Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
[…] C’est l’homme d’affaires sud-africain Zamani Letjane qui a d’abord mis le sujet sur la table annonçant que son entreprise avait acté l’importation de vodka russe en Afrique du Sud.
«C’est une étape cruciale et judicieuse», a répondu Vladimir Poutine approbateur car «quand vous buvez de la vodka, il faut ensuite pouvoir l’éliminer avec de la nourriture», a dit le chef d’État russe. «C’est pourquoi elle sera probablement suivie de livraisons de produits carnés ou de céréales», s’est-il aussi réjoui. «La vodka aide à vivre plus gaîment», a aussi dit Vladimir Poutine, applaudi par son auditoire, répondant cette fois à l’animateur de la discussion qui assurait que la vodka, «sans aucun doute», pourrait «aider le monde entier à être de meilleure humeur».
«C’est un clin d’œil à Staline et une exégèse viriliste de la consommation d’alcool», estime Pierre Gonneau, historien et spécialiste de la Russie qui voit dans cette saillie une référence à la phrase restée célèbre de Joseph Staline, prononcé en 1935 en pleine période d’industrialisation à marche forcée et d’optimisme du régime soviétique : «La vie est devenue plus belle, la vie est devenue plus gaie». «En mai 2023, le président russe avait conseillé aux opposants politiques quittant la Russie d’aller à Prague boire de la bière, dont on sait, selon lui, qu’elle est riche en hormones féminines, et même d’en abuser», ajoute Pierre Gonneau.
Malgré ces saillies remarquées, Vladimir Poutine a encadré strictement le prix de la vodka en Russie au début des années 2010 pour lutter contre la contrebande. «Je suis catégoriquement contre l’alcoolisation de la population (…) mais la hausse des prix de l’alcool conduit toujours à l’augmentation de la consommation d’alcool frelaté», déclarait-il alors. […]
Le Figaro, «Aider le monde entier à être de meilleure humeur» : Vladimir Poutine vante l’exportation de la vodka russe [ne manque pas d’air, le con]
Commentaire : "Il nous saoule, Vladou !"
Commentaire : "Ce triste sire a de l’humour. Espérons qu'il rejoindra bien vite les poubelles de l’Histoire."
Lundi 30/6, 17h40
Quand ça ne veut pas.
Le 30 juin, la ville israélienne de Bat Yam a organisé une cérémonie d’adieu pour cinq Ukrainiens – membres de la même famille – tués dans une attaque iranienne.
Anastasia Buryk, 8 ans, était venue pour un traitement contre la leucémie
Blogueur anti-corruption, M. Tikhanovski, 46 ans, avait été incarcéré en mai 2020, quelques semaines avant l’élection présidentielle d’août où il voulait affronter le dirigeant autoritaire Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994.
[…] La métamorphose de Sergueï Tikhanovski, qui a perdu presque la moitié de son poids en détention, bouleverse.
« J’ai pleuré toute la journée quand je l’ai vu », confie Alexandra Khanevitch, une militante de 71 ans. Elle a eu l’impression qu’il sortait d’un camp de concentration.
La jeune fille du couple d’opposants n’a d’ailleurs pas reconnu son père, a expliqué son épouse, Mme Tikhanovskaïa.
Dimanche, Sergueï Tikhanovski avait raconté avoir « passé plus de cinq ans seul dans une cellule à l’isolement ». Les os saillants, le crâne rasé, le quadragénaire fait bien plus vieux que son âge.
« Ce n’est seulement qu’en entendant sa voix que nous avons su que c’était vraiment lui », raconte Ioulia Vlassenko, qui avait manifesté en 2020.
Depuis sa libération, l’opposant a fondu en larmes à plusieurs reprises en décrivant son calvaire, affirmant avoir été torturé en détention.
[…] Vitali Moissa, 42 ans, également présent dans la foule pour accueillir Sergueï Tikhanovski, aimerait, lui, que le couple lutte ensemble contre le pouvoir, saluant le « charisme » de Tikhanovski, ce « héros ».
Dans l’assemblée, beaucoup portent des masques pour ne pas être reconnus, par peur de représailles des autorités contre leurs familles restées au Bélarus.
Oleg Abrachim, un Ukrainien, est venu avec une mission: donner à Sergueï Tikhanovski une lettre de sa petite amie bélarusse.
« Elle ne voulait pas venir car (le lieu du rassemblement) allait être rempli d’agents du KGB et elle n’est pas encore parvenue à faire partir ses parents », explique-t-il à l’AFP.
Sergueï Tikhanovski lui rappelle le style d’un homme pour qui il avait voté en 2019: Volodymyr Zelensky. « Le Bélarus et l’Ukraine devraient être libres », dit M. Abrachim, serrant la lettre dans ses mains.
La Libre, « J’ai pleuré toute la journée quand je l’ai vu »: un opposant à Loukachenko méconnaissable à sa sortie de prison
Lundi 30/6, 9h45
Inventaire.
La Russie a mené sa plus grande série de frappes combinées de la guerre dans la nuit du 28 au 29 juin en lançant plus de 500 missiles et drones contre l’Ukraine.
L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que la Russie a lancé un total de 537 véhicules d’attaque, dont 447 Shahed et drones leurres depuis les villes de Koursk, Orel et Briansk ; Chatalovo, dans l’oblast de Smolensk ; et le cap Chauda occupé, en Crimée.
L’armée de l’air ukrainienne a signalé que les forces russes ont également lancé quatre missiles aérobalistiques Kh-47M2 Kinzhal depuis l’espace aérien au-dessus de l’oblast de Tambov ; sept missiles balistiques Iskander-M/KN-23 depuis l’oblast de Voronej ; 41 missiles de croisière Kh-101/Iskander-K depuis les oblasts de Saratov, Koursk et Briansk ; cinq missiles de croisière Kalibr depuis la mer Noire ; et trois missiles de défense aérienne S-300 depuis l’oblast de Koursk.
[…] La Russie continue d’utiliser un nombre croissant de drones dans ses frappes nocturnes afin de submerger les défenses aériennes ukrainiennes et de permettre des frappes ultérieures de missiles de croisière et balistiques.
L’augmentation des frappes russes ces dernières semaines est en grande partie due aux efforts de la Russie pour augmenter sa production industrielle de défense, en particulier de drones Shahed et de leurres ainsi que de missiles balistiques.
[…] Les forces ukrainiennes n’ont notamment pu abattre qu’un seul des sept missiles balistiques Iskander-M/KN-23 et n’ont abattu aucun des quatre missiles aérobalistiques Kinzhal lors de la série de frappes du 28 au 29 juin.
[…] Le chef de l’administration militaire de la ville de Kiev, Timur Tkachenko, a déclaré que la Russie a changé ses tactiques de frappe afin d’infliger autant de dégâts que possible aux zones civiles. […] Tkachenko a rapporté que les forces russes mènent des frappes « à double frappe » contre les intervenants d’urgence et utilisent des armes à sous-munitions à détonation retardée qui menacent à la fois les civils et les secouristes. L’ISW a observé que des responsables russes et des blogueurs militaires ont réagi aux récentes frappes russes meurtrières et à grande échelle contre la ville de Kiev en appelant la Russie à intensifier ses frappes. […]
ISW, évalaution de la campagne offensive russe, 20 juin, traductio automatique
La Corée du Nord contribue avec plus de 10 millions d’obus d’artillerie, de missiles et d’armes à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Dimanche 29/6, 23h05
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
[…] Pire que l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023 qu’il avait largement soutenue, l’Iran affichait son objectif d’éradiquer Israël et sa volonté de fabriquer des armes nucléaires. Certes, il aurait fallu du temps avant que le régime des mollahs ne soit capable de miniaturiser une telle arme et de se fabriquer des missiles à charge nucléaire. Certes, Israël dispose d’une trentaine de missiles de ce type et l’attaquer directement aurait été suicidaire pour l’Iran.
Cependant, la vraie menace – proche en termes de temps, probablement en mois – était que l’Iran puisse construire une bombe nucléaire rudimentaire, bien trop lourde et encombrante pour être emportée par un missile, mais transportable sans réelle difficulté dans un simple container de marchandises. Aux mains d’un de ces groupes terroristes qu’affectionne le régime iranien, cette bombe aurait pu être placée directement sur le territoire d’Israël, voire même au cœur de Tel-Aviv, et ravager une partie de l’Etat hébreu sans que la force de dissuasion nucléaire dont celui-ci dispose ne puisse le protéger.
En effet, d’après les ingénieurs spécialisés comme Emmanuelle Galichet, passer de 60 à 90% d’enrichissement de l’uranium pour disposer de la matière pour construire une telle bombe ne demandait guère plus que quelques mois, et nul ne connaissait l’Etat d’avancement de la fabrication des autres composants nécessaires pour élaborer une arme nucléaire. Autrement dit, Israël pouvait craindre un attentat gigantesque, mais ne pouvait pas attendre d’en avoir la confirmation…
[…] la super-bombe anti-bunker à laquelle fait référence Donald Trump, la GBU-57 est 10 000 fois moins puissante que la plus « petite » arme nucléaire. Tout cela pour dire qu’Israël était véritablement en danger et que son intervention est aussi illégale que justifiée.
[…] Netanyahou aurait bien prolongé cette opération contre l’Iran qui était prévue sur plusieurs autres semaines, mais il n’a plus les moyens de s’opposer à Donald Trump alors que le soutien des Américains est vital. Israël est de fait le 51ème État des USA, bien avant le Canada ou le Groenland !
[…] Tout cela a été certes rendu possible par Donald Trump, mais aussi par l’invisibilité d’un acteur essentiel, la Russie. Qu’a négocié Trump avec son ami Vladimir Poutine pour que celui-ci renonce à protéger son principal allié et fournisseur d’armes au Proche-Orient, dans sa guerre sans fin contre l’Ukraine ? L’Ukraine ?
[…] La guerre en Ukraine ne s’est évidemment pas interrompue un instant, Vladimir Poutine ayant manifestement obtenu de Donald Trump au moins quelques mois supplémentaires pour avancer dans ses conquêtes sanglantes. La guerre est aussi un théâtre des illusions qui aveugle celui qui ne sait pas regarder au-delà. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, « La guerre des 12 jours » entre Israël et l’Iran, autorisée et arrêtée par Donald Trump
Commentaire : "Il ne faut pas se voiler la face dans des scénarios rassurants. L’Iran et d’autres pays auront un jour la bombe nucléaire.
Les responsables inspirateurs sont les 5 membres permanents du Conseil de sécurité. Comment exiger d’un pays qu’il renonce à la bombe quand on en a soi-même des centaines, voire des milliers. Il faut remettre les pieds sur terre.
La seule stratégie possible est la négociation pour un désarmement multilatérale. Mais ce n’est pas pour demain la veille, étant donné la mentalité ambiante. Je suis pessimiste."
Dimanche 29/6, 22h45
Image que l’on aurait pu voir dans un Blake et Mortimer.
Les soldats ukrainiens de la 1ère brigade de chars ont utilisé avec succès le système français de défense aérienne portable Mistral lors d’une opération nocturne. Le système réagit instantanément aux menaces aériennes, n’a pas besoin d’être guidé après le lancement et peut être rechargé en seulement 30 secondes.
Le missile transportable antiaérien léger « Mistral » est un missile sol-air très courte portée [SATCP] (SHORAD en anglais) de type tire et oublie guidé par infrarouge passif.
[…] Il diffère des autres systèmes portatifs de défense antiaérienne (MANPADS en anglais) par le fait qu’il nécessite un poste de tir et ne peut pas être tiré depuis l’épaule. Ce poste de tir peut être configuré seul, sur des véhicules terrestres, sur des navires de guerre ou sur des hélicoptères.
[…] Le prix du Mistral 2 en 2001 est de 41 000 € pour le trépied et de 169 900 € pour le missile.
[…] Un siège fixé au trépied permet au servant d’être assis et d’avoir une meilleure réactivité, ce qui assure de verrouiller une cible en cinq secondes sans pré-alerte (trois secondes avec pré-alerte radar). Cependant, le rechargement du lanceur dure 30 secondes.
[…] Le missile Mistral est de type tire et oublie et se guide vers sa cible grâce à un autodirecteur infrarouge passif, ce qui lui confère une grande simplicité d’emploi. Il est rustique et peut être utilisé dans différents environnements exigeants supportant 95 % d’humidité, des températures extrêmes entre -40°C à 71°C et d’importants vents de travers. Le missile ne nécessite pas de maintenance spécifique pendant 20 ans.
Le missile Mistral a un diamètre de 90 mm, une masse de 18,7 kg et une longueur de 1,86 mètres […]. Il porte 3 kilos de charge militaire composée d’hexolite et d’environ 1500 billes en tungstène qui est déclenchée par une fusée de proximité soit à l’impact, soit en proximité de la cible, soit en autodestruction. Ses cibles sont aussi bien des avions de chasse que des gros avions (« large aircraft »), des missiles de croisière, des missiles antinavires, des hélicoptères, des drones, des navires d’attaque rapide et même des véhicules terrestres.
Le tir du missile Mistral nécessite des protections auditives puisque le départ du missile est extrêmement bruyant.
[…] Mistral 2 (ou M2) : deuxième version mise en service en 1997 et conçue pour pouvoir être intégrée sur l’hélicoptère Tigre. La portée est augmentée à 6,5 km tout en gardant une vitesse de 860 m/s (soit Mach 2,5) et une SSKP (Single-Shoot Kill Probability) de 93 %.
Mistral 3 (ou F3) : dernière version mise en service en 2018 […] La SSKP passe à 96 % grâce notamment à une manœuvrabilité de plus de 30G, lui permettant de suivre des avions faisant des manœuvres jusqu’à 9G […]
La guerre fait reculer la législation sur la guerre.
Le président ukrainien a signé un décret prévoyant le retrait de l’Ukraine de la Convention d’Ottawa, qui interdit la production et l’utilisation de mines antipersonnel, a annoncé dimanche la présidence ukrainienne.
[…] « Il s’agit d’une mesure que la réalité de la guerre exige depuis longtemps. La Russie n’est pas partie à cette Convention et utilise massivement des mines contre nos militaires et nos civils », a déclaré Roman Kostenko, secrétaire de la commission de la sécurité nationale, de la défense et du renseignement du Parlement, sur sa page Facebook.
« Nous ne pouvons pas être prisonniers d’un environnement dans lequel l’ennemi n’a aucune restriction », a-t-il ajouté, estimant que le recours aux mines antipersonnel permettra à l’Ukraine de mieux défendre son territoire alors que les offensives russes se sont multipliées ces derniers mois dans l’Est et le Nord.
Donald Trump a dit samedi qu’il ne «tolérera pas» la poursuite du procès pour corruption du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, dont il avait déjà réclamé l’annulation. «Les États-Unis d’Amérique dépensent des milliards de dollars par an, bien plus que pour n’importe quelle autre nation, pour protéger et soutenir Israël», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. «Nous n’allons pas tolérer cela», a-t-il ajouté en référence au procès en cours en Israël.
[…] Donald Trump avait déjà appelé mercredi à l’annulation du procès, qu’il avait qualifié de «chasse aux sorcières». Il avait sinon préconisé qu’une grâce soit «accordée à un Grand Héros», au lendemain du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran. M. Netanyahou a nié tout acte répréhensible au cours du procès, reporté à plusieurs reprises depuis son ouverture en mai 2020. […]
Le Figaro, Trump ne «tolérera pas» la poursuite du procès de Netanyahou pour corruption
Dimanche 29/6, 9h15
F16.
Le lieutenant-colonel de première classe Maksym Ustymenko, pilote de l’armée de l’air ukrainienne, a été tué la nuit dernière alors qu’il se défendait contre une attaque aérienne massive de la Russie. Il avait 32 ans.
Maksym a détruit sept cibles aériennes avant que son F-16 ne soit touché. Il a réussi à éloigner l’avion des zones résidentielles, mais n’a pas pu s’éjecter.
La Russie a lancé une attaque massive contre l’Ukraine dans la nuit, tirant plus de 450 drones et 40 missiles, dont des Kalibr, des Kinzhal, des Iskander et des Kh-101. Les frappes ont touché la région de Lviv, Krementchouk, Mykolaïv et le Donbass.
Anton Gerashchnelo, Bluesky, Metro de Kyiv durant les attentats
Dimanche 29/6, 9h00
Hongrie.
[…] des drapeaux européens et des bannières arc-en-ciel, deux symboles honnis par le pouvoir, flottent dans le vent, juste en dessous des fenêtres des bureaux du premier ministre, qui dominent le Danube. En voulant interdire la Marche des fiertés de Budapest, Viktor Orban a réussi à déclencher la plus grande Pride jamais vue en Hongrie. Au bas mot 100 000 personnes – les organisateurs ont même revendiqué près de 200 000 participants – se sont jouées de sa loi, adoptée en mars au nom de la « protection de l’enfance ». Prétendant vouloir protéger les mineurs de la simple vue de personnes LGBT +, ce texte ouvertement inspiré d’une loi russe menace tout participant à la Pride d’amendes allant jusqu’à 500 euros et d’une peine de prison d’un an.
Loin de dissuader les opposants hongrois, cette interdiction les a au contraire galvanisés comme jamais, faisant de cette Pride la plus grande manifestation anti-Viktor Orban vue depuis une décennie en Hongrie. La police n’a pas cherché à arrêter qui que ce soit et a au contraire tenu à distance les quelques dizaines de provocateurs néonazis qui espéraient perturber l’évènement. « On n’a pas l’impression que vous avez été interdits », s’est ainsi amusé, à l’issue du cortège, le maire de Budapest, Gergely Karacsony, qui a apporté un soutien crucial à la Pride en lui offrant la protection juridique de la municipalité. Issu de l’opposition, l’élu a aussi remercié les dizaines de responsables politiques européens venus apporter un soutien international inédit, ce dont la société civile hongroise rêvait depuis longtemps.
[…] De fait, cette Pride marque un profond revers pour M. Orban, qui ne semble plus contrôler aussi bien qu’avant son petit pays de 9,6 millions d’habitants, qu’il gouverne pourtant d’une main de fer depuis 2010 au prix de multiples reculs démocratiques. Mi-juin, il avait déjà dû battre en retraite sur son projet de législation prévoyant d’instaurer, sur le modèle de la Russie, un registre des organisations soutenues par l’étranger. La proposition de loi avait dû être retirée in extremis de l’agenda parlementaire après une vague de protestation et des doutes au sein même de son parti. Cette Pride, maintenue en dépit de son interdiction, démontre que ses lois taillées sur mesure pour diviser les Hongrois et provoquer la fureur de Bruxelles ne sont plus que des écrans de fumée.
[…] « J’espère que la police va comprendre qu’elle est là pour protéger le peuple et pas le régime », assurait ainsi Zoltan Deak, informaticien de 35 ans et hétérosexuel venu assister à sa première Pride, « parce qu’il ne s’agit pas seulement des personnes LGBT + mais de nos droits fondamentaux ». Pied de nez assumé au pouvoir, il portait fièrement sa fille sur ses épaules.
Le Monde, A la Marche des fiertés de Budapest, une foule immense défie l’interdiction de Viktor Orban : « On n’a jamais vu autant de monde »
Dimanche 29/6, 8h50
Chaleur.
Meteociel, Paris, prévisions du 29 juin au 2 juillet
Dimanche 29/6, 8h45
Iran (suite).
L’Iran disposera des capacités techniques pour recommencer à enrichir de l’uranium d’ici « quelques mois », a déclaré le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, dans une interview à la chaîne américaine CBS qui sera diffusée dimanche 29 juin et enregistrée vendredi.
[…] Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a […] suggéré que le programme nucléaire iranien avait été retardé de « plusieurs décennies ».
« Il y a eu des dommages importants mais pas complets. (…) Ils peuvent avoir (…), en quelques mois je dirais, des centrifugeuses en action pour produire de l’uranium enrichi », a affirmé M. Grossi dans l’interview. […]
Le Monde, Nucléaire iranien : selon l’AIEA, Téhéran pourrait recommencer à enrichir de l’uranium d’ici « quelques mois »
Les niveaux de radiation dans la région du Golfe restent normaux après le conflit de 12 jours qui a gravement endommagé plusieurs installations nucléaires en Iran, a déclaré aujourd’hui le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.
[…] « Du point de vue de la sûreté nucléaire, la centrale nucléaire iranienne de Bushehr et le réacteur de recherche de Téhéran représentaient notre principale préoccupation, car toute frappe affectant ces installations – y compris leurs lignes électriques hors site – aurait pu provoquer un accident radiologique aux conséquences potentielles en Iran, ainsi qu’au-delà de ses frontières dans le cas de la centrale de Bushehr. Cela n’a pas eu lieu, et le pire scénario de sûreté nucléaire a ainsi été évité », a déclaré le directeur général Grossi.
Soulignant à nouveau que les installations nucléaires ne devraient jamais être attaquées, il a réitéré l’évaluation actuelle de l’AIEA – basée sur les informations reçues de l’Autorité de régulation nucléaire iranienne – selon laquelle les frappes israéliennes et américaines de ce mois-ci sur les sites nucléaires iraniens auraient provoqué des rejets radioactifs localisés à l’intérieur des installations touchées et des effets toxiques localisés, mais il n’y a eu aucun rapport d’augmentation des niveaux de radiation hors site. […]
AIEA, Mise à jour sur les développements en Iran (7), traduction automatique
Samedi 28/6, 13h45
Le point du vue du CEMA (chef d’état-major des armées).
« Aujourd’hui, si on regarde objectivement les choses, la Russie est en train de subir une défaite stratégique », a en effet lancé le CEMA, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 25 juin.
D’abord, son attaque [contre l’Ukraine] est un « désastre militaire » car « même si c’est difficile à évaluer, il est néanmoins sûr qu’elle a perdu quelques centaines de milliers d’hommes, tués ou blessés, ce qui dépasse notre capacité d’imagination », a ensuite relevé le général Burkhard. « Quand la Russie a attaqué, le 24 février [2022], son objectif n’était pas de conquérir à peine 20 % du territoire ukrainien au bout de trois ans et demi mais de l’emporter en quelques mois », a-t-il ajouté.
Cette « victoire à la Pyrrhus » esquissée par le CEMA tient aussi à la nouvelle « géométrie de l’espace de bataille » engendrée par l’invasion de l’Ukraine, avec l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan, alors que ces deux pays étaient jusqu’alors neutres. « C’était une ligne rouge absolue pour Moscou depuis 1945 », a-t-il rappelé.
Aussi, la Russie se trouve maintenant dans une « situation très compliquée » car la guerre en Ukraine a « neutralisé la mer Noire » et la Baltique, qui était « plutôt difficile à gérer pour l’Otan » avec le « ventre mou » que constituaient la Suède et la Finlande, est devenue un « lac Otan », a détaillé le général Burkhard. « En cas de confrontation, je peux assurer que pas un bateau russe n’arrivera à passer par la Baltique, alors que Saint-Pétersbourg représente 50 à 60 % des flux économiques russes », a-t-il ajouté. En outre, a-t-il rappelé, le port de Mourmansk ne peut pas être une alternative [du moins pour ce qui concerne l’Atlantique] car sa vocation est exclusivement militaire.
Un autre point évoqué par le CEMA est la « vassalisation » de la Russie « vis-à-vis de la Chine et d’autres pays », ce qui « la met en difficulté pour appuyer ses partenaires stratégiques : elle n’a pas pu le faire avec la Syrie et elle semble ne pas pouvoir le faire avec l’Iran », a-t-il dit.
Enfin, le général Burkhard estime que les conséquences sociétales de la guerre en Ukraine finiront aussi par « consommer » cette défaite stratégique de Moscou.
« Quand la guerre se terminera et qu’elle démobilisera, la Russie va se retrouver avec de gros problèmes sociétaux. Cette guerre aura rappelé à tout le monde, si besoin était, le faible prix que représente la vie humaine en Russie, au regard des conditions dans lesquelles elle envoie ses soldats au front », a d’abord relevé le CEMA. En outre, a-t-il poursuivi, « on constate qu’un soldat russe est payé entre 3 000 et 4 000 euros pour aller combattre et que, parallèlement, le salaire des médecins a été porté à 1 000 euros, ce qui va créer de gros problèmes sociétaux dans la Russie de demain ».
Pour autant, a averti le général Burkhard, il faut être « lucide » car, comme in fine, la « victoire est à celui des deux adversaires qui sait souffrir un quart d’heure de plus que l’autre », pour citer Marcel Proust.
« Je pense que si on laisse la guerre se continuer comme ça, je crains que la Russie soit capable de tenir cinq minutes de plus que nous, même dans sa situation. Ce problème doit être impérativement pris en compte : il faut qu’on arrive à casser la linéarité de la bataille et qu’on évite qu’une défaite stratégique se transforme en victoire [pour la Russie], avec les conséquences qu’on imagine », notamment sur l’architecture de sécurité du continent européen, a-t-il conclu.
Zone militaire, Le Général Burkhard craint que la Russie puisse « tenir cinq minutes de plus que nous », malgré sa défaite stratégique
Samedi 28/6, 9h15
Attaque contre les civils.
La nuit dernière, les forces russes ont attaqué un immeuble résidentiel de 21 étages à Odessa. Deux personnes ont été tuées et 14 blessées, dont des enfants.
La Lituanie a officiellement annoncé à l’ONU qu’elle quittait le traité interdisant les mines antipersonnel, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Kęstutis Budrys. Il a qualifié la Russie de principale menace à long terme pour l’Europe. La Pologne s’oriente également dans la même direction après avoir soutenu une démarche similaire au sein de son parlement.
War Translated, Bluesky Pendant ce temps, dans l’armée russe : brigade d’assaut de tracteurs.
Vendredi 27/6, 9h30
Narratif russe : trois plus tard, toujours pas la guerre.
Malgré plus d’un million de victimes, malgré les bombardements nocturnes de missiles et de drones sur les villes ukrainiennes et malgré d’innombrables crimes de guerre, un fait surprenant concernant l’invasion à grande échelle de la Russie demeure : Moscou n’a pas encore officiellement déclaré la guerre à l’Ukraine.
En février 2022, le président russe Vladimir Poutine a décrit ce qu’il pensait être une victoire rapide et la prise de Kiev en quelques jours comme une « opération militaire spéciale ».
Près de trois ans et demi plus tard, le Kremlin est coincé avec ce terme, pris dans un dilemme qu’il a lui-même créé : il mène ce qui est, à tous égards, une guerre, tout en étant incapable de la qualifier ainsi par crainte d’une réaction intérieure.
Une déclaration de guerre officielle aurait des conséquences considérables sur l’industrie et l’économie du pays, et permettrait au Kremlin de lancer une mobilisation générale.
Mais la mobilisation partielle annoncée en septembre 2022 a conduit aux seules manifestations généralisées contre la guerre en Russie, ce qui a clairement fait comprendre à Poutine qu’annoncer quoi que ce soit de plus lui causerait de graves problèmes politiques.
« Poutine s’est protégé dans cette guerre en séparant les effets directs de la guerre de la majorité de la population russe », a déclaré Karolina Hird, chef adjointe de l’équipe russe à l’Institut pour l’étude de la guerre, au Kyiv Independent.
[…] Selon certaines informations, des troubles ont récemment éclaté au sein du Kremlin après l’audacieuse opération Spiderweb menée par l’Ukraine . Les partisans de la ligne dure auraient fait pression sur Poutine pour qu’il fasse une déclaration de guerre officielle qui permettrait de véritables représailles et une escalade, et donnerait au gouvernement russe une autorité considérable pour placer le pays sur un pied de guerre.
Mais les experts qui ont parlé au Kyiv Independent disent que cela est peu probable, arguant qu’à toutes fins utiles, l’industrie et l’économie russes sont déjà sur un pied de guerre, même si les responsables du Kremlin le nient, et que Poutine ne peut tout simplement pas risquer son emprise sur le pouvoir en lançant ce qui serait une mobilisation profondément impopulaire. […]
The Kyiv Independent, Poutine sous pression pour déclarer la guerre à l’Ukraine, mais les experts disent que la Russie n’est pas prête, traduction automatique
Vendredi 27/6, 9h20
Elon a disparu du paysage médiatique après son stage à la Maison blanche.
Les renseignements sud-coréens suggèrent que la Corée du Nord pourrait déployer des troupes nord-coréennes sur le territoire ukrainien, ce qui représenterait une inflexion significative du champ de bataille.
Reuters, citant un législateur sud-coréen au courant des renseignements du Service national de renseignement sud-coréen (NIS), a rapporté le 26 juin que la Corée du Nord pourrait déployer un nombre indéterminé de forces nord-coréennes supplémentaires en Russie pour combattre l’Ukraine dès juillet ou août 2025 et que la Corée du Nord continue d’armer la Russie en munitions d’artillerie et en missiles.
Le législateur sud-coréen a déclaré à Reuters que le NIS estimait que la Russie pourrait se préparer à lancer une attaque à grande échelle contre l’Ukraine en juillet ou août 2025 et que la Corée du Nord recevrait probablement des conseils techniques de la Russie sur les lancements de satellites et les systèmes de guidage de missiles en retour. L’ISW a observé des preuves que les forces nord-coréennes renforcent les forces russes dans l’oblast de Koursk et que la Corée du Nord fournit à la Russie des munitions d’artillerie et des missiles balistiques.
Les forces ukrainiennes maintiennent une présence limitée dans l’oblast de Koursk, de sorte que le personnel nord-coréen participant aux opérations de combat combattrait très probablement sur le territoire ukrainien. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 26 juin, traduction automatique
Vendredi 27/6, 6h30
Je demande encore à Olga comment elle va. Je l’appelle, elle prend l’appel et je lui demande comment elle va, c’est-à-dire comment elle va à l’instant.
Quand elle a plutôt bien dormi, elle peut dire « Ça va », avec une certaine fermeté et sans réfléchir. La plupart du temps, elle réfléchit. Hier, elle a dit : « Je ne sais pas comment répondre ; deux messages des amis de Louvergny me posent la question et je ne sais pas quoi dire ». Je lui ai suggéré de dire qu’elle ne savait pas quoi dire, que cette réponse serait correctement entendue. Au bout de quelques secondes, elle a dit « Oui, peut-être », sur un ton, m’a-t-il semblé, qui signifiait « Je voudrais aller bien ».
Pacha a reçu le colis. Le colis est arrivé le soir, mais il n’a pas pu aller le chercher que le lendemain main. Pfff… Encore une nuit sans frigo ! Mais les fruits ont survécu. Les cassis et les groseilles du jardin. Il a dit qu’ils étaient en bon état. C’est ce qu’il a dit. Ils mangent des conserves. [Olga a mis de l’aneth dans le colis et d’autres légumes, mais je n’ai pas noté]. Tu as vu le problème avec la poste ? Le militaire reçoit l’avis que le colis est arrivé et quand il va le chercher, le paquet explose. Oui, c’est organisé par des collabirateurs des Russes. Donc, maintenant les soldats doivent prévenir leur chef : qui envoie, qu’est-ce qu’il y a dedans, etc. […]
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a affirmé que la Hongrie avait bloqué l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, ajoutant qu’il « ne savait pas ce qu’était l’Ukraine aujourd’hui ni où se trouvaient ses frontières ». Il a également affirmé que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN signifierait une guerre immédiate.
Le sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord qui s’est tenu le 25 juin à La Haye — le premier en présence de Donald Trump depuis sa réélection — était particulièrement redouté par les Européens et le Secrétaire général de l’Alliance, l’ancien Premier ministre hollandais Mark Rutte.
Dans l’avion qui le conduisait aux Pays-Bas, le président américain, gonflé par ses succès militaires dans ce qu’il a baptisé la « guerre de douze jours » entre l’Iran et Israël, avait une nouvelle fois remis en question l’article 5 du traité sur la défense mutuelle.
Resserré pour éviter au maximum de laisser la place à des incidents diplomatiques entre Américains et Européens — une seule session plénière de travail était prévue — le sommet s’est finalement déroulé sans friction visible et n’a pas donné lieu à des blocages sur l’objectif restreint qu’il s’était fixé. Il n’a en effet fallu que quelques heures aux Alliés pour adopter la très brève déclaration commune que nous traduisons ici — elle ne comporte que 5 points en comparaison des 38 du dernier sommet, tenu à Washington il y a un, sous l’administration Biden.
Au-delà de l’engagement de l’ensemble des alliés — y compris l’Espagne — de porter les dépenses de défense à 5 % du PIB d’ici 2035, on y relève que la Russie est considérée comme une menace à long terme pour la sécurité des alliés et que la sécurité de l’Ukraine contribue à la sécurité de l’ensemble de l’alliance.
En ne montrant pas de divisions et en présentant un front commun, les membres de l’Alliance ont contribué à ne pas éroder la crédibilité dissuasive de l’OTAN, ce qui restait l’objectif principal de cette séquence.
Mais la convergence s’arrête là.
Ainsi, si la menace russe est pointée, on ne relève aucune référence à la guerre d’agression menée par la Russie de Poutine — pays qui n’est mentionné qu’une seule fois, après l’insistance des membres européens de l’Alliance, là où l’on comptait 44 occurrences dans la dernière déclaration commune à l’issue du sommet de Washington il y a un an.
Comme l’analyse pour le Grand Continent l’ancien Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, cette mention a toutefois pu rassurer les Ukrainiens et donne le signal d’un réengagement clair des États-Unis de Donald Trump dans le soutien à Kiev sur le long terme.
Il serait cependant précipité d’en conclure que cette séquence diplomatique sans accroc traduirait un réalignement stratégique de la relation transatlantique.
En arrière-plan du sommet de l’OTAN, la guerre commerciale que Trump a déclarée au monde et en particulier à l’Europe a informé les discussions : le président américain a ainsi mentionné en conférence de presse un recours à l’arme tarifaire contre l’Espagne si celle-ci ne respectait pas son engagement des 5 %.
Interrogé sur le communiqué final, Anders Fogh Rasmussen rappelle qu’« au-delà de l’article 5, le traité de l’Atlantique Nord comporte également un article 2, qui prévoit que ‘les parties (…) s’efforceront d’éliminer toute opposition dans leurs politiques économiques internationales et encourageront la collaboration économique entre chacune d’entre elles ou entre toutes.’ Aux termes de cet article, force est de constater que Trump continue de ne pas respecter le traité de l’Alliance. »
À l’issue du sommet, le président français a dans le même sens déclaré : « On ne peut pas, entre alliés, dire il faut dépenser plus et se faire la guerre commerciale, c’est une aberration » ajoutant vouloir arriver à conclure un accord commercial avec les États-Unis. Le 15 juin dernier, Emmanuel Macron s’était rendu au Groenland qu’il avait survolé avec la Première ministre danoise dans un hélicoptère militaire, envoyant un signal clair de la souveraineté européenne sur ce territoire que Donald Trump s’est fixé pour objectif d’annexer aux États-Unis.
Les prochains sommets de l’Alliance se tiendront en Turquie puis en Albanie. […]
Le Grand Continent, 5 % du PIB, engagement sur l’Ukraine et l’article 5 : l’OTAN vient-elle de résoudre l’équation Trump ? Texte intégral de la déclaration de La Haye
Le président Donald Trump arrive pour une conférence de presse à la fin du sommet de l'OTAN à La Haye, aux Pays-Bas, le mercredi 25 juin 2025. (AP Photo/Alex Brandon)
Vendredi 27/6, 6h00
De la démonstration de force américaine en Iran.
[…] Quel message est ainsi adressé au président russe, Vladimir Poutine ?
Barack Obama l’avait humilié en qualifiant la Russie de « puissance régionale ». C’est tout le contraire avec Donald Trump, qui a aligné son discours sur celui du Kremlin en lâchant l’Ukraine. Cependant, il lui adresse le message suivant : l’efficacité militaire américano-israélienne en Iran n’a rien à voir avec l’inefficacité russo-iranienne en Ukraine. La maîtrise des espaces communs (du ciel et du ciblage) renvoie la Russie à son archaïsme opérationnel et à ses pertes humaines.
Et vis-à-vis du président chinois, Xi Jinping ?
La Chine, à la différence des Etats-Unis, reste dépendante des approvisionnements énergétiques en provenance de la région. Le message est donc celui d’une démonstration de force. Pékin s’était d’ailleurs grandement mobilisé pour obtenir une normalisation des relations entre l’Iran et l’Arabie saoudite en 2023. Face au président des Etats-Unis, qui passe à l’acte commercialement et militairement, Xi Jinping doit recalculer en permanence le rapport de forces, tout en soulignant le peu de cas qu’il fait du droit international.
[…] Quels peuvent être les effets pour les Européens ?
Ils sont en première ligne, mais marginalisés. Leurs sociétés sont de plus en plustravaillées, voire divisées par l’extension du conflit israélo-palestinien. […] Téhéran soutient la Russie dans son effort de guerre en Ukraine, qui reste le centre de gravité de la sécurité des Européens. Or, ces derniers semblent faire le choix de l’impréparation industrielle, militaire et civique face à la Russie – en dépit du changement de pied de Donald Trump et de la situation sur le terrain.
En février, Israël, les Etats-Unis et la Hongrie ont voté avec la Russie contre la résolution présentée par l’Ukraine à l’Assemblée générale des Nations unies. C’est une rupture diplomatique dont les Européens ne tirent pas la conséquence logique : face à Moscou, ils pourraient se retrouver seuls plus tôt que prévu. Laisser l’Ukraine à son sort accélère cette évolution. Pendant qu’Israël bombarde l’Iran, la Russie bombarde l’Ukraine. Donald Trump fournit des armes à Jérusalem mais plus à Kiev. Les Européens subissent.
[…] Cette nouvelle donne pèse-t-elle sur l’OTAN ?
L’attitude de Donald Trump au dernier G7 [à la mi-juin] a tétanisé les Européens, qui s’emploient à ne pas le braquer lors du sommet de La Haye [le 24 et le 25 juin]. Pour ce faire, ils vont annoncer des hausses de leurs dépenses militaires en sachant pertinemment que certains d’entre eux sont incapables de les assumer sur le plan budgétaire. La politique européenne consiste à faire le dos rond pour tenter de conserver, à tout prix, une présence militaire américaine suffisamment dissuasive. […]
Le Monde, Thomas Gomart, historien : « En frappant l’Iran, Donald Trump adresse aussi un message à la Russie et à la Chine »
Vladimir Poutine « suit le chemin de [son prédécesseur soviétique, Léonid] Brejnev. Lui-même en a parlé un jour, disant que l’Union soviétique s’était effondrée parce qu’elle dépensait trop pour l’armement, et maintenant il fait exactement la même chose », a déclaré le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, jeudi, lors d’une interview accordée à trois agences de presse, dont l’Agence France-Presse.
« Il mène une guerre très coûteuse, a effrayé et provoqué l’Occident pour qu’il augmente les dépenses de défense (…). Nous, on le fait parce que Poutine nous menace », a poursuivi M. Sikorski, ajoutant : « Cela signifie que, d’une économie de la taille du Texas, Poutine devra extraire encore davantage de fonds pour la défense. Pourvu que cela se solde par un résultat similaire pour le régime [russe], mais en plus rapide. »
Après qu’une visite américaine de haut niveau en Biélorussie a conduit à la libération de 14 prisonniers, les observateurs se demandent ce que l’autocrate Alexandre Loukachenko a pu obtenir en retour.
La visite de Keith Kellogg, l’envoyé spécial du président Donald Trump pour l’Ukraine et la Russie, à Minsk le 21 juin, a marqué le contact diplomatique le plus élevé que le régime isolé d’Alexandre Loukachenko ait eu avec les États-Unis depuis des années.
Ce voyage a également été marqué par la libération par le régime de Lukashenko de 14 prisonniers, dont l’un des opposants politiques les plus notables de Lukashenko, Siarhei Tsikhanouski.
Les prisonniers libérés étant au centre de l’attention, les deux parties aux négociations sont restées vagues quant aux résultats de la réunion. Mais les membres de l’opposition biélorusse en exil et les analystes politiques s’accordent à dire que M. Loukachenko cherchait à obtenir une certaine forme de légitimité internationale, ainsi qu’un allègement des sanctions.
« Pour M. Loukachenko, cette visite est une étape de légitimation assez forte », a déclaré Lesia Rudnik, directrice d’un groupe de réflexion biélorusse indépendant en exil, le Center for New Ideas.
[…] Considéré autrefois comme un candidat improbable à une libération anticipée, Tsikhanouski a été libéré après avoir purgé cinq ans d’une peine de près de vingt ans. Emprisonné avant l’élection présidentielle biélorusse de 2020, son arrestation a incité son épouse, Sviatlana Tsikhanouskaya, à se présenter à sa place. Bien que les observateurs électoraux aient constaté sa victoire, Loukachenko a revendiqué la victoire, déclenchant des manifestations de masse en Biélorussie qui ont duré des mois.
Lors d’une conférence de presse à Vilnius après sa libération, Tsikhanouski a appelé Trump à aider à libérer d’autres prisonniers politiques en Biélorussie.
[…] Le représentant permanent de la Biélorussie auprès des Nations Unies, Valentin Rybakov, a déclaré à la télévision publique biélorusse après la réunion de Kellogg que Minsk cherchait à « normaliser » les relations bilatérales avec les États-Unis, ce qui impliquerait la reprise complète des opérations des ambassades dans les deux pays et des échanges de visites de responsables.
Les États-Unis ont retiré leurs diplomates et fermé leur ambassade à Minsk en février 2022, à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine, qui a impliqué l’utilisation du territoire biélorusse par l’armée russe. […]
The Kyiv Independent, Diplomatie ou négociation ? Analyse de l’accord entre les États-Unis et la Biélorussie sur les prisonniers, traduction automatique & Deepl
Qu’est-ce qu’il a dit ? Oh mon Dieu, oui, il a admis que Putler pourrait avoir des ambitions extra ukrainiennes !
Le président américain Donald Trump a déclaré que la Russie pourrait nourrir des ambitions territoriales au-delà de l’Ukraine, ce qui concorde avec les analyses de longue date d’ISW selon lesquelles la Russie se prépare à un futur conflit avec l’OTAN et pose des conditions justifiant une future agression contre des États de l’ex-Union soviétique non membres de l’OTAN.
Lors d’une conférence de presse au sommet de l’OTAN le 25 juin, un journaliste a demandé à Trump s’il était possible que le président russe Vladimir Poutine ait des ambitions territoriales au-delà de l’Ukraine, et Trump a répondu par l’affirmative.
ISW estime depuis longtemps que la Russie prépare son armée et sa société à un éventuel conflit futur avec l’OTAN après la fin de la guerre en Ukraine, notamment en poursuivant des réformes militaires ; en intégrant les anciens combattants à tous les niveaux des gouvernements locaux, régionaux et fédéraux russes ; et en posant des conditions rhétoriques justifiant une future agression contre l’OTAN.
ISW a observé que le Kremlin utilise la même rhétorique que celle utilisée contre l’Ukraine avant le début de l’invasion à grande échelle en février 2022 pour menacer les États de l’OTAN. Le Kremlin a également spécifiquement instrumentalisé le concept de « compatriotes à l’étranger » — les populations russophones vivant hors de Russie, que la Russie prétend devoir protéger — pour justifier l’agression contre les anciens États soviétiques dans le passé. Le Kremlin a également promu son concept de « Russkiy Mir » (« Monde russe ») — une conception idéologique et géographique amorphe qui inclut tous les anciens territoires de la Rus’ de Kiev, du Royaume de Moscovie, de l’Empire russe, de l’Union soviétique et de la Fédération de Russie contemporaine et que Poutine utilise pour qualifier tous les territoires qu’un régime russe a gouvernés ou prétend avoir gouvernés de « territoires historiques » de la Russie. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 25 juin, traduction automatique
Mercredi 25/6, 19h45
OTAN : peut, veut, doit mieux faire.
Les dirigeants de l’OTAN ont soutenu mercredi la forte augmentation des dépenses de défense exigée par le président américain Donald Trump et ont réaffirmé leur engagement à se défendre mutuellement contre les attaques, après un bref sommet aux Pays-Bas.
Bien que Trump ait obtenu ce qu’il voulait lors de la réunion annuelle , taillée sur mesure pour lui, ses alliés de l’OTAN seront soulagés qu’il se soit engagé à respecter le principe fondamental de la défense collective après un langage moins clair mardi. […]
Reuters, L’OTAN s’engage à augmenter les dépenses demandées par Trump et à assurer la défense mutuelle, traduction automatique
Mercredi 25/6, 19h15
Iran.
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, exhorte l’Iran à clarifier le statut de chaque gramme d’uranium enrichi : « Je ne sais pas où il est stocké, mon travail est de le savoir. »
Il appelle à la reprise immédiate des activités de l’AIEA dans le pays.
Poutine n’assistera pas au sommet des BRICS au Brésil en raison du mandat d’arrêt de la CPI, rapporte Reuters.
Son conseiller, Youri Ouchakov, a déclaré que cette décision avait été prise en raison de l’absence de garanties de sécurité de la part des autorités brésiliennes. En 2023, Poutine avait également manqué le sommet des BRICS en Afrique du Sud, pour la même raison.
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a été dénoncé comme un flatteur en chef, félicitant le président Donald Trump pour avoir fait payer cher l'Europe. Le président américain a publié une capture d'écran d'un message privé de Rutte disant : « Donald, vous nous avez conduits à un moment crucial pour l'Amérique, l'Europe et le monde. Vous réaliserez ce qu'aucun président américain n'aurait pu accomplir depuis des décennies [faire contribuer à hauteur de 5% du PIB]. » (traduction automatique)
Chez lui, aux Etats-Unis, les opposants manifestent sous le slogan « No King », mais en Europe rien n’est trop beau pour flatter l’ego de Donald Trump. C’est donc dans les appartements royaux de Huis ten Bosch, le palais du roi des Pays-Bas, que le président des Etats-Unis a passé la nuit du 24 au 25 juin, seul chef d’Etat participant au sommet de l’OTAN à La Haye à avoir droit à cet honneur. Pendant qu’il prenait le petit déjeuner avec le roi Willem-Alexander, les 31 autres dirigeants, à l’hôtel, ont espéré très fort que cet apparat l’ait mis de belle humeur pour affronter leur session plénière.
Il n’y en a qu’une, heureusement. Car tout a été prévu pour restreindre les risques de dérapage de la part de ce partenaire aussi irascible qu’imprévisible. Une seule réunion plénière, contrairement au rituel des sommets. Un seul dîner, offert par le roi et la reine, avec conjoints − la formule idéale pour éviter les sujets qui fâchent. La présence du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a fait l’objet de longues tractations : beaucoup d’Etats membres y tenaient, mais sa participation risquait d’irriter le président Trump. Il a finalement été associé au dîner royal, plus anodin.
[…] Jusqu’où faut-il aller pour ménager un président des Etats-Unis qui ne fait aucun mystère de son dédain pour ses partenaires européens ni de la détestation que lui inspire l’Union européenne (UE) ? Confrontés à ce casse-tête depuis cinq mois, les dirigeants du Vieux Continent ont choisi de courber l’échine pour éviter la rupture. Jusqu’ici, la méthode n’a pas été couronnée de succès.
[…] Comme si l’humiliante épreuve du show permanent du bureau Ovale infligée aux dirigeants étrangers qui lui rendent visite à Washington ne suffisait pas, Donald Trump n’a pas non plus de scrupule ni à les insulter sur son réseau social – « Emmanuel se trompe tout le temps », écrit-il à propos du président Macron en quittant le G7 –, ni à rendre publics leurs messages privés. C’est ainsi que Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN, a vu mardi, comme le monde entier, affiché sur le compte du président Trump le texto de bienvenue ruisselant de flagornerie qu’il venait de lui envoyer pour le mettre de bonne humeur.
[…] Il est grand temps de changer de méthode et de discours. Si l’on en juge par une étude d’opinion menée en mai dans 12 pays par le Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), les citoyens d’Europe sont tout à fait conscients de la gravité de la situation et du basculement imposé par Donald Trump. Ils ont compris que l’urgence n’est pas de céder aux exigences de la révolution trumpiste américaine mais d’organiser l’unité et la défense de l’Europe.
Le Monde, Sylvie Kauffmann, Sommet de l’OTAN : « Jusqu’où faut-il aller pour ménager Donald Trump, qui ne fait aucun mystère de son dédain pour les Européens ? »
Mercredi 25/6, 5h20
By Air.
Le Royaume-Uni va rétablir une dissuasion nucléaire aéroportée dans le cadre de l’OTAN en complément de la dissuasion par sous-marin dont il dispose aujourd’hui, a dévoilé Downing Street mardi dans un communiqué. Pour ce faire, Londres va acheter 12 avions F-35 capables de transporter des ogives nucléaires
[…] Les frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes marquent un tournant dans la lutte actuelle autour des ambitions nucléaires de l’Iran. Si ces attaques ont probablement infligé des dommages importants aux installations nucléaires critiques à court terme, leur succès final pour stopper le programme nucléaire iranien est loin d’être assuré. Les défis techniques liés à la destruction de sites profondément enfouis, la possibilité de déplacer des matériaux, l’impossibilité de détruire le savoir-faire et l’expertise iraniens en matière d’enrichissement de l’uranium et de conception et de production d’armes, ainsi que la résilience du régime iranien, suggèrent qu’il ne s’agit peut-être que d’un revers temporaire, et qu’une solution à long terme ne résidera pas dans une approche exclusivement militaire.
Bulletin of the Atomic Scientists, Frappe américaine sur les sites nucléaires iraniens : premières réflexions sur les conséquences, traduction automatique
Mardi 24/6, 22h25
Air connu : les installations nucléaires ne devraient jamais être attaquées
« La reprise de la coopération avec l’AIEA est essentielle à la réussite d’un accord diplomatique visant à résoudre définitivement le différend sur les activités nucléaires iraniennes. J’ai écrit au ministre des Affaires étrangères Araghchi pour souligner l’importance de notre collaboration et proposer une prochaine rencontre », a-t-il déclaré.
Les inspecteurs de l’AIEA sont restés en Iran tout au long du conflit et sont prêts à commencer à travailler dès que possible, en retournant sur les sites nucléaires du pays et en vérifiant les inventaires de matières nucléaires – dont plus de 400 kg d’uranium enrichi à 60% – qu’ils ont vérifiés pour la dernière fois quelques jours avant le début des frappes aériennes israéliennes le 13 juin.
Même si le conflit a interrompu les inspections de garanties dans le pays, l’AIEA surveille de près l’impact des frappes militaires sur les sites nucléaires iraniens d’Arak, d’Ispahan, de Fordow et de Natanz, ainsi que les conséquences possibles pour la santé humaine et l’environnement, sur la base des informations pertinentes reçues de l’Autorité de régulation nucléaire iranienne.
« Comme je l’ai déclaré à plusieurs reprises – avant et pendant le conflit – les installations nucléaires ne devraient jamais être attaquées en raison du risque très réel d’un accident radiologique grave », a déclaré le directeur général Grossi. […]
AIEA, Mise à jour sur les développements en Iran (6), traduction automatique
[…] Fondée en 1957, [l’AIEA] cherche à promouvoir les usages pacifiques de l’énergie nucléaire et à limiter le développement de ses applications militaires. […] [et ces temps-ci, elle voudrait que le militaire non nuc n’attaque pas trop les installations nucs]
Wikipedia, Agence internationale de l’énergie atomique
La campagne aérienne américaine contre l’Iran semble donc s’être déroulée comme suit.
1) Trump ne veut pas s’impliquer 2) On lui dit qu’Israël a beaucoup de succès 3) Il veut à tout prix se joindre à l’opération afin d’être perçu comme un « botteur de fesses ». 4) Il bombarde l’Iran une nuit 5) Les résultats des bombardements ne sont pas clairs. 6) Trump veut à tout prix déclarer la victoire et sortir de la guerre, alors il déclare tout de même un cessez-le-feu. 7) Trump gifle Israël parce que la campagne était en fait axée sur sa gloire personnelle.
Philips O’Brien, Bluesky, Bluesky & Bluesky, traduction Deepl [Philips a une dent contre Donald]
Oui mais
Commentaire : "Bien qu'ils aient perdu militairement, [les Iraniens] disposent toujours de ces 400 kg d'uranium et peuvent fabriquer la bombe en un rien de temps. Rien n'a changé. Donc oui, ils ont gagné aussi. L'opération, d'un point de vue israélien ou américain, est un échec. Le programme nucléaire iranien n'a pas pris fin, mais débutera probablement demain."
Pas gros
[408 kilos d’uranium enrichis tiendraient dans le volume de 3 ballons de basket (lu dans un commentaire sur The War Zone à propos du fait que les camions vus sur le site de Fordo avant l’attaque américaine venaient faire du terrassement et pas du transport d’uranium — du terrassement pour boucher les accès et empêcher une éventuelle attaque terrestre israelienne) :
la densité de l’uranium naturel (essentiellement l’isotope 238, non fissile — je n’ai pas trouvé la différence de densité entre l’isotope 238 et le 235) est de 19,1g/cm3,
le volume d’un ballon de basket est de 448,92 pouces3, soit 7356,48 cm3,
de sorte qu’effectivement 3 ballons de basket en uranium pourraient peser 421,53 kg.
Autant dire que ce n’est pas gros.]
Dispersion
[A noter aussi que les bombardements n’ont pas la capacité de détruire l’uranium enrichi, simplement de le disperser]
Karoline a dit
Les premières analyses des services du renseignement américain suggèrent que les frappes menées par les Etats-Unis en Iran au cours du week-end écoulé n’ont pas détruit les principales composantes des sites nucléaires, infligeant seulement un revers de quelques mois à Téhéran, ont rapporté mardi CNN et The New York Times, citant des sources ayant eu accès à une première évaluation des services de renseignement américains.
Interrogée par la chaîne de télévision, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a démenti, assurant que « cette prétendue évaluation est totalement erronée ».
Mon ennemi ne dit pas qu’il l’a et ne dit pas le contraire
Je déteste mon ennemi et je veux la bombe aussi : j’enrichis l’uranium à des taux militaires et je dis que mes intentions sont pures
Mon ennemi ne veut pas que j’aie la bombe
Je perds mes boucliers les uns après les autres (Liban, Syrie) et mon ennemi m’attaque
L’ami de mon ennemi attaque mes sites nucs, avec les armes que mon ennemi n’a pas
J’attaque un peu l’ami de mon ennemi (en le prévenant), pour que mon peuple défile dans la rue avec fierté et les drapeaux
L’ami de mon ennemi dit que ça suffit : mon ennemi dit qu’il a eu ce qu’il voulait, je dis que je lui ai mis une branlée, l’ami de mon ennemi se la pète en disant qu’il a réglé le problème
Où est mon uranium enrichi ?
Le prix du pétrole a fait un peu de yoyo
Putler bombarde les civils ukrainiens
Pacha dort dans l’eau et sa femme dans l’angoisse — encore
Mardi 24/6, 21h15
Hé oui.
Je bombarde actuellement l’Ukraine avec deux fois plus de drones et de missiles que lorsque Biden était président. Aujourd’hui, un train rempli de civils.
La Finlande, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne prévoient de miner des zones le long de la frontière avec la Russie, créant ainsi un nouveau « rideau de fer », selon le Telegraph.
Ils ont tous déjà annoncé leur intention de se retirer de la Convention d’Ottawa, qui interdit l’utilisation des mines terrestres antipersonnel.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mardi 24/6, 20h50
Pacha et son équipe devaient marcher huit kilomètres avec le mortier, les munitions, l’eau, les vivres et le reste de l’équipement pour rejoindre la position. Là ils creusaient. Ouvert à tous les yeux, à tous les vents, à tous les drones. Il y a un bleu avec eux, c’était difficile, mais il s’est bien comporté, Pacha espère qu’il restera. Le dos tient, l’estomac ça va. Ils ont dû dormir deux nuits dans l’eau et il tousse.
Nous aussi nous avons un dirigeant juif. Mais Trump ne le voit pas, apparement. Peut-être que notre président doit lui montrer sa bite : ça va, c’est assez juif ? […]
Olga, Viber (vocal)
Mardi 24/6, 20h45
OTAN (suite).
[…] Toute la journée, le président américain a soufflé le chaud et le froid en restant évasif sur son engagement à défendre les alliés. Les 32 pays de l’OTAN vont confirmer lors de ce sommet leur engagement à consacrer au moins 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) à leurs dépenses de sécurité d’ici à 2035. Ce pourcentage a été réclamé par le président américain, faute de quoi il a menacé de ne plus défendre les « mauvais payeurs ». En répondant à cette exigence, les pays européens de l’OTAN espéraient en retour un engagement ferme des Etats-Unis, conformément à l’article 5 du traité de l’Alliance, qui oblige tous ses membres à venir en aide à celui qui serait attaqué. […]
Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), Mark Rutte, a rappelé, sur X, que le sommet de l’OTAN sera l’occasion pour les alliés de réaffirmer leur « soutien indéfectible » à l’Ukraine. « Nous continuerons de construire le pont menant à l’adhésion irréversible de l’Ukraine à l’OTAN », a-t-il écrit.
Maintenir la paix dans le monde est une entreprise complexe et globale qui requiert à la fois une coopération internationale et une action individuelle. Il ne s'agit pas seulement de prévenir la guerre, mais aussi de promouvoir une culture de paix, de justice et de respect des droits de l'homme.
Nos dirigeants mondiaux actuels ne sont pas qualifiés pour faire cela...
Mardi 24/6, 9h30
Serbie.
Le président serbe, Aleksandar Vucic, a annoncé le 23 juin que la Serbie avait suspendu toutes ses exportations d’armes, invoquant des raisons de sécurité nationale et des intérêts économiques. Il a nié que cette décision soit une réponse aux critiques croissantes concernant les allégations selon lesquelles des munitions serbes auraient atterri en Ukraine.
S’exprimant après une réunion avec de hauts responsables militaires, Vucic a déclaré que la Serbie n’envoyait des munitions qu’à ses propres casernes et que toutes les exportations étaient suspendues, conformément aux meilleurs intérêts de la Serbie.
[…] En mai 2025, le service de renseignement extérieur russe (SVR) a accusé russe Belgrade de fournir des armes à Kiev, malgré les liens amicaux de la Serbie avec Moscou et sa neutralité déclarée dans l’invasion .
Selon une enquête menée en 2024 par le Financial Times, des munitions serbes sont parvenues en Ukraine par le biais d’intermédiaires, bien que Belgrade maintienne qu’elle n’arme directement aucun des deux camps.
[…] Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, la Serbie tente de naviguer sur un chemin diplomatique délicat entre Moscou et l’Occident.
Dans son dernier numéro d’équilibriste, Vucic a refusé de signer une déclaration condamnant l’invasion – afin de ne pas « trahir la Russie » – tout en s’engageant simultanément à soutenir la reconstruction de l’Ukraine. […]
The Kyiv Independent, La Serbie suspend toutes ses exportations d’armes suite à l’enquête russe sur l’Ukraine, traduction automatique
Mardi 24/6, 9h25
Iran.
Alors que Trump a annoncé un « CESSEZ-LE-FEU complet et total » entre Israël et l’Iran après 12 jours de frappes sur le territoire de l’autre, de nombreuses questions clés restent sans réponse.
Nous ne savons pas encore sur quelles conditions les deux parties se sont mises d’accord, ni si les États-Unis et l’Iran relanceront les négociations nucléaires qui ont échoué.
Nous ne connaissons pas non plus le sort des stocks d’uranium enrichi de l’Iran, dont de nombreux experts pensent qu’ils ont survécu aux bombardements américains et israéliens.
Il reste à voir si un cessez-le-feu pourra tenir.
Comme nous venons de le signaler, le bureau de Netanyahu a déclaré qu’Israël avait accepté le cessez-le-feu.
Un responsable iranien avait confirmé plus tôt que Téhéran avait également accepté un cessez-le-feu, mais le ministre des Affaires étrangères du pays, Abbas Araqchi, avait déclaré qu’il n’y aurait pas de cessation des hostilités à moins qu’Israël ne cesse ses attaques.
Reuters, Cessez-le-feu « complet et total » entre Israël et l’Iran : ce que nous ignorons, traduction automatique
[…] Le président Donald Trump a minimisé la réponse de l’Iran à la récente frappe américaine contre ses installations nucléaires, qualifiant les représailles de Téhéran de limitées et largement inefficaces. « Quatorze missiles ont été tirés : treize ont été abattus et un a été libéré, car il se dirigeait vers une direction non menaçante », a déclaré M. Trump dans une déclaration sur Truth Social. Il a souligné qu’aucun Américain n’avait été blessé et que les dégâts étaient minimes. […]
The Kyiv Independent, Trump minimise les frappes de missiles iraniennes sur les bases américaines en Irak et au Qatar, qualifiant la réponse de « très faible », traduction automatique
Mardi 24/6, 9h10
OTAN.
Les responsables russes tentent d’influencer le débat sur l’augmentation des dépenses de défense de l’OTAN en présentant à tort les efforts actuels de la Russie pour restructurer et étendre ses capacités militaires comme une réaction défensive face à l’OTAN.
Le président russe Vladimir Poutine a rencontré des diplômés des académies militaires russes le 23 juin et a reconnu que les États membres de l’OTAN annonceraient probablement une augmentation significative de leurs dépenses de défense et des efforts pour accroître leurs capacités militaires lors du prochain sommet des 24 et 25 juin. Poutine a affirmé que cette réunion clarifierait que c’est l’OTAN qui provoque la « militarisation mondiale », et non la Russie. Poutine a déclaré que la Russie continuerait de prendre des mesures pour renforcer sa sécurité et développer ses forces armées afin de garantir sa souveraineté. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 23 juin, traduction automatique
Mardi 24/6, 8h55
B2-Spirit (pour info) : c’est beau d’être riche.
Un B-2 Spirit, stationné à l'Andersen Air Force Base entre un F/A-18 Hornet et deux F-16 Fighting Falcon.
Le Northrop B-2 Spirit, également surnommé Stealth Bomber (en français : bombardier furtif), est un bombardier de l’US Air Force (USAF) développé par l’avionneur américain Northrop durant la guerre froide [le vol inaugural du premier B-2 Spirit, le Spirit of America, s’est déroulé le 17 juillet 1989].
En 2025, le B-2 Spirit est la seule aile volante ayant été produite en série (21 exemplaires construits, 18 en service) ; il […] dispose de deux soutes pouvant recevoir une charge maximale théorique d’environ 35 tonnes de bombes et missiles divers.
[…] En mars 1997, il fallait 124 heures de maintenance pour une heure de vol, l’objectif à cette date était de le faire baisser à 60 voire 50 heures ; en 2014, il fallait 47 heures de maintenance pour une heure de vol.
[…] Le maintien en condition des 21 appareils et leur modernisation coûte en moyenne près de 700 millions de dollars par an. Chacun des engins vaut environ sa propre masse en or (Juin 2025). […]
Dans un communiqué, Majed Al-Ansari, le porte-parole du ministère des affaires étrangères qatari dénonce l’attaque de missiles iraniens visant la base aérienne d’Al-Udeid, la qualifiant de « violation flagrante de la souveraineté et de l’espace aérien de l’État du Qatar, ainsi que du droit international ».
De son côté, le ministère de la défense qatari dit avoir intercepté des missiles visant la base américaine en ajoutant que « l’incident n’a fait ni morts ni blessés ».
Base américaine Al-Udeid, Qatar, Google Earth [sorte de circuit imprimé américain au Qatar]
Lundi 23/6, 19h30
Mon nuc, ton nuc.
Il n’y a pas de cadre de légalité dans les frappes contre les sites nucléaires iraniens, a déclaré lundi le président français, Emmanuel Macron, lors d’un déplacement en Norvège. « Si on peut considérer qu’il y a une légitimité à neutraliser des structures nucléaires en Iran, compte tenu des objectifs qui sont les nôtres, il n’y a pas de cadre de légalité », a dit M. Macron, à l’occasion d’une conférence de presse aux côtés du premier ministre norvégien, Jonas Gahr Store.
Le vice-président américain JD Vance : Je compatis avec les Américains épuisés après 25 ans d’implication étrangère au Moyen-Orient. Je comprends leur inquiétude, mais la différence est qu’à l’époque, nous avions des présidents stupides, et aujourd’hui, nous avons un président qui sait réellement comment atteindre les objectifs de sécurité des États-Unis.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Lundi 23/6, 11h10
Complexe militaro-civil.
Des pompiers interviennent sur le site de la piscine intérieure de l’Université nationale technique d’Ukraine, touchée par des frappes russes, à Kiev, le 23 juin 2025.
Hé oui, une piscine universitaire peut être considérée comme faisant partie du complexe militaro-industriel ukrainien dans la mesure où elle permet aux jeunes de s’entraîner à supporter la torture dite de la baignoire russe. Hé ben oui.
Lundi 23/6, 8h20
Iran.
Où est mon nuc (suite) ?
[…] La question clé, évidemment, ce dimanche, est d’évaluer quelles destructions ont subi les sites stratégiques iraniens, en gros de combien d’années, voire de décennies en arrière ce programme a été renvoyé. Sachant que l’expertise scientifique ne peut pas, elle, être « désapprise ».
Le stock d’uranium hautement enrichi, qui tiendrait dans un seul camion a-t-il été détruit ? L’Iran l’a-t-il évacué à temps des sites de Natanz et Fordo ? Seize camions ont été repérés par satellite auprès de Fordo samedi et Téhéran affirmait dimanche après-midi avoir effectivement déplacé samedi en lieu sûr son stock d’uranium hautement enrichi…
D’ailleurs, le raid américain sur Natanz ce dimanche aurait, selon l’armée israélienne, plutôt visé un site de stockage clandestin dans une montagne voisine… De plus, le site de Fordo, celui censé concentrer les activités d’enrichissement les plus cruciales, était protégé par 80 mètres de terre et de béton alors que les bombes GBU-57 n’affichent une capacité de perforation de 60 mètres.
Les Echos, Frappes américaines en Iran : le Proche-Orient suspendu au mystère d’une demi-tonne d’uranium
Il n’est pas dans l’air
Le directeur de l’AIEA, Grossi : L’Iran nous a informés que les niveaux de radiation à Fordow, Natanz et Ispahan n’ont pas changé.
Le chef du ministère des Affaires étrangères du régime iranien est arrivé à Moscou « pour discuter des questions liées aux frappes d’Israël et des États-Unis ». Selon des sources russes, il devrait rencontrer le boucher du Kremlin et ses laquais.
La Russie a « fermement condamné » l’attaque américaine d’hier nuit.
Mais il suffit de lire attentivement les dernières prises de parole de Vladimir Poutine au Forum de Saint-Pétersbourg — que nous traduisons et commentons ici — pour comprendre qu’un ajustement stratégique est en cours.
Incapable de soutenir l’ouverture d’un nouveau front au sud, la Russie pourrait, par réalisme, voir à nouveau sa stature internationale diminuée en décidant d’abandonner le régime iranien à Israël et aux États-Unis — en soulevant des interrogations sur sa solvabilité géopolitique.
Vladimir Poutine parle beaucoup, mais il suffit de quelques mots pour comprendre où il veut en venir. Il en a encore fait la démonstration lors de la séance plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, lors d’un discours fleuve de près d’une heure, suivi d’une série de répliques plus ou moins approfondies aux questions de ses interlocuteurs, dans une mise en scène plutôt ratée de sa nouvelle prétendue centralité sur la scène internationale
À la veille de l’entrée en guerre des États-Unis, le message qui en ressortait était extrêmement clair : Vladimir Poutine était en train de lâcher l’Iran.
Le président russe, qui a encore signé un accord stratégique avec l’Iran en janvier, ne semblait en effet pas vouloir soutenir l’Iran au-delà des démarches diplomatiques et informelles aux Nations unies, auprès de Benyamin Netanyahou, et dans ses échanges avec Donald Trump, en faveur du nucléaire civil iranien, un domaine dans lequel la Russie a directement un intérêt, puisqu’elle participe à la construction de plusieurs réacteurs sur le territoire iranien.
En revanche, concernant les opérations militaires en cours, la Russie informait son partenaire iranien ainsi que l’ensemble de la planète de sa décision de se retirer du jeu.
Comment pourrait-il agir autrement ? La Russie n’a pas d’intérêts suffisants en Iran pour se permettre d’ouvrir un nouveau front — et on se demande bien avec quelles ressources elle le ferait, puisqu’elle n’a pas même les moyens de réaliser une percée décisive en Ukraine et que les membres du gouvernement russe annoncent un risque de récession.
Le discours de Vladimir Poutine se veut donc une déclaration de réalisme : à ses adversaires, il indique que la Russie reste du côté de l’Iran et que la guerre contre ce dernier n’est jamais qu’un autre avatar de celle qu’ont déployée, selon lui, les ennemis de la Russie sur le front ukrainien.
À ses partenaires — qui peuvent commencer à se poser quelques questions sur la solvabilité géopolitique russe —, la Russie assure qu’elle reste un allié fiable et qu’elle n’a en aucune manière trahi ou abandonné l’Iran à son sort, puisque la République islamique elle-même ne lui a demandé aucune aide militaire. […]
Les fonctionnaires du Kremlin utilisent le système éducatif russe pour endoctriner les enfants dans le mythe du rôle de l’Union soviétique dans la Seconde Guerre mondiale et créer une idéologie d’État centralisée qui façonnera les générations en Russie et en Ukraine occupée par les Russes, justifiant probablement une guerre prolongée en Ukraine et un futur conflit militaire contre l’Occident.
Le 22 juin, Poutine a rencontré l’assistant présidentiel russe Vladimir Medinsky, le recteur de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO) Anatoly Torkunov, le directeur scientifique de l’Institut d’histoire générale de l’Académie des sciences de Russie Aleksandr Chubaryan et le ministre de l’éducation Sergei Kravtsov, qui sont les rédacteurs en chef des manuels d’histoire du ministère russe de l’éducation pour les classes de cinquième à onzième, et a discuté de la présentation de la Seconde Guerre mondiale (appelée Grande Guerre patriotique en Russie) dans les manuels d’histoire russes.
M. Poutine a affirmé que les manuels russes des années 1990 présentaient des récits historiques incongrus et « russophobes » ou niaient les faits historiques, notamment en ce qui concerne la Grande Guerre patriotique et la défaite du nazisme par la Russie au prix d’un coût national important. M. Poutine a accusé les gouvernements étrangers d’exploiter les subventions accordées aux manuels scolaires pour influencer les récits historiques russes dans les années 1990.
[…] Kravtsov a déclaré que toutes les écoles publiques russes ont adopté le programme d’histoire unifié, qui consacre 30 % de son contenu à la Grande Guerre patriotique. Medinsky a déclaré que le ministère de l’éducation a édité le manuel de septième année pour qu’il soit « encore plus idéologique » et qu’il reflète le fait que « l’Ukraine n’existait pas, il n’y avait pas d’État » avant l’Union soviétique. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 22 juin, traduction Deepl
Lundi 23/6, 8h10
Pétrole.
La décision possible de l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz provoquera une flambée significative des prix mondiaux du pétrole, ce qui profiterait grandement à la Russie sur le plan économique et financier en inversant des mois de baisse des revenus pétroliers russes et en lui permettant de continuer à financer sa guerre contre l’Ukraine à moyen terme .
Les prix à terme du pétrole brut Brent ont clôturé à 77,27 $ le 20 juin, marquant une hausse de 11,4 % par rapport au 12 juin, juste avant les frappes israéliennes contre l’Iran. Le Parlement iranien a voté le 22 juin la fermeture du détroit, mais la décision finale appartient au Conseil suprême de sécurité nationale iranien et au dirigeant de l’Ayatollah Ali Khamenei.
Les prix du pétrole augmenteront probablement de manière exponentielle si l’Iran ferme le détroit d’Ormuz, divers rapports prévoyant une flambée des prix entre 90 et 130 $ dans le pire des cas. Les revenus pétroliers et gaziers de la Russie s’élevaient à 11,1 billions de roubles (120,3 milliards de dollars) en 2024 et représentaient environ 30 % des revenus fédéraux totaux de la Russie . Les revenus pétroliers russes ont toutefois diminué régulièrement jusqu’en 2025, les revenus de mai 2025 étant nettement inférieurs de 34 % à ceux de 2024. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 22 juin, traduction automatique
Dimanche 22/6, 15h50
Drones.
Les forces de défense « Sud », en collaboration avec les soldats du SBU et l’unité Next, ont arrêté un train de carburant ennemi près de Tokmak, et les Ronins de la 65e brigade de fusiliers motorisés l’ont incendié.
Des images satellites prises quelques jours avant la frappe américaine sur les sites nucléaires de Fordow montrent une forte activité de camions sur le site.
Des images satellite haute résolution montrent le site nucléaire de Fordow après les frappes des bombes GBU-57A/B. Des rapports suggèrent qu’une bombe américaine a probablement touché les « salles de centrifugation » de l’usine iranienne de Fordow.
La Russie a fermement condamné les frappes américaines contre trois sites nucléaires en Iran, dénonçant des bombardements « irresponsables » contre son principal allié au Moyen-Orient.
« La décision irresponsable de mener des frappes de missiles et de bombes sur le territoire d’un Etat souverain, quels que soient les arguments avancés, viole de manière flagrante le droit international », a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué.
[…] Alexandra, 22 ans, a été poussée dans les bras de l’armée par un profond traumatisme psychologique. « J’étais volontaire pour la Croix-Rouge en mars 2022, lorsque des soldats russes ont tiré sur le bus d’évacuation dans lequel je me trouvais, près de la ville de Snihourivka [dans le sud de l’Ukraine]. J’ai survécu par miracle. Plusieurs personnes ont été tuées autour de moi. Une fille de 14 ans est morte à mes pieds, j’ai croisé son regard pendant qu’elle agonisait… Ce fut un tel choc ! », raconte la jeune femme brune aux grands yeux noirs tristes, également originaire d’Odessa.
Elle forme aussitôt le vœu de s’engager dans l’armée « pour que de telles choses ne puissent pas se reproduire. Pour défendre [s]on petit frère de 16 ans et [s]a petite sœur de 7 ans ». Mais Alexandra se heurte, elle aussi, à un mur de sexisme. […] Elle finit par décrocher au bout d’un an et demi de recherche un poste de tireur sanitaire au sein de la 101e brigade de la défense territoriale.
Le démarrage est rude. Seule femme dans la compagnie, « Benzopila » [(« tronçonneuse », en ukrainien)] ne se sent pas du tout acceptée pendant les deux premiers mois, ni par le groupe ni par son commandant. Le déclic se fait dans une situation dramatique. Lors d’un bombardement, plusieurs camarades sont blessés, dont le commandant. Alors qu’elle lui pose un garrot, elle ne parvient pas à serrer suffisamment fort pour arrêter le sang. Le commandant de la compagnie se met à l’abreuver d’injures. Elle craque et hurle : « Si tu ne la fermes pas, je te laisse crever dans ton jus ! » Ce fut le tournant. « A partir de cet instant, ils se sont mis à me respecter, lui et le reste de la compagnie. Nous sommes amis maintenant, il me traite comme son égale et m’a enseigné l’usage de toutes les armes à feu. A l’armée, il faut montrer ses couilles ! »
Reste qu’il s’agit à ses yeux d’une « structure encore largement soviétique où l’on ne conçoit pas la femme autrement que sous la forme d’une bobonne, cuisinière ou gratte-papier ». En février, elle a épousé un soldat de la même brigade, qu’elle voit cependant rarement, car il sert dans un autre bataillon. Le quotidien reste pénible. « Je suis dans un dortoir avec des hommes, je n’ai aucun endroit pour décompresser, pour pleurer, pour assurer mon hygiène féminine, confie-t-elle. Psychologiquement, c’est très dur. »
D’autant qu’elle perd son père, tué sur le front à l’été 2024, alors qu’elle s’entraîne pour devenir droniste. « Le désir de vengeance s’est ajouté à ma motivation initiale », explique « Benzopila » de sa bouche au perpétuel sourire inversé, comme si les terribles péripéties qu’elle a endurées restaient pendues aux commissures de ses lèvres. Sa détermination effraie sa mère, qui « n’espère qu’une chose : qu’[elle] tombe enceinte et soi[t] démobilisée ». Ce n’est pas raisonnable, estime celle dont le contrat de trois ans court jusqu’en 2026. « Si la guerre n’est pas terminée, je rempile ! », promet-elle. […]
Le Monde, Emmanuel Grynszpan (Kyiv, envoyé spécial), Alexandra, 22 ans, soldate en Ukraine : « A l’armée, il faut montrer ses couilles ! »
Dimanche 22/6, 10h50
C’est dimanche quand même : les saltimbanques français s’engagent.
Toute guerre est cruelle. Le Kremlin a perdu Gérard Depardieu, il a gagné Francis Lalanne. L’ancien troubadour romantique a récemment posé ses bottes de cuir sur les pavés de Moscou afin de tourner une chanson à la gloire de la Russie. Au côté d’une lauréate du « The Voice » local, il livre une ode à cette patrie « chère à [s]es yeux » avec des accents lyriques et une chorégraphie de kermesse. Arborant sur son pull le nom du parti présidentiel, Le Front populaire. Un ruban de Saint-Georges, symbole de patriotisme, complète la tenue du chanteur. […]
Le Figaro, « Il se fiche du ridicule » : le naufrage de Francis Lalanne, qui chante les louanges du Kremlin
Le 15 avril dernier, le chanteur a déclaré au micro d’Europe 1 que le conflit entre l’Ukraine et la Russie était un «litige», tout en exprimant ses réserves sur la véracité des frappes russes contre la ville de Soumy, tuant 35 civils. «Je condamne les bombardements contre les populations civiles, à supposer qu’il y ait eu des bombardements contre les populations civiles […] je ne crois plus un mot de ce qu’on me dit à la télévision et la radio, car nous sommes dans une période où la propagande règne» avait-il déclaré, provoquant un tollé dans le studio. […]
Le Figaro, «Ma Russie» : Francis Lalanne dévoile une nouvelle chanson et embrasse le drapeau russe
[NDLR : les casques et les microphones sont allemands — Sennheiser et Neumann]
La comédienne Fanny Ardant s’est produite pour deux soirées spéciales, mi-juin, dans un théâtre de Moscou dirigé par [Vladimir Machkov] un propagandiste proche du pouvoir. L’actrice française, qui avait auparavant effectué un voyage privé de deux jours à Tbilissi, en Géorgie, a gagné la capitale russe pour y jouer, vendredi 13 et samedi 14 juin, une pièce en forme de monologue, dans le cadre d’un festival moscovite.
[…] « Pour moi, la Russie est une terre de poésie, a expliqué Fanny Ardant.J’ai étudié [la littérature russe] de manière un peu désordonnée, mais je l’aime tout entière. Alors, quand on me dit : “Mais pourquoi vas-tu en Russie ?”, je n’ai d’autre réponse que : “Cela va de soi.” » Ces propos et sa visite ont évidemment enchanté les médias russes. « Fanny Ardant jette un pont solide entre Paris et Moscou », a commenté la première chaîne d’Etat, Channel One, qui s’est félicitée du rôle d’« agente de la culture russe » joué en ce mois de juin par « la femme fatale du cinéma français ».
[…] Machkov avait alors déployé sur la façade du Théâtre Tabakov une immense affiche portant la lettre Z, symbole de l’agression russe contre son voisin ukrainien. En 2024, il a participé à la campagne présidentielle de Vladimir Poutine, et, en avril, ce proche du Kremlin déclarait de nouveau sur la scène du Festival international du film de Moscou (où il a reçu un « prix spécial ») : « Nous croyons tous en notre victoire et, grâce à nos soldats, en une victoire proche. »
« Quand j’écoute Fanny, je me dis que j’aimerais que tout le monde apprécie autant notre littérature et se rende compte de la place majeure de notre grande culture dans le monde », s’est félicité cette fois Vladimir Machkov, à l’issue de la tournée de son amie française.
[…] L’actrice au plus de 60 films de genres différents est restée proche de Gérard Depardieu, l’homme qui tutoie Poutine et qui a acquis en 2013 la nationalité russe (jusqu’en 2022). A l’acteur mis en examen pour des faits de viols et d’agressions sexuelles, désormais mis au ban du 7e art, elle continue de témoigner son indéfectible soutien (y compris, en mars, à la barre du tribunal correctionnel de Paris). Devenue réalisatrice, Fanny Ardant vient de lui confier le rôle d’un magicien dans son dernier long-métrage Elle regardait sans plus rien voir. […]
Le Monde, Fanny Ardant vient d’achever une discrète tournée à Moscou
Fanny Ardant, lors d’une conférence de presse dans le cadre du festival artistique Chereshnevy Les (« forêt de cerisiers »), à Moscou, le 12 juin 2025. VLADIMIR FEDORENKO/SPUTNI/SIPA
Dimanche 22/6, 10h35
Iran : Le point de vue de l’Association pour le contrôle des armes.
La décision du président Donald Trump de se joindre aux attaques illégales d’Israël contre les dirigeants iraniens, des cibles civiles et les principaux sites nucléaires du pays constitue un écart irresponsable par rapport à la politique diplomatique de Trump et accroît le risque d’un Iran doté de l’arme nucléaire. Les frappes militaires américaines contre des cibles nucléaires iraniennes, notamment le complexe d’enrichissement d’uranium souterrain et hautement sécurisé de Fordow, pourraient temporairement retarder le programme nucléaire iranien. Mais à long terme, une action militaire est susceptible de pousser l’Iran à conclure que l’arme nucléaire est nécessaire à la dissuasion et que Washington n’est pas intéressé par la diplomatie.
Avant le début de la campagne de bombardements israéliens le 13 juin, le consensus des agences de renseignement américaines était que l’Iran n’avait pas encore pris la décision de construire une bombe et qu’il lui faudrait plusieurs mois, voire plus, pour assembler un engin rudimentaire. Il n’existait aucune menace imminente de militarisation de son programme nucléaire par l’Iran avant le début de l’attaque israélienne. Les frappes militaires ne peuvent à elles seules détruire le vaste savoir-faire nucléaire de l’Iran. Elles retarderont le programme iranien, mais au prix d’un renforcement de la détermination de Téhéran à reconstituer ses activités nucléaires sensibles, ce qui pourrait l’inciter à envisager un retrait du Traité de non-prolifération nucléaire et, éventuellement, une militarisation. […]
Déclaration de Daryl G. Kimball, directeur exécutif, Kelsey Davenport, directrice de la politique de non-prolifération, et Thomas Countryman, président du conseil d’administration et ancien secrétaire d’État adjoint américain à la non-prolifération et à la sécurité internationale. Pour diffusion immédiate : 21 juin 2025
The War Zone, Les États-Unis ont attaqué les installations nucléaires iraniennes (mise à jour), traduction automatique
Dimanche 22/6, 10h15
Iran : le VRAI point de vue russe.
La guerre entre les États-Unis et l’Iran n’aurait pas eu lieu si Trump avait été président.
L’Iran a été attaqué par deux puissances nucléaires. Il doit être deux fois plus neutre et désarmer deux fois plus. Résister, c’est risquer une Troisième Guerre mondiale pour nous tous.
Noel Reports, Bluesky — « Merci beaucoup, Monsieur le Président. » Une grande banderole à Tel Aviv aujourd’hui, reflétant la gratitude du public en Israël après les frappes américaines contre l’Iran.
[Attaque]
Après des jours de flou autour d’une possible intervention, les Etats-Unis ont attaqué dans la nuit de samedi 21 à dimanche 22 juin trois des principaux sites nucléaires iraniens, Donald Trump affirmant que les capacités d’enrichissement du pays étaient désormais « complètement détruites ».
« Notre objectif était de détruire les capacités d’enrichissement nucléaire de l’Iran et de mettre un terme à la menace nucléaire posée par le principal Etat soutenant le terrorisme au monde. Ce soir, je peux annoncer au monde que ces frappes ont été un succès militaire spectaculaire », a affirmé le président américain, lors d’une allocution à la Maison Blanche.
[…] Construite en violation des résolutions de l’ONU, l’installation souterraine de Fordo a été présentée par Téhéran comme une usine d’enrichissement d’uranium à taux élevé pouvant accueillir quelque 3 000 centrifugeuses. Israël n’était pas en mesure de frapper à une telle profondeur.
L’usine de Natanz, elle, est sans doute la plus connue. Son existence a été révélée en 2002. Elle compte deux bâtiments, l’un souterrain, l’autre en surface, pour un total de près de 70 cascades de centrifugeuses – soit plus de 10 000 de ces machines utilisées pour enrichir l’uranium.
L’installation d’Ispahan est, pour sa part, une usine de conversion. Elle permet de produire des gaz nécessaires à l’enrichissement d’uranium.
[…] « Aujourd’hui, à l’aube, les sites nucléaires du pays à Fordo, Natanz et Ispahan ont été attaqués par les ennemis de l’Iran islamique dans un acte barbare qui viole le droit international », a confirmé, dimanche à l’aube, l’Organisation de l’énergie atomique iranienne, dans un communiqué publié par les médias d’Etat. « Malgré les complots maléfiques de ses ennemis », l’Iran « ne laissera pas le chemin de développement de cette industrie nationale (…) être arrêté », a-t-elle ajouté.
[Contamination]
L’autorité iranienne de sécurité nucléaire a affirmé n’avoir détecté « aucun signe de contamination » sur les sites nucléaires visés par les bombardements américains, assurant qu’il n’y avait « donc aucun danger pour les personnes habitant autour » de Fordo, Natanz et Ispahan.
Aucun effet radioactif n’a été détecté non plus en Arabie saoudite ni dans les autres Etats du Golfe, a fait savoir la Commission de régulation nucléaire et radiologique saoudienne.
[La paix par la force — bondiou, cette formule me rappelle quelque chose…]
Israël a, de son côté, remercié le président américain d’aider à « la paix par la force », son premier ministre, Benyamin Nétanyahou, dans un message vidéo en anglais adressé à Donald Trump, voyant le Moyen-Orient à un « tournant historique ». « Votre décision audacieuse de viser les installations nucléaires de l’Iran avec la puissance impressionnante et juste des Etats-Unis changera l’histoire », a ajouté le chef du gouvernement israélien. […]
Le Monde, Iran : ce qu’il faut savoir sur les frappes des Etats-Unis visant trois sites nucléaires
Six bombardiers furtifs américains B-2 ont largué une douzaine de missiles de pénétration d’artillerie massive GBU-57 sur le site nucléaire iranien de Fordow pendant la nuit, selon des responsables américains cités par CNN. Deux autres missiles de pénétration d’artillerie massive ont été utilisés contre le site de Natanz.
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel est consacré au conflit entre Israel et l’Iran.
[…] Quant aux drones, qui sont relativement faciles à intercepter du fait de leur lenteur, les Iraniens ont bien compris, sur l’exemple de la guerre russe contre l’Ukraine, qu’il fallait les mixer aux attaques par missiles pour déborder les systèmes de défense. Il est difficile en effet d’utiliser des chasseurs ou des hélicoptères armés dans les espaces où le dôme de fer est activé sans risquer des destructions de ses propres aéronefs. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Israël-Iran : Le dôme de fer, un parapluie troué qui a le mérite d’exister
Samedi 21/6, 20h15
Drones.
L’armée ukrainienne utilise un drone terrestre pour couper le câble à fibre optique du FPV russe qui a tenté de tendre une embuscade sur la route.
L’OTAN mène des essais à grande échelle de systèmes maritimes sans pilote dans la mer Baltique et la mer du Nord dans le cadre de l’initiative Task Force X Baltic visant à protéger les infrastructures sous-marines et à fournir une connaissance de la situation.
En Biélorussie, 14 prisonniers politiques ont été libérés, a déclaré John Cole, représentant spécial adjoint de Keith Kellogg. Svetlana Tikhanovskaya a publié une vidéo sur sa chaîne Telegram, où l’on peut voir que son mari Sergei Tikhanovsky fait partie de ceux qui sont venus à Vilnius.
Parmi les personnes libérées figurent Sergei Tikhanovsky, Natalia Dulina, Igor Kornei et Galina Krasnyanskaya.
« Grâce au leadership fort du président Trump, 14 prisonniers de Biélorussie ont été libérés aujourd’hui. Merci au gouvernement lituanien pour sa coopération et son assistance – il reste un véritable ami et allié », a écrit sur Twitter John Cole, représentant spécial adjoint de Keith Kellogg.
Nous vous rappelons que la dernière fois qu’un processus similaire a eu lieu, c’était le 7 mai, lorsque 42 prisonniers politiques ont été graciés.Les experts ont estimé qu’il ne s’agissait guère du résultat final de l’accord entre le Belarus et les États-Unis, dont les médias américains ont fait état en février 2025. Il n’est pas encore question de libération massive de centaines de personnes. […]
Zerkalo, La Biélorussie libère 14 prisonniers politiques, dont Sergueï Tikhanovsky, traduction automatique & Deepl
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué la libération de l’opposant biélorusse Sergueï Tsikhanovski, exhortant la Biélorussie à libérer tous les prisonniers politiques. « C’est une nouvelle fantastique et un symbole d’espoir puissant pour tous les prisonniers politiques qui souffrent sous le régime brutal de Loukachenko. » « L’Europe continue d’appeler à leur libération immédiate », a-t-elle déclaré sur le réseau social X.
M. Poutine a fait ces déclarations lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg le 20 juin.
– Ceux qui promeuvent de tels récits sur le manque de fiabilité de la Russie en tant qu’alliée sont des provocateurs. Ils provoquent la situation. Mais cela ne les aidera pas, ils n’atteindront pas leurs objectifs« , a déclaré M. Poutine lorsqu’on lui a demandé ce qu’il répondrait aux affirmations selon lesquelles »la Russie est un allié peu fiable parce qu’elle n’a pas défendu l’Iran ».
L’homme politique a expliqué que Moscou faisait déjà preuve d’une « certaine solidarité » avec Téhéran, mais que « tout conflit est unique ».
– Près de deux millions de personnes vivent en Israël, originaires de l’ex-Union soviétique et de la Fédération de Russie ; c’est presque un pays russophone aujourd’hui. Bien entendu, nous tenons toujours compte de ce facteur dans l’histoire récente de la Russie », a-t-il déclaré.
Dans le même temps, la Fédération de Russie « a développé de très bonnes relations de confiance, d’amitié et d’alliance avec le monde arabe et islamique » (à noter que de nombreux pays arabes sont hostiles à l’Iran. – Note de la rédaction) et « c’est aussi un facteur ».
– Qui dit que nous aurions dû faire plus : quoi – plus ? Lancer des opérations de combat, c’est tout ? Nous sommes déjà engagés dans des opérations de combat avec ceux que nous considérons comme des adversaires des idées que nous défendons et qui représentent une menace pour la Fédération de Russie. […]
Zerkalo, « Devons-nous lancer des opérations de combat, ou quoi ? Poutine a expliqué pourquoi la Russie n’a pas défendu l’Iran, pays ami, traduction Deepl
Samedi 21/6, 15h30
Vu.
The Guardian — Des adolescents participent à un entraînement militaire de deux jours à Lviv. Photographie : Olena Znak/Anadolu/Getty Images
Samedi 21/6, 15h20
Lu.
[…] Mais l’usine d’Azovstal était encerclée et les tentatives d’évasion se soldèrent par un désastre. Ses défenseurs furent contraints de se replier sous terre. La nourriture était si rare que des chiens furent tués pour leur viande.
[…] Le 12 avril, les troupes ukrainiennes ont reçu l’ordre de déposer les armes, de retirer leurs gilets de protection et de marcher les mains en l’air sous le regard des tireurs d’élite et des mitrailleurs russes.
[…] Des bus scolaires les ont conduits dans une vieille ferme où ils ont été parqués dans de grands poulaillers. Leurs papiers d’identité ont été confisqués et on leur a donné à manger et à boire.
Ce devait être presque la dernière expérience humaine de Chorny pendant trois ans.
Le lendemain, ils ont été transportés par camion vers Olenivka, une prison tristement célèbre de Donetsk occupée.
« Notre camion arrive, la porte s’ouvre, tu dis ton nom, ton grade, ta date de naissance », se souvient Chorny de son arrivée. « Tu sautes, et le premier coup de matraque te touche à l’arrière de la tête. Ils se tiennent sur les côtés, et pendant que tu cours, ils te frappent. »
[…] Il était logé dans une caserne avec 70 autres hommes. Ils devaient rester debout toute la journée et recevaient des feuilles de papier sur lesquelles étaient imprimés l’hymne national russe et la chanson soviétique Katioucha, à apprendre par cœur.
Ceux qui échouaient étaient frappés aux genoux. D’autres étaient mordus par des chiens de garde en liberté.
[…] Au bout de quelques semaines, Chorny fut transféré en cellule disciplinaire. Il y resta trois ans. Puis vinrent les interrogatoires. « Ce n’était pas un interrogatoire, c’était de la torture », dit Chorny.
Sa tête était recouverte d’un sac, encore souillé par la morve, la salive et le sang de la dernière victime. Des fils étaient attachés à ses doigts, reliés à un téléphone militaire que les gardes appelaient Igor. Une fois remonté, il créait une décharge électrique.
Chorny a déclaré : « Ils ont dit : « Voici Igor, faisons connaissance. Il aime la vérité. Quand on lui dit la vérité, il la reconnaît. » »
Il a été interrogé une fois pendant trois heures. « Ils m’ont glissé un pistolet paralysant entre les jambes, vous savez, un pistolet paralysant qui tue les vaches », a-t-il raconté. « Ils m’ont dit : s’il tombe de tes jambes, on s’en servira contre toi. »
« Je suis revenu le soir, on m’a jeté en cellule. Tout mon corps était atrophié. Ma bouche ne fonctionnait plus. Les gars qui étaient avec moi ont pris une cuillère et m’ont nourri. »
[…] « Il fallait juste rester debout dans la cellule, on ne pouvait pas tourner la tête, on ne pouvait même pas regarder quelqu’un dans les yeux, juste la tête baissée vers le sol », a déclaré Chorny.
Il n’y avait pas de saisons en prison. Les gardiens ne parlaient pas du monde extérieur, ajouta-t-il.
Une station de radio russe diffusait des conférences historiques et des chants patriotiques à plein volume de 6 h à 22 h. Ceux qui parlaient, ou hésitaient debout, provoquaient une bastonnade collective.
[…] À deux reprises, lors de la visite du médiateur russe pour les droits de l’homme, il a été autorisé à écrire des lettres à ses grands-parents. Mais les mots étaient scénarisés : « Je vais bien, je suis bien nourri, je suis bien traité. »
[…] Peu avant sa libération, Chorny a également été autorisé à participer à un appel vidéo de six minutes avec Shikot [sa chérie]. Mais ce n’est que le 19 avril qu’on lui a mis un sac sur la tête pour la dernière fois et qu’il a été embarqué dans un avion à destination de la Biélorussie pour un échange de prisonniers impliquant 246 soldats de chaque côté.
Chorny a passé un mois dans un centre de rééducation et a déclaré se sentir désormais bien physiquement, espérant que ses blessures psychologiques guériraient avec le temps. Mais il pourrait s’avérer difficile d’accepter le monde tel qu’il est, au lieu de la vision idéalisée qu’il a eue dans sa tête pendant trois ans.
« La première règle est d’oublier que vous avez été citoyen », a déclaré Chorny à propos de la captivité. « Oubliez votre petite amie, oubliez vos grands-parents, éloignez-vous complètement de votre passé. Autrement dit, vous n’y êtes jamais allé, vous êtes né en captivité, vous vivez en captivité. » […]
The Guardian, La première règle est d’oublier sa vie passée : un marine ukrainien raconte ses trois années de tourment en captivité russe, traduction automatique
Qu’est-ce qui est pire ? L’igorance ou l’apathie ? Meilleure réponse : Je ne sais pas ou je m’en fiche.
Samedi 21/6, 7h55
Une vidéo pour comprendre.
Le traité de 1968 sur la non-prolifération nucléaire (TNP) reconnaît officiellement cinq puissances nucléaires. Depuis, quatre autres nations le sont devenues en dehors du cadre juridique international.
Les règles en matière d’armes nucléaires ne sont pas toujours très simples au premier abord. Pourquoi certains pays ont-ils le droit d’en posséder et d’autres non ? Pourquoi certains pays ne sont pas censés en posséder, mais en détiennent malgré tout ? Pourquoi dit-on que certains en possèdent alors qu’officiellement, ce n’est pas le cas ?
Dans cette vidéo, nous revenons sur l’histoire de la prolifération des armes nucléaires dans le monde et sur l’origine des règles internationales qui encadrent ces armes dévastatrices. Nous évoquons plus particulièrement le cadre du premier traité de non-prolifération nucléaire, le TNP, qui reconnaît cinq puissances nucléaires mondiales (la Chine, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie). Les autres pays signataires du texte de 1968 s’étaient engagés à ne pas développer d’installations nucléaires à des fins militaires. […]
Le Monde, Pourquoi certains pays ont le droit à l’arme nucléaire et d’autres pas ? Comprendre en trois minutes
[Robert a un doute]
Le 21 mars 1963, Kennedy prévient qu’il voit « la possibilité, dans les années 1970, que le président des États-Unis doive faire face à un monde dans lequel 15, 20 ou 25 nations pourraient avoir des armes nucléaires. Je considère cela comme le plus grand danger possible ». Kennedy fait cette déclaration un mois après qu’un mémorandum secret du département de la Défense ait évalué que huit pays — le Canada, la Chine, l’Inde, Israël, l’Italie, le Japon, la Suède et l’Allemagne de l’Ouest — auront probablement la capacité de produire des armes nucléaires d’ici dix ans. […]
Wikipedia, Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires
Trump hésite toujours à intervenir dans le conflit israélo-iranien, affirmant qu'il accorderait deux semaines supplémentaires à la diplomatie. Par coïncidence, il s'agit du même délai qu'il avait autrefois fixé à Poutine concernant l'Ukraine. Et ce délai est passé sans conséquence.
Vladimir Poutine a déclaré que les Russes et les Ukrainiens formaient un seul et même peuple et que, « en ce sens, l’ensemble de l’Ukraine nous appartient », rapportent l’agence de presse Reuters, l’agence d’Etat russe TASS et le média indépendant Meduza. « Nous avons une expression, ou une parabole », a-t-il dit : « Ce que foule le pied d’un soldat russe nous appartient. » […]
L’Occident n’a pas réussi à convaincre le président russe Vladimir Poutine de réévaluer sa théorie de la victoire en Ukraine au cours de l’année écoulée. Les déclarations publiques de Poutine indiquent qu’il continue d’estimer que les forces russes seront en mesure de remporter une guerre d’usure en maintenant indéfiniment des avancées progressives le long de la ligne de front.
Poutine a articulé une théorie de la victoire lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) en juin 2024 qui suppose que les forces russes seront en mesure de poursuivre indéfiniment des avancées progressives, d’empêcher l’Ukraine de mener avec succès des contre-offensives opérationnelles significatives et de remporter une guerre d’usure contre les forces ukrainiennes.
L’évaluation de Poutine selon laquelle des gains russes progressifs permettront à la Russie d’atteindre ses objectifs en Ukraine repose sur l’hypothèse que les forces ukrainiennes seront incapables de libérer tout territoire significatif conquis par les forces russes et que l’armée russe sera en mesure de soutenir des opérations offensives qui permettront des gains tactiques progressifs malgré de lourdes pertes.
[…] Poutine a menacé d’aggraver la situation pour l’Ukraine si celle-ci ne faisait pas de concessions significatives et n’acceptait pas un accord de paix aux conditions de la Russie, et a appelé les partenaires de l’Ukraine à « prendre conscience des réalités actuelles » pour pousser l’Ukraine vers un accord. Poutine a réaffirmé que la Russie était prête à atteindre ses objectifs de guerre par la voie militaire si elle n’était pas en mesure de les atteindre par la voie diplomatique. Poutine a indiqué à plusieurs reprises que les objectifs de guerre de la Russie incluent un changement de régime en Ukraine, l’installation d’un gouvernement mandaté par le Kremlin à Kiev, des limitations significatives de la capacité de l’Ukraine à se défendre contre une future agression russe, la neutralité ukrainienne et l’abandon par l’OTAN de sa politique de porte ouverte. […]
[…] Poutine a explicitement déclaré qu’il ne signerait pas d’accord de paix avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Il a affirmé être prêt à négocier avec lui, mais a affirmé que ce dernier était illégitime et que la Russie ne signerait d’accords légaux qu’avec des autorités « légitimes ». Poutine a réitéré ses fausses affirmations selon lesquelles il n’existe aucun mécanisme légal dans la Constitution ou la loi ukrainienne permettant de prolonger le mandat d’un président ukrainien sous la loi martiale, et Poutine a délibérément déformé la Constitution et la loi ukrainiennes pour étayer ses affirmations.
Poutine a également affirmé que tous les organes gouvernementaux ukrainiens nommés par Zelensky étaient illégitimes, alléguant que si le président est illégitime, « l’ensemble du système de pouvoir devient illégitime ». La Constitution et la loi ukrainiennes stipulent explicitement que l’Ukraine ne peut organiser d’élections tant que la loi martiale est en vigueur et que les autorités ukrainiennes ne peuvent la lever tant que « la menace d’attaque ou le danger pour l’indépendance de l’Ukraine et son intégrité territoriale » subsistent. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 19 juin, traduction automatique
Vendredi 20/6, 7h10
RN à la pointe.
En quatre jours, le Rassemblement national (RN) a réussi à imprimer sa marque sur l’avenir énergétique de la France. A l’Assemblée nationale, où les députés ont débattu, cette semaine, d’une proposition de loi de programmation pour les dix prochaines années, le parti d’extrême droite a notamment obtenu l’inscription d’une relance massive du nucléaire.
Jeudi 19 juin, il a engrangé une autre victoire significative avec l’adoption d’un moratoire sur tout nouveau projet éolien et solaire. L’amendement déposé par Les Républicains a bénéficié des voix du RN et du groupe Union des droites pour la République (UDR) d’Eric Ciotti. Toute la semaine, les élus RN, nombreux dans l’Hémicycle, ont tiré parti de la faible mobilisation du bloc central et de la gauche.
[…] Selon l’amendement adopté, le moratoire sur l’éolien et le solaire se prolongerait jusqu’à « la réalisation d’une étude objective et indépendante visant à déterminer le mix énergétique optimal, sur les plans économique et environnemental ». « Il est complètement anachronique de dire que l’on manque d’études sur le système électrique, réagit Nicolas Goldberg, associé chez Colombus Consulting et responsable énergie au sein du cercle de réflexion Terra Nova. Et si c’était le cas, pourquoi un moratoire sur les renouvelables et pas sur le nucléaire ? »
[…] En 2021, le gestionnaire national du Réseau de transport d’électricité (RTE) a détaillé, à l’issue de vastes concertations, six scénarios permettant d’atteindre la neutralité carbone, qui tous exigeaient un déploiement important de l’éolien et du solaire, et des bilans prévisionnels sont depuis mis à jour chaque année. « Ce moratoire signifie abandonner l’électrification des usages et la sortie des fossiles, ajoute Bastien Cuq. Même si l’on mise tout sur le nucléaire, les nouveaux réacteurs n’arriveront pas, au mieux, avant 2038. »
[…] Outre ce moratoire sur les renouvelables, le RN a obtenu que soit votée une relance du nucléaire certes moins ambitieuse que celle qu’il prônait, mais plus que celle défendue par l’exécutif. La proposition de loi inscrit le maintien de 63 gigawatts de capacités installées (l’équivalent des capacités du parc actuel) au-delà de 2050. Elle acte le lancement de la construction de 10 gigawatts (GW) de nouvelles capacités dès 2026 mais aussi de 13 gigawatts supplémentaires d’ici 2030, et prévoit de « maximiser la production nucléaire ». En vain, certains à gauche ont dénoncé les différents « risques » liés au nouveau nucléaire, en soulignant notamment qu’EDF n’avait toujours pas présenté de devis pour trois premières paires d’EPR.
Parmi les autres victoires du RN et surprises des débats, un amendement visant à procéder au redémarrage de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), fermée en 2020 et en voie de démantèlement, a été voté. Symbolique, cette disposition est surtout irréaliste, selon l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. […]
Le Monde, Sur l’énergie, le RN aligne les victoires à l’Assemblée en faisant adopter un moratoire sur l’éolien et le solaire, et une relance massive du nucléaire
Jour 1212 de ma guerre de trois jours. Chaque fois que quelqu’un dit : « Israël a pris la suprématie aérienne sur l’Iran en 24 heures », un général de l’armée de l’air russe se rapproche d’une fenêtre.
Commentaire : "Attendez. Endommagent-ils un réacteur nucléaire en activité ? Ou est-il démantelé ?"
Commentaire : "J'ai vu quelqu'un mentionner qu'il avait été rempli de béton il y a des années pour le rendre inutile, comme cela avait été convenu dans l'accord nucléaire entre l'Iran et les États-Unis."
Le réacteur d’Arak (IR-40) était un réacteur nucléaire de recherche dont le développement a été arrêté à la suite des engagements pris dans le cadre de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Il était situé à 60 km au nord-ouest d’Arak (Iran) dans la province de Markazi.
Ce réacteur devait fournir une énergie de moins de 40 mégawatts thermique et l’irradiation du combustible aurait généré 9 ou 10 kg de plutonium par an. Il s’agissait d’un réacteur à eau lourde, modéré et refroidi avec l’eau lourde produite dans une usine située sur le même site en fonction depuis 2006. En 2020, si le réacteur est arrêté, l’usine de production d’eau lourde est de son côté toujours active. […]
Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, il reste trois ans au monde avant de dépasser le seuil de réchauffement de 1,5°C fixé par l’accord de Paris, révèle une étude internationale. Un dépassement «désormais inéluctable». […]
Le Figaro, Réchauffement climatique: le budget carbone mondial sera très bientôt épuisé
Pourquoi n’agissons-nous pas pour sauver notre planète du changement climatique ? Le réchauffement climatique est une réalité scientifique depuis des décennies. Ses conséquences sont déjà visibles : vagues de chaleur meurtrières, inondations et multiplication de catastrophes naturelles, risques de changement incontrôlables des équilibres dans notre écosystème. Pourtant, l’inaction reste la norme. Pourquoi ?
L’ampleur d’un problème et sa complexité exigent parfois de penser de manière radicalement différente. Dans le livre « L’Archéologie de l’inaction » (éditions Hermann), Frédéric Samama propose une lecture aussi originale que stimulante. L’auteur délaisse les explications classiques – myopie électorale, intérêts économiques ou manque de solutions techniques – pour interroger un mécanisme plus fondamental : notre manière de représenter le monde qui conduit à une sorte de paralysie cognitive. Il fait appel au concept d’inférence bayésienne, ce processus par lequel notre cerveau construit une modélisation du monde et la met à jour lorsqu’il reçoit de nouvelles informations.
Trois comportements cognitifs en découlent : exploiter un modèle établi, explorer pour mieux comprendre, ou s’adapter lorsque la réalité impose un changement. Or, nous semblons être collectivement coincés dans une stratégie d’exploitation. Notre modèle mental – fondé sur l’idée que l’accès toujours croissant aux ressources est synonyme de progrès – est devenu obsolète. Mais nous persistons à l’appliquer, incapables de changer de grille de lecture. La réaction cognitive est inhibée par la confiance excessive que nous avons dans les mécanismes qui ont assuré notre prospérité passée : l’utilisation du progrès technologique pour exploiter les ressources naturelles à grande échelle. Nous nous accrochons à cette représentation du monde malgré les signaux contraires. […]
Les Echos, L’inaction climatique ou la tragédie d’un modèle mental obsolète
Mercredi 18/6, 23h40
Je suis rentrée en Ukraine. Je ne voulais pas. Je me suis trop bien habituée à la Suède, au bien, au calme. Je vais m’habituer à nouveau au mal, ce sera un peu long, mais je vais m’habituer. J’ai tellement dormi comme un caillou que je n’ai pas entednu l’alerte, rien du tout.
Pacha va bien. Il creuse. Le dos tient bon. L’estomac tient bon. Quand il a du réseau, il envoie des messages : « Ca va, on mange », « Ca va, on creuse », « Ca va, on ne creuse plus », « Rien de changé ».
Et vous, quoi de neuf, comment ça va ? […]
Olga, Viber (vocal)
Mercredi 18/6, 21h30
Nuc iranien.
[…] « Sur les quatre bulles de déni d’accès, seule reste celle autour de Bandar-e Abbas. Le régime iranien a déplacé ce qu’il lui restait d’avions de chasse là-bas, de même que vers l’est du pays, le plus loin possible d’Israël »,affirme Pierre Razoux. « L’aviation israélienne est à présent maîtresse du ciel. Les avions suivent des trajectoires quasi autoroutières en passant au-dessus du Golan, de la Syrie et de l’Irak, jusqu’à la frontière iranienne, où ils bifurquent ensuite selon les objectifs »,ajoute-t-il.
« On s’achemine vers ce qui pourrait ressembler à une sorte d’occupation aérienne de l’Iran. Le problème sera de convertir cette suprématie aérienne en victoire politique », indique Jean-Christophe Noël. Selon le journal israélien Haaretz, l’armée souligne qu’elle ne souhaite pas s’engager dans une guerre prolongée. Mais cette supériorité aérienne peut être exploitée sur des mois, voire des années. Pour Pierre Razoux « l’important était de briser le tabou de frappes sur le programme nucléaire. Désormais, bombarder l’Iran devient une option récurrente puisqu’elle ne soulève pas de blocage de la part des Etats-Unis ». […]
Le Monde, Conflit Israël-Iran : comment Israël a acquis la supériorité aérienne sur Téhéran
Mercredi 18/6, 19h15
Modi a dit.
Le Premier ministre indien Modi a déclaré à Trump que le cessez-le-feu avec le Pakistan en mai était le résultat de pourparlers militaires directs, et non d’une médiation américaine.
C’était une réponse à la déclaration de Trump selon laquelle ce sont les États-Unis qui ont aidé à parvenir à la paix.
Les sauveteurs ont récupéré un autre corps dans les décombres du district de Solomianskyi à Kiev.
Cela porte à 23 le nombre de morts suite à la frappe de missiles russes sur l’immeuble de neuf étages. Les opérations de recherche et de sauvetage sont toujours en cours.
Les caméras de surveillance ont enregistré six frappes de drones sur des étals de marché à Zaporijia. Selon la Russie, ces installations sont probablement également considérées comme faisant partie du complexe militaro-industriel ukrainien.
La diplomatie russe est adepte du deux poids, deux mesures. La porte-parole du ministère des affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré mercredi, lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, que le monde était « à quelques millimètres » d’une catastrophe en raison des frappes israéliennes visant des installations nucléaires iraniennes.
Elle a feint d’ignorer qu’au cours de la nuit du 13 au 14 février un drone Shahed lancé par la Russie avait frappé l’arche de confinement de la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait alors qualifié l’attaque de « menace terroriste pour le monde entier ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait, pour sa part, affirmé que la Russie « ne frapp[ait] pas les installations nucléaires » en Ukraine. […]
MAKS25, Bluesky, Trajectoire d’un missile iranien tiré sur Israël
Mercredi 18/6, 8h50
Koursk.
Le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, a annoncé que la Corée du Nord enverrait 6 000 sapeurs et ingénieurs militaires pour aider aux efforts de reconstruction dans l’oblast de Koursk.
Choïgou a rencontré le dictateur nord-coréen Kim Jong-Un à Pyongyang le 16 juin lors de la deuxième visite de Choïgou en Corée du Nord en juin 2025. Choïgou a déclaré que Kim avait accepté d’envoyer 1 000 sapeurs et 5 000 ouvriers militaires nord-coréens pour déminer et reconstruire l’oblast de Koursk. L’ISW a précédemment observé des rapports selon lesquels du personnel militaire et des « conseillers techniques » nord-coréens opéraient dans l’oblast de Donetsk occupé, notamment près de la ville occupée de Donetsk et de Marioupol. La Russie pourrait déployer des sapeurs et des ingénieurs nord-coréens en Ukraine occupée dans des rôles d’ingénierie et de soutien à l’avenir. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 17 juin, traduction automatique
Mercredi 18/6, 8h40
Comment ça se passe (la révolution).
Une offre en or massif. Pour renforcer ses équipes dédiées à l’intelligence artificielle, Meta est prêt à tout. Même à chasser directement dans les rangs d’OpenAI. Pour attirer ces nouvelles recrues, le mastodonte du numérique aurait mis sur la table « plus de 100 millions de dollars par employés ». En vain, selon Sam Altman, le patron de la maison mère de ChatGPT, qui a relevé l’existence de cette prime individuelle à la signature au détour du podcast « Uncapped », animé par son frère, Jack Altman. […]
Les Echos, « Plus de 100 millions de dollars » : l’offre en or massif de Meta aux employés d’OpenAI
La réplique a volé, cinglante. Pour la première fois depuis le début de son second mandat à la Maison-Blanche, Donald Trump a balayé mardi l’évaluation de la directrice du renseignement national (DNI) Tulsi Gabbard, selon laquelle l’Iran n’est pas en train de fabriquer une arme nucléaire, contredisant publiquement son chef des services d’espionnage.
S’adressant aux journalistes à bord d’Air Force One alors qu’il rentrait plus tôt que prévu à Washington après le sommet du G7 au Canada, un journaliste a demandé au président américain à quel point il pensait que l’Iran était proche de disposer d’une arme nucléaire. «Très proche», a-t-il succinctement répondu. Le journaliste lui a rappelé des propos tenus par Tulsi Gabbard devant le Congrès en mars, lorsque l’ex-élue démocrate, au nom du renseignement américain, continuait à estimer que Téhéran ne travaillait pas sur une ogive nucléaire. Réponse sèche du milliardaire : «Je me fiche de ce qu’elle a dit. Je pense qu’ils étaient très proches d’en avoir une.»
[…] Tulsi Gabbard est pourtant une proche de Donald Trump. Nommée directrice du renseignement national en début d’année, alors que de nombreux démocrates s’y opposaient, cette ancienne lieutenant-colonel s’était notamment vu reprocher de faire écho aux arguments du Kremlin pour justifier la guerre en Ukraine. Elle avait également exprimé ses doutes sur les conclusions du renseignement américain selon lesquelles le désormais ex-président syrien Bachar el-Assad, allié de la Russie, avait utilisé des armes chimiques contre son peuple.
[…] En rejetant le jugement de Tulsi Gabbard, Donald Trump défend la justification donnée par le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, pour lancer la semaine dernière des frappes aériennes sur des cibles nucléaires et militaires iraniennes, en disant qu’il pensait que Téhéran était sur le point d’avoir une ogive nucléaire. […]
Le Figaro, « Je m’en fiche de ce qu’elle dit » : Donald Trump contredit sa chef du renseignement sur le programme nucléaire iranien
Commentaire : "L’AEIA sous la responsabilité de l’ONU à confirmé il n’y à pas 3 semaines que l’Iran avait explosé tous les compteurs en matière d’enrichissement d’uranium… or cela ne sert à rien si ce n’est pour fabriquer des bombes A"
Mardi 17/6, 23h25
Et donc la Sainte Russie a encore réussi à découper un immeuble d’habitation, c’est vraiment remarquable. Et comme d’habitude, un pinguin de service a déclaré que « les forces armées de la Fédération de Russie ont mené une frappe groupée avec des armes de haute précision, basées sur des plateformes aériennes, terrestres et maritimes, ainsi qu’avec des drones de frappe, contre des installations du complexe militaro-industriel ukrainien dans la région de Kiev et à Zaporijia » (Le Monde, Live). Nous supposerons donc que la famille ukrainienne de base est un composant du complexe militaro-industriel dans la doctrine russe.
The Kyiv Independent — Un immeuble résidentiel de neuf étages, touché par un missile balistique russe, est en ruines le 17 juin 2025 à Kiev, en Ukraine. (Oleksandr Gusev / Global Images Ukraine via Getty Images)
Mardi 17/6, 20h45
Vérité du soir — espoir.
L’Iran a été attaqué par une puissance nucléaire. Il devrait céder une région riche en minéraux à Israël, désarmer et promettre sa neutralité.
Apparemment, c’est comme ça que ça fonctionne. […]
L’Europe nucléaire sort de sa longue traversée du désert post-Fukushima. Le Programme indicatif nucléaire (Pinc) 2025, dévoilé le 12 juin, sonne comme un manifeste : 241 milliards d’euros d’investissements, 109 gigawatts de capacité visée, une armada industrielle à reconstruire. L’atome européen reprend du service. Et la France a beaucoup, beaucoup poussé depuis trois ans…
Le Point, Comment la France a fait basculer l’Europe du côté du nucléaire
Chine
Alors que le nucléaire iranien est la cible d’Israël, le dernier rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) estime que la Chine est sans doute le pays contribuant le plus à changer l’équilibre dans ce type d’armement. Celle-ci a vu la quantité de ses ogives nucléaires croître d’une centaine par an depuis 2023.
Pékin en détiendrait désormais au moins 600 et ce nombre devrait « continuer à augmenter au cours de la prochaine décennie », indique le document publié lundi. « La Chine possède l’arsenal nucléaire qui connaît la croissance la plus rapide au monde », indique le rapport. « L’ère de la réduction du nombre d’armes nucléaires dans le monde, en cours depuis la fin de la guerre froide, touche à sa fin », précise même Hans M. Kristensen, chercheur principal associé au programme Armes de destruction massive du SIPRI et directeur du Nuclear Information Project à la Federation Of American Scientists (FAS). Selon lui, les dirigeants chinois auraient estimé que « la force de dissuasion minimale précédente était insuffisante » pour décourager de potentiels adversaires et que « les systèmes de défense antimissile américains, de plus en plus performants, pourraient réduire l’efficacité de la capacité de riposte chinoise ». […]
L’Opinion, La Chine a mis le turbo pour développer son arsenal nucléaire
A une quarantaine de kilomètres de la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, le deuxième site d’enrichissement d’uranium du pays est une cible stratégique pour Israël. L’Etat hébreu, qui a lancé vendredi une vaste offensive en Iran, justifie ses attaques par la nécessité d’empêcher la République islamique de développer la bombe nucléaire. « L’ensemble de l’opération ne peut être menée à bien qu’avec l’élimination de Fordo », a affirmé l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, à Fox News.
Selon Libération, ce centre d’enrichissement d’uranium a été construit dans le plus grand secret, probablement en 2002. Son existence n’a été révélée que sept ans plus tard par les services de renseignement français et britannique. Dans le cadre de l’accord sur le nucléaire iranien trouvé en 2015, Téhéran avait accepté de transformer Fordo en centre de recherches à visée civile, rappelle Libération. Mais le retrait des Etats-Unis de l’accord, lors du premier mandat de Donald Trump, a changé la donne.
« La solidité géologique de Fordo rend sa salle des centrifugeuses impossible à atteindre avec des bombes conventionnelles larguées par les airs », assure le Financial Times. Or l’armée israélienne ne dispose pas d’armes plus puissantes, qui soient capables de toucher les sous-sols du centre d’enrichissement. L’Etat hébreu peut « endommager des centres nucléaires clés en Iran, mais il ne peut pas détruire des sites renforcés comme Fordo sans aide militaire des Etats-Unis », confirme une experte au Washington Post.
L’armée américaine dispose en effet de la GBU-57, une bombe guidée XXL capable de perforer le béton renforcé avant d’exploser, relève Libération. Cette arme « anti-bunker » ne peut être larguée que par certains bombardiers américains, mais Donald Trump a pour l’instant exclu de participer à l’offensive israélienne. De plus, la GBU-57 a une capacité de pénétration du béton de 60 mètres, ce qui pourrait la rendre inefficace à Fordo, note le Financial Times. […]
France Info, « Lourdement fortifié et sous une montagne » : Fordo, site stratégique du programme nucléaire iranien et cible difficile à atteindre pour Israël
Mardi 17/6, 13h05
Motos.
[…] Selon le quotidien britannique The Daily Telegraph, jusqu’à 25% des assaillants russes arrivent désormais sur deux roues. Lors d’un assaut documenté, plus de 100 motards auraient été engagés dans une même action.
Cette stratégie vise à approcher rapidement des lignes ukrainiennes, tenter de forcer les défenses et grappiller quelques mètres de terrain. Mais dans la majorité des cas, comme l’explique le magazine américain Forbes, les attaques échouent et la plupart des motards meurent. C’est pour cette raison qu’un canal Telegram nommé Rambo School partage désormais un guide des «règles de survie» à destination des conducteurs. «Ta moto c’est la vitesse, mais pas le blindage. Une erreur, c’est la mort», peut-on lire dans un post relayé par un analyste en renseignement de sources ouvertes.
Les principales menaces sont les drones d’attaque FPV (en vue subjective), capables de voler entre 150 et 190 km/h pendant cinq à dix minutes. Les routes pavées, droites ou dégagées sont à éviter à tout prix car elles facilitent le travail des drones. Les zones boisées, les ravins et les chemins de terre sont jugés plus sûrs. Les auteurs du guide recommandent d’apprendre à repérer les drones de reconnaissance, souvent suivis de drones FPV dans les trente à quatre-vingt-dix secondes. Les vidéos de terrain montrent néanmoins que ces astuces ne suffisent généralement pas à changer le sort de ces missions.
[…] La règle d’or? Ne jamais freiner ou même ralentir. Tout doit être sacrifié pour survivre, quitte à jeter son équipement et se retrouver séparé de ses camarades. En cas d’alerte, deux motards doivent s’éloigner dans des directions différentes, car «le drone FPV choisira une cible. Le deuxième s’en va». Se cacher derrière des arbres ou se jeter dans des buissons figure aussi parmi les conseils donnés, illustré par des exemples de motards ayant survécu ainsi.
[…] Le contraste est brutal entre le coût humain côté russe et l’investissement matériel côté ukrainien. Un opérateur de drone FPV qui échoue relance simplement un engin volant à quelques centaines d’euros, alors qu’un motard touché, lui, a de fortes chances de mourir sur le coup. […]
Slate, Courses suicidaires à moto: les soldats russes défient les drones ukrainiens dans des assauts insensés
Mardi 17/6, 11h50
Jeu.
[…] Les conditions de détention dans les prisons russes sont notoirement difficiles, comme le sait bien Oleg Navalny, créateur de ce jeu. Il a passé trois ans et demi en prison. En 2017, alors qu’il était encore incarcéré, Oleg a créé ce jeu : un voyage à travers les règles non officielles, les choix quotidiens et les risques constants de la vie carcérale. Chaque décision peut avoir des conséquences inattendues. […]
Meduza, Comment seriez-vous dans une prison russe ? Plongez au cœur du système, grâce à un jeu créé par quelqu’un qui l’a vécu de près, traduction automatique
Mardi 17/6, 11h00
Enterre, oublie.
Le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté les recours introduits par la Collectivité européenne d’Alsace et l’association Alsace Nature, qui s’opposaient au maintien sous terre de 42 000 tonnes d’arsenic, amiante, de chrome ou résidus d’incinération menaçant à long terme la nappe phréatique d’Alsace.
[…] « Dès lors que le déstockage n’est plus possible », considère le tribunal, « seul le confinement définitif », consistant à construire des barrières en béton autour des blocs contenant les déchets et à remblayer les puits y donnant accès de manière à assurer une étanchéité, constitue en l’état des techniques disponibles, « la mesure la plus susceptible de préserver l’environnement à court, moyen et long termes et, ainsi, le droit des générations futures ».
[…] La question du devenir des déchets se pose depuis 2002 et un incendie survenu dans une galerie, trois ans seulement après la mise en service de Stocamine, aujourd’hui surnommée « la poubelle toxique de l’Alsace ». Ces déchets dangereux menacent à long terme la nappe phréatique d’Alsace, la plus grande d’Europe, qui alimente en eau potable plus de cinq millions de personnes de part et d’autre du Rhin.
[…] La décision du tribunal administratif de Strasbourg ne met pas fin à la guérilla juridique. Alsace Nature envisage de faire appel devant la cour administrative d’appel de Nancy. […]
Le Monde, Stocamine : la justice autorise le confinement définitif des déchets toxiques
Mardi 17/6, 9h30
Suède.
La Russie continue de poser des conditions pour représenter une menace stratégique à long terme pour les États-Unis et leurs alliés occidentaux, même après la fin de la guerre russe en Ukraine.
Le média suédois SVT a rapporté le 16 juin que les images satellite de Planet Labs collectées en mai 2025 montrent que la Russie développe et modernise au moins cinq installations nucléaires dans l’ouest de la Russie et en Biélorussie.
Les images satellite montrent des sites d’essai récemment construits, des clôtures, des quais de chargement et des infrastructures de stockage et de communication sur les bases nucléaires russes de l’oblast de Kaliningrad et de la Nouvelle-Zemble, dans l’oblast d’Arkhangelsk, ainsi que sur la base sous-marine de Gadzhievo et une installation de soutien dans la baie d’Olenya, dans l’oblast de Mourmansk. Les images satellite montrent également des améliorations des clôtures et de l’infrastructure ferroviaire sur une base militaire à Asipovichy, en Biélorussie.
Le ministre suédois de la Défense, Pål Jonson, a déclaré à SVT que les services de défense suédois suivaient ces efforts de construction, ce qui indique un investissement russe continu dans ses capacités nucléaires. […]
ISW, évalaution de la campagne offensive russe, 15 juin, traduction automatique
Mardi 17/6, 9h25
Attaque de civils (suite).
Le Monde, Live — Des habitants trouvent refuge dans un parking souterrain pendant des frappes russes à Kiev, le 17 juin 2025. VALENTYN OGIRENKO / REUTERS
Au moins 15 personnes ont été tuées et 114 autres blessées après une attaque massive de missiles et de drones russes contre Kiev dans la nuit du 17 juin.
L’attaque, qui a duré près de neuf heures, a vu les forces de Moscou lancer un grand nombre de drones d’attaque kamikazes, ainsi que des missiles de croisière et balistiques sur la capitale ukrainienne. […]
The Kyiv Independent, « Une frappe brutale » — Une attaque massive de missiles et de drones russes frappe Kiev, tuant 15 personnes et en blessant au moins 114, traduction automatique
Clairement, il vaut mieux être doté de l’arme nucléaire.
Mardi 17/6, 9h20
Point.
La consommation des réserves de chars russes datant de l’ère soviétique semble ralentir, probablement en raison de l’utilisation croissante de motos et de véhicules tout-terrain (VTT) sur le champ de bataille.
Une source sur les réseaux sociaux, qui suit les équipements des dépôts militaires russes grâce à des images satellites, a partagé le 15 juin une évaluation actualisée des petites installations de stockage de chars et de véhicules blindés russes. Elle a estimé que la Russie disposait encore de 46 % de ses réserves de chars d’avant-guerre, de 42 % de ses réserves de véhicules de combat d’infanterie (VCI) et de 48 % de ses réserves de véhicules blindés de transport de troupes (VTT) d’avant-guerre, à une date récente non précisée. La source a déclaré que les images de huit dépôts militaires russes semblent montrer que la Russie a vidé la plupart de ses réserves de véhicules et a estimé que la Russie épuisera probablement ses réserves restantes de chars et de véhicules blindés d’ici fin 2025. […]
ISW, évalaution de la campagne offensive russe, 15 juin, traduction automatique
Lundi 16/6, 19h10
Vu.
J’avais vu cette horreur — l’homme est rentré du précédent échange de prisonniers — et j’avais renoncé à l’afficher. Comme quelqu’un s’en occupe, je la glisse finalement dans le journal.
Un partisan russe de Mengele a gravé sur le ventre d’un soldat ukrainien ce « gloire à la Russie ». Le dermatochirurgien ukrainien Oleksandr Turkevych a commencé le traitement. Il élimine les traces de cette brutalité grâce à des injections de polynucléotides Plenhyage
Le Revue ukrainienne, Bluesky, traduction automatique
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Lundi 16/6, 18h50
Vu.
Eh bien, si j’étais mort pour le pays et qu’un entrepreneur patriote veuille marquer le coup et s’en vienne offrir à ma femme, par exemple, un four à micro-ondes, elle l’aurait certainement mauvaise, vu qu’elle déteste ces trucs. Il est toutefois possible qu’elle ait l’intelligence de le revendre, espérons. A moins bien sûr qu’elle ne transforme l’objet en une sorte de crèche où commémorer ma mémoire par l’entrepot de quelques objets personnels, montre, brosse à dent, ou la seconde boucle d’oreille que je n’ai jamais usée. Qui sait.
À Skadovsk, dans la région de Kherson, occupée par la Russie, Alexandre Doudka, chef de l’« administration » d’occupation, a offert un four à micro-ondes au père d’un « héros d’opération militaire spéciale » tueur en l’honneur de la Journée de la Russie.
Commentaire : "Cela me semble un échange équitable… tout ce dont il a besoin maintenant, c'est de quelque chose à y mettre…"
Commentaire : "et connecter sa maison au réseau électrique"
Lundi 16/6, 18h30
Comment ça se passe.
L’Ukraine a rapatrié 1 245 corps supplémentaires de citoyens tombés au combat, dont des militaires, complétant ainsi la phase de rapatriement des accords d’Istanbul. Au total, l’Ukraine a reçu 6 057 corps lors des récents échanges.
Les corps des militaires ukrainiens tombés au combat dans les régions de Kharkiv, Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson, ainsi que dans la région de Koursk en Russie, sont restitués à l'Ukraine le 11 juin 2025. (Service de sécurité ukrainien/Handout/Anadolu via Getty Images)
La Russie a remis à Kiev les corps de ses propres soldats mélangés à ceux de soldats ukrainiens lors du récent rapatriement des morts, a déclaré le ministre de l’Intérieur Ihor Klymenko le 16 juin.
La déclaration de Klymenko fait suite à l’achèvement d’un échange entre l’Ukraine et la Russie des restes de soldats tués au combat plus tôt dans la journée, dans le cadre d’accords conclus lors de récents pourparlers de paix à Istanbul.
[…] Selon Klymenko, le processus d’identification a été considérablement compliqué par l’état dans lequel la Russie a restitué les corps.
« Des parties des corps (des soldats tombés au combat) se trouvent dans des sacs différents. Il arrive que les restes d’une même personne soient restitués même à différentes étapes du rapatriement », a déclaré le ministre .
Klymenko a déclaré que la Russie avait peut-être inclus les corps de ses propres soldats dans le transfert vers l’Ukraine, soit intentionnellement, soit par accident.
« Il se peut que les Russes aient agi délibérément pour augmenter le nombre de corps transférés et surcharger nos experts (forensiques), accentuant ainsi cette pression informationnelle cynique. Il se peut aussi qu’il s’agisse de leur négligence habituelle envers leur propre peuple. Quoi qu’il en soit, nous identifions également ces corps », a déclaré Klymenko. […]
The Kyiv Independent, La Russie a remis les corps de ses propres soldats lors d’un récent échange, selon Kyiv, traduction automatique
Lundi 16/6, 13h30
Putler a dit.
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont appelé lundi à « la cessation immédiate des hostilités » entre Israël et l’Iran, exprimant « leur profonde préoccupation face à la poursuite de l’escalade » entre les deux puissances rivales. « Les dirigeants se sont prononcés en faveur de la cessation immédiate des hostilités et du règlement des différends, y compris ceux liés au programme nucléaire iranien, et ce uniquement par la voie diplomatique », a indiqué le Kremlin dans un communiqué publié à l’issue d’un appel entre les deux dirigeants. […]
Le président russe Vladimir Poutine continue de présenter la Russie comme un partenaire international efficace et indispensable pour les États-Unis dans le contexte des tensions persistantes entre l’Iran et Israël.
Le président américain Donald Trump a déclaré le 14 juin que lui et Poutine s’étaient entretenus au téléphone pendant environ une heure au sujet des frappes israéliennes et iraniennes en cours et avaient consacré « beaucoup moins » de temps à l’Ukraine qu’à l’Iran. Le conseiller présidentiel russe, Youri Ouchakov, a déclaré le 14 juin que Poutine et Trump avaient principalement discuté de l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Ouchakov a affirmé que Poutine avait exprimé son inquiétude face à l’escalade des tensions entre l’Iran et Israël et avait proposé l’aide de la Russie pour négocier un accord de paix. Trump a déclaré avoir rappelé à Poutine que la guerre contre l’Ukraine devait cesser lors de cet appel. Poutine tente probablement de détourner l’attention de sa guerre d’agression en cours contre l’Ukraine en proposant d’aider les États-Unis à arbitrer la situation au Moyen-Orient. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 15 juin, traduction automatique
Lundi 16/6, 10h00
Trumpette.
Trump affirme qu’il apportera la paix entre l’Iran et Israël… tout comme il a totalement mis fin au conflit indo-pakistanais, résolu le conflit entre la Serbie et le Kosovo et apaisé le Nil.
Prochainement : la paix entre chats et chiens. Un succès retentissant. Demandez-lui.
« Je ne crois pas que la Russie, qui est actuellement impliquée dans un conflit de haute intensité et qui ne respecte pas la Charte de l’ONU depuis plusieurs années, puisse être un médiateur », a déclaré Macron à propos de l’idée de Trump de faire de Poutine un médiateur entre Israël et l’Iran.
[…] Le pari d’Israël est risqué car, si l’opération ne porte pas ses fruits et que le régime tient, il n’aura que peu d’incitations à ne pas terminer le programme d’armes nucléaires. Si vous êtes iranien, vous pouvez vous demander : est-ce qu’Israël serait aussi courageux s’il ne possédait pas l’arme nucléaire et serait-il aussi courageux si l’Iran en possédait une ? La question du nucléaire peut évoluer de façon spectaculaire en Iran. Imaginez le groupe de personnes qui débattent de ce sujet en Iran : lors de leur prochaine réunion, les anciens membres ne seront pas là. Les nouveaux vont se demander pourquoi toutes ces personnes sont mortes. Ils vont se dire en substance : « Tous ceux qui ont pris la décision de ne pas aller jusqu’à l’arme nucléaire il y a six mois ont tous été assassinés, alors peut-être devrions-nous fabriquer des armes nucléaires. »
Le Monde, Israël-Iran : « Pour Israël, le sujet n’est pas tant les armes nucléaires que faire tomber le régime iranien »
Jeffrey Lewis, directeur du programme de non-prolifération en Asie de l’Est à l’Institut d’études internationales de Middlebury à Monterey (Californie), analyse, dans un entretien au « Monde », les frappes lancées par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou contre les infrastructures nucléaires et militaires de Téhéran.
Dimanche 15/6, 22h10
Haro sur le blindé à fanfreluches.
Découvrez le Blyatbarn 2025, le tout nouveau char tortue russe. Entièrement modernisé, il est pourtant la cible immédiate des drones ukrainiens de la 28e brigade mécanisée.
Des rapports indiquent qu’un incendie est en cours à Yelabuga, au Tatarstan, en Russie. Les premières informations suggèrent qu’une usine de production de drones Shahed pourrait avoir été touchée.
En même temps que Donald Trump affiche son anti-environnementalisme, les puissants du monde anticipent un cataclysme et construisent les moyens d’y échapper. En Europe aussi, l’idée du salut de quelques-uns par l’escalade de la technique fait souche, analyse dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
[…] Dans un livre déjà ancien (La Planète des hommes. Réenchanter le risque, 2014), le sociologue adoré des médias Gérald Bronner concluait sans rire sur la perspective d’un « exode » vers une autre planète. « En quittant la Terre, il deviendrait évident que nous sommes humains avant d’être terriens, écrivait-il. C’est là un rappel essentiel car l’idéologie précautionniste, en nous proposant un rapport empreint de sentimentalité à la planète qui a vu notre naissance, a tendance à rendre indissociable notre destin du sien. » Un bien beau projet, mais qui exigerait de faire le tri entre « humains » et « Terriens » – entre ceux qui vivront et les autres.
Le Monde, « L’extrême droite américaine est imprégnée d’un millénarisme apocalyptique, nourri par la crise environnementale »
Dimanche 15/6, 9h55
America, America.
Les manifestants contre la politique de Donald Trump ont défilé samedi à New York (photo) et dans le reste du pays. (Carlos Chiossone/Zuma/SIPA)
« Tout le monde est ici au lieu d’aller à ta fête d’anniversaire. » La pancarte, brandie samedi par un manifestant à New York, illustre la division des Etats-Unis. A Washington, Donald Trump a contemplé le défilé militaire dont il rêvait, et cela, depuis qu’il a été invité pour les festivités du 14-Juillet en France lors de son premier mandat. La cérémonie, censée honorer les 250 ans de l’armée américaine, tombait le jour de ses 79 ans.
Ce genre de folie à 45 millions de dollars n’est pas une tradition aux Etats-Unis. Une partie des Américains n’ont vu dans ces tanks aux abords du Congrès qu’une provocation autoritaire de plus. Dans le reste du pays – à Philadelphie, San Francisco, Chicago, Denver, Atlanta… -, des cortèges importants ont défilé pour un « jour de la défiance » sous la bannière « No Kings » (« pas de rois » en Amérique).
[…] Ce ne sont pourtant ni la parade militaire, ni les cortèges contestataires qui ont fait les gros titres samedi, mais le meurtre de sang-froid d’une élue démocrate de la chambre du Minnesota et de son époux. L’agresseur déguisé en policier s’est rendu à leur domicile pour les abattre. Il a également grièvement blessé un sénateur et sa femme. L’assassin présumé a laissé dans son véhicule une liste de cibles comprenant des noms de professionnels et d’élus favorables à l’avortement, qui est légal dans cet Etat progressiste gouverné par Tim Walz. […]
Les Echos, « Manifestez tant que vous pouvez encore » : les Américains dans la rue contre Trump
Dimanche 15/6, 9h45
Vie démocratique.
Nicolas Sarkozy a été exclu de la Légion d’honneur après sa condamnation, devenue définitive, à un an de prison ferme pour corruption dans l’affaire des écoutes, selon un arrêté publié dimanche 15 juin, au Journal officiel. L’ancien président de la République (2007-2012) se voit également retirer l’ordre national du Mérite.
Nicolas Sarkozy devient ainsi le deuxième chef de l’Etat français privé de la Légion d’honneur, après le maréchal Pétain, à qui elle avait été retirée après sa condamnation en août 1945 pour haute trahison et intelligence avec l’ennemi.
[…] Le retrait est automatique quand un récipiendaire est définitivement condamné pour un crime ou obtient une peine d’emprisonnement égale ou supérieure à un an ferme. Mais Emmanuel Macron, grand maître de l’ordre de la Légion d’honneur, avait refusé de dégrader son prédécesseur. « Je pense que c’est très important que les anciens présidents soient respectés », avait dit le chef de l’Etat, le 24 avril.
La justice administrative avait été saisie début mai par une demi-douzaine de requérants, tous enfants ou petits-enfants de décorés. « Retirer la Légion d’honneur et l’ordre national du Mérite à l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy n’est pas manquer de respect à la fonction de président, c’est bien la protéger », avaient-ils écrit. […]
Le Monde, Nicolas Sarkozy finalement exclu de la Légion d’honneur en raison de sa condamnation dans l’affaire des écoutes
Dimanche 15/6, 9h20
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
[…] Rappelons au préalable que l’Iran est dirigé par un « régime des mollahs », dont l’objectif affiché est la destruction d’Israël, que ce régime a joué un rôle crucial dans l’attaque terroriste du 7 octobre 2023 menée par le Hamas contre Israël. Et enfin que l’Iran cherche à fabriquer des armes nucléaires qui seraient une menace évidente pour l’Etat hébreu, même si ce dernier dispose d’une trentaine de ces armes.
Si la légitimité en termes militaires de cette guerre ne pose pas question à mes yeux, la pertinence et les effets collatéraux de cette opération nécessitent réflexion.
Depuis les premières heures du 13 juin, l’armée israélienne a déclenché une guerre contre l’Iran en menant des attaques aériennes (pour l’essentiel) contre un pays qui est 80 fois plus vaste qu’Israël et qui se situe à plus de 1700 km de sa frontière… […] Ce sont d’ailleurs les États-Unis qui fournissent les capacités indispensables de ravitaillement en vol, de coordination et de surveillance de l’espace aérien pour guider et protéger les avions de combat israéliens.
[…] Donald Trump […] avait défendu jusqu’ici la négociation avec l’Iran contre les faucons de son entourage, très proches du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. […] Le retournement de Trump est lié en partie au comportement du régime iranien qui a tenté de faire traîner les négociations sur le nucléaire, à l’instar de la Russie pour les négociations sur l’Ukraine… Mais les effets n’ont pas été les mêmes !
Trump a brutalement tout lâché pour l’option militaire dans le cas d’Israël, tandis qu’il refuse cette option à l’Ukraine dont il n’a manifestement pas grand-chose à faire. L’imprévisibilité de Trump est plus que jamais un facteur d’instabilité dans des relations internationales qui ne reposent plus sur le droit, mais sur la loi des plus forts.
[…] La Russie était depuis deux décennies l’allié et le protecteur du régime des mollahs. Si l’attaque israélienne a pu être fulgurante, c’est aussi parce que les Iraniens n’ont bénéficié d’aucune alerte, montrant encore une fois l’importance du système de renseignement dans tout affrontement… Un système de renseignement qui reposait sur la Russie, notamment sur ses satellites, mais qui n’a pas alerté l’Iran. Faute de moyens ou de volonté, à moins que la Russie de Poutine n’ait dealé avec le cercle de Donald Trump, l’Ukraine contre l’Iran ?
[…] Il est important de noter ici que la Russie, après avoir abandonné la Syrie d’Assad, lâche manifestement le régime des mollahs qui se retrouve de fait isolé et fragilisé. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Israël – Iran : Une attaque fulgurante, mais par nature limitée
[Après Ianoukovytch et el-Assad, Moscou acceuille Khamenei]
Dimanche 15/6, 9h15
Prisonniers.
L’Ukraine et la Russie ont procédé à une quatrième série d’échanges de prisonniers de guerre le 14 juin, conformément aux pourparlers bilatéraux ukraino-russes du 2 juin à Istanbul.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le ministère russe de la Défense ont confirmé le 14 juin que la Russie et l’Ukraine avaient échangé un nombre non précisé de prisonniers de guerre blessés, ainsi que des prisonniers de guerre âgés de moins de 25 ans. Zelensky a noté que la Russie avait capturé la majorité des prisonniers de guerre ukrainiens échangés en 2022.
Le 14 juin, le quartier général de coordination ukrainien pour le traitement des prisonniers de guerre a indiqué que la Russie avait restitué 1 200 corps de citoyens ukrainiens, dont une majorité de militaires. ISW ne peut pas vérifier de manière indépendante si les corps ukrainiens libérés par la Russie étaient ceux de personnes tuées au combat ou en captivité. Zelensky a déclaré que la Russie et l’Ukraine prévoyaient de poursuivre leurs échanges jusqu’au 20 ou 21 juin. […]
ISW, évalaution de la campagne offensive russe, 14 juin, traduction automatique
Dimanche 15/6, 9h00
Question du jour.
Pourquoi les alliés abattent-ils des drones au-dessus d’Israël… …mais restent silencieux lorsque ces mêmes drones frappent l’Ukraine ?
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
Nucléaire. C’est la même raison pour laquelle la Corée du Nord n’est pas touchée. Je suppose que c’est pour cela qu’Israël est si déterminé à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
[Le ministre des affaires étrangères chinois] Wang Yi a déclaré que Pékin soutenait l’Iran dans « la défense de ses droits et intérêts légitimes », et a eu des entretiens avec ses homologues iranien et israélien, selon des communiqués.
M. Wang a souligné le soutien de Pékin à Téhéran lors de son entretien avec son homologue iranien, Abbas Araghtchi, et a dénoncé pendant son entretien avec le ministre israélien Gideon Saar « l’attaque par la force » menée contre l’Iran, selon ces communiqués du ministère des affaires étrangères chinois.
L’état-major ukrainien a confirmé le 14 juin que des frappes de drones nocturnes avaient ciblé deux installations militaro-industrielles majeures en Russie, selon un communiqué de l’armée.
« Dans le cadre des efforts visant à réduire la capacité (de la Russie) à produire des explosifs et des munitions, les systèmes de drones des forces armées ukrainiennes, en coordination avec d’autres unités des forces de défense, ont frappé des installations critiques du complexe militaro-industriel russe pendant la nuit », a déclaré l’état-major général ukrainien dans un communiqué.
Les frappes auraient touché l’usine chimique d’Azot de Nevinnomyssk, dans le kraï de Stavropol, et l’usine de catalyseurs de Novokuybyshevsk, dans l’oblast de Samara. Les deux sites sont décrits par les responsables ukrainiens comme des fournisseurs clés de matières premières et de composants pour la production d’armes et de carburant de la Russie. […]
The Kyiv Independent, L’Ukraine confirme que des frappes de drones sur des usines chimiques russes sont liées à la production d’explosifs, traduction automatique
Samedi 14/6, 12h15
Brusquement, je me dis que je n’ai pas regardé le rapport de l’AIEA sur le nuc militaire israelien, mais qui, officiellement, n’existe pas. Peut-être parce que ce rapport n’existe pas non plus alors.
Vendredi, « au cours des frappes de l’armée de l’air israélienne qui ont marqué le début de l’opération “Le lion qui se lève”, neuf scientifiques et experts de haut niveau, qui faisaient progresser le programme d’armement nucléaire du régime iranien, ont été éliminés », affirme l’armée israélienne dans un communiqué.
« Leur élimination représente un coup dur pour la capacité du régime iranien à acquérir des armes de destruction massive », conclut l’armée israélienne.
La hausse des prix du pétrole suite aux frappes israéliennes contre l’Iran pourrait accroître les revenus russes provenant des ventes de pétrole et améliorer la capacité de la Russie à soutenir son effort de guerre en Ukraine.
Les prix à terme du pétrole brut Brent ont augmenté de plus de 5 % pour atteindre 74,47 dollars le baril le 13 juin après les frappes israéliennes contre l’Iran.[9] Les revenus pétroliers et gaziers de la Russie ont représenté environ 30 % du total des recettes fédérales en 2024, soulignant le rôle important que jouent les revenus pétroliers et gaziers dans le financement des dépenses publiques russes.
L’ISW a précédemment estimé que l’aggravation des contraintes économiques pesant sur la Russie entrave de plus en plus sa capacité à soutenir un effort de guerre prolongé en Ukraine. La Russie pourrait être en mesure de tirer parti des hausses soudaines des prix du pétrole pour surmonter les difficultés économiques et financer une guerre prolongée en Ukraine, à condition que le prix du pétrole reste élevé (par exemple, plus de 60 dollars le baril). Le président russe Vladimir Poutine a déjà exprimé son inquiétude quant à la baisse des prix du pétrole, suggérant que toute baisse du prix du pétrole risquerait probablement de déstabiliser l’économie russe. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 13 juin, traduction automatique
Samedi 14/6, 7h40
Education.
Klima : Et si vous étiez interrogé pour une consultation citoyenne, un projet, où l’on vous donne un budget illimité, qu’est-ce que vous voudriez faire ?
LC : Personnellement je donnerai d’abord des cours d’écologie globale à l’École polytechnique et à l’ENA. L’argent le mieux dépensé du monde ce serait ça. Il faut bien imaginer que nos décideurs, au plus haut niveau, la dernière fois qu’ils ont eu un cours de biologie c’était en troisième. On est en train de parler d’un monde en péril. L’écologie devient un sujet central à toutes les élections et à tous les niveaux, et les gens pour qui l’on vote au plus haut niveau ne sont pas capables de définir les termes de chaîne alimentaire, de photosynthèse, ne sont pas capables de dessiner le cycle du carbone et d’expliquer pourquoi le CO2 s’en va à hauteur de 20 gigatonnes dans l’océan chaque année. Je pense qu’il y a une urgence à prendre des décisions. C’est notre génération, la mienne, la vôtre, maintenant qui doit décider, et pas ceux qui sont à la maternelle et qui prendront le relais dans 50 ans. C’est cuit ça. Je suis en train de parler de quatre heures de cours. Cela suffira. Il faudrait avoir trois concepts ou cinq paradigmes en tête. C’est tout. […]
Klima, portrait de Laurent Chauvaud, directeur de recherche au CNRS, biologiste marin et plongeur
Vendredi 13/6, 23h55
Iran (suite).
Il sera amusant de voir Donald essayer de persuader l’Iran d’abandonner ses armes nucléaires alors même que Donald soutient l’invasion par la Russie d’un pays qui a abandonné ses armes nucléaires en échange d’une assurance américaine qu’il ne serait pas envahi.
Voici le sergent-chef Viktoriia « Runa » avec Krymchanka le chat
Viktoriia sert dans la 56e brigade motorisée dans la région de Donetsk. « Runa » s’est engagée volontairement dans l’armée à l’âge de 19 ans. Depuis, elle a gagné le respect de ses frères d’armes et est devenue commandante d’un équipage antiaérien.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Vendredi 13/6, 23h10
Iran : précisons un peu.
Le cynisme est l’une des marques de fabrique de la diplomatie russe. Au 1 205e jour de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Maria Zakharova, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, a dénoncé, vendredi, dans un communiqué les attaques menées par Israël sur des sites nucléaires et militaires en Iran « en violation de la Charte des Nations unies et du droit international », déclarant, sans ciller : « Les frappes militaires non provoquées contre un Etat membre souverain de l’ONU, ses citoyens, des villes pacifiques endormies et des installations nucléaires et énergétiques sont absolument inacceptables. »
« Cette évolution est profondément préoccupante. J’ai déclaré à plusieurs reprises que les installations nucléaires ne doivent jamais être attaquées, quels que soient le contexte ou les circonstances, car cela pourrait nuire à la population et à l’environnement », a déclaré son directeur général, Rafael Grossi, devant le conseil des gouverneurs réuni à Vienne, où siège l’agence.
Le criminel de guerre russe Strelkov a réagi aux frappes israéliennes contre l’Iran, les qualifiant de début d’une guerre majeure au Moyen-Orient. Il affirme que l’Iran est faible et qu’Israël n’aurait pas agi sans l’approbation des États-Unis. Pour la Russie, cela signifie la perte du « corridor sud » et des problèmes d’approvisionnement en pétrole.
Dans sa déclaration contre Israël, la Russie a déclaré que « Les frappes militaires non provoquées contre un État membre souverain de l’ONU, ses citoyens, ses villes pacifiques et ses infrastructures d’énergie nucléaire sont catégoriquement inacceptables. »
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Les prix du pétrole ont augmenté de 13% pour atteindre 78 dollars le baril après les frappes israéliennes contre l’Iran. Il s’agit de la plus forte augmentation de prix en une journée depuis 2020.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Vendredi 13/6, 7h10
Iran.
[…] L’opération militaire contre l’Iran – baptisée « Lion dressé » – durera « autant de jours que nécessaire pour éliminer cette menace », a expliqué, dans un message vidéo, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. « Nous avons frappé [au] cœur du programme d’enrichissement [d’uranium] de l’Iran. Nous avons frappé le cœur du programme nucléaire militaire de l’Iran. Nous avons ciblé la principale installation d’enrichissement de l’Iran à Natanz », a ajouté le dirigeant de l’Etat hébreu.
[…] L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé que cet important site, situé dans le centre du pays, à 300 km environ au sud de Téhéran, avait été visé. « L’installation d’enrichissement de Natanz a été touchée plusieurs fois, » a rapporté la télévision d’Etat iranienne, en montrant des images de fumée épaisse s’échappant des lieux.
[…] Selon le ministre de la défense israélien, Israel Katz, « l’Iran est plus déterminé que jamais à réaliser son projet de destruction d’Israël. Nous sommes à un tournant décisif. Si nous le manquons, nous n’aurons aucun moyen d’empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires qui mettront en danger notre propre existence. »
Cette opération israélienne survient après que Donald Trump a averti que l’Etat hébreu pourrait bientôt frapper les sites nucléaires iraniens. Le président américain avait dit, plus tôt jeudi, rester « engagé à régler de manière diplomatique la question du nucléaire iranien » et avait exhorté Israël, proche allié des Etats-Unis, à ne pas mener de frappes contre l’Iran.
[…] « Les actions agressives du régime sioniste contre l’Iran n’auraient pas pu être menées sans la coordination et la permission des Etats-Unis », a déclaré, de son côté, le ministère des affaires étrangères iranien, tenant les Etats-Unis « responsables des répercussions dangereuses et des conséquences de l’aventurisme du régime sioniste ». […]
Le Monde, Ce que l’on sait sur les frappes israéliennes en Iran
« Nous avons mené de premières frappes couronnées de succès et, avec l’aide de Dieu, nous allons accomplir bien plus encore », a déclaré le premier ministre israélien, dans une déclaration vidéo.
« L’Agence peut confirmer que le site de Natanz fait partie des cibles », a-t-il poursuivi, ajoutant que l’AIEA est « en contact avec les autorités iraniennes concernant les niveaux de radiation » ainsi qu’avec ses inspecteurs sur place.
Nouvelles images de l’attaque israélienne contre l’Iran. Israël a détruit l’une des plus importantes installations nucléaires iraniennes, le réacteur de Natanz : la salle du réacteur et la plupart des centrifugeuses auraient été mises hors service.
« Les autorités iraniennes ont informé l’Agence internationale de l’énergie atomique qu’aucune augmentation des niveaux de radiation n’avait été observée sur le site de Natanz », écrit le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, sur X. Elles ont ajouté que la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le Sud « n’avait pas été visée », ajoute-t-il.
La décision de Trump d’envoyer des troupes à Los Angeles malgré les objections du gouverneur de Californie Gavin Newsom a déclenché un débat national sur l’utilisation de l’armée sur le sol américain.
Un juge fédéral de San Francisco entendra jeudi les arguments dans le cadre du procès intenté par la Californie contre Trump. L’État demande une ordonnance restrictive temporaire pour empêcher la participation des troupes aux activités de maintien de l’ordre.
Les Américains verront samedi une image en écran partagé des troupes américaines dans les rues de deux grandes villes : Los Angeles, où les troupes gardent les bâtiments fédéraux, et Washington où des soldats, accompagnés de chars et d’autres véhicules blindés, déferleront sur Constitution Avenue dans une rare démonstration publique de puissance militaire pour célébrer le 250e anniversaire de l’armée. […]
Reuters, Les Marines se préparent à un déploiement à Los Angeles alors que les manifestations se propagent à travers les États-Unis, traduction automatique
Jeudi 12/6, 18h20
Prisonniers.
Nouvel échange majeur de prisonniers : l’Ukraine a obtenu la libération d’un groupe de défenseurs gravement blessés et malades, détenus en Russie, dont des soldats de Marioupol emprisonnés depuis plus de trois ans. Certains étaient portés disparus. Tous bénéficieront d’un soutien médical, psychologique et financier complet.
Plus d’un million de Russes ont été tués ou mutilés, tout cela à cause d’ambitions impériales malsaines. Les meilleurs vœux pour la Journée de la Russie aujourd’hui viennent des forces armées ukrainiennes !
GUR a nommé le millionième occupant symboliquement détruit. Il s’agissait de Sergueï Manashenkov, né en 1978 et originaire du territoire du Kamtchatka. C’est ce qu’ont rapporté des soldats de l’unité spéciale « Kraken » du GUR.
Auriez-vous jamais pensé que vous vivriez assez longtemps pour voir le parti de Ronald Reagan souhaiter à la Russie contrôlée par le KGB une « journée heureuse en Russie » et un « avenir meilleur » ? [Rubio a publié un truc en ce sens]
Le Monde, Live — A Kharkiv, le 12 juin 2025. VYACHESLAV MADIYEVSKYY / REUTERS
Jeudi 12/6, 7h50
Un pied dans le nuc.
L’atome revient en force. La Banque mondiale va soutenir des projets de production d’énergie à partir du nucléaire « pour la première fois depuis des décennies », a annoncé mercredi le président de l’institution, Ajay Banga, dans un courrier au personnel consulté par l’AFP.
Cela passera par un soutien « aux efforts de prolongement des réacteurs existants dans les pays qui en ont déjà, à l’amélioration des réseaux et infrastructures. Nous allons également travailler à l’accélération du potentiel des petits réacteurs modulaires (PRM) qui offriront une option viable à plus de pays à long terme », a expliqué dans son mail le président de la banque.
Pour y parvenir, la Banque mondiale va s’engager dans un « partenariat » avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de « renforcer notre capacité à conseiller sur les garanties de non-prolifération, la sécurité et le cadre de régulation », a détaillé Ajay Banga. Sans toutefois préciser les montants qui pourraient être alloués à ces projets.
[…] Mise de côté après la catastrophe de Fukushima (Japon) en 2011, l’énergie nucléaire connaît un regain d’intérêt dans le monde entier, notamment du fait des besoins énergétiques énormes dans le numérique, avec le développement de l’intelligence artificielle (IA). […]
Les Echos, Nucléaire : la Banque mondiale va soutenir des projets « pour la première fois depuis des décennies »
Mercredi 11/6, 20h05
Pacha est sur le front, du côté de Kramatorsk. Le moral est bon. Il creuse. Peut-être que la pelle a relancé la douleur au ventre. Il a dit qu’il est allé nettoyer quelque chose, il n’a pas dit quoi et je n’ai pas demandé. Il loge dans un appartement, une cave, je ne sais pas, c’est couvert d’un truc argenté contre le froid, et peut-être contre la chaleur aussi, il fait dans les 36 degrés, mais ça devrait baisser. […]
Olga, Viber (vocal)
Mercredi 11/6, 19h35
Drones.
L’unité K-2 ukrainienne a publié des images d’un défenseur blessé évacué d’une position de première ligne extrêmement dangereuse à l’aide d’un drone robotisé. [Le soldat vient de réussir à se hisser dans la remorque]
Le Premier ministre slovaque Robert Fico menace de bloquer le 18e paquet de sanctions de l’UE contre la Russie à moins que Bruxelles ne propose une « vraie solution » pour les besoins énergétiques de la Slovaquie après un arrêt complet du gaz, du pétrole et du combustible nucléaire russes.
Interrogé devant une commission du Congrès, le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, a déclaré que le financement de l’aide militaire à l’Ukraine serait réduit dans le prochain budget de la défense, sans donner de détails. […]
Il a ajouté : « Cette administration a une vision totalement différente de ce conflit. Nous pensons qu’un règlement pacifique par la négociation sert les intérêts des deux parties et de notre nation. »
Commentaire : "Je n'aurais jamais cru que je perdrais le respect des États-Unis aussi rapidement et aussi radicalement que l'année dernière. Non seulement vous avez élu ces personnes totalement incompétentes et corrompues, mais la résistance des démocrates est si faible et celle des républicains est inexistante. Le pays est fichu." (traduction automatique)
Mardi 10/6, 19h05
Comment ça se passe.
Ne vous tenez pas près des fenêtres pendant le travail des groupes de tir mobiles contre les « Shaheds », même si les coups de feu sont entendus de loin, les balles volent autour de la ville, – militaire « Flash »
Une balle de mitrailleuse peut voler sur plusieurs kilomètres et représente un grave danger.
La Russie a officiellement sollicité l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de régler un différend complexe autour du combustible américain stocké dans la centrale nucléaire de Zaporijia. Cette centrale, la plus grande d’Europe, est sous contrôle russe depuis mars 2022 et se trouve à l’arrêt complet depuis septembre de la même année. Au cœur du litige : le combustible nucléaire fourni par la société américaine Westinghouse Electric Company, présent sur le site. Moscou souhaite redémarrer la centrale, mais le statut du combustible américain constitue un obstacle important à cette reprise d’activité.
Alexeï Likhachev, directeur général du groupe nucléaire russe Rosatom, a explicitement indiqué que son pays était prêt à utiliser le combustible Westinghouse actuellement entreposé à Zaporijia ou à le restituer aux États-Unis. Toutefois, Washington invoque des questions relatives à la propriété intellectuelle, compliquant ainsi toute décision rapide sur le devenir de ce combustible. Face à cette impasse, la Russie espère que l’AIEA pourra faciliter une médiation entre les deux puissances nucléaires pour parvenir à une solution opérationnelle rapide et permettre la reprise d’activité à la centrale.
L’AIEA, représentée par son directeur général Rafael Grossi, a d’ores et déjà exprimé sa disponibilité pour jouer le rôle de médiateur dans ce dossier complexe. Néanmoins, le directeur général de l’AIEA a clairement indiqué qu’à ce jour, les conditions techniques minimales pour un redémarrage ne sont pas réunies. L’agence souligne notamment deux prérequis essentiels non remplis : la stabilité du réseau électrique et un approvisionnement suffisant en eau de refroidissement. Ces éléments doivent impérativement être rétablis avant d’envisager tout redémarrage effectif des réacteurs nucléaires. […]
Energynews, Moscou sollicite l’AIEA pour régler le différend nucléaire avec Washington
Mardi 10/6, 7h30
La tarentule du nec : ça baigne.
États-Unis
Le concepteur de centrales dit être « en discussion » avec les autorités pour participer à la relance de l’atome outre-Atlantique. […]
Les Échos, Westinghouse veut construire 10 réacteurs nucléaires aux Etats-Unis
France
Les effets du changement climatique sont déjà visibles. Si réduire notre empreinte carbone reste une priorité, cela ne suffit plus. Il faut se préparer à vivre avec ses conséquences. Jeudi 22 mai 2025, la Clin, la Commission locale d’information auprès des centrales nucléaires de Paluel et Penly, dans la commune de Petit-Caux (Seine-Maritime), a organisé une réunion publique autour du changement climatique et de l’adaptation des centrales nucléaires. […]
Actu, Face au dérèglement climatique, EDF adapte ses centrales nucléaires près de Dieppe
Indonésie
Face à la demande croissante d’électricité, l’archipel compte sur l’énergie nucléaire. Mais les experts se montrent sceptiques en raison du coût et de la difficulté historique de Jakarta à réaliser de grands travaux. […]
France Info, L’Indonésie veut se convertir au nucléaire pour réussir son ambitieuse transition énergétique
Italie
[…] dans un entretien publié par le Corriere Della Sera, le 8 juin, [le] chef d’état-major [de la Marine italienne] l’amiral Enrico Credendino a indiqué qu’elle envisageait de lancer un projet de porte-avions à propulsion nucléaire.
« La Marine a un projet budgétaire pour une période allant jusqu’en 2040. Elle envisage un porte-avions à propulsion nucléaire, mais aussi des drones de tout type. […] Nos soixante navires seront tous dotés de vastes espaces pour embarquer des drones. Le Trieste, notre unité la plus récente, embarque des chasseurs et des drones de toutes les tailles », a en effet affirmé l’amiral Credendino, sans entrer dans les détails.
L’annonce du commandant de la Marina militare coïncide avec la création, en mai, de Nuclitalia, une société dont le capital est détenu par Enel [51 %], Ansaldo Energia [39 %] et Leonardo [10 %]. […]
Zone militaire, La marine italienne envisage de se doter d’un porte-avions à propulsion nucléaire
Iran
Le directeur du nucléaire iranien a annoncé que la Russie allait construire huit centrales nucléaires en Iran dans le cadre d’un contrat signé entre les deux pays, a rapporté l’agence de presse officielle IRNA.
[…] M. Eslami a déclaré que quatre des huit réacteurs nucléaires prévus seraient construits dans la province méridionale de Bouchehr.
[…] Achevée par la Russie en mai 2011, la centrale de Bouchehr, première et unique centrale nucléaire opérationnelle d’Iran, est au cœur du programme nucléaire civil du pays. Elle repose depuis longtemps sur une coopération avec Rosatom, l’agence nucléaire d’Etat russe.
Xinhuannet, La Russie construira huit centrales nucléaires en Iran, annonce un responsable iranien
Le chef de la délégation russe aux négociations, Vladimir Medinsky, a déclaré : « Notre peuple exige des mesures beaucoup plus sévères : Nous avons besoin d’un Oreshnik [tactique de la terre brûlée] pour Kiev, pour Lviv – assez de discussions ! C’est très difficile pour nous à cet égard », a-t-il déclaré, commentant les négociations avec l’Ukraine.
Les forces russes ont mené la plus grande frappe combinée de missiles et de drones de la guerre dans la nuit du 8 au 9 juin. L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces russes ont lancé 499 projectiles, dont 479 Shahed et drones leurres
[…] Le porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, le colonel Yurii Ihnat, a déclaré le 9 juin que les forces russes continuent d’adapter leurs frappes contre l’Ukraine, en utilisant un grand nombre de drones pour submerger les systèmes de défense aérienne ukrainiens et détourner l’attention des lancements ultérieurs de missiles de croisière et de missiles balistiques. Le ministère russe de la Défense (MoD) a affirmé que la série de frappes des 8 et 9 juin faisait partie de la réponse de la Russie à la série de frappes de drones à longue portée « Opération Spider Web » menée par l’Ukraine contre des bases aériennes russes le 1er juin. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 juin, traduction automatique
La Russie produit désormais plus de 5 000 drones longue portée par mois – environ 2 700 Shahed-136 et 2 500 drones leurres – soit une multiplication par cinq depuis l’été 2024, selon les renseignements militaires ukrainiens (HUR). Les leurres sont utilisés pour surcharger les défenses aériennes ukrainiennes et à des fins de reconnaissance.
[…] Se targuant d’avoir su « repousser les migrants » dans son pays, quitte à encourir des sanctions de Bruxelles, M. Orban a clamé devant plusieurs milliers de personnes : « Nous ne les laisserons pas détruire nos villes, violer nos filles et nos femmes, tuer des citoyens pacifiques. »
Dans ce discours prononcé en hongrois et traduit en direct en français pour les militants présents à Mormant-sur-Vernisson [Loiret, France], le premier ministre hongrois a clairement ciblé l’UE, assumant son rôle de « brebis galeuse de l’Union européenne », de « cauchemar de Bruxelles ».
[…] Il s’est exprimé au milieu de nombreux dirigeants européens d’extrême droite, parmi lesquels le vice-président du conseil des ministres italien Matteo Salvini, le leader du parti espagnol Vox, Santiago Abascal, ainsi que les dirigeants des partis alliés tchèque, Andrej Babis, grec, Afroditi Latinopoulou, polonais, Krzysztof Bosak, estonien, Martin Helme, et belge, Tom Van Grieken. Le dirigeant d’extrême droite néerlandais Geert Wilders a, lui, adressé un message vidéo enregistré.
[…] De son côté, Marine Le Pen a, elle aussi, déclamé un discours offensif contre l’Union européenne, « empire marchand, wokiste, ultralibéral » où elle entend « remettre de l’ordre ». « Nous ne voulons pas quitter la table. Nous voulons finir la partie et la gagner, prendre le pouvoir en France et en Europe pour le rendre aux peuples », a-t-elle insisté, s’attaquant comme ses prédécesseurs à la tribune à la politique migratoire européenne. […]
Le Monde, L’extrême droite européenne s’en prend à l’UE, lors d’un rassemblement dans le Loiret
Lundi 9/6, 17h40
C’est férié.
[…] Faire la guerre est dans les gènes des Russes. […]
Le Grand Continent, « La guerre est dans les gènes des Russes » : un entretien inédit avec Sergueï Karaganov, l’architecte de la géopolitique de Poutine
[Equipement d’avant-garde conçu pour ramener toutes ses tripes du front — NDLR]
Lundi 9/6, 17h20
Drones russes à moitié russes.
Les services de renseignement ukrainiens (HUR) ont publié sur Telegram une analyse technique détaillée du nouveau drone de frappe russe V2U, qui est maintenant utilisé dans le secteur de Soumy sur la ligne de front. Selon cette analyse, la caractéristique-clé du V2U est sa capacité à sélectionner des cibles de manière autonome en utilisant l’intelligence artificielle (IA).
Le renseignement ukrainien explique que le système informatique du drone est alimenté par un mini-ordinateur Leetop A203 (Chine) qui inclut un module NVIDIA responsable du traitement d’image et de l’acquisition de cibles. Le HUR rapporte que la plupart des composants du drone sont d’origine étrangère, avec un capteur Sony (Japon), un relais électromagnétique fourni par TE Connectivity (Irlande), un adaptateur réseau Intel (Etats-Unis) ou un microcontrôleur STMicroelectronics (Suisse). […]
Le char Renault FT [...] a été le véhicule de combat blindé et chenillé le plus efficace de la Première Guerre mondiale. Environ 3 700 chars FT sortirent d'usine en dix-huit mois, la plupart fabriqués chez Renault, mais aussi chez Berliet, Somua et Delaunay-Belleville.
Le Renault FT allait définir le type même du char de combat moderne : armement en tourelle pivotante tous azimuts, groupe moteur situé à l'arrière et chenilles débordantes à l'avant. Le char Renault FT a été fabriqué sous licence aux États-Unis (950 chars) à partir de 1918, puis utilisé par l'armée américaine pendant les années 1920-1930 sous le nom de « 6 Ton Tank ». Enfin, il fut adopté et utilisé à la même époque par l'URSS sous le nom de « Russki Reno ». [...]
Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, n’avait pas nommé vendredi « la grande entreprise produisant des voitures françaises » qui allait produire des drones sur le sol ukrainien « avec une PME de défense française ». Dimanche, Franceinfo a donné son nom : Renault.
L’objectif de ce partenariat « gagnant-gagnant » avec Kiev, selon l’expression du ministre, est, d’une part, de produire des drones à grande échelle et, d’autre part, d’apprendre à les utiliser en opération. Ces drones seront destinés aux Ukrainiens, « mais nous allons aussi en faire bénéficier nos propres armées françaises pour avoir en permanence un entraînement tactique, opératif, qui colle à la réalité » du conflit en Ukraine, a-t-il ajouté sur LCI. notamment des précisions sur ce projet.»
Renault a bien confirmé au Figaro avoir été contacté par le ministère des Armées, mais rien n’est encore finalisé, a tempéré le constructeur : « Des échanges ont eu lieu. Aucune décision n’est prise à ce stade, car nous attendons des précisions sur ce projet de la part du ministère », précise le groupe Renault, dont l’État est le premier actionnaire avec 15 % du capital. […]
Le Figaro, Le constructeur français Renault sollicité pour produire des drones en Ukraine
Commentaire : "Ce n’est pas ma guerre et ce ne sera pas ma Renault."
Le boxeur ukrainien Oleksandr Usyk a invité Donald Trump à venir en Ukraine, à vivre chez lui et à vivre de première main la terreur quotidienne russe. (traduction automatique)
Lundi 9/6, 8h55
C’est une première en plus de trois ans de conflit. L’armée russe a annoncé dimanche conduire une offensive dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, bordant celle de Donetsk. […]
Les Échos, Après le camouflet infligé par Kiev, la Russie lance une nouvelle offensive terrestre en Ukraine
Des responsables du Kremlin et le ministère russe de la Défense ont annoncé le 8 juin que les forces russes avaient atteint la frontière entre l’oblast de Donetsk et celui de Dnipropetrovsk et qu’elles menaient des opérations offensives dans l’oblast de Dnipropetrovsk – un oblast que la Russie n’a pas déclaré illégalement comme étant annexé.
Le 8 juin, le ministère russe de la Défense a affirmé que des éléments de la 90e division de chars russe (41e armée d’armes combinées [CAA], district militaire central [CMD]) avaient atteint la frontière occidentale de l’oblast de Donetsk et continuaient à développer une offensive dans l’oblast de Dnipropetrovsk. Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a affirmé le 8 juin que les forces russes avaient « commencé une offensive » dans l’oblast de Dnipropetrovsk et a menacé que ceux qui ne reconnaîtraient pas les « réalités de la guerre » sur le champ de bataille pendant les négociations « recevraient de nouvelles réalités sur le terrain ».
[…] À ce jour, ISW n’a pas observé de preuves géolocalisées de ces avancées présumées près de la frontière de l’oblast de Dnipropetrovsk. ISW a prévu en novembre 2024 que le commandement militaire russe pourrait avancer dans la partie la plus au sud-est de l’oblast de Dnipropetrovsk pour interdire les lignes de communication terrestres ukrainiennes (GLOC) qui soutiennent les positions ukrainiennes dans l’oblast de Donetsk et pour envelopper ces positions ukrainiennes à l’appui de la campagne plus large de la Russie pour s’emparer de l’ensemble de l’oblast de Donetsk. […]
ISW, évaluation de la camapgne offensive russe, 8 juin, traduction Deepl
Sergueï Karaganov, directeur du Conseil de politique étrangère et de défense, est souvent présenté comme le principal architecte de la politique étrangère russe. Vladimir Poutine assure qu’il fait partie des auteurs qu’il lit régulièrement. Dans les cercles du pouvoir russe, il est l’une des cautions intellectuelles les plus suivies et écoutées du bellicisme que déploie le régime de Vladimir Poutine en Ukraine et contre l’Europe.
[…] Comment définissez-vous la « philosophie » de Donald Trump ?
Trump est un nationaliste américain qui présente certaines caractéristiques du messianisme traditionnel aux États-Unis. S’il peut parfois surprendre c’est qu’il a été vacciné contre la vermine mondialiste-libérale des trois ou quatre dernières décennies.
[…] Justement dans ses charges contre le libéralisme, il semble souvent mettre en avant des valeurs communes avec la Russie de Poutine. […]
On parle beaucoup d’un éventuel compromis et de ses différentes formes. En Russie aussi, dans les médias et ailleurs, on discute avec enthousiasme des options qu’il pourrait ouvrir.
Il me semble toutefois qu’à ce stade, l’administration Trump n’a aucune raison de négocier avec nous selon les conditions que nous avons fixées — et que par conséquent ce rapprochement sera difficile.
[…] La guerre est économiquement avantageuse pour les États-Unis, car elle leur permet de moderniser leur complexe militaro-industriel, de piller leurs alliés européens avec une vigueur renouvelée et d’imposer leurs intérêts économiques par le biais de sanctions systématiques à l’encontre de pays du monde entier.
Et, bien sûr, elle permet aux États-Unis d’infliger davantage de dommages à la Russie dans l’espoir de l’épuiser et, idéalement, de l’écraser ou de la supprimer en tant que noyau militaro-stratégique de la majorité mondiale émergente et émancipée. Sans compter qu’elle est aussi un puissant soutien stratégique du principal concurrent de l’Amérique, la Chine.
[…] Il n’y a donc pas pour vous de condition suffisante à conduire à un rapprochement des États-Unis à la Russie ?
[…] La défaite totale de l’Ukraine — avec sa capitulation pure et simple qui pourrait avoir un effet domino sur l’Europe — reste notre objectif, mais elle sera extrêmement coûteuse, voire prohibitive, car elle conduirait à la mort de plusieurs milliers de nos meilleurs enfants, si elle n’était pas renforcée par un recours plus actif à la dissuasion nucléaire, ce que je préconise pour sortir de cette impasse.
[sans crédit]
[…] Êtes-vous partisan de l’idée, formulée par Curtis Yarvin et d’autres intellectuels trumpistes, que les nations européennes devraient être aidées — y compris par le biais de changements de régime — à restaurer leur culture traditionnelle et des formes de gouvernement plus autoritaires, en lien avec la Russie ?
Je ne partage pas l’idée que les nations européennes devraient y être aidées, mais j’espère qu’elles y parviendront par elles-mêmes, d’une manière ou d’une autre. Toute ingérence extérieure risquerait plutôt de freiner ce mouvement. L’Europe a été le berceau des pires courants idéologiques, de guerres monstrueuses, de génocides de masse. Des gouvernements ou des normes plus autoritaires pourraient avoir de nouveau des effets catastrophiques sur le reste du monde. C’est pourquoi l’option que je privilégie consiste plutôt à prendre acte de la fin de l’aventure européenne, à ce que la Russie prenne ses distances vis-à-vis de l’Europe et reconnaisse, enfin, que son voyage européen touche à sa fin. Nous n’avons plus rien à tirer de l’Europe, sauf des menaces militaires et l’infection par ses pseudo-valeurs.
Pensez-vous que l’horizon eurasiatique s’est définitivement clos ?
L’effondrement de l’Europe, en tant que phénomène culturel et moral, représente une véritable perte, y compris pour la Russie. Mais nous n’avons pas à nous en préoccuper : ce dont nous devons nous préoccuper, c’est de bâtir des relations constructives avec les différents pays d’Europe, à titre individuel.
Je pressens fortement que, d’ici une dizaine ou une quinzaine d’années, peut-être même plus tôt, les pays du sud de l’Europe et une bonne partie de l’Europe orientale rejoindront la Grande Eurasie.
Quant aux pays du Nord-Ouest, ils continueront à pourrir sur place et s’effacer de l’arène mondiale, à moins bien sûr qu’ils ne réussissent à dépasser leurs pulsions de rejet de leurs propres valeurs fondamentales.
Le Royaume-Uni et trois ou quatre autres États du continent deviendront la périphérie, l’excroissance européenne des États-Unis.
[…] Pour l’heure, mieux vaut nous en éloigner, en profitant de l’opportunité historique que représente la guerre déclenchée par l’Occident en Ukraine.
Nous avons évidemment une divergence fondamentale sur la responsabilité du déclenchement et de la continuation de l’agression russe à l’Ukraine. En quoi pensez-vous que cette guerre — que le régime russe d’ailleurs continue à appeler « opération militaire spéciale » pour occulter le massacre qu’elle produit quotidiennement — représente une opportunité historique ?
Cette guerre nous a été extrêmement bénéfique. Il est tragique que ce résultat ait dû coûter la vie à la fine fleur du pays, mais cette guerre nous a permis de rompre rapidement avec nos derniers restes d’eurocentrisme et d’occidentalocentrisme.
En attirant le feu sur nous, nous éliminons finalement cette élite consumériste qui a définitivement quitté la Russie, nous restaurons notre propre identité, dans ses aspects à la fois traditionnels et réactualisés, tout en nous tournant résolument vers le Sud et l’Est, là où se trouvent les sources extérieures de notre civilisation et de notre prospérité future.
[…] Il existe manifestement, au sein même de la population russe, des personnes qui n’adhèrent pas à votre « idée-rêve russe ». Comment concevez-vous la gestion — ou la possibilité même — du dissensus politique dans la Russie d’aujourd’hui et de demain ?
Il y a effectivement parmi nos concitoyens des gens qui ne partagent pas ma conception personnelle de « l’idée-rêve russe », laquelle, au demeurant, ne m’appartient pas en propre. […] Cette conception est assez simple : elle affirme qu’il doit exister dans notre pays une idéologie susceptible de nous porter vers l’avant, une idéologie partagée par la majorité de la population et obligatoire pour l’élite dirigeante. Mais ni moi, ni, je l’espère, mes collègues et amis, ne prétendons imposer à l’ensemble des citoyens cette idéologie, que nous appelons une « idée-rêve » ou un « Code de l’homme russe ».
Nous ne voulons en aucun cas renouer avec le totalitarisme communiste qui nous a mutilés intellectuellement et qui a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique.
[…] Ceci étant dit, je m’opposerai catégoriquement à toute forme d’oppression des personnes qui ne partageraient pas cette « idée-rêve ». Si vous n’y adhérez pas, mais que vous payez vos impôts, que vous n’allez pas à l’encontre des intérêts de l’État et que vous ne vous mettez pas au service de gouvernements étrangers, alors très bien, vous êtes libre de vivre comme vous l’entendez. Si vous aspirez cependant à faire partie de la classe dirigeante russe, alors vous devez partager ces valeurs et cette politique, promouvoir cette identité. Ceux qui s’y refusent doivent être relégués dans une sorte de semi-isolement 9. Qu’ils fassent des affaires ou qu’ils travaillent à l’usine, tant qu’ils profitent à la société et prennent soin de leur famille, alors qu’ils vivent leur vie. Mais ils ne doivent pas faire partie de la classe dirigeante.
[…] Par quels moyens souhaitez-vous les écarter ?
Heureusement pour nous, nos adversaires occidentaux actuels, ceux que nous appelions tout récemment encore nos « partenaires », nous rendent de grands services sur ce plan. À la faveur de l’opération militaire, nous nous sommes débarrassés en un temps record d’une quantité considérable de personnes que je désigne comme de la « racaille ».
Ces gens ont donc quitté la Russie pour l’Occident : je vous en félicite.
[…] En vous lisant et en vous écoutant, il apparaît que la guerre est désormais devenue la matrice de la Russie contemporaine. Pensez-vous qu’elle sera aussi la clef de son futur ? La Russie est-elle entrée dans une guerre sans fin ?
À l’heure actuelle, un processus accéléré de renaissance spirituelle, morale et intellectuelle est à l’œuvre en Russie, en très grande partie grâce à la guerre.
On peut regretter que ce processus n’ait pas été en mesure de voir le jour par d’autres moyens.
Toutefois, la Russie est un pays de guerriers, elle n’a jamais su vivre hors de l’état de guerre. Faire la guerre est dans les gènes des Russes.
[…] Il est tragique que, pour cela, nous devions payer le tribut du sang — la vie de nos fils. Mais l’histoire est tragique.
Le Grand Continent, « La guerre est dans les gènes des Russes » : un entretien inédit avec Sergueï Karaganov, l’architecte de la géopolitique de Poutine
Dimanche 8/6, 9h55
Pacha file vers le front. Tout beau, regarde. Il fait +34 [degrés] à Kyiv, et Pacha est cool est frais, comme Commandos ou un héros du cinéma américain. Il a passé une journée et deux nuits avec les parents chez [son frère] Vova, ils ont bien mangé.
Olga, Viber (texte)
Dimanche 8/6, 9h15
Big badaboum (suite) : de l’équilibre nuc à l’époque des moustiques armés.
[…] L’opération [ukrainienne] Spider Web du 1er juin marque probablement la plus grande attaque contre les installations nucléaires d’un État doté d’armes nucléaires à ce jour, une attaque exécutée à l’aide de drones de la taille d’un ordinateur portable. Il s’agit également de la démonstration la plus significative de la capacité des drones à pénétrer profondément dans un territoire fortement défendu, avec un impact stratégique important. Bien qu’il s’agisse d’un succès opérationnel pour l’Ukraine, on ne sait toujours pas si et comment l’attaque des drones aura un impact sur la conduite de la guerre par la Russie. Certains craignent que cette opération ne conduise à une escalade nucléaire.
[…] Derrière ces attaques se trouvaient de petits drones, comme ceux utilisés pour capturer des vidéos panoramiques sur les réseaux sociaux, télécommandés par des pilotes ukrainiens.
[…] Les drones étaient probablement des quadcoptères « Osa », d’une longueur de [33 à 38 centimètres], développés et assemblés en Ukraine pour un coût d’environ 600 à 1 000 dollars chacun, selon une première analyse de l’attaque par le Center for Strategic and International Studies (Centre d’études stratégiques et internationales). Chaque drone transportait probablement une charge explosive d’environ 3,2 kilogrammes et explosait au moment de l’impact avec les avions visés. Pour communiquer avec les drones, les opérateurs ukrainiens auraient utilisé les réseaux russes de télécommunications mobiles, tels que les connexions 4G et LTE.
[…] Depuis des décennies, les grandes puissances recherchent ce que l’on appelle la stabilité stratégique, une situation dans laquelle les adversaires nucléaires sont dissuadés de lancer des attaques militaires directes l’un contre l’autre en raison de leurs capacités nucléaires mutuellement destructrices.
[…] Mais cet équilibre fragile entre les grandes puissances a toujours été vulnérable aux technologies nouvelles et perturbatrices telles que les micropuces, les missiles à guidage de précision ou la cybertechnologie. Les drones, en particulier ceux qui sont petits et bon marché, représentent un défi unique pour cet équilibre, un défi qui échappe souvent à l’emprise des grandes puissances.
[…] Les puissances militaires telles que les États-Unis, la Russie et la Chine investissent et développent depuis longtemps des drones coûteux et très perfectionnés pour diverses missions.
[…] Grâce aux progrès de la microélectronique et des technologies des batteries, des drones plus petits et moins chers ont commencé à être produits en masse à des fins commerciales par des entreprises comme DJI et d’autres. Il n’a pas fallu longtemps aux militaires pour adapter ces drones à des fins de guerre. Combinés à une technologie de télécommunication de pointe, ces petits drones pouvaient former des essaims intelligents et offrir des flux vidéo en temps réel à leurs opérateurs.
Cette fois, les puissances nucléaires n’ont pas été les seules à s’engager dans la course aux armements. Contrairement à d’autres vecteurs, tels que les missiles ou les chasseurs à réaction, dont les coûts d’entrée sont nettement plus élevés, des États plus petits, voire des acteurs non étatiques, pouvaient acquérir des drones peu coûteux et les transformer en « forces aériennes » et en vecteurs rudimentaires mais efficaces.
[…] Historiquement, seules les grandes puissances nucléaires disposaient de moyens efficaces pour infliger des dommages aux capacités nucléaires des autres grandes puissances. Et pour la plupart des États dotés de l’arme nucléaire, une attaque contre leurs capacités nucléaires, même conventionnelle, appelait des représailles nucléaires. Pour éviter l’escalade nucléaire, les puissances nucléaires ont soigneusement élaboré des doctrines, des stratégies et des accords entre elles afin de créer une prévisibilité et d’accroître la stabilité stratégique. Mais dans une certaine mesure, ce système d’équilibre n’a pas été conçu dans l’idée que des acteurs plus modestes pourraient menacer les ressources nucléaires critiques des États dotés d’armes nucléaires. […]
Bulletin of the Atomic Scientists, L’attaque ukrainienne contre des bombardiers russes montre comment des drones bon marché pourraient perturber la sécurité mondiale, traduction Deepl
Nouvelles images de l'opération « Toile d'araignée » du SBU : du lancement de drones depuis un camion aux frappes contre des avions russes. L'attaque a touché 41 avions stratégiques sur quatre bases aériennes, coûtant environ 7 milliards de dollars à la Russie, selon le SBU.
L’Allemagne rapporte que l’opération Spiderweb menée par l’Ukraine a probablement endommagé environ 10 % de la flotte de bombardiers stratégiques russes, notamment les bombardiers TU-95, TU-22 et les avions de reconnaissance A-50.
Le major-général Christian Freuding a également confirmé que de nombreux A-50 concernés sont probablement hors service.
[…] Cette seule opération a éliminé 15 % des Tu-95 (Bear) russes et détruit/endommage environ le même pourcentage d’avions TU-22 (Backfire). Et c’est important. Les dégâts réels que cela représente sont bien supérieurs à 15 %, car aucune puissance ne peut déployer tous les appareils d’un type qu’elle possède, et les 58 Tu-95 estimés, par exemple, n’étaient pas tous disponibles pour les opérations.
[…] Et qu’ont utilisé les Ukrainiens pour infliger ces dégâts ? Cet excellent rapport du SCRS indique que 117 drones ukrainiens ont participé à l’opération. Le coût de ces drones a été estimé à environ 1 200 dollars chacun. Le coût total des systèmes d’attaque employés, même en arrondissant sérieusement, aurait donc été inférieur à 200 000 dollars.
En termes de rentabilité, il s’agit de l’une des attaques les plus réussies de l’histoire militaire moderne. […] Cette opération est un véritable avertissement pour les armées avancées du monde entier quant à la vulnérabilité de leurs systèmes hérités, très coûteux, face à une puissance de feu défensive bien moins coûteuse.
[…] L’ampleur de ces attaques, leur étendue géographique et leur valeur stratégique montrent que les Ukrainiens (avec des ressources très limitées par rapport aux Russes) tentent de mener une guerre stratégiquement sophistiquée et efficace (et qui respecte les lois de la guerre). Il est tragique qu’ils aient été contraints d’attendre si longtemps et de développer leurs propres systèmes pour mener une telle guerre. Les États-Unis ont prétendu pendant des décennies défendre ces lois de la guerre dans le cadre de l’ordre fondé sur des règles qu’ils dominent. Les Ukrainiens combattent en réalité au sein de cet ordre, et les États-Unis les ont empêchés d’y parvenir. […]
Le projet de Donald Trump de faire cesser la guerre en Ukraine se voit très fortement contrarié tandis que le président américain se refuse toujours à faire pression sur son « ami » Vladimir Poutine.
Le deuxième round de discussion directe entre délégations russe et ukrainienne qui se déroulait à Istanbul le 2 juin est un échec, aucune avancée concrète, des exigences russes qui reviennent encore et toujours à une demande illusoire de capitulation, alors que la résistance ukrainienne ne montre pas de signes d’affaiblissement, bien au contraire.
[…] Sur les arrières du front (notion de plus en plus floue), la Russie continue de bombarder au quotidien les villes ukrainiennes avec, dans la nuit du 5 juin, une « vague massive » de 400 drones et 40 missiles. Cette dernière n’est en réalité pas très impressionnante si on la compare aux vagues précédentes qui avaient déjà dépassé les 400 drones ou les 70 missiles par jour.
[…] En dehors de tuer des civils ukrainiens au quotidien et de se faire haïr un peu plus chaque nuit, la stratégie de bombardements « à l’arrosoir » de Poutine est une impasse et un échec jusqu’ici. Peut-être croit-il encore que le peuple ukrainien va se soulever contre son président et le renverser au profit d’une marionnette du Kremlin, ce qui ne semble guère plus réaliste que d’attendre la même chose de la société russe qui vit sous la peur permanente de la répression policière et judiciaire.
[…] Notons que cette opération de bombardement contre des avions « stratégiques » de l’armée russe, notamment un A50 (l’équivalent d’un AWACS dont les Russes disposent de peu d’exemplaires), n’a pas pu échapper à la surveillance du système de renseignement américain. Mais plus encore, cette attaque a probablement été largement aidée par ce système de renseignement américain, même si Donald Trump s’est empressé d’affirmer le contraire dans son dernier échange téléphonique avec Poutine. Trump ne veut pas afficher un recours à la puissance militaire face à un Poutine qui n’a pourtant jamais rien compris d’autre que la force…
Par ailleurs, les Ukrainiens continuent presque chaque jour à cibler des objectifs militaires ou logistiques en Russie avec une attaque par explosion sous-marine contre un pilier du pont de Crimée, dit pont Poutine (l’ouvrage d’art russe le mieux protégé), mais aussi contre des installations ferroviaires, des dépôts de munitions et de carburant, ainsi que des entreprises d’armement.
[…] Poutine a même appelé le Pape (!) pour « dénoncer ces actes terroristes » des Ukrainiens, ce qui ne manque pas de piquant dans cette guerre qu’il a pourtant déclenchée et qu’il refuse d’arrêter.
[…] Pour autant, il faut avoir conscience que ces opérations, audacieuses et remarquablement menées, ne changeront pas la situation du front en Ukraine, qui est durablement dans une impasse militaire : les Ukrainiens n’ont pas les moyens de sortir les Russes de leur territoire (et tout particulièrement de la Crimée), tandis que les Russes n’ont pas les moyens de soumettre l’Ukraine…
Que va faire Donald Trump face à cette impasse, s’en détourner ou s’en occuper ? Son attitude est aussi incompréhensible qu’imprévisible, le Golden President est devenu le plus grave facteur d’incertitude des relations internationales, aussi bien qu’au sein de la société américaine. Cela devrait nous inviter plus que jamais à réfléchir aux Etats-Unis d’Europe pour ne plus dépendre de ceux d’Amérique, et assurer pleinement la responsabilité de notre destinée. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Trump piétine en Ukraine pendant que Netanyahou piétine les Palestiniens
Dimanche 8/6, 1h10
C’est dimanche. Comment ça marche : les humains règlent leurs problèmes.
La réponse à l’opération des services secrets ukrainiens « Pavutyna » (« toile d’araignée » en ukrainien), qui avait ciblé dimanche 1er juin cinq bases aériennes en Russie, détruisant ou endommageant une partie significative de la flotte stratégique de bombardiers russes, ne s’est pas fait attendre. La Russie a ainsi lancé dans la nuit du 5 au 6 juin sa plus vaste offensive aérienne depuis le début de son invasion de l’Ukraine. Au total, 407 drones et 44 missiles ont été tirés par les forces armées russes, visant notamment les villes de Kiev, Lviv, Ternopil, Tchernihiv, Kharkiv, Kherson et Poltava. […]
Les Échos, la Russie se venge contre les civils ukrainiens
« Parfois, vous voyez deux jeunes enfants se battre comme des fous, ils se détestent, ils se battent dans un parc. Et vous essayez de les séparer, et ils ne veulent pas être séparés… Parfois, il vaut mieux les laisser se battre un moment, plutôt que de les séparer. »
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
« Nous ne sommes pas des enfants jouant avec Poutine dans un parc. C’est un tueur venu pour assassiner des enfants », a déclaré Zelenskyy, réprimandant les propos de Trump à son égard et à l’encontre du dictateur russe. La souffrance de l’Ukraine, a-t-il ajouté, est difficile à saisir pour tout non-Ukrainien, y compris le président américain.
[…] « La situation dégénère rapidement, constate en se redressant Maxime, un officier de la 14e brigade d’assaut, Tchervona Kalyna (« viorne rouge »), non autorisé à donner son nom de famille. Ce drone était ailé. C’était soit un Molnia, soit un Matka. » Le militaire explique que ce dernier modèle est un « drone mère », porteur de quatre petites munitions rôdeuses (appelées aussi drones kamikazes). Le drone mère permet de doubler la portée des drones d’attaque russe. Il sert aussi à la reconnaissance aérienne et à guider ses « enfants » vers leur cible. « Nous avons vu le premier Matka il y a dix mois, mais, depuis, il a été amélioré et pullule. La route vers Dobropillia est très attaquée maintenant, il y a des véhicules pétés partout, y compris civils, parce que si les “enfants”ne trouvent pas de cible de haute valeur [blindés ou artillerie], ils se mettent à frapper n’importe quoi de vivant. »
[…] « Plus de la moitié de nos pertes surviennent durant les déplacements, raconte Anatole, dit « Red Fox », sergent instructeur de 35 ans au sein de la 14e brigade d’assaut. Nos gars doivent parcourir plusieurs kilomètres à pied, chargés de vivres et de munitions, et c’est là qu’ils sont le plus vulnérables. Surtout quand ils quittent leurs fortifications, qui sont très solides. Avant, le danger venait de l’artillerie, mais elle était beaucoup moins précise que les drones, il suffisait de se jeter au sol. Avec les drones, ça ne marche plus comme ça. » Conséquence, les rotations sont réduites au maximum. Certains soldats restent parfois « deux semaines voire jusqu’à quarante jours coincés sur leur position », déplore Anatole, en lissant sa moustache.
[…] Il qualifie de « cliché trompeur » l’avance technologique des Ukrainiens sur les Russes : « L’ennemi s’est préparé depuis des années à cette invasion. Ils ont massivement déployé des drones à câble optique, bien avant nous. »
[…] Les drones kamikazes pilotés par câble optique, contrairement à ceux pilotés par signal radio, sont difficilement détectables, et les brouilleurs électroniques restent sans effet. Ils ont détruit un grand nombre de véhicules ravitaillant les forces ukrainiennes entrées dans la région russe de Koursk, à l’été 2024, et sont considérés comme un facteur majeur de la retraite que ces dernières ont dû opérer, en mars.
[…] « Nous sommes créatifs et réactifs, mais notre problème, à nous Ukrainiens, est que nous n’arrivons pas à produire rapidement de grandes quantités. Les Russes, eux, ont depuis longtemps mis leur économie sur les rails de la guerre. Quand ils mettent au point une arme efficace, ils en produisent aussitôt des quantités industrielles »,soupireEvgueni, dit « Tzigane », commandant d’un peloton de dronistes au sein de la 59e brigade d’assaut. […]
Le Monde, Emmanuel Grynszpan, les Russes accélèrent l’intégration de nouvelles technologies militaires
Vendredi 6/6, 21h05
Drones.
On va se lancer dans un partenariat inédit : « une grande entreprise produisant des voitures va s’associer avec une PME de défense française en Ukraine pour produire des drones pour les Ukrainiens et pour les armées françaises », a déclaré le ministre des armées sur LCI, vendredi soir. […]
Le président américain et le milliardaire sud-africain décident de mettre fin à leur lune de miel.
Vendredi 6/6, 4h15
Pertes.
[…] L’agence de presse du ministère ukrainien de la Défense (MoD), ArmyInform, a rapporté le 5 juin qu’un responsable anonyme de l’OTAN a déclaré que les forces russes subissent un taux de pertes moyen de 1 140 personnes par jour, dont près de 975 sont tuées au combat (KIA) – un nombre de tués bien plus élevé que le ratio standard d’un KIA pour trois blessés au combat (WIA) […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 juin, traduction Deepl
Vendredi 6/6, 4h05
Rappel.
[…] Rappelons que depuis cinq siècles la Russie envahit l’un de ses voisins en moyenne tous les vingt, vingt-cinq ans. Et surtout que Vladimir Poutine, qui en est déjà à sa cinquième aventure militaire – Tchétchénie, Géorgie, Crimée, Syrie, Ukraine –, a désormais transformé son pays en machine de guerre. […]
Le Monde, « La Guerre d’après », de Carlo Masala : Russie contre Europe, le scénario estonien
Jeudi 5/6, 22h15
America, America.
La Maison Blanche a apporté mercredi un soutien tacite au dirigeant d’extrême droite Geert Wilders après la chute du gouvernement néerlandais, estimant que les Pays-Bas faisaient face à « de graves menaces » en raison de l’immigration.
[…] M. Wilders, surnommé le « Trump néerlandais » en raison de sa chevelure blonde et de sa rhétorique incendiaire, est connu pour son discours anti-islam, anti-immigrés et anti-Europe. […]
La Libre, La Maison Blanche soutient Wilders après la chute du gouvernement néerlandais
En première ligne, les oiseaux tissent leurs nids à partir de fibres optiques. Photo de la 12e brigade Azov.
Jeudi 5/6, 22h00
Pacha quitte l’hôpital demain. La neurologue n’a voulu rien faire, Pacha n’a pas de problèmes neurologiques d’après IRM [ses mains tremblent et la neurologue a demandé un examen]. Du coup, il ira au front, le même secteur que la fois précédente. Le moral était bas hier, ça va mieux aujourd’hui.
Olga, Viber (texte)
Jeudi 5/6, 21h55
Trumpette.
C’est insensé ! Quel homme moralement dénué de sens ! Trump vient de déclarer qu’il envisageait d’imposer des sanctions non seulement à la Russie, mais aussi à l’Ukraine.
Je n’arrive pas à croire que les gens aient voté pour un tel niveau de faillite morale.
Lundi 2 juin, les délégations russe et ukrainienne se sont rencontrées à Istanbul pour un deuxième cycle de discussions depuis la reprise des négociations directes le 16 mai. Au cours de la rencontre, qui n’a abouti à aucun résultat majeur en vue de la mise en place d’un cessez-le-feu en Ukraine — les deux parties ayant principalement consenti à un échange de prisonniers et de corps de combattants tués sur le front —, Kyiv et Moscou ont échangé des « mémorandums » résumant la position des deux pays ainsi que leurs revendications pour mettre fin à la guerre.
Tandis que l’Ukraine avait communiqué en amont de la rencontre son plan de cessez-le-feu à Moscou ainsi qu’à Washington, le contenu du document russe, traduit et commenté ligne à ligne ci-dessous, n’a été dévoilé que durant la réunion.
Au cours du week-end précédant la rencontre, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe avait déclaré que les négociateurs seraient munis « d’un projet de mémorandum et d’autres propositions de cessez-le-feu ».
Le document russe reprend les demandes maximalistes formulées par Poutine depuis le printemps 2022, et ne présente aucune concession indiquant que Moscou serait favorable à la fin de la guerre — et ce malgré des pertes humaines considérables : près d’un million de morts et de blessés depuis février 2022, selon l’armée ukrainienne.
La position russe — qui repose sur les négociations avortées au printemps 2022 ayant débouché sur le Communiqué d’Istanbul, un document non-signé par les deux parties qui vise à faire de l’Ukraine un « État neutre » — consiste à exiger la résolution des « causes profondes » ayant motivé l’invasion, tandis que les Ukrainiens exigent la mise en place d’un cessez-le-feu de 30 jours, renouvelable à son terme, avant d’entamer des négociations de paix.
Dans le document présenté par les négociateurs ukrainiens à leurs homologues lors de la rencontre du 2 juin, Kyiv réitérait sa position, soutenue par les pays européens, consistant en l’octroi à l’Ukraine de garanties de sécurité, au respect par Moscou de la souveraineté territoriale ukrainienne, ainsi qu’au maintien d’une porte ouverte vers l’adhésion de Kyiv à l’Union européenne et à l’OTAN dans le cadre de tout accord. Les négociateurs ukrainiens manifestaient également leur volonté d’organiser une rencontre entre Zelensky et Poutine, systématiquement refusée par Moscou. […]
Le Grand Continent, Annexer le Donbass, neutraliser l’Ukraine, décapiter le pouvoir : la fin de la guerre aux conditions de Poutine. Texte intégral du mémorandum russe
Jeudi 5/6, 7h20
La guerre mène à tout : au-dessus de la Mer Noire, un pilote quelque peu espiègle a joué au Télécran [sorte de jeu du 20e siècle qui permettait de tenter de dessiner des obliques avec les deux boutons de l’horizontalité et de la verticalité — ça ne nous rajeunit pas] avec son Mirage pour dessiner le trident ukrainien.
[…] La crise a atteint les plus hautes sphères du gouvernement. Vladimir Poutine lui-même a reconnu que le pays était confronté à une pénurie de pommes de terre. Le vice-Premier ministre Dmitri Patrouchev, responsable du secteur agricole, a admis que le gouvernement avait tardé à mettre en œuvre des mesures pour stabiliser le marché alimentaire – une référence claire à la « crise de la pomme de terre ».
[…] le principal facteur expliquant la hausse actuelle des prix de la pomme de terre est sans conteste la mauvaise récolte de 2024. Cette année-là, le rendement de la pomme de terre en Russie a chuté de près de 12 % par rapport à 2023, atteignant 17,8 millions de tonnes.
Ce déclin a été provoqué non seulement par les mauvaises conditions météorologiques et la pénurie de plants de pommes de terre, mais aussi par une réduction des surfaces cultivées. En 2023, la Russie a connu une récolte record de pommes de terre, ce qui a fait chuter les prix à un tel point que la culture de cette plante est devenue non rentable. En conséquence, en 2024, les agriculteurs ont délaissé la culture de la pomme de terre au profit de cultures plus lucratives comme les oléagineux, la betterave sucrière et d’autres.
Parallèlement, le secteur a subi une pression accrue de l’inflation, qui a fait grimper le coût des engrais, du carburant, de la logistique, etc., alors que le taux directeur de la Banque centrale s’établissait à un niveau prohibitif de 21 %. De plus, une grande partie de la récolte était de mauvaise qualité, ce qui a accéléré la détérioration et intensifié la concurrence entre les détaillants pour les pommes de terre encore en bon état. […]
Meduza, Les prix des pommes de terre en Russie ont presque triplé Voici ce qui motive la crise des pommes de terre — et si un soulagement est en route, traduction automatique
Selon une étude du think tank américain Center for Strategic and International Studies (CSIS, Washington), publiée mardi, la guerre en Ukraine aurait fait environ 1 million de morts ou de blessés parmi les soldats russes et 400 000 côté ukrainien, portant le bilan total à 1,4 million de pertes humaines. Selon l’étude, 250 000 soldas russes et entre 60 000 et 100 000 soldats ukrainiens auraient été tués, faisant de cette guerre l’une des plus meurtrières depuis la seconde guerre mondiale en territoire russe ou soviétique. […]
En réactivant leur filière civile, les Etats-Unis espèrent contrer les ambitions de la Chine. Mais ils ont pris du retard. Comme la France.
Insaisissable Donald Trump. On le savait ardent défenseur des énergies fossiles, poussant l’extraction de gaz et de pétrole jusqu’à l’absurde. Et voilà qu’il devient le chevalier blanc d’une filière nucléaire américaine en déclin. Le 23 mai, son administration a publié plusieurs décrets encourageant le recours à l’atome sur le plan civil. Selon plusieurs experts de l’énergie, il s’agit du plan de relance le plus ambitieux depuis que Dwight Eisenhower a prononcé son fameux discours « Des atomes pour la paix » devant l’Assemblée générale des Nations unies en 1953.
Les textes de Trump, non soumis au vote des élus, prévoient de quadrupler la puissance du parc nucléaire américain, le faisant bondir de 100 gigawatts (GW) aujourd’hui à 400 GW d’ici à 2050, en accélérant le rythme de construction des réacteurs. La Commission de réglementation nucléaire (NRC) disposera désormais d’un délai maximum de dix-huit mois pour statuer sur les demandes de licence, qui prenaient habituellement plusieurs années. Si besoin, le secrétaire américain à l’Energie pourra même contourner les autorités requises pour approuver la conception de réacteurs avancés. Un « game changer » dans le déploiement des petits réacteurs modulaires (SMR), explique-t-on dans le camp républicain.
Les décrets se penchent également sur l’extraction et l’enrichissement de l’uranium. Deux points de vulnérabilité des Etats-Unis, qui importent plus de 20 % de leur combustible enrichi depuis la Russie. Désormais, ces activités sensibles seront réalisées – dans la mesure du possible – par des entreprises américaines. […]
L’Express, « On leur a tout appris et ils nous ont dépassés » : la Chine relance la bataille mondiale du nucléaire
L’américain Constellation Energy, grand opérateur de centrales nucléaires aux Etats-Unis, a passé un accord pour fournir durant 20 ans à Meta de l’énergie produite par sa centrale nucléaire de Clinton (Illinois), a-t-il annoncé mardi.
L’énergéticien explique dans son communiqué que l’accord avec le géant américain de la technologie Meta (Facebook , Instagram) — dont les conditions financières ne sont pas précisées —, permettra de « soutenir les objectifs en matière d’énergie propre de Meta et les opérations dans la région avec 1.121 mégawatts d’énergie nucléaire sans émissions ».
La centrale de Clinton a été mise en service en 1987. Elle devait « fermer prématurément en 2017 après des années de pertes financières », rappelle le communiqué, mais sa fermeture avait été évitée grâce à l’adoption d’un programme de crédits pour les émissions nulles portant jusqu’à mi-2027.
[…] L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle a entraîné de gigantesques nouveaux besoins énergétiques.
Les centres de données (data center), ces millions de serveurs qui hébergent les données informatiques, représentent aujourd’hui seulement 1% de la consommation d’électricité mondiale, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Mais à certains endroits, les chiffres s’envolent: en 2023, plus de 25% de la demande d’électricité dans l’Etat de Virginie, aux Etats-Unis, provenait des centres de données, selon l’agence de l’énergie de l’OCDE. […]
Boursorama, Etats-Unis : Constellation passe un accord pour fournir Meta en énergie nucléaire
France
[…] Au-delà du projet spectaculaire de Cigéo, qui concerne les déchets les plus radioactifs, la Cour des comptes met l’accent sur l’urgence de définir une stratégie de gestion des déchets dits « de faible activité à vie longue » (FAVL), soit des déchets faiblement radioactifs mais qui le resteront jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’années. Plus de 280 000 mètres cubes de ces déchets sont toujours, aujourd’hui, sans solution de stockage pérenne. Il s’agit de déchets dits « radifères », liés à l’exploitation de minerais, de déchets de graphite issus notamment de l’exploitation et du démantèlement des réacteurs de première génération, de déchets bitumés résultant du traitement d’effluents radioactifs, ainsi que de déchets technologiques liés à l’exploitation des installations du site Orano de La Hague (Manche).
[…] Pour expliquer l’absence de solutions, la Cour souligne le fait que la responsabilité de ces déchets soit diluée entre différents producteurs, qui ne considèrent pas ce sujet comme une priorité, les déchets déjà produits étant pour l’instant entreposés dans des conditions peu onéreuses sur les sites des producteurs.
Pour l’institution, le manque de perspectives de stockage fait pourtant peser des « risques majeurs » sur les plans organisationnel, politique, financier et sécuritaire. […]
Le Monde, Nucléaire : 280 000 mètres cubes de déchets faiblement radioactifs, mais qui le resteront plus de 100 000 ans, n’ont pas de solution de stockage en France
Une élue socialiste s’est trompée lors de l’écriture de son amendement. Le rapporteur du texte lui a signifié son erreur, l’invitant à retirer son amendement, mais celle-ci a décidé de le maintenir. Il a donc été adopté, supprimant donc les objectifs de relance pour les cinq prochaines années
Les députés ont rejeté mardi soir l’article consacrant une relance massive du nucléaire lors de l’examen en commission d’un texte fixant les objectifs énergétiques de la France, après l’adoption dans la confusion d’un amendement socialiste. L’article proposait le maintien du parc nucléaire existant et de tendre, à l’horizon 2050, vers 27 gigawatts de nouvelles capacités installées de production d’électricité d’origine nucléaire. Soit une relance massive de l’atome en France. […]
Sud-Ouest, Nucléaire : les députés rejettent un article clé relançant la filière après un imbroglio en commission
Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) marque une escalade significative du ton et des inquiétudes concernant les activités nucléaires du régime iranien. Publiée fin mai 2025, cette évaluation confidentielle accuse Téhéran d’obstruction continue, de travaux nucléaires non déclarés et d’un stock d’uranium enrichi en expansion dangereuse, qui place désormais le pays à portée de la capacité nucléaire.
[…] Le rapport de l’agence souligne une évidence croissante : l’Iran ne poursuit pas l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. L’infrastructure nucléaire, le comportement et les priorités d’investissement du régime clérical pointent clairement vers un objectif d’armement, dissimulé derrière la façade d’un programme civil.
[…] Le discours nucléaire iranien s’effondre sous l’œil attentif. Après des décennies d’efforts, le seul réacteur nucléaire opérationnel du pays, Bushehr-1, contribue à moins de 1,5 % de l’approvisionnement national en électricité. Bien que son coût officiel soit inférieur à 2 milliards de dollars, la centrale de Bushehr – initialement lancée sous le Shah et minée par des décennies de retards, de fermetures et d’inefficacités – a probablement coûté plus de 10 milliards de dollars, les chiffres officiels étant largement considérés comme peu fiables. L’infrastructure nucléaire au sens large – installations d’enrichissement, usines d’eau lourde, mines d’uranium – a coûté au pays bien plus de 100 milliards de dollars en investissements directs et, selon des estimations crédibles, jusqu’à 2 000 milliards de dollars en pertes économiques dues aux sanctions et à l’isolement.
Comme l’a admis l’ancien diplomate iranien Qasem Mohebali le 20 mai 2025, « l’enrichissement de l’uranium a coûté au pays près de 2 000 milliards de dollars » et imposé des sanctions massives, mais se poursuit largement par fierté nationale plutôt que par logique économique. […]
Le Kremlin a défendu mardi le « droit » de l’Iran à développer son énergie nucléaire civile, au moment où les tensions s’accentuent entre Washington et Téhéran, en pleines négociations sur un nouvel accord sur le nucléaire iranien. « Les pays ont le droit à l’énergie nucléaire civile (…) et nous estimons bien évidemment qu’ils doivent garder ce droit », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé, lors de son briefing quotidien, sur l’opposition exprimée par le président américain Donald Trump à tout « enrichissement d’uranium » en Iran.
[…] La Russie, qui dispose officiellement du plus grand arsenal nucléaire au monde, hérité de l’URSS, et l’Iran se sont largement rapprochés depuis le déclenchement de l’assaut russe en Ukraine en 2022.
Les deux pays sous sanctions occidentales ont signé en janvier un « partenariat stratégique global », présenté comme une nouvelle étape de l’alliance grandissante entre Moscou et Téhéran. […]
L’Orient le jour, Le Kremlin défend le « droit » de l’Iran à l’énergie nucléaire civile
La pluie est un phénomène naturel par lequel des gouttes d'eau tombent des nuages vers le sol. Il s'agit d'une des formes les plus communes de précipitations sur Terre. Son rôle est prépondérant dans le cycle de l'eau. [...] Pluie — Wikipedia
Le hasard concocte parfois de surprenantes collisions d’agendas. Samedi 31 mai, quatre jours après que les députés français ont décidé de renvoyer la proposition de loi Duplomb afin de la faire adopter en commission mixte paritaire, des chercheurs japonais font état dans la revue Environmental Monitoring and Contaminants Researchdes premières détectionsde pesticides néonicotinoïdes dans l’eau de pluie. Avec, comme substance la plus fréquemment détectée, le fameux acétamipride – que le texte déposé par le sénateur (Les Républicains) de la Haute-Loire Laurent Duplomb vise à réintroduire en France. « Les nuages sont devenus un vecteur de contamination de l’environnement global », résume le chimiste et toxicologue Jean-Marc Bonmatin (CNRS), qui travaille depuis trente ans sur cette famille de pesticides. […]
Le Monde, De l’acétamipride détecté pour la première fois dans l’eau de pluie au Japon
Mercredi 4/6, 8h30
Civilisation mercantile : sorte de victoire de l’égotisme ?
Le nombre de personnes fortunées dans le monde, définies comme les personnes dont l’argent disponible hors résidence principale dépasse le million de dollars, a augmenté sur un an de 2,6 %, à 23,4 millions de personnes en 2024, a calculé le cabinet de conseil dans son étude intitulée « World Wealth Report » . Une croissance principalement portée par l’augmentation du nombre de personnes « ultra-fortunées », possédant 30 millions de dollars et plus, en hausse de 6,2 % sur un an.
[…] Les Etats-Unis enregistrent la plus forte croissance, avec 562.000 millionnaires supplémentaires, soit une augmentation de 7,6 %. Le pays en compte désormais 7,9 millions.
En revanche, le nombre de personnes fortunées en Europe recule de 2,1 %, à cause notamment de la stagnation économique dans ses principales économies : la France perd 21.000 millionnaires. Mais le nombre de particuliers ultra-fortunés progresse de 3,5 % en Europe, traduisant une concentration accrue de la richesse. […]
Les Échos, La fortune et le nombre de riches atteignent un nouveau record, selon Capgemini
Mercredi 4/6, 7h00
Corée du Nord.
SEOUL, 04 juin (Yonhap) — Le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie, Sergueï Choïgou, est arrivé à Pyongyang avec l’intention de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a rapporté ce mercredi l’agence de presse russe Tass. Le chef de la sécurité russe a été envoyé par le président Vladimir Poutine, a-t-il été précisé.
Cette visite survient dans un contexte de spéculations selon lesquelles Kim pourrait se rendre en Russie pour un sommet avec Poutine afin de marquer le premier anniversaire de la signature du traité de défense mutuelle en juin de l’année dernière, qui a entraîné le déploiement par la Corée du Nord de plus de 10.000 soldats pour la guerre menée par Moscou contre l’Ukraine. […]
Yonhap, Le chef de la sécurité russe à Pyongyang pour une rencontre avec Kim Jong-un
Mercredi 4/6, 6h45
Corée du Sud.
SEOUL, 04 juin (Yonhap) — Après dépouillement de 93,38% des bulletins, la victoire du candidat du Parti démocrate à la course présidentielle, Lee Jae-myung, a été confirmée à 2h30 ce mercredi matin, alors qu’il se trouvait selon les résultats intermédiaires à 48,8% contre 42,0% pour Kim Moon-soo du Parti du pouvoir du peuple. Il restait 2,18 millions de voix à dépouiller, mais l’écart entre Lee et Kim était de 2,24 millions à cette heure précise.
Avant même la confirmation de son élection, Lee […] a notamment annoncé : «En surmontant l’insurrection, je ferai en sorte que le coup d’Etat militaire ne soit plus répété, ce qui est la mission première que m’a confiée la population».
[…] Concernant la situation sécuritaire sur la péninsule coréenne, le président élu a noté qu’il chercherai «le chemin qui amènera les deux Corées à vivre et à coexister en paix». Il a expliqué : «Nous allons faire usage des forces de dissuasions contre le Nord avec nos forces armées mais nous tenterons de dialoguer avec le Nord, dans un esprit permettant d’instaurer la paix pour qu’au lieu de vaincre l’autre nous n’ayons pas besoin de nous battre.» A ce sujet, il a ajouté qu’il est «nécessaire de minimiser les risques en Corée en stabilisant rapidement la situation sur la péninsule coréenne». […]
Yonhap, Lee Jae-myung du Parti démocrate remporte la présidentielle 2025
Le président Lee Jae-myung prête serment le mercredi 4 juin 2025 à l'Assemblée nationale, lors de la cérémonie de prestation de serment. (Pool photo)
Mardi 3/6, 23h55
Pays-Bas.
Le gouvernement néerlandais s’est effondré après que le leader d’extrême droite Geert Wilders a retiré son parti de la coalition au pouvoir à la suite d’un conflit sur la politique d’immigration et d’asile.
Le Premier ministre Dick Schoof a remis mardi sa démission et celle de son cabinet, en place depuis onze mois, au roi Willem-Alexander. Les ministres restants assureront l’intérim jusqu’à de nouvelles élections, probablement en octobre.
« Nous avons décidé qu’il n’y avait désormais pas suffisamment de soutien pour ce gouvernement », a déclaré Schoof aux journalistes à La Haye après une réunion d’urgence du cabinet, ajoutant qu’il considérait la décision de Wilders comme « irresponsable et inutile ».
Wilders, dont le parti populiste et anti-islamique pour la liberté (PVV) a terminé premier au parlement lors des dernières élections , a déclaré qu’il « se battrait lors des prochaines élections pour rendre le PVV encore plus fort » et « dans le but de devenir Premier ministre la prochaine fois ». […]
The Guardian, Le gouvernement néerlandais s’effondre alors que le leader d’extrême droite retire son parti de la coalition, traduction automatique
Mardi 3/6, 20h30
Zapo.
La Russie aimerait redémarrer la centrale nucléaire occupée de Zaporijia, mais cela n’est pas possible dans un avenir proche, — le directeur de l’AIEA Grossi Il a souligné que la reprise de l’activité de l’usine nécessiterait le pompage de l’eau du fleuve Dniepr, une alimentation électrique stable…
Reuters — Une image combinée montre des images satellite de l'aérodrome de Belaya, avant et après l'attaque de drones ukrainiens ciblant les aérodromes militaires russes, au milieu de l'invasion continue de l'Ukraine par la Russie, dans la région d'Irkoutsk, en Russie, le 17 mai 2025 à gauche et le 2 juin 2025 à droite. 2025 Planet Labs PBC (à gauche) & Capella Space/Handout via REUTERS
Détruisez un navire de guerre avec un drone naval
Détruisez un sous-marin avec un missile de croisière
Abattre des drones russes à l’aide de drones ukrainiens
Détruire un hélicoptère à partir d’un drone naval
Détruisez un avion de chasse avec un drone naval
Détruisez les bombardiers stratégiques avec des drones FPV
Anton Gerashchenko, Blueksy, traduction automatique
On dit chez nous que le Dieu aime la trinité. Ça veut dire que si on fait quelque chose de bien, il faut le faire trois fois (comme Boudmo). J’ai hâte de lire des nouvelles demain ou après-demain…
Olga, Viber (texte)
Jour 1195 de ma guerre de trois jours. Des camionneurs russes ont conduit les drones ukrainiens jusqu’aux bases aériennes, et des caméras de sécurité russes ont filmé leur attaque sur le pont.
[...] Un pseudo-philosophe russe implore l'aide des partisans du président américain en raison des frappes ukrainiennes contre la Russie.
Mardi 3/6, 15h10
Medvedev a dit (la vérité).
[…] Dans un message posté sur X, mardi, le sénateur américain Lindsey Graham a commenté la déclaration de l’ex-chef de l’Etat russe, Dmitri Medvedev, l’actuel numéro deux du Conseil de sécurité russe, concernant l’objectif de la Russie lors des pourparlers à Istanbul. « Félicitations à M. Medvedev pour ce rare moment d’honnêteté de la part de la machine de propagande russe. J’apprécie que vous ayez clarifié pour le monde que Poutine et la Russie ne sont absolument pas intéressés par la paix », déclare-t-il.
Dans un message publié dans la matinée sur Telegram, Dmitri Medvedev a affirmé que « les négociations d’Istanbul sont nécessaires non pas pour une paix de compromis sur des conditions irréalistes inventées par quelqu’un, mais pour notre victoire rapide et la destruction complète du gouvernement néonazi. Tel est le sens du mémorandum russe publié hier ».
Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a mené la troisième attaque contre le pont de Crimée depuis le début de la guerre à grande échelle de la Russie en 2022, minant et endommageant ses supports sous-marins, a annoncé le SBU le 3 juin.
« L’opération a duré plusieurs mois. Les agents du SBU ont miné les supports de cette construction illégale », a déclaré le SBU sur Telegram.
The Kyiv Independent, Le pont de Crimée en Russie a été secoué par des explosions, le SBU ukrainien en revendique la responsabilité, traduction automatique
Depuis plusieurs semaines, le sénateur républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Blumenthal mènent un groupe d’élus issus des deux bords désireux de mettre davantage la pression sur Vladimir Poutine.
Mais les républicains attendent l’approbation de Donald Trump, rapporte le journal The Hill. Malgré ses critiques envers Vladimir Poutine, il n’a pas encore apporté son soutien au projet de sanctions soutenu par 81 des 100 sénateurs. Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a déclaré que le projet de loi pourrait être présenté lors de la session actuelle.
La proposition de loi imposerait également des droits de douane de 500 % sur les biens importés de pays qui achètent à la Russie du pétrole, du gaz, de l’uranium, et d’autres produits. La Chine et l’Inde sont les plus grands clients de la Russie pour ces articles, représentant 70 % des exportations énergétiques de la Russie.
Les délégations ukrainienne et russe se sont rencontrées à Istanbul le 2 juin et ne sont parvenues à un accord que sur l’échange de prisonniers de guerre. Le refus de la Russie de remettre à l’Ukraine, avant la réunion, son mémorandum contenant les conditions d’un accord de paix a rendu la réunion largement improductive et a prolongé le processus de négociation.
Les délégations ukrainienne et russe se sont rencontrées à Istanbul pendant environ une heure. Le ministre ukrainien de la défense, Rustem Umerov, qui dirigeait la délégation ukrainienne à Istanbul, a déclaré que l’Ukraine proposait un cessez-le-feu de 90 jours, la libération de tous les prisonniers de guerre, le retour des enfants ukrainiens que les autorités russes ont enlevés et une nouvelle série de pourparlers entre l’Ukraine et la Russie entre le 20 et le 30 juin afin de préparer une rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président russe Vladimir Poutine. La délégation russe semble avoir rejeté la proposition ukrainienne d’un cessez-le-feu de 90 jours.
Les délégations ukrainienne et russe se sont mises d’accord pour procéder à un échange « tous contre tous » de prisonniers de guerre gravement malades et blessés et de prisonniers de guerre âgés de 18 à 25 ans, ce qui, selon la délégation russe, concernerait au moins 1 000 prisonniers de guerre au total. Les délégations se sont également mises d’accord pour échanger les corps des militaires décédés selon la formule « 6 000 contre 6 000 ». L’assistant présidentiel russe Vladimir Medinsky, qui a dirigé la délégation russe, a déclaré que la Russie a proposé un cessez-le-feu de deux à trois jours dans des zones non spécifiées du front pour permettre aux deux parties de récupérer les corps sur le champ de bataille. Medinsky a déclaré que l’Ukraine et la Russie créeront des commissions médicales permanentes pour procéder à des échanges réguliers de prisonniers de guerre gravement blessés sans avoir à attendre des « décisions politiques ».
Umerov a noté que la Russie a d’abord remis à l’Ukraine son mémorandum avec ses conditions pour un règlement de paix pendant la réunion et que l’Ukraine étudiera le document pendant une semaine avant de décider de la suite à donner. Umerov a déclaré le 28 mai que l’Ukraine, en revanche, avait déjà présenté son mémorandum à la Russie – bien avant les pourparlers du 2 juin.
ISW continue d’estimer que la Russie tente de perturber le processus de paix et de prolonger la guerre afin de faire des gains supplémentaires sur le champ de bataille. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 juin, traduction Deepl
Depuis le début de cette invasion en février 2022, la Russie a gagné plus de trois fois plus d’argent en exportant des hydrocarbures que l’Ukraine n’a reçu d’aide allouée par ses alliés.
Les données analysées par la BBC montrent que les alliés occidentaux de l’Ukraine ont payé à la Russie plus pour ses hydrocarbures qu’ils n’ont donné d’aide à l’Ukraine.
Les militants affirment que les gouvernements d’Europe et d’Amérique du Nord doivent faire davantage pour empêcher le pétrole et le gaz russes d’alimenter la guerre avec l’Ukraine. […]
BBC, Comment l’Occident aide la Russie à financer sa guerre contre l’Ukraine, traduction automatique
Lundi 2/6, 19h25
Autrement dit : baisse ton slip, tourne-toi.
Les médias russes partagent un mémo de paix exigeant : le retrait total des troupes ukrainiennes des régions occupées, la reconnaissance de la Crimée et du Donbass comme russes, la neutralité de l’Ukraine, des élections, aucun redéploiement de troupes, aucune arme nucléaire et une interdiction des livraisons d’armes occidentales.
Noel Reports, Bluesky, traduction automatique
Lundi 2/6, 13h25
Big badaboum (suite).
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky [ Ceci est un porte-avion.]
En atteignant simultanément, dimanche 1er juin, quatre bases aériennes russes, dont une au fin fond de la Sibérie, le service de sécurité d’Ukraine (SBU) vient de démontrer sa capacité à frapper loin en territoire russe. Les dommages infligés à l’aviation ennemie par l’opération clandestine, appelée « Toile d’araignée », attestent d’une aptitude de planification insoupçonnée.
Quarante et un avions russes (dont les bombardiers stratégiques Tu-95 et Tu-22M3, qui ne sont plus fabriqués, ainsi que l’avion de commandement A-50) ont été détruits ou endommagés au sol, selon le SBU, un bilan sans précédent dans l’histoire de l’aviation militaire russe. Le chiffre n’est pas repris par Moscou, qui confirme l’attaque sans en préciser l’ampleur. Des images satellites permettront d’estimer plus précisément les dégâts dans les jours à venir.
[…] Les forces aérospatiales russes ont été victimes de l’effet de surprise causé par des groupes de petits drones FPV (first person view, « à pilotage en immersion ») lancés de conteneurs clandestinement installés à proximité des aérodromes. La défense antiaérienne russe fait face, depuis quelques mois, à des vagues nocturnes de drones ukrainiens à long rayon d’action et de gabarit très supérieur. Elle n’était pas prête à l’intrusion diurne, sur des aérodromes, de drones FPV au rayon d’action dépassant rarement les 15 kilomètres, volant en rangs serrés à très basse altitude.
[…] Les blogueurs militaires pro-Kremlin, auxquels une plus grande liberté de parole est permise du fait d’une moindre audience, sont dans l’ensemble indignés. La chaîne Telegram « Vatfor », proche de l’état-major russe, reconnaît le « succès général évident des services spéciaux ukrainiens ». La chaîne « Fighterbomber », éditée par un ancien pilote de bombardier, parle de « jour noir pour l’aviation à long rayon d’action ». Elle déplore qu’il ait été impossible d’évacuer les avions « du fait que les attaques ont été lancées à très faible distance. De même, il n’a pas été possible d’activer la défense antiaérienne Pantsir et S-300 ». […]
Le Monde, Guerre en Ukraine : Kyiv démontre sa force de frappe en bombardant l’aviation russe avec ses drones, jusqu’en Sibérie
Les chaînes russes Telegram signalent d’énormes embouteillages en Russie alors que tous les camions sont soumis à des contrôles approfondis après l’attaque d’hier contre les aérodromes militaires russes lancée depuis des camions.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
C’est lundi. Vous détestez peut-être votre travail, mais au moins vous n’êtes pas un général russe sur le point de m’expliquer comment un tiers de mon aviation stratégique a été détruit en une matinée par des drones bon marché d’Alibaba.
À partir de ce soir, les protocoles de sécurité de chaque base ayant des cibles de grande valeur en Europe et en Amérique du Nord vont devoir être revus
[…] [La base russe de] Belaya abrite également certains des avions russes les plus précieux, notamment les bombardiers stratégiques à long rayon d’action TU-95, qui constituent l’un des outils les plus efficaces utilisés par les Russes pour attaquer l’Ukraine. Ils peuvent emporter jusqu’à huit missiles Kh-101 chacun sur des pylônes externes, et ces missiles ont une portée de plus de 5 000 kilomètres, des capacités avancées d’évasion radar, des leurres intégrés et sont équipés d’ogives de 400 kilogrammes . Il y a quelques jours à peine, dix TU-95 russes ont été utilisés pour lancer une importante salve de KH-101 sur l’Ukraine lors d’une des attaques massives russes contre des villes ukrainiennes.
Il convient également de noter que la Russie n’a aucun moyen de construire de nouveaux TU-95 (ils ont été construits il y a des décennies) et qu’elle ne peut pas, par magie, lancer la production de manière aussi rapide. Il s’agit de pertes de capacités réelles, impossibles à compenser.
[…] nous ignorons comment les drones étaient contrôlés. Certains ont évoqué l’idée d’une IA – ce qui me paraît exagéré (une IA complète, en tout cas). Les drones auraient pu être équipés d’un logiciel de reconnaissance de cible basique, ou de schémas de vol programmés. C’est mon hypothèse, car ils auraient dû être autoguidés s’ils avaient été lancés depuis ces camions au cœur de la Russie. Cependant, nous avons encore beaucoup à apprendre à ce sujet.
S’il s’agissait réellement de drones pilotés par IA, le monde de la guerre aurait changé du tout au tout. Je suis sceptique pour l’instant.
Et bien sûr, nous ignorons quelle sera la réaction russe, mais nous pouvons supposer qu’elle sera violente et destructrice. C’est la plus grande humiliation pour la Russie dans cette guerre. Des cibles de grande valeur, au cœur même de la Russie, ont été détruites d’un seul coup par les services de renseignement ukrainiens. Il se passera quelque chose (mais ce ne sera pas nucléaire). […]
Philips O’Brien, Mise à jour du week-end n° 135 : Oubliez ça : les Ukrainiens viennent de réussir l’opération la plus réussie de la guerre, traduction automatique
La victoire du candidat nationaliste conservateur, Karol Nawrocki, à l’élection présidentielle en Pologne, dimanche 1er juin, est un coup de tonnerre dans un ciel européen déjà très assombri par la montée de l’extrême droite, une dynamique activement stimulée par l’administration Trump à Washington et son mouvement Make America Great Again (MAGA).
M. Nawrocki, un historien de 42 ans sans expérience politique, présenté par le parti Droit et justice (PiS), a battu de justesse, avec 50,89 % des voix, le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, soutenu, lui, par le parti de centre droit du premier ministre, Donald Tusk, Plateforme civique.
L’étroitesse de la victoire de M. Nawrocki confirme la polarisation de l’électorat polonais, qui s’est fortement mobilisé pour ce second tour, avec un taux de participation de 71,63 %. Selon un scénario désormais familier en Europe, le maire de Varsovie a réalisé ses meilleurs scores dans les grandes villes de Pologne, tandis que le candidat nationaliste conservateur a séduit les électeurs des zones rurales, mais aussi l’électorat jeune, en particulier masculin.
[…] Sixième économie de l’Union, en croissance continue, avec une population équivalente à celle de l’Espagne et un gros budget militaire, [la Pologne] joue aussi un rôle diplomatique et logistique crucial dans le contexte de la guerre menée par la Russie en Ukraine. Le nouveau président ne remet pas en cause l’appartenance de son pays à l’UE, ni celle à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), mais il appuiera les forces souverainistes au sein de l’Union et il est opposé à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. […]
Le Monde, Pologne : un coup de tonnerre dans le ciel européen
Lundi 2/6, 7h55
Pologne.
Le 1er juin s’est tenu le deuxième tour des élections présidentielles en Pologne. Les bureaux de vote étaient ouverts de 7 heures à 21 heures. La Commission électorale nationale a déjà publié les données de toutes les commissions électorales. L’élection présidentielle en Pologne a été remportée par Karol Nawrocki, président de l’Institut de la mémoire nationale, candidat soutenu par le PiS. Son avantage sur Rafał Trzaskowski était d’un peu plus de 300 000 voix. […]
Rzeczpospolita, Élections présidentielles en Pologne : deuxième tour. Couverture en direct, traduction automatique
Nawrocki a recueilli 50,89 % des voix lors du second tour des élections du 1er juin, battant de justesse son rival libéral, le maire de Varsovie Rafal Trzaskowski, selon la Commission électorale nationale polonaise. Trzaskowski a obtenu 49,11 % des voix.
Ces élections, suivies de près, ont été largement perçues comme un tournant dans la trajectoire politique de la Pologne, notamment dans son approche des relations polono-ukrainiennes. Nawrocki, connu pour son approche politique « trumpienne », a été critiqué pour avoir repris des discours pro-russes en raison de son opposition à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. […]
The Kyiv Independent, Le candidat conservateur Nawrocki remporte l’élection présidentielle polonaise par une faible marge, traduction automatique
Avec humour, quelqu’un a représenté l’hypothèse d’une future protection des bombardiers russes par des cages grillagées à l’instar des solutions bricolées pour les tanks. L’aérodynamisme semble globalement préservé.
Dimanche 1/6, 23h25
Langue.
L’Ukraine nous a donné un mémorandum sur le cessez-le-feu en ukrainien et en anglais, Dieu merci, nous avons des gens qui connaissent l’anglais – Medinsky [médiateur russe à Istambul]
Entre évocation de cheval de Troie et de Pearl Harbor, les commentaires des analystes russes oscillaient ce dimanche entre la sidération et la colère après une opération de sabotage, probablement sans précédent, menée le jour même par l’Ukraine. Les services secrets ukrainiens, SBU, ont revendiqué avoir frappé cinq bases stratégiques russes simultanément avec des drones de type FPV (first person view), pilotés par des opérateurs en direct via radio ou fibres optiques.
[…] Ces raids ont frappé une base sous-marine, à Mourmansk, et au moins quatre bases aériennes, à Diaguilevo, à Olenia, à 1.600 km du front, à Ivanovo, et surtout à Belaïa, près du lac Baïkal, donc à… 4.000 km du front. […]
Les Échos, Kyiv revendique la destruction d’un tiers des bombardiers nucléaires stratégiques russes
L’Ukraine a mené dimanche une frappe massive de drones sur des bases aériennes russes, affirmant avoir détruit des dizaines d’avions. Des éléments indiquent également que le quartier général de la Flotte du Nord, où se trouvent des sous-marins nucléaires russes, a également été attaqué. Globalement, l’attaque visait clairement les moyens aériens stratégiques les plus précieux de la Russie, qui ne peuvent être remplacés rapidement, quelle que soit la manière, et dont le simple remplacement serait extrêmement coûteux.
[…] La chaîne Telegram russe Rybar a félicité les résidents locaux qui ont tenté d’empêcher le lancement des drones depuis des camions.
« Lors d’attaques comme celle d’aujourd’hui, on observe souvent le comportement stupide de la population civile locale. En effet, en cette quatrième année d’existence du SVO, elle se précipite pour filmer les débarquements et les publier sur Internet, aidant ainsi l’ennemi », a écrit Rybar . « Heureusement, il existe aussi des exemples du contraire : une vidéo devenue virale sur Internet montre comment des conducteurs bienveillants, sur un parking de la région d’Irkoutsk, sont montés à bord d’un camion d’où décollaient des drones et ont tenté de les détruire à coups de pierres et de moyens improvisés. Ces personnes ont risqué leur vie : l’ogive du drone n’est pas la plus petite, et la question de savoir ce qui se passerait en cas d’explosion est rhétorique. Mais ces hommes ont quand même tenté de sauver des vies, même s’il s’agissait de simples civils. »
« Nous espérons que leurs mérites seront dûment reconnus ; heureusement, il existe déjà des précédents », a ajouté Rybar. « Cependant, le constat est clair : les échecs de certains conduisent à ce que la dernière ligne de défense soit constituée d’hommes ordinaires, contraints de détruire des drones à mains nues. »
[…] Quels que soient les bombardiers détruits et leur nombre, cette attaque représente un véritable coup de maître pour la planification et la sécurité opérationnelle ukrainiennes. Préparé depuis plus d’un an, ce plan incluait l’installation de drones sur des camions, puis leur dissimulation par ce qui semblait être des structures en bois ressemblant à des maisons en Russie. C’est tout simplement stupéfiant. […]
The War Zone, Des bombardiers stratégiques russes détruits lors d’une attaque de drones à grande échelle sans précédent (mise à jour), traduction automatique
Dimanche 1/6, 18h15
C’est dimanche. « Comment échapper à l’image générée par le pouvoir officiel ?«
[…] Le photographe Carl de Keyzer a publié un livre de photos, Putin’s dream sans [retourner] en Russie. Il a hacké Midjourney avec son travail sur l’Homo Sovieticus. […]
[A partir de fin 1987,] la censure sévère des années précédentes semble avoir cédé la place à une ouverture sans précédent. Les journalistes occidentaux sont autorisés à se rendre en Arménie, par exemple après les violents tremblements de terre de 1988. La presse officielle russe rapporte même les grandes manifestations et complots nationaux en Géorgie, en Arménie et dans les États baltes.
Mais comment se porte l’« Homo Sovieticus » en attendant ? Le photographe belge Carl de Keyzer se rend en Union soviétique douze fois en l’espace d’un an (d’août 1988 à août 1989). De Keyzer ne se laisse pas séduire par la photographie informelle. Il voyage dans des régions et se retrouve dans des situations où toute trace de changement est à peine perceptible. Par ses choix et sa photographie réfléchie, il parvient à capturer une atmosphère qui appartiendra peut-être bientôt au passé.
En 1996, conformément au mémorandum de Budapest garantissant son intégrité territoriale, l’Ukraine a remis sa dernière ogive nucléaire à la Russie.
Ils ont également fourni des bombardiers lourds (Tu-22) et 1 068 missiles de croisière Kh-55, qui ont été tirés sur l’Ukraine au cours de cette guerre.
Aujourd’hui, ils doivent implorer les pays qui les ont encouragés à signer l’accord pour obtenir les moyens de se défendre. S’ils ne l’avaient pas signé, conservé leurs ogives nucléaires et développé un système de lancement simple, nous ne les aurions jamais envahis (et votre président ne le dira jamais assez).
À 18h00 [heure UKR], la destruction de 7 avions stratégiques Tu-95 et Tu-22M3 et d’un avion de transport militaire An-12 a été confirmée visuellement, – Dnipro Osint
L’Ukraine a mené, dimanche, une opération « d’ampleur visant à détruire des bombardiers ennemis » loin du front en Russie, a annoncé une source au sein du service de sécurité ukrainien (SBU), disant que plus de 41 appareils avaient été touchés. L’attaque aurait visé les aérodromes de Diaguilevo, Olenia, Ivanovo, Belaïa et Voskressensk.
[…] L’opération, dont le nom de code est « soie » ou « toile d’araignée » (Паутина, en ukrainien), a été planifiée depuis un an et demi. Elle a été supervisée par Volodymyr Zelensky et dirigée par le chef des services spéciaux, Vassyl Maliouk, qui, décrivant l’attaque contre la base de Belaïa, déclare que « le SBU a d’abord transporté des drones kamikazes en Russie, (…) cachés dans des caisses placées sur des camions ». « Au moment opportun, elles se sont ouvertes et les drones ont décollé pour frapper les bombardiers russes. » Plusieurs comptes Telegram publient des images des drones et des caisses.
Selon Ukrayinska Pravda, « les agents impliqués dans cette opération historique sont de retour sains et saufs en Ukraine. Toute [arrestation] par le régime de Poutine serait une mise en scène à des fins de propagande ». […]
Un camion transportant des drones a explosé, apparemment dans la région de l’Amour, en Russie. On ignore si l’explosion s’est produite avant ou après le lancement des drones.
Jour 1193 de ma guerre de trois jours. Des avions russes valant plusieurs milliards de dollars ont été détruits par des drones ukrainiens valant plusieurs milliers de dollars.
Le 1er juin, on a appris qu’une vétérane du mouvement national tatar de Crimée, Aishe Seitmuratova, est décédée en Crimée occupée à l’âge de 88 ans.
[…] Aishe Seitmuratova est une personnalité publique tatare de Crimée, militante des droits de l’homme, participante au mouvement national des Tatars de Crimée, prisonnière politique du régime soviétique, journaliste et publiciste en exil.
En 1964, elle rejoint le mouvement national tatar de Crimée dans la région de Samarkand. Elle a participé à des réunions avec des représentants du gouvernement soviétique, en particulier du Comité central du PCUS. En 1966, elle fut arrêtée pour « incitation à la haine ethnique » et condamnée à trois ans de probation. En 1971, elle fut de nouveau arrêtée et condamnée à trois ans de prison pour avoir « diffusé sciemment de fausses inventions diffamant l’État et le système social soviétiques ». Elle a purgé sa peine dans les camps de Mordovie.
Après sa libération en 1974, elle a continué ses activités en faveur des droits de l’homme. En 1978, elle émigre aux États-Unis, craignant un traitement psychiatrique forcé.
Là, elle a travaillé comme journaliste pour les stations de radio Voice of America, Liberty, BBC et Deutsche Welle, couvrant les problèmes du peuple tatar de Crimée, l’histoire de la répression, de la russification et de l’assimilation. […]
Ukraïnska Pravda, Décès de la dissidente légendaire Aishe Seitmuratova en Crimée, traduction automatique
Dimanche 1/6, 12h10
Comment ça se passe.
Iryna notre trésorière vient de valider le bilan des ventes transmis par Guillaume, coordinateur bénévole de la 31ème édition de l’opération « 10 000 œufs pour les Enfants de Tchernobyl » :
18 933 œufs en bois peints d’Ukraine vendus entre le 22 mars et le 21 avril 2025, soit une augmentation de 673 pysanky en bois par rapport à 2024 (+ 3,68%).
Recette de 94 665 euros, bénéfices d’environ 77 000 euros en nette augmentation par rapport à l’année dernière grâce à la coordination bénévole de Guillaume (salariée les précédentes années).
En 31 éditions, le total des œufs vendus à l’unité par nos fantastiques vendeurs bénévoles se monte à 731 152 !
Les bénéfices enregistrés financeront pour partie 4 projets au profit des enfants ukrainiens qui vivent au voisinage de la Zone d’exclusion de Tchernobyl : aide alimentaire, accueil du 60ème groupe en France, fournitures scolaires et médicaments.
L’association LES ENFANTS DE TCHERNOBYL remercie toutes celles et tous ceux qui partagent ce nouveau succès : nos acheteurs, nos vendeurs, nos responsables et nos partenaires. […]
Les Enfants de Tchernobyl, mailing
L’art de décorer les œufs est une tradition ukrainienne vieille de plusieurs siècles. Les motifs et symboles traditionnels sont appliqués sur un œuf à l’aide de cire. L’œuf est ensuite plongé dans la teinture, qui recouvre toutes les parties de l’œuf à l’exception des parties cirées. Le processus est ensuite répété pour obtenir le motif et les couleurs souhaités. Les symboles utilisés reflètent des souhaits et messages personnels. Bien que cette tradition soit antérieure au christianisme, elle est devenue au fil du temps une tradition de Pâques. L’échange d’œufs décorés, ou pysankas, en guise de cadeaux a toutefois une signification très forte pour les Ukrainiens, quelle que soit leur religion. […]
UNESCO, Le pysanka, tradition et art ukrainiens de décorer des œufs
Dimanche 1/6, 11h55
Comment ça cause. Aujourd’hui : « l’interférence illégale ».
Deux ponts se sont effondrés dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud-ouest de la Russie, près de la frontière ukrainienne, provoquant des déraillements de trains dont l’un a fait au moins sept morts et 66 blessés, selon les autorités.
La compagnie ferroviaire a évoqué une « interférence illégale » comme cause de la première catastrophe, qui s’est produite samedi soir dans la région de Briansk.
[…] Dimanche matin, le gouverneur de la région voisine de Koursk, Alexandre Khinshtein, a rapporté sur Telegram l’effondrement d’un autre pont, ferroviaire cette fois-ci, sur lequel circulait une locomotive qui a « chuté » sur l’autoroute passant en dessous et « pris feu ».
[…] L’Ukraine ne commente généralement pas les sabotages sur le territoire russe. Mais il peut arriver qu’elle s’en félicite, considérant qu’il s’agit de ripostes légitimes aux offensives de la Russie contre son propre réseau ferroviaire.
[…] L’effondrement de deux ponts dans les régions russes de Koursk et de Briansk, frontalières de l’Ukraine, dans la nuit de samedi a dimanche, a été provoqué par « des explosions », ont déclaré les enquêteurs russes. […]
La Libre, Deux ponts s’effondrent en Russie, au moins sept morts et 66 blessés: des explosions à l’origine de l’accident
Dimanche 1/6, 11h45
America, America.
Chaque président pense pouvoir changer le monde – et Donald Trump a un sens de sa toute-puissance personnelle encore plus grand que ses prédécesseurs récents.
Mais les choses ne se passent pas très bien pour le 47e président. Trump pourrait bien intimider les géants de la technologie pour les amener à respecter la ligne et utiliser le pouvoir gouvernemental pour tenter de faire plier des institutions comme l’Université Harvard et les juges, mais certains dirigeants mondiaux sont plus difficiles à intimider.
Il continue d’être ignoré et humilié par le président russe Vladimir Poutine, qui défie les efforts américains pour mettre fin à la guerre en Ukraine . Les médias russes dépeignent désormais Trump comme un homme à la parole dure qui cligne toujours des yeux et n’impose jamais de conséquences. […]
CNN, Les frustrations de Trump en matière de politique étrangère s’accumulent, traduction automatique
Elon Musk lors de la conférence de presse avec le président Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 30 mai 2025, à Washington. (Evan Vucci/AP/SIPA)
Les combats judiciaires d’Elon Musk dureront plus longtemps que son passage à la Maison-Blanche. Alors qu’il quitte son poste officiel au sein du gouvernement américain, des dizaines d’actions en justice concernant le rôle du milliardaire dans l’administration Trump et le travail du Département de l’efficacité gouvernementale (Doge) vont se poursuivre. Elon Musk a déclaré qu’il continuerait à être « un ami et un conseiller ». Il n’a pas précisé ce que cela impliquerait.
Au moins trois actions en justice sont en cours, accusant Donald Trump d’avoir accordé au cours des quatre derniers mois au directeur général de Tesla Inc. et de SpaceX l’équivalent d’un poste ministériel, et ce de manière inconstitutionnelle.
[…] Skye Perryman, présidente de Democracy Forward, un groupe impliqué dans un certain nombre de procès contre l’administration, a déclaré : « S’il a quitté Washington, les dégâts qu’il a causés n’ont pas disparu. »
Les Échos, Elon Musk face à des dizaines de procès après son départ de la Maison-Blanche
De retour d’Ukraine, les sénateurs américains Richard Blumenthal et Lindsey Graham ont rencontré les ministres français des Finances et des Affaires étrangères samedi à Paris, puis le président Macron, pour discuter de leur loi sur des sanctions secondaires contre les clients de l’industrie pétrolière russe.
« On change le jeu. » C’est avec assurance que le sénateur républicain Lindsey Graham est venu expliquer samedi à Paris son projet d’imposer des sanctions secondaires aux clients de la Russie pour obtenir un cessez-le-feu en Ukraine. Avec le sénateur démocrate Richard Blumenthal, coauteur de la loi, ils veulent imposer des droits de douane de 500 % à ceux qui achèteront du pétrole ou du gaz à la Russie.
« 70 % des exportations de gaz et de pétrole russe sont à destination de l’Inde et de la Russie. Nous voulons que Xi Jinping prenne son téléphone et explique à Poutine qu’il faut arrêter de jouer. » Ces sanctions secondaires sont destinées « à faire changer les comportements », explique Lindsey Graham et affaiblir l’économie russe. « Elle est en mauvais état et 40 % de l’économie est consacrée à l’effort de guerre », souligne Richard Blumenthal. […]
Les Échos, Ukraine : « Il faut augmenter le coût de la guerre pour Poutine », plaident des sénateurs américains à Paris
Dimanche 1/6, 11h40
Caillasse.
La Grande-Bretagne passe son industrie de l’armement en mode combat. Le ministre de la Défense John Healey a dévoilé samedi soir vouloir construire au moins six nouvelles usines de munitions et d’armes pour obtenir des capacités de production continues et très rapidement extensibles.
C’est la première annonce lâchée en amont de la publication lundi de la nouvelle stratégie de défense du Royaume-Uni. Une mise à jour de la doctrine britannique qui découle de la décision du gouvernement en février de porter les dépenses de défense à 2,5 % du PIB en 2027, contre 2,3 % actuellement, puis à terme à 3 %.
Le nouvel investissement de 1,5 milliard de livres (1,8 milliard d’euros) dans plusieurs usines d’armement doit permettre de réveiller la filière munitions. Comme dans le reste de l’Europe, elle avait été passée en régime de somnolence pendant plusieurs décennies, à des rythmes de production faible – le minimum nécessaire pour conserver un appareil de production viable. […]
Les Échos, La Grande-Bretagne va construire de nouvelles usines de munitions
Dimanche 1/6, 11h35
Climat.
Un hélicoptère évacue une voiture du village de Blatten, en Suisse, le jeudi 29 mai 2025, au lendemain d'une avalanche massive de débris, déclenchée par l'effondrement du glacier Birch, qui a dévalé la vallée et détruit une grande partie du village. Photo : Jean-Christophe Bott/Keystone via AP
Sous le poids qui s’était accumulé sur elle à la suite des glissements de terrain, la « langue » du glacier de Birch a finalement cédé le 28 mai.
[…] 3 millions de mètres cubes. C’est le volume de matériaux — boue, roche, glace — qui s’est déversé sur le village de Blatten, engloutissant ses 130 maisons et son église.
[…] Il n’y a pas de solution technique. […]
Le Grand Continent, À Blatten, une vallée sans montagne : images et cartes de la géopolitique de l’anthropocène
Vue aérienne de Blatten, en Suisse, le jeudi 29 mai 2025 [...]. Photo : Jean-Christophe Bott/Keystone via AP
Dimanche 1/6, 0h40
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
[…] Qu’on ne s’y trompe pas – désolé pour ce jeu de mots –, la guerre russe menée contre l’Ukraine tout comme les négociations entreprises par Golden Trump avec son ami Vladimir Poutine battent leur plein… en parallèle et sans que cela ne pose de problème au Maître du Kremlin, un peu plus au président américain.
Il est manifestement très compliqué de comprendre comment Vladimir Poutine peut prétendre mener des négociations pour rechercher « une paix durable » en Ukraine, tandis qu’il la fait bombarder tous les jours et bien au-delà du front, en fauchant son lot de victimes civiles. A l’instar de Netanyahou, il ne vise pas de cible militaire (tout en affirmant le contraire) et il foudroie des familles entières dont le seul crime est d’être ukrainien.
En réalité, cela ne pose aucun problème au Maitre du Kremlin de jouer sur tous les registres du moment qu’ils lui rapportent. La négociation continue, avec une réunion le 2 juin en Turquie, qui permet au président russe de conserver une relation stratégique avec son « homologue américain », dont il n’aurait jamais pu espérer une telle complaisance à l’égard de l’héritier de l’URSS, ennemi séculaire des États-Unis d’Amérique.
De fait, Poutine ne perd pas grand-chose à continuer sa guerre contre l’Ukraine, si ce n’est quelques dizaines de milliers d’hommes dont il n’a rien à faire et la situation économique de la Russie qui est le moindre de ses soucis, alors qu’il dispose d’une des plus grandes fortunes personnelles du monde.
Chaque jour de guerre supplémentaire lui permet de grappiller quelques kilomètres carrés, pour un prix qui lui semble dérisoire jusqu’ici… Alors pourquoi s’arrêterait-il quand il peut mener les deux de front et augmenter sa mise sur la table des négociations ? Il s’agit simplement pour lui de faire durer, en compensant ses provocations guerrières par une contribution aux discussions exigées par Donald Trump.
[…] La logique voudrait alors que des sanctions massives soient prises pour exercer une pression sévère sur la société russe qui se finance largement encore grâce à ses exportations camouflées d’hydrocarbures, gaz et pétrole, y compris vers l’Europe…
[…] Plutôt que de s’enfermer dans un mauvais débat sur la livraison de missiles Taurus, réputés plus performants et d’une portée nettement allongée par rapport aux missiles Scalp/Storm Shadow livrés par les Français et les Britanniques, le chancelier Friedrich Merz a choisi d’aider les Ukrainiens à produire ces missiles dont ils ont besoin.
Ce sont, entre autres, des missiles de croisière de type Taurus et des missiles de défense sol-air Iris que les Ukrainiens ont commencé à produire, puisque le chancelier allemand a annoncé que les premiers missiles « fabriqués » en Ukraine seraient utilisables dans les prochaines semaines. En réalité, la fabrication d’un missile nécessite un outil industriel sophistiqué et une séquence de plusieurs mois pour construire les différents modules qui sont assemblés, propulseur, système de navigation et de guidage, charge militaire…
Donc, soit les Allemands avaient initié ces capacités de production depuis plus d’un an, soit les Ukrainiens vont assembler des modules fabriqués ailleurs en Europe. Il semble que la solution apportée par l’Allemagne soit un mélange des deux, permettant à l’Ukraine de disposer notamment de missiles Taurus sans besoin d’annoncer leur livraison, ni d’essuyer les contre-attaques « hybrides » de la Russie, des actions de piratage aux sabotages d’installation comme les câbles sous-marins ou les incendies soudains.
Les Allemands se sont aussi inspirés de la manière de procéder des Russes qui ont importé massivement des drones Shahed d’Iran avant de les fabriquer eux-mêmes (avec des améliorations substantielles), évitant au passage des sanctions supplémentaires des alliés de l’Ukraine contre le régime des Mollahs que la Russie soutient. Cette « ambiguïté » sur les Taurus que manie habilement le nouveau chancelier allemand procède d’une volonté de dissuasion, pour éviter l’escalade dont aiment menacer l’entourage de Poutine et ses relais.
[…] Mais […] l’arrivée des missiles Taurus dans l’arsenal ukrainien ne changera pas le cours de la guerre… En effet, la guerre de la Russie contre l’Ukraine est dans une impasse militaire, sans possibilité pour l’un ou l’autre des protagonistes d’espérer une victoire avant des années.
La négociation, douloureuse, d’une solution politique est plus indispensable que jamais et, là encore, c’est encore Donald Trump qui joue un rôle crucial. Va-t-il enfin « pousser » son ami Poutine à stopper ce conflit militaire ou laisser les Européens s’en débrouiller seuls en considérant que ce n’est pas sa guerre ?
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Un chroniqueur de guerre ne doit pas se taire…