukraine aura remis le récit russe dans sa bouteille, la fierté du peuple ukrainien et la leçon qu’il aura posé sur la table seront jubilatoires.

Et tu sais quoi, c’est déjà le cas


Vendredi 22/7, 19h50

Pendant ce temps, à Zaporijia, le camping russe cherche un extincteur.

Le renseignement de défense de l’Ukraine affirme que les forces ukrainiennes ont utilisé un drone kamikaze pour attaquer un camp de tentes militaires russes près de la centrale nucléaire occupée de Zaporijia et a tué trois soldats. La vidéo montre les Russes fuyant leurs tentes.

Christopher Miller, Twitter, traduction automatique

Vendredi 22/7, 19h20

Toujours le même blabla à propos de Zaporijia.

Le directeur général Grossi a souligné à plusieurs reprises que l’AIEA doit être en mesure d’envoyer une mission à la centrale nucléaire de Zaporizhzya pour mener des activités essentielles de sûreté, de sécurité et de garanties dans l’installation.

En tant qu’organisation indépendante et impartiale, la présence de l’AIEA serait également cruciale pour avoir une meilleure compréhension de la situation à la centrale nucléaire, qui est contrôlée par les forces russes depuis le 4 mars mais continue d’être exploitée par son personnel ukrainien, a-t-il déclaré.

AIEA, point du 22 juillet, traduction automatique

Vendredi 22/7, 1h30

Applaudissements.

Alors voilà, prenez un avion de guerre russe très récent, le SU-34, dans les 36 millions de dollars l’unité (nous dit Wkipedia), abattez-le et faites-en des porte-clés. C’est du dernier chic.

L’initiative est organisée par la Fondation Drones for Ukraine, dirigée par la bénévole Yura Vysoven.

« Pendant longtemps, j’ai réfléchi à la manière de collecter plus d’argent pour acheter des drones pour les forces armées ukrainiennes. Il est évident que nous devons chercher de l’argent à l’étranger. Il est également évident que tous ceux qui voulaient faire un don ont déjà fait un don. Il est nécessaire d’impliquer le grand public. Cela signifie que nous devons donner quelque chose pour un don. Les timbres postaux ukrainiens sont formidables, mais nous devons trouver quelque chose de plus cool », a écrit Vysoven dans un article .

Le jet utilisé par Drones for Ukraine Foundation a été abattu début mars 2022 près de Kyiv. […] Selon Vysoven, la fondation a déjà collecté 30 000 dollars grâce à ces efforts et travaille actuellement à trouver les pièces appropriées d’un hélicoptère d’attaque Ka-52 abattu pour élargir son assortiment de souvenirs.

Aerotime, traduction automatique

Le porte-clés n’est pas vendu, mais offert, à partir de 1K dollars de don. Aparemment, ils ont aussi trouvé l’hélicoptère


Jeudi 21/7, 22h45

Des précisions sur les bénéfices de l’énergie renouvelable pour l’Etat français.

Définies par le code de l’énergie, les « charges de service public de l’énergie » désignent des charges supportées par les opérateurs du secteur de l’électricité et du gaz au titre des « obligations » de service public : soutien aux énergies renouvelables (via des tarifs d’achat ou un complément de rémunération) et aux effacements de consommation, surcoûts liés à la péréquation tarifaire dans les zones « non interconnectés » (ZNI : Corse et outre-mer), dispositions sociales pour les consommateurs en situation de précarité énergétique, etc.

Dans sa nouvelle délibération sur ces charges de service public, la CRE souligne que les prix de gros de l’électricité « sont devenus en moyenne supérieurs aux tarifs garantis par l’État dans les contrats de soutien aux énergies renouvelables électriques. Ainsi, ce qui constituait les années précédentes des charges pour le budget de l’Etat représente pour la première fois une recette pour les finances publiques ».

Dans le détail, la filière éolienne terrestre pourrait reverser près de 7,6 milliards d’euros à l’État au titre de 2022 et 2023 (dont 4 milliards au titre de 2022 et 3,6 milliards au titre de 2023 dont les données détaillées sont présentées ci-après sous forme d’infographie), estime la CRE. La recette prévisionnelle pour l’État provenant de la filière éolienne en mer au titre de ces deux années pourrait pour sa part s’élever à 137 millions d’euros et celle de la filière hydraulique à près de 800 millions d’euros.

[…] La CRE voit dans cette évolution le témoignage de « l’apport des énergies renouvelables aux finances publiques dans le contexte actuel de crise énergétique », ce qui « renforce la nécessité d’accélérer le développement des énergies renouvelables, par ailleurs indispensables pour renforcer la sécurité d’approvisionnement et atteindre les objectifs de de neutralité carbone ».

Connaissances de énergies
(Archives, source perdue)

Jeudi 21/7, 19h35

Allez, une dernière (en plus, elle est pas mal hors-sujet) et après je vais faire les crêpes.

Je me souviens de cette histoire : la mère d’un soldat isréalien décédé (et dont le sperme avait été prélévé et congelé) organisait le casting pour choper sa future belle-fille et y fourrer l’avenir du cher défunt. Elle passait une annonce. Ca me paraît débile et tout à fait charmant. Non, ça me paraît ce qu’il reste à une mère. Elle dit à la société : ok, les pèpères, je vous ponds du soldat et vous faîtes au mieux pour ne pas me l’esquinter, mais laissez pas perdre le potentiel et l’amour maternel.

Je file, j’ai crêpapapa. (Et non, pas d’illustration pour cette brève).

Depuis 2002, les familles de soldats israéliens morts au combat peuvent prélever le sperme du défunt afin de (peut-être) leur donner un enfant quelques années plus tard. Si la pratique permet à certains de garder l’espoir d’être parent ou grand-parent, d’autres la contestent en la qualifiant « d’orphelinat planifié ».

Après la mort d’un soldat, ses spermatozoïdes — vivant jusqu’à 72 heures — peuvent être récupérés par une incision dans le testicule, puis congelés. Il faut ensuite attendre quelques années avant de pouvoir utiliser le sperme pour la procréation. La pratique n’est pourtant pas si courante, puisque seulement quelques dizaines d’enfants sont nés de cette façon en Israël d’après Bloomberg.

Mais cela pourrait bientôt évoluer, car le parlement israélien a adopté une législation préliminaire soutenant cette pratique en mars dernier. Le projet de loi exige que l’on demande à chaque militaire ce que l’État doit faire de son sperme, dans le cas où il mourrait en uniforme. « Si vous ne pouvez pas rester dans ce monde et devez le quitter à l’âge de 19 ou 20 ans, une compensation que vous pouvez avoir est de laisser un être humain ici », confie à Bloomberg Zvi Hauser, auteur du projet de loi.

Trust my Science

Jeudi 21/7, 19h25

Allez, on l’a déjà dit hier, mais j’ai un petit faible pour le comique de répétition.

L’Ukraine a accusé jeudi la Russie de stocker des armes lourdes et munitions sur le site de la centrale nucléaire occupée de Zaporijia […] Selon Energoatom, l’opérateur ukrainien de l’énergie nucléaire, au moins quatorze unités de matériel militaire lourd avec leurs munitions sont stockées dans la salle des machines du réacteur 1 de la centrale, la plus grande d’Europe.

La Russie avait accusé peu auparavant l’Ukraine d’avoir effectué des frappes de drone sur le site de cette centrale nucléaire, occupée par Moscou depuis mars. « Cela confirme la volonté des autorités ukrainiennes de créer les conditions d’une catastrophe nucléaire non seulement sur leur territoire, mais dans toute l’Europe », a déclaré Maria Zakharova, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Elle n’a toutefois pas fait état de dégâts mettant en danger la sécurité nucléaire du site.

Le Monde

Ben oui, on leur a pris leur grosse centrale, mais ils nous envoient des trucs pas cool. C’est vraiment le concours du foutage de gueule. Ca tue des gens et ça pissote des petits traits cyniques.


Jeudi 21/7, 19h15

L’Agence Tass l’avait annoncé il y a quelques jours.

La construction de la première centrale nucléaire d’Égypte a officiellement commencé le 20 juillet 2022 dans la ville d’El-Dabaa, gouvernorat de Matrouh. Le réacteur VVER -1200 de conception russe est la première des quatre unités de ce type à être construite par Rosatom sur le site d’El-Dabaa, situé sur la côte nord-ouest de l’Égypte, au bord de la mer Méditerranée.

WNISR, traduction automatique

C’est con qu’ils n’aient pas de soleil en permanence dans ce coin-là…

Anonyme rétrograde
Google Earth, capture d’écran

Jeudi 21/7, 19h05

C’est l’un des bons souvenirs que je garde de mon seul séjour en Biélorussie : les interventions du président à la télé tous les jours, à propos de tout et de n’importe quoi : Loukachenko ravigotte les uns, rudoient les autres, Loukachenko encourage les moissonneuses…

L’AFP lui offre de nous expliquer la vie.

Le président biélorusse a estimé que l’Occident, l’Ukraine et la Russie doivent mettre fin au conflit pour éviter le « précipice » de la « guerre nucléaire ». « Allez, arrêtons-nous. Il ne faut pas aller plus loin. Plus loin, c’est le précipice. Plus loin, c’est la guerre nucléaire. Cela ne doit pas aller jusque-là », a-t-il dit, appelant à « arrêter ce chaos, l’opération et la guerre en Ukraine ».

L’Occident voulait un conflit avec la Russie et « a provoqué la guerre en Ukraine », a encore dit jeudi le président biélorusse au cours de cet entretien. « Nous avons vu les causes de cette guerre, la cause est que si la Russie n’avait pas devancé l’OTAN, vous [les Occidentaux] vous seriez organisés et l’auriez frappée, a-t-il déclaré. Vous en êtes à l’origine et vous prolongez cette guerre. »

Le Monde

Jeudi 21/7, 19h00

L’actualité inspire la mode (du moins chez nous, à la campagne).

Maya

Jeudi 21/7, 18h55

Igor Girkin, un officier du FSB (ou genre), actif sur les réseaux sociaux russes pour dire le mal qu’il pense du bordel militaire russes (ça le désole), s’en prend au ministre de la Défense (de l’Attaque, non ?)

Pas un mot, pas un son n’a été entendu du ministre de la Défense au cours des cinq mois sur les vrais problèmes des forces armées de RF en première ligne d’une nouvelle guerre difficile. Le ravitaillement et le réapprovisionnement des troupes sont à peu près au même niveau (sans tenir compte des lourdes pertes encourues). Un grand nombre de « refuseniks » dans les unités de première ligne, il n’y a pas de file d’attente de volontaires aux bureaux d’enrôlement, et beaucoup de ceux qui viennent sont refoulés. Et rien n’est fait pour améliorer cette situation. Encore une fois, que ferait un ministre de la Défense « soudainement honnête » à la place de Sergey Kuzhugetovych ? Peut-être viendrait-il voir le président et lui dirait-il : « Cher Vladimir Vladimirovitch ! Je ne peux plus faire ça ! Il n’y a pas assez de soldats et d’officiers au front, on sort du stockage les véhicules du milieu du siècle dernier ! Nous équipons les milices mobilisées du LDPR avec des mitrailleuses Degtyarov de l’année modèle 1928, et des fusils Mosin-Nagant de 1891 ! Déclarez la mobilisation – nous devons reconstituer et équiper l’armée ! Et si vous ne pouvez pas, renvoyez-moi, je ne peux pas diriger comme ça… nous perdrons la guerre ! ».

Wartranslated, traduction automatique

Conseil téléphonique d’un père à son fils, soldat russe, pour se pèter le bras et quitter le front.

Pendant la jeunesse, c’est comme ça que les garçons esquivaient, je ne l’ai pas fait personnellement… Tu t’enveloppes le bras avec une serviette, ou un torchon, tu le trempes. Marchez jusqu’à un coin et frappez le coin avec votre bras. Ce n’est pas aussi douloureux quand c’est enveloppé, et l’os se brise quand cette merde est trempée. Utilisez un coin, mais frappez fort. Tout peut arriver… il peut y avoir une fracture importante.

Wartranslated, traduction automatique

Jeudi 21/7, 18h20

Résistance 2.0, mais toujours à base de cocktails Molotov.


Jeudi 21/7, 17h40

On a toujours besoin d’un petit dictateur quand le voisin en est un plus gros.

Interrogé sur la durée de son intention de rester président, Alexandre Loukachenko a souligné qu’il appartenait au peuple biélorusse de décider. « J’aurais pu arrêter il y a longtemps si une certaine situation avait existé dans le pays et à l’étranger. Mais depuis 2020, beaucoup de ceux qui sont descendus dans la rue, comme vous le dites, sont revenus à la raison et comprennent maintenant ce qui aurait pu se passer. Ils disent : « Nous n’avons pas bien agi. Que se serait-il passé s’il [Alexandre Loukachenko] n’avait pas été là ? » C’est ce que les gens disent. Croyez-moi, je connais l’humeur des gens », a déclaré le dirigeant biélorusse.

« Que se serait-il passé si j’avais tout abandonné et arrêté en 2020 ? Le pays serait totalement différent en ce moment et vous intervieweriez d’autres personnes. Et la politique serait différente. Les choses seraient pires en Biélorussie qu’elles ne le sont actuellement en Ukraine. Désolé pour l’impudeur », a ajouté Alexandre Loukachenko.

AFP, Interview de Loukachenko, cité par Belta, traduction automatique

Jeudi 21/7, 12h15

Vérification dans la région de Kyiv.

Des spécialistes du Centre national de recherche et de développement nucléaires, dans le cadre de la coopération entre l’Autorité norvégienne de réglementation de la sûreté nucléaire et radiologique (DSA) et la Commission nationale de réglementation nucléaire, poursuivent l’enquête radiologique sur les territoires désoccupés de la région de Kyiv.

Le but de l’enquête est d’identifier les objets contaminés par la radioactivité, les sources d’étalonnage et d’autres matières radioactives qui auraient pu être retirés du territoire de la zone d’exclusion et de la zone de réinstallation inconditionnelle (obligatoire) par des soldats de l’armée russe pendant l’occupation, comme ainsi que pour identifier la contamination radioactive qui aurait pu être réalisée par les occupants en dehors du ZViZB(O)V suite à une violation du régime de radioprotection.

[…] Nous sommes heureux de vous informer que selon les résultats de l’enquête, aucune contamination radioactive d’objets, de locaux et d’espaces, qui pourrait être liée aux activités des occupants, n’a été constatée.

[…] Nous vous rappelons que la remise volontaire de sources de rayonnements ionisants par les citoyens n’entraîne pas de responsabilité pénale et est gratuite pour les particuliers.

SSTC, traduction automatique, et SNRIU (en anglais)

Jeudi 21/7, 10h45

Les économies, c’est bien parti…

« Nous demandons un effort aux citoyens, aux Françaises et aux Français », a affirmé le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, à l’issue du conseil des ministres, estimant qu’il « n’y a pas de petit geste » en matière d’économie d’énergie.

« Quand on part en week-end ou en vacances, on débranche un maximum de prises électriques parce qu’elles continuent, sinon, de consommer de l’énergie », a-t-il souligné, appelant également à couper le wi-fi, à « baisser un peu la clim, maintenant que les températures sont appelées à diminuer », et à éteindre la lumière dans les pièces qui ne sont pas utilisées. »

Le Point

C’est con, dans une société adulte, les représentants seraient crédibles, et crus.


Jeudi 21/7, 10h35

Doit y avoir une mini conjonction de mini planètes autour de Greenpeace. Le Point livre une enquête réservée aux abonnés (normal), dont les commentaires (lisibles sans abonnement) disent le plus grand bien.

Par stud38 le 20/07/2022 à 16:06

Splendide rapport, enfin !

Enfin une étude circonstanciée, avec des exemples qui éclairent le fait que Greenpeace n’est qu’un nom de façade qui masque un lobby très puissant au service des fournisseurs de gaz, auxquels il appartient au travers de Greenpeace Energy (voir sur Wiki).
Bravo Mme Woessner pour ce rapport accablant qui démontre que le principal moteur de Greenpeace est la lutte contre l’électronucléaire, au service d’un modèle allemand de fourniture d’énergie au moyen de gaz (russe en particulier) et d’éoliennes servant d’alibi. […]

Le Point, L’autre visage de Greenpeace, commentaires

Jeudi 21/7, 2h30

Le début de l’invasion en zone.

SAUEZM

Jeudi 21/7, 1h45

Greepeace diffuse des images de ses mesures.

Mathieu Soete, Radiation Protection Advisor from Greenpeace Belgium, as part of the Greenpeace Chornobyl investigation team to the Chornobyl exclusion zone, checks radiation levels around a destroyed Russian military armoured personnel carrier which was brought from the main gates of the Chornobyl exclusion zone after the Russian occupation of the zone in March 2022, in Dytyatky, Ukraine, 18 July 2022.

Une vidéo de l’opération est visible ici. Il dit « 1100, 1200 », mais sans’l’unité. Une interview évoque de 2000 à 8000 coups/seconde (vers 1’20), si je comprends bien. Le débit de dose dépend des radioélements.


Jeudi 21/7, 1h35

Une grande partie des capteurs SaveEcoBot est toujours inactive dans la zone.


Jeudi 21/7, 1h20

Greenpeace a livré les conclusions de ses mesures à Tchernobyl ; la presse cite le même communiqué, sans chiffres. Greenpeace a l’air de dire que l’AIEA aurait fourni ses mesures en avril, je n’ai pas vu.

[…] Selon l’ONG, « les niveaux de radiation dans les zones où ont eu lieu les dernières opérations militaires russes sont trois fois plus élevés que ceux estimés par l’Agence internationale de l’énergie atomique ».

[…] L’AIEA, rappelle Greenpeace, avait assuré en avril dernier que les niveaux de radiation étaient « normaux » et ne constituaient pas de problème majeur pour l’environnement ou la sécurité publique. Greenpeace redoute que le rôle de l’agence en matière de sûreté et de sécurité nucléaires en Ukraine ne soit gravement compromis par ses liens avec ROSATOM, notamment par l’intermédiaire de son directeur adjoint, Mikhail Chudakov.

[…] L’enquête de Greenpeace Allemagne s’est appuyée sur un rapport d’analyse satellite commandé à la société britannique McKenzie Intelligence Services (MIS), qui indiquait l’emplacement des opérations militaires russes en février et mars 2022.

[…] « Les niveaux de rayonnement gamma mesurés à l’intérieur des tranchées russes abandonnées les qualifient de déchets nucléaires de faible activité, ce qui signifie que l’armée russe a opéré dans un environnement hautement radioactif. Ce n’est pourtant pas ce que communique l’AIEA. En dépit de ce que l’agence essaye de nous faire croire, les niveaux de radiation à l’intérieur de la zone d’exclusion de Tchernobyl n’ont rien de normal », s’inquiète Jan Vande Putte, principal expert des radiations pour Greenpeace Belgique.

La Libre

Jeudi 21/7, 1h15

Un effet de l’incident d’hier (et dont il n’y a pas d’écho aujourd’hui) ?

Les forces militaires de la Fédération de Russie demandent à l’administration de la centrale nucléaire ukrainienne [de Zaporijia] d’ouvrir les salles des machines des 1ère, 2ème et 3ème unités de puissance du ZANP afin d’y placer tout leur arsenal militaire. Cela semble plus sûr aux envahisseurs, car ils ont terriblement peur des « cadeaux » des forces armées [ukrainiennes].

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Mercredi 20/7, 23h55

Les milliardaires préparent leur fuite (tant qu’ils peuvent mettre en oeuvre leur gros flouze). La Terre est un lieu fini, dit Bezos.

Mais juste avant, il évoque les ressources infinies de l’espace. Il ne veut pas dire que la Terre est fichu, il veut dire qu’elle est limitée. C’est ça, non ?

Mars sera toujours bombardée par les radiations cosmiques, couverte d’une poussière toxique et dépourvue d’oxygène. Le quotidien sur Mars aurait de quoi refroidir le plus enthousiaste des colons. Sa vie se résumerait à rester terré dans un bunker pour se protéger du rayonnement, et à boire de l’urine recyclée.

Un ticket pour l’espace, Rudolph Herzog

Mais la consanguinité n’est pas le seul obstacle à la reproduction dans l’espace. En apesanteur, il est difficile aux partenaires de se rapprocher. Ça veut dire qu’il faut inventer des dispositifs, des vêtements ou des solutions techniques pour que les personnes puissent rester en contact.

Op. cit.

Il en faut des trucs sophistiqués pour ne serait-ce que survivre, dans ces environnements. Franchement les gras, ça ne vous dirait pas de rester du côté sympa de la grosse ouache et de mettre vos bonnes fortunes au service de cette bonne vieille Terre ?


Mercredi 20/7, 22h35

1984-2022

L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février 2022 a eu sur le paysage éditorial russe un effet collatéral plutôt inattendu : au milieu des ouvrages de self-help et d’autres fictions plus ou moins consolantes, le grand succès de librairie de cette période est le roman d’anticipation du Britannique George Orwell, 1984. Selon les derniers chiffres, les ventes du roman ont progressé depuis février de 30 % pour les librairies physiques et de 75 % pour les ventes en ligne sur un an et 1,8 million d’exemplaires en ont été vendus depuis le début du conflit.

Un couple d’Ukrainiens de retour dans sa maison d’Irpine après la longue occupation de la ville par l’armée russe a même retrouvé un exemplaire du roman abandonné par un soldat.

[…] Au-delà du phénomène littéraire, 1984 sert donc de révélateur à certaines tensions de la société et du pouvoir russes. Il montre d’un côté la puissance du storytelling poutinien, toujours apte à présenter la réalité sous un prisme avantageux. Mais d’un autre côté, le succès récent du roman est un signal qui détonne par rapport aux sondages concluant au soutien majoritaire de la population à la guerre et à son chef : il offre un coup de sonde alternatif dans une société russe qui semble se percevoir elle-même comme sous contrôle, exposée à une intense propagande et susceptible d’être lourdement punie pour ses opinions

The Conversation
Un homme lit une traduction russe du livre 1984 de George Orwell sur la place Pouchkine à Moscou, le 28 avril 2021. Justin Sullivan/AFP

Mercredi 20/7, 22h10

L’OTAN donne le la.

« Aider l’Ukraine est dans notre intérêt. Vous devez comprendre que si l’Ukraine perd, cela créera un danger pour nous. Cela rendra l’Europe encore plus vulnérable à l’agression russe. Il faut donc payer, payer pour l’aide humanitaire, pour les conséquences de sanctions économiques. Parce que l’alternative est de payer un prix beaucoup plus élevé plus tard. Et souvenez-vous d’une chose : le prix que nous, l’UE et l’OTAN, payons peut être mesuré en argent. Le prix que paient les Ukrainiens se mesure en vies. Arrêtez de vous plaindre et soutenez l’Ukraine. » Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a exhorté les Européens à continuer d’aider l’Ukraine.

Svoboda, traduction automatique

Mercredi 20/7, 22h00

Chantage nuc.

Poutine pourrait tirer parti des menaces nucléaires pour dissuader une contre-offensive ukrainienne dans les oblasts annexés de Kherson, Zaporijia, Donetsk et Louhansk.

Après l’annexion, Poutine peut déclarer, directement ou indirectement, que la doctrine russe autorisant l’utilisation d’armes nucléaires pour défendre le territoire russe s’applique aux territoires nouvellement annexés.

De telles actions menaceraient l’Ukraine et ses partenaires d’une attaque nucléaire si les contre-offensives ukrainiennes pour libérer le territoire occupé par la Russie se poursuivaient. Poutine peut croire que la menace ou l’utilisation d’armes nucléaires rétablirait la dissuasion russe après que son invasion désastreuse a brisé les capacités de dissuasion conventionnelles de la Russie, bien que les allusions russes précédentes à la volonté de Moscou d’utiliser des armes nucléaires se soient avérées vaines.

ISW, traduction automatique

Mercredi 20/7, 21h50

Je te vends la centrale et le prêt pour la payer.

MOSCOU, 20 juillet. /TASS/. La société nucléaire d’État russe Rosatom a commencé mercredi la construction de la centrale nucléaire d’El-Dabaa en Égypte, a déclaré un responsable de Rosatom à TASS.

« Nous avons commencé [la construction d’une centrale nucléaire en Egypte] », a déclaré le responsable. El-Dabaa sera la première centrale nucléaire en Egypte et le premier grand projet de Rosatom en Afrique.

La Russie et l’Égypte ont signé un accord intergouvernemental sur la construction de la première centrale nucléaire du pays au Caire en novembre 2015. Le coût total de la construction est de 30 milliards de dollars. Les parties ont également signé un accord pour fournir à l’Égypte un prêt à l’exportation de l’État de 25 milliards de dollars pour la construction de la centrale nucléaire, qui couvrira 85 % des travaux. Les dépenses restantes devraient être couvertes par la partie égyptienne en attirant des investisseurs privés. En vertu de l’accord, l’Égypte doit commencer à rembourser le prêt, qui a été accordé à 3 % par an, en octobre 2029.

Agence TASS, traduction automatique

Mercredi 20/7, 21h45

Ouah l’autre, il est pas fou d’attaquer la centrale que j’lui ai piqué !

Des explosions ont retenti dans la ville d’Energodar, dans la région de Zaporizhzhia. Des résidents locaux signalent de la fumée près d’une base militaire russe. Dans le même temps, les médias russes, faisant référence à la soi-disant administration de la région de Zaporizhzhia, ont rapporté que des drones ukrainiens auraient attaqué le ZNPP.

Dans le même temps, les médias du Kremlin, citant la soi-disant administration de la région de Zaporijia écrivent que des drones ukrainiens auraient attaqué la centrale nucléaire de Zaporizhia. Actuellement, Energoatom ne rapporte pas la situation à la centrale nucléaire.

Hromadske, traduction automatique

Mercredi 20/7, 19h30

Le point du Colonel Michel Goya.

[…] On a déjà évoqué le principe de la crise schumpetérienne qui décrit une situation où avec les mêmes ressources et pratiques on obtient de moins en moins de résultats. La surface sur laquelle on peut appliquer des attaques importantes en Ukraine se réduit et les délais pour les réaliser sont de plus en plus longs. Il faut plusieurs mois pour conquérir une zone de 30 x 50 km comme celle de Severodonetsk-Lysychansk et les moyens actuels ne permettent de ne mener qu’une grande opération de ce type à la fois. Cela explique la pause opérationnelle actuelle, nécessaire aux Russes pour reconstituer les forces et les stocks avant une nouvelle offensive.

[…] La capacité du génie à construire rapidement des ponts était beaucoup plus utile [que les véhicules amphibies, un compromis entre flottabilité et blindage]. On disposait alors en France de cette capacité, avant de l’abandonner par économie et parce que c’était peu utile en Afghanistan et au Sahel. Cette capacité est remise au goût du jour en Ukraine où celui qui possède la capacité de construire très vite des ponts solides dispose d’un atout offensif presque aussi important qu’une bonne artillerie lourde.

[…] Ce n’est pas une arme miracle [les lance-roquettes multiples de précision qui ciblent actuellement les dépôts russes en arrière du front], puisqu’il est toujours possible aux Russes de s’adapter à la menace mais c’est cette adaptation même qui constitue un premier résultat. Les Russes sont ainsi obligés d’éloigner leurs dépôts de la ligne de front pour les placer près de la côte, ce qui à moins de disposer de beaucoup plus de camions allonge considérablement les délais de constitution. De plus grandes élongations imposent aussi de consacrer une part plus importante au carburant par rapport aux obus.

[…] Il y a donc une divergence du côté russe entre des opérations de plus en plus lentes à monter du fait de ressources plus difficiles à réunir et la nécessité d’atteindre au plus vite les objectifs de conquête, c’est-à-dire au moins la zone Sloviansk-Kramatorsk, avant de passer dans une posture défensive plus facile à tenir. On imagine donc la concentration et l’organisation précise de tous les moyens encore disponibles autour de cet objectif, ce qui nécessite quelques délais puis leur emploi à fond de manière interrompue par une série de « boîtes d’attaques » jusqu’à la fin du mois d’août et peut-être du mois de septembre. Après il sera possible de proposer un cessez-le-feu et de compter sur la lassitude des opinions publiques occidentales devant les contraintes et les efforts imposés par la confrontation avec la Russie pour réduire l’aide à l’Ukraine. Le « général hiver » a toujours été un des meilleurs généraux russes.

La voie de l’épée, Michel Goya, point du 20 juillet

Mercredi 20/7, 19h15

Un rapport sur les forces militaires biélorusses.

En conclusion, nous pensons que la menace que l’armée #Belarus « sur-joue » est le meilleur rôle qu’elle puisse jouer au regard de ses faiblesses. Toutefois, un changement dans la situation dans le Donbass pourrait amener les Russes à la forcer à intervenir.

Institut Action Resilience, Twitter

Mercredi 20/7, 19h10

Le tableau de bord du World Nuclear Industry Status Report. Merci Valérie.

Tout ça pour 10% d’électricité… ais-je envie de dire.


Mercredi 20/7, 19h05

Allez, on ne va pas dire que la corruption en France est du même niveau qu’en Ukraine.

Le haut fonctionnaire [un ancien préfet] est soupçonné d’avoir bénéficié de nombreuses largesses de la part de dirigeants de société de sécurité pour qui il intercédait, alors qu’il pilotait l’organe public chargé de leur contrôle.

Le Monde

Mercredi 20/7, 15h40

Douche froide. « T’as fini de jouer avec le gaz ? »

Même si l’Europe s’assure un approvisionnement maximal en gaz auprès de la Norvège et de l’Azerbaïdjan, si les livraisons nord-africaines restent proches des niveaux élevés de l’année dernière, si la consommation de gaz naturel est réduite dans l’industrie, si tous les bâtiments gouvernementaux baissent leurs thermostats, cela ne sauvera pas l’Europe du grand gel et de la guerre froide 3.0 de Poutine.

Selon un calcul occidental, Poutine pourrait laisser passer de petites quantités de gaz par Nord Stream 1 pendant une semaine ou deux et demander la levée des sanctions techniques et des sanctions liées à Gazprom avant d’augmenter les livraisons. L’objectif est de briser le mur des sanctions, d’exposer les différences entre les consommateurs de gaz et les autres au sein de l’UE, d’observer et d’exploiter l’effondrement de la sécurité énergétique collective à mesure que les États riches accumulent leur gaz.

Si cela ne fonctionne pas, Poutine pourrait tout simplement fermer le robinet en octobre et attendre que la crise du coût de la vie et du chauffage se fasse sentir. « Nous ne pouvons pas exclure une coupure totale », déclare le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, qui n’est pas du tout alarmiste. Combien de mois faudra-t-il pour que les champions de l’industrie allemande appellent le gouvernement Zelensky à « entendre raison » et à faire des concessions à Poutine ? Sur tout le continent, les maisons seraient plus froides, les magasins plus vides et les mouvements « stop à la guerre à tout prix » se multiplieraient. Le gouvernement allemand préconise déjà l’arrêt de l’air conditionné et des douches plus courtes et plus froides pour tout le monde.

The Times, Roger Boyes, traduction Deepl

Mercredi 20/7, 2h05

La (très bonne) minute de provocation.

Je conseille, pour se détendre, la (re)lecture de cette synthèse du projet Manhattan, réussite industrielle qui livra les deux premières bombes atomiques américaine en moins de trois ans. Une autre histoire du projet Mahattan (pdf), Jean-Marc Royer

L’article s’intéresse au processus, à l’organisation scientifique et industrielle qui, pilotée par l’armée, allait infléchir la conduite de l’humanité (mine de rien).

J’accorde une grande importance, je ne sais pas pourquoi, au fait que la bombe atomique ait pu fonctionner du premier coup, en partant de zéro, en seulement trois ans. Le concept existait sur le papier et les processus en jeu devait produire en quantité.

Rappelons simplement que la première réaction en chaîne date de décembre 1942 et que la première bombe est testée le 16 juillet 1945 (on vient de rater son anniversaire, c’est marrant, elle s’appelait Gadget)

Dans le Centre de recherche en gestion de Cergy-Pontoise (une unité mixte de l’Ecole Polytechnique et du CNRS), S. Lenfle a produit une étude qui a soutenu en 2009 que le projet Manhattan devrait être considéré et étudié non seulement comme la structure de grand projet la plus innovante et la plus efficiente qui ait jamais été mise en place afin de créer un nouveau domaine industriel, mais que seules les méthodes utilisées à ce moment-là avaient pu permettre « d’atteindre le succès » en temps voulu.

[Chef du projet, le général] Groves ordonna l’acquisition du site le 19 Septembre 1942, dans une zone qui s’étendait sur trois vallées des Appalaches. Le site fut choisi parce que la rivière Clinch fournissait une grande réserve d’eau, constituait une « frontière naturelle » facilement contrôlable, que Knoxville était une réserve de main-d’œuvre et que la Tennessee Valley Authority pouvait fournir les énormes quantités d’électricité nécessaires. Oak Ridge fut géré par Monsanto, General Electric, Eastman Corporation (Kodak), tandis que Du Pont y construisit le réacteur X-10 et ses installations annexes.

Ce qui étonne, outre l’immensité de ces installations, ce sont les « réponses » qui ont été apportées aux problèmes humains que posait le fonctionnement de ce gigantisme industriel implanté au milieu de nulle part ; le genre de vie que cela supposait pour ceux qui y vivaient en permanence ; la manière dont les employés se débrouillaient avec un « travail » répétitif, découpé en de multiples opérations unitaires de type fordo-tayloriste dont l’encadrement lui-même ignorait le but intermédiaire ou final pour cause de secret militaire. On ne demandait plus un savoir-faire élaboré aux employés, mais « un savoir être » c’est-à-dire un consentement fidèle à leur aliénation. Dans cette optique, le projet Manhattan fut aussi le banc d’essai d’une nouvelle existence où cette aliénation totale le disputait à des distractions n’ayant pour seul objet que de faire oublier le non-sens radical de cette vie.

Voici le point de vue de Mary Anne Bufard, l’une de ces travailleuses compartimentées :
« Cela n’avait tout simplement aucun sens. J’ai travaillé dans la lingerie pour la Société chimique Monsanto, et j’ai compté les uniformes. Je vais vous dire exactement ce que j’ai fait. Les uniformes étaient d’abord lavés, puis repassés, de nouveaux boutons étaient cousus avant qu’ils m’arrivent. Je tendais l’uniforme à un instrument spécial et si j’entendais un bruit de cliquetis, je le renvoyais au début du processus. C’est tout ce que je faisais, toute la journée. »

Pour toutes ces raisons, il est donc légitime d’avancer que le projet Manhattan a été la matrice organisationnelle et politique de ce que l’on appelle « le complexe militaro industriel » qui imposera par la suite au monde une économie de guerre permanente. Si l’on a pensé après Machiavel que la guerre
était la poursuite de la politique par d’autres moyens, le complexe scientifico-militaro-industriel, en imposant un retournement de cet aphorisme, a achevé le retournement civilisationnel commencé vers 1850 en Occident : après la seconde guerre mondiale, la politique et l’économie sont devenus la poursuite de la guerre par d’autres moyens.

Jean-Marc Royer, Une autre histoire du projet Mahattan (pdf)

Et pour terminer cette copieuse citation, un exemple de la complexité technique que représente l’une des phases du projet Mahattan. On est en 1944 (c’est-à-dire au début du monde technologique que nous connaissons).

La conception de la barrière de diffusion gazeuse.
Ce procédé consistait à faire passer de l’hexafluorure d’Uranium sous haute pression dans une chambre aux parois percées de trous minuscules ne permettant le passage que d’une molécule à la fois. À température donnée, les molécules les plus légères sont les plus rapides et traversent ces pores plus souvent que les autres. Le mélange était ainsi enrichi en 235U de l’autre côté des parois.
L’enrichissement étant extrêmement modeste, l’opération devait être répétée des milliers de fois, exigeant par conséquent la réalisation de grandes surfaces de barrières poreuses. Le cœur du processus était donc la conception de cette barrière poreuse, laquelle devint rapidement un véritable cauchemar pour la compagnie responsable de sa conception et de sa fabrication.

Jean-Marc Royer

Mercredi 20/7, 1h30

Une idée du cinéma. Une carte Wikipedia qui intègre la Crimée à la Fédération de Russie…

22 républiques, 9 kraïs, 46 oblasts, 3 villes fédérales, 1 oblast autonome, 4 districts autonomes

Et une autre (sans la Crimée) issue du Sénat français.


Mercredi 20/7, 1h15

Petit message d’Olga, à la suite de notre conversation d’hier. Les faiblesses de l’armée russe vont donner des idées.

Nous sommes nombreux ! Les Tatars sont le deuxième groupe ethnique en importance en Russie . Nous avons beaucoup d’argent – 8 économies sur 85 dans la Fédération de Russie. Nous avons une culture riche. Nous avons développé le tourisme. Jusqu’au 14 décembre 2021, nous avions notre propre président. Le monde entier peut nous admirer ! Mais pour une raison quelconque, nous avons permis à Moscou de nous soumettre. L’apprentissage des langues dans les écoles était limité. Il n’y a plus de présidence. Nous nous épuisons, notre pétrole, notre agriculture, toutes les ressources de la région sont utilisées. Nous n’avons toujours pas d’indépendance. C’est juste de demander un référendum ! Arrêtez de nourrir Moscou.

Nous sommes un peuple pacifique. Nous ne voulons pas prendre ce qui nous appartient par la force. Mais s’il le faut… Nos gars acquièrent maintenant une expérience de combat inestimable. Qu’ils pourront ensuite utiliser pour protéger leur Tatarstan natal des empiètements du centre fédéral. Par conséquent, décidons de tout pacifiquement et selon – fraternellement !

Freetatarstan, traduction automatique

Et un autre éclairage :

Le Tatarstan, république de la Volga avec pour capitale Kazan, est à tous égards une des régions clefs du système fédéral russe. Les Tatars sont la première minorité ethnique du pays et, au début des années 1990, alors que se mettent douloureusement en place les nouvelles institutions russes, ils jouent un rôle déterminant dans la définition des équilibres entre Centre et périphéries, ce qu’on nomme alors le fédéralisme « à la carte ». Cet équilibre précaire est remis en cause dès l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, en 2000, quand celui-ci redéfinit le champ institutionnel de l’ensemble fédéral en réduisant les inégalités consenties par son prédécesseur. Ce processus arrive à son terme en 2017, avec le refus de renouveler le « traité de partage des compétences », accordé initialement au Tatarstan par Boris Eltsine en 1994. Alors que se jouent les dernières batailles sur la définition des prérogatives républicaines (à propos de la politique scolaire ou de la dénomination du président), les dirigeants de Kazan s’orientent vers d’autres enjeux, peut-être plus décisifs pour l’avenir : ceux de la modernisation de l’économie et du partage de ses bénéfices.

L’observatoire, CCI France Russie

Mercredi 20/7, 0h05

Ca y est, je l’ai regardé.


Mardi 19/7, 23h55

Tu parles : il n’a pas intérêt à ce que l’Europe mette en place des alternatives.

Le président russe, Vladimir Poutine, a assuré mardi 19 juillet que le géant du gaz Gazprom remplirait pleinement ses obligations auprès de ses fournisseurs, au moment où baissent les livraisons vers l’Europe en plein conflit en Ukraine. « Gazprom a rempli, continue de remplir et remplira pleinement ses obligations, si quelqu’un en a besoin », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse après des pourparlers à Téhéran

Le Monde

Mardi 19/7, 23h50

Mise à jour.

On en est où en Ukraine ? J’ai lâché… Apparemment les Américains empêchent des turbines russes de revenir pour pouvoir vendre leur propre gaz en Europe ?

Bren

Mardi 19/7, 19h25

Les fumées de Braspart sont passées.


Mardi 19/7, 19h00

Pour mémoire.

L’AIEA a été créée en 1957 en réponse aux vives inquiétudes et aux espoirs soulevés par les découvertes et les diverses utilisations de la technologie nucléaire. Sa genèse remonte au discours « L’atome pour la paix », prononcé par le président Eisenhower des États-Unis, devant l’Assemblée générale des Nations Unies le 8 décembre 1953.

AIEA, Historique

Mardi 19/7, 18h25

Je n’avais évidemment pas une opinion favorable de l’AIEA.

Fondamentalement, c’est un cercle de VRP, du pur technico-commercial. Le nucléaire civil est un objet économique normal. Point.

Ce qui semble autoriser ces messieurs-dames à parler de choses sur lesquels ils n’ont pas de mandat, à savoir la vie des gens. En 86, le patron de l’AIEA de l’époque s’autorisait à déclarer que l’on pouvait se permettre un accident comme ça (Tchernobyl), genre tous les ans. Avec Fukushima, le discours est encore plus simple : « What Fukushima ? 4 réacteurs dans le sac, un méga tsunami et quoi ? Zéro mort. »

C’est nickel. Pour celles et ceux qui ne le savent pas, il faut de sévères niveaux de radiation pour engager le pronostic vital d’un humain immédiatement après l’exposition. Le problème de fond des accidents n’est pas là, mais bien dans le réglage de la fenêtre temporele à travers laquelle on compte les morts : le différé. On voit comme c’est pratique pour diluer la responsabilité : elle s’étale dans le temps. Et pour discuter sans fin.

Pour en revenir à l’AIEA, je voyais que l’agence servait d’inspecteur LaVertu : l’agence s’est aussi dotée d’un écusson de gardien de la paix (nuc). Elle allait en Iran : « Enfin, c’est pas bien vos centrifugeuses, là ; vous en êtres en train de nous enrichir de l’uranium. Et qu’est-ce qui veut faire, le grand mollah, avec son uranium enrichi ? I veut pas le dire, rhaaa, il est pas cool… »

Ils ont un os, les VRP du nuc : l’invasion russe et son impact sur le jeu de cartes énergétique européen est une fantastique opportunité de renverser la table et d’imposer des cibles un peu partout, pouf, pouf, pouf, pleins d’EPR pas finis si possible (la France est quand même la fille ainée de l’atome, me plais-je à répéter). Et, en même temps, comment dirait Mister President, ben, la convention de Genève a bien dit aux militaires qu’il ne fallait pas jouer dans les centrales, mais vous voyez comment sont les militaires : i z’écoutent rien. Ils ne respectent pas les mots (mais la guerre découle de la fin du pouvoir des mots). Ce n’était jamais arrivé. Le nucléaire civile confronté à la guerre. Comment revoir la copie ?

Franchement, je ne vois personne agiter le lien entre un réacteur et sa dangerosité militaire. Pourtant, on commence à observer un bel échantillonnage des possibilités, en Ukraine :

  • Zaporijia capturée par le feu
  • Zaporijia couvrant des lancements de missiles opérés par ses occupants
  • Tchernobyl, site accidentel, et sa zone interdite, capturés, mais pour quoi faire bon dieu : du chantage ?

Donc, les VRP doivent passer la vitesse supérieure, question marketing de la mort.

Ca doit conflicter sévère au sein même de l’agence, où des Russes y sont cadres. C’est sûrement bien de conserver un dialogue privilégiée, entre collègues, mais on n’en voit pas trop l’effet sur le terrain. A moins de se dire, bien sûr, qu’il ne s’est rien passé de catastrophique jusque là, alors que ça pouvait (et peut encore) bien arriver. Mais je n’entends pas l’AIEA récupérer cet argument.


Mardi 19/7, 17h50

On est dans les fumées de l’incendie de Braspart.


Mardi 19/7, 17h30

Le service de sécurité d’Ukraine (SBU) livre un bilan de l’intrusion russe dans le secteur de Tchernobyl, dans une approche très « rendez-vous au procès ».

Le Service de sécurité de l’Ukraine a recueilli des preuves incontestables que les unités de l’Union soviétique, qui ont saisi de force les installations de l’entreprise d’État spécialisée (SSP) « Tchernobyl NPP » et les ont contrôlées pendant la période du 24 février au 31 mars 2022, ont commis un acte de terrorisme nucléaire.

Bien que les réacteurs soient déclassés, l’installation reste un immense complexe avec trois installations de stockage de combustible nucléaire usé et un certain nombre de sites de déchets radioactifs.

En transformant cette installation en sa base militaire temporaire, la Fédération de Russie a violé de manière flagrante la Convention de Genève, qui interdit expressément les attaques contre les installations nucléaires dans les conflits armés.

[…] Une enquête est en cours pour identifier et traduire en justice toutes les personnes impliquées dans le terrorisme nucléaire.

ssu.gov.ua, traduction automatique
SBU, Youtube

Mardi 19/7, 17h25

Enlèvements à Zaporijia.

On a appris de nouveaux enlèvements de travailleurs ukrainiens du nucléaire. Oui, hier, le 18 juillet, l’armée russe a emmené deux autres ouvriers de la station [la centrale de Zaporijia] vers une destination inconnue. Et encore du personnel de direction. Cette fois – Serhiy Pykhtin, chef adjoint du département de décontamination pour l’exploitation et la gestion des déchets radioactifs, et Olena Ryabtseva, le maître du département de décontamination.

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Mardi 19/7, 13h25

Intrusion à Zaporijia.

Hier, le 18 juillet 2022, des envahisseurs russes occupant le ZNPP ont pris de force les laissez-passer de deux employés de la station et, en les utilisant, sont entrés dans le viaduc « sale » et dans la zone de rayonnement de l’unité n°2 du ZNPP [centrale de Zaporijia]. Bien sûr, ils ne se souciaient pas des questions de sécurité et violaient toutes les normes et procédures établies pour passer et rester dans cette zone. Il n’y avait ni vêtements spéciaux ni procédures préparatoires prescrites pour y rester.

Si les occupants ne faisaient que se mettre en danger (et ils ne sont certainement pas désolés !) – vous pourriez dire « Quel triste suicide », mais ils pourraient propager des particules de rayonnement à travers la station et les environs sur leurs vêtements. De plus, personne ne sait ce que les rashistes auraient pu y apporter et y laisser d’autre : armes, explosifs, etc. Et c’est déjà une menace directe pour la sûreté nucléaire. Encore !

Energoatom, Facebook, traduction automatique
Energoatom, Facebook (allez, on se souvient encore une fois qu’Energoatom est l’équivalent d’EDF…)

Mardi 19/7, 12h20

Les commentaires suggèrent, au choix, une attaque de drone, un sniper, le résultat d’une beuverie russe, un concours (« sucer de l’uranium »), se rafraîchir dans la piscine de désactivation…

Un certain nombre de personnes sont mortes et au moins neuf soldats russes ont été blessés lundi dans un incident inexpliqué dans une centrale nucléaire du centre de l’Ukraine, a déclaré le maire de la ville d’Enerhodar.

CNN

Mardi 19/7, 11h20

Et son miroir ukrainien.

Twitter

Mardi 19/7, 11h00


Mardi 19/7, 10h40

C’est inédit et c’est une conséquence directe de la flambée des prix de l’énergie qui frappe le continent européen. Pour la première fois, en 2022, les énergies renouvelables ne viennent pas alourdir le budget de l’Etat mais deviennent une source de profits pour les finances publiques.

Selon les estimations publiées ce lundi par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les énergies renouvelables doivent rapporter au total 8,6 milliards d’euros au budget de l’état entre 2022 et 2023.

Les Echos

Mardi 19/7, 10h40

Début mars, le gouvernement allemand avait exclu de recourir à ses trois dernières centrales nucléaire s au-delà de la fin de l’année, date fixée de leur fermeture. La menace d’un arrêt prolongé du gazoduc Nord Stream après sa période de maintenance a visiblement fait bouger les lignes. « Si une pénurie d’électricité est envisageable, nous remettrons toutes les possibilités à l’étude », a déclaré lundi Beate Baron, porte-parole du ministère de l’Economie et du Climat.

[…] Au total 85 % de la consommation de gaz ne peut ainsi être couverte par le nucléaire. Il reste néanmoins 15 % que les centrales pourraient contribuer à satisfaire. Dans la mesure où Robert Habeck martèle que chaque molécule de gaz économisée compte, se passer des 4,3 gigawatts de capacité des trois centrales nucléaires peut paraître luxueux. D’autant que le tabou au sein de la population semble enfoncé : 68 % des Allemands sont désormais favorables à un réexamen de la sortie du nucléaire du pays, révèle un sondage de l’institut Forsa pour RTL/ntv.

Les Echos

Mardi 19/7, 10h20

Octobre 2005 : le gouvernement de Dominique de Villepin entreprenait la mise en Bourse d’EDF à 32 euros par action ; juillet 2022 : celui d’Elisabeth Borne s’apprête à l’en faire sortir à… 12 euros.

Suspendue le 13 juillet, après l’annonce de la renationalisation, l’action avait terminé la séance à 10,22 euros. Elle a repris, mardi, sa cotation en hausse de plus de 15 % à l’ouverture, à 11,75 euros.

L’opération devrait coûter 9,7 milliards d’euros et [donner] à EDF les moyens nécessaires pour accélérer la mise en œuvre du programme de nouveau nucléaire voulu par le président de la République et le déploiement des énergies renouvelables en France, » a déclaré mardi Bruno Le Maire, le ministre de l’économie.

Le Monde

Mardi 19/7, 1h25


Mardi 19/7, 1h15

Comment un Polonais de 83 ans qui se méfiait des Ukrainiens a accueilli une famille de réfugiés et changé trois vies pour toujours

Andrzej Krolicki, un fier patriote avec une méfiance profonde envers les Ukrainiens, a accueilli une mère ukrainienne et sa fille adolescente qui ont fui la guerre. Peu de gens pensaient que l’arrangement durerait, mais d’une manière ou d’une autre, les deux familles sont non seulement restées ensemble, mais ont prospéré

The Globe and mail, traduction automatique
M. Krolicki (à gauche) et la réfugiée ukrainienne Olha Voronetska étudient une carte de Volyn, en Ukraine, d’où sont originaires Mme Voronetska et sa fille de 13 ans, Anastasia. La région a été le théâtre d’un massacre de Polonais par les Ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale.

Mardi 19/7, 1h05

C’est bien un concours et la décence incite à n’en pas dire plus.

(On dira une phrase de Tonton Nono)


Mardi 19/7, 1h05

Twitter, traduction automatique

Mardi 19/7, 0h55

J’attends que l’AIEA dise quelque chose des missiles basés à Zaporijia.


Mardi 19/7, 0h45

Energoatom signe un truc avec Westinghouse.

La coopération d’Energoatom avec des entreprises américaines est au plus haut niveau depuis 25 ans, – Petro Kotin

Dans les conditions de l’agression militaire à grande échelle de la Russie contre l’Ukraine, la société Westinghouse adhère au plan élaboré avant même la guerre et continue de coopérer avec Energoatom concernant la construction de nouvelles centrales nucléaires en Ukraine.

« À l’heure actuelle, SE » NAEK « Energoatom » ne dépend en aucune façon de la Russie. En 2021-2022, en collaboration avec le ministère ukrainien de l’Énergie, nous avons mis en œuvre un ensemble de mesures afin que l’industrie nationale de l’énergie nucléaire se débarrasse complètement de sa dépendance vis-à-vis des technologies russes, du combustible nucléaire, des pièces de rechange et des composants. Pour cela, nous sommes durement critiqués par la cinquième colonne de pseudo-experts pro-russes qui ne croient pas que nous pourrons construire de nouvelles unités de puissance basées sur la technologie américaine AP1000® », a-t-il déclaré.

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Mardi 19/7, 0h40

Je me demande pourquoi Zelenski insiste tant sur cette perspective de traduire les coupables en justice. A quoi sert ce leit-motiv ? Garder les Russes dans la case de l’illégalité ?

14h28 Zelensky : La Russie a tiré plus de 3 000 missiles sur des villes ukrainiennes depuis le 24 février.

Le président Volodymyr Zelensky a également déclaré qu’il était impossible de compter le nombre d’artillerie russe et d’autres projectiles utilisés contre les Ukrainiens. « Mais il est tout à fait possible de traduire en justice tous les criminels de guerre russes. Chacun des collaborateurs. Tous les responsables du terrorisme », a-t-il déclaré.

The Kyiv Independent, traduction automatique

Lundi 18/7, 23h50

Longue conversation avec Olga.

Pacha va bien. Il mange. Il retrouve du plaisir à manger. Il est à la frontière hongroise, un endroit où les ukrainiens ne parlent pas ukrainien, mais hongrois. Du coup Pacha parle avec les mains à l’épicerie. Son installation est terminée, il commence demain, sans doute des patrouilles.

Irina va bien ; elle bosse beaucoup, elle s’est baignée aujourd’hui avec son jules dans une carrière inondée, c’était leur dimanche, c’était bien. La maman d’Olga dit que la grosse usine sidérurgique de Kryviy Rih appartient à des Indiens (ce n’était pas le cas pour Asovstal à Marioupol) et que, peut-être, ça les protège. La relation indo-russe fait qu’elle ne sera peut-être pas détruite.

Nastia, une amie d’Olga, réfléchit à venir en France, avec sa mère. Elle avait quitté Kyiv à cause des bombardements, avait trouvé refuge à Vinnytsia, qui vient d’être attaquée.

Et on parle de la guerre, de ce qu’elle a vu, de ce que j’ai lu ; de cet article du Monde dont je lui ai recommandé la lecture un peu vite (celui sur Irpin et Boutcha avec les photos de D’Agata, qu’elle a aimé) : plus avant dans le texte, ça ne mégote pas.

On parle de l’eau chaude qui plait tant à Pacha en ce moment. On parle des Bouriates qui n’en revenaient pas de voir l’eau chaude à Boutcha. Et d’un mouvement chez les Bouriates en ce moment pour échapper à l’incorporation et ne pas aller se battre en Ukaine. Le bruit de la boucherie a dû finir par arriver.

Le Monde Diplomatique, Anne Le Huerou, Conflits enchevêtrés du Nord-Caucase

Olga dit que Poutine aura peut-être des problèmes avec les Républiques de la fédération russe. Elle a vu que ça mijote du côté de la Tcherkessie. Je ne connaissais pas.

Olga évoque des discussions ouvertes sur les réseaux de Russes blancs déplorant que l’on n’envoie pas au front les types des républiques minoritaires. Elle dit que Poutine a peut-être à se faire du souci avec la comptabilité macabre quand les familles demanderont les comptes.


Lundi 18/7, 20h20


Lundi 20h10

Les Enfants de Tchernobyl ont mis en route une nouvelle livraison là-haut. Il y a une paire de photos sur leur Facebook.

Boudmo ! est sur le point de leur envoyer à nouveau mille balles.


Lundi 20h00

Four à micro ondes (dit « le paresseux »)

Installation solaire écolophémère – pain congelé, serviette éponge, fil à linge, pinces à linge, soleil – une version plus soft est prévue pour seulement tièdir le pain en respectant bien toutes ses molécules

Bon, y s’magne le soleil ? J’ai la dalle !

Anonyme

Lundi 19h20

Donc, par exemple, la Turquie est à nouveau en train de faire chanter la Suède pour son entrée dans l’OTAN (ok, Erdogan fait son boulot), mais dans le même temps l’Europe discute d’un gazoduc vers l’Azerbaïdjan, via la Turquie. C’est trop facile à fermer un robinet ! En bon père de famille, je dis que ce n’est pas prudent.

D’un autre côté, j’ai lu le commentaire d’un monsieur, à propos d’un reportage diffusé par TF1 sur un couple âgé autonome en eau et en électricité. Le commentateur disait (en substance) : « Ah, ben faudrait beau voir que je restreigne mon train de vie : j’ai travaillé toute ma vie, j’ai les moyens de payer : envoie. »

On voit de tout dans ces commentaires. J’ai même vu quelqu’un répéter « qu’il attendait la preuve scientifique de l’origine anthropique du réchauffement climatique ». Ben, j’ai envie de dire, quoi qu’il en soit, il fait trop chaud, donc qu’est-ce qui se passe ? Tu fais quoi ? Tu climatises ? On passe un tuyau dans le toit pour aspirer le froid de l’espace ? Une start up nous plancherait pas un truc là-dessus, bien green ?

(C’est peut-être déjà fait)


Lundi 18/7, 19h20

C’est lui, Leonid Volkov : l’opposition russe. Il vit en Lituanie.


Lundi 18/7, 18h55

Oui, donc pour me répondre au sujet de pourquoi suivre en détail la crise dont l’Ukraine est le cratère : je vois que cette crise produit de la pensée, substance extraordinaire : puissante, intangible, vivante.

Nous sommes engagés dans le tobogan d’un changement de civilisation majeur — c’est ce que je crois. Ce qui se passe en Ukraine, cette énième guerre abominable, vient d’incliner le tobogan d’un coup : d’un coup, il faut revoir l’armement, l’énergie, la nourriture, le récit. Le récit est un des condensats de la pensée. C’est en train de se faire.

Ce journal, en collant des timbres sur le mur, est en train de composer une image : celle de la nouvelle donne, qui sera mouvante. L’image n’est pas nette, elle est interprétable, l’éclairage est douteux. Mais c’est tout de même un récit, c’est-à-dire une trace et un azimut.

Sur la fonction prédictive de mon mur de timbres, je serais franchement modeste.


Lundi 18/7, 18h50

Une projection de Leonid Volkov. Je ne sais pas encore qui est Leonid Volkov, mais je vais regarder.

4/26 C’est pourquoi Poutine aspire maintenant avec impatience à un cessez-le-feu. Non seulement pour constituer des réserves et donner un peu de répit aux troupes (ce que fera également l’Ukraine), mais surtout pour assurer le statu quo.

5/26 Une trêve signifierait tracer une ligne de démarcation sur la carte, qui déterminerait la réalité politique pour les années à venir – il n’y a rien de plus permanent que le temporaire. Et une fois cette trêve établie, le parti « une mauvaise paix vaut mieux qu’une bonne guerre » l’emportera en Europe.

6/26 Les politiciens annonceront la bonne nouvelle aux électeurs : nous avons réussi à arrêter la guerre et le flux de réfugiés, les prix du carburant baissent. Ces conséquences immédiates de la trêve seront immédiatement capitalisées par les politiciens européens et transformées en votes lors des prochaines élections

[7/26] Quant aux conséquences différées, le fait que Poutine n’ira nulle part, et rassemblera à nouveau force et colère pour le prochain attentat meurtrier et sanglant dans quelques années…

8/26 … de vastes régions de l’Ukraine resteront sous occupation, des millions de leurs habitants seront déplacés et le mal restera impuni… Eh bien, en cas de gel du conflit, tout cela sera laissé aux générations futures de politiciens, n’est-ce pas ?

24/26 Rappelez-vous que ce n’est pas par choix que Poutine recourt à la faim et au chantage froid. Son pari militaire a échoué. Poutine perd rapidement son soutien à l’intérieur de la Russie. Il se rend également compte qu’il n’a que 2-3 mois pour obtenir un cessez-le-feu à des conditions favorables.

25/26 Ce seront probablement les 2-3 mois les plus difficiles, mais Poutine perdra ensuite. Il a déjà perdu, bien sûr, mais il faut maintenant l’écraser, ne pas le laisser ramper. Pour résister à son dernier coup.

Leonid Volkov, Twitter

Lundi 18/7, 18h20

Greepeace à Tcherno pour des mesures contradictoires. Résultats annoncés pour mercredi. Au dernières nouvelles, c’étaient les mesures citées par Le Monde le 15 juin. On n’a pas eu de nouvelles des prélèvements de l’AIEA.

Le projet de recherche est réalisé avec l’accord du gouvernement ukrainien et avec l’agence ukrainienne pour la gestion de la zone d’exclusion, précise Greenpeace. L’équipe de recherche va étudier la radioactivité dans les tranchées et les abris russes abandonnés. L’occupation, en mars dernier, du site par les forces russes avait fortement inquiété la communauté internationale, toujours échaudée par la catastrophe nucléaire de 1986. Lors de l’occupation, environ 600 soldats avaient été déployés, selon Greenpeace.

« Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe, des mesures indépendantes vont être effectuées et il sera possible d’évaluer l’affirmation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) selon laquelle il y a bien eu une augmentation de la radioactivité, mais suffisamment modérée pour ne pas représenter un danger significatif pour l’environnement ou les personnes », explique Greenpeace.

La Libre
A general view of trenches near the Chernobyl Nuclear Power Plant, amid Russia’s invasion of Ukraine, in Pripyat, Ukraine, in this still image obtained from a handout drone footage on April 6, 2022. Armed Forces of Ukraine/Handout via REUTERS – Libération

Lundi 18/7, 15h00

Suite de l’invasion russe : un point sur les options.

Un scénario suppose des revers russes continus si graves qu’ils conduiront Poutine à être renversé ou à concéder la défaite avant qu’il ne puisse être évincé. […] Il n’y a pas de précédent durable dans la tradition russe ou soviétique de coups d’État militaires contre des dirigeants suprêmes, sans parler d’élections libres et équitables.

Un deuxième scénario imagine la Russie battant l’Ukraine. C’est évidemment ce à quoi Poutine s’attendait. Mais cela ne s’est pas produit jusqu’à présent, et si un soutien massif de l’Occident continue d’affluer vers Kiev, ce scénario semble également hautement improbable.

Un troisième scénario est le type de compromis […] que le président français Emmanuel Macron semblent privilégier, c’est-à-dire un règlement basé sur le statu quo ante avec un retour aux lignes de front existant le 23 février. Serait-ce acceptable pour Poutine ? Probablement pas, à moins que, utilisant son énorme appareil de propagande, il puisse le présenter comme une victoire. Mais même s’il le pouvait, l’Ukraine, après avoir été si sauvagement brutalisée, serait-elle disposée ou capable d’accepter ?

Un quatrième scénario est que la guerre continue indéfiniment. C’est, hélas, le scénario le plus probable car il correspond à la personnalité de Poutine. […] Mais après toutes les effusions de sang sauvages en Ukraine et l’inimitié amère qu’elle a créée là-bas et en Russie, il est difficile de voir les combats disparaître complètement.

À moins que, dans un cinquième scénario, Poutine ne choisisse de sortir d’une impasse ou de conjurer une défaite apparente en optant pour le nucléaire. Dans le passé, peu d’observateurs se seraient attendus à ce qu’il le fasse. Mais encore une fois, peu s’attendaient à ce qu’il envahisse l’Ukraine, même après avoir massé près de 200 000 soldats à sa frontière.

Foreign Policy, William Taubman, traduction automatique

Lundi 18/7, 14h45

Tant pis pour les poissons.

Signe des temps, le gestionnaire du Réseau de transport d’électricité (RTE) a soumis, le 13 juillet, à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), une demande de dérogation, que cette dernière a acceptée, afin de poursuivre l’exploitation de trois centrales, et ce, même si la température des cours d’eau qu’elles bordent dépasse les limites légales. Cette requête intervient alors que vingt-neuf réacteurs sur cinquante-six sont déjà indisponibles pour des raisons diverses. La dérogation s’étend jusqu’au 24 juillet.

Si ces dérogations ont pour objectif d’atténuer les dommages économiques, certains acteurs s’inquiètent de leur impact, notamment sur la biodiversité. L’ASN indique que « des mesures spécifiques de surveillance renforcée de l’environnement aquatique, dont en particulier la vie piscicole », ont été prises.

Néanmoins, des écologistes craignent que le réchauffement de l’eau n’ait des conséquences sur la faune et la flore. « Il est à redouter qu’avec l’accentuation des canicules ce type de dérogation qui, aujourd’hui, reste encore de l’ordre de l’exception ne devienne la norme », relève Nicolas Nace, chargé de campagne sur la transition énergétique à Greenpeace France. Sa crainte ? Que l’Etat ne se décide à changer la réglementation au détriment des écosystèmes.

Le Monde

Le groupe [EDF] veut relativiser les conséquences de ces épisodes de chaleur sur sa production nucléaire: depuis 2000, les pertes pour cause de température élevée ou de faible débit des fleuves ont représenté en moyenne 0,3% de la production annuelle du parc.

Pour autant, selon RTE, les canicules ont déjà provoqué des indisponibilités simultanées de réacteurs atteignant près de 6 GW, soit environ 10% de la capacité installée, et ce problème devrait s’accroître dans les années qui viennent.

Le monde de l’énergie

Lundi 18/7, 2h20

Le Monde a redit aujourd’hui que les Russes ont installé des lanceurs de missiles dans la centrale de Zaporijia, mais je ne trouve pas de sources. LiveUAMap signale (je ne sais pas d’où) un lancement de MLRS à côté de la centrale, sans plus.

Il y a un p’tit problème avec cette bonne idée : il arrive que le fier missile merde au décollage.

Pour rappel, ce raté du 24 juin. Le blogueur qui en parle ici évoque un système sol-air de défence anti-aérienne, donc pour contrer ce qui vient du ciel. Les Ukrainiens voudraient-ils lancer des trucs sur Zaporijia ?


Dimanche 17/7, 18h35

Quand on dit : « il y a 25 conflits en ce moment et l’on ne parle que de l’Ukraine », que veut-on dire ?

  • Ne parlons d’aucun
  • Parlons de tous
  • Ils se valent bien
  • L’Ukraine me saoule
  • Je pense quelque chose, mais ce n’est pas l’endroit pour le dire ou bien je ne te connais pas

Dimanche 17/7, 18h30

L’expression-clé de l’idéologie poutinienne est « Rousski Mir », mais il faut se rappeler que le mot « Mir » désignait initialement la communauté villageoise russe. Or, la mentalité du village médiéval est encore ancrée dans la psyché de vastes couches de la population de Russie. Il suffisait que quelqu’un crie : « On brutalise les nôtres ! », pour que tous se précipitent, brandissant fourches et gourdins, sans se demander si « les nôtres » ont raison ou tort. C’est ainsi que, depuis des années, la propagande poutinienne crie : « On brutalise les nôtres en Ukraine ! »

L’annexion de la Crimée a valu à Poutine une légitimité de vrai tsar aux yeux de la population. Mais cette légitimité se voit aujourd’hui gravement compromise par l’absence de victoire dans la campagne ukrainienne. Sur Telegram, l’opposition patriotique, forte de plusieurs centaines de milliers d’abonnés, crie déjà à la haute trahison et réclame la victoire à tout prix. Plus les cercueils qui reviennent d’Ukraine en Russie sont nombreux, plus fort résonne ce cri : « On brutalise les nôtres ! » La recherche du vrai tsar a déjà commencé.

Le Monde, Mikhaïl Chichkine (Ecrivain), Poutine disparaîtra, mais […]

Dimanche 17/7, 18h15

« A quoi ça sert d’avoir les détails en temps réel ? »

Je réfléchis.


Dimanche 17/7, 18h00

Ben tu vois, le vélo électrique… fondamentalement… c’est un vélo.

Si t’enlèves la batterie, t’en chies, mais la fonction de base est là : il veut toujours bien te déplacer.

A la fin de la bagnole, on en revient… au vélo. Joli boucle.

Anonyme local

Dimanche 17/7, 16h25

De quelles mentalités, ou plus exactement, de quel mix de mentalités aurons nous besoin demain ? Et pour être exact à nouveau, quand je dis nous, je veux dire mes enfants.

De quels camarades, de quels appétits, de quels bouquins, de quelles compétences, de quel exemple, de quels souvenirs de nous (si besoin), de quelle solide étincelle, auront-ils le plus besoin ?
Qui peut le dire ?

Je repense à ce couple qui a éteint la radio (la télé s’était fait depuis longtemps).
L’absence d’infos lointaines doit forcément produire une mentalité ancrée dans le proche. Les problèmes au-delà du rayon de trente kilomètres ne sont pas mes problèmes. C’est sûrement précieux. Parmi d’autres mentalités.


Dimanche 17/7, 15h35

Le poète raisonnable, responsable, devrait produire, dès à présent, des petites choses très brèves, ramassées, facile à apprendre.


Dimanche 17/7, 14h00

Le Belarus, éminement agricole, est prêt.


Dimanche 17/7, 13h55

Message ukrainien aux Biélorusses (extrait).

[…] Faire le bon choix. Les dictateurs tombent dans l’oubli, les criminels de guerre, d’une manière ou d’une autre, finissent au banc des accusés, les murs tombent, le Kremlin n’est pas non plus éternel, les empires s’effondrent. Restent des peuples, des gens ordinaires. Qui peuvent être des amis, ou peuvent être des ennemis… La façon dont cela se passera ne dépend pas de Loukachenko ou de Poutine. Cela dépend de chacun de vous. Si vous êtes en quelque sorte obligé de traverser la frontière entre la Biélorussie et l’Ukraine avec des armes à la main, n’utilisez pas vos armes. Arrêtez-vous, baissez vos armes et attendez les représentants des Forces armées ukrainiennes. Dans ce cas, personne ne vous tirera dessus.

Cotiz, Facebook, traduction automatique

Dimanche 17/7, 13h30

Discuté avec un couple hier soir. Ils ont éteint les infos au début de la guerre.

Trop anxiogène, ça tape sur le système et on n’y peut rien. On prèfère recevoir les infos par le bouche à oreille, en décalé. A quoi ça sert d’avoir les détails en temps réel ?

Une autre personne dit :

Il y a 25 conflits armés dans le monde et on ne parle que de l’Ukraine.

Je n’étais pas trop concerné par la Syrie, ou les migrants, mais je le suis par le sort d’Olga, de Pacha, de Tola, etc.

Catherine Grangeard, psychanalyste, remarque que cette guerre a été présente dans nos esprits avant tout par l’angoisse qu’elle nous inspirait: «Au début du conflit, beaucoup de mes patients étaient absorbés, dévorés même par le tourbillon de destruction qui s’abattait sur l’Ukraine. Ils restaient scotchés des heures devant ces chaines d’information en continu qui retranscrivaient en permanence ce qui se passait là-bas. La première angoisse chez eux est le fruit d’une empathie et d’une identification conséquentes à la proximité de ce conflit: chez de relatifs voisins, dans notre continent européen.»

«La deuxième angoisse est une angoisse peut-être plus égoïste, poursuit Catherine Grangeard, mais pas moins légitime. Ce qu’on voyait arriver, la mort et la destruction, pouvait se répandre jusqu’à nous, tout contaminer. Il y avait une très forte peur que la guerre soit mondiale, qu’elle se globalise. Ces angoisses se nourrissaient d’une situation anxiogène, installée depuis longtemps: le Covid, le dérèglement climatique, le terrorisme… La guerre en Ukraine n’a pas suscité l’angoisse à proprement dit, elle l’a amplifiée et lui a donné d’autres formes.»

[…] Le bilan dressé par la psychanalyste est édifiant: «Une fois que la nouvelle menace est perçue, que ses effets les plus retors sont admis, il y a un terrible constat d’impuissance. De lassitude aussi. Un de mes patients dit maintenant non plus la guerre en Ukraine, mais la guerre d’Ukraine… Le conflit est acté, comme passé, regrettable certes, mais regrettable comme tous les regrets qui s’amoncellent dans les manuels d’histoire. Alors on ne veut plus voir. Car s’aveugler c’est aussi se préserver.»

Slate

Samedi 16/7, 14h10

Pacha va bien, les parents aussi, les amies ont survécu à Vinnytsia hier.

Olga, Viber

Samedi 16/7, 11h00

Je n’y avais pas pensé. Je manque d’imagination.

Je suis caché… derrière le réacteur… Sauras-tu me déloger ?

Lanceur de missiles russes

Energoatom déclare que les Russes frappent le district de Nikopol depuis la centrale de Zaporijia.

« Les occupants russes ont installé des systèmes de tirs de missiles sur le territoire de la centrale nucléaire de production électrique de Zaporijia et frappent le district de Nikipol à partir de cet endroit », a expliqué M. Kotine [le patron d’Energoatom] sur Telegram après un entretien télévisé sur la chaîne ukrainienne United News.

M. Kotine [critique] en particulier l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Celle-ci « mène des jeux politiques, oscillant entre la Russie et l’Ukraine », a-t-il souligné. « L’AIEA a plein d’employés russes », a-t-il ajouté, citant le chiffre d’une centaine « et même le premier adjoint du directeur général de l’AIEA [Rafael Grossi] est de Russie ». « Peut-être que cela détermine leur position réservée », a-t-il lancé.

Selon le site de l’AIEA, M. Grossi compte six adjoints, parmi lesquels le Russe Mikhail Chudakov, nommé en 2015.

Le Monde

Samedi 16/7, 4h35

La Biélorussie cède le contrôle de sa base aérienne à l’armée russe. La base aérienne de Zyabrovka, située dans la région de Homiel en Biélorussie, à la frontière de l’Ukraine, a été transférée sous contrôle russe.

Gromov a déclaré que la base aérienne a été équipée de systèmes de missiles russes S-400 et Iskander et que des préparatifs sont en cours pour le transfert de systèmes de missiles supplémentaires depuis la Russie.

[…]

Pyarednya, une étudiante de 20 ans de Kirovsk dans la région de Mahilow en Biélorussie, a été condamnée à 6,5 ans dans une colonie pénitentiaire pour des actions qui auraient mis en danger les intérêts nationaux du pays.

La raison invoquée dans sa condamnation était le partage d’un post qui critiquait le rôle du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko et de son homologue russe Vladimir Poutine dans la guerre contre l’Ukraine. Le poste aurait appelé à manifester.

The Kyiv Independent, Belarus weekly

Samedi 16/7, 4h25

Les dépôts russes reculent d’heure en heure. J’en parlais hier pour le pont de Crimée.


Samedi 16/7, 3h00

Les dépôts russes vont devoir reculer : les lance-multi-trucs anglais arrivent avec une portée de 80 bornes.


Samedi 16/7, 2h55

Un rond-point abattu à Kramatorsk.

Il n’abritait pas de réunion chelou (mais un taxi arrive, on se sait jamais, il conduit peut-être le fantôme de Winston Churchill à une levée de drapeaux).

La frappe sur la place centrale, nommée Place de la Paix, a laissé un cratère de deux mètres et brisé les vitres des immeubles alentour mais n’a pas fait de victimes car elle est intervenue après le couvre-feu, selon un responsable de la défense antiaérienne de la 81e brigade ukrainienne, qui n’a pas souhaité donner son nom.

« J’étais sur mon balcon, j’ai vu un truc en train de brûler au milieu de la place puis ça a explosé », a dit à l’Agence France-Presse (AFP) Genya, un habitant de 72 ans.

Le Monde

Samedi 16/7, 2h35

Le marché des drones va exploser.

AeroVironment fait don de plus de 100 systèmes d’avions sans pilote Quantix Recon au ministère de la Défense de l’Ukraine et des forces territoriales.

«Ce don fournira aux opérateurs un outil qui peut voler sans être détecté par les forces ennemies et non affecté par les brouilleurs de radiofréquences pour fournir une reconnaissance précise et rapide des zones éloignées et inaccessibles du champ de bataille en évolution dynamique.

AVINC, [fabricant des Switchblade], traduction automatique

Parrot, fabricant de petits drones (comme on en voit tant sur le front), à la course avec le chinois Dji, a conçu un modèle pour l’armée américaine.

L’autre jour, c’était le topo de l’AIEA avec une solution dosimétrique sous drone.

Parrot (on voit les arguments)

Samedi 16/7, 2h20

Les Russes continuent de cibler les civils : ça devrait fournir à l’armée ukrainienne le dôme de fer israelien, ou ce genre-là.

Et quoi après ?

Tu parles qu’il donne envie, l’esprit russe.

Oui, c’est réducteur : s’il sait être autre chose, l’esprit russe, qu’il le manifeste.

C’est vraiment pour ça qu’il ne faut pas laisser la main aux extrêmes politiques. Un jour, un type envoie deux ou trois générations au hachoir, au nom d’un ulcère quelque part.


Vendredi 15/7, 21h20

Troll : parasite du sentiment social.


Vendredi 15/5, 19h55

(Y a des coquilles dans ce journal, j’en ai conscience ; je consacre pas mal de temps à lire et à écrire et pas tellement à relire et il se passe plein de trucs)

Très beau texte de Jonathan Littell dans le Monde : retour à Kiev, Irpin, Butcha en compagnie du photographe Antoine D’Agata. C’est très bien écrit et on entend bien les gens.

Membres de la défense territoriale Ukrainienne incorporés dans l’armée. Deux lieux differents dans les alentours de Kyiv et Irpin. (détails ne doivent pas être donnés.)

Cinq semaines après le retrait russe, la ville a été prise d’une frénésie de nettoyage, les carcasses des blindés détruits ont disparu, les rues grêlées d’impacts d’obus ont été réasphaltées, les fosses ­communes et les tombes dans les jardins vidées. La rue Vokzalna, où l’artillerie ukrainienne a ravagé début mars une colonne russe, est de nouveau toute proprette ; au carrefour avec la rue Iablounska, là où gisaient lors de la libération de la ville plusieurs cadavres aux mains attachées dans le dos, des employés municipaux achèvent de repeindre les passages piétons.

[…]

Dmytro sourit, puis me montre sur son smartphone une capture d’écran Google Maps avec sa maison cerclée en jaune.

« Quand ils ont occupé ma maison, j’ai envoyé les coordonnées aux nôtres en leur demandant de la bombarder. Ils se foutaient de ma gueule, ils disaient : “Regardez ce gars qui veut qu’on détruise sa maison !”

Ça a marché ?

Quand on est revenus, la maison était pleine de bandages ensanglantés. Donc, sans doute, oui. Pour le reste, pas grave, on reconstruira. »

[…]

Or, la vraie dimension en jeu n’est pas ethnique, mais sociale : autant que par une quelconque haine idéologique des prétendus « nazis » ukrainiens, les envahisseurs de la région de Kiev ont apparemment été rendus fou de rage par un ­ressentiment de classe.

Anatoli Fedorouk, le maire de Boutcha, m’a rapporté les paroles d’un soldat russe appelant sa mère ou sa femme : « “Tu te rends compte ? Ils ont de l’eau chaude dans les maisons, des toilettes en céramique !” » Le fait que les rues des villages soient goudronnées leur paraissait incompréhensible.

[…] Une phrase qui circule parmi les habitants de la région, et que j’ai entendue plusieurs fois, résume cet état d’esprit : « A kto vam razrechil zhit tak khorocho ? [« Qui vous a donné la permission de vivre si bien ? »] »

Alentour de Bucha. Débris d’une voiture éclatée suite à l’explosion d’une roquette. L’intensité de l’explosion a projeté les débris autour du tronc de l’arbre. Photo : Antoine d’Agata

[…] j’ai commencé à comprendre quelque chose de crucial : au fond, si quelque chose distingue réellement les Ukrainiens des Russes, ce n’est pas la langue ni l’histoire, mais une forme d’organisation sociale horizontale, qui s’oppose radicalement à la verticalité russe. Ça vaut pour les militants, qu’ils soient d’extrême droite, de gauche ou anarchistes, comme pour les gens ordinaires et les pouvoirs publics. La décentralisation menée par le gouvernement de Volodymyr Zelensky, qui donne tant de pouvoirs aux maires locaux, pouvoirs dont ils ont fait si bon usage dans cette guerre, n’est que la dernière expression institutionnelle de cet instinct profondément ancré.

[…]

« Tout récemment, me dit-il, on discutait avec Sevguil de savoir quel animal pourrait être le symbole de l’Ukraine. Tous les pays en ont un, l’ours russe, l’aigle américain, le coq français, mais pas nous. Finalement, on s’est dit que ça devrait être l’abeille. Pourquoi l’abeille ? En temps de paix, elle travaille dur sans qu’on le lui demande, sans nuire à personne et sans gêner ses voisins. Mais, si jamais on menace la ruche, elle se met très en colère et toutes les abeilles attaquent ensemble, prêtes à mourir. »

Je réfléchis : « Ça correspond bien, en effet. Mais qui est la reine dans ce cas ? Vous, vous n’avez pas de Tsar. » C’est à son tour de réfléchir, en sirotant son vin. Puis son visage s’éclaircit : « Ah, ça, c’est facile. La reine mère, c’est le pays. »

Le Monde, Jonathan Littell

Vendredi 15/5, 16h20

En périphérie de la Terre.

Le président russe a démis par décret, aujourd’hui, le patron de l’agence spatiale russe (Roscosmos), Dmitri Rogozine. Il sera remplacé par Iouri Borissov, qui occupait jusqu’alors le portefeuille de vice-premier ministre chargé du complexe militaro-industriel russe, qui inclut aussi le domaine spatial.

M. Rogozine était réputé proche de M. Poutine. Il s’était démarqué de l’univers terne des bureaucrates russes à coups de mèmes publiés sur Twitter ou de tirades tapageuses et provocatrices sur Telegram.

En cinq ans à ce poste, M. Rogozine n’est cependant pas parvenu à enrayer le déclin de l’industrie spatiale russe, miné par l’obsolescence, le manque d’innovation et la corruption. En 2020, la Russie a ainsi perdu le monopole des envois dans l’espace avec ses lanceurs et vaisseaux Soyouz, vieillissants mais fiables, en raison de l’arrivée de SpaceX, l’entreprise du milliardaire Elon Musk.

Le Monde

Relation de cause à effet ? Je m’étonne qu’un accord soit possible.

La NASA a annoncé, vendredi, reprendre les vols conjoints avec les Russes vers la Station spatiale internationale (ISS), afin d’assurer « la continuité des opérations » de la station, et ce malgré les efforts des Etats-Unis pour isoler Moscou à la suite de l’invasion de l’Ukraine.

Deux astronautes américains voleront à bord d’une fusée russe Soyouz lors de deux missions distinctes, dont la première est prévue pour septembre. Deux astronautes russes voleront également à bord de fusées SpaceX, une première.

Le Monde

Vendredi 15/7, 13h10


Vendredi 15/7, 13h00

Un char russe a détruit la moitié de la maison de sa famille et Vanya a tout vu. Il a vu sa grand-mère mourir », a déclaré Negru à CNN [Diana Negru est psychologue et travaille au centre d’assistance aux réfugiés Blue Dot de l’UNICEF à Palanca, en Moldavie].

Comme beaucoup d’enfants qui franchissent sa porte, Vanya avait besoin de soins urgents. Il ne pouvait pas respirer, ses yeux bougeaient et il était très émotif, a déclaré Negru.

« Certains enfants sont traumatisés, ils réagissent au moindre bruit. Si la porte se ferme, ils deviennent effrayés et agressifs, nous devons donc les calmer, essayer de concentrer leurs yeux, utiliser des techniques de respiration pour les aider », a expliqué Negru.

CNN

Vendredi 15/7, 12h55

L’armée ukrainienne ne donne pas beaucoup de détails, mais Vadim Denysenko, un haut responsable du ministère de l’Intérieur, a déclaré mercredi qu’au cours des deux dernières semaines, « surtout grâce aux armes que l’Ukraine a reçues, nous avons pu détruire environ deux douzaines de ces entrepôts d’armes et des stocks de carburant et de lubrifiants. Cela affectera certainement l’intensité des tirs », a-t-il dit.

CNN, traduction automatique
Photo by EyePress News/Shutterstock (13028136a) Aftermath of a suspected Ukrainian strike using the American HIMAR missile system on a Russian arms depot in Russia-occupied southern city of Nova Kakhovka in Kherson, Ukraine, on July 11, 2022. Russian officials say 7 people missing. Ukraine hits Russia Ammunition Depot in Occupied Territory in Ukraine – 11 Jul 2022

Vendredi 15/7, 12h50

Ben oui.

Gouvernement du Belarus : le paiement en roubles de la dette en devises étrangère constitue un défaut.

Moody’s, traduction automatique

Vendredi 15/7, 12h45

Loi de réquisition.

La loi donne au gouvernement russe le pouvoir d’introduire des mesures économiques spéciales. Il permet également aux clients de l’État – ministère de la Défense, ministère des Situations d’urgence, Garde nationale, Service fédéral de sécurité et Service fédéral de protection – d’augmenter ou de réduire le volume de biens et de services dans le cadre de leurs contrats.

Les mesures gouvernementales spéciales comprennent également « le déblocage des avoirs de réserve de l’État, l’engagement temporaire des capacités et des installations de mobilisation ». En cas d’introduction de mesures spéciales, les entreprises, quels que soient leur type et leur propriété, ne sont pas autorisées à rejeter les contrats de l’État « sur l’expédition de marchandises, l’exécution de travaux et la fourniture de services afin d’assurer la lutte contre le terrorisme et d’autres opérations, menées par Forces armées russes, autres forces, milices, agences anti-terroristes et autres en dehors de la Fédération de Russie. ».

Agence TASS, traduction automatique

Vendredi 15/7, 12h40

Fierté militaire : sous-marin russe 1 – Immeuble ukrainien 0

Le directeur adjoint du bureau du président ukrainien, Kyrylo Timochenko, a rapporté que les forces russes avaient lancé des missiles Kalibr depuis un sous-marin au centre-ville de Vinnytsia. L’état-major ukrainien a déclaré que la frappe avait fait au moins 22 morts parmi les civils, environ 100 blessés et 39 personnes portées disparues. Les forces russes ont également lancé des missiles sur un hôtel, des établissements d’enseignement, un centre commercial et des infrastructures de transport dans la ville de Mykolaïv.

ISW, traduction automatique

Vendredi 15/7, 12h25

Oups.

Comme c’est généralement le cas dans le complexe militaro-industriel de la Russie nazie, les caractéristiques techniques du système phare de défense aérienne ont été surestimées à plusieurs reprises et l’argent alloué au développement du S400 a été volé.

La tromperie s’est avérée récente lorsque les S400 n’ont pas réussi à abattre un seul missile HIMARS dans les régions du Donbass, de Zaporozhye ou de Kherson.

De plus, lors de la frappe sur la base militaire russe de Khartsyzsk, les missiles HIMARS ont détruit le complexe S400 qui était censé couvrir la zone des frappes aériennes.

En d’autres termes, le système de défense aérienne S400 est non seulement incapable de protéger l’espace aérien, mais n’est même pas capable de se protéger lui-même !

Censor, traduction automatique

En 2019, il est considéré comme l’un des systèmes de défense antiaérienne les plus modernes au monde. Le S-400 serait notamment bien plus moderne que le MIM-104 Patriot américain pour un coût inférieur. Pour Igor Delanoé, de l’Observatoire franco-russe, les Russes possèdent avec ce système « une avance qualitative évidente sur leurs concurrents »5.

Wikipedia

Si c’est vrai, ils y croyaient nos services de renseignements ? Ou bien ils le savaient et laissaient dire ? Ou bien cet observatoire franco-russe est lobbyiste, au mieux ?

La une est bizarre ; ça émane de la CCI France-Russie, un chose économique. Je ne sais pas. Ca n’évoque pas la crise. Ils sont peut-être neutres.

Pascal (qui est allé voir)

Jeudi 14/7, 23h30

Un nouveau compteur se signale à Lviv sur la carte GMC, depuis le 10 juillet apparemment. Bienvenue.


Jeudi 14/7, 21h40

Quelques extraits d’un entretien avec Andrij Piontkovsky, présenté comme politologue.

– Quelqu’un a déjà plaisanté en disant que Poutine acceptait la Russie comme un appendice de l’Occident et qu’il la quitterait, la laissant comme un appendice de l’Iran.

— Oui, il y a une baisse rapide du niveau de la Russie. Ils espéraient être au moins un appendice de la Chine, mais ces derniers jours et ces dernières heures… Ils ne voulaient pas être un appendice brut de l’Occident, ils voulaient vraiment être un appendice brut de la Chine, mais ils sont devenus un appendice de Iran. À la perfection.

[…] — Que pensez-vous de la déclaration du premier président de la Pologne démocratique, Lech Walesa, selon laquelle, afin d’éviter de nouvelles agressions militaires contre tous les pays limitrophes de la Russie, elle devrait simplement être « démantelée ». Tout le monde s’est mis à crier en même temps. Mais en réalité, la question est de savoir qui sera le premier à annoncer la sortie de la Fédération de Russie, si vous y réfléchissez stratégiquement. Etes-vous d’accord ?

— Lorsque l’intégrité territoriale de l’Ukraine sera pleinement rétablie, une analyse très sérieuse des vols de la dernière guerre commencera en Russie. Un certain nombre de régions ont déclaré qu’elles envisageraient un certain niveau d’autonomie ou une existence séparée. Mais on se souvient de la guerre de Tchétchénie, absolument terrible dans sa cruauté, voire de deux guerres de Tchétchénie.

[…] Liz Truss – une candidate possible au poste de Premier ministre britannique – se distingue par ses critiques plus sévères de la Russie et poursuit la voie de Johnson avec plus de constance que Johnson lui-même. Serait-ce bien si elle était le premier ministre?

— Oui, c’est un vrai Boris Johnson en jupe, et ce serait bien qu’elle soit Premier ministre. A de bonnes chances. Et vous avez raison, elle est très cohérente avec le parcours de Johnson.

[…] [La Grande-Bretagne] est le seul pays occidental où il n’y a tout simplement pas un iota de pro-poutinisme, ce qui est le cas en Europe occidentale et aux États-Unis. Mais encore, la perte d’une figure aussi charismatique est triste. Oui, il y a des rumeurs selon lesquelles en octobre, il se verra offrir le poste de secrétaire général de l’OTAN. Et dans cette position, il peut encore plus aider l’Ukraine.

Apostrophe, entretien avec le politologue Andrij Piontkovsky, traduction automatique

Jeudi 14/7, 21h10

Voilà.

Quelques heures après que la Russie a demandé à l’Ukraine de reconnaître la perte des territoires occupés par son armée, le major général des forces armées ukrainiennes, Dmytro Marchenko, a considéré, dans une interview au site d’information ukrainien Apostrophe, que la libération de ces territoires occupés est « inévitable ». « Nous devons nous y préparer très soigneusement, nous devons être bien informés, nous devons préparer l’artillerie. Ce ne sera pas rapide, mais (…) tôt ou tard, elle adviendra », a-t-il déclaré. Il a également ajouté que la destruction du pont de Crimée constituait une étape nécessaire sur le chemin de cette libération, les forces russes transportant des armes vers la péninsule grâce à ce pont.

Le Monde

— Selon vous, devrions-nous libérer la Crimée avec l’oblast de Kherson et Zaporozhye ? Doit-il s’agir d’une opération distincte?

— Il est très difficile de prévoir ou de dire quelle forme prendra cette opération, mais elle est inévitable. Nous n’avons d’autre choix que de libérer tous nos territoires. Nous ne pouvons pas laisser ne serait-ce qu’un morceau de notre terre à l’ennemi, sinon ce ne serait qu’une prolongation de la guerre pour quelques années de plus.

— Quant au pont de Crimée, certains experts estiment que sa destruction ne le rendra pas impossible, mais ne fera que compliquer le processus de sécurisation de la péninsule. Actuellement, la Fédération de Russie compte dix grands navires amphibies en service dans la mer Noire, qui pourraient bien prendre en charge la fonction de ferries. Ces navires pourront-ils vraiment transporter du matériel de cette manière plus tard ?

— Vous comprenez que le pont de Crimée ne sera pas le seul objectif. Ce sera un ensemble de cibles pendant les dégâts. Je pense que les navires relèveraient également de ces objectifs.

Apostrophe, entretien avec le général Dmytro Marchenko, traduction automatique

L’entretien précise qu’il s’agit de mettre en œuvre des armes de 300 kilomètres de portée ; elles seront forcément américaines. Le pont a été inauguré par Poutine en 2018 pour les voitures et 2019 pour les trains.


Jeudi 14/7, 19h20

Situation toujours bloquée à Zaporijia où l’AIEA reste incapable d’évacuer les Russes et de restaurer la sureté. Mais des dosimètres ont été livrés à l’Ukraine, cadeaux de l’Australie et de la France. Et des porte-clés aussi, très jolis.

Ah, non, c’est pas son boulot d’évacuer les Russes ? Et y a pas de porte-clés non plus ?

Le directeur général Grossi a une fois de plus souligné l’importance pour l’AIEA de pouvoir se rendre à la centrale nucléaire de Zaporizhzya (ZNPP) pour mener des activités essentielles de sûreté, de sécurité et de garanties dans la plus grande centrale nucléaire d’Ukraine. L’AIEA n’a pas pu visiter le ZNPP depuis avant le conflit militaire actuel en Ukraine. Les forces russes ont pris le contrôle de l’usine il y a plus de quatre mois, mais son personnel ukrainien continue de l’exploiter.

AIEA, point du 14 juillet

Jeudi 14/7, 18h15

Pacha mangeait au restaurant il y a une paire de jours. Привіт Паша !


Jeudi 14/7, 18h10

Ça faisait un moment.

Le vice-ministre des affaires étrangères russe, Andreï Rudenkodans, a affirmé que la Russie est disposée à reprendre les négociations concernant un futur accord de paix, mais « insistera avant tout pour recevoir une réponse claire » à ses exigences. Selon lui, en amont de toute négociation, l’Ukraine devra accepter les « réalités territoriales existantes » en Crimée et dans les régions de Donetsk et de Louhansk, a-t-il déclaré aujourd’hui à l’agence de presse russe Interfax.

Kiev a, pour sa part, exclu à plusieurs reprises toute concession territoriale.

Le Monde

Jeudi 14/7, 15h00

« Je vais demander dès à présent aux administrations publiques et à toutes les entreprises qui le peuvent que l’on se mette en situation de consommer moins. On va construire un plan et on va essayer de faire attention à l’éclairage le soir. On va faire un plan de sobriété et de délestage » cet été, a affirmé M. Macron.

Le Monde

« On va essayer de faire attention à l’éclairage le soir » dis-je à ma fille. Elle sait instantanément que je l’enfume, que l’enjeu de l’opération est égal à que dalle.

Raison pour laquelle, à la maison, oublier d’éteindre la lumière coûte 20 centimes. On a voté. Maya a tendance à dire que je ne paye pas autant que je devrais et j’ai tendance à penser que c’est parce que je paye la facture Enercoop. Mais je m’abstiens d’entrer plus avant dans la mauvaise foi. J’aime bien qu’elle apprenne à rappeler à l’ordre les mauvais payeurs.


Jeudi 14/7, 14h10

Je pense qu’avec mon niveau d’ambition économique, je ne suis pas en mesure de saisir les enjeux et l’ensemble des interactions que l’invasion russe suscitent sur le plan économique.

A mon niveau, je me demande évidemment comment se finance la disparition du paradigme « réduire les dépenses publiques » il y a deux ans maintenant. Disparition subite, d’un coup de pandémie sur le nez. On voit que l’aide à l’Ukraine et le réarmement de l’Europe se chiffres en milliards (et en vrai, c’est quoi ces milliards ?) et personne n’a l’air de demander comment ça se passe au niveau financement. Je ne vais pas commencer. Mais c’est vrai : de quel endroit de l’univers vient-il tout ce pognon ?

Tant mieux si la dette n’est plus un problème, si la pensée magique opère. Mais outre l’idée de financer l’après-guerre avec les avoirs russes gelés (ça doit faire un paquet, mais la disponibilité dépend de l’état du monde à la fin de la guerre), il reste la perspective, sur le plan économique toujours, de la reconstruction de l’Ukraine, voire de son adaptation aux standards européens. Sans doute des marchés colossaux. J’ai vu passer un chiffre de l’Etat ukrainien, 165 milliards (d’euros, j’imagine) pour réparer. Mais les États-Unis ne seront pas les derniers sur les rangs (et vu leur niveau d’engagement aux côtés de l’Ukraine, rien à redire). La relance du nuc va mobiliser un fric monstrueux.

Je ne sais pas si tout cet argent existe.

Et le réchauffement va bousculer, très vite, tout un tas de bords jusque là bien nets. Au premier rang desquels, l’eau et, en contre-point, les feux. Si ça ne va pas trop vite, on bougera. Mais cette période aussi va coûter beaucoup : c’est ultra cher de sortir du périmètre sociétal normé.

Il me semble qu’il doit y avoir aussi une menace dans le devenir même du libéralisme (ou comme on l’appelle aujourd’hui), avec un coût social.

A mon niveau, j’ai peur évidemment que le principe démocratique soit moins robuste dans la méta-crise qui nous attend que, par exemple, l’autocratie. Mais là, on sort du coût économique.

Je serais pas loin d’être certain que le pétrole a vécu (en Europe).

Bon, c’était Nostrada-Rus à l’heure de la sieste. Je me suis dit j’allais lire quelques pages des Abeilles grises et puis j’ai regardé le live du Monde, y avait le mot de Macron à propos de repasser la seconde question munitions et voilà.

Défilé de la Fête nationale sur les Champs-Elysées à Paris, jeudi 14 juillet 2022
2022©Jean-Claude Coutausse pour Le Monde

Jeudi 14/7, 14h10

Le retour d’un conflit « de haute intensité » en Europe, comme l’a qualifié le chef de l’Etat, a bousculé la stratégie militaire française : « On doit absolument réinvestir tous nos stocks et nos capacités », a-t-il insisté face à Caroline Roux (France 2) et Anne-Claire Coudray (TF1), en écho à des inquiétudes des acteurs sur ce sujet après les dons de capacités françaises à l’Ukraine.

Le Monde

Jeudi 14/7, 11h25

Y a qu’à glisser ça dans la facture de l’EPR de Flammanville, ça se verra pas.

C’est un conseiller un brin fataliste qui nous l’avoue. Paris pourrait bien devoir payer pour ne pas avoir respecté, en 2020, ses objectifs de développement des énergies renouvelables. La facture, imposée par le droit de l’Union européenne, pourrait atteindre 500 millions d’euros. Elle découle d’une directive de 2018 destinée à encourager l’augmentation des énergies renouvelables dans l’Union, principalement éoliennes et photovoltaïques.

Le Point

Jeudi 14/7, 11h10

En ce jour de commémoration de la prise de la Bastille, j’hésitais à relayer la recette du cocktail Molotov. Nous resterons finalement sur une note électrique.

Court-circuits électriques, cartes électroniques aspergées d’une solution saline, ajout de copeaux métalliques ou de sable dans les lubrifiants pour machine sont au menu du jour.

Nous vous rappelons que les consignes d’utilisation, en temps de guerre, ont un caractère exclusivement consultatif. Les récipients contenant de la graisse et d’autres liquides ne doivent pas nécessairement fuir. Et qu’il s’agisse d’un couvercle mal vissé ou d’un trou dans le récipient lui-même, le choix vous appartient.

En général, il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de bonnes surprises. Votre imagination vous aidera. Mais comme nous le soulignons toujours, avant de procéder à des travaux de sabotage, veillez avant tout à votre sécurité !

Sprotyv, traduction automatique

Jeudi 14/7, 10h30

Le bureau de gestion des urgences de la ville de New York a défendu mercredi sa décision de produire un message d’intérêt public indiquant aux résidents comment survivre à une attaque nucléaire, après que certains aient remis en question le moment choisi pour le faire.

L’objectif de la campagne est d’informer le public sur les moyens de rester en sécurité si des armes nucléaires étaient pointées dans la direction de New York, a déclaré un porte-parole du département à Reuters.

Reuter, traduction automatique

C’est pas compliqué :


Jeudi 14/7, 10h20

Version russe…

« Kiev cherche et crée tous les prétextes pour empêcher une visite des inspecteurs de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporozhye », a écrit Vladimir Rogov, membre du conseil de l’administration militaro-civile de la région, sur sa chaîne Telegram.

Selon M. Rogov, les autorités ukrainiennes craignent « une enquête officielle de l’AIEA sur les faits de fabrication de bombes sales pour les militants ukrainiens ».

Agence TASS, traduction Deepl

Jeudi 14/7, 10h00

Comme au début de la guerre, les États-Unis continuent de dégoupiller les intentions russes.

L’Iran prévoit de fournir à la Russie des centaines de drones pour sa guerre en Ukraine, dont certains sont dotés de capacités de combat, a déclaré un responsable américain.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, a déclaré que les informations dont disposent les Etats-Unis suggèrent que l’Iran se prépare à former les forces russes à l’utilisation des drones. Il a ajouté qu’il n’était pas clair si l’Iran les avait déjà livrés.

BBC, traduction Deepl
Armée iranienne/Getty Images

Jeudi 14/7, 9h45

Heu… vraiment ?

[dans le cadre d’une action civile intentée par des actionnaires de Tepco,] le tribunal de district de Tokyo a ordonné mercredi à quatre anciens dirigeants de Tokyo Electric Power Company (Tepco) de verser 13 000 milliards de yens (95 milliards de dollars) de dommages et intérêts à l’exploitant de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Dai-ichi, ont déclaré les avocats des plaignants.
Le tribunal a jugé que les dirigeants auraient pu empêcher la catastrophe s’ils avaient fait preuve de la diligence requise.

« Un seul accident avec une centrale nucléaire entraîne des dommages irréversibles tant pour les vies humaines que pour l’environnement. Les dirigeants des entreprises qui exploitent de telles centrales ont également une énorme responsabilité sur eux, incomparable à celle des autres entreprises », a déclaré Yui Kimura, membre de la partie civile.

« Je pense que le jugement de la Cour dit que toute personne qui n’a pas la détermination ou la capacité d’assumer cette responsabilité ne devrait pas devenir cadre », a déclaré M. Kimura lors d’une conférence de presse suivant le jugement.

CNN, traduction Deepl

J’imagine qu’à l’avenir les dirigeants de sites nucléaires seront rémunérés à hauteur de leurs responsabilités (vis à vis des actionnaires) et qu’ils mettront une pression de dingue sur la sécurité. C’est peut-être une bonne nouvelle.


Mercredi 13/7, 23h40

Arnaud a visité le site d’un des fleurons de l’industrie militaire française, fabricant du canon Caesar. Je vous conseille la vidéo promotionnelle du véhicule dénommé Scorpion.

Nexter, nos produits

Mercredi 13/7, 23h20

La Russie a fabriqué 3.700 voitures en mai, soit 97% de moins qu’au même mois l’an dernier, a annoncé mercredi l’agence nationale de statistiques Rosstat .

L’industrie automobile russe emploie 300 000 personnes et 3 millions d’autres travaillent dans les industries connexes.

Il ne reste que deux usines automobiles sur 20 en Russie après que les principaux constructeurs automobiles ont arrêté la production et les ventes suite à l’invasion de l’Ukraine par le pays.

The Moscow Times

Mercredi 13/7, 20h55

Un truc m’embête.

On peut probablement dire, maintenant, que le continent européen est en guerre.

Un peu comme Poutine avec son opération spéciale (ça va rester), on n’appelle pas notre engagement co-béligérer. Et on appuie sur l’accélérateur seulement quand on n’en peut plus d’appuyer sur le frein. Bon, c’est facile de dire ce qu’il aurait fallu faire, après coup.

On se sentait légitimes à bloquer l’empire économique russe : ce sera le cas mais pas tout de suite ou peut-être pas tant que ça. Poutine préparait la guerre, il a fait des réserves. Et il n’a pas de dette. Si je me souviens que Reagan a contribué à éteindre l’Union soviétique par un excès d’argent, on dirait que ça s’est inversé.

Pouvons-nous tenir un an ? Le choc en retour économique arrive : c’est le robinet du gaz, il est immédiat. Ouille. Laisser les gens dans l’illusion que la vie continue (et même que la vie reprend, après la pandémie) est l’option qui mène aux gros pépins sociaux. C’est l’option qui m’embête.

Est-ce que la guerre de Poutine nous fera saisir l’opportunité d’un peu de décroissance ?

Bon. C’est vrai que M. Macron a parlé d’une économie de guerre. Mais on n’a peut-être pas bien entendu. Ou on a cru qu’il s’agissait d’augmenter la cadence de production des canons et de compléter les stocks de munitions.

Dans ce calcul, il importe toutefois de ne pas oublier le facteur nucléaire car, en principe, les États qui sont protégés par la dissuasion nucléaire n’ont pas besoin de produire ou d’acheter autant de matériel conventionnel que ceux qui ne peuvent compter que sur un nombre élevé de chars et d’avions pour espérer dissuader l’adversaire d’attaquer. S’il y a assurément de nombreuses leçons à tirer des deux récents conflits interétatiques que sont ceux du Haut-Karabagh (2020) et de l’Ukraine (2022), et s’ils doivent nous inciter à faire un effort pour développer nos forces, il ne faut pas non plus faire comme si nous étions dans la même position que les Arméniens ou les Ukrainiens.

Le Rubicon

Mercredi 13/7, 20h10

Les dictateurs se serrent les miches.

Dictateurs de tous les pays, unissez-vous !

Bolsonaro (mauvais exemple, il est président) achète le gas-oil russe ; le chef de la Corée du Nord reconnaît les Républiques séparatistes ; Loukachenko (président lui aussi) t’explique la vie ; la Syrie aime la Russie d’un amour fécond ; j’en oublie.

L’internationale des dictateurs.


Mercredi 13/7, 19h30

L’AIEA se félicite de l’avancement des travaux à la centrale nucléaire de Rooppur, sur le fleuve Padma, au Bengladesh.

Hier je m’étonnais que la page Wikipédia du constructeur de la centrale biélorusse d’Astraviets signale un projet au Bengladesh.

Le Bangladesh continue à progresser dans la construction de sa première centrale nucléaire de production d’électricité (CNPE) et l’AIEA, conformément à son mandat, aide les autorités de ce pays d’Asie du Sud à introduire l’énergie nucléaire de façon sûre, sécurisée et durable. Dans ce pays de plus de 160 millions d’habitants qui vise à développer considérablement son économie et à améliorer l’accès à l’électricité, l’électronucléaire devrait fournir 9 % de l’électricité après la mise en service de la centrale en 2023, soit six ans après la première coulée du béton visant à assurer la sûreté.

AIEA

Mardi 12/7, 19h00

Notre recette du jour (avec vidéo).

Traduction automatique
(donc méfiez-vous pour les trucs un peu tech)

De nos jours, beaucoup de choses intéressantes peuvent être trouvées dans les zones d’hostilités. Un char ennemi abandonné ou mal gardé peut en faire partie. Ce n’est tout simplement pas ukrainien de laisser une si bonne chose sans attention, alors regardez une instruction vidéo sur la destruction par l’un de nos instructeurs. Rappelez-vous ce pour quoi vous vous battez et n’oubliez pas la sécurité personnelle. Par conséquent, planifiez toujours votre opération de manière responsable.

Sprotyv

Mardi 12/7, 18h55

(Je fais des exports audio dans iZotope pendant ce temps)

Et pour enfoncer le clou du blabla de 18h15 :


Mardi 12/7, 18h45

Ça a un nom.

New Lines Institute (traduction automatique)

Mardi 12/7, 18h15

Connaissance des énergies nous la fait courte en une : des bagnoles électriques (parce que bon, la bagnole c’est quand même parfait pour faire transpirer la pompe à gros sous intérieurs), alimentée par le nuc (en plein boom) et sinon : du gaz.

EDF vous l’avait dit qu’il fallait du toutélectrique partout. Circulez.

Ouais, ok, ça fait grincheux qu’a pas eu son gouter. Mais bon, c’est quand même l’essentiel de l’actualité.

Ouais, ok, c’est vrai, j’admets : y a aussi une petite photo d’un barrage hydro.

L’hydro, c’est bizarre, ça a l’air supportable, comme truc vert. Je ne sais pas pourquoi. L’ancienneté ? L’antériorité ? On a oublié les tracas qui sont allés avec : les vallées noyées, les accidents.

C’est quand même con, j’me dis : toute cette matière grise motivée par la puissance (tordre les lois de la physique pour l’amener à not’ hauteur) serait formidable, mise à travailler dans un axe franchement salutaire. J’sais pas. Tiens, l’Allemangne envisage de limiter la consommation d’énergie, y compris par la législation.

T’es fou ? C’est contraire à la Consommation !

Ouais. Mais quand consommer devient contraire à la vie, ben faut changer de vie.

Non, j’déconne.

Regarde, si tu descends sur la page de Connaissance des énergies, tu trouves de l’éolien…

Poutine a donné un coup de pied dans le bocal de pipi.


Mardi 12/7, 17h20

La Biélorussie compte une centrale nuc, Astraviets, à la frontière lituanienne .

D’après Wikipedia, la centrale d’Astraviets a été construite par Atomstroyexport, une société russe, impliquée dans des projets en Turquie, Bulgarie, Bangladesh, Maroc, Royaume-Unis. Le combustible est fourni par Rosatom. Lukachenko a lancé l’idée en 2007, alors qu’il était en bisbille avec la Russie à propos du gaz.

Située à 50km de Vilnius, la centrale suscite l’inquiétude de la Lituanie. Or depuis la catastrophe de Fukushima, en 2011, l’AIEA recommande qu’aucune centrale nucléaire ne soit construite à moins de 100 km d’un centre urbain. Les pays voisins comme la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie, refusent d’acheter l’électricité qu’elle produit en raison notamment des risques qu’elle génère pour la sécurité nucléaire mondiale.

Des milliers d’imperfections ont été détectées à la centrale nucléaire d’Astraviets : depuis novembre 2020, la centrale a été déconnectée du réseau au moins huit fois, le temps d’arrêt le plus long a duré deux mois et demi

Wikipedia

Elève-ingénieur, faites nous la synthèse des options, concernant cette centrale, en cas de conflit de haute intensité entre la Biélorussie et ses riverains… Nous vous écoutons attentivement.

L’instructeur Dunuc

Mardi 12/7, 16h00

C’est toujours pareil, en effet : les vassaux s’agitent.

Aleksandr Lukashenko a déclaré: «L’Occident élabore des plans stratégiques pour attaquer la Russie, les directions de l’attaque sont connues. […] Le président de la Fédération de Russie et moi en avons discuté en détail hier [11 juillet]. Et la principale direction d’attaque passera par l’Ukraine et la Biélorussie. L’histoire se répète. »

Belta, traduction automatique

Dans une autre scène de son film intérieur :

La Biélorussie est confrontée à une guerre hybride à grande échelle, de nature offensive, a déclaré le président biélorusse Alexandre Loukachenko lors d’une cérémonie en l’honneur des diplômés des écoles militaires et des officiers de haut rang à Minsk le 12 juillet, a appris BelTA.

Le chef de l’Etat a souligné que la pression sur la Biélorussie augmentait non seulement dans le domaine militaro-politique mais aussi dans d’autres domaines, principalement dans l’économie et les médias. « Cela confirme une fois de plus que nous sommes confrontés à une guerre hybride à grande échelle qui est toujours de nature offensive », a déclaré le dirigeant biélorusse. « Cette guerre implique à la fois les structures nationales mais aussi celles de l’OTAN spécialisées dans les psy-ops et les opérations subversives dans le cyberespace. « 

Belta, traduction automatique

J’ai de plus en plus dans l’idée qu’il va jouer les diversions dans le nord quand l’armée ukrainienne bougera dans le sud. Mais Kaliningrad est aussi dans le tableau.


Mardi 12/7, 12h30

Nouvelle phase dans la guerre : faire taire l’artillerie russe.

Un article je ne sais plus où, il y a quelques temps, calculait que le train de 20 wagons qui descendait des munitions depuis la Biélorussie assurait la consommation d’une journée de pilonnage…

Le 28 juin, le général en chef ukrainien Valeriy Zaluzhniy a rapporté que la Russie, juste à la ligne de front entre l’oblast de Kharkiv et Sievierodonetsk dans l’oblast de Louhansk, avait effectué 270 frappes d’artillerie, tirant près de 45 000 coups en une seule journée. La campagne en cours dans le Donbass a montré que la domination de l’artillerie compense la faible performance de l’infanterie russe.

[…] Les frappes ukrainiennes sur les installations russes se poursuivent quotidiennement.

En conséquence, le 7 juillet, la Russie avait perdu la plupart de ses principaux dépôts de munitions et bon nombre de ses plus petits dépôts dans le Donbass occupé. Notamment, de nombreuses cibles clés jusqu’à 50 à 80 kilomètres dans le territoire sous contrôle russe ont été détruites avec succès.

[…] En raison de la longue portée effective des HIMARS, la Russie, fortement dépendante du transport ferroviaire, doit décharger les munitions des trains beaucoup plus éloignés de la ligne de front, à une distance de près de 100 kilomètres dans de nombreux cas.

[…] Cela oblige également les forces russes à être de plus en plus dépendantes de l’utilisation du transport automobile de munitions et de fournitures, qui est moins efficace, rigide et plus lent avec des lignes d’approvisionnement plus longues.

The Kyiv Independent, traduction automatique

Mardi 12/7, 2h20

On a déménagé Tchernobyl !

La centrale nucléaire de Tchernobyl a officiellement déménagé de Moscou au centre de Paris de l’Association mondiale des organisateurs exploitant des centrales nucléaires (WANO). La confirmation a été reçue par Tchernobyl le 6 juillet.

Il existe quatre Centres Régionaux WANO – Atlanta, Moscou, Paris et Tokyo. Selon le principe géographique, la centrale nucléaire de Tchernobyl appartenait au centre de Moscou. La décision de le changer a été prise après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« […] Le Centre WANO de Moscou n’a publié aucune déclaration condamnant le terrorisme nucléaire russe sur le territoire de l’Ukraine. C’était le dernier argument pour postuler au siège de WANO à Londres et exiger une rupture définitive des liens avec le Centre de Moscou et un transfert à Paris » a déclaré le service de presse de Tchernobyl

Reform, traduction automatique

Le changement d’adresse ne fait pas la une de Wano. Mais Energoatom est désormais affilié à Paris, sur le même banc qu’Orano.

Ça va être sympa l’ambiance de la nucléocratie internationale au prochain raout général. « Alors, camarade, Zaporijia, vous kiffez ? »


Mardi 12/7, 1h30

À la demande du ministère ukrainien des Infrastructures, les forces navales des forces armées ukrainiennes ont rejoint l’organisation pour assurer le transport des produits agricoles par des navires civils par l’embouchure du canal Bystre du fleuve Danube-mer Noire. Les huit premiers navires étrangers sont déjà arrivés dans les ports ukrainiens.

Il convient de noter que l’utilisation du canal mentionné est devenue possible grâce à la libération de l’île de Zmiiny des occupants russes, car l’île est d’une importance stratégique [:] elle permet de contrôler la situation de surface et en partie aérienne dans le sud de l’Ukraine, ce qui a été utilisé par l’occupant pour bloquer la circulation des navires civils dans le sud de notre pays.

Forces navales ukrainiennes, Facebook, traduction automatique

Comme ce n’est pas très clair pour moi, les enjeux de ces voies de navigation du sud de l’Ukraine, j’ai regardé.

Voilà ce que ça donne : le canal de Bystre est ukrainien, à la différence de celui de Sulina, roumain et que le blocus russe l’avait engorgé. Le communiqué de la marine ukrainienne en parle.

Je ne savais même pas que ce canal existait et donc non plus que sa construction, à partir de 1949, coûta cher aux prisonniers du régime soviétique.


Lundi 11/7, 22h15

Allusion ironique à l’abandon « par bonne volonté » de l’île des Serpents par les Russes. Les stocks sont en train de valser (et d’économiser des vies).


Lundi 11/7, 19h10

Energoatom, l’équivalent d’EDF quand même, diffuse sur sa page Facebook un clip boom-boom dans lequel un prisonnier ukrainien se libère.

Les envahisseurs ont occupé Energodar [ville-hôte de la centrale de Zaporijia] en face, ils tuent et terrorisent la population, essayant d’intimider, briser et assurer de toutes les manières possibles que l’occupation est pour longtemps. Ce n’est pas vrai. Et la vérité est que l’Ukraine en est une. À la suite de la guerre, une partie de notre État est occupée, mais nous n’accepterons jamais le fait que l’empire malade essaie toujours de nous ramener à l’époque soviétique et de nous voler une partie du territoire. Chaque décimètre de notre terre est une partie inséparable de l’Ukraine. C’est un axiome.

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Lundi 11/7, 17h30

L’Ukraine annonce une contre-offensive dans le sud du pays.

Dans un entretien avec le Times, Oleksiï Reznikov, le ministre de la défense ukrainien affirme que l’Ukraine rassemble une force d’un million d’hommes équipés d’armes occidentales, avec, pour objectif, de récupérer les zones côtières occupées par la Russie qui sont vitales pour l’économie du pays. « Nous avons environ 700 000 hommes dans les forces armées et quand vous ajoutez la garde nationale, la police, les gardes-frontières, nous sommes environ un million », explique le ministre.

Le Monde

Est-ce que la Biélorussie va produire une distraction au nord ?

Comment libérer la centrale de Zaporijia, le moment venu ?


Lundi 11/7, 17h20

La résistance à l’occupant en 2022. C’est un site officiel.

Pour devenir un vengeur discret, que les occupants craindront, vous devez connaître les tactiques, la médecine, la sécurité Internet, connaître les armes artisanales et les actions non violentes.

Centre de résistance nationale

Lundi 11/7, 16h15

En territoire contaminé, reprise de feux à Vilcha, à la frontière biélorusse, par vent de nord-ouest cette fois. C’est actuellement le seul incendie de forêt en zone.


Lundi 11/7, 10h50

Pacha, garde-frontière, a en route pour l’ouest du pays.


Lundi 11/7, 10h25

Autre cinéma.

L’armée russe a forcé la direction de la centrale [de Zaporijia] à autoriser un blogueur-propagandiste russe bien connu, accompagné d’un représentant de Rosatom et de soldats armés, [à se rendre] au bloc de contrôle de l’une des unités de puissance de la centrale nucléaire et à d’autres locaux à accès limité. Là, ils prévoient d’organiser des tournages et de forcer le personnel ukrainien à participer à des interviews de propagande.

[…] Malgré les efforts des salauds russes, le ZNPP reste sous le contrôle de la centrale nucléaire d’Energoatom et fournit de l’électricité au réseau électrique ukrainien, en espérant être libéré dès que possible avec l’aide des forces armées.

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Dimanche 10/7, 22h45

M. Pilipenko vit du côté de Donetsk, à la campagne, mais il a une idée en tête. Pourtant la batterie électrique coûte les deux tiers de sa pension, sa femme le houspille parce qu’il la saoule depuis vingt ans avec son idée, les souris ont grignoté les revues techniques (juste un peu) et les camions du kolkhoze ne sont pas disponibles le 22 (il faut attendre la fin du tournesol).

M. Pilipenko parviendra-til à mettre son sous-marin à l’eau ?

Ça ma rappelle quelque chose.


Dimanche 10/7, 18h45

Si les négociations avec les États-Unis patinent, le programme nucléaire iranien suit son cours. L’Iran a fait état ce week-end de nouvelles avancées techniques concernant l’enrichissement d’uranium. Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aux États membres, la République islamique a commencé à « alimenter la cascade de centrifugeuses » avancées à l’usine de Fordo, qui avait été récemment modifiée en vue d’une plus grande efficacité. […] L’usine de Fordo est située dans les profondeurs des montagnes, à environ 180 km au sud de Téhéran.

[…] Outre l’accumulation de stocks bien supérieurs aux limites imposées, l’Iran a amorcé début 2021 le processus destiné à produire de l’uranium enrichi à 20 %, au-delà des 3,67 % fixés par l’accord connu sous son acronyme anglais JCPOA. […] Quelques mois plus tard, il a franchi le seuil inédit de 60 %, se rapprochant des 90 % nécessaires à la confection d’une bombe – une intention niée par Téhéran. […] Parallèlement, l’AIEA navigue de plus en plus à l’aveugle : l’Iran a retiré en juin 27 caméras de surveillance, en riposte à l’adoption d’une résolution critique par le Conseil des gouverneurs.

Le Point

Dimanche 10/7, 16h15

On dirait des images de Stalker ; mais Tarkovski n’avait pas de drone et ce n’est pas la même musique.


Dimanche 10/7, 16h10

Derrière le front, les Ukrainiens font péter les dépôts de munitions et de carburant russes ; les Russes pètent des immeubles habités.


Dimanche 10/7, 15h55

Energoatom s’occupe de la relève.

Les écoliers sont régulièrement invités à des excursions et à des expositions spécialisées, NAEK « Energoatom » organise depuis de nombreuses années des concours de rédaction, des quiz sur des sujets nucléaires, etc. Il existe également de grands projets éducatifs pour les jeunes, l’un d’entre eux – l’école nucléaire de la centrale nucléaire de Rivne – a déjà formé cinq « escouades » de futurs travailleurs du nucléaire.

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Samedi 9/7, 22h25

Pacha a terminé son service au front !

L’armée a fait son calcul , ses 3 mois ont expiré

Olga, par Viber

La guerre d’Olga s’inscrit dans la durée.


Samedi 9/7, 22h20

A un moment donné, j’arrêterai de remplir ce petit journal de guerre. Elle sera terminée.

Il n’y a pas de collecteur d’infos de visites sur Radio-Tchernobyl : je ne sais pas si des gens que je ne connais pas lisent ce pointillé. Il n’y a pas de système de commentaires non plus.

Je ne sais pas ce qu’il racontera quand je le lirai dans cinq ans.


Samedi 9/7, 18h30

L’article donne des exemples.

Il y a juste un problème avec l’hypothèse selon laquelle Poutine ne recule jamais. Elle est incorrecte et fait partie du mythe que le président russe a réussi à construire autour de lui et qui a été trop facilement avalé par de nombreux politiciens occidentaux. Contrairement à ce que l’on croit généralement, lorsqu’il est confronté à la force et à la détermination, Poutine recule souvent au lieu de répondre par des mesures plus radicales.

Foreign Policy, traduction Deepl

Samedi 18h15

Peut-être à Slovcheno, compte tenu des distances indiquées sur les panneaux.


Samedi 18h05

Extrait d’une conversation téléphonique captée par les Services ukrainiens (SBU), entre un soldat russe et sa femme.

(R) =Soldat russe (W) =Femme

(W) : Oui, lapin. Comment vas-tu?

(R) : Je veux rentrer à la maison, je veux tellement rentrer à la maison, j’en ai tellement marre, putain !

[…]

(W) : Tu reviendras et raconteras tout.

(R) : Pour toute ma vie, pour toute ma vie, pour toute ma vie, je suis maintenant malade. Vous savez combien de cadavres j’ai vu ici, des cadavres que vous n’avez jamais vu de votre vie ? Sans têtes, sans jambes, sans torses, sans rien, ceux qui viennent dans des cercueils en « zinc », ils ne font que ramasser et déverser des morceaux de corps dedans, comme un bout de terre et c’est tout, putain. C’est un cauchemar, je ne guérirai jamais de ça. C’est l’abattage. C’est tellement foutu. Aujourd’hui, nous avons 6 – « 300 » [blessés]. Hier – 4 « 300 ». Ça y est. J’ai fini. Honnêtement, je ne peux pas imaginer ce monde où il faut payer de l’argent, où les voitures roulent, où les gens conduisent. Savez-vous comment c’est ici ? Aucune voiture ne circule, toutes les routes sont détruites, les caméras vidéo détruites, les points de police de la route détruits, à côté des points de la police de la route sont explosés les chars, tout est explosé. Il n’y a personne ici, c’est juste le chaos ici, vous ne pouvez pas imaginer. Vous ne pouvez pas imaginer ce qui se passe ici, je vous dis que je dois me faire soigner immédiatement. Je ne peux pas imaginer comment puis-je revenir à une vie normale.

Wartranslated, traduction automatique

Samedi 9/7, 17h55

Ligne de feu.


Samedi 9/7, 2h40

Le Monde – Une photo aérienne prise le 8 juillet 2022 dans la campagne de Siversk, dans l’oblast de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, montre des plantations de blé incendiées à la suite d’attaques aériennes de l’armée russe dans la région. (Photo de MIGUEL MEDINA / AFP)
« Enfin l’arme alimentaire est un classique des guerres menées par les dictateurs. Comme en Syrie, les champs de blé sont visés par des obus incendiaires alors que la famine commence à menacer plusieurs continents. » @CedricMas 08/07

Samedi 9/7, 1h20

Ah la la les Allemands.

On l’a compris, la guerre a donné un coup d’accélérateur à cette révolution de l’énergie que représente le remplacement des sources fossiles. On l’a compris, la tradition nuc française entend bien tirer sur le volant.

L’Allemagne a inscrit sa sortie du nucléaire dans une autre temporalité que celle qui s’impose aujourd’hui. Est-ce que la temporalité du nuc français saurait être une réponse efficace à nos besoins d’énergie à court terme ? Faut-il une énième fois rappeler le retard de l’EPR de Flammanville ? Devra-t-on entendre dire que les moyens ont manqué pour être d’assez bons nucléocrates ? On nous promet des centrales désormais clés en main, on voudrait fermer le chapitre des chantiers pharaoniques, on voudrait de l’investissement privé, les subventions européennes et… que les watts pulsent.

Il est temps d’admettre que le changement climatique nous fera sortir assez vite maintenant des modèles qui prévalent pour calibrer la sureté nuc. L’IRSN rappelait tout récemment que les risques d’inondations sont à réévaluer. Et bien sûr, on vient de le comprendre, les centrales sont des cibles majeures dans un monde belliqueux.

L’auteur de l’article cité ci-dessous réclame un plan massif. Je serais nettement plus prudent (genre bon père de famille). Quel sera le bénéfice d’un choix de production à « 3,7g de CO2 du kWh (selon les experts d’EDF) » si par cette voie nous sommes éminemment plus vulnérables aux autres menaces, aléas climatiques, crises sociales et forces armées ?

Combien de temps faudra-t-il aux Allemands pour remplacer les centrales à charbon ? Et puis, si les éoliennes ne plaisent pas à nos ingénieurs, qu’est-ce qui empêche d’affecter les budgets de R&D (50% pour le nuc, à peine 5 pour le solaire) vers d’autres trucs ?

Bien avant la guerre, le magazine Newsweek avait titré un article retentissant le 27 octobre 2021, « Les pannes d’éoliennes à l’origine de la crise énergétique en Europe sont un avertissement pour l’Amérique », soulignant que le choc gazier était dû à la multiplication en Europe des éoliennes couplées au gaz ou au charbon, dans un contexte de reprise économique post-covid. Les observateurs d’outre-Atlantique avaient parfaitement identifié que la multiplication des éoliennes créait une forte dépendance aux énergies fossiles, conduisant à une inflation énergétique.

Le plus incroyable est que l’Allemagne continue de dénigrer le nucléaire français décarboné, allant jusqu’à militer dans les institutions européennes pour qu’il ne soit pas reconnu dans la taxonomie des activités vertueuses pour le climat, alors que son bilan carbone n’est que de 3,7 g de CO2 /kWh selon une récente études des experts d’EDF. Cela place le nucléaire comme la source d’électricité la plus vertueuse dans le monde pour le climat.

A l’heure où les principaux patrons des entreprises énergétique appellent les français à la baisse de leur consommation en raison des risques de pénuries électriques, que la politique d’apprenti-sorcier inspirée de l’Energiewende allemand a contribué, à organiser, il est vraiment temps d’envisager une disruption énergétique basée sur un nouveau plan massif du nucléaire français, suite naturelle du plan Messmer de 1974.

Le monde de l’énergie, tribune signé par Fabien Bouglé, expert en politiques énergétique, expert en politique énergétique, auteur de Nucléaires les vérités cachées, 2021 et Eoliennes la face noire de la transition écologique, 2022 Editions du Rocher

Vendredi 8/7, 11h30

Pacha va bien. Il quitte la région du front demain matin normalement.


Vendredi 8/7, 2h10

Un beau film sur Arte.


Vendredi 7/7, 1h15


Vendredi 7/7, 1h00

BoJo tire sa révérence.

Boris Johnson rêvait d’un destin à la Churchill, son héros, avec des drames, des sacrifices mais aussi d’éclatantes victoires sur l’adversité. Le premier ministre, 58 ans, poussé à la démission jeudi 7 juillet, restera dans l’histoire de la politique britannique comme un dirigeant gaffeur et cynique, qui a gâché en deux ans et demi, par sa propre faute, une victoire électorale sans précédent pour son Parti conservateur, jamais vue depuis celles de Margaret Thatcher dans les années 1980.

Autre succès : l’aide précoce et sans réserve apportée à l’Ukraine. Le Royaume-Uni fut le premier pays européen à fournir des armes de défense à Kiev, en janvier 2022. M. Johnson fut aussi un des tout premiers dirigeants occidentaux à rendre visite au président Volodymyr Zelensky, et, au total, Londres a versé 2,3 milliards de livres sterling (2,7 milliards d’euros) à l’Ukraine en matériel militaire – un soutien considérable. « Boris Johnson peut être fier de plein de choses, il a réalisé le Brexit, il a présidé le gouvernement dans des temps extrêmement difficiles », soulignait Sir Robert Buckland, ex-ministre à la justice de Boris Johnson, quelques heures avant l’annonce de son départ, jeudi.

Le Monde

Vendredi 8/7, 0h50

Le documentaire, intitulé Un président, l’Europe et la guerre, a été tourné au cœur de la cellule diplomatique de l’Elysée, au fil des six premiers mois de l’année. Guy Lagache, son réalisateur, a été autorisé à enregistrer l’intégralité d’une longue conversation entre le président français et Vladimir Poutine, le 20 février, quatre jours avant le début de l’invasion de l’Ukraine. Le film en retient neuf minutes, où l’on entend le président russe expliquer que le gouvernement ukrainien « n’est pas démocratiquement élu », mais serait le fruit d’un « coup d’Etat sanguinaire » durant lequel « des gens ont été brûlés vifs » et dont Volodymyr Zelensky « est l’un des responsables ».

Le Monde, 7 juillet

Pour sortir des trucs comme ça à un homologue, faut-il y croire au moins un tout petit peu ?


Vendredi 7/7, 0h45

Un missile est éjecté d’un système Tor russe. Il a l’air énorme, presqu’un truc de science fiction.


Vendredi 8/7, 0h35

Petit rappel.

Rien n’obligeait la Russie à choisir cette guerre – ou la guerre de 2014. Avant 2014, la majorité des Ukrainiens ne voulaient pas faire partie de l’OTAN, et entre 2008 et 2010, 88 à 93 % des Ukrainiens avaient une opinion positive de la Russie.

Si la Russie voulait l’Ukraine dans son orbite, elle aurait pu choisir la voie des incitations économiques, de la coopération politique et de l’aide véritable. Au lieu de cela, les dirigeants russes ont choisi les fantasmes impériaux, la diabolisation des Ukrainiens à la télévision d’État et, finalement, une guerre totale et tragique.

Foreign Policy, La guerre de Poutine n’a jamais porté sur l’OTAN, traduction Deepl

Vendredi 8/7, 0h25

Si je me souviens bien, M. Maire, ministre de l’économie française, au début de l’invasion, a lancé que nous étions en guerre (économique), et puis l’a retiré. Et les paquets de sanctions s’en sont allées obstruer autant de tuyaux économiques russes qu’elles pouvaient. C’était le but.

Début juillet 22, je constate que Poutine a renvoyé la balle, avec des effets tangibles. Trois mots : pétrole, gaz, grain. Hop.

Oui, à force, peut-être que les sanctions internationales (occidentales ?) dessécheront les réserves russes. J’ai lu quelque part, je n’ai pas relevé, que les bons dictateurs n’étaient pas super sensibles aux perturbations économiques tant qu’ils gardaient la main sur le porte-monnaie. Celui de Poutine est garni, tandis que la société russe regarde ailleurs. Donc en attendant, les trois mots de Poutine font de la politique offensive.

Militaire, énergie, social (le manque menace : la mort du principe consommatoire). On est en train de réviser une sacrée copie. J’espère que la pompe à tunes, amorcée pour lutter contre les effets de la pandémie, à du punch à revendre.


Jeudi 7/7, 23h05

Expertise nucléaire, au doigt mouillé.

Augmentation du risque d’inondation due aux changements climatiques

Dans le cas des centrales nucléaires côtières françaises, les mesures de protection sont notamment établies en fonction de la surcote millénale, c’est-à-dire une valeur dépassée en moyenne une fois à chaque mille ans. Or, les données enregistrées par les marégraphes offrent généralement trop peu de recul pour faire ce type de calcul, estime Yasser Hamdi, chercheur à l’IRSN et coauteur de l’étude : « On utilise, par exemple, des données vieilles de trente ans pour extrapoler sur mille ans. Cela n’a aucun sens en termes de représentativité. »

[…] [les nouveaux modèles] ont montré des risques d’inondation plus élevés que les calculs précédents pour des centrales côtières françaises telles que celles du Blayais et de Gravelines (Nord).

[…] « On sait que les surcotes dans le futur vont être plus fréquentes et plus importantes », souligne [la chercheuse Laurie Saint-Criq]

Le Monde

Jeudi 7/7, 23h00

Pause ?

Selon l’Institute for the Study of War (ISW), « pour la première fois en cent trente-trois jours de guerre », les forces russes n’ont pas revendiqué de gains territoriaux en Ukraine, mercredi. Le groupe de réflexion basé à Washington suggère que Moscou pourrait faire une « pause opérationnelle ». Il précise que cela ne signifie pas que les combats vont pour autant cesser : « Les forces russes se limiteront probablement à des actions offensives de relativement petite envergure, tout en essayant de créer les conditions nécessaires à des opérations offensives plus importantes. Et elles vont chercher à reconstituer la puissance de combat nécessaire », selon l’ISW.

Le Monde

Jeudi 7/7, 20h35

Michel Goya a publié son point technique sur la situation militaire.

J’en retiens que les armes américaines sont bien utilisées (11 dépôts de munitions russes détruits en 9 jours).

Plus on détruit de dépôts et plus en on empêche l’artillerie russe de fonctionner, bien plus que si on cherche à détruire les pièces. C’est ce qui commence à se passer. Cela peut imposer d’éloigner encore les gares utilisées et les dépôts au-delà de la portée de tir des HIMARS, mais cela se fera au prix de l’allongement des navettes de camions et donc aussi au bout du compte au moindre nombre d’obus amenés chaque jour aux batteries. Sans obus, pas d’attaque et sans attaque pas de victoire. 

La voie de l’épée, point du 6 juillet

Jeudi 7/7, 9h00

Les foyers de Vilcha, à la frontière biélorusse, sont éteints.


Mercredi 6/7, 22h20

J’ai regardé, je n’ai pas trouvé d’autre 6 juillet remarquable.

J’ai l’impression que cette journée a ouvert une porte. Je regarde de l’autre côté, je vois des réacteurs nucléaires un peu partout, des p’tits, des gros. Comme la guerre est encore d’actualité, chaque chaudière nuc est une cible idéale. Nous n’avons pas voulu manquer. Surtout ne manquer de rien. D’aucun gadget. L’énergie, il nous la faut massive et permanente, point. On ne va pas discuter du besoin, mais du comment. Et du combien.

On pourrait voir les choses autrement, se dire que l’on ne sait pas trop à quelle sauce le climat va nous manger… Est-ce que l’on aura les moyens, dans dix ans, de passer autant d’eau dans l’alimentation électriques des datacenters, des bagnoles et des objets connectés ? Pourtant, faudra bien en bouffer, du jus, l’investissement va pas se rembourser tout seul.

J’ai lu quelque part que la plupart des éoliennes ukrainiennes étaient par terre et que la majorité du solaire installé avait morflé. Ils ont dû arrêter de produire, et voilà. Pas d’autre coût que l’arrêt de production et la perte unitaire de l’investissement. Pas réjouissant, mais tellement moins ruineux qu’un accident de coeur nuc.

Vous avez vu le discours : « On a perdu 4 cœurs à Fukushima : pas un mort. Même pas mal. »

Bon jour pour les nucléocontents. Pour les autres, ben, faut viser l’autonomie.


Mercredi 6/7, 19h15

Pacha vient de quitter le front. Je veux dire en bonne santé.


Mercredi 6/7, 18h40

Je suis paumé : on va être (à nouveau) propriétaire… des dettes ?

L’annonce a fait bondir l‘action de l’énergéticien à la Bourse de Paris. La Première ministre Élisabeth Borne a annoncé que l’État avait l’intention de renationaliser à 100 % EDF, dans sa déclaration de politique générale.

« Je vous confirme aujourd’hui l’intention de l’État de détenir 100 % du capital d’EDF. Cette évolution permettra à EDF de renforcer sa capacité à mener dans les meilleurs délais des projets ambitieux et indispensables pour notre avenir énergétique », a-t-elle déclaré devant l’Assemblée nationale.

Le Parisien

« La transition énergétique passe par le nucléaire », a martelé Élisabeth Borne, reprenant la position adoptée dès cet hiver par le président Emmanuel Macron.

Le Point

L’état français a « tordu le bras » d’EDF pour que cette entreprise cède a des prix bien inférieurs au marché des Kilowatts à ses concurrents, pour éviter une flambée des prix…
et en même temps, le concurrent Total Energie réalise les meilleurs bénéfices de toute sa vie active : 9 milliards pour le 1er trimestre !

Par Trets, commentaire de l’article du Point

Un autre commentateur croyait que Mélenchon n’avait pas été élu. Un autre incite le gouvernement à nationaliser le gaz…

En grande difficulté financière, EDF – déjà détenu aujourd’hui à 84 % par l’Etat -, est aujourd’hui incapable de mettre en musique seul le plan de renouvellement du parc nucléaire annoncé par Emmanuel Macron en début d’année . Pour construire les six EPR visés a minima par l’exécutif, un budget d’environ 60 milliards d’euros pourrait s’avérer nécessaire, soit un montant proche de la dette nette d’EDF prévue à la fin de l’année !

[…] Une telle manoeuvre permettrait à l’exécutif d’avoir les mains libres pour négocier avec Bruxelles la réforme des tarifs de vente du nucléaire, ou encore pour relever exceptionnellement les quotas d’électricité nucléaire vendus dans le cadre du mécanisme Arenh, pour contenir la flambée des factures d’électricité des consommateurs.

Les Échos

Mercredi 6/7, 12h50

Le nuc passe au vert. Cette décision autorise le subventionnement du nuc.

Le vote s’annonçait serré, le sujet divisait au sein même des familles politiques. Les eurodéputés ont validé, mercredi 6 juillet, le projet de labellisation verte pour les centrales nucléaires et à gaz, deux sources d’énergie considérées par Bruxelles comme nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Cette classification (dite taxonomie) doit aider à mobiliser des fonds privés dans ces projets. Elle s’inscrit dans l’objectif de neutralité carbone de l’UE en 2050. Mais la reconnaissance de la contribution du gaz et du nucléaire à la lutte contre le changement climatique, pourtant effectuée sur la base de rapports d’experts, a provoqué la colère d’organisations écologistes qui ont dénoncé une opération de « greenwashing ». Le label « vert » était jusqu’ici réservé aux énergies renouvelables.

« Personne ne dit que le gaz et le nucléaire sont des énergies vertes mais elles sont temporairement indispensables à la transition. Nous devons utiliser tous les outils pour nous passer en priorité du pétrole et du charbon », a plaidé l’eurodéputé français Gilles Boyer (Renew).

Le label « vert » à ces deux sources d’énergie a déjà reçu l’aval des Etats membres. Seuls huit pays, dont l’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg, ont exprimé leur opposition, lors de consultations menées par la présidence française du Conseil de l’UE, loin de la « super-majorité » de vingt pays nécessaire pour bloquer le projet. La France, qui veut relancer sa filière nucléaire, et des pays d’Europe centrale comme la Pologne, qui doivent remplacer leurs centrales à charbon, sont en revanche derrière la Commission.

Le Monde

Mercredi 6/7, 12h30

L’incendie à la frontière biélorusse se déplace vers Vilcha. Vent de sud-est (vers la Biélorussie). Il y a un compteur SaveEcoBot à Vilcha, mais inactif depuis le 28 février.


Mercredi 6/7, 11h40

[…] Résumer le conflit ukrainien à une bataille des démocraties contre les régimes autoritaires s’est révélé une grille de lecture peu utile. Il n’empêche que Vladimir Poutine s’enfonce sans retenue dans cette guerre longue en espérant peser de tout son poids sur ce qu’il considère comme le talon d’Achille des premières : leur court-termisme. Ce dernier se nourrit en partie des calendriers électoraux et des alternances au pouvoir qui les fondent.

[…] Un discours sur le coût du conflit pour les alliés européens de l’Ukraine devient nécessaire, tout comme l’effort de guerre qu’implique leur soutien militaire, après trois décennies de désarmement silencieux. Il s’agit en effet de préparer les esprits non seulement à la sobriété, souhaitable par temps de paix comme par temps de guerre, mais également pour certains pays à d’éventuels rationnements. Cet effort doit s’accompagner du rappel constant du caractère monstrueux de l’invasion russe et de l’impératif que constitue la défense de normes aussi essentielles que le respect de l’intégrité territoriale d’un pays.

Le Monde, Gilles Paris

Mercredi 6/7, 3h10

Le chapitrage d’un point sur la situation chez Radio Svoboda.

Svoboda.org, traduction automatique

Mercredi 6/7, 2h55

Olga a parlé avec Pacha, ce soir, en visio. Et ça va.

Je n’écris pas tout ce que je sais. C’est bizarre dans l’esprit du journal, mais sans doute pas dans celui d’un journal de temps de guerre.

Mais c’est vrai, Pacha va bien.


Mercredi 6/7, 2h40

Ah ben, chez Libé non plus, la une n’évoque pas l’Ukraine… Ah si : deux lignes dans le fil d’actus à propos du combattant français tué à Kharkiv.

Pascal

Médiapart a au moins le mot-clé Ukraine dans son bandeau.

Qu’est-ce que ça veut dire ? On en est là ? Poutine peut compter sur la gauche ? Dès que ça va commencer à vraiment piquer, niveau économique, qu’est-ce que ça va être ?

C’est bien la peine de s’appeler Libération.

Idem

Mercredi 6/7, 1h40

La guerre révise les priorités. Par simple respect pour le peuple ukrainien, je ne donne pas mon avis ici sur l’engagement nettement pro nuc du pays.

Pas grand chose à dire non plus des marchés de la reconstruction (de toutes façons je n’y connais rien) qui se discutent en ce moment. S’il me paraît évident qu’en aidant l’Ukraine, l’Europe se protège, je me doute bien que les flux de milliards sont conçus pour changer de sens… dès que possible. La lutte contre la corruption, bénéfique pour la société, libérera de l’argent : les tuyaux seront prêts, j’imagine.

Médiapart s’inquiète, dans un article qu’a transmis Cathy, de la dérégulation du droit du travail en Ukraine, un peu sous le tapis de la guerre.

Quatre mois après le début de l’invasion, l’économie ukrainienne est en ruine. Ce qui n’empêche pas le gouvernement de procéder à une destruction méthodique du code du travail.

[…] Vitaliy Dudin [membre de l’ONG Mouvement social] concède « qu’il est difficile de penser en ce moment », mais que le gouvernement « doit malgré tout continuer d’être critiqué ».

[…] Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), cinq millions d’emplois avaient déjà été perdus début mai, sur les 17,5 millions que comptait le pays à la fin de l’année 2021. […]

[…] À ces destructions considérables viennent donc s’ajouter plusieurs textes achevant la déréglementation du marché du travail, notamment celui sur la réglementation des relations de travail. Il prévoit que les employeurs peuvent, entre autres, augmenter le temps de travail de 40 à 60 heures hebdomadaires durant le conflit. Les entreprises n’étant pas en mesure de fonctionner peuvent au contraire licencier leurs salarié·es dans un délai de dix jours […]

Médiapart, L’Ukraine profite de la guerre pour accélérer les réformes ultralibérales, Laurent Geslin

Possibilité d’augmenter le temps de travail ou de licencier, de suspendre les contrats de travail (sans salaire donc), interdiction des grèves, fixation des règles « par consentement mutuel des deux parties », j’en passe.

Autant de mesures, que la guerre justifie plus ou moins facilement, mais que l’on ne voudrait pas voir s’incruster dans le plancher tout neuf de la (future) reconstruction du pays. Qui a envie de voir l’Ukraine européenne en fer de lance d’un capitalisme d’autant plus à ses aises après la table rase ?

Je ne sais pas si on dit encore capitalisme.

Bon. Je me dis que le peuple ukrainien aura aussi changé. Sa conscience de lui-même aura changé.

Médiapart n’a rien sur l’Ukraine en première page
— seul canard à ma connaissance

Mardi 5/7, 22h45

Il faut les faire boire souvent, ce sont de vieilles dames…

Anonyme local

Mardi 5/7, 22h40

Bonne nouvelle : rien de nouveau chez Pacha.


Mardi 5/7, 19h30

Un atomiste se plaint de l’Europe et du président Macron.

[…] Plus la peine de chercher le meilleur moyen de boycotter les approvisionnements en gaz ou pétrole russe, le chef du Kremlin aura répondu aux attentes des occidentaux. Un pied de nez pas vraiment drôle !…

[…]C’est le moment choisi par les technocrates de Bruxelles pour inventer la directive RePowerEU, sensée sauver les pays européens d’une pénurie de gaz aggravée de coupures d’électricité, par un recours massif aux énergies renouvelables, principalement l’éolien, fût-il terrestre.

[…] Il est incompréhensible que l’énergie nucléaire soit résolument ignorée de cette directive alors qu’elle répondrait bien mieux que les énergies renouvelables à l’objectif recherché, en présentant des avantages incontestables pour le climat et la garantie de fourniture.

[…] Pourtant, alors que la France vient de mettre un terme à sa présidence de l’Union, cette démarche n’aura pas donné lieu à une quelconque réaction de nos représentants. Macron avait pourtant déclaré son intention de relancer le nucléaire en complément des énergies renouvelables.

Le monde de l’énergie, Tribune signée Alain Desgranges, ingénieur en Génie atomique et membre de l’ONG PNC-France

Mardi 5/7, 17h30

Svetlana Tsikhanouskaya, figure de proue de l’opposition biélorusse, estime qu’une intervention militaire biélorusse en Ukraine est peu probable, malgré l’alliance entre Moscou et Minsk. « Je doute vraiment que les troupes biélorusses participent à l’invasion de l’Ukraine », a-t-elle exprimé en conférence de presse à Varsovie.

Selon Mme Tsikhanouskaya, « l’armée biélorusse est extrêmement démoralisée ». Les soldats ne veulent pas combattre les Ukrainiens, qui sont pour eux une « nation amie », et « ils ne veulent pas mourir pour Loukachenko ou Poutine », a-t-elle poursuivi.

Le Monde

Mardi 5/7, 17h15

Le gendarme du nucléaire ukrainien alerte sur un risque de pénurie de pièces détachées et de consommables à Zaporijia, dans un contexte de production de ces équipements dégradé en Ukraine du fait de la guerre. Le SNRIU redit son inquiétude à propos de la situation à Zaporijia, sous contrôle russe et déplore que le programme international d’aide de l’AIEA, sollicité en avril, n’est jusqu’ici livré que peu de matériel.

[…] « La présence des occupants russes à Zaporizhzhia est déjà une menace pour l’usine. Les occupants russes terrorisent le personnel travaillant à l’usine de Zaporizhzhia et les habitants d’Enerhodar », une ville proche de l’usine où vivent de nombreux employés, selon Korikov.

[…] « Les centrales nucléaires ne sont tout simplement pas conçues pour fonctionner dans des conditions hostiles et ne sont pas protégées contre les actions militaires. De telles installations sont vulnérables, la communauté mondiale ne pouvait tout simplement pas imaginer de telles attaques.

[…] En avril 2022, l’Ukraine [a] demandé une assistance dans le cadre d’un programme de l’Agence internationale de l’énergie atomique pour la sécurité et la protection physique des installations et équipements nucléaires. […] Mais jusqu’à présent, dans le cadre de ce programme, l’Ukraine [n’a] reçu des spectromètres portables des États-Unis que le 16 mai. […] Une énorme quantité de » pièces de rechange et d’autres matériaux « devrait soutenir la flotte [nucléaire ukrainienne] ».

SNRIU, point du 5 juillet, traduction automatique

Mardi 5/7, 14h10

Pacha a taillé un manche de hache.

Ça ressemble à une phrase codée (je répète).

Nature morte aux haricots blancs (rouges).

Mardi 5/7, 13h55

La minute nostalgie.

Un article du Monde paru le 5 février dernier. Les soldats ukrainiens s’entraînaient à Prypiat dans des uniformes propres.


Mardi 5/7, 13h35

Un point sur la situation nucléaire en Ukraine dans un article du BOTAS : état des centrales, gestion des déchets, contrats de combustible, projets de construction, relation avec l’AIEA.

Les forces russes occupent la plus grande centrale nucléaire d’Ukraine. Des missiles russes volant à basse altitude sont passés devant une autre usine dans le sud de l’Ukraine, et des bombardements russes ont récemment endommagé des bâtiments dans un institut de recherche nucléaire dans la ville ukrainienne de Kharkiv.

L’Ukraine a-t-elle des doutes sur l’énergie nucléaire ? Les développements récents suggèrent exactement le contraire.

Bulletin of the Atomic Scientists, traduction automatique

Le parc ukrainien dans la base de données de l’AIEA.

Pense-bête. Ajouter un chapitre au cahier des charges de la sureté nucléaire : la loyauté du personnel en cas de kidnapping des installations.

The Wall Street Journal

Mardi 5/7, 8h30

Quand j’étais petit, vers 12 ans, avec des crayons de couleur, je dessinais la boîte à l’intérieur de laquelle EDF émiettait l’uranium pour le libérer de sa chaleur. Des fils électriques en sortaient. C’était ma représentation toute personnelle de la fission nuc. Ensuite, les horribles minorités idéologiques m’ont retourné le cerveau et plus rien n’a jamais été comme avant.

Mais fort heureusement les chiffres adéquats remettent les pendules à l’heure. Il suffit de compter les morts. En nombre de mort par térawatt produit, le nuc est vraiment cool. Les déchets tiennent dans un terrain de foot, ou dans les millions d’années des couches d’argile. En plus, c’est dingue, la fumée blanche qui connecte les centrales au ciel est de la vapeur d’eau, incroyable, non ?

Grâce à cet article d’Hervé Machenaud, administrateur du Cérémé [lénergie de la raison] et ancien directeur de la branche Asie-Pacifique du groupe EDF, retrouve toi aussi tous les bons mots-clés pour aimer (à nouveau) le nuc.

Si, à la simple évocation du mot « nucléaire », beaucoup de nos concitoyens font encore un rapprochement avec danger et déchets, de plus en plus de Français ont pris conscience qu’il s’agit au contraire d’une énergie décarbonée, fiable et bon marché, comme le montrent plusieurs études d’opinion récentes. Le retournement est spectaculaire. Cela malgré les approximations, voire contre-vérités que continuent à diffuser les adversaires de l’énergie nucléaire.

Le monde de l’énergie, Nucléaire : entre idéologie et réalités

Un document pédagogique (style Palymobil) de l’AIEA :

Ben non, si t’es pas mort, ça compte pas. Quoi ton cancer ? Ben non, j’te dis, ça compte pas… Si on commence à compter tous les chromosomes un p’tit peu pétés, on va pas s’en sortir, tu vois ?

Expert anonyme avec plug-in « langage adapté »

Mardi 5/7, 0h05

Ah bon ?

« Construire des systèmes énergétiques durables et propres sera plus difficile, plus risqué et plus coûteux sans le nucléaire », affirme l’Agence internationale de l’énergie (AIE)

Dans son scénario « Net Zero Emissions », l’AIE envisage un doublement de la taille du parc nucléaire mondial d’ici à 2050 par rapport à 2020. […] Mais cette « nouvelle ère » du nucléaire est conditionnée [par] la volonté politique et la faculté des industriels à résoudre les problèmes de dépassement de coûts et de retards de projets.

L’Agence mentionne également l’importance des petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) dans la dynamique de la filière nucléaire, ces petits nucléaires pouvant « réutiliser les sites des anciennes centrales électriques à combustibles fossiles, en tirant parti de la transmission existante, de l’eau de refroidissement et de la main-d’œuvre qualifiée ».

Connaissance des énergies

SMR ? Intéresser (vite) les investisseurs privés, version nuc de la production décentralisée (un des atouts du renouvelable), disperser le risque (c’est-à-dire le multiplier). Que du bon.

Anonyme réac

Lundi 4/7, 22h30

Dans son point d’aujourd’hui, l’AIEA déclare qu’elle reçoit à nouveau les infos légales de la centrale de Zaporijia, après l’interruption de transmission du 25 juin, mais ne mentionne pas le décès de l’opérateur ukrainien déclaré par Energoatom ce matin.


Lundi 4/7, 19h20

La situation militaire (vue par MilitaryLand), et, pour rappel, celle du 11 juin.


Lundi 4/7, 18h55

Pacha donne la mesure d’un trou de missile tombé pas loin. Espèce de terre cuite bruitiste.


Lundi 4/7, 14h20

Troisième ou pas ?

il est tout à fait possible que la Troisième Guerre mondiale soit une combinaison de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre froide. C’est un processus infiniment étiré dans le temps. Si vous êtes très chanceux, cela peut passer sans aucune phase chaude, comme les babouins se battent du regard : très rarement il s’agit d’un véritable massacre, seuls les mâles se regardent dans les yeux et celui qui détourne le regard perd le droit de nourriture et femelles. Il est fort possible que si vous êtes très chanceux, la Troisième Guerre mondiale se déroule sous la forme de tels voyeurs avec des escarmouches périphériques locales.

[…] Essayons de séparer les escalopes des mouches. […] La gravité de cette guerre est qu’il s’agit d’une guerre sans but. La Russie n’a pas d’objectifs dans cette guerre, elle ne peut donc pas se terminer d’une manière civilisationnellement normale. Le but de cette guerre est la guerre. […] [Les Russes] comptent sur le fait que pendant qu’ils brûlent sur un petit feu, [l’]Europe brûlera et ira en enfer.

[…] Le scénario le plus probable est une aggravation de la situation en juillet-août, au début de l’automne. Je m’attends à ce [la situation] soit stimulée par une tentative d’organiser la pression à un autre point, en fixant le front dans le Donbass et en transférant les ressources vers un autre endroit. Je pense [à] la Biélorussie comme nouvelle source de viande (désolé, s’il vous plaît, c’est difficile, mais c’est vrai). Il est clair que les principales pertes de cette guerre n’ont pas été subies par l’armée russe elle-même en tant que telle, mais par l’armée russe qui a réussi à mobiliser et à utiliser les habitants des régions de Donetsk et de Lougansk comme chair à canon. La population masculine de ces zones, je pense, a subi une perte de 50%.

Radio Svoboda, entretien avec le politologue Vladimir Pastukhov, chercheur à l’University College de Londres, traduction automatique

Lundi 4/7, 14h05

Pacha dit que son secteur est encore calme.


Lundi 4/7, 14h00

Non, ce n’est pas fini.

Le président russe, Vladimir Poutine, a souligné, lundi, que ses forces allaient poursuivre leur offensive dans l’est de l’Ukraine, après le retrait des forces armées ukrainiennes de la ville de Lyssytchansk.

Le Monde

Mais les Russes sauront-ils tenir ce qu’ils réduisent en poussière ?

« Le drapeau ukrainien flotte à nouveau sur l’île des Serpents […] L’opération militaire est terminée et le territoire est maintenant revenu à la juridiction de l’Ukraine », a déclaré à la presse la porte-parole des forces de défense du sud, Natalia Goumeniouk.

Le Monde

Lundi 4/7, 13h45

Pendant ce temps-là…

Quelles ont été les conséquences sanitaires des essais nucléaires à Moruroa et Fangataufa conduits entre 1966 et 1996 sur le peuple autochtone mā’ohi ? Il n’existe pas de statistiques officielles, car la France a cessé de publier les statistiques régionales sur les causes de décès après les premiers tests un mois après le premier essai et a placé le principal hôpital de Tahiti sous contrôle militaire.

[…] L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), sollicitée par Jacques Chirac pour évaluer la situation environnementale après la fin des essais, présenta devant un panel d’experts à Vienne tout une série de mesures et de calculs prouvant « scientifiquement » qu’il n’y avait aucun risque sanitaire en Polynésie.

[…] Dans Toxique (2021), Sébastien Philippe et Tomas Statius ont démontré, archives militaires déclassifiées et simulations informatiques à l’appui, que plus de 100 000 personnes, soit 90 % de la population à l’époque des tirs, ont été exposées à des taux de rayonnement reconnus par l’État français lui-même comme dangereux et donnant droit à des possibilités d’indemnisations.

[…] Dans le sillage de Rai Chaze, Chantal T. Spitz, et Titaua Peu, de nombreuses romancières mā’ohi se sont tournées vers la littérature pour aborder l’impact du CEP [Centre d’Expérimentation du Pacifique].

[…] En plus du travail indispensable des physiciens et des avocats, l’apport des artistes contribue également à faire pression sur le pouvoir colonial. Par le ‘ōrero, la chanson, l’art et la littérature, de nombreux activistes interrogent le fait nucléaire et contribuent à ouvrir un espace de réflexion dans un langage accessible à tous pour peut-être, un jour, guérir les blessures du CEP.

The Conversation, Anais Maurer

Lundi 4/7, 10h10

Bravo, l’armée russe progresse…

Au rythme des avancées observées en juin (+0,3% du territoire ukrainien), il faudrait près de 22 ans à la Russie pour s’emparer complètement du reste du pays (80% désormais) C’est juste pour comprendre leurs résultats par rapport à leurs objectifs à ce stade.

Twitter, @IAPonomarenko

Lundi 4/7, 9h35

Energoatom annonce la mort violente d’un employé de la centrale de Zaporijia.

Malheureusement, aujourd’hui, le plongeur expérimenté de l’usine hydraulique du ZNPP, Andrii Honcharuk, qui a été battu et torturé par les coquins, l’obligeant à inventer des justifications pour la nécessité de vidanger les piscines de refroidissement, est décédé. L’homme a refusé, ce qu’il a payé de sa vie.

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Lundi 4/7, 1h40

L’amitié sino-russe n’est certes pas sans limite.

Dmitri Kolker, 54 ans, un scientifique russe spécialiste des lasers, docteur en physique et mathématique est mort deux jours après avoir été interpellé par des agents des services de sécurité (FSB), pour des accusations d’espionnage, a annoncé sa famille, dimanche 3 juillet. Selon son fils, il était soupçonné d’espionnage après avoir donné des cours lors d’une conférence internationale en Chine.

L’agence TASS rapportait samedi qu’un autre chercheur, Anatoli Maslov, avait été arrêté à Novossibirsk et placé en détention à Moscou pour « haute trahison », soupçonné d’avoir livré des informations classifiées sur la technologie hypersonique.

Le Monde

Dimanche 3/7, 20h55

Bon, ben, c’est la la fin de la guerre l’opération spéciale alors ?

« Aujourd’hui, le 3 juillet, est un grand jour, qui restera à jamais (…) dans le calendrier de notre patrie. Aujourd’hui est le jour pour lequel nous avons lutté pendant huit longues années. Aujourd’hui, nos troupes, avec le soutien des forces armées russes, ont libéré la ville de Lyssytchansk, achevant ainsi la libération de la république dans ses frontières historiques », a écrit sur Telegram Leonid Pasechnik, le chef de la République populaire de Louhansk (RPL).

Le Monde

Dimanche 3/7, 20h50

Petit tour de piste chez Wartranslated, le blog qui compile des points de vue russes et les interceptions de communications russes. Ambiance.

1/ Des officiers de la 5e brigade d’opérations spéciales de la République de Biélorussie aurait écrit au président Loukachenko pour l’exhorter à reconsidérer l’aide qu’il apporte à l’invasion russe.

[Pour] assurer la sécurité et la défense armée de la République du Bélarus, sa souveraineté, son indépendance, son intégrité territoriale et l’ordre constitutionnel. Sans exception, tous les militaires de la brigade sont prêts à défendre les frontières de notre patrie jusqu’à la dernière goutte de sang, malgré les difficultés et les épreuves du service.

[…] Entrer en guerre aux côtés de la Russie sera un suicide pour la République de Biélorussie. L’isolement politique et les sanctions économiques internationales, qui suivront inévitablement l’agression contre l’Ukraine, seront dévastateurs pour notre pays qui, contrairement à la RF, ne dispose pas des mêmes mesures de sécurité sous forme de ressources naturelles.

[…] En choisissant la profession militaire, nous sommes tous prêts à donner notre vie pour défendre notre patrie contre les agressions. En même temps, en rejoignant une guerre expansionniste contre un État ami [l’Ukraine], nous perdrons le droit d’être appelés officiers aux yeux de nos enfants, et deviendrons des envahisseurs et des criminels de guerre.

Wartranslated, extraits, traduction automatique ; la citation originale est ici

Depuis, une comparaison de signatures tendrait à démontrer que cette lettre est fausse. Un commentateur suggère que les services de Loukachenko l’auraient produite pour justifier auprès de Moscou le peu d’empressement du satellite biélorusse à s’engager plus avant. Enfumage ou pas, l’argumentaire circule.

2/ Le blogueur russe Murz, un ami d’Igor Girkin [un type du FSB qui publie beaucoup] s’énerve du manque de moyens de l’armée russe sur le terrain, en l’occurrence du manque d’ordinateurs de bureau pour gérer la paye et la comptabilité des troupes. Il défend l’idée que le Kremlin ne veut pas gagner la guerre et appelle à un sursaut du peuple russe.

Lors de la formation du quartier général des régiments et bataillons de réservistes, personne n’a ajouté à la liste des choses importantes une chose aussi évidente que les ordinateurs, les imprimantes […] pour simplement ne pas perdre de personnes dans la comptabilité et établir la documentation la plus élémentaire.

[…] L’État russe a perdu cette guerre en 2014. Il ne voulait pas de cette guerre […] Et maintenant, nous sommes occupés à écraser le reste de notre infanterie prête au combat sur la défense ukrainienne. Pour l’instant, le travail de l’artillerie sauve encore en quelque sorte ces restes de l’extermination complète, mais les pertes se produisent, et il est totalement ridicule de les compenser avec des handicapés et des diabétiques.

[…] L’État russe ne veut pas la victoire russe, il veut un accord. Après l’accord, il y aura une chance de vivre quelque part qui n’est pas la Russie, de guérir dans la vieillesse quelque part comme l’Allemagne, Israël ou la Suisse. Pour voir comment les enfants avec des passeports étrangers se promènent à Londres et à Paris. Pour réaliser   les non-dits : « Bon, d’accord, nous sommes nés et avons grandi dans ce dépotoir qu’est la Russie/URSS, mais les enfants, les enfants devraient aller à la civilisation, devraient être élevés et [apprendre] comme les blancs ».

Wartranslated, traduction automatique ; la publication originale est ici

3/ Le même Murz avait commis un texte savoureux à propos de la capacité de la 35e armée à… s’autodétruire.

La 35e armée de la RF AF, combattant dans les forêts près d’Izyum – ils m’ont demandé de transmettre un message selon lequel, d’une manière générale, la tâche de détruire ses propres forces a été menée à bien par le commandement de l’armée – l’armée est presque partie. Pour célébrer cet événement, l’armée a reçu des camions KAMAZ chargés de cirage et de papier toilette. Le papier toilette, ayant parcouru la moitié du chemin sous une pluie battante dans des camions aux toits qui fuient, bien sûr, a été entièrement trempé et sans séchage, il est impropre à l’utilisation (la question de l’accrochage à grande échelle du papier toilette à sécher est en cours d’accord avec la commande maintenant).

Wartranslated, traduction automatique ; la publication originale est quelque part par ici, une sorte de journal de guerre

4/ Igor Girkin [FSB ou ex-FSB] se demande si le retrait rapide des troupes américaines d’Afghanistan faisait partie du plan américain de « guerre mondiale » visant à « se délier les mains » avant un conflit avec la Russie, restée bloquée dans d’autres conflits dans le monde

Est-ce que tout le monde se souvient comment, tout récemment, les propagandistes de toutes sortes faisaient des bulles de bonheur sur le fait que les États-Unis fuyaient l’Afghanistan avec honte ? Quelqu’un ?

[…] Nous nous sommes retrouvés en Syrie, en Libye, en Afrique équatoriale, etc. Nous avons commencé à armer le Venezuela et le Soudan, à jeter de toute urgence de l’argent insensé pour restaurer la base navale militaire de Tartous, et à nous précipiter avec des projets idiots de construction d’une base navale en mer Rouge… […] Et maintenant, nous envoyons ouvertement au combat des chars T-62 et des BMP-1 retirés du stockage.

Par conséquent, il vaut la peine de réfléchir à la question – « Le retrait urgent de la majeure partie des forces terrestres et aériennes américaines d’Afghanistan était-il un maillon de la chaîne de la guerre mondiale planifiée par eux ? » Et n’avons-nous pas « joué avec eux à tous égards dans la mise en œuvre de ce plan ?

Wartranslated, traduction automatique ; la publication originale est ici

Dimanche 3/7, 16h40

Pacha va bien. La chienne Sara vient de mettre bas.


Dimanche 3/7, 14h00

[…] Les services de renseignement ukrainiens notent que le bombardement depuis la Biélorussie pourrait être une « tentative du Kremlin d’entraîner la Biélorussie dans la guerre avec l’Ukraine, en tant que participant direct ».

[…] Selon la direction du renseignement du ministère ukrainien de la Défense, la Russie aurait envoyé des mercenaires pour mener des attaques contre des bâtiments résidentiels et des infrastructures civiles à Mazyr [70 km au nord des incendies de frontière], qu’ils pourraient faussement attribuer à l’Ukraine, afin d’entraîner la Biélorussie dans la guerre.

The Kyiv Independent, Belarus Weekly, traduction automatique

Dimanche 3/7, 12h10

Les points de feu à la frontière biélorusse s’étendent encore. Vent de sud-ouest. On s’y intéresse parce que le sol est contaminé et que ces déclenchements sont peut-être le fait d’escarmouches.

« Nos partenaires et les données des services de renseignement nationaux indiquent clairement qu’il n’y a pas de signes de formation de groupes de frappe sur le territoire du Bélarus. Cependant, nous disposons d’informations sur de possibles provocations, sur l’implication finale du Bélarus dans la guerre russo-ukrainienne. Des groupes de sabotage et de reconnaissance pourraient être envoyés [en Ukraine]. C’est pourquoi nos agents chargés de l’application de la loi ont renforcé le service aux points de contrôle », a déclaré le premier vice-ministre ukrainien de l’Intérieur, Yevheniy Yenin

Ukrinform, traduction Deepl


Samedi 2/7, 13h30

J’ai parlé avec Irina hier, elle va bien, Kola et les parents aussi. Ils sont plus prudents après Kremenchouk [le supermarché qui s’est détruit tout seul, soi disant].

Pacha patrouillait de 4h du matin jusqu’à 8 heures, il a eu froid. Il est en train de patrouiller maintenant. Il dit qu’il va bien.

Olga, Viber

Samedi 2/7, 12h15

L’incendie à la frontière biélorusse a pris de l’ampleur. Le vent est de sud-est et pousse les fumées vers la Biélorussie.


Samedi 2/7, 10h35

Le Kremlin « fait face à une activité partisane croissante dans le sud de l’Ukraine », a déclaré Avril Haines, directrice du renseignement national, lors d’une conférence à Washington, DC, mercredi.

Les États-Unis estiment que la Russie ne dispose pas de suffisamment de forces à Kherson pour occuper et contrôler efficacement la région, a déclaré un responsable américain, en particulier après avoir retiré des forces de la région pour combattre à l’est dans le Donbass.

CNN, traduction automatique

Samedi 2/7, 10h00

Une analyse de l’Institute fort the Study of War à propos de l’exploitation de la centrale de Zaporijia, à relier avec les récentes alertes d’Energoatom.

Les autorités russes prennent probablement des mesures pour intégrer la centrale nucléaire de Zaporizhzhia directement dans le système énergétique russe, ce qui contredit les précédentes déclarations russes selon lesquelles la centrale de Zaporizhzhia vendrait de l’électricité à l’Ukraine.

Olga Kosharna, experte indépendante en matière d’énergie nucléaire, a déclaré le 30 juin que les employés de Rosatom (société d’État russe spécialisée dans l’énergie nucléaire) ont pris des mesures à la centrale nucléaire de Zaporizhzhia afin de détourner potentiellement son énergie vers le réseau énergétique russe. Kosharna a ajouté que les forces russes ont travaillé à Chonhard (sud de l’Oblast de Kherson) pour réparer la principale ligne de transmission d’énergie qui va en Crimée, que les forces ukrainiennes avaient détruite en 2015 suite à la saisie de la ligne de transmission par la Russie après l’annexion de la Crimée en 2014. Des représentants de l’opérateur ukrainien de transmission d’électricité Ukrenergo avaient déclaré, pas plus tard que fin mai, qu’il serait physiquement impossible pour la Russie de détourner l’électricité ukrainienne vers la Russie suite à la destruction de ces lignes de transmission.

Les autorités russes avaient indiqué le 18 mai que si la centrale nucléaire de Zaporizhzhia fonctionnait pour la Russie, elle continuerait à vendre de l’énergie à l’Ukraine. Cependant, il est de plus en plus évident que les autorités russes prennent des mesures pour intégrer les actifs économiques ukrainiens directement dans l’économie russe. Les rapports indiquant que les forces russes pourraient préparer une provocation sous faux drapeau à la centrale nucléaire de Zaporizhzhia pourraient s’inscrire dans le cadre de cet effort russe – Moscou pourrait utiliser une telle attaque sous faux drapeau pour accuser les autorités ukrainiennes de mal gérer les actifs nucléaires et justifier la prise de contrôle total de ces actifs et de leur production.

ISW, traduction Deepl

Samedi 2/7, 0h55

Si je comprends bien, l’armée russe grignote-grignote (0,3 % de territoires supplémentaires en un mois), essentiellement dans la poche de Lysychansk, et envoie des missiles de marine dans des immeubles (en disant que non).

Le Kremlin n’est pas responsable des frappes de missiles qui ont touché un immeuble d’habitation et deux campings de vacances dans la région d’Odessa au cours de la nuit. « Je tiens à rappeler les propos du président selon lesquels les forces armées russes ne travaillent pas sur des cibles civiles », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le Parisien

Les Ukrainiens les fatiguent le plus possible, reçoivent davantage d’argent, d’armes sophistiquées et s’en servent de mieux en mieux. Ils ciblent en particulier les postes de commandement arrière et les dépôts de munitions.

De notre côté, pour faire face à nos immenses besoins d’énergie, nous rallumons vite fait les centrales à charbon et pour la suite croyons dur comme fer que le nucléaire nous fournira de l’électricité en masse. Nous voyons depuis 4 mois que c’est une voie vulnérable aux logiques militaires (sans redire de ce qu’on lui reproche déjà : une complexité fragile, chère et des déchets pour longtemps).

Pourquoi la transition que nous impose la réorganisation de nos flux d’énergie, avec la fin du pétrole et du gaz russes, ne peut-elle être celle d’un (vrai) renouvelable, qui plus est décentralisé (c’est à dire robuste) ? Ne sommes-nous pas capables d’adapter nos habitudes ? Il faudra de toutes façons en changer. Voulons-nous y aller en bonne intelligence ou voulons-nous les coups de pied dans le derrière ?

Oui, le vent varie, oui l’ensoleillement clignote, mais, vraiment, j’aime toujours bien me souvenir que la bombe atomique, énorme défi scientifique et industriel, a été obtenue en 3 ans (au milieu du 20e siècle). Faut-il finir par admettre que casser nous motive toujours davantage que multiplier les solutions paisibles ?


Vendredi 1/7, 19h30

Aujourd’hui, 1er juillet 2022, NNEGC Energoatom a rétabli la connexion perdue entre la centrale nucléaire de Zaporizhzhya et l’Agence internationale de l’énergie atomique.

[Malgré] la déconnexion de tous les opérateurs mobiles ukrainiens à Energodar par les occupants, y compris Vodafone, avec qui l’Agence a un contrat de transfert, Energoatom a rétabli la communication entre le ZNPP et l’AIEA. Toutes les données de surveillance obligatoires sont transmises et l’Agence en accuse réception.

Energoatom, Facebook, traduction automatique

Vendredi 1/7, 17h00

Incendie à la frontière biélorusse. Résultat d’un combat ?


Vendredi 1/7, 9h30

Orban baisse d’un ton.

La Hongrie ne continuera pas à s’opposer aux sanctions de l’Union européenne, sauf sur des questions vitales de politique énergétique, a déclaré le Premier ministre Viktor Orban.

« Tout le monde est du côté des Ukrainiens comme il faut être du côté du défenseur », a-t-il déclaré. La Russie n’avait « aucune raison d’attaquer un autre pays et de déclencher une guerre ouverte, même si les Russes ne l’appellent pas une guerre ».

La Hongrie doit renforcer ses capacités de défense alors que la guerre se déplace progressivement en Ukraine vers des territoires plus proches des frontières de la Hongrie, a déclaré Orban.

Bloomberg

Vendredi 1/7, 9h20

L’Ukraine a commencé à exporter de l’électricité de manière « significative » vers l’Union européenne, via la Roumanie, a annoncé jeudi soir le président Volodymyr Zekensky.

[…] Le réseau électrique ukrainien avait été connecté au réseau européen mi-mars, ce qui devait aider le pays à préserver son fonctionnement malgré la guerre. L’Ukraine était synchronisée avec le réseau électrique russe jusqu’à son invasion le 24 février et avait ensuite fonctionné de manière autonome. « À partir d’aujourd’hui, l’Ukraine peut exporter de l’électricité vers le marché de l’UE », a tweeté de son côté jeudi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. « Cela apportera une source supplémentaire d’électricité pour l’UE. Et des revenus indispensables à l’Ukraine.

Le Point

Vendredi 1/7, 9h00

Pédagogie à Kyiv à propos des mines et autres engins piégés laissés par les Russes.


Mini journal de guerre de juin