2022 – Mini journal de guerre – août

Avec Olga, Pacha, Tanya, Valera, Irina, Tola…

Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril, quelques français de retour dans la Zone. L’armée russe campait par là.

Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.

Vous êtes sur Radio-Tchernobyl, l’endroit où l’on parle du nuc comme d’un sujet normal. Le nuc en France, le nuc dans le monde et, bien sûr, en Ukraine, avec la catastrophe de 86 et aujourd’hui la guerre.

2014 – Secteur de Poliské – Rudnia 2.0


Les infos permanentes :

  • Attaque militaire contre la centrale nuc de Zaporijia
  • La situation radiologique semble normale.


Vendredi 11/8, 0h50

Tu soutiens l’armée ukrainienne par un don, tu envoies la preuve du don, tu reçois une photo érotique.

Anonyme synthétique
Teronlyfans, traduction automatique

25 millions et demi de grivnias. A 39 grivnias, l’euro : 658 000 euros.

Le monde était dominé par le commerce. La guerre s’est approchée. Toute l’infrastructure du commerce, tant physique que mentale, se retrouve sur le pont, engagée dans la guerre.

L’artiste ukrainienne Anastasiya Kuchmenko (L) et la biélorusse Nastya Nasko (R), fondatrices du mouvement Teronlyfans, qui collecte des fonds pour l’armée ukrainienne en vendant des photos nues. (Courtoisie)

Nasko [biélorusse] et son amie ukrainienne Kuchmenko ont trouvé refuge en Pologne et ont lancé début mars Teronlyfans pour aider l’Ukraine depuis l’étranger. « Nous avons créé ce mouvement à la limite de la plaisanterie et du désespoir », a déclaré Kuchmenko dans une interview avec l’ukrainien dev.ua.

Au début, les filles n’envoyaient que leurs propres photos, mais d’autres Ukrainiennes les ont ensuite rejointes.

« J’envoyais des photos nues pour collecter des fonds pour la 72e brigade mécanisée avant de rejoindre Teronlyfans, mais plus tard, j’ai décidé de faire équipe avec les filles », a déclaré Oleksandra, photographe et rédactrice ukrainienne.

« Mon petit ami était sceptique au début et ma mère craignait que cela ne soit dangereux, mais ils sont d’accord maintenant », a-t-elle déclaré au Kyiv Independent.

Une autre volontaire, Ilona, ​​a déclaré qu’elle n’avait pas d’argent en réserve pour faire un don à l’armée et a été surprise que ses photos puissent rapporter autant de dons. Depuis mars, elle a amassé plus de 18 800 $ pour l’armée ukrainienne.

« J’adore mes photos de nu et je suis heureuse qu’elles puissent aider quelqu’un », a-t-elle déclaré au Kyiv Independent.

The Kyiv Independent, Sauver l’Ukraine avec des nus, traduction automatique

Vendredi 12/8, 0h30

Où en est l’enquête sur les meurtres de prisonniers ukrainiens d’Olnivka ? Les Russes devaient laisser des observateurs entrer sur le site. CNN livre sa conclusion : sans surprise, pas de missiles ukrainiens. L’ONU a déclaré le 3 août lancer une enquête à la demande de la Russie et de l’Ukraine.

Où sont les preuves de mise en scène de Bucha promises par Lavrov ?


Jeudi 11/8, 23h35

Pendant ce temps, en Biélorusie.

Le ministère de la Défense du Bélarus a commenté les explosions et les éclairs que des témoins oculaires ont vus dans la nuit du 10 au 11 août près de l’aérodrome de Zyabrovka près de Gomel. […] Une pièce de moteur a pris feu après une réparation.

Reform

Sur Twitter, pas mal de messages relaient encore « 8 explosions » et une unique vidéo, prise à « 25-30 kilomètres » de la base aérienne (une explosion est visible au loin dans le noir). Quelques articles évoquent des systèmes anti-aériens sur place, un radar. Pas d’image satellite.


Jeudi 11/8, 23h30

Gros malin.

« Officiellement, nous ne confirmons ni n’infirmons quoi que ce soit ; il existe de nombreux scénarios pour ce qui aurait pu se passer (…) en gardant à l’esprit qu’il y a eu plusieurs épicentres d’explosions exactement au même moment », a déclaré à Reuters le conseiller présidentiel ukrainien Mykhailo Podolyak dans un message. .

Reuters

Jeudi 11/8, 23h25

« L’heure est grave », a lancé, jeudi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

« L’AIEA doit être autorisée à mener sa mission à Zaporijia aussi vite que possible », a déclaré Rafael Grossi, intervenant en vidéo lors de cette réunion d’urgence du Conseil de sécurité. « Le temps presse », a-t-il insisté, alors que l’AIEA tente depuis des semaines d’envoyer une mission pour inspecter la centrale.

Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, interrogé à propos d’accusations pointant du doigt une responsabilité de l’ONU dans le retard de l’envoi de la mission de l’AIEA sur place, a de nouveau rejeté cette idée jeudi. « Il s’agit d’une centrale nucléaire au milieu d’un champ de bataille. Je pense qu’on peut imaginer au moins deux ou trois pages d’obstacles », a noté Stéphane Dujarric.

Le Monde

Jeudi 11/8, 21h50

Calcul sur le pouce.

On peut spéculer sur le position de la personne qui filme (quelque part dans la ville d’Energodar), mais il s’écoule 2 secondes au plus entre chaque première explosion, présentée par Energoatom comme celle du lancement de l’explosif, et chaque seconde explosion, présentée comme l’impact de l’explosif dans le secteur de la centrale de Zaporijia.

La vitesse des engins détermine la distance maximale parcourue (sans tenir compte de leur vol parabolique, qui la réduit).

Snapper, vidéo Telegram ; 5 paires d’explosions à 11h50

Compte tenu du fait que les Ukrainiens sont sur l’autre rive du Dniepr, c’est-à-dire à au moins 8 kilomètres, l’objet cinétique devrait parcourir cette distance en deux secondes au plus.

Google Earth, capture d’écran, distance entre la rive nord (UKR) et la centrale de Zaporijia
Google Earth, capture d’écran, distance entre la rive nord-ouest (UKR) et la centrale de Zaporijia

8 kilomètres en 2 secondes suppose une vitesse de 14 400 kilomètres heure. Vitesse d’un obus de mortier ?

Vitesse initiale : 297 m/s

Bon, voilà : en 2 secondes 600 mètres (1 070 kilomètres/heure). Je ne dis pas que cette référence de projectile est juste (j’ai pris la première moderne qui venait), mais ça situe les choses.

On peut toujours considérer que les Américains auraient momentanément modifié les lois de la physique, ou quelque chose comme ça, pourquoi pas, après tout. Les Ukrainiens utilisent peut-être une porte spatio-temporelle. Ce ne serait pas très fair-play.

Snapper, vidéo Telegram ; explosion 1 à 11h50
Snapper, vidéo Telegram ; explosion 2 à 11h50
Snapper, vidéo Telegram ; explosion 3 à 11h50

Jeudi 11/8, 21h40

3 secondes de trajectoire des obus sur Zaporijia : donc russes.

Olga, par téléphone

Dans la vidéo, vous pouvez entendre comment le mortier d’artillerie « fonctionne ». Le premier son (plus fort et plus court) est un coup de feu sortant, le second est le moment de l’explosion d’une mine tirée d’une arme. Entre le tir et l’explosion de la mine, il y a moins de trois secondes… Donc, il est absolument évident que la ville prise est pilonnée par ceux qui l’ont occupée, et directement « de l’intérieur ».

Une preuve supplémentaire est la gamme d’utilisation des armes de mortier. Après tout, les forces armées ukrainiennes sont situées sur la rive opposée du Dniepr – « en face » d’Enerhodar, et tout le monde le sait. Et les mortiers ne « surmontent » pas de telles distances, et même s’ils réussissaient miraculeusement, seul le bruit des « coups d’obus » se ferait entendre dans la ville, mais en aucun cas les deux et avec un tel intervalle !

Les gens ont des oreilles, des yeux et un esprit ! Et c’est pourquoi ils savent très bien qui fait quoi, qui a arrangé et semé la terreur. Bien sûr, le pays agresseur essaie de discréditer l’Ukraine, mais les preuves des crimes de guerre de la Russie sont indéniables !

Energoatom, Telegram, traduction automatique

Jeudi 11/8, 21h10

C’est pas mal « fissiophiles »… Un peu fossoyeur, un peu nécrophile… Un peu fistule.

Un admirateur

Jeudi 11/8, 20h58

J’insiste : des militaires sont en train de tirer des explosifs dans le périmètre d’un site nucléaire de 6 réacteurs.

Fissiophiles : expliquez-moi, je vous prie, le plan.

Ou bien doit-on considérer, désormais, que la suite du scénario se trouve quelque part dans l’oeuvre de Bilal ?

Christin/Bilal, le Sarcophage, 2001

Jeudi 11/8, 19h45

Après la responsable ukrainienne d’Amnesty International, le co-fondateur de l’ONG a démissionné suite à la publication du rapport à charge sur l’Ukraine.

Les réactions face au rapport intitulé « Ukraine : les tactiques de combats ukrainiennes mettent en danger la population civile » montrent peut-être qu’il n’est pas temps d’appliquer des normes occidentales aux agressés quand le comportement de la Russie poutinienne est à mille lieues des lois de la guerre.

Peut-être qu’Amnesty a fait son boulot d’enquête, mais qu’elle aurait pu garder son dossier sous le bras pour la période du futur procès de la clique russe.

Et bien évidemment, si j’ai dix balles à donner, je les donne aux Ukraniens.


Jeudi 11/8, 19h25

La piste mesure environ 3 kilomètres. Avant-après.


Jeudi 11/8, 19h10

Jouer au con : la suite.

Cinq frappes ont été enregistrées « dans la zone du bureau de commandement de la station, juste à côté d’un dépôt de substances radioactives », a fait savoir Energoatom. « L’herbe a pris feu dans une petite zone mais personne n’a été blessé », a également précisé la compagnie.

Cinq frappes supplémentaires ont ensuite touché une caserne de pompiers, située près de la centrale. En raison de ces nouvelles frappes, la rotation des équipes n’a pas pu avoir lieu, a ajouté Energoatom. Toutefois, « la situation est actuellement sous contrôle », a poursuivi la compagnie, précisant que les taux de radiation, à 17 heures, « correspondaient aux normes ».

Le Monde

Jeudi 11/8, 2h35

Explosions en Crimée.

Le Kremlin a peu d’intérêt à accuser l’Ukraine d’avoir mené les frappes qui ont causé les dégâts, car de telles frappes démontreraient l’inefficacité des systèmes de défense aérienne russes, ce que le naufrage du Moskva par les Ukrainiens avait déjà révélé.

ISW, point du 9 août, traduction Deepl


Jeudi 11/8, 0h35

De possibles explosions sur une base aérienne biélorusse de Zyabrovka, utilisée par les Russes, à une centaine de kilomètres au nord de Slavoutich.

Premier coup de dent dans la vassalité de Loukachenko ou exercice ?


Jeudi 11/8, 0h25

Croquignolet : Energoatom (l’EDF ukrainien) rend compte des aventures de son homologue français.

Electricité de France SA a fait appel à son principal actionnaire, l’Etat français, pour l’indemniser de 8,34 milliards d’euros de préjudice. L’entreprise a estimé que le gouvernement l’avait forcée à vendre de l’électricité à prix réduit pour protéger les consommateurs.

Energoatom, Telegram, traduction automatique

On suppose donc que les consommateurs, dans l’esprit d’EDF, devraient maintenant rembourser. Euh-euh.


Jeudi 10/8, 0h05

Le Moskva de l’aviation ?

Récit UA : « C’est sûrement des grosses cigarettes ».

Récit RU : « Détonation involontaire de munitions ».

Oui, on imagine bien qu’ils ne l’ont pas voulu.

Kriegsforscher, Twitter

Mercredi 10/8, 19h15


Mercredi 10/8, 14h15

Pas sûr que ça suffise.

Mercredi 10 août, les chefs des affaires étrangères des pays du G7 ont appelé la Russie à remettre la centrale nucléaire de Zaporizhzhia au contrôle de l’Ukraine.

« Nous appelons la Russie à rendre immédiatement le contrôle total de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia à son propriétaire souverain légitime, l’Ukraine, et à rendre le contrôle de toutes les installations nucléaires à l’intérieur des frontières internationalement reconnues de l’Ukraine afin d’assurer le fonctionnement sûr de ces installations », ont déclaré les ministres des Affaires étrangères du G7 dans un rapport.

Energoatom, Telegram, traduction automatique

Mercredi 10/8, 11h40

Après le « dark tourism » en zone, le « war tourism » ?

Malgré la situation toujours très instable, l’agence de voyage « Visit Ukraine Today » propose aux touristes étrangers de venir visiter l’Ukraine dévastée par les bombes. Concrètement, des visites guidées d’une journée sont organisées dans les « villes courageuses » qui ont défié et continuent de résister aux envahisseurs russes, offrant aux voyageurs un aperçu de la façon dont le pays s’en sort au milieu du conflit.

[…] Si l’offre proposée peut s’apparenter à du voyeurisme, le fondateur et PDG de « Visit Ukraine Today », Anton Taranenko, assure à CNN Travel que le but de son agence est surtout de montrer un visage résilient de son pays.

La Libre

Mercredi 10/8, 3h25

Le logement est ce qu’il est, mais il y a l’eau et l’électricité.

Habitude

Mercredi 10/8, 3h15

L’eau.

La Norvège a élaboré des plans pour rationner les exportations d’électricité, ce qui a accru les craintes de pénuries d’énergie au Royaume-Uni et en Europe cet hiver.

Le gouvernement d’Oslo a annoncé lundi de nouvelles règles limitant la vente d’électricité aux pays étrangers alors que les vagues de chaleur menacent la production d’énergie hydroélectrique en Norvège.

[…] Paris a prolongé lundi une dérogation temporaire aux règles environnementales pour les centrales nucléaires afin d’aider à maintenir les réacteurs en marche alors que les ressources sont épuisées.

Le géant public de l’énergie nucléaire EDF sera autorisé à rejeter l’eau chaude de cinq centrales dans les rivières, même si les températures enfreignent les règles habituellement en place pour protéger les cours d’eau.

Telegraph, traduction automatique

Face à la situation météorologique exceptionnelle, et en réponse à la nécessité d’assurer la sécurité du réseau électrique et d’économiser les réserves de gaz naturel et d’eau des barrages hydroélectriques, l’ASN modifie temporairement ses prescriptions encadrant les rejets thermiques des centrales nucléaires de Blayais, Bugey, Golfech, Saint-Alban et Tricastin.

L’épisode exceptionnel actuel de canicule et de sécheresse conduit au réchauffement de certains cours d’eau utilisés pour le refroidissement des centrales nucléaires. Les prévisions de température restent encore élevées et continuent d’affecter la température des cours d’eau.

[…] Lorsque le besoin de maintenir le fonctionnement de ces réacteurs relève d’une nécessité publique, les dispositions du II de l’article R. 593-40 du code de l’environnement permettent à l’ASN, sur la base d’une demande transmise par EDF, de modifier temporairement ses prescriptions encadrant les rejets thermiques des centrales nucléaires concernées.

ASN

Mercredi 10/8, 2h00

Paradoxal.

C’est l’été, il fait beau, chaud, c’est ce que j’attends tous les ans. Ca devrait être agréable, mais l’eau disponible est en train de disparaître à toute vitesse.

Donc, les bonnes sensations de ce véritable été (les mûres ont le goût du plein soleil) tournent autour d’un noyau intellectuel nourri d’alertes de baisses de niveau d’eau.

C’est paradoxal. Il fait beau, mais c’est dangereux.

Un peu comme dans les forêts contaminées par Tchernobyl : elles sont très belles, aérées, silencieuses… Elles sont « sales », saupoudrées de césium de 86.

On a beaucoup dit ça : « c’est beau, c’est sale ».

Ou bien : « j’aimerais vivre ici ».

Je me rends compte que, oui, la terre était accueillante. Autour de Tchernobyl, je veux dire.

Aujourd’hui, je me disais que ce serait bien que les médias jouent le jeu, parient non plus sur l’enfilage de drames, mais, je ne sais pas, sur une sorte d’encouragement général. Ma fille de 21 ans n’a pas du tout le mode d’emploi de ce qui l’attend. Cette génération ne va pas bénéficier de l’expérience antérieure. Quant à bénéficier des structures de la providence collective, on verra. On apprendra vite, mais le changement de logiciel risque de rentrer au chausse-pied.

Version basse : deux tailles, trop grand et trop petit. Et pour le trop grand, y a plus, fallait du fric et des armes.

Version haute : tout un tas de paradoxes. Comme celui de ce bel été qui lève l’eau.

Tchernobserv

Mercredi 10/8, 1h55

Apnée électrique.

« Les militaires russes présents dans la centrale nucléaire de Zaporijjia mettent en oeuvre le programme de (l’opérateur russe) Rosatom visant à raccorder la centrale aux réseaux électriques de Crimée », a dit le président d’Energoatom, Petro Kotin, à la télévision ukrainienne. « Pour ce faire, il faut d’abord endommager les lignes électriques de la centrale reliées au système énergétique ukrainien. Du 7 au 9 août, les Russes ont déjà endommagé trois lignes électriques. En ce moment, la centrale fonctionne avec une seule ligne de production, ce qui est un mode de travail extrêmement dangereux », a-t-il ajouté.

« Lorsque la dernière ligne de production sera débranchée, la centrale sera alimentée par des groupes électrogènes fonctionnant au diesel. Tout dépendra alors de leur fiabilité et des stocks de carburant », a aussi prévenu Petro Kotin.

Le Monde

Après la capture d’une (grosse) centrale nuc, sa mise en condition d’otage , voici le détournement de sa production vers un territoire occupé. Le schéma de résilience des futures centrales se complexifie.


Mardi 9/8, 23h55

Pacha a pu dormir dans un appartement pour lui tout seul, à Lviv.

Olga, par téléphone

Mardi 9/8, 23h25

Reflux de vacanciers en Crimée.

Tu as vu les images de bouchons avec les voitures sur le pont de Crimée parce que les touristes s’enfuient après les explosions sur la base de Novofedorivka ?

Mais après ça, je m’inquiète pour les prisonniers ukrainiens.

A Zaporijia, les explosifs ont volé pendant 3 secondes : si on compte entre le boom du décollage et l’explosion à l’arrivée : 3 secondes. Ils ne venaient pas du côté ukrainien. L’autre rive du Dniepr est à 4 kilomètres.

Olga, par téléphone
MilitaryLand, Twitter

Mardi 9/8, 23h05

Base aérienne explosée en Crimée. Sans doute le même paquet de clopes que pour le Moskva.

Première déclaration officielle de l’Ukraine sur les explosions près de Saky, en Crimée (occupée par la RU) : « Le ministère de la Défense de l’Ukraine ne peut pas établir la cause de l’incendie, mais rappelle une fois de plus les règles de sécurité incendie et l’interdiction de fumer dans des endroits non spécifiés. »

Michel MacKay, Twitter, traduction automatique
OSINTtechnical, Twitter, traduction automatique
Special Kherson Cat, Twitter, traduction automatique

Mardi 9/8, 22h35

Un peu d’exotisme : un autre grignotage territorial.

C’est dans ce désert glacé, aux confins du Tibet chinois, que se joue depuis deux ans l’un des conflits les plus secrets, d’où les informations filtrent au compte-gouttes. Il oppose les deux géants asiatiques qui partagent près de 3 500 kilomètres de frontières dans l’Himalaya. L’Inde et la Chine se disputent une ligne de démarcation (« line of actual control » (LAC), ou « ligne de contrôle effectif ») non reconnue internationalement, tracée en 1962 après une guerre éclair qui s’était soldée par une débâcle indienne et l’annexion par la Chine d’une grande partie du Ladakh, qu’elle a rebaptisé « Aksai Chin ».

Après des années entre apaisement et transgressions, les hostilités ont brusquement dégénéré au printemps 2020 dans l’est du Ladakh, lorsqu’une poignée de soldats des deux pays se sont affrontés dans un corps-à-corps mortel – le premier depuis un demi-siècle – dans la vallée de Galwan. Bilan humain de ce sanglant 15 juin 2020 : 20 morts et des dizaines de blessés côté indien ; côté chinois, un nombre incertain de victimes. Plus de 60 000 soldats des deux armées sont désormais postés de chaque côté de la ligne de contrôle. L’Inde est sortie affaiblie de l’affaire : elle a désormais deux fronts ouverts dans l’Himalaya, l’un avec le Pakistan et l’autre avec la Chine.

Le Monde

Mardi 9/8, 22h30

Le Monde, illustration du live d’aujourd’hui
Des enfants jouent devant des voitures détruites par les troupes russes, à Irpin, près de [Kyiv], le 9 août 2022. SERGEI SUPINSKY / AFP

Mardi 9/9, 12h05

Faux et usage de faux.

Des médias occidentaux et ukrainiens ont fait circuler un rapport [relayé ici hier à 11h00], probablement faux, selon lequel un général russe aurait menacé de détruire la plus grande installation nucléaire d’Europe, la centrale nucléaire de Zaporizhzhia occupée par la Russie, si la Russie ne pouvait pas tenir la centrale. Plusieurs organes de presse ont partagé une capture d’écran du site de réseautage social russe Vkontakte qui prétendait citer le chef russe de la garnison d’occupation de Zaporizhia, le général de division Valery Vasilev, déclarant que la Russie avait exploité la centrale nucléaire de Zaporizhzhia et que l’usine serait « soit une terre russe, soit un désert brûlé. »

Cette fausse déclaration détourne probablement l’attention des risques très réels de la militarisation par la Russie de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia

ISW, point du 8 août, traduction automatique

Mardi 9/8, 11h50

Arbitrage sur l’eau encore.

Ensuite, alors même que les prix de vente sont bien moins alléchants qu’il y a quelques mois, les compagnies ne parviennent pas à extraire autant de cuivre qu’elles le voudraient. Le Chili représente à lui seul un tiers de la production mondiale mais au fil des années, les meilleurs gisements se sont taris. Le minerai qui sort de ses mines est de moins bonne qualité qu’autrefois.

Autrement dit, lors de l’extraction, la teneur en minerai est plus faible. Il faut donc extraire plus de pierres pour une quantité suffisante de métal et mécaniquement, les coûts de production augmentent. De plus, les restrictions drastiques d’eau dans le pays à cause de la sécheresse ralentissent nettement la production pour cette industrie gourmande en ressources hydriques.

Les Échos

Mardi 9/8, 11h25

Le point de la Criirad à propos de Zaporijia.

[…] Il faut s’en remettre aux informations transmises par le personnel car, depuis plusieurs mois, le site internet de la centrale nucléaire de Zaporijjia n’est plus accessible (les dernières données complètes remontent au 28 février). À défaut, le service d’astreinte des balises consulte, via la plateforme Saveecobot, les données des réseaux de surveillance toujours accessibles en Ukraine. Aucune anomalie radiologique n’a été détectée. En particulier, les capteurs de la région de Zaporijjia donnaient des débits de dose gamma normaux le dimanche 7 août et le lundi 8 août au matin (à Enerhodar, capteur le plus proche de la centrale : 0,09 μSv/h le 08/08 à 9h00).

Jusqu’à présent, la situation radiologique semble donc normale. La violation des dispositifs de sûreté et de sécurité n’a pas conduit au déclenchement d’une séquence accidentelle mais il est clair que les marges de sécurité se sont très fortement réduites et que certaines installations sont à la merci d’un simple tir de missile, qu’il résulte d’une erreur humaine, d’une défaillance mécanique ou d’une action délibérée.

Criirad, point du 8 août

Mardi 9/8, 10h30

Détecteur reconnecté à Zaporijia et dosimétrie normale.


Mardi 9/8, 0h10

Économie volontaire.

Mercredi 27 juillet, le groupe de distribution [Casino] a signé une charte d’engagement avec RTE (Réseau de transport d’électricité) et l’ADEME (Agence de développement et de la maîtrise de l’énergie) pour intégrer « EcoWatt », le dispositif qui vise à optimiser la consommation d’électricité par les entreprises et les consommateurs.

[…] EcoWatt est un outil de quantification de l’électricité disponible en France en temps réel. Le dispositif communique ensuite des alertes lorsque cette demande en électricité est trop forte, pour permettre ainsi aux entreprises et ménages qui le peuvent de réduire leur consommation.

[…] Chaque enseigne et site administratif du groupe Casino comptera désormais un responsable chargé de la réception des alertes EcoWatt pour gérer les consommations énergétiques des magasins et sites. Les responsables EcoWatt du groupe « pourront décider de la réduction de la consommation de certains équipements entre 8h et 13h et entre 18h et 20h, d’une modulation de l’intensité électrique des locaux ou d’une optimisation de l’utilisation du chauffage, en accord avec le personnel de chaque magasin », précise le communiqué de Casino.

[…] De plus, le distributeur français poursuit le déploiement des contrats de performance énergétique en magasin (CPE). Ces derniers poussent les enseignes à réduire leur consommation de référence d’au moins 20%.

Trust my science
EcoWatt
Première étape de la restriction : normaliser le moindre (« ça peut couper »)

Lundi 8/8, 23h30

Hé ho, les fissiophiles, c’est quoi le plan en cas de prise d’otage d’une centrale à 6 chaudières ?

Non, bonjour, parce que oui, je suis français et donc, je me demande ce qui est prévu… parce que bon, vous êtes en train de me dire que l’électricité nucléaire, le cheval de trait de l’énergie française, qui a coûté, coûte et coûtera un pognon faramineux, tire la langue, qu’il va falloir éteindre des trucs, mais qu’en plus ce sont des mines d’emmerdes en cas de guerre. On voit bien, comment ne pas le voir, que la guerre peut arriver. Donc, forcément, comme j’ai des gosses, je me demande où vous allez. Et donc, c’est quoi le plan ?

Citoyen lambda

Lundi 8/8, 23h25

Pétrole, gaz, blé… électricité.

DSI Magazine, Twitter

Lundi 8/8, 23/15

Tirer dans la réparation du tir précédent : c’est agaçant.

GlasnostGone, Twitter
Comme vous pouvez le voir, la Russie s'est efforcée de réparer le pont après la dernière attaque de l'Ukraine. On peut voir du goudron frais roulé sur les anciens trous. Pour vous donner une idée de la précision des HIMARS, ils ont frappé exactement au même endroit.

Lundi 8/8, 23h10

La minute folklorique.

Sorte de pétanque ukrainienne, dans la région de Kherson. Sur l’illustration, le personnage est en stage.

Dictionnaire des coutumes et traditions des pays sympas
GlasnostGone, Twitter

Lundi 8/8, 23h05

L’Opération spéciale efficace contre… l’insuline.

Finanzru, Twitter
L'insuline disparaît des pharmacies russes.
Les médicaments étrangers ne sont pas importés, et la production nationale s'étiole en raison du manque de composants importés.
(traduction Deepl)

Lundi 8/8, 22h40

Les fissiophiles doivent montrer que leur techno peut traverser ce genre de cauchemar sans catastrophe.


Lundi 8/8, 17h30

Ligne rouge ?

Les États-Unis ont appelé lundi la Russie à cesser toute activité militaire dans et autour des centrales nucléaires en Ukraine dont celle de Zaporijia, tenue par l’armée russe.

Le Monde

Lundi 8/8, 14h05

Casques Bleus.

Le patron de l’énergéticien public ukrainien Energoatom, Petro Kotine, a appelé lundi à la création d’une zone démilitarisée autour de la centrale nucléaire de Zaporijia, touchée par des bombardements pour lesquels Kiev et Moscou s’accusent mutuellement.

« Nous demandons à la communauté internationale et à tous nos partenaires (…) de faire le nécessaire en vue d’un retrait des envahisseurs du secteur de la centrale et en vue de la création d’une zone démilitarisée », a-t-il déclaré dans une intervention à la télévision ukrainienne, relayée par l’énergéticien dans une boucle Télégram.

« La présence de casques bleus pour assurer le contrôle de cette zone », a ajouté M. Kotine, estimant qu’ « il devrait y avoir une mission de gardiens de la paix qui inclurait aussi des experts de l’AIEA [Agence internationale de l’énergie atomique] et d’autres organisations de sécurité ». Selon lui,la présence de l’armée russe sur place « crée le plus grand danger pour l’avenir, un accident impliquant des radiations ou même une catastrophe nucléaire ». Petro Kotine a également accusé l’AIEA de n’avoir eu qu’ « une réaction très molle » depuis que l’armée russe s’est emparée du site. « Environ 500 soldats [russes] et 50 véhicules lourds, des tanks et des camions », à ce jour, a-t-il estimé.

Le Monde

Lundi 8/8, 12h20

Tabou exit

La décroissance – l’idée qu’une planète finie ne peut pas supporter une consommation toujours croissante – est à peu près ce qui se rapproche le plus d’une hérésie en économie, où la croissance est largement considérée comme la meilleure voie vers la prospérité.

Mais, alors que le changement climatique s’accélère et que les perturbations de la chaîne d’approvisionnement offrent aux consommateurs du monde riche un goût inhabituel de rareté, la théorie devient moins taboue et certains ont commencé à se demander à quoi pourrait ressembler un monde de décroissance.

Reuters, traduction automatique

Lundi 8/8, 12h10

Une chaleur extrême paralyse l’Irak, forçant des fermetures du réseau électrique surchargé alors que les autorités prolongent les jours fériés pour protéger les employés des températures de 125 degrés [Farenheit, environ 51° Celsius].

[…] Dans les provinces méridionales de Bassorah, Dhi Qar et Maysan, les autorités ont déclaré samedi que le réseau électrique avait perdu de l’électricité pour la deuxième nuit consécutive, plongeant des millions de foyers dans l’obscurité à travers la nuit étouffante. Nourriture avariée dans les réfrigérateurs. Les parents ont mis leurs enfants dans la voiture et ont conduit pendant des heures – la climatisation de leurs véhicules était le seul moyen de rester au frais.

Partout en Irak, de petites manifestations dénonçant les services médiocres face à la chaleur extrême ont lieu chaque semaine. […] « Si vous me posez des questions sur l’état de ma terre, je vous le dirai », disait-il. « Sécheresse, pauvreté, migration forcée, violence. »

The Washington Post, traduction automatique


Lundi 8/8, 11h50

Samedi matin, deux des six unités du ZNPP fonctionnaient et la situation radiologique était normale, a déclaré l’Ukraine à l’AIEA.

AIEA, point du 6 août, traduction automatique

Le Kremlin a de nouveau accusé lundi les forces de Kiev d’être responsables du bombardement de la plus grande centrale nucléaire d’Ukraine et d’Europe et mis en garde contre des « conséquences catastrophiques » pour l’Europe. Kiev accuse de son côté Moscou d’avoir frappé les installations de la centrale, que les forces armées russes occupent depuis mars.

Le Monde

Lundi 8/8, 11h00

Dans sa déclaration, le chef des forces de radioprotection, de protection chimique et biologique de l’Union soviétique, le général de division Valery Vasiliev, qui commande désormais la garnison du ZNPP, a déclaré qu ‘ »il y aura soit des terres russes, soit un désert brûlé ».

« Comme vous le savez, nous avons miné toutes les installations importantes de la centrale nucléaire de Zaporozhye. Et nous ne le cachons pas à l’ennemi. Nous les avons prévenus. L’ennemi sait que la station sera soit russe, soit à personne. Nous sommes prêts pour les conséquences de cette étape.

Energoatom, Telegram, 10h39, traduction automatique


Lundi 8/8, 10h40

Les conditions d’emploi (si l’on peut dire) des armes nuc sont étudiées depuis lurette ; Michel Goya en propose une synthèse et donne son avis sur la probabilité d’un recours au nuc en Ukraine. Voici sa conclusion :

[…] Je ne crois pas une seule seconde à l’emploi autrement que déclaratoire de l’arme nucléaire dans le cadre de ce conflit russo-ukrainien et dans cette confrontation russo-occidentale. À l’exception de l’exemple du Japon en 1945, dont il faut d’ailleurs sans doute relativiser l’impact stratégique, l’arme nucléaire n’a servi que comme arme de communication explicite ou implicite et il est bon que cela continue ainsi.

La voie de l’épée, Michel Goya, point du 6 août : « la boum »

Parmi les commentaires de cet article, d’aucuns suggèrent qu’à défaut d’une bombe, les Russes pourraient simplement accidenter une centrale : « ah, c’est con, mais c’est pas nous… ».


Lundi 8/8, 10h30

Une synthèse chronologique des effets de l’invasion russe en Ukraine sur les installations nuc sur le site World Nuclear Association.

WNA, traduction automatique
Carré bleu et numéroté – les six unités de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia
Place rouge - emplacement du centre d'entraînement touché par un projectile le 4 mars
Flèche jaune - emplacement et direction approximatifs de l'image 1
Carré orange – emplacement de l'installation de stockage à sec des combustibles usés
Place verte - emplacement de l'attaque du drone ukrainien le 22 juillet.
Sources : Google, AIEA, Defence Intelligence of Ukraine

Lundi 8/8, 1h45

SaveEcoBot ; vent de nord-est

Lundi 8/8, 0h35

Un long point de Svoboda sur la fragilité des installations nuc face à la guerre. Une sorte de premier bilan de l’imprévu ou de l’impensé, par un journal généraliste.

A propos de l’attaque initiale sur les centrales nuc.

Elena Parenyuk , chercheuse principale à l’Institut pour les problèmes de sécurité des centrales nucléaires de l’Académie nationale des sciences [d’Ukraine] : « Lorsqu’il y a eu une attaque contre une centrale nucléaire, j’ai reçu un appel du gouvernement et j’ai dit : « Ils attaquent la centrale nucléaire ! Que faire ? » Il était une heure du matin et je ne savais pas quoi faire. En cas de catastrophe naturelle, il y a des options pour répondre à la situation, mais quand les gens tirent délibérément sur le réacteur, je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi faire, et personne ne le sait. Le problème de toute la communauté internationale des professionnels est que nous ne pouvons pas imaginer cela.

Svoboda, traduction automatique

A propos des accords antérieurs à la guerre entre l’Ukraine et la Russie dans le domaine nuc.

Les Russes qui ont quitté la centrale nucléaire de Tchernobyl dans la journée se sont inquiétés du côté « légal » de leur propre séjour dans la centrale nucléaire ukrainienne. [Un] acte d’acceptation et de transfert de la protection de la centrale nucléaire de Tchernobyl  » [a été rédigé, où] figurent également les signatures des employés de la centrale. « Il est clair que cet acte a été signé sous la contrainte. Lorsqu’une mitrailleuse a été pointée sur vous, il était difficile de ne pas signer un ingénieur nucléaire avec une formation supérieure, une formation technique spéciale, qui comprend ce qui peut arriver

Svoboda, traduction automatique
Svoboda, Traces des activités de l’armée russe dans la zone d’exclusion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, avril 2022 – Gleb Garanich, Reuters

A propos des piscines de Zaporijia.

Elena Parenyuk dit que l’armée russe a récemment demandé de vider les piscines de combustible nucléaire usé de la centrale nucléaire de Zaporozhye. Ils soupçonnaient que les Ukrainiens y avaient caché des armes. Dans ces piscines, les crayons de combustibles usés placés dans des conteneurs (fûts) sont conservés jusqu’à cinq ans avant d’être stockés à sec. Les fûts sont chauffés à 40-60 degrés, ils sont donc refroidis avec de l’eau dont la circulation est maintenue par des pompes. Des gens avec des mitrailleuses ont exigé de drainer cette eau. On ne sait pas si le personnel de la station a réussi à les dissuader, ou peut-être que les scientifiques nucléaires russes [de Rosatom] présents à la station ont également dit leur mot, mais ils ont réussi à empêcher un accident grave, selon le scénario de celui qui s’est produit en 1957 au Mayak. dans la région de Tcheliabinsk

Svoboda, traduction automatique

A propos de la menace sur la turbine.

Concernant la probabilité d’une explosion au ZNPP, Elena Parenyuk note qu’une telle probabilité est négligeable. La conception fiable des réacteurs VVER parle en faveur de cela : « La conception de l’unité de puissance prévoit qu’elle peut résister à un tremblement de terre, une tornade, la chute d’un petit avion. Mais personne n’a calculé le feu de l’artillerie, personne n’a calculé que des choses qui pourraient exploser seraient situées à l’intérieur de la salle des machines. Les militaires ont apporté une sorte d’arme dans la salle des turbines […]. Ces gens peuvent dire que rien ne menace directement les réacteurs « , argumente Elena et explique que si « juste » la turbine est endommagée, le scénario le plus terrible peut se produire. Toutes les centrales thermiques [sont] construites sur le même principe : c’est un réchauffeur qui chauffe la vapeur, il fait tourner la turbine. Si la turbine est endommagée, il n’y aura tout simplement plus rien à faire enlever l’énergie du réacteur. Quelque chose peut arriver. Le pire de tout cela est une explosion nucléaire.

Svoboda, traduction automatique

A propos de la « liquidation » d’un accident nuc en temps de guerre.

« L’accident de Tchernobyl a été liquidé par tout le pays. Le monde entier s’est battu contre les conséquences de l’accident de Fukushima. Bien sûr, [la liquidation se fera], mais seulement dans la mesure où cela est possible dans les conditions de la guerre et des hostilités. Si vous avez le choix : être fusillé tout de suite ou, peut-être, mourir dans cinq ans d’un cancer [pour avoir] respirer des radionucléides, alors personne ne sait quel choix les gens feront.

Svoboda, traduction automatique

A propos des employés.

[Il y a eu des enlèvements, des tortures, des morts chez les employés ukrainiens de la centrale] Quant aux personnels d’exploitation qui ont un permis de gestion d’installations nucléaires, je ne connais pas la situation ici. Mais ce sont les élus : pour 35 000 personnes qui travaillent dans toutes les centrales nucléaires, il n’y en a que 410. Il y a six unités. Vous avez besoin de deux personnes par quart de travail, trois quarts chacun. […] De mon point de vue, elle aurait dû être arrêtée avant qu’il y ait un risque de capture. »

« Les employés de la centrale nucléaire de Zaporozhye sont des gens qui vivent à Energodar [la ville voisine], dont les familles et les amis vivent à Energodar. C’est difficile de faire son travail quand on [se demande] si on a tiré ou non sur sa femme. Il y a une énorme pression psychologique sur les employés en ce moment, et c’est la chose la plus dangereuse qui se passe actuellement à Energodar

Svoboda, traduction automatique

A propos de la restitution de Zaporijia.

Comment reprendre le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporizhzhya – répondant à cette question, aucun des experts ne dit exactement ce qui sera fait et quand. Mais tout le monde s’accorde à dire qu’il est impossible de le « reprendre » aux Russes même avec l’utilisation de missiles HIMARS de haute précision. « La station doit être libérée par la négociation, par des moyens politiques – de quelque manière que ce soit, sans action militaire », déclare Grigory Plachkov ancien chef du SINR [Inspection d’État pour la réglementation nucléaire en Ukraine].

Olga Kosharnaya [Ukrainian Nuclear Forum Association] pense « que ce sera une tactique consistant à serrer et à forcer une sortie de la chaudière ». [on comprend l’idée]

Svoboda, traduction automatique

A propos des vieilles rengaines de l’opposition au nucléaire.

Les opposants au développement de l’énergie nucléaire ont sorti tous leurs arguments les plus forts, qui sont aussi vieux que l’énergie nucléaire : le danger d’accidents avec contamination par les radiations ; la concentration excessive d’énergie sur un seul site, avec pour conséquence des pertes importantes dans le mix énergétique lorsqu’une centrale nucléaire individuelle tombe en panne ; et, enfin, les déchets radioactifs pendant des centaines d’années. Mais tout cela, qui avait été dit maintes fois avant la guerre, peut encore être considéré comme un sujet de débat scientifique ou économique. La situation militaire a amené les deux parties du débat à prendre conscience qu’une centrale nucléaire peut être utilisée comme une arme de chantage nucléaire ou de terrorisme, que sa sécurité ne peut être garantie dans des conditions militaires et qu’en cas de prise d’armes, il est irréaliste de la reprendre.

Svoboda, traduction Deepl

A propos de la résilience de Slavoutich.

Lors de l’invasion russe, la ville est d’abord isolée, puis prise par les troupes russes, libérées début avril. Pendant l’isolement, la ville, coupée de l’électricité, a survécu grâce à des panneaux solaires installés sur les toits de nombreuses maisons : « Les gens allaient à Slavutich pour recharger leurs téléphones, ils pouvaient contacter le monde extérieur. C’était tellement un bastion de la vie , précisément parce qu’il s’agit d’une source d’énergie autonome »

Svoboda, traduction automatique

Et à propos du coût de l’énergie nuc.

La dépendance géopolitique de l’énergie nucléaire est beaucoup plus facile à surmonter que de résoudre la question fondamentale : « Il n’y a pas de technologie au monde pour stocker les déchets des centrales nucléaires pendant plus de 80 à 100 ans. C’est un problème pour toujours, le processus de décomposition dure des millénaires. Nous produisons aujourd’hui une quantité importante de déchets qui seront dangereux un temps infini. Qui paiera leur stockage dans mille ans ? Ce coût n’est plus inclus dans le prix de l’énergie aujourd’hui. On nous dit à quel point c’est merveilleux c’est parce que c’est bon marché. C’est bon marché pour nous, parce que nos enfants vont payer », explique l’écologiste Natalya Gozak [responsable de l’organisme public ukrainien « Ecodia »].

Svoboda, traduction automatique

Dimanche 7/8, 11h30

SaveEcoBot ; le compteur « DTEK », actif sur la carte publiée vendredi, a été déconnecté ; celui d’Enerhodar fonctionne

Trois capteurs de surveillance des radiations autour du site SSVYAP ZNPP ont été endommagés en raison d’attaques à la roquette ennemie. Par conséquent, il est actuellement impossible de détecter et d’intervenir rapidement en cas de détérioration de la situation radiologique ou de fuite de rayonnement depuis des conteneurs de combustible nucléaire usé.

Energoatom, Telegram, 11h02, traduction automatique

Dimanche 7/8, 11h20

Le GIGN du nuc ?

Rafaelmgrossi, Twitter
The ⁦@iaeaorg ⁩ team must go to Zaporizhia just as we did to Chornobyl and South Ukraine earlier in the year. We can put together a safety, security and safeguards mission and deliver the indispensable assistance and impartial assessment that is needed.
L'équipe de @iaeaorg doit se rendre à Zaporizhia comme nous l'avons fait à Chornobyl et en Ukraine du Sud plus tôt dans l'année. Nous pouvons mettre sur pied une mission de sûreté, de sécurité et de sauvegarde et fournir l'assistance indispensable et l'évaluation impartiale qui sont nécessaires (traduction Deepl).

Samedi 6/8, 23h35

Les services de renseignement ukrainiens confirment que l’armée russe a miné les unités de puissance de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia.

Ukrinform, traduction automatique

Samedi 6/8, 21h35

Des « informations de plus en plus alarmantes » au sujet de la centrale de Zaporijia, juge le directeur de l’AIEA

Les frappes de vendredi sur la centrale nucléaire de Zaporijia sont « les dernières d’une longue liste d’informations de plus en plus alarmantes », a dénoncé le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi, estimant qu’elles démontrent un « vrai risque réel de catastrophe nucléaire pouvant menacer la santé et l’environnement en Ukraine et au-delà », selon un communiqué.

Le Monde
Glasnost Gone, Twitter
Preuve vidéo de la dissimulation d'équipements, de munitions et de matériel militaires par la Russie dans la plus grande centrale nucléaire d'Europe à #Zaporizhzhia .

Samedi 6/8, 18h30

Oui, mais pas d’autres.


Samedi 6/8, 17h15

Il y a de petits moments de début de panique.

Le curseur de la panique passe du 0,2 habituel, insignifiant, à 2, 2 et demi. Un x10 ou 12.

Mais bien sûr, comme toujours dans la crise qui s’installe, le seuil bas peut être relevé.

Si l’insignifiance habituelle passe de 0,2 à 1, le ratio avec la pointe n’est plus que de 2 ou 2,5, au lieu de 10 ou 12 avec le seuil à 0,2. C’est une réduction de la dynamique. C’est appréciable.

Je ne sais pas du tout si ça marche comme ça.


Samedi 6/8, 17h10

Premier ministre japonais.

La cérémonie du 77e anniversaire du bombardement atomique sur Hiroshima, le 6 août 1945, s’est déroulée cette année sur fond de crainte du retour à l’arme nucléaire et de la volonté du premier ministre japonais, Fumio Kishida, d’agir pour la disparition de ces armes.

[Le Premier ministre japonais] a déploré que la dynamique de réduction des arsenaux soit enrayée. La question lui tient à cœur pour des raisons personnelles. Sa famille est originaire d’Hiroshima, ville dont il est aussi député. Et, dans sa jeunesse, il a été sensibilisé au bombardement par sa grand-mère. La lutte pour la disparition des armes nucléaires apparaît de ce fait indissociable de son action. Ministre des affaires étrangères de 2012 à 2017, il s’est démené pour la venue à Hiroshima, en mai 2016, de Barack Obama, premier président américain en exercice à rendre hommage aux victimes de la bombe atomique.

[…] Il a aussi choisi Hiroshima comme ville hôte du sommet du G7 de 2023.

[…] Les crises en cours, en Ukraine mais aussi autour de Taïwan, pourraient affecter les efforts du premier ministre. Elles donnent des arguments aux tenants d’un renforcement des moyens de défense du Japon. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a suscité des appels, entre autres de l’ex-chef du gouvernement Shinzo Abe, décédé depuis, en faveur du partage des armes nucléaires américaines entre alliés, sur le modèle de ce que fait l’OTAN en Europe. M. Kishida les avait alors rejetés.

Le Monde

Samedi 6/8, 16h45

La puissance nuc modulée par la disponibilité de l’eau fraîche : le nuc, une puissance hydraulique ?

[…] « Depuis le début de 2022, 470 gigawattheures [GWh] ont été perdus par rapport à 2021 à cause de la météo », calcule-t-on chez Callendar, une start-up française qui évalue l’impact du changement climatique sur le parc nucléaire. Cela reste encore limité, correspondant à 0,13 % de la production totale d’électricité nucléaire.

[…] Pour Callendar, « cela s’explique par des indisponibilités exceptionnellement précoces et durables : elles ont commencé avec la vague de chaleur de début mai, responsable d’environ 15 GWh de pertes, et se sont poursuivies en juin principalement en raison de la sécheresse (environ 140 GWh) puis avec les canicules de mi-juillet (environ 200 GWh) et début août (environ 110 GWh) ».Jusqu’à présent, la centrale de Golfech est la plus touchée, avec 237 GWh de perdus, suivie de celle de Saint-Alban (141 GWh), en Isère, au bord du Rhône.

De surcroît, la sécheresse affecte également le niveau des barrages, dont les stocks d’eau se dégradent rapidement. Ces derniers étant à leur plus bas niveau depuis 2014 au moins. Des centrales thermiques sont également concernées. Le 19 juillet, celle à gaz de Martigues (Bouches-du-Rhône) avait également dû réduire sa puissance, contrainte par la réglementation sur ses rejets d’eau chaude dans la mer Méditerranée.

Le Monde

Samedi 6/8, 9h15

Avertissement depuis Hiroshima.

Aujourd’hui, « des crises à forte connotation nucléaire se propagent rapidement, du Moyen-Orient à la péninsule coréenne en passant par l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’humanité joue avec un pistolet chargé », a affirmé Antonio Guterres, réitérant les avertissements qu’il avait lancés cette semaine lors d’une conférence des pays signataires du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) à New York.

Le risque nucléaire hante les esprits depuis que la Russie a envahi son voisin ukrainien en février. L’ambassadeur de Russie au Japon n’a pas été invité à la cérémonie de samedi, mais il s’est rendu jeudi à Hiroshima pour déposer une gerbe de fleurs en hommage aux victimes.

Le Monde

Samedi 6/8, 1h30

77 ans. Bon anniversaire, Hiroshima.

Le 6 août 1945, à 8 h 16 min 2 s, après environ 43 secondes de chute libre, activée par les capteurs d’altitude et ses radars, [la bombe] explosa à 580 mètres à la verticale de l’hôpital Shima, en plein cœur de l’agglomération, à environ 300 m au sud-est du pont initialement visé, libérant une énergie équivalente à environ 15 000 tonnes de TNT. L’explosion tua instantanément des dizaines de milliers de personnes et détruisit tout sur environ 12 km2.

Wikipedia

Samedi 6/8, 1h25

Précautionneuse, Washington a (sagement) décidé de repousser un lancer de test de l’un de ses fameux missiles balistiques LGM-30G Minuteman III, ceux-là même qu’elle destine à envoyer la mort sous forme atomique sur d’autres continents en cas de conflit nucléaire global.

«Alors que la Chine s’engage dans des exercices militaires autour de Taïwan, les États-Unis démontrent à la place le comportement d’une puissance nucléaire responsable en minimisant les risques d’incompréhension», a ainsi déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche John Kirby.

Korii

Samedi 6/8, 1h15

Un certain sens de l’à propos.

AIEA, Twitter
🍓Le rayonnement détruit les bactéries porteuses de maladies et réduit les risques de maladies d'origine alimentaire, tout en conservant le même goût, la même texture et la même apparence. Il ne laisse également aucune sorte de résidus de #radiation (traduction automatique)

Samedi 6/8, 1h00

Pas la même chanson que pour la Russie.

Vendredi, des vidéos et des photos d’un événement faisant la promotion d’un bar Snickers [la barre chocolatée Snickers] en édition limitée qui n’était disponible que dans les « pays » de la Corée du Sud, de la Malaisie et de Taïwan sont devenues virales sur la plateforme chinoise de microblogging Weibo.

Mars Wrigley sur son compte Snickers China Weibo a publié des excuses et a déclaré que le contenu concerné avait été modifié [Taïwan n’est pas un pays].

Reuters

Vendredi 5/8, 23h00

DarkPoutine, Twitter
« L’Ukraine « met les civils en danger » en construisant des villes sur le chemin de l’invasion russe. »

Vendredi 5/8, 19h35

Trois frappes ont été signalées vendredi près d’un réacteur nucléaire de la centrale de Zaporijia, a annoncé sur Telegram la société d’Etat ukrainienne Energoatom, qui a accusé la Russie d’en être à l’origine. Une ligne de haute tension a été endommagée dans cette attaque en déclenchant l’arrêt d’un des réacteurs de la centrale, la plus grande de l’Europe.

Le Monde

Vendredi 5/8, 19h05


Vendredi 5/8, 18h50

Energoatom déclare des explosions militaires d’origine russe sur le site de Zaporijia.

Pour la deuxième fois au cours des dernières heures, les occupants ont tiré sur centrale nucléaire de Zaporizhzhia : trois « arrivées » ont été enregistrées directement sur le site de la centrale

Dans la soirée du 5 août, des terroristes russes ont tiré pour la deuxième fois sur la centrale nucléaire de Zaporizhzhia avec des grenades propulsées par fusée. Trois « arrivées » ont été enregistrées sur le site même de la centrale, à proximité d’une des tranches où se trouve le réacteur nucléaire.

Les raiders ont gravement endommagé la station azote-oxygène et le bâtiment auxiliaire combiné. Il existe des risques de fuite d’hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives. Le danger d’incendie est élevé. Actuellement, il n’y a pas de victimes.

Avant le bombardement, les représentants de Rosatom ont quitté précipitamment la gare. Ils savaient probablement qu’une attaque se préparait.

Energoatom, Telegram, traduction automatique
Nexta, Twitter

Vendredi 5/8, 0h05

La ville de Miami transfère 167 armes à feu à Irpin, dans la région de Kiev en Ukraine, comme l’a récemment annoncé Oleksandr Markushyn, maire d’Irpin, sur Telegram.

[…] L’envoi, le premier de ce type en provenance des États-Unis, a été organisé par le commissaire de Miami Ken Russell dans le cadre de la campagne « Guns 4 Ukraine ». Facilitée par le département de police de Miami, cette initiative a commencé à collecter des armes en juillet en confisquant des armes illégales et en rachetant des fusils d’occasion à des citoyens américains.

Investment Monitor
Miami police chief Manny Morales (left) and commissioner Ken Russell hold a press conference about the 'Guns 4 Ukraine' initiative, which is sending arms to Irpin. (Photo by Alie Skowronski/Miami Herald/Tribune News Service via Getty Images)

Jeudi 4/8, 23h55

J’ai payé deux pelles pour les soldats de Kherson ; ce n’est pas une arme et ça peut être utilisé dans la vie normale. 320 grivnias la pelle, 17 euros les deux. C’est une amie d’amie qui a lancé cette collecte.

Irpin est désormais jumelée à Miami, Etats-Unis ! Tu imagines ? Des armes collectées à Miami vont être confiées aux forces de l’ordre d’Irpin.

Olga, par téléphone

Jeudi 4/8, 19h35

Mécanique

l’outil de production de l’électricien [EDF] est un concentré de haute technologie, soumis à des règles draconiennes. Or les centrales nucléaires, qui fournissent habituellement quelque 70 % de l’électricité hexagonale, ne tournent qu’à mi-régime : environ la moitié des réacteurs du pays sont à l’arrêt, qu’ils soient en cours de révision ou affectés par un problème de corrosion découvert il y a peu sur certaines soudures. Au premier trimestre, la production nucléaire s’est établie à 154,1 TWh, en baisse de 15 %… EDF, qui vend à l’avance son électricité, doit donc racheter sur les marchés des électrons, dont le prix grimpe en flèche : le mégawattheure s’échange début août à plus de 500 euros, contre 47 euros il y a un an…

Le Point, EDF qui pleure, TotalEnergies qui rit

Jeudi 4/8, 9h20

Pendant ce temps, à propos de Zaporijia.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a déclaré le 3 août que la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhia (NPP), qui est actuellement occupée par les forces russes, est « complètement hors de contrôle » et que « tous les principes de sûreté nucléaire ont été violé » à l’usine.

ISW, point du 3 août, traduction Deepl

L’intégrité physique de la centrale n’a pas été respectée, a-t-il dit, citant des bombardements au début de la guerre lorsqu’elle a été reprise et des informations continues de l’Ukraine et de la Russie s’accusant mutuellement d’attaques à Zaporizhzhia.

Il existe « une situation paradoxale » dans laquelle la centrale est contrôlée par la Russie, mais son personnel ukrainien continue de gérer ses opérations nucléaires, ce qui entraîne d’inévitables moments de friction et de violence présumée, a-t-il ajouté. Si l’AIEA a quelques contacts avec le personnel, ils sont « défectueux » et « inégaux », a-t-il ajouté.

Selon M. Grossi, la chaîne d’approvisionnement en équipements et en pièces de rechange a été interrompue, « si bien que nous ne sommes pas sûrs que la centrale reçoive tout ce dont elle a besoin ». L’AIEA doit également effectuer des inspections très importantes pour s’assurer que les matières nucléaires sont protégées, « et il y a beaucoup de matières nucléaires à inspecter », a-t-il ajouté.

« Lorsque vous mettez tout cela ensemble, vous avez un catalogue de choses qui ne devraient jamais se produire dans une installation nucléaire », a déclaré M. Grossi.

AP

Jeudi 4/8, 9h15

Conférence d’examen du Traité de Non Prolifération [nuc].

Initialement prévue en 2020 mais retardée en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, la conférence d’examen du TNP de cette année se déroule dans un été assombri par une potentielle prolifération nucléaire.

– Le prochain essai nucléaire attendu de la Corée du Nord mettrait fin au moratoire sur les essais qu’elle s’est elle-même imposée en 2017.

– L’Iran a repris les activités de construction de son complexe nucléaire souterrain et éteint les caméras de surveillance de ses sites nucléaires, des mesures qui pourraient le mettre à quelques mois seulement d’amasser la matière fissile nécessaire à la fabrication d’une bombe nucléaire.

– Les projets d’énergie nucléaire de l’Arabie saoudite – qui prévoient apparemment l’enrichissement de l’uranium avec jusqu’à 20 % d’isotope fissile (uranium 235), soit plus que ce qui est nécessaire pour les réacteurs nucléaires commerciaux – donnent à penser que ce pays pourrait également s’intéresser à un programme d’armes nucléaires.

– La Suède a accéléré sa demande d’adhésion à l’OTAN, ce qui fait craindre que le pays ne change de position vis-à-vis des armes nucléaires après son entrée dans l’alliance.

– Et le transfert potentiel d’uranium hautement enrichi de qualité militaire à l’Australie dans le cadre de son accord sur les sous-marins avec les États-Unis et le Royaume-Uni créerait un précédent qui pourrait permettre la prolifération de la technologie nucléaire dans d’autres pays.

Bulletin of the Atomic Scientists

Jeudi 4/8, 2h25

Voilà, pour continuer à penser qu’une proposition de ce genre-là est intolérable, Poutine ne doit pas gagner et, bien sûr, il doit y avoir un après-guerre.

Maria Butina, membre de la Douma d'État russe, a proposé d'emprisonner les parents dont les enfants continueraient à utiliser des VPN. [traduction Deepl] - Nexta, Twitter

Jeudi 4/8, 1h45

Décompte.

Le Sénat américain a approuvé, mercredi, une résolution ratifiant les protocoles d’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), après la décision historique de ces deux pays de renoncer à leur neutralité en raison de l’invasion russe en Ukraine.

En comptant les Etats-Unis et l’Italie, qui s’est exprimée peu après la France, 23 Etats ont déjà ratifié l’adhésion des deux pays sur les trente nécessaires, selon le décompte de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. La décision historique de Stockholm et d’Helsinki doit être approuvée par les trente États membres, afin de bénéficier de l’article 5 du traité de l’Alliance de l’Atlantique nord, fondée en 1949 au début de la guerre froide.

Cet article 5 déclenche une riposte commune en cas d’attaque contre l’un des membres de l’OTAN.

Le Monde

Mercredi 3/8, 20h25

Bombardement d’une centrale !

Ouf, c’est une ferme solaire…

Nuage minime : silicium 28 et vers de terre hachés.

(Et quand ça pète, ça fait des histoires courtes)

[La production d’électricité de la centrale a depuis été rétablie] Les « retombées » minimes – pour ainsi dire – de l’attaque de la centrale photovoltaïque constituent une autre très bonne raison de passer aux énergies renouvelables.

[…] « À en juger par la photo, environ quatre chaînes ont été détruites et quatre autres ont été endommagées, approximativement. Cela représente environ 200 modules. Pour une centrale de 10MW, cela représente environ 0,6%. Oui, moins d’un pour cent.

« C’est une raison supplémentaire de se concentrer sur la production renouvelable distribuée si la raison climatique ne suffit pas. Pour la détruire, il faut faire de gros efforts.

[…] Selon Reuters via le New York Times , la centrale solaire de 10 MW est située à Merefa, au sud-ouest de Kharkiv.

Renew Economy, traduction Deepl

Pour rappel : combien ça coûte, un « missile » ?


Mercredi 3/8, 20h15

Largage de grenade depuis un drone, mais le sponsor du drone est nommé…

Ukraine Weapons Tracker, Twitter, traduction automatique

Mercredi 3/8, 16h50

Intermittence thermique.

« En raison des prévisions de températures élevées sur le Rhône, des restrictions de production sont susceptibles d’affecter le site de production nucléaire de Tricastin à partir du 6 août 2022 pouvant aller jusqu’à l’arrêt d’une tranche », écrit EDF. L’électricien précise toutefois qu’une production minimale de 400 mégawatts (MW) sera maintenue « avec le maintien de deux tranches couplées » afin d’assurer la stabilité du réseau. Pour rappel, la centrale nucléaire de la Drôme compte 4 réacteurs de 900 MW.

Les Échos

On se doute évidemment que le confort et la survie des poissons (EDF est tenu de respecter des seuils de température liés à la viabilité des cours d’eau) passera à la trappe quand la tension sur la production électrique deviendra critique et nous chauffera les oreilles. Il n’y a qu’à voir les commentaires incendiaires quand il s’agit de baisser d’un cran la clim.


Mercredi 3/8, 12h45

6% d’élec.

La sortie de l’énergie nucléaire programmée à la fin de cette année en Allemagne pourrait être reportée. [Le chancelier] Olaf Scholz a estimé mercredi 3 août qu’il pouvait « être pertinent » de prolonger la durée d’exploitation des trois dernières centrales nucléaires en activité en Allemagne, en partie privée de gaz russe et qui craint une crise énergétique.

[…] Les trois centrales nucléaires encore en activité – en Bavière, Basse-Saxe et dans le Bade-Wurtemberg – participent actuellement pour 6 % de la production nette d’électricité en Allemagne.

Le Monde
Google Earth, capture d’écran – Centrales nuc allemandes encore en service, Wikipedia

Mercredi 3/8, 12h40

La situation militaire (vue par MilitaryLand), et, pour rappel, celle du 23 juillet.


Mercredi 3/8, 10h35

Anticipation.

Dans une enquête menée en juin par la Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine, 23% des entreprises occidentales ont déclaré qu’elles envisageaient de déplacer leurs opérations hors du pays, tandis que 50% ont déclaré que les affaires en Chine étaient devenues plus politisées en 2021 qu’elles ne l’étaient les années précédentes.

[…] l’agressivité croissante de Pékin envers l’Occident et son insistance à maintenir des liens avec Moscou ont également rendu les dirigeants nerveux à l’idée qu’ils pourraient être pris du mauvais côté du conflit mondial. […] L’inquiétude des entreprises occidentales est telle qu’une enquête sur les risques politiques menée par Willis Towers Watson cette année a révélé que 95 % des multinationales sont désormais préoccupées par le risque de faire des affaires dans l’Indo-Pacifique – en réalité : la Chine.

Foreign Policy, Elisabeth Braw, traduction automatique

Mercredi 3/8, 2h45

Argumentaire RN/LFI : quelqu’un a posé la question sur le live du Monde (qui court vaillamment depuis le début de l’invasion).

« L’insoumis » Aurélien Saintoul a dénoncé un « processus dangereux » avec la « superposition de l’OTAN » et de l’Union Européenne.

Laurent Jacobelli, du Rassemblement national, a lui critiqué « un signal de défi à la Russie », avec ce processus d’adhésion, en présentant l’OTAN comme une « vitrine commerciale du complexe militaro-industriel » des Etats-Unis.

Le Monde

Citoyen Saintoul, voulez-vous dire un processus plus dangereux qu’un missile pas précis ? Quant à la vitrine commerciale, citoyen Jacobelli, quel est le récit svp ?

Citoyen moi

Quelqu’un sur Twitter ces jours-ci s’inquiétait de la présence du RN dans la commission du renseignement de l’Assemblée nationale.


Mercredi 3/8, 0h35

Je ne sais pas quels sont les arguments du RN et de LFI.

Le Parlement français a ratifié les protocoles d’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN, par un vote de l’Assemblée nationale mardi, après la décision historique de ces deux pays de renoncer à leur neutralité en raison de l’invasion russe en Ukraine.

Les députés ont adopté le texte par 209 voix contre 46 avec le soutien des Républicains (LR), du Parti socialiste (PS) et des écologistes (EELV). Le Rassemblement national (RN) s’est abstenu et La France insoumise (LFI) a voté contre.

Le Monde

Mardi 2/8, 22h45

La laisse peut être étonnamment longue. Mais il faut que Mme Le Pen lise le papier de Foreign Policy, dont on a parlé par ici le 24 juillet, 2h20, l’étude qui démonte les 9 mythes du soi-disant raté des sanctions économiques.

Pour elle, les sanctions contre la Russie sont tout simplement inutiles. Marine Le Pen, la présidente des députés Rassemblement national (RN), a réclamé mardi 2 août l’abandon des sanctions prises contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine.

« Je souhaite » que les sanctions « disparaissent pour éviter à l’Europe de se retrouver face à un black-out, notamment concernant les importations de gaz », a déclaré la dirigeante d’extrême droite depuis l’Assemblée nationale lors d’une conférence de presse de bilan de la séquence parlementaire. « Ces sanctions ne servent strictement à rien, si ce n’est à faire souffrir les peuples européens et, accessoirement, le peuple français », a-t-elle affirmé.

Le Monde
« Qu'ils soient débiteurs financiers ou admirateurs déclarés de Vladimir Poutine, trois candidats sont désormais hors-jeu, à savoir Marine Le Pen, Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon.» (MIKHAIL KLIMENTYEV/NYT-REDUX-REA) - Les Échos, 2 mars 2022, Poutine rebat les cartes de la presidentielle

Mardi 2/8, 22h30

La laisse peut-être étonnamment courte.

L’ex-président russe Dmitri Medvedev, coutumier des déclarations au vitriol sur les réseaux sociaux, a affirmé mardi que l’un de ses comptes avait été piraté, après la publication d’un message remettant en question la souveraineté d’ex-républiques soviétiques. Apparu dans la nuit de lundi à mardi à travers sa page officielle sur VKontakte (VK), l’équivalent russe de Facebook, ce long message, effacé au bout de quelques minutes, affirmait notamment que « tous les peuples qui habitaient autrefois la grande et puissante URSS vivront à nouveau ensemble, dans l’amitié ».

[…] le message effacé affirmait que la Géorgie, pays du Caucase qui a affronté Moscou lors d’une guerre en 2008, ne pouvait exister qu’en faisant partie de la Russie.

[…] Le message prenait également pour cible le Kazakhstan, […] qualifié « d’État artificiel » et accusé de « génocide » contre la minorité russe qui vit dans ce pays, une accusation similaire portée sans preuve par Moscou contre l’Ukraine pour justifier son intervention militaire.

Le Parisien

Mardi 2/8, 20h35

Devant l’ambassade russe en Slovaquie.

Nexta, Twitter

Mardi 2/8, 20h30

Connexion.

Nexta, Twitter

Mardi 2/8, 19h35

Je n’ai rien dit des céréales en transit.

18:38 – Le premier chargement de céréales ukrainiennes a atteint les côtes turques

Le premier chargement autorisé de céréales ukrainiennes depuis le début de la guerre déclenchée par la Russie, le 24 février, est arrivé mardi soir au large de la côte nord d’Istanbul, sur la mer Noire.

Le Monde
AFP, Twitter

Mardi 2/8, 19h30

La Chine parle d’actions militaires ciblées après l’arrivée à Taiwan de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants américaine.

Peu avant l’annonce de l’atterrissage de Mme Pelosi, la chaîne de télévision chinoise CGTN a rapporté que des « avions de chasse chinois Su-35 » étaient en train de « traverser le détroit de Taïwan », qui sépare la Chine continentale de l’île revendiquée par Pékin.

[…] Pékin a plusieurs fois mis en garde Washington contre la venue de la haute responsable, qui serait interprétée comme la reconnaissance de la souveraineté de l’île et donc vécue comme une provocation majeure. La semaine dernière, à l’occasion d’un entretien téléphonique avec le président américain, M. Xi avait appelé les Etats-Unis à ne « pas jouer avec le feu ».

Washington pratique à l’égard de Taïwan une diplomatie dite d’« ambiguïté stratégique », consistant à ne reconnaître qu’un seul gouvernement chinois, celui de Pékin, tout en continuant à apporter un soutien décisif à Taipei, mais en s’abstenant de dire s’ils défendraient ou non militairement l’île en cas d’invasion.

Le Monde

Mardi 2/8, 18h10

Le Grand Continent (je ne connaissais pas) publie le texte d’un universitaire chinois, intitulé « La première guerre du métavers ».

La guerre russo-ukrainienne se déroule à la fois en ligne et hors ligne, les deux dimensions étant fortement intégrées et se façonnant mutuellement, avec la caractéristique d’être profondément mise en réseau. On pourrait dire qu’il s’agit simplement d’une guerre du métavers – truffée de métaphores.

[…] Volodymyr Zelensky se trouve au cœur du champ de bataille de Kiev, mais il peut s’adresser au Congrès américain, au Parlement européen et à d’autres, obtenant ainsi un énorme soutien sans faire un pas en dehors de la capitale, ce qui constitue en soi une sorte d’intégration des réalités en ligne et hors ligne à la manière d’un métavers.

Le Grand Continent, David Ownby et la traduction d’un article de Shi Zhan.
Cette combinaison d'images provenant d'une vidéo fournie par le service de presse présidentiel ukrainien montre le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s'exprimant depuis Kiev, en Ukraine, dans ses allocutions vidéo du 24 février 2022 au 3 juin 2022.
Depuis le début de la guerre, Zelenskyy s'est adressé au peuple ukrainien à la fin de chaque journée, le ralliant au combat, lui parlant de ses efforts pour obtenir toujours plus d'armes occidentales et partageant sa douleur. Sa voix, formée par des acteurs, peut être apaisante, un murmure profond et confidentiel alors qu'il regarde directement la caméra. Elle peut aussi être puissante, s'élevant vers l'indignation morale lorsqu'il condamne les dernières atrocités commises par les Russes et jure que les responsables seront punis.
(Ukrainian Presidential Press Office via AP), traduction automatique

Mardi 2/8, 18h05

Bouclier nucléaire.

[…] L’Ukraine ne peut pas déclencher des volées d’obus en retour en utilisant des systèmes de roquettes avancés fournis par les États-Unis, qui ont réduit au silence les canons russes ailleurs sur la ligne de front. Cela risquerait de heurter l’un des six réacteurs à eau sous pression ou des déchets hautement radioactifs entreposés. Et la Russie le sait.

« Ils se cachent là-bas pour ne pas être touchés », a déclaré Oleksandr Sayuk, le maire de Nikopol. « Sinon, pourquoi seraient-ils à la centrale électrique ? Utiliser un tel objet comme bouclier est très dangereux ».

Les résidents ont fui Nikopol en raison des dangers des bombardements et d’une éventuelle fuite radioactive. Et ceux qui restent se sentent impuissants, comme s’ils étaient des cibles dans un stand de tir.

The New York Times, traduction automatique
La centrale nucléaire de Zaporizhzhia, de l’autre côté du fleuve Dnipro depuis la ville ukrainienne de Nikopol, est utilisée par les forces d’occupation russes pour tirer sur des villes et des positions militaires ukrainiennes. Photo David Guttenfelder pour le New York Times

Mardi 2/8, 12h15

Prise de position américaine.

Le secrétaire d’État Antony Blinken a déclaré que les États-Unis étaient « profondément préoccupés » par le fait que l’usine de Zaporizhzhia, sur laquelle la Russie était accusée d’avoir tiré des obus dangereusement proches en mars, était désormais une base militaire russe utilisée pour tirer sur les forces ukrainiennes à proximité.

« Bien sûr, les Ukrainiens ne peuvent pas riposter de peur qu’il n’y ait un terrible accident impliquant la centrale nucléaire », a déclaré Blinken aux journalistes après les pourparlers sur la non-prolifération nucléaire aux Nations Unies à New York lundi.

Reuters

Mardi 2/8, 1h20

Quelques nouvelles des amis.

Du côté de Tchernobyl, Tola va bien, sa famille aussi. Concernant l’accès à internet, dit-il, nous avons été mis à niveau il y a une semaine par des technologies de transmission rapide de données par fibre optique. Cette modernisation du réseau était prévue avant la guerre, mais les travaux [n’ont eu lieu] que maintenant. Il y a la fibre là-haut.

Pacha est sur sa frontière hongroise. La hiérarchie aurait conseillé aux gars de se loger à la cool dans les environs. Pacha a trouvé quelque chose à une vingtaine de bornes, en colloc avec un pote bien. Il a récupéré sa voiture. Il a commandé du matériel de pêche. Il s’emmerde. Olga a dit : « Oui, ennuie-toi bien, à l’abri ».

Olga va bien. On se parle moins souvent, tous les deux-trois jours. C’est la situation de Pacha qui nous rythme en quelque sorte : le moindre sms quand il était sur le front de l’est à Siversk, quand il ne fallait pas. Et aujourd’hui, il s’ennuie. Olga voudrait retourner en Ukraine, mais ni chez elle, ni à Kyiv, ni chez les parents. Y a du réseau à la frontière hongroise ?

Elle n’imagine pas bouger avant octobre. Les deux mois qui viennent vont être décisifs, je pense.

On parle de la guerre, on échange nos lectures, l’ambiance là-bas, ici. La semaine dernière c’était cette espèce d’infection pro-poutinienne qui se manifestait chez un pote, revenu aux actualités et convaincu que les Américains nous manipulent. Ils ne travaillent sans doute pas gratuitement, mais pour l’instant, il faut le redire, des Russes tuent des Ukrainiens pour piquer leurs machines à laver (le linge).

Les parents, ça va. Irina va bien aussi, elle travaille beaucoup (les jours de repos ont l’air précieux). Ça bombarde dans la région, mais pas très.

Pas de nouvelles de Valera. Mais rien de spécial ne devrait arriver de ce côté-là.


Mardi 2/8, 0h10

un nid avec des poussins est installé dans une tranchée russe, du côté de l’ancienne usine asphalte-béton de Tchernobyl

L’organisme intitulé « Centre de soutien organisationnel, technique et informationnel de l’UZV », en français de traducteur automatique, ne précise pas l’espèce d’oiseau, mais conclut que ce nid témoigne de la renaissance de Tchernobyl (après le départ des Russes ou en général, un peu des deux sûrement).

DAZV, Facebook

Lundi 1/8, 23h55

Un autre article publié en français sur le Rubicon, où il est question de la liberté de choix de Poutine.

Lorsqu’un empire tire sa révérence, il peut le faire avec une certaine élégance, ou en semant le chaos et la désolation dans son sillage. Ce deuxième scénario décrit bien la Russie de Vladimir Poutine, prêt à tout pour faire oublier le déclin géopolitique et maintenir le rang de son pays dans le concert des nations. Au prix d’une musique discordante, voire d’un effondrement.

Deuxième puissance militaire mondiale, détentrice de l’arme nucléaire et d’un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, la Russie souffre d’un produit intérieur brut inférieur à celui du Canada et d’une démographie en berne. Depuis 1991, elle a aussi perdu une bonne partie de son territoire et de sa sphère d’influence. Cet écart entre un passé marqué par la grandeur et un présent rabougri explique en bonne partie la politique étrangère de Moscou.

[…] Certains pensent que le sentiment d’encerclement et d’humiliation éprouvé par les élites russes à la suite de l’élargissement de l’OTAN rendait cette action inévitable [l’invasion de l’Ukraine]. Je ne le crois pas. Même si l’on peut discuter de la façon dont la Russie a été poussée dans les câbles après la fin de la Guerre froide, Vladimir Poutine avait le choix. […]

Le Rubicon, La Russie rate sa sortie, Frédéric Mérand
Frédéric Mérand – PhD, Berkeley (@FredericMerand) – est professeur de science politique et directeur scientifique du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM). Il a récemment fait paraître Coping with Geopolitical Decline (McGill-Queen’s University Press, 2020), L’analyse du risque politique (avec Adib Bencherif, Presses de l’Université de Montréal, 2021) et Un sociologue à la Commission européenne (Presses de Sciences Po, 2021).
Le Rubicon, photo d’illustration de l’article, non créditée

Lundi 1/8, 19h50

J’avais mis de côté cette explication de texte, autour de la formule du président Macron. Longue citation de l’analyse d’Olivier Schmitt.

[…] Surtout, les États peuvent rentrer en guerre afin de maintenir ou augmenter leur statut [défini comme la position d’un acteur vis-à-vis d’un groupe de référence]. Richard Ned Lebow avance ainsi que la majorité des conflits depuis 1648 n’ont pas été initiés pour des raisons sécuritaires, mais pour des raisons de statut ou de vengeance, tandis que Jonathan Renshon illustre la manière dont l’écart entre le « statut ressenti » et le « statut souhaité » est un puissant moteur de conflit.

[…] Joslyn Barnhart a montré que les États – et particulièrement les grandes puissances – avaient statistiquement beaucoup plus de chances de s’engager dans des actions visant à augmenter leur statut, comme une agression contre un État plus faible, lorsqu’ils avaient subi une expérience humiliante (comprise comme l’incapacité à se conformer à leur image internationale). Un bon exemple de ce mécanisme est l’invasion par la France de la Tunisie en 1881, faisant suite à la défaite contre la Prusse en 1870.

[…] La littérature a largement relevé que la Russie contemporaine correspond à un État obsédé par son statut, ayant des difficultés à accepter son déclin, ce qui la conduit à des comportements agressifs. Iver Neumann a par exemple montré comment, depuis 1991, le discours dominant des élites russes relève d’un complexe de supériorité face à une Europe présentée comme décadente et au bord de l’effondrement. Ce discours est lui-même articulé à une vision conspirationniste des relations internationales qui perçoit tout évènement négatif comme le résultat de l’action hostile d’un Occident acharné à détruire la Russie.

[…] On en revient à l’absence de mécanisme causal dans le discours du président [Macron] : en quoi l’absence d’humiliation du « peuple russe » (ce qui sous-entend que l’on pourrait humilier Vladimir Poutine ?) peut-elle conduire à un changement de la politique étrangère russe étant donné le fonctionnement du régime actuel ?

Le Rubicon, « Il ne faut pas humilier la Russie ». La formule et ses implications politico-stratégiques
Le Rubicon, Olivier Schmitt

C’est très intéressant.

en 2003-2005, sous la présidence de Poutine, la Russie et l’Union européenne se sont entendues sur les termes d’un partenariat stratégique, qui devait aboutir à la création de quatre « espaces communs » : un « espace économique commun » ; un « espace commun de liberté, de sécurité et de justice » ; un « espace de coopération dans le domaine de la sécurité extérieure » et un « espace commun de recherche et d’éducation incluant les aspects culturels ». A son tour, l’OTAN a proposé une coopération avec la Russie dans le cadre du programme Partenariat pour la Paix depuis 1994 et, ensuite, du Conseil OTAN-Russie à partir de 2002. Enfin, les pays occidentaux ont facilité l’entrée de la Russie dans des organismes multilatéraux comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou le Fonds monétaire international (FMI). L’intégralité de l’approche des États occidentaux a relevé de la tentative de « socialiser » la Russie au sein d’institutions multinationales, approche qui a échoué.

On voit bien que si les pays occidentaux avaient voulu « humilier » la Russie, ils auraient pu s’y prendre différemment. Mais c’est bien là l’enjeu principal : le problème du discours de « l’humiliation » est que ce sont les dirigeants russes eux-mêmes qui définissent ce qui les « humilie ».

[…] Ainsi, si l’enjeu est réellement d’aboutir une situation stabilisée, la priorité devrait être de permettre à l’Ukraine d’équilibrer le rapport de forces militaire face à la Russie, et de s’assurer que la Russie respecte un accord de paix éventuel. Avant de s’inquiéter des émotions russes, l’enjeu est bien de créer les conditions stratégiques qui permettront une stabilisation de la situation. Il est certainement important d’être vigilant aux risques d’escalade, mais la reprise du vocabulaire russe n’a pas de justification stratégique.

[…] L’invasion de février 2022 confirme cette analyse [une puissance principalement agressive cherchant à modifier le statu quo stratégique], la soi-disant « dénazification » de l’Ukraine et la pseudo-inquiétude vis-à-vis de l’OTAN servant de mauvais prétexte pour justifier ce qui est fondamentalement « une guerre coloniale sous protection nucléaire ».

[…] Le mantra « il ne faut pas humilier la Russie », qui n’est pas réservé au président, relève de cette logique : le sous-texte est bien de revenir à une coopération dès que possible, en dépit de l’absence de moindre élément empirique permettant, avec le régime actuel, de justifier cet espoir.

[…] la Russie dispose d’un soft power probablement sous-estimé, fondé sur l’attraction des franges conservatrices et autoritaires des pays occidentaux pour un pays fantasmé comme un modèle de nationalisme chrétien, tandis que certaines mouvances de gauche y voient un allié objectif de leur américanophobie.

[…] Le déni face à la politique russe actuelle empêche néanmoins d’établir une théorie de la victoire et l’identification d’intérêts communs avec nos alliés. Les États-Unis ont défini leur théorie de la victoire : actant l’impossibilité d’établir une relation stable avec le régime russe actuel, et souhaitant continuer à se concentrer sur l’endiguement de la Chine, ils en ont conclu que l’objectif était d’affaiblir autant que possible la Russie afin qu’elle ne soit plus un danger pour la sécurité européenne.

[…] M. Macron est certainement un [décideur de type] romantique [qui pensent que leur volonté et leur talent peuvent surmonter tous les obstacles structurels], ce qui explique son obsession d’établir une relation personnelle avec M. Poutine, dans l’espoir qu’elle débouche sur une stabilisation politique. Cette vision romantique de son propre talent s’accompagne d’une compréhension fondamentalement culturaliste et déterministe de ce qu’est la Russie, très clairement exposée dans son discours d’inauguration de l’exposition Morozov : le président parle sans ironie aucune « d’âme russe » et autres clichés romantico-psychologisants. Ses mots sur le « grand peuple » devraient d’ailleurs être explicités, notamment pour savoir quels sont selon lui les « petits peuples », qui mériteraient donc apparemment d’être humiliés.

[…] la leçon tirée par de nombreux alliés est que la France ne prend pas au sérieux leurs préoccupations de sécurité et est facilement prête au compromis avec les agresseurs, tandis que les États-Unis et le Royaume-Uni sont des partenaires fiables. Cette situation force l’Élysée à des clarifications bienvenues, mais révélatrices du trouble généré par les propos du président, et masque le soutien réel apporté par la France à l’Ukraine, en termes financiers comme militaires.

Le Rubicon, « Il ne faut pas humilier la Russie ». La formule et ses implications politico-stratégiques
Olivier Schmitt (@olivier1schmitt) est Professeur de Relations Internationales au Center for War Studies, University of Southern Denmark. Il est entre autres l’auteur de Pourquoi Poutine est Notre Allié ? Anatomie d’une Passion Française (Hikari, 2017) ; Allies that Count. Junior Partners in Coalition Warfare (Georgetown University Press, 2018) ; French Defence Policy since the End of the Cold War (Routledge, 2020, avec Alice Pannier) et La Guerre et la Paix. Approches et Enjeux de la Sécurité et de la Stratégie (Presses de Sciences Po, 2020, avec Charles-Philippe David).

Lundi 1/8, 19h35

Rappel des règles.

Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne mettent en garde la Russie sur l’utilisation de l’arsenal nucléaire. Dans une déclaration conjointe, Paris, Londres et Washington, pays alliés et dotés de l’arme nucléaire, rappellent « qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée », et que « les armes nucléaires doivent, aussi longtemps qu’elles existeront, servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre ».

« Dans le contexte de la guerre d’agression illégale et non provoquée menée par la Russie contre l’Ukraine, nous appelons la Russie à mettre fin à sa rhétorique nucléaire et à son comportement irresponsable et dangereux », ont-ils ajouté à l’occasion de l’ouverture de la 10e Conférence d’examen du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

Le Monde

Lundi 1/8, 16h50

La fonte du glaçon est pleine d’opportunités.

Proverbe boulouchtouk, traduction approximative

Embourbé dans le conflit en Ukraine, Vladimir Poutine n’a pas pour autant mis de côté ses ambitions polaires. À l’occasion de la Journée de la Flotte russe, le président russe a signé ce dimanche une nouvelle doctrine navale visant à renforcer les positions de la Russie dans l’Arctique, à la fois sur le plan économique et militaire.

[…] Le document de 55 pages dénonce par ailleurs la volonté des États-Unis de « dominer les eaux mondiales » et le « rapprochement des infrastructures militaires de l’Otan des frontières russes », en qualifiant ces phénomènes de « menaces principales » pour la Russie.

Le Parisien
Wikipedia

A noter que la Fédération de Russie exploite depuis fin 2019 la centrale nuc flottante Akademik Lomonosov, connectée en électrique et thermique au port de Pevek, sur la Mer de Sibérie orientale.


Lundi 1/8, 16h25

Grâce au Point, j’apprends que la France est un pays dont la gouvernance est noyautée par les zoribles zécolos. Une tribune tous les jours ou les deux jours pour laisser s’exprimer une sommité fissiophile et la cohorte de ceux qui déplorent l’abandon du nuc par l’État ces dernières années.

France, fille aînée de l’atome, qu’as-tu fait du don du nuc ? Oui, c’est bien triste.

Commentaire par Surlaligne le 01/08/2022 à 10:58

Une histoire qui vient de loin

Cela vient de loin…
Même si le virage sur le nucléaire de M Macron est récent, il faut voir que c’est une histoire ancienne et que l’endogamie entre les socialistes et les écologistes idéologisés, avec des relais médiatiques importants, a eu un effet destructeur.
Dés 1982, Mitterrand arrêtait le chantier de la centrale de Plogoff et faisait procéder à son démantèlment, en 1998 M Jospin abandonnait la centrale de Creys-Malville, alors qu’elle avait enfin en 1997 atteint son rythme de croisière.
Ensuite, c’est toute la filière nucléaire qui se trouve peu ou prou démantelée, le renoncement à venir du nucléaire conduisant à ne pas faire les investissements nécessaires sur le parc existant pour assurer sa pérennité. […]

Le Point, Tribune de Bernard Accoyer, la vulnérabilité énergétique de la France est imputable aux antinucléaires qui ont exercé le pouvoir ces dernières années.

Lundi 1/8, 16h20

L’AIEA n’a pas publié de point sur la situation en Ukraine et, en particulier, à Zaporijia, depuis dix jours.

Voilà une note pour ne rien dire, sinon que ça ne bouge pas.


Lundi 1/8, 14h30

La Pologne se prépare.

Les états qui bordent la Russie se sentent menacés, c’est le « souffle de l’ours russe », disons-le ainsi. Ainsi que les États qui, historiquement, comprennent très bien l’essence des relations avec la Russie. La Pologne est incluse dans les deux catégories.

Les autorités polonaises disent qu’après l’invasion russe de l’Ukraine, elles ont l’intention de créer la plus grande armée terrestre de l’UE. L’une des nouvelles de ces derniers jours est la signature d’un colossal contrat d’armement entre la Pologne et la Corée du Sud, le plus important de l’histoire récente de la Pologne. Varsovie achète 980 chars, plus de 600 obusiers automoteurs et 48 avions d’entraînement au combat à Séoul. Ils devraient remplacer les armes que la Pologne a transférées à l’Ukraine et, en général, contribuer à un renforcement significatif des forces armées polonaises.

[…] le coût d’un Black Panther est actuellement estimé à 8,5 millions de dollars par véhicule.

Svoboda, traduction automatique

Pour rappel, au 11 juillet, le site Oryx a validé la perte de 860 chars russes en 5 mois de guerre, soit 6 par jour en moyenne.

Wikipedia, un K2 Black Panther exposé à l’édition 2013 de l’ADEX (Aerospace & Defense EXhibition)

Lundi 1/8, 12h00

La Serbie ne reconnaît pas l’indépendance du Kosovo et applique des règles à la frontières que le Kosovo a annoncé vouloir appliquer en retour. La population frontalière serbe a réagi aux annonces kosovares ; il y a eu des tirs. Le Kosovo a annoncé reporter d’un mois les mesures envisagées. On aimerait que cet incident reste du domaine de l’anecdote.

Les nouvelles règles prévoient que toute personne entrant au Kosovo avec une carte d’identité serbe dispose d’un document temporaire pendant son séjour dans le pays.

[…] Dimanche soir, des centaines de Serbes du Kosovo avaient massé camions, camions-citernes et autres véhicules lourds sur les routes menant aux points de passage de Jarinje et Brnjak, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse. […] Les Serbes du Kosovo ne reconnaissent pas l’autorité de Pristina, ni l’indépendance du Kosovo, et restent loyaux à Belgrade dont ils dépendent financièrement.

Le Monde

Lundi 1/8, 0h40

Trouble au nord de la Serbie, à la frontière avec le Kosovo. Je n’ai pas encore compris le pourquoi du comment. L’OTAN se dit à intervenir conformément à son mandat de 1999.


Lundi 1/8, 0h25

Pacha va bien.


Dimanche 31/7, 23h25

Olga me parle de Iaroslav le sage, souverrain de la Rus de Kiev et qui avait trouvé à marier trois ou quatre de ses filles dans les cours d’Europe, vers 1050. On l’appelait le beau-père de l’Europe.

Anstasia épouse le roi de Hongrie et Elisabeth celui de Norvège. Agathe se serait mariée avec un héritier de la couronne anglaise qui n’a pas eu le temps de régner, Edouard l’éxilé.

Devenu veuf en 1044, et sans enfant légitime, Henri [1er, roi des Francs] épouse Anne de Kiev le 19 mai 1051. Cette dernière présente l’avantage d’appartenir à une famille prestigieuse10 et de ne pas risquer de tomber sous le coup de l’interdiction pontificale des mariages entre parents jusqu’au septième degré11. Après une première ambassade en 1049, Iaroslav le Sage accepte de donner sa fille en mariage dans le cadre de sa « politique d’élargissement de ses alliances ». Une seconde ambassade ramène donc la princesse pour le mariage, qui a lieu en grande pompe à Reims.

Wikipédia

Parbleu, du sang ukrainien dans la royauté française.

Quant à la Rus de Kiev, dont on entend parler dans les analyses sur l’origine de l’invasion russe, la voici ; Moscou n’existe pas encore, elle sera quelque part à droite du mot Volga. Une invasion mongole y met fin à partir de 1223. Fin de l’histoire.


Mini journal de guerre de juillet