2026 : mini-journal de guerre - juin
Avec Olga, Pacha, irina, Tola, Valera...
Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L'armée russe campait par là.
Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
Mini journal de guerre : Tchernobserv
La situation radiologique semble normale
Mardi 9/6, 6h50
Delta.

En perpétuelle évolution, une suite informatique militaire permet aux agents ukrainiens d’avoir une vision claire du champ de bataille. Et de partager un retour d’expérience très rapide du combat avec les fabricants d’armes nationaux et des pays alliés.
Il possède mille yeux, mille oreilles et bien d’autres capteurs du spectre électromagnétique. Delta, cet Argos Panoptès des temps modernes scrute et enregistre, puis fusionne sans interruption un colossal flux de données venant du millier de kilomètres du front actif, mais aussi des 4 000 kilomètres supplémentaires du périmètre de sécurité militaire autour de l’Ukraine.
Plateforme développée depuis 2015 par une poignée d’informaticiens ukrainiens, Delta a pris depuis 2022 une importance capitale dans la défense du territoire. Il s’étend d’abord horizontalement à toutes les armées (air, terre, mer), forces spéciales, services du renseignement, gardes-frontières ; et verticalement, de l’état-major général aux équipages de dronistes. Celui qui répond au nom de guerre « Tok », un barbu chauve et musculeux, dont l’unité fait partie de la direction du renseignement militaire, apprécie le fait que Delta « permet de vérifier, en temps réel, si la cible est détruite ou non, et comptabilise tout ce qui se passe sur le champ de bataille. Nous voyons tout dans notre secteur, à une profondeur de 30 kilomètres et parfois davantage ». [...]
Le Monde, Guerre en Ukraine : le système ukrainien Delta, un atout majeur dans la rivalité technologique avec l’armée russe
Dans la mythologie grecque, Argos (en grec ancien Ἄργος / Árgos et en latin Argus), dit Argos Panoptès (Πανόπτης / Panóptēs, « celui qui voit tout »), est un Géant ayant cent yeux. [...]
Wikipedia, Argos (Panoptès)
Mardi 9/6, 6h45
Quequettes nucs.
La Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) révèle que les neuf Etats dotés de l’arme nucléaire (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France, Inde, Israël, Pakistan et Corée du Nord) ont dépensé, en 2025, près de 119 milliards de dollars (environ 103 milliards d’euros) pour leurs arsenaux, dans un rapport publié lundi 8 juin. Un chiffre en hausse de 19 % par rapport à 2024, selon l’organisme. « Une nouvelle course aux armements nucléaires s’annonce », alerte l’ICAN.
L’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), qui a lui aussi publié une nouvelle étude, lundi, met en garde contre l’aggravation du risque nucléaire dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes. Cette forte augmentation des dépenses consacrées aux armes nucléaires intervient alors que les Etats accélèrent la modernisation de leurs arsenaux et renforcent le déploiement de leurs stocks existants.
[...] Les hausses spectaculaires des dépenses, associées aux craintes que l’intelligence artificielle ne risque d’accélérer la prise de décision concernant l’utilisation des armes nucléaires, sont profondément inquiétantes, selon Susi Snyder, directrice des programmes de l’ICAN et coautrice du rapport. « Je suis terrifiée », a-t-elle déclaré à l’Agence France-Presse (AFP).
[...] Au lieu d’assurer des services essentiels, comme les soins de santé, ces Etats ont investi dans « un arsenal qu’ils savent ne pas pouvoir utiliser sans commettre un crime de guerre », a estimé Susi Snyder.
Le Monde, « Le niveau des dangers augmente » : les puissances nucléaires investissent massivement dans leurs arsenaux, selon de nouvelles études
Mardi 9/6, 6h45
Pour ce que ça vaut.
Le Centre russe de recherche sur l'opinion publique (VCIOM), un institut de sondage contrôlé par l'État, aurait cessé de publier le taux de confiance « ouvert » du président Vladimir Poutine après que celui-ci soit tombé à son plus bas niveau depuis le début de la guerre à grande échelle, a rapporté le Moscow Times le 8 juin.
Contrairement aux sondages « fermés » régulièrement publiés par VCIOM, qui demandent directement aux personnes interrogées si elles font confiance à Poutine, le sondage « ouvert » demande aux gens de nommer les hommes politiques en qui ils ont confiance sans qu'on leur pose la question.
Selon cette méthodologie, moins d'un tiers des personnes interrogées ont cité Poutine en mars, contre plus de 70 % qui ont exprimé leur confiance en lui lorsqu'on leur a posé la question directement.
Les données, auparavant publiées mensuellement, n'ont pas été mises à jour depuis le 5 avril, les résultats d'avril et de mai restant non publiés au 8 juin.
Le taux d'approbation de Poutine, que VCIOM continue de publier chaque semaine, s'élevait à 66,6 % au 31 mai et a diminué de près de 10 points de pourcentage depuis le début de l'année, selon le Moscow Times. [...]
The Kyiv Independent, Un institut de sondage russe cesse de publier les chiffres de « confiance ouverte » envers Poutine face à la chute de sa popularité, selon un rapport, traduction automatique
Mardi 9/6, 6h35
Arménie.

Une affiche du président russe Vladimir Poutine est visible à Erevan, en Arménie, le 6 juin 2026, alors que des allégations d'ingérence russe planent sur les élections législatives arméniennes. (Nicholas Muller / SOPA Images / LightRocket / Getty Images)
[...] Le parti Arménie forte a recueilli 23,2 % des voix, tandis que le parti Contrat civil de Pashinyan a obtenu 49,8 % des voix, tous les bureaux de vote ayant été comptabilisés, assurant ainsi une majorité parlementaire, a déclaré la Commission électorale centrale (CEC) le 8 juin.
De ce fait, Pashinyan a conservé le contrôle du parlement sans avoir besoin de former une coalition, mais n'a pas obtenu la majorité des deux tiers requise pour modifier la constitution, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les négociations d'un accord de paix avec l'Azerbaïdjan.
[...] Le taux de participation a été élevé, à près de 58,94 %, le plus élevé depuis 2017.
[...] De nombreux Arméniens estiment que le pays ne peut se permettre une nouvelle guerre et affirment que, malgré la perte du Haut-Karabakh, Pashinyan offrait la meilleure chance de parvenir à un règlement durable avec l'Azerbaïdjan.
Ce résultat lui assure une nette majorité parlementaire et lui évite d'avoir à négocier une coalition, mais il n'efface pas les profondes divisions révélées par la campagne. Le Premier ministre devra vraisemblablement faire face à une pression constante de l'opposition, des groupes liés à la Russie et d'une partie de l'opinion publique qui reste très critique à l'égard de sa gestion. [...]
The Kyiv Independent, Pourquoi les Arméniens sont restés fidèles à Pashinyan, traduction automatique
Mardi 9/6, 6h25
Contrôleur aérien (suite).
Le commandement militaire russe retirerait ses forces de l'isthme de Kinburn, dans l'oblast de Mykolaïv, alors que la campagne de frappes à moyenne portée menée par l'Ukraine contre les lignes de ravitaillement russes en Ukraine occupée rend les défenses dans la région de plus en plus intenables.
Le groupe partisan ukrainien Atesh, basé en Crimée, a rapporté le 8 juin qu'un de ses agents au sein du quartier général du Groupe de forces russes du Dniepr avait indiqué que des éléments du 337e régiment aéroporté russe (104e division VDV) abandonnaient leurs positions dans les parties nord et ouest de l'isthme de Kinburn en raison de ravitaillements « totalement interrompus ». L'agent a rapporté que les livraisons de munitions, de carburant et de vivres étaient à l'arrêt, que les forces russes sur l'isthme étaient incapables de repousser les frappes de drones ukrainiens et que les pertes russes augmentaient. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 juin, traduction automatique
Lundi 8/6, 12h05
Corée du Nord : il a compris.

Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-un, a visité le 3 juin les centrifugeuses d'un nouveau site d'enrichissement d'uranium, à la localisation tenue secrète. (Photo Kcna Via Kns/AFP)
A quelques heures de l'arrivée, ce lundi à Pyongyang, du président chinois Xi Jinping, Kim Yo-jong, la soeur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a réaffirmé que son pays ne renoncerait plus jamais à son statut de puissance nucléaire. « Notre statut d'Etat doté d'armes nucléaires est une ligne rouge absolument irréversible et une réalité indéniable, que quiconque le reconnaisse ou non », a expliqué la cadre du régime, dans un communiqué relayé par la Korean Central News Agency.
Après avoir, pendant des années, fait semblant d'envisager, au fil des négociations, un abandon, ou une pause, de son programme de développement d'un arsenal atomique, le régime nord-coréen cherche désormais à reconfigurer ses relations avec la communauté internationale en se faisant accepter comme une puissance nucléaire classique. « Ils veulent être traités de la même manière que les Etats-Unis traitent l'Inde ou le Pakistan », expliquait récemment, en séminaire, Edgard Kagan, un ancien diplomate américain et analyste du think tank CSIS. New Delhi et Islamabad ayant aussi développé leurs arsenaux en dehors du cadre international officiel de non-prolifération. [...]
Les Echos, « Une ligne rouge absolument irréversible et une réalité indéniable » : comment Kim Jong-un veut faire de la Corée du Nord une puissance nucléaire comme les autres
[A quand le bisou sur la bouche de Monsieur Pouf-pouf-les-sept-pilliers-de-la-sagesse ?]
Lundi 8/6, 12h00
Personnel.
[...] le déficit de personnel dans l’armée ukrainienne reste important mais moins critique qu’en 2025 et les années précédentes. Le recrutement parvient, pour la première fois depuis 2023, à remplacer les pertes, et permet même enfin des rotations de personnel. [...]
Le Monde, Live
Lundi 8/6, 10h10
Double tap.
Selon le site ukrainien Euromaidan Press, la Russie aurait commencé à utiliser des missiles balistiques Iskander-M équipés d'ogives à sous-munitions dont certaines exploseraient avec un délai de 20 à 30 minutes après l'impact. Selon le système ukrainien de surveillance aérienne eRadar, ces sous-munitions se dispersent sur plusieurs centaines de mètres autour du point d'impact avant de commencer à détoner, mettant en danger toute personne se rendant sur les lieux ou tentant d'évacuer les bâtiments voisins.
Ce mécanisme introduit directement dans l'arme une variante automatisée de la doctrine dite du «double tap». Traditionnellement, cette tactique consiste à lancer une première frappe, puis à attendre 30 à 40 minutes avant d'en déclencher une seconde afin de viser les équipes de secours. On a notamment pu voir l'armée israélienne l'employer ces derniers mois à Gaza ou au Liban. Avec ces nouvelles ogives, l'effet «double tir» est directement intégré dès la première attaque, sans nécessité d'un second tir.
[...] Ce délai de 20 à 30 minutes semble précisément calibré pour coïncider avec le temps d'intervention habituel des secours. Ainsi, l'arme vise non seulement à infliger des dégâts initiaux, mais aussi à maximiser les pertes parmi ceux qui interviennent ensuite. [...]
Slate, La Russie aurait mis au point des missiles n'explosant qu'à l'arrivée des secours
Lundi 8/6, 10h00

Lundi 8/6, 10h00
Négos.
[...] Vladimir Poutine doit sauver la face et, devant l’armée, il se montre toujours en apologiste de la guerre. Mais son plan, ce n’était pas une guerre longue. Bien sûr, il ne reconnaît pas d’erreur, mais il est dans l’impasse, incapable de gagner ou d’abandonner cette guerre. D’où ses signaux envoyés pour les négociations, contraint et forcé. En mai, Vladimir Poutine a suggéré que Gerhard Schröder, l’ex-chancelier allemand proche du Kremlin, serve d’intermédiaire : il savait que ce serait inacceptable pour Kyiv et ses soutiens européens mais, au moins, le message d’ouverture a été lancé. Puis il a autorisé un homme d’affaires russe à se rendre à Kyiv pour discuter. Le Kremlin n’a pas précisé son nom mais c’est sans doute Roman Abramovitch, l’oligarque déjà impliqué dans les pourparlers de 2022.
Pour sortir de l’impasse dans laquelle il s’est lui-même mis, Vladimir Poutine semble vouloir lancer une dynamique de négociation. La population russe, tout comme une grande partie des élites socio-économiques et politiques, demande la fin du conflit, peu importe le résultat : les gens sont fatigués de souffrir des méfaits de cette guerre qui, de plus en plus, se rapproche de leur quotidien. [...]
Le Monde, Farida Roustamova, politiste russe en exil : « Poutine est dans l’impasse, incapable de gagner ou d’abandonner cette guerre »
Lundi 8/6, 8h10
Contrôleur aérien (suite).
L'aéroport de Sotchi n'a été « ouvert » que huit minutes au total depuis vendredi en raison des frappes de drones ukrainiens. Des milliers de personnes sont bloquées, certaines s'évanouissent à cause de la chaleur, d'autres sont allongées à même le sol, et les ascenseurs sont en panne. On dénombre 39 arrivées et 37 départs retardés, et 17 vols annulés.
War Translated, Bluesky, traduction automatique

Les habitants d'Oust-Labinsk ont pu observer de près, depuis leurs fenêtres, quelque chose que la télévision d'État russe ne leur montrera jamais : leur propre dépôt pétrolier en flammes après le passage d'un drone ukrainien.
War Translated, Bluesky, traduction automatique
Lundi 8/6, 8h05
Conditions de discussion.
Les dirigeants du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et de l'Ukraine ont publié le 7 juin une déclaration commune énonçant cinq conditions qui doivent être remplies entre Kyiv et Moscou pour parvenir à une solution à la guerre menée par la Russie en Ukraine.
Cette déclaration, qui reprend en grande partie une lettre ouverte envoyée quelques jours plus tôt par le président Volodymyr Zelensky au président russe Vladimir Poutine, suggérant aux deux dirigeants de poursuivre les pourparlers de paix bilatéraux directs, a été publiée à la suite de la visite de Zelensky à Londres pour des entretiens bilatéraux avec le Premier ministre britannique Keir Starmer et des discussions au format E3 avec les dirigeants du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne.
[...] La déclaration énumère cinq conditions « qui devraient être réunies pour une paix juste et durable », notamment l'appel à ce que Poutine accepte « un cessez-le-feu immédiat et complet », ainsi que l'ouverture des négociations sur « la ligne de contact actuelle » — reprenant directement les termes de la lettre ouverte de Zelensky.
« Troisièmement, l’Ukraine doit mettre en place des garanties de sécurité solides et juridiquement contraignantes une fois le cessez-le-feu entré en vigueur », poursuit la déclaration conjointe, appelant également au déploiement d’une force multinationale pour faire respecter le cessez-le-feu.
La quatrième condition exige une indemnisation pour les dommages causés par la Russie tout au long de la guerre, les dirigeants s'engageant à ce que les avoirs russes restent immobilisés jusqu'à ce que Moscou mette fin à la guerre et verse les réparations.
« Cinquièmement, les intérêts de sécurité européens doivent être préservés dans tout accord. Tout élément de négociation relatif à l'UE et à l'OTAN nécessiterait le consentement de l'UE et de ses États membres, ainsi que celui des alliés de l'OTAN, respectivement. »
Malgré des mois de négociations de paix menées sous l'égide des États-Unis, Poutine a refusé à plusieurs reprises d'instaurer un cessez-le-feu en Ukraine. Le président russe a rejeté la lettre ouverte de Zelensky dès le lendemain de sa publication. [...]
The Kyiv Independent, Zelensky et les dirigeants des pays de l'E3 ont énoncé cinq conditions pour une « paix juste et durable » lors de discussions bilatérales à Londres, traduction automatique
Lundi 8/6, 7h55
Infléchissement.
Une sauce narrative occidentale commence à monter à propos de l'incapacité des "grands" à réduire les "petits". Un phénomène qui ne réduit pas la malfaisance de la caillasse et de tout ce qui s'en suit.
A quoi servent les leçons de l’histoire ? Pas à grand-chose si l’on s’en tient au terrible spectacle du monde actuel. Vladimir Poutine n’a rien retenu de la longue lutte des Ukrainiens pour leur indépendance ni de la guerre soviétique perdue en Afghanistan. Donald Trump, qui s’est fait élire en promettant d’« arrêter les guerres »,a oublié les leçons du Vietnam, de la Somalie, de l’Irak et de l’Afghanistan. Benyamin Nétanyahou sévit dans la bande de Gaza et au Liban en redoublant d’aveuglement par rapport à ses prédécesseurs.
Pour eux, la guerre permanente est un moyen de se maintenir au pouvoir, d’échapper à la justice ou d’étaler leur puissance sans la moindre attention à ce qu’elle engendre : des ravages humains incalculables, des ennemis héréditaires et, souvent, pour ceux qui en prennent l’initiative, un affaiblissement alimenté par la perte de crédit, voire la hargne suscitée dans une partie du monde, sans parler de la simple défaite militaire. L’histoire enseigne que les guerres aboutissent parfois à l’inverse des objectifs recherchés et des intérêts défendus par les agresseurs. Mais rares sont ceux qui retiennent cette leçon. Ainsi sont répétés tragiquement les erreurs et les crimes du passé.
[...] le vain usage de la force en Ukraine depuis plus de quatre ans révèle l’impuissance de Vladimir Poutine, « prisonnier d’une guerre qu’il n’arrive ni à gagner ni à abandonner », selon Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du centre Russie/Eurasie à l’Institut français des relations internationales. [...]
Le Monde, Philippe Bernard, « L’histoire enseigne que les guerres peuvent aboutir à l’inverse de leurs objectifs, mais les agresseurs ne retiennent pas la leçon »
Lundi 8/6, 7h45
Arménie.

Donné en tête dans les sondages face à une opposition pro-russe faible et éclatée, Nikol Pachinian doit faire face à sa première élection après la reprise du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan. Mais il bénéficie également de l’impopularité croissante de la Russie dans le pays. [...]
Le Grand Continent, En Arménie, Pachinian va-t-il perdre l’équilibre ?
Le parti du premier ministre arménien, Nikol Pachinian, arrive en tête des élections législatives, dimanche 7 juin, selon les premiers résultats partiels. Ce scrutin a valeur de test pour la réorientation de la politique d’Erevan vers les Occidentaux.
Selon la Commission électorale centrale, les résultats, après dépouillement de 32 % des bureaux de vote, montrent que le parti Contrat civil de M. Pachinian devance largement l’alliance Arménie forte du milliardaire russo-arménien Samvel Karapetyan, avec, respectivement, 51,2 % et 23 % des voix. Le taux de participation s’est, lui, élevé à 59 %, selon la Commission.
[...] Le scrutin de dimanche intervient après des années de profonds bouleversements en Arménie depuis l’arrivée au pouvoir de M. Pachinian à l’issue de manifestations en 2018 sur la promesse de démanteler le système oligarchique post-soviétique. [...]
Le Monde, Législatives en Arménie : le premier ministre, Nikol Pachinian, revendique une « victoire historique »
Ce n'est un secret pour personne. À l'approche des élections législatives du 7 juin en Arménie, Emmanuel Macron a son candidat préféré: le Premier ministre sortant Nikol Pachinian (en poste depuis 2018).
[...] Derrière ce soutien français –et occidental–, il y a le projet de faire de l'ancienne petite république soviétique (environ 3 millions d'habitants) le «carrefour de la paix», un réseau complexe de transports reliant les pays d'Asie centrale, riches en hydrocarbures, à l'Europe tout en contournant la Russie et l'Iran. Le président russe Vladimir Poutine perdrait alors la main sur le Caucase, si stratégique pour l'influence du Kremlin. L'Union européenne (UE) va consacrer 2,5 milliards d'euros à ce que l'Arménie se modernise en matière de transports, d'énergie et de connectivité numérique, ainsi que pour lutter contre la désinformation russe et la guerre hybride. [...]
Slate, Élections en Arménie: Emmanuel Macron a un poulain et c'est la bête noire de Vladimir Poutine
Lundi 8/6, 7h40
Contrôleur aérien.
Les frappes à moyenne portée menées par l'Ukraine contre les lignes de communication terrestres russes (LCT) dans le sud et l'est de l'Ukraine occupée continuent de perturber la logistique russe, et ces effets opérationnels devraient s'amplifier dans un avenir proche.
Un opérateur de drone ukrainien a commenté la déclaration du 3e corps d'armée ukrainien du 31 mai, selon laquelle les forces ukrainiennes interceptent la logistique russe le long de l'autoroute M-04 reliant Izvaryne à Donetsk et Dnipro.
Le 3e corps d'armée ukrainien a rapporté le 31 mai que les forces ukrainiennes avaient obtenu, grâce à des drones, le contrôle des tirs au-dessus des villes occupées de Louhansk, Starobilsk, Alchevsk, Brianka et Kadiivka, toutes situées sur ou à proximité de la M-04.
L'opérateur de drone a estimé que la M-04 constitue une LCT plus importante pour les forces russes que l'autoroute M-14 reliant l'oblast de Rostov à la Crimée, dans le sud de l'Ukraine. Il a également noté que la M-04 relie Moscou à Rostov-sur-le-Don, aux ports russes de la mer Noire et à la région du Caucase.
L'opérateur du drone a ajouté que les ravitaillements M-04 ont atteint la Crimée occupée, le sud de l'Ukraine, l'oblast de Louhansk (via Millerovo et Kamensk-Shakhtinsk, dans l'oblast de Rostov) et l'oblast de Donetsk (via Novoshakhtinsk, dans l'oblast de Rostov).
[...] Les frappes ukrainiennes continuent de perturber la logistique russe le long des autoroutes M-04 et M-14. Le président de la République populaire de Louhansk (RPL), Leonid Pasechnik, a publié un décret le 6 juin interdisant la circulation des véhicules de transport de passagers sur la portion de la M-04 traversant la région.
Le conseiller du maire de Marioupol, Petro Andryushchenko, a indiqué le 7 juin que les forces russes avaient modifié leur itinéraire logistique Marioupol-Berdiansk et empruntaient désormais des routes locales près de la côte au lieu de l'autoroute M-14 reliant les deux villes.
Andryushchenko a ajouté que les forces russes tentaient de camoufler leurs véhicules militaires en les faisant passer pour des véhicules civils, notamment en changeant la couleur des bâches recouvrant les plateaux des camions et en repeignant ces derniers en blanc.
L'utilisation de routes secondaires et de détours risque de ralentir la logistique russe, d'autant plus que les forces ukrainiennes continueront de cibler les véhicules russes dans un avenir proche.
[...] La Crimée occupée commence à connaître des pénuries de biens et de produits de première nécessité, au-delà de l'essence.
L'agence de presse russe indépendante Agenstvo a rapporté que des habitants de Crimée ont commencé à se plaindre, le 5 juin, d'interruptions dans les livraisons aux magasins et des restrictions qui en résultent sur la vente de certains produits de base, tels que le sarrasin, le sucre, le riz et la farine.
L'agence d'opposition russe Astra a rapporté le 7 juin que les autorités d'occupation de Crimée tentent de dissimuler les causes des pénuries de nourriture et d'essence en prétendant que des ralentissements naturels dans les cycles de récolte réduisent temporairement la disponibilité de certains produits.
Les campagnes de grève menées avec succès par l'Ukraine contre les axes de transport russes en Ukraine occupée sont susceptibles d'avoir des répercussions de plus en plus importantes sur la capacité de la Russie à approvisionner l'Ukraine occupée en biens de première nécessité. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 7 juin, traduction automatique
Dimanche 7/6, 11h10
Tcherno.

Un drone russe a endommagé, dans la nuit de samedi à dimanche, le bâtiment du centre de stockage centralisé du combustible nucléaire usé (CSCNU), près de la centrale de Tchernobyl, a fait savoir l’agence atomique d’Etat ukrainienne sur Telegram, précisant que « la situation radiologique sur le site rest[ait] dans les limites normales ».
« Le bâtiment de réception des conteneurs a été partiellement détruit (il ne contenait pas de combustible nucléaire usé) », a également fait savoir l’agence, ajoutant : « Le foyer d’incendie, d’une superficie de 40 mètres carrés, a été rapidement localisé et entièrement maîtrisé. » On ne déplore aucun blessé, selon la même source. [...]
Le Monde, Live
Dimanche 7/6, 9h55
C'est dimanche : investir.
« Annulez le projet ! » Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi dans une réserve naturelle protégée du lagon de Vjosa Narta, sur la côte albanaise, pour dénoncer un plan de construction d'un complexe touristique de luxe. Ces militants et des habitants de cette zone située à quelque 150 km au sud-ouest de Tirana répondaient à l'appel d'organisations environnementales. Des milliers de manifestants se rassemblent chaque soir depuis bientôt une semaine dans la capitale, agitant des drapeaux albanais et portant des flamants roses gonflables.
Sur le papier, le mouvement de protestation qui met en ébullition ce petit pays de pays de 2,8 millions d'habitants, qualifié par ses auteurs de « révolution des flamants roses », ressemble à beaucoup d'autres. Ce lagon côtier des Balkans abrite de nombreux oiseaux migrateurs. « Toute cette étendue marine est une zone protégée. La détruire serait fatal pour la biodiversité », a expliqué à l'AFP Emiljona Puja, une employée dans la finance.
Mais l'affaire sort de l'ordinaire. Estimé à quelque 4 milliards d'euros, ce projet est en effet porté par une société liée au fonds d'investissement Affinity Partenrs de Jared Kushner, le gendre du président américain. Marié à Ivanka Trump, l'influent « haut conseiller » du locataire de la Maison-Blanche a été au début de l'année l'un des négociateurs américains pour l'Ukraine. Jared Kushner et Ivanka Trump avaient affiché en 2024 leur souhait de construire des hôtels de luxe en Albanie, dont l'économie est en pleine croissance. [...]
Les Échos, En Albanie, cette « révolution des flamants roses » qui s'oppose à un projet immobilier du gendre de Trump
Dimanche 7/6, 9h45
C'est dimanche : au moins, ils ne finiront pas soldat.

La créatrice de contenus Kelli Maple, suivie par 2.85 millions de personnes sur YouTube, alimente sa chaîne de vidéos sur les jouets et majoritairement sur les reborn. Instagram @kellymapleyt
Ils ne grandissent pas, ne respirent pas et ne pleurent jamais. Pourtant, au premier coup d’œil, nous avons du mal à distinguer la poupée de l’être humain. Les reborn (signifiant «réincarné» en anglais), ces bébés au réalisme troublant, ont la peau marbrée, de vrais cheveux implantés, un poids similaire à celui d’un vrai nourrisson et une moue boudeuse, presque trompeuse. D’abord catégorisés comme des objets de collection, au vu du travail considérable qu’ils représentent, ils occupent désormais une place importante sur la toile, mais surtout pour la communauté de «mamans reborn» qui ne cesse de croître. À travers des vidéos TikTok, certains utilisateurs — majoritairement des femmes — mettent en scène leur quotidien avec ces poupons. Ils les promènent, les habillent et leur achètent de la nourriture. Chacun a un prénom, un style et parfois même...un caractère... [...]
Le Figaro, Bébés reborn : le troublant phénomène de ces faux enfants qui ne grandissent jamais
Dimanche 7/6, 9h35
Yeah !!! C'est dimanche.

Un manège Oreshnik a été installé à Saint-Pétersbourg [ça monte et ça descend].
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Dimanche 7/6, 9h20
Zelenski a dit.
"Zelensky : "Aujourd'hui marque le 82e anniversaire du Jour J – le débarquement allié en Normandie, qui a considérablement accéléré le compte à rebours vers l'effondrement des nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. C'est arrivé à l'époque. Nous essayons de reproduire cela aujourd'hui."
Savchenko Volodymyr, Bluesky, traduction automatique
Dimanche 7/6, 9h15
Patrouille de l'air.



Un Hornet ukrainien patrouille librement au-dessus du corridor terrestre menant à la Crimée, le long de l'autoroute Marioupol-Taganrog, en attendant qu'une cible appropriée apparaisse.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Commentaire : "Les idiots russes dans la voiture ne semblent même pas se rendre compte de ce que font les pilotes de drones russes [qui chassent les civils] dans la ville de Kherson. Il devrait se réjouir d'avoir des humains comme ennemis, et non des orcs."
Dimanche 7/6, 9h00
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
Dans trois conflits actuels, des « puissances » se retrouvent piégées par la capacité de riposte ou de nuisance de leur cible, la Russie contre l’Ukraine, les États-Unis contre l’Iran, Israël contre le Liban…
Aucun de ces pays n’est comparable, mais ils sont confrontés à la même désillusion dans l’emploi de la force (armée) au détriment du droit : ils pensaient leur « machine de guerre » écrasante, imaginaient « réduire » leur ennemi en quelques semaines et obtenir sans difficulté une capitulation… qui n’arrivera pourtant jamais.
[...] La résistance la plus impressionnante est celle de l’Ukraine face à une armée cinq fois plus importante depuis quatre années. Certes, la société ukrainienne « bénéficie » d’une parfaite connaissance de la manière de faire de la Russie, et en conséquence d’une formidable détermination à ne plus se laisser soumettre par cet empire oppressant.
La résistance ukrainienne a bénéficié aussi du formidable système de renseignement américain qui lui a permis – jusqu’au retour de Trump au pouvoir – de ne jamais se laisser surprendre par les manœuvres russes. Puis, avec retard mais une réelle détermination, le soutien européen a pris le pas pour assurer la résistance ukrainienne de financements durables et d’accès à des industries de défense éparpillées mais technologiquement performantes.
Cependant, l’arme la plus puissante de l’arsenal ukrainien est cette cruciale volonté de résistance de sa société, fondement de sa résilience et plus encore de sa capacité à endurer dans le temps, plus de quatre années maintenant, d’attaques russes aussi quotidiennes que meurtrières.
[...] Contre la Russie qui les agresse quotidiennement, les Ukrainiens ont développé patiemment la capacité de mener des attaques en profondeur sur leur territoire pour leur renvoyer la guerre comme un boomerang. Pourtant, leurs alliés refusaient de les armer pour ce faire (l’affaire des missiles Tomahawk que les Etats-Uniens n’ont pas voulu livrer) mais aussi parce que ces alliés disposaient de peu d’armes avec une telle capacité, les Européens en particulier.
Sur la base de leur expérience du front, où les Ukrainiens utilisent de l’ordre de 10 000 drones de combat par jour, ceux-ci ont mis au point des drones de longue portée capables de frappes efficaces à plus de 1 000 km (Saint-Petersbourg). Ce ne sont pas armes très perfectionnées, elles utilisent des composants assez classiques, mais elles sont produites en nombre suffisant pour saturer et contourner les défenses russes, sur un territoire 28 fois plus vaste que l’Ukraine.
Autrement dit, les Ukrainiens ont développé une capacité de nuisance contre leur agresseur d’autant plus blessante pour la Russie que Poutine avait implicitement assuré la société russe qu’elle ne serait pas directement affectée par la guerre, en dehors des centaines de milliers de jeunes gens envoyés à l’abattoir sur le front pour des médailles et un peu d’argent, et des conséquences indirectes liées aux sanctions économiques et au passage à l’économie de guerre.
On imagine sans peine l’émotion des citoyens russes qui certes ont essentiellement le droit de se taire, mais qui découvrent ces attaques, voient ces colonnes de fumée et craignent désormais des frappes ukrainiennes dans leur vie quotidienne. Cette population neutralisée par la propagande et la répression du pouvoir commence à « manifester » son mécontentement envers la mafia qui dirige la Russie d’aujourd’hui et dont Poutine est devenu le chef contesté à l’avenir menacé…
[...] En Ukraine, l’armée russe ne progresse quasiment plus malgré l’importance des moyens consacrés, 18 km2 seulement « conquis » pour tout le mois de mai 2026 (contre 450 km2 en mai 2025). Mais pire encore, elle n’est pas en mesure d’intercepter chaque jour les centaines de drones, mêlés de quelques missiles, lancés par les Ukrainiens comme des boomerangs qui reviennent frapper le territoire russe jusqu’à Moscou et Saint-Petersbourg.
Une situation intolérable pour Vladimir Poutine, un enlisement sur le front et un retour de flammes contre son pays qu’il ne sait donc plus « protéger ». Il était affligeant d’entendre son porte-parole, Dmitri Peskov, tenter d’expliquer que l’opération militaire spéciale contre l’Ukraine avait justement pour objectif d’empêcher de tels bombardements alors que ceux-ci en sont la conséquence évidente. Jamais la Russie ne serait bombardée ainsi si elle n’avait pas attaqué l’Ukraine.
De fait, Vladimir Poutine est en difficulté dans son opération militaire spéciale contre l’Ukraine parce qu’elle s’est renversée contre lui, elle est à front renversé : l’Ukraine était une proie pour la Russie, elle devient une menace pour le « maître du Kremlin ».
[...] Se battre « à front renversé » devient caractéristique d’une nouvelle ère où la guerre ne permet plus de soumettre son adversaire. Dès lors, quel intérêt pour une puissance de lancer une guerre contre un adversaire qui s’est préparé à résister et dont la capacité de nuisance est suffisante pour rendre une victoire inatteignable ?
Ne pas subir, Guillaume Ancel, La guerre « à front renversé »
Samedi 6/6, 23h25
Comment ça se passe : c'est la guerre.
A Saint-Pétersbourg, le grand forum de Vladimir Poutine s’est terminé comme il avait commencé : sous une salve d’attaques de drones ukrainiens. Très tôt, samedi 6 juin, ils ont ciblé des installations militaires et des infrastructures pétrolières proches de la ville natale du président russe.
[...] « A Saint-Pétersbourg, comme dans le reste de la Russie, les habitants sont fatigués des méfaits de cette guerre qui, de plus en plus, se rapproche de notre vie. Sans être un tournant, les frappes de samedi matin marquent bel et bien les esprits », confie un journaliste d’un média en ligne de Saint-Pétersbourg. Par précaution, dans un pays où la répression s’intensifie contre toute voix critique, il préfère rester anonyme.
« Attaque massive. Situation terrible. Nous sommes réfugiés dans le sous-sol depuis 5 heures ce matin », a envoyé dès l’aube, au Monde, une habitante qui vit à une dizaine de kilomètres du site militaire visé par les drones ukrainiens, à Kronstadt, célèbre base navale située sur une île près de Saint-Pétersbourg. En face de l’île, à côté d’un village, un énorme dépôt de munitions de la marine a explosé et pris feu. « La maison tremble, nous avons entendu des explosions. Nous ne partons pas. Nous attendons que les attaques cessent », a témoigné cette même habitante, avant de peu à peu reprendre une vie normale.
[...] Internet a été partiellement bloqué après les attaques. Mais des habitants ont pu envoyer photos et témoignages sur les réseaux sociaux. « Apparemment, ils coupent Internet pour empêcher les gens de publier trop de choses. Car cela pourrait provoquer de la panique, confie au Monde une autre habitante de Saint-Pétersbourg. Maintenant nous savons que c’est la guerre. [...]
Le Monde, A Saint-Pétersbourg, le « Davos de Poutine » s’achève comme il a commencé, sous une pluie de drones ukrainiens
Samedi 6/6, 23h20
Drones.

Dans la région de Donetsk, des oiseaux construisent leurs nids à partir de fibres optiques de drones.
MAKS26, Bluesky, traduction automatique
[...] Un complexe robotique terrestre ukrainien a rencontré un drone FPV ennemi [posé sur la route] lors d'une mission de combat et l'a détruit à la mitrailleuse. [...]
MAKS26, Bluesky, traduction automatique
Samedi 6/6, 23h20
Zapo.
L’alimentation électrique externe de la centrale nucléaire de Zaporijia a été rétablie ce matin après une coupure de quinze heures, durant laquelle le site a dû recourir à des générateurs diesel de secours pour assurer le refroidissement de ses six réacteurs à l’arrêt, annonce l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), sur X. [...]
Le Monde, Live
Samedi 6/6, 10h20
Roumanie.
Les autorités roumaines et ukrainiennes ont signalé que des systèmes de guerre électronique russes ont contraint un drone ukrainien à pénétrer dans les eaux territoriales roumaines, au niveau du port de Constanta, le 5 juin.
Le ministère roumain de la Défense nationale a indiqué que les autorités avaient repéré un drone maritime près du quai 78 du port de Constanta (à environ 302 kilomètres d'Odessa) vers 5 h 50, heure locale, et que celui-ci s'était autodétruit vers 10 h 30, heure locale.
La marine ukrainienne a confirmé le 5 juin qu'un drone maritime ukrainien avait navigué au large des côtes roumaines depuis la mer Noire après que le brouillage électronique russe eut empêché les forces ukrainiennes de le contrôler.
La marine ukrainienne a précisé que l'Ukraine avait fourni les informations nécessaires à la marine roumaine afin d'éviter des pertes civiles, et le ministre roumain de la Défense, Radu Miruta, a déclaré que l'alerte ukrainienne avait permis une évacuation rapide.
Le président roumain Nicusor Dan a déclaré qu'un deuxième drone s'était autodétruit près du port de Constanta et que deux autres avaient explosé à environ 145 kilomètres à l'est de Constanta, sans faire de victimes ni de dégâts importants. Dan a affirmé que ces drones s'inscrivaient dans le cadre d'une opération de défense ukrainienne et a souligné que l'incident du drone naval ukrainien du 5 juin et la frappe du drone russe Geran-2 du 29 mai à Galati étaient des « conséquences directes » de l'agression russe contre l'Ukraine.
Les autorités russes ont largement critiqué la réaction officielle de la Roumanie à l'incident du 5 juin, cherchant à exonérer la Russie de toute responsabilité en tant qu'agresseur dans ce conflit. Elles ont instrumentalisé cet incident pour diffuser de fausses informations selon lesquelles l'Ukraine serait l'agresseur. Le Kremlin continuera probablement d'utiliser des incidents tels que la frappe de drone russe du 29 mai à Galati et l'explosion du drone naval ukrainien au port de Constanta le 5 juin pour se dédouaner de toute responsabilité en cas de frappes accidentelles de drones russes ou d'attaques sous faux drapeau contre la Roumanie ou la Moldavie voisine. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 juin, traduction Deepl
Samedi 6/6, 10h10
Lettre ouverte (suite).
[...] Les mots de M. Zelensky jettent du sel sur les blessures russes alors qu’après quatre ans de combats, Moscou est incapable de triompher. Pire, l’offensive russe sur le front a nettement ralenti ces derniers mois, et M. Poutine est à présent menacé sur son propre territoire. Quelques heures avant l’envoi du courrier, l’armée ukrainienne a lancé une attaque de drones sur Saint-Pétersbourg, démontrant la capacité de cette nouvelle génération d’armes à parcourir plus de 1 000 kilomètres. « Comme vous le savez très bien, cette distance ne représente pas la limite de nos capacités », écrit M. Zelensky dans sa lettre, avec une pointe de morgue. « Vous n’auriez pas été capable de résister sans l’aide de la Corée du Nord », poursuit le président ukrainien, décrivant la Russie comme une puissance déclinante dépendante de ses alliés, en particulier de la Chine.
[...] « La lettre de M. Zelensky ne va pas provoquer d’insurrection en Russie. Mais elle va semer le trouble parmi les élites et à la tête de l’armée », analyse, auprès du Monde, Kirill Martynov, rédacteur en chef de Novaïa Gazeta Europe, média d’opposition russe en exil. « Le timing est bon : la lettre de Zelensky intervient alors que les signaux de fatigue sociale et politique se multiplient en Russie. Cela vient aussi après que des hommes d’affaires russes se sont rendus à Kyiv et ont rendu compte de leur déplacement à Poutine. Une dynamique de négociation existe, et Zelensky joue cette carte », appuie Farida Rustamova, politiste russe, rédactrice en chef du site Vlast. [...]
Le Monde, En écrivant à Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky s’adresse aux élites russes, lassées de la guerre en Ukraine

(Inspired by the Warhammer 40k)
Le président russe Vladimir Poutine a rejeté l'offre du président ukrainien Volodymyr Zelensky de négocier la fin de la guerre et a réaffirmé la détermination du Kremlin à atteindre ses objectifs de guerre. Poutine a également réitéré sa conviction que la victoire militaire des forces russes est inévitable, malgré les données disponibles qui indiquent le contraire.
Poutine a rencontré les dirigeants de groupes médiatiques lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) le 4 juin et lors de la séance plénière du SPIEF le 5 juin.
Poutine a affirmé que les forces russes s’étaient emparées de « deux mille quatre cent quarante mille kilomètres carrés » (il s’agit probablement de 2 440 kilomètres carrés plutôt que de 2,4 millions de kilomètres carrés ; 2,4 millions de kilomètres carrés représentant une superficie bien plus vaste que l’Ukraine elle-même) de territoire au cours d’une période non précisée et qu’elles occupent actuellement 85 % de l’oblast de Donetsk, 80 % de l’oblast de Zaporijia et la totalité de l’oblast de Louhansk.
Poutine a également affirmé à tort que les forces russes progressaient sur l’ensemble du front. Il a déclaré que les forces russes avaient atteint la parité en matière de drones avec les forces ukrainiennes sur l’ensemble du champ de bataille et qu’elles avaient l’avantage dans certaines zones.
Les déclarations de Poutine des 4 et 5 juin sont cohérentes avec sa théorie de la victoire, qui postule que la Russie peut remporter une guerre d’usure prolongée à condition que les forces russes progressent sur l’ensemble du théâtre des opérations. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 juin, traduction Deepl
Samedi 6/6, 10h00
Journal des deux sœurs.
Sasha — [...] Nous sommes descendus dans le hall de l’immeuble et nous sommes réfugiés dans un couloir. Près de l’escalier mais éloignés de la cage d’ascenseur. Pendant les attaques balistiques comme celle-ci, les missiles tombent à la verticale, et ils peuvent traverser des immeubles jusqu’au sous-sol en s’engouffrant par l’ascenseur. On est restés là sept heures.
D’aussi loin que je me souvienne, ça a été l’attaque la plus longue et la plus puissante depuis le début de la guerre. Pour la toute première fois, notre fils de un an et demi a réellement pris conscience des frappes. J’ai vu ses yeux effrayés pendant que j’essayais de le calmer et de le coucher dans la poussette. En vain. Sur mon téléphone, j’ai mis des berceuses à fond et on collait contre lui sa peluche ourson, qui fait un bruit apaisant. Au bout d’un moment, nous avons perdu le décompte des explosions. J’ai appris plus tard que les russes [Olga et Sasha ont décidé de ne pas mettre de majuscule à russe, russie et poutine] avaient lancé 90 missiles et 600 drones sur la région de Kyiv.
Dans le noir du couloir, pendant que Dima et Marian essayaient de dormir, j’ai vu sur mon téléphone des images de Cannes et découvert la liste des primés. Parmi eux, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev, qui a reçu le Grand Prix pour son film Minotaure. Dans le bruit des explosions, je me souviens d’avoir pensé : quel drôle de destin, un jury international récompense un film qui raconte le drame des russes et de la russie, la nation qui nous agresse, au moment où des missiles tombent sur nous, les civils ukrainiens.
Le lendemain, après une longue matinée migraineuse, j’ai regardé les actualités. A Kyiv, les prétendus points stratégiques visés par les russes comprenaient la Philharmonie, l’Académie de musique, la bibliothèque Iaroslav-le-Sage, le centre d’art Maison ukrainienne, l’Opéra de Podil, le Musée d’art d’Ukraine… Le Musée de Tchernobyl a été quasiment détruit. Le grand marché de mon quartier et le centre commercial ont entièrement brûlé. Et des dizaines d’immeubles, d’écoles et de commerces ont été endommagés.
J’ai souhaité très fort que ces images de notre réalité, de la destruction de notre ville et de notre culture, fassent oublier la célébration du cinéaste russe qui avait eu lieu cette même nuit à Cannes. J’ai lu des extraits de son discours et je trouve profondément choquant que certains y voient une preuve d’humanisme. Sa déclaration déforme la réalité de la guerre. Parler des « souffrances des deux côtés de la ligne de front » efface la responsabilité de la russie. Cela met sur un pied d’égalité l’agresseur et l’agressé, comme si russes et Ukrainiens vivaient une tragédie symétrique. [...]
Olga — On est rentrés de notre voyage à Kyiv avec mon fils depuis une semaine et demie. Cette fois-ci, du début à la fin, j’ai ressenti une fatigue immense : le trajet interminable, la tension permanente… Mais le bonheur de retrouver les miens a surpassé tout cela.
[...] On est allés plusieurs fois au square avec [ma sœur] Sasha et [mon neveu] Marian. Les gamins étaient installés tranquillement dans un bac à sable avec plein de jouets que les familles du quartier laissent pour que tout le monde s’en serve. D’un coup, Sasha m’a lancé qu’il fallait que je vérifie chaque jouet. Elle m’a expliqué que les russes engageaient des gens sur Internet pour semer la terreur à l’intérieur du pays, par exemple en mettant des explosifs un peu partout. Ça n’est pas arrivé à Kyiv, mais des médias ukrainiens ont déjà parlé de terrains de jeux visés ou minés par les russes. L’inquiétude de Sasha n’est pas sans raison. [...]
Le Monde, le journal de deux sœurs ukrainiennes
Vendredi 5/6, 22h35
IA.
[...] Dans un long article publié jeudi, Anthropic a détaillé les progrès de son modèle d'IA, Claude, vers « l'auto-amélioration récursive », c'est-à-dire la capacité de créer des versions plus performantes et plus puissantes de lui-même. L'auto-amélioration récursive est une source d'inquiétude pour les chercheurs en sécurité de l'IA, car elle est considérée comme l'étape cruciale pour qu'une IA devienne superintelligente et puisse, par conséquent, avoir des conséquences désastreuses pour l'humanité.
Cette idée est omniprésente dans le scénario apocalyptique « AI 2027 » largement diffusé l'année dernière, qui imagine des agents d'IA concevant des versions de plus en plus intelligentes d'eux-mêmes, dont l'une finira par exterminer toute l'humanité avec une arme biologique afin de faire place à davantage de centres de données et de panneaux solaires.
L'article d'Anthropic souligne une tendance à l'augmentation des capacités de Claude qui, « poussée à l'extrême et dotée d'une puissance de calcul suffisante… laisse entrevoir un système d'IA capable de concevoir et de développer de manière totalement autonome son propre successeur ». Selon Anthropic, cela pourrait accroître le risque que « les humains perdent le contrôle des systèmes d'IA ».
Pour remédier à cela, Anthropic a proposé d'organiser des conversations où « les décideurs politiques, les chercheurs, la société civile et d'autres entreprises spécialisées en IA pourront contribuer à répondre à certaines des questions soulevées par cet article ». [...]
The Guardian, Anthropic affirme que le monde devrait avoir la possibilité de « faire une pause » avec l’IA, traduction automatique
Vendredi 5/6, 18h35
Crimée.

Une journée de semaine typique pour un Russe en Crimée occupée cet été.
MAKS26, Bluesky, traduction automatique
Vendredi 5/6, 18h30
Lettre ouverte (suite).
[...] Selon des propos rapportés par l’agence TASS, [Poutine] a réagi à la lettre de Volodymyr Zelensky proposant une rencontre directe pour discuter de la fin du conflit, estimant que Kyiv avait choisi de porter le débat sur la place publique de manière « totalement inappropriée ». Il a également affirmé que le président ukrainien lui avait récemment demandé une rencontre par l’intermédiaire d’un homme d’affaires russe. Il a ajouté ne voir « pour l’instant aucun sens » à une rencontre, accusant Kyiv de vouloir utiliser un sommet entre les deux dirigeants pour freiner l’avancée des forces russes. Selon lui, la lettre adressée par Volodymyr Zelensky était « irrespectueuse » et contribuait à rendre une rencontre impossible. En réponse à cette initiative, Vladimir Poutine a lancé aux militaires russes : « Travaillez, frères », soulignant que « le pays est fier des combattants de l’armée russe ». [...]
Le Monde, Live
Vendredi 5/6, 6h20
Comment ça se passe : affaire des garages abattus par l'Oreshnik (suite).
Poutine a déclaré qu'il n'y avait pas eu une seule utilisation de l'Oreshnik au combat en Ukraine.
Il a déclaré que la Russie avait délibérément frappé un « hangar » à Bila Tserkva pour observer la chute des blocs. Il a indiqué qu'Oreshnik pourrait être utilisé à l'avenir, y compris dans des villes ukrainiennes. [...}
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Vendredi 5/6, 6h15
Comment ça se passe : non, ça va (suite).
Lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), les responsables russes ont continué d'ignorer les problèmes économiques et les pénuries de carburant auxquels la Russie est confrontée, préférant présenter une façade de stabilité économique.
Le 4 juin, en marge du SPIEF, le vice-président de l'administration présidentielle russe, Maxim Orechkine, a déclaré que l'économie russe avait progressé de 10 % au cours des trois dernières années, contre seulement 3 % pour l'économie européenne sur la même période, que le taux de chômage en Russie était le plus bas au monde et qu'il n'y avait aucune défaillance dans l'économie russe.
[...] Le taux de chômage extrêmement bas en Russie reflète une pénurie de main-d'œuvre et provoque une inflation salariale dans les secteurs civil et de la défense, contribuant ainsi à l'inflation générale.[6] La Russie est également confrontée à des problèmes de liquidités croissants et à un niveau d'endettement extérieur élevé, après avoir progressivement épuisé les réserves de son fonds souverain pour financer sa guerre en Ukraine. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 4 juin, traduction automatique
Vendredi 5/6, 6h10
America, America.
La Chambre des représentants a adopté, jeudi, un projet de loi visant à soutenir l’Ukraine et à sanctionner des secteurs clés de l’économie russe.
« Nous voulons tous que cette guerre prenne fin », a déclaré le représentant démocrate porteur du texte, Gregory Meeks. « La question est de savoir comment. Allons-nous abandonner l’Ukraine et la contraindre à accepter un accord désastreux ? C’est ce sur quoi compte Vladimir Poutine. Ou bien cette assemblée honorera-t-elle les engagements pris depuis le début de ce conflit ? »
Le texte, passant outre les objections des dirigeants républicains, vise à consolider l’aide américaine d’un milliard de dollars d’assistance à la sécurité et à la reconstruction il mettrait également à disposition 8 milliards de dollars supplémentaires sous forme de prêt pour la défense de l’Ukraine.
« Cela enverra un message fort aux soldats ukrainiens », a déclaré le représentant républicain, Brian Fitzpatrick, qui a ajouté que ce vote enverrait également un message à Poutine : « nous sommes bien vivants ici, l’Ukraine nous tient à cœur et nous allons user de nos prérogatives pour leur venir en aide. »
Le Monde, Live
Jeudi 4/6, 22h10
Lettre ouverte.

Lorsque vous êtes arrivé au pouvoir en Russie il y a plus de 26 ans, beaucoup d'Ukrainiens vous portaient un regard positif. C'était le cas à l'époque. Mais cela appartient désormais au passé.
Aujourd'hui, l'immense majorité des Ukrainiens voit d'un bon œil la présence de nos drones à longue portée lors de l'ouverture de votre forum à Saint-Pétersbourg, couvrant une distance de plus de 1 000 kilomètres. Comme vous le savez pertinemment, cette distance ne représente pas la limite de nos capacités.
Depuis 26 ans, votre mandat a complètement bouleversé les relations entre l'Ukraine et la Russie. Les discussions, autrefois axées sur le commerce et d'autres questions civiles, se résument désormais presque exclusivement à des grèves et des pertes.
Vous avez passé près de la moitié de vos 26 années au pouvoir en Russie à faire la guerre contre l'Ukraine.
Quoi qu'on puisse dire de l'OTAN, de la géopolitique ou de la langue russe, cette guerre est un choix personnel, une guerre sans véritable cause. C'est ainsi que l'histoire s'en souviendra.
Ces années auraient pu être très différentes.
[...] J'ai reçu hier un rapport sur les pertes de votre armée sur le front ukrainien au cours du mois de mai. Une fois de plus, le nombre de soldats russes tués ou grièvement blessés a dépassé les 30 000. Nous maintenons ce niveau de pertes mois après mois, et nous disposons de preuves vidéo pour chacune d'entre elles ; il ne s'agit donc pas de vaines affirmations.
[...] Vous ne vous attendiez pas à une résistance aussi massive de la part de l'Ukraine, et vous n'aviez pas prévu que les choses iraient aussi loin. Et pourtant, nous y voilà tous — dans la cinquième année de cette guerre totale.
N'ayez pas peur de sortir de cette guerre. C'est l'essentiel ce qu'on vous demande maintenant.
L'Ukraine a préservé son indépendance. Et elle la préservera. Malgré toutes les prédictions contraires.
Nous avons rallié de nombreuses personnes à travers le monde pour soutenir l'Ukraine et s'opposer à vous. Nous avons trouvé les armes et les financements nécessaires.
Nous recevons du soutien. Vous recevez des sanctions. Et cela continuera jusqu'à ce que justice soit rendue à l'Ukraine — la justice que nous réclamons et la justice qui peut être obtenue.
[...] Nous avons porté la guerre sur votre territoire, et vous n'auriez pas pu y faire face sans l'aide de la Corée du Nord. Vous êtes le premier dirigeant russe à vous tourner vers Pyongyang pour obtenir de l'aide.
Et aujourd'hui, vous êtes entièrement dépendants de la Chine — une première également dans l'histoire de la Russie.
Vous pensiez que les Ukrainiens n'auraient pas la force de se défendre. Pourtant, aujourd'hui, notre peuple aide nos partenaires du Moyen-Orient et du Golfe à bâtir leurs propres défenses.
[...] Le monde ne s'est pas lassé de l'Ukraine, comme vous l'espériez. Mais la lassitude envers la Russie grandit, même parmi ceux qui, à l'international, vous aident à contourner les sanctions et à maintenir votre économie à flot.
Impossible de ne pas le remarquer. Après 26 ans au pouvoir, l'âge commence à se faire sentir. Et avec le temps, la fatigue ne fera que s'accentuer.
[...] Le choix vous appartient désormais.
Assez de la guerre.
L'Ukraine propose de mettre fin à cette guerre.
Cela doit se faire honnêtement, avec dignité et avec des garanties que la guerre ne reprendra pas.
Nous constatons que les États-Unis sont pleinement concentrés sur la question iranienne, et il serait erroné d'attendre simplement que la guerre en Europe redevienne le centre de leurs préoccupations.
L'Ukraine propose de mettre fin à cette guerre par un engagement direct entre nous et vous.
Je propose une réunion.
Tout le monde a entendu vos représentants affirmer, avec un sourire, que je pouvais soi-disant venir à Moscou. Mais après 26 ans, un dirigeant ukrainien n'a plus rien à faire dans votre capitale, tout comme un dirigeant russe n'a plus rien à faire à Kyiv.
[...] Je propose de fixer une date précise pour cette réunion.
Nous avons entendu dire qu'en Alaska, on vous avait promis la résolution de certains problèmes concernant l'Ukraine et l'Europe. Mais vous pouvez constater par vous-même que les questions ukrainiennes et européennes ne se décident pas à Anchorage.
[...] Vous pouvez mettre fin à votre guerre.
À la mémoire éternelle de tous ceux dont la vie a été fauchée par cette guerre.
Gloire à l'Ukraine !
Site officiel du président ukrainien, Lettre ouverte du président de l'Ukraine au président de la Fédération de Russie, traduction automatique
Jeudi 4/6, 22h00
Xenia dans le collimateur.
Le président français, Emmanuel Macron, a redit, jeudi 4 juin, que la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, accusée d’être la voix du Kremlin dans des médias français, était déjà au service de la « propagande d’Etat » russe en 2017 et que « les choses n’avaient pas changé » depuis.
« Je vous renvoie à ce que je disais à Versailles en juin 2017 assez clairement, en présence du président [russe, Vladimir] Poutine, devant une personne qui était à l’époque en charge prétendument d’un média, mais qui était une agence de propagande d’Etat », a-t-il déclaré en référence à l’ancienne directrice de la chaîne d’information RT France (Russia Today), interdite dans l’Union européenne en 2022, dans la foulée de l’invasion russe en Ukraine. [...]
Le Monde, Xenia Fedorova était responsable d’une « agence de propagande d’Etat » russe, réaffirme Emmanuel Macron
Jeudi 4/6, 7h55
Pendant ce temps-là...
Les forces ukrainiennes ont mené une série de frappes à longue portée contre des installations militaires et pétrolières russes à Saint-Pétersbourg, coïncidant avec le premier jour de l'exercice SPIEF.
Le commandant des forces de systèmes sans pilote (USF) ukrainiennes, le major Robert « Magyar » Brovdi, de l'état-major général ukrainien, a rapporté le 3 juin que les forces ukrainiennes avaient frappé la Steregushchiy ( projet 20380 corvette de classe Boykiy ) de la flotte de la Baltique, stationnée à la base navale de Kronstadt à Saint-Pétersbourg.
[...] L'état-major général ukrainien a également rapporté que les forces ukrainiennes avaient frappé le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg, provoquant un incendie. [...] L'état-major général ukrainien a déclaré que ce terminal est l'un des plus grands complexes de transbordement de pétrole de la mer Baltique et a une capacité de 10 millions de tonnes par an. Brovdi a noté qu'il s'agissait de la 20e frappe ukrainienne contre les infrastructures de raffinage de pétrole de Saint-Pétersbourg depuis le 1er mai 2026.
Le gouverneur de l'oblast de Léningrad, Aleksandr Drozdenko, a confirmé que des drones ukrainiens avaient frappé des installations à Kronstadt, ainsi que dans les raïons de Kirovsky et de Krasnoselsky.
[...] Le Kremlin a toujours exploité le SPIEF pour projeter une image de puissance économique sur la scène internationale, et les frappes ukrainiennes contre Saint-Pétersbourg dès le premier jour du SPIEF ont contredit ce discours russe. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 juin, traduction automatique

Jeudi 4/6, 7h50
Perspectives russes.
Lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), la communauté ultranationaliste russe a présenté des scénarios extrêmes et irréalistes concernant l'avenir militaire et géopolitique de la Russie, scénarios qui diffèrent probablement des positions du Kremlin.
Le quotidien économique russe Kommersant a rapporté le 3 juin que l'oligarque russe Konstantin Malofeev, nationaliste orthodoxe proche du Kremlin, et l'idéologue ultranationaliste russe Alexandre Douguine avaient présenté plusieurs « scénarios d'avenir » pour la Russie au SPIEF. Les diapositives de la présentation décrivaient des scénarios « positifs », « de continuité » et « négatifs » pour 2036 et 2050, et classaient les menaces perçues pour la Russie en cinq catégories : géopolitique, idéologie et politique, démographie, économie et technologies.
Le scénario « positif » inclut l'occupation russe de Kyiv, Odessa, Kharkiv et d'autres villes ukrainiennes, l'effondrement de l'Union européenne (UE) d'ici 2036 et d'autres discours russes sur une prétendue victoire imminente en Ukraine.
Le scénario « pessimiste » présenté incluait une défaite militaire russe en Ukraine, l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, la perte d'influence russe sur les pays post-soviétiques d'ici 2036 et la « colonisation de la Russie » d'ici 2050.
Le scénario « stable » pour 2036 spéculait sur le recours par la Russie à l'arme nucléaire si la situation militaire en Ukraine restait inchangée, menaçant de fait l'Ukraine d'une telle attaque si la guerre se poursuivait sur sa lancée actuelle.
[...] Malofeev et Dugin appartiennent à une frange ultranationaliste radicale en Russie qui prône depuis toujours une guerre prolongée en Ukraine et présentent vraisemblablement ce rapport au SPIEF afin de mettre en avant leurs objectifs personnels et ceux des radicaux qu'ils représentent pour l'avenir de la Russie.
Le Kremlin pourrait exploiter le caractère irréaliste de ces trois scénarios pour présenter le discours du président russe Vladimir Poutine et d'autres responsables gouvernementaux comme modéré et raisonnable, par opposition aux scénarios extrêmes présentés par une poignée d'ultranationalistes. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 juin, traduction automatique
Jeudi 4/6, 7h35
Résumé.
Hier soir, une photo de Pacha prise en 2011 (un jeune trentenaire souriant avec sa femme dans une lumière de fin d'été) me rappelait qu'il passe depuis quatre ans son temps de vie dans un travail de pure opposition à cause d'un vieux type dont l’obsolescence est certaine.
Jeudi 4/6, 7h25
Comment ça se passe : novlangue.

Jeudi 4/6, 7h20
La paix en 24h.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, s’est inquiété du risque « d’escalade », après l’attaque de drones ukrainiens qui ont touché des sites énergétiques et militaires à Saint-Pétersbourg, en Russie.
« Ce qui a changé ces derniers mois, c’est que l’Ukraine est devenue de plus en plus efficace pour mener des frappes à longue portée en profondeur sur le territoire russe (...) et je pense que c’est l’une des raisons qui nous rappellent pourquoi il est important d’essayer de mettre fin à cette guerre, si nous le pouvons, car le risque d’escalade est réel, plus réel qu’il ne l’était il y a deux ans », a-t-il déclaré devant une commission parlementaire.
« A ce stade, aucune des deux parties n’a été disposée à faire les concessions nécessaires pour rétablir la paix, en particulier du côté russe », a relevé M. Rubio, disant que les Etats-Unis restaient « prêts à jouer tout rôle possible dans ce contexte pour rétablir la paix ». [...]
Le Monde, Live
Mercredi 3/6, 19h10
Rappel.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a averti mercredi les jeunes Russes qu’ils mourraient probablement s’ils s’engageaient pour prendre part à la guerre menée par Moscou en Ukraine.
« On vous vend une très mauvaise affaire », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Kyiv, dans des propos qu’il a directement adressés « aux jeunes Russes et à leurs familles ». « Des hommes comme vous qui rejoignent le combat – vous ne serez pas formés. L’équipement qui vous sera fourni est de qualité médiocre. Il y a de très fortes chances que vous mouriez ou que vous soyez blessés », a-t-il ajouté.
Le Monde, Live
Mercredi 3/6, 16h10
America, America.

Le directeur de l'Agence fédérale de financement du logement, Bill Pulte, s'adresse à la presse devant l'aile ouest de la Maison Blanche à Washington, DC, le 9 janvier 2026. Bonnie Cash/Pool/Skip USA
Les manœuvres en coulisses ont commencé presque immédiatement après l'annonce, le mois dernier, de la démission de Tulsi Gabbard de son poste de directrice du renseignement national.
Certains alliés ont conseillé au président Donald Trump de remplacer Gabbard par une personne ayant une plus grande expérience du renseignement. D'autres ont suggéré de choisir quelqu'un partageant les mêmes opinions sur l'Iran. Mais pour Trump, l'argument le plus convaincant, et qui a finalement prévalu, a été de privilégier une personne ayant démontré sa volonté de s'attaquer à l'establishment et au prétendu « État profond » au sein de la communauté du renseignement, comme l'ont confié à CNN trois sources proches du dossier.
En nommant Bill Pulte à la tête du renseignement, Trump a choisi un fidèle sans aucune expérience avérée en matière de sécurité nationale ou de renseignement. En revanche, il avait un passé trouble, celui de s'en prendre à nombre des principaux adversaires politiques de Trump, par le biais de signalements illégaux transmis au cours de l'année écoulée depuis son poste de directeur du financement du logement au sein de l'administration Trump.
Selon une source, cette décision était motivée par ce qui importe le plus à Trump : obtenir ce qu’il veut, et rapidement. [...]
CNN, Pourquoi Trump a-t-il choisi un directeur par intérim du renseignement national sans aucune expérience dans ce domaine ?, traduction automatique
Mercredi 3/6, 13h55
Danemark.
Le nouveau gouvernement danois, de tendance gauche, s'est engagé à continuer de résister aux pressions américaines concernant le Groenland et à s'attaquer à la crise du coût de la vie, notamment par des mesures telles que la réduction de moitié de la TVA sur les produits alimentaires et la gratuité des transports publics pour les jeunes.
[...] Parmi les priorités immédiates du gouvernement figurent les pourparlers diplomatiques en cours avec les États-Unis et l'OTAN concernant le Groenland, un territoire danois quasi autonome que Donald Trump a insisté sur le fait que Washington devait contrôler pour des raisons de sécurité nationale.
« Le gouvernement maintiendra sa position ferme sur la souveraineté du royaume, son intégrité territoriale et son droit à l'autodétermination », indique le programme. Les forces armées danoises seront encore renforcées face aux inquiétudes concernant l'engagement des États-Unis envers la sécurité européenne.
[...] Issue d'une famille ouvrière de sociaux-démocrates de longue date, fille d'un typographe et d'une institutrice de maternelle, Frederiksen est entrée au Parlement en 2001 à l'âge de 24 ans et a pris la tête des sociaux-démocrates en 2015.
Elle a radicalement durci la politique migratoire du Danemark afin de freiner la montée du soutien à l'extrême droite, tout en prônant des engagements internationaux plus fermes, notamment un soutien indéfectible à l'Ukraine et une forte augmentation des dépenses de défense nationale.
La nouvelle coalition a été formée à la troisième tentative, après l'échec de Frederiksen à constituer une alliance de gauche immédiatement après les élections et l'échec de Troels Lund Poulsen, du parti libéral Venstre, à former une alliance de droite. [...]
The Guardian, Le nouveau gouvernement danois s'engage à résister aux pressions du Groenland et à lutter contre le coût de la vie, traduction automatique
Mercredi 3/6, 13h25
Comment ça se passe : zèbre.

Dès le début du conflit russo-ukrainien, de nombreuses tentatives peu orthodoxes ont été mises en œuvre pour améliorer la survie des véhicules de combat. Désormais, les camions russes sont recouverts de peinture à effet de camouflage , une technique similaire à celle employée par la Russie pour certains de ses avions militaires les plus importants, afin de perturber les systèmes de guidage des armes de précision à longue portée utilisant la reconnaissance d'images.
Plusieurs images de camions russes arborant des peintures inhabituelles ont circulé sur les réseaux sociaux ces derniers jours. À ce jour, des exemples de camions poids lourds Ural et Kamaz ont été observés. On distingue au moins deux motifs : un style zébré avec de larges lignes droites, et un motif plus organique, évoquant des feuilles et des spirales. Dans les deux cas, la peinture blanche recouvre la majeure partie des surfaces extérieures, y compris les roues et les pneus. On ignore si la peinture blanche est appliquée sur une couche noire, ou sur des parties noires, ou si elle recouvre simplement la couleur de base standard, un vert très foncé. Il pourrait également s'agir d'une combinaison de ces deux techniques.
[...] Les capacités permises par l'IA rendent les drones d'entrée de gamme plus résistants aux systèmes de guerre électronique et facilitent leur déploiement en essaims interconnectés. Surtout, elles permettent de s'affranchir du contrôle humain permanent par radiofréquence, qui limite considérablement le potentiel de cette catégorie de drones.
Le point faible de la vision par ordinateur que la contre-mesure russe est censée exploiter réside dans la capacité de l'agent d'IA embarqué à apprendre la reconnaissance d'objets. Bien qu'il puisse reconnaître un Ural 6x6, par exemple, parmi un large éventail de camions potentiels, si l'apparence du véhicule est suffisamment déformée, il ne sera pas formellement identifié, ou du moins pas suffisamment corroboré pour justifier une intervention. Cependant, même avec de nombreux drones dotés d'une assistance par IA, un opérateur humain reste impliqué dans toutes les décisions critiques.
Cela soulève la question de l'efficacité potentielle des camions à peinture réfléchissante, même si l'objectif principal semble être d'éviter d'être détecté lors de la phase de recherche autonome de cibles, plutôt que lors de la phase finale d'un engagement. Il convient également de noter que ce type de marquage n'est réellement utile que dans les zones où il est peu probable qu'il soit repéré par un humain ukrainien, même à distance par un capteur ; après tout, il est beaucoup plus visible que les camions à peinture standard. Il est également possible qu'un drone puisse être entraîné à détecter spécifiquement ces motifs, car aucun autre élément sur le champ de bataille ne leur ressemblerait et ils seraient identifiés comme hostiles par défaut. [...]
The War Zone, Des camions russes se parent d'une peinture « éblouissante » pour tromper les drones dotés d'intelligence artificielle, traduction automatique
Mercredi 3/6, 13h20
Il n'a pas demandé un cessez-le-feu pour son forum...
Des drones ukrainiens ont frappé des sites énergétiques et militaires à Saint-Pétersbourg tôt mercredi matin, quelques heures avant l'arrivée des invités internationaux pour le forum économique phare de la ville, infligeant ainsi un revers à Vladimir Poutine.
Plusieurs drones à longue portée se sont écrasés sur des installations de stockage de pétrole après que la défense aérienne russe a tenté, sans succès, de les abattre. De fortes explosions ont retenti et une épaisse fumée noire s'est élevée au-dessus de la ville depuis le terminal pétrolier en flammes.
Le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Alexandre Beglov, a déclaré que les districts de Kirovsky et de Krasnoselsky avaient été visés. L'Ukraine a également frappé la base navale et le chantier naval de Kronstadt, dans l'oblast de Léningrad, port d'attache de la flotte russe de la Baltique. Des navires auraient été endommagés.
Ces frappes seront extrêmement embarrassantes pour le Kremlin, car elles se produisent à une quinzaine de kilomètres du forum, où Poutine doit prononcer un discours important vendredi. Les invités sont arrivés mercredi à la cérémonie d'ouverture sous un épais brouillard de fumée. D'autres n'ont pas pu se rendre à Saint-Pétersbourg, l'aéroport ayant été temporairement fermé.
Quelque 20 000 visiteurs venus de 130 pays sont attendus à ce sommet annuel de trois jours, souvent présenté comme la réponse russe à Davos. Parmi eux figurent l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, l’influenceuse américaine d’extrême droite Candace Owens et les frères Tate.
Donald Trump a dépêché une délégation officielle américaine conduite par Rodney Mims Cook Jr. Ce dernier supervise le projet controversé d'agrandissement de la salle de bal de la Maison-Blanche et préside la Commission des beaux-arts des États-Unis. Parmi les autres invités figure l'ancien acteur hollywoodien et partisan de Poutine, Steven Seagal. [...]
The Guardian, Des drones ukrainiens frappent Saint-Pétersbourg alors que le « Davos russe » s'ouvre dans la ville, traduction automatique
Mercredi 3/6, 10h00
Frapper les gens (suite).

La Russie a attaqué Dnipro avec des munitions à fragmentation, détruisant des routes et tuant 9 personnes, a déclaré le maire Filatov. Un enfant de 3 ans figure parmi les victimes.
Noel Reports, Bluesky, traduction automatique
Dans la nuit du 1er au 2 juin, les forces russes ont mené une nouvelle série de frappes dévastatrices de drones et de missiles contre l'Ukraine, ciblant principalement la ville de Kyiv. Ces frappes russes ont tué au moins 22 civils et en ont blessé au moins 130.
L'armée de l'air ukrainienne a rapporté que les forces russes avaient lancé 73 missiles — dont huit missiles de croisière hypersoniques Zirkon, 33 missiles balistiques Iskander-M, 27 missiles de croisière Kh-101 et cinq missiles de croisière Kalibr — ainsi que 656 drones Shahed, Gerbera, Italmas, Banderol et Parodiya durant la nuit.
[...] Les frappes russes des 1er et 2 juin s'inscrivent dans une escalade des frappes russes contre Kyiv, visant à tirer profit de la pénurie d'intercepteurs Patriot et à détourner l'attention de l'incapacité de la Russie à protéger ses arrières des frappes ukrainiennes à longue portée, ainsi que de ses revers sur le champ de bataille.
Le Kremlin a tenté de justifier ces frappes par divers arguments. Le président russe Vladimir Poutine a tenu une réunion le 1er juin (avant le début des frappes nocturnes) afin de réaffirmer que la frappe ukrainienne des 21 et 22 mai contre le siège du Centre Rubikon pour les technologies avancées de drones à Starobilsk, dans l'oblast de Louhansk occupé, avait touché une cible exclusivement civile, et a exigé que les autorités ukrainiennes soient tenues responsables de cette frappe.
[...] L'utilisation par la Russie de munitions à fragmentation et ses frappes de missiles à double impact ciblant les premiers intervenants continuent de démontrer une stratégie de frappes russes visant à infliger un maximum de pertes civiles et de dégâts aux infrastructures civiles. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 juin, traduction automatique
Mardi 2/6, 21h10
Bregret, l'anniversaire du Brexit.

Le 23 juin 2016, une majorité de Britanniques choisissaient de quitter l’Union européenne au terme d’une campagne référendaire portée par les promesses des partisans du camp « Leave », au premier rang desquels Nigel Farage et Boris Johnson. Organisée autour du slogan « Take Back Control » (« Reprendre le contrôle »), la campagne pro-Brexit promettait de restaurer la souveraineté du pays, de retrouver la maîtrise des flux migratoires et de relancer la prospérité économique.
Dix ans plus tard, les espoirs ont laissé place à un sentiment amer de désillusion que les Britanniques désignent par le terme « Bregret », et c’est un pays divisé, affaibli, désenchanté qui s’apprête à commémorer la date anniversaire du référendum.
[...] Rares sont les événements dans l’histoire d’un pays qui constituent un choc aussi immense et profond que fut le Brexit. À l’annonce des résultats qui donnent la victoire au camp « Leave » avec 51,9 % des suffrages, c’est un sentiment de stupeur qui se répand dans le monde entier.
[...] le vote en faveur du Brexit représentait une victoire politique et idéologique pour Nigel Farage, à l’époque leader du parti populiste d’extrême droite United Kingdom Independence Party (UKIP) farouchement hostile à l’UE, à l’immigration et au multiculturalisme.
Jusque-là davantage considéré comme un outsider, Nigel Farage devient alors un personnage central du paysage politique britannique, unanimement reconnu comme l’artisan principal du Brexit. Ses thèmes de campagne – qui s’articulent essentiellement autour de la lutte contre l’immigration, le rétablissement de la souveraineté nationale et la défense de l’identité britannique – s’imposent comme les sujets dominants du débat national.
Le Brexit a ainsi normalisé et banalisé un discours populiste longtemps demeuré en marge de la sphère publique, contribuant à une dynamique sans précédent pour l’extrême droite et à une recomposition majeure de la vie politique britannique. [...] Le référendum devait apaiser et unifier le pays ; il l’a au contraire profondément déstabilisé et divisé.
Quelques heures après l’annonce des résultats et alors que l’euphorie règne toujours parmi les partisans du camp « Leave », une première interview de Nigel Farage dans l’émission « Good Morning Britain » de la chaîne ITV provoque la stupéfaction générale. Il déclare aux deux journalistes que la promesse de verser le montant de la contribution au budget européen au budget du National Health Service (NHS) – le service de santé publique britannique – ne pourra « probablement pas être tenue ».
[...] La victoire du Brexit a été en partie analysée comme la victoire des passions tristes – peur de l’autre, hostilité à l’égard des étrangers, ressentiment vis-à-vis du multiculturalisme – et interprétée comme le signe d’un repli identitaire. Mais si le souhait d’une grande partie de l’électorat pro-Brexit était de voir le pays se transformer en forteresse inaccessible, ce fut loin d’être le cas. En effet, même une fois le Royaume-Uni officiellement sorti de l’UE, le 31 janvier 2020, les chiffres de l’immigration continuèrent de progresser, atteignant un record absolu en mars 2023 avec un solde migratoire net avoisinant le million. Pour une grande partie de l’opinion publique hostile à l’immigration, ces chiffres donnaient l’impression d’une immigration devenue hors de contrôle et d’un État impuissant face aux flux migratoires, ce qui renforça colère et ressentiment vis-à-vis des élites politiques. Une autre promesse centrale de la campagne pro-Leave n’avait donc pas été tenue.
Dans ce contexte, et si l’on ajoute à cela une croissance économique atone et une inflation galopante, il n’est pas surprenant que les derniers sondages indiquent qu’une majorité de Britanniques – environ 56 % – dit regretter le départ de l’UE. [...]
The Conversation, Du Brexit au « Bregret » : dix ans après, le goût amer du vote en faveur du retrait de l’UE au Royaume‑Uni
Mardi 2/6, 20h30
Arménie.

Le président russe Vladimir Poutine (à droite) s'entretient avec le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan (à gauche) lors de leur rencontre au Kremlin à Moscou, en Russie, le 1er avril 2026. (Pavel Bednyakov / Pool / AFP / Getty Images)
L'Arménie tiendra des élections législatives le 7 juin, un scrutin que la plupart des observateurs qualifient de crucial.
Huit ans après la Révolution de velours en Arménie, le Premier ministre pro-européen Nikol Pashinyan brigue un troisième mandat, dans un contexte de tensions avec la Russie et avec un soutien apparemment total des États-Unis.
Le président américain Donald Trump a utilisé les réseaux sociaux le 27 mai pour offrir son « soutien total et sans réserve » au dirigeant arménien.
Dans le même temps, le président russe Vladimir Poutine a menacé l'Arménie d'un « scénario ukrainien » si elle poursuivait son rapprochement avec l'UE. Moscou a récemment mis ces menaces à exécution en rappelant son ambassadeur à Erevan.
[...] Si son gouvernement obtient une majorité constitutionnelle, l'Arménie pourrait constater de réels progrès vers un accord de paix avec l'Azerbaïdjan, rival régional de longue date d'Erevan, ont déclaré des analystes.
En revanche, une victoire plus modeste pourrait entraîner une stagnation des négociations, enfermant l'Arménie dans une dépendance stratégique vis-à- vis de la Russie pour les années à venir.
D'après des sources occidentales citées par Reuters, la Russie envisagerait d'organiser des vols de rapatriement pour des dizaines de milliers d'Arméniens de Russie avant les élections, afin d'influencer le résultat. Bien que cette allégation soit difficile à vérifier, l'ingérence russe dans les élections arméniennes est indéniable.
Ces dernières semaines, Moscou a imposé un embargo sur le Jermuk, une eau minérale arménienne populaire en Russie, puis a étendu l'interdiction aux fleurs coupées, aux légumes et aux fraises.
[...] « Ces derniers mois, le rôle de la Russie dans la gestion des chemins de fer arméniens a été un sujet brûlant », a expliqué Grigoryan. Depuis 2008, ces chemins de fer sont gérés par la compagnie ferroviaire d'État russe, les Chemins de fer russes, dans le cadre d'une concession de 30 ans octroyée la même année.
Alors que Pashinyan avait auparavant évoqué l'idée de transférer cette concession à des pays considérés comme neutres, tels que le Kazakhstan ou les Émirats arabes unis, Moscou a fermement refusé toutes ces propositions.
L'énergie est un autre enjeu majeur : jusqu'à 40 % de l'électricité arménienne est produite par la seule centrale nucléaire du pays, exploitée par une société par actions russo-arménienne à parts égales . Tout le combustible nécessaire à son fonctionnement est fourni par la Russie.
Pour réduire sa dépendance à l'égard de Moscou, l'Arménie prévoit de construire une nouvelle centrale nucléaire avec l'aide des États-Unis et, potentiellement, de fermer le réacteur actuel datant de l'ère soviétique, a expliqué Grigoryan [directeur du Centre régional pour la démocratie et la sécurité, un groupe de réflexion basé à Erevan].
[...] Certaines dépendances structurelles se sont toutefois atténuées ces dernières années. Cela est particulièrement visible dans le secteur de la défense : l’Arménie a progressivement réduit sa participation à l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), une alliance militaire dirigée par Moscou, et a gelé son adhésion en 2024.
The Kyiv Independent, « Une véritable Arménie » : Pashinyan se rend aux urnes avec le soutien de Trump et l'hostilité de Moscou., traduction automatique
Mardi 2/6, 20h10
Comment ça se passe : qui veille sur tes miches et l'odeur de la défense aérienne.
Pacha ne va pas très bien. Il sera sur le front d’ici une semaine, dix jours, enfin, donc pour tirer, c’est pas la colonie de vacances. Dans son équipe… il y a Vadim, qui n’est pas très sympathique dans le civil, mais comme militaire ça va. Il est plombier dans le civil, il est marié, il a deux enfants, il est un peu obèse, je ne le trouve pas très sympathique ni très intelligent, mais il se croit un grand Casanova et il a du succès auprès des femmes, c’est bizarre, mais Pacha lui fait confiance au combat. Il y a Oleg qui est sympathique, mais qui n’est pas si bon sur le plan militaire, et il y a un Valera dont je ne sais rien.
Ce matin on est sorti avec Fidèle, c’était un bon petit matin, avec du soleil et des oiseaux... et puis j’ai senti l’odeur de la défense aérienne. Oui, il faudrait peut-être que je me méfie davantage des drones, j’ai tendance à considérer que les missiles sont la vraie menace et j’ai un peu oublié les drones...
Olga, Viber (vocal)
Mardi 2/6, 20h05
Attaque contre les gens (suite).

Le Monde — Devant un immeuble touché lors des frappes de missiles et de drones russes, à Kyiv, le 2 juin 2026. THOMAS PETER/REUTERS
La Russie a lancé dans la nuit du 2 juin l'une des plus importantes attaques aériennes du conflit ukrainien, ciblant plusieurs villes du pays, dont Kyiv, à l'aide de missiles et de drones. Selon les autorités, au moins 22 personnes, dont deux enfants, ont été tuées et 130 autres blessées.
Le président Volodymyr Zelensky a déclaré que Kyiv avait été la ville la plus touchée par l'attaque. Au moins six personnes ont été tuées et 90 autres, dont deux enfants, ont été blessées dans la capitale, selon le maire de Kyiv, Vitalii Klitschko. Cinquante-deux personnes étaient toujours hospitalisées, dont deux enfants, à 20h00 heure locale, a ajouté M. Klitschko.
[...] Le maire de Dnipro, Borys Filatov, a affirmé que la Russie avait utilisé des munitions à fragmentation lors de la dernière attaque contre Dnipro afin de tenter « délibérément » de faire davantage de victimes parmi les civils, les policiers, les secouristes et les employés des services publics. Les munitions à fragmentation, largement interdites par le droit international humanitaire, dispersent de petites bombes explosives sur une vaste zone. Certaines peuvent ne pas exploser immédiatement, ce qui représente un danger persistant pour les civils. [...]
The Kyiv Independent, Kyiv sous le choc après une attaque massive de missiles et de drones menée par la Russie contre l'Ukraine, faisant au moins 22 morts, traduction automatique
Mardi 2/6, 8h40
Comment ça se passe : non, ça va.
Perte de popularité, économie en berne, enlisement en Ukraine, recrudescence des attaques ukrainiennes sur le sol russe : les déconvenues s’accumulent pour Vladimir Poutine, plus obnubilé que jamais par sa propre sécurité, comme l’a rappelé sa visite à Astana, la capitale du Kazakhstan, du 27 au 29 mai. Un véhicule doté d’une tourelle de mitrailleuse ainsi que d’un système mobile de brouillage antidrone figurait dans l’impressionnant cortège présidentiel : 20 voitures, 14 motards, un hélicoptère de surveillance sillonnant la ville, préalablement vidée de ses passants. Si le chef du Kremlin n’a jamais badiné sur sa protection, le dispositif déployé à Astana en dit long sur sa hantise d’être ciblé par un drone ennemi.
Sa crainte est fondée. Ces derniers mois, les drones ukrainiens ont attaqué de façon répétée Moscou et sa région, des entreprises du secteur de la défense, des aérodromes militaires, des grandes raffineries, des installations portuaires dans la Baltique et en mer Noire. Depuis peu – c’est une nouveauté –, Kyiv produit et utilise massivement des drones à moyenne portée, jusqu’à 200 kilomètres, indétectables, qui, fabriqués en association avec l’entreprise américaine privée Swift Beat LLC, commencent à produire leurs effets. C’est ainsi que les autoroutes de la « Nouvelle Russie », qui traversent les territoires occupés par l’armée russe de la Crimée au Donbass et par lesquelles transite la logistique nécessaire au front, sont devenues impraticables, se trouvant désormais sous le feu nourri des drones Hornet, dotés d’intelligence artificielle et reliés à Starlink.
[...] Vladimir Poutine voit la situation autrement. « Notre position sur le front est telle que la Russie peut parler d’une fin précoce du conflit », a-t-il déclaré à Astana, le 29 mai, lors de sa conférence de presse. De son point de vue, la victoire est à portée de main. « Selon l’étude des données sur le champ de bataille, nos troupes avancent chaque jour dans toutes les directions. » Ce constat est loin d’être partagé, l’enlisement de l’« opération militaire spéciale » étant de plus en plus décrié sur les réseaux sociaux russes.
[...] Diffusée à la mi-avril, une vidéo commentant l’assaut sans fin de l’armée russe contre le village de Mala Tokmatchka, dans la région de Zaporijia (sud de l’Ukraine) est devenue un mème très populaire en Russie. Avant tout, il s’agit d’une allusion aux mensonges du commandement militaire, qui, depuis des mois, annonce la conquête imminente de cette petite localité, alors qu’elle tient toujours. Le nom de Mala Tokmatchka est même apparu sous la plume d’un politologue patenté du Kremlin, pour rappeler le caractère absurde de la guerre. « Il n’est pas dans notre intérêt de brûler indéfiniment nos ressources à Mala Tokmatchka pour des buts imaginaires », affirme l’analyste Vassili Kachine, dans un article publié le 21 mai sur le site La Russie dans la politique globale, la revue porte-voix de la pensée officielle. [...]
Le Monde, Vladimir Poutine essuie une série de revers qui alimentent le mécontentement en Russie et interrogent sa stratégie
Mardi 2/6, 8h35
Brouzouf russe.
[...] Le président russe Vladimir Poutine résisterait aux pressions visant à réduire les dépenses de défense et à mettre fin à la guerre contre l'Ukraine, malgré les avertissements croissants des économistes quant à la pression insoutenable que cet effort militaire exerce sur l'économie russe.
Bloomberg a rapporté le 1er juin, citant des sources et des documents consultés, que de hauts responsables du ministère russe des Finances et de la Banque centrale ont indiqué à Poutine que le niveau actuel des dépenses militaires prévues est insoutenable et risque d'aggraver dangereusement le déficit budgétaire.
Selon ces sources, les responsables russes ont proposé des réductions des dépenses de défense, mais certains au sein du ministère et du Kremlin s'y opposent afin de ne pas pénaliser les nombreuses entreprises dépendantes des contrats liés à l'armement. Le ministère de la Défense réclamerait même des fonds supplémentaires. Ces mêmes sources ont indiqué à Bloomberg que Poutine est conscient des tensions budgétaires depuis l'année dernière, mais qu'il a demandé au ministère des Finances de trouver en priorité des solutions pour réduire les dépenses dans les secteurs non liés à la défense. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er juin, traduction automatique
Mardi 2/6, 8h25
Un éclairage que l'on n'entend pas ailleurs (suite).

Mardi 2/6, 8h25
Roumanie.
L'envoyé spécial de la Russie auprès de l'ONU, Nebenzya, réagit à l'attaque de drones russes contre la Roumanie : « Si un tel drone avait effectivement percuté le toit d'un bâtiment, les conséquences ne se seraient pas limitées à l'incendie montré par les médias roumains. Le toit aurait été entièrement détruit. »
MAKS26, Bluesky, traduction automatique
Lundi 1/6, 19h35
Proverbe : y a du pied dans la chaussette, mais elle est trouée.
L’armée russe a conquis 14 kilomètres carrés de territoire ukrainien en mai, d’après les analystes du groupe DeepState, proches de l’armée ukrainienne. Les analystes notent que le mois de mai a été le pire mois pour l’armée russe en matière de gains territoriaux depuis octobre 2023.
DeepState a également souligné que le nombre d’attaques russes en mai avait augmenté de 37,5 % pour atteindre plus de 7 000.
Le Monde, Live
Lundi 1/6, 15h00
Tcherno.
FIRMS signale un point chaud au nord de la centrale.

Lundi 1/6, 14h55
Roumanie.
Le ministère roumain de la Défense a confirmé le 31 mai que l'arme qui a frappé un immeuble résidentiel à Galati dans la nuit du 29 mai était un drone russe Geran-2 (type Shahed).
« Les éléments de preuve identifiés sur les lieux sont structurellement et fonctionnellement identiques à ceux récupérés… lors d’incidents précédents impliquant des drones de type Geran-2 », a déclaré le ministère de la Défense du pays .
La frappe a été enregistrée vers 2h00 heure locale, mais le ministère de la Défense du pays a déclaré que « la cible a été initialement identifiée à 1h46 (du matin), dans l'espace aérien ukrainien, à environ 19 kilomètres (12 miles) de la frontière nationale ». [...]
The Kyiv Independent, La Roumanie confirme qu'un drone russe de type Shahed est à l'origine de la précédente frappe contre un immeuble résidentiel, traduction automatique
Lundi 1/6, 13h50
Kubilius a dit.

« L’Ukraine possède la meilleure armée d’Europe, voire du monde. Il sera difficile de comprendre que nous, en Europe, ne considérions pas l’intégration de cette force militaire d’excellence à notre système de sécurité européen comme un intérêt vital », a déclaré Andrius Kubilius, commissaire européen à la Défense.
MAKS26, Bluesky, traduction automatique
Lundi 1/6, 13h45
Pétrole russe (suite).
Le gouvernement russe a annoncé, lundi, interdire les exportations de kérosène jusqu’au 30 novembre, alors que les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes et d’autres infrastructures énergétiques se poursuivent. « Le but de cette décision est d’assurer la stabilité du marché intérieur des carburants », précise le communiqué. [...]
Le Monde, Live
Lundi 1/6, 9h05
Pétrole russe.
La marine française, avec le soutien de pays alliés, a intercepté un pétrolier russe appartenant à la flotte de l'ombre dans l'océan Atlantique le 31 mai, a annoncé le président français Emmanuel Macron le 1er juin.
Le navire Tagor transporte du pétrole brut et des produits pétroliers russes et fait l'objet de sanctions de la part de l'UE, du Royaume-Uni et de l'Ukraine, selon la base de données des navires de la flotte clandestine établie par les services de renseignement militaire ukrainiens.
Cette interception constitue l'une des actions les plus importantes menées par une marine occidentale contre le réseau russe de contournement des sanctions en eaux internationales.
« Il est inacceptable que des navires contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que la Russie mène contre l’Ukraine depuis plus de quatre ans », a déclaré Macron. [...]
The Kyiv Independent, La marine française intercepte un pétrolier russe sous sanctions dans l'Atlantique, a déclaré Macron, traduction automatique
Lundi 1/6, 9h00
Propagande russe : un éclairage que l’on n’entend pas ailleurs.

Xenia Fedorova, au stand de Fayard, lors du Festival du livre, à Paris, le 12 avril 2025. XAVIER GALIANA/AFP
L’affaire Xenia Fedorova n’agite plus seulement le groupe Bolloré, mais aussi le sommet du pouvoir, qui tente de se dépêtrer d’un encombrant imbroglio politico-diplomatique. Car une question demeure : dans quelles conditions l’ex-dirigeante de RT France, devenue chroniqueuse sur CNews, Europe 1, au JDNews, ressortissante russe, a-t-elle pu bénéficier d’un titre de séjour en France ?
Ces informations restent nimbées d’un épais mystère. Au Quai d’Orsay, comme au sein des services de l’Etat chargés de lutter contre les ingérences étrangères, la gêne est palpable. Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fini par qualifier,vendredi 29 mai, l’intéressée de « propagandiste patentée » qui « sert la soupe de Vladimir Poutine ».
[...] Sollicités par Le Monde depuis une dizaine de jours, les ministres de l’intérieur successifs – Gérald Darmanin, Bruno Retailleau – et les préfets de police qui se sont succédé à Paris – Laurent Nuñez (depuis nommé ministre de l’intérieur), Patrice Faure – ont jusqu’ici tous éludé la question, ou bien tenté de se renvoyer les responsabilités.
[...] Courant 2024, Xenia Fedorova requiert le renouvellement de son droit au séjour, alors même que le ministère de l’intérieur durcit la délivrance et le renouvellement de titres aux étrangers présentant une menace à l’ordre public – voire les retire. Cette année-là, on dénombre ainsi plus de 4 600 refus de délivrance et de renouvellement, ainsi que 2 255 retraits de titres pour cette raison. Et pourtant, Xenia Fedorova obtient une carte de résident de dix ans. Désormais, du Quai d’Orsay à la Place Beauvau, chacun s’interroge : par quel circuit ce précieux sésame – généralement attribué au terme d’un ou plusieurs séjours réguliers, après cinq ans de résidence continue en France, notamment en cas d’attaches familiales sur le territoire ou de services rendus à la France dans la Légion étrangère – lui a été accordé ?
[...] Dimanche, dans les colonnes du JDD, le gérant de Lagardère Radio, qui détient Europe 1, Arnaud Lagardère, et le directeur général du groupe Canal+, auquel appartient CNews, Gérald-Brice Viret, ont pris la plume pour défendre la « voix », si « rare et précieuse »,de Xenia Fedorova – qui les a remerciés personnellement sur son compte X. « Aujourd’hui journaliste et salariée d’Europe 1 et de CNews, elle apporte sur le conflit russo-ukrainien un éclairage que l’on n’entend pas ailleurs », écrivent les deux lieutenants de Vincent Bolloré, en s’en prenant à l’enquête publiée le 26 mai par Le Monde.
[...] Même la presse russe s’est emparée de l’affaire. Pour défendre… Vincent Bolloré, véritable cible, selon Moscou, de la « campagne très agressive » lancée contre Xenia Fedorova. « Des médias français se servent d’une journaliste russe pour mettre en difficulté politique un milliardaire français » avant la présidentielle,s’indigneainsi Rambler, un des grands portails populaires du Web dans le pays, qui appartient à Sberbank, établissement financier contrôlé par l’Etat russe.
Le Monde, Le titre de séjour de Xenia Fedorova, la chroniqueuse pro-Kremlin des médias Bolloré, provoque des interrogations au sommet de l’État
Lundi 1/6, 8h35
Zapo.
Les autorités russes continuent d'accuser l'Ukraine d'avoir frappé la centrale nucléaire de Zaporijia (ZNPP), occupée par la Russie.
Les responsables de l'occupation de la ZNPP ont affirmé les 30 et 31 mai que l'Ukraine avait mené deux frappes contre la centrale, touchant la salle des turbines de l'unité 6 le 30 mai et un atelier de transport le 31 mai.
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères et les Forces de défense du Sud ukrainiennes ont réfuté ces accusations, déclarant qu'il s'agissait d'une tentative de détourner l'attention de l'occupation illégale de la centrale par la Russie. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a noté que la Russie lance une nouvelle vague d'accusations de ce type avant chaque réunion de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
L'AIEA a indiqué le 31 mai que ses représentants sur place avaient constaté des dégâts dans la salle des turbines compatibles avec une frappe de drone, sans toutefois attribuer ces dégâts à un drone ukrainien ou russe.
Le vice-président russe du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, a instrumentalisé la prétendue frappe ukrainienne pour menacer de représailles, affirmant que la Russie mènerait des frappes « symétriques » contre des centrales nucléaires ukrainiennes ou de l'OTAN si la centrale nucléaire de Zapo (ZNPP) était détruite.
La Russie a systématiquement menacé et endommagé des centrales nucléaires ukrainiennes tout au long du conflit. Elle a également fortement militarisé la ZNPP en stockant du matériel militaire à proximité des réacteurs, en stationnant du personnel militaire sur le site et aux alentours, et en lançant des drones depuis l'enceinte de la centrale. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 mai, traduction automatique

Les occupants russes ont montré aux experts de l'AIEA un site présumé de frappe de drone FPV sur un bâtiment de la centrale électrique ZNPP.
War Translated, Bluesky, traduction automatique
Lundi 1/6, 8h30
Blocus logistique.
La campagne de frappes à moyenne portée menée par l'Ukraine contre les lignes de communication terrestres russes perturbe la logistique russe sur l'ensemble du théâtre d'opérations, de l'oblast de Louhansk occupé à la Crimée.
Le 3e corps d'armée ukrainien a rapporté le 31 mai que les forces ukrainiennes avaient obtenu, grâce à des drones, le contrôle des tirs au-dessus des villes de Louhansk, Starobilsk, Alchevsk, Brianka et Kadiivka (situées à environ 50 à 90 kilomètres de la ligne de front). Cette campagne s'inscrit dans le cadre d'une opération de frappes plus vaste menée par l'Ukraine contre les lignes de communication terrestres russes dans l'oblast de Louhansk, visant à empêcher les forces russes de mener des opérations logistiques à l'arrière.
[...] Des blogueurs militaires russes ont confirmé le 31 mai que les frappes ukrainiennes créent des problèmes logistiques pour les forces russes sur l'ensemble du théâtre d'opérations. L'un d'eux a affirmé que des drones ukrainiens pénètrent désormais les défenses aériennes russes dans toute la région occupée de Louhansk et atteignent la frontière avec la région de Rostov.
Un autre blogueur militaire russe a déclaré que les frappes ukrainiennes à moyenne portée perturbent considérablement la logistique russe, non seulement le long du corridor terrestre reliant les régions occupées de Zaporijia et de Kherson à la Crimée, mais aussi dans les régions occupées de Donetsk et de Louhansk. Ce blogueur a également affirmé que ces frappes ont provoqué d'importantes pénuries de carburant et ont sérieusement entravé les rotations du personnel russe ainsi que l'approvisionnement en munitions dans ces mêmes régions. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 mai, traduction automatique
Mini-journal de mai