Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L'armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
Tchernobyl, une tragédie sans fin, diffusé en quatre épisodes d'une trentaine de minutes, raconte avec des images et des personnages que l'on ne connaissait pas l'accident et ses conséquences, son étalement dans l'espace et le temps. Son axe est simple : la technologie RBMK et des logiques politiques délétères sont la cause du drame et de l'ampleur de ses effets. En ce sens, il illustre parfaitement la thèse d'une catastrophe soviétique.
Si la série consacre son dernier quart d'heure à l'actualité ukrainienne, c'est, semble-t-il, pour appuyer sur l'héritage russe, dont les troufions creusent la forêt rousse et dont les drones attaquent le nouveau sarcophage, remarquable chapeau occidental de la catastrophe. Ces deux points ne sont pas exempts de propagande : les taux de radiation dans le camp militaire russe de la forêt russe ne sont pas fous, au final, et le drone qui percuta le sommet du sarcophage l'an passé volait trop bas pour éviter les radars, aux dernières nouvelles. Quand à la hausse de la radioactivité ambiante, mesurée lors des mouvements de blindés russes dans la zone, elle traduit que les sols de Tchernobyl sont toujours poudrés de radioéléments, 35 ou 40 ans plus tard. Les incendies de forêt qui s'y déroulent tous les ans ont des conséquences similaires. Enfin, si la guerre en Ukraine résulte bien d'une invasion russe, selon le documentaire, la première carte présentée exclut la Crimée du périmètre ukrainien : une représentation dont la portée est assimilée à un acte politique en Ukraine. Et que le drone ait voulu ou non taper le sarcophage n'enlève rien à l'opportunité qu'il représente pour Putler dans le contexte de la guerre : le coût de cette petite explosion est gigantesque (on parle de 500 millions d'euros), à l'instar des conséquences de la petite expérience de sécurité mal conduite qui conduit à l'impensable explosion du réacteur numéro 4 le 26 avril 86.
Mais la série rend hommage à l'abnégation des pompiers, des militaires et des mineurs qui jetèrent leur vie ou leur santé à l'assaut de l'incendie. L'évacuation tardive de Pripiat est révoltante (mais ferions-nous mieux et, pire, en ferions-nous autant ?). De nombreuses images que l'on ne connaissait pas montrent à la fois la vie et le quotiden de l'atome soviétique avant la catastrophe, puis les moments clés de sa prise en charge, à grand renfort de centaines de milliers de personnes. La valse des chiffres est le corolaire habituel : le couvercle du réacteur jeté en l'air par la première explosion de vapeur pèse 1 200 tonnes (dans les articles commémoratifs du Monde, c'est 2 000), le nombre de liquidateurs est de 500 000 ici, il atteint 800 000 ailleurs (le delta n'est pas mince), le chiffre des victimes surtout ne peut être déterminé : 4 000, 40 000, 400 000... égrène la voix de Vincent Lindon. Peu importe au fond, nous y sommes habitués : les accidents nucléaires ne peuvent être chiffrés avec précision.
Pourtant, pas un instant, en cet instant du monde où la guerre a repris le volant, en cet instant du monde où nos décisions d'espèce semblent cruciales, pas une fois le documentaire ne fera le pas de côté qui lui permettrait de mettre en perspective la catastrophe de Tchernobyl dans un contexte plus global et surtout plus moderne. Le monde soviétique a certes été parfaitement capable de produire une telle aberration, mais Fukushima a cramé quatre réacteurs et Zaporijia est l'otage des Russes. Les oeillères sont d'une efficacité parfaite. L'évocation du patron de l'AIEA de l'époque, le suédois Hans Blix, n'apporte aucune contradiction : il vient cautionner le discours soviétique, même s'il n'est pas dupe, nous glisse-t-on.
Quarante ans après, on ne s'attendait pas à un tel engouement pour le réacteur numéro 4. La commémoration est intense à cette heure de grande écoute, mais c'est à un documentaire historique que nous sommes conviés, sur la Pompéi nucléaire (Fatalitas de fatalitas !) et cette histoire est soviétique. Ne convient-il pas que l'Histoire enseigne quelque chose ? N'est-il pas nécessaire que le documentaire prononce la phrase : et nous, où en sommes-nous ?
On a passé un très bon moment chez [ma belle-soeur] Nadia, près de Kyiv. On est allé se promener dans la forêt, ça nous a fait trop de bien. Fidèle courait comme un fou, Pacha respirait, Nadia cherchait des branches de forme intéressante, je regardais les fleurs. On mangeait, on rigolait, Nadia m'a invité à vivre avec elle, j'y réfléchis.
Le jour où on est revenu à Kryvyi Rih, il y avait une arrivée à la gare centrale, les nôtres ne sont pas blessés. Pacha part [ce] matin. C'était trop court. Quand même on a satisfait tous ses désirs gastronomiques : borchtch rouge et vert, patates frites, brochettes de viande, salade aux légumes frais, samoussas, poissons… C'est trop court.
Olga, Viber (texte)
Lundi 27/4, 17h35
Anniversaire de Tcherno.
Le Monde, Plantu, 13 mai 1986 Le nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est arrêté aux frontières de la France : itinéraire d’un mythe qui hante l’imaginaire national
Lundi 27/4, 13h50
Drones.
[...] L'Ukraine entre dans une nouvelle phase de la guerre où «le simple fait d'augmenter le nombre de drones ne change plus fondamentalement le champ de bataille», a averti Kyrylo Boudanov, chef de l'administration présidentielle et ex‑patron du renseignement militaire, cité par Euromaidan Press. Selon lui, la prochaine étape du conflit sera définie par l'intelligence artificielle et les systèmes autonomes, bien au‑delà du drone piloté à distance tel qu'on le connaît aujourd'hui.
[...] Pour franchir un nouveau palier, il plaide pour une «intégration complète» de l'intelligence artificielle dans les systèmes d'armes. Les prochaines générations de drones et de robots de combat, explique‑t‑il, devront être capables d'identifier des cibles, de manœuvrer et d'ajuster leur trajectoire de manière autonome, sans supervision permanente d'un opérateur humain. Il affirme que de tels développements existent déjà côté ukrainien et qu'ils deviendront «très bientôt une surprise pour l'ennemi», sans en dévoiler les détails.
[...] Il a rappelé que la position de Kyiv sur les pourparlers de paix n'a pas changé. Tout compromis devra d'abord servir les intérêts nationaux de l'Ukraine, insiste‑t‑il. Les lignes rouges restent inchangées: aucune perte territoriale ne sera reconnue, et il n'est pas question d'échanger des parcelles de territoire contre une paix de façade. En pratique, cela signifie que la posture de négociation de l'Ukraine évoluera au rythme de ses succès militaires et de sa capacité à rester soudée face à l'agression russe. [...]
Slate, «Ce sera une surprise pour l'ennemi»: l'Ukraine révèle la prochaine étape qui changera le visage de la guerre
Lundi 27/4, 9h15
Anniversaire de Tcherno.
Quarante ans après l'explosion du réacteur numéro 4, le 26 avril 1986, la zone d'exclusion de Tchernobyl, en Ukraine, reste sous haute surveillance. Longtemps considéré comme stabilisé grâce à des décennies d'efforts internationaux, le site voit ressurgir le spectre d'une catastrophe nucléaire dans un contexte inédit : celui d'une guerre de haute intensité menée dans les airs, avec le passage régulier de drones et de missiles dans la zone. Une guerre qui pourrait aussi revenir au coeur des installations, comme en 2022, lorsque la centrale a été occupée par les Russes pendant un mois.
Un calcul mené par des ingénieurs en fonction du vieillissement des matériaux et des aléas climatiques, mais qui n'avait pas pris en compte le risque de guerre, et particulièrement pas les frappes de drones ou de missiles.
(Photo Sergei Supinsky/AFP)
Au cœur du dispositif de sûreté se trouve l'imposante arche du « New Safe Confinement », mise en service en 2016 après douze ans de construction, pour recouvrir le sarcophage en béton construit dans l'urgence après la catastrophe. D'un coût d'environ 2,1 milliards d'euros, cette structure d'acier et de béton haute de 108 mètres et longue de 162 mètres, devait garantir le confinement des matières radioactives encore présentes dans le réacteur détruit pour un siècle au minimum.
Cette erreur de prévision est apparue au grand jour le 14 février 2025, lorsqu'un drone a percuté la partie supérieure de l'arche, provoquant un incendie et endommageant son enveloppe métallique. Les inspections menées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (IAEA) ont confirmé des dégâts affectant le bardage, les couches d'isolation et certains éléments importants pour l'étanchéité du dispositif.
[...] La guerre en Ukraine a profondément modifié la nature du risque. Depuis 2024, des dizaines de drones et de missiles ont été observés au-dessus ou à proximité de la zone d'exclusion. Kyiv alerte régulièrement sur le danger que représentent ces survols répétés pour la sûreté nucléaire, mais ses soldats opèrent néanmoins en veilleuse dans la zone de sécurité pour protéger Kyiv située dans l'axe de la centrale.
[...] Les travaux de réparation engagés après la frappe de février 2025 ont une nouvelle fois montré la difficulté d'agir à Tchernobyl, au vu des contraintes spécifiques du site : les interventions humaines sont limitées par les niveaux de radiation, ce qui restreint le temps de présence sur le chantier. Les coûts de réparation s'ajoutent à un effort de maintenance déjà considérable dans un pays soumis à d'immenses pressions économiques et budgétaires.
La France a placé le sujet au coeur de sa présidence du G7 et a estimé à 500 millions d'euros le montant nécessaire pour réparer les dégâts et plaide pour un nouveau financement auprès de la BERD. « Un drone russe, 500 millions d'euros de dommages sur le dôme de Tchernobyl », soulignait le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot lors d'une réunion du G7, pour montrer la folie de la guerre d'aujourd'hui. [...]
Les Échos, Quarante ans après l'accident nucléaire, Tchernobyl face aux risques d'une guerre de drones
Greenpeace, The Impact of the Russian Drone Attack on the Chornobyl New Safe Confinement
Lundi 27/4, 9h10
Caillasse.
Le rapport de référence de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), publié ce lundi, montre la poursuite de la hausse des dépenses militaires mondiales, portée par l'explosion des dépenses en Europe et en Asie.
Le monde a consacré 2.887 milliards de dollars aux dépenses militaires l'année dernière, soit une hausse de 2,9 % en termes réels par rapport à 2024. Il s'agit de la onzième année consécutive de croissance selon le rapport de référence de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) publié ce lundi 27 avril.
Cette hausse, qui intervient sur fond de conflits multiples, est nettement inférieure à celle de 9,7 % enregistrée en 2024. Elle s'explique principalement par une baisse de 7,5 % des dépenses militaires américaines, dû à son désengagement en Ukraine. Hors Etats-Unis, les dépenses totales ont progressé de 9,2 % en 2025.
[...] Le principal moteur de l'augmentation mondiale des dépenses militaires en 2025 est venu de l'Europe, qui comprend la Russie et l'Ukraine, et a connu une hausse de 14 % des dépenses à 864 milliards de dollars. « Cela s'explique par deux facteurs majeurs. L'un est la guerre en cours en Ukraine, et l'autre est le désengagement des Etats-Unis vis-à-vis de l'Europe », explique Lorenzo Scarazzato, chercheur du Sipri. Les Etats-Unis « poussent l'Europe à prendre davantage en charge sa propre défense ». [...]
Les Échos, Près de 2.900 milliards de dollars : ce qu'il faut retenir de la croissance des dépenses militaires mondiales en 2025
Lundi 27/4, 8h30
Comment ça se passe : communisme et groupisme sont dans un réacteur...
Anton Gerashchenko, Bluesky [le réacteur n°4 éventré de la centrale de Tchernobyl au lendemain de son explosion]
Ces deux derniers mois ont été marqués par les anniversaires des deux pires catastrophes nucléaires civiles de l'histoire. En effet, le dimanche 26 avril, on a commémoré le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, survenue dans l'ex-Union soviétique. Et le mois dernier, le 11 mars, on a célébré le 15e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima, survenue au Japon.
Ces deux catastrophes sont perçues comme des exceptions culturelles, dues soit au communisme soviétique, soit au « groupisme » japonais – ce dernier désignant la tendance à agir en groupe. Si la culture a indéniablement joué un rôle important dans la gestion de la catastrophe de Fukushima, réduire une catastrophe nucléaire à une simple exception culturelle est profondément trompeur. Une telle approche banalise les catastrophes nucléaires en les présentant comme de simples accidents résultant de mauvaises pratiques de gestion. De plus, elle empêche de les considérer comme des menaces globales susceptibles de se produire partout dans le monde.
L'exception culturelle entourant les accidents nucléaires a débuté avec la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Bien que les chercheurs aient démontré la complexité des causes de cette catastrophe, un récit spécifique présentant Tchernobyl comme un accident purement soviétique continue de marquer les esprits.
[...] les partisans du nucléaire ont mis l'accent sur la notion de « culture de sécurité », affirmant que Tchernobyl était le résultat d'une culture de sécurité déficiente, liée à une idéologie soviétique biaisée. Plutôt que de présenter la technologie nucléaire comme problématique, cette notion voyait les accidents nucléaires comme un simple effet secondaire de la culture soviétique. En contrepartie, ils soutenaient qu'une catastrophe comme Tchernobyl ne pouvait se produire en Occident, où la culture de sécurité était exempte de toute influence communiste.
Dans ce contexte, Fukushima fut une catastrophe nucléaire qui n'aurait jamais dû se produire. Surgissant des cendres radioactives des bombardements atomiques de la Seconde Guerre mondiale, le Japon était l'exemple type du programme « Atomes pour la paix », programme de propagande américain visant à promouvoir les applications pacifiques de l'énergie nucléaire. Loin de la culture managériale soviétique, le Japon incarnait les valeurs de l'ordre mondial libéral d'après-guerre, censé garantir une culture de sûreté nucléaire sans égale.
[...] Cependant, lorsque la catastrophe s'est produite, Fukushima a rapidement été entourée d'une nouvelle explication culturelle. Par exemple, dans le résumé du rapport officiel de la Commission d'enquête indépendante sur l'accident nucléaire de Fukushima , commission créée par la Diète du Japon pour enquêter sur les causes de la catastrophe, le président de la commission a déclaré que Fukushima était une catastrophe « Made in Japan ». Le rapport soulignait ensuite que les causes de cette catastrophe résidaient dans les « conventions profondément ancrées dans la culture japonaise : notre obéissance instinctive ; notre réticence à remettre en question l'autorité ; notre attachement au “suivi des règles” ; notre esprit de groupe ; et notre insularité ».
Bien que la version japonaise du rapport ne mentionne pas de catastrophe « Made in Japan », l'explication culturelle du rapport en anglais a rapidement été instrumentalisée par les partisans de l'énergie nucléaire. Cette explication a gagné en popularité en incriminant la culture japonaise elle-même , plutôt que l'infrastructure nucléaire. En affirmant que des traits culturels japonais étaient à l'origine de Fukushima, ce discours visait à démontrer que les accidents nucléaires sont évitables grâce à une culture de sécurité adéquate.
[...] Dans son étude sur les armes nucléaires, l'anthropologue Hugh Gusterson met en évidence ce qu'il appelle un « orientalisme nucléaire » en matière de sécurité nucléaire, divisant le monde entre nations dignes de confiance en matière d'armes nucléaires et nations inaptes à les posséder. Un phénomène similaire d'orientalisme nucléaire se manifeste dans le traitement des catastrophes nucléaires, où les accidents sont présentés comme des phénomènes culturels spécifiques, en recourant à des stéréotypes liés aux États-nations qui frôlent le racisme. Alors que les citoyens soviétiques étaient dépeints comme peu professionnels et influencés par le communisme, les citoyens japonais sont aujourd'hui caricaturés comme des moutons enclins au conformisme et incapables de prendre des décisions en temps de crise.
Dans ce monde imaginaire, l'énergie nucléaire n'est pas perçue comme une technologie associée à une menace globale, mais comme une menace locale, si elle est exploitée par une culture de sécurité défaillante. [...]
Yuji Onuma avait imaginé le slogan qui ornait la porte d'entrée de son village natal de Futaba, au nord des réacteurs de Fukushima. On pouvait y lire : « Énergie atomique : l'énergie d'un avenir radieux ». Après la catastrophe, il est retourné sur les lieux, muni d'une nouvelle correction manuscrite en rouge : « Énergie atomique : l'énergie d'un avenir destructeur ». Image courtoisie de Yuji Onuma
Article en phase avec la thèse d'un accident soviétique : The Conversation, 40 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, l’insaisissable responsabilité
Dimanche 26/4, 22h40
Zapo : — Quoi de neuf ? — Rien.
Le 26 avril, la centrale nucléaire de Zaporijia a subi sa 15e panne de courant depuis son occupation par les Russes, - Energoatom
« La ligne de transport d'électricité Ferosplavna-1 a été déconnectée, ce qui a entraîné la mise en veille de la centrale. Pendant une heure et demie, la centrale a été alimentée par 19 groupes électrogènes diesel de secours. »
C'est dimanche, et le dimanche on peut se permettre de parler d'autre chose que des types entre 70 et 80 ans qui font ièchent le monde.
Sa grande expérience ne lui aura été d’aucun secours cette fois-ci. Ernie Dosio, un millionnaire américain de 75 ans, a été tué par un troupeau d’éléphants dans la forêt tropicale de Lope-Okanda au Gabon, le 17 avril dernier. [...] Le septuagénaire, propriétaire d’un vignoble en Californie, était parti traquer une antilope très rare, la céphalophe à dos jaune. Une expédition pour laquelle il avait versé 40.000 dollars à l’opérateur de safaris Collect Africa. [...] Figure connue du Sacramento Safari Club, Ernie Dosio était le détenteur d’une vaste collection de trophées de chasses : lion, léopard, rhinocéros, buffle et de nombreuses espèces de cerfs sauvages.
Ce 17 avril, lors de leur sortie en brousse, Ernie Dosio et son guide tombent nez à nez avec un groupe de cinq femelles éléphants et leurs petits. Après avoir repéré les intrus, les pachydermes, se sentant menacés, se mettent à charger. Le guide tire un coup de fusil mais se voit projeté au sol, tandis qu’Ernie Dosio est rapidement piétiné. Il meurt sur le coup. [...]
Le Figaro, Maison & Jardin / Animaux / Un millionnaire américain, figure de la chasse aux trophées, piétiné à mort par cinq éléphants au Gabon
Commentaire : "Le porte-parole des pachydermes vient de déclarer qu'il s'agit " d'actions de conservation visant à réguler les populations humaines""
La liquidatrice, le liquidateur mettent en oeuvre la liquidation des conséquences de la catastrophe. Liquider des conséquences — comme l'expression le dit très exactement — consiste non pas à revenir à l'état d'avant la catastrophe (pour les gens, les territoires et les conditions de vie), mais à réduire/supprimer/oublier autant que possible les effets de la crise.
40 ans plus tard, la commémoration porte essentiellement sur le caractère soviétique de l'accident — un axe de communication qui ne date pas d'hier. Le contexte géopolitique actuel ne s'y oppose pas : nous sommes en pré-guerre avec la Russie et la question de l'énergie reste cruciale. Il s'agit donc bien de déresponsabiliser l'usage civil de l'atome (selon l'expression consacrée). De ce point de vue, liquider les conséquences de Tchernobyl n'a guère qu'une dimension politique.
Dimanche 26/4, 8h35
L'économie de la mort : rappel.
[...] Je définis l’« économie de la mort » comme un système dans lequel un citoyen qui s’est enrôlé dans l’armée et qui a péri à la guerre rapporte plus d’argent à sa famille que ce qu’un Russe moyen gagnerait pendant le reste de sa vie – c’est-à-dire un système dans lequel la mort devient le moyen le plus rentable d’utiliser une vie humaine.
Depuis sa création, le système s’est considérablement développé, sans pour autant modifier ses caractéristiques fondamentales. Le marché de la main-d’œuvre militaire qui s’est formé pendant cette période a progressivement perdu ses différences régionales : les recrues potentielles peuvent se déplacer d’une région à l’autre et signer un contrat là où l’on propose à la signature les primes les plus élevées. La loi de l’offre et de la demande ajuste le montant de ces primes en fonction du rythme des pertes au front. Dans le même temps, l’objectif du système reste le même : permettre au Kremlin d’éviter une nouvelle vague de mobilisation. [...]
Desk Russie, Vladislav Inozemtsev, L’économie de la mort 2.0 : pourquoi le système commence à montrer des signes de faiblesse
Dimanche 26/4, 8h25
Anniversaire de Tcherno.
[...] Les services secrets ukrainiens (SBU) ont ouvert leurs archives aux chercheurs. Diriez-vous qu’ils se sont démarqués de la pratique soviétique du « tout-secret » ?
Cela fait des années que je travaille en toute liberté sur les archives du KGB en Ukraine, dont l’accès est aisé. Certes, il faut avoir une raison valable pour consulter les documents, mais l’autorisation est facile à obtenir et le champ autorisé est plutôt large. Il est même arrivé qu’on me remette des piles de documents rangés dans une chemise en carton aux bords cousus à la main, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas été vus depuis des lustres.
Surtout, le SBU publie systématiquement certaines de ses archives, comme les documents du KGB, 1 800 pages, liés à la catastrophe de Tchernobyl, lesquels m’ont servi à écrire mon livre. De plus, ces documents sont en accès libre sur Internet. Cette ouverture tranche singulièrement avec les pratiques en Russie, où les archives, qui étaient devenues un peu plus accessibles à l’époque de Gorbatchev puis sous Eltsine, se sont vite refermées.
Le Monde, Quarante ans de Tchernobyl : « Toutes les informations relatives à l’accident ont été classées top secret », entretien avec Galia Ackermann
Samedi 25/4, 18h05
Comment ça se passe : taxi brousse.
Waouh. Il y a quelques années, une telle histoire aurait été difficile à imaginer. Aujourd'hui, ce n'est pas courant, mais ce n'est pas non plus exceptionnel. Un robot terrestre a évacué une Ukrainienne de 77 ans de Lyman. Sa maison, où elle vivait depuis 53 ans, avait été détruite par les Russes.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Samedi 25/4, 10h55
Nuc.
Les pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) se réunissent à l'ONU à partir de lundi avec peu d'espoir d'avancées au moment où les tensions entre les puissances nucléaires font craindre une nouvelle course à l'arme atomique.
En 2022, lors de la dernière conférence de révision de ce traité considéré comme la pierre angulaire de la non-prolifération, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait déjà averti que l'humanité était «à un malentendu, une erreur de calcul de l'anéantissement nucléaire». La situation est loin de s'être arrangée depuis.
«Je crois qu'il y a un sentiment partagé de crise» de tous les États parties prenantes au traité, a commenté vendredi Izumi Nakamitsu, haute représentante de l'ONU pour le désarmement.
[...] Selon le dernier rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les neuf États dotés de l'arme atomique (Russie, États-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) possédaient 12,241 ogives nucléaires en janvier 2025, dont 90% entre les mains des États-Unis et de la Russie.
[...] Les sujets de friction susceptibles de bloquer tout consensus cette année sont légion, de la guerre en Ukraine au programme nucléaire iranien, sans oublier le programme nucléaire de la Corée du Nord (qui s'est retirée du TNP en 2003).
[...] Autre sujet sensible qui pourrait s'inviter à cette conférence d'ici le 22 mai: l'intelligence artificielle, alors que certains réclament aux puissances nucléaires un engagement à un contrôle humain des armes nucléaires. «Nous ne sommes pas encore dans un monde où l'IA elle-même a le doigt sur le bouton, nous n'avons pas Skynet», note Seth Shelden, en référence au tout-puissant système informatique des films «Terminator».
«Mais nous voyons l'évolution d'un nouveau type de dystopie où l'IA fait désormais partie des systèmes nucléaires d'alerte précoce et d'aide à la décision (...), ce qui pourrait augmenter le risque d'utilisation accidentelle ou intentionnelle d'armes nucléaires», met-il en garde.
Le Figaro, «Un sentiment partagé de crise» : réunion sous haute tension à l'ONU sur la prolifération nucléaire
Commentaire : "l'Ukraine n'aurait jamais été agressée par la Russie, si elle n'avait pas bêtement démantelé son arsenal nucléaire, il est bon parfois de se souvenir."
Samedi 25/4, 9h05
Zapo.
Il existe au moins sept chambres de torture où sont détenus des employés de la centrale nucléaire occupée de Zaporijia, a déclaré le 22 avril Roman Koval, responsable de la recherche au sein de l'organisation ukrainienne de défense des droits de l'homme Truth Hounds.
« Nous avons dénombré au moins sept endroits de ce type à Enerhodar… Des représentants de Rosatom ont mené une campagne de pression sur les employés de la station pour les forcer à signer un contrat avec eux », a déclaré Koval lors d’un débat organisé par Media Center Ukraine.
Selon la société nucléaire ukrainienne Energoatom, les employés de la centrale subissent des pressions pour signer des contrats avec la Russie. Malgré le danger, 2 500 personnes ont refusé le contrat, dont 15 opérateurs de réacteurs agréés, et de nombreux employés sont désormais cachés.
Au moins 78 employés de l'usine sont détenus dans des chambres de torture en violation du droit international humanitaire, a déclaré Koval. [...]
The Kyiv Independent, Des militants des droits de l'homme recensent sept salles de torture où sont détenus des employés de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, traduction automatique
Samedi 25/4, 8h55
Anniversaire de Tcherno.
[...] Le directeur du musée, Dmitry Kalmykov, joue les guides. « L’atome était pourtant censé être pacifique, explique-t-il, mais l’être humain agit toujours avant de réfléchir, sans se rendre compte des conséquences. »
A 62 ans, barbe blanche et regard bleu, l’homme en sait quelque chose. Le 26 avril 1986, il avait 22 ans et faisait son service militaire en Ukraine, son pays de naissance, dans une unité de défense chimique, lorsqu’il a été envoyé sur la centrale nucléaire de Tchernobyl, quelques heures après l’explosion du réacteur no 4. Il fait partie des centaines de milliers de « liquidateurs », du nom donné en ex-URSS au personnel civil et militaire qui est intervenu sur les lieux, dépêchés depuis toute l’Union soviétique pour tenter de contenir la radioactivité du pire accident nucléaire civil de l’histoire.
Quarante ans plus tard, Dmitry Kalmykov n’a rien oublié du chaos des premiers jours. « Les masques respiratoires ne sont arrivés qu’au bout de deux semaines. Lors des missions dans les zones contaminées, les temps d’exposition aux rayonnements n’étaient pas respectés. » Il s’estime « chanceux » ; malgré deux semaines passées sur place, à cartographier la propagation de la radioactivité et à décontaminer le matériel des équipes en première ligne, il n’a que peu de séquelles. Sa mission terminée, il est ensuite parti s’installer à Karaganda en 1989, ville minière de 500 000 habitants.
Dans son pays d’adoption, il constate que « la mémoire de Tchernobyl est mise à l’écart », alors même qu’environ 32 000 Kazakhs ont été envoyés sur la centrale – un chiffre qui pourrait par ailleurs être sous-estimé. [...] Rien qu’aux environs de Karaganda, les « tchernobyltsys » auraient été plusieurs milliers, en raison de la présence, à l’époque, d’unités dites « chimiques », des troupes de défense au sein de l’armée formées pour protéger la population de menaces chimiques et biologiques.
[...] Après les traumatismes soviétiques de Tchernobyl et les essais de Semipalatinsk, la question du nucléaire est d’autant plus sensible aujourd’hui que le Kazakhstan se lance dans un programme nucléaire civil afin de réduire son déficit énergétique. Une centrale est en construction sur les rives du lac Balkhach, dans le sud-est du pays, par l’entreprise russe Rosatom, et deux autres projets sont à l’étude.
[...] « Tchernobyl n’est pas considéré comme une guerre, comme la Grande Guerre patriotique [nom donné dans l’espace soviétique au conflit entre l’URSS et l’Allemagne nazie] ou la guerre d’Afghanistan, regrette Moukhat Sotsialuly, lui aussi « liquidateur » envoyé sur place alors qu’il effectuait son service militaire en Russie, lorsqu’il avait 19 ans. Nous avons combattu un ennemi invisible pour protéger toute l’Europe. » [...]
Le Monde, 40 ans de Tchernobyl : au Kazakhstan, la mémoire oubliée des « liquidateurs »
Commentaire : "Système soviétique système russe même combat. On envoie les membres des ethnies minoritaires pour réparer les dégâts occasionnés par les ivrognes russes."
Samedi 25/4, 8h45
OTAN.
Le président américain Donald Trump ne peut pas suspendre l'adhésion de l'Espagne à l'OTAN en raison du refus de Madrid de soutenir l'opération de Washington contre l'Iran, a déclaré un responsable de l'OTAN au Kyiv Independent le 24 avril.
Cette déclaration intervient alors que des informations font état de la possibilité pour le Pentagone d'envisager des mesures punitives à l'encontre des membres de l'OTAN qui n'ont pas soutenu la guerre israélo-américaine contre Téhéran, une des options évoquées impliquant l'appartenance de l'Espagne à l'alliance.
L'Espagne a fait l'objet de critiques particulières de la part de l'administration Trump après avoir refusé d'autoriser l'utilisation de ses bases militaires et de son espace aérien pour des frappes contre l'Iran.
« Le traité fondateur de l'OTAN ne prévoit aucune disposition relative à la suspension de l'adhésion à l'OTAN, ni à l'exclusion », a déclaré le responsable de l'OTAN.
Suite aux informations faisant état d'éventuels projets américains de suspension de l'Espagne, le Premier ministre Pedro Sanchez a réaffirmé l'engagement de son pays envers l'alliance.
« La position du gouvernement espagnol est claire : une coopération absolue avec nos alliés, mais toujours dans le cadre du droit international », a déclaré Sanchez le 24 avril. [...]
The Kyiv Independent, Trump ne peut pas exclure des membres de l'OTAN en raison de sa position sur l'Iran, selon un responsable de l'alliance, tradcution automatique
Le président américain Donald Trump arrive pour s'adresser à la presse à l'issue du sommet de l'OTAN, le 25 juin 2025, à La Haye, aux Pays-Bas. (Andrew Harnik/Getty Images)
Une note interne du Pentagone, révélée par Reuters, expose des pistes de représailles envisagées par Washington contre certains alliés de l’Otan jugés insuffisamment solidaires lors du conflit avec l’Iran. Parmi ces options, dont celle de suspendre l’Espagne de l’organisation, figure une mesure source de crispations outre-Manche : la possibilité de revoir le soutien diplomatique américain à la souveraineté britannique sur les îles Malouines.
[...] la question des Malouines apparaît comme un levier de pression diplomatique pour l’administration Trump. Les États-Unis pourraient reconsidérer leur position sur les «possessions impériales» européennes de longue date, dont ces territoires britanniques revendiqués par l’Argentine, assure cette note. Une perspective saluée par le président argentin Javier Milei, allié de Donald Trump, qui a célébré cette nouvelle dans une interview radiophonique : «Nous faisons tout ce qui est humainement possible pour que les Malouines argentines (...) reviennent entre les mains de l’Argentine. Nous progressons comme jamais auparavant.» [...]
Le Figaro, Washington envisage de réexaminer sa position sur les îles Malouines, Londres réaffirme que «la souveraineté appartient au Royaume-Uni»
Samedi 25/4, 8h40
Prisonniers.
L'Ukraine et la Russie ont procédé à un échange de prisonniers de guerre le 24 avril.
La Russie et l'Ukraine ont échangé 193 prisonniers de guerre chacune. L'état-major général ukrainien a indiqué le 24 avril que cet échange faisait suite à l'échange de Pâques lancé le 11 avril. Le ministère russe de la Défense a déclaré que les États-Unis et les Émirats arabes unis avaient servi de médiateurs dans cet échange. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 24 avril, traduction automatique
Samedi 25/4, 8h35
Drones.
L'état-major général ukrainien a annoncé le 24 avril le limogeage des commandants du 10e corps et de la 14e brigade mécanisée indépendante, suite à des allégations de perte de positions ukrainiennes, de soutien insuffisant aux troupes de première ligne et de dissimulation de la véritable situation dans leur secteur de première ligne.
Cette annonce fait suite à la publication par Ivanna Poberezhniuk, fille d'un ancien soldat du 2e bataillon mécanisé de la 14e brigade mécanisée, de photos de soldats extrêmement amaigris, qui, selon elle, sont stationnés à leurs positions dans l'oblast de Kharkiv sans nourriture ni eau en raison de la négligence du commandement.
Les soldats, affectés au 2e bataillon de la 30e brigade mécanisée, s'évanouissaient de faim et étaient contraints de boire de l'eau de pluie.
[...] L'épouse d'un des soldats de la brigade, Anastasiia Silchuk, a également écrit sur Facebook le 21 avril que les soldats subissaient depuis sept mois des retards constants dans la livraison de nourriture, d'eau, de fournitures médicales essentielles et de carburant à leurs positions, les livraisons prenant parfois de sept à quatorze jours pour arriver.
Silchuk a ajouté que les communications sont fréquemment interrompues sur les sites, le service étant parfois indisponible pendant trois à quatre jours.
Le ministère ukrainien de la Défense a répondu au message de Poberezhniuk sur Threads le 23 avril, indiquant que le commandant de la 14e brigade avait pris note de la situation et que, malgré les difficultés logistiques, des efforts étaient en cours pour résoudre les problèmes d'approvisionnement des troupes et effectuer la rotation du personnel.
[...] Dans un communiqué du 24 avril, l'état-major général a déclaré que les bombardements russes constants des points de passage sur la rivière Oskil avaient considérablement entravé le soutien logistique aux unités présentes dans la région.
Depuis que la ligne de front est dominée par les drones à vue à la première personne (FPV) en 2025, les acheminements logistiques réguliers par véhicules vers les positions d'infanterie sont devenus impossibles presque partout sur la ligne de front.
En réalité, toutes les fournitures, de la nourriture et de l'eau aux munitions et aux médicaments, sont en grande partie larguées par des drones.
[...] La 14e brigade a annoncé qu'une nouvelle livraison de vivres avait été effectuée à l'unité militaire dont la situation avait fait l'objet de nombreuses discussions en ligne, et que, si les conditions météorologiques le permettaient, les troupes pourraient se retirer de leurs positions. [...]
The Kyiv Independent, Les commandants de la 14e brigade et du 10e corps ont été relevés de leurs fonctions après la diffusion d'images choquantes de soldats ukrainiens émaciés, traduction automatique
Vendredi 24/4, 20h45
Comment ça se passe : et si...
Le président français a estimé, vendredi, à Athènes, que l’Europe vivait un « moment unique », où « un président américain, un président russe et un président chinois » étaient « farouchement opposés aux Européens ».
Y aura-t-il un défilé sur la place Rouge à Moscou cette année ? Dans le cas contraire, ce serait une véritable humiliation pour Poutine. Et s'il a lieu, y assistera-t-il ?
Le défilé du 9 mai à Moscou est une manifestation emblématique de la grandeur illusoire du Kremlin. Si ce rituel est réduit, cela signifie que la situation se dégrade.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Vendredi 24/4, 19h00
Orbanovitch (snif).
PM [polonais] Tusk : "Hier, on pouvait ressentir un immense soulagement parmi les dirigeants car, pour la première fois depuis des années, il n'y avait aucun Russe dans la salle, si vous voyez ce que je veux dire."
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
America (snif).
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré qu'il n'était pas entièrement convaincu que les États-Unis resteraient un garant fiable de la sécurité de l'Europe au sein de l'OTAN en cas d'agression russe potentielle.
The Ukrainian Review, Bluesky, traduction automatique
Vendredi 24/4, 11h15
Europe.
Les sourires et le soulagement étaient de rigueur, jeudi 23 avril, sur le long tapis rouge installé dans la marina chypriote d’Agia Napa, qui menait les chefs d’Etat et de gouvernement vers l’imposante structure accueillant le sommet informel de l’Union européenne (UE), consacré aux guerres en cours dans son voisinage. Après la validation, dans l’après-midi, d’un méga-prêt de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine et d’une nouvelle salve de sanctions contre la Russie, les Européens ont salué ces décisions si longtemps retardées par le premier ministre hongrois Viktor Orban, battu aux élections législatives du 12 avril et qui n’avait pas fait le déplacement à Chypre. « Ce sont des avancées décisives » pour l’Ukraine, s’est félicitée la première ministre danoise, Mette Frederiksen.
[...] Cependant, le président ukrainien avait un autre sujet en tête et a mis tout son poids pour déclencher enfin la procédure d’adhésion de son pays à l’UE. Il a obtenu le soutien d’Ursula von der Leyen et d’Antonio Costa. Dans une déclaration commune, les trois dirigeants ont appelé « à l’ouverture sans délai de groupes de chapitres de négociation ». Pour adhérer, chaque pays candidat doit absorber l’ensemble des lois européennes, réparties en 35 chapitres sectoriels. Chaque groupe de chapitres doit être « ouvert » et « fermé » par l’adoption d’un accord à l’unanimité des Etats membres de l’Union. Une procédure lourde et chronophage.
En décembre 2023, lors du lancement officiel des négociations d’adhésion de l’Ukraine, Viktor Orban s’était absenté temporairement du Conseil européen. Depuis, il refusait l’ouverture des groupes de chapitres de négociation. Son successeur, Péter Magyar, a fait savoir qu’il ne ferait pas obstacle au déroulement normal de la procédure d’adhésion.
Les leaders européens vont donc pouvoir l’enclencher, mais ils restent prudents. L’Ukraine ne bénéficiera d’aucun passe-droit, ni d’aucune procédure accélérée, car l’entrée du pays ne fait pas consensus entre les Vingt-Sept. La taille du pays, toujours en guerre, son puissant secteur agricole, mais également la taille désormais de son armée, de son industrie de défense, et ses problèmes chroniques en matière de corruption ne rassurent ni les Etats ni une partie de leurs citoyens qui devront valider ce choix, notamment en France. [...]
Le Monde, A Chypre, Volodymyr Zelensky met tout son poids pour déclencher la procédure d’adhésion de l’Ukraine à l’UE
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à son arrivée au sommet informel du Conseil européen à Agia Napa (Chypre), le 23 avril 2026. NICOLAS TUCAT/AFP
Jeudi 23/4, 18h25
France (mais c'est dimanche ou quoi ?)
Si cette situation n’a, sur le fond, rien d’amusant, on ne peut s’empêcher de noter l’ironie qu’elle comporte. Et pour cause, mercredi, les agents du Local de rétention administrative (LRA) de Nanterre (Hauts-de-Seine) ont reçu une visite à laquelle il ne s’attendait pas. Jany Le Pen, 96 ans, veuve de Jean-Marie Le Pen, est venue pendant quarante minutes plaider la cause de son jardinier sans papiers dans l’espoir qu’il ne soit pas expulsé vers son pays d’origine. En vain. Ce jeudi à 12h30, cet homme de 32 ans a embarqué à bord d’un vol à destination du Maroc, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant l’information du Parisien.
Arrivé en France de manière irrégulière en 2017 et n’ayant jamais obtenu de titre de séjour, Hatim B. avait été rapidement recruté par l’épouse du «Menhir» - dans des circonstances que l’on ignore - afin de s’occuper de sa villa. [...]
Le Figaro, En situation irrégulière, le jardinier de Jany Le Pen expulsé vers le Maroc sur décision du préfet des Hauts-de-Seine
Commentaire : "Le RN est contre l'Europe mais détourne son argent, et contre l'immigration mais s'en sert en toute illégalité. Ça promet."
Jeudi 23/4, 17h10
Comment ça se passe : le nuc c'est bien
Le gouvernement finlandais a proposé à son Parlement, jeudi, de modifier sa loi et son Code pénal afin de « lever les obstacles juridiques à l’importation d’armes nucléaires en Finlande, ainsi qu’à leur transport, leur fourniture ou leur possession sur le territoire », a annoncé le ministère de la défense dans un communiqué, précisant qu’il s’agissait d’améliorer « la défense nationale, la défense collective de l’OTAN [et] la coopération en matière de défense ». [...]
La Commission européenne annonce avoir adressé une lettre aux organisateurs de la Biennale de Venise pour les informer de son intention de mettre fin à une subvention de deux millions d’euros ou de la suspendre, après l’autorisation de la réouverture du pavillon russe.
« Il n’y a qu’une seule subvention en cours, d’un montant de deux millions d’euros pour les trois prochaines années, et c’est celle-là que nous avons l’intention de résilier ou de suspendre », a dit un porte-parole, lors d’un point presse. Les organisateurs de la Biennale, qui s’ouvre le 9 mai, disposent de 30 jours pour répondre à la lettre, a-t-il précisé. [...]
L’incendie qui s’est déclaré il y a quatre jours à la raffinerie russe de Touapsé, touchée par l’armée ukrainienne, « est toujours en cours », a déclaré jeudi un responsable du centre de gestion des urgences du kraï de Krasnodar, cité par l’Agence France-Presse. « Quatre cuves de stockage sont en train de brûler », a-t-il précisé.
En raison de son intensité, « des produits de combustion se sont diffusés dans l’atmosphère » et « sont retombés mercredi avec la pluie, créant un dépôt noir sur les surfaces », a fait savoir le centre, mercredi soir. [...]
«Donnyland.» Selon le New York Times, c’est le nom que certains négociateurs ukrainiens proposeraient de donner à une enclave du Donbass, mélangeant ainsi le nom de la région avec le prénom du président des États-Unis Donald Trump. Il s’agit d’un morceau de terre de 80 km de long et 65 km de large encore sous contrôle ukrainien mais revendiqué par Moscou. Selon le New York Times, «cette proposition reflète une réalité mondiale dans laquelle les gouvernements font appel à la vanité du président Trump pour s’assurer le soutien de la puissance américaine.»
[...] L’idée du «Donnyland» vient des autorités ukrainiennes. Elle aurait pour but d’influencer les négociations en faveur de Kyiv. Si elle n’a jamais figuré dans les documents officiels, cette idée est souvent revenue dans les conversations, d’abord en tant que plaisanterie. Par la suite, certains responsables ont estimé qu’elle pourrait déboucher sur une véritable proposition. Un diplomate ukrainien aurait même fait générer un faux drapeau et un faux hymne du Donnyland par ChatGPT, révèle le New York Times.
[...] L’une des promesses de campagne de Donald Trump était de mettre fin à la guerre en Ukraine en 24 heures. Depuis son élection, il s’efforce en vain de faire signer un traité de paix par les deux belligérants. Mais depuis le début de l’intervention armée américaine au Moyen-Orient le 28 février, la question de la paix entre l’Ukraine et la Russie est passée au second plan.
Le Figaro, «Donnyland» : des diplomates ukrainiens prêts à renommer une partie du Donbass en l’honneur de Donald Trump
Jeudi 23/4, 8h50
Comment ça se passe : petit coup de projecteur sur la pouponnière de Putler
C’est une figure redoutable des premières années de la Russie bolchevique qui refait surface, avec les honneurs. Signé ce mercredi matin par Vladimir Poutine, l’oukase numéro 271 du président de la Fédération de Russie renomme l’Académie du FSB, les services de sécurité russes, du nom de Felix Dzerjinski (1877-1926), le fondateur de la police politique soviétique, la Tchéka. À travers ses diverses appellations successives (NKVD, GPU, KGB…), cet « organe » constitue jusqu’à aujourd’hui le bras armé tentaculaire de la surveillance et de la « sécurité intérieure » en Russie. Le FSB moderne se considère comme l’héritier de la Tchéka. [...]
Le Figaro, Vladimir Poutine réhabilite Felix Dzerjinski, l’organisateur de la terreur bolchevique
Le président russe Vladimir Poutine a décerné à l'Académie du Service fédéral de sécurité (FSB) un titre honorifique célébrant l'organisateur de la campagne soviétique d'arrestations et d'exécutions de masse.
[...] Dzerjinski est notamment connu pour avoir organisé la Terreur rouge, la police secrète bolchevique (Tchéka), une campagne d'arrestations massives, de torture et d'exécutions en Russie soviétique après la révolution de 1917.
Le décret correspondant cite les « mérites » de son personnel et la « contribution exceptionnelle de Dzerjinski à la sécurité nationale » comme motif de cette distinction. La décision de Poutine de rétablir le nom historique de l'académie est un acte symbolique fort, illustrant clairement l'attachement du Kremlin à honorer l'idéologie répressive de l'époque soviétique. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 22 avril, traduction automatique
Wikipedia - Bundesarchiv Bild 102-00032, Felix Dzierzynski
[...] Signe des controverses qui marquent la postérité de Dzerjinski dans l'ex-Union soviétique, la nouvelle Russie qui a immédiatement réhabilité tous les « vieux bolcheviks » liquidés par Staline dans les années 1930, a fait enlever dès août 1991 la statue du chef de la Tchéka place Loubianka, près du siège du NKVD (le successeur du NKVD fut le MVD puis le KGB).
Plus tard, Iouri Loujkov, maire de Moscou, a proposé de la réinstaller, indiquant, non sans polémiques, que pour lui le nom de Felix Dzerjinski « est avant tout associé à sa lutte contre le vagabondage, au rétablissement des voies ferrées et à la croissance économique ». Le 11 septembre 2023, une copie de la statue est finalement inaugurée devant le siège du Service des renseignements extérieurs de la fédération de Russie (SVR), son directeur vantant un homme « resté jusqu’au bout fidèle à ses idéaux de bonté et de justice ». [...]
Prise entre la guerre menée par la Russie sur son propre territoire et les turbulences géopolitiques croissantes à l’étranger, l’Ukraine a peu de chances de connaître un revirement majeur dans un avenir proche, estime l’ancien ministre des Affaires étrangères Dmytro Kuleba.
« 2026 sera une nouvelle année que l’Ukraine devra survivre », a déclaré M. Kuleba au Kyiv Independent lors d’une interview exclusive la semaine dernière.
Après avoir traversé l’un des hivers les plus rigoureux depuis des années, marqué par des frappes russes incessantes sur le réseau énergétique, le pays est désormais confronté à une situation hostile. La guerre en Iran a encore détourné l’attention des États-Unis, mettant en suspens les pourparlers de paix trilatéraux entre Kyiv, Moscou et Washington.
En dehors du gouvernement, M. Kuleba s'exprime de manière bien plus ouverte que les responsables en fonction. Il ne voit aucune percée imminente sur le champ de bataille, ni pour l'Ukraine ni pour la Russie, affirmant que la question la plus épineuse — celle des territoires occupés — reste dans l'impasse.
[...] Le Kyiv Independent : Maintenant qu'Orban n'est plus au pouvoir, comment pensez-vous que cela affectera la capacité de la Russie à influencer l'UE et ses décisions de l'intérieur ?
Dmytro Kuleba : Premièrement, Viktor Orban était le favori, mais pas le seul sympathisant de la Russie au sein de l’UE. Et il ne faut pas lui imputer toute la responsabilité. Il y a encore des responsables politiques, prenons par exemple le Premier ministre belge, qui seraient prêts à rechercher une relation d’une autre nature avec la Russie, disons, au détriment de l’Ukraine.
Il n'y a rien de mal à rechercher de meilleures relations, mais il est très regrettable de le faire au détriment de l'Ukraine. La bonne nouvelle est que ceux qui ont préféré rester dans le dos de Viktor Orban et le soutenir dans ses attaques contre l'Union européenne, non seulement sur la question ukrainienne, mais aussi sur un sujet plus large, ont perdu de leur influence. Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, sera, je pense, beaucoup plus constructif désormais. Le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, sera lui aussi plus impliqué et constructif. Et d'autres suivront.
[...] Le Kyiv Independent : Pourquoi les États-Unis semblent-ils s'aligner sur la Russie dans ces pourparlers de paix et exiger des concessions uniquement de l'Ukraine, et non de la Russie ?
Dmytro Kuleba : Je pense que nous sommes face à une logique de grande puissance. Trump représente une superpuissance et considère la Russie comme une grande puissance. Selon lui, les petites nations doivent se soumettre à la volonté des plus fortes. Dans le monde de Trump, l'opposition de l'Ukraine aux exigences russes équivaut à l'opposition du Venezuela aux exigences américaines. Peut-il laisser faire cela ? Clairement pas.
Il comprend donc parfaitement la façon de penser de Vladimir Poutine et partage sa vision du monde. Si l'on en croit les déclarations officielles, même la plus récente, celle du vice-président J.D. Vance, ce dernier a affirmé ne pas comprendre pourquoi l'Ukraine et la Russie se battaient pour quelques kilomètres carrés de territoire. C'est leur façon de penser.
[...] Le Kyiv Independent : Vous avez déclaré que l’Ukraine disposait de ressources suffisantes pour poursuivre la guerre, mais pas assez pour en infléchir le cours. De quoi l’Ukraine a-t-elle besoin pour changer de cap ? Est-ce seulement possible ?
Dmytro Kuleba : Je le crois toujours. Je ne vois pas cela se produire dans un avenir proche. Je pense que la Russie conservera les ressources nécessaires pour mener une guerre à l'échelle actuelle, mais elle ne parviendra pas à percer les lignes ennemies. Je prends le risque d'affirmer qu'il n'y aura pas d'avancées majeures sur le champ de bataille d'ici la fin de l'année. Je m'attends plutôt à des développements importants dans les airs, et non au sol. En résumé, nous sommes dans une situation où la Russie et l'Ukraine disposent toutes deux des ressources suffisantes pour maintenir le cours actuel du conflit, quel que soit leur point de vue, mais aucun de nous ne peut réellement l'infléchir.
[...] Le Kyiv Independent : Pensez-vous que les États-Unis et la Russie pourraient parvenir à un accord qui porte atteinte aux intérêts de l'Ukraine dans le dos de celle-ci ?
Dmytro Kuleba : Ils le peuvent, mais aucun d’eux n’a les moyens de faire appliquer cet accord tant que l’Ukraine continue de remédier à ses faiblesses. Et deuxièmement, tant que l’Ukraine et l’Europe restent unies. La clé de la paix ne se trouve pas à Washington, mais en Europe et à Kyiv. Tant que nous serons forts et unis, Poutine et Trump pourront conclure n’importe quel accord, mais ils n’auront aucun moyen de le faire respecter. [...]
The Kyiv Independent, Trump et Poutine n'ont « aucun moyen » de faire respecter l'accord conclu en coulisses sur l'Ukraine, déclare l'ancien ministre des Affaires étrangères Kuleba au Kyiv Independent, traduction automatique & Deepl
Mercredi 22/4, 19h15
Putler a dit.
Poutine a déclaré qu'Hitler avait perdu la guerre parce que les Allemands n'avaient pas envoyé de chaussettes à leurs soldats au front. [...]
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Pendant plus d'une année après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l'Ukraine s'est accrochée à l'idée de reconquérir le soutien de Washington. Le président états-unien a pourtant largement suspendu l'aide militaire à Kyiv et a multiplié les joutes verbales, allant jusqu'à qualifier son homologue Volodymyr Zelensky de «dictateur». Malgré l'humiliation infligée lors de leur rencontre dans le Bureau ovale en février 2025, le dirigeant ukrainien a continué de jouer le jeu diplomatique, participant avec assiduité aux négociations de paix menées par Washington. En vain: celles-ci n'ont débouché sur aucun résultat concret.
Aujourd'hui, cette séquence serait révolue, selon Phillips P. O'Brien, professeur d'études stratégiques à l'université de St Andrews, en Écosse. Dans une tribune publiée dans le mensuel américain The Atlantic, il affirme que l'Ukraine aurait désormais «renoncé aux États-Unis».
[...] Lors de sa tournée diplomatique dans les pays du Golfe à la fin du mois de mars, Volodymyr Zelensky a signé plusieurs accords de coopération sécuritaire avec l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis, misant sur l'expertise ukrainienne durement acquise sur le champ de bataille, notamment en matière de drones. Mi-avril, Kyiv a également conclu des accords de production d'armements avec l'Allemagne.
[...] Dans ses prises de parole, le chef de l'État ukrainien a opéré un changement de ton. Selon lui, les États-Unis ne peuvent plus être considérés comme un allié fiable et l'Europe doit se détacher de la relation transatlantique. Dernier exemple de cette rhétorique tranchante: une interview accordée début avril à la radio italienne Rai Radio 1. Volodymyr Zelensky a ouvertement critiqué l'assouplissement états-unien des sanctions visant le pétrole russe, notant que «la Russie a encore manipulé les Américains et le président des États-Unis».
Peu après, le président ukrainien a affirmé que, face à la menace d'un désengagement américain de l'OTAN, les Européens devaient repenser en profondeur leur architecture de sécurité. Pour contenir la Russie, l'Union européenne doit s'appuyer sur les capacités de pays non membres, tels que la Norvège, le Royaume-Uni, la Turquie et l'Ukraine, a-t-il suggéré. Une prise de position qui contraste avec les propos de plusieurs responsables des Vingt-Sept, qui veulent croire à un soutien durable des États-Unis envers leurs alliés traditionnels. [...]
Slate, L'Ukraine tourne enfin le dos à Donald Trump et redessine de nouvelles alliances mondiales
Medvedev : Les Européens ne doivent pas s’attendre à une intervention active des États-Unis dans un conflit hypothétique entre certains pays de l’UE et la Russie.
Andrei, originaire d'Astrakhan en Russie, commence à se demander si mourir pour Poutine dans une tranchée en Ukraine est vraiment un acte aussi héroïque et nécessaire. Il affirme que la moitié de son unité est déjà morte.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mardi 21/4, 19h35
Bulgarie.
La victoire écrasante du parti de l'ancien président Roumen Radev aux élections législatives bulgares du 19 avril est perçue par beaucoup comme un encouragement pour les voix pro-russes et sceptiques à l'égard de l'Ukraine au sein de l'Union européenne.
Présent sur une plateforme anti-corruption, le parti Bulgarie progressiste (PB) de Radev a obtenu 44,6 % des voix, remportant ainsi la majorité et la possibilité de gouverner sans partenaire de coalition.
Ce résultat pourrait mettre à rude épreuve les relations de l'Ukraine avec la Bulgarie, un pays membre de l'OTAN et de l'UE de 6 millions d'habitants qui soutient Kyiv depuis l'invasion à grande échelle de la Russie.
L’opposition de Radev à l’aide militaire à l’Ukraine et ses appels à des relations pragmatiques avec Moscou ont alimenté les craintes qu’il ne devienne le prochain perturbateur de l’UE après le dirigeant hongrois sortant, Viktor Orban .
Mais en réalité, la situation est plus complexe : certains analystes affirment que Radev restera membre du « consensus européen » et que la Bulgarie ne deviendra pas l’équivalent de la Hongrie d’Orban.
« L’Ukraine doit s’attendre à un refroidissement, et non à un renversement de situation », a déclaré Dimitar Keranov, analyste au sein du programme de résilience européenne du German Marshall Fund, au Kyiv Independent.Si Keranov s'attend à ce que Radev poursuive une coopération énergétique plus étroite avec la Russie et prenne ses distances rhétoriques avec l'Ukraine, il ne le considère pas comme le « prochain Orban ».
« Radev a une approche différente : il préfère l’accommodement par la paralysie à la confrontation. Il n’utilisera pas le droit de veto de la Bulgarie pour bloquer les décisions de l’UE concernant l’Ukraine », a déclaré Keranov.
« Mais la Bulgarie, située sur le flanc oriental de l'OTAN et gouvernée par un dirigeant pro-russe, constitue une vulnérabilité à long terme. » [...]
The Kyiv Independent, « Refroidissement, pas renversement » — Pourquoi le nouveau dirigeant bulgare, favorable à la Russie, a peu de chances de devenir le prochain Orban de l'UE, traduction automatique
Coupures d’Internet, économie en berne, guerre en Ukraine qui dure sont autant de réalités exaspérant une partie de l’opinion russe. Un sondage récent montre que la popularité du président fléchit.
[...] Alors que le Kremlin s’acharne à bloquer l’accès à Internet, un post sur Instagram a fait le buzz en Russie, cumulant 24 millions de vues et 1 million de « j’aime » dans les quatre jours qui ont suivi sa publication, le 14 avril. La vidéo a été postée, depuis l’étranger, par Victoria Bonia, une ancienne vedette de la téléréalité russe domiciliée à Monaco, résolue à dire en face au président russe, Vladimir Poutine, « ce qu’aucun gouverneur n’oserait lui dire ». Le ton est emphatique : « Les gens ont peur de vous, les artistes ont peur, les gouverneurs ont peur. (…) Il y a un immense mur entre vous et nous, les simples citoyens, et je veux abattre ce mur. »
[...] Indifférente aux avertissements, la direction russe campe sur sa décision, justifiant ces coupures par des raisons de sécurité. « Il est clair que les restrictions sur Internet causent des désagréments à de nombreux citoyens, mais c’est ainsi pour l’instant », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, le 14 avril, insistant sur le fait que ces mesures étaient soutenues par la plupart des Russes. [...] Le modèle proposé est clairement celui du WeChat chinois,par l’adoption contrainte de l’application Max, dépourvue d’un cryptage, sécurisée et gérée par l’Etat, plus précisément par le FSB, le service fédéral de sécurité.
[...] Toutefois, le blocage d’Internet n’est pas la seule cause du mécontentement ambiant. « Au travers de cette guerre, Poutine avait promis de rendre aux Russes la fierté dans leur pays. Concrètement, les Russes voient aujourd’hui les problèmes, pas la fierté. Et la guerre continue sans fin, avec les cimetières qui se remplissent d’hommes revenus du front », explique Ksénia.Roman (le prénom a été changé), un quinquagénaire à Moscou, estime pour sa part que « Poutine est aujourd’hui dans une position dangereuse du fait des difficultés qui s’accumulent au quotidien pour les Russes, il y a certes les coupures d’Internet mais on peut aussi citer les problèmes économiques, la hausse des prix, la baisse des aides sociales sans compter le climat d’incertitude créé par la guerre. »
Craignant une réaction négative de la population à sa politique, Vladimir Poutine met en place un filet de protection à deux mois du lancement de la campagne pour les élections législativesdu 20 septembreà la Douma, la chambre basse du Parlement russe.
[...] Une autre inquiétude pointe : et si le blocage d’Internet n’était qu’un prélude à la mobilisation générale tant redoutée ? « A l’automne 2022, après la mobilisation partielle, les hommes s’étaient aidés d’Internet pour s’organiser, fuir et échapper au front. La direction ne tient pas à ce que cela se reproduise », affirme Vitali. Près de 1 million de jeunes Russes, mobilisables selon le décret présidentiel, avaient alors quitté le pays.
Le Monde, En Russie, la « colère » contre Vladimir Poutine monte dans une partie de la population
Mardi 21/4, 8h00
Pétro-brouzouf russe.
Les évaluations des services de renseignement suédois corroborent les analyses de longue date de l'ISW concernant les difficultés considérables auxquelles l'économie russe est confrontée et les efforts du Kremlin pour dissimuler ces problèmes afin de présenter faussement la Russie comme capable de maintenir indéfiniment son effort de guerre.
Le Financial Times (FT) a rapporté le 20 avril que le lieutenant-général Thomas Nilsson, chef du Service de renseignement et de sécurité militaire suédois, a déclaré que l'économie russe n'avait pas réussi à se redresser malgré la hausse des prix du pétrole due à la guerre au Moyen-Orient.
Nilsson a indiqué que la Russie avait besoin que le prix du pétrole brut de l'Oural reste supérieur à 100 dollars le baril pendant au moins un an pour combler son déficit budgétaire, mais que ce prix devrait se maintenir à ce niveau élevé pendant une période bien plus longue pour atténuer les autres problèmes économiques du pays.
Nilsson a affirmé que la Russie aurait probablement encore plus de difficultés à financer sa guerre en Ukraine si les prix du pétrole se stabilisaient et si le cessez-le-feu au Moyen-Orient était maintenu. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 20 avril, traduction automatique
Les forces russes peinent toujours à défendre leurs infrastructures face aux frappes ukrainiennes répétées.
L'état-major ukrainien a rapporté que, dans la nuit du 19 au 20 avril, les forces ukrainiennes ont bombardé le parc de stockage de pétrole de la raffinerie de Tuapse, dans le kraï de Krasnodar, provoquant un incendie. Des images géolocalisées publiées le 20 avril confirment l'ampleur des incendies à la raffinerie. Les autorités du kraï de Krasnodar ont reconnu la frappe ukrainienne et les incendies qui en ont résulté.
Les forces ukrainiennes ont récemment lancé une série de frappes contre les infrastructures militaires, énergétiques et portuaires russes dans le kraï de Krasnodar, notamment contre le terminal pétrolier de Sheskharis et une frégate de classe Amiral Grigorovich près du port de Novorossiïsk les 5 et 6 avril, la station de pompage de pétrole de Krymsk les 8 et 9 avril et les 10 et 11 avril, le port et le dépôt pétrolier de Naftoexport à Touapsé les 15 et 16 avril, la station de pompage de pétrole de Tikhoretsk les 17 et 18 avril, et le port maritime de Iéïsk les 18 et 19 avril. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 20 avril, traduction automatique
Mardi 21/4, 7h50
Elec.
Pour la première fois en cent ans, la part de l’électricité mondiale produite à partir d’énergies renouvelables (34 %) a dépassé, en 2025, celle produite à partir du charbon, la source d’énergie la plus émettrice de gaz à effet de serre (33 %) [...]
Le Monde, En 2025, l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables a dépassé, pour la première fois, celle produite avec le charbon
Lundi 20/4, 9h15
Olga, Viber
Lundi 20/4, 8h15
Zelensky a dit.
La Russie se prépare à une mobilisation massive et restreint l'accès aux réseaux sociaux pour prévenir les émeutes, a déclaré Zelensky.
Un correspondant de guerre russe écrit que l'Ukraine domine désormais le domaine des drones et possède un avantage tactique sur plusieurs fronts, tandis que la défense aérienne et les communications russes sont défaillantes jusqu'à l'Oural.
L'Ukraine développe rapidement un marché des technologies de défense axé sur l'intelligence artificielle, avec plus de 200 entreprises impliquées dans la production de drones dotés d'IA, a déclaré le ministère de la Défense le 18 avril.
Plus de 300 développements liés à l'IA sont enregistrés sur la plateforme Brave1, tandis que plus de 70 systèmes basés sur l'intelligence artificielle et la vision par ordinateur sont déjà activement utilisés sur le champ de bataille, selon le ministère.
[...] Les systèmes d'IA sont déjà utilisés en première ligne pour le ciblage autonome de drones, la détection d'équipements et de personnel ennemis camouflés, l'exploitation de positions de tir automatisées et l'analyse des données du champ de bataille grâce à des systèmes tels que Delta.
Le ministère de la Défense a déclaré qu'il visait à équiper tous les drones déployés au front de capacités de vision artificielle et d'intelligence artificielle.
L'Ukraine entraîne également des modèles d'IA sur des données de combat via la plateforme Brave1 Dataroom, qui fournit aux développeurs des ensembles de données collectés dans diverses conditions réelles, notamment différentes conditions météorologiques, heures de la journée et types de capteurs. [...]
The Kyiv Independent, L'Ukraine met en place un écosystème de défense piloté par l'IA, tandis que plus de 200 entreprises développent des technologies de drones, traduction automatique
Cette illustration montre comment l'intelligence artificielle accomplit déjà des missions de combat sur le champ de bataille. (Ministère de la Défense ukrainien)
Les forces ukrainiennes ont mené une attaque contre une usine de défense russe dans la ville de Taganrog, dans le sud de la Russie, dans la nuit du 19 avril, a confirmé l'état-major général.
Le site visé était l'usine Atlant-Aero, qui développe et fabrique des drones de combat et de reconnaissance pour l'armée russe. Un incendie s'est déclaré dans l'usine après la frappe.
Selon l' état-major général, la société produit des drones de type Molniya et des composants pour le drone Orion, qui peut transporter jusqu'à 250 kilogrammes de charge utile, y compris des bombes aériennes guidées et des systèmes de missiles. [...]
The Kyiv Independent, L'Ukraine frappe une usine de drones russe à Taganrog, confirme l'armée, traduction automatique
Les forces de systèmes sans pilote ukrainiennes ont intercepté pour la première fois un drone russe de type Shahed à l'aide d'un drone intercepteur lancé depuis un navire de surface sans pilote, a annoncé l'armée le 19 avril.
L'interception a été menée par une unité de drones navals de la 412e brigade Nemesis, opérant en zone maritime. L'unité a détruit avec succès la cible aérienne à l'aide d'un drone lancé depuis une plateforme sans pilote basée en mer.
Cette évolution marque un nouveau niveau d'intégration entre les capacités navales et aériennes des drones ukrainiens, renforçant la capacité du pays à contrer les menaces aériennes russes et ajoutant une couche de défense supplémentaire aux villes ukrainiennes, selon Nemesis. [...]
The Kyiv Independent, L'Ukraine a procédé à la toute première interception d'un navire Shahed à l'aide d'une plateforme de drones navals, selon l'armée, traduction automatique
Lundi 20/4, 7h55
Bulgarie.
L'ancien président et chef du parti « Bulgarie progressiste », Rumen Radev, s'adresse aux médias après avoir voté dans un bureau de vote lors des élections législatives à Sofia, en Bulgarie, le 19 avril 2026. (STR/NurPhoto via Getty Images)
Selon les résultats électoraux, « Bulgarie progressiste », la coalition dirigée par l'ancien président bulgare Rumen Radev, proche du Kremlin, devrait remporter les élections législatives anticipées du 19 avril.
Avec plus d'un tiers des voix dépouillées, « Bulgarie progressiste » de Radev était en tête avec 44 % des voix, selon les résultats.
Les premiers sondages à la sortie des urnes indiquaient que la coalition était en passe de remporter 37 à 38 % des voix. Bien que les résultats définitifs ne soient pas encore connus, M. Radev a revendiqué une « victoire incontestée » dans des déclarations aux journalistes après la fermeture des bureaux de vote.
Bien qu’il devance de près de 30 points de pourcentage le parti arrivé en deuxième position, « Nous poursuivons le changement – Bulgarie démocratique », le parti de M. Radev aura tout de même besoin de partenaires de coalition pour gouverner.
Radev a fréquemment critiqué l'aide apportée à l'Ukraine et les sanctions occidentales contre la Russie, tout en s'opposant à l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et à l'Union européenne. Sa victoire électorale marque un succès pour la représentation pro-russe au sein de l'UE, une semaine après que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a subi une défaite retentissante aux élections législatives de son pays.
« Ce dont l’Europe a besoin aujourd’hui, c’est d’un esprit critique, d’actions pragmatiques et de bons résultats, notamment pour construire une nouvelle architecture de sécurité », a déclaré Radev dans son discours de victoire. « Ce sera la principale contribution de la Bulgarie à sa mission européenne. » [...]
The Kyiv Independent, L'ancien président bulgare, proche de la Russie, en voie de remporter les élections législatives anticipées, selon les résultats, traduction Deepl
La Bulgarie n’avait pas connu une telle victoire électorale depuis 1997. Selon les décomptes des instituts de sondages basés sur plus de 80 % des suffrages dépouillés, l’ancien président Roumen Radev est arrivé largement en tête des élections législatives organisées dimanche 19 avril dans ce pays de 6,5 millions d’habitants avec quelque 44,2 % des voix.
Crédité d’environ 130 sièges sur 240 au Parlement, M. Radev obtient une majorité absolue qui va lui permettre de former le premier gouvernement stable en cinq ans dans une Bulgarie qui a connu huit scrutins législatifs depuis 2021 en raison d’un paysage politique jusqu’ici très fragmenté. La participation a atteint un peu moins de 50 %, un score élevé pour la Bulgarie.
[...] Cet ancien pilote d’avion de chasse âgé de 62 ans devrait devenir premier ministre courant mai après avoir accompli deux mandats de président entre 2017 et début 2026. Ancien membre du Parti communiste, il a souvent pris des positions ambiguës sur la Russie, considérant que la Crimée « est russe » ou critiqué les sanctions européennes prises en représailles de la guerre en Ukraine.
[...] Bien qu’issu de la gauche, il a aussi affiché plusieurs fois sa proximité avec le premier ministre hongrois nationaliste sortant, Viktor Orban, battu dans les urnes le 12 avril. Pour autant, M. Radev s’est toujours défendu d’être proche du Kremlin et a toujours affirmé être favorable à l’appartenance de son pays à l’Union européenne (UE).
[...] Dimanche soir, M. Radev s’est engagé à ce que « la Bulgarie fournisse des efforts pour continuer son chemin européen », tout en plaidant pour plus « de pensée critique » et de « pragmatisme » sur la Russie en Europe, dans cette rhétorique floue dont il est coutumier. Rappelant qu’il était favorable à la reprise du dialogue avec Moscou sur les « questions énergétiques », il a assuré se placer, sur ce point, dans la lignée « du président Emmanuel Macron », qui a « déclaré que le dialogue devait être rétabli ».
« Les citoyens ne souhaitent pas un rapprochement avec la Russie, mais la poursuite d’une politique s’inscrivant dans le cadre de nos alliances stratégiques, ce qui permettra à la Bulgarie de participer activement à l’OTAN et à l’UE », avait affirmé auparavant Slavi Vassilev, un de ses proches. Ces messages post-électoraux visaient visiblement à rassurer ceux qui s’inquiéteraient d’un basculement sur une ligne prorusse de ce pays voisin de la mer Noire et qui fournit des munitions cruciales à l’armée ukrainienne. [...]
Le Monde, Bulgarie : la large victoire de l’ex-président Radev aux élections législatives, gage de stabilité pour le pays
[La Bulgarie est membre de l'Union européenne depuis 2007]
Dimanche 19/4, 21h50
Salle de shoot.
Le jeu de mots était tentant : la légende de l'image suggère qu'il s'agit plutôt d'une équipe de surveillance.
Le Monde, Live — Salle d’observation du ciel destinée à surveiller les drones russes, dans un lieu tenu secret en Ukraine, le 8 avril 2026. SOFIIA GATILOVA/REUTERS
Dimanche 19/4, 12h20
Fico a dit.
Le Premier ministre slovaque Fico se plaint que la Lituanie et la Lettonie n'autorisent pas son avion à se rendre à Moscou le 9 mai.
The Ukrainian Review, Bluesky, traduction automatique
[La Slovaquie est membre de l'Union européenne depuis 2004]
Dimanche 19/4, 12h15
La guerre russe en Ukraine alimente le changement climatique : elle détourne des ressources et augmente l'effet de serre.
Une vue depuis l'espace du port de Tuapse en flammes.
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel (entièrement consacré cette semaine à la situation en Iran, résumé ici par sa citation d'un dessin de Truant).
Ne pas subir, Guillaume Ancel 2026 : La guerre contre l’Iran en trois temps, trois mouvements
Dimanche 19/4, 12h00
Pétrole russe.
[...] Les États-Unis ont prolongé le 17 avril la dérogation permettant à la Russie de vendre son pétrole maritime existant jusqu'au 16 mai.
Le PDG du Fonds d'investissement direct russe (RDIF), Kirill Dmitriev, a affirmé que la prolongation concernait plus de 100 millions de barils de pétrole russe en transit. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 18 avril, traduction automatique
[...] « Chaque dollar versé pour le pétrole russe alimente la guerre », accuse encore le dirigeant ukrainien, selon lequel les 110 pétroliers de la flotte fantôme russe encore en mer transportent plus de 12 millions de tonnes de pétrole russe, qui peut être vendu grâce à cet assouplissement des sanctions. « Cela représente 10 milliards de dollars – de l’argent qui se transformera directement en nouvelles frappes contre l’Ukraine », prévient-il. [...]
L’été risque d’être meurtrier dans toute l’Ukraine, et pas seulement sur le front. Les dernières vagues d’attaques aériennes russes signalent une évolution tactique vers un ciblage croissant des infrastructures civiles à travers tout le territoire et un accent mis sur l’usage des missiles balistiques. Dix-sept personnes, dont un enfant de 2 ans, ont été tuées et une centaine d’autres ont été blessées dans l’attaque du jeudi 16 avril, la sixième frappe la plus massive depuis le début de l’invasion russe en février 2022.
Ce bilan inhabituellement lourd peut être dû au fait que l’attaque s’est déroulée en vagues successives sur une période beaucoup plus longue (plus de dix heures d’affilée) que ce qui était observé jusqu’à la fin 2025. Près de 700 drones, 25 missiles de croisière et 19 missiles balistiques ont frappé le territoire ukrainien.
Selon un rapport de l’Institute for the Study of War, basé à Washington, la nouvelle tactique d’attaque aérienne russe repose sur un séquençage déjà observé lors de la précédente attaque massive du 23 mars. L’armée russe lance au départ des vagues massives de drones d’attaque à long rayon d’action (Dalra) pour épuiser les munitions ukrainiennes. Viennent ensuite les missiles de croisière (qui volent plus vite que les Dalra et qui emportent des charges explosives pouvant peser jusqu’à 800 kilogrammes). En dernier viennent les missiles balistiques, qui plongent depuis les couches élevées de l’atmosphère à des vitesses hypersoniques et sont très difficiles à intercepter.
Ces derniers mois, la défense antiaérienne ukrainienne a porté à 90 % son taux d’interception des Dalra grâce, en grande partie, à un nouvel arsenal de « drones intercepteurs ». Les missiles de croisière sont, eux, interceptés par les avions de chasse ukrainiens et des systèmes de missiles sol-air. La menace balistique ne fait en revanche que s’accroître, car le seul système ayant démontré sa capacité à intercepter les missiles Iskander-M russes est le système Patriot américain, que Washington préfère désormais rediriger vers ses alliés du golfe Persique, sur fond de guerre avec l’Iran.
[...] Moscou s’est engouffré dans cette brèche en doublant, voire en quadruplant la production des Iskander-M. La cadence était estimée autour de 30 unités par mois avant l’invasion de l’Ukraine. Elle se situerait désormais entre 60 et 120 unités par mois, selon l’expert militaire ukrainien Oleksandr Kovalenko.
[...] Le choix des cibles visées par l’armée russe connaît aussi une évolution. [...] Avec l’adoucissement du climat au printemps, l’effort russe semble désormais se concentrer sur l’infrastructure hydraulique de l’Ukraine. [...]
Le Monde, Guerre en Ukraine : l’armée russe mise sur ses missiles balistiques pour frapper Kyiv, dépourvue de système d’interception
Samedi 18/4, 12h25
Comment ça se passe : où naissent les drones de guerre ?
David Guttenfelder, The New York Times, Drone Wars Lauréat au World Press Photo, catégorie Reportage magazine, pour la zone Europe
Reportage : La lutte de l’Ukraine contre l’invasion russe est en train de redéfinir les règles du combat moderne. Des drones de loisir sont reconvertis en armes télécommandées, tandis que des drones à vision à la première personne (FPV) produits en série sont pilotés à des kilomètres de distance avec une précision redoutable. Ces évolutions ont déclenché une course à l’armement effrénée dans le domaine des drones et transformé de vastes régions d’Ukraine en « zones de tir ». Les civils sont pris pour cibles et déplacés, et les soldats passent la plupart de leur temps dans des bunkers souterrains ou des caves, sans pouvoir être ravitaillés ni évacués en cas de blessures. Ce reportage documente les efforts de l'Ukraine pour développer ses capacités en matière de drones, ainsi que l'impact des attaques de drones russes sur les civils. (traduction Deepl)
Le Figaro — Le visage dissimulé sous une cagoule, ces spécialistes ukrainiens transforment sans cesse des drones FPV du commerce en armes mortelles. De toutes les tailles, ces engins capables de frapper les lignes ennemies depuis le ciel ont révolutionné la guerre moderne et transformé le champ de bataille de manière radicale. Désormais, plus aucun endroit n’est sûr et personne, combattant ou civil, n’est à l’abri. Un cauchemar absolu. Cette image a reçu un World Press Photo 2026 pour la zone Europe. David Guttenfelder, The New York Times
Samedi 18/4, 12h20
Tcherno.
Il paraît que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit. Superstitieux et prévoyants, les ingénieurs qui ont conçu le nouveau sarcophage au-dessus du réacteur n° 4 de l’ancienne centrale nucléaire V. I. Lénine, à Tchernobyl, ont fait en sorte qu’il puisse résister aux catastrophes naturelles, aux tornades et aux séismes les plus violents – et ce, pendant un siècle environ.
Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est une attaque délibérée sur ce gigantesque tombeau, à l’intérieur duquel l’humanité a enterré les restes de la plus grande catastrophe nucléaire survenue à la surface de notre planète. Il est 2 h 02 et 14 secondes, le 14 février 2025, lorsqu’un drone Shahed 136 lancé par l’armée russe vient percer le toit de l’arche de confinement (New Safe Confinement ou NSC), fruit de financements et de coopérations internationales ayant coûté 2,5 milliards d’euros, 12 ans de travaux, près de trois décennies de développement. [...]
Le Figaro, 500 millions de dégâts et un confinement fragilisé : dans les entrailles de Tchernobyl, où la Russie a rouvert les plaies de la catastrophe
Samedi 18/4, 12h05
C'est long...
Les sondages d'État russes témoignent d'un mécontentement croissant de la société russe à l'égard du président Vladimir Poutine, dans un contexte de sacrifices liés à la guerre et d'une campagne de censure impopulaire.
L'institut de sondage d'État russe, le Centre panrusse de recherche sur l'opinion publique (VTsIOM), a publié le 17 avril les résultats d'un sondage réalisé du 6 au 12 avril. Ces résultats indiquent que la cote de popularité du président Vladimir Poutine a baissé pour la sixième semaine consécutive, passant de 72,9 % entre le 2 et le 8 mars à 66,7 % entre le 6 et le 12 avril.
Ce même sondage révèle également que la confiance envers Poutine a diminué de 1,8 point pour s'établir à 72 % entre le 6 et le 12 avril, contre 77,3 % entre le 2 et le 8 mars. Par ailleurs, le soutien au parti Russie unie, au pouvoir au Kremlin, a chuté à 27,3 % entre le 6 et le 12 avril, contre 32,1 % entre le 2 et le 8 mars.
Si les chiffres d'un institut de sondage d'État russe ne sont pas, pris isolément, fiables, il est néanmoins significatif qu'une institution contrôlée par l'État reconnaisse une tendance, observée depuis plusieurs semaines, à la hausse du mécontentement populaire envers le gouvernement fédéral après quatre années de guerre. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 17 avril, traduction automatique
Samedi 18/4, 12h00
Comment ça se passe : ma jambe en l'air.
Lors d’une visite dans une école maternelle dans la région de Lviv, en février 2026, au cours de laquelle George Ivanchenko parle de son amputation et de sa prothèse. GEORGE IVANCHENKO
Le 3 octobre 2025, près de Droujkivka (Ukraine), un drone russe cible George Ivanchenko lors d’un reportage dans le Donbass. Dans cette attaque, il perd son ami et mentor, le photographe Antoni Lallican, collaborateur régulier du Monde, tué à l’âge de 37 ans. Blessé à la jambe, George est évacué à Kramatorsk, où il sera opéré en urgence.
Dans sa chambre d’hôpital, les couloirs de son centre de rééducation, les parcs ou les hôtels où il retrouve sa compagne, Lisa, à travers l’Ukraine, l’homme âgé de 25 ans, amputé à la jambe, commence ce qui deviendra « New Normal », une série de Polaroid qui documente sa reconstruction personnelle. [...]
Le Monde, « Je suis toujours le même à l’intérieur, mais j’ai changé à l’extérieur » : la reconstruction de George Ivanchenko, photographe amputé en Ukraine
Samedi 18/4, 11h55
Mon Dieu, serait-ce la guerre ?
Dans les régions russes que le Kremlin a historiquement cherché à protéger des effets de la guerre en Ukraine, les responsables commencent à prendre conscience de l'impact des frappes de drones ukrainiens à longue portée à l'arrière du territoire russe.
Le 15 avril, le gouverneur de l'oblast de Léningrad, Alexandre Drozdenko, a déclaré à l'assemblée régionale que l'oblast était devenu une « oblast de première ligne », mentionnant explicitement les récentes frappes ukrainiennes contre des installations économiques et portuaires de la région.
Le 17 avril, il a publié un message sur sa chaîne Telegram indiquant que les autorités russes allaient renforcer la défense aérienne de l'oblast de Léningrad, notamment en fournissant du matériel et une assistance tactique supplémentaires à la 6e armée de l'air russe et à l'armée de défense aérienne (Forces aérospatiales russes [VKS] et district militaire de Léningrad [LMD]).
M. Drozdenko a également précisé que les autorités allaient commencer à recruter des réservistes pour former des groupes de tir mobiles qui seront stationnés à proximité des installations industrielles et des infrastructures critiques. Drozdenko a déclaré que les réservistes signeront des contrats de service militaire d'une durée maximale de trois ans auprès du Bureau d'enregistrement et d'enrôlement militaire de l'oblast de Léningrad et a lancé un appel particulier aux vétérans de la guerre en Ukraine et aux personnes ayant une expérience du combat pour qu'elles se portent volontaires. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 17 avril, traduction automatique
Vendredi 17/4, 22h35
Brouzouf russe.
[...] L’Ukraine a déjà perçu environ 45 milliards de dollars, soit 90 % des financements attendus provenant des revenus générés par les avoirs russes gelés, a annoncé le ministre des finances ukrainien, Sergii Marchenko, appelant à aller plus loin en mobilisant directement ces actifs.
[...] M. Marchenko a salué la mise en œuvre du mécanisme ERA [Extraordinary Revenue Acceleration], qui permet d’utiliser les revenus des actifs russes gelés pour soutenir Kyiv, tout en soulignant la nécessité d’un soutien international « prévisible et durable » face à la poursuite de la guerre.
Il a surtout insisté sur l’urgence d’instaurer un mécanisme complet permettant de mobiliser directement les avoirs russes eux-mêmes, estimant qu’ils pourraient devenir une source-clé pour financer la reconstruction de l’Ukraine, dont les besoins dépassent 588 milliards de dollars sur la prochaine décennie. [...]
Le 31 mars 2026 à Kharkiv, en Ukraine, on aperçoit les drones intercepteurs ukrainiens « Sting » et « Salut », ainsi qu'un nouveau drone intercepteur de fabrication ukrainienne dont le nom n'a pas encore été dévoilé. (Nikoletta Stoyanova/Getty Images)
Le fabricant ukrainien de drones « Wild Hornets » a présenté le 17 avril ce qu’il a qualifié de lancement « record » d’un drone intercepteur sur une distance de plus de 2 000 kilomètres (1 240 miles), l’opérateur étant basé dans le nord de l’Ukraine.
Le drone intercepteur Sting a été piloté à distance à l'aide de la technologie Hornet Vision Ctrl, un système propriétaire développé par l'entreprise qui a déjà commencé à être déployé à grande échelle.
Dans son communiqué, l'entreprise n'a pas précisé quand la mission a eu lieu, quelle était la cible, ni dans quel pays le drone opérait.
Hornet Vision Ctrl est un système de commande à distance qui permet aux opérateurs de piloter des drones intercepteurs depuis des endroits situés bien au-delà du site de lancement.
Le système s'articule autour d'une station de contrôle au sol modernisée et de modules de communication qui transmettent des signaux vidéo et de commande sur de longues distances, permettant ainsi aux opérateurs de contrôler des drones à des centaines de kilomètres de distance.
« Wild Hornets » a dévoilé en mars sa technologie de commande à distance pour les drones intercepteurs Sting, affirmant qu'elle avait fait l'objet de « plusieurs mois d'essais en conditions réelles » et s'était révélée efficace.
L'entreprise avait pour objectif de lancer la production en série du système, qui permettrait aux équipes de contrôler des drones à des distances allant jusqu'à 100 kilomètres (60 miles), bien que la technologie se soit également révélée capable d'opérations à plus longue portée.
Grâce à ce système, le soldat ukrainien Roman, indicatif « Hulk », de l'unité « Bulava », a abattu deux drones russes situés à 500 kilomètres (310 miles) de distance, un exploit que « Wild Hornets » a qualifié de « record mondial absolu ». [...]
The Kyiv Independent, « Record incroyable » — Un fabricant ukrainien de drones démontre la possibilité de contrôler à distance un intercepteur à 2 000 kilomètres de distance, traduction Deepl
Vendredi 17/4, 22h25
Belarus.
De nouvelles routes et des positions d'artillerie sont en cours d'aménagement en Biélorussie, le long de la frontière nord de l'Ukraine, a déclaré le président Volodymyr Zelensky le 17 avril, avertissant que la Russie pourrait tenter à nouveau d'entraîner Minsk plus profondément dans sa guerre contre l'Ukraine.
« Nous pensons que la Russie tentera une nouvelle fois d'entraîner la Biélorussie dans sa guerre », a déclaré Zelensky.
Les propos du président interviennent alors que l'on craint à nouveau que cet État vassal de la Russie, situé au nord de l'Ukraine, ne joue un rôle plus actif dans la guerre menée par la Russie.
La Biélorussie a été une base opérationnelle clé pour l'invasion à grande échelle menée par la Russie en 2022, son territoire ayant été utilisé pour des mouvements de troupes, des lancements de missiles et des attaques de drones contre l'Ukraine.
L'offensive terrestre russe, qui a échoué, vers la capitale ukrainienne, Kyiv, a été lancée depuis le territoire biélorusse. Depuis lors, aucune incursion transfrontalière majeure n'a eu lieu, et les craintes que Minsk ne rejoigne la guerre avec ses propres forces armées ne se sont pas concrétisées jusqu'à présent. [...]
The Kyiv Independent, De nouvelles routes et des positions d'artillerie ont été construites en Biélorussie, près de la frontière ukrainienne, a déclaré Zelensky, traduction Deepl
Vendredi 17/4, 8h15
Pétrole russe.
La raffinerie russe de Touapsé [au nord de Sotchi sur la mer Noire] semble avoir trouvé un nouveau moyen de contourner les sanctions internationales imposées en raison de la guerre contre l'Ukraine : une partie de son pétrole est désormais « exportée » directement dans les airs.
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
Avec des amis pareils, qui a besoin d’ennemis ? A peine déchu, Viktor Orban a pu prendre la mesure de l’ingratitude de ses puissants « amis » étrangers. Le premier ministre hongrois attendait sans doute une réaction de sympathie de Donald Trump à sa cuisante défaite électorale du 12 avril. En vain.
[...] « Viktor est quelqu’un de bien, quand même. » Service minimum, certes, mais plus généreux que le reniement venu de Moscou, où Viktor Orban est pourtant allé deux fois depuis le début de la guerre à grande échelle en Ukraine pour rencontrer Vladimir Poutine : « Nous n’avons jamais été amis avec Orban », a sèchement rectifié le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, mardi 14 avril.
En réalité, si Donald Trump réagit si modestement à la déroute de Viktor Orban, ce n’est pas parce qu’il ne s’est pas impliqué dans la campagne comme il le prétend, mais justement parce qu’il s’y est impliqué comme jamais. Jamais depuis la fin de la guerre froide on n’a vu un président des Etats-Unis envoyer dans un si petit pays européen son chef de la diplomatie (Marco Rubio, en février) puis son vice-président (J. D. Vance, à cinq jours du scrutin), jusqu’à intervenir lui-même par téléphone pendant un meeting électoral pour appeler les électeurs à voter pour Viktor Orban. Il fallait sauver le soldat Orban, mais le plan a échoué.
Ainsi, le désaveu est à la mesure de cet investissement. Et le message est clair, bien au-delà de Budapest : les électeurs européens n’ont que faire des injonctions de Washington. Après l’affaire du Groenland et la guerre en Iran, cette élection hongroise est le troisième signe, en quelques mois, de la fracture profonde de la relation transatlantique.
La revendication américaine sur le Groenland, formulée de manière très claire début janvier par Donald Trump et assortie de menaces à l’égard de ses alliés européens, a été le premier tournant. [...] Le choc a été si rude que les Européens ont fait front.
[...] Le 28 février, Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, ont lancé une offensive militaire contre l’Iran, en dehors de tout mandat international. Les alliés des Etats-Unis n’ont été ni informés ni consultés, alors qu’il était évident qu’ils subiraient les conséquences du conflit. Lorsque la Maison Blanche leur a demandé de l’aide parce que l’affaire tournait mal, ils ont rétorqué : « Ce n’est pas notre guerre », et ont tourné le dos à Donald Trump.
[...] « Je m’en souviendrai », a tonné Trump, agitant une nouvelle fois la menace de quitter l’OTAN. Personne n’a bougé.
Le troisième épisode est celui de l’échec de la conquête idéologique. Pourquoi fallait-il sauver le soldat Orban ? Parce que le premier ministre hongrois, choyé à Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump en Floride, était la tête de pont de l’illibéralisme en Europe et qu’il fallait à tout prix éviter qu’elle ne s’effondre.
Pour l’équipe Trump, la mouvance « patriotique » en Europe était alors en phase ascendante. Mais, une fois la tête de pont Orban disparue, sur qui d’autre s’appuyer ? L’espoir que constituait Giorgia Meloni en Italie vient de se fracasser sur la guerre d’Iran et la solidarité manifestée par la première ministre italienne avec le pape Léon XIV, qui lui a valu à son tour l’ire trumpienne.
L’illibéralisme n’est pas mort, mais les « patriotes » européens savent maintenant que le soutien de Trump est contre-productif. [...] [Trump] ne voit pas que, sous les radars, il se passe beaucoup de choses pour chercher à réduire les dépendances du Vieux Continent. Il n’a toujours pas quitté l’OTAN parce que ce n’est pas dans son intérêt, mais, au sein de l’Alliance atlantique, les Européens – et les Canadiens – se sont mis à discuter des transformations de leur organisation sans les Américains. Le fossé transatlantique se creuse, inexorablement.
Le Monde, Sylvie Kauffmann, « Après le Groenland et l’Iran, l’élection hongroise est une nouvelle étape de la rupture transatlantique »
Jeudi 16/4, 20h50
Drones.
[...] Le sifflement d'un drone est devenu le son le plus redouté par les hommes sur le champ de bataille. Ces engins de quelques grammes, rapides et précis, sont presque impossibles à stopper avec un fusil traditionnel, la guerre en Ukraine le prouve chaque jour. Les hommes cherchent donc tous les moyens possibles pour lutter contre cet ennemi d'un nouveau genre: brouillage électronique, lasers, filets, fusil à pompe, sans pour autant avoir encore trouvé la parade ultime –si elle existe.
Le groupe d'armement russe Kalachnikov, créateur du légendaire fusil d'assaut AK-47, vient de passer à la vitesse supérieure en annonçant la production massive de munitions de calibre 5,45 mm spécialement conçues pour «nettoyer» le ciel. Plutôt que de tirer une balle unique qui doit toucher une cible mouvante minuscule à grande vitesse, la cartouche libère un «projectile multi-éléments qui augmente considérablement la probabilité de toucher les drones», d'après les termes du fabricant.
Concrètement, une fois sortie du canon du fusil d'assaut AK-12, la balle se fragmente pour créer un cône de dispersion, un peu comme une cartouche de fusil de chasse, mais adaptée à la puissance et à la cadence d'une arme de guerre.
[...] La Russie n'est pas seule dans cette course. De l'autre côté de la ligne de front, l'Ukraine a déjà pris une longueur d'avance avec sa munition «Horoshok» (littéralement «petit pois» en français). Cette balle de 5,56 mm a la particularité de ne se fragmenter qu'après avoir parcouru une certaine distance, ce qui permet de toucher des drones plus éloignés tout en gardant une précision de trajectoire initiale. Kyiv a d'ailleurs annoncé des objectifs de production massifs, visant les 400.000 unités par mois. [...]
Slate, Le géant russe Kalachnikov a mis au point un nouveau type de munition antidrone pour ses fusils d'assaut
Jeudi 16/4, 19h45
Comment ça se passe : ma sorcière.
Natalia Malinovskaya, qui se décrit elle-même comme une sorcière, tient une boule de cristal lors d'un entretien avec Reuters dans son appartement à Moscou, en Russie, le 17 février 2026. REUTERS/Ramil Sitdikov
Natalia Malinovskaya, qui se décrit elle-même comme une sorcière, a une nouvelle clientèle : des hommes qui combattent dans l'est de l'Ukraine et qui, comme un nombre croissant de Russes, sont attirés par le surnaturel dans un contexte de conflit et d'incertitude économique.
Dans son appartement plongé dans l'obscurité à Moscou, Malinovskaya, qui affirme avoir hérité de ses pouvoirs de sa grand-mère, propose des services allant des rituels d'amour à la protection contre le mal. Elle est également apparue à plusieurs reprises à la télévision russe.
[...] Démontrant comment elle détecte une mauvaise ambiance concernant la santé d'une personne en passant une allumette allumée au-dessus d'un verre, elle explique que la plupart des gens demandent de l'aide pour des problèmes sentimentaux, y compris les soldats inquiets de la fidélité de leurs partenaires.
« Ils me contactent, et ils sont nombreux », a déclaré Malinovskaya, précisant qu'elle ne peut lancer de sorts en personne que lorsque les soldats sont en permission. « Il est impossible de réaliser un rituel au front. Où pourrait-on brûler des bougies, et comment pourrais-je même les leur faire parvenir ? »
[...] La demande de boules de cristal et d'amulettes protectrices a plus que doublé l'an dernier, tandis que les ventes de pieux en tremble – censés protéger leur propriétaire des mauvais esprits – ont quadruplé, a indiqué l'opérateur russe de caisses enregistreuses ATOL, citant des données sur les dépenses de consommation.
[...] Ce regain d'intérêt a ses opposants. L'an dernier, un groupe de parlementaires a déposé une proposition de loi visant à interdire la publicité pour des services tels que l'astrologie et les soins énergétiques, mettant en garde contre le risque d'exploitation financière des personnes vulnérables.
[...] Interrogé sur la question de savoir si l'église, qui pratique parfois des exorcismes, considérait les médiums comme des rivaux, un porte-parole de l'église, Vakhtang Kupshidze, a déclaré à Reuters que c'était passer à côté du problème. « Nous ne les considérons pas vraiment comme des concurrents, car la concurrence implique… une lutte pour les clients », a-t-il déclaré.
Reuters, En ces temps difficiles, les Russes se tournent vers la sorcellerie, traduction automatique
Jeudi 16/4, 19h40
Drones.
16 avril (Reuters) - En août dernier, des responsables de la marine américaine qui menaient un essai de navires sans pilote se sont rendu compte qu’ils avaient atteint un point de défaillance unique : Starlink. Une panne mondiale du réseau satellite d’Elon Musk, qui a touché des millions d’utilisateurs de Starlink, a laissé deux douzaines de navires de surface sans pilote à la dérive au large des côtes californiennes, perturbant les communications et interrompant les opérations pendant près d’une heure.
Cet incident, qui concernait des drones destinés à renforcer les capacités militaires américaines en cas de conflit avec la Chine, fait partie d'une série de perturbations des essais de la marine liées à Starlink de SpaceX, qui ont empêché les opérateurs de se connecter aux bateaux autonomes, selon des documents internes de la marine examinés par Reuters et une source proche du dossier.
[...] Alors que SpaceX se prépare à une introduction en bourse de 2 000 milliards de dollars cet été – qui devrait être la plus importante de l'histoire –, l'entreprise s'est imposée comme la société spatiale la plus valorisée au monde, notamment en devenant indispensable au gouvernement américain grâce à un éventail de technologies allant des communications par satellite aux lancements spatiaux, en passant par l'intelligence artificielle militaire.
tarlink, en particulier, s’est révélé essentiel pour des programmes cruciaux – des drones au suivi des missiles – grâce à une constellation en orbite basse de près de 10 000 satellites, une échelle qui offre à l’armée un réseau résilient face aux attaques potentielles d’adversaires.
Mais les déboires de la Marine avec Starlink dans le cadre de son programme de drones autonomes, qui n’avaient pas été rapportés auparavant, mettent en évidence les défis liés à la dépendance croissante de l’armée américaine envers SpaceX et les risques que cela fait peser sur le Pentagone. [...]
Reuters, une panne de Starlink a perturbé les essais de drones, mettant en évidence la dépendance croissante du Pentagone vis-à-vis de SpaceX, traduction Deepl
Jeudi 16/4, 19h15
L'Amérique défend la liberté dans le monde et aidera l'Ukraine à repousser l'invasion russe (hypothèse de départ).
[...] Mardi, les démocrates de la Chambre des représentants ont présenté un projet de loi visant à créer une commission chargée de déterminer si Trump est inapte à exercer ses fonctions et s’il doit être destitué en vertu du 25e amendement. Inutile de vous dire ce qui a précipité cela : Trump est de plus en plus imprévisible, menaçant de génocide une minute et publiant des photos de lui-même en Jésus-Christ la suivante.
Ne vous faites pas trop d’illusions, ce projet de loi a peu de chances d’aboutir dans un Congrès contrôlé par les républicains. Il s’agit néanmoins d’une évolution positive qui témoigne d’une volonté croissante au sein du Congrès d’aborder la question de la santé mentale du président. Ou de son absence.
Si cette législation est un bon début, je pense qu’elle pourrait aller plus loin. Pourquoi ne pas exiger des tests cognitifs et psychologiques pour tous les membres du gouvernement ? Car ce n’est pas seulement Trump qui semble avoir un peu perdu la tête, n’est-ce pas ? Les États-Unis sont dirigés par une bande de gens aux idées très intéressantes. Et j’utilise le mot « intéressantes » dans le sens britannique du terme.
[...] Prenons l’exemple de Gregg Phillips, haut responsable de l’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA). Phillips a adhéré à des théories du complot sur la fraude électorale et a déclaré que ce « salaud » de Joe Biden méritait de mourir, ce qui n’est pas particulièrement surprenant pour un collaborateur de Trump. Ce qui est inhabituel, en revanche, ce sont ses affirmations selon lesquelles il se serait un jour téléporté involontairement dans un Waffle House à Rome, près d’Atlanta.
Comment cela s’est-il passé exactement ? Il n’en est pas sûr. Mais M. Phillips a laissé entendre que les bols de pommes de terre rissolées du Waffle House ne valaient pas le déplacement. « La téléportation, ce n’est pas drôle », a déclaré M. Phillips dans des propos tenus lors d’un podcast et révélés par CNN le mois dernier. « Ce n’est pas drôle parce qu’on ne sait pas vraiment ce qu’on fait. On ne comprend pas vraiment, c’est effrayant, mais pourtant… mais tellement réel. »
[...] Dans un récent épisode de podcast, l'ancien député républicain Matt Gaetz, qui avait brièvement été pressenti par Trump pour occuper le poste de ministre de la Justice, a affirmé avoir été informé, lorsqu'il était en fonction, de l'existence d'un programme secret d'élevage d'hybrides entre extraterrestres et humains. Quant à Burchett lui-même, il a un jour déclaré sur Fox News que les extraterrestres disposaient d'une technologie capable de transformer les humains « en briquettes de charbon de bois ».
[...] Les extraterrestres ont peut-être une technologie de pointe, mais tu sais ce qu’ils n’ont (probablement) pas ? Du soda light. Alors que beaucoup se demandent comment Trump peut-il être en si bonne santé compte tenu de son régime à base de malbouffe, il semblerait que nous ayons trouvé la réponse cette semaine. D’après les propos tenus par Mehmet Oz dans le podcast de Donald Trump Jr, le président, qui a des opinions pour le moins inhabituelles sur la médecine et la santé, considère le Coca-Cola light comme un élixir de santé.
« Ton père affirme que le soda light est bon pour lui parce qu’il tue l’herbe – si on le verse dessus – donc, par conséquent, il doit tuer les cellules cancéreuses à l’intérieur du corps », a déclaré Oz. « Il a peut-être mis le doigt sur quelque chose », a répondu Trump Jr. Ou peut-être qu’il a pris quelque chose. Quoi qu’il en soit, Trump devrait probablement soumettre ses idées sur les sodas light à son secrétaire à la santé, Robert F. Kennedy Jr – qui, comme nous le savons tous, a lui-même des idées peu orthodoxes : il a un jour déclaré qu’il pensait que le wifi provoquait un « cerveau qui fuit » et que les produits chimiques présents dans l’eau potable pouvaient rendre les enfants transgenres. [...]
The Guardian, Arwa Mahdawi, Téléportation, extraterrestres et boisson gazeuse anti-cancer : il n'y a pas que Trump qui perd la tête, ses collaborateurs aussi, traduction Deepl
Il était peut-être inévitable qu’un secrétaire à la Défense, nationaliste chrétien et fanfaron, promu après avoir été animateur à la télévision sur Fox News le week-end, pille un faux verset biblique tiré d’un blockbuster hollywoodien violent et le présente lors d’une séance de prière au Pentagone afin de rallier les troupes à la « guerre sainte » en Iran.
[...] Mercredi, lors du dernier des cultes qu'il a organisés au Pentagone pour bénir l'effort de guerre en Iran, Hegseth s'est tenu à la tribune et a prononcé une prière en faveur des équipes de recherche et de sauvetage, qu'il a présentée comme s'inspirant d'un passage biblique tiré du livre d'Ézéchiel, dans l'Ancien Testament.
Pourtant, comme c'est souvent le cas dans ce monde à l'envers qu'est le second mandat de Donald Trump, les apparences étaient trompeuses. La prière récitée par Hegseth semblait en réalité être une version déformée d'un discours prononcé par l'acteur Samuel L. Jackson dans le film Pulp Fiction. [...]
The Guardian, La prière de Hegseth au Pentagone reprend un faux verset biblique tiré de Pulp Fiction, traduction Deepl
Le pape Léon XIV a déclaré que le monde est « ravagé par une poignée de tyrans » qui dépensent des milliards en guerre, des propos qui seront perçus comme une nouvelle escalade dans sa querelle, qui dure depuis près d'une semaine, avec la Maison Blanche au sujet de la guerre américano-israélienne contre l'Iran.
Le premier pape né aux États-Unis n'a pas mentionné Donald Trump nommément, mais a profité de son discours prononcé jeudi au Cameroun pour dénoncer les dirigeants mondiaux qui invoquent la religion pour justifier la violence contre d'autres nations.
[...] « Malheur à ceux qui manipulent la religion et le nom même de Dieu pour leurs propres gains militaires, économiques et politiques, entraînant ce qui est sacré dans les ténèbres et la souillure », a déclaré Leo lors d'un rassemblement à la cathédrale Saint-Joseph de Bamenda, dans l'ouest du pays. [...]
The Guardian, Le pape affirme que « le monde est ravagé par une poignée de tyrans » dans un contexte de conflit avec la Maison Blanche de Trump, traduction automatique
Jeudi 16/4, 18h55
Tuer des civils : le truc préféré de Putler.
La Russie a mené cette année son attaque la plus meurtrière contre l'Ukraine, faisant au moins 17 morts et plus de 100 blessés lors d'une vague de frappes de drones et de missiles à travers le pays.
Neuf personnes sont décédées à Odessa, ville portuaire du sud du pays, et quatre à Kyiv, dont un garçon de 12 ans. On dénombre trois décès dans la région de Dnipropetrovsk. Une autre personne est décédée dans l'oblast de Zaporijia. [...]
The Guardian, Au moins 17 personnes ont été tuées dans l'attaque la plus meurtrière perpétrée par la Russie contre l'Ukraine cette année, traduction automatique
Mercredi 15/4, 19h30
Corée du Nord.
Grossi a confirmé une augmentation rapide de l'activité au réacteur de cinq mégawatts, à l'unité de retraitement et au réacteur à eau légère de Yongbyon. Il a ajouté que les capacités nucléaires de la Corée du Nord sont estimées à plusieurs dizaines d'ogives.
Des marionnettes, utilisées lors d’une représentation du spectacle « Ailes », mis en scène par Oleksiy Kravchuk, au théâtre de marionnettes de Lviv, en Ukraine, le 26 mars 2026. TETIANA DZHAFAROVA/AFP
De la gâchette aux poupées : un ancien tireur d’élite de l’armée ukrainienne a troqué son arme pour un spectacle de figurines, son activité d’avant-guerre, qu’il dédie désormais aux soldats tombés en tentant de repousser l’armée russe.
[...] Engagé volontaire dès le début de l’invasion massive de son pays par la Russie en 2022, Oleksiy Kravchuk, nom de guerre « Saint Nicolas », a été blessé en mai de la même année dans l’est de l’Ukraine. Après son rétablissement, il était chargé d’évacuer les dépouilles de ses camarades morts au combat.
Démobilisé quand il a atteint la soixantaine, il relate dorénavant sa vie, civile et militaire, à travers des récits théâtraux mis en scène à l’aide de petites figurines blanches. [...]
Force de projection (mais n'est-ce pas déjà le cas ?).
La Douma d'État russe a adopté le 14 avril une loi autorisant le président russe Vladimir Poutine à déployer les forces armées russes à l'étranger pour défendre les « citoyens russes » poursuivis devant des juridictions internationales ou étrangères.
Le service russe de la BBC a souligné le 14 avril que la formulation de la loi suggérait qu'elle ne s'appliquait pas à tous les citoyens russes arrêtés à l'étranger. La BBC a précisé qu'elle ne concernait que les citoyens russes poursuivis devant des juridictions internationales ou nationales « investies de pouvoirs » par des États étrangers sans participation russe, ou par des instances internationales dont l'autorité ne découle ni des traités internationaux de la Russie, ni d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) adoptée pour mettre en œuvre les pouvoirs conférés par le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.
Le texte de la loi est vraisemblablement volontairement vague, et l'on ignore comment le président russe Vladimir Poutine pourrait employer les forces russes dans un tel scénario. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 14 avril, traduction automatique
Mercredi 15/4, 9h00
Après l'énergie, l'eau (mais ce n'est pas le premier barrage).
Le 14 avril, les forces russes ont ciblé des infrastructures critiques dans l'oblast de Kharkiv à l'aide de bombes planantes, a rapporté Oleh Syniehubov, gouverneur de l'oblast de Kharkiv.
Six bombes de ce type ont été lancées contre le barrage de Pechenihy, dans le district de Chuhuiv, l'un des plus grands réservoirs de la région et une infrastructure essentielle, a déclaré Syniehubov à la télévision nationale.
Selon le 16e corps d'armée ukrainien , quatre des bombes ont touché le sol près des ouvrages hydrauliques, tandis que deux ont atteint l'eau. Le barrage lui-même n'a pas été endommagé.
L'armée a déclaré que le moment choisi pour la frappe semblait délibéré, car le niveau d'eau du réservoir est actuellement à son maximum en raison des crues printanières. La destruction du barrage à ce moment précis aurait pu provoquer des inondations de grande ampleur et de graves conséquences environnementales pour les communautés situées en aval. [...]
The Kyiv Independent, La Russie a ciblé un barrage stratégique dans l'oblast de Kharkiv avec des bombes planantes, selon le gouverneur, traduction automatique
Mardi 14/4, 22h10
Musique militaire.
Clarinette Longue Distance
Et si une arme pouvait produire de la musique plutôt que du bruit et de la destruction ? C’est précisément le point de départ du travail de l’artiste canadien Maskull Lasserre, qui imagine des objets hybrides à mi-chemin entre instruments et dispositifs militaires. [...]
Creapils, Maskull Lasserre transforme des armes en instruments de musique troublants
Mardi 14/4, 22h00
Croître.
Le développement des Big Tech s’est accompagné de discours ayant une dimension utopique. Les technologies numériques ont été présentées comme la promesse d’un avenir transcendant les limites matérielles à l’abondance et abolissant la nécessité du travail. Ces projections ont eu une fonction d’occultation du présent. Elles ont dissimulé le fait que la prospérité des grandes entreprises technologiques reposait sur l’appropriation et l’exploitation de nombreuses ressources productives : matières premières, énergie, travailleurs et travailleuses. La critique n’a pas toujours su mettre à distance ces utopies du capital, parfois guère éloignées des utopies sociales qu’elle a défendues.
Le pouvoir des Big Tech s’inscrit dans une dynamique historique longue. Ces entreprises prolongent, matériellement et symboliquement, une trajectoire empruntée dès les prémices du monde industriel. Elles entretiennent l’esprit du capitalisme, analysé par Max Weber dès le début du XXe siècle. Ce dernier décrivait alors le dépérissement de l’esprit « traditionaliste » : celui de l’homme qui ne cherche pas « à gagner de l’argent et toujours davantage d’argent, mais simplement à vivre, à vivre comme il a l’habitude de vivre et à gagner ce qui est nécessaire pour cela . Le capitalisme a ainsi marginalisé un certain nombre de valeurs, comme le respect de la coutume et la solidarité communautaire. Il a forgé des individus mus par un désir d’enrichissement et privilégiant un rapport instrumental à la nature. Il s’est appuyé sur le développement des technologies et, après la Seconde guerre mondiale, a érigé la croissance en objectif cardinal des politiques publiques.
[...] Le capitalisme numérique perpétue cette promesse d’expansion, dont les Big Tech se veulent aujourd’hui les porteurs privilégiés. Ces entreprises ont réaffirmé l’idéologie progressiste propre à la modernité capitaliste, exacerbant le projet d’asseoir l’accumulation illimitée sur le développement de la science et de la technique. Elles ont propagé un « système de valeurs dans lequel la valeur ou le mérite découlent de la résolution de problèmes sociaux grâce à des moyens technologiques et à l’esprit d’entreprise ». Le PDG d’OpenAI, S. Altman, a synthétisé cet esprit dans un texte publié en 2021 : « La loi de Moore pour tout ». Il y soutient que « le progrès technologique suit une courbe exponentielle » et que le développement fulgurant de l’IA engendrera une croissance soutenue et « un avenir radieux ». Il promet « une société bien plus juste, heureuse et prospère » grâce à une source « “illimitée” d’intelligence et d’énergie ». Dans une veine similaire, J. Bezos craint avant tout la stagnation : « si nous restons sur cette planète […], nous devrons arrêter de croître, ce qui est un très mauvais avenir » déclare-t-il pour justifier la création de « colonies » dans l’espace. [...]
Terrestres, Comment le numérique est devenu l’utopie du capital
Un député du parti d'opposition d'extrême droite polonaise a accusé l'État d'Israël de perpétrer «un génocide» au Moyen Orient, et brandi un drapeau israélien frappé d'une croix gammée nazie, mardi lors d'une réunion du Parlement polonais. [...]
Le Figaro, «Israël est le nouveau IIIe Reich»: un député polonais d'extrême droite brandit un drapeau d'Israël frappé d'une croix gammée
Mardi 14/4, 13h20
Tcherno.
La centrale nucléaire de Zaporijia a été privée de son alimentation électrique externe pour la 13e fois depuis le début de la guerre à grande échelle, dans la matinée du 14 avril, rapporte l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur X. « Les générateurs diesel de secours de la centrale se sont immédiatement mis en marche afin de fournir l’électricité nécessaire aux fonctions de sûreté essentielles », a-t-elle ajouté.
[...] Die Zeit a mis en ligne un outil de consultation, grâce à une coopération avec les archives américaines et allemandes, qui utilise l’intelligence artificielle (IA). Il suffit d’entrer un nom de famille pour voir apparaître prénoms, date et lieu de naissance, et date d’adhésion au parti. Un clic sur la fiche permet de voir une image de la carte de membre, avec son numéro, ainsi que, parfois, la photo, comme on consulterait des profils sur un réseau social. Jamais l’exploration de ce fichier, majeur pour l’histoire allemande, n’avait été aussi aisée. La page a été visitée 2,6 millions de fois dans les heures qui ont suivi sa mise en ligne, rapporte l’hebdomadaire. Chacun peut répondre immédiatement et sans effort à la question : « Papy était-il nazi ? »
Il n’est désormais plus possible de nier ou d’ignorer la réalité : 10,2 millions d’Allemands ont pris leur carte au NSDAP jusqu’en 1944, et ont donc soutenu le régime. Les historiens rappellent que l’adhésion n’a jamais été obligatoire, et qu’elle nécessitait toujours la signature de l’intéressé, et donc son consentement.
[...] « A partir de 1935, le nombre de demandes d’adhésions a été tel que le parti a gelé les admissions pendant quatre ans, afin de marquer une hiérarchie entre les alte Kämpfer[anciens combattants], les convaincus de la première heure, et ceux entrés plus tard, par opportunisme. » [rappelle l’historien Fabien Théofilakis, directeur adjoint du Centre Marc-Bloch, à Berlin, spécialiste de la période]. C’est la raison pour laquelle la seule carte d’adhérent ne suffit pas pour affirmer que la personne a été un nazi convaincu, son contexte personnel ou professionnel ayant pu créer des pressions quand le NSDAP est devenu parti unique à partir de l’été 1933, quelques mois après l’arrivée d’Hitler au pouvoir.
[...] Les réactions des lecteurs de DieZeit montrent que si l’Allemagne a fait un important travail collectif d’examen de son passé, beaucoup d’histoires n’avaient jamais été abordées au niveau des familles. Sur les milliers de lettres qu’il a reçues, l’hebdomadaire a publié une trentaine d’extraits : beaucoup racontent l’étonnement, voire la douleur ressentie à constater que tel ou tel grand-parent bien-aimé a été un membre de la première heure du parti nazi.
[...] « Je me demande quelle date d’adhésion je trouve la plus grave : 1931 – si tôt, si convaincu ? Ou alors 1941 – alors qu’on savait tant de choses ? », s’interroge un autre.
[...] « C’est une rupture, parce que cela ouvre un nouvel espace de confrontation, dans la sphère privée,estime M. Théofilakis. Cela ouvre une énorme brèche dans les récits familiaux et peut contribuer à défaire certaines représentations héritées. On sait que, à propos de la période nazie, il y a un décalage massif entre mémoire familiale et réalité historique. On disait : “oui, il y avait des nazis”, mais c’était toujours le voisin. » S’ajoutent à cela les récits collectifs qui ont marqué les générations d’après-guerre : héroïques en Allemagne de l’Est (« Nous sommes tous antifascistes ») et plutôt victimaires à l’Ouest (« Nous avons été obligés d’adhérer »), même si la génération de 1968 a contribué à briser partiellement le silence.
[...] Mais le moment est porteur, estime M. Théofilakis : « Les acteurs de la période sont presque tous morts, la deuxième génération arrive à la retraite et va avoir plus de temps pour se pencher sur l’histoire familiale. Et les jeunes, qui étaient jusqu’ici plutôt passifs vis-à-vis de cette histoire prise en charge par l’Etat et l’école, vont peut-être pouvoir retrouver un rôle, en exploitant ces documents numérisés. On passe d’une histoire du “nous”, à une histoire du “je”. »
Le Monde, « Papy était-il nazi ? » : un moteur de recherche mis en ligne en Allemagne permet de savoir si ses ancêtres étaient membres du NSDAP
Mardi 14/4, 7h15
Après quatre ans de guerre, le chiffre me saisit : [encore]mille recrues par jour.
Une analyse en sources ouvertes du recrutement de contractuels russes indique que ce recrutement continue de diminuer à mesure que les pertes sur le champ de bataille augmentent, ce qui concorde avec d'autres indicateurs relatifs aux difficultés de recrutement et de main-d'œuvre observées par l'ISW.
L'économiste Janis Kluge, de l'Institut allemand des affaires internationales et de sécurité, a estimé le 12 avril, sur la base d'une analyse des budgets des sujets fédéraux russes, que les forces russes recrutaient entre 800 et 1 000 soldats par jour au premier trimestre 2026 (du 1er janvier au 31 mars 2026), contre 1 000 à 1 200 par jour au premier trimestre 2025, soit une baisse de 20 % sur un an.
Kluge a constaté que les augmentations régionales des primes d'engagement ponctuelles n'ont pas permis d'enrayer le ralentissement du recrutement, malgré un montant moyen record de 1,47 million de roubles (environ 19 300 dollars) en mars 2026. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 13 avril, traduction automatique
Le Kremlin minimise la défaite électorale de Viktor Orbán, alors que la Russie perd un allié européen clé.
[...] Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré à un journaliste russe le 13 avril que le Kremlin ne féliciterait pas Magyar, la Hongrie demeurant un « pays hostile » soutenant les sanctions contre la Russie. Peskov a également déclaré à un journaliste de l'émission télévisée russe Vesti, le 13 avril, que les relations entre la Russie et l'Union européenne (UE) ne pouvaient pas se détériorer davantage après les élections hongroises, car elles étaient déjà au plus bas.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que la Russie était prête à nouer des relations avec le nouveau gouvernement hongrois, en fonction de la manière dont ce dernier « entend ses propres intérêts nationaux ».
Des blogueurs militaires russes influents ont exprimé des réactions mitigées, allant de la minimisation de la défaite d'Orbán et de la remise en question de son alignement sur la Russie à l'inquiétude de voir le Kremlin perdre son principal allié au sein de l'UE, qui a opposé son veto à des décisions défavorables à la Russie [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 13 avril, traduction automatique
La défaite électorale de Viktor Orban a logiquement été perçue comme une mauvaise nouvelle à Moscou ; les voix officielles et les analystes proches du Kremlin s’évertuant lundi à relativiser la portée de l’événement. « Les Hongrois ont fait leur choix. Nous respectons ce choix. Nous espérons pouvoir poursuivre nos contacts bien pragmatiques avec les nouveaux dirigeants hongrois », s’est borné à déclarer Dmitri Peskov, le porte-parole du président russe.
Pour Vladimir Poutine, qui ne s’est guère empressé pour réagir, Viktor Orban n’était pas un interlocuteur anodin. On ne décompte pas moins de seize rencontres entre les deux dirigeants durant les mandats du premier ministre hongrois, qui était encore en visite à Moscou au début du mois dernier. Des rencontres au sommet ostensiblement chaleureuses lors desquelles le Hongrois, - seul sur cette ligne dans l’Union européenne avec son homologue slovaque - n’hésitait pas à démontrer son soutien aux positions russes. [...]
Le Figaro, «Il ne joue pas un rôle fondamental pour la Russie» : Moscou cherche à relativiser la perte de son allié fidèle Viktor Orban
Lundi 13/4, 22h40
Trumpitude : une seule option, s'éloigner de l'odeur.
[Giorgia] Meloni : « Je considère les propos du président Trump au Saint-Père inacceptables. Le pape est le chef de l’Église catholique, et il est tout à fait juste et normal qu’il appelle à la paix et condamne toutes les formes de guerre. »
Trump a supprimé une publication le représentant en Jésus guérissant un malade après avoir été condamné sur les réseaux sociaux. Les partisans du président américain sur Truth Social l'ont qualifié de malade, d'antéchrist, de « faux dieu qui tue des gens » et de répugnant.
Journaliste : « Avez-vous publié une photo de vous en Jésus-Christ ? » Trump : « J’ai publié une photo et je pensais que c’était moi en tant que médecin. C’était lié à la Croix-Rouge, en tant que membre de la Croix-Rouge. »
« Pour la première fois dans l'histoire de cette guerre, l'Ukraine a conquis une position ennemie en utilisant uniquement des robots terrestres et des drones. Les occupants se sont rendus. L'opération a été menée sans participation d'infanterie et sans aucune perte de notre côté. » – Zelensky
BUDAPEST, 13 avril 2026 – Les élections législatives du 12 avril ont été marquées par une forte participation citoyenne, un taux de participation record et un véritable choix. Cependant, l’égalité des chances n’a pas été respectée, le parti au pouvoir ayant bénéficié d’avantages systémiques qui ont brouillé la frontière entre l’État et le parti, ont déclaré des observateurs internationaux dans un communiqué préliminaire publié aujourd’hui. Si la campagne a été entachée par une rhétorique clivante et alarmiste de la part du parti au pouvoir, notamment des allégations non fondées d’ingérence étrangère avancées par le gouvernement, les candidats ont pu faire campagne librement.
L’utilisation abusive et généralisée des fonctions et des ressources publiques, la communication gouvernementale, un parti pris évident dans les médias et la couverture médiatique en faveur du parti au pouvoir, et de graves lacunes dans la réglementation du financement des campagnes ont encore davantage compromis l’égalité des chances entre les candidats, indique le communiqué.
« J’ai été impressionné par l’engagement citoyen dynamique dont nous avons été témoins lors de ces élections. Le fait que les rhétoriques clivantes et incendiaires du parti au pouvoir, ainsi que ses abus de pouvoir, n’aient pas empêché les électeurs de voter en nombre record hier témoigne de leur détermination », a déclaré Sargis Khandanyan, coordinateur spécial de l’OSCE et chef de la délégation d’observateurs à court terme. « Cette campagne a été âprement disputée et, bien que le parti au pouvoir ait instrumentalisé les pouvoirs de l’État pour influencer le scrutin à son avantage, il est resté compétitif. » [...]
OSCE PA, [mission d’observation électorale de l’assemblée parlementaire de l’OSCE] Élections législatives en Hongrie : dynamiques, mais sans égalité des chances pour les candidats, selon les observateurs internationaux, traduction automatique
Samedi, Léon XIV a déclaré : « Assez avec l’idolâtrie de soi-même et de l’argent ! Assez avec la démonstration de force ! Assez avec la guerre ! La véritable force se manifeste dans le service de la vie. »« Il est temps de faire la paix !, a-t-il ajouté. Asseyez-vous à la table du dialogue et de la médiation, et non à la table où se planifie le réarmement et où se décident des actions meurtrières ! »
[...] Le 7 avril, Léon XIV avait jugé « inacceptables » les menaces de Donald Trump d’anéantir toute une « civilisation » et s’était adressé à ses concitoyens américains : « J’invite chacun à prier, mais aussi à chercher des moyens de communiquer – peut-être avec les parlementaires, avec les autorités – pour dire que nous ne voulons pas la guerre, nous voulons la paix ! »
[...] Aux Etats-Unis, le souverain pontife est largement secondé par son épiscopat, qui multiplie lui aussi les appels à la paix. Même les évêques les plus conservateurs, proches des valeurs réactionnaires de l’univers MAGA (Make America Great Again), se sont montrés critiques de la guerre en Iran et au Liban. Samedi, la prière pour la paix du pape a été largement suivie par les diocèses et les paroisses américaines, alors même qu’une majorité de catholiques pratiquants ont voté pour Donald Trump en 2024.
[...] Samedi, dans une homélie applaudie, le cardinal Joseph McElroy, archevêque de Washington, a demandé aux fidèles d’agir : « En tant que citoyens et croyants en cette démocratie, nous devons plaider en faveur de la paix auprès de nos représentants et de nos dirigeants », a-t-il fait valoir. « Il ne suffit pas de dire que nous avons prié, nous devons aussi agir. Car il est tout à fait possible que les négociations échouent à cause de l’intransigeance des deux camps et que notre président décide de replonger notre pays dans cette guerre immorale. »
[...] « Le fait que le pape Léon soit américain signifie que quelque chose a changé, à savoir que l’on ne peut plus dire, comme certains l’ont fait à propos du pape François : “Il ne comprend pas les Etats-Unis.” Cette excuse pour ne pas l’écouter n’est désormais plus valable », commente le père James Martin, écrivain et éditorialiste pour le magazine jésuite America.
Le Monde, « Assez avec la guerre ! » : le pape Léon XIV s’oppose publiquement à Donald Trump, qui le critique en retour avec virulence
Le président américain, Donald Trump, s’est livré, dimanche 12 avril, sur son réseau Truth Social à une violente diatribe contre le pape Léon XIV qui avait, la veille, prononcé une allocution contre la guerre.
« Je ne veux pas d’un pape qui pense que c’est OK pour l’Iran d’avoir une arme nucléaire », écrit Donald Trump. « Et je ne veux pas d’un pape qui critique le président des Etats-Unis parce que je fais exactement ce pour quoi j’ai été élu, dans un raz-de-marée », poursuit le locataire de la Maison Blanche, accusant le souverain pontife d’être « faible sur le crime » et « les armes nucléaires ».
[...] Peu après, Donald Trump a publié un long message sur Truth Social, accusant pêle-mêle Léon XIV de soutenir le programme d’armement nucléaire iranien, de s’être opposé, en janvier, à l’opération militaire américaine au Venezuela et de rencontrer des sympathisants de l’ex-président démocrate Barack Obama, entre autres.
Donald Trump a accompagné son message d’une image générée par intelligence artificielle dans lequel on le voit, en toge blanche et rouge, apposer sa main sur le front d’un malade sur un lit d’hôpital, entouré de personnes en prière, et sur fond de drapeau américain, de statue de la Liberté, d’avions de chasse, d’aigles et d’autres figures dans le ciel. [...]
Le Monde, Donald Trump s’en prend avec virulence à Léon XIV : « Je ne veux pas d’un pape qui critique le président des Etats-Unis »
En réaction aux résultats des élections législatives hongroises, le ministère des affaires étrangères ukrainien a levé son avertissement adressé aux citoyens ukrainiens concernant les voyages en Hongrie. « Cette campagne électorale, qui a malheureusement été remplie de manipulations concernant l’Ukraine, est désormais terminée, a déclaré, sur Facebook, le chef de la diplomatie ukrainien, Andrii Sybiha. Par conséquent, les risques accrus de provocations, qui avaient motivé ces restrictions, ont également perdu leur intensité ». [...]
[...] Viktor Orban, dont la liste des alliés va de la responsable du Rassemblement national français, Marine Le Pen, au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, n’est pas isolé dans la déroute. Son revers cinglant déteint également sur la Russie de Vladimir Poutine, à l’égard duquel le gouvernement sortant hongrois n’a jamais été en retard d’une servilité.
Elle touche encore plus directement l’administration de Donald Trump, qui n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de sauver un premier ministre en perdition, dont la campagne se réduisait à faire de l’Ukraine la source de tous les maux du pays. Récidiviste de l’ingérence électorale, quelques jours seulement avant le vote, le vice-président J. D. Vance a fait le voyage à Budapest pour rien. Les électeurs hongrois sont restés pareillement sourds aux promesses mirobolantes de soutien économique du locataire de la Maison Blanche, le 11 avril, qui traduisaient surtout sa crainte de voir Viktor Orban, un soutien de la première heure, mordre la poussière.
[...] Mais sa défaite prouve que cette vague à laquelle il faudrait se résigner, quelles que soient les incohérences, les hypocrisies et les contradictions des programmes qu’elle inspire, n’est pas une fatalité. Outre son illibéralisme, ce national-populisme a produit en seize ans en Hongrie une inflation massive, une corruption galopante et une collection de mauvais classements au sein de l’UE en matière de richesse par habitant. La sanction était inéluctable. Elle est bienvenue.
Le Monde, En Hongrie, la déroute bienvenue de l’illibéralisme
Dimanche 12/4, 23h10
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
[...] Les derniers mots de la conférence de presse de Trump le 6 avril furent glaçants quant à l’avenir de l’OTAN : « Tout a commencé, si vous voulez connaître la vérité, avec le Groenland. Nous voulons le Groenland. Ils ne veulent pas nous le donner. Alors j’ai dit : “Bye bye !” ». Trump pourrait ainsi accéder au vœu le plus cher de son ami Vladimir Poutine, défaire l’alliance militaire vieille de 75 ans et qui a notamment protégé l’Europe de ses ambitions impériales jusqu’ici.
Est-ce une partie du deal passé entre Trump et Poutine lors du sommet d’Anchorage en août 2025 ? Les industriels états-uniens de l’armement rappelleront-ils à temps à Donald Trump que les pays de l’Otan sont leur premier marché de l’armement pour le dissuader d’en sortir ?
La seule certitude est que Donald Trump n’a jamais compris ce qu’était l’OTAN, une alliance défensive et pas un club d’affaires destiné à lancer des raids sur des « opportunités fantastiques ». Mais sa détermination à anéantir l’OTAN est aussi une occasion historique pour les pays européens de se ressaisir quant à leur avenir et d’investir collectivement dans leur propre défense.
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Iran, la guerre va se terminer, mais la paix dans la région est encore hors de portée
Commentaire : "Le sabordage de l’OTAN par Trump qui apparaît encore à propos d’Ormuz, pourrait-il être un mal d’où sortirait un bien ? En obligeant les Européens à enfin transformer la mosaïque UE en un puissant Etat de près d’un demi-milliard d’habitants, avec des capacités militaires qui, mises en commun, surpasseraient celles de la Russie comme des USA, ce que ce blog a déjà souligné."
Commentaire : "[...] Otan et Trumpov : les USA n’ont aucun intérêt à perdre un très bon client pour leur industrie militaire ainsi que des bases stratégiques indispensables….Cessons d’accorder crédit aux coups de sang de ce président et de trembler…"
Dimanche 12/4, 22h45
Semaine hongroise (fin) : on ne devrait plus trop voir ici le néologisme Orbanovitch
D’après le site officiel nous en sommes à 86 % des bulletins dépouillés et le parti de Péter Magyar conserve une large avance : 53,72 % contre 37,67 % pour le premier ministre sortant Viktor Orban. [...]
Selon les données du Bureau électoral, après dépouillement de 66,69 % des bulletins de vote, le parti Tisza de Peter Magyar peut se prévaloir de 137 à 138 des 199 sièges de l’assemblée hongroise, soit une super-majorité des deux tiers lui laissant les mains libres pour des réformes constitutionnelles. [...]
Le Premier ministre hongrois sortant, Viktor Orban, a tenu d’un bref discours dans son QG de campagne. « Les résultats des élections, bien que non encore définitifs, sont clairs ; pour nous, ils sont douloureux mais sans ambiguïté. Nous n’avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner », a dit le dirigeant nationaliste, ajoutant avoir « félicité le parti vainqueur ». [...]
Commentaire : "Bonne nouvelle - la droite conservatrice va continuer a gouverner la Hongrie. Meilleure nouvelle - Moscou a perdu un allié, qui espionnait l'OTAN et l'UE. La meilleure nouvelle - le sabotage de l'aide européenne a l'Ukraine va enfin s'arreter. Bravo les Hongrois !"
« Félicitations à Péter Magyar et au parti TISZA pour leur victoire éclatante. Il est important que l’approche constructive l’emporte. L’Ukraine a toujours cherché des relations de bon voisinage avec tous en Europe et nous sommes prêts à faire avancer notre coopération avec la Hongrie », a écrit sur X, le président ukrainien.
[Fico, à la tête de la Slovaquie, va se sentir un peu plus seul à Bruxelles]
Dimanche 12/4, 18h45
Воістину Воскрес !
Olga, Viber
Dimanche 12/4, 18h40
C'est dimanche et il va être l'heure de se boire une petite binouze.
L'ancien directeur de la CIA, John Brennan, s'est joint aux appels de plus en plus nombreux demandant la destitution du président au motif qu'il n'est pas apte à exercer ses fonctions, affirmant que le 25e amendement de la Constitution américaine, qui traite de la destitution d'office, avait été « rédigé en pensant à Donald Trump ».
Brennan, qui a dirigé l'agence de renseignement sous la présidence de Barack Obama, a déclaré samedi à MS Now que les récentes déclarations instables de Trump concernant la destruction de la civilisation iranienne et le danger qu'il représente pour tant de vies justifiaient sa destitution.
« Cet homme est clairement dérangé », a-t-il déclaré. « Je pense que le 25e amendement a été rédigé en pensant à Donald Trump. » [...]
The Guardian, Un ancien directeur de la CIA appelle à la destitution de Trump : « Le 25e amendement a été rédigé en pensant à lui », traduction Deepl
Dimanche 12/4, 18h35
C'est dimanche aussi à Londres où le Brexit bat de l'aile (flap, flap, flap...).
Les ministres envisagent de remodeler en profondeur les relations entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne, grâce à une nouvelle législation qui pourrait permettre au Royaume-Uni d'adhérer aux règles du marché unique de l'UE sans vote parlementaire normal.
[...] Après des semaines de guerre menée par Donald Trump contre l'Iran, qui ont mis en lumière la fragilité de la relation spéciale déjà compromise entre le Royaume-Uni et les États-Unis, les ministres affirment que cette mesure injectera des milliards dans l'économie britannique, contribuera à atténuer le coût du conflit et stimulera une productivité atone.
[...] Alors que le parti Reform UK de Nigel Farage s'est concentré sur l'immigration et les politiques de neutralité carbone avant les élections de mai en Écosse, au Pays de Galles et en Angleterre, des sources ont indiqué que le gouvernement était prêt à en découdre avec les partisans d'un Brexit dur.
The Guardian, Le Royaume-Uni pourrait adopter les règles du marché unique sans vote des députés dans le cadre de la réinitialisation des relations entre le Royaume-Uni et l'UE, traduction automatique
Dimanche 12/4, 17h30
C'est dimanche et PACHA EST À LA MAISON !!!
Olga, Viber
Dimanche 12/4, 12h10
Moldavie.
La Moldavie a officiellement quitté la Communauté des États indépendants. La présidente Maia Sandu a signé des décrets dénonçant la Charte et les traités fondamentaux, publiés au Monitorul Oficial et désormais en vigueur.
La Communauté des États indépendants (CEI [...]) est une organisation intergouvernementale composée de neuf des quinze anciennes républiques soviétiques. Elle a été fondée par trois des États fondateurs de l'URSS — la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine — par la signature les 7 et 8 décembre 1991, [...] en Biélorussie, de l'accord de Minsk, sur l'établissement de l'« Union des États souverains » (USG). L'accord est ensuite modifié en Accord sur l'établissement de la « Communauté des États indépendants ».
La création de la CEI a pour objectif d'acter la fin de l'existence de l'URSS en tant que « sujet du droit international et de la réalité géopolitique » et de préserver les liens entre les futurs nouveaux États.
[...] Parmi les quinze ex-républiques soviétiques, douze rejoignent la CEI. Deux la quittent en 2023 (Ukraine, Moldavie). Le Turkménistan avait quant à lui choisi, en 2005, de n'être plus qu'un "membre associé" et la Géorgie a officiellement quitté la CEI en août 2009. Les trois ex-républiques soviétiques baltes sont les seules à ne jamais avoir rejoint la CEI. Elles intègrent en 2004 l’Union européenne et l’OTAN. [...]
L'ancien chef de Roscosmos, Dmitry Rogozin, a déclaré qu'il battrait les États-Unis et serait le premier à faire atterrir des Russes sur la Lune, avant de supprimer son message.
C'est dimanche : petite grève de travailleurs dans le post-communisme triomphant.
À Komsomolsk-sur-l'Amour, en Russie, des centaines de travailleurs chinois se sont mis en grève dans une raffinerie pour protester contre le non-paiement de leurs salaires.
Comment ça se passe : quand la norme est dépassée, que chacun se démerde selon ses moyens.
COLCANOPA
Le cadmium et les pesticides, substances reconnues dangereuses pour la santé humaine, font actuellement l’objet d’alertes sanitaires ignorées par le gouvernement. Dans ce contexte d’inquiétudes montantes, une question émerge : y a-t-il des moyens de détoxifier son corps de ces polluants ?
[...] D’autres pistes sont à l’étude, comme l’identification de bactéries intestinales humaines capables de séquestrer les PFAS, augmentant leur excrétion fécale. [et hop, ça peut retourner dans la nature]. [...]
Le Monde, Cadmium, PFAS, pesticides : existe-t-il des moyens de dépolluer son corps ?
Dimanche 12/4, 11h20
Eh bien, c'est dimanche aussi aux Etats-Unis d'Amérique, ce qui n'empêche ni les responsables politiques de travailler sans relâche à leurs chères lubies, ni les dessinatrices d'en proposer quelque fidèle portrait.
[Note pour plus tard : le personnage de gauche est une caricature de l'actuel Premier ministre hongrois Viktor Orban et celui de droite représente Putler, le premier ayant déclaré au second qu'il se voyait bien jouer le rôle modeste mais crucial de la souris dans l'histoire du lion qui a besoin d'un coup de main, selon certaine fable du folklore.]
Dimanche 12/4, 11h05
Semaine hongroise (suite).
[...] Donald Trump a appelé sur Truth Social à « aller voter pour Viktor Orbán ». Va-t-il perdre son pari de l’ingérence ?
Il aurait été plus avisé pour le président des États-Unis de comprendre que le Premier ministre hongrois et, surtout, son projet illibéral, battent de l’aile.
Trump a désormais pour habitude de s’immiscer sans retenue dans la politique intérieure d’autres nations, mais dans ce cas précis, le moment semble mal choisi — c’est d’ailleurs peut-être pour cette raison qu’il a envoyé son vice-président à sa place.
Vous pensez que le moment illibéral dans une partie de l’Europe pourrait toucher à sa fin ?
Après avoir été réélu à plusieurs reprises depuis 2010, Orbán et son parti au pouvoir, le Fidesz, sont désormais confrontés à un vrai défi électoral face à Péter Magyar et son parti de centre-droit, le Tisza. Ce dernier est en tête des sondages depuis plus d’un an grâce à un programme axé sur la lutte contre la corruption.
Le résultat de ce scrutin permettra au monde d’évaluer le mécontentement des Hongrois face à la politique d’Orbán. Il permettra également de savoir s’il est possible pour une opposition bénéficiant d’un large soutien de l’emporter après seize ans sous un gouvernement qui a réécrit les lois électorales à son avantage et placé une grande partie des médias sous son influence.
Je pense qu’Orbán perdra — et qu’il perdra même s’il a faussé les règles du jeu et pris le contrôle des médias. Une telle défaite serait véritablement le signe que l’illibéralisme peut être vaincu. Cela provoquerait une onde de choc — et susciterait l’espoir — dans toute l’Europe et jusqu’aux États-Unis.
Pourquoi Trump se soucie-t-il autant de la survie politique d’Orbán ?
Leur complicité personnelle y est certainement pour quelque chose, mais il existe aussi un lien plus profond.
De nombreux partisans et alliés de Trump — dont le vice-président J. D. Vance — considèrent en effet la Hongrie comme l’un bastion des valeurs conservatrices et chrétiennes au sein d’une Union européenne libérale et laïque. Pour eux, cette élection revêt une importance particulière : la Hongrie a servi de laboratoire pour les politiques promues aux États-Unis par de nombreux hommes politiques se revendiquant d’une forme de national-conservatisme, qui souhaitent que le gouvernement promeuve activement les valeurs conservatrices.
Vous affirmez que ce laboratoire a pour l’essentiel donné des résultats décevants…
En effet. Quelle que soit l’issue de l’élection, Orbán a déjà démontré que sa vision du nationalisme illibéral est une impasse. Elle a appauvri la Hongrie et réduit sa liberté de manœuvre. Son parti n’a pas rendu le pays plus respecté, plus puissant, plus chrétien, et n’est même pas parvenu à faire remonter les taux de natalité. Il n’a réussi qu’à exclure la Hongrie de l’Europe, tant sur le plan idéologique qu’institutionnel. Aujourd’hui, elle est le seul État membre de l’Union à ne pas être classé comme « libre » par l’ONG Freedom House, le pays n’étant qualifié que de « partiellement libre ». Autrement dit : même au cas où Orbán ne perdait pas l’élection, l’illibéralisme a déjà perdu en Hongrie.
Comment ce projet illibéral a-t-il pris forme ?
Tout a commencé en 2010, lorsque le Fidesz a remporté une majorité des deux tiers au parlement, ce qui lui a donné le pouvoir de modifier la Constitution. Comme l’a déclaré Orbán avant son arrivée au pouvoir : « Il nous suffit de gagner une seule fois — mais de gagner pour de bon. »
Depuis lors, il a fièrement évoqué son ambition de construire un « État illibéral », citant des pays comme la Russie et la Chine comme modèles pour l’avenir.
[...] Sans surprise, l’indice de perception de la corruption de Transparency International classe désormais la Hongrie au même niveau que la Chine et Cuba.
La kleptocratie est le véritable héritage du Fidesz et d’Orbán. [...]
Le Grand Continent, « En Hongrie, l’illibéralisme a déjà perdu », une conversation avec Johan Norberg
(Péjoratif)(Politique) Régime politique où l’autorité et le pouvoir de la ou les personnes qui en sont à la tête pratiquent à une très grande échelle la corruption pour s’enrichir et/ou accroître cette autorité ou ce pouvoir
La politique conservatrice, profamille et anti-immigration du premier ministre hongrois est devenue une référence pour les partis populistes européens. Mais l’usure du pouvoir et les accusations de corruption le fragilisent dangereusement.
La voix rauque et les traits tirés, Viktor Orbán harangue les quelque 2000 personnes qui se pressent sur la place principale de la petite ville d’Esztergom, au nord de la Hongrie. Le premier ministre enchaîne son deuxième meeting de la semaine sur une scène montée au pied de la cathédrale Saint-Adalbert qui domine le Danube : « Parlez à vos voisins, parlez à vos proches, aux enfants, aux petits-enfants de vos collègues, parlez à tout le monde et expliquez-leur l’enjeu de cette élection : si un gouvernement national reste au pouvoir, notre pays sera en sécurité. Si c’est un gouvernement pro-ukrainien qui prend le pouvoir, nous perdrons tout ce que ce pays a construit au cours des seize dernières années. » [...]
Le Figaro, Immigration, natalité : comment la Hongrie de Viktor Orbán a servi de laboratoire aux populistes européens
Les bureaux de vote ont ouvert à 06H00, et ferment à 19H00. Les 7,5 millions d'électeurs dans le pays, et les plus de 500.000 autres enregistrés à l'étranger, ont le choix entre cinq partis, dans un système électoral majoritaire mixte très favorable au Fidesz.
[...] Si Bruxelles a évité de s'exprimer ouvertement sur le scrutin, «la plupart des Etats membres seront plutôt heureux de se débarrasser d'Orban», affirme un diplomate européen, selon qui «la patience a atteint ses limites».
Viktor Orban, 62 ans, s'est très souvent opposé aux 26 autres Etats membres, et Bruxelles, qui l'accuse de saper l'Etat de droit, a gelé des milliards d'euros de financements. Durant sa campagne, il a promis de poursuivre sa répression contre les «fausses organisations de la société civile, les journalistes vendus, les juges (et) les politiciens». S'il l'emporte, «cela signifiera clairement (...) un basculement vers l'autoritarisme», estime Andrea Szabo, du Centre des sciences sociales de l'université ELTE.
Orban s'est aussi présenté comme un rempart contre l'Ukraine, qu'il accuse de vouloir entraîner les Hongrois dans la guerre. Mais face à la stagnation de l'économie et une corruption devenue trop flagrante, l'argument n'a pas pris, constatent les analystes.
«Le Fidesz a décidé de mener une campagne purement négative», souligne Andrea Szabo. «Il n'y a pas un seul message dont on puisse dire qu'il servirait véritablement à unifier la nation. A l'inverse, ils n'ont parlé que de la guerre, la guerre et encore la guerre (...)». [...]
Le Figaro, Fin de règne ou cinquième mandat pour Viktor Orban ? Les bureaux de vote ont ouvert en Hongrie
Commentaire : "Orban est un des rares dirigeants courageux qui osent contester la parole unique de VDL [Ursula Von Der Leyen] et Macron, il défend son pays et est combattu par les technocrates de Bruxelles qui ne voient que par la mondialisation et l’immigration massive !"
Commentaire : "Orban : l'homme qui profite des subventions de l'Europe, collabore ouvertement avec son maître Poutine et organise l'affaiblissement de l'Europe au profit de Trump. Tout un programme !"
Commentaire : "un homme soutenu par Trump Poutine et Marine le Pen ne peut pas être fondamentalement mauvais"
Commentaire : "Pourquoi ne supprime t il pas les élections comme notre idole zelensky ? Plus d’élection en UE."
Commentaire : "Qu'importe son bord politique, il a verrouillé son pays avec des changements sur la constitution, les lois, la justice, le redecoupage électoral façon russe, l'achat de voix . Il a organisé un clan qui s’est enrichi comme jamais. Pour un pays qui etait tiré vers le haut , vers la démocratie, la liberté du peuple et l’etat de droit c’est un retour en arrière inédit en Europe."
[Etc.]
Dimanche 12/4, 10h15
Comment ça se passe : trève.
Le ministère de la défense russe a accusé l’armée ukrainienne d’avoir violé à 1 971 reprises le cessez-le-feu, entre son instauration, hier à 16 heures (15 heures à Paris) et 8 heures aujourd’hui (7 heures à Paris). [...]
Entre 16 heures, samedi − l’heure à laquelle la trêve pascale devait débuter − et 7 heures dimanche, 2 299 cas de violations du cessez-le-feu ont été enregistrés, écrit l’état-major de l’armée ukrainienne sur les réseaux sociaux, ce matin. « Plus précisément : 28 attaques de l’ennemi, 479 tirs d’artillerie, 747 attaques de drones-kamikazes et 1 045 attaques de drones FPV », assure l’armée ukrainienne. [...]
[...] L'histoire commence dans l'enfer du quotidien de la 14ᵉ brigade mécanisée ukrainienne. Entre deux assauts, les soldats partagent souvent leur maigre ration et leur abri avec des animaux errants, devenus au fur et à mesure des mascottes, des soutiens psychologiques, voire des membres à part entière de leur unité. Mais lorsque le soldat qui s'occupait quotidiennement d'un chat et d'un chien a été grièvement blessé et évacué, les animaux se sont retrouvés orphelins, piégés en zone de guerre.
Des pilotes de drones de l'unité ont alors proposé de les sauver. Puisqu'il était trop risqué d'envoyer un véhicule terrestre récupérer les animaux à cause des mines et des tirs d'artillerie, la solution viendrait du ciel. Un drone de logistique, habituellement utilisé pour acheminer de la nourriture et des munitions, a été réquisitionné pour cette mission d'un genre nouveau.
Le plan? Réussir à attacher les animaux dans des sacs de transport sécurisés et les faire voler sur une distance d'environ 12 kilomètres pour rejoindre une zone sécurisée. «C'était risqué ? Oui, mais les laisser là-bas était encore plus dangereux, et il n'aurait pas été possible de les récupérer autrement», a expliqué l'organisation de protection animale UAnimals [...]
Les vidéos diffusées montrent le chat puis le chien, arrivant à destination dans des sacs robustes, légèrement ballottés par le vent mais parfaitement calmes. À l'atterrissage, les soldats les accueillent, heureux de récupérer leurs mascottes saines et sauves.
[...] L'armée ukrainienne a transformé le drone en un véritable couteau suisse: loin de ne servir qu'à attaquer des cibles, on les a vus guider des prisonniers de guerre vers les lignes amies, livrer des vélos électriques à des fantassins isolés ou transporter des tonnes de matériel médical. [...]
Slate, Vidéo: en Ukraine, un drone militaire s'est détourné de sa mission pour sauver un chat et un chien
Samedi 11/4, 16h00
Semaine hongroise (suite).
MAKS25, Bluesky, Budapest : « Russes, rentrez chez vous »MAKS25, Bluesky
Samedi 11/4, 16h00
Boris a dit.
Boris Johnson a visité les positions de la 65e brigade dans la direction de Zaporijia. « Après 48 heures passées en première ligne, j'en suis plus convaincu que jamais : les Ukrainiens vaincront. Un jour, ils se débarrasseront des orcs de Poutine, et ce beau et généreux pays sera libre », a-t-il déclaré.
Le Kremlin continue d'intensifier le blocage de Telegram.
L'organe de presse d'opposition russe Agenstvo, citant des données du réseau mondial d'observation Open Observatory of Network Interference (OONI), a rapporté que le taux d'anomalies des connexions Telegram avait atteint 95 % le matin du 10 avril. Agenstvo a indiqué qu'il s'agissait du taux d'anomalies le plus élevé depuis que la Russie a commencé à restreindre l'accès à Telegram le 20 mars et a noté que ces chiffres indiquaient que la Russie bloquait Telegram plus sévèrement que WhatsApp et Signal, deux applications interdites en Russie, dont les taux d'anomalies avoisinent les 89 %.
[...] Les responsables russes ont récemment fait face à une réaction négative de la population russe, y compris de l'espace informationnel ultranationaliste important, concernant les efforts de censure continus du Kremlin, et les responsables du Kremlin continueront probablement à faire face à une telle réaction. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 10 avril, traduction automatique
Sur la base de son analyse d’images satellitaires du 5 avril, l’AIEA indique qu’un impact a été relevé à seulement 75 mètres du périmètre de la centrale, en activité et contenant d’importantes quantités de combustible nucléaire.
« La poursuite d’activités militaires près de la centrale pourrait provoquer un grave accident radiologique, avec des conséquences néfastes pour la population et l’environnement en Iran et au-delà », a averti le Directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi.
L’agence onusienne chargée de la sûreté nucléaire avait été informée le 4 avril de cet incident par les autorités iraniennes, qui ont indiqué qu’un projectile avait frappé à proximité du site, tuant un agent de sécurité et endommageant un bâtiment sous l’effet d’ondes de choc et de débris. Aucune hausse des niveaux de radiation n’a été signalée. Il s’agit du quatrième incident de ce type en quelques semaines. [...]
ONU, l’AIEA alerte sur un risque d’accident nucléaire après une frappe à 75 mètres de la centrale de Bouchehr [les sept pilliers indispensables... dont on se dispense fort bien]
“Le cessez-le-feu annoncé par Donald Trump comporte un trou, un trou géant de la taille d’une bombe nucléaire”,clame le quotidien britannique The Daily Telegraph. Cette suspension des hostilités pour deux semaines ne règle pas le sujet présenté comme déterminant dans le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran :“Empêcher Téhéran de développer l’arme atomique.” Car trente-neuf jours plus tard, “force est de constater que le régime est toujours aussi proche de se doter de l’arme nucléaire”.
Selon les estimations relayées par la presse internationale, l’Iran posséderait encore “445 kilos d’uranium enrichi à 60 %”,relaie The Spectator, à Londres. “À ce rythme, l’assemblage d’une bombe pourrait donc intervenir d’ici quelques mois, si l’on se fie aux critères de l’Agence internationale de l’énergie atomique.” [...]
Courrier International, Iran : la trêve “comporte un trou de la taille d’une bombe nucléaire”
Inde
Troisième pollueuse de la planète, grande consommatrice de charbon, l’Inde s’est engagée durant la COP26 de Glasgow, en 2021 à atteindre une production électrique de 500 gigawatts (GW) soit la capacité de 350 à 500 millions de foyers, à partir de combustibles non fossiles, d’ici à 2030, et à la neutralité carbone d’ici 2070.
Une partie de cette énergie électrique pourrait être produite grâce au programme nucléaire civil du pays. Le programme nucléaire en Inde a été planifié il y a près de soixante ans, compte tenu des réserves assez faibles d’uranium et de thorium dans le pays.
Phase 1 : Les réacteurs à eau lourde pressurisée ou pressurised heavy water reactor (PHWR) utilisent l’uranium naturel. Cependant, cela produit du plutonium et de l’uranium appauvri que l’Inde ne peut réutiliser.
Phase 2 : La surgénération Les Réacteurs à Neutron Rapide ont l’avantage de pouvoir fonctionner avec une plus grande diversité de combustible nucléaire dont l’uranium appauvri et le plutonium produit par les réacteurs à eau lourde lors de la phase 1. De plus, la capacité “surgénérative” implique de pouvoir utiliser des ressources minières beaucoup plus abondantes.
Phase 3 : Les futurs réacteurs utiliseront uniquement du thorium comme combustible nucléaire. Néanmoins, ce type de technologie n’est pas encore développé.
Aujourd’hui l’Inde est en phase 2. Le Prototype Fast Breeder Reactor (PFBR, en français : réacteur rapide surgénérateur prototype) est un réacteur nucléaire à neutrons rapides surgénérateur de 500 MW situé à Kalpakkam, dans le Tamil Nadu, et exploité par la Bharatiya Nabhikiya Vidyut Nigam Ltd. C’est un réacteur de 4ème génération, à titre d’exemple, l’EPR de Flamanville est un réacteur de 3ème génération. Il constitue un élément clé de la stratégie nucléaire à long terme de l’Inde.
[...] La criticité correspond au moment où un réacteur nucléaire atteint une réaction en chaîne auto-entretenue. Autrement dit, lorsqu’un noyau atomique subit une fission nucléaire, il libère des neutrons qui provoquent au moins une autre réaction de fission dans les noyaux environnants. Une fois le réacteur critique, il atteint un état stable. Il s’agit d’une étape essentielle avant la production d’électricité à pleine puissance, indiquant que le cœur du réacteur fonctionne comme prévu. Et le 6 avril 2026, le réacteur de Kalpakkam a atteint ce niveau. [...]
Le Petit Journal, L’Inde franchit une étape majeure dans son programme d’énergie nucléaire
France
[...] Triste défense que celle-ci, qui n’admet toujours pas les faits : ces métaux [rares] qui n’ont jamais existé, n’existent pas non plus dans l’électrique. En effet, les dernières batteries contiennent du fer, le minéral le plus abondant sur terre et elles en sont plus sûres. De plus, les moteurs électriques non plus de terres rares, comme le démontre avec avantage notre constructeur national, Renault. Et le lithium qui est si disponible que son prix est au plus bas, il sera bientôt remplacé par une autre matière encore plus abondante, le sodium.
Oui, mais, les meilleures voitures électriques sont chinoises diront d’autres capitulards. Et alors qui sommes-nous en France pour refuser de relever le défi ? En outre nous rattrapons déjà ce retard, directement lié aux effets délétères de l’infox des métaux rares.
Oui, mais quelle électricité sera disponible demanderons les décroissants ? Malgré les affres des dernières années, la France est, plus que toute autre nation, idéalement placée pour remplacer les moteurs thermiques par les voitures électriques avec des batteries, car elles sont les filles naturelles de l’énergie nucléaire, pilotable et peu coûteuse.
Enfin il y a le mental. Comme le disait Mme Van der Leyen il y a deux semaines à propos du nucléaire : « on a fait une erreur ». C’est exact, ils se sont plantés depuis 30 ans, et à l’arrivée c’est nous qui payons la facture à la station-service. Mais, puisque les français ont compris qu’ils ont trop longuement été des lions menés par des ânes, l’échéance de l’élection de 2027 est l’occasion de planifier une nouvelle industrie qui nous rendra notre rang.
La Tribune, OPINION. « La voiture électrique est la fille de l’électricité nucléaire »
Des projets jugés irréalistes, près des habitations, avec des échéances peu crédibles... Des habitants d’Indre-et-Loire s’opposent fermement aux rêves nucléaristes de la start-up Newcleo, qui veut notamment y construire un miniréacteur.
[...] Au cœur du dossier, deux projets portés par Newcleo : un miniréacteur à neutrons rapides de 30 mégawatts (MW) à construire ici, en Indre-et-Loire, et son usine de combustible qui, elle, sera implantée dans l’Aube, et pour laquelle une séance de débat public se tiendra dans la soirée du 9 avril à Nogent-sur-Seine.
Au cœur de la discussion, un double objet encore flou : le LFR-AS-30, un petit réacteur nucléaire de 30 MW, refroidi au plomb, que Newcleo veut implanter sur 14 hectares de prairie au cœur de la zone artisanale du Véron, aux côtés d’une jardinerie, d’un crématorium et des quatre réacteurs de la centrale de Chinon. « Pourquoi aussi près des habitations ? » demande un habitant, inquiet d’une éventuelle dispersion du plomb radioactif.
[...] Sur le papier, l’argumentaire est bien rodé. Une technologie dite « de quatrième génération » pour un réacteur à neutrons rapides comme il n’en existe aucun dans le monde. 1 000 emplois pendant le chantier, 300 à terme. Et, en filigrane, toujours le même mantra : produire une énergie décarbonée tout en réduisant les déchets nucléaires.
Sauf qu’entre le papier et la vraie vie, il existe un monde fait d’impossibilités techniques et financières, d’équations économiques irrésolues, d’ambitions industrielles un peu hors sol. Pour Newcleo, ce démonstrateur français n’est qu’un maillon d’une ambition plus large : le déploiement de 60 réacteurs commerciaux au Royaume-Uni ou en Europe de l’Est. Autrement dit : un pari industriel global, dont le territoire du Chinonais ne serait que la rampe de lancement. « Parce qu’aucun autre pays ne souhaite accueillir ce machin », croyait important de préciser un habitant, ahuri par le projet. [...]
Reporterre, « Aucun autre pays ne souhaite accueillir ce machin » : l’opposition aux petits réacteurs nucléaires monte
Brésil
Le directeur du développement nucléaire et technologique de la marine brésilienne (DGDNTM) a déclaré à la presse brésilienne que le projet de sous-marin nucléaire ne pouvait être abandonné. Cette déclaration intervient alors que le projet fait face à des problèmes budgétaires et que Rio est sous la pression de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Ouest-France, Le Brésil maintient son projet de sous-marin nucléaire malgré les pressions et contraintes budgétaires
Espagne
En Espagne, le gouvernement de coalition dirigé par Pedro Sánchez a élaboré un plan visant à supprimer progressivement les centrales nucléaires au profit d'une transition vers les énergies propres.
Cependant, à la suite de la panne d'électricité qui a frappé toute la péninsule ibérique, en avril 2025, et face aux tensions géopolitiques croissantes qui menacent l'approvisionnement énergétique, de nombreuses voix se sont élevées. Elles réclament une stratégie énergétique permettant à l'Espagne, et à l'Europe dans son ensemble, de devenir plus indépendante des sources d'énergie externes sujettes aux perturbations liées aux conflits régionaux, comme le gaz russe ou le pétrole transitant par le détroit d'Ormuz.
[...] L'Union européenne elle-même a plaidé en faveur de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires afin d'assurer l'indépendance énergétique nécessaire au Vieux Continent pour contrôler ses marchés et ses prix, et veiller à ce que les citoyens ne soient pas accablés par des coûts élevés qui pèseraient davantage sur une économie déjà en difficulté.
[...] Euronews s'est entretenu avec Bogdan Rzońca, chef de la mission de l'UE qui s'est rendue à Almaraz (Estrémadure) en février pour évaluer l'état de la centrale.
La visite des eurodéputés faisait suite à une pétition locale signée "non seulement par les travailleurs, mais aussi par les collectivités locales, les habitants, les résidents et les agriculteurs", tous bords politiques confondus, a déclaré Bogdan Rzońca, député européen polonais (ECR) et président de la commission des pétitions. "Plus de 10 000 habitants d'Almaraz s'opposent à la fermeture de cette centrale nucléaire", a-t-il indiqué.
Il a également fait remarquer que les autorités locales n'étaient pas sur la même longueur d'onde que le gouvernement espagnol. "Nous assisterons à un conflit entre le Premier ministre et les gouvernements régionaux", a-t-il jugé. [...]
EuroNews, la potentielle fermeture d'une centrale nucléaire suscite l'inquiétude à Bruxelles
Samedi 11/4, 7h05
Pétrole.
L'Estonie, membre de l'OTAN, s'abstiendra de saisir les navires de la « flotte fantôme » russe en mer Baltique, craignant que la saisie de pétroliers et d'autres navires sanctionnés par l'Occident n'incite Moscou à les défendre militairement, a déclaré vendredi un haut commandant.
La Grande-Bretagne et d'autres nations européennes, dont la France, la Belgique et la Suède, ont intensifié leurs efforts pour saisir les pétroliers vieillissants utilisés par Moscou pour obtenir des fonds essentiels à sa guerre de quatre ans contre l'Ukraine.
[...] Mais l'Estonie, l'État balte le plus septentrional situé à proximité des principales installations d'exportation de pétrole et de carburant russes dans le golfe de Finlande, fait preuve de retenue après une tentative infructueuse d'arraisonnement d'un navire russe l'année dernière.
En mai 2025, l'Estonie a déclaré que Moscou avait envoyé un avion de chasse dans l'espace aérien de l'OTAN au-dessus de la mer Baltique lors d'une tentative estonienne d'intercepter un pétrolier sans pavillon à destination de la Russie, qu'elle soupçonnait de défier les sanctions occidentales. L'avion a finalement escorté le pétrolier jusqu'aux eaux russes.
[...] Le Kremlin, qui considère les sanctions comme une tentative malveillante d'anéantir son économie, affirme que ses navires ont le droit de circuler librement en mer Baltique et que la Russie est prête à répondre à toute tentative visant à les en empêcher.
Reuters, L'Estonie estime que l'arraisonnement des pétroliers russes en mer Baltique est trop risqué, traduction automatique
Les États-Unis devraient prolonger la dérogation permettant aux pays d'acheter du pétrole et des produits pétroliers russes sous sanctions, a rapporté Reuters le 10 avril, citant deux sources proches du dossier.
Cette mesure prise par l'administration Trump viserait, semble-t-il, à faire baisser les prix mondiaux du gaz et du pétrole, qui ont flambé suite au déclenchement de la guerre en Iran.
Le 12 mars, le département du Trésor américain a accordé une licence temporaire autorisant les pays à acheter du pétrole russe bloqué en mer, une mesure visant à stabiliser les marchés de l'énergie alors que le conflit faisait grimper les prix. Cette licence expire le 11 avril.
L'envoyé du Kremlin, Kirill Dmitriev, qui s'est rendu aux États-Unis en début de semaine avant l'expiration de la dérogation, a déclaré que la licence pourrait libérer jusqu'à 100 millions de barils de pétrole brut russe, soit l'équivalent d'une journée de production mondiale de pétrole. [...]
The Kyiv Independent, Les États-Unis devraient renouveler l'exemption accordée au pétrole russe face à la flambée des prix alimentée par la guerre en Iran, rapporte Reuters, traduction automatique
Vendredi 10/4, 7h00
Semaine hongroise (suite).
Une affiche du parti sortant Fidesz sur une route près de Budapest, en Hongrie, montre Volodymyr Zelenskyy et Péter Magyar. Photographie : Jakub Porzycki/NurPhoto [Ils sont dangereux ! Arrêtons-les ! Seul le Fidesz - 12 avril (traduction Deepl)]
[...] même si une victoire électorale pour son parti Tisza semble à portée de main, à moins d'une semaine des élections, les observateurs ne devraient pas avoir des attentes trop élevées quant au résultat du scrutin – ni quant aux perspectives de Magyar s'il devenait le nouveau Premier ministre de Hongrie.
Premièrement, bien que tous les instituts de sondage indépendants donnent Magyar et son parti Tisza nettement en tête face au Fidesz, ses chances de remporter l'élection restent incertaines. Si les élections sont libres, elles sont néanmoins inéquitables, car Orbán a manipulé le système électoral à son avantage au fil des ans, créant ainsi un avantage indu. Parmi les mesures prises figurent le découpage électoral partisan répété, l'ajout d'une « compensation du vainqueur » au profit du parti le plus puissant dans les circonscriptions et l'octroi du droit de vote aux minorités hongroises de l'étranger, qui sont en grande majorité des sympathisants du Fidesz. De plus, des enquêtes ont mis au jour des fraudes électorales systématiques, notamment le vote en chaîne, l'achat de votes et l'intimidation, en particulier dans les régions les plus pauvres de Hongrie.
Dans ces conditions, il est difficile de prédire si les votes de Tisza se traduiront par une majorité parlementaire, et encore moins par une majorité constitutionnelle. Surtout, sans une majorité des deux tiers au Parlement, il sera quasiment impossible de renverser le régime d'Orbán. Ces seize dernières années, le Fidesz a profondément ancré ses idées et son personnel dans le système politique hongrois grâce à des lois fondamentales qui requièrent une supermajorité pour être modifiées ou abrogées.
Réintégrer la Hongrie dans le système des démocraties électorales exigerait de remplacer les fidèles du Fidesz qui occupent les postes de juges à la Cour constitutionnelle et de dirigeants d'institutions publiques clés, comme le procureur général et le président de l'Autorité de régulation des médias. Pour ne rien arranger, le président hongrois, Tamás Sulyok, élu par le Parlement, est lui aussi un fidèle du Fidesz et devrait normalement rester en fonction jusqu'en 2029. Bien que le rôle du président soit essentiellement honorifique, le Fidesz a récemment adopté une loi le renforçant, probablement en prévision d'une défaite électorale. Le président pourrait ainsi constituer un obstacle supplémentaire à un gouvernement Tisza en renvoyant des projets de loi ou en les soumettant à la Cour constitutionnelle, composée en grande partie de membres du Fidesz, pour examen.
[...] Même si le score de Tisza lui permet d'obtenir une majorité parlementaire et de mettre en œuvre des réformes, les démocrates ne devraient pas trop attendre d'un gouvernement hongrois. Le chef de l'opposition est issu d'une famille conservatrice et a été membre du Fidesz pendant plus de vingt ans ; il a travaillé des années pour le régime d'Orbán et partage clairement l'idéologie de son ancien parti.
En réalité, certaines analyses préliminaires des votes de Tisza au Parlement européen suggèrent que le parti se rapproche majoritairement du Fidesz, notamment sur les questions d'immigration et d'Ukraine. Si cette position peut s'avérer tactique, compte tenu de la sensibilité de ces sujets dans le débat politique hongrois, le programme de Tisza prévoit également le rejet du pacte européen sur les migrants et des quotas, ainsi que l'opposition à l'adhésion accélérée de l'Ukraine à l'UE. Par conséquent, même si Tisza constituera sans aucun doute une force plus constructive dans ses relations avec ses partenaires européens, des désaccords fondamentaux persisteront. [...]
The Guardian, Même si Victor Orbán est destitué dimanche, le retour de la Hongrie à la démocratie libérale n'est pas garanti, traduction automatique
Vendredi 10/4, 6h20
Drones : grignoter le pont.
Google Earth
Les forces ukrainiennes ont utilisé des drones pour détruire un pont contrôlé par la Russie dans l'oblast de Kherson occupé, une opération probablement inédite dans l'histoire des combats.
Un commandant d'un régiment des forces de systèmes sans pilote ukrainiennes a déclaré au Telegraph le 7 avril que les forces ukrainiennes avaient mené, début 2025, une opération de drones jusque-là non divulguée, détruisant un pont sur la rivière Konka dans l'oblast de Kherson occupé.
Le Telegraph a noté que les forces ukrainiennes avaient mené une campagne de frappes de deux mois contre le pont, utilisant des drones de transport lourd britanniques Malloy T-150 au cours de 30 missions qui ont largué 1,5 tonne d'explosifs, endommageant considérablement la structure du pont avant que les forces ukrainiennes ne mènent une frappe finale avec un [missile] HIMARS pour le détruire.
Des images géolocalisées du 21 mars 2025 confirment que les forces ukrainiennes ont détruit le pont après le 14 mars 2025.
Des officiers ukrainiens ont déclaré au Telegraph que cette mission constituait le premier cas connu de destruction d'un pont par des drones par les forces ukrainiennes, ce qui a considérablement compliqué les efforts de ravitaillement russes vers les îles fluviales de l'oblast de Kherson occupé et a réduit les frappes russes sur la ville de Kherson. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 avril, traduction automatique
Pendant plusieurs mois, les forces ukrainiennes ont tenté de la détruire par des frappes aériennes et des missiles du système américain HIMARS, mais sans succès.
Finalement, le commandement de Kyiv a confié cette tâche au 426e régiment de systèmes sans pilote des Marines d'Ukraine. « Les ponts sont relativement faciles à détruire par le dessous », a déclaré le commandant du régiment. « Mais ils sont conçus pour être extrêmement robustes vus de l'extérieur. »
[...] Le Royaume-Uni a livré un lot de drones lourds Malloy à l'Ukraine en 2023. Ces drones peuvent transporter une charge utile allant jusqu'à 180 kg sur une distance de 70 km. Le Malloy T-150, fabriqué par Malloy Aeronautics (une filiale du géant britannique de la défense BAE Systems), n'était pas initialement conçu comme une arme. Il a été créé par l'inventeur néo-zélandais Chris Malloy comme une « moto volante » destinée à la conduite du bétail dans l'arrière-pays australien, mais a ensuite évolué en un drone logistique pour la livraison de marchandises aux lignes de front.
[...] L'unité a mené 30 missions en 60 jours, larguant 1,5 tonne d'explosifs et endommageant gravement la structure du pont. Un dernier raid aérien l'a complètement détruit.
Militarnyi, L'Ukraine a utilisé des drones britanniques Malloy T-150 pour détruire un pont dans la région de Kherson, traduction automatique
Le Kremlin déploie des navires militaires russes pour escorter les pétroliers russes contournant les sanctions à travers la Manche.
Le Telegraph a rapporté le 8 avril que la frégate russe de la mer Noire, l'Amiral Grigorovich, a escorté les Universal et Enigma, pétroliers soumis à des sanctions britanniques, à travers la Manche, en direction de Plymouth.[16] Le Telegraph a également rapporté que le navire auxiliaire britannique Tideforce de la Royal Fleet Auxiliary a navigué derrière les navires russes, mais n'est pas intervenu malgré l'autorisation préalable du Premier ministre britannique Keir Starmer, le 25 mars, d'intercepter les navires sous sanctions britanniques transitant dans les eaux britanniques. [...] Des responsables du Kremlin ont déjà menacé d'utiliser la force militaire pour aider les navires russes qui contournent les sanctions.
Les États européens ont saisi de plus en plus de pétroliers de la flotte parallèle russe ces derniers mois, mais le Royaume-Uni n'a encore saisi aucun pétrolier naviguant près des eaux britanniques. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 avril, traduction automatique
Vendredi 10/4, 6h10
Drones : supériorité ukrainienne.
Les informations russes et ukrainiennes semblent confirmer les rapports de terrain selon lesquels les forces ukrainiennes ont acquis une supériorité numérique en matière de drones sur les forces russes. Cet avantage contribue probablement au ralentissement de l'avancée russe et aux récentes contre-attaques ukrainiennes.
Depuis fin 2025, et plus particulièrement début 2026, l'Ukraine a considérablement intensifié sa campagne de frappes à moyenne portée contre la logistique, le matériel militaire et les effectifs russes, ce qui a freiné l'avancée russe sur le théâtre d'opérations et perturbe vraisemblablement l'offensive russe du printemps-été 2026.
L'ISW a observé des preuves géolocalisées indiquant que les forces ukrainiennes ont mené 41 frappes à moyenne portée en janvier 2026, 61 en février 2026 et 115 en mars 2026. Ces frappes ukrainiennes ont principalement ciblé les forces et les infrastructures russes dans l'est et le sud de l'Ukraine, notamment près de la ville occupée de Donetsk, entravant ainsi les préparatifs russes en vue d'opérations offensives ces dernières semaines et ces derniers mois.
[...] Les autorités russes ont tenté à plusieurs reprises de propager un récit mensonger selon lequel le front ukrainien et la stabilité politique seraient au bord de l'effondrement, afin de convaincre l'Occident de céder aux exigences russes que la Russie ne peut satisfaire militairement.
Des éléments récents indiquent que non seulement les forces russes subissent des revers sur le champ de bataille, mais aussi que les récentes innovations ukrainiennes en matière de drones ont fait basculer la situation en faveur de l'Ukraine. Les récents succès de l'Ukraine produisent des effets tactiques, opérationnels et stratégiques sur le champ de bataille, ce qui remet en cause le discours russe selon lequel le front ukrainien serait au bord de l'effondrement.
L'industrie ukrainienne des drones a pu développer ces innovations efficaces, notamment grâce aux contributions de ses partenaires occidentaux.
[...] Des informations non vérifiées suggèrent que le Kremlin reconnaît en privé la supériorité de l'Ukraine dans les opérations de drones sur le champ de bataille et dans la production de son industrie de défense.
Un blogueur militaire russe, citant des sources non identifiées, a rapporté le 9 avril que le ministre russe de la Défense, Andreï Belousov, avait déclaré au président russe Vladimir Poutine que l'Ukraine disposait d'un avantage technologique « significatif » dans la guerre des drones sur le front. Belousov aurait affirmé que la situation était « critique » pour les forces russes, l'Ukraine bénéficiant d'une supériorité numérique en drones et ayant développé une nouvelle génération d'équipements. [...] ISW n'est pas en mesure de vérifier l'authenticité de cette information. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 avril, traduction automatique
Vendredi 10/4, 6h05
Pause de Pâques.
Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré un cessez-le-feu lié à la fête orthodoxe de Pâques, « à partir de 16 heures le 11 avril jusqu’à la fin de la journée du 12 avril 2026 », a rapporté l’agence de presse étatique TASS [...].
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré, jeudi, que son pays était prêt à respecter le cessez-le-feu pendant la Pâque orthodoxe qu’a annoncé son homologue russe, Vladimir Poutine, rappelant que Kyiv avait proposé une telle trêve. « L’Ukraine a fait savoir à plusieurs reprises que nous étions prêts à prendre des mesures réciproques. Nous avons proposé un cessez-le-feu cette année pendant les fêtes de Pâques et nous agirons en conséquence », a dit M. Zelensky sur les réseaux sociaux.
L'Amiral Makarov , la frégate sœur Amiral Essen , trois corvettes de classe Buyan et potentiellement seulement deux sous-marins de classe Kilo améliorée — tous les sept actuellement abrités à Novorossiysk — tirent régulièrement des Kalibrs de 2 300 kg sur les villes ukrainiennes.
Après des années de frappes ukrainiennes incessantes, aériennes, navales et sous-marines, la flotte russe de la mer Noire n'est plus que l'ombre d'elle-même. Seuls sept navires de guerre représentent désormais la puissance offensive de cette flotte jadis redoutable.
Les forces de drones ukrainiennes ont revendiqué avoir touché l'un d'eux. Lundi soir, à la faveur de la nuit, des drones d'attaque unidirectionnels ont ciblé la frégate Amiral Makarov, un navire de 125 mètres armé de missiles, alors qu'il était à quai dans le port de Novorossiïsk, dans le sud de la Russie.
Cette frappe marque le dernier épisode d'une campagne ukrainienne croissante contre la poignée de navires de guerre russes encore présents en mer Noire. Chaque succès réduit la capacité de lancement des missiles Kalibr que Moscou utilise pour bombarder les villes ukrainiennes et rapproche la flotte, autrefois dominante, d'une situation de moindre importance au combat. [...]
Euromaidan Press, La flotte russe de la mer Noire est réduite à sept navires de guerre majeurs. L'Ukraine les traque un par un, traduction automatique
Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe, en février 2022, l’Ukraine a surpassé la Russie, au cours du mois de mars, en nombre de frappes en profondeur contre le territoire ennemi. Ce renversement de tendance pourrait favoriser Kyiv dans la guerre d’usure que lui livre Moscou depuis quatre ans, les frappes ukrainiennes visant principalement les infrastructures d’exportation d’hydrocarbures russes, soit le nerf de la guerre.
Le ministère de la défense russe a déclaré avoir abattu un record de 7 347 drones ukrainiens en mars, soit une moyenne de 237 projectiles par jour. Fidèle à sa politique de désinformation systématique, Moscou ne communique jamais à propos de ses échecs et ne fait donc pas mention des projectiles ayant atteint l’objectif.
De son côté, l’armée de l’air ukrainienne comptabilise 6 462 drones russes et 138 missiles de divers types employés au cours du même mois de mars. Elle affirme avoir abattu ou détourné environ 90 % des drones et 73 % des missiles. L’armée de l’air ukrainienne et le ministère de la défense russe publient quotidiennement des statistiques sur les frappes ennemies, sans dévoiler (ou très rarement) le nombre de projectiles tirés contre le territoire adverse.
[...] Selon M. Mitrokhine [l’expert militaire russe Nikolaï Mitrokhine, exilé en Allemagne], le problème principal côté russe concerne l’« épuisement de ses stocks de missiles antiaériens ». Cette difficulté a été ouvertement évoquée par des blogueurs militaires, épousant la ligne du Kremlin, comme Sladkov et Rybar.Et les conséquences se font sentir « Si, auparavant, les drones ukrainiens parvenaient à détruire une seule cible par nuit, il s’agit désormais plutôt de quatre cibles minimum », poursuit l’expert.
[...] Le blogueur pro-Kremlin Sergueï Koliasnikov (475 000 abonnés) déplore la montée en gamme de la « nouvelle génération des drones ukrainiens » qui « fonctionnent de jour comme de nuit, sont inaudibles, sauf dans les dernières secondes, lorsqu’ils piquent [vers la cible]. Ils ne sont pas repérés par les détecteurs habituels et sont insensibles aux contre-mesures électroniques ». Connu sous le pseudo de « Zergulio », le blogueur avance l’hypothèse que ces « drones militaires de haute qualité et produits en série sont pilotés par une IA ». Comme d’autres observateurs russes, il affirme que ces engins sont équipés de terminaux Starlink fonctionnant dans l’espace aérien de la Russie. Le système de communication satellitaire américain est en revanche inutilisable par l’armée russe – en Russie comme en Ukraine – depuis le mois de février.
[...] Aujourd’hui, plus de 40 % des capacités d’exportation de Moscou ont été mises hors d’usage par les frappes, selon un calcul de l’agence Reuters. [...]
Le Monde, Les Ukrainiens prennent le dessus dans la guerre aérienne contre la Russie
La guerre en Iran vient de connaître son premier cessez-le-feu: une trêve de deux semaines, négociée en grande partie par le Pakistan, que toutes les parties ont acceptée et qui doit ouvrir, dans les prochains jours, des pourparlers sur une fin durable du conflit. Difficile, à ce stade, de désigner un vainqueur indiscutable, mais une chose est claire: malgré la démonstration de puissance militaire des États-Unis, Washington est loin de pouvoir revendiquer une victoire éclatante.
L'Iran, au contraire, apparaît comme le pays le mieux placé pour se prévaloir d'un succès relatif. Non seulement la République islamique a survécu à l'offensive, mais elle a surtout prouvé sa capacité à contrôler le détroit d'Ormuz, verrou stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole et du gaz mondial. Cette mainmise confère à Téhéran un statut de puissance régionale incontournable, capable d'influer directement sur l'économie mondiale, résume un article de The Intercept.
Le premier objectif de Téhéran était la survie du régime et il est atteint: malgré les déclarations de Donald Trump, le pouvoir iranien n'a pas changé de nature et s'est même durci. Le pays a encaissé des frappes massives, perdu une partie de ses infrastructures et de ses cadres, mais il a préservé l'essentiel de ses capacités stratégiques. Son stock d'uranium, enfoui en profondeur, n'a pas été entièrement éliminé, et si l'on ignore combien de centrifugeuses avancées ont survécu aux bombardements de 2025, l'expertise et l'outil industriel permettant d'en produire de nouvelles demeurent. Malgré l'assassinat de plusieurs scientifiques, le cœur du programme nucléaire n'a pas été définitivement anéanti.
[...] Mais le véritable atout de Téhéran est la preuve qu'il peut contrôler le flux de pétrole, de gaz et de marchandises à travers le détroit d'Ormuz. Il est apparu qu'il était pratiquement impossible de neutraliser durablement cette capacité sans lancer une vaste invasion terrestre, perspective que Donald Trump et même ses conseillers les plus téméraires ont refusé d'envisager sérieusement. L'Iran a non seulement tiré profit de la hausse des cours en continuant à exporter du pétrole, mais il a mis en place un tarif d'environ 2 millions de dollars (1,7 million d'euros environ) par navire, de quoi renflouer rapidement des caisses presque vides.
Face à ce péage maritime, Donald Trump s'est montré étrangement peu alarmé, allant jusqu'à suggérer qu'il ne serait pas contre obtenir une part de cette manne. [...]
Slate, Pourquoi l'Iran sort vainqueur de la guerre contre les États-Unis
Jeudi 9/4, 9h20
Drones.
La Russie a convoqué le 8 avril Akira Muto, ambassadeur du Japon à Moscou, pour protester contre un accord récent conclu entre une entreprise japonaise et un fabricant ukrainien de drones, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
Fin mars, la société Terra Drone, basée à Tokyo, est devenue la première entreprise japonaise à investir dans le secteur de la défense ukrainien, en annonçant un partenariat avec le fabricant ukrainien Amazing Drones. Cet investissement marque un tournant important dans la politique du Japon.
Moscou considère cet investissement comme « hostile », selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
Dans sa lettre de protestation adressée à Muto, le Kremlin a déclaré que les attaques de drones ukrainiens sur le territoire russe « justifient de considérer (l’investissement de Terra Drone) comme ouvertement hostile ». L’ambassadeur a également été informé que les relations entre la Russie et le Japon « ont atteint un point historiquement bas ». [...]
The Kyiv Independent, La Russie convoque l'ambassadeur du Japon au sujet de l'accord sur les drones en Ukraine, traduction automatique
La Russie poursuit des objectifs territoriaux expansionnistes en Ukraine, au-delà de ses exigences de retrait de l'oblast de Donetsk.
Le colonel Pavlo Palisa, chef adjoint du bureau présidentiel ukrainien, a déclaré à l'agence de presse ukrainienne RBK-Ukraine le 8 avril que les forces russes nourrissaient des plans militaires ambitieux pour 2026 et au-delà, mais qu'elles n'avaient pas encore posé les conditions préalables à une modification opérationnelle des lignes de front et qu'elles ne disposaient pas des forces nécessaires pour les mettre en œuvre.
[...] Il a précisé que les objectifs militaires de la Russie incluaient la création d'une zone tampon le long de la frontière nord ukraino-russe, dans les oblasts de Kharkiv, Soumy et Tchernihiv.
[...] Palisa a également noté que la Russie envisage, pour la première fois, de créer une zone tampon dans l'oblast de Vinnytsia, au sud-ouest de l'Ukraine, depuis le territoire de la Transnistrie, État para-moldais pro-russe. Palisa a toutefois souligné que les forces russes ne disposent actuellement pas des capacités offensives nécessaires pour atteindre ces objectifs. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 avril, traduction automatique
Rhalala : quand l'extrême-droite allemande hésite entre Putler et Trumpy.
La guerre en Iran est-elle en train de devenir un moment de bascule pour le parti allemand d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) ? Très impopulaire outre-Rhin, l’offensive israélo-américaine contre le régime de Téhéran a exacerbé une opposition, jusqu’ici latente, entre une aile antiaméricaine et prorusse, très implantée dans l’est de l’Allemagne, et une autre, qui cultivait sa proximité avec Donald Trump depuis sa réélection, en novembre 2024.
Ce courant atlantiste est en train de perdre massivement en influence, alors que la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient ruine les espoirs d’un retour rapide de la croissance outre-Rhin.
[...] Mais la guerre en Iran a changé la donne. Mi-mars, Alice Weidel [codirigeante d'AfD] a condamné l’intervention américano-israélienne en Iran en des termes particulièrement sévères, la qualifiant de « catastrophe » et d’opération menée « sans plan ». Une prise de position étonnante : la dirigeante mettait ainsi en péril son crédit auprès de l’administration Trump [dont le soutien est perçu par l'AfD comme une forme de protection face à la menace, régulièrement évoquée outre-Rhin, d’une procédure d’interdiction du parti], tout en fragilisant la ligne atlantiste qu’elle a elle-même incarnée.
[...] L’échappée américaine de l’AfD a-t-elle atteint ses limites ? Tino Chrupalla, élu de Saxe, un Land d’ex-Allemagne de l’Est, n’a pas manqué de souligner combien la politique de Donald Trump était contestée jusque dans son propre camp : plusieurs figures du mouvement MAGA ont critiqué ouvertement l’intervention au Moyen-Orient. En réalité, le dirigeant de l’AfD profite du chaos iranien pour tenter d’imposer sa propre ligne, prorusse et antiaméricaine, au sein du parti, alors que la formation se prépare à d’importantes échéances électorales dans trois Länder de l’est – Saxe-Anhalt, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et Berlin – en septembre. Dans les deux premiers Länder, l’AfD est créditée de plus de 35 % des voix. Du jamais-vu.
[...] Dans ces régions de l’est, qui fournissent le gros des élus AfD au Bundestag et influencent fortement le programme du parti, la population est plus réticente aux conflits armés et aux interventions extérieures, mais aussi plus hostile aux Etats-Unis que dans l’ouest de l’Allemagne.
[...] La dynamique en cours donne des ailes à Tino Chrupalla, ancien carrossier peintre devenu l’homme fort de l’AfD. Lors de son discours du 28 mars, il a esquissé ses objectifs pour les prochaines élections législatives de 2029 : « Nous devons évoluer, pour passer du statut de parti d’opposition à celui de parti de gouvernement. Telle doit être notre mission, et notre prochaine étape », a-t-il déclaré.
Le Monde, En Allemagne, l’AfD prend ses distances avec l’administration Trump
Mercredi 8/4, 20h50
Semaine hongroise (suite).
A quelques jours des élections législatives hongroises du 12 avril, de nouveaux enregistrements audio et de nouvelles transcriptions d’appels rapportant des conversations entre le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, et son homologue hongrois, Péter Szijjarto, ont été dévoilés, mercredi, par un consortium de médias d’investigation composé de VSquare, FrontStory, Delfi Estonia, The Insider et le Centre d’investigation Jan Kuciak (Investigative Center of Jan Kuciak, ICJK).
L’un des enregistrements, daté de décembre 2023, rapporte le compte rendu de M. Szijjarto à M. Lavrov des négociations sur l’adhésion à l’Union européenne de l’Ukraine et de la Moldavie, le second approuvant chaleureusement la stratégie de veto hongroise. D’autres appels concernent la transmission de documents européens confidentiels à Moscou, ou encore le blocage des sanctions européennes contre la Russie. [...]
Kim Jong-un, dirigeant de la Corée du Nord, avec sa fille, Kim Ju-ae, désignée comme son successeur.
Mercredi 8/4, 19h40
Crocodiles et boites de nuit, c'est mercredi, mais le mercredi aussi, il y a des astuces aux grands problèmes.
En 2019, Donald Trump a suggéré de mettre en place des fosses d’alligators et de serpents pour protéger la frontière des États-Unis avec le Mexique. Aujourd’hui, l’Inde envisage à son tour de libérer des crocodiles et des serpents venimeux, dans les rivières et marais le long de sa frontière avec le Bangladesh. Lancé par Amit Shah, le ministre de l’intérieur indien, l’objectif du projet est de lutter contre l’immigration illégale.
[...] Au pouvoir depuis 2014, le gouvernement ultranationaliste hindou de Narendra Modi a fait une priorité de la lutte contre l’immigration clandestine, notamment celle issue du Bangladesh à forte majorité musulmane. [...]
Le Figaro, L’Inde [réfléchit à] libérer des reptiles le long de sa frontière avec le Bangladesh pour lutter contre l’immigration
La Lituanie subit depuis quelques années un déclin démographique important. Selon le média lituanien LRT, le gouvernement a dévoilé le 1er avril une série de mesures pour mettre fin à la chute du taux de natalité. Le programme prévoit plusieurs changements comme des incitations fiscales, des initiatives sociales, mais aussi, plus surprenant, des aides pour réhabiliter certaines discothèques.
En effet comme le rapportele média lituanien Delfi, la ministre des Affaires Sociales, Jurate Zailskiene affirme que le manque de lieux de sociabilité empêche les rencontres entre les jeunes adultes, et donc la formation de couples. Elle explique qu’«il faut organiser quelque chose pour les jeunes afin qu’ils puissent au moins faire connaissance. Ça a l’air d’une blague comme ça, mais c’est une question très sérieuse. Cela démontre notre détermination à œuvrer davantage pour le bien de la famille». [...]
Le Figaro, «C’est une question très sérieuse» : en Lituanie, le gouvernement envisage de réhabiliter les boîtes de nuit pour relancer le taux de natalité
Mercredi 8/4, 12h25
Mines (suite).
Une équipe de déminage de l'UVTS a découvert un nouveau modèle utilisé par les forces d'occupation russes pour le minage à distance de zones résidentielles à Kherson. Cette munition se présente comme un objet enveloppé de tissu. Elle est contrôlée électroniquement et conçue pour cibler aussi bien le personnel que les véhicules.
Sybiha [le MAF ukrainien] : Nous saluons l’accord conclu entre Trump et le régime iranien pour le déblocage du détroit d’Ormuz et le cessez-le-feu, ainsi que les efforts de médiation du Pakistan. La fermeté américaine porte ses fruits. Nous pensons qu’il est temps de faire preuve d’une fermeté suffisante pour contraindre Moscou à cesser le feu et à mettre fin à sa guerre contre l’Ukraine.
[Pas sûr que dans l'état actuel de la trumpmania, le soutien du gouvernement américain soit une aide pour Orbanovitch]
Il y a un an elle était seule parmi les affidés d'un Donald Trump tout juste intronisé. Unique dirigeante européenne présente à la cérémonie d'investiture à Washington, vue alors comme la tête de pont en Europe de l’internationale réactionnaire trumpiste, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a depuis été contrainte de prendre ses distances avec son allié américain, tant ce dernier est devenu clivant pour son propre électorat.
La preuve, Giorgia Meloni vient d'enregistrer son tout premier revers. Lundi 23 mars, à une nette majorité, les Italiens ont dit non à sa réforme de la justice - un referendum technique qui s'est doublé d'un vote pour ou contre la dirigeante italienne, à l'issue d'une campagne ultra-polarisée marquée par les attaques du gouvernement contre les juges, dans la droite ligne d'un combat initié en son temps par Silvio Berlusconi.
Cette campagne contre des juges accusés d'être politisés en a rappelé une autre : celle, féroce, du président américain contre son propre système judiciaire. Comme Donald Trump, Giorgia Meloni a été accusée de vouloir affaiblir un contre-pouvoir essentiel. [...]
Radio France, Pourquoi "l'effet Trump" s'avère coûteux pour les alliés européens du président américain
[...] Ses détracteurs lui reprochent son manque d’influence auprès du président américain. «L’amitié que [Giorgia Meloni] revendique avec Trump ne lui a même pas valu d’être prévenue de l’attaque [en Iran]», a soulevé la secrétaire du Parti démocrate Elly Schlein. Le jour des frappes, le 28 février, le ministre de la Défense Guido Crosetto se trouvait à Dubaï et a été rapatrié en urgence avec un avion militaire. [...]
Heidi, Son amitié avec Donald Trump pourrait coûter cher à Giorgia Meloni
Aux côtés de Viktor Orbán, le vice-président des États-Unis a reproduit un procédé typique du Kremlin : l’inversion accusatoire. Il a surtout explicitement confirmé l’objectif ultime de Washington en Europe : obtenir un changement de régime au prix de toutes les ingérences possibles.
[...] Durant une trentaine de minutes, Vance et Orbán, reprenant parfois mot pour mot des éléments de langage scriptés du Kremlin — le vice-président des États-Unis accuse notamment l’Ukraine d’interférer contre Budapest et Washington — s’en sont pris à la souveraineté des États européens et à l’Union dans son ensemble : « l’une des raisons pour lesquelles le président des États-Unis m’a envoyé ici, c’est parce que nous estimons que le niveau d’ingérence de la bureaucratie bruxelloise a été véritablement scandaleux. »
Si la vassalisation de la Hongrie d’Orbán à la Russie de Poutine est déjà bien documentée — y compris récemment par des transcriptions particulièrement accablantes dans lesquelles le Premier ministre hongrois se présente comme une « souris » au service d’un « lion » —, le déplacement et les prises de parole particulièrement dures de J. D. Vance à quelques jours de la fin de la campagne électorale hongroise témoignent de deux choses. D’une part, Viktor Orbán et ses alliés semblent réellement inquiets face à la poussée de Peter Magyar qui pourrait mettre fin au règne du Fidesz, poussant le vice-président des États-Unis à se déplacer en reprenant les éléments de langage du Kremlin sur lesquels Orbán a bâti sa campagne. D’autre part, après la mise en application de la « géopolitique hémisphérique » au Venezuela et le déclenchement d’une guerre d’ampleur au Moyen-Orient ayant conduit au blocage du détroit d’Ormuz, la priorité politique des États-Unis en Europe reste fondamentalement la même que celle que Vance avait annoncée à Munich il y a plus d’un an : le changement de régime.
[...] J. D. Vance — Je ne m’attends pas, bien sûr, à ce que le peuple hongrois écoute le vice-président des États-Unis. Ce n’est pas la raison principale de ma présence ici. Mais je tenais à envoyer un signal à tout le monde, en particulier aux bureaucrates de Bruxelles qui ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour freiner le peuple hongrois parce qu’ils n’aiment pas le dirigeant qui a réellement pris la défense du peuple hongrois. Je pense qu’il est important de le dire.
[...] Je suis ici pour parler de la coopération morale entre nos deux pays, car ce que les États-Unis et la Hongrie représentent ensemble, sous la direction de Viktor et sous la direction du président Trump, c’est la défense de la civilisation occidentale, la défense de l’idée que les enfants devraient pouvoir aller à l’école et recevoir une éducation sans être endoctrinés, la défense de l’idée que les familles européennes et américaines devraient pouvoir se déplacer et avoir les moyens de chauffer et de climatiser leurs maisons, la défense de l’idée que nous sommes fondés sur une certaine civilisation chrétienne et des valeurs chrétiennes qui animent tout — de la liberté d’expression à l’État de droit, en passant par le respect des droits des minorités et la protection des plus vulnérables. Il y a tant de choses qui unissent les États-Unis et la Hongrie. Malheureusement, trop peu de personnes ont été disposées à défendre les valeurs de la civilisation occidentale.
[...] bien sûr, nous travaillerons avec celui qui remportera les élections hongroises, car nous aimons le peuple hongrois et il s’agit d’une relation importante, mais Viktor Orbán va remporter les prochaines élections en Hongrie, je suis donc très confiant et je pense que nos relations positives se poursuivront… Viktor, c’est bien ça ?
Viktor Orbán — C’est ce qui est prévu.
J. D. Vance — Parfait. [...]
Le Grand Continent, À Budapest, J. D. Vance attaque les « bureaucrates de Bruxelles » pour aider Orbán à prendre l’élection hongroise
Mercredi 8/4, 6h50
Vieille trumpitude.
Le président américain Donald Trump a déclaré le 7 avril qu'il avait accepté de suspendre les frappes militaires prévues contre l'Iran pendant deux semaines, à condition que le détroit d'Ormuz soit rouvert immédiatement et intégralement.
Cette annonce faisait suite à des déclarations faites plus tôt dans la journée, au cours desquelles Trump avait averti qu’« une civilisation entière mourrait ce soir » si l’Iran ne respectait pas son ultimatum de 20 heures, tout en menaçant de frapper des ponts, des centrales électriques et d’autres infrastructures civiles avant de signaler un recul. [...]
The Kyiv Independent, « Un grand jour pour la paix mondiale » — Trump annonce un cessez-le-feu conditionnel de deux semaines avec l'Iran après avoir initialement menacé d'une attaque massive, traduction automatique
[...] Cinq semaines de guerre ont produit une dévaluation considérable de sa parole. Certes, le président des Etats-Unis pratique depuis son entrée en politique, il y a plus de dix ans, une communication où l’insulte, la contrevérité et le non-sens sont la règle. Jamais, cependant, une telle parole présidentielle n’avait été appliquée à un conflit de haute intensité aux répercussions mondiales. Et jamais ce brouillage n’a été aussi contre-productif pour Donald Trump, de communiqués de victoire hâtifs en annonces de négociations prématurées.
Son allocution solennelle du 1er avril visait avec retard à redonner un cap à une guerre en mal de buts. Elle a surtout mis en scène un chef de l’Etat éteint et approximatif. Alors que le président fêtera ses 80 ans en juin, les derniers messages outranciers publiés lundi 6 et mardi 7 avril sur son réseau social ont commencé à soulever la question qui avait emporté le mandat de son prédécesseur, Joe Biden : celle de l’âge du capitaine.
Cette guerre qui se prolonge a mis également en évidence les dysfonctionnements de son administration. Le secrétaire à la guerre, Pete Hegseth, qui limoge le chef d’état-major de l’armée de terre en plein conflit tout en revendiquant une mission quasi divine, est la manifestation presque caricaturale d’une politisation sans précédent du Pentagone.
Déjà évidente dans le dossier ukrainien, l’absence de qualification des négociateurs choisis par Donald Trump – l’un de ses partenaires de golf et son gendre – obscurcit la quête d’une voie de sortie diplomatique.
[...] la promesse d’anéantissement d’une partie des infrastructures civiles du pays [...] constituerait évidemment une escalade proscrite par les conventions de Genève et [...] apparaîtrait de ce fait comme une copie des bombardements russes sur les centrales électriques ukrainiennes [...]
[...] Le retour des diatribes trumpiennes visant l’OTAN, alors que l’Alliance atlantique ne peut évidemment pas être impliquée dans une guerre choisie, témoigne d’une grande fébrilité. L’idéal de pétro-Etat du président montre ses limites face à la plus grande agilité des électro-Etats dans cette tourmente mondiale. L’indépendance énergétique des Etats-Unis tant vantée par Donald Trump ne protège pas ses concitoyens de la flambée des cours du pétrole. La Russie, une fois de plus, tire profit des désordres créés par le président américain.
Pendant ce temps, les dirigeants iraniens, propulsés aux avant-postes par la stratégie israélienne de décapitation du régime, continuent de faire régner la terreur contre leur peuple en arguant des impératifs de la sécurité nationale. Seul Donald Trump peut estimer qu’ils sont « plus intelligents et moins radicaux » que leurs prédécesseurs. [...]
Le Monde, Gilles Paris, « La somme des dysfonctionnements de l’administration Trump et de la résilience du régime iranien alimente chez le président américain le vertige de la puissance »
Un groupe transpartisan de députés européens a demandé le retrait d'un ancien interprète du Kremlin de la mission de l'OSCE chargée d'observer de manière indépendante les élections hongroises du 12 avril, ce qui leur a valu un blâme du président de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE.
La lettre ouverte, signée par 56 députés européens et rendue publique le 6 avril, soulève de « graves inquiétudes » quant à la participation à cette mission de Daria Boyarskaya, ancienne interprète personnelle de Vladimir Poutine.
« Les personnes chargées de tels rôles font l’objet d’une vérification de sécurité rigoureuse de la part des autorités russes et sont considérées comme extrêmement fiables par l’État russe », prévient la lettre.
Les signataires font également référence à des informations selon lesquelles Boyarskaya entretient des liens continus avec l'État russe, ayant été « désignée comme personne indésirable » par l'Agence de sécurité intérieure polonaise. [...]
The Kyiv Independent, Des parlementaires européens font pression pour retirer l'interprète de Poutine de la mission d'observation électorale en Hongrie, traduction automatique
Le vice-président américain JD Vance est arrivé à Budapest le 7 avril, une visite perçue comme un soutien au Premier ministre hongrois Viktor Orban quelques jours avant les élections législatives.
« Cela fait 35 ans que cela ne s'est pas produit à Budapest : un vice-président américain est arrivé en Hongrie », a déclaré hongrois le ministre des Affaires étrangères, Peter Szijjarto , qui a accueilli M. Vance [...] Le chef de la diplomatie hongroise a déclaré que ce voyage témoignait d'un « nouvel âge d'or » dans les relations américano-hongroises.
La visite de Vance intervient après que le président américain Donald Trump a publiquement apporté son soutien à Orban, le dirigeant populiste hongrois, dont le parti Fidesz est devancé par le parti Tisza de Peter Magyar avant le scrutin du 12 avril.
La visite de deux jours du vice-président américain devrait inclure des entretiens avec les dirigeants hongrois sur la coopération économique et énergétique, les migrations et la sécurité internationale. Vance devrait également participer à un rassemblement aux côtés d'Orbán. [...]
The Kyiv Independent, Vance se rend en Hongrie pour soutenir Orban lors d'élections cruciales, traduction automatique
Mardi 7/4, 13h45
États Baltes.
Le ministère russe des Affaires étrangères a proféré des menaces voilées à l'encontre des États baltes le 6 avril, suite aux allégations de Moscou selon lesquelles les alliés de Kyiv autoriseraient l'utilisation de leur espace aérien pour frapper les ports russes de la mer Baltique – une affirmation que les États baltes ont qualifiée à plusieurs reprises de désinformation.
S'adressant aux journalistes à Moscou, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que les États baltes « avaient reçu un avertissement approprié ».
« Si les régimes de ces pays ont suffisamment de bon sens, ils écouteront. Sinon, ils devront en subir les conséquences », a ajouté Zakharova, selon les médias d'État russes.
Malgré leur soutien indéfectible à l'Ukraine, les États baltes — l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie — sont restés à l'écart des combats, ne fournissant à Kyiv qu'une assistance militaire, un soutien en matière de renseignement et une aide humanitaire depuis le début de l'invasion à grande échelle, tout en maintenant leurs territoires hors de portée des attaques contre la Russie.
[...] Ces commentaires interviennent alors que deux drones ukrainiens ont pénétré par erreur dans l'espace aérien letton et estonien, respectivement, au cours d'une attaque massive menée dans la nuit du 25 mars contre des cibles en Russie. Le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, a qualifié l'incident de « conséquence concrète de la guerre d'agression à grande échelle menée par la Russie ».
La semaine dernière, la Lettonie a également publié un communiqué niant les affirmations de Moscou selon lesquelles elle autoriserait l'utilisation de son espace aérien.
« La Lettonie rejette comme totalement infondées les allégations mensongères propagées par la Russie selon lesquelles elle aurait autorisé l'utilisation de son territoire pour des attaques de drones contre la Russie, et exige le retrait immédiat de ces informations manifestement fausses », a déclaré le ministère letton de la Défense dans un communiqué le 31 mars. [...]
The Kyiv Independent, La Russie profère des menaces voilées à l'encontre des États baltes au sujet de revendications sur l'espace aérien ukrainien qu'ils ont longtemps niées, traduction automatique
Mardi 7/4, 8h25
The next golden team for Mars.
Les Espagnols considèrent Trump comme plus dangereux que Poutine, - EL PAÍS
Les Russes sont intéressés par les solutions ukrainiennes.
Les blogueurs militaires russes ont continué de critiquer l'inefficacité des systèmes de défense aérienne russes et de souligner l'impact des frappes ukrainiennes.
Le 6 avril, un blogueur militaire russe affilié au Kremlin a déclaré que les frappes ukrainiennes constantes contre les installations russes « mettaient à rude épreuve » les forces de défense aérienne russes de missiles sol-air et épuisaient les munitions « à un rythme accéléré », la Russie ne pouvant pas simplement produire « des milliers » de missiles pour les systèmes de défense aérienne Pantsir « à partir de rien ». Ce blogueur a affirmé que ces limitations rendaient inefficaces les suggestions de la Russie concernant l'augmentation de la production de missiles sol-air et de systèmes de défense aérienne, et a encouragé les forces russes à adopter l'approche ukrainienne privilégiant les groupes de tir mobiles, les drones intercepteurs et les systèmes de reconnaissance acoustique. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 avril, traduction automatique
Lundi 6/4, 20h05
L'opération militaire spéciale de Trump en Iran a donné des cartes à l'Ukraine [On se souvient de Trump disant que Zelensky n'avait pas de carte en main].
Denys Shtilerman, concepteur en chef et cofondateur de la société Fire Point, s'exprime lors d'une interview accordée à Reuters, alors que la Russie mène une offensive contre l'Ukraine, dans un lieu tenu secret en Ukraine, le 2 avril 2026. REUTERS/Valentyn Ogirenko
Des années d'expérience acquises sur le champ de bataille face aux forces russes ont fait de l'Ukraine un chef de file en matière d'innovation dans le domaine des technologies de défense à bas coût. Avec le déclenchement de la guerre dans le Golfe, Kyiv a mis à profit cette expertise pour signer des accords de sécurité avec des gouvernements de toute la région.
De nombreuses entreprises de défense ukrainiennes cherchent désormais à exporter leurs capacités excédentaires et à profiter de l'essor mondial des dépenses militaires. Bien que le gouvernement ait récemment assoupli les restrictions à l'exportation mises en place en temps de guerre, chaque projet d'accord reste soumis à des contrôles rigoureux et à l'approbation de l'État.
L'Ukraine et de nombreuses autres nations alliées à l'Occident dépendent fortement du système Patriot de fabrication américaine pour intercepter les missiles balistiques.
Mais les missiles Patriot sont de plus en plus rares en raison de leur déploiement massif dans le Golfe pour contrer les attaques iraniennes. Par ailleurs, le seul système antimissile balistique européen, le SAMP/T italo-français, est produit en quantités relativement faibles.
Pour abattre un projectile balistique, le système Patriot - fabriqué par Raytheon et Lockheed Martin - nécessite souvent deux ou trois missiles de défense aérienne, chacun coûtant plusieurs millions de dollars, a déclaré Shtilierman.
« Si nous parvenons à réduire ce coût à moins d'un million de dollars, cela changera radicalement la donne en matière de solutions de défense aérienne », a-t-il déclaré lors d'une interview. « Nous prévoyons d'intercepter le premier missile balistique fin 2027. »
[...] Le missile FP-9, plus imposant et capable d'emporter une ogive de 800 kg jusqu'à 850 km, est sur le point d'entrer en phase de test et placerait Moscou à portée de l'arsenal balistique ukrainien, a-t-il ajouté.
Shtilierman a déclaré que des frappes sur Moscou, entourée de certains des systèmes de défense aérienne les plus redoutables au monde, provoqueraient un « changement massif dans l'esprit des Russes et dans celui des hauts responsables en Russie ».
[...] L'autorité antimonopole ukrainienne a jusqu'en octobre environ pour se prononcer sur le projet d'acquisition, pour 760 millions de dollars, d'une participation de 30 % dans Fire Point par l'investisseur du Moyen-Orient, a déclaré Shtilierman. Les médias ukrainiens ont identifié le prétendant comme étant la société émiratie de défense Edge Group.
Cet investissement constituerait la première étape d'un projet de construction d'une plateforme de lancement spatial aux Émirats arabes unis, avec pour objectif à terme la mise en place d'une constellation de satellites européens en orbite basse. M. Shtilierman a indiqué que la situation géographique du pays, à proximité de l'océan Indien, et ses conditions favorables aux lancements spatiaux étaient un atout majeur. [...]
Reuters, Exclusif : Un fabricant de missiles ukrainien vise un système de défense aérienne « révolutionnaire » d'ici 2027, traduction automatique
Lundi 6/4, 17h10
Orbanovitch : un poco agitato.
La Serbie a déclaré avoir découvert des « explosifs d'une puissance dévastatrice » près d'un gazoduc transportant du gaz naturel russe vers la Hongrie et au-delà, ce qui a incité le principal candidat de l'opposition hongroise à dénoncer une possible opération sous faux drapeau visant à influencer les élections du pays.
Dimanche, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a déclaré avoir été informé par le président serbe, Aleksandar Vučić, de la découverte à proximité d'une extension du gazoduc TurkStream, qui transporte du gaz russe à travers les Balkans vers l'Europe centrale et orientale.
« Une enquête est en cours », a déclaré Orbán sur les réseaux sociaux, ajoutant qu'il avait convoqué une réunion d'urgence du conseil de défense du pays.
Cet incident survient une semaine avant que les Hongrois ne votent lors d'élections législatives cruciales, où le pouvoir d'Orbán, qui dure depuis 16 ans, est confronté à un défi sans précédent de la part de Péter Magyar, ancien membre éminent du parti au pouvoir, le Fidesz.
[...] Cet incident, survenant alors qu'Orbán est à la traîne dans les sondages, a suscité un examen politique approfondi à travers la Hongrie. Dimanche, Magyar a déclaré sur les réseaux sociaux que lui et le parti Tisza avaient été avertis par plusieurs sources qu'un événement pourrait se produire en Serbie aux alentours de Pâques, « impliquant probablement un gazoduc », et prétendument mené avec l'aide de la Serbie et de la Russie. « Et maintenant, c'est arrivé », a-t-il affirmé.
Il a exhorté le gouvernement d'Orbán à cesser de semer la panique et de provoquer des troubles. « Les Hongrois ont toutes les raisons de craindre que le Premier ministre sortant, suivant les conseils d'agents russes, tente d'instiller la peur au sein de sa population par des opérations sous faux drapeau », a-t-il déclaré. « Je tiens également à préciser qu'il ne pourra pas empêcher la tenue des élections de dimanche prochain. » [...]
The Guardian, Le Premier ministre hongrois est accusé d'opération sous faux drapeau après que la Serbie a annoncé la découverte d'explosifs près d'un oléoduc, traduction automatique
Lundi 6/4, 12h25
Drones : face à face.
Ils sont en train de chasser les mauvais esprits russes en direction de Pokrovsk. Images magnifiques du travail de combat des opérateurs de drones du bataillon de systèmes sans pilote « BLACK SKY ».
Les Russes ont commencé à larguer des mines « pain d'épice » depuis des drones, rapportent l'armée et le Service national des situations d'urgence. Elles font la moitié de la taille des « Lepestok » et sont presque invisibles, mais elles contiennent à l'intérieur environ 30 grammes de plastide, soit assez pour arracher une jambe.
C'est lundi, mais c'est férié : on répare nos conneries ?
[...] « [...] SpaceX, par exemple, vise à faire progresser la technologie des fusées au point de pouvoir étendre la vie et la conscience au-delà de la Terre, vers la Lune, vers Mars, et finalement vers d’autres systèmes stellaires. »
Selon [Elon Musk], l’avenir de l’humanité passe par la conquête de l’espace, jusqu’aux étoiles, afin de devenir une civilisation spatiale.
[...] Le premier obstacle est celui des distances. Le système de trois étoiles appelé Alpha du Centaure, le plus proche du système solaire et comprenant la plus proche étoile, Proxima, se situe à 4,37 années-lumière, soit la bagatelle de 41 000 milliards de kilomètres.
À titre de comparaison, la sonde Voyager 1, lancée en septembre 1977, est l’objet d’origine humaine le plus lointain. Elle est maintenant située à plus de 25 milliards de kilomètres. Elle poursuit son chemin à environ 17 kilomètres par seconde et devrait atteindre une distance de 1 jour-lumière d’ici environ un an. À ce rythme, Voyager 1 atteindrait la distance équivalente à celle qui nous sépare d’Alpha du Centaure en un peu moins de 77 000 ans !
Pour que le voyage d’une hypothétique sonde se fasse en une durée raisonnable, disons comparable à la durée de vie humaine, il faudrait qu’elle se déplace à une vitesse au moins 1 000 fois supérieure à celle atteinte par Voyager 1. Ainsi, si on imagine un vaisseau de 1 000 tonnes (ce qui serait pourtant bien trop petit pour assurer la survie d’un humain durant la totalité du voyage), lancé vers Alpha du Centaure à une vitesse moyenne égale au dixième de celle de la lumière, en tenant compte de phases d’accélération et de décélération, il mettra environ quarante-cinq ans pour atteindre son objectif.
À sa vitesse de croisière, sa seule énergie de mouvement (dite énergie cinétique, égale à la moitié du produit de sa masse par le carré de sa vitesse) atteindra 450 exajoules (1 exajoule correspond à 1018 joules], ce qui est du même ordre de grandeur que la consommation de toute l’humanité en un an (un peu moins de 600 exajoules).
[...] En réalité, atteindre un autre système stellaire, même avec de simples sondes, ne sera possible que lorsque nous disposerons d’une quantité d’énergie très supérieure à celle dont l’humanité dispose aujourd’hui.
En d’autres termes, envisager un voyage interstellaire suppose implicitement que l’humanité dispose d’un surplus énergétique colossal, stable et durable, lui permettant d’en consacrer une fraction significative à ces projets durant plusieurs générations.
Or, tout indique l’inverse. La décarbonation, l’adaptation climatique, la stabilisation des systèmes agricoles, hydriques et industriels mobilisent déjà – et mobiliseront durablement – l’essentiel des capacités énergétiques et des ressources matérielles. La limitation de ces dernières entraîne l’humanité du XXIᵉ siècle dans une course à la sobriété, subie ou volontaire.
Comme nous venons de le voir, un projet interstellaire exigerait non pas un surplus marginal, mais un changement d’échelle des quantités d’énergie et de matière utilisées. Un unique vaisseau consommerait à lui seul une quantité d’énergie comparable à celle consommée par le monde entier pendant des millénaires !
La conclusion est alors inéluctable : comme il n’existe pas d’énergie magique, le voyage interstellaire rapide avec une masse conséquente est pour l’instant totalement hors de notre portée énergétique. [...]
The Conversation, Le rêve d’Elon Musk d’établir une « humanité interstellaire » est vain
Lundi 6/4, 11h50
Mines.
Deux militaires finlandais disposent des mines antipersonnel dans une forêt lors d’une journée ouverte aux médias organisée par la brigade de Kainuu, une unité de l’armée finlandaise basée à Kajaani, en Finlande, le 3 février 2026. La Finlande a décidé d’utiliser cette arme pour sécuriser sa frontière avec la Russie. Pour cela, Helsinki a dû quitter le traité prohibant les mines antipersonnel. Alessandro Rampazzo/AFP
[...] Les mines antipersonnel sont des armes « conçue[s] pour exploser du fait de la présence, de la proximité ou du contact d’une personne et destinée[s] à mettre hors de combat, blesser ou tuer une ou plusieurs personnes ». [...] En raison, notamment, de leur incompatibilité avec les règles cardinales relatives à la conduite des hostilités en droit international humanitaire, les mines antipersonnel sont interdites.
Lors de leur déclenchement, ces armes sont en effet incapables de distinguer entre une personne civile et un militaire, ce qui constitue une violation de la règle de la distinction. De même, lorsqu’elles ne tuent pas, ces armes mutilent, en violation de l’interdiction des maux superflus. Bien que ces règles suffisent à elles seules à en prohiber l’utilisation, l’interdiction des mines antipersonnel fait l’objet d’un Traité international. Adopté en 1997 à Ottawa, ce Traité ne se limite pas à interdire le recours à ces armes, mais prévoit également l’interdiction de leur mise au point, de leur production, de leur acquisition, de leur stockage, de leur conservation et de leur transfert.
Aujourd’hui, 161 États sont parties à ce Traité, qui a eu, depuis 1997, d’indéniables effets positifs, tels que la diminution drastique du nombre de pays producteurs de mines – passé de 50 en 1999 à une dizaine aujourd’hui – et la destruction de plus de 55 millions de mines stockées. Mais certaines décisions récentes ravivent les préoccupations. Dans le courant de l’année 2025, cinq pays – l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Finlande et la Pologne – ont annoncé leur retrait du Traité, invoquant des impératifs de sécurité.
Par ailleurs, l’Ukraine a fait savoir qu’elle suspendait l’application de la Convention en raison du conflit qui l’oppose à la Russie, pour tenter de contourner l’interdiction qu’ont les États parties au Traité de s’en retirer lorsqu’ils sont engagés dans un conflit armé. Cette suspension n’est cependant pas envisagée par la Convention, puisque cela irait totalement à l’encontre de son but si des États en situation de conflit pouvaient finalement décider d’avoir recours à des mines antipersonnel.
[...] non seulement ce sont les civils qui en sont les premières victimes, mais l’efficacité militaire de ces armes est remise en cause. Elles n’offrent pas véritablement de garantie de sécurité et n’ont aucun effet sur la protection des frontières. Comme nous avions eu l’occasion de le souligner lors de l’annonce de ces retraits, « il est donc possible à la fois de poursuivre la satisfaction d’avantages militaires et de minimiser le coût humain des conflits ». Grâce aux avancées technologiques faites en 30 ans, de nombreuses alternatives existent aujourd’hui, à l’image des systèmes modernes d’armes à guidage de précision ou des nouvelles technologies de surveillance du terrain.
En outre, l’argument selon lequel ces armes devraient pouvoir être utilisées en raison du fait qu’elles sont utilisées par l’adversaire est irrecevable. En droit international humanitaire, la règle de la réciprocité ne s’applique pas : qu’une partie au conflit le viole n’autorise pas une autre à faire de même.
[...] Le respect du droit international humanitaire est l’affaire de l’ensemble de la communauté, et peut-être encore davantage lorsqu’il s’agit des mines antipersonnel dont 90 % des victimes sont des personnes civiles et parmi elles près de la moitié sont des enfants.
À l’heure où la France, avec d’autres, se prépare à l’hypothèse d’un conflit de haute intensité, il est essentiel que l’ensemble de la population non seulement soit sensibilisé aux règles applicables dans les conflits armés mais se mobilise pour leur pleine et entière application. Ce n’est pas lorsque les temps sont troublés qu’il convient de saisir des enjeux relatifs au respect du droit et de l’État de droit – il sera alors trop tard – mais dès le temps de paix, en consolidant les règles existantes, plutôt qu’en contribuant à les éroder. L’objectif reste un monde sans mines, où vivre debout est un droit, pas un défi.
The Conversation, Mines antipersonnel : l’inquiétant retour d’une arme que le droit avait bannie
Lundi 6/4, 11h40
Les Russes devraient demander des Patriots à Trump.
Les limitations des systèmes de défense aérienne russes disponibles et les difficultés inhérentes à la protection d'infrastructures de grande envergure sur des milliers de kilomètres entravent les efforts du Kremlin pour se défendre contre les frappes ukrainiennes à longue portée.
Les frappes ukrainiennes de la nuit du 4 au 5 avril s'inscrivent dans une série de frappes à longue portée menées par l'Ukraine contre huit cibles distinctes d'infrastructures pétrolières et de défense russes au cours des 13 jours précédents (depuis la nuit du 22 au 23 mars). Parmi ces cibles figurent les terminaux pétroliers d'Oust-Louga et de Primorsk (oblast de Léningrad), les raffineries de Kstovo (oblast de Nijni Novgorod), de Kirishi (oblast de Léningrad), de Iaroslavl (oblast de Iaroslavl) et d'Oufa (République de Bachkirie), ainsi que les usines d'armement de Togliatti et de Tchapaïevsk (oblast de Samara).
Les cibles frappées par les forces ukrainiennes s'étendent sur plus de 1 700 kilomètres, de Primorsk et d'Oust-Louga (oblast de Léningrad) à Oufa (République de Bachkirie). Les forces ukrainiennes ont frappé certaines de ces cibles à plusieurs reprises durant cette période, mais la dispersion géographique et la grande taille des installations entravent probablement les efforts de défense aérienne russes. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 avril, traduction automatique
Dimanche 5/4, 19h00
C'est dimanche et, un instant — ah, zut, j'ai cru qu'il invectivait Putler...
Les démocrates réagissent aux propos injurieux et virulents tenus ce matin par Trump sur Truth Social.
Le sénateur Bernie Sanders a qualifié ces propos de « dangereux et déconnectés de la réalité », écrivant sur son compte X : « Un mois après le début de la guerre en Iran, voici la déclaration du président des États-Unis le dimanche de Pâques. Ce sont les divagations d'un individu dangereux et mentalement instable. Le Congrès doit agir MAINTENANT. Il faut mettre fin à cette guerre. »
Le sénateur Chris Murphy a qualifié la situation de totalement aberrante, publiant sur les réseaux sociaux : « Si j’étais membre du cabinet de Trump, je passerais Pâques à consulter des constitutionnalistes au sujet du 25e amendement. C’est complètement, totalement aberrant. Il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres. »
Lors d'une intervention sur MS Now, la représentante Becca Balint a déclaré : « Si le président Biden ou le président Obama avaient tenu des propos similaires, toutes les chaînes d'information en auraient parlé sans interruption et tous les membres de l'opposition auraient crié au scandale et exigé leur démission. »
The Guardian, Crise au Moyen-Orient en direct : Trump utilise un message injurieux sur les réseaux sociaux pour menacer les infrastructures iraniennes, traduction automatique
« Pour certains Japonais, nous sommes comme des extraterrestres. Ils s'inquiètent de notre présence en Ukraine et nous disent de faire attention », expliquent Sara et Hiroki, membres du groupe japonais Heavenphetamine.
Ils se sont rendus pour la première fois en Ukraine en 2021. Et en mai 2022, après le début d'une offensive russe de grande envergure, ils ont entrepris une tournée caritative dans les pays européens afin de collecter des fonds pour soutenir les fondations caritatives ukrainiennes et les forces armées ukrainiennes.
[...] Nous sommes venus en Ukraine pour la première fois en décembre 2021 et nous en sommes tombés amoureux. Après le début de l'invasion à grande échelle, nous sommes revenus ici pour voir des amis et organiser des concerts.
Lors de notre représentation à Odessa, une coupure de courant a interrompu le spectacle. Nous avons vérifié le matériel et constaté quelques problèmes. À Tchernivtsi, une autre coupure de courant est survenue pendant le spectacle ; nous avons dû attendre le démarrage du générateur pour pouvoir le reprendre.
Il est difficile de dire quelle ville ukrainienne nous avons préférée. Nous avons rencontré beaucoup de gens intéressants à Khmelnytskyi, alors probablement Khmelnytskyi. Les gens sont très importants ; ils influencent directement l’impression que l’on se fait d’une ville.
Nous apprécions les Ukrainiens. Ils sont plus sympathiques que les Japonais.
Le point le plus négatif était l'infrastructure : les routes sont pleines de nids-de-poule et les toilettes publiques sont souvent sales ou hors service. On ne voit pas ça au Japon. Et au Japon, même en hiver, les toilettes sont très chaudes grâce aux sièges chauffants.
Pour certains Japonais, nous sommes comme des extraterrestres. Ils s'inquiètent de notre présence en Ukraine et nous conseillent d'être prudents. [...]
Hromadske, « C’est plus facile pour nous en Ukraine. » Le groupe Heavenphetamine parle des Ukrainiens, de la guerre, de la culture, de la compétition et du bortsch, traduction automatique
Youtube [ici avec une invitée à la flûte, le 2 mai 2024 à Vinnytsia]
Dimanche 5/4, 11h35
Comment ça se passe : prendre un train.
Sur le quai de la gare de Lviv, des ordures jonchent le sol autour d'une poubelle en fonte. Un corbeau, à l'aide de son bec, vide la poubelle de ses détritus et les jette par terre. Loin d'agacer, ce comportement insolent contribue au contraire à détourner l'attention des pensées angoissantes qui nous assaillent avant d'entreprendre un voyage en train en Ukraine.
[...] Les Russes ont intensifié leurs attaques contre les voies ferrées dès le début de l'année 2026. Au 24 mars 2026, 472 attaques avaient été recensées, endommageant 1 128 installations, 12 gares, 81 locomotives, 40 voitures de voyageurs et 145 wagons de marchandises.
[...] Pour évaluer les changements intervenus ces derniers mois dans les règles de sécurité à Ukrzaliznytsia, marqués par une intensification significative des bombardements, l'équipe de Hromadske est partie de Lviv pour Kharkiv avec des cheminots expérimentés en matière d'évacuation.
[...] Oksana ferme la porte de l'intérieur, le train démarre. Je lui demande si elle a des rituels particuliers avant le départ, comme prier ou faire le signe de croix. Elle rit et répond brièvement : « Non. Tout ira bien ! »
[...] Tous les contrôleurs d'Ukrzaliznytsia ont suivi une formation aux premiers secours. Chaque compartiment est équipé d'une trousse de premiers secours contenant un garrot, un pansement compressif, un agent hémostatique et une couverture de survie. Chaque train dispose également d'une civière.
[...] « Les passagers ont suivi les instructions du contrôleur. Seul bémol : certains n’ont pas pu se séparer de leurs valises. Or, les valises entravent une évacuation rapide. Il est conseillé de n’emporter que l’essentiel : les papiers et les objets de valeur », explique le chef de gare. Autrement dit, il est désormais judicieux d’avoir toujours un petit sac à main sur soi lorsqu’on voyage en train, pour y ranger ses affaires.
[...] La contrôleuse Lyudmila, du wagon voisin, conseille aux passagers qui viennent d'arriver de fermer la fenêtre à store enrouleur la nuit et de dormir la tête tournée vers la porte. « Pour qu’en cas d’accident, le verre vous tombe sur les pieds et non sur la tête », précise-t-elle dans un commentaire à hromadske.
[...] En réalité, la direction des chemins de fer explique que les fréquentes évacuations de passagers depuis le printemps 2026 sont dues à des attaques de drones pilotés en temps réel. Autrement dit, si auparavant les Russes bombardaient des installations ferroviaires fixes, ils « chasse » désormais directement le matériel roulant. [...]
Hromadske, « Nous vous recommandons de vous allonger les pieds face à la fenêtre. » Évacuation des passagers et autres consignes de sécurité sur la voie ferrée en feu, traduction automatique
Dimanche 5/4, 10h40
Comment ça se passe : un dollar l'année de prison.
Le 5 mars, un tribunal russe de la partie occupée de la région de Zaporijia a condamné Galina Bekhter, âgée de 68 ans, à 11 ans de prison pour « trahison d'État ». L'affaire fait suite à un virement effectué via l'application mobile d'une banque ukrainienne. Selon les services de sécurité russes, l'argent était destiné à soutenir les forces armées ukrainiennes. Le cas de Mme Bekhter est loin d'être isolé. Les tribunaux des territoires occupés font régulièrement état de condamnations pour des transferts d'argent que les enquêteurs interprètent comme une aide à l'armée ukrainienne.
Le cas de Bekhter n'est pas isolé. Marina Belousova travaillait comme couturière à Prymorsk, dans la région de Zaporijia occupée, où elle s'occupait de sa mère de 86 ans, devenue aveugle. En mai 2025, Belousova a été arrêtée. De prison, elle a écrit à des bénévoles : « Mon Dieu, une chose si insignifiante, et pourtant, elle m'a coûté si cher. C'est un chemin sans retour. » Elle faisait référence à 450 hryvnias (10,27 $) qu'elle avait envoyées à une fondation ukrainienne. Selon un proche, Belousova ne considérait pas ce transfert comme grave : « C'est tout à fait son genre ; si elle fait quelque chose, ce n'est jamais par méchanceté. Elle-même a dit qu'elle ne pensait pas que cela puisse lui valoir une telle peine. » Le tribunal a condamné Marina à 12 ans et demi de prison dans une colonie pénitentiaire.
[...] Selon les données des chercheurs, en 2025, environ 10 % des poursuites engagées pour « trahison d'État », « espionnage » et « coopération confidentielle avec un État étranger » concernaient des dons à des organisations ukrainiennes ou des transferts que les enquêteurs ont interprétés comme un soutien financier aux forces armées ukrainiennes.
[...] Dans de nombreux cas de ce genre, la principale source de preuves ne provient pas d'une enquête approfondie, mais d'un simple contrôle téléphonique. Selon Evgueni Smirnov, avocat au sein du cabinet « Premier Département », cela se produit le plus souvent lorsqu'une personne franchit la frontière, par exemple à l'aéroport de Sotchi ou à d'autres points de passage entre la Russie et les territoires occupés.
Lors de ces contrôles, les services de sécurité russes examinent le contenu des téléphones, ouvrent les applications bancaires et consultent l'historique des transactions. S'ils découvrent un virement vers un compte ukrainien qu'ils estiment lié au soutien aux forces armées ukrainiennes, cela peut suffire à engager des poursuites pénales. Parfois, le dossier ne contient ni justificatifs de paiement ni captures d'écran d'applications ; les preuves peuvent alors se limiter à des échanges de courriels dans lesquels une personne déclare avoir effectué un virement.
[...] Parmi les personnes inculpées dans des affaires de transferts vers des comptes ukrainiens, nombreuses sont les femmes, souvent âgées. Ces dernières sont plus susceptibles de continuer à faire des allers-retours entre les territoires occupés et la Russie pour régler des questions quotidiennes liées au logement ou aux documents, ce qui les expose davantage à des contrôles.
Selon l'avocat Nikolaï Polozov, cette focalisation sur les femmes pourrait également être liée à la logique même de la répression. « L'objectif est de terroriser différentes catégories de la population, de montrer que personne n'est à l'abri, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, d'une personne âgée ou d'un jeune », explique-t-il.
Comme le souligne Polozov, la persécution des personnes vulnérables a un effet démoralisant plus fort : « C’est une tentative d’utiliser le sort tragique de ces femmes pour montrer aux autres ce qui arrive à ceux qui s’opposent aux autorités russes. » [...]
The Insider, Le prix de quelques centimes : des femmes dans les régions d'Ukraine occupées par la Russie sont emprisonnées pour de minuscules paiements à l'Ukraine, traduction automatique
Galina Bekhter au tribunal
Dimanche 5/4, 10h30
Pétrole.
Les alliés étrangers de l'Ukraine ont demandé à Kyiv de suspendre ses attaques de drones contre les raffineries de pétrole russes, alors que la guerre menée par les États-Unis et Israël en Iran fait grimper les prix du carburant dans le monde entier, a déclaré Kyrylo Budanov, chef de l'administration présidentielle, à Bloomberg dans une interview publiée le 4 avril.
Les prix du pétrole ont explosé dans le contexte de l'escalade de la guerre en Iran, qui en est à sa sixième semaine. Les installations énergétiques du Moyen-Orient ont été prises pour cible tout au long du conflit, tandis que l'Iran a également fermé le détroit d'Ormuz, une voie navigable stratégique par laquelle transite environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole.
M. Budanov a déclaré à Bloomberg que l'Ukraine avait reçu des demandes de ses alliés pour qu'elle mette fin à sa campagne régulière de frappes contre les raffineries de pétrole en Russie en raison de la flambée des prix.
« Répondons à cela de manière diplomatique. Nous recevons certains signaux à ce sujet », a-t-il déclaré, sans fournir de détails supplémentaires. M. Budanov n'a pas précisé quels pays avaient demandé à l'Ukraine de suspendre ses attaques. [...]
The Kyiv Independent, L'Ukraine a été invitée à réduire ses attaques contre les raffineries de pétrole russes face à la flambée des prix liée à la guerre contre l'Iran, a déclaré Budanov, traduction automatique & Deepl
Des drones ukrainiens ont frappé la raffinerie de pétrole Lukoil située dans la ville russe de Kstovo dans la nuit du 5 avril, ont rapporté des chaînes d'information russes sur Telegram.
Des photos et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux semblent montrer d'importantes flammes s'élevant de la raffinerie. Une violente explosion a été observée, illuminant le ciel nocturne au-dessus de ce qui serait la raffinerie Lukoil-Nizhegorodnefteorgsintez, située dans l'oblast de Novgorod, en Russie.
Cette dernière attaque intervient alors que les responsables ukrainiens ont reconnu que des alliés étrangers avaient demandé à Kyiv de suspendre les attaques de drones contre les raffineries de pétrole russes, alors que la guerre américano-israélienne en Iran fait grimper les prix du carburant dans le monde entier. [...]
The Kyiv Independent, L'Ukraine aurait mené des frappes contre une raffinerie russe de Lukoil, ignorant les appels à la détente face à la flambée des prix des carburants, traduction automatique & Deepl
Comment ça se passe : je suis russe et je veux bien tout supporter sauf la fin de Telegram.
Le Kremlin continue de faire face à une réaction plus virulente de la population russe concernant le renforcement de sa censure ces dernières semaines que Moscou ne l'avait probablement anticipé ou auquel il n'était pas préparé.
Un sondage réalisé du 27 au 29 mars par le Forum d'opinion publique (FOM), un institut proche du Kremlin, a révélé que la cote de confiance envers le président russe Vladimir Poutine a chuté de cinq points, passant de 76 % à 71 % depuis le 22 mars – soit la plus forte baisse depuis 2019. Les sondages hebdomadaires du FOM montrent une baisse constante de la cote de confiance envers Poutine depuis le 8 février 2026, juste avant que le Kremlin ne restreigne considérablement l'accès à Telegram les 9 et 10 février. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 4 avril, traduction automatique
Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, a rompu le silence sur les tentatives de la Russie de bloquer l'application de messagerie, écrivant dans un message sur sa chaîne Telegram que les autorités russes avaient déjà essayé d'interdire Telegram et avaient passé des années à essayer d'interdire les VPN.
Malgré ces efforts, écrit-il, 65 millions de Russes utilisent encore quotidiennement Telegram via un VPN, et plus de 50 millions d'entre eux envoient des messages chaque jour.
Les tentatives de blocage n'avaient fait que provoquer une panne bancaire généralisée, a écrit Durov, l'argent liquide étant brièvement devenu le seul moyen de paiement possible dans tout le pays la veille. [...]
Meduza, Le fondateur de Telegram affirme que 65 millions de Russes utilisent quotidiennement l'application via un VPN malgré les tentatives de blocage, traduction automatique
L'autorité fédérale russe de régulation d'Internet, Roskomnadzor, a ordonné aux médias russes de supprimer les articles établissant un lien entre les perturbations généralisées survenues dans les principales banques russes le 3 avril et les activités de blocage de sites web menées par l'agence.
Le magazine économique russe Forbes et la chaîne Telegram Mash ont déjà retiré leurs articles. La chaîne Telegram Dvach a relayé la demande de retrait et publié une capture d'écran de la notification de Roskomnadzor, indiquant que le contenu visait à « déstabiliser la situation politique en Russie ». [...]
Meduza, L'autorité russe de régulation d'Internet ordonne aux médias de supprimer les articles liant les perturbations bancaires à son activité de blocage de sites web, traduction automatique
Alors que Roskomnadzor, l'agence fédérale russe de censure, continue de bloquer Telegram, les utilisateurs à travers le pays cherchent des solutions de contournement. Non pas, comme on pourrait s'y attendre, en se tournant vers une autre application de messagerie échappant encore à la vigilance de l'agence, mais vers des recoins bien moins évidents d'Internet, voire vers des objets du quotidien. Jeux en ligne, outils bureautiques, appareils électroménagers : presque tout, semble-t-il, peut servir de canal de communication pour éviter d'installer Max, l'application de messagerie officielle. Voici quelques-unes des méthodes les plus insolites trouvées par les Russes pour rester en contact.
[...] une vidéo d'Alina, une Moscovite vivant désormais à Bali, est devenue virale sur Instagram – et, une fois de plus, un chat y faisait son apparition. Elle expliquait avoir réussi à appeler ses parents en Russie grâce à un distributeur automatique de croquettes équipé d'une caméra, après avoir épuisé tous les autres moyens de communication. Le propriétaire légitime du distributeur, un chat nommé Snezhok, semblait pour le moins peu ravi.
[...] Pour ceux qui n'ont pas besoin de vidéo et se contentent de texte, il existe des solutions plus simples. D'après le quotidien économique Kommersant, les Russes communiquent entre eux par messagerie instantanée dans des jeux en ligne, notamment des applications d'échecs, et même sur la plateforme d'apprentissage des langues Duolingo.
[...] Les documents en ligne permettant l'édition collaborative offrent une autre solution. Les fichiers partagés sur des plateformes comme Google Docs ou Yandex Docs peuvent servir de forums de discussion improvisés. Un blogueur a même lancé une chaîne musicale au sein d'une simple feuille de calcul, avec commentaires et réactions aux publications. [...]
Meduza, Telegram étant bloqué, les Russes se tournent vers les distributeurs de croquettes pour chats, les petites annonces et les aspirateurs robots pour rester en contact, traduction automatique
Le propagandiste Sergueï Karnaukhov s'indigne que le gouvernement dépense des milliards pour lutter contre les VPN , tandis que la chaîne Z DONTSTOPWAR écrit qu'au lieu de ralentir Telegram, il serait préférable de « baisser les prix dans les magasins et les tarifs ».
Le blogueur pro-guerre Mikhaïl Polynkov compare la situation actuelle à la construction d'un « camp de concentration numérique ». « La question persistante du "pourquoi ?" est purement rhétorique », ajoute le correspondant de guerre Vladislav Evtouchenko, évoquant le retour aux pratiques soviétiques. [...]
iStories, Les blocages d'Internet ont même retourné des partisans contre le gouvernement. Les ultrapatriotes parlent d'un « camp de concentration numérique », traduction automatique
Conversation téléphonique fixe. Le dirigeant de Rostelecom appelle les Russes à installer des téléphones fixes. Photo : Atle Staalesen
Face aux coupures généralisées des services internet mobile, le directeur de la plus grande entreprise de télécommunications de Russie a conseillé à la population de revenir aux communications par ligne fixe. [...]
The Barents Observer, Les Russes sont invités à revenir aux téléphones fixes, traduction automatique
Samedi 4/4, 19h00
Orbanovitch, l'a(r)gent de Moscou.
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a de nouveau appelé Bruxelles à suspendre« avec effet immédiat » les sanctions sur « l’énergie russe » afin d’éviter« une grave crise énergétique », a-t-il déclaré dans une vidéo sur Facebook, dans laquelle il dit s’être « concerté avec Robert Fico », le président slovaque.
Dans la dernière ligne droite des campagnes législatives en Hongrie, Viktor Orban a aussi réaffirmé que « Bruxelles doit contraindre le président Zelensky à ouvrir immédiatement l’oléoduc Droujba ». « Il faut rejeter et abandonner les projets qui proposent de nous affranchir de l’énergie russe pour adopter la politique énergétique de Bruxelles, plus coûteuse et inabordable pour les familles », a ajouté le dirigeant, proche de la Russie. [...]
La Russie a commencé samedi l'évacuation de 198 employés supplémentaires de la centrale de Bouchehr en Iran, après une nouvelle frappe sur le secteur de la centrale samedi, «fermement» condamnée par Moscou. «La principale vague d'évacuation des employés de Rosatom d'Iran a commencé aujourd'hui comme prévu», a déclaré directeur général de Rosatom Alexeï Likhatchev cité par l'agence Tass.
Les bus transportant «198 personnes» sont partis vers la frontière arménienne «à peu près 20 minutes après» une nouvelle frappe sur le secteur de la centrale nucléaire, a-t-il indiqué, ajoutant qu'il s'agissait de «la plus grosse évacuation» du personnel russe de cette centrale depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Le site de cette centrale dans le sud de l'Iran a été touché samedi par une frappe américano-israélienne, tuant un agent de sécurité, a rapporté un média d'État iranien. La Russie a en partie construit cette centrale et des techniciens russes aident à son fonctionnement.
«Nous condamnons fermement cette action funeste», a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova dans un communiqué, demandant que cessent «immédiatement» les frappes «sur les installations nucléaires iraniennes, y compris la centrale nucléaire de Bouchehr». [...]
Le Figaro, Guerre en Iran : Moscou évacue 198 employés de la centrale iranienne de Bouchehr touchée par une frappe
Victor Pavlov a présenté l'arme la plus récente et la plus polyvalente d'Ukraine : un robot terrestre alimenté par batterie.
Ces véhicules terrestres sans pilote se présentent sous diverses formes et tailles. L'un d'eux se déplace sur des chenilles et ressemble à une camionnette de livraison de lait sans toit. Un autre est équipé de roues et d'antennes. Un troisième transporte des mines antichars. Depuis le printemps 2024, leur utilisation a connu une croissance exponentielle.
« Voilà à quoi ressemble la guerre moderne. Les armées du monde entier devront se robotiser », a déclaré Pavlov, lieutenant du 3e corps d'armée ukrainien. [...]
The Guardian, « La ligne de front, c'est comme Terminator » : des robots de combat redonnent espoir à l'Ukraine dans la guerre contre la Russie, traduction automatique
Samedi 4/4, 8h35
Soldats de Putler.
[...] Durant l’année écoulée, le savoir-faire technologique de l’Ukraine lui a permis de tuer et de blesser plus de soldats russes qu’il n’en avait été recruté. Mais selon les estimations du commandant en chef des forces armées ukrainiennes Oleksandr Syrskyi, le Kremlin prévoit d’incorporer plus de 400 000 nouvelles recrues en 2026, poursuivant ainsi sa stratégie dite du « hachoir à viande » : il s’agit de submerger l’Ukraine sur les lignes de front par le seul poids du nombre, tout en sapant le moral national en détruisant ses infrastructures énergétiques.
Bien sûr, ce « hachoir à viande » entraîne un niveau élevé de pertes du côté russe. Cela conduit certains observateurs occidentaux à suggérer que Vladimir Poutine pourrait être contraint de venir à la table des négociations simplement parce que son armée ne parvient pas à recruter suffisamment de troupes pour continuer ainsi.
L’idée que la Russie aura du mal à recruter suffisamment de soldats provient aussi de l’analyse de certaines de ses guerres passées, où le traitement déplorable de ses soldats et vétérans a parfois engendré des échecs notables. Durant la guerre soviéto-afghane dans les années 1980 et la première guerre russo-tchétchène dans les années 1990, les organisations de mères de soldats à travers la Russie ont mis en lumière les conditions dans lesquelles leurs fils servaient leur pays. [...]
[...] Ce thème reste omniprésent dans les reportages occidentaux sur la guerre. Les médias accordent une grande attention à l’esquive du service militaire, à la démoralisation des militaires et à l’indiscipline sur le front ukrainien, ainsi qu’au mauvais traitement médical des soldats. L’enrôlement de détenus purgeant des peines de prison, ainsi que de troupes provenant d’alliés comme la Corée du Nord et la Serbie, est également très présent dans la couverture médiatique occidentale.
Dans ce contexte, les autorités russes déploient de vastes campagnes de communication, présentant le métier de soldat comme un « vrai travail » pour de « vrais hommes », ce qui peut apparaître comme une tentative peu probante de rendre le métier des armes plus attrayant. Et le fait que les soldats semblent se battre uniquement pour de l’argent – ou parce qu’ils y sont contraints – laisse entendre que le soutien réel à la guerre est faible. [...]
Pour autant, la guerre actuelle diffère en plusieurs points essentiels des guerres précédentes de Tchétchénie et d’Afghanistan. Poutine est déterminé à empêcher toute rupture de relations entre la société et l’armée. Depuis les années 2000, il entreprend un effort concerté pour réinventer la relation entre l’armée, l’État et la société russe – précisément pour éviter que cette situation ne se répète.
[...] La Russie a entrepris des changements profonds et durables. Un conseil civique a été créé en 2006 sous la tutelle du ministère de la Défense – présidé par le cinéaste patriotique Nikita Mikhalkov – spécifiquement pour guider ce processus.
Cela a été suivi en 2008 par la Stratégie pour le développement des forces armées russes. Dans ce cadre, la Russie a introduit pour ses soldats d’importants avantages matériels liés au logement, aux retraites, aux salaires et aux garanties sociales. Le journal interne du ministère de la Défense russe, Krasnaïa Zvezda (l’Étoile rouge), a affirmé que, grâce à ces réformes, « les soldats sous contrat deviennent la classe moyenne du pays ».
[...] Ce programme de réformes s’est accompagné d’un travail de reconstruction du patriotisme militaire. Des organisations de la société civile, comme le Régiment immortel, contribuent à mobiliser la tradition militaire dont la Russie est si fière, héritée de la Seconde Guerre mondiale (connue en Russie sous le nom de « Grande Guerre patriotique »).
[...] d’un autre côté, de nombreux Russes vivent encore dans la précarité en raison de la difficile transition économique du pays après l’effondrement de l’Union soviétique dans les années 1990. Pour beaucoup de jeunes et moins jeunes hommes dans les régions de la Russie provinciale en désindustrialisation, l’armée est toujours perçue comme la seule perspective d’ascension sociale, surtout ces dernières années du fait des nouveaux avantages fournis aux soldats.
[...] Cela ne signifie pas qu’il n’existe pas de préoccupations concernant les conditions au sein de l’armée, la qualité de la protection sociale pour les soldats et leurs familles, et – en fin de compte – la légitimité de la guerre en Ukraine. La relation que l’État russe a tenté de rétablir avec la société, et avec ses hommes en particulier, reste problématique. [...] Mais les salaires militaires élevés et les primes d’engagement continuent d’attirer un flux régulier de recrues. Il convient donc de remettre en question l’idée selon laquelle les relations entre l’armée et la société vont se déliter et forcer la Russie à négocier. [...]
Affiche de recrutement photographiée en août 2025 à Kalouga (200 km au sud de Moscou) appelant à « rejoindre l’armée des vainqueurs » et promettant aux futurs soldats un salaire allant jusqu’à 5 millions de roubles (près de 50 000 euros) pour la première année complète. PhotoChur/Shutterstock
The Conversation, Malgré de lourdes pertes humaines en Ukraine, la Russie ne risque pas de manquer de soldats de sitôt
Charlie Walker, Associate Professor of Comparative Sociology, University of Southampton, et Bettina Renz, Professor of International Security, University of Nottingham. [En marge de l'article, l'un et l'autre déclarent avoir reçu des financements de Russia Strategic Initiative, sans que l'article ne fournisse de lien ].
La pression monte d'un cran dans les bureaux et les usines de la région de Riazan, à quelques heures de route de Moscou. Le gouverneur Pavel Malkov a récemment signé un décret demandant aux entreprises de plus de 150 salariés de fournir des listes de noms à l'armée. Ce n'est donc plus seulement l'État qui recrute, mais l'employeur. Il aura la lourde charge de choisir qui, parmi ses employés, fera le meilleur soldat.
Pour une PME de 150 à 300 employés, le patron devra trouver deux candidats. Si l'entreprise dépasse les 500 salariés, il faudra cinq noms. Le management se retrouve donc avec une nouvelle casquette. Outre la productivité ou le chiffre d'affaires, les chefs se transforment en recruteurs militaires. Officiellement pourtant, les «services sous contrat» proposés aux nouvelles recrues les font passer pour des volontaires, rapporte Business Insider.
Le texte, repéré par des médias indépendants russes et des experts en renseignement de source ouverte (OSINT), ne cible pas seulement le secteur public, les entreprises privées étant elles aussi obligées de fournir des hommes. Si un patron traîne un peu trop des pieds, les sanctions ne tardent pas à tomber. En s'appuyant sur les décrets de «préparation maximale» signés par Vladimir Poutine en 2022, les autorités locales peuvent infliger des amendes allant jusqu'à un million de roubles (10.700 euros environ) aux désobéissants. [...]
Slate, Certains patrons russes vont devoir choisir deux employés à envoyer au front en Ukraine
Samedi 4/4, 8h30
C'est le printemps.
L'Ukraine continue d'exercer une pression sur la Russie en obtenant des gains tactiques, opérationnels et stratégiques sur le champ de bataille.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré le 3 avril que, selon les services de renseignement ukrainiens et britanniques, la situation sur le front est la meilleure qu'ait connue l'Ukraine depuis dix mois (depuis juin 2025). Zelensky a également indiqué que les forces russes profitaient auparavant du brouillard pour mener des attaques et des infiltrations – un phénomène qui, d'après l'ISW, entrave les opérations de drones ukrainiennes et permet aux forces russes de mener des opérations terrestres – mais que l'arrivée du printemps et de ses journées ensoleillées rendra plus difficile pour les forces russes de se déplacer discrètement. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 avril, traduction automatique
Samedi 4/4, 0h35
Si vous n'étiez pas sur Terre ces dernières semaines.
Donald Trump, chantre du monde fossile, pourfendeur de l’action climatique et de l’accord de Paris (2015), rend un service involontaire, mais considérable, à la transition énergétique. Moins par conviction que par inadvertance. Parce que sa « politique », depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, a méthodiquement transformé les marchés du pétrole et du gaz en terrain d’instabilité chronique ; et, ce faisant, jeté une lumière crue sur la protection offerte par les technologies décarbonées face à ce chaos.
[...] La Commission européenne, qui bataille pour maintenir le cap de son pacte vert (Green Deal) face aux pressions récessives, bénéficie d’un argument puissant : l’impératif d’une protection contre les risques de la géopolitique trumpienne et – qui sait désormais ? – de ses successeurs. Comme en 2022, les entreprises à forte intensité énergétique (chimie, ciment, sidérurgie…) trouveront une motivation à accélérer leurs décisions d’investissement dans l’électrification ou les contrats d’approvisionnement en énergie renouvelable à long terme, précisément pour verrouiller un prix de l’énergie stable. Ce n’est plus seulement l’argument climatique qui prime dans leurs calculs, mais la gestion du risque de prix et de volumes.
[...] Dans un monde où le prix du pétrole peut varier massivement en quelques semaines sous l’effet d’une décision de politique étrangère, le coût apparent de la transition énergétique doit désormais être comparé non à un scénario fossile stable – dont il faut faire son deuil –, mais à un scénario fossile durablement chaotique. Cette correction change radicalement les arbitrages. [...]
Le Monde, « Donald Trump rend un service involontaire, mais considérable, à la transition énergétique »
Dissuasion nucléaire : l'assurance-vie des amis de l'humanité.
Donald Trump n’a que faire de la « poussière nucléaire », qui dort sous plus d’une centaine de mètres de roche près d’Ispahan, en Iran. Le président américain a affirmé ne plus se soucier du stock d’uranium hautement enrichi (à 60 %) par le régime, dans un entretien à l’agence Reuters, mercredi 1er avril. Jusqu’à récemment, il ne cessait pourtant d’envisager à voix haute de dépêcher des centaines de forces spéciales, dans un raid au sol, pour s’emparer de ce trésor, au cœur du programme nucléaire iranien à possible dimension militaire. Désormais, il balaye ce risque : « C’est si profondément sous terre que ça m’importe peu », assure-t-il.
[...] « Les militaires qui dirigent aujourd’hui l’Iran ont fait pression durant vingt ans sur le Guide suprême Ali Khamenei pour le convaincre de les doter enfin de l’arme nucléaire. C’est Khamenei qui maintenait le régime sur le seuil, et il a été tué au premier jour de cette guerre, le 28 février, rappelle l’un des meilleurs spécialistes du nucléaire iranien, Yoav Rosenberg, ancien haut gradé du renseignement militaire israélien. Ces dirigeants savent que nous voulons les renverser et les tuer. Ils ne manquent pas de motivation. Il ne fait aucun doute qu’ils se lancent désormais dans la course à la bombe. »
« Avec Khamenei, on a aussi tué la fatwa contre l’arme nucléaire », prévient aussi Ali Vaez, spécialiste de l’Iran au centre de réflexion International Crisis Group, en rappelant l’édit religieux rendu au début des années 2000 par le Guide suprême, selon lequel les armes de destruction massives étaient contraires à l’islam.
[...] Pour obtenir une bombe, l’uranium enrichi à 60 % doit être réenrichi à 90 %. Ce processus nécessite à peine 200 centrifugeuses (sur les 20 000 dont l’Iran disposait avant juin 2025), qu’il est possible d’assembler dans un espace restreint et discret, de la taille d’une grande salle de restaurant. L’uranium, à l’état gazeux, doit ensuite être transformé en uranium métal, puis en sphère. Il reste alors à doter la sphère d’une source à neutrons et d’un explosif, pour organiser une détonation qui compresse la matière au point de créer une réaction en chaîne.
« L’Iran n’est sans doute plus capable de fabriquer une bombe sophistiquée. Une partie de ses meilleurs scientifiques a été éliminée. Mais il est très facile de faire une bombe rudimentaire du type de celle utilisée lors de la seconde guerre mondiale », commente Richard Nephew, chercheur à l’université Columbia et ancien négociateur sur le nucléaire iranien sous Joe Biden.
Les principaux ingénieurs du SPND ont été tués un à un depuis 2018. Mais le programme comptait plusieurs centaines de scientifiques, selon des sources israéliennes. « Ces hommes sont idéologisés, et ils seraient aujourd’hui déterminés à mener le travail jusqu’au bout si on le leur ordonnait. Sans quoi trois décennies d’efforts n’auraient mené à rien selon eux », estime M. Koifman. [...]
Le Monde, Nucléaire iranien : la menace d’un régime radicalisé et lancé dans une course vers la bombe
Vendredi 3/4, 13h00
Sorte de chevelure.
Le Monde, Live — Les trajets des drones d’attaque et des missiles de croisière russes qui ont attaqué le territoire ukrainien dans la nuit de jeudi à vendredi et dans la matinée vendredi. COMPTE TELEGRAM « MONITORWAR », QUI SUIT LES MOUVEMENTS ET L’ACTIVITÉ DE L’AVIATION MILITAIRE RUSSE.
Vendredi 3/4, 8h20
Comment ça se passe : restreindre.
Le Kremlin met en place les conditions d'un durcissement imminent des restrictions sur les réseaux privés virtuels (VPN), qui permettent aux Russes de contourner la censure.
Le service russe de Forbes a rapporté le 31 mars que le ministre russe du Développement numérique, Maksut Shadayev, avait rencontré des représentants des principaux fournisseurs de télécommunications et plateformes numériques russes et leur avait demandé d'empêcher les Russes de contourner le blocage de l'accès à Internet en Russie. Une source du secteur informatique et une autre au sein d'une grande entreprise Internet ont indiqué à Forbes que M. Shadayev avait expressément demandé aux entreprises de télécommunications de rendre leurs services inaccessibles aux Russes via les VPN. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 avril, traduction automatique
Une loi entrée en vigueur le 1er avril autorise le Service fédéral de sécurité (FSB) russe à accéder légalement aux bases de données de toute organisation russe sans autorisation supplémentaire.
Bloomberg a rapporté le 31 mars qu'une nouvelle loi russe confère au FSB le pouvoir d'obtenir les bases de données de toute organisation sans mandat judiciaire, lui donnant ainsi accès aux bases de données d'entreprises, aux réseaux de télécommunications, aux communications financières et même aux contacts internationaux de scientifiques russes.
Alexander Khurudzhi, membre du parti russe « Nouveaux Hommes », a déclaré à Bloomberg qu'aucun mécanisme de contrôle n'existe pour garantir que le FSB supprime les copies ou les parties de bases de données, alors même que la loi stipule que les agents du service de sécurité sont responsables de toute utilisation illégale de copies ou de parties de bases de données. Cette loi, qui permet au FSB russe d'accéder aux données personnelles des Russes grâce à un accès immédiat aux bases de données situées sur le territoire russe, fait suite aux efforts déployés en 2023 pour contraindre les entreprises russes à stocker les données concernant les citoyens russes sur des serveurs situés physiquement en Russie. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 avril, traduction automatique
Le vice-président JD Vance se rendra en Hongrie les 7 et 8 avril [quelques jours avant les élections législatives] pour des rencontres bilatérales avec le Premier ministre Viktor Orban et pour prononcer un discours sur les relations américano-hongroises. [...]
The Kyiv Independent, Vance se rendra en Hongrie pour des entretiens avec Orban quelques jours avant les élections, traduction automatique
Jeudi 2/4, 22h15
Magie du verbe.
On ne comprend pas réellement la guerre en Iran en s’en tenant à ses seules dimensions géographique, militaire ou politique. Une autre grille de lecture, centrale et pourtant encore largement négligée, s’impose : la dimension financière.
Depuis le début du conflit, les prises de parole de Donald Trump exercent sur les marchés un effet comparable à celui d’un banquier central. Ses déclarations et publications sur les réseaux sociaux sont devenues des missiles stratégiques à visée financière qu’il convient d’apprendre à lire comme tels.
Ses mots redessinent les anticipations, déplacent des centaines de milliards en quelques minutes, et finissent parfois par imposer de nouvelles limites à la Maison-Blanche elle-même.
Les mouvements des marchés à grande échelle provoqués par le président ouvrent des potentialités d’enrichissement sans précédent dans l’histoire de la démocratie américaine : c’est ainsi que la guerre en Iran peut devenir un vecteur d’extraction de richesses selon le paradigme néo-royaliste analysé dans ces pages par Goddard et Newman d’un clan ou d’une petite cour.
L’urgence de cette lecture s’impose d’autant plus que les marchés constituent l’un des rares mécanismes exerçant une contrainte réelle sur Trump. Dans un environnement marqué par le brouillard de gestes erratiques, de revirements permanents accompagnés par des politiques réduits à leur rôle de courtisans, ce sont eux — et eux seuls — qui semblent capables de limiter voire infléchir ses décisions.
Comprendre cette grammaire, c’est se donner une boussole minimale dans un trumpisme aux effets mondiaux délétères. Pour les Européens et les Asiatiques, c’est aussi une condition de survie politique.
[...] Le commandant en chef de la première puissance militaire et financière agit sur les marchés, en temps réel, par la seule modulation de son vocabulaire. [...]
Le Grand Continent, Pourquoi Donald Trump envoie des missiles sur les marchés ? La logique cachée de la guerre en Iran
Jeudi 2/4, 22h00
Pouf.
L’armée russe n’a enregistré aucun gain territorial en Ukraine en mars, une première depuis septembre 2023, reculant même par endroits devant les forces de Kyiv, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW). L’armée russe ralentit depuis fin 2025 sous l’effet de contre-offensives dans le sud-est du pays, avec une avancée de 123 km² en février, ce qui constituait déjà la plus faible progression depuis avril 2024.
[...] L’ISW attribue ce ralentissement de l’armée russe sur les derniers mois aux contre-offensives ukrainiennes, mais aussi à «l’interdiction faite à la Russie d’utiliser les terminaux Starlink en Ukraine» et aux «efforts du Kremlin pour restreindre l’accès à Telegram». Cette messagerie très populaire en Russie, y compris sur le front, est à peine utilisable ces derniers mois du fait de blocages par les autorités tandis que Moscou encourage activement ses citoyens à opter pour la plateforme Max, que le pouvoir promeut comme une «messagerie nationale». [...]
Le Figaro, Ukraine : aucun gain territorial de la Russie en mars, une première depuis deux ans et demi
Jeudi 2/4, 21h55
Fenêtre d'opportunité.
LE FIGARO. - Dans votre livre choc « La Guerre d’après », vous mettez en garde contre le scénario d’une attaque russe contre Narva en Estonie, visant à tester la solidarité de l’Otan. Devient-il plus probable avec Trump et l’engagement américain en Iran ?
CARLO MASALA. - Le scénario devient plus probable aujourd’hui qu’il ne l’était il y a un an et demi, principalement parce que les États-Unis ont porté un coup majeur à l’article 5 (de la Charte de l’Otan, NDLR), quand ils ont menacé le Danemark d’utiliser la force pour prendre le Groenland. Cette tentative a été vue en Russie comme le signe évident du fait que les États-Unis ne sont plus dédiés à la sécurité de l’Europe. Le vice-ministre américain de la Défense, Elbridge Colby, nous a d’ailleurs signifié que nous devions désormais assurer la défense conventionnelle de l’Europe. Ce que je n’aurais pu imaginer, c’est que Trump allait aider la Russie en Ukraine. [...]
Le Figaro, Carlo Masala : « La Russie a une fenêtre d’opportunité parfaite pour attaquer l’Europe et regarder l’Otan s’effondrer »
La guerre menée par Trump en Iran a pesé lourd sur l'alliance de l'OTAN.
Jeudi 2/4, 8h40
Pacha est sorti de l'hôpital avant d'être guéri, mais il n'avait plus de fièvre et il a des antibiotiques. Il a signé la décharge et il est parti. S'il manquait trop de cours, il n'aurait pas pu passer l'examen à la fin de la formation. Il a dit qu'il avait appris des choses intéressantes et qu'il était content finalement. Donc, oui, il est sergent maintenant.
Il n'aura pas de congé avant le 21 avril (si tout se passe bien). Il veut aller au théâtre. Je lui ai expliqué qu'il faudra y aller avec un bouquet de fleurs et l'offrir à la comédienne ou au comédien qui l'aura impressionné. Il a dit : "Ah, mais non, je ne vais pas faire ça..." "Mais quoi, tu as été élevé chez les loups ?"
Lui aussi s'est inquiété que je ne donne pas de nouvelles : il y a pas mal d'attaques de drones sur la ville en ce moment et je pense que des équipements téléphoniques sont cassés. Les drones volent bas : on les voit et on les entend bien. L'autre jour, j'en suivais un du regard et tout à coup, il s'est mis à battre des ailes : c'était un oiseau !
Et chez vous, comment ça va ? [...]
Olga, Viber (vocal)
Jeudi 2/4, 8h35
Drones.
Depuis le 23 mars, l'ISW a recensé sept crashs de drones ukrainiens sur le territoire balte et finlandais, probablement dus à des opérations de guerre électronique russes.
L'ISW a notamment observé un drone s'écrasant en Lituanie le 23 mars ; deux en Lettonie et en Estonie le 25 mars ; deux en Finlande le 29 mars ; un en Estonie le 31 mars ; et un dans le sud-est de la Finlande le 1er avril.
Le 30 mars, Heorhii Tykhyi, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, a réagi aux informations selon lesquelles plusieurs drones ukrainiens auraient violé l'espace aérien finlandais le 29 mars, affirmant que ces drones avaient probablement dévié de leur trajectoire en raison d'interférences de guerre électronique russes.
Le 1er avril, Andriy Sybiha, ministre ukrainien des Affaires étrangères, a déclaré que les services de renseignement ukrainiens estimaient que les forces russes dirigeaient délibérément des drones vers les pays baltes à des fins d'information et de propagande. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er avril, traduction automatique
Jeudi 2/4, 8h30
Attaque contre les civils (suite).
La nouvelle tactique russe consistant à coupler une frappe nocturne de grande ampleur à une frappe diurne d'une ampleur équivalente risque d'aggraver les dommages causés aux civils.
Les forces russes ont lancé leur plus importante série de frappes contre l'Ukraine depuis le début du conflit, les 23 et 24 mars, déployant près de 1 000 drones et missiles lors d'une campagne de frappes prolongée s'étendant sur la nuit et le jour suivant.
Cette nouvelle tactique permet à la Russie de menacer des zones plus étendues d'Ukraine pendant des périodes plus longues et d'affecter de manière disproportionnée les zones civiles.
La Russie a par le passé lancé 700 projectiles, voire plus, lors d'une seule série de frappes nocturnes, mais il est possible qu'elle choisisse désormais de répartir ces centaines de projectiles sur des périodes plus longues afin de maximiser les dégâts et les perturbations parmi les civils. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er avril, traduction automatique
La fusée Artemis II de la NASA décolle pour une mission lunaire historique.
Mercredi 1/4, 21h05
Trumpitude : l'OTAN.
[...] Selon le Financial Times, le président américain a menacé de suspendre les livraisons d’armes à l’Ukraine afin de faire pression pour la formation d’une coalition destinée à rouvrir le détroit d’Ormuz. Selon ces responsables, il a brandi la possibilité d’interrompre les livraisons via le mécanisme PURL, un programme d’achats d’armements pour Kyiv financé par des pays européens, afin d’inciter les alliés à s’engager davantage. [...]
Après avoir passé des années à attaquer son efficacité et à dénoncer ses membres comme des profiteurs dépensiers, Donald Trump semble désormais sur le point de faire ce qui était autrefois impensable : retirer les États-Unis de l’OTAN.
Une telle décision constituerait un séisme politique pour l'architecture de sécurité occidentale mise en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et qui a résisté à la confrontation de la guerre froide avec l'Union soviétique avant de s'étendre après la chute du communisme en Europe de l'Est en 1989.
L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, nom officiel de l'alliance, a été créée en 1949 avec un noyau initial de 12 membres – dont les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, le Canada et le Danemark – et s'est depuis étendue à 32 pays.
Son objectif initial était de constituer un rempart contre le communisme soviétique, alors considéré comme expansionniste et agressif.
Mais elle reposait également sur la reconnaissance du fait que l'absence de sécurité collective avait été un facteur clé de l'échec de la dissuasion d'Hitler dans les années 1930, alors que l'Allemagne nazie annexait progressivement des territoires avant la Seconde Guerre mondiale.
[...] L'ire immédiate de Trump a été attisée par le refus de l'OTAN de soutenir les États-Unis ou de leur venir en aide dans la guerre contre l'Iran. Or, rien dans la charte de l'OTAN n'oblige ses membres à le faire. Les États-Unis n'ont pas été attaqués et n'ont pas consulté les autres États membres de l'OTAN au préalable.
[...] Une loi adoptée en 2024 empêche un président américain de retirer les États-Unis de l'OTAN sans une majorité des deux tiers au Sénat ou sans une loi du Congrès. Or, Trump s'est montré prêt à bafouer la législation en vigueur pour contourner le Congrès – par exemple, en attaquant l'Iran sans obtenir son approbation, comme l'exige la loi de 1973 sur les pouvoirs de guerre.
Il existe d'autres mesures hostiles que Trump pourrait prendre, sans pour autant aller jusqu'à un retrait pur et simple. Ivo Daalder, ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN sous l'administration Obama, a évoqué un scénario dans lequel Trump pourrait retirer toutes les troupes américaines et écarter les officiers américains de la structure de commandement, tout en affirmant respecter les termes de l'article, sans pour autant fournir de soutien militaire.
The Guardian, Trump peut-il retirer les États-Unis de l'OTAN – et pourquoi y songe-t-il ?, traduction automatique
Mercredi 1/4, 19h30
Putler a dit.
Le président russe Vladimir Poutine a estimé mercredi qu'une adhésion de l'Arménie à l'Union européenne était «tout simplement impossible» car, selon lui, Erevan est déjà membre d'une union douanière avec Moscou. «L'adhésion à une union douanière à la fois avec l'Union européenne et avec l'Union économique eurasiatique est impossible. C'est tout simplement impossible par définition», a souligné Vladimir Poutine, lors d'une rencontre au Kremlin avec le premier ministre arménien, Nikol Pachinian.
[...] Mais, depuis plus de deux ans, Erevan multiplie les gestes de défiance à l'égard de Moscou, un allié historique qui lui a longtemps vendu des armes et dispose toujours d'une base militaire sur le territoire arménien. Erevan reproche au Kremlin de ne pas l'avoir soutenu suffisamment dans ses différends avec l'Azerbaïdjan, particulièrement lors des conflits armés en Artsakh de 2020 et 2023.
Au printemps 2025, le Parlement arménien avait voté une loi visant à ouvrir des négociations pour rejoindre l'UE, puissance concurrente de la Russie dans le Caucase. Pour sa part, Vladimir Poutine a également dit espérer mercredi que des mouvements politiques «prorusses» pourraient participer aux élections législatives prévues en juin en Arménie. [...]
Le Figaro, «C’est tout simplement impossible» : Vladimir Poutine avertit l'Arménie en cas d'adhésion à l'UE
Pashinyan à Poutine : L’Arménie ne participe pas aux travaux de l’OTSC car les autorités ne peuvent expliquer au peuple arménien pourquoi l’organisation n’est pas intervenue dans la situation au Karabakh.
La Finlande prépare un système d'alerte aux drones qui pourrait être déployé d'ici fin 2027, a rapporté la chaîne de télévision publique finlandaise Yle le 31 mars.
L'application mobile serait intégrée aux logiciels d'urgence existants et calquée sur le système utilisé par l'Ukraine lors des attaques de drones russes. Un système d'alerte par SMS est également en cours de développement.
Cette nouvelle survient quelques jours seulement après que la Finlande de deux drones a confirmé le crash sur son territoire, dont au moins un a été identifié comme étant ukrainien.
Kyiv a déclaré que le drone s'était probablement égaré en territoire finlandais en raison d'interférences de guerre électronique et a accusé la Russie de détourner délibérément des drones ukrainiens vers la Finlande ou les pays baltes.
Un autre drone à voilure fixe non identifié a été découvert dans l'est de la Finlande, près de la frontière russe, le matin du 31 mars. [...]
The Kyiv Independent, La Finlande développe une application d'alerte aux drones similaire à celle de l'Ukraine, traduction automatique
Mercredi 1/4, 7h30
Allemagne.
Dans un article paru vendredi 27 mars dans le magazine The Atlantic, Armin Papperger, le patron fort en gueule du fabricant allemand de chars et d’obus, s’est montré à la fois tellement sexiste et d’un tel mépris envers les Ukrainiens et leurs armes que Rheinmetall a dû faire amende honorable. « Ils innovent avec leurs petits drones, et ils s’exclament : “Waouh !” (…) Mais ce n’est pas la technologie de Lockheed-Martin, de General Dynamics ou de Rheinmetall », y déclare le PDG, plein de dédain pour des engins produits par des « femmes au foyer » grâce à des « imprimantes 3D dans leur cuisine ».
La déclaration a fait bondir en Ukraine. [...] Cette affaire illustre, en tout cas, le sentiment de toute-puissance qui peut animer un dirigeant enivré par son propre succès.
[...] Lorsque M. Papperger a pris les commandes de Rheinmetall, en janvier 2013, l’entreprise de Düsseldorf capitalisait 1,5 milliard d’euros. Elle valait 65 milliards à la clôture lundi, le cours de Bourse étant passé de près de 90 euros en janvier 2022, avant l’invasion de l’Ukraine, à 1 409 euros. Rheinmetall est l’un des grands bénéficiaires du réarmement de l’Allemagne, sur fond de menaces sécuritaires en Europe. [...]
Le Monde, « Le PDG de Rheinmetall se tire une balle dans le pied par excès d’arrogance »
Mercredi 1/4, 0h05
Comment ça se passe : pas froid aux pieds.
Kyiv a dégoté une nouvelle stratégie rocambolesque pour cibler ses adversaires russes: des semelles chauffantes couplées à de petites charges explosives. Selon le média ukrainien Militarnyi, ces semelles détonantes ont été acheminées par le biais d'organismes bénévoles et de fondations caritatives russes, passant ainsi pour de l'aide humanitaire ordinaire.
Selon plusieurs médias ukrainiens, chaque semelle contiendrait 1,5 gramme de trinitrotoluène (TNT), une charge insignifiante sur le champ de bataille. Mais à l'échelle d'un pied humain, l'effet change de dimension: glissée dans un soulier, elle pourrait provoquer de graves blessures, rendant les militaires touchés inaptes au combat, alors même que Moscou peine à mobiliser de nouvelles recrues. De surcroît, les troupes pourraient désormais se méfier des cargaisons d'aide.
[...] Ce n'est pas la première fois que des soldats russes doivent composer avec des engins explosifs dissimulés dans du matériel de combat. Début 2025, le média ukrainien Babel rapportait que des lunettes de pilotage destinées aux forces ennemies avaient été piégées avec de petites charges explosives, envoyées par le biais de réseaux d'aide.
[...] Renforcer les contrôles améliorerait la sécurité, mais au prix d'un ralentissement qui pourrait peser directement sur l'effort de guerre.
Slate, L'Ukraine a planqué des semelles explosives dans les envois logistiques destinés aux soldats russes