Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L'armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
[...] L'histoire commence dans l'enfer du quotidien de la 14ᵉ brigade mécanisée ukrainienne. Entre deux assauts, les soldats partagent souvent leur maigre ration et leur abri avec des animaux errants, devenus au fur et à mesure des mascottes, des soutiens psychologiques, voire des membres à part entière de leur unité. Mais lorsque le soldat qui s'occupait quotidiennement d'un chat et d'un chien a été grièvement blessé et évacué, les animaux se sont retrouvés orphelins, piégés en zone de guerre.
Des pilotes de drones de l'unité ont alors proposé de les sauver. Puisqu'il était trop risqué d'envoyer un véhicule terrestre récupérer les animaux à cause des mines et des tirs d'artillerie, la solution viendrait du ciel. Un drone de logistique, habituellement utilisé pour acheminer de la nourriture et des munitions, a été réquisitionné pour cette mission d'un genre nouveau.
Le plan? Réussir à attacher les animaux dans des sacs de transport sécurisés et les faire voler sur une distance d'environ 12 kilomètres pour rejoindre une zone sécurisée. «C'était risqué ? Oui, mais les laisser là-bas était encore plus dangereux, et il n'aurait pas été possible de les récupérer autrement», a expliqué l'organisation de protection animale UAnimals [...]
Les vidéos diffusées montrent le chat puis le chien, arrivant à destination dans des sacs robustes, légèrement ballottés par le vent mais parfaitement calmes. À l'atterrissage, les soldats les accueillent, heureux de récupérer leurs mascottes saines et sauves.
[...] L'armée ukrainienne a transformé le drone en un véritable couteau suisse: loin de ne servir qu'à attaquer des cibles, on les a vus guider des prisonniers de guerre vers les lignes amies, livrer des vélos électriques à des fantassins isolés ou transporter des tonnes de matériel médical. [...]
Slate, Vidéo: en Ukraine, un drone militaire s'est détourné de sa mission pour sauver un chat et un chien
Samedi 11/4, 16h00
Semaine hongroise (suite).
MAKS25, Bluesky, Budapest : « Russes, rentrez chez vous »MAKS25, Bluesky
Samedi 11/4, 16h00
Boris a dit.
Boris Johnson a visité les positions de la 65e brigade dans la direction de Zaporijia. « Après 48 heures passées en première ligne, j'en suis plus convaincu que jamais : les Ukrainiens vaincront. Un jour, ils se débarrasseront des orcs de Poutine, et ce beau et généreux pays sera libre », a-t-il déclaré.
Le Kremlin continue d'intensifier le blocage de Telegram.
L'organe de presse d'opposition russe Agenstvo, citant des données du réseau mondial d'observation Open Observatory of Network Interference (OONI), a rapporté que le taux d'anomalies des connexions Telegram avait atteint 95 % le matin du 10 avril. Agenstvo a indiqué qu'il s'agissait du taux d'anomalies le plus élevé depuis que la Russie a commencé à restreindre l'accès à Telegram le 20 mars et a noté que ces chiffres indiquaient que la Russie bloquait Telegram plus sévèrement que WhatsApp et Signal, deux applications interdites en Russie, dont les taux d'anomalies avoisinent les 89 %.
[...] Les responsables russes ont récemment fait face à une réaction négative de la population russe, y compris de l'espace informationnel ultranationaliste important, concernant les efforts de censure continus du Kremlin, et les responsables du Kremlin continueront probablement à faire face à une telle réaction. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 10 avril, traduction automatique
Sur la base de son analyse d’images satellitaires du 5 avril, l’AIEA indique qu’un impact a été relevé à seulement 75 mètres du périmètre de la centrale, en activité et contenant d’importantes quantités de combustible nucléaire.
« La poursuite d’activités militaires près de la centrale pourrait provoquer un grave accident radiologique, avec des conséquences néfastes pour la population et l’environnement en Iran et au-delà », a averti le Directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi.
L’agence onusienne chargée de la sûreté nucléaire avait été informée le 4 avril de cet incident par les autorités iraniennes, qui ont indiqué qu’un projectile avait frappé à proximité du site, tuant un agent de sécurité et endommageant un bâtiment sous l’effet d’ondes de choc et de débris. Aucune hausse des niveaux de radiation n’a été signalée. Il s’agit du quatrième incident de ce type en quelques semaines. [...]
ONU, l’AIEA alerte sur un risque d’accident nucléaire après une frappe à 75 mètres de la centrale de Bouchehr [les sept pilliers indispensables... dont on se dispense fort bien]
“Le cessez-le-feu annoncé par Donald Trump comporte un trou, un trou géant de la taille d’une bombe nucléaire”,clame le quotidien britannique The Daily Telegraph. Cette suspension des hostilités pour deux semaines ne règle pas le sujet présenté comme déterminant dans le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran :“Empêcher Téhéran de développer l’arme atomique.” Car trente-neuf jours plus tard, “force est de constater que le régime est toujours aussi proche de se doter de l’arme nucléaire”.
Selon les estimations relayées par la presse internationale, l’Iran posséderait encore “445 kilos d’uranium enrichi à 60 %”,relaie The Spectator, à Londres. “À ce rythme, l’assemblage d’une bombe pourrait donc intervenir d’ici quelques mois, si l’on se fie aux critères de l’Agence internationale de l’énergie atomique.” [...]
Courrier International, Iran : la trêve “comporte un trou de la taille d’une bombe nucléaire”
Inde
Troisième pollueuse de la planète, grande consommatrice de charbon, l’Inde s’est engagée durant la COP26 de Glasgow, en 2021 à atteindre une production électrique de 500 gigawatts (GW) soit la capacité de 350 à 500 millions de foyers, à partir de combustibles non fossiles, d’ici à 2030, et à la neutralité carbone d’ici 2070.
Une partie de cette énergie électrique pourrait être produite grâce au programme nucléaire civil du pays. Le programme nucléaire en Inde a été planifié il y a près de soixante ans, compte tenu des réserves assez faibles d’uranium et de thorium dans le pays.
Phase 1 : Les réacteurs à eau lourde pressurisée ou pressurised heavy water reactor (PHWR) utilisent l’uranium naturel. Cependant, cela produit du plutonium et de l’uranium appauvri que l’Inde ne peut réutiliser.
Phase 2 : La surgénération Les Réacteurs à Neutron Rapide ont l’avantage de pouvoir fonctionner avec une plus grande diversité de combustible nucléaire dont l’uranium appauvri et le plutonium produit par les réacteurs à eau lourde lors de la phase 1. De plus, la capacité “surgénérative” implique de pouvoir utiliser des ressources minières beaucoup plus abondantes.
Phase 3 : Les futurs réacteurs utiliseront uniquement du thorium comme combustible nucléaire. Néanmoins, ce type de technologie n’est pas encore développé.
Aujourd’hui l’Inde est en phase 2. Le Prototype Fast Breeder Reactor (PFBR, en français : réacteur rapide surgénérateur prototype) est un réacteur nucléaire à neutrons rapides surgénérateur de 500 MW situé à Kalpakkam, dans le Tamil Nadu, et exploité par la Bharatiya Nabhikiya Vidyut Nigam Ltd. C’est un réacteur de 4ème génération, à titre d’exemple, l’EPR de Flamanville est un réacteur de 3ème génération. Il constitue un élément clé de la stratégie nucléaire à long terme de l’Inde.
[...] La criticité correspond au moment où un réacteur nucléaire atteint une réaction en chaîne auto-entretenue. Autrement dit, lorsqu’un noyau atomique subit une fission nucléaire, il libère des neutrons qui provoquent au moins une autre réaction de fission dans les noyaux environnants. Une fois le réacteur critique, il atteint un état stable. Il s’agit d’une étape essentielle avant la production d’électricité à pleine puissance, indiquant que le cœur du réacteur fonctionne comme prévu. Et le 6 avril 2026, le réacteur de Kalpakkam a atteint ce niveau. [...]
Le Petit Journal, L’Inde franchit une étape majeure dans son programme d’énergie nucléaire
France
[...] Triste défense que celle-ci, qui n’admet toujours pas les faits : ces métaux [rares] qui n’ont jamais existé, n’existent pas non plus dans l’électrique. En effet, les dernières batteries contiennent du fer, le minéral le plus abondant sur terre et elles en sont plus sûres. De plus, les moteurs électriques non plus de terres rares, comme le démontre avec avantage notre constructeur national, Renault. Et le lithium qui est si disponible que son prix est au plus bas, il sera bientôt remplacé par une autre matière encore plus abondante, le sodium.
Oui, mais, les meilleures voitures électriques sont chinoises diront d’autres capitulards. Et alors qui sommes-nous en France pour refuser de relever le défi ? En outre nous rattrapons déjà ce retard, directement lié aux effets délétères de l’infox des métaux rares.
Oui, mais quelle électricité sera disponible demanderons les décroissants ? Malgré les affres des dernières années, la France est, plus que toute autre nation, idéalement placée pour remplacer les moteurs thermiques par les voitures électriques avec des batteries, car elles sont les filles naturelles de l’énergie nucléaire, pilotable et peu coûteuse.
Enfin il y a le mental. Comme le disait Mme Van der Leyen il y a deux semaines à propos du nucléaire : « on a fait une erreur ». C’est exact, ils se sont plantés depuis 30 ans, et à l’arrivée c’est nous qui payons la facture à la station-service. Mais, puisque les français ont compris qu’ils ont trop longuement été des lions menés par des ânes, l’échéance de l’élection de 2027 est l’occasion de planifier une nouvelle industrie qui nous rendra notre rang.
La Tribune, OPINION. « La voiture électrique est la fille de l’électricité nucléaire »
Des projets jugés irréalistes, près des habitations, avec des échéances peu crédibles... Des habitants d’Indre-et-Loire s’opposent fermement aux rêves nucléaristes de la start-up Newcleo, qui veut notamment y construire un miniréacteur.
[...] Au cœur du dossier, deux projets portés par Newcleo : un miniréacteur à neutrons rapides de 30 mégawatts (MW) à construire ici, en Indre-et-Loire, et son usine de combustible qui, elle, sera implantée dans l’Aube, et pour laquelle une séance de débat public se tiendra dans la soirée du 9 avril à Nogent-sur-Seine.
Au cœur de la discussion, un double objet encore flou : le LFR-AS-30, un petit réacteur nucléaire de 30 MW, refroidi au plomb, que Newcleo veut implanter sur 14 hectares de prairie au cœur de la zone artisanale du Véron, aux côtés d’une jardinerie, d’un crématorium et des quatre réacteurs de la centrale de Chinon. « Pourquoi aussi près des habitations ? » demande un habitant, inquiet d’une éventuelle dispersion du plomb radioactif.
[...] Sur le papier, l’argumentaire est bien rodé. Une technologie dite « de quatrième génération » pour un réacteur à neutrons rapides comme il n’en existe aucun dans le monde. 1 000 emplois pendant le chantier, 300 à terme. Et, en filigrane, toujours le même mantra : produire une énergie décarbonée tout en réduisant les déchets nucléaires.
Sauf qu’entre le papier et la vraie vie, il existe un monde fait d’impossibilités techniques et financières, d’équations économiques irrésolues, d’ambitions industrielles un peu hors sol. Pour Newcleo, ce démonstrateur français n’est qu’un maillon d’une ambition plus large : le déploiement de 60 réacteurs commerciaux au Royaume-Uni ou en Europe de l’Est. Autrement dit : un pari industriel global, dont le territoire du Chinonais ne serait que la rampe de lancement. « Parce qu’aucun autre pays ne souhaite accueillir ce machin », croyait important de préciser un habitant, ahuri par le projet. [...]
Reporterre, « Aucun autre pays ne souhaite accueillir ce machin » : l’opposition aux petits réacteurs nucléaires monte
Brésil
Le directeur du développement nucléaire et technologique de la marine brésilienne (DGDNTM) a déclaré à la presse brésilienne que le projet de sous-marin nucléaire ne pouvait être abandonné. Cette déclaration intervient alors que le projet fait face à des problèmes budgétaires et que Rio est sous la pression de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Ouest-France, Le Brésil maintient son projet de sous-marin nucléaire malgré les pressions et contraintes budgétaires
Espagne
En Espagne, le gouvernement de coalition dirigé par Pedro Sánchez a élaboré un plan visant à supprimer progressivement les centrales nucléaires au profit d'une transition vers les énergies propres.
Cependant, à la suite de la panne d'électricité qui a frappé toute la péninsule ibérique, en avril 2025, et face aux tensions géopolitiques croissantes qui menacent l'approvisionnement énergétique, de nombreuses voix se sont élevées. Elles réclament une stratégie énergétique permettant à l'Espagne, et à l'Europe dans son ensemble, de devenir plus indépendante des sources d'énergie externes sujettes aux perturbations liées aux conflits régionaux, comme le gaz russe ou le pétrole transitant par le détroit d'Ormuz.
[...] L'Union européenne elle-même a plaidé en faveur de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires afin d'assurer l'indépendance énergétique nécessaire au Vieux Continent pour contrôler ses marchés et ses prix, et veiller à ce que les citoyens ne soient pas accablés par des coûts élevés qui pèseraient davantage sur une économie déjà en difficulté.
[...] Euronews s'est entretenu avec Bogdan Rzońca, chef de la mission de l'UE qui s'est rendue à Almaraz (Estrémadure) en février pour évaluer l'état de la centrale.
La visite des eurodéputés faisait suite à une pétition locale signée "non seulement par les travailleurs, mais aussi par les collectivités locales, les habitants, les résidents et les agriculteurs", tous bords politiques confondus, a déclaré Bogdan Rzońca, député européen polonais (ECR) et président de la commission des pétitions. "Plus de 10 000 habitants d'Almaraz s'opposent à la fermeture de cette centrale nucléaire", a-t-il indiqué.
Il a également fait remarquer que les autorités locales n'étaient pas sur la même longueur d'onde que le gouvernement espagnol. "Nous assisterons à un conflit entre le Premier ministre et les gouvernements régionaux", a-t-il jugé. [...]
EuroNews, la potentielle fermeture d'une centrale nucléaire suscite l'inquiétude à Bruxelles
Samedi 11/4, 7h05
Pétrole.
L'Estonie, membre de l'OTAN, s'abstiendra de saisir les navires de la « flotte fantôme » russe en mer Baltique, craignant que la saisie de pétroliers et d'autres navires sanctionnés par l'Occident n'incite Moscou à les défendre militairement, a déclaré vendredi un haut commandant.
La Grande-Bretagne et d'autres nations européennes, dont la France, la Belgique et la Suède, ont intensifié leurs efforts pour saisir les pétroliers vieillissants utilisés par Moscou pour obtenir des fonds essentiels à sa guerre de quatre ans contre l'Ukraine.
[...] Mais l'Estonie, l'État balte le plus septentrional situé à proximité des principales installations d'exportation de pétrole et de carburant russes dans le golfe de Finlande, fait preuve de retenue après une tentative infructueuse d'arraisonnement d'un navire russe l'année dernière.
En mai 2025, l'Estonie a déclaré que Moscou avait envoyé un avion de chasse dans l'espace aérien de l'OTAN au-dessus de la mer Baltique lors d'une tentative estonienne d'intercepter un pétrolier sans pavillon à destination de la Russie, qu'elle soupçonnait de défier les sanctions occidentales. L'avion a finalement escorté le pétrolier jusqu'aux eaux russes.
[...] Le Kremlin, qui considère les sanctions comme une tentative malveillante d'anéantir son économie, affirme que ses navires ont le droit de circuler librement en mer Baltique et que la Russie est prête à répondre à toute tentative visant à les en empêcher.
Reuters, L'Estonie estime que l'arraisonnement des pétroliers russes en mer Baltique est trop risqué, traduction automatique
Les États-Unis devraient prolonger la dérogation permettant aux pays d'acheter du pétrole et des produits pétroliers russes sous sanctions, a rapporté Reuters le 10 avril, citant deux sources proches du dossier.
Cette mesure prise par l'administration Trump viserait, semble-t-il, à faire baisser les prix mondiaux du gaz et du pétrole, qui ont flambé suite au déclenchement de la guerre en Iran.
Le 12 mars, le département du Trésor américain a accordé une licence temporaire autorisant les pays à acheter du pétrole russe bloqué en mer, une mesure visant à stabiliser les marchés de l'énergie alors que le conflit faisait grimper les prix. Cette licence expire le 11 avril.
L'envoyé du Kremlin, Kirill Dmitriev, qui s'est rendu aux États-Unis en début de semaine avant l'expiration de la dérogation, a déclaré que la licence pourrait libérer jusqu'à 100 millions de barils de pétrole brut russe, soit l'équivalent d'une journée de production mondiale de pétrole. [...]
The Kyiv Independent, Les États-Unis devraient renouveler l'exemption accordée au pétrole russe face à la flambée des prix alimentée par la guerre en Iran, rapporte Reuters, traduction automatique
Vendredi 10/4, 7h00
Semaine hongroise (suite).
Une affiche du parti sortant Fidesz sur une route près de Budapest, en Hongrie, montre Volodymyr Zelenskyy et Péter Magyar. Photographie : Jakub Porzycki/NurPhoto [Ils sont dangereux ! Arrêtons-les ! Seul le Fidesz - 12 avril (traduction Deepl)]
[...] même si une victoire électorale pour son parti Tisza semble à portée de main, à moins d'une semaine des élections, les observateurs ne devraient pas avoir des attentes trop élevées quant au résultat du scrutin – ni quant aux perspectives de Magyar s'il devenait le nouveau Premier ministre de Hongrie.
Premièrement, bien que tous les instituts de sondage indépendants donnent Magyar et son parti Tisza nettement en tête face au Fidesz, ses chances de remporter l'élection restent incertaines. Si les élections sont libres, elles sont néanmoins inéquitables, car Orbán a manipulé le système électoral à son avantage au fil des ans, créant ainsi un avantage indu. Parmi les mesures prises figurent le découpage électoral partisan répété, l'ajout d'une « compensation du vainqueur » au profit du parti le plus puissant dans les circonscriptions et l'octroi du droit de vote aux minorités hongroises de l'étranger, qui sont en grande majorité des sympathisants du Fidesz. De plus, des enquêtes ont mis au jour des fraudes électorales systématiques, notamment le vote en chaîne, l'achat de votes et l'intimidation, en particulier dans les régions les plus pauvres de Hongrie.
Dans ces conditions, il est difficile de prédire si les votes de Tisza se traduiront par une majorité parlementaire, et encore moins par une majorité constitutionnelle. Surtout, sans une majorité des deux tiers au Parlement, il sera quasiment impossible de renverser le régime d'Orbán. Ces seize dernières années, le Fidesz a profondément ancré ses idées et son personnel dans le système politique hongrois grâce à des lois fondamentales qui requièrent une supermajorité pour être modifiées ou abrogées.
Réintégrer la Hongrie dans le système des démocraties électorales exigerait de remplacer les fidèles du Fidesz qui occupent les postes de juges à la Cour constitutionnelle et de dirigeants d'institutions publiques clés, comme le procureur général et le président de l'Autorité de régulation des médias. Pour ne rien arranger, le président hongrois, Tamás Sulyok, élu par le Parlement, est lui aussi un fidèle du Fidesz et devrait normalement rester en fonction jusqu'en 2029. Bien que le rôle du président soit essentiellement honorifique, le Fidesz a récemment adopté une loi le renforçant, probablement en prévision d'une défaite électorale. Le président pourrait ainsi constituer un obstacle supplémentaire à un gouvernement Tisza en renvoyant des projets de loi ou en les soumettant à la Cour constitutionnelle, composée en grande partie de membres du Fidesz, pour examen.
[...] Même si le score de Tisza lui permet d'obtenir une majorité parlementaire et de mettre en œuvre des réformes, les démocrates ne devraient pas trop attendre d'un gouvernement hongrois. Le chef de l'opposition est issu d'une famille conservatrice et a été membre du Fidesz pendant plus de vingt ans ; il a travaillé des années pour le régime d'Orbán et partage clairement l'idéologie de son ancien parti.
En réalité, certaines analyses préliminaires des votes de Tisza au Parlement européen suggèrent que le parti se rapproche majoritairement du Fidesz, notamment sur les questions d'immigration et d'Ukraine. Si cette position peut s'avérer tactique, compte tenu de la sensibilité de ces sujets dans le débat politique hongrois, le programme de Tisza prévoit également le rejet du pacte européen sur les migrants et des quotas, ainsi que l'opposition à l'adhésion accélérée de l'Ukraine à l'UE. Par conséquent, même si Tisza constituera sans aucun doute une force plus constructive dans ses relations avec ses partenaires européens, des désaccords fondamentaux persisteront. [...]
The Guardian, Même si Victor Orbán est destitué dimanche, le retour de la Hongrie à la démocratie libérale n'est pas garanti, traduction automatique
Vendredi 10/4, 6h20
Drones : grignoter le pont.
Google Earth
Les forces ukrainiennes ont utilisé des drones pour détruire un pont contrôlé par la Russie dans l'oblast de Kherson occupé, une opération probablement inédite dans l'histoire des combats.
Un commandant d'un régiment des forces de systèmes sans pilote ukrainiennes a déclaré au Telegraph le 7 avril que les forces ukrainiennes avaient mené, début 2025, une opération de drones jusque-là non divulguée, détruisant un pont sur la rivière Konka dans l'oblast de Kherson occupé.
Le Telegraph a noté que les forces ukrainiennes avaient mené une campagne de frappes de deux mois contre le pont, utilisant des drones de transport lourd britanniques Malloy T-150 au cours de 30 missions qui ont largué 1,5 tonne d'explosifs, endommageant considérablement la structure du pont avant que les forces ukrainiennes ne mènent une frappe finale avec un [missile] HIMARS pour le détruire.
Des images géolocalisées du 21 mars 2025 confirment que les forces ukrainiennes ont détruit le pont après le 14 mars 2025.
Des officiers ukrainiens ont déclaré au Telegraph que cette mission constituait le premier cas connu de destruction d'un pont par des drones par les forces ukrainiennes, ce qui a considérablement compliqué les efforts de ravitaillement russes vers les îles fluviales de l'oblast de Kherson occupé et a réduit les frappes russes sur la ville de Kherson. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 avril, traduction automatique
Pendant plusieurs mois, les forces ukrainiennes ont tenté de la détruire par des frappes aériennes et des missiles du système américain HIMARS, mais sans succès.
Finalement, le commandement de Kyiv a confié cette tâche au 426e régiment de systèmes sans pilote des Marines d'Ukraine. « Les ponts sont relativement faciles à détruire par le dessous », a déclaré le commandant du régiment. « Mais ils sont conçus pour être extrêmement robustes vus de l'extérieur. »
[...] Le Royaume-Uni a livré un lot de drones lourds Malloy à l'Ukraine en 2023. Ces drones peuvent transporter une charge utile allant jusqu'à 180 kg sur une distance de 70 km. Le Malloy T-150, fabriqué par Malloy Aeronautics (une filiale du géant britannique de la défense BAE Systems), n'était pas initialement conçu comme une arme. Il a été créé par l'inventeur néo-zélandais Chris Malloy comme une « moto volante » destinée à la conduite du bétail dans l'arrière-pays australien, mais a ensuite évolué en un drone logistique pour la livraison de marchandises aux lignes de front.
[...] L'unité a mené 30 missions en 60 jours, larguant 1,5 tonne d'explosifs et endommageant gravement la structure du pont. Un dernier raid aérien l'a complètement détruit.
Militarnyi, L'Ukraine a utilisé des drones britanniques Malloy T-150 pour détruire un pont dans la région de Kherson, traduction automatique
Le Kremlin déploie des navires militaires russes pour escorter les pétroliers russes contournant les sanctions à travers la Manche.
Le Telegraph a rapporté le 8 avril que la frégate russe de la mer Noire, l'Amiral Grigorovich, a escorté les Universal et Enigma, pétroliers soumis à des sanctions britanniques, à travers la Manche, en direction de Plymouth.[16] Le Telegraph a également rapporté que le navire auxiliaire britannique Tideforce de la Royal Fleet Auxiliary a navigué derrière les navires russes, mais n'est pas intervenu malgré l'autorisation préalable du Premier ministre britannique Keir Starmer, le 25 mars, d'intercepter les navires sous sanctions britanniques transitant dans les eaux britanniques. [...] Des responsables du Kremlin ont déjà menacé d'utiliser la force militaire pour aider les navires russes qui contournent les sanctions.
Les États européens ont saisi de plus en plus de pétroliers de la flotte parallèle russe ces derniers mois, mais le Royaume-Uni n'a encore saisi aucun pétrolier naviguant près des eaux britanniques. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 avril, traduction automatique
Vendredi 10/4, 6h10
Drones : supériorité ukrainienne.
Les informations russes et ukrainiennes semblent confirmer les rapports de terrain selon lesquels les forces ukrainiennes ont acquis une supériorité numérique en matière de drones sur les forces russes. Cet avantage contribue probablement au ralentissement de l'avancée russe et aux récentes contre-attaques ukrainiennes.
Depuis fin 2025, et plus particulièrement début 2026, l'Ukraine a considérablement intensifié sa campagne de frappes à moyenne portée contre la logistique, le matériel militaire et les effectifs russes, ce qui a freiné l'avancée russe sur le théâtre d'opérations et perturbe vraisemblablement l'offensive russe du printemps-été 2026.
L'ISW a observé des preuves géolocalisées indiquant que les forces ukrainiennes ont mené 41 frappes à moyenne portée en janvier 2026, 61 en février 2026 et 115 en mars 2026. Ces frappes ukrainiennes ont principalement ciblé les forces et les infrastructures russes dans l'est et le sud de l'Ukraine, notamment près de la ville occupée de Donetsk, entravant ainsi les préparatifs russes en vue d'opérations offensives ces dernières semaines et ces derniers mois.
[...] Les autorités russes ont tenté à plusieurs reprises de propager un récit mensonger selon lequel le front ukrainien et la stabilité politique seraient au bord de l'effondrement, afin de convaincre l'Occident de céder aux exigences russes que la Russie ne peut satisfaire militairement.
Des éléments récents indiquent que non seulement les forces russes subissent des revers sur le champ de bataille, mais aussi que les récentes innovations ukrainiennes en matière de drones ont fait basculer la situation en faveur de l'Ukraine. Les récents succès de l'Ukraine produisent des effets tactiques, opérationnels et stratégiques sur le champ de bataille, ce qui remet en cause le discours russe selon lequel le front ukrainien serait au bord de l'effondrement.
L'industrie ukrainienne des drones a pu développer ces innovations efficaces, notamment grâce aux contributions de ses partenaires occidentaux.
[...] Des informations non vérifiées suggèrent que le Kremlin reconnaît en privé la supériorité de l'Ukraine dans les opérations de drones sur le champ de bataille et dans la production de son industrie de défense.
Un blogueur militaire russe, citant des sources non identifiées, a rapporté le 9 avril que le ministre russe de la Défense, Andreï Belousov, avait déclaré au président russe Vladimir Poutine que l'Ukraine disposait d'un avantage technologique « significatif » dans la guerre des drones sur le front. Belousov aurait affirmé que la situation était « critique » pour les forces russes, l'Ukraine bénéficiant d'une supériorité numérique en drones et ayant développé une nouvelle génération d'équipements. [...] ISW n'est pas en mesure de vérifier l'authenticité de cette information. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 avril, traduction automatique
Vendredi 10/4, 6h05
Pause de Pâques.
Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré un cessez-le-feu lié à la fête orthodoxe de Pâques, « à partir de 16 heures le 11 avril jusqu’à la fin de la journée du 12 avril 2026 », a rapporté l’agence de presse étatique TASS [...].
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré, jeudi, que son pays était prêt à respecter le cessez-le-feu pendant la Pâque orthodoxe qu’a annoncé son homologue russe, Vladimir Poutine, rappelant que Kiev avait proposé une telle trêve. « L’Ukraine a fait savoir à plusieurs reprises que nous étions prêts à prendre des mesures réciproques. Nous avons proposé un cessez-le-feu cette année pendant les fêtes de Pâques et nous agirons en conséquence », a dit M. Zelensky sur les réseaux sociaux.
L'Amiral Makarov , la frégate sœur Amiral Essen , trois corvettes de classe Buyan et potentiellement seulement deux sous-marins de classe Kilo améliorée — tous les sept actuellement abrités à Novorossiysk — tirent régulièrement des Kalibrs de 2 300 kg sur les villes ukrainiennes.
Après des années de frappes ukrainiennes incessantes, aériennes, navales et sous-marines, la flotte russe de la mer Noire n'est plus que l'ombre d'elle-même. Seuls sept navires de guerre représentent désormais la puissance offensive de cette flotte jadis redoutable.
Les forces de drones ukrainiennes ont revendiqué avoir touché l'un d'eux. Lundi soir, à la faveur de la nuit, des drones d'attaque unidirectionnels ont ciblé la frégate Amiral Makarov, un navire de 125 mètres armé de missiles, alors qu'il était à quai dans le port de Novorossiïsk, dans le sud de la Russie.
Cette frappe marque le dernier épisode d'une campagne ukrainienne croissante contre la poignée de navires de guerre russes encore présents en mer Noire. Chaque succès réduit la capacité de lancement des missiles Kalibr que Moscou utilise pour bombarder les villes ukrainiennes et rapproche la flotte, autrefois dominante, d'une situation de moindre importance au combat. [...]
Euromaidan Press, La flotte russe de la mer Noire est réduite à sept navires de guerre majeurs. L'Ukraine les traque un par un, traduction automatique
Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe, en février 2022, l’Ukraine a surpassé la Russie, au cours du mois de mars, en nombre de frappes en profondeur contre le territoire ennemi. Ce renversement de tendance pourrait favoriser Kiev dans la guerre d’usure que lui livre Moscou depuis quatre ans, les frappes ukrainiennes visant principalement les infrastructures d’exportation d’hydrocarbures russes, soit le nerf de la guerre.
Le ministère de la défense russe a déclaré avoir abattu un record de 7 347 drones ukrainiens en mars, soit une moyenne de 237 projectiles par jour. Fidèle à sa politique de désinformation systématique, Moscou ne communique jamais à propos de ses échecs et ne fait donc pas mention des projectiles ayant atteint l’objectif.
De son côté, l’armée de l’air ukrainienne comptabilise 6 462 drones russes et 138 missiles de divers types employés au cours du même mois de mars. Elle affirme avoir abattu ou détourné environ 90 % des drones et 73 % des missiles. L’armée de l’air ukrainienne et le ministère de la défense russe publient quotidiennement des statistiques sur les frappes ennemies, sans dévoiler (ou très rarement) le nombre de projectiles tirés contre le territoire adverse.
[...] Selon M. Mitrokhine [l’expert militaire russe Nikolaï Mitrokhine, exilé en Allemagne], le problème principal côté russe concerne l’« épuisement de ses stocks de missiles antiaériens ». Cette difficulté a été ouvertement évoquée par des blogueurs militaires, épousant la ligne du Kremlin, comme Sladkov et Rybar.Et les conséquences se font sentir « Si, auparavant, les drones ukrainiens parvenaient à détruire une seule cible par nuit, il s’agit désormais plutôt de quatre cibles minimum », poursuit l’expert.
[...] Le blogueur pro-Kremlin Sergueï Koliasnikov (475 000 abonnés) déplore la montée en gamme de la « nouvelle génération des drones ukrainiens » qui « fonctionnent de jour comme de nuit, sont inaudibles, sauf dans les dernières secondes, lorsqu’ils piquent [vers la cible]. Ils ne sont pas repérés par les détecteurs habituels et sont insensibles aux contre-mesures électroniques ». Connu sous le pseudo de « Zergulio », le blogueur avance l’hypothèse que ces « drones militaires de haute qualité et produits en série sont pilotés par une IA ». Comme d’autres observateurs russes, il affirme que ces engins sont équipés de terminaux Starlink fonctionnant dans l’espace aérien de la Russie. Le système de communication satellitaire américain est en revanche inutilisable par l’armée russe – en Russie comme en Ukraine – depuis le mois de février.
[...] Aujourd’hui, plus de 40 % des capacités d’exportation de Moscou ont été mises hors d’usage par les frappes, selon un calcul de l’agence Reuters. [...]
Le Monde, Les Ukrainiens prennent le dessus dans la guerre aérienne contre la Russie
La guerre en Iran vient de connaître son premier cessez-le-feu: une trêve de deux semaines, négociée en grande partie par le Pakistan, que toutes les parties ont acceptée et qui doit ouvrir, dans les prochains jours, des pourparlers sur une fin durable du conflit. Difficile, à ce stade, de désigner un vainqueur indiscutable, mais une chose est claire: malgré la démonstration de puissance militaire des États-Unis, Washington est loin de pouvoir revendiquer une victoire éclatante.
L'Iran, au contraire, apparaît comme le pays le mieux placé pour se prévaloir d'un succès relatif. Non seulement la République islamique a survécu à l'offensive, mais elle a surtout prouvé sa capacité à contrôler le détroit d'Ormuz, verrou stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole et du gaz mondial. Cette mainmise confère à Téhéran un statut de puissance régionale incontournable, capable d'influer directement sur l'économie mondiale, résume un article de The Intercept.
Le premier objectif de Téhéran était la survie du régime et il est atteint: malgré les déclarations de Donald Trump, le pouvoir iranien n'a pas changé de nature et s'est même durci. Le pays a encaissé des frappes massives, perdu une partie de ses infrastructures et de ses cadres, mais il a préservé l'essentiel de ses capacités stratégiques. Son stock d'uranium, enfoui en profondeur, n'a pas été entièrement éliminé, et si l'on ignore combien de centrifugeuses avancées ont survécu aux bombardements de 2025, l'expertise et l'outil industriel permettant d'en produire de nouvelles demeurent. Malgré l'assassinat de plusieurs scientifiques, le cœur du programme nucléaire n'a pas été définitivement anéanti.
[...] Mais le véritable atout de Téhéran est la preuve qu'il peut contrôler le flux de pétrole, de gaz et de marchandises à travers le détroit d'Ormuz. Il est apparu qu'il était pratiquement impossible de neutraliser durablement cette capacité sans lancer une vaste invasion terrestre, perspective que Donald Trump et même ses conseillers les plus téméraires ont refusé d'envisager sérieusement. L'Iran a non seulement tiré profit de la hausse des cours en continuant à exporter du pétrole, mais il a mis en place un tarif d'environ 2 millions de dollars (1,7 million d'euros environ) par navire, de quoi renflouer rapidement des caisses presque vides.
Face à ce péage maritime, Donald Trump s'est montré étrangement peu alarmé, allant jusqu'à suggérer qu'il ne serait pas contre obtenir une part de cette manne. [...]
Slate, Pourquoi l'Iran sort vainqueur de la guerre contre les États-Unis
Jeudi 9/4, 9h20
Drones.
La Russie a convoqué le 8 avril Akira Muto, ambassadeur du Japon à Moscou, pour protester contre un accord récent conclu entre une entreprise japonaise et un fabricant ukrainien de drones, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
Fin mars, la société Terra Drone, basée à Tokyo, est devenue la première entreprise japonaise à investir dans le secteur de la défense ukrainien, en annonçant un partenariat avec le fabricant ukrainien Amazing Drones. Cet investissement marque un tournant important dans la politique du Japon.
Moscou considère cet investissement comme « hostile », selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
Dans sa lettre de protestation adressée à Muto, le Kremlin a déclaré que les attaques de drones ukrainiens sur le territoire russe « justifient de considérer (l’investissement de Terra Drone) comme ouvertement hostile ». L’ambassadeur a également été informé que les relations entre la Russie et le Japon « ont atteint un point historiquement bas ». [...]
The Kyiv Independent, La Russie convoque l'ambassadeur du Japon au sujet de l'accord sur les drones en Ukraine, traduction automatique
La Russie poursuit des objectifs territoriaux expansionnistes en Ukraine, au-delà de ses exigences de retrait de l'oblast de Donetsk.
Le colonel Pavlo Palisa, chef adjoint du bureau présidentiel ukrainien, a déclaré à l'agence de presse ukrainienne RBK-Ukraine le 8 avril que les forces russes nourrissaient des plans militaires ambitieux pour 2026 et au-delà, mais qu'elles n'avaient pas encore posé les conditions préalables à une modification opérationnelle des lignes de front et qu'elles ne disposaient pas des forces nécessaires pour les mettre en œuvre.
[...] Il a précisé que les objectifs militaires de la Russie incluaient la création d'une zone tampon le long de la frontière nord ukraino-russe, dans les oblasts de Kharkiv, Soumy et Tchernihiv.
[...] Palisa a également noté que la Russie envisage, pour la première fois, de créer une zone tampon dans l'oblast de Vinnytsia, au sud-ouest de l'Ukraine, depuis le territoire de la Transnistrie, État para-moldais pro-russe. Palisa a toutefois souligné que les forces russes ne disposent actuellement pas des capacités offensives nécessaires pour atteindre ces objectifs. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 avril, traduction automatique
Rhalala : quand l'extrême-droite allemande hésite entre Putler et Trumpy.
La guerre en Iran est-elle en train de devenir un moment de bascule pour le parti allemand d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) ? Très impopulaire outre-Rhin, l’offensive israélo-américaine contre le régime de Téhéran a exacerbé une opposition, jusqu’ici latente, entre une aile antiaméricaine et prorusse, très implantée dans l’est de l’Allemagne, et une autre, qui cultivait sa proximité avec Donald Trump depuis sa réélection, en novembre 2024.
Ce courant atlantiste est en train de perdre massivement en influence, alors que la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient ruine les espoirs d’un retour rapide de la croissance outre-Rhin.
[...] Mais la guerre en Iran a changé la donne. Mi-mars, Alice Weidel [codirigeante d'AfD] a condamné l’intervention américano-israélienne en Iran en des termes particulièrement sévères, la qualifiant de « catastrophe » et d’opération menée « sans plan ». Une prise de position étonnante : la dirigeante mettait ainsi en péril son crédit auprès de l’administration Trump [dont le soutien est perçu par l'AfD comme une forme de protection face à la menace, régulièrement évoquée outre-Rhin, d’une procédure d’interdiction du parti], tout en fragilisant la ligne atlantiste qu’elle a elle-même incarnée.
[...] L’échappée américaine de l’AfD a-t-elle atteint ses limites ? Tino Chrupalla, élu de Saxe, un Land d’ex-Allemagne de l’Est, n’a pas manqué de souligner combien la politique de Donald Trump était contestée jusque dans son propre camp : plusieurs figures du mouvement MAGA ont critiqué ouvertement l’intervention au Moyen-Orient. En réalité, le dirigeant de l’AfD profite du chaos iranien pour tenter d’imposer sa propre ligne, prorusse et antiaméricaine, au sein du parti, alors que la formation se prépare à d’importantes échéances électorales dans trois Länder de l’est – Saxe-Anhalt, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et Berlin – en septembre. Dans les deux premiers Länder, l’AfD est créditée de plus de 35 % des voix. Du jamais-vu.
[...] Dans ces régions de l’est, qui fournissent le gros des élus AfD au Bundestag et influencent fortement le programme du parti, la population est plus réticente aux conflits armés et aux interventions extérieures, mais aussi plus hostile aux Etats-Unis que dans l’ouest de l’Allemagne.
[...] La dynamique en cours donne des ailes à Tino Chrupalla, ancien carrossier peintre devenu l’homme fort de l’AfD. Lors de son discours du 28 mars, il a esquissé ses objectifs pour les prochaines élections législatives de 2029 : « Nous devons évoluer, pour passer du statut de parti d’opposition à celui de parti de gouvernement. Telle doit être notre mission, et notre prochaine étape », a-t-il déclaré.
Le Monde, En Allemagne, l’AfD prend ses distances avec l’administration Trump
Mercredi 8/4, 20h50
Semaine hongroise (suite).
A quelques jours des élections législatives hongroises du 12 avril, de nouveaux enregistrements audio et de nouvelles transcriptions d’appels rapportant des conversations entre le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, et son homologue hongrois, Péter Szijjarto, ont été dévoilés, mercredi, par un consortium de médias d’investigation composé de VSquare, FrontStory, Delfi Estonia, The Insider et le Centre d’investigation Jan Kuciak (Investigative Center of Jan Kuciak, ICJK).
L’un des enregistrements, daté de décembre 2023, rapporte le compte rendu de M. Szijjarto à M. Lavrov des négociations sur l’adhésion à l’Union européenne de l’Ukraine et de la Moldavie, le second approuvant chaleureusement la stratégie de veto hongroise. D’autres appels concernent la transmission de documents européens confidentiels à Moscou, ou encore le blocage des sanctions européennes contre la Russie. [...]
Kim Jong-un, dirigeant de la Corée du Nord, avec sa fille, Kim Ju-ae, désignée comme son successeur.
Mercredi 8/4, 19h40
Crocodiles et boites de nuit, c'est mercredi, mais le mercredi aussi, il y a des astuces aux grands problèmes.
En 2019, Donald Trump a suggéré de mettre en place des fosses d’alligators et de serpents pour protéger la frontière des États-Unis avec le Mexique. Aujourd’hui, l’Inde envisage à son tour de libérer des crocodiles et des serpents venimeux, dans les rivières et marais le long de sa frontière avec le Bangladesh. Lancé par Amit Shah, le ministre de l’intérieur indien, l’objectif du projet est de lutter contre l’immigration illégale.
[...] Au pouvoir depuis 2014, le gouvernement ultranationaliste hindou de Narendra Modi a fait une priorité de la lutte contre l’immigration clandestine, notamment celle issue du Bangladesh à forte majorité musulmane. [...]
Le Figaro, L’Inde [réfléchit à] libérer des reptiles le long de sa frontière avec le Bangladesh pour lutter contre l’immigration
La Lituanie subit depuis quelques années un déclin démographique important. Selon le média lituanien LRT, le gouvernement a dévoilé le 1er avril une série de mesures pour mettre fin à la chute du taux de natalité. Le programme prévoit plusieurs changements comme des incitations fiscales, des initiatives sociales, mais aussi, plus surprenant, des aides pour réhabiliter certaines discothèques.
En effet comme le rapportele média lituanien Delfi, la ministre des Affaires Sociales, Jurate Zailskiene affirme que le manque de lieux de sociabilité empêche les rencontres entre les jeunes adultes, et donc la formation de couples. Elle explique qu’«il faut organiser quelque chose pour les jeunes afin qu’ils puissent au moins faire connaissance. Ça a l’air d’une blague comme ça, mais c’est une question très sérieuse. Cela démontre notre détermination à œuvrer davantage pour le bien de la famille». [...]
Le Figaro, «C’est une question très sérieuse» : en Lituanie, le gouvernement envisage de réhabiliter les boîtes de nuit pour relancer le taux de natalité
Mercredi 8/4, 12h25
Mines (suite).
Une équipe de déminage de l'UVTS a découvert un nouveau modèle utilisé par les forces d'occupation russes pour le minage à distance de zones résidentielles à Kherson. Cette munition se présente comme un objet enveloppé de tissu. Elle est contrôlée électroniquement et conçue pour cibler aussi bien le personnel que les véhicules.
Sybiha [le MAF ukrainien] : Nous saluons l’accord conclu entre Trump et le régime iranien pour le déblocage du détroit d’Ormuz et le cessez-le-feu, ainsi que les efforts de médiation du Pakistan. La fermeté américaine porte ses fruits. Nous pensons qu’il est temps de faire preuve d’une fermeté suffisante pour contraindre Moscou à cesser le feu et à mettre fin à sa guerre contre l’Ukraine.
[Pas sûr que dans l'état actuel de la trumpmania, le soutien du gouvernement américain soit une aide pour Orbanovitch]
Il y a un an elle était seule parmi les affidés d'un Donald Trump tout juste intronisé. Unique dirigeante européenne présente à la cérémonie d'investiture à Washington, vue alors comme la tête de pont en Europe de l’internationale réactionnaire trumpiste, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a depuis été contrainte de prendre ses distances avec son allié américain, tant ce dernier est devenu clivant pour son propre électorat.
La preuve, Giorgia Meloni vient d'enregistrer son tout premier revers. Lundi 23 mars, à une nette majorité, les Italiens ont dit non à sa réforme de la justice - un referendum technique qui s'est doublé d'un vote pour ou contre la dirigeante italienne, à l'issue d'une campagne ultra-polarisée marquée par les attaques du gouvernement contre les juges, dans la droite ligne d'un combat initié en son temps par Silvio Berlusconi.
Cette campagne contre des juges accusés d'être politisés en a rappelé une autre : celle, féroce, du président américain contre son propre système judiciaire. Comme Donald Trump, Giorgia Meloni a été accusée de vouloir affaiblir un contre-pouvoir essentiel. [...]
Radio France, Pourquoi "l'effet Trump" s'avère coûteux pour les alliés européens du président américain
[...] Ses détracteurs lui reprochent son manque d’influence auprès du président américain. «L’amitié que [Giorgia Meloni] revendique avec Trump ne lui a même pas valu d’être prévenue de l’attaque [en Iran]», a soulevé la secrétaire du Parti démocrate Elly Schlein. Le jour des frappes, le 28 février, le ministre de la Défense Guido Crosetto se trouvait à Dubaï et a été rapatrié en urgence avec un avion militaire. [...]
Heidi, Son amitié avec Donald Trump pourrait coûter cher à Giorgia Meloni
Aux côtés de Viktor Orbán, le vice-président des États-Unis a reproduit un procédé typique du Kremlin : l’inversion accusatoire. Il a surtout explicitement confirmé l’objectif ultime de Washington en Europe : obtenir un changement de régime au prix de toutes les ingérences possibles.
[...] Durant une trentaine de minutes, Vance et Orbán, reprenant parfois mot pour mot des éléments de langage scriptés du Kremlin — le vice-président des États-Unis accuse notamment l’Ukraine d’interférer contre Budapest et Washington — s’en sont pris à la souveraineté des États européens et à l’Union dans son ensemble : « l’une des raisons pour lesquelles le président des États-Unis m’a envoyé ici, c’est parce que nous estimons que le niveau d’ingérence de la bureaucratie bruxelloise a été véritablement scandaleux. »
Si la vassalisation de la Hongrie d’Orbán à la Russie de Poutine est déjà bien documentée — y compris récemment par des transcriptions particulièrement accablantes dans lesquelles le Premier ministre hongrois se présente comme une « souris » au service d’un « lion » —, le déplacement et les prises de parole particulièrement dures de J. D. Vance à quelques jours de la fin de la campagne électorale hongroise témoignent de deux choses. D’une part, Viktor Orbán et ses alliés semblent réellement inquiets face à la poussée de Peter Magyar qui pourrait mettre fin au règne du Fidesz, poussant le vice-président des États-Unis à se déplacer en reprenant les éléments de langage du Kremlin sur lesquels Orbán a bâti sa campagne. D’autre part, après la mise en application de la « géopolitique hémisphérique » au Venezuela et le déclenchement d’une guerre d’ampleur au Moyen-Orient ayant conduit au blocage du détroit d’Ormuz, la priorité politique des États-Unis en Europe reste fondamentalement la même que celle que Vance avait annoncée à Munich il y a plus d’un an : le changement de régime.
[...] J. D. Vance — Je ne m’attends pas, bien sûr, à ce que le peuple hongrois écoute le vice-président des États-Unis. Ce n’est pas la raison principale de ma présence ici. Mais je tenais à envoyer un signal à tout le monde, en particulier aux bureaucrates de Bruxelles qui ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour freiner le peuple hongrois parce qu’ils n’aiment pas le dirigeant qui a réellement pris la défense du peuple hongrois. Je pense qu’il est important de le dire.
[...] Je suis ici pour parler de la coopération morale entre nos deux pays, car ce que les États-Unis et la Hongrie représentent ensemble, sous la direction de Viktor et sous la direction du président Trump, c’est la défense de la civilisation occidentale, la défense de l’idée que les enfants devraient pouvoir aller à l’école et recevoir une éducation sans être endoctrinés, la défense de l’idée que les familles européennes et américaines devraient pouvoir se déplacer et avoir les moyens de chauffer et de climatiser leurs maisons, la défense de l’idée que nous sommes fondés sur une certaine civilisation chrétienne et des valeurs chrétiennes qui animent tout — de la liberté d’expression à l’État de droit, en passant par le respect des droits des minorités et la protection des plus vulnérables. Il y a tant de choses qui unissent les États-Unis et la Hongrie. Malheureusement, trop peu de personnes ont été disposées à défendre les valeurs de la civilisation occidentale.
[...] bien sûr, nous travaillerons avec celui qui remportera les élections hongroises, car nous aimons le peuple hongrois et il s’agit d’une relation importante, mais Viktor Orbán va remporter les prochaines élections en Hongrie, je suis donc très confiant et je pense que nos relations positives se poursuivront… Viktor, c’est bien ça ?
Viktor Orbán — C’est ce qui est prévu.
J. D. Vance — Parfait. [...]
Le Grand Continent, À Budapest, J. D. Vance attaque les « bureaucrates de Bruxelles » pour aider Orbán à prendre l’élection hongroise
Mercredi 8/4, 6h50
Vieille trumpitude.
Le président américain Donald Trump a déclaré le 7 avril qu'il avait accepté de suspendre les frappes militaires prévues contre l'Iran pendant deux semaines, à condition que le détroit d'Ormuz soit rouvert immédiatement et intégralement.
Cette annonce faisait suite à des déclarations faites plus tôt dans la journée, au cours desquelles Trump avait averti qu’« une civilisation entière mourrait ce soir » si l’Iran ne respectait pas son ultimatum de 20 heures, tout en menaçant de frapper des ponts, des centrales électriques et d’autres infrastructures civiles avant de signaler un recul. [...]
The Kyiv Independent, « Un grand jour pour la paix mondiale » — Trump annonce un cessez-le-feu conditionnel de deux semaines avec l'Iran après avoir initialement menacé d'une attaque massive, traduction automatique
[...] Cinq semaines de guerre ont produit une dévaluation considérable de sa parole. Certes, le président des Etats-Unis pratique depuis son entrée en politique, il y a plus de dix ans, une communication où l’insulte, la contrevérité et le non-sens sont la règle. Jamais, cependant, une telle parole présidentielle n’avait été appliquée à un conflit de haute intensité aux répercussions mondiales. Et jamais ce brouillage n’a été aussi contre-productif pour Donald Trump, de communiqués de victoire hâtifs en annonces de négociations prématurées.
Son allocution solennelle du 1er avril visait avec retard à redonner un cap à une guerre en mal de buts. Elle a surtout mis en scène un chef de l’Etat éteint et approximatif. Alors que le président fêtera ses 80 ans en juin, les derniers messages outranciers publiés lundi 6 et mardi 7 avril sur son réseau social ont commencé à soulever la question qui avait emporté le mandat de son prédécesseur, Joe Biden : celle de l’âge du capitaine.
Cette guerre qui se prolonge a mis également en évidence les dysfonctionnements de son administration. Le secrétaire à la guerre, Pete Hegseth, qui limoge le chef d’état-major de l’armée de terre en plein conflit tout en revendiquant une mission quasi divine, est la manifestation presque caricaturale d’une politisation sans précédent du Pentagone.
Déjà évidente dans le dossier ukrainien, l’absence de qualification des négociateurs choisis par Donald Trump – l’un de ses partenaires de golf et son gendre – obscurcit la quête d’une voie de sortie diplomatique.
[...] la promesse d’anéantissement d’une partie des infrastructures civiles du pays [...] constituerait évidemment une escalade proscrite par les conventions de Genève et [...] apparaîtrait de ce fait comme une copie des bombardements russes sur les centrales électriques ukrainiennes [...]
[...] Le retour des diatribes trumpiennes visant l’OTAN, alors que l’Alliance atlantique ne peut évidemment pas être impliquée dans une guerre choisie, témoigne d’une grande fébrilité. L’idéal de pétro-Etat du président montre ses limites face à la plus grande agilité des électro-Etats dans cette tourmente mondiale. L’indépendance énergétique des Etats-Unis tant vantée par Donald Trump ne protège pas ses concitoyens de la flambée des cours du pétrole. La Russie, une fois de plus, tire profit des désordres créés par le président américain.
Pendant ce temps, les dirigeants iraniens, propulsés aux avant-postes par la stratégie israélienne de décapitation du régime, continuent de faire régner la terreur contre leur peuple en arguant des impératifs de la sécurité nationale. Seul Donald Trump peut estimer qu’ils sont « plus intelligents et moins radicaux » que leurs prédécesseurs. [...]
Le Monde, Gilles Paris, « La somme des dysfonctionnements de l’administration Trump et de la résilience du régime iranien alimente chez le président américain le vertige de la puissance »
Un groupe transpartisan de députés européens a demandé le retrait d'un ancien interprète du Kremlin de la mission de l'OSCE chargée d'observer de manière indépendante les élections hongroises du 12 avril, ce qui leur a valu un blâme du président de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE.
La lettre ouverte, signée par 56 députés européens et rendue publique le 6 avril, soulève de « graves inquiétudes » quant à la participation à cette mission de Daria Boyarskaya, ancienne interprète personnelle de Vladimir Poutine.
« Les personnes chargées de tels rôles font l’objet d’une vérification de sécurité rigoureuse de la part des autorités russes et sont considérées comme extrêmement fiables par l’État russe », prévient la lettre.
Les signataires font également référence à des informations selon lesquelles Boyarskaya entretient des liens continus avec l'État russe, ayant été « désignée comme personne indésirable » par l'Agence de sécurité intérieure polonaise. [...]
The Kyiv Independent, Des parlementaires européens font pression pour retirer l'interprète de Poutine de la mission d'observation électorale en Hongrie, traduction automatique
Le vice-président américain JD Vance est arrivé à Budapest le 7 avril, une visite perçue comme un soutien au Premier ministre hongrois Viktor Orban quelques jours avant les élections législatives.
« Cela fait 35 ans que cela ne s'est pas produit à Budapest : un vice-président américain est arrivé en Hongrie », a déclaré hongrois le ministre des Affaires étrangères, Peter Szijjarto , qui a accueilli M. Vance [...] Le chef de la diplomatie hongroise a déclaré que ce voyage témoignait d'un « nouvel âge d'or » dans les relations américano-hongroises.
La visite de Vance intervient après que le président américain Donald Trump a publiquement apporté son soutien à Orban, le dirigeant populiste hongrois, dont le parti Fidesz est devancé par le parti Tisza de Peter Magyar avant le scrutin du 12 avril.
La visite de deux jours du vice-président américain devrait inclure des entretiens avec les dirigeants hongrois sur la coopération économique et énergétique, les migrations et la sécurité internationale. Vance devrait également participer à un rassemblement aux côtés d'Orbán. [...]
The Kyiv Independent, Vance se rend en Hongrie pour soutenir Orban lors d'élections cruciales, traduction automatique
Mardi 7/4, 13h45
États Baltes.
Le ministère russe des Affaires étrangères a proféré des menaces voilées à l'encontre des États baltes le 6 avril, suite aux allégations de Moscou selon lesquelles les alliés de Kyiv autoriseraient l'utilisation de leur espace aérien pour frapper les ports russes de la mer Baltique – une affirmation que les États baltes ont qualifiée à plusieurs reprises de désinformation.
S'adressant aux journalistes à Moscou, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que les États baltes « avaient reçu un avertissement approprié ».
« Si les régimes de ces pays ont suffisamment de bon sens, ils écouteront. Sinon, ils devront en subir les conséquences », a ajouté Zakharova, selon les médias d'État russes.
Malgré leur soutien indéfectible à l'Ukraine, les États baltes — l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie — sont restés à l'écart des combats, ne fournissant à Kyiv qu'une assistance militaire, un soutien en matière de renseignement et une aide humanitaire depuis le début de l'invasion à grande échelle, tout en maintenant leurs territoires hors de portée des attaques contre la Russie.
[...] Ces commentaires interviennent alors que deux drones ukrainiens ont pénétré par erreur dans l'espace aérien letton et estonien, respectivement, au cours d'une attaque massive menée dans la nuit du 25 mars contre des cibles en Russie. Le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, a qualifié l'incident de « conséquence concrète de la guerre d'agression à grande échelle menée par la Russie ».
La semaine dernière, la Lettonie a également publié un communiqué niant les affirmations de Moscou selon lesquelles elle autoriserait l'utilisation de son espace aérien.
« La Lettonie rejette comme totalement infondées les allégations mensongères propagées par la Russie selon lesquelles elle aurait autorisé l'utilisation de son territoire pour des attaques de drones contre la Russie, et exige le retrait immédiat de ces informations manifestement fausses », a déclaré le ministère letton de la Défense dans un communiqué le 31 mars. [...]
The Kyiv Independent, La Russie profère des menaces voilées à l'encontre des États baltes au sujet de revendications sur l'espace aérien ukrainien qu'ils ont longtemps niées, traduction automatique
Mardi 7/4, 8h25
The next golden team for Mars.
Les Espagnols considèrent Trump comme plus dangereux que Poutine, - EL PAÍS
Les Russes sont intéressés par les solutions ukrainiennes.
Les blogueurs militaires russes ont continué de critiquer l'inefficacité des systèmes de défense aérienne russes et de souligner l'impact des frappes ukrainiennes.
Le 6 avril, un blogueur militaire russe affilié au Kremlin a déclaré que les frappes ukrainiennes constantes contre les installations russes « mettaient à rude épreuve » les forces de défense aérienne russes de missiles sol-air et épuisaient les munitions « à un rythme accéléré », la Russie ne pouvant pas simplement produire « des milliers » de missiles pour les systèmes de défense aérienne Pantsir « à partir de rien ». Ce blogueur a affirmé que ces limitations rendaient inefficaces les suggestions de la Russie concernant l'augmentation de la production de missiles sol-air et de systèmes de défense aérienne, et a encouragé les forces russes à adopter l'approche ukrainienne privilégiant les groupes de tir mobiles, les drones intercepteurs et les systèmes de reconnaissance acoustique. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 avril, traduction automatique
Lundi 6/4, 20h05
L'opération militaire spéciale de Trump en Iran a donné des cartes à l'Ukraine [On se souvient de Trump disant que Zelensky n'avait pas de carte en main].
Denys Shtilerman, concepteur en chef et cofondateur de la société Fire Point, s'exprime lors d'une interview accordée à Reuters, alors que la Russie mène une offensive contre l'Ukraine, dans un lieu tenu secret en Ukraine, le 2 avril 2026. REUTERS/Valentyn Ogirenko
Des années d'expérience acquises sur le champ de bataille face aux forces russes ont fait de l'Ukraine un chef de file en matière d'innovation dans le domaine des technologies de défense à bas coût. Avec le déclenchement de la guerre dans le Golfe, Kyiv a mis à profit cette expertise pour signer des accords de sécurité avec des gouvernements de toute la région.
De nombreuses entreprises de défense ukrainiennes cherchent désormais à exporter leurs capacités excédentaires et à profiter de l'essor mondial des dépenses militaires. Bien que le gouvernement ait récemment assoupli les restrictions à l'exportation mises en place en temps de guerre, chaque projet d'accord reste soumis à des contrôles rigoureux et à l'approbation de l'État.
L'Ukraine et de nombreuses autres nations alliées à l'Occident dépendent fortement du système Patriot de fabrication américaine pour intercepter les missiles balistiques.
Mais les missiles Patriot sont de plus en plus rares en raison de leur déploiement massif dans le Golfe pour contrer les attaques iraniennes. Par ailleurs, le seul système antimissile balistique européen, le SAMP/T italo-français, est produit en quantités relativement faibles.
Pour abattre un projectile balistique, le système Patriot - fabriqué par Raytheon et Lockheed Martin - nécessite souvent deux ou trois missiles de défense aérienne, chacun coûtant plusieurs millions de dollars, a déclaré Shtilierman.
« Si nous parvenons à réduire ce coût à moins d'un million de dollars, cela changera radicalement la donne en matière de solutions de défense aérienne », a-t-il déclaré lors d'une interview. « Nous prévoyons d'intercepter le premier missile balistique fin 2027. »
[...] Le missile FP-9, plus imposant et capable d'emporter une ogive de 800 kg jusqu'à 850 km, est sur le point d'entrer en phase de test et placerait Moscou à portée de l'arsenal balistique ukrainien, a-t-il ajouté.
Shtilierman a déclaré que des frappes sur Moscou, entourée de certains des systèmes de défense aérienne les plus redoutables au monde, provoqueraient un « changement massif dans l'esprit des Russes et dans celui des hauts responsables en Russie ».
[...] L'autorité antimonopole ukrainienne a jusqu'en octobre environ pour se prononcer sur le projet d'acquisition, pour 760 millions de dollars, d'une participation de 30 % dans Fire Point par l'investisseur du Moyen-Orient, a déclaré Shtilierman. Les médias ukrainiens ont identifié le prétendant comme étant la société émiratie de défense Edge Group.
Cet investissement constituerait la première étape d'un projet de construction d'une plateforme de lancement spatial aux Émirats arabes unis, avec pour objectif à terme la mise en place d'une constellation de satellites européens en orbite basse. M. Shtilierman a indiqué que la situation géographique du pays, à proximité de l'océan Indien, et ses conditions favorables aux lancements spatiaux étaient un atout majeur. [...]
Reuters, Exclusif : Un fabricant de missiles ukrainien vise un système de défense aérienne « révolutionnaire » d'ici 2027, traduction automatique
Lundi 6/4, 17h10
Orbanovitch : un poco agitato.
La Serbie a déclaré avoir découvert des « explosifs d'une puissance dévastatrice » près d'un gazoduc transportant du gaz naturel russe vers la Hongrie et au-delà, ce qui a incité le principal candidat de l'opposition hongroise à dénoncer une possible opération sous faux drapeau visant à influencer les élections du pays.
Dimanche, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a déclaré avoir été informé par le président serbe, Aleksandar Vučić, de la découverte à proximité d'une extension du gazoduc TurkStream, qui transporte du gaz russe à travers les Balkans vers l'Europe centrale et orientale.
« Une enquête est en cours », a déclaré Orbán sur les réseaux sociaux, ajoutant qu'il avait convoqué une réunion d'urgence du conseil de défense du pays.
Cet incident survient une semaine avant que les Hongrois ne votent lors d'élections législatives cruciales, où le pouvoir d'Orbán, qui dure depuis 16 ans, est confronté à un défi sans précédent de la part de Péter Magyar, ancien membre éminent du parti au pouvoir, le Fidesz.
[...] Cet incident, survenant alors qu'Orbán est à la traîne dans les sondages, a suscité un examen politique approfondi à travers la Hongrie. Dimanche, Magyar a déclaré sur les réseaux sociaux que lui et le parti Tisza avaient été avertis par plusieurs sources qu'un événement pourrait se produire en Serbie aux alentours de Pâques, « impliquant probablement un gazoduc », et prétendument mené avec l'aide de la Serbie et de la Russie. « Et maintenant, c'est arrivé », a-t-il affirmé.
Il a exhorté le gouvernement d'Orbán à cesser de semer la panique et de provoquer des troubles. « Les Hongrois ont toutes les raisons de craindre que le Premier ministre sortant, suivant les conseils d'agents russes, tente d'instiller la peur au sein de sa population par des opérations sous faux drapeau », a-t-il déclaré. « Je tiens également à préciser qu'il ne pourra pas empêcher la tenue des élections de dimanche prochain. » [...]
The Guardian, Le Premier ministre hongrois est accusé d'opération sous faux drapeau après que la Serbie a annoncé la découverte d'explosifs près d'un oléoduc, traduction automatique
Lundi 6/4, 12h25
Drones : face à face.
Ils sont en train de chasser les mauvais esprits russes en direction de Pokrovsk. Images magnifiques du travail de combat des opérateurs de drones du bataillon de systèmes sans pilote « BLACK SKY ».
Les Russes ont commencé à larguer des mines « pain d'épice » depuis des drones, rapportent l'armée et le Service national des situations d'urgence. Elles font la moitié de la taille des « Lepestok » et sont presque invisibles, mais elles contiennent à l'intérieur environ 30 grammes de plastide, soit assez pour arracher une jambe.
C'est lundi, mais c'est férié : on répare nos conneries ?
[...] « [...] SpaceX, par exemple, vise à faire progresser la technologie des fusées au point de pouvoir étendre la vie et la conscience au-delà de la Terre, vers la Lune, vers Mars, et finalement vers d’autres systèmes stellaires. »
Selon [Elon Musk], l’avenir de l’humanité passe par la conquête de l’espace, jusqu’aux étoiles, afin de devenir une civilisation spatiale.
[...] Le premier obstacle est celui des distances. Le système de trois étoiles appelé Alpha du Centaure, le plus proche du système solaire et comprenant la plus proche étoile, Proxima, se situe à 4,37 années-lumière, soit la bagatelle de 41 000 milliards de kilomètres.
À titre de comparaison, la sonde Voyager 1, lancée en septembre 1977, est l’objet d’origine humaine le plus lointain. Elle est maintenant située à plus de 25 milliards de kilomètres. Elle poursuit son chemin à environ 17 kilomètres par seconde et devrait atteindre une distance de 1 jour-lumière d’ici environ un an. À ce rythme, Voyager 1 atteindrait la distance équivalente à celle qui nous sépare d’Alpha du Centaure en un peu moins de 77 000 ans !
Pour que le voyage d’une hypothétique sonde se fasse en une durée raisonnable, disons comparable à la durée de vie humaine, il faudrait qu’elle se déplace à une vitesse au moins 1 000 fois supérieure à celle atteinte par Voyager 1. Ainsi, si on imagine un vaisseau de 1 000 tonnes (ce qui serait pourtant bien trop petit pour assurer la survie d’un humain durant la totalité du voyage), lancé vers Alpha du Centaure à une vitesse moyenne égale au dixième de celle de la lumière, en tenant compte de phases d’accélération et de décélération, il mettra environ quarante-cinq ans pour atteindre son objectif.
À sa vitesse de croisière, sa seule énergie de mouvement (dite énergie cinétique, égale à la moitié du produit de sa masse par le carré de sa vitesse) atteindra 450 exajoules (1 exajoule correspond à 1018 joules], ce qui est du même ordre de grandeur que la consommation de toute l’humanité en un an (un peu moins de 600 exajoules).
[...] En réalité, atteindre un autre système stellaire, même avec de simples sondes, ne sera possible que lorsque nous disposerons d’une quantité d’énergie très supérieure à celle dont l’humanité dispose aujourd’hui.
En d’autres termes, envisager un voyage interstellaire suppose implicitement que l’humanité dispose d’un surplus énergétique colossal, stable et durable, lui permettant d’en consacrer une fraction significative à ces projets durant plusieurs générations.
Or, tout indique l’inverse. La décarbonation, l’adaptation climatique, la stabilisation des systèmes agricoles, hydriques et industriels mobilisent déjà – et mobiliseront durablement – l’essentiel des capacités énergétiques et des ressources matérielles. La limitation de ces dernières entraîne l’humanité du XXIᵉ siècle dans une course à la sobriété, subie ou volontaire.
Comme nous venons de le voir, un projet interstellaire exigerait non pas un surplus marginal, mais un changement d’échelle des quantités d’énergie et de matière utilisées. Un unique vaisseau consommerait à lui seul une quantité d’énergie comparable à celle consommée par le monde entier pendant des millénaires !
La conclusion est alors inéluctable : comme il n’existe pas d’énergie magique, le voyage interstellaire rapide avec une masse conséquente est pour l’instant totalement hors de notre portée énergétique. [...]
The Conversation, Le rêve d’Elon Musk d’établir une « humanité interstellaire » est vain
Lundi 6/4, 11h50
Mines.
Deux militaires finlandais disposent des mines antipersonnel dans une forêt lors d’une journée ouverte aux médias organisée par la brigade de Kainuu, une unité de l’armée finlandaise basée à Kajaani, en Finlande, le 3 février 2026. La Finlande a décidé d’utiliser cette arme pour sécuriser sa frontière avec la Russie. Pour cela, Helsinki a dû quitter le traité prohibant les mines antipersonnel. Alessandro Rampazzo/AFP
[...] Les mines antipersonnel sont des armes « conçue[s] pour exploser du fait de la présence, de la proximité ou du contact d’une personne et destinée[s] à mettre hors de combat, blesser ou tuer une ou plusieurs personnes ». [...] En raison, notamment, de leur incompatibilité avec les règles cardinales relatives à la conduite des hostilités en droit international humanitaire, les mines antipersonnel sont interdites.
Lors de leur déclenchement, ces armes sont en effet incapables de distinguer entre une personne civile et un militaire, ce qui constitue une violation de la règle de la distinction. De même, lorsqu’elles ne tuent pas, ces armes mutilent, en violation de l’interdiction des maux superflus. Bien que ces règles suffisent à elles seules à en prohiber l’utilisation, l’interdiction des mines antipersonnel fait l’objet d’un Traité international. Adopté en 1997 à Ottawa, ce Traité ne se limite pas à interdire le recours à ces armes, mais prévoit également l’interdiction de leur mise au point, de leur production, de leur acquisition, de leur stockage, de leur conservation et de leur transfert.
Aujourd’hui, 161 États sont parties à ce Traité, qui a eu, depuis 1997, d’indéniables effets positifs, tels que la diminution drastique du nombre de pays producteurs de mines – passé de 50 en 1999 à une dizaine aujourd’hui – et la destruction de plus de 55 millions de mines stockées. Mais certaines décisions récentes ravivent les préoccupations. Dans le courant de l’année 2025, cinq pays – l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Finlande et la Pologne – ont annoncé leur retrait du Traité, invoquant des impératifs de sécurité.
Par ailleurs, l’Ukraine a fait savoir qu’elle suspendait l’application de la Convention en raison du conflit qui l’oppose à la Russie, pour tenter de contourner l’interdiction qu’ont les États parties au Traité de s’en retirer lorsqu’ils sont engagés dans un conflit armé. Cette suspension n’est cependant pas envisagée par la Convention, puisque cela irait totalement à l’encontre de son but si des États en situation de conflit pouvaient finalement décider d’avoir recours à des mines antipersonnel.
[...] non seulement ce sont les civils qui en sont les premières victimes, mais l’efficacité militaire de ces armes est remise en cause. Elles n’offrent pas véritablement de garantie de sécurité et n’ont aucun effet sur la protection des frontières. Comme nous avions eu l’occasion de le souligner lors de l’annonce de ces retraits, « il est donc possible à la fois de poursuivre la satisfaction d’avantages militaires et de minimiser le coût humain des conflits ». Grâce aux avancées technologiques faites en 30 ans, de nombreuses alternatives existent aujourd’hui, à l’image des systèmes modernes d’armes à guidage de précision ou des nouvelles technologies de surveillance du terrain.
En outre, l’argument selon lequel ces armes devraient pouvoir être utilisées en raison du fait qu’elles sont utilisées par l’adversaire est irrecevable. En droit international humanitaire, la règle de la réciprocité ne s’applique pas : qu’une partie au conflit le viole n’autorise pas une autre à faire de même.
[...] Le respect du droit international humanitaire est l’affaire de l’ensemble de la communauté, et peut-être encore davantage lorsqu’il s’agit des mines antipersonnel dont 90 % des victimes sont des personnes civiles et parmi elles près de la moitié sont des enfants.
À l’heure où la France, avec d’autres, se prépare à l’hypothèse d’un conflit de haute intensité, il est essentiel que l’ensemble de la population non seulement soit sensibilisé aux règles applicables dans les conflits armés mais se mobilise pour leur pleine et entière application. Ce n’est pas lorsque les temps sont troublés qu’il convient de saisir des enjeux relatifs au respect du droit et de l’État de droit – il sera alors trop tard – mais dès le temps de paix, en consolidant les règles existantes, plutôt qu’en contribuant à les éroder. L’objectif reste un monde sans mines, où vivre debout est un droit, pas un défi.
The Conversation, Mines antipersonnel : l’inquiétant retour d’une arme que le droit avait bannie
Lundi 6/4, 11h40
Les Russes devraient demander des Patriots à Trump.
Les limitations des systèmes de défense aérienne russes disponibles et les difficultés inhérentes à la protection d'infrastructures de grande envergure sur des milliers de kilomètres entravent les efforts du Kremlin pour se défendre contre les frappes ukrainiennes à longue portée.
Les frappes ukrainiennes de la nuit du 4 au 5 avril s'inscrivent dans une série de frappes à longue portée menées par l'Ukraine contre huit cibles distinctes d'infrastructures pétrolières et de défense russes au cours des 13 jours précédents (depuis la nuit du 22 au 23 mars). Parmi ces cibles figurent les terminaux pétroliers d'Oust-Louga et de Primorsk (oblast de Léningrad), les raffineries de Kstovo (oblast de Nijni Novgorod), de Kirishi (oblast de Léningrad), de Iaroslavl (oblast de Iaroslavl) et d'Oufa (République de Bachkirie), ainsi que les usines d'armement de Togliatti et de Tchapaïevsk (oblast de Samara).
Les cibles frappées par les forces ukrainiennes s'étendent sur plus de 1 700 kilomètres, de Primorsk et d'Oust-Louga (oblast de Léningrad) à Oufa (République de Bachkirie). Les forces ukrainiennes ont frappé certaines de ces cibles à plusieurs reprises durant cette période, mais la dispersion géographique et la grande taille des installations entravent probablement les efforts de défense aérienne russes. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 avril, traduction automatique
Dimanche 5/4, 19h00
C'est dimanche et, un instant — ah, zut, j'ai cru qu'il invectivait Putler...
Les démocrates réagissent aux propos injurieux et virulents tenus ce matin par Trump sur Truth Social.
Le sénateur Bernie Sanders a qualifié ces propos de « dangereux et déconnectés de la réalité », écrivant sur son compte X : « Un mois après le début de la guerre en Iran, voici la déclaration du président des États-Unis le dimanche de Pâques. Ce sont les divagations d'un individu dangereux et mentalement instable. Le Congrès doit agir MAINTENANT. Il faut mettre fin à cette guerre. »
Le sénateur Chris Murphy a qualifié la situation de totalement aberrante, publiant sur les réseaux sociaux : « Si j’étais membre du cabinet de Trump, je passerais Pâques à consulter des constitutionnalistes au sujet du 25e amendement. C’est complètement, totalement aberrant. Il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres. »
Lors d'une intervention sur MS Now, la représentante Becca Balint a déclaré : « Si le président Biden ou le président Obama avaient tenu des propos similaires, toutes les chaînes d'information en auraient parlé sans interruption et tous les membres de l'opposition auraient crié au scandale et exigé leur démission. »
The Guardian, Crise au Moyen-Orient en direct : Trump utilise un message injurieux sur les réseaux sociaux pour menacer les infrastructures iraniennes, traduction automatique
« Pour certains Japonais, nous sommes comme des extraterrestres. Ils s'inquiètent de notre présence en Ukraine et nous disent de faire attention », expliquent Sara et Hiroki, membres du groupe japonais Heavenphetamine.
Ils se sont rendus pour la première fois en Ukraine en 2021. Et en mai 2022, après le début d'une offensive russe de grande envergure, ils ont entrepris une tournée caritative dans les pays européens afin de collecter des fonds pour soutenir les fondations caritatives ukrainiennes et les forces armées ukrainiennes.
[...] Nous sommes venus en Ukraine pour la première fois en décembre 2021 et nous en sommes tombés amoureux. Après le début de l'invasion à grande échelle, nous sommes revenus ici pour voir des amis et organiser des concerts.
Lors de notre représentation à Odessa, une coupure de courant a interrompu le spectacle. Nous avons vérifié le matériel et constaté quelques problèmes. À Tchernivtsi, une autre coupure de courant est survenue pendant le spectacle ; nous avons dû attendre le démarrage du générateur pour pouvoir le reprendre.
Il est difficile de dire quelle ville ukrainienne nous avons préférée. Nous avons rencontré beaucoup de gens intéressants à Khmelnytskyi, alors probablement Khmelnytskyi. Les gens sont très importants ; ils influencent directement l’impression que l’on se fait d’une ville.
Nous apprécions les Ukrainiens. Ils sont plus sympathiques que les Japonais.
Le point le plus négatif était l'infrastructure : les routes sont pleines de nids-de-poule et les toilettes publiques sont souvent sales ou hors service. On ne voit pas ça au Japon. Et au Japon, même en hiver, les toilettes sont très chaudes grâce aux sièges chauffants.
Pour certains Japonais, nous sommes comme des extraterrestres. Ils s'inquiètent de notre présence en Ukraine et nous conseillent d'être prudents. [...]
Hromadske, « C’est plus facile pour nous en Ukraine. » Le groupe Heavenphetamine parle des Ukrainiens, de la guerre, de la culture, de la compétition et du bortsch, traduction automatique
Youtube [ici avec une invitée à la flûte, le 2 mai 2024 à Vinnytsia]
Dimanche 5/4, 11h35
Comment ça se passe : prendre un train.
Sur le quai de la gare de Lviv, des ordures jonchent le sol autour d'une poubelle en fonte. Un corbeau, à l'aide de son bec, vide la poubelle de ses détritus et les jette par terre. Loin d'agacer, ce comportement insolent contribue au contraire à détourner l'attention des pensées angoissantes qui nous assaillent avant d'entreprendre un voyage en train en Ukraine.
[...] Les Russes ont intensifié leurs attaques contre les voies ferrées dès le début de l'année 2026. Au 24 mars 2026, 472 attaques avaient été recensées, endommageant 1 128 installations, 12 gares, 81 locomotives, 40 voitures de voyageurs et 145 wagons de marchandises.
[...] Pour évaluer les changements intervenus ces derniers mois dans les règles de sécurité à Ukrzaliznytsia, marqués par une intensification significative des bombardements, l'équipe de Hromadske est partie de Lviv pour Kharkiv avec des cheminots expérimentés en matière d'évacuation.
[...] Oksana ferme la porte de l'intérieur, le train démarre. Je lui demande si elle a des rituels particuliers avant le départ, comme prier ou faire le signe de croix. Elle rit et répond brièvement : « Non. Tout ira bien ! »
[...] Tous les contrôleurs d'Ukrzaliznytsia ont suivi une formation aux premiers secours. Chaque compartiment est équipé d'une trousse de premiers secours contenant un garrot, un pansement compressif, un agent hémostatique et une couverture de survie. Chaque train dispose également d'une civière.
[...] « Les passagers ont suivi les instructions du contrôleur. Seul bémol : certains n’ont pas pu se séparer de leurs valises. Or, les valises entravent une évacuation rapide. Il est conseillé de n’emporter que l’essentiel : les papiers et les objets de valeur », explique le chef de gare. Autrement dit, il est désormais judicieux d’avoir toujours un petit sac à main sur soi lorsqu’on voyage en train, pour y ranger ses affaires.
[...] La contrôleuse Lyudmila, du wagon voisin, conseille aux passagers qui viennent d'arriver de fermer la fenêtre à store enrouleur la nuit et de dormir la tête tournée vers la porte. « Pour qu’en cas d’accident, le verre vous tombe sur les pieds et non sur la tête », précise-t-elle dans un commentaire à hromadske.
[...] En réalité, la direction des chemins de fer explique que les fréquentes évacuations de passagers depuis le printemps 2026 sont dues à des attaques de drones pilotés en temps réel. Autrement dit, si auparavant les Russes bombardaient des installations ferroviaires fixes, ils « chasse » désormais directement le matériel roulant. [...]
Hromadske, « Nous vous recommandons de vous allonger les pieds face à la fenêtre. » Évacuation des passagers et autres consignes de sécurité sur la voie ferrée en feu, traduction automatique
Dimanche 5/4, 10h40
Comment ça se passe : un dollar l'année de prison.
Le 5 mars, un tribunal russe de la partie occupée de la région de Zaporijia a condamné Galina Bekhter, âgée de 68 ans, à 11 ans de prison pour « trahison d'État ». L'affaire fait suite à un virement effectué via l'application mobile d'une banque ukrainienne. Selon les services de sécurité russes, l'argent était destiné à soutenir les forces armées ukrainiennes. Le cas de Mme Bekhter est loin d'être isolé. Les tribunaux des territoires occupés font régulièrement état de condamnations pour des transferts d'argent que les enquêteurs interprètent comme une aide à l'armée ukrainienne.
Le cas de Bekhter n'est pas isolé. Marina Belousova travaillait comme couturière à Prymorsk, dans la région de Zaporijia occupée, où elle s'occupait de sa mère de 86 ans, devenue aveugle. En mai 2025, Belousova a été arrêtée. De prison, elle a écrit à des bénévoles : « Mon Dieu, une chose si insignifiante, et pourtant, elle m'a coûté si cher. C'est un chemin sans retour. » Elle faisait référence à 450 hryvnias (10,27 $) qu'elle avait envoyées à une fondation ukrainienne. Selon un proche, Belousova ne considérait pas ce transfert comme grave : « C'est tout à fait son genre ; si elle fait quelque chose, ce n'est jamais par méchanceté. Elle-même a dit qu'elle ne pensait pas que cela puisse lui valoir une telle peine. » Le tribunal a condamné Marina à 12 ans et demi de prison dans une colonie pénitentiaire.
[...] Selon les données des chercheurs, en 2025, environ 10 % des poursuites engagées pour « trahison d'État », « espionnage » et « coopération confidentielle avec un État étranger » concernaient des dons à des organisations ukrainiennes ou des transferts que les enquêteurs ont interprétés comme un soutien financier aux forces armées ukrainiennes.
[...] Dans de nombreux cas de ce genre, la principale source de preuves ne provient pas d'une enquête approfondie, mais d'un simple contrôle téléphonique. Selon Evgueni Smirnov, avocat au sein du cabinet « Premier Département », cela se produit le plus souvent lorsqu'une personne franchit la frontière, par exemple à l'aéroport de Sotchi ou à d'autres points de passage entre la Russie et les territoires occupés.
Lors de ces contrôles, les services de sécurité russes examinent le contenu des téléphones, ouvrent les applications bancaires et consultent l'historique des transactions. S'ils découvrent un virement vers un compte ukrainien qu'ils estiment lié au soutien aux forces armées ukrainiennes, cela peut suffire à engager des poursuites pénales. Parfois, le dossier ne contient ni justificatifs de paiement ni captures d'écran d'applications ; les preuves peuvent alors se limiter à des échanges de courriels dans lesquels une personne déclare avoir effectué un virement.
[...] Parmi les personnes inculpées dans des affaires de transferts vers des comptes ukrainiens, nombreuses sont les femmes, souvent âgées. Ces dernières sont plus susceptibles de continuer à faire des allers-retours entre les territoires occupés et la Russie pour régler des questions quotidiennes liées au logement ou aux documents, ce qui les expose davantage à des contrôles.
Selon l'avocat Nikolaï Polozov, cette focalisation sur les femmes pourrait également être liée à la logique même de la répression. « L'objectif est de terroriser différentes catégories de la population, de montrer que personne n'est à l'abri, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, d'une personne âgée ou d'un jeune », explique-t-il.
Comme le souligne Polozov, la persécution des personnes vulnérables a un effet démoralisant plus fort : « C’est une tentative d’utiliser le sort tragique de ces femmes pour montrer aux autres ce qui arrive à ceux qui s’opposent aux autorités russes. » [...]
The Insider, Le prix de quelques centimes : des femmes dans les régions d'Ukraine occupées par la Russie sont emprisonnées pour de minuscules paiements à l'Ukraine, traduction automatique
Galina Bekhter au tribunal
Dimanche 5/4, 10h30
Pétrole.
Les alliés étrangers de l'Ukraine ont demandé à Kyiv de suspendre ses attaques de drones contre les raffineries de pétrole russes, alors que la guerre menée par les États-Unis et Israël en Iran fait grimper les prix du carburant dans le monde entier, a déclaré Kyrylo Budanov, chef de l'administration présidentielle, à Bloomberg dans une interview publiée le 4 avril.
Les prix du pétrole ont explosé dans le contexte de l'escalade de la guerre en Iran, qui en est à sa sixième semaine. Les installations énergétiques du Moyen-Orient ont été prises pour cible tout au long du conflit, tandis que l'Iran a également fermé le détroit d'Ormuz, une voie navigable stratégique par laquelle transite environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole.
M. Budanov a déclaré à Bloomberg que l'Ukraine avait reçu des demandes de ses alliés pour qu'elle mette fin à sa campagne régulière de frappes contre les raffineries de pétrole en Russie en raison de la flambée des prix.
« Répondons à cela de manière diplomatique. Nous recevons certains signaux à ce sujet », a-t-il déclaré, sans fournir de détails supplémentaires. M. Budanov n'a pas précisé quels pays avaient demandé à l'Ukraine de suspendre ses attaques. [...]
The Kyiv Independent, L'Ukraine a été invitée à réduire ses attaques contre les raffineries de pétrole russes face à la flambée des prix liée à la guerre contre l'Iran, a déclaré Budanov, traduction automatique & Deepl
Des drones ukrainiens ont frappé la raffinerie de pétrole Lukoil située dans la ville russe de Kstovo dans la nuit du 5 avril, ont rapporté des chaînes d'information russes sur Telegram.
Des photos et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux semblent montrer d'importantes flammes s'élevant de la raffinerie. Une violente explosion a été observée, illuminant le ciel nocturne au-dessus de ce qui serait la raffinerie Lukoil-Nizhegorodnefteorgsintez, située dans l'oblast de Novgorod, en Russie.
Cette dernière attaque intervient alors que les responsables ukrainiens ont reconnu que des alliés étrangers avaient demandé à Kyiv de suspendre les attaques de drones contre les raffineries de pétrole russes, alors que la guerre américano-israélienne en Iran fait grimper les prix du carburant dans le monde entier. [...]
The Kyiv Independent, L'Ukraine aurait mené des frappes contre une raffinerie russe de Lukoil, ignorant les appels à la détente face à la flambée des prix des carburants, traduction automatique & Deepl
Comment ça se passe : je suis russe et je veux bien tout supporter sauf la fin de Telegram.
Le Kremlin continue de faire face à une réaction plus virulente de la population russe concernant le renforcement de sa censure ces dernières semaines que Moscou ne l'avait probablement anticipé ou auquel il n'était pas préparé.
Un sondage réalisé du 27 au 29 mars par le Forum d'opinion publique (FOM), un institut proche du Kremlin, a révélé que la cote de confiance envers le président russe Vladimir Poutine a chuté de cinq points, passant de 76 % à 71 % depuis le 22 mars – soit la plus forte baisse depuis 2019. Les sondages hebdomadaires du FOM montrent une baisse constante de la cote de confiance envers Poutine depuis le 8 février 2026, juste avant que le Kremlin ne restreigne considérablement l'accès à Telegram les 9 et 10 février. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 4 avril, traduction automatique
Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, a rompu le silence sur les tentatives de la Russie de bloquer l'application de messagerie, écrivant dans un message sur sa chaîne Telegram que les autorités russes avaient déjà essayé d'interdire Telegram et avaient passé des années à essayer d'interdire les VPN.
Malgré ces efforts, écrit-il, 65 millions de Russes utilisent encore quotidiennement Telegram via un VPN, et plus de 50 millions d'entre eux envoient des messages chaque jour.
Les tentatives de blocage n'avaient fait que provoquer une panne bancaire généralisée, a écrit Durov, l'argent liquide étant brièvement devenu le seul moyen de paiement possible dans tout le pays la veille. [...]
Meduza, Le fondateur de Telegram affirme que 65 millions de Russes utilisent quotidiennement l'application via un VPN malgré les tentatives de blocage, traduction automatique
L'autorité fédérale russe de régulation d'Internet, Roskomnadzor, a ordonné aux médias russes de supprimer les articles établissant un lien entre les perturbations généralisées survenues dans les principales banques russes le 3 avril et les activités de blocage de sites web menées par l'agence.
Le magazine économique russe Forbes et la chaîne Telegram Mash ont déjà retiré leurs articles. La chaîne Telegram Dvach a relayé la demande de retrait et publié une capture d'écran de la notification de Roskomnadzor, indiquant que le contenu visait à « déstabiliser la situation politique en Russie ». [...]
Meduza, L'autorité russe de régulation d'Internet ordonne aux médias de supprimer les articles liant les perturbations bancaires à son activité de blocage de sites web, traduction automatique
Alors que Roskomnadzor, l'agence fédérale russe de censure, continue de bloquer Telegram, les utilisateurs à travers le pays cherchent des solutions de contournement. Non pas, comme on pourrait s'y attendre, en se tournant vers une autre application de messagerie échappant encore à la vigilance de l'agence, mais vers des recoins bien moins évidents d'Internet, voire vers des objets du quotidien. Jeux en ligne, outils bureautiques, appareils électroménagers : presque tout, semble-t-il, peut servir de canal de communication pour éviter d'installer Max, l'application de messagerie officielle. Voici quelques-unes des méthodes les plus insolites trouvées par les Russes pour rester en contact.
[...] une vidéo d'Alina, une Moscovite vivant désormais à Bali, est devenue virale sur Instagram – et, une fois de plus, un chat y faisait son apparition. Elle expliquait avoir réussi à appeler ses parents en Russie grâce à un distributeur automatique de croquettes équipé d'une caméra, après avoir épuisé tous les autres moyens de communication. Le propriétaire légitime du distributeur, un chat nommé Snezhok, semblait pour le moins peu ravi.
[...] Pour ceux qui n'ont pas besoin de vidéo et se contentent de texte, il existe des solutions plus simples. D'après le quotidien économique Kommersant, les Russes communiquent entre eux par messagerie instantanée dans des jeux en ligne, notamment des applications d'échecs, et même sur la plateforme d'apprentissage des langues Duolingo.
[...] Les documents en ligne permettant l'édition collaborative offrent une autre solution. Les fichiers partagés sur des plateformes comme Google Docs ou Yandex Docs peuvent servir de forums de discussion improvisés. Un blogueur a même lancé une chaîne musicale au sein d'une simple feuille de calcul, avec commentaires et réactions aux publications. [...]
Meduza, Telegram étant bloqué, les Russes se tournent vers les distributeurs de croquettes pour chats, les petites annonces et les aspirateurs robots pour rester en contact, traduction automatique
Le propagandiste Sergueï Karnaukhov s'indigne que le gouvernement dépense des milliards pour lutter contre les VPN , tandis que la chaîne Z DONTSTOPWAR écrit qu'au lieu de ralentir Telegram, il serait préférable de « baisser les prix dans les magasins et les tarifs ».
Le blogueur pro-guerre Mikhaïl Polynkov compare la situation actuelle à la construction d'un « camp de concentration numérique ». « La question persistante du "pourquoi ?" est purement rhétorique », ajoute le correspondant de guerre Vladislav Evtouchenko, évoquant le retour aux pratiques soviétiques. [...]
iStories, Les blocages d'Internet ont même retourné des partisans contre le gouvernement. Les ultrapatriotes parlent d'un « camp de concentration numérique », traduction automatique
Conversation téléphonique fixe. Le dirigeant de Rostelecom appelle les Russes à installer des téléphones fixes. Photo : Atle Staalesen
Face aux coupures généralisées des services internet mobile, le directeur de la plus grande entreprise de télécommunications de Russie a conseillé à la population de revenir aux communications par ligne fixe. [...]
The Barents Observer, Les Russes sont invités à revenir aux téléphones fixes, traduction automatique
Samedi 4/4, 19h00
Orbanovitch, l'a(r)gent de Moscou.
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a de nouveau appelé Bruxelles à suspendre« avec effet immédiat » les sanctions sur « l’énergie russe » afin d’éviter« une grave crise énergétique », a-t-il déclaré dans une vidéo sur Facebook, dans laquelle il dit s’être « concerté avec Robert Fico », le président slovaque.
Dans la dernière ligne droite des campagnes législatives en Hongrie, Viktor Orban a aussi réaffirmé que « Bruxelles doit contraindre le président Zelensky à ouvrir immédiatement l’oléoduc Droujba ». « Il faut rejeter et abandonner les projets qui proposent de nous affranchir de l’énergie russe pour adopter la politique énergétique de Bruxelles, plus coûteuse et inabordable pour les familles », a ajouté le dirigeant, proche de la Russie. [...]
La Russie a commencé samedi l'évacuation de 198 employés supplémentaires de la centrale de Bouchehr en Iran, après une nouvelle frappe sur le secteur de la centrale samedi, «fermement» condamnée par Moscou. «La principale vague d'évacuation des employés de Rosatom d'Iran a commencé aujourd'hui comme prévu», a déclaré directeur général de Rosatom Alexeï Likhatchev cité par l'agence Tass.
Les bus transportant «198 personnes» sont partis vers la frontière arménienne «à peu près 20 minutes après» une nouvelle frappe sur le secteur de la centrale nucléaire, a-t-il indiqué, ajoutant qu'il s'agissait de «la plus grosse évacuation» du personnel russe de cette centrale depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Le site de cette centrale dans le sud de l'Iran a été touché samedi par une frappe américano-israélienne, tuant un agent de sécurité, a rapporté un média d'État iranien. La Russie a en partie construit cette centrale et des techniciens russes aident à son fonctionnement.
«Nous condamnons fermement cette action funeste», a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova dans un communiqué, demandant que cessent «immédiatement» les frappes «sur les installations nucléaires iraniennes, y compris la centrale nucléaire de Bouchehr». [...]
Le Figaro, Guerre en Iran : Moscou évacue 198 employés de la centrale iranienne de Bouchehr touchée par une frappe
Victor Pavlov a présenté l'arme la plus récente et la plus polyvalente d'Ukraine : un robot terrestre alimenté par batterie.
Ces véhicules terrestres sans pilote se présentent sous diverses formes et tailles. L'un d'eux se déplace sur des chenilles et ressemble à une camionnette de livraison de lait sans toit. Un autre est équipé de roues et d'antennes. Un troisième transporte des mines antichars. Depuis le printemps 2024, leur utilisation a connu une croissance exponentielle.
« Voilà à quoi ressemble la guerre moderne. Les armées du monde entier devront se robotiser », a déclaré Pavlov, lieutenant du 3e corps d'armée ukrainien. [...]
The Guardian, « La ligne de front, c'est comme Terminator » : des robots de combat redonnent espoir à l'Ukraine dans la guerre contre la Russie, traduction automatique
Samedi 4/4, 8h35
Soldats de Putler.
[...] Durant l’année écoulée, le savoir-faire technologique de l’Ukraine lui a permis de tuer et de blesser plus de soldats russes qu’il n’en avait été recruté. Mais selon les estimations du commandant en chef des forces armées ukrainiennes Oleksandr Syrskyi, le Kremlin prévoit d’incorporer plus de 400 000 nouvelles recrues en 2026, poursuivant ainsi sa stratégie dite du « hachoir à viande » : il s’agit de submerger l’Ukraine sur les lignes de front par le seul poids du nombre, tout en sapant le moral national en détruisant ses infrastructures énergétiques.
Bien sûr, ce « hachoir à viande » entraîne un niveau élevé de pertes du côté russe. Cela conduit certains observateurs occidentaux à suggérer que Vladimir Poutine pourrait être contraint de venir à la table des négociations simplement parce que son armée ne parvient pas à recruter suffisamment de troupes pour continuer ainsi.
L’idée que la Russie aura du mal à recruter suffisamment de soldats provient aussi de l’analyse de certaines de ses guerres passées, où le traitement déplorable de ses soldats et vétérans a parfois engendré des échecs notables. Durant la guerre soviéto-afghane dans les années 1980 et la première guerre russo-tchétchène dans les années 1990, les organisations de mères de soldats à travers la Russie ont mis en lumière les conditions dans lesquelles leurs fils servaient leur pays. [...]
[...] Ce thème reste omniprésent dans les reportages occidentaux sur la guerre. Les médias accordent une grande attention à l’esquive du service militaire, à la démoralisation des militaires et à l’indiscipline sur le front ukrainien, ainsi qu’au mauvais traitement médical des soldats. L’enrôlement de détenus purgeant des peines de prison, ainsi que de troupes provenant d’alliés comme la Corée du Nord et la Serbie, est également très présent dans la couverture médiatique occidentale.
Dans ce contexte, les autorités russes déploient de vastes campagnes de communication, présentant le métier de soldat comme un « vrai travail » pour de « vrais hommes », ce qui peut apparaître comme une tentative peu probante de rendre le métier des armes plus attrayant. Et le fait que les soldats semblent se battre uniquement pour de l’argent – ou parce qu’ils y sont contraints – laisse entendre que le soutien réel à la guerre est faible. [...]
Pour autant, la guerre actuelle diffère en plusieurs points essentiels des guerres précédentes de Tchétchénie et d’Afghanistan. Poutine est déterminé à empêcher toute rupture de relations entre la société et l’armée. Depuis les années 2000, il entreprend un effort concerté pour réinventer la relation entre l’armée, l’État et la société russe – précisément pour éviter que cette situation ne se répète.
[...] La Russie a entrepris des changements profonds et durables. Un conseil civique a été créé en 2006 sous la tutelle du ministère de la Défense – présidé par le cinéaste patriotique Nikita Mikhalkov – spécifiquement pour guider ce processus.
Cela a été suivi en 2008 par la Stratégie pour le développement des forces armées russes. Dans ce cadre, la Russie a introduit pour ses soldats d’importants avantages matériels liés au logement, aux retraites, aux salaires et aux garanties sociales. Le journal interne du ministère de la Défense russe, Krasnaïa Zvezda (l’Étoile rouge), a affirmé que, grâce à ces réformes, « les soldats sous contrat deviennent la classe moyenne du pays ».
[...] Ce programme de réformes s’est accompagné d’un travail de reconstruction du patriotisme militaire. Des organisations de la société civile, comme le Régiment immortel, contribuent à mobiliser la tradition militaire dont la Russie est si fière, héritée de la Seconde Guerre mondiale (connue en Russie sous le nom de « Grande Guerre patriotique »).
[...] d’un autre côté, de nombreux Russes vivent encore dans la précarité en raison de la difficile transition économique du pays après l’effondrement de l’Union soviétique dans les années 1990. Pour beaucoup de jeunes et moins jeunes hommes dans les régions de la Russie provinciale en désindustrialisation, l’armée est toujours perçue comme la seule perspective d’ascension sociale, surtout ces dernières années du fait des nouveaux avantages fournis aux soldats.
[...] Cela ne signifie pas qu’il n’existe pas de préoccupations concernant les conditions au sein de l’armée, la qualité de la protection sociale pour les soldats et leurs familles, et – en fin de compte – la légitimité de la guerre en Ukraine. La relation que l’État russe a tenté de rétablir avec la société, et avec ses hommes en particulier, reste problématique. [...] Mais les salaires militaires élevés et les primes d’engagement continuent d’attirer un flux régulier de recrues. Il convient donc de remettre en question l’idée selon laquelle les relations entre l’armée et la société vont se déliter et forcer la Russie à négocier. [...]
Affiche de recrutement photographiée en août 2025 à Kalouga (200 km au sud de Moscou) appelant à « rejoindre l’armée des vainqueurs » et promettant aux futurs soldats un salaire allant jusqu’à 5 millions de roubles (près de 50 000 euros) pour la première année complète. PhotoChur/Shutterstock
The Conversation, Malgré de lourdes pertes humaines en Ukraine, la Russie ne risque pas de manquer de soldats de sitôt
Charlie Walker, Associate Professor of Comparative Sociology, University of Southampton, et Bettina Renz, Professor of International Security, University of Nottingham. [En marge de l'article, l'un et l'autre déclarent avoir reçu des financements de Russia Strategic Initiative, sans que l'article ne fournisse de lien ].
La pression monte d'un cran dans les bureaux et les usines de la région de Riazan, à quelques heures de route de Moscou. Le gouverneur Pavel Malkov a récemment signé un décret demandant aux entreprises de plus de 150 salariés de fournir des listes de noms à l'armée. Ce n'est donc plus seulement l'État qui recrute, mais l'employeur. Il aura la lourde charge de choisir qui, parmi ses employés, fera le meilleur soldat.
Pour une PME de 150 à 300 employés, le patron devra trouver deux candidats. Si l'entreprise dépasse les 500 salariés, il faudra cinq noms. Le management se retrouve donc avec une nouvelle casquette. Outre la productivité ou le chiffre d'affaires, les chefs se transforment en recruteurs militaires. Officiellement pourtant, les «services sous contrat» proposés aux nouvelles recrues les font passer pour des volontaires, rapporte Business Insider.
Le texte, repéré par des médias indépendants russes et des experts en renseignement de source ouverte (OSINT), ne cible pas seulement le secteur public, les entreprises privées étant elles aussi obligées de fournir des hommes. Si un patron traîne un peu trop des pieds, les sanctions ne tardent pas à tomber. En s'appuyant sur les décrets de «préparation maximale» signés par Vladimir Poutine en 2022, les autorités locales peuvent infliger des amendes allant jusqu'à un million de roubles (10.700 euros environ) aux désobéissants. [...]
Slate, Certains patrons russes vont devoir choisir deux employés à envoyer au front en Ukraine
Samedi 4/4, 8h30
C'est le printemps.
L'Ukraine continue d'exercer une pression sur la Russie en obtenant des gains tactiques, opérationnels et stratégiques sur le champ de bataille.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré le 3 avril que, selon les services de renseignement ukrainiens et britanniques, la situation sur le front est la meilleure qu'ait connue l'Ukraine depuis dix mois (depuis juin 2025). Zelensky a également indiqué que les forces russes profitaient auparavant du brouillard pour mener des attaques et des infiltrations – un phénomène qui, d'après l'ISW, entrave les opérations de drones ukrainiennes et permet aux forces russes de mener des opérations terrestres – mais que l'arrivée du printemps et de ses journées ensoleillées rendra plus difficile pour les forces russes de se déplacer discrètement. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 avril, traduction automatique
Samedi 4/4, 0h35
Si vous n'étiez pas sur Terre ces dernières semaines.
Donald Trump, chantre du monde fossile, pourfendeur de l’action climatique et de l’accord de Paris (2015), rend un service involontaire, mais considérable, à la transition énergétique. Moins par conviction que par inadvertance. Parce que sa « politique », depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, a méthodiquement transformé les marchés du pétrole et du gaz en terrain d’instabilité chronique ; et, ce faisant, jeté une lumière crue sur la protection offerte par les technologies décarbonées face à ce chaos.
[...] La Commission européenne, qui bataille pour maintenir le cap de son pacte vert (Green Deal) face aux pressions récessives, bénéficie d’un argument puissant : l’impératif d’une protection contre les risques de la géopolitique trumpienne et – qui sait désormais ? – de ses successeurs. Comme en 2022, les entreprises à forte intensité énergétique (chimie, ciment, sidérurgie…) trouveront une motivation à accélérer leurs décisions d’investissement dans l’électrification ou les contrats d’approvisionnement en énergie renouvelable à long terme, précisément pour verrouiller un prix de l’énergie stable. Ce n’est plus seulement l’argument climatique qui prime dans leurs calculs, mais la gestion du risque de prix et de volumes.
[...] Dans un monde où le prix du pétrole peut varier massivement en quelques semaines sous l’effet d’une décision de politique étrangère, le coût apparent de la transition énergétique doit désormais être comparé non à un scénario fossile stable – dont il faut faire son deuil –, mais à un scénario fossile durablement chaotique. Cette correction change radicalement les arbitrages. [...]
Le Monde, « Donald Trump rend un service involontaire, mais considérable, à la transition énergétique »
Dissuasion nucléaire : l'assurance-vie des amis de l'humanité.
Donald Trump n’a que faire de la « poussière nucléaire », qui dort sous plus d’une centaine de mètres de roche près d’Ispahan, en Iran. Le président américain a affirmé ne plus se soucier du stock d’uranium hautement enrichi (à 60 %) par le régime, dans un entretien à l’agence Reuters, mercredi 1er avril. Jusqu’à récemment, il ne cessait pourtant d’envisager à voix haute de dépêcher des centaines de forces spéciales, dans un raid au sol, pour s’emparer de ce trésor, au cœur du programme nucléaire iranien à possible dimension militaire. Désormais, il balaye ce risque : « C’est si profondément sous terre que ça m’importe peu », assure-t-il.
[...] « Les militaires qui dirigent aujourd’hui l’Iran ont fait pression durant vingt ans sur le Guide suprême Ali Khamenei pour le convaincre de les doter enfin de l’arme nucléaire. C’est Khamenei qui maintenait le régime sur le seuil, et il a été tué au premier jour de cette guerre, le 28 février, rappelle l’un des meilleurs spécialistes du nucléaire iranien, Yoav Rosenberg, ancien haut gradé du renseignement militaire israélien. Ces dirigeants savent que nous voulons les renverser et les tuer. Ils ne manquent pas de motivation. Il ne fait aucun doute qu’ils se lancent désormais dans la course à la bombe. »
« Avec Khamenei, on a aussi tué la fatwa contre l’arme nucléaire », prévient aussi Ali Vaez, spécialiste de l’Iran au centre de réflexion International Crisis Group, en rappelant l’édit religieux rendu au début des années 2000 par le Guide suprême, selon lequel les armes de destruction massives étaient contraires à l’islam.
[...] Pour obtenir une bombe, l’uranium enrichi à 60 % doit être réenrichi à 90 %. Ce processus nécessite à peine 200 centrifugeuses (sur les 20 000 dont l’Iran disposait avant juin 2025), qu’il est possible d’assembler dans un espace restreint et discret, de la taille d’une grande salle de restaurant. L’uranium, à l’état gazeux, doit ensuite être transformé en uranium métal, puis en sphère. Il reste alors à doter la sphère d’une source à neutrons et d’un explosif, pour organiser une détonation qui compresse la matière au point de créer une réaction en chaîne.
« L’Iran n’est sans doute plus capable de fabriquer une bombe sophistiquée. Une partie de ses meilleurs scientifiques a été éliminée. Mais il est très facile de faire une bombe rudimentaire du type de celle utilisée lors de la seconde guerre mondiale », commente Richard Nephew, chercheur à l’université Columbia et ancien négociateur sur le nucléaire iranien sous Joe Biden.
Les principaux ingénieurs du SPND ont été tués un à un depuis 2018. Mais le programme comptait plusieurs centaines de scientifiques, selon des sources israéliennes. « Ces hommes sont idéologisés, et ils seraient aujourd’hui déterminés à mener le travail jusqu’au bout si on le leur ordonnait. Sans quoi trois décennies d’efforts n’auraient mené à rien selon eux », estime M. Koifman. [...]
Le Monde, Nucléaire iranien : la menace d’un régime radicalisé et lancé dans une course vers la bombe
Vendredi 3/4, 13h00
Sorte de chevelure.
Le Monde, Live — Les trajets des drones d’attaque et des missiles de croisière russes qui ont attaqué le territoire ukrainien dans la nuit de jeudi à vendredi et dans la matinée vendredi. COMPTE TELEGRAM « MONITORWAR », QUI SUIT LES MOUVEMENTS ET L’ACTIVITÉ DE L’AVIATION MILITAIRE RUSSE.
Vendredi 3/4, 8h20
Comment ça se passe : restreindre.
Le Kremlin met en place les conditions d'un durcissement imminent des restrictions sur les réseaux privés virtuels (VPN), qui permettent aux Russes de contourner la censure.
Le service russe de Forbes a rapporté le 31 mars que le ministre russe du Développement numérique, Maksut Shadayev, avait rencontré des représentants des principaux fournisseurs de télécommunications et plateformes numériques russes et leur avait demandé d'empêcher les Russes de contourner le blocage de l'accès à Internet en Russie. Une source du secteur informatique et une autre au sein d'une grande entreprise Internet ont indiqué à Forbes que M. Shadayev avait expressément demandé aux entreprises de télécommunications de rendre leurs services inaccessibles aux Russes via les VPN. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 avril, traduction automatique
Une loi entrée en vigueur le 1er avril autorise le Service fédéral de sécurité (FSB) russe à accéder légalement aux bases de données de toute organisation russe sans autorisation supplémentaire.
Bloomberg a rapporté le 31 mars qu'une nouvelle loi russe confère au FSB le pouvoir d'obtenir les bases de données de toute organisation sans mandat judiciaire, lui donnant ainsi accès aux bases de données d'entreprises, aux réseaux de télécommunications, aux communications financières et même aux contacts internationaux de scientifiques russes.
Alexander Khurudzhi, membre du parti russe « Nouveaux Hommes », a déclaré à Bloomberg qu'aucun mécanisme de contrôle n'existe pour garantir que le FSB supprime les copies ou les parties de bases de données, alors même que la loi stipule que les agents du service de sécurité sont responsables de toute utilisation illégale de copies ou de parties de bases de données. Cette loi, qui permet au FSB russe d'accéder aux données personnelles des Russes grâce à un accès immédiat aux bases de données situées sur le territoire russe, fait suite aux efforts déployés en 2023 pour contraindre les entreprises russes à stocker les données concernant les citoyens russes sur des serveurs situés physiquement en Russie. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 avril, traduction automatique
Le vice-président JD Vance se rendra en Hongrie les 7 et 8 avril [quelques jours avant les élections législatives] pour des rencontres bilatérales avec le Premier ministre Viktor Orban et pour prononcer un discours sur les relations américano-hongroises. [...]
The Kyiv Independent, Vance se rendra en Hongrie pour des entretiens avec Orban quelques jours avant les élections, traduction automatique
Jeudi 2/4, 22h15
Magie du verbe.
On ne comprend pas réellement la guerre en Iran en s’en tenant à ses seules dimensions géographique, militaire ou politique. Une autre grille de lecture, centrale et pourtant encore largement négligée, s’impose : la dimension financière.
Depuis le début du conflit, les prises de parole de Donald Trump exercent sur les marchés un effet comparable à celui d’un banquier central. Ses déclarations et publications sur les réseaux sociaux sont devenues des missiles stratégiques à visée financière qu’il convient d’apprendre à lire comme tels.
Ses mots redessinent les anticipations, déplacent des centaines de milliards en quelques minutes, et finissent parfois par imposer de nouvelles limites à la Maison-Blanche elle-même.
Les mouvements des marchés à grande échelle provoqués par le président ouvrent des potentialités d’enrichissement sans précédent dans l’histoire de la démocratie américaine : c’est ainsi que la guerre en Iran peut devenir un vecteur d’extraction de richesses selon le paradigme néo-royaliste analysé dans ces pages par Goddard et Newman d’un clan ou d’une petite cour.
L’urgence de cette lecture s’impose d’autant plus que les marchés constituent l’un des rares mécanismes exerçant une contrainte réelle sur Trump. Dans un environnement marqué par le brouillard de gestes erratiques, de revirements permanents accompagnés par des politiques réduits à leur rôle de courtisans, ce sont eux — et eux seuls — qui semblent capables de limiter voire infléchir ses décisions.
Comprendre cette grammaire, c’est se donner une boussole minimale dans un trumpisme aux effets mondiaux délétères. Pour les Européens et les Asiatiques, c’est aussi une condition de survie politique.
[...] Le commandant en chef de la première puissance militaire et financière agit sur les marchés, en temps réel, par la seule modulation de son vocabulaire. [...]
Le Grand Continent, Pourquoi Donald Trump envoie des missiles sur les marchés ? La logique cachée de la guerre en Iran
Jeudi 2/4, 22h00
Pouf.
L’armée russe n’a enregistré aucun gain territorial en Ukraine en mars, une première depuis septembre 2023, reculant même par endroits devant les forces de Kyiv, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW). L’armée russe ralentit depuis fin 2025 sous l’effet de contre-offensives dans le sud-est du pays, avec une avancée de 123 km² en février, ce qui constituait déjà la plus faible progression depuis avril 2024.
[...] L’ISW attribue ce ralentissement de l’armée russe sur les derniers mois aux contre-offensives ukrainiennes, mais aussi à «l’interdiction faite à la Russie d’utiliser les terminaux Starlink en Ukraine» et aux «efforts du Kremlin pour restreindre l’accès à Telegram». Cette messagerie très populaire en Russie, y compris sur le front, est à peine utilisable ces derniers mois du fait de blocages par les autorités tandis que Moscou encourage activement ses citoyens à opter pour la plateforme Max, que le pouvoir promeut comme une «messagerie nationale». [...]
Le Figaro, Ukraine : aucun gain territorial de la Russie en mars, une première depuis deux ans et demi
Jeudi 2/4, 21h55
Fenêtre d'opportunité.
LE FIGARO. - Dans votre livre choc « La Guerre d’après », vous mettez en garde contre le scénario d’une attaque russe contre Narva en Estonie, visant à tester la solidarité de l’Otan. Devient-il plus probable avec Trump et l’engagement américain en Iran ?
CARLO MASALA. - Le scénario devient plus probable aujourd’hui qu’il ne l’était il y a un an et demi, principalement parce que les États-Unis ont porté un coup majeur à l’article 5 (de la Charte de l’Otan, NDLR), quand ils ont menacé le Danemark d’utiliser la force pour prendre le Groenland. Cette tentative a été vue en Russie comme le signe évident du fait que les États-Unis ne sont plus dédiés à la sécurité de l’Europe. Le vice-ministre américain de la Défense, Elbridge Colby, nous a d’ailleurs signifié que nous devions désormais assurer la défense conventionnelle de l’Europe. Ce que je n’aurais pu imaginer, c’est que Trump allait aider la Russie en Ukraine. [...]
Le Figaro, Carlo Masala : « La Russie a une fenêtre d’opportunité parfaite pour attaquer l’Europe et regarder l’Otan s’effondrer »
La guerre menée par Trump en Iran a pesé lourd sur l'alliance de l'OTAN.
Jeudi 2/4, 8h40
Pacha est sorti de l'hôpital avant d'être guéri, mais il n'avait plus de fièvre et il a des antibiotiques. Il a signé la décharge et il est parti. S'il manquait trop de cours, il n'aurait pas pu passer l'examen à la fin de la formation. Il a dit qu'il avait appris des choses intéressantes et qu'il était content finalement. Donc, oui, il est sergent maintenant.
Il n'aura pas de congé avant le 21 avril (si tout se passe bien). Il veut aller au théâtre. Je lui ai expliqué qu'il faudra y aller avec un bouquet de fleurs et l'offrir à la comédienne ou au comédien qui l'aura impressionné. Il a dit : "Ah, mais non, je ne vais pas faire ça..." "Mais quoi, tu as été élevé chez les loups ?"
Lui aussi s'est inquiété que je ne donne pas de nouvelles : il y a pas mal d'attaques de drones sur la ville en ce moment et je pense que des équipements téléphoniques sont cassés. Les drones volent bas : on les voit et on les entend bien. L'autre jour, j'en suivais un du regard et tout à coup, il s'est mis à battre des ailes : c'était un oiseau !
Et chez vous, comment ça va ? [...]
Olga, Viber (vocal)
Jeudi 2/4, 8h35
Drones.
Depuis le 23 mars, l'ISW a recensé sept crashs de drones ukrainiens sur le territoire balte et finlandais, probablement dus à des opérations de guerre électronique russes.
L'ISW a notamment observé un drone s'écrasant en Lituanie le 23 mars ; deux en Lettonie et en Estonie le 25 mars ; deux en Finlande le 29 mars ; un en Estonie le 31 mars ; et un dans le sud-est de la Finlande le 1er avril.
Le 30 mars, Heorhii Tykhyi, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, a réagi aux informations selon lesquelles plusieurs drones ukrainiens auraient violé l'espace aérien finlandais le 29 mars, affirmant que ces drones avaient probablement dévié de leur trajectoire en raison d'interférences de guerre électronique russes.
Le 1er avril, Andriy Sybiha, ministre ukrainien des Affaires étrangères, a déclaré que les services de renseignement ukrainiens estimaient que les forces russes dirigeaient délibérément des drones vers les pays baltes à des fins d'information et de propagande. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er avril, traduction automatique
Jeudi 2/4, 8h30
Attaque contre les civils (suite).
La nouvelle tactique russe consistant à coupler une frappe nocturne de grande ampleur à une frappe diurne d'une ampleur équivalente risque d'aggraver les dommages causés aux civils.
Les forces russes ont lancé leur plus importante série de frappes contre l'Ukraine depuis le début du conflit, les 23 et 24 mars, déployant près de 1 000 drones et missiles lors d'une campagne de frappes prolongée s'étendant sur la nuit et le jour suivant.
Cette nouvelle tactique permet à la Russie de menacer des zones plus étendues d'Ukraine pendant des périodes plus longues et d'affecter de manière disproportionnée les zones civiles.
La Russie a par le passé lancé 700 projectiles, voire plus, lors d'une seule série de frappes nocturnes, mais il est possible qu'elle choisisse désormais de répartir ces centaines de projectiles sur des périodes plus longues afin de maximiser les dégâts et les perturbations parmi les civils. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er avril, traduction automatique
La fusée Artemis II de la NASA décolle pour une mission lunaire historique.
Mercredi 1/4, 21h05
Trumpitude : l'OTAN.
[...] Selon le Financial Times, le président américain a menacé de suspendre les livraisons d’armes à l’Ukraine afin de faire pression pour la formation d’une coalition destinée à rouvrir le détroit d’Ormuz. Selon ces responsables, il a brandi la possibilité d’interrompre les livraisons via le mécanisme PURL, un programme d’achats d’armements pour Kyiv financé par des pays européens, afin d’inciter les alliés à s’engager davantage. [...]
Après avoir passé des années à attaquer son efficacité et à dénoncer ses membres comme des profiteurs dépensiers, Donald Trump semble désormais sur le point de faire ce qui était autrefois impensable : retirer les États-Unis de l’OTAN.
Une telle décision constituerait un séisme politique pour l'architecture de sécurité occidentale mise en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et qui a résisté à la confrontation de la guerre froide avec l'Union soviétique avant de s'étendre après la chute du communisme en Europe de l'Est en 1989.
L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, nom officiel de l'alliance, a été créée en 1949 avec un noyau initial de 12 membres – dont les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, le Canada et le Danemark – et s'est depuis étendue à 32 pays.
Son objectif initial était de constituer un rempart contre le communisme soviétique, alors considéré comme expansionniste et agressif.
Mais elle reposait également sur la reconnaissance du fait que l'absence de sécurité collective avait été un facteur clé de l'échec de la dissuasion d'Hitler dans les années 1930, alors que l'Allemagne nazie annexait progressivement des territoires avant la Seconde Guerre mondiale.
[...] L'ire immédiate de Trump a été attisée par le refus de l'OTAN de soutenir les États-Unis ou de leur venir en aide dans la guerre contre l'Iran. Or, rien dans la charte de l'OTAN n'oblige ses membres à le faire. Les États-Unis n'ont pas été attaqués et n'ont pas consulté les autres États membres de l'OTAN au préalable.
[...] Une loi adoptée en 2024 empêche un président américain de retirer les États-Unis de l'OTAN sans une majorité des deux tiers au Sénat ou sans une loi du Congrès. Or, Trump s'est montré prêt à bafouer la législation en vigueur pour contourner le Congrès – par exemple, en attaquant l'Iran sans obtenir son approbation, comme l'exige la loi de 1973 sur les pouvoirs de guerre.
Il existe d'autres mesures hostiles que Trump pourrait prendre, sans pour autant aller jusqu'à un retrait pur et simple. Ivo Daalder, ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN sous l'administration Obama, a évoqué un scénario dans lequel Trump pourrait retirer toutes les troupes américaines et écarter les officiers américains de la structure de commandement, tout en affirmant respecter les termes de l'article, sans pour autant fournir de soutien militaire.
The Guardian, Trump peut-il retirer les États-Unis de l'OTAN – et pourquoi y songe-t-il ?, traduction automatique
Mercredi 1/4, 19h30
Putler a dit.
Le président russe Vladimir Poutine a estimé mercredi qu'une adhésion de l'Arménie à l'Union européenne était «tout simplement impossible» car, selon lui, Erevan est déjà membre d'une union douanière avec Moscou. «L'adhésion à une union douanière à la fois avec l'Union européenne et avec l'Union économique eurasiatique est impossible. C'est tout simplement impossible par définition», a souligné Vladimir Poutine, lors d'une rencontre au Kremlin avec le premier ministre arménien, Nikol Pachinian.
[...] Mais, depuis plus de deux ans, Erevan multiplie les gestes de défiance à l'égard de Moscou, un allié historique qui lui a longtemps vendu des armes et dispose toujours d'une base militaire sur le territoire arménien. Erevan reproche au Kremlin de ne pas l'avoir soutenu suffisamment dans ses différends avec l'Azerbaïdjan, particulièrement lors des conflits armés en Artsakh de 2020 et 2023.
Au printemps 2025, le Parlement arménien avait voté une loi visant à ouvrir des négociations pour rejoindre l'UE, puissance concurrente de la Russie dans le Caucase. Pour sa part, Vladimir Poutine a également dit espérer mercredi que des mouvements politiques «prorusses» pourraient participer aux élections législatives prévues en juin en Arménie. [...]
Le Figaro, «C’est tout simplement impossible» : Vladimir Poutine avertit l'Arménie en cas d'adhésion à l'UE
Pashinyan à Poutine : L’Arménie ne participe pas aux travaux de l’OTSC car les autorités ne peuvent expliquer au peuple arménien pourquoi l’organisation n’est pas intervenue dans la situation au Karabakh.
La Finlande prépare un système d'alerte aux drones qui pourrait être déployé d'ici fin 2027, a rapporté la chaîne de télévision publique finlandaise Yle le 31 mars.
L'application mobile serait intégrée aux logiciels d'urgence existants et calquée sur le système utilisé par l'Ukraine lors des attaques de drones russes. Un système d'alerte par SMS est également en cours de développement.
Cette nouvelle survient quelques jours seulement après que la Finlande de deux drones a confirmé le crash sur son territoire, dont au moins un a été identifié comme étant ukrainien.
Kyiv a déclaré que le drone s'était probablement égaré en territoire finlandais en raison d'interférences de guerre électronique et a accusé la Russie de détourner délibérément des drones ukrainiens vers la Finlande ou les pays baltes.
Un autre drone à voilure fixe non identifié a été découvert dans l'est de la Finlande, près de la frontière russe, le matin du 31 mars. [...]
The Kyiv Independent, La Finlande développe une application d'alerte aux drones similaire à celle de l'Ukraine, traduction automatique
Mercredi 1/4, 7h30
Allemagne.
Dans un article paru vendredi 27 mars dans le magazine The Atlantic, Armin Papperger, le patron fort en gueule du fabricant allemand de chars et d’obus, s’est montré à la fois tellement sexiste et d’un tel mépris envers les Ukrainiens et leurs armes que Rheinmetall a dû faire amende honorable. « Ils innovent avec leurs petits drones, et ils s’exclament : “Waouh !” (…) Mais ce n’est pas la technologie de Lockheed-Martin, de General Dynamics ou de Rheinmetall », y déclare le PDG, plein de dédain pour des engins produits par des « femmes au foyer » grâce à des « imprimantes 3D dans leur cuisine ».
La déclaration a fait bondir en Ukraine. [...] Cette affaire illustre, en tout cas, le sentiment de toute-puissance qui peut animer un dirigeant enivré par son propre succès.
[...] Lorsque M. Papperger a pris les commandes de Rheinmetall, en janvier 2013, l’entreprise de Düsseldorf capitalisait 1,5 milliard d’euros. Elle valait 65 milliards à la clôture lundi, le cours de Bourse étant passé de près de 90 euros en janvier 2022, avant l’invasion de l’Ukraine, à 1 409 euros. Rheinmetall est l’un des grands bénéficiaires du réarmement de l’Allemagne, sur fond de menaces sécuritaires en Europe. [...]
Le Monde, « Le PDG de Rheinmetall se tire une balle dans le pied par excès d’arrogance »
Mercredi 1/4, 0h05
Comment ça se passe : pas froid aux pieds.
Kyiv a dégoté une nouvelle stratégie rocambolesque pour cibler ses adversaires russes: des semelles chauffantes couplées à de petites charges explosives. Selon le média ukrainien Militarnyi, ces semelles détonantes ont été acheminées par le biais d'organismes bénévoles et de fondations caritatives russes, passant ainsi pour de l'aide humanitaire ordinaire.
Selon plusieurs médias ukrainiens, chaque semelle contiendrait 1,5 gramme de trinitrotoluène (TNT), une charge insignifiante sur le champ de bataille. Mais à l'échelle d'un pied humain, l'effet change de dimension: glissée dans un soulier, elle pourrait provoquer de graves blessures, rendant les militaires touchés inaptes au combat, alors même que Moscou peine à mobiliser de nouvelles recrues. De surcroît, les troupes pourraient désormais se méfier des cargaisons d'aide.
[...] Ce n'est pas la première fois que des soldats russes doivent composer avec des engins explosifs dissimulés dans du matériel de combat. Début 2025, le média ukrainien Babel rapportait que des lunettes de pilotage destinées aux forces ennemies avaient été piégées avec de petites charges explosives, envoyées par le biais de réseaux d'aide.
[...] Renforcer les contrôles améliorerait la sécurité, mais au prix d'un ralentissement qui pourrait peser directement sur l'effort de guerre.
Slate, L'Ukraine a planqué des semelles explosives dans les envois logistiques destinés aux soldats russes