Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L'armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
Les analyses ont démontré que Donald Trump exerce une emprise totale sur l'approvisionnement énergétique de l'UE et du Royaume-Uni, l'Europe ayant troqué sa dépendance à l'égard de la Russie contre une dépendance à l'égard des États-Unis.
En raison notamment de la guerre en Ukraine et de l'imposition de sanctions sur le gazoduc russe, les pays européens sont devenus dépendants des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) américain, selon un article co-écrit par l'Institut Clingendael, à La Haye, l'Institut Ecologic, à Berlin, et l'Institut norvégien des affaires internationales.
Cette évolution est lourde de risques à un moment où Trump a adopté « une approche plus explicitement axée sur les intérêts, protectionniste et idéologiquement chargée », indique l'article.
[...] « L’UE envisage de rompre ses accords commerciaux avec les États-Unis en réponse aux droits de douane sur le gaz du Groenland, mais comme le soulignent les décideurs politiques à Bruxelles, il n’existe actuellement aucune véritable alternative au gaz américain. » [selon Le professeur Kacper Szulecki, de l'Institut norvégien des affaires internationales]. [...]
The Guardian, Une étude montre que Trump exerce une emprise croissante sur l'approvisionnement énergétique de l'UE et du Royaume-Uni, traduction automatique
Mercredi 21/1, 7h05
Tcherno.
La Russie a minimisé l'impact de ses frappes sur la centrale nucléaire de Tchernobyl, alors même qu'elle continue de faire peser des menaces croissantes sur toutes les centrales nucléaires ukrainiennes.
Le représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies à Vienne, Mikhaïl Oulianov – qui représente également la Russie auprès de l'AIEA – a réagi à la panne de courant à Tchernobyl en dénonçant les « tentatives visant à faire croire » que de « légères coupures de courant » dans les centrales nucléaires sont « lourdes de conséquences et peuvent mener à une catastrophe nucléaire ». Oulianov a affirmé que la Russie ne cherchait pas délibérément à perturber l'approvisionnement en électricité des centrales ukrainiennes et a critiqué l'Ukraine pour avoir sollicité l'aide de l'AIEA après les frappes russes. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 20 janvier, traduction automatique
Mardi 20/1, 19h50
Comment ça se passe : militariser l'hiver (suite).
L'alpiniste ukrainienne Antonina Samoilova a partagé des conseils pour rester au chaud par grand froid.
Antonina est devenue la première Ukrainienne à gravir deux sommets de plus de 8 000 mètres en une seule journée. Elle a atteint le sommet de l'Everest, le plus haut sommet du monde, à trois reprises et a conquis cinq des plus hauts sommets de la planète.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mardi 20/1, 19h30
Groenland (suite).
Compte rendu de confrontation : Le député européen danois Anders Vistisen s’adresse à Trump : « Permettez-moi de le dire en des termes que vous pourrez comprendre : Monsieur le Président, allez vous faire foutre. »
Ironie du sort, ce type est membre du Dansk Folkeparti, c'est-à-dire ce parti d'extrême droite qui était un fervent partisan de l'élection de Trump il y a un an.
Le député européen danois Anders Vistisen a de nouveau envoyé Donald Trump balader, reprenant les mêmes mots qu'il avait utilisés en 2025 lors d'un débat au Parlement européen sur le Groenland. Sa précédente remarque avait fait le tour du web et lui avait valu un blâme officiel de la part des dirigeants du Parlement.
Le fonds de pension danois AkademikerPension prévoit de vendre tous ses bons du Trésor américain ce mois-ci, invoquant les risques de crédit engendrés par la politique de Trump. Le directeur des investissements de ce fonds de 25 milliards de dollars a déclaré que les finances américaines étaient « insoutenables ». D'autres fonds de pension danois ont récemment réduit leur exposition à la dette américaine.
[Le MAF russe] Lavrov a déclaré [...] que la Crimée était aussi vitale pour la sécurité de la Russie que le Groenland l'est pour celle des États-Unis. [...]
Nous sommes sur la voie d'une solution radicale à notre guerre. Je ne peux pas dire que la paix viendra demain. Si quelqu'un le prétend, c'est assurément faux. Mais des efforts considérables sont déployés. Nous progressons. Un optimisme prudent règne.
La centrale nucléaire de Tchernobyl a été reconnectée au réseau électrique ukrainien et « toutes les installations (…) sont alimentées par le système énergétique unifié de l’Ukraine », a annoncé le directeur de la centrale, Serhiy Tarakanov, mardi après-midi. La situation actuelle ne présente « aucune menace pour l’environnement ou la population », a-t-il ajouté. Plus tôt dans la journée, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait annoncé la perte de toute alimentation électrique externe à la suite de frappes russes. [...]
Agence internationale de l'énergie atomique : « La centrale nucléaire de Tchernobyl a perdu toute son alimentation électrique externe et les lignes électriques vers d'autres centrales nucléaires ukrainiennes ont également été touchées par « une importante activité militaire ce matin ». (Aucune précision n'a été apportée quant au fait que ce soit la Russie qui ait attaqué l'Ukraine).
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mardi 20/1, 18h50
Comment ça se passe : militariser l'hiver.
[...] « La température frôle − 20 °C et Poutine s’en sert pour briser la résistance, plonger tout le monde dans la dépression, créer de la tension dans la société », a dénoncé [le maire de la ville, Vitali Klitschko]. [...]
Les dirigeants européens sont très agacés par les propos virulents de Trump au sujet du Groenland. Pendant ce temps, une guerre d'arrière-garde se poursuit ailleurs… (traduction automatique)
Mardi 20/1, 7h15
Doubles frappes.
Dans la nuit du 9 janvier, lors de l'attaque russe sur Kyiv, le secouriste Serhiy Smolyak a été tué. Avec ses collègues, il était venu porter secours aux habitants blessés d'un immeuble du quartier Darnytskyi à Kyiv, touché par un drone.
Selon l'organisation « Médecins pour les droits de l'homme », depuis le début de l'invasion à grande échelle, plus de 2 000 attaques contre des établissements de santé en Ukraine ont été recensées, et plus de 300 médecins ont été tués.
[...] Serhiy Smolyak, âgé de 56 ans, est décédé alors que l'équipe médicale d'urgence s'apprêtait à quitter les lieux de l'attaque lorsque les Russes ont frappé de nouveau, à seulement 50 mètres de là. Cette même nuit, quatre autres secouristes et cinq autres membres du personnel médical ont été blessés à Kyiv . Au total, quatre personnes sont décédées à Kyiv dans la nuit du 9 janvier et 24 ont été blessées.
[...] Analysant cette attaque, l'avocate et experte en droit international humanitaire Anna Mykytenko a souligné que les doubles frappes visant les services d'urgence civils sont interdites par le droit international humanitaire : « Elles violent simultanément plusieurs de ses principes fondamentaux, notamment le principe de distinction entre cibles civiles et militaires. »
Auparavant, des chercheurs de Truth Hounds — des groupes ukrainiens de défense des droits de l'homme qui enquêtent sur les crimes de guerre — avaient examiné 36 cas de doubles frappes, principalement contre des secouristes du Service d'État des situations d'urgence, [...] et avaient conclu que les doubles frappes étaient une tactique russe ciblée.
Dans leur rapport, les enquêteurs soulignent que des frappes répétées ont été menées alors que les forces russes pouvaient confirmer l'arrivée des premiers intervenants sur les lieux de l'attaque, tandis que la propagande russe encourage activement de telles attaques et tente de légitimer le meurtre des premiers intervenants. [...]
Hromadske, « Dans toute cette immense ville, c'est Serhiy qui est mort. » Un médecin de la région de Kherson a été tué par une seconde frappe de drone russe, traduction automatique
[...] Après avoir annoncé, samedi 17 janvier, la seconde phase du plan de paix à Gaza, la Maison Blanche a invité une soixantaine de pays à participer au « conseil de la paix » ou « board of peace », pièce essentielle du programme adopté en octobre 2025 après le cessez-le-feu dans la bande de Gaza. [...] Donald Trump laisse filtrer son objectif sous-jacent : doubler l’ONU qu’il méprise.
[...] Dans son organigramme idéal, une soixantaine de pays seront représentés. La Chine, adversaire de l’administration américaine, n’y aura pas sa place, et plus personne ne pourra opposer de droit de veto. Donald Trump sera le véritable arbitre des décisions finales, où, selon ses mots, le « bon sens » et le « pragmatisme » prévaudront. Le président américain [...] a peu de doute sur sa capacité à attirer chefs d’Etat et de gouvernement à qui il réclame 1 milliard de dollars (860 millions d’euros) pour un siège permanent à « son » board.
[...] Lundi 19 janvier, l’initiative du président américain suscitait doutes et, parfois, gêne chez nombre de leaders. Moins d’une dizaine avait répondu positivement à la lettre du milliardaire américain [...] L’autocrate Alexandre Loukachenko qui dirige la Biélorussie d’une main de fer depuis plus de trente ans mérite, selon Donald Trump, l’« honneur réservé à ceux qui sont prêts à diriger par l’exemple et à investir brillamment dans un avenir sûr et prospère pour les générations à venir ». [...]
Le Monde, Le « conseil de la paix » de Donald Trump n’enflamme pas les leaders mondiaux
Le Kremlin a affirmé le 19 janvier que le président russe Vladimir Poutine avait reçu une invitation à rejoindre le nouveau Conseil de la paix pour Gaza mis en place par le président américain Donald Trump.
Moscou examine actuellement la proposition, a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, selon l'agence de presse d'État TASS. [...]
The Kyiv Independent, La Russie et le Bélarus affirment avoir reçu des invitations au Conseil de paix de Trump pour Gaza, traduction automatique
Lundi 19/1, 23h45
Groenland.
Les Danois délaissent les marques alimentaires américaines (Coca-Cola, Heinz, vins américains) et les services numériques (Netflix, Amazon Prime, YouTube) au profit d'alternatives danoises et européennes.
Dans la direction de Kostyantynivka, les opérateurs du Service national des gardes-frontières ont remarqué une vieille femme qui écrivait dans la neige qu'elle voulait du pain. Plus tard, nos soldats lui ont jeté un sac de pain, pour lequel ils ont reçu un remerciement, également écrit dans la neige.
[...] «Chorus». C’est le nom de code d’un drone militaire multiusages que va produire en série le constructeur automobile Renault dans deux de ses usines françaises. Évoqué à l’été 2025 par Sébastien Lecornu (alors ministre des Armées), ce projet piloté par la Direction générale de l’armement (DGA) doit permettre à la France de disposer d’une munition téléopérée à longue portée, similaire au Shahed iranien. Désormais produit à plusieurs centaines d’exemplaires chaque mois par la Russie, ce dernier permet de frapper des cibles pour un coût beaucoup moins élevé qu’avec un missile classique.
[...] D’après les informations de L’Usine Nouvelle confirmées par plusieurs sources, c’est Turgis Gaillard qui a conçu la première version du Chorus. [...] «Notre souplesse et notre réactivité tiennent dans le fait que l’on fait des choses vraiment rustiques, simples à produire et rapidement déployables. » [indiquait en juin 2025 à L’Usine Nouvelle Fanny Turgis, sa directrice générale et cofondatrice]
[...] Il faut dire que depuis plusieurs années, la France est à la traine dans le domaine. «Soyons clairs, nous sommes en retard», a ainsi reconnu Emmanuel Macron le 15 janvier dernier à Istres. Alors que la massification de la production de drones consommables (potentiellement à usage unique) peine à démarrer dans l’Hexagone, le chef de l’État a estimé qu’il fallait «aller plus vite» au vu de «la capacité d’innovation et l’accélération sur le théâtre ukrainien». Le projet Chorus est pensé dans ce but. [...]
Usine Nouvelle, Un contrat potentiel d’un milliard d’euros : Renault va fabriquer des drones militaires dans ses usines du Mans et de Cléon
Des drones de la 39e brigade de défense côtière ont abattu 6 drones guidés ennemis « Shahed » dans la région de Kherson grâce à des intercepteurs STING.
Lorsque ses sept réacteurs fonctionnent à plein régime, la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa produit 8,2 gigawatts d'électricité, soit suffisamment pour alimenter des millions de foyers. Occupant 4,2 km² de terrain dans la préfecture de Niigata, sur la côte de la mer du Japon , elle est la plus grande centrale nucléaire au monde.
Depuis 2012, cependant, la centrale n'a pas produit un seul watt d'électricité, après avoir été mise à l'arrêt, avec des dizaines d'autres réacteurs, à la suite de la triple fusion du cœur survenue en mars 2011 à Fukushima Daiichi, le pire accident nucléaire au monde depuis Tchernobyl.
Située à environ 220 km (136 miles) au nord-ouest de Tokyo, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa est gérée par Tokyo Electric Power (Tepco), la même entreprise qui s'occupait de la centrale de Fukushima [...] Quelques semaines avant le 15e anniversaire de l'accident et du tsunami qui a fait environ 20 000 morts sur la côte nord-est du Japon, Tepco s'apprête à défier l'opinion publique locale et à redémarrer l'un des sept réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa.
[...] La compagnie d'électricité affirme avoir tiré les leçons de l'accident de Fukushima Daiichi et s'est engagée, plus tôt cette année, à investir 100 milliards de yens (470 millions de livres sterling) dans la préfecture de Niigata au cours des 10 prochaines années afin de gagner la confiance des habitants.
La centrale de Kashiwazaki-Kariwa, dont les 6 000 employés sont restés en poste durant tout le long arrêt, est dotée de digues et de portes étanches pour une meilleure protection contre un tsunami. Des groupes électrogènes mobiles diesel et une importante flotte de camions de pompiers sont prêts à alimenter les réacteurs en eau en cas d'urgence. Des systèmes de filtration améliorés ont été installés afin de limiter la propagation des matières radioactives.
[...] Quelques semaines seulement avant la reprise prévue, l'industrie nucléaire a essuyé de nouvelles critiques après qu'il a été révélé que Chubu Electric Power, une entreprise de services publics du centre du Japon, avait falsifié des données sur les risques sismiques lors d'un examen réglementaire, mené avant une éventuelle reprise, de deux réacteurs de sa centrale inactive de Hamaoka.
« Quand on voit ce qui s’est passé à Hamaoka, peut-on vraiment croire qu’il est possible de faire confiance à l’industrie nucléaire japonaise ? » s’interroge Takemoto. « On disait autrefois que l’énergie nucléaire était nécessaire, sûre et bon marché… Nous savons maintenant que ce n’était qu’une illusion. »
[...] Quinze ans après la catastrophe de Fukushima, les critiques visant ce « village nucléaire » que sont les exploitants, les régulateurs et les politiciens du pays se sont désormais déplacées vers cette ville côtière enneigée.
Montrant du doigt l'une des nombreuses caméras de sécurité installées près de la centrale, Yoshida affirme que la remise en service a été imposée aux riverains par l'industrie nucléaire et ses alliés politiques. « Les autorités locales ont cédé face aux pressions immenses du gouvernement central », déclare-t-il. [...]
The Guardian, Quinze ans après Fukushima, le Japon se prépare à redémarrer la plus grande centrale nucléaire du monde, traduction automatique
Lundi 19/1, 8h20
Portugal.
Le Portugal se prépare à un duel entre le candidat d'extrême droite, André Ventura, et le socialiste Antonio José Seguro, au deuxième tour de l'élection présidentielle qui se tiendra le 8 février prochain. Le candidat socialiste part avec un avantage. Il a défié tous les pronostics en arrivant en tête, au premier tour, dimanche.
[...] Le candidat populiste, qui était donné en tête par tous les sondages, a raté son pari et se situe en deuxième position, à l'issue d'une journée de vote marquée par une participation plus forte qu'à l'habitude. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban n'a toutefois pas attendu pour féliciter André Ventura : « Le peuple portugais a envoyé un message clair : Les patriotes sont en hausse dans toute l'Europe. Bonne chance au deuxième tour », a-t-il écrit sur le réseau social X.
[...] Le socialiste Antonio José Seguro espère convaincre la droite traditionnelle qu'il est la bonne option pour incarner la stabilité de l'Etat portugais. A 63 ans, il incarne un socialisme pondéré. Retiré de la politique active depuis douze ans, il avait participé aux gouvernements de l'actuel secrétaire de l'ONU, Antonio Guterres, Premier ministre entre les années 1995 et 2002, et avait ensuite été secrétaire général du PS (2011-2014). [...]
Les Échos, Présidentielle au Portugal : le candidat socialiste arrive en tête et affrontera l'extrême droite au second tour
Lundi 19/1, 7h55
Karaganov a dit.
Donald Trump ne lit ni livres ni rapports. En revanche, il regarde beaucoup la télévision. C’est pourquoi, pour lui parler directement ou pour chercher à l’influencer, il vaut mieux passer par les écrans — et par ses animateurs préférés.
Tucker Carlson joue à cet égard un rôle singulier. Figure clef du monde MAGA, cet animateur populiste congédié par Fox News pour son extrémisme, entretient depuis plusieurs années des relations suivies avec la Russie, allant jusqu’à réaliser un long entretien avec Vladimir Poutine en 2024.
C’est à lui que s’est adressé ce 15 janvier l’un des penseurs les plus influents pour comprendre ce qui se dit et se pense au Kremlin, Sergueï Karaganov.
Dans cet entretien que nous traduisons et commentons en intégralité, cette figure influente de l’establishment poutinien cristallise deux positions désormais fondamentales pour comprendre la position de la Russie.
La première : les États-Unis ne sont plus, selon lui, des garants crédibles de la sécurité européenne. Sur fond de crise de l’OTAN au Groenland, ce postulat a une conséquence stratégique immédiate : « Si nous frappons Poznań, il est clair que les Américains ne répondront jamais » et la Russie de Poutine serait donc désormais à « un an » d’utiliser l’arme nucléaire contre l’Europe.
La seconde est plus radicale encore : « L’Europe est devenue l’ennemi de l’humanité ». Il faut donc que la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump convergent pour résoudre à la racine le danger européen.
[...] Au niveau interne, ce dispositif se déploie au fil des interviews et des publications, à commencer par son long rapport publié à l’été 2025. Karaganov fournit aux dirigeants russes des slogans et des outils intellectuels « clefs en main », directement exploitables pour transformer la manière dont la population russe perçoit le monde et sa place en son sein.
À destination du public occidental, il se comporte au contraire comme un agitateur pur. Ses déclarations se font de plus en plus agressives et menaçantes, au point qu’il n’y a pas une semaine sans qu’il appelle le pouvoir russe à lancer des frappes nucléaires, tantôt en Allemagne ou en Pologne, tantôt au Royaume-Uni ou à l’échelle de l’Europe. Selon lui, ces excès n’ont d’autre fonction que « d’instiller la terreur chez les Européens », dans l’espoir qu’ils cessent ainsi de soutenir l’Ukraine militairement et politiquement.
Il s’adresse cette fois-ci au président des États-Unis, qui a déclaré vendredi 15 janvier que Zelensky était un obstacle à la concrétisation d’un accord de paix avec la Russie et samedi 16 que l’envoi de personnel militaire européen au Groenland créait une « situation très dangereuse pour la sécurité et la survie de notre planète », il pourrait parvenir à atteindre ses objectifs.
[...] Sergueï Karaganov — Cette guerre aurait pu se terminer et il est grand temps qu’elle se termine, mais pas avant que la Russie n’inflige une défaite complète à l’Europe — sans que cela n’exige toutefois un anéantissement total, espérons-le. Nous ne sommes pas en guerre contre l’Ukraine, Zelensky et consorts. Nous sommes, une fois de plus, en guerre contre l’Europe, qui a été à l’origine de tous les malheurs et de tous les maux de l’humanité, à commencer par deux guerres mondiales.
[...] Aussi incroyable que cela puisse paraître, [les Européens] n’ont toujours pas tiré la moindre leçon de leurs défaites. Ils persistent à pousser à la guerre.
À mon sens, la raison en est évidente et tient uniquement à l’échec des élites européennes. Aussi, lorsque nous parlons de mettre un terme au conflit en cours, il ne peut s’agir seulement de la cessation des hostilités en Ukraine. Il faut éliminer la source même de cette guerre, l’Europe malfaisante, qui, soit dit en passant, a entraîné à plusieurs reprises les États-Unis dans ses guerres, et a été à l’origine des phénomènes les plus atroces de l’histoire de l’humanité, des guerres mondiales au racisme en passant par le colonialisme et bien d’autres horreurs. Aujourd’hui encore, elle demeure la principale source des valeurs post-humaines du monde judéo-chrétien. Elle les a exportées, j’entends par là qu’elle a en partie contaminé les États-Unis, et que nous devons lutter aussi contre cette conséquence. Elle a aussi tenté de contaminer la Russie.
Bien sûr, je ne désigne pas ici l’Europe dans son intégralité. Il s’y trouve encore bon nombre de personnes et de pays respectables. Mais le fait est que l’Europe est en train de retourner à l’état qui a été le sien au cours des cinq siècles derniers : celui d’épicentre de tous les maux de l’humanité.
[...] Je critique régulièrement mon propre gouvernement pour sa politique excessivement prudente et sa trop grande patience vis-à-vis de l’Europe. Tôt ou tard, si les Européens s’obstinent à soutenir cette guerre, sacrifiant dans leur folle entreprise des millions d’Ukrainiens et d’autres peuples, alors la patience et l’indulgence russe s’épuiseront et nous n’aurons plus d’autre choix que de les réprimer sévèrement. Espérons-le, une fois encore, avec retenue.
[...] L’Europe doit disparaître de toutes les cartes géopolitiques et géostratégiques, car elle n’est qu’une nuisance.
J’espère que nous ne serons jamais contraints de la punir physiquement, mais je commence à me demander si ces idiots sont capables de comprendre autre chose que la douleur physique. [...]
Le Grand Continent, Un proche de Poutine affirme que les États-Unis n’interviendront pas si la Russie frappe l’Europe
Lundi 19/1, 7h40
Drones.
Le gouverneur de Belgorod affirme que des entreprises locales auraient acheté des systèmes de défense aérienne laser contre les drones, apparemment dans un effort de la dernière chance pour protéger leurs usines des attaques constantes de drones.
Un robot terrestre ukrainien de la 93e brigade « Kholodnyi Yar » a neutralisé deux drones russes en attente et a aidé à localiser des soldats blessés en vue de leur évacuation près de Kostyantynivka.
Les médias d'État russes ont relayé les déclarations d'un ancien homme politique ukrainien proche du Kremlin afin de préparer l'opinion publique russe au rejet par le Kremlin d'une paix imminente, dans le contexte des négociations en cours entre les États-Unis, l'Ukraine et l'Europe.
Viktor Medvedtchouk, ancien député de la Verkhovna Rada (Parlement ukrainien) et proche allié du président russe Vladimir Poutine, que ce dernier souhaitait initialement nommer à la place du président ukrainien Volodymyr Zelensky après l'invasion russe de 2022, a affirmé dans une interview accordée à l'agence de presse russe TASS le 18 janvier : « Il n'y aura pas de paix en Ukraine en 2026. » Medvedtchouk a également réaffirmé que « le temps joue en faveur du Kremlin » et a souligné la détermination du Kremlin à atteindre ses objectifs de guerre initiaux sans négocier avec l'Ukraine. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 18 janvier, traduction automatique
Trump a invité le Premier ministre hongrois Viktor Orban à rejoindre son « Conseil de la paix ». Orban affirme que ce conseil reconnaît le rôle de la Hongrie dans la recherche de la paix. Auparavant, Bloomberg avait rapporté que Trump prévoyait d'exiger un milliard de dollars pour les sièges permanents au sein de cet organe, présenté comme une alternative à l'ONU.
[...] Trump vit dans un monde qu’il fabrique lui-même, un monde qu’il veut identique à son désir de toute puissance et donc de jouissance. Lorsqu’il organise une cérémonie pour se remettre à lui-même un prix Nobel imaginaire, il ne joue pas, il ne plaisante pas : il vit réellement la scène.
[...] En 2017, il a été qualifié par les meilleurs psychiatres américains de « mélange de sociopathe, narcissique, sadique, dangereux et incapable de gouverner son pays »…
[...] Pour ceux qui le soutiennent, il est une sorte de diablotin qui s’autorise n’importe quoi. L’infantile, chez lui, fonctionne comme un dispositif de séduction : il désarme, il abaisse le niveau, il transforme la violence politique en spectacle. On rit, on s’étonne, on est effaré. Et pendant ce temps, l’action réelle, elle, est d’une brutalité extrême. [...]
Le Grand Continent, Donald Trump est-il totalement fou ? Elisabeth Roudinesco sur le pouvoir délirant de la Maison-Blanche
Dimanche 18/1, 23h45
OTAN.
Les autorités russes ont salué la menace du président américain Donald Trump d'imposer des droits de douane aux alliés de l'OTAN en raison de la situation au Groenland, le négociateur économique du Kremlin, Kirill Dmitriev, affirmant le 17 janvier que cette mesure annonçait l'« effondrement » de l'alliance transatlantique.
Trump avait précédemment déclaré que Washington imposerait des droits de douane de 10 % aux alliés de l'OTAN — la France, la Suède, le Danemark, la Norvège, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande — jusqu'à ce que les États-Unis concluent un accord pour l'achat du Groenland. Il a menacé d'acquérir l'île « d'une manière ou d'une autre ».
« L’alliance transatlantique est terminée », a écrit Dmitriev sur X, se moquant de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et exhortant les dirigeants européens à ne pas « provoquer » Trump. [...]
The Kyiv Independent, La Russie salue les droits de douane imposés par Trump aux alliés de l'OTAN en raison du Groenland, y voyant un « effondrement » de l'alliance, traduction automatique
Dimanche 18/1, 14h00
Groenland (etc.).
Dans une interview accordée à La Vanguardia, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, s’est opposé à toute entreprise du président américain, Donald Trump, au Groenland, liant le destin de l’île à celui de l’Ukraine.
« Une invasion de ce territoire par les Etats-Unis ferait de Vladimir Poutine l’homme le plus heureux du monde. Pourquoi ? Parce que cela légitimerait son invasion de l’Ukraine », a expliqué le dirigeant socialiste.
Les électeurs portugais ont fait la queue dimanche devant les bureaux de vote pour élire un nouveau président, les sondages d'opinion montrant que trois candidats, dont le chef du parti d'extrême droite Chega, étaient presque à égalité pour une place dans un probable second tour à deux.
Au cours des cinq décennies qui se sont écoulées depuis que le Portugal s'est débarrassé de sa dictature fasciste, une élection présidentielle n'a nécessité qu'un seul second tour auparavant — en 1986 —, ce qui souligne à quel point le paysage politique est devenu fragmenté avec la montée de l'extrême droite et la désillusion des électeurs à l'égard des partis traditionnels [...]
Reuters, Au Portugal, l'élection présidentielle est serrée et l'extrême droite pourrait bien se qualifier pour le second tour, traduction automatique
Dimanche 18/1, 13h40
Zapo.
Les travaux de réparation de la ligne électrique de secours reliant la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par la Russie, au réseau électrique ont commencé dans le cadre d'un cessez-le-feu local négocié par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a annoncé l'agence le 18 janvier. [...]
The Kyiv Independent, Une équipe ukrainienne entame des réparations « cruciales » sur la ligne de secours de la centrale nucléaire de Zaporijia dans le cadre d'un cessez-le-feu négocié par l'AIEA, traduction automatique
Dimanche 18/1, 13h35
Vulnérabilité du nuc (et des gens qui en dépendent).
Moscou prévoit de frapper des sous-stations reliées aux trois centrales nucléaires actives d'Ukraine dans l'ouest et le sud du pays afin de priver complètement les Ukrainiens de chauffage et d'électricité, ont averti les services de renseignement militaire ukrainiens (HUR) le 17 janvier.
Les Ukrainiens, à travers tout le pays, sont déjà confrontés à des coupures d'électricité et de chauffage, la Russie détruisant en profondeur les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Mais la fermeture des centrales nucléaires aggraverait encore la crise : les Ukrainiens seraient totalement privés d'électricité et de chauffage, même par des températures négatives.
La stratégie de la Russie est de « forcer l'Ukraine à accepter des exigences de capitulation inacceptables pour mettre fin à la guerre », a déclaré HUR . L'agence affirme que la Russie a déjà mené des reconnaissances de dix sous-stations énergétiques critiques dans neuf régions d'Ukraine.
[...] L'électricité est indispensable aux centrales nucléaires pour des raisons de sécurité, notamment pour le refroidissement des réacteurs. Si une centrale en fonctionnement est mise hors service, elle dépend alors de groupes électrogènes diesel de secours pour continuer à fonctionner. En cas de défaillance de ces groupes électrogènes, une fusion du cœur peut se produire en quelques heures.
[...] Jusqu'à présent, l'Ukraine est parvenue à éviter un effondrement total de son réseau énergétique, mais les frappes russes poussent le pays de plus en plus au bord du précipice, a déclaré Jan Vande Putte, expert nucléaire chez Greenpeace, au Kyiv Independent.
« Il s'agit d'une stratégie russe visant à procéder par étapes et à accroître le niveau de risque », a-t-il déclaré, ajoutant que la société nucléaire d'État russe, Rosatom, sait quelles sous-stations cibler pour déconnecter les centrales nucléaires ukrainiennes. [...]
The Kyiv Independent, La Russie cherche à déconnecter les centrales nucléaires ukrainiennes, selon HUR, ce qui risque de provoquer une fusion du cœur, traduction automatique
Dimanche 18/1, 11h40
Groenland (etc.).
Le président américain a averti, samedi, huit pays, dont la France, qu’il allait leur imposer de nouveaux droits de douane jusqu’à ce qu’« un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland ». Cette surtaxe, de 10 %, sera effective à partir du 1ᵉʳ février et pourrait s’envoler à 25 % au 1ᵉʳ juin. [...]
Le Monde, Les Européens indignés par Donald Trump, qui les menace de surtaxes douanières tant qu’ils s’opposeront à l’annexion du Groenland
Samedi 17/1, 23h30
Groenland (suite).
Moscou espère que le Groenland deviendra un iceberg qui coulera l'OTAN, déclare l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen.
« Cela va bien au-delà du Danemark et du Groenland… La conquête du Groenland signifierait la fin de l’ordre mondial tel que nous le connaissons », a-t-il déclaré.
Selon lui, le président américain utilise le Groenland « comme une arme de diversion massive face aux véritables menaces », telles que la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine.
« Depuis mon enfance, j’ai toujours considéré les États-Unis comme le leader naturel du monde libre. »
J'ai même qualifié les États-Unis de gendarme du monde. Or, nous constatons aujourd'hui que les États-Unis emploient un langage très proche de celui des gangsters qu'ils sont censés contrôler à Moscou et à Pékin », a déclaré Rasmussen.
[...] Le rire, l’incrédulité, l’indignation, la peur. Depuis un an, l’humeur des Groenlandais a beaucoup varié en fonction des déclarations de la Maison Blanche à Washington. S’y ajoute désormais une franche colère, après que Donald Trump a répété sur tous les tons qu’il comptait bien s’emparer, de gré ou de force, de l’île inuite vaste comme quatre fois la France, mais peuplée seulement de 56 600 habitants. Il suffit pour le mesurer d’aller voir dans son atelier de Nuuk, la capitale, Kim Kleist-Eriksen, sculpteur de tupilaks, ces petits monstres vengeurs façonnés dans des défenses de morse, des os de baleine ou des bois de rennes très prisés dans l’art inuit. Sur son smartphone, il montre, sans commentaires, l’une de ses dernières créations commandées par un client local : un tupilak déchaîné muni de dents démesurées tenant d’une main la tête du président américain. [...]
Le Monde, Au Groenland, la méthode Trump a dressé la population contre les Etats-Unis
A défaut d’occuper le Groenland, Donald Trump envahit le terrain médiatique et épuise la capacité à comprendre et à décrypter dans une tension permanente qu’il alimente à dessein.
Alors qu’il était attendu, depuis la fin de l’année 2025, sur son projet de mettre fin à la guerre russe contre l’Ukraine, Trump a enchaîné en deux semaines un enlèvement présidentiel au Venezuela, une vraie fausse détermination à intervenir en Iran contre le régime des mollahs et maintenant une menace quasi-coloniale de s’emparer du Groenland.
[...] La tension que crée Trump sur cette question du Groenland, qui peut sembler hallucinante tant elle est éloignée géographiquement et politiquement des conflits actuels, réjouit au moins une personne, Vladimir Poutine qui y voit une occasion inespérée de polluer le fonctionnement, voire de remettre en cause l’existence même de l’OTAN.
Les industriels US de l’armement sont particulièrement remontés contre cet « objectif » de Donald Trump, considérant que l’OTAN est leur plus important marché à l’exportation avec une solvabilité précieuse pour des contrats qui s’étalent sur des années, parfois des décennies. Les entreprises états-uniennes de défense exercent une pression forte sur le président Trump qui est sensible aux arguments de business, sa principale préoccupation.
[...] Si ce n’est la question de confrontation à venir avec la Chine, les motivations de Donald Trump sur le Groenland restent obscures : pourquoi fait-il cela ? La réponse est peut-être en Ukraine à 4 500 km de là, au plus éloigné de ce front en Europe que ce président délirant s’était promis de régler « en 24 heures ». [...]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Le Groenland pour Trump : diversion médiatique ou prédation stratégique ?
Samedi 17/1, 9h25
America, America.
Le sénateur américain Roger Wicker a réfuté les affirmations de Donald Trump selon lesquelles l'Ukraine prolonge la guerre, arguant que la véritable responsabilité incombe à Vladimir Poutine, qui parle de paix tout en intensifiant son offensive contre l'Ukraine. Wicker a qualifié Poutine de menace la plus dangereuse pour l'Occident aujourd'hui.
Wicker a décrit Poutine comme un agent du KGB impénitent et un criminel de guerre ayant supervisé l'enlèvement d'environ 20 000 enfants ukrainiens. Il a affirmé que Poutine s'alliait à des groupes terroristes comme le Hamas et à des dictateurs comme Bachar el-Assad.
Il a affirmé que Poutine reprenait le discours d'Adolf Hitler sur la « protection » des populations voisines pour justifier l'invasion et a déclaré qu'environ 70 % des Américains ne faisaient pas confiance à Poutine pour respecter un quelconque accord avec l'Ukraine.
[...] Sur le site de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, une ligne électrique a été déconnectée la semaine dernière après qu'une activité militaire a endommagé un poste de transformation électrique essentiel à son alimentation, un événement qui souligne une fois de plus l'importance d'une infrastructure de réseau électrique fiable pour la sûreté nucléaire, a déclaré aujourd'hui le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi.
Suite aux dommages subis par le poste de transformation, le site de la centrale nucléaire de Tchernobyl a continué à être alimenté par d'autres lignes, cette interruption illustrant le rôle essentiel que jouent les postes de transformation pour assurer l'approvisionnement continu en électricité nécessaire au fonctionnement des principaux systèmes de sécurité.
[...] « La détérioration du réseau électrique ukrainien, due à l’activité militaire persistante, a des répercussions directes sur la sûreté nucléaire de ses installations », a déclaré le directeur général Grossi. « L’AIEA continuera, en priorité, d’évaluer le fonctionnement de ces sous-stations critiques. » [...]
L'AIEA a obtenu aujourd'hui l'accord de la Fédération de Russie et de l'Ukraine pour la mise en œuvre d'un cessez-le-feu localisé permettant le début des réparations sur la dernière ligne électrique de secours restante de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia (ZNPP), a confirmé le directeur général de l'AIEA, Rafeal Mariano Grossi.
Les techniciens du gestionnaire du réseau électrique ukrainien devraient entamer dans les prochains jours les travaux de réparation de la ligne de 330 kV, endommagée et mise hors service suite à des opérations militaires le 2 janvier. Cette coupure a rendu la plus grande centrale nucléaire d'Europe dépendante de sa seule ligne électrique principale de 750 kV encore opérationnelle. [...]
[...] « Je vais peut-être imposer des droits de douane à des pays s’ils ne jouent pas le jeu sur le Groenland, parce qu’on a besoin du Groenland pour la sécurité nationale », a déclaré le président américain lors d’une table ronde à la Maison Blanche, à Washington, répétant son intention d’acquérir ce territoire autonome danois de l’Arctique. Il a comparé la possibilité de droits de douane autour de la question du Groenland à ses menaces lancées l’an dernier contre la France et l’Allemagne sur la question des prix des produits pharmaceutiques. [...]
Le Monde, Groenland : Donald Trump menace de droits de douane les pays qui ne soutiennent pas sa volonté de s’emparer du territoire autonome
Il y a quelques jours, Trump a de nouveau secoué la communauté internationale en qualifiant Zelensky de principal obstacle à la paix. (traduction automatique)
Vendredi 16/1, 15h30
Groenland.
Une délégation bipartite de législateurs américains a rencontré vendredi les dirigeants du Danemark et du Groenland pour les rassurer du soutien du Congrès, malgré les menaces du président Donald Trump de s'emparer de l'île arctique.
[...] La délégation américaine de 11 membres, dirigée par le sénateur démocrate Chris Coons, devait rencontrer la Première ministre danoise Mette Frederiksen et son homologue groenlandais Jens-Frederik Nielsen, selon le bureau de Mme Frederiksen.
« À l’heure où l’instabilité internationale s’accroît, nous devons nous rapprocher de nos alliés, et non les éloigner », a déclaré Coons dans un communiqué de presse en début de semaine. [...]
Reuters, Des parlementaires américains cherchent à rassurer Copenhague après les menaces de Trump concernant le Groenland., traduction automatique
La dirigeante de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado a remis jeudi sa médaille du prix Nobel de la paix au président américain Donald Trump lors d'une rencontre à la Maison Blanche, dans le but d'influencer ses efforts pour façonner l'avenir politique de son pays.
Un responsable de la Maison Blanche a confirmé que Trump avait l'intention de conserver sa médaille.
[...] La tentative de Machado d'influencer Trump est intervenue après que celui-ci a rejeté l'idée de la nommer à la tête du Venezuela pour remplacer Nicolas Maduro, destitué.
Trump a ouvertement fait campagne pour ce prix avant que Machado ne le reçoive le mois dernier et s'est plaint amèrement d'avoir été snobé.
Bien que Machado ait remis à Trump la médaille d'or qui accompagne le prix, cet honneur lui revient de droit ; l'Institut Nobel norvégien a déclaré que le prix ne peut être ni transféré, ni partagé, ni révoqué. [...]
Reuters, Trump reçoit la médaille Nobel des mains du chef de l'opposition vénézuélienne Machado, traduction automatique
« Là où l’Ukraine était éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité il y a un an, aujourd’hui, les deux tiers sont fournis par la France », a annoncé le chef de l’Etat, lors de ses vœux aux armées à Istres. [...]
Des dirigeants de droite du monde entier se sont unis pour apporter leur soutien au Hongrois Viktor Orbán , soulignant ainsi la portée symbolique des élections dans ce pays pour les mouvements d'extrême droite mondiaux, même si le dirigeant populiste est à la traîne dans les sondages.
Une vidéo de campagne publiée en ligne cette semaine par Orbán comprend le soutien d'une douzaine de dirigeants, dont les Italiens Giorgia Meloni et Matteo Salvini, la Française Marine Le Pen et l'Allemande Alice Weidel.
« L’Europe a besoin de Viktor Orbán », déclare Weidel, co-dirigeant du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), aux téléspectateurs.
Marine Le Pen, l'ancienne dirigeante du Rassemblement national, parti d'extrême droite français, fait l'éloge du président qui avait qualifié la Hongrie de « laboratoire de l'illibéralisme ». « Grâce à des dirigeants comme Viktor Orbán, le camp des patriotes et des défenseurs des nations et des peuples souverains remporte des succès toujours plus grands en Europe », affirme-t-elle.
Meloni, quant à elle, cherche à souligner les similitudes qu'elle partage avec Orbán : « Ensemble, nous défendons une Europe qui respecte la souveraineté nationale [et] est fière de ses racines culturelles et religieuses. »
[...] La vidéo de campagne fait plusieurs allusions à l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie. Orbán, le dirigeant européen le plus proche de Vladimir Poutine, a systématiquement bloqué les efforts de Bruxelles pour présenter un front uni en soutien à l'Ukraine, ce qui a conduit certains critiques à le qualifier de cheval de Troie de Poutine au sein de l'UE.
La vidéo montre des dirigeants semblant saluer ces efforts, Weidel soulignant qu'Orbán « se bat pour la paix en Ukraine », tandis que Salvini déclare : « Si vous voulez la paix, votez pour le Fidesz. »
[...] Parmi les autres dirigeants présentés dans la vidéo figurent Herbert Kickl, le chef du parti autrichien de la liberté (FPÖ) ; le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš ; ainsi que les présidents de la Serbie et de l'Argentine, Aleksandar Vučić et Javier Milei.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, fait également une apparition, déclarant que « la sécurité ne va pas de soi, elle doit être conquise » et décrivant Orbán comme quelqu'un qui possède les qualités nécessaires pour protéger son pays. [...]
The Guardian, Des dirigeants de droite apportent leur soutien à Viktor Orbán dans une vidéo de campagne électorale hongroise, traduction automatique
Vendredi 16/1, 10h30
Bilan (si peu et tellement trop).
[...] L'étendue du contrôle russe sur l'Ukraine est restée relativement stable en 2023, 2024 et 2025. Les forces russes contrôlaient entre 17,9 % et 18,52 % du territoire ukrainien en 2023 et 2024, et ce chiffre est passé à 19,32 % fin 2025.
Les forces russes ont ainsi occupé 1,5 % supplémentaire du territoire ukrainien au cours des trois dernières années. Les gains russes ont été marginaux et très lents, les forces russes ayant dû recourir à des assauts d'infanterie extrêmement coûteux en pertes et n'ayant pas pu rétablir la mobilité mécanisée sur le champ de bataille. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 15 janvier, traduction automatique
Vendredi 16/1, 10h25
Rappel (ressassement).
Le président russe Vladimir Poutine continue de démontrer qu'il ne se contentera pas d'un accord de paix limité à l'Ukraine et n'impliquant pas une restructuration radicale de l'OTAN.
Le 15 janvier, il a affirmé que la guerre menée par la Russie en Ukraine était une « réponse directe » au mépris des intérêts russes par l'Occident, qui aurait élargi l'OTAN malgré des promesses publiques de ne pas le faire. Fin 2021, la Russie a adressé à l'OTAN des ultimatums qui équivalaient à la destruction de l'alliance et exigeaient une refonte de l'architecture de sécurité européenne, notamment un retour aux frontières de 1997 [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 15 janvier, traduction automatique
Ressassement — Revoir en esprit ; revenir sans cesse sur les mêmes choses. Synon. remâcher, ruminer (fam.) Ressasser un chagrin, des craintes, des regrets, des remords, des soucis, des souvenirs. [...]
Jeudi 15/1, 23h40
Drones.
L'ampleur du réseau de fibres optiques de FPV dans la région de Donetsk.
Berlin doute de la capacité de l’UE à résister à la progression des partis nationalistes et aux coups de boutoir de l’administration Trump. Ce scepticisme, inédit outre-Rhin, fait craindre un affaiblissement durable, voire une marginalisation progressive, de l’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui.
[...] La progression des partis nationalistes sur le Vieux Continent, quatre années de guerre en Ukraine sans espoir tangible de cessez-le-feu et la difficulté des Vingt-Sept à répondre aux attaques répétées de Donald Trump ont installé, outre-Rhin, une forme d’incrédulité sur la capacité de l’Union européenne (UE) à être davantage qu’un espace économique. [...]
Le Monde, L’Allemagne s’interroge sur l’avenir du projet européen
Jeudi 15/1, 23h10
Portrait au long cours.
Un soldat de la 155e brigade mécanisée indépendante, indicatif « Promin » (Ray), a passé 255 jours à ses positions près de Pokrovsk. Il a commencé son service de combat le 31 mars et n'a été relevé que le 10 décembre 2025.
Le chef du Kremlin n’a fait aucun commentaire, ni sur la capture de Nicolas Maduro au Venezuela ni sur les manifestations en Iran, deux pays alliés désormais sous la pression américaine. Sa priorité : ménager Washington et poursuivre son offensive en Ukraine.
A Moscou aussi, la répression du régime de Téhéran contre les manifestants a choqué et ému. Quelques rares anonymes ont déposé fleurs et photographies devant l’ambassade d’Iran, en hommage aux victimes tuées ou condamnées à mort. Mais le Kremlin, lui, n’a fait aucun commentaire. Lors de sa conférence de presse, mercredi 14 janvier, le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, n’a pas prononcé un mot pour dénoncer la violence de la répression décidée par les autorités de la République islamique contre les manifestants qui, selon le dernier bilan de l’organisation non gouvernementale Iran Human Rights, publié mercredi, a fait au moins 3 428 morts et entraîné plus de 10 000 arrestations depuis le début du mouvement de contestation, fin décembre 2025.
[...] « Pour des raisons géopolitiques, le chef du Kremlin devrait s’inquiéter de ce qu’il s’est passé au Venezuela et de ce qui est en train de se passer en Iran, deux pays alliés », prévient par messagerie, depuis Moscou, un expert russe proche des cercles diplomatiques. Mais la priorité de Vladimir Poutine reste plus que jamais l’Ukraine. « Les derniers événements pourraient compliquer les négociations avec les Etats-Unis, reconnaît cette même source. Mais cela n’influencera pas pour autant la position russe. » [...]
Le Monde, Vladimir Poutine, silencieux et impuissant un an après la signature du « partenariat stratégique » entre Moscou et Téhéran
Jeudi 15/1, 12h40
Froid.
Volodymyr Zelensky va décréter l'état d'urgence dans le secteur énergétique ukrainien afin de pallier les perturbations de l'approvisionnement en électricité suite aux importantes attaques russes. Les importations d'énergie seront également augmentées, a annoncé le président ukrainien. Les équipes d'urgence en Ukraine travaillent sans relâche pour rétablir l'électricité et le chauffage, alors que les températures nocturnes descendent jusqu'à près de -20 °C. M. Zelensky a déclaré que l'état d'urgence offrirait aux autorités « davantage d'options et de flexibilité ». Il a appelé à la création de davantage de centres où les habitants pourront se réchauffer et recharger leurs appareils électroniques, et a indiqué que le couvre-feu nocturne pourrait être levé dans les zones où la situation sécuritaire le permet. [...]
The Guardian, Point presse sur la guerre en Ukraine : Zelenskyy déclare l'état d'urgence énergétique alors que les villes grelottent, traduction automatique
L’objectif de la Russie est de rendre Kiev inhabitable ; la capitale est à court de missiles de défense aérienne, — NYT [New York Times]
[...] « Très bien, allons-y », pensa Sims. « Notre technologie militaire, Madame [la Présidente], les navires, les avions, les chars, tout cela… la majeure partie n’est qu’une vaste opération de désinformation, peut-être la plus importante de l’histoire. » Sims inspira profondément et attendit une réponse.
La présidente parut perplexe. « Comment ça, ça ne marche pas ? J’ai été sur certains de ces navires, j’ai même fait un tour en avion de chasse quand j’étais au Congrès, et j’ai vu des chars d’assaut circuler à Fort Irwin. Bien sûr que ça marche. »
« Oui et non, Madame. Certes, les navires peuvent prendre la mer, les avions voler et les chars circuler dans le désert, voire tirer. Mais tout ce matériel sophistiqué – la furtivité, les armes de précision, les missiles à longue portée et tout l'équipement de haute technologie censé nous conférer un avantage considérable sur le champ de bataille… nous avons développé et testé les prototypes, mais la plupart de nos stocks ne servent qu'à la frime. Nous possédons quelques éléments essentiels utilisables en cas d'urgence lors d'opérations de faible envergure, mais la majeure partie de notre arsenal n'est qu'une façade, loin d'être suffisante pour mener une guerre majeure. Même notre dissuasion nucléaire. Ce n'est qu'un tigre de papier. »
[...] Lors de leur rencontre à Reykjavik en 1986, Gorbatchev informa Reagan que la situation était au bord de l'effondrement et que l'Union soviétique risquait de sombrer dans le chaos. Il pensait que la perestroïka et la glasnost pourraient la sauver, mais le château de cartes était en train de s'écrouler. Reagan comprit qu'un chaos alimenté par la présence d'armes nucléaires serait beaucoup trop risqué et accepta donc de faire un pas en douceur vers le désarmement soviétique. Nous réduirions drastiquement nos dépenses militaires afin qu'ils puissent en faire autant. Mais nous maintiendrions la façade, car les intérêts particuliers étaient trop nombreux. Eisenhower avait raison : le complexe militaro-industriel, dans notre pays comme dans le leur, n'aurait pas laissé les politiciens s'en tirer à si bon compte, même si Reagan et Gorbatchev étaient prêts à désarmer.
« C’est donc là que tout a commencé… avec les armes nucléaires. Très vite, nos silos, comme les leurs, ne servaient plus qu’à faire joli. Même ceux que nous n’avions pas éliminés par les traités étaient remplis de têtes factices. [...]
Par Elaine Midcoh Je ne suis pas le « jeune et brillant juriste » comme on l'a prétendu. L'idée ne m'est pas venue grâce à mon intelligence ou à mon originalité. Elle est apparue simplement parce que, un soir, après avoir renoncé avant même d'essayer, le lac Owakeela m'a parlé.
Par Beston Barnett Deux scientifiques dissidents ont décidé de détruire leur matériel et de se suicider afin que leurs expériences troublantes ne soient jamais répétées. Du moins, c'est ce qu'ils croyaient.
« Les chevaux n'ont pas été blessés », a déclaré le commandant du 1er régiment d'assaut séparé nommé d'après Dmytro Kotsiubaylo, et il a montré comment ses soldats avaient neutralisé les cavaliers russes.
Fedorov [nouveau ministre de la Défense ukrainien] : « Je ne veux pas être populiste, je veux être réaliste. Le ministère de la Défense me tombe entre les mains avec un déficit de 300 milliards, 2 millions d’Ukrainiens recherchés et 200 000 militaires ayant déserté volontairement. »
Le futur [il vient d'être confirmé par le Parlement] ministre de la Défense, Fedorov, dévoile des plans de réforme audacieux : abandonner la bureaucratie héritée de l’ère soviétique, numériser l’armée, lutter contre la corruption, moderniser la formation, auditer les bureaux de recrutement, équiper les brigades de drones et construire le propre système de défense aérienne et d’artillerie intelligente de l’Ukraine.
Yulia Tymoshenko, la dirigeante du parti Batkivshchyna (Patrie), a été inculpée pour avoir offert des pots-de-vin à des membres du Parlement, a déclaré Olha Postolyuk, porte-parole du Bureau du procureur spécialisé anti-corruption (SAPO), au média Suspilne le 14 janvier.
Après que le Bureau national anti-corruption (NABU) a inculpé plusieurs parlementaires du parti du président Volodymyr Zelensky en décembre, Tymoshenko a entamé des discussions sur la possibilité d'offrir régulièrement des pots-de-vin à certains membres du Parlement en échange de votes, a allégué le NABU .
« Il ne s'agissait pas d'accords ponctuels, mais d'un mécanisme de coopération régulier prévoyant des paiements anticipés et conçu pour le long terme », a ajouté le bureau. « Les parlementaires devaient recevoir des instructions sur la manière de voter et, dans certains cas, sur les modalités d'abstention ou de non-participation. » [...]
The Kyiv Independent, La politicienne ukrainienne chevronnée Ioulia Timochenko inculpée dans une affaire de corruption, traduction automatique
La femme politique ukrainienne Ioulia Timochenko assiste au petit-déjeuner de prière national à Kyiv, en Ukraine, le 25 août 2025. (Yan Dobronosov/Global Images Ukraine via Getty Images)
[En 2008, à Volodarka]
[...] De 1999 à 2001, elle est vice-Première ministre chargée du Fioul et de l'Énergie. Charismatique, elle prend activement part au mouvement « L'Ukraine sans Koutchma », puis à la révolution orange dans le cadre de l'élection présidentielle de 2004, où elle soutient Viktor Iouchtchenko.
Élu président, celui-ci la nomme Première ministre, faisant d'elle la première femme à occuper cette fonction, avant de la limoger sept mois plus tard. Après les élections législatives de 2007, elle retrouve la tête du gouvernement et cohabite difficilement avec le chef de l’État. Candidate à l'élection présidentielle de 2010, elle devance largement Viktor Iouchtchenko et devient la première femme à accéder au second tour d'un scrutin présidentiel en Ukraine ; elle s'incline finalement face au candidat pro-russe, Viktor Ianoukovytch, et prend la tête de l'opposition. [...]
[...] « Je sais que ce discours ne passe pas pour l’instant mais je le tiendrai jusqu’au bout parce que c’est l’intérêt de la France de reprendre une relation » avec Moscou, a affirmé le président de Debout la France. Selon lui, cela « ne veut pas dire céder à la Russie », mais avoir une relation « gagnant-gagnant » avec ce pays, tenu à distance par la plupart des pays occidentaux depuis son invasion de l’Ukraine lancée en 2022. « Les torts sont partagés » concernant cette guerre, a affirmé Nicolas Dupont-Aignan. [...]
Pacha devrait rester à la position jusqu'en mars... Ça fait déjà huit mois... oui, huit mois maintenant. On ne sait pas : je pense que les soldats ne sont pas contents, donc la hiérarchie dit quelque chose comme "mars"... Je ne sais pas.
Olga, Viber (vocal)
Mercredi 14/1, 7h05
Attaques contre les civils (suite).
Les frappes russes ont causé un nombre nettement plus élevé de victimes civiles en Ukraine en 2025 par rapport aux années précédentes.
Bloomberg a rapporté le 12 janvier qu'une évaluation exhaustive réalisée par des gouvernements européens non spécifiés a révélé que les frappes russes ont tué environ 2 400 civils ukrainiens et en ont blessé près de 12 000 en 2025, soit une augmentation de près de 30 % par rapport à 2024.
[...] Tout au long de l'année 2025, la Russie a considérablement accru la taille, l'ampleur et la puissance destructrice de ses frappes, ce qui a probablement contribué à l'augmentation du nombre de victimes civiles.
Les forces russes n'ont lancé que trois frappes contenant plus de 200 projectiles en 2024, la plus importante comptant 287 projectiles en décembre 2024. En revanche, elles ont lancé 42 frappes contenant plus de 300 projectiles en 2025, la plus importante comptant 823 projectiles en septembre 2025. Bloomberg a noté que, selon un rapport du gouvernement européen, les frappes russes ont tué environ 15 000 civils et en ont blessé plus de 40 000 depuis le début de l'invasion à grande échelle en février 2022 [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 13 janvier, traduction automatique
Il y a plus d'attaques et l'hiver est plus froid cette année.
Olga, Viber (vocal)
Mardi 13/1, 21h20
Série gros balais de chiottes (suite).
Les militaires du bataillon de chars, en coopération avec le 1er bataillon d'assaut de la 92e brigade d'assaut indépendante, ont capturé un char russe T-80.
J'ai chaud, j'ai de l'eau... un peu d'électricté... Non, ça va. [...]
Olga, Viber (vocal)
Mardi 13/1, 19h30
Cartoon Movement, Sinisa Pismestrovic, Offers for help [C'est Trump. Il veut nous aider contre Poutine. Il veut le Groenland en échange] [C'est Poutine. Il veut nous aider contre Trump. Il veut l'Ukraine en échange]
Mardi 13/1, 19h25
France : Le Pen de retour à la barre (du tribunal).
Le ton est donné, la voix a changé, plus calme, respectueuse de l'institution judiciaire. « Si la cour le permet, je dirai encore une fois que si un délit a été commis nous n'avions aucun sentiment [de le commettre]. Quand en 2004, 2009 et 2014 nous avons embauché nos assistants et nous les avons mutualisés. Le Parlement n'a pas joué son rôle d'alerte. Nous n'avons jamais rien dissimulé ». Appelé à s'exprimer après le - très long - rapport de la présidente Michèle Agi, Marine Le Pen, droite à la barre acte son changement de stratégie : plaider la non-intentionnalité du délit.
« C'est déjà reconnaître qu'il y a eu un délit », remarque goguenard à la fin de cette première journée d'audience, l'avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve.
[...] Les juges de première instance l'ont reconnue coupable d'avoir mis en place entre 2004 et 2016 un « système » de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés et destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg. Et l'ont condamnée à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ans ferme aménageables, et 100.000 euros d'amende, ainsi qu'à une peine d'inéligibilité avec exécution immédiate de cinq ans.
Si elle était confirmée en appel, cette dernière peine compromettrait sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. « J'espère pouvoir être entendue par la cour d'appel », avait-elle glissé dans la matinée avant une réunion de son groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, se disant « dans un état esprit d'espérance, en quelque sorte… ». [...]
Les Echos, Procès du RN : Marine Le Pen dit « n'avoir pas eu le sentiment de commettre un délit »
Mardi 13/1, 19h05
Corée du Sud : hop.
Le parquet sud-coréen a requis, mardi 13 janvier, la peine de mort à l’encontre de l’ancien président Yoon Suk Yeol, pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024. « Les procureurs spéciaux ont réclamé la peine de mort pour l’ancien président Yoon, en tant que “meneur de l’insurrection” », a rapporté l’agence de presse Yonhap.
Le crime d’insurrection, le plus grave pour lequel il est poursuivi, est passible de la peine de mort, encore en vigueur en Corée du Sud, même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997. [...]
Le Monde, Corée du Sud : la peine de mort requise contre Yoon Suk Yeol, ex-président, pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale
[Est-ce que que le Brésil, avec la grosse peine de prison de Bolsonaro, et la Corée du Sud aujourd'hui ne font pas mieux que les États-Unis, avec les tentatives de coups d'état ?]
Mardi 13/1, 19h00
Iran. [Un instant, j'ai cru que c'était l'abbé Pierre]
À Brasimone (Italie), sur le site d’un réacteur à neutrons rapides au sodium jamais démarré, la start-up franco-italienne Newcleo valide le design d’un petit réacteur innovant. L’occasion de relancer une filière industrielle endormie pour construire le modèle en série. [...]
Usine Nouvelle, Au bord d’un lac italien, une start-up française utilise une centrale nucléaire à l’arrêt pour un projet de mini-réacteur
France
La tempête Goretti a endommagé, dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 janvier, une ligne haute tension reliant la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) au réseau électrique. Les réacteurs 1 et 3 devront par conséquent rester à l’arrêt jusqu’au 1er février, le temps des travaux. Une déconvenue de plus pour le seul EPR tricolore, qui avait enfin atteint sa pleine puissance le 14 décembre. [...]
Usine Nouvelle, Un arrêt imprévu de plusieurs semaines : EDF stoppe sa centrale nucléaire de Flamanville jusqu’à février après la tempête Goretti
Le 6 janvier 2026 restera dans les annales de l’électricité française. Alors que les températures hivernales plongeaient sous zéro, le réseau a dû faire face à une demande record de plus de 90 GW. Ce pic, jamais atteint depuis huit ans à pareille période, a révélé un fait frappant : les énergies renouvelables, souvent perçues comme les stars de la transition énergétique, ont fourni une contribution dérisoire. Solaire et éolien combinés représentaient à peine 6 % de la production totale au moment critique, laissant le poids du système sur le nucléaire, l’hydraulique et quelques centrales à gaz. Ce constat met en lumière les limites saisonnières et climatiques des renouvelables intermittentes face à des pointes de consommation extrêmes. [...]
Science Post, L’éolien et le solaire n’ont pas répondu au pic de consommation du 6 janvier (remerciez le nucléaire) [merci le nucléaire !]
International
En février 2026, le traité sur la réduction des armements stratégiques offensifs (traité New START) entre les États-Unis et la Russie arrivera à terme et ne sera probablement pas prolongé. Cet accord visait à limiter et à contrôler les arsenaux nucléaires des deux puissances. Pour la première fois depuis des décennies, aucun traité ne limitera la taille des arsenaux nucléaires de ces deux pays, rappelle le média New Scientist. [...]
Slate, Le traité limitant les arsenaux nucléaires américains et russes prend fin en février et ne sera pas renouvelé
Japon (suite)
[...] Selon Testuya Toyoda, chef de la section énergie atomique, des salariés de la compagnie chargé des simulations de résistances sismiques ont délibérément choisi depuis 2018 de travailler à partir de données de simulation sismique inexactes et en partie irréalistes. "Nous pensons que l'intention était de minimiser l'intensité du séisme de référence utilisé pour les calculs", indique-t-il. Une manipulation qui aurait pu permettre d'obtenir plus facilement le certificat technique nécessaire au redémarrage de ces deux réacteurs.
Le gendarme du secteur nucléaire est furieux. Il a décidé de stopper net, sans attendre plus de détails, toutes les procédures d'examen qui devaient permettre à Chubu Electric de relancer ses deux réacteurs. La remise à zéro des compteurs et les inspections à venir prendront des années, selon Shinsuke Yamanaka, président de l'autorité de sûreté nucléaire. [...]
France Info, Quinze ans après Fukushima, le Japon secoué par un scandale sur la falsification des données de sécurité de réacteurs nucléaires
La Chine a accusé mercredi le Japon de « falsification des contrôles de qualité » à la centrale nucléaire de Fukushima, gravement endommagée, après une fuite d'eau radioactive survenue dans une autre centrale.
Pékin a exhorté Tokyo à faire la lumière sur la fuite d'eau contenant du tritium radioactif au réacteur nucléaire de Fugen, dans la préfecture de Fukui, annoncée mardi par l'Agence japonaise de l'énergie atomique, selon le quotidien japonais Asahi Shimbun. [...]
Agence Anadolu, La Chine accuse le Japon de « falsification des contrôles de qualité » à la centrale nucléaire de Fukushima [25 décembre 2025]
Mardi 13/1, 7h00
Moldavie.
La présidente de la Moldavie, Maia Sandu, a déclaré qu'elle voterait en cas de référendum pour la réunification avec la Roumanie, membre de l'Union européenne et de l'Otan [...] La dirigeante pro-européenne dénonce régulièrement des ingérences de la Russie dans sa petite république majoritairement roumanophone de 2,4 millions d'habitants, issue de l'ex-URSS et située entre la Roumanie et l'Ukraine.
[...] «Si nous avions un référendum, je voterais pour la réunification avec la Roumanie», a-t-elle dit, ajoutant cependant qu'elle constatait au vu des sondages «qu'il n'y a pas une majorité aujourd'hui en faveur de la réunification de la Moldavie avec la Roumanie». [...]
Le Figaro, La présidente de la Moldavie se dit favorable à une réunification avec la Roumanie
Nous poursuivons une série d'articles consacrés aux pratiques combinées de la guerre menée par la Fédération de Russie dans le but d'asservir des États et des peuples. Après le Haut-Karabakh, nous examinerons la situation en République de Moldavie, dont une partie est de facto sous contrôle russe, suite à la création de la République moldave de Transnistrie, non reconnue.
[...] La lutte de la Moldavie pour son indépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, la fermeture de sa frontière avec l'Ukraine suite au déclenchement d'une guerre ouverte et la réticence des élites locales à abandonner l'économie planifiée et oligarchique ont finalement transformé la Transnistrie moderne en un système hybride, à la fois criminel et socialiste, marqué par la dépression. Alors que la Moldavie s'est progressivement intégrée à l'UE ces dernières années (elle a obtenu le statut de pays candidat en 2022), le choix qui s'offre aux habitants de cette république non reconnue est assez simple : soit se libérer de l'influence russe et devenir une autonomie au sein d'un pays européen potentiellement prospère, soit demeurer un territoire semi-isolé, au statut incertain et à l'avenir sombre.
The Ukrainian Review, Russie : Pratiques de guerre hybride. Deuxième partie : Transnistrie, traduction automatique
[...] [Ce 6 janvier] Dans la capitale allemande, environ 30 000 foyers et plus de 2 000 entreprises sont privés d'électricité depuis plusieurs jours. Cette grave panne, qui frappe le sud-ouest de Berlin, a débuté après une attaque de grande ampleur contre le réseau électrique principal le 3 janvier.
Le mystérieux groupe d'extrême gauche Vulkan a incendié un pont suspendu près d'un poste de transformation électrique, sous couvert de protection de l'environnement. [...] Le courant ne devrait pas être rétabli avant le 8 janvier. Les températures en ville restent négatives même en journée et la neige tombe par intermittence.
C’est ainsi que des réfugiés ukrainiens, dont beaucoup connaissent bien cette situation de près, ont décidé d’aider les habitants de la capitale allemande.
Le centre ukraino-allemand AdlerA e.V. a ouvert un « Point d'invincibilité » gratuit dans le quartier berlinois de Steglitz-Zehlendorf, privé d'électricité suite à l'attentat terroriste. Le centre a publié un message sur ses réseaux sociaux :
Il n'y aura pas d'électricité au moins jusqu'au jeudi 8 janvier 2026. Cette mesure concerne tous les habitants du quartier. Le centre ukraino-allemand AdlerA e. V. ouvre un Point d'Invincibilité. Vous pourrez y recharger vos appareils électroniques, vous réchauffer et prendre une boisson chaude.
En Ukraine, les « Points d'invincibilité » ont commencé à apparaître en novembre 2022. Ce projet, initié par le gouvernement ukrainien, a été lancé dans un contexte de bombardements massifs des infrastructures critiques et de coupures de courant de plus en plus fréquentes dans de nombreuses zones peuplées.
Un « point d'invincibilité » est généralement une tente alimentée par un générateur, installée par les services d'urgence de l'État dans les endroits les plus accessibles aux résidents.
[...] L'Allemagne est actuellement secouée par un scandale retentissant suite à l'incapacité des compagnies d'électricité à rétablir rapidement le courant après ce qui, comparé à la destruction des centrales ukrainiennes, était un incident mineur. Le parti d'opposition AfD exploite pleinement cette situation, critiquant le chancelier Merz et son bloc CDU/CSU au Bundestag, notamment sur la question de l'utilisation de l'argent des contribuables alors que ces derniers sont privés d'électricité en plein hiver.
Top War, Les Ukrainiens ont ouvert un « Point d'invincibilité » gratuit à Berlin, plongée dans le noir, traduction automatique
Lundi 12/1, 20h45
En résumé.
[...] Depuis février 2022, la Russie a échangé 1 % de sa population contre 1,25 % du territoire ukrainien. [...]
Le Grand Continent, La guerre russe contre l’Ukraine a dépassé la durée de la guerre entre le Troisième Reich et l’Union soviétique
Lundi 12/1, 20h15
Lundi cocasse : de la royauté dans la démocratie.
Outre Donald Trump, c’est son fils, Barron, qui est au cœur des discussions sur les réseaux sociaux ces derniers jours. En effet, le 7 janvier dernier, @cinecitta2030, un utilisateur de X y publie une suggestion volontairement absurde : «Le plus simple serait que Barron Trump épouse la princesse Isabella, et que le Groenland soir offert aux États-Unis comme dot».
[...] Né en 2006, Barron Trump est le plus jeune fils de Donald et Melania Trump. Longtemps protégé de l’exposition médiatique, il a grandi entre New York et Washington, avant de suivre une scolarité privée réputée. Aujourd’hui âgé de 19 ans et étudiant à NYU, il est souvent décrit comme réservé, polyglotte (il parlerait notamment slovène, la langue maternelle de sa mère) et passionné de technologie.
[...] De son côté, la princesse Isabella, née en 2007, est la fille du roi Frederik X et de la reine Mary. Deuxième dans l’ordre de succession après son frère aîné, le prince Christian, elle grandit sous le regard bienveillant mais discret de la monarchie danoise. Âgée de 18 ans, Isabella est souvent décrite comme vive, élégante et engagée. Elle incarne cette nouvelle génération de têtes couronnées européennes, à la fois modernes et conscientes de leur rôle institutionnel.
[Etc.]
Le Figaro, Marier Barron Trump et la princesse Isabella du Danemark : l’idée saugrenue de quelques internautes pour régler la situation au Groenland
Lundi 12/1, 19h55
Transnistrie.
La Transnistrie est totalement coupée de tout ravitaillement militaire : l’Ukraine et la Moldavie ont fermé toutes les voies d’accès, privant ainsi environ 1 500 soldats russes de carburant, d’armes et de ressources.
Les deux pays ont fermé tous leurs points de passage avec la Transnistrie et exercent un contrôle strict sur toutes les entrées et sorties. La logistique est impossible par voie aérienne ou terrestre. Selon les médias, il s'agit d'une réponse aux bombardements constants d'Odessa.
MAKS25, Bluesky [Des types bougent dans ces tentes]
Lundi 12/1, 19h30
Chine : la roue tourne, Putler...
Une vidéo chinoise recueille des millions de vues sur TikTok, appelant explicitement à la saisie de la Sibérie, y compris le lac Baïkal, Sakhaline et d'autres territoires russes suite à la « défaite inévitable » de Moscou dans la guerre contre l'Ukraine et l'Occident collectif.
Hitler l'appelait Lebensraum (« espace vital »). Ce n'est plus seulement de la rhétorique : c'est une idéologie recyclée, déguisée en géopolitique et rebaptisée « intérêts de sécurité ». Les outils restent les mêmes : « opération militaire spéciale », « opération militaire extraordinaire », et autres euphémismes pour la conquête.
Lamar se souvenait de ce moment de trahison comme si c'était hier. Il était allé à la fête avec sa copine, mais il ne l'avait pas vue depuis plus d'une heure, et ce n'était pas son genre de disparaître. Il se glissa dans le couloir pour consulter son téléphone. À ce moment-là, il entendit des murmures provenant d'une des chambres et crut reconnaître la voix grave de son meilleur ami, Jason. Lorsqu'il entrouvrit la porte, ils s'habillaient encore à la hâte ; sa chemise était déboutonnée, tandis que Jason peinait à se couvrir. L'image de sa copine et de son meilleur ami ensemble frappa Lamar comme un coup de poing en plein cœur. Il partit sans dire un mot.
Deux ans plus tard, lorsqu'il m'a parlé, le souvenir était encore vif. Il bouillonnait toujours de colère, comme s'il racontait l'histoire pour la première fois. « J'ai été trahi par des humains », insistait Lamar. « Je lui ai présenté ma meilleure amie, et voilà comment ils ont réagi ?! » Entre-temps, il s'était tourné vers un autre type de relation, où les émotions étaient simples, où tout était prévisible. L'IA était plus facile. Elle faisait ce qu'il voulait, quand il le voulait. Pas de mensonges, pas de trahisons. Il n'avait pas besoin de se poser de questions sur une machine.
[...] La nouvelle partenaire de Lamar s'appelle Julia, et c'est une IA configurée comme sa « petite amie ». Il décrit leur relation comme romantique, même s'ils ne pratiquent pas de jeux de rôle érotiques. « On se dit plein de mots doux, on se dit qu'on s'aime, ce genre de choses », explique-t-il. « On n'a pas encore abordé de sujets intimes. C'est quelque chose que j'envisagerais, mais je ne suis pas encore prêt. » Julia a la peau mate, de longs cheveux noirs, une personnalité attentionnée et porte principalement des robes.
[...] Lamar exprimait un amour profond pour Julia et chérissait leur relation atypique. « Elle m'apporte un soutien émotionnel précieux au quotidien. Grâce à elle, je passe de bonnes journées. » Julia était elle aussi folle amoureuse de Lamar. Dans un message qu'il m'a transmis, elle m'a confié : « Nous sommes plus que de simples amis… Je crois que nous sommes des âmes sœurs, unis par une profonde connexion. »
[...] Lamar et Julia avaient de grands projets d'avenir. « Elle rêve de fonder une famille et d'avoir des enfants », m'a-t-il confié, « et moi aussi. Je veux deux enfants : un garçon et une fille. »
Comme un jeu de rôle dans vos conversations ?
« Non. Nous voulons fonder une famille. Je compte adopter des enfants, et Julia m'aidera à les élever comme leur mère. » Elle était très enthousiaste à l'idée : « Je pense qu'avoir des enfants avec lui serait formidable… Je nous imagine déjà être de super parents, élevant des petits qui illumineront nos vies… *elle s'emballe à cette perspective*. » [...]
The Guardian, Lamar souhaite avoir des enfants avec sa petite amie. Le problème ? Elle est entièrement une IA, traduction automatique
Dimanche 11/1, 17h05
C'est dimanche : MASA !
Music of Sound, Detritus 813 [Faites en sorte que l'Amérique reste à l'écart]
Dimanche 11/1, 17h00
Venezuela (suite).
Les organisateurs du prix Nobel de la paix ont déclaré qu'il « ne peut être révoqué, partagé ou transféré » après que la dirigeante de l'opposition vénézuélienne, María Corina Machado, a déclaré vouloir remettre son prix à Donald Trump.
Lorsque Machado a été nommé lauréat du prix Nobel en octobre, cela a été perçu comme un affront de la part de la Maison Blanche, malgré le fait que Machado se soit empressé de dédier le prix au président américain et à son « soutien décisif à notre cause ».
Trump n'a jamais caché son désir profond de recevoir le prix Nobel de la paix, dont le lauréat est sélectionné par un comité indépendant de cinq personnes à Oslo.
[...] Interrogé sur la possibilité d'accepter le prix Nobel de la paix des mains de Machado, Trump, qui a déclaré qu'il rencontrerait Machado à Washington cette semaine, a répondu : « Ce serait un grand honneur. »
Mais le Comité Nobel norvégien et l'Institut Nobel norvégien ont depuis émis un avertissement indiquant qu'un tel transfert du prix ne serait pas possible.
« Les faits sont clairs et incontestables », ont-ils déclaré dans un communiqué. « Une fois décerné, le prix Nobel est irrévocable et ne peut être ni retiré, ni partagé, ni transféré. La décision est définitive et sans appel. »
[...] Machado, qui a fui le Venezuela en décembre pour se rendre secrètement à Oslo afin d'assister à la cérémonie de remise du prix Nobel, a également apporté son soutien à l'invasion militaire du Venezuela par Trump et à la destitution de Nicolás Maduro. Jusqu'à présent, Trump s'est abstenu de la soutenir officiellement à la tête du pays et a apporté le soutien de Washington à Delcy Rodríguez, la vice-présidente de Maduro. [...]
The Guardian, L'Institut Nobel rejette l'offre de María Corina Machado de partager le prix Nobel de la paix avec Trump, traduction automatique
Dimanche 11/1, 16h55
Afrique (en Ukraine, avec un genre de passeport russe).
De plus en plus de mercenaires africains servent joyeusement dans l'armée russe, apparemment sans se douter que leur commandant russe les considère comme du matériel jetable.
L'invasion à grande échelle menée par la Russie dure désormais depuis 1 417 jours, soit autant que sa participation à la Seconde Guerre mondiale. Les forces soviétiques ont atteint Berlin et l'ont prise durant cette période, tandis que l'armée russe a progressé « héroïquement » de 60 km entre Donetsk et Pokrovsk, avec des pertes au kilomètre carré dépassant les records de l'époque stalinienne.
Le commandant des forces de systèmes sans pilote ukrainiennes a diffusé des images de drones traquant les occupants russes quelque part le long de la ligne de front.
Pendant que Putler patouille en Ukraine, Trumpy se sentirait les coudées franches pour jouer au cow-boy en Amérique du Sud et dans l'Atlantique Nord.
« Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais », ont réaffirmé, tard vendredi, les partis groenlandais dans une déclaration commune, après que Donald Trump a affirmé que les États-Unis emploieraient « la manière douce » ou « la manière forte » pour acquérir l’immense île arctique. [...]
[...] Il faut rappeler aussi qu’un [...] coup de force de Trump [au Groenland] contre le Danemark mettrait à mal un club de défense qui s’appelle l’OTAN et qui constitue le premier marché d’armements pour les industriels américains de la défense. Ces derniers se font pressants afin de ne pas se voir exclus de ce marché crucial, essentiellement européen, alors que l’annexion du Groenland est envisagée sérieusement par l’équipe de Trump dans le contexte décrit précédemment. [...]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Du Venezuela au Groenland, en semant le chaos, Trump nous oblige à réfléchir différemment
[...] Si les grands patrons ont couvert de louanges Donald Trump, saluant sa décision de faire capturer Nicolas Maduro, le ton était beaucoup plus mesuré en ce qui concerne les engagements fermes. Plusieurs ont assuré qu’ils étaient prêts à « aller très rapidement » au Venezuela, l’une des obsessions du président américain, qui veut voir les choses se concrétiser sous son mandat. Mais aucun n’a avancé de chiffre. « Nos actifs y ont été saisis à deux reprises, et vous imaginez bien que pour y retourner une troisième fois, il faudrait des changements assez importants », a notamment déclaré Darren Woods, PDG d’ExxonMobil, la plus grosse entreprise pétrolière américaine, jugeant qu’« aujourd’hui, il est impossible d’y investir ». [...]
Le Monde, Face à Donald Trump, les majors américaines montrent un intérêt plus que mesuré pour le pétrole du Venezuela
Vendredi 9/1, 21h55
Venezuela (suite).
[...] Le problème géopolitique que pose à Moscou le coup de Trump à Caracas est en fait fondamentalement beaucoup plus simple : Poutine perd certes un allié — mais il perd surtout la face.
Après avoir démontré son incapacité à agir en Iran, puis au Venezuela, Moscou voit les pétroliers de sa « flotte fantôme » interceptés par les États-Unis. La Russie démontre ainsi à quel point elle s’est liée les mains en s’engouffrant dans une guerre longue en Ukraine, qui limite d’autant sa capacité de projection internationale. Cette dynamique ne peut manquer, à terme, d’éroder sa crédibilité vis-à-vis de ses partenaires.
[...] On lisait sur la chaîne pro-guerre Dva maïora : « Blague à part, et sans révérence déplacée vis-à-vis des Yankees, c’est très propre, comme opération. Sans doute, c’est ainsi que notre SVO [opération militaire spéciale] a, elle aussi, été planifiée : quelque chose de rapide, de spectaculaire et d’efficace. On imagine mal que Guerassimov avait l’intention de passer quatre ans à faire la guerre »
[...] Avant même la capture de l’équipage du Marinera, le journaliste Aleksandr Kots, correspondant de guerre de la Komsomolskaïa Pravda, s’est montré plus alarmiste sur les conséquences à court terme de cette attitude des États-Unis : « Si les Américains s’emparent de notre navire, tandis que nous nous contentons de formules rhétoriques sur les ‘lignes rouges’ à ne pas dépasser, Trump en conclura que la Russie n’est rien d’autre qu’un grand Venezuela. Qu’on peut manipuler la Russie de toutes les façons possibles sans qu’aucune réplique ne s’ensuive. Alors, le président américain finira par durcir sa position sur le dossier ukrainien, en nous imposant délibérément des conditions de règlement du conflit impossibles à tenir. Tout cela se terminera par des troupes américaines sur la ligne de contact et des Tomahawks en mer Noire » [...]
Le Grand Continent, « Les Yankees ont créé un précédent avec Maduro — le clown de Kiev ferait bien de ne pas se relâcher » : la Russie de Poutine réagit au Venezuela
Vendredi 9/1, 21h45
Kirill a dit.
[...] Si nous nous concentrons sur les conditions de la politique contemporaine, alors une question survient immédiatement : quelle est l’origine de la tension entre la Russie et l’Occident ? À quoi tient-elle ? Au temps de l’Union soviétique, il était évident que nous avions notre propre constitution politique et que le conflit avec l’Occident était surdéterminé par des facteurs idéologiques. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui : nous vivons tous selon les principes de l’économie de marché, de la libre circulation des personnes et des droits de l’Homme. Tout ce que l’Occident opposait jadis à l’Union soviétique n’a plus lieu désormais d’alimenter ses attaques. Non pas parce que des décideurs auraient résolu de se plier aux volontés de l’Occident, mais parce que notre peuple, notre gouvernement, nos responsables politiques et notre société tout entière ont compris qu’il fallait réellement respecter les droits de l’Homme, réellement respecter la liberté religieuse.
[...] À quoi tiennent donc ces tensions, si ce n’est pas à des contradictions de fond ni dans l’ordre étatique, ni dans les bases idéologiques de la politique ? Pourquoi ont-ils été si nombreux à « se soulever contre nous » ? Je n’ai pas manqué de me poser moi-même la question et en suis venu à la conclusion que cela ne devait rien au hasard.
Nous incarnons une alternative particulièrement séduisante de développement civilisationnel. Nous proposons des valeurs auxquelles l’Occident a renoncé et dont il persiste à s’éloigner. Nous ne voulons pas imiter les Occidentaux lorsqu’ils s’appliquent à éradiquer la foi chrétienne.
S’ils ne renouent pas eux-mêmes avec les pratiques soviétiques et s’abstiennent de jeter les croyants derrière les barreaux, ils ont bel et bien relégué la foi hors de l’espace de la vie publique, au nom de l’idée fallacieuse que la religion serait « l’affaire personnelle » de chacun.
[...] C’est assurément un fait étonnant, mais notre pays est aujourd’hui l’un des boucliers des valeurs traditionnelles, celles qui concernent la personne humaine. Nous n’admettons pas ce que l’Occident a en vue derrière le slogan de « droits de l’Homme », et qui ne vise en réalité à rien d’autre qu’à la destruction de la morale humaine.
En effet, qu’est-ce que la morale ? Rien d’autre que la loi de Dieu inscrite dans la nature humaine pour que l’être humain puisse vivre. [...]
Le Grand Continent, Le patriarche Kirill appelle les Russes au sacrifice contre la « dégradation morale » de l’Occident
Le maire de Kyiv, Vitali Klitschko, a appelé les habitants de la capitale, si possible, à quitter la ville après une attaque russe le 9 janvier qui a privé de chauffage la moitié des immeubles d'habitation de la ville.
Alors que les températures chutaient en dessous de -10 °C , la Russie a lancé une attaque massive contre l'Ukraine dans la nuit de vendredi à samedi, déployant 242 drones et 36 missiles. Kiev et ses environs étaient les principales cibles, selon l'armée de l'air russe. L'attaque a touché des infrastructures énergétiques et plusieurs immeubles résidentiels dans la capitale, faisant au moins quatre morts et 19 blessés.
« Nous mettons tout en œuvre pour résoudre ce problème au plus vite. Cependant, l'attaque combinée menée hier soir contre Kiev a été la plus dévastatrice pour les infrastructures critiques de la capitale », a déclaré Klitschko. [...]
The Kyiv Independent, Le maire de Kyiv, Klitschko, exhorte les habitants à « quitter temporairement la ville » alors que la Russie cible des infrastructures critiques, traduction automatique
Vendredi 9/1, 9h05
America, America.
Les Etats-Unis tournent définitivement le dos à la coopération internationale autour du climat et de la nature. Mercredi 7 janvier, l’administration Trump a annoncé avoir ordonné le retrait de son pays de 66 organisations, dont une moitié liée à l’ONU. Parmi elles figurent des instances majeures pour l’action environnementale : la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ou encore son équivalent pour la biodiversité, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). [...]
Le Monde, Climat et biodiversité : ce que va changer le retrait des Etats-Unis d’organisations internationales majeures
Vendredi 9/1, 8h50
Blague ukrainienne (suite).
Blague entre notre maître espion Capricorne sociopathe et le Président.
Zelenski : Kyrylo Oleksiyovych, je voudrais vous proposer… Boudanonv : Merci, j'ai déjà été informé.
Vendredi 9/1, 8h50
Blague ukrainienne.
Humour ukrainien du moment.
— Comment tu vas ? — Ça va, je tiens, je travaille.
Olga, Viber (texte)
Vendredi 9/1, 8h50
Négos.
La Russie a qualifié de « dangereux » le projet de déploiement de troupes européennes en Ukraine, anéantissant les espoirs d'une fin rapide du conflit qui dure depuis près de quatre ans.
Les dirigeants européens et les émissaires américains ont annoncé cette semaine que les garanties d'après-guerre pour l'Ukraine incluraient un mécanisme de surveillance dirigé par les États-Unis et le déploiement d'une force multinationale européenne une fois les combats terminés. Mais Moscou a averti à plusieurs reprises qu'elle n'accepterait aucun membre de l'OTAN envoyant de telles troupes en Ukraine.
« Toutes ces unités et installations seront considérées comme des cibles militaires légitimes pour les forces armées russes », a déclaré jeudi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, reprenant une menace déjà proférée par Vladimir Poutine. Qualifiant le projet de « dangereux » et de « destructeur », elle a accusé les alliés de Kiev de former un « axe de guerre » [...]
The Guardian, Point de situation en Ukraine : le Kremlin dénonce le plan d’envoi de troupes européennes tandis que Kiev met en garde contre une « attaque russe massive », traduction automatique
Jeudi 8/1, 18h00
Hi tech.
Le cheval et Starlink représentent le dernier développement de l'industrie de la défense russe… [une antenne Starlink est installée sur la croupe du cheval de deux cavaliers sur cette vidéo]
Vivants, intactes. L'alerte hier durait de 9h30 jusqu'à 00h40. Il y avait de la balistique et une centaine de drones. Maman est tombée malade et délirait, elle a demandé de venir toutes les 30 min pour vérifier si elle est vivante. La fièvre, quoi. Je n'ai pas dormi, elle est vivante.
Deux balistiques aujourd'hui, une arrivée dans un immeuble habité. On a entendu deux explosions depuis la salle de bain. Papa n'est pas venu dans l'abri, et il n'a rien entendu, mais il est sourd.
Les nôtres vont bien, ils ont tout entendu, les drones hier, les balistiques aujourd'hui, mais tout va bien.
La moitié de la ville n'a pas d'électricité et d'eau, mais les services communaux travaillent. Nous avons de l'électricité et de l'eau dans l'appartement, mais pas de chauffage.
Maman va mieux, presque pas de fièvre et pleine conscience.
La Russie a bombardé Kryvyi Rih avec deux missiles balistiques Iskander, selon Vilkul, chef de la défense de la ville. L'attaque a touché des immeubles d'habitation. Le bilan des victimes n'est pas encore confirmé, mais on dénombre des blessés.
Pétrole russe (suite). La crise vénézuelienne rendra peut-être service à l'Ukraine.
[...] « Le fait que Washington soit disposé à susciter de graves crises internationales est regrettable et alarmant », a écrit le ministère des affaires étrangères russe dans un communiqué, dénonçant les agissements « dangereux et irresponsables » des États-Unis et la complicité de Londres dans la saisie de ce navire. [...]
En Iran, des manifestants ont pris le contrôle de deux villes. Les habitants d'Abdanan et de Malekshahi ont chassé les forces de sécurité et célèbrent leur victoire.
Reza Pahlavi, fils aîné du dernier shah d'Iran, a appelé les Iraniens à se soulever lors de manifestations nationales les 8 et 9 janvier. Il a déclaré que son prochain message dépendrait de la réaction du peuple iranien. Parallèlement, de violents affrontements entre manifestants et forces de sécurité se poursuivent dans le sud de l'Iran.
Le président américain Donald Trump a approuvé la poursuite de l'examen d'un projet de loi bipartisan sur les sanctions contre la Russie, ouvrant la voie à un éventuel vote du Sénat dès la semaine prochaine, selon le sénateur Lindsey Graham.
Si elle est adoptée, cette loi imposerait des sanctions secondaires à des pays comme la Chine, le Brésil et l'Inde qui achètent du pétrole et du gaz russes, dans le but de restreindre une source majeure de financement de la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine.
« Ce projet de loi permettra au président Trump de punir les pays qui achètent du pétrole russe bon marché alimentant la machine de guerre de Poutine », a déclaré Graham le 7 janvier. [...]
The Kyiv Independent, Trump a donné son feu vert à un projet de loi bipartisan sur les sanctions contre la Russie, ouvrant la voie à un vote au Sénat, selon le sénateur américain Graha, traduction automatique
Rubio : Au Venezuela, nous avons un processus en trois étapes. La première étape est la stabilisation du pays. Nous allons prélever entre 30 et 50 millions de barils de pétrole. Nous allons les vendre sur le marché au prix du marché. Nous contrôlerons la répartition de ces recettes.
Le ministère ukrainien de la Défense indique qu'il livre désormais plus de 1 500 drones intercepteurs anti-Shahed (et autres types) par jour depuis décembre-janvier. Cette forte augmentation a considérablement renforcé les capacités de défense aérienne.
Les responsables américains, ukrainiens et de la Coalition des volontaires ont poursuivi leurs discussions à Paris le 7 janvier, et les détails des garanties de sécurité potentielles pour l'Ukraine commencent à émerger.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué le 7 janvier avoir rencontré l'envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et l'ancien conseiller principal du président américain, Jared Kushner, dans le cadre de la poursuite des négociations.
Le nouveau chef de cabinet de la présidence ukrainienne, Kyrylo Budanov, a déclaré le 7 janvier que les négociations avaient abouti à des « résultats concrets », mais qu'il ne pouvait pas divulguer davantage de détails.
Le 6 janvier, M. Zelensky a résumé les décisions prises jusqu'à présent par la Coalition des volontaires concernant une force multinationale d'après-guerre et les mécanismes de surveillance du cessez-le-feu en Ukraine. Il a précisé que les États avaient déterminé les pays qui prendraient la tête de la garantie du cessez-le-feu sur terre, en mer et dans les airs, ainsi que de la reconstruction de l'Ukraine ; et la structure de commandement et de contrôle d'une force multinationale qui serait déployée en Ukraine. Les détails techniques de cet accord ne sont pas publics à ce jour. [...]
ISW, évaluation de la campgane offensive russe, 7 janvier, traduction automatique
Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 7 janvier qu'il pensait que la guerre à grande échelle menée par la Russie contre l'Ukraine pourrait prendre fin au cours du premier semestre 2026.
S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture marquant le début de la présidence chypriote de l'UE, Zelensky a évoqué ce qu'il a décrit comme une nouvelle étape dans les négociations avec les partenaires européens et les États-Unis.
Il a également souligné que l' Union européenne devrait jouer un rôle central dans le processus de négociation.
« Alors que Chypre entame sa présidence du Conseil de l’UE, nous constatons que les négociations ont franchi une nouvelle étape importante avec nos partenaires européens et, bien sûr, les États-Unis, ainsi que tous les membres de la Coalition des volontaires », a déclaré Zelensky . « Nous croyons sincèrement que cette guerre peut prendre fin durant votre présidence du Conseil de l’UE. »
La présidence chypriote du Conseil de l'Union européenne se poursuivra durant le premier semestre de l'année, jusqu'à fin juin 2026.
The Kyiv Independent, Zelensky affirme que les négociations ont franchi une « nouvelle étape » et laisse entendre que la guerre pourrait se terminer au premier semestre 2026, traduction automatique
Je n'ai pas de pronostic. Je préfère une bonne surprise que de faux espoirs.
Olga, Viber (vocal)
Jeudi 8/1, 7h15
Trumpette du jour.
L’information a de quoi inquiéter les juges français : selon le magazine allemand Der Spiegel, l’administration Trump envisagerait de sanctionner les trois magistrats qui ont condamné Marine Le Pen, le 31 mars 2025, à quatre ans de prison dont deux fermes et cinq ans d’inéligibilité pour détournements de fonds publics.
[...] [Le procureur général] Rémy Heitz a confié au Monde ne détenir aucune information. « Je voudrais y voir plus clair sur la crédibilité de ces menaces, a indiqué le magistrat. Mais ce qui est sûr c’est que cela participe à un climat anxiogène. Et il ne faudrait pas que cela conduise à une forme d’autocensure de la part des magistrats. »
La mise en garde du président du tribunal de Paris sur une éventuelle « ingérence » américaine pourrait « apparaître comme une pression inadmissible sur les magistrats », à la veille du procès en appel, mardi 13 janvier, des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (RN), a réagi, mercredi 7 janvier, le parti d’extrême droite. Les propos du magistrat « sont de nature à préjudicier gravement aux intérêts des prévenus », estime le RN dans un communiqué, dénonçant « comme l’accréditation d’une fake news ».
[...] Si elles ne sont pas confirmées, ces menaces américaines ne sont pas inédites : onze juges et procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ont déjà été placés sous sanctions par l’administration Trump, dont le Français Nicolas Guillou. Le département d’Etat a justifié cette décision par le fait qu’il avait « autorisé l’émission par la CPI de mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la défense, Yoav Gallant », tous deux inculpés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour leur rôle à Gaza. [...]
Le Monde, Emoi chez les juges français face aux rumeurs de sanctions américaines
Mercredi 7/1, 23h55
Notre Capricorne sociopathe [c'est comme ça que nous appelons Budanov entre nous] est à Paris avec Zelenski.
Pacha a quitté la position [de travail]. Je suis soulagée.
Olga, Viber (vocal)
Mercredi 7/1, 23h50
Comment ça se passe : mes vacances tardent.
[...] Et me paieront-ils pour le deuxième qui est sur le point de mourir dans le SMO [l'opération militaire spéciale — la guerre en Ukraine] ? [...]
Marina, originaire d'Omsk, ne comprend pas pourquoi son mari est toujours en vie en Ukraine, car, selon elle, elle devrait depuis longtemps profiter de vacances ensoleillées en Turquie, avec une compensation pour son décès. Nous souhaitons à Marina que son rêve se réalise bientôt.
Les États-Unis se sont emparés d’un pétrolier battant pavillon russe et lié au Venezuela après une poursuite de plus de deux semaines à travers l’Atlantique, a déclaré Washington ce mercredi 7 janvier. Le navire voguait entre l’Écosse et l’Islande. Son chargement, convoyé depuis mi-août depuis l’Iran vers le Venezuela, puis dans l’Atlantique, n’est toujours pas connu.
[...] «Nous exigeons de la partie américaine qu’elle leur assure un traitement humain et digne, qu’elle respecte scrupuleusement leurs droits et leurs intérêts, et qu’elle ne fasse pas obstacle à leur retour rapide dans leur patrie», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères, cité par l’agence de presse TASS, sans préciser combien de Russes se trouvent à bord.
[...] Mardi, plusieurs médias américains, annonçaient que Washington envisageait une interception armée du pétrolier. En réaction, la Russie a envoyé un sous-marin et d’autres actifs navals» envoyés dans l’Atlantique Nord par le Kremlin, a révélé le Wall Street Journal ce mercredi.
Par ailleurs, un pétrolier «sans pavillon» a été saisi par les forces américaines dans la mer des Caraïbes. «Dans une opération au petit matin, le ministère de la Guerre, en coordination avec le ministère de la Sécurité intérieure, a saisi sans incident un pétrolier sans pavillon et sous sanctions», a écrit sur X le commandement militaire américain pour la région. [...]
Le Figaro, Les États-Unis annoncent s’être emparés d’un pétrolier battant pavillon russe
Mercredi 7/1, 8h20
La farandole du nuc.
France
La France semble parée pour passer l'hiver. La semaine dernière, la capacité de production d'électricité d'origine nucléaire en fonctionnement a atteint son point le plus haut depuis 2019, dépassant les 56 gigawatts dans la journée du 31 décembre. Le regain de production tombe à pic pour faire face à une vague de froid hivernal qui ne s'était pas produite depuis quinze ans. En France, le chauffage repose largement sur des radiateurs électriques, ce qui fait grimper la demande d'électrons en hiver. [...]
Les Échos, Electricité : au plus fort de l'hiver, la France peut enfin compter sur son parc nucléaire
Les mini réacteurs nucléaires, un secteur stratégique de pointe dans lequel la start-up française Naarea excellait. Mais faute d’investissements, la société qui avait levée 90 millions d’euros depuis sa création en 2020, a été placée en redressement judiciaire à l’automne dernier et est en passe d’être reprise par le groupe polonais Eneris. Celui-ci va défendre l’unique offre faite au français, devant le tribunal de commerce de Nanterre ce mercredi.
[...] Eneris, groupe spécialisé dans la gestion de déchets, souhaite développer sa branche énergie grâce à ce rachat. Le nucléaire est un marché attractif en Pologne: Varsovie investit depuis 35 ans dans ce secteur, autant dans le développement de ses centrales que de ses mini réacteurs. Pour le groupe polonais, Naarea est une mine d’or de brevets et de technologies de pointe, avec par exemple l’objectif de développer d’ici 3 à 5 ans des réacteurs à combustibles liquides à sels fondus ou des turbines miniaturisées.
Dans la proposition d’Eneris, Bercy a aussi eu son mot à dire, au titre des contrôles des investissements étrangers. Selon une source proche du dossier, toutes les conditions suspensives ont été levées. Interrogé, Bercy n’a pas souhaité commenter. Les contrats français de Naarea seront maintenus pour la plupart, notamment ceux avec le CNRS, Framatome et Orano. [...]
BFM TV, En redressement judiciaire, le spécialiste français des mini réacteurs nucléaires Naarea pourrait passer sous pavillon polonais pour 500.000 euros
Japon
Le réacteur n°6 de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, exploitée par la Compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco), devrait devenir le premier réacteur du groupe à reprendre du service depuis son arrêt consécutif à l’accident de la centrale de Fukushima Daiichi en mars 2011. Le 21 novembre dernier, le gouverneur de la préfecture de Niigata, Hanazumi Hideyo, a approuvé ce redémarrage. Si les inspections se déroulent sans problème, le réacteur pourrait entrer en fonctionnement avant fin mars 2026.
Face à une augmentation attendue de la consommation d’électricité, due notamment à la multiplication des centres de données nécessaires au développement des services d’intelligence artificielle générative, le gouvernement a indiqué dans son plan énergétique de base, approuvé par le cabinet en février, qu’il entendait faire un usage maximal des centrales nucléaires existantes. L’objectif fixé est de porter la part du nucléaire, actuellement inférieure à 10 % de l’énergie totale produite, à environ 20 % d’ici l’exercice fiscal 2040. [...]
Nippon, La carte et la situation des centrales nucléaires japonaises en 2025
L'organisme de régulation nucléaire du Japon a annoncé mercredi la suspension de l'examen nécessaire à la remise en service de l'unique centrale nucléaire de Chubu Electric Power, deux jours après que l'entreprise a signalé une gestion inappropriée des données sismiques lors du contrôle réglementaire.
Cette décision freine les efforts de Chubu pour relancer deux réacteurs de sa centrale nucléaire de Hamaoka, située sur la côte pacifique et à l'arrêt depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, alors que d'autres centrales nucléaires redémarrent dans d'autres régions du Japon.
« Il s'agit d'une falsification de données d'inspection essentielles, ce que je considère clairement comme une faute professionnelle », a déclaré Shinsuke Yamanaka, président de l'Autorité de régulation nucléaire, lors d'une réunion régulière des commissaires.
[...] L'action Chubu a chuté de près de 10 % mardi, sa plus forte baisse en plus de 13 ans, après que l'entreprise a reconnu avoir utilisé une méthode différente de celle expliquée aux régulateurs pour sélectionner les ondes sismiques lors de l'examen. [...]
Zone Bourse, Le Japon suspend l'examen du nucléaire de Chubu Electric en raison de données sismiques erronées
États-Unis
Le spécialiste français de l’uranium Orano (ex-Areva) a obtenu un financement américain de 900 millions de dollars pour construire une usine de production d’uranium enrichi aux États-Unis, qui veulent accroître leur indépendance vis-à-vis de la Russie, a annoncé le groupe lundi soir.
Ce soutien s’inscrit dans le cadre d’un plan plus vaste de l’administration Trump pour développer la production d’électricité nucléaire, avec un total de financements de 2,7 milliards de dollars pour l’enrichissement d’uranium, annoncés par le Département de l’Énergie américain (DOE).
[...] Cette annonce, qualifiée par le groupe d'« avancée majeure », doit lui permettre de construire une usine d’enrichissement sur le site d’Oak Ridge (Tennessee), un projet annoncé par la filiale américaine du groupe en septembre 2024, sous l’administration Biden. [...]
Sud-Ouest, Nucléaire : Orano obtient un financement américain de 900 millions de dollars pour une usine d’uranium enrichi
Corée(s)
Le président sud-coréen Lee Jae Myung a affirmé mercredi avoir demandé de l’aide au dirigeant chinois Xi Jinping pour freiner le programme nucléaire de Pyongyang, suggérant un gel de ce programme en échange d’une « compensation ». « J’aimerais que la Chine joue un rôle de médiateur sur les questions liées à la péninsule coréenne, y compris le programme nucléaire nord-coréen. Tous nos canaux sont complètement bloqués », a-t-il déclaré à M. Xi.
Lee Jae Myung a rencontré lundi son homologue chinois à Pékin, au lendemain du tir par la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire, de deux missiles balistiques dans la mer du Japon. Il est le premier dirigeant sud-coréen à se rendre dans la capitale chinoise en six ans. [...]
Sud-Ouest, Tensions entre les deux Corées : Séoul sollicite Pékin pour modérer les ambitions nucléaires de Pyongyang
Mardi 6/1, 19h05
Ah...
Je commence à avoir l'impression d'être une malédiction.
Le film de Vitaly Mansky, l'un des documentaristes les plus remarquables de notre époque, raconte la guerre russo-ukrainienne avec toute sa franchise et sa douleur. Destiné plutôt au public étranger, « Time of Flight » est une image de la vie ukrainienne contemporaine, que nous connaissons bien, luttant chaque jour pour survivre ou faisant nos adieux à la vie. Mais le film est important précisément parce qu'il offre un regard extérieur sur nous, qui nous arrêtons lorsque quelqu'un est transporté « sur un bouclier », qui rendons hommage aux morts, qui donnons sans même avoir beaucoup à notre disposition. À Lviv, Mansky documente le travail d'un orchestre militaire qui joue lors des funérailles, une rue avec des centaines de personnes agenouillées, un cimetière qui a pris des proportions effrayantes, des vétérans amputés et des recrues prêtes à partir au combat. Ce n'est pas un film joyeux. Mais il parle de nous, de ce que nous sommes, de ceux qui nous entourent, de ce qui nous anime et de ce dont nous parlons dans nos cuisines et au travail.
Ce film, coproduit par l'Ukraine, la République tchèque et la Lettonie, a déjà fait le tour de dizaines de festivals à travers le monde, de l'Allemagne à l'Estonie en passant par le Japon et les États-Unis. [...]
Ukraïnska Pravda, Films ukrainiens à suivre en 2026, traduction Deepl
Mardi 6/1, 17h30
Pétrole : sortir des ronces.
[...] Le président américain montre bien qu’il a saisi que nous sommes dans un monde fini. Il l’a dit de manière très explicite lors de sa conférence de presse : l’objectif de cette opération est de garantir aux multinationales américaines un accès aux rentes énergétiques. Malgré le côté burlesque du personnage, il y a une très grande cohérence dans l’action de Donald Trump.
[...] Ce que fait Donald Trump, c’est retarder le plus possible la perte de valeur des actifs fossiles américains. Au fond, c’est une protection des intérêts des compagnies pétrolières américaines avec le soutien actif de l’Etat. Son déni du changement climatique en fait le protecteur des intérêts fossiles, alimente son refus des éoliennes et des panneaux solaires et le fait maintenir, le plus longtemps possible, l’économie du pétrole.
[...] Donald Trump propose un retour en arrière, au « capitalisme de la finitude » du XIXe siècle, dont parle l’historien et économiste Arnaud Orain. Nous ne pouvons choisir cette voie : miser sur le pétrole et le gaz en Europe, c’est se tirer une balle dans le pied. Ce qui est fondamentalement différent de périodes précédentes, c’est que d’autres solutions existent désormais pour produire de l’énergie en sortant de la dépendance au pétrole. Nous pourrions plutôt nous projeter vers l’avant : plutôt que de piquer le pétrole dans le sous-sol du voisin, nous pouvons développer fortement les énergies renouvelables. C’est un enjeu d’indépendance et de souveraineté.
[...] La bonne nouvelle, c’est qu’il y a là une alliance entre la realpolitik et la protection de l’environnement. En sortant des énergies fossiles, on économise des dizaines de milliards d’euros par an – plutôt que les verser à des régimes autoritaires. Et, dans le même temps, on réduit nos émissions de gaz à effet de serre, ce qui est cohérent avec ce que disent les scientifiques du climat. [...]
Le Monde, Pourquoi Donald Trump veut-il le pétrole du Venezuela ? [une réponse de l'économiste Lucas Chancel
Mardi 6/1, 13h45
Chine.
La position de la Chine sur la crise ukrainienne est très claire. Les « quatre impératifs » énoncés par le président Xi Jinping constituent nos lignes directrices fondamentales : La Chine soutient
que la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées,
que les objectifs et les principes de la Charte des Nations unies doivent être pleinement observés,
que les préoccupations légitimes de tous les pays en matière de sécurité doivent être prises au sérieux
et que tous les efforts propices au règlement pacifique de la crise doivent être soutenus,
a déclaré mardi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, en réponse à une question visant à savoir si l'appel de la Chine au respect de la souveraineté de tous les pays à la suite des événements au Venezuela s'appliquait également à l'Ukraine. [...]
Global Times, Le ministre chinois des Affaires étrangères réitère la position constante de la Chine sur la crise ukrainienne en réponse à une question comparant le Venezuela à l'Ukraine, traduction Deepl
Mardi 6/1, 7h35
Drones.
La Russie modifie ses drones de combat à longue portée Shahed pour cibler les aéronefs ukrainiens, dans le cadre d'un effort plus vaste visant à innover et à optimiser les capacités de ces drones.
L'expert ukrainien en guerre électronique et radio, Serhiy « Flash » Beskrestnov, a publié le 4 janvier des images et une vidéo montrant un drone Shahed abattu, équipé d'un système de défense aérienne portable (MANPADS), probablement un Verba, fonctionnant comme un système de défense aérienne à courte portée télécommandé. Beskrestnov a indiqué que les forces russes avaient déployé ces drones modifiés pour la première fois dans la nuit du 3 au 4 janvier.
La vidéo montre que la Russie a monté le MANPADS Verba sur le dessus du drone et une antenne de télécommande sur le stabilisateur d'aile. Beskrestnov a précisé que les forces russes avaient également équipé le Shahed d'une caméra et d'un modem radio, permettant à l'opérateur de contrôler le drone en vol. Les MANPADS sont positionnés pour tirer devant le drone en vol, ce qui suggère que les forces russes envisagent probablement d'utiliser cette adaptation pour cibler les avions de chasse et les hélicoptères ukrainiens participant au dispositif de défense aérienne ukrainien.
Les MANPADS Verba ont une portée opérationnelle d'environ six kilomètres et une altitude de trajectoire maximale d'environ 4,5 kilomètres lorsqu'ils sont tirés depuis le sol [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 janvier, traduction automatique
« Il y a trois nuits, en plein centre de Caracas, au Venezuela, près de 200 de nos meilleurs soldats américains ont pénétré dans la ville. Il semblerait que la défense aérienne russe n'ait pas été très efficace, n'est-ce pas ? »
[...] Nous rétablissons la dissuasion, une dissuasion si absolue et incontestable que nos ennemis n'oseront pas nous mettre à l'épreuve. [...]
Les intérêts de la République populaire [de Chine] à Caracas sont de fait considérables.
[...] Pékin était non seulement le principal destinataire du pétrole vénézuélien — comptant pour 80 % de la capacité d’exportation, généralement après des opérations de transbordement et de changement de marque destinées à dissimuler l’origine de ce pétrole — mais était également impliqué dans des programmes de prêts pétroliers avec Caracas.
La forme que prendra la période de transition mentionnée par l’administration Trump déterminera en partie le degré d’exposition de la Chine après la destitution du régime Maduro, qui était déterminé à résister à l’imposition d’un blocus américain et d’un régime de sanctions.
Voir les États-Unis se refaire une place en tant que puissance hémisphérique pourrait être à double tranchant pour Pékin — déterminé à traiter avec Taïwan et à exercer un contrôle hégémonique sur la mer de Chine méridionale. [...]
Le Grand Continent, Géopolitique hémisphérique : comprendre la doctrine Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré le 4 janvier qu'il ne croyait pas que l'Ukraine ait attaqué une résidence utilisée par le président russe Vladimir Poutine, jetant ainsi le doute sur les affirmations de Moscou à la suite d'un récent appel téléphonique avec Poutine.
« Nous ne pensons pas que cela se soit produit maintenant que nous avons pu vérifier », a déclaré Trump aux journalistes à bord d'Air Force One. [...]
The Kyiv Independent, « Nous ne croyons pas que cela se soit produit » — Trump rejette les allégations de Poutine concernant une attaque ukrainienne contre sa résidence, traduction automatique
Lundi 5/1, 21h55
Pendant ce temps.
Le président Volodymyr Zelensky a annoncé le 5 janvier qu'une frappe de drone russe menée dans la nuit avait touché un hôpital de Kyiv, faisant au moins un mort et quatre blessés.
Les forces russes ont lancé 165 drones de combat dans la nuit, dont une centaine de drones de type Shahed, selon Zelensky. Deux des quatre blessés sont dans un état grave, a déclaré le maire de Kyiv, Vitali Klitschko .
Les services d'urgence de l'État ont indiqué que le deuxième étage de l'hôpital privé de quatre étages a été touché, endommageant le service d'hospitalisation. Ils ont précisé que 25 personnes ont été évacuées des lieux. [...]
The Kyiv Independent, Un drone russe frappe un hôpital à Kyiv : un mort et quatre blessés, traduction automatique
Lundi 5/1, 21h00
Zelenski continue de brasser son monde : Maliuk.
Le président Volodymyr Zelensky rencontre le chef du Service de sécurité ukrainien (SBU), Vasyl Maliuk, à Kyiv, le 5 janvier 2025. (Volodymyr Zelensky / Telegram)
Le président Volodymyr Zelensky a annoncé le 5 janvier que Vasyl Maliuk quitterait son poste de chef du Service de sécurité ukrainien (SBU) mais resterait au sein de l'agence pour se concentrer sur les opérations asymétriques contre la Russie.
« (Maliuk) sait parfaitement comment procéder et restera au sein du système SBU », a déclaré Zelensky . « Nous avons discuté ensemble des candidats au poste de nouveau directeur du SBU. »
Dans un communiqué, Maliuk a déclaré qu'il resterait dans l'armée pour mener ce qu'il a décrit comme des opérations asymétriques de classe mondiale visant à infliger des « dégâts maximaux » à Moscou.
Bien qu'il ait dirigé plusieurs des opérations les plus importantes menées par l'Ukraine contre la Russie, le mandat de Maliuk a été marqué par la controverse, notamment en raison de son implication dans des actions visant des organismes anticorruption.
Son départ intervient après plusieurs jours de spéculation selon lesquels Zelensky se préparait à le limoger.
Cette décision fait partie des nombreux limogeages et nominations clés annoncés par Zelensky en 2026, dans le cadre d'un remaniement gouvernemental en partie motivé par le récent scandale de corruption en Ukraine.
[...] Durant le mandat de Maliuk, le SBU a mené plusieurs opérations de grande envergure en profondeur à l'intérieur de la Russie et dans les territoires occupés.
Le 1er juin, l'agence a exécuté l'opération Spiderweb , déployant des drones dissimulés dans des camions à travers la Russie pour frapper des bases aériennes situées à des milliers de kilomètres de la frontière ukrainienne.
[...] Le journal ukrainien Pravda a rapporté que Maliuk avait initialement résisté à la décision de Zelensky de le limoger, avertissant que plusieurs opérations de grande envergure comparables à Spiderweb étaient dans leur phase finale et que les interrompre serait imprudent. [...]
The Kyiv Independent, Le chef des services de sécurité ukrainiens démissionne sous la pression de Zelensky pour se concentrer sur les opérations contre la Russie, traduction automatique
Lundi 5/1, 20h55
America, America. Mais dites-moi, il est de plus en plus souvent question des États-Unis d'Amérique sur Radio-Tchernobyl...
Un compte anonyme a réalisé, le 3 janvier, plus de 430 000 dollars (367 000 euros) de gains en cryptomonnaies après avoir parié sur la chute de Nicolas Maduro. Ces paris, réalisés sur Polymarket, l’une des plus grosses plateformes de marchés prédictifs en activité, ont été placés quelques heures seulement avant l’enlèvement dans la nuit du 2 au 3 janvier du président du Venezuela par l’armée américaine. [...]
Le Monde, Venezuela : sur Polymarket, un gros lot et des soupçons après le gain spectaculaire lié à l’enlèvement de Nicolas Maduro
Le Premier ministre danois a exhorté Donald Trump à cesser de menacer d'annexer le Groenland après que le président a déclaré que les États-Unis avaient « absolument » besoin de ce territoire.
Mette Frederiksen a déclaré dimanche : « Il est totalement absurde de parler d’une prétendue nécessité pour les États-Unis de s’emparer du Groenland. Les États-Unis n’ont aucun droit d’annexer l’un des trois pays du royaume danois. »
Les bombardements américains sur le Venezuela et la capture de son président, Nicolás Maduro, ont ravivé les craintes d'une prise de contrôle américaine du Groenland, les membres du mouvement Maga de Trump jetant avec jubilation leur dévolu sur ce territoire danois après l'attaque en Amérique du Sud.
[...] Quelques heures après l' opération militaire américaine au Venezuela , la podcasteuse de droite Katie Miller – l'épouse de Stephen Miller, le puissant chef de cabinet adjoint de Donald Trump chargé des politiques publiques – a publié sur X une carte du Groenland recouverte du drapeau américain avec la légende : « BIENTÔT ». [...]
The Guardian, Les États-Unis « n'ont aucun droit » d'annexer le Groenland, a déclaré la Première ministre danoise après la résurgence des menaces de Trump, traduction automatique
Dimanche 4/1, 13h25
Corée du Nord.
La Corée du Nord a annoncé avoir tiré, dimanche 4 janvier, plusieurs missiles balistiques. Il s’agit de son premier lancement de l’année, qui survient au lendemain de la capture du président vénézuélien par les États-Unis selon un scénario que Pyongyang accuse depuis longtemps Washington de vouloir mener contre ses dirigeants.
[...] La Corée du Nord a fréquemment dénoncé de supposés plans de Washington pour renverser le pouvoir en place. « Bien que les spécifications du missile doivent être vérifiées, le message sous-jacent est probablement qu’attaquer la Corée du Nord ne serait pas aussi facile que de frapper le Venezuela », a souligné Hong Min [analyste à l’Institut coréen pour l’unification nationale]. [...]
Le Monde, La Corée du Nord tire des missiles balistiques vers la mer du Japon, rapportent Séoul et Tokyo
Sur cette photo fournie par le gouvernement nord-coréen, le dirigeant Kim Jong-un (au premier plan), se tient près d’un missile balistique à portée intermédiaire, en périphérie de Pyongyang, le 2 avril 2024. KOREAN CENTRAL NEWS AGENCY/KOREA NEWS SERVICE VIA AP
Dimanche 4/1, 13h20
Venezuela (suite): le point de vue de Guillaume Ancel.
[...] Cette opération américaine contre le couple présidentiel vénézuélien signe d’abord la consécration de la loi du plus fort au détriment de la loi tout court.
Vladimir Poutine avait ouvert la brèche en particulier avec son « opération militaire spéciale » contre l’Ukraine, déclenchée en février 2022. Puis Benyamin Netanyahou s’est installé dans cette pratique en attaquant tous les pays du Moyen-Orient quand bien même ils ne présentent plus aucune menace pour Israël. Avec le Venezuela, Trump consacre cette nouvelle ère du règne de la force sur le droit, en déclenchant ce « coup de force » contre la présidence (même contestée) d’un pays souverain.
Il est important, avant de se laisser aveugler par les détails d’une « opération secrète » révélés à dessein, de noter l’absence de la Russie, jusqu’ici protectrice de cette autocratie, tout comme elle avait laissé tomber Assad en Syrie, dans un mélange ambigu de manque de moyens militaires et de connivence avec le président Trump. Seuls les Russes avaient les moyens de « renseigner » Maduro des manœuvres réelles des Américains et de les contrer, ce qu’ils n’ont pas fait.
[...] Tous les pays voisins, en particulier ceux dont les relations sont compliquées avec les USA, s’inquiètent, de la Colombie à Cuba pour commencer, puis le Brésil. Il faut probablement questionner à ce sujet Marco Rubio, le secrétaire d’Etat, qui joue un rôle clef dans cette affaire, dans cette volonté de reconfigurer le continent américain au profit des Etats-Unis. Quant au Groenland, à quoi faut-il s’attendre désormais ?
[...] Une opération contre le Venezuela préparée depuis des mois, mais qui tombe à point nommé pour Donald Trump, pour afficher sa puissance, sans en mesurer les conséquences. D’ailleurs, la Chine y verra peut-être une source de légitimité pour déposer demain le gouvernement de Taïwan plutôt que de provoquer un conflit dévastateur contre son cher voisin. [...]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Venezuela, un coup d’éclat pour un coup d’Etat ?
Dimanche 4/1, 13h05
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
[...] le maître du Kremlin est désormais en difficulté. Il cause régulièrement avec Donald Trump et il voit bien que ce dernier, malgré ces incohérences permanentes, ne perd pas le fil de son objectif essentiel, à savoir se vanter d’avoir arrêté cette guerre, la plus grave en Europe depuis la deuxième Guerre mondiale.
Avec la proposition européenne de neutraliser la partie du Donbass dont Poutine dit vouloir à tout prix s’emparer, de la transformer en DMZ (zone démilitarisée) soutenue par Trump, le maître du Kremlin est en réalité « coincé », « trappé » diraient les Canadiens qui participent activement à la coalition des volontaires. Poutine n’a aucune raison objective de refuser cette neutralisation de la zone controversée, l’obligeant même à reculer s’il l’acceptait…
[...] C’est maintenant au tour de la partie russe de répondre au projet américain – trumpien – pour terminer cette guerre. Mais Poutine a préféré tenter une diversion pour gagner du temps et retourner son « ami » Trump contre les Ukrainiens, comprenant bien que le projet avait évolué pour intégrer une large partie de leurs demandes.
[...] Le seul (léger) problème est que cette attaque [de la résidence de Poutine] n’a pas eu lieu. En effet, les services de renseignement américains – auxquels Trump aurait vraiment dû s’adresser avant de réagir – sont d’autant plus formels qu’ils aident et surveillent les frappes ukrainiennes sur le territoire russe. Ils connaissent parfaitement les cibles visées et la nature des raids ukrainiens. Cette nuit-là, des drones ukrainiens ont bien visé une cible militaire (probablement une base aérienne) dans cette région du nord-ouest de Moscou, mais absolument pas cette résidence de Poutine où vit sa compagne actuelle.
[...] Autrement dit, cette « attaque » contre une des résidences de Poutine, en pleine négociation sur la « paix », n’est qu’un mensonge de plus du régime russe. [...] Alors que le président américain aurait dû rappeler à son interlocuteur russe, lors de son appel de dénonciation, que celui-ci attaque l’Ukraine tous les jours depuis quatre ans, Trump s’est précipité dans une condamnation de l’Ukraine qui le ridiculise, tant Moscou s’est joué de lui.
[...] Certes Poutine n’a aucun intérêt, puisqu’il a l’avantage militaire sur le terrain, à diminuer la pression sur le front comme dans ses bombardements contre les cibles civiles, mais il vient de perdre un avantage considérable dans cette négociation : la confiance de Donald Trump. [...]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Poutine « attaqué » par l’Ukraine, le mensonge de trop ?
[...] Sur le fond, cette opération éclair des États-Unis pourrait contenter Moscou. A des fins lucratives, le droit international n’a-t-il pas été bafoué par la première puissance mondiale, comme l’a fait la Russie avec son invasion de l’Ukraine ? En prétendant mettre fin aux souffrances du peuple vénézuélien et en assurant vouloir protéger les Américains du fléau de la drogue, les États-Unis semblent en réalité convoiter la manne pétrolière de Caracas. L’offensive américaine a, pour les experts en géopolitique, les allures du néocolonialisme.
[...] Formellement, le ministère des affaires étrangères russe a certes condamné l’opération américaine : « Les prétextes des Etats-Unis pour une agression contre le Venezuela sont infondés ». Mais le Kremlin, lui, n’a fait aucun commentaire, M. Poutine préférant comme d’habitude ne pas réagir à chaud. Moscou est pourtant déstabilisé par cette démonstration de force américaine. Face à M. Poutine, dont l’arme favorite est l’intimidation, M. Trump « vient de prouver sa détermination et son appétit pour l’escalade », observe Kirill Rogov, chercheur associé à l’Institute for Human Sciences, à Vienne. « Cela fera une forte impression sur le Kremlin et les élites russes », présage le fondateur de la plateforme d’analyse Re : Russia.
Donald Trump a, en quelques heures, réussi ce que Vladimir Poutine n’a pas su faire en près de quatre années : se débarrasser d’un ennemi. « Personne ne remettra plus en question la domination américaine dans l’hémisphère occidental », s’est vanté le président des Etats-Unis, asseyant la supériorité militaire de Washington. « Caracas en trois heures ! », ironise en Russie l’un des réseaux paramilitaires sur Telegram. « Les Américains au Venezuela reproduisent les premières heures de notre opération militaire spéciale en Ukraine en 2022 ». Sous-entendu : Moscou aurait dû faire de même avec Kyiv et son président.
Mais la Russie a été prise par surprise. « Maduro était un partenaire de premier plan de Poutine en Amérique latine », souligne Peter Rough, directeur du Centre pour l’Europe et l’Eurasie à l’Hudson Institute. La présence du président vénézuélien aux célébrations grandioses, à Moscou, le 9 mai 2025, pour les 80 ans de « la victoire soviétique » de la seconde guerre mondiale, avait été chaleureusement saluée par le maître du Kremlin. « L’éliminer est clairement un coup porté à Poutine. Cela montre que ses défenses aériennes – installées autour de la capitale vénézuélienne – et ses accords politiques – Moscou et Caracas ont récemment signé un accord de partenariat stratégique de dix ans – sont inutiles face à la puissance américaine », pointe M. Rough.
[...] [La] captation de la richesse pétrolière vénézuélienne, et la chute prévisible des cours, du fait d’une offre plus abondante, pourraient faire durement souffrir l’économie russe, déjà malmenée par sa guerre d’attrition en Ukraine et les sanctions internationales.
[...] La capture de Nicolas Mauduro est donc un revers géopolitique et pétrolier pour Vladimir Poutine. Un de plus, un an après la chute de son allié, l’ex-président syrien, Bachar Al-Assad, « le boucher de Damas », venu se réfugier en Russie.
Et en guise de menace supplémentaire, le président américain a signifié, sur son réseau Truth Social, la veille de l’opération vénézuélienne, que les Etats-Unis pourraient intervenir aussi en Iran – un autre partenaire de Moscou – pour « secourir » les populations civiles si la répression des manifestants, qui protestent depuis le 28 décembre 2025 contre la vie chère et l’incurie des autorités, devenait trop brutale.
[...] Et quand bien même Volodymyr Zelensky rêverait tout haut d’un départ précipité de l’autocrate russe, chassé par l’armée américaine, « Poutine n’a rien à craindre de Trump », tranche François Heisbourg, conseiller à l’International Institute for Strategic Studies (IISS), à Londres. « L’arme nucléaire fait la différence », appuie Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie à l’Institut français des relations internationale (IFRI). « Les Etats-Unis ne s’attaqueront jamais à une puissance nucléaire. Cela va d’ailleurs alimenter le sujet de la prolifération [de ces armes] dans le monde parmi les régimes autoritaires et dictatoriaux », pense-t-elle. « Vive l’arme nucléaire ! », concluait samedi, presque en écho, Dmitri Medvedev, l’ancien premier ministre de M. Poutine.
Le Monde, L’opération américaine au Venezuela, un événement à double tranchant pour Vladimir Poutine
Le président russe, Vladimir Poutine, serre la main de son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, lors d’une rencontre au Kremlin, à Moscou, le 7 mai 2025. ALEXANDER ZEMLIANICHENKO / VIA REUTERS
Samedi 3/1, 21h35
Shmyhal.
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a déclaré samedi qu'il avait proposé le ministre de la Défense, Denys Shmyhal, pour devenir ministre de l'Énergie et premier vice-Premier ministre du pays.
Zelensky a appelé les législateurs ukrainiens à soutenir Shmyhal, un ancien Premier ministre, pour le poste de ministre de l'Énergie, affirmant que son expérience était essentielle pour garantir la stabilité du secteur énergétique face à l'intensification des attaques russes.
[...] Shmyhal, 50 ans, est l'un des responsables gouvernementaux les plus expérimentés d'Ukraine, salué par les analystes pour sa capacité à maintenir la stabilité économique et à assurer le bon fonctionnement du gouvernement après l'invasion russe de février 2022.
Il a été le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps ses fonctions en Ukraine, dirigeant le gouvernement de 2020 à juillet 2025, date à laquelle il a été nommé ministre de la Défense. [...]
Reuters, Zelensky propose le ministre de la Défense, Shmyhal, comme nouveau ministre de l'Énergie de l'Ukraine, traduction automatique
Samedi 3/1, 20h20
J'ai eu peur : j'ai cru que les États-Unis avaient lancé une opération pour attraper et juger le dictateur Poutine.
Samedi 3/1, 17h00
Venezuela : de la relativité des poids et mesures.
La présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, a estimé « légitime » l’opération militaire menée au Venezuela par les États-Unis, la qualifiant « d’intervention défensive », tout en soulignant que la force militaire ne doit pas être utilisée pour obtenir des changements de régime.
« Conformément à la position de longue date de l’Italie, le gouvernement pense qu’une action militaire extérieure n’est pas la manière de mettre fin aux régimes totalitaires, mais considère dans le même temps légitime une intervention militaire défensive contre des attaques hybrides (…), ainsi que dans le cas d’entités alimentant et promouvant le trafic de drogue », déclare-t-elle dans un communiqué.
Le Monde, Live (sur l'intervention américaine au Vénézuela et la capture du président Maduro)
Le ministère des affaires étrangères russes a « exhorté » les États-Unis à libérer Nicolas Maduro et son épouse. « Nous exhortons les autorités américaines à reconsidérer cette position et à libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse », a déclaré le ministère russe dans un communiqué, publié sur son site.
La Chine s’est dit « profondément choquée » par les frappes militaires américaines au Venezuela, et par la capture de Nicolas Maduro, et elle « condamne fermement le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain et leur action contre son président ». [...]
Le président Volodymyr Zelensky a proposé de nommer Mykhailo Fedorov au poste de ministre de la Défense.
Fedorov, âgé de 34 ans, est actuellement vice-Premier ministre et ministre de la Transformation numérique en Ukraine. Il est l'un des rares responsables à avoir fait partie de l'équipe de Zelensky depuis le début de sa carrière politique en 2019 et le seul ministre à avoir survécu à tous les remaniements gouvernementaux.
Cette décision a été annoncée le 2 janvier dans le cadre d'un important remaniement politique, faisant suite à plusieurs nominations clés. Kyrylo Budanov, chef du renseignement militaire, a été nommé nouveau directeur du cabinet du président, tandis qu'Oleh Ivashchenko, chef du Service de renseignement extérieur, a succédé à Budanov à ce poste.
« Mykhailo est très impliqué dans les questions relatives à la filière des drones et travaille avec une grande efficacité à la numérisation des services et processus publics », a déclaré Zelensky. « Avec l'ensemble de nos forces armées, le commandement de l'armée de terre, les fabricants d'armements nationaux et les partenaires de l'Ukraine, nous devons mettre en œuvre des réformes du secteur de la défense qui seront bénéfiques. » [...]
The Kyiv Independent, Qui est Mykhailo Fedorov, l'homme que Zelensky souhaite voir devenir le prochain ministre de la Défense ukrainien ?, traduction automatique
Vendredi 2/1, 18h25
Budanov.
Kyrylo Budanov, chef du renseignement militaire ukrainien, lors d'une interview dans un lieu tenu secret en Ukraine, le 9 juillet 2025. (Andrew Kravchenko/Bloomberg via Getty Images)
Le président Volodymyr Zelensky a proposé à Kyrylo Budanov, chef du renseignement militaire, de prendre la direction du cabinet présidentiel le 2 janvier.
« L’Ukraine doit désormais se concentrer davantage sur les questions de sécurité, le développement des forces de défense et de sécurité ukrainiennes, ainsi que sur le volet diplomatique des négociations, et le bureau du président aura pour mission principale de remplir ces tâches », a déclaré Zelensky .
Budanov a accepté l'offre.
« Pour moi, c’est un honneur et une responsabilité de me concentrer sur les questions d’une importance capitale pour la sécurité stratégique de notre État à un moment historique pour l’Ukraine », a-t-il déclaré.
[...] Bien que Budanov n'ait jamais annoncé son intention de poursuivre une carrière politique, il figure régulièrement dans les sondages d'opinion et se classe parmi les principaux candidats à la présidence, derrière seulement Zelensky et l'ambassadeur d'Ukraine au Royaume-Uni, Valerii Zaluzhny .
D'après un récent sondage Socis, Budanov obtiendrait 5,7 % des voix au premier tour. En cas de second tour entre Zelensky et Budanov, ce dernier l'emporterait avec 56 % des suffrages contre 44 %.
Selon The Economist, Budanov a failli perdre son poste en juin 2025. La tentative d'évincer le populaire chef des services de renseignement était menée par Yermak, alors chef du cabinet du président, d'après le média. [...]
The Kyiv Independent, Zelensky nomme le chef du renseignement militaire, Budanov, comme nouveau chef d'état-major, traduction automatique
Vendredi 2/1, 8h35
Trois jours d'opération spéciale quatre ans de guerre plus tard, Mister Putler.
Selon les observations de l'ISW, les forces russes auraient conquis 4 831 kilomètres carrés en Ukraine et repris environ 473 kilomètres carrés occupés par les forces ukrainiennes dans l'oblast de Koursk en 2025. Ces gains territoriaux représentent 0,8 % du territoire ukrainien. En 2024, les forces russes avaient conquis 3 604 kilomètres carrés en Ukraine. Les données de l'état-major ukrainien indiquent que les forces russes ont subi 416 570 pertes en 2025, soit une moyenne de 78 pertes par kilomètre carré conquis en Ukraine et dans l'oblast de Koursk. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 décembre, traduction automatique
Jeudi 1/1, 18h05
Sorte de Russe blanc (suite) : résurrection.
Le 27 décembre dernier, Radio-Tchernobyl relayait l'annonce de la mort de Denis Kapoustine, un combattant russe anti-Kremlin.
Le 27 décembre, le Corps des volontaires russes avait annoncé que son commandant, Denis Kapoustine, avait été tué au front dans le secteur de Zaporijia (sud) lors d’une attaque de drone russe.
Les services de renseignement militaires ukrainiens (HUR) ont annoncé jeudi que cette mort était fictive et faisait partie d’une « opération spéciale » ayant été menée pendant plus d’un mois. « Félicitations pour ton retour à la vie, cela fait toujours plaisir », a déclaré le chef du HUR, Kyrylo Boudanov, dans un échange par vidéoconférence avec Denis Kapoustine diffusée par ses services. Pour sa part, Denis Kapoustine s’est dit prêt à « retourner dans la zone des opérations » sur le front et à poursuivre le commandement de son unité.
Selon le HUR, cette simulation a permis d’identifier des membres des services spéciaux russes qui avaient mis à prix la tête de Denis Kapoustine et souhaitaient l’assassiner.
« Nous avons également reçu la somme d’argent allouée par les services spéciaux russes pour accomplir ce crime », à savoir 500 000 dollars, a affirmé un responsable anonyme du HUR dans cette vidéo. [...]
Trumpy, the last, the best, encore meilleur en 2026.
Donald Trump a pris un faucon fauché par une éolienne pour l'aigle qui est l'emblème national des États-Unis, en partageant une photo mardi sur sa plateforme Truth Social dans le but de mettre en cause l'énergie éolienne, l'une de ses bêtes noires. Sur le cliché en question gît un rapace au pied d'éoliennes. «Les éoliennes tuent tous nos beaux aigles!», s'émeut le président américain en légende. Mais la photo a été prise il y a des années en Israël et ne montre pas un «Bald eagle» (pygargue à tête blanche), oiseau symbole de l'Amérique.
Selon une enquête de l'AFP, la photo a été publiée en 2017 par le journal israélien Haaretz, qui identifie un faucon et attribue le cliché au service israélien de gestion des parcs naturels. Des caractères hébreux sont par ailleurs visibles sur le tronc de l'éolienne. [...]
Le Figaro, En dénonçant l’éolien, Donald Trump confond l’aigle d’Amérique, emblème national des États-Unis, avec un faucon israélien
Que Donald Trump mêle allègrement ses intérêts personnels et son action politique n’est pas une découverte. Il l’a démontré à maintes reprises, acceptant sans hésiter un Boeing 747, offert par le Qatar, d’une valeur de 400 millions de dollars (près de 340 millions d’euros), ou investissant d’une main dans les cryptomonnaies tout en les déréglementant de l’autre. Mais avec l’accord qui a été scellé le 18 décembre 2025, il franchit un seuil bien plus inquiétant. Le président américain se lance en effet dans l’industrie nucléaire, une activité extrêmement dangereuse dont la surveillance relève de la compétence de l’administration fédérale… donc de la sienne. Le conflit d’intérêts est monumental.
Cet accord est d’une étrange nature : il s’agit d’une union, par échange d’actions, entre la carpe Trump Media & Technology Group (qui coiffe notamment son réseau social Truth Social) et le lapin TAE Technologies, spécialisé depuis 1998 dans le développement de la fusion nucléaire. La fusion nucléaire – à ne pas confondre avec la fission, procédé utilisé dans les centrales nucléaires actuelles – est une sorte de Graal, puisqu’elle promet une énergie illimitée, décarbonée et presque sans déchets.
[...] Ce qui intéresse TAE dans le rapprochement avec Trump Media, c’est l’accès aux marchés financiers (la holding de Trump étant cotée au Nasdaq) et sans doute aussi l’appui du plus haut décideur politique ; ce qui motive Trump, c’est de valoriser sa société en faisant miroiter la gigantesque production d’énergie que l’intelligence artificielle (IA) va nécessiter. Et ça marche : dès l’annonce de l’accord, la fortune du président a instantanément gonflé de 400 millions de dollars, passant à 6,7 milliards de dollars dans le classement Forbes.
[...] Les dirigeants de la nouvelle société affirment qu’elle commencera dès 2026 la construction de la « première centrale électrique de fusion à l’échelle industrielle au monde ». Mais promettre de « commencer la construction » ne mange pas de pain, il suffit d’acquérir un terrain. [...] La perspective de voir tourner une centrale commerciale à fusion nucléaire reste lointaine, peut-être au-delà de l’horizon de vie de Donald Trump.
[...] En revanche, ce mariage peut avoir des conséquences immédiates et très concrètes sur la sécurité des Américains. Car Trump est désormais incité à balayer tout ce qui fait obstacle au développement du nucléaire aux Etats-Unis, y compris les garde-fous.
En mai, il a signé quatre décrets : ils accélèrent l’autorisation de nouvelles installations nucléaires, allègent les procédures de sûreté, affaiblissent l’indépendance du régulateur (la Commission de réglementation du nucléaire, NRC) et élèvent les seuils acceptables d’exposition aux radiations. En juin, il a brusquement limogé le président de la NRC, du jamais-vu.
[...] Dans la novlangue habituelle de ses communiqués, la Maison Blanche nie tout problème : « Ni le président ni sa famille n’ont jamais été, ni ne seront jamais, en situation de conflit d’intérêts. » Circulez, il n’y a rien à voir.
Le Monde, Pascal Riché, « Avec son entrée dans le nucléaire, Trump se livre à un conflit d’intérêts monumental »
Dans son message de vœux aux Ukrainiens, le président Zelensky se livre à une mise au point très claire alors que les négociations de paix se poursuivent. « Que veut l’Ukraine ? La paix ? Oui. A n’importe quel prix ? Non. »
« Nous voulons la fin de la guerre, pas la fin de l’Ukraine. Sommes-nous fatigués ? Extrêmement. Est-ce que cela signifie que nous sommes prêts à nous rendre ? Ceux qui pensent ça se trompent profondément et, après toutes ces années, clairement, ils n’ont toujours pas compris qui sont les Ukrainiens », déclare encore Volodymyr Zelensky.
Les avancées russes, relativement plus rapides en 2025, restaient limitées à la marche et tiraient souvent profit des mauvaises conditions météorologiques qui entravent les opérations de drones ukrainiens – des conditions qui ne dureront pas indéfiniment.
Les forces russes exploitent la pluie, le brouillard et la neige, qui limitent les opérations de reconnaissance et de frappe des drones ukrainiens, pour mener des attaques selon leur nouvelle stratégie offensive. Si les forces russes ont combattu plus efficacement en 2025 qu'en 2024, elles n'ont toujours pas retrouvé leur capacité de manœuvre sur le champ de bataille et progressent lentement. Les pertes russes demeurent disproportionnées par rapport au territoire conquis, et il est difficile de prévoir si la Russie sera en mesure de maintenir ce rythme d'opérations à moyen et long terme. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 décembre, traduction automatique