2026 : mini-journal de guerre - mai

Avec Olga, Pacha, irina, Tola, Valera...

Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L'armée russe campait par là.
Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.

Mini journal de guerre : Tchernobserv


Mercredi 13/5, 11h00

Beurk.

Cartoon Movement, Luc Descheemaeker, Trump in China

Donald Trump doit arriver à Pékin mercredi soir, première visite d'un président américain en Chine depuis près de dix ans, alors qu'il cherche à redorer son blason et son prestige mis à mal par la guerre en Iran.

Trump compte amener des dirigeants du secteur technologique, dont Elon Musk de Tesla et Tim Cook d'Apple, et prévoit des accords retentissants. Il a déclaré s'attendre à ce que le président chinois, Xi Jinping, lui fasse « une accolade chaleureuse à son arrivée ».

Mais le conflit au Moyen-Orient que Trump a déclenché et qu'il semble incapable de terminer, jettera une longue ombre sur ces deux jours de pourparlers, dans un climat de crainte qu'il ne soit tenté d'affaiblir le soutien américain à Taïwan, la démocratie autonome revendiquée par la Chine, en échange de l'aide de Xi.

[...] Pékin a également des raisons d'éviter une escalade. L'économie chinoise reste handicapée par une demande intérieure atone et une crise immobilière persistante, tandis que la fermeture du détroit d'Ormuz a mis en évidence sa forte dépendance aux approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient.

Le voyage de Trump sera scruté de près à Taïwan, où l'on décèlera tout signe d'affaiblissement du soutien américain. Lundi, il a déclaré qu'il s'entretiendrait avec Xi au sujet des ventes d'armes américaines à Taïwan, rompant ainsi avec la position historique des États-Unis qui refusaient de consulter Pékin concernant leur soutien à l'île.

Il a également insisté sur le fait que sa relation personnelle avec Xi empêcherait une invasion chinoise de l'île. « Je pense que tout ira bien », a-t-il déclaré. « J'entretiens d'excellentes relations avec le président Xi. Il sait que je ne souhaite pas que cela se produise. » [...]

The Guardian, Trump attendu en Chine pour un sommet crucial avec Xi Jinping, alors que la menace d'une guerre avec l'Iran plane sur les négociations, traduction automatique

Mercredi 13/5, 10h55

GAM (grand appendice masculin), suite.

Le président russe Vladimir Poutine recourt à la menace nucléaire pour affirmer sa puissance militaire après l'échec apparent de la Russie à garantir la sécurité du défilé de la Victoire du 9 mai sans avoir sollicité un cessez-le-feu auprès du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le 12 mai, Poutine a affirmé que les forces russes avaient testé avec succès le missile balistique intercontinental super-lourd RS-28 Sarmat (ICBM), également désigné SS-X-29 ou SS-X-30 dans la classification OTAN.[1] Poutine a vanté la portée et la charge utile annoncées du Sarmat et a souligné les efforts de la Russie pour développer d'autres armes à capacité nucléaire, notamment le missile balistique à portée intermédiaire Orechnik (IRBM), le drone sous-marin Poséidon (UUV) et le missile de croisière à propulsion nucléaire Burevestnik – autant de missiles que la Russie a testés ou déployés depuis le début de l'invasion à grande échelle.

[...] Poutine a probablement l'intention que son lancement d'essai Sarmat et sa rhétorique masquent le fait que c'est l'Ukraine, et non la Russie, dont les actions ont garanti la sécurité du défilé du Jour de la Victoire à Moscou.

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 12 mai, traduction automatique

Mardi 12/5, 5h40

Ça penche.

Vladimir Poutine a laissé entendre samedi que la guerre en Ukraine pourrait « toucher à sa fin », des propos qui soulèvent la question de savoir pourquoi le président russe souhaiterait une fin possible de la guerre maintenant, compte tenu de l'évolution des combats.

1. La Russie perd son élan sur le champ de bataille.

Après l'échec de la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023, Moscou a progressivement conquis du territoire ukrainien. Bien que les attaques russes aient été lentes, laborieuses et coûteuses en vies humaines, elles ont engendré le sentiment que l'Ukraine était en train de perdre lentement mais inéluctablement. Mais la situation a changé. [...]

2. Les pertes russes pourraient dépasser les effectifs de remplacement.

L'Ukraine affirme avoir tué ou blessé plus de soldats russes ces cinq derniers mois qu'elle n'en recrute. Bien que ces chiffres soient difficiles à vérifier, l'Ukraine fonde ses statistiques sur des images de combats. Elle indique que son armée a tué ou blessé environ 35 000 soldats russes par mois en mars et avril, principalement lors de frappes de drones.

Selon l' économiste Janis Kluge , qui s'appuie sur une analyse des données budgétaires régionales, le recrutement en Russie a légèrement diminué pour atteindre environ 800 à 1 000 recrues par jour en 2026 (soit 24 000 à 30 000 par mois). Ce chiffre concorde avec les déclarations de l'ancien président Dmitri Medvedev, chef de la commission russe du recrutement, qui avait affirmé que « plus de 80 000 » personnes s'étaient enrôlées au premier trimestre. [...]

3. Les attaques contre les raffineries ukrainiennes exposent la Russie à une chute des prix du pétrole.

L'économie russe était en difficulté début 2026, mais la hausse soudaine des prix du pétrole, provoquée par l'attaque de Donald Trump contre l'Iran, a entraîné une reprise. Les recettes d'exportation de pétrole, essentielles pour le Trésor russe, ont atteint 19 milliards de dollars (14 milliards de livres sterling) en mars, contre 9,8 milliards de dollars en février – soit le chiffre mensuel le plus élevé depuis l'automne 2023, selon l'École d'économie de Kyiv.

Cependant, les récentes attaques de missiles à longue portée et de drones menées par l'Ukraine contre les terminaux d'exportation de pétrole russes de Primorsk et d'Oust-Louga, sur la mer Baltique (deux des quatorze raffineries ou terminaux que l'Ukraine affirme avoir bombardés en avril), ont fait chuter les volumes d'exportation. Les exportations quotidiennes sont passées de 5,2 millions de barils par jour à 3,5 millions, selon Sergey Vakulenko de la Fondation Carnegie. [...]

4. L'Ukraine est en passe de devenir une superpuissance en matière de missiles et de drones.

Après l'invasion, l'Ukraine a d'abord fortement dépendue des équipements et de la formation militaires occidentaux. Kiev fondait alors de grands espoirs sur les chasseurs F-16 occidentaux pour tenter de percer la défense du pays, et sur les systèmes de défense aérienne américains Patriot pour protéger son espace aérien.

[...] L'arrivée d'intercepteurs bon marché sur le front au début du printemps a redonné espoir à l'Ukraine de pouvoir neutraliser tous les missiles russes, à l'exception des plus rapides, alors que ses stocks de missiles Patriot s'épuisent. L'Ukraine a déclaré que ses intercepteurs, notamment le Sting de Wild Hornets, ont abattu 33 000 drones en mars, soit le double du mois précédent. Elle a commencé à exporter cette technologie vers l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis, tous pays attaqués par l'Iran au printemps. [...]

5. Poutine espère peut-être raviver l'intérêt latent de la Maison Blanche

Depuis un certain temps, la Russie privilégie la voie diplomatique. Poutine espère persuader Trump de contraindre Zelensky à céder le reste de Donetsk, afin de compenser le ralentissement des progrès sur le front. C'est cette offre que Poutine a formulée lors du sommet de l'Alaska en août et, bien que les États-Unis l'aient examinée, Trump ne l'a pas imposée à l'Ukraine. [...]

The Guardian, Pourquoi Poutine parle-t-il maintenant de la « fin imminente » de la guerre en Ukraine ?, traduction automatique

Lundi 11/5, 13h45

Hop.

On a récemment appris qu'Egor Guzenko, l'auteur pro-guerre de la chaîne « Treizième », avait été envoyé dans une « agression à la viande » pour avoir critiqué Poutine, armé seulement d'un fusil rouillé récupéré sur un soldat mort.

Les administrateurs de sa chaîne Telegram supplient les autorités d'épargner Guzenko. Selon certaines sources, « Treizième » aurait laissé une longue vidéo destinée à être diffusée en cas d'élimination.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Lundi 11/5, 9h00

Le point de vue entomologiste.

Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, Parasitic fungi (Ophiocordyceps sovieticus)

Lundi 11/5, 8h50

Qui est en train de gagner ?

Depuis le lancement de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, l'espace informationnel autour de cette guerre est obsédé par cette question d'une simplicité trompeuse et par les réponses constamment renouvelées qu'elle apporte.

Entre les mains de ceux qui se livrent à cette guerre narrative, qu'il s'agisse de responsables des deux camps, de supporters en ligne, de stratèges de salon ou d'un certain dirigeant mondial qui aime à parler de qui a les cartes en main, les réponses diffèrent radicalement, mais toutes sont délivrées avec une virulence, une émotion et une assurance intellectuelle constantes.

La Russie a déjà été vaincue, ses attaques massives sont stupides et vouées à l'échec, et à ce rythme, il leur faudrait un siècle pour conquérir l'Ukraine, affirme un camp.

L'Ukraine, avec son net désavantage en termes d'effectifs et sans le soutien des États-Unis, ne peut espérer survivre à la Russie et devrait signer n'importe quel accord de paix maintenant, car le temps joue en faveur de Moscou, affirme l'autre.

Les analystes sérieux se montrent plus prudents lorsqu'ils parlent de tendances positives ou négatives, car ils doivent appréhender l'immense complexité d'une guerre d'une telle ampleur.

Même si Moscou peut être humilié par tel ou tel événement, tant que son plan visant à remporter la victoire en affaiblissant progressivement l'armée ukrainienne, largement inférieure en nombre, se poursuit, il n'y a pas lieu de se réjouir, affirment-ils. L'avantage reviendra au camp qui mènera la longue guerre d'usure.

[...] Depuis l'échec de la contre-offensive ukrainienne en 2023 et l'enlisement des deux camps dans une guerre d'usure, l'hiver a toujours été une période de stabilisation de la ligne de front.

Mais au printemps, avec le retour des beaux jours et la couverture végétale qui améliore les conditions des assauts d'infanterie, les forces russes ont tendance à accélérer le rythme, exerçant une pression immense sur toute la ligne de front et submergeant généralement la défense dans au moins deux secteurs.

Cette année, cela ne s'est pas encore produit.

[...] Alors pourquoi les forces russes n'arrivent-elles pas à réitérer leur accélération printanière annuelle sur le champ de bataille ?

Une grande partie de la réponse se situe à l'intersection des tactiques, de l'innovation et de la politique.

Face à l'impératif politique d'avancer et de conquérir des territoires, notamment la région du Donbass fortement fortifiée , l'armée russe est contrainte d'attaquer presque sans interruption.

Selon Kiev, la Russie continue de recruter régulièrement entre 30 000 et 35 000 nouveaux soldats par mois, ce qui permet à Moscou de supporter ses pertes sur le champ de bataille.

Mais si l'afflux de soldats contractuels de faible qualité et mal formés, issus des régions les plus pauvres de Russie — auquel s'ajoutent des criminels, des étrangers et d'autres groupes marginalisés contraints — reste constant pour le moment, l'environnement dans lequel ils évoluent continue de changer.

[...] Face [au] mur défensif de drones, la stratégie d'attaque de l'infanterie russe se heurte rapidement à de sérieux dilemmes.

S'aventurant dans une zone grise qui devient chaque mois plus profonde et plus meurtrière, les fantassins russes à usage unique continuent de mourir au même rythme, mais avec des résultats moindres.

[...] Mais à mesure que la défense anti-drones de l'Ukraine s'améliore, il devient plus facile de contenir ce rythme d'attaques de moindre intensité, ce qui entraîne des gains de plus en plus faibles pour la Russie.

[...] Plus les forces de défense ukrainiennes parviendront à stabiliser leurs lignes et à contrer les efforts d'assaut et d'infiltration russes, plus les meilleures équipes de drones auront de ressources pour multiplier leurs succès en pénétrant plus profondément à l'arrière des lignes russes, en étendant la zone de destruction et en se concentrant sur la logistique ennemie, les positions des drones et d'autres cibles de plus grande valeur situées plus en retrait.

[...] À l'avenir, même si la Russie conserve l'initiative sur la ligne de front, les drones ukrainiens frappent les infrastructures logistiques et de défense aérienne de plus en plus profondément à l'arrière, comme l'ont démontré les récentes frappes du 1er corps Azov dans les villes occupées de Donetsk et de Marioupol.

Ces dynamiques positives ne peuvent être attribuées à un seul facteur. Mais globalement, un changement majeur se fait sentir.

[...] Il est trop tôt pour dire si les performances défensives prometteuses de l'Ukraine au printemps se maintiendront durant l'été et l'automne. Toutefois, si la ligne de front reste stable et que les pertes russes ne produisent aucun résultat concret, cela pourrait marquer le début d'une nouvelle phase du conflit.

[...] Mettre fin — à court et à long terme — à la fois à la conviction de la Russie qu'elle peut briser l'Ukraine et, plus important encore, à sa capacité de le faire, s'obtient grâce à la lutte défensive la plus forte et la plus efficace possible.

Avec le retour des beaux jours et l'intensification des efforts de la Russie pour rattraper le temps perdu et accélérer le rythme sur le champ de bataille, beaucoup de choses deviendront plus claires dans les prochains mois.

Entre-temps, la capacité de destruction en profondeur et les prouesses défensives de Kiev prouvent que tous ceux qui réclamaient un accord rapide de paix par échange de territoires avaient tort de manière retentissante.

Cela constitue déjà une victoire en soi.

The Kyiv Independent, Analyse : L'Ukraine est-elle en train de gagner à nouveau la guerre ?, traduction automatique

Dimanche 10/5, 18h35

Enfants de Tcherno.

L’Administration de la Ville ukrainienne (très contaminée) de NARODYCHI remercie les membres de l’association humanitaire française « LES ENFANTS DE TCHERNOBYL »

Bonjour Monsieur Thierry Meyer,

Le Service des affaires des enfants du Conseil communal de Narodychi vous adresse, ainsi qu’aux membres de l’association que vous dirigez, ses sincères remerciements pour l’aide précieuse apportée en cette période difficile.

Grâce à votre attention et à votre soutien les enfants de notre communauté ont eu la possibilité de se reposer, de reprendre des forces, de vivre des émotions positives et de ressentir de l’attention et du soutien. Pour beaucoup d’entre eux cela a été non seulement un événement agréable mais aussi une étape importante vers leur rétablissement psychologique et physique.

Nous vous remercions également tout particulièrement pour l’aide humanitaire constante apportée aux familles avec enfants, pour le soutien aux hôpitaux et aux établissements de santé de la commune de Narodychi, ainsi que pour le partenariat culturel et les différentes actions menées. 

Votre soutien est extrêmement précieux et très nécessaire pour les familles qui ont besoin d’attention et d’aide. Vous donnez aux gens de l’espoir, de la confiance et la foi dans le bien.

Nous vous adressons notre profonde gratitude pour votre travail, votre grand cœur et votre noble mission. Nous souhaitons sincèrement à votre association du succès, de l’inspiration et de nombreuses bonnes actions, ainsi que de la paix, de la santé et de la prospérité. Que votre générosité et votre humanité vous soient rendues au centuple.

Avec tout notre respect et notre reconnaissance,

Cheffe du Service des affaires des enfants du Conseil communal de Narodychi, Valentyna Kravtchouk, le 8 mai 2026

Les Enfants de Tchernobyl, Lettre d’information aux membres et sympathisants des « Enfants de Tchernobyl », N° 109 – 10 mai 2026, mailing

Dimanche 10/5, 18h30

Tcherno.

Réserve de biosphère radiologique et écologique de Tchernobyl, Facebook
Réserve de biosphère radiologique et écologique de Tchernobyl, Facebook

Dimanche 10/5, 15h30

Arménie.

Le dictateur [Putler] a critiqué ouvertement la politique de rapprochement de l'Arménie avec l'UE. Poutine a exhorté Erevan à organiser un référendum sur sa politique étrangère. Il a établi un parallèle direct avec le début de l'agression russe contre l'Ukraine en 2014. Selon lui, les tentatives d'adhésion de l'Ukraine à l'UE avaient conduit à des hostilités, laissant présager un sort similaire pour l'Arménie. [...]

The Ukrainian Review, Poutine pose des conditions à sa rencontre avec Zelensky et menace l'Arménie, traduction automatique

Dimanche 10/5, 11h50

Tcherno.

L'incendie de forêt au sud de la ville de Tchernobyl, déclenché par une chute de drone cette semaine, est réduit à quelques points chauds sur la carte FIRMS.


Dimanche 10/5, 11h30

Défilé à deux balles (suite et fin).

[...] Les succès défensifs ukrainiens sur le terrain ont empêché les forces russes de réaliser des avancées significatives sur le théâtre d'opérations, privant ainsi le président russe Vladimir Poutine de toute victoire opérationnelle majeure à célébrer lors du Jour de la Victoire.

Poutine n'a pas évoqué la situation sur le terrain en Ukraine lors des célébrations russes du Jour de la Victoire, le 9 mai, se contentant d'affirmer que la victoire de la Russie était inévitable. Les forces russes n'ont enregistré aucune avancée opérationnelle significative au cours de l'année écoulée. Elles sont parvenues à s'emparer de Toretsk en août 2025 après une campagne de 14 mois, de Siversk après 41 mois, et de Pokrovsk en janvier 2026 après deux ans de campagne, chacune de ces prises ayant entraîné de lourdes pertes humaines et matérielles pour les Russes.[20] Les forces russes n'ont pas été en mesure de tirer profit de la prise de ces villes pour réaliser d'autres avancées opérationnelles significatives.

La guerre menée par la Russie en Ukraine a contraint Poutine à organiser son défilé de la Victoire à une échelle bien plus réduite que les années précédentes, car il lui est impossible de défendre efficacement ses arrières, notamment la capitale, contre les drones ukrainiens.

[...] Le Kremlin a tenu son défilé de la Victoire 2026 à Moscou le 9 mai, dans un format considérablement raccourci : d'une durée de seulement 45 minutes, il ne comportait ni chars ni autres équipements militaires, une première depuis 2007, et n'accueillait que 10 dirigeants étrangers, contre plus de 20 en 2025.

Ce défilé a également marqué la toute première participation de soldats nord-coréens, qui ont joué un rôle déterminant dans la défaite de l'incursion ukrainienne à Koursk durant l'hiver et le printemps 2025. [...] Des sources russes ont également affirmé que le Kremlin diffuserait le défilé en différé et avait préparé des contenus au cas où les forces ukrainiennes l'attaqueraient.

[...] La Victoire est la principale fête patriotique russe, commémorant la contribution de l'Union soviétique à la victoire sur l'Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale (connue en Russie sous le nom de Grande Guerre patriotique). [...] Dans son discours du Jour de la Victoire, [Putler] a réaffirmé sa volonté de présenter la Russie comme l'héritière du statut de « superpuissance » soviétique et de se positionner comme le successeur de Staline dans cette lignée historique.

[...] L'insistance de Poutine sur les épreuves endurées par le peuple soviétique pour une cause supérieure témoigne de sa conscience des souffrances croissantes que la population russe supporte en raison de la guerre. Alors que les pertes humaines approchent un pour cent de la population totale, que les Russes supportent de plus en plus le coût financier du conflit et que le Kremlin intensifie la censure et les restrictions d'accès aux données mobiles, Poutine tente de convaincre les Russes d'accepter ces coûts toujours plus élevés comme nécessaires pour vaincre un mal supérieur. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 mai, traduction automatique

Dimanche 10/5, 11h25

Cessez-le-feu.

[Portrait d'un cessez-le-feu moderne, image numérique en couleur, 2026]

Les forces russes et ukrainiennes ont poursuivi des opérations offensives limitées sur l'ensemble du théâtre d'opérations durant la première journée du cessez-le-feu du 9 au 11 mai.

Les autorités ukrainiennes et russes se sont mutuellement accusées de violation du cessez-le-feu le 9 mai. [...] Les signatures observées par le système NASA FIRMS (Fire Information for Resource Management System) les 8 et 9 mai, ainsi que les rapports ukrainiens et russes, indiquent une réduction des hostilités sur l'ensemble du théâtre d'opérations, notamment dans le nord de l'Ukraine, mais pas une cessation des hostilités.

[...] Le cessez-le-feu manquait notamment de termes clairement définis, et les seuls détails rendus publics concernant ses conditions, fournis par le président ukrainien Volodmyr Zelensky, stipulaient que l'Ukraine ne frapperait pas la place Rouge de Moscou pendant le défilé de la Victoire au Kremlin – une condition à laquelle l'Ukraine s'est conformée. La fréquence des accusations mutuelles et la poursuite des activités localisées dès les premières heures du cessez-le-feu soulignent le fait que les cessez-le-feu sans mécanismes d'application explicites, sans surveillance crédible et sans processus de règlement des différends définis ont peu de chances de tenir. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 mai, traduction automatique

Dimanche 10/5, 11h15

— Quoi, il est mourant Putler ?!

Le président russe Vladimir Poutine a assuré samedi que la guerre en Ukraine «touchait à sa fin» [...]

Le Figaro, Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine assure que le conflit «touche à sa fin»

— Mais il est pas mort Schröder ?!

[...] « Je pense que cette affaire touche à sa fin », a déclaré Poutine au sujet de la guerre russo-ukrainienne, le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Il s'est dit disposé à négocier de nouveaux accords de sécurité pour l'Europe et a indiqué que son partenaire de négociation privilégié serait l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder.

[...] En Ukraine et en Europe, nombreux sont ceux qui se montrent sceptiques quant à l'implication de Schröder, compte tenu de son passé d'ami proche de Poutine et de ses liens historiques avec les entreprises et les projets russes, tels que le gazoduc Nord Stream. En 2022, après le début de la guerre, Zelensky avait qualifié Schröder de « répugnant » pour avoir rencontré Poutine et pris la parole en faveur du dirigeant russe. [...]

The Guardian, Vladimir Poutine laisse entendre que la guerre en Ukraine « touche à sa fin », traduction automatique

Samedi 9/5, 19h50

Comment ça se passe : et donc, à un moment, je me suis dit : " ça y est, l'IA fabrique des images pour la propagande."

À Vladikavkaz, le personnel de la maternité a habillé les bébés nés le 9 mai en uniformes militaires.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Samedi 9/5, 16h00

Hongrie.

C’est un symbole fort et un tournant dans la politique hongroise : la nouvelle présidente du Parlement hongrois, Agnes Forsthoffer, a annoncé samedi le retour du drapeau européen sur le bâtiment à Budapest.

« J’ordonne qu’à partir d’aujourd’hui, après douze ans, le drapeau de l’Union européenne soit de nouveau hissé sur le bâtiment du Parlement hongrois », a déclaré Mme Forsthoffer, qui a été élue par 193 voix sur 199, soulignant que cette « première décision » dans ses fonctions devait constituer « le premier pas symbolique » d’un retour vers l’Europe du pays d’Europe centrale. [...]

Le Monde, Live

[La Hongrie est européenne depuis 2026]


Samedi 9/5, 14h35

Tcherno.

Dans la forêt de Tchernobyl, des sauveteurs ont sauvé un orignal figurant sur la liste rouge qui s'était perdu lors d'un incendie ! L'animal, effrayé et épuisé, a été remarqué par les secouristes pendant l'extinction de l'incendie, qui ont procédé à une véritable opération de sauvetage ; on lui a donné de l'eau à boire et on l'a aidé.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Samedi 9/5, 10h00

Défilé à deux balles (suite) : c'est officiel.

Le 8 mai, le président américain Donald Trump a annoncé un échange de prisonniers surprise et un cessez-le-feu de trois jours dans la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, du 9 au 11 mai, sur fond de tensions croissantes entre Kiev et Moscou à la veille des célébrations du Jour de la Victoire en Russie.

L'annonce a été rapidement suivie d'un décret officiel ironique du président Volodymyr Zelensky, dans lequel il déclarait qu'il « autoriserait la tenue d'un défilé à Moscou ».

« Pendant toute la durée du défilé (qui débutera à 10h00, heure de Kyiv, le 9 mai 2026), la zone de la place Rouge sera exclue du plan d'utilisation des armes ukrainiennes », indique le communiqué. Il précise également les coordonnées exactes de la place Rouge de Moscou.

La déclaration ne fait aucune mention d'un cessez-le-feu concernant les attaques menées ailleurs en Russie. [...]

The Kyiv Independent, Zelensky « autorise » Poutine à organiser un défilé pour célébrer la victoire, tandis que Trump déclare un cessez-le-feu de trois jours entre l'Ukraine et la Russie, traduction automatique

[Trumpy offre à Putler son défilé]

Et c'était fini avant même qu'on s'en rende compte. Le défilé de la Victoire de Moscou a duré 45 minutes et n'était pas continu, les retransmissions insérant des vidéos des « héros de l'unité spéciale d'entraînement » sur les terrains d'entraînement et du matériel absent du défilé de cette année. Parmi ces images figuraient des drones qui n'ont pas participé au cortège.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

[Radio-Tchernobyl se demande si Putler en réalité ne craignait pas un coup russe contre sa personne : hop un petit drone maison aux couleurs ukrainiennes... — Bah, on peut bien comploter un tantinet...]


Vendredi 8/5, 16h35

Ce n'est pas dimanche, mais c'est férié : au moins, un robot ne peut pas être pédophile...

Au milieu des rangées de lanternes colorées suspendues dans la cour du temple Jogyesa à Séoul, une cérémonie inhabituelle s'est déroulée cette semaine : des moines ont procédé à une initiation bouddhiste pour un robot humanoïde drapé d'une robe safran.

Ils ont placé un chapelet de 108 perles autour du cou du robot et ont apposé un autocollant de la fête des lanternes sur son bras mécanique, en remplacement du rituel traditionnel du yeonbi, qui consiste à presser légèrement de l'encens brûlant contre la peau.

Le robot s'est alors vu présenter un certificat officiel indiquant sa date de fabrication, le 3 mars 2026, à l'endroit où figurerait normalement la date de naissance d'un initié humain.

« Au début, nous en avons discuté de manière informelle », explique le Vénérable Sungwon, directeur des affaires culturelles de l'ordre, à propos des origines de la cérémonie des robots. « C'était presque une plaisanterie au départ. Mais plus nous y réfléchissions, plus cela devenait sérieux. »

« Les robots s’intègrent si rapidement à nos vies que les gens se sentent de plus en plus à l’aise avec eux… Ils deviennent partie intégrante de notre communauté. » [...]

The Guardian, Moi, robe-ot : le moine androïde qui œuvre à raviver la foi des bouddhistes sud-coréens, traduction automatique
Des moines bouddhistes [...] circulent autour d'une pagode lors de la cérémonie d'ordination. Photo : Lee Jin-man/AP

Vendredi 8/5, 16h30

Marioupol.

Le 1er corps Azov de la garde nationale ukrainienne a diffusé jeudi des images de drones de reconnaissance et d’attaque opérant au-dessus de la ville occupée de Marioupol. « Le corps Azov patrouille déjà dans sa ville natale de Marioupol. Pour l’instant depuis les airs. Mais ce n’est qu’un début », écrit l’unité dans un communiqué accompagné d’une vidéo montrant plusieurs secteurs de la ville ainsi que des installations militaires russes, dont le complexe sidérurgique d’Azovstal, devenu un symbole de la résistance ukrainienne lors du siège russe de 2022. [...]

Le Monde, Live

Vendredi 8/5, 16h10

Tcherno.

À 15 h, la superficie approximative de l'incendie, qui s'est déclaré à la suite de la chute de deux drones sur le territoire de la réserve de Tchernobyl, s'élève à environ 1 180 hectares. La situation est compliquée par de fortes rafales de vent, la présence d'objets explosifs et les particularités complexes du territoire de la zone d'exclusion.

[...] le niveau de fond radioactif dans la zone de l'incendie reste dans les limites normales, entre 0,19 et 0,35 μSv/h. [en zone non-contaminée, dans cette région, le niveau de fond est d'environ 0,10 μSv/h]. [...]

Réserve de biosphère radiologique et écologique de Tchernobyl, Facebook

Dans un message sur X, Pavlo Tkatchenko, qui a développé SaveEcoBot, un système de capteurs qui permet d’informer la population de la région de Tchernobyl sur le niveau de radioactivité, explique que l’incendie a été déclenché par la chute d’un drone russe. Il ajoute : « Le niveau de radioactivité reste stable dans ses limites habituelles, selon les données officielles et nos stations autonomes situées à Tchernobyl et dans ses environs. »

Dans un communiqué, les services de secours ukrainiens écrivent sur les réseaux sociaux qu’un « incendie de forêt massif toujours en cours dans la zone d’exclusion de Tchernobyl ». Selon le communiqué, « la lutte contre un incendie de forêt de grande ampleur se poursuit dans la zone d’exclusion. En raison de fortes rafales de vent, le feu se propage rapidement sur le territoire, atteignant de nouvelles parcelles forestières. La superficie estimée de l’incendie dépasse désormais les 1 100 hectares. La situation est rendue critique par la sécheresse, les vents violents et le danger lié aux mines sur certains secteurs, ce qui limite considérablement les capacités d’intervention. Dans plusieurs zones forestières, les opérations de lutte contre le feu sont temporairement suspendues en raison de la menace d’engins explosifs ».

Le Monde, Live

Vendredi 8/5, 16h05

Oiseaux de Madyar.

Robert « Madyar » Brovdi, commandant des forces de systèmes sans pilote ukrainiennes, dans sa salle d'opérations souterraine. Photo : Alessio Mamo/The Guardian

[...] L'homme qui a sans doute le plus inquiété le régime de Poutine ce week-end est Robert Brovdi , chef de l'unité de drones militaires ukrainienne «  Oiseaux de Madyar » , du nom de son indicatif téléphonique. Ces derniers mois, cette unité a mené une série de frappes à longue portée contre des cibles situées en profondeur en Russie, notamment des ports, des raffineries de pétrole et des usines de missiles.

Brovdi reconnaît qu'une attaque « symbolique » sur la Place Rouge ferait la une des journaux du monde entier, mais estime que l'Ukraine frappera probablement là où la défense aérienne russe est plus vulnérable. « Pourquoi gaspiller des drones sur le Mur ? », a-t-il déclaré, faisant référence au dispositif de sécurité renforcé autour de Moscou. « Le mieux est de frapper le secteur énergétique ou l'armée, en périphérie. »

Les attaques dévastatrices de la 414e brigade d'élite de Brovdi constituent un défi majeur pour la guerre menée par le Kremlin. Les drones à longue portée de cette unité neutralisent les systèmes de défense aérienne ennemis plus rapidement que Moscou ne peut les reconstruire et, soudain, toute zone dans un rayon de 2 000 km autour du bunker de Brovdi semble vulnérable, y compris les palais de Poutine.

[...] Rencontrer Brovdi, ancien négociant en céréales devenu l'an dernier à la tête des Forces de systèmes sans pilote ukrainiennes nouvellement créées, implique des protocoles de sécurité complexes et un trajet mystérieux en voiture aux vitres teintées. Après Volodymyr Zelensky, il est la cible prioritaire d'assassinats en Russie. Son centre opérationnel est situé profondément sous terre. Un couloir bordé de cabines de couchage mène à une salle remplie d'écrans d'ordinateur et de flux vidéo en direct.

Des drones sont suspendus au plafond. On y trouve une bibliothèque, une peinture du drapeau ukrainien réalisée par l'artiste Anatolii Kryvolap et des sculptures contemporaines. Des vidéos en boucle montrent les derniers instants de soldats russes et les conséquences macabres des explosions. Chaque décès est filmé et vérifié, certaines séquences étant compilées dans une vidéo destinée aux réseaux sociaux. (Ces vidéos, qui peuvent paraître choquantes, sont populaires en ligne et constituent une humiliation pour l'armée russe.) Un tableau électronique répertorie en temps réel les pertes ennemies : hommes, véhicules blindés, systèmes radar.

Brovdi est assis sur un canapé dans un petit bureau privé, fumant et offrant des tasses de thé. À côté de lui, des poissons rouges s'agitent dans un aquarium. Autrefois rasé de près et vêtu d'un costume, il porte un uniforme militaire vert et arbore une longue barbe, à la manière d'un prêtre. Il parle ukrainien et égrène des statistiques à toute vitesse. Grâce à un système comptable, il conserve une trace de chaque sortie de drone, depuis le premier jour de l'invasion russe à grande échelle, début 2022

[...] Selon Brovdi, l'Ukraine a inauguré une « nouvelle doctrine de guerre ». Les drones sont responsables de 80 % des destructions, affirme-t-il, remplaçant les fusils d'assaut et les blindés. « Une guerre éclair est désormais impossible. Si la Russie disposait d'un million de chars et tentait de s'emparer à nouveau de Kiev, ce serait le plus grand bain de sang de l'histoire mondiale », déclare-t-il. « Deux millions de drones fondraient sur ces chars et les réduiraient en cendres sans pitié. »

[...] Malgré certains succès, l'Ukraine est « encore loin de la victoire », admet-il. « Je ne me fais aucune illusion : la fin de la guerre est impossible dans un avenir proche. Il s'agit plutôt d'une pause, liée à un accord quelconque ou à des circonstances géopolitiques. »

« Cette pause donnera simplement à Poutine l'occasion de se ressaisir. Il est atteint d'une maladie incurable : la soif de pouvoir et le désir d'instaurer une dictature. C'est un homme malade. »

The Guardian, Rencontre avec « Madyar » : le patron ukrainien des drones fait des siennes avec Poutine, traduction automatique

Vendredi 8/5, 12h20

Cartoon Movement, Tjeerd Royaards, Just another day at the office

Vendredi 8/5, 12h10

Dérive des continents : l'Arménie (suite).

Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a déclaré aux journalistes le 7 mai que son pays n'était « pas un allié » de la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine et a confirmé qu'il ne participerait pas au défilé de la Victoire qui aura lieu prochainement à Moscou.

Le même jour, le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur arménien pour lui faire part de son indignation face à la récente visite du président Volodymyr Zelensky à Erevan.

Zelensky a rencontré Pashinyan le 4 mai au sommet de la Communauté politique européenne à Erevan, marquant ainsi la première visite d'un président ukrainien en Arménie depuis 24 ans. Il a qualifié ses entretiens avec Pashinyan de « bons » et a indiqué que les deux dirigeants discutaient d'une possible rencontre à Kyiv plus tard dans l'année.

[...] La Russie a toutefois déclaré qu'il était « incompréhensible » que l'Arménie offre une « tribune » à Zelensky. Le ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur arménien Gurgen Arsenyan pour lui exprimer sa « juste indignation », affirmant que recevoir Zelensky constituait une trahison des relations entre Erevan et Moscou.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a accusé l'Arménie, « pays ami et frère », d'abriter un « terroriste », reprenant ainsi la propagande du Kremlin sur l'illégitimité de Zelensky. « De quel côté de l'histoire êtes-vous ? », a-t-elle déclaré lors d'un point de presse au ministère le 7 mai.

La réponse de Pashinyan était claire. « J’ai déjà fait des déclarations à ce sujet. Nous avons envoyé de l’aide humanitaire à l’Ukraine et j’ai dit que, sur la question ukrainienne, nous ne sommes pas un allié de la Russie », a-t-il déclaré lors d’un point de presse gouvernemental. [...]

The Kyiv Independent, « Sur la question ukrainienne, nous ne sommes pas un allié de la Russie », a déclaré le Premier ministre arménien, tandis que le Kremlin s'indigne de la visite de Zelensky, traduction automatique

Vendredi 8/5, 8h35

Comment ça se passe : pouce !

Les défilés de la Victoire, prévus le 9 mai, ont été annulés dans 15 régions russes.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Le ministère russe de la Défense a annoncé les conditions du cessez-le-feu unilatéral décrété par la Russie pour le 9 mai, jour de la Victoire.

Le 7 mai, le ministère a déclaré que la Russie instaurerait unilatéralement un cessez-le-feu à compter de minuit, heure locale, le 8 mai, jusqu'à minuit le matin du 10 mai. Le ministère russe a affirmé que les forces russes cesseraient totalement les hostilités, y compris les frappes au sol, les frappes de drones et d'artillerie en première ligne, ainsi que les frappes de drones et de missiles à longue portée.

Le ministère russe a appelé l'Ukraine à « suivre cet exemple » et a réitéré son avertissement : les forces russes lanceraient une frappe de missiles « massive » sur la ville de Kyiv si l'Ukraine ne respectait pas le cessez-le-feu, que ce soit sur le champ de bataille ou lors de frappes contre les régions russes et occupées.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré le 7 mai que la Russie avait répondu au cessez-le-feu unilatéral décrété par l'Ukraine les 5 et 6 mai par des frappes supplémentaires et de nouvelles menaces.

Zelensky a affirmé que la Russie « souhaite l'autorisation de l'Ukraine » pour « se rassembler en toute sécurité sur la place Rouge pendant une heure, une fois par an », à l'occasion du défilé de la Victoire, avant de reprendre les hostilités contre l'Ukraine.

[...] Mme Zakharova et le ministère russe de la Défense ont réitéré l'appel lancé le 4 mai par ce dernier aux civils ukrainiens et au personnel des missions diplomatiques étrangères pour qu'ils quittent immédiatement Kyiv. Mme Zakharova a affirmé que le ministère russe des Affaires étrangères avait transmis cet avertissement à toutes les missions diplomatiques étrangères et aux bureaux de représentation des organisations internationales en raison de la possibilité d'une frappe de représailles russe contre la ville.

[...] Des blogueurs militaires russes ont critiqué les menaces russes de frapper le centre de Kyiv et ont mis en doute la volonté même du Kremlin de mener une telle frappe.

Ils ont notamment critiqué les menaces du ministère des Affaires étrangères, affirmant que les forces russes auraient dû frapper les centres de décision ukrainiens plus tôt dans le conflit si elles en avaient la capacité. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 7 mai, traduction automatique

L'Ukraine déconseille aux délégations étrangères de se rendre à Moscou le 9 mai, a déclaré Zelensky.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

« Les dispositifs de défense aérienne autour de Moscou sont renforcés par le retrait de systèmes des régions ; la Fédération de Russie se soucie davantage de son image que du pays tout entier. Cela ouvre de nouvelles perspectives pour nos sanctions à long terme. Nos priorités en conséquence seront définies. » – Zelensky.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Pour la première fois de l'histoire, le Kremlin a révoqué l'accréditation des journalistes étrangers pour le défilé de la Victoire – Der Spiegel

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 7/5, 21h30

Tcherno.

FIRMS signale des feux dans le secteur de Tcherno.

Dépôt de céisum 137 au sol selon l'Atlas européen sur fond Google Earth

Jeudi 7/5, 21h25

Reyclage.

Dans la grande décomposition-recomposition de l’ordre mondial en cours, deux événements de ce début mai, loin du détroit d’Ormuz mais pas totalement étrangers à sa dynamique, marquent une étape potentiellement décisive. Samedi 9 mai, à Moscou, le traditionnel défilé de la victoire sur l’Allemagne nazie doit se dérouler, exceptionnellement, sans matériel militaire au sol. Et lundi 4 mai, à Erevan, le Canada et l’Arménie se sont invités dans l’orbite européenne.

La rétrogradation de la parade de la « Grande Guerre patriotique » (nom donné à la seconde guerre mondiale par les Russes) sur la place Rouge en défilé light est hautement symbolique. Elle trahit les difficultés de l’armée russe dans la guerre qu’elle livre à l’Ukraine et illustre le niveau de résistance des forces ukrainiennes, aujourd’hui capables de riposter à l’agression de la Russie jusque dans sa capitale, Moscou. Lundi, un drone a percé les défenses anti-aériennes russes et détruit deux étages d’un gratte-ciel moscovite – sans faire de victimes. Dans les esprits russes, très échauffés par les coupures d’Internet imposées par le pouvoir, l’humeur n’est pas spécialement à la fête.

Personne n’oserait parler d’un tournant dans cette guerre à haute intensité de plus de quatre ans, mais le moral à Kyiv est nettement remonté à la sortie d’un hiver éprouvant pour les Ukrainiens, privés de chauffage et d’électricité par les bombardements. Non seulement ils ont tenu, non seulement leur armée résiste, mais elle fait même légèrement reculer l’envahisseur, bloqué sur le front par une kill zone (« zone létale ») où drones et robots infligent aux forces russes, selon les estimations occidentales, de 30 000 à 35 000 pertes par mois – tués et blessés. Autre motif de soulagement pour Kyiv, la chute de Viktor Orban, en Hongrie, lors des élections législatives du 12 avril, a permis de débloquer un prêt européen de 90 milliards d’euros très attendu, dont 60 milliards iront à la défense.

[...] Face à Vladimir Poutine et à Donald Trump, l’Ukraine agit comme un catalyseur de l’autonomisation de l’Europe. Privés de leur chef de file Viktor Orban, les premiers ministres nationalistes slovaque, Robert Fico, et tchèque, Andrej Babis, ont mis de l’eau dans leur vin et même rencontré Volodymyr Zelensky à Erevan, en marge du sommet de la Communauté politique européenne (CPE). Robert Fico maintient son voyage à Moscou samedi 9 mai, mais devrait s’abstenir d’assister au défilé. [...]

Le Monde, Sylvie Kauffmann, « Face à Trump et à Poutine, la guerre en Ukraine agit comme un catalyseur de l’autonomisation de l’Europe »

Jeudi 7/5, 21h20

IA.

[...] « Tous les réactionnaires sont des tigres en papier », écrivait Mao Tsé-toung. Il est possible que la crise de l’IA lui donne raison en ce qui concerne les néoréactionnaires. Car, l’émergence de l’infrastructure chinoise (DeepSeek et Huawei) menace directement la chaîne de rente sur laquelle toute l’idéologie néoréactionnaire américaine fait reposer sa domination technologique, politique et militaire. L’empire pourrait tomber comme un château de cartes. La dialectique du maître et de l’esclave semble être arrivée à un point de bascule. Les sanctions américaines imposées à la Chine n’ont pas étouffé l’adversaire ; elles l’ont poussé à l’autonomie et rendu plus fort.
Comme pour prendre de revers l’empire américain, la Chine met en œuvre une stratégie de déstabilisation entièrement basée sur l’open source. De fait, les Chinois ont délibérément choisi de rendre leurs modèles d’IA les plus avancés accessibles gratuitement. Leurs API (interfaces de programmation) font s’effondrer le coût du token (unité de données traitées par les IA).

Ainsi, face au choc de ces deux géants de l’IA, comment l’Europe peut-elle s’en sortir ? Notre souveraineté ne naîtra pas d’une course perdue d’avance au gigantisme. Il est temps de tourner nos efforts vers le déploiement de modèles locaux, sobres et adaptés à des besoins concrets. Sortir des monopoles et de la spéculation exige de rompre avec le rêve de l’IA générale pour inventer une IA des communs numériques. Cela commence par une sanctuarisation absolue de nos données personnelles et de notre patrimoine culturel, les soustrayant définitivement à l’appétit des géants américains et chinois. [...]

Le Monde, Mathieu Corteel, « L’émergence des chinois DeepSeek et Huawei menace la domination technologique, politique et militaire américaine »

Mercredi 6/5, 17h15

Tcherno.

FIRMS signale des feux dans le secteur de Tcherno.

Dépôt de céisum 137 au sol selon l'Atlas européen sur fond Google Earth

Mercredi 6/5, 7h15

Drones.

[...] L'Ukraine a désormais un nouvel objectif : libérer ses chaînes d'approvisionnement en drones de la dépendance aux composants chinois [...]

Malgré les démentis répétés de Pékin, l'Ukraine accuse la Chine de fournir du matériel militaire à son allié russe. Face aux inquiétudes croissantes concernant la mainmise de la Chine sur les chaînes d'approvisionnement industrielles et les risques sécuritaires qui en découlent, l'Ukraine – ainsi que l'Europe, les États-Unis et d'autres pays – se tourne de plus en plus vers Taïwan comme fournisseur alternatif.

La réputation d'excellence de Taïwan en matière de technologie et son expertise particulière dans les domaines de la microélectronique, des systèmes de navigation et des batteries – des domaines dans lesquels les fournisseurs occidentaux ont eu du mal à être compétitifs – en font une source alternative privilégiée pour les fabricants ukrainiens de drones, selon le Snake Island Institute (SII), un groupe de réflexion ukrainien indépendant.

[...] Les exportations taïwanaises de drones vers l'Europe ont été multipliées par plus de 40 en 2025, la Pologne et la République tchèque figurant parmi les principaux marchés, selon l'Institut de recherche sur la démocratie, la société et les technologies émergentes (DSET). Cette tendance se poursuit : les exportations du premier trimestre 2026 ont déjà dépassé le total de l'année précédente.

[...] « Nous utilisons des composants fabriqués à Taïwan, ce qui n'est plus inhabituel dans le secteur aujourd'hui », explique Bohdan Diorditsa, responsable des alliances internationales chez Vyriy, l'un des principaux fabricants de drones ukrainiens, qui s'est fortement engagé en faveur de la production locale et de la réduction de la dépendance aux composants chinois qui dominent encore les chaînes d'approvisionnement mondiales.

Il explique que la recherche d'alternatives est motivée par la crainte d'un durcissement des contrôles à l'exportation imposés par la Chine. Taïwan, dont l'expertise est mondialement reconnue dans les semi-conducteurs et l'intégration électronique, est un partenaire « absolument précieux », affirme Diorditsa.

[...] Chaque année de guerre a accentué la relocalisation de la production : d’une importation majoritaire de drones chinois finis, on est passé à un assemblage quasi entièrement national. L’an dernier, l’Ukraine comptait plus de 100 fabricants de composants sur son territoire, selon le ministère ukrainien de la Défense. [...] Malgré l'expansion de l'assemblage local, il est peu probable que l'Ukraine augmente sa production de drones à court terme sans recourir à des composants chinois, principalement parce que les pièces fabriquées en Chine restent nettement moins chères et plus largement disponibles.

[...] Taïwan n'est pas non plus exempt de ce problème de dépendance. La Chine demeure son principal fournisseur de drones, même si les chiffres des douanes incluent les modèles civils et commerciaux et non uniquement les systèmes militaires. Taipei s'est engagé à développer une industrie des drones entièrement « non rouge » d'ici 2027 et souhaite produire un tiers des aimants en terres rares dont il a besoin d'ici 2030. Cependant, ces transitions sont encore en cours. [...]

The Guardian, Alors que l'Ukraine cherche à évincer la Chine de sa chaîne d'approvisionnement en drones, Taïwan s'affirme comme un acteur discret, traduction automatique

Mercredi 6/5, 6h35

Comment ça se passe : la vanité.

[...] Après plus de quatre ans de combats, les Russes ressentent de plus en plus les effets de l'effort de guerre, alors que les pertes approchent un pour cent de la population totale de la Russie, que les Russes supportent de plus en plus le coût financier de la guerre et que le Kremlin intensifie sa censure et ses restrictions sur les données mobiles.

Les blogueurs militaires ultranationalistes russes, une composante de la principale base électorale de Poutine, critiquent de plus en plus le Kremlin et même Poutine lui-même pour ne pas reconnaître cette réalité. Un blogueur militaire russe a critiqué le ministère russe de la Défense pour avoir justifié sa menace du 4 mai contre Kyiv non pas par la campagne de frappes en profondeur menée par l'Ukraine contre les infrastructures militaires, industrielles de défense et pétrolières russes, mais par la menace présumée pesant sur le défilé de la Victoire du 9 mai, accusant le ministère de privilégier la « vanité ».

[...] L'intensification de la campagne de frappes ukrainienne a exploité la vaste surface d'attaque de l'arrière du territoire russe et l'étendue de ses infrastructures, en particulier industrielles de défense et pétrolières, contraignant le Kremlin à prendre des décisions difficiles quant à l'allocation de ses moyens de défense aérienne. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 mai, traduction automatique

Mardi 5/5, 18h00

Défilé à deux balles (suite).

Les autorités de Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie, ont annoncé l’annulation de tous les événements de masse et du défilé militaire du 9 mai, date anniversaire pour l’ex-Union ‌soviétique de ‌la victoire sur l’Allemagne ⁠nazie en ‌1945, invoquant des raisons de sécurité. [...]

Le Monde, Live
Screenshot

Ces vidéos n'arrêtent pas d'arriver !

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

La Russie a fermé des aéroports et coupé temporairement l'accès à Internet mobile pour de nombreux utilisateurs à Moscou mardi, dans le cadre du renforcement des mesures de sécurité avant le défilé du 9 mai, jour de la Victoire, marquant la défaite de l'Allemagne nazie.

[...] Dans ce qui semblait être une tentative de protéger le défilé militaire, Moscou a déclaré plus tôt ce mois-ci un cessez-le-feu unilatéral avec l'Ukraine pour les 8 et 9 mai et a averti d'une « frappe massive de missiles » sur le centre de Kyiv en cas de violation.

[...] L'Ukraine a rejeté la proposition, la qualifiant de manœuvre cynique visant à protéger le défilé des attaques de drones. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réagi en annonçant une trêve distincte à compter du 6 mai, déclarant qu'il était « absurde » d'attendre de Kyiv qu'elle respecte un cessez-le-feu lié à une fête militaire russe.

[...] L'Église orthodoxe russe a exhorté mardi les citoyens à ne pas s'inquiéter des pannes généralisées d'internet, les invitant à profiter de cette perturbation pour méditer sur le salut de leur âme et les actes de charité. Un haut responsable de l'Église a déclaré que ces coupures devraient susciter une réflexion sur la fragilité de la civilisation technologique et sur le fait que la toute-puissance de la technologie est insignifiante face à l'éternité. [...]

The Guardian, Moscou ferme ses aéroports et coupe les réseaux de téléphonie mobile à l'approche du défilé du Jour de la Victoire, traduction automatique

Mardi 5/5, 7h20

Ratios.

Selon des responsables ukrainiens, les soldats russes meurent actuellement à un rythme exceptionnellement élevé en Ukraine, ce qui pourrait constituer l'un des ratios tués/blessés les plus meurtriers jamais observés dans les conflits modernes.

Le président Volodymyr Zelensky a déclaré le 10 mars que « sur 100 % des pertes, 62 % sont des morts et 38 % des blessés » parmi les forces russes, citant des évaluations des services de renseignement examinées par l'Ukraine — un ratio de près de 2:1.Un bilan macabre ? Pourquoi y aurait-il plus de Russes qui meurent en Ukraine que jamais auparavant ?

[...] « Jusqu’en 2025, environ 35 % de toutes les pertes russes étaient des pertes mortelles », a déclaré la source [du cabinet du président, ayant accès aux données], soit un ratio de 1:2.

[...] Dans la plupart des guerres modernes, les progrès de la médecine de guerre et des systèmes d'évacuation des blessés ont fait que les soldats blessés sont bien plus nombreux que les tués.

Le major général à la retraite de l'armée australienne Mick Ryan a déclaré que les guerres conventionnelles à grande échelle ont traditionnellement produit des ratios d'environ un soldat mort pour trois à cinq blessés, soit 1:3 à 1:5.

[...] La guerre Iran-Irak des années 1980 offre l'une des comparaisons modernes les plus pertinentes avec l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie. Bien qu'elle ait été l'un des conflits les plus sanglants de la fin du XXe siècle, même les estimations les plus optimistes indiquent généralement que les forces iraniennes ont subi environ un mort pour trois blessés au combat, soit un ratio de 1:3.

La Première Guerre mondiale, qui impliquait elle aussi des lignes de front retranchées et une guerre d'artillerie intensive, a fait environ 10 millions de morts militaires contre environ 20 millions de blessés sur tous les théâtres d'opérations, soit un ratio de 1:2.

[...] Le champ de bataille en Ukraine est saturé de petits drones de vol à la première personne ( FPV ) chargés d'explosifs qui traquent l'infanterie, les véhicules et même les équipes d'évacuation. Les soldats blessés peuvent rester isolés pendant des heures avant d'être soignés.

Oleksiy Melnyk, codirecteur du Centre Razumkov de Kyiv et ancien responsable du ministère ukrainien de la Défense, estime que les drones sont désormais responsables de 70 à 80 % des pertes russes. Les drones FPV transportent souvent suffisamment d'explosifs pour tuer un soldat sur le coup, a-t-il déclaré.

« Mais même s'il n'est pas tué, il y a très peu de chances qu'il soit évacué et qu'il reçoive des soins médicaux », ajoute Melnyk.

[...] Pour les forces armées qui planifient de futures offensives de grande envergure, la guerre en Ukraine offre, espérons-le, un avertissement qui donne à réfléchir : sur les champs de bataille saturés de drones, non seulement les soldats deviennent plus faciles à tuer, mais les forces d'attaque sont confrontées à un désavantage considérable lors de l'évacuation de leurs blessés.

The Kyiv Independent, Un bilan macabre ? Pourquoi y aurait-il plus de Russes qui meurent en Ukraine que jamais auparavant ? traduction automatique

Lundi 4/5, 23h20

Nuc iranien : caramba, encore raté !

Les services de renseignement américains affirment que les récents combats n’ont pas ralenti de manière significative le programme nucléaire iranien.
Les responsables estiment toujours qu'il faudrait environ 9 à 12 mois à l'Iran pour construire une arme nucléaire s'il le souhaitait.
Les stocks d'uranium hautement enrichi de l'Iran restent en grande partie intacts et leur destination demeure inconnue.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Lundi 4/5, 23h15

Défilé à deux balles (suite). C'est marrant comme cette histoire de défilé a pris une certaine importance médiatique.

Robert Fico, le premier ministre slovaque, a confirmé qu’il se rendrait à Moscou le 9 mai pour rencontrer le président russe, Vladimir Poutine. « Je déposerai des fleurs sur la tombe du Soldat inconnu de l’Armée rouge, pour remercier au nom des Slovaques de la libération, et j’aurai une courte réunion avec le président Poutine. C’est tout. Je ne vais à aucun défilé militaire. Ce sera le même format que les fois précédentes », a-t-il déclaré en marge du sommet de la Communauté politique européenne, qui a lieu en Arménie. [...]

Le Monde, Live

Lundi 4/5, 15h00

Défilé à deux balles (suite).

Cartoon Movement, Christo Komarnitski, Putin's Victory Day parade

Lundi 4/5, 11h20

Arménie.

Le propagandiste russe Simonyan s'indigne de la visite du président Zelenskyy en « Arménie ingrate » que la Russie a « sauvée tant de fois » et menace l'Arménie d'une agression militaire.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Le 8ᵉ sommet de la CPE, la Communauté politique européenne, forum informel réunissant deux fois par an les dirigeants de la quasi-totalité des pays du continent (membres ou non de l’Union européenne, à l’exception de la Russie et de la Biélorussie) se tient aujourd’hui dans la capitale arménienne en présence de nombreuses figures politiques. Parmi elles, le président Emmanuel Macron, le premier ministre britannique, Keir Starmer, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ainsi que les principaux responsables de l’Union européenne, Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Le premier ministre canadien, Mark Carney, a également été convié. Cette invitation marque une première pour un pays non européen au sein de ce forum, illustrant le resserrement des liens entre l’Europe et le Canada face aux pressions exercées par Donald Trump.

Le Monde, Live

Dimanche 3/5, 21h05

Sur la route de K.

Zhanna, accompagnée de son fils handicapé, de leur chien Rex et de leur chat Vasia, a évacué par ses propres moyens de Kostiantynivka à Druzhkivka, dans la région de Donetsk ; pendant neuf heures, disent-ils, ils « n’ont pas marché, ils ont couru ».

Longtemps, la famille a survécu dans une cave sans eau, refusant d'abandonner ses animaux. Zhanna, déjà blessée à deux reprises lors de frappes russes, a quitté son domicile en pantoufles seulement, emportant avec elle des médicaments pour le chien et deux boîtes de pâté.

« Je n’abandonnerai pas mes animaux – je les ai élevés, ce sont mes enfants. La route était un enfer. Des chiens affamés et agressifs nous attaquaient. Il y avait du sang partout, du matériel calciné, des gilets pare-balles tachés de sang, des morceaux de corps… Je veux tout oublier », a confié Zhanna.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 3/5, 20h40

Défilé à deux balles (suite).

À Moscou et à Saint-Pétersbourg, les préparatifs pour le 9 mai sont en cours : l'internet mobile est coupé, les abris anti-bombes sont vérifiés, les systèmes de défense aérienne sont déployés et des filets anti-drones sont installés.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

« On ne sait pas encore si Zelensky a autorisé ou non le défilé sur la place Rouge ? »

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 3/5, 17h30

Nuc : t'en veux ou t'en veux pas ?

Le gouvernement a autorisé dans un décret, publié dimanche 3 mai au Journal officiel, le démantèlement complet par EDF de l’ancienne centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), notamment de ses parties les plus sensibles comme les réacteurs, en fixant les modalités et le calendrier. [...]

Le Monde, Fessenheim : feu vert au démantèlement total de la centrale nucléaire, une étape décisive dans la reconversion du site

Il y a quarante ans, le réacteur n° 4 de la centrale de Tchernobyl explosait, dispersant dans l’atmosphère environ 30 000 fois les rejets radioactifs de toutes les installations nucléaires civiles ayant jamais fonctionné. De manière paradoxale, cet anniversaire coïncide peu ou prou avec la concrétisation des projets de relance de l’atome, un peu partout dans le monde. En France, les derniers épisodes en date, mi-mars, sont la visite d’Emmanuel Macron du chantier du futur EPR de Penly, en Seine-Maritime, et l’annonce d’une série de décisions issues du cinquième conseil de politique nucléaire.

Celles-ci n’ont soulevé presque aucune protestation audible, ni dans le monde politique ni dans la société civile. Elles ne se sont attiré quasiment aucun commentaire, pas plus sur le moment que quelques semaines plus tard, à l’occasion des 40 ans de l’explosion de la centrale ukrainienne. Bien plus que la question climatique, les guerres en Ukraine et en Iran, et les tensions qu’elles induisent sur les marchés d’hydrocarbures, ont transformé la relance du nucléaire tricolore en nécessité indiscutable.

[...] Les contraintes de la guerre n’agissent pas seulement comme un aiguillon, mais aussi comme un puissant narcotique capable de dissoudre la mémoire des catastrophes, et de faire passer le nucléaire, aux yeux des décideurs, pour une énergie « comme les autres ». C’est pourtant aujourd’hui moins vrai que jamais. Les conflits en Ukraine et en Iran n’ont en effet pas seulement mis en lumière l’ultradépendance de l’économie mondiale aux combustibles fossiles : ils montrent crûment que les installations nucléaires – mais aussi d’autres infrastructures critiques comme les usines de dessalement – peuvent devenir les cibles militaires d’un pouvoir aux abois.

[...] Loin de tenir compte de ces risques, désormais plus tangibles que jamais, les développements de l’industrie de l’atome pourraient, bien au contraire, multiplier les vulnérabilités. Les « petits réacteurs modulaires », généralement d’une puissance de l’ordre de la centaine de mégawatts, font partie des innovations en cours de développement. [...]

Le Monde, Stéphane Foucart, « Les guerres en Ukraine et en Iran ont transformé la relance du nucléaire en nécessité indiscutable »

Dimanche 3/5, 6h25

Recul.

En avril 2026, les forces russes ont subi une perte nette de territoire sur le théâtre ukrainien, une première depuis l'incursion ukrainienne dans l'oblast de Koursk en août 2024.

Selon les observations de l'ISW, les forces russes auraient perdu le contrôle de 116 kilomètres carrés en avril 2026, sans compter les zones d'infiltration possibles. Depuis novembre 2025, la progression russe sur le champ de bataille n'a cessé de ralentir, les contre-attaques terrestres ukrainiennes, les frappes à moyenne portée menées par l'Ukraine, le blocage en février 2026 de l'utilisation des terminaux Starlink par la Russie en Ukraine et la limitation du trafic Telegram par le Kremlin ayant exacerbé les difficultés internes à l'armée russe. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 mai, traduction automatique

Dimanche 3/5, 6h20

J'ai fait tuer ton papa, et toi, ton oncle...

Vladimir Poutine en visite dans un centre sportif de Saint-Pétersbourg (Russie), le 27 avril 2026. GAVRIIL GRIGOROV/BUREAU DE PRESSE ET D’INFORMATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RUSSIE/TASS/SIPA

Chez Vladimir Poutine, c’est presque devenu un rituel de communication. Quand sa popularité fléchit, le président russe convoque les caméras pour… embrasser un enfant en public. La mise en scène s’est encore répétée, lundi 27 avril. Alors que le Kremlin s’alarme de sondages au plus bas, plus de quatre ans après l’invasion de l’Ukraine, le président russe est sorti de son mutisme médiatique pour se rendre, ce jour-là, dans un centre sportif de Saint-Pétersbourg.

Face à une vingtaine de jeunes filles en justaucorps noirs, alignées et intimidées, il a lancé la conversation sur leur âge et leur goût pour le ballet. La séquence fut brève. Mais elle a vite fait le tour des médias au service du Kremlin. M. Poutine, raide et stoïque, comme à son habitude, a fini par embrasser le front d’une des danseuses, 10 ans, puis par caresser le chignon d’une de ses camarades. « Merci ! », ont-elles lancé au chef du Kremlin avant que celui-ci ne quitte le gymnase, flanqué de ses gardes du corps.

La dernière scène de ce type datait de juin 2023, après que la mutinerie d’Evgueni Prigojine, le chef des mercenaires du Groupe Wagner, avait failli faire vaciller le régime de M. Poutine. A l’occasion d’une visite au Daghestan, république du Caucase russe, le chef du Kremlin avait, au milieu d’une foule d’habitants, embrassé sur le front une adolescente, malgré les strictes règles anti-Covid, alors en vigueur dans l’entourage du président. « La séquence du baiser à Saint-Pétersbourg est un signe certain que Poutine s’inquiète de la baisse de sa popularité », ironise Farida Rustamova, politiste russe en exil, rédactrice en chef du site Vlast (« le pouvoir »).

[...] La scène de Saint-Pétersbourg, qui témoigne de la volonté de M. Poutine d’afficher sa proximité avec ses concitoyens, intervient alors que ce dernier, accaparé par la guerre en Ukraine, semble loin des réalités quotidiennes des Russes. « Vladimir Poutine est devenu moins visible en public et ne se déplace presque plus dans le pays », insiste Farida Rustamova

[...] Alors que, selon la Constitution, le président doit tenir un discours annuel à la nation, traditionnellement en mars, M. Poutine ne l’a pas fait cette année, pas plus qu’en 2025. A moins de cinq mois des élections législatives du 20 septembre, ce silence pourrait avoir un dangereux effet boomerang pour les autorités.

[...] Pour le moment, le Kremlin semble gérer les doutes des élites, les mécontentements de la population et les mauvais sondages. Mais, au-delà de l’épisode du baiser aux jeunes danseuses à Saint-Pétersbourg, il pourrait travailler à un scénario de fuite en avant. « On ne peut pas exclure un engrenage belliciste, s’inquiète Anna Colin Lebedev. Pour justifier les blocages d’Internet, le Kremlin peut sauter le pas et appeler les Russes à s’unir pour s’engager dans ce qui sera présenté comme une grande guerre et non plus comme, depuis 2022, une simple “opération militaire spéciale”. » [...]

Le Monde, La baisse de la popularité de Vladimir Poutine en Russie inquiète le Kremlin, à cinq mois des élections législatives

Dimanche 3/5, 6h00

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

Du côté ukrainien, la guerre déclenchée par Vladimir Poutine depuis plus de 4 ans maintenant continue à un rythme soutenu, que l’absence actuelle dans la plupart des médias ne doit pas faire oublier pour autant. Contre l’Ukraine, le président russe est dans « une galère » d’autant plus grande que son armée piétine plus que jamais, avec une avancée marginale en mars (+110 km2) comme en avril (+140 km2), quand elle prétend conquérir au moins 5 000 km2 rien que pour finir de s’emparer du Donbass.

Comment Trump aurait-il pu s’attaquer à l’Iran (tout de suite après le Vénézuéla) sans le feu vert de la « superpuissance » supposée la soutenir et la protéger, à savoir la Russie ? Une Russie n’ayant même pas levé le petit doigt pour prévenir les dirigeants iraniens du raid israélo états-unien qui allait les décapiter à l’aube du 28 février 2026, sachant que ce raid ne pouvait pas échapper au puissant système de renseignement et d’observation russe.

Et pourquoi les Etats-Unis ont-ils décidé de retirer tout soutien financier à la résistance ukrainienne, Trump proclamant même que c’est l’aide apportée par son prédécesseur Joe Biden qui serait la cause de la continuation de cette guerre ? En tenant de tels propos, Trump reconnaît implicitement que la Russie devrait disposer « librement » de son voisin et qu’il faut donc laisser son ami Poutine en finir avec ces Ukrainiens qui refusent de se soumettre.

En fait, depuis la réunion d’Anchorage en Alaska d’août 2025, nous assistons à un arrangement, un « deal » entre Trump et Poutine, avec la soumission attendue du Vénézuéla et de l’Iran par les États-Unis en échange de celle de l’Ukraine, alors même que les armées russes n’ont pas réussi à la faire plier en plus de quatre années de guerre.

[...] Du côté de l’Ukraine, Donald Trump a largement commencé à abattre ses cartes en attaquant l’OTAN, acteur clef de la coordination de l’aide à l’Ukraine, garantie de la sécurité collective de l’Europe et donc objectif essentiel de Vladimir Poutine. Avant l’été aussi, Donald Trump va refiler le sujet de la guerre contre l’Ukraine aux Européens, après avoir essayé une dernière fois de faire céder le régime ukrainien sur les 5 000 km2 du Donbass que réclame Poutine pour en faire une victoire propre à masquer son échec militaire.

Les Européens seront alors définitivement confrontés au sujet de leur sécurité collective et devront enfin chercher des solutions politiques leur apportant une capacité crédible de défense face aux empires menaçants dont ils sont entourés désormais. Les défis économiques auxquels ils s’étaient plutôt bien préparés jusqu’ici, grâce à l’Union européenne, vont céder le pas aux menaces sécuritaires dont ils comprennent à travers ces crises (Ukraine, Iran, Israël, Liban, Groenland, Cuba…) qu’ils doivent d’abord compter sur eux-mêmes.

Nous noterons pour terminer que cette nécessité de se rassembler au niveau européen pour faire face aux empires menaçants est exactement ce qu’essaient de miner les partis extrémistes, et notamment le Rassemblement national en France [...]

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Guerre en Iran, guerre en Ukraine, Trump et Poutine dans une même galère ?

Samedi 2/5, 10h15

Pétrole russe : mais que fait la police ?!

Des drones ukrainiens ont frappé une raffinerie de pétrole à Tuapse, dans le kraï de Krasnodar, dans la nuit du 1er mai, marquant ainsi la quatrième frappe sur ce site en un mois, ont confirmé le Service de sécurité ukrainien (SBU) et l'état-major général. [...]

The Kyiv Independant, Des drones ukrainiens ont frappé pour la quatrième fois la raffinerie de pétrole russe de Tuapse ; des réservoirs sont à nouveau en feu, selon l'armée, traduction Deepl

Un habitant de Tuapse nous adresse un chaleureux message pour les fêtes de mai.

War Translated, Bluesky, traduction Deepl

Samedi 2/5, 10h15

Défilé à deux balles (suite).

La République tchèque a autorisé le Premier ministre slovaque Robert Fico à survoler son espace aérien pour se rendre en Russie à l'occasion du défilé de la Victoire du 9 mai, a déclaré un porte-parole du ministère tchèque des Affaires étrangères, alors même que plusieurs pays européens ont bloqué ce voyage.

[...] Cette autorisation intervient alors que plusieurs pays européens ont refusé à Fico l'accès à leur espace aérien avant sa visite prévue à Moscou pour les célébrations de la Journée de la Victoire en Russie le 9 mai. Les pays baltes (Lituanie, Lettonie et Estonie) ont interdit le vol du dirigeant slovaque, et la Pologne a également refusé l'accès à son espace aérien.

[...] « L’Estonie n’autorisera aucun État, s’il choisit de renforcer ses liens avec la Russie, à utiliser son espace aérien . La Russie continue de violer les normes internationales comme s’il s’agissait d’un sport, poursuivant ses atrocités en Ukraine et menaçant la sécurité de l’Europe tout entière », a déclaré Tsahkna .

« Nous devons continuer à isoler l'agresseur politiquement et économiquement, en maintenant une pression ferme jusqu'à ce qu'il ait pleinement subi les conséquences de ses actes », a-t-il ajouté.

[...] Fico, qui a assisté aux célébrations de Moscou l'année dernière malgré les appels des responsables européens à boycotter l'événement de 2025, est largement considéré comme l'un des plus proches alliés de Moscou au sein de l' Union européenne.

The Kyiv Independent, La République tchèque autorise le vol de Fico vers Moscou tandis que ses voisins ferment leur espace aérien pour le Jour de la Victoire, traduction automatique

Samedi 2/5, 10h00

Projection.

L'état-major ukrainien a confirmé que les forces ukrainiennes avaient récemment abattu plusieurs avions russes jusqu'à 1 676 kilomètres de la frontière internationale.

Le 1er mai, il a rapporté que les forces ukrainiennes avaient touché plusieurs chasseurs russes Su-57 et Su-34 sur la base aérienne de Shagol, dans l'oblast de Tcheliabinsk, à environ 1 676 kilomètres de la frontière internationale, le 25 avril [7]. Des images satellites publiées le 1er mai confirment que les frappes du 25 avril ont endommagé plusieurs appareils sur cette base. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er mai, traduction automatique

Samedi 2/5, 9h55

Aux chiottes l'arbitre.

Cartoon Movement, Giorgi Nanava (Cyberwolf), Victory, Apparently
Malgré des années de guerre, de lourdes pertes et l'absence de résultats décisifs, Donald Trump transforme ses vœux pieux en réalité, déclarant l'Ukraine « vaincue » et attribuant la victoire à Vladimir Poutine au mépris de la réalité, alors que Volodymyr Zelenskyy se bat sur le ring.

Vendredi 1/5, 17h35

OTAN : la fin de l'invasion russe n'est pas la fin des emmerdes.

« La Russie dispose d’une “fenêtre d’opportunité” jusqu’en 2030 pour mener une agression contre l’OTAN », a déclaré le commandant des forces armées lettones.
La préparation de la Russie à une nouvelle guerre de grande envergure n’est qu’une question de temps. Le Kremlin « ne veut pas des problèmes que pourraient entraîner les personnes démobilisées ».

MAKS25, Bluesky, traduction Deepl

Vendredi 1/5, 17h25

Brouzouf ukrainien.

Sur X, le président ukrainien a détaillé la réforme de l’armée qu’il souhaitait mettre en place d’ici juin. « Premièrement : j’ai fixé comme objectif d’augmenter considérablement les salaires selon le principe d’équité. Plus précisément, les missions de combat sur la ligne de front, l’expérience réelle du combat et du commandement, ainsi que l’efficacité d’un militaire doivent garantir une augmentation de salaire.

[...] Deuxièmement, une attention particulière doit être accordée à l’infanterie. Un fantassin ukrainien qui tient la ligne de front doit sentir que notre État le respecte véritablement. J’ai donné instruction de mettre en place des contrats spéciaux destinés spécifiquement à notre infanterie, avec des rémunérations comprises entre 250 000 et 400 000 hryvnias [entre 5 800 et 9 300 euros] en fonction de l’exécution des missions de combat », poursuit-il avant d’ajouter que les méthodes de recrutement et de gestion du personnel allaient être également modifiées.

Le Monde, Live

Vendredi 1/5, 13h55

Mines.

Près du village de Myrotske, dans le centre de l'Ukraine, une douzaine de démineurs avançaient minutieusement en rangs serrés, balayant le sol devant eux à l'unisson avec leurs détecteurs de métaux, tels des moissonneurs fauchant le blé.
Ils s'efforcent de sécuriser les bois et les champs contre les mines et les munitions non explosées laissées sur place après l'occupation de la région par la Russie, à environ 40 km au nord-ouest de Kyiv, au début de son invasion il y a quatre ans.

[...] « Malheureusement, l'Ukraine est le pays le plus miné au monde », a déclaré Olena Shustova, responsable des relations avec les médias pour l'organisation caritative de déminage HALO Trust. « Il faudra au moins dix ans pour déminer l'Ukraine. »

[...] Selon l'organisme public Demine Ukraine, plus de 132 000 kilomètres carrés (50 965 miles carrés) – soit une superficie équivalente à celle de la Grèce ou de l'État américain du Mississippi – restent contaminés par des mines. À ce jour, près de 42 000 km² ont été sécurisés, précise-t-il.
Compte tenu de l'ampleur colossale de la tâche, HALO Trust a fait appel à l'IA pour analyser des images haute résolution prises par des drones au-dessus des zones contaminées et former des systèmes à identifier les mines et les restes explosifs, atteignant déjà une précision d'environ 70 %.

[...] Sur un autre site de déminage au nord de Kyiv, Oleksandr Liatsevych s'abrite à l'intérieur d'une cage en acier mobile aux vitres renforcées, d'où il observe à travers des lunettes de réalité virtuelle et utilise un joystick pour diriger une pelleteuse spécialement adaptée, située à quelques mètres de là. Cette énorme machine creuse la terre jonchée de munitions non explosées et les broie dans un concasseur spécialisé.
Cette pelleteuse sans pilote est l'un des moyens utilisés par les équipes de déminage pour nettoyer de vastes zones de terres contaminées plus rapidement et en toute sécurité, dans un conflit où l'automatisation, les drones et l'intelligence artificielle révolutionnent l'art de la guerre.

[...] Dans les bois voisins, la démineuse Olha Kava, vêtue d’un gilet pare-balles et d’une visière, s’accroupit pour rechercher une éventuelle mine antipersonnel à l’ancienne, à la main.
Cette ancienne agente de voyage et mère de trois enfants a postulé pour devenir démineuse après que ses amis se sont engagés dans les forces armées à la suite de l'invasion à grande échelle de la Russie.
« Bien sûr, il y a de la peur », a-t-elle déclaré. « Cela… vous motive à faire votre travail correctement et de manière responsable. »

Reuters, L'homme, la machine et l'IA s'unissent dans une bataille pour déminer l'Ukraine, traduction Deepl
Un employé de HALO Trust (Hazardous Area Life-support Organization), une organisation humanitaire non gouvernementale qui se consacre principalement au déminage et à l'enlèvement d'autres engins explosifs, utilise un détecteur de métaux pour rechercher des mines et des munitions non explosées laissées sur place après l'occupation de la région par la Russie, dans le cadre de l'attaque russe contre l'Ukraine, dans la région de Kyiv, en Ukraine, le 8 avril 2026. REUTERS/Gleb Garanich

Vendredi 1/5, 11h40

Medvedev a dit.

Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a réaffirmé l'engagement de la Russie dans ses objectifs de guerre en Ukraine et a déclaré que la Russie était engagée dans un conflit existentiel avec l'Occident, immédiatement après l'appel téléphonique entre Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine le 29 avril.

Le 30 avril, lors du marathon éducatif fédéral « Znanie Pervye » (L'éducation d'abord), Medvedev a qualifié les États-Unis de principal rival géopolitique de la Russie et a affirmé que le conflit qui l'oppose à l'Occident est « une question d'existence » et ne prendra pas fin « en une génération ». Medvedev a soutenu que la victoire de la Russie en Ukraine apporterait la stabilité au pays et lui permettrait de s'attaquer à ses problèmes économiques, démographiques et sociaux. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 avril, traduction automatique

Vendredi 1/5, 11h25

Défilé à deux balles (suite).

Cartoon Movement, Marian Kamensky, The Pauperized Putin

Les médias russes rapportent que seuls les dirigeants de quatre pays – le Bélarus, le Kazakhstan, le Kirghizistan et la Slovaquie – ont accepté d'assister au défilé à Moscou. Cela contraste fortement avec l'année dernière, où les dirigeants de 27 pays, dont la Chine, la Serbie et le Brésil, avaient participé à l'événement.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

[La Slovaquie est membre de l'Union européenne depuis 2004]


Vendredi 1/5, 11h20

Nan, mais c'est la guerre ou quoi !?

S’adressant à l’ancien président russe Dmitri Medvedev, actuellement vice-président du Conseil de sécurité, le gouverneur de l’oblast de Leningrad, Alexandre Drozdenko, a déclaré que la région sous sa juridiction « n’[était] plus seulement une région frontalière mais aussi une région de première ligne ». « Compte tenu de l’intensité des attaques en mars et à la mi-avril, les installations du complexe énergétique et les infrastructures portuaires sont des cibles d’intérêt pour l’ennemi [l’Ukraine] afin d’infliger des dommages », a-t-il ajouté. [...]

Le Monde, Live

Jeudi 30/4, 22h00

J'ai hurlé comme un animal le jour de son départ, et puis la nuit. Ça va mieux. Des bisous

Olga, Viber (texte)

Mini-journal d'avril