Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
En Autriche, où l’AIEA est basée depuis sa création en 1957, un référendum organisé dans les années 1970 a abouti à l’adoption par l’Assemblée nationale autrichienne d’une loi interdisant l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le pays. Le résultat fut une victoire exceptionnelle pour la démocratie participative, mais une perte majeure pour la centrale nucléaire de Zwentendorf, dont la construction avait coûté 1 milliard d’euros et qui était prête à fonctionner.
Euronews, L’intérêt pour l’énergie nucléaire en hausse, sauf en Autriche, où siège pourtant l’AIEA
Iran
Les Etats-Unis ont mis en garde Israël contre toute frappe sur l’Iran qui risquerait de faire dérailler les pourparlers sur le nucléaire, tandis que Téhéran se dit prêt autoriser une visite d’inspecteurs américains de l’AIEA.
France 24, Trump met en garde Israël contre toute frappe sur l’Iran
Alors que son pays est engagé dans de délicats pourparlers sur le nucléaire avec les États-Unis, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a jugé samedi « inacceptable » l’arme atomique.
[…] « Si le problème concerne les armes nucléaires, alors nous considérons également que ce type d’arme est inacceptable », a déclaré Abbas Araghchi lors d’un discours télévisé.
[…] Téhéran se défend d’avoir de telles ambitions militaires mais souligne son droit au nucléaire civil, notamment pour l’énergie, en vertu des dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) dont l’Iran est signataire. […]
Arab News, L’arme nucléaire est « inacceptable » a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères
L’Iran a considérablement augmenté sa production d’uranium hautement enrichi, frôlant le seuil nécessaire à la fabrication d’une arme nucléaire. Selon des données récentes, le pays détient désormais 408,6 kg d’uranium enrichi à 60%, soit une hausse de 133,8 kg en trois mois. Cette accélération intervient dans un contexte de négociations tendues avec les États-Unis, qui exigent l’arrêt total de ces activités. […]
Le Singulier, L’Iran intensifie son programme nucléaire malgré des déclarations contradictoires
Russie
Il pourrait s’agir de l’une des fuites de données militaires russes les plus importantes de ces dernières années. Deux médias européens, le quotidien allemand Der Spiedel et le site d’investigation danois Danwatch, révèlent comment la Russie modernise massivement ses installations nucléaires depuis plusieurs années dans un contexte international très tendu. Le Kremlin n’a pas‚ pour l’heure, commenté ces informations.
Der Spiedel et Danwatch expliquent avoir eu accès à des « centaines de plans très détaillés » qui montrent les investissements de Vladimir Poutine réalisés pour moderniser une partie de son arsenal nucléaire. Ces deux médias auraient bénéficié d’une fuite de plus de deux millions de données massives, qu’ils ont examinées et interprétées avec l’appui d’experts durant de longs mois.
Le Parisien, Poutine « modernise » son arsenal nucléaire : ce que révèle la fuite de données sensibles russes
[…] Les journalistes révèlent des photos des plans de l’intérieur des bâtiments, dont l’accès aurait été rendu possible par une brèche dans la sécurité russe, qui aurait entraîné la fuite de plus de deux millions de documents. Selon eux, celle-ci serait la conséquence du partage de documents sensibles par des entreprises russes depuis la nouvelle base de données créée par le ministère de la Défense à la fin de l’année 2020. «Avec l’aide de ces dessins uniques, nous pouvons maintenant pénétrer pour la première fois à l’intérieur de ces bâtiments», constate au Spiegel Hans M. Kristensen, expert des armes nucléaires. «C’est absolument incroyable. Ces recherches sont les plus approfondies sur la structure de ces installations que j’ai vues dans le domaine public», ajoute-t-il. […]
Le Figaro, Russie : la fuite de documents secrets révèle la modernisation des capacités nucléaires de Moscou
France
Le Commissariat à l’énergie atomique a orchestré une campagne de propagande visant à discréditer les révélations de « Toxique », l’enquête de Disclose sur les conséquences des essais nucléaires en Polynésie française. L’opération, financée à hauteur de 90 000 euros par l’organisme public, atteint son apogée fin 2022 avec l’impression et la distribution à la population polynésienne d’un ouvrage approximatif sur le sujet, révèle Disclose, en partenariat avec Le Monde et le Guardian.
[…] le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), le maître d’œuvre du nucléaire français, a orchestré une importante campagne d’influence visant à discréditer les conclusions de Toxique auprès du monde scientifique et, surtout, de la population polynésienne. Cette opération a atteint son paroxysme fin 2022 lorsque l’organisme public, dont plus de la moitié du budget est assuré par l’État, a financé la rédaction, la promotion et la distribution dans les archipels d’un livre martelant le récit officiel, à grand renfort d’approximations. […]
Disclose, Essais nucléaires en Polynésie : l’opération à 90 000 euros du CEA pour discréditer l’enquête de Disclose
Samedi 31/5, 14h00
Drones.
Des sources russes ont publié des images montrant l’utilisation du système de défense laser à basse altitude (LASS) chinois pour abattre des drones ukrainiens dans la zone de combat.
Il semble qu’il s’agisse des premières images documentées du système laser chinois en utilisation opérationnelle en Ukraine.
Russes et Ukrainiens devraient conduire lundi à Istanbul un deuxième round de discussions directes qui pourraient rester de l’ordre du simulacre. Aucune avancée à attendre en effet de cette session voulue par Donald Trump, deux semaines après la première, tant les positions sont antagonistes après vingt-sept mois de guerre.
Illustrant combien cette session se présente mal, Kiev a accusé jeudi soir Moscou de ne lui avoir même pas transmis le mémorandum explicitant sa position, faute de quoi sa délégation ne voyait pas l’intérêt de se rendre en Turquie.
[…] Au vu de ces passes d’armes verbales, en sus des bombardements russes quotidiens (encore 200 drones ont été tirés dans la nuit de jeudi à vendredi sur l’Ukraine, qui frappe de son côté des centres logistiques et raffineries très en profondeur en Russie), la sous-secrétaire générale de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, a estimé que l’espoir de négociations de paix entre Moscou et Kiev était « à peine » vivant. […]
Les Echos, Yves Bourdillon, Guerre en Ukraine : simulacre de négociations entre Moscou et Kiev pour complaire à Trump
Le conflit en Ukraine est une guerre de choix. L’histoire le montrera : cette décision du Kremlin d’attaquer un Etat souverain d’Europe centrale en ce XXIe siècle est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie. Car la corruption systémique attise l’agressivité de la Russie – contre l’Ukraine, contre l’ordre international libéral et contre la démocratie elle-même.
Sous Poutine, force est de constater que la Russie n’est pas parvenue à démocratiser et moderniser son économie. En dépit de ressources naturelles, d’un savoir-faire technologique et d’un capital humain considérables, le pays se montre en effet incapable de développer des industries qui soient compétitives sur le marché mondial et respectent les règles internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale du commerce, que la Russie a rejointe en 2012. Cet échec économique est dû à l’omniprésente oligarchie, qui accapare les institutions russes et saigne à blanc le pays dans le but de s’enrichir et de monopoliser le pouvoir politique.
[…] la Russie n’a pas réussi à arrêter la révolution de Maïdan. Une révolution qui a abouti à l’élection à la présidence du candidat anticorruption Volodymyr Zelensky. Laborieusement, l’Ukraine s’est alors attelée à la tâche de démanteler les structures oligarchiques pour les remplacer par des institutions indépendantes. Elle s’est attaquée aux chevilles ouvrières de la corruption, ciblant en particulier le principal agent du Kremlin présent sur son sol, le magnat des médias et député Viktor Medvedtchouk. Ainsi, l’Ukraine était en train de se transformer en une démocratie indépendante et une économie prospère. A deux pas de la Russie.
[…] Pour s’attaquer aux racines de la guerre en Ukraine, il faut donc que la Russie commence par reconnaître et combattre cette corruption systémique, laquelle représente une menace pour les Russes comme pour le reste du monde. […]
Le Monde, Matthew H. Murray, « L’invasion de l’Ukraine est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie », traduction Valentine Morizot
Matthew H. Murray est professeur adjoint d’affaires publiques et internationales à l’Institut Harriman de l’université de Columbia (New York). Il a exercé la charge de sous-secrétaire adjoint au commerce pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique au sein du département du commerce du gouvernement Obama.
« Si vous me plantez un couteau dans le dos de 20 cm et que vous le retirez de 15 cm, il n’y a pas de progrès. Si vous le retirez complètement, ce n’est pas un progrès. Le progrès, c’est de guérir la blessure que le coup a causée. » — Malcom X
Entre 1960 et 1996, l’État Français a fait exploser plus de 200 bombes nucléaires à des fins expérimentales dans ses colonies. Lorsque la campagne d’essais algérienne prend fin après à la guerre d’indépendance, et tandis que les États-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni se sont engagés à arrêter les essais atmosphériques, la France poursuit ses expérimentations en Ma’ohi Nui, au-dessus des atolls de Moruroa et de Fangataufa, puis dans les sous-sols et sous les lagons des mêmes atolls.
Conséquences de ces 193 « essais » dans le Pacifique : des enfants mort-nés, des leucémies, lymphomes, cancers de la thyroïde, du poumon, du sein, et de l’estomac « inexpliqués », une nourriture impropre à la consommation sur des dizaines d’années, et une partie de l’île de Moruroa qui menace de s’effondrer à cause de forages et de crevasses dans le basalte.
[…] En 2023, alors que 171 pays ont voté pour la résolution d’aide aux victimes intitulée « Le lourd héritage des armes nucléaires », seuls quatre l’ont rejetée : la Corée du Nord, la Russie, le Royaume-Uni et la France. C’est d’ailleurs pour faire la lumière sur les réparations promises et le manque de volonté politique et scientifique qu’a été ouverte une commission d’enquête parlementaire (dont les auditions ont repris en janvier 2025). Force est de constater : les indemnités de la loi Morin ne sont pas à la hauteur des conséquences coloniales de l’atome en Ma’ohi nui. Mais quel dispositif le serait ? […]
Terrestres, Comment et quoi « réparer » après le colonialisme nucléaire ?
Vendredi 30/5, 21h35
Ukraine.
Le président Zelensky et la première dame Olena Zelenska ont visité le festival « Book Arsenal » à Kiev, où le président a acheté « To Kill a Tyrant », un livre explorant comment les dictateurs, de César à Kadhafi, ont été chassés du pouvoir.
Ancien percepteur des impôts, professeur de droit, ex-commentateur de football, adoubé par Marine Le Pen : au terme des élections législatives portugaises, André Ventura, leader du parti d’extrême droite Chega! («Assez», en portugais) est devenu ce mercredi soir le visage de la première force d’opposition du pays, et celui d’un virage majeur dans l’histoire politique récente portugaise.
«Ce résultat marque un changement profond dans le système politique portugais», s’est exclamé le dirigeant politique quelques heures après la victoire de parti qu’il a créé il y a tout juste six ans. Son organisation a franchi pour la première fois la barre des 20% des suffrages lors des législatives anticipées du 18 mai. […]
La Russie et la Corée du Nord se sont engagées dans une « coopération militaire illégale », notamment des transferts d’armes allant jusqu’à 9 millions d’obus et « au moins 100 missiles balistiques » en 2024, selon un rapport de l’Équipe de surveillance des sanctions multilatérales (MSMT) publié le 29 mai.
Le MSMT est composé de 11 États membres des Nations Unies et a été créé en octobre 2024 pour surveiller et rendre compte de la mise en œuvre des sanctions de l’ONU contre la Corée du Nord à la lumière de l’approfondissement des liens militaires entre Moscou et Pyongyang.
Le premier rapport de l’organisme de surveillance présente des preuves que la Corée du Nord et la Russie ont violé les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies (RCSNU) et se sont livrées à des activités illégales tout au long de l’année 2024.
[…] Rien qu’en 2024, la Corée du Nord a envoyé à la Russie au moins 100 missiles balistiques, selon un État participant au MSMT. Ces missiles « ont ensuite été lancés vers l’Ukraine pour détruire des infrastructures civiles et terroriser des zones peuplées comme Kiev et Zaporijia », indique le rapport.
Des navires battant pavillon russe ont livré « jusqu’à 9 millions de munitions d’artillerie mixte et de lance-roquettes multiples » de Corée du Nord à la Russie, en 49 expéditions, entre janvier et décembre 2024, selon un État participant au MSMT. La cargaison a été acheminée depuis les ports d’Extrême-Orient russe vers des dépôts de munitions du sud-ouest de la Russie, pour être utilisée dans la guerre à grande échelle contre l’Ukraine. […]
The Kyiv Independent, La Russie a reçu au moins 100 missiles balistiques de la Corée du Nord l’année dernière, selon les observateurs, traduction automatique
Vendredi 30/5, 7h10
Géorgie.
Le chef du parti d’opposition géorgien « Coalition pour le changement », Nika Melia, a été arrêté par les autorités le 29 mai, a rapporté NewsGeorgia, citant les associés de Melia.
Melia fait l’objet d’une enquête pour avoir refusé de témoigner devant une commission parlementaire chargée d’enquêter sur la période où l’ancien président Mikheil Saakashvili était au pouvoir.
Le leader de l’opposition a été arrêté juste avant de participer à une émission de télévision, ont déclaré les associés de M. Melia.
« Je ne sais pas à quoi sa détention est liée. En fait, il a été kidnappé. Ils ont agi de manière agressive et sans explication », a déclaré l’avocat de M. Melia, Georgy Kondakhashvili. […]
The Kyiv Independent, Il a été kidnappé » – Le chef de l’opposition géorgienne est détenu alors que le parti au pouvoir poursuit la répression de la dissidence, traduction Deepl
Vendredi 30/5, 7h05
Serbie.
Le service de renseignement extérieur russe (SVR) a accusé jeudi les entreprises d’armement serbes d’essayer de « tirer dans le dos » de Moscou, pourtant un allié historique de Belgrade, en vendant des munitions à l’Ukraine. « Les entreprises de défense serbes, en dépit de la “neutralité” officielle de Belgrade, continuent de livrer des munitions à Kiev », a affirmé le SVR dans un communiqué publié sur son site.
Selon cette source, ces sociétés utilisent de « faux certificats » dissimulant le destinataire final et font transiter les munitions via des pays tiers, notamment des membres de l’OTAN, « comme la République tchèque, la Pologne et la Bulgarie ». « Dernièrement, des options exotiques, impliquant des gouvernements africains, sont également employées », a ajouté le SVR, dénonçant des « activités antirusses ». […]
Le président serbe Aleksandar Vucic a démenti le 29 mai les affirmations des services de renseignement étrangers russes (SVR) selon lesquelles les entreprises de défense serbes continuent de fournir des munitions à l’Ukraine, malgré la neutralité déclarée de Belgrade.
[…] le 29 mai, Vucic a nié les allégations formulées par les services de renseignement russes, affirmant que certaines de ces affirmations étaient fausses. « Par exemple, ils affirment à juste titre qu’il existe un contrat avec la République tchèque. Mais aucune autorisation n’a été donnée et aucun missile n’a été livré » à l’Ukraine, a déclaré Vucic à la chaîne serbe RTS.
« Nous avons formé un groupe de travail, avec des partenaires russes, pour établir les faits… nous travaillons uniquement pour la Serbie », a-t-il ajouté.
Le Financial Times a rapporté en juin 2024 que des munitions serbes d’une valeur de 855 millions de dollars étaient arrivées indirectement en Ukraine.
Des rapports occidentaux indiquent que la République populaire de Chine (RPC) augmente ses livraisons de drones à la Russie tout en réduisant ses ventes aux acheteurs ukrainiens et occidentaux, ce qui démontre une fois de plus le soutien de plus en plus manifeste de la Chine à l’effort de guerre de la Russie en Ukraine.
Bloomberg a rapporté le 29 mai que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment déclaré que la RPC avait cessé de vendre à l’Ukraine et à d’autres pays européens des quadcoptères DJI Mavic, que les forces russes et ukrainiennes ont utilisés pour des missions de surveillance et de frappe, tout en continuant à vendre ces quadcoptères à la Russie.
Zelensky a déclaré que la Russie disposait de lignes de production DJI Mavic nationales et que des « représentants chinois » étaient présents dans ces installations de production.
Un fonctionnaire européen anonyme a déclaré à Bloomberg que les déclarations de Zelensky étaient cohérentes avec les évaluations européennes et que la RPC semblait avoir réduit les livraisons de certains composants de drones aux acheteurs occidentaux tout en augmentant simultanément les livraisons à la Russie.
ISW a observé des rapports récents indiquant que les forces russes utilisent des équipements fabriqués en Chine, que la RPC est probablement au courant des efforts de recrutement militaire russes des citoyens de la RPC et qu’elle a choisi de ne pas y mettre fin, et que la Russie a établi des lignes de production communes avec les fabricants de la RPC pour les drones de frappe à longue portée de type Shahed, soulignant l’étendue du soutien de la RPC à l’effort de guerre de la Russie. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 29 mai, traduction Deepl
Un fabricant de matériel de défense et un responsable ukrainien ont annoncé que l’Ukraine avait mis en service un drone à longue portée doté d’une intelligence artificielle (IA) sophistiquée.
[…] Le drone mère GOGOL-M peut déployer deux drones FPV (First Person View) dotés de capacités automatisées d’acquisition de cibles et de frappe, et le drone mère aurait un rayon d’action de 300 kilomètres pour les opérations aller et un rayon d’action de 100 kilomètres pour le retour. Le drone mère GOGOL-M et les drones FPV compatibles utiliseraient le système SmartPilot de Strategy Force Solutions qui utilise une combinaison de capteurs avancés et d’IA pour s’orienter et exécuter des missions prédéfinies de manière autonome.
Le vaisseau-mère et les drones FPV ne dépendent notamment pas du système de positionnement global (GPS), ce qui optimise leur résistance à la guerre électronique (GE). « Andrii » a déclaré à Forbes que Strategy Force Solutions est en mesure de produire jusqu’à 50 drones GOGOL-M et jusqu’à 400 drones FPV compatibles par mois.
Le ministre ukrainien de la transformation numérique, Mykhailo Fedorov, a confirmé le 29 mai que l’Ukraine avait mis en service le drone-mère GOGOL-M pour la première fois. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 29 mai, traduction Deepl
L’Ukraine a utilisé pour la première fois un drone basé sur l’IA, — Ministre de la Transformation numérique Fedorov.
Le drone transporte deux drones d’attaque FPV jusqu’à 300 km de distance. Ils sont capables de détecter et d’atteindre des cibles de manière autonome, qu’il s’agisse d’avions ennemis, d’installations de défense aérienne ou d’infrastructures critiques. Si la distance est inférieure à 100 km, le drone revient pour être réutilisé.
Le coût d’une mission est de 10 000 dollars. À titre de comparaison, le lancement d’un missile coûte 300 à 500 fois plus cher.
Et tout cela, sans GPS. Le système SmartPilot utilise la navigation visuo-inertielle, navigue à l’aide de caméras, et le LIDAR améliore encore la précision.
La situation énergétique hors site de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhya (ZNPP) reste extrêmement fragile, le plus grand site de ce type en Europe s’appuyant actuellement sur une seule ligne électrique pour les fonctions essentielles de sûreté et de sécurité nucléaires, contre dix avant le conflit militaire, a déclaré aujourd’hui le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.
[…] la situation énergétique, extrêmement vulnérable, reste extrêmement préoccupante et nous la suivons de très près », a déclaré le directeur général Grossi, qui se rendra à Kiev et en Russie la semaine prochaine dans le cadre de ses contacts réguliers avec les deux parties afin de garantir la sûreté et la sécurité nucléaires pendant le conflit. […]
[Pas un mot sur la construction d’une ligne haute-tension par les Russes]
Rien n’indique que la Russie se prépare à redémarrer la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine, a déclaré jeudi un responsable de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), après que l’Ukraine s’est plainte d’informations selon lesquelles la Russie se préparerait à la connecter à son réseau. […]
Reuters, Aucun signe de préparation pour redémarrer Zaporijia, selon un responsable de l’AIEA, traduction automatique
Jeudi 29/5, 20h30
Acmé.
Je ne retrouve pas cette vidéo — j’en vois passer tous les jours un certain nombre sur différents fils. Ce qu’elle montre m’est resté en tête.
On y voit un soldat, le texte ne précise pas qu’il est russe et cela sans doute contribue à rendre la séquence plus symbolique. C’est un homme mûr, charpenté, assis sur le bord d’un champ, les genoux relevés, les poignets appuyés dessus. Il dort.
On le voit par la caméra d’un drone qui s’approche et reste le regarder quelques poignées de secondes. L’homme ne se réveille pas. Fait-il semblant de dormir : de nombreuses vidéo montrent des Russes respecter la consigne de ne pas bouger devant les drones et mourir immobiles. Le drone finit par lui exploser à la figure.
Dans cette guerre, les munitions filment leur cible.
En y repensant, il m’a semblé que cette scène pouvait être assez représentative de cette nouveauté de la condition militaire.
Jeudi 29/5, 15h55
Rappel.
En Ukraine, il y a un agresseur russe et un agressé ukrainien. Ce principe fondamental doit continuer à guider l’Europe. Pour autant, la volonté ne saurait exclure la lucidité. Et celle-ci commande d’exposer un certain nombre de vérités, fussent-elles cruelles.
La première est que l’Ukraine est en danger, tant sur le plan militaire que politique. La deuxième est qu’il est vain de rechercher le soutien de Donald Trump, qui n’a pas d’autre objectif que de se débarrasser de l’Ukraine et de marginaliser une Europe qu’il déteste. La troisième est que l’Europe n’est ni assez forte ni assez unie pour soutenir seule l’Ukraine. La quatrième est que le reste du monde, fatigué par cette guerre, ne se montre guère solidaire de nous, surtout qu’a longtemps prévalu, parmi les dirigeants européens, un silence assourdissant sur la tragédie de Gaza, qui commence seulement à être rompu.
Un fait est sûr. Kiev ne peut plus gagner la guerre. Malgré les pertes que s’infligent les deux parties, le front demeure à la fois sanglant et gelé. L’introduction massive de drones et le développement de la guerre électronique ont bouleversé la donne. Ils ont rendu le terrain totalement transparent, donc terriblement létal.
[La suite de l’article détaille les points évoqués]
[…] Tout cela n’invalide nullement la nécessité pour l’Europe de faire face à la Russie. Mais il faut ajuster notre discours à nos moyens, éviter que des ultimatums martiaux, comme ceux lancés avant les négociations d’Istanbul, ne se heurtent à un rapport de force défavorable et restent sans effets sur une Russie soutenue de fait par Trump. Faute de quoi, notre capacité à dissuader Poutine ira en s’affaiblissant.
Le Monde, « Face à la Russie, l’Europe ne doit pas éluder quatre vérités cruelles »
Certains défendent les Ukrainiens et ignorent les Gazaouis. D’autres font l’inverse. Rien n’est plus déshumanisant que d’utiliser un crime de guerre pour en relativiser un autre : cela ne rend service à aucune des victimes, alerte l’écrivaine italienne dans un discours prononcé à Vienne, en Autriche, le 7 mai.
[…] En 1992, avec un autre cinéaste, j’ai enregistré la détresse des Lhotshampas, une minorité d’origine népalaise du Bhoutan, royaume de l’est de la chaîne de l’Himalaya. Le nouveau roi de ce pays, qui avait décidé de le transformer en un Etat bouddhiste monoethnique, avait violemment expulsé les Népalais hindouistes qui y vivaient depuis des générations, les forçant à se réfugier au Népal. Des centaines de milliers d’entre eux se trouvaient alors dans les plaines népalaises du Teraï, dans un camp de réfugiés misérable installé dans le lit sec d’une rivière saisonnière que la mousson allait bientôt transformer en coulée de boue toxique. Nous avions alors interviewé de nombreux réfugiés qui nous ont raconté l’histoire typique de toutes les épurations ethniques : des gens tués devant leurs proches, des viols collectifs, des maisons incendiées, des fuites nocturnes sans rien d’autre que les vêtements que l’on porte. Nous avons beaucoup filmé.
De retour en Italie, j’ai proposé un documentaire aux chaînes de télévision, mais la réponse était toujours la même : « Il y a une épuration ethnique en Bosnie en ce moment, personne ne s’intéresse à celle-là. » J’ai argumenté que personne ne s’en souciait justement parce qu’on n’en parlait pas, mais cela n’a rien changé. Nos images n’ont jamais été reprises dans les journaux télévisés. C’est ainsi que j’ai appris une importante leçon : il existe des génocides plus populaires que d’autres.
[…] Un grand nombre de citoyens occidentaux sont à juste titre indignés par la violence disproportionnée des représailles d’Israël à Gaza, par l’ampleur insupportable des souffrances, de la faim et de la mort infligées aux Palestiniens. Ils expriment, à juste titre, leur colère contre nos gouvernements, qui ne mettent pas fin à ce carnage, voire qui y apportent leur soutien.
Et pourtant, après trois ans, parmi ces mêmes citoyens, trop nombreux sont ceux qui n’ont jamais exprimé, ne serait-ce qu’une fois, leur solidarité face à l’ampleur tout aussi insupportable des souffrances infligées par Poutine aux Ukrainiens. Ils n’ont pas été capables de prononcer un seul mot sur Marioupol, réduite comme Gaza à un champ de ruines, avec des dizaines de milliers de tombes anonymes ; ni sur les enfants ukrainiens kidnappés, un acte de génocide typique, selon le droit international ; ni sur l’écocide provoqué par l’explosion du barrage de Nova Kakhovka ; ni sur Boutcha ; ni sur les bombardements quotidiens de civils dans les villes ukrainiennes. Pas un mot.
Pourquoi ? Si je devais l’expliquer en un mot, ce serait : l’identité. Non pas celle des victimes de ces souffrances terribles, mais celle de leurs spectateurs. Pour trop de gens dont l’identité politique repose entièrement sur l’idée que l’Occident est l’unique responsable de tous les maux du monde, il est impossible de reconnaître cette autre force violente de l’histoire mondiale : l’impérialisme russe. Aucune reconnaissance de la brutalité qu’ont subie pendant des siècles les Polonais, les Baltes, les Tchétchènes – les Tchétchènes ! –, les Tatars et d’innombrables autres peuples de la vaste étendue eurasiatique, sans parler des Ukrainiens. C’est comme si toute leur identité était menacée s’ils venaient à le reconnaître. Les Ukrainiens, pour eux, n’existent tout simplement pas.
[…] De l’autre côté, une grande partie de la gauche occidentale continue, trois ans après, de refuser de dépasser son antiaméricanisme figé, et n’arrive pas à inclure l’Ukraine dans sa solidarité anticoloniale, bien qu’elle lutte pour son autodétermination. Ce refus de solidarité, de la part de trop de progressistes, envers une victime d’agression impérialiste, est lui aussi un échec historique.
[…] Alors que l’autocratie fonctionne sur l’irresponsabilité, la démocratie repose sur une responsabilité partagée entre la classe politique et la société civile – et toutes deux doivent en répondre. Il y a quelque chose de profondément égocentrique dans cette manière dont l’identité s’empare de l’empathie. Dès qu’apparaît, sur un réseau social, l’image d’une femme ukrainienne berçant son enfant tué par un missile, quelqu’un commente inévitablement : « Et les enfants à Gaza, alors ? »
[…] Je ne peux imaginer rien de plus déshumanisant que d’utiliser un crime de guerre pour en relativiser un autre. Cela ne rend service à aucune des victimes, aucun des camps. Et rien n’est plus obscène que cette idée selon laquelle, si un acte de violence est plus médiatisé qu’un autre, c’est que ses victimes seraient « favorisées ». Ah, les chanceuses femmes bosniaques, dont les viols ont été plus médiatisés que ceux des Népalaises du Bhoutan !
L’Europe a déjà traversé des époques où l’identité était utilisée comme une arme pour anéantir l’empathie. Elle était alors devenue un lieu où des hommes et des femmes, pourtant sincèrement attachés à leurs proches, pouvaient considérer la souffrance de certains êtres humains comme aussi insignifiante que celle que subiraient des insectes. Il y a quatre-vingts ans, nous avons juré de ne plus jamais emprunter cette voie. Notre démocratie ne peut survivre que si nous tenons cette promesse.
Le Monde, Francesca Melandri, écrivaine et documentariste italienne, « L’empathie sélective pour les peuples en souffrance est un échec éthique colossal »
De mon côté, c’est exactement ça : je me sens solidaire des Ukrainiens parce que j’en connais. Je ne m’intéresse pas aux migrants, je ne m’intéresse pas à Gaza. Je vois passer les infos et — clairement — elles allument les mêmes alertes dans ma petite tête que les nouvelles d’Ukraine. Mais ces alertes ne déclenchent rien. Pire : je me sens d’autant plus légitime à ne rien ressentir que je consacre un peu de ma vie à l’Ukraine (sous-entendu : c’est bon, je fais ma part). Sans lien avec l’Ukraine d’avant-guerre, aucun de ces drames ne me concernerait, c’est probable. Quand je donne des nouvelles de Pacha à des collègues, ils s’y intéressent sincèrement dix minutes et sans doute cette proximité leur confère-t-elle un lien particulier avec la guerre de Poutler et un peu d’intimité avec ce qu’endurent les Ukrainiens. Moralité : voyageons. Vérifions autant que possible que l’autre est un être humain tout à fait susceptible de faire partie de ma famille.
Le dernier avertissement fragile de Trump à Poutine ne semble pas susceptible de susciter beaucoup de respect.
Voilà Trump tellement en colère et menaçant envers Poutine qu’il décide résolument de ne plus rien faire concernant les sanctions pendant des semaines.
« Le président Trump a minimisé la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou et a déclaré qu’il saurait dans environ deux semaines si Poutine s’engage à mettre fin à la guerre de la Russie en Ukraine » [selon le Wall Street Journal]
Publié sur le compte officiel du Département d’État de la plateforme Substack, ce court texte signé par Samuel Samson, Conseiller principal auprès du Bureau pour la démocratie, les droits de l’homme et le travail, précise et relance une doctrine qui mérite d’être étudiée par ses effets illocutoires — plus que par sa dimension purement intellectuelle.
Comme avec le discours de J. D. Vance à la Conférence de Munich sur la sécurité, l’administration Trump revient sur son projet maximaliste pour l’Union : le changement de régime.
La branche de l’exécutif des États-Unis chargé des relations internationales diffuse un appel à la création d’une « alliance civilisationnelle » destinée à réunir des « nations chrétiennes comme la Hongrie » autour de partis d’extrême droite : l’AfD en Allemagne, le PiS en Pologne. Ce soutien intervient dans l’entre-deux-tours de la présidentielle polonaise qui pourrait voir une possible défaite de l’extrême droite.
[…] Cet appel — inédit dans l’histoire transatlantique récente — à la construction d’une « alliance civilisationnelle », s’appuyant sur différentes forces d’extrême droite en Europe, se propose de transformer substantiellement les systèmes politiques européens en une série de « nations chrétiennes comme la Hongrie ».
[…] Il intervient dans une séquence diplomatique totalement inédite : le Secrétaire d’État Marco Rubio vient d’annoncer des restrictions de visa pour les responsables étrangers qui « demandent aux plateformes technologiques américaines d’adopter des politiques mondiales de modération des contenus ou de mener des actions de censure qui dépassent leur autorité et s’étendent aux États-Unis. Nous ne tolérerons pas les violations de la souveraineté américaine, surtout lorsque ces violations compromettent l’exercice de notre droit fondamental à la liberté d’expression. »
[…] Comme le remarque le journaliste du Wall Street Journal, Yaroslav Trofimov : « L’Europe serait en train d’étouffer la démocratie. En même temps à Zaporijjia et en Crimée, les populations ont pu voter librement [sic] lors de référendums pour rejoindre la Russie. La position de l’administration Trump ne pourrait pas être plus claire. »
La matrice russe d’une telle pratique d’ingérence est évidente. Comme le remarque Pasquale Annicchino : « après un long voyage, les idées de la droite religieuse américaine, après avoir influencé la Russie, reviennent chez elles ». […]
Le Grand Continent, Par un canal officiel, les États-Unis de Donald Trump lancent un appel au changement de régime en Europe (texte intégral)
Anton Gerashchenko, Bluesky Le président Trump a publié l’image suivante sur TruthSocial
Jeudi 29/5, 13h15
Allemagne : pas de Taurus, mais peut-être…
Le chancelier Merz reste évasif quant aux livraisons de missiles Taurus à l’Ukraine, affirmant que c’est « possible », mais soulignant les longs besoins de formation. Il met plutôt l’accent sur une aide militaire urgente et une coopération renforcée sur les armes à longue portée, convenues lors des entretiens avec Zelensky à Berlin.
L’Ukraine et l’Allemagne ont convenu d’une future coopération militaire dans laquelle Berlin contribuera au financement de la production d’armes à longue portée sur le sol ukrainien.
L’accord est intervenu alors que Zelenskyy a averti que la Russie avait rassemblé 50 000 soldats dans la région de Soumy, à la frontière avec la Russie, où Vladimir Poutine a déclaré son intention d’établir une zone tampon.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que les armes seraient produites dans le cadre d’une collaboration entre Kiev et Berlin. « Nos ministres de la Défense signeront aujourd’hui un protocole d’accord concernant l’acquisition de systèmes d’armes à longue portée fabriqués en Ukraine », a déclaré M. Merz lors d’une conférence de presse.
« Il n’y aura aucune restriction de portée, ce qui permettra à l’Ukraine de se défendre pleinement, même contre des cibles militaires situées en dehors de son propre territoire. »
Ce pacte a été conclu à l’arrivée de Zelensky à Berlin, en quête de soutiens supplémentaires après l’intensification des attaques russes, et alors que Moscou préparait une vaste offensive estivale. Il s’agissait de sa troisième visite dans la capitale allemande depuis le début de l’invasion de grande ampleur en 2022 et de sa première depuis l’arrivée de Merz au pouvoir.
Merz a évité de commenter les spéculations sur le déploiement éventuel de missiles Taurus par l’Allemagne, qui ont été suscitées par sa déclaration selon laquelle les restrictions de portée n’étaient plus en vigueur, permettant à Kiev de frapper des cibles militaires russes de l’autre côté de la frontière. […]
The Guardian, L’Allemagne et l’Ukraine concluent un accord pour la production d’armes à longue portée, traduction automatique
Mercredi 28/5, 19h00
Drones.
Conséquences de l’utilisation à grande échelle des drones FPV guidés par fibre optique : les terrains en sont entièrement recouverts.
« Il n’est pas responsable de désigner des coupables alors que les causes de la panne sont toujours en cours d’identification » et « il n’est pas responsable non plus de dire que le gouvernement faisait des expériences » sur le réseau électrique avant la coupure, a assuré la ministre de l’écologie, Sara Aagesen, interrogée au Parlement sur un article du quotidien conservateur britannique The Telegraph mettant en cause l’action de l’exécutif en amont de la panne. Celle-ci avait paralysé les transports, le trafic routier et une partie des communications, affectant gravement l’Espagne et une partie du Portugal. Sara Aagesen a dénoncé de « fausses informations » et des « manipulations ».
Dans un article publié le 23 mai, The Telegraph a assuré, en citant des sources à Bruxelles, que les autorités espagnoles « menaient une expérience » sur le réseau électrique du pays lorsque la coupure a eu lieu. L’objectif était de voir « jusqu’où elles pouvaient pousser la dépendance aux énergies renouvelables » en vue de la fermeture de deux réacteurs nucléaires en 2027 dans l’ouest du pays, première étape d’une sortie définitive du nucléaire prévue en 2035, a-t-il écrit.
[…] Cette hypothèse a également été démentie mercredi par la présidente du gestionnaire du réseau électrique espagnol REE, Beatriz Corredor, qui a assuré dans un entretien au quotidien catalan La Vanguardia que cette information était « totalement fausse ». Lors de la coupure du 28 avril, « il n’y a pas eu d’excès d’énergies renouvelables », et il n’y a pas eu non plus « de court-circuit, de surcharge » du réseau et « de cyberattaque », a répété par ailleurs Mme Corredor, écartant une à une plusieurs pistes évoquées ces dernières semaines. […]
Le Monde, Panne électrique en Espagne : son origine encore inconnue, le gouvernement nie une « expérimentation » sur le réseau
Mercredi 28/5, 18h45
La sonde a montré l’œsophage irrité, duodénum enflammé, et hernie possible dans l’estomac. Le sang est bon, mais il faut refaire les analyses. Et il faut faire l’ultrason de l’estomac, mais dans l’autre clinique. On a eu 20 minutes.
Pacha restera à l’hôpital quelques jours.
Olga, Viber (texte)
Mercredi 28/5, 7h40
Amuse-bouches.
Le 27 mai, l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Ukraine, Keith Kellogg, a critiqué l’ancien président russe Dmitri Medvedev pour ses commentaires faisant allusion à la menace d’une Troisième Guerre mondiale, les qualifiant d’« imprudents » et d’« indignes d’une puissance mondiale ».
« Le président (Donald) Trump (…) s’efforce d’arrêter cette guerre et de mettre fin aux tueries. Nous attendons de recevoir le mémorandum (russe) (…) que vous avez promis il y a une semaine. Cessez le feu maintenant », a déclaré M. Kellogg sur X.
Les remarques de l’envoyé ont été faites en réponse à un tweet de Medvedev qui faisait référence aux récents avertissements de Trump au président russe Vladimir Poutine.
Concernant les propos de Trump sur Poutine « jouant avec le feu » et sur les « très mauvaises choses » qui arrivent à la Russie, je ne connais qu’une seule très mauvaise chose. Je ne connais qu’une seule chose vraiment mauvaise – la Troisième Guerre mondiale », a écrit M. Medvedev. « J’espère que Trump le comprendra !
Les commentaires de M. Medvedev font référence aux récents messages de M. Trump sur Truth Social, dans lesquels il a réagi aux attaques aériennes menées par la Russie ce week-end contre l’Ukraine, dont la plus importante attaque de drones depuis le début de l’invasion à grande échelle. Dans ces messages, M. Trump a qualifié M. Poutine de « fou » et l’a averti qu’il « jouait avec le feu ».
The Kyiv Independent, Kellogg critique les menaces « imprudentes » de Medvedev et demande un mémorandum de paix russe, traduction Deepl
Mercredi 28/5, 7h30
Zapo.
Le Kremlin met en place les conditions nécessaires pour établir un contrôle permanent sur la centrale nucléaire de Zaporizhzhia (ZNPP) occupée par la Russie, ce qui laisse penser que la Russie envisage d’occuper et d’annexer illégalement de nouveaux territoires en Ukraine.
Le 27 mai, le service Ukraine de Greenpeace a rapporté que des images satellites prises entre le début février 2025 et le 23 mai 2025 montrent que la Russie a posé 90 kilomètres de lignes électriques près de la mer d’Azov dans les régions occupées de Donetsk et de Zaporizhia. Greenpeace a indiqué que ces nouvelles lignes électriques sont les premières indications observées que la Russie met en œuvre son projet de longue date de connecter la centrale nucléaire de Zaporizhzhia au réseau électrique russe.
Le 21 mai, Alexei Likhachev, chef de Rosatom, l’opérateur public russe de l’énergie nucléaire, a déclaré que Rosatom avait élaboré un plan pour amener la centrale nucléaire de Zaporizhia à « pleine capacité », ce qui suggère que la Russie a l’intention de sortir les réacteurs de la centrale nucléaire de Zaporizhia de leur état actuel d’arrêt à froid. En mai 2024, Likhachev a déclaré être d’accord avec l’évaluation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) selon laquelle le redémarrage de la centrale nucléaire de Zaporizhia était actuellement « impossible » et que la première condition pour redémarrer la centrale nucléaire de Zaporizhia était d’assurer sa sécurité, soit avec une garantie de sécurité, soit après que la ligne de front se soit éloignée de la centrale nucléaire de Zaporizhia.
La proposition de paix en sept points faite à l’Ukraine par le président américain Donald Trump en avril 2025 comprenait une disposition permettant à l’Ukraine de reprendre le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporizhia avec la participation des États-Unis, et le plan de paix proposé entre l’Ukraine et l’Europe contenait également cette disposition, mais les responsables russes ont refusé à plusieurs reprises de renoncer au contrôle de la centrale nucléaire de Zaporizhia. Ils ont également intensifié leur rhétorique en invoquant les liens historiques présumés de la Russie avec la « Novorossia », que les autorités russes ont définie comme l’ensemble de l’Ukraine orientale et méridionale, et les autorités d’occupation russes ont récemment demandé à la Russie de contrôler les zones de l’oblast de Dnipropetrovsk près du fleuve Dnipro que la Russie n’a pas encore illégalement annexées. La définition russe de la Novorossia inclut notamment la zone située directement en face de la centrale nucléaire de Zaporizhia, sur la rive ouest (droite) du fleuve Dnipro. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 27 mai, traduction Deepl
Le patron de SpaceX et Tesla quitte son poste de conseiller du président américain à la tête du département pour l’efficacité gouvernementale (DOGE) juste avant la date butoir du 28 mai, au-delà de laquelle il n’aurait pu rester dans l’équipe de Donald Trump sans remplir des obligations de transparence et de contrôle du Congrès.
[…] Musk semblait vouloir prendrela suite des frères Koch, ces industriels du Kansas qui faisaient et défaisaient les candidats républicains dans le Midwest au début du siècle. Mais, après l’élection de Donald Trump, il a subi un échec retentissant, ne parvenant pas à faire élire son champion, le juge conservateur Brad Schimel, à la cour suprême du Wisconsin, fin mars, en dépit de 21 millions de dollars investis. Elon Musk, avec la brutalité de ses propos et ses mesures, ses menaces sur l’aide sociale Medicaid et ses obsessions anti-« woke », a vu sa popularité chuter et est devenu un handicap électoral. Il en tire les conséquences.
[…] La séquence à la tête du DOGE,censée rapporter 1 000 milliards de dollars d’économies au budget américain, est un échec massif, comme l’explique Jason Furman, économiste à Harvard. Selon lui, l’entrepreneur a « créé un chaos microéconomique sans impact macroéconomique. C’est certes un désastre pour l’aide [américaine au développement, avec notamment la fin des activités de l’agence Usaid], mais l’ampleur globale des dépenses n’a guère changé ».
[…] Le « Big, Beautiful Bill » (« le grand et beau projet de loi ») voulu par Donald Trump a été adopté, le 22 mai, par la Chambre des représentants. Il doit passer l’étape du Sénat, mais la tendance est à un déficit de l’ordre de 6 % du produit intérieur brut. Le Bureau du budget du Congrès estime que la loi ajoutera 2 400 milliards de dollars de dette sur dix ans. Cette évolution confirme en creux qu’Elon Musk a raison en dénonçant une dette insoutenable, mais qu’il n’est pas parvenu à endiguer le problème. […]
Le Monde, Elon Musk retourne à ses affaires, après l’échec relatif du DOGE
Mardi 27/5, 22h35
J’ai voyagé dans le train avec deux femmes qui m’ont parues bien. L’une était habillée en militaire. Son travail est d’organiser les transferts de prisonniers, mais le plus souvent de trouver les morts et de les ramener. L’autre a dit qu’elle n’avait pas de nouvelle de son frère, qui a le statut « disparu ». La militaire a pris les informations pour se renseigner.
Je suis choquée. Je viens de parler avec Pacha. Parce qu’il est militaire, le médecin a refusé de le prendre en charge : il simule. Pareil pour l’hôpital. Il a fallu que le chef de Pacha tape du poing sur la table : « Ce soldat est sur le front depuis trois ans, ce n’est certainement pas un « éviteur » ! Comment simuler chier et vomir du sang ? » Il était prêt à casser la gueule au médecin. Un neurologue est passé — Pacha tremble des mains : » Mais enfin, vous n’avez pas eu d’imagerie du cerveau ? Comment c’est possible ? » Pacha : » Eh bien, on dirait que je suis soldat, sur le front et que nous sommes en guerre… »
Olga, Viber (vocal)
Mardi 27/5, 8h35
Trumpette (suite).
Trump : « Je ne sais pas ce qui est arrivé à Poutine. Il est devenu fou et attaque des civils. » [Bah] J’attaque des civils depuis 25 ans.
Pour rétablir le contrôle russe sur la Tchétchénie, l’armée russe intervient dans la république séparatiste avec 140 000 hommes le 1er octobre 1999. La seconde guerre (officiellement appelée « opération anti-terroriste ») commence. […] Le 21 octobre, des missiles russes sont lancés sur le centre de Grozny, notamment sur le marché et la maternité de la ville, tuant 120 personnes et en blessant 500. […] Après la chute de Grozny en février 2000, [les] troupes rehissent sur la ville le même drapeau russe qu’elles avaient conservé avec elles au terme de leur campagne infructueuse de 1994-1996 [Première guerre de Tchétchénie]. Intransigeantes, elles disent aux Tchétchènes : « On va vous éradiquer en tant que nation ». […] En août 2000, [le colonel] Romane Chadrine, répond comme suit à la question de savoir quand la guerre terminera : « Nous n’avons qu’à laisser en vie 100 à 120 mille Tchétchènes, et nous pourrons dormir tranquilles pendant une trentaine d’années, jusqu’à ce qu’ils se reproduisent » […]
Les Magyars Birds au travail : les pilotes de la « Klima-Team » réalisent des vols de plus de 40 km grâce à une technologie de fibre optique innovante. Un drone FPV a parcouru 42 km et a percuté un char dans un hangar.
[Hier] Pacha a été hospitalisé, il vomissait du sang dans la nuit. Les médecins ont écarté l’hypothèse d’une intoxication. Il y aura des examens, tests et analyses, ça prendra quelques jours. Sa voix est bonne, l’état est stable. Nous passerons le voir en allant en Suède. [Olga part 15 jours en Suède en voiture avec sa belle-soeur, qui va voir sa fille, et une amie].
Olga, Viber (texte)
Mardi 27/5, 8h20
Records.
Les forces russes ont mené l’une de leurs plus importantes frappes de drones et de missiles de la guerre contre l’Ukraine dans la nuit du 25 au 26 mai, après trois nuits de frappes record. Cette frappe est désormais la deuxième plus importante frappe combinée de la guerre, après celle menée par les forces russes dans la nuit du 24 au 25 mai.
[…] L’armée de l’air ukrainienne a indiqué que les forces ukrainiennes ont abattu les neuf missiles Kh-101 et 233 drones au-dessus du nord, de l’est, du sud, de l’ouest et du centre de l’Ukraine et que 55 drones ont été « perdus » [sur les 355 lancés]. Les responsables ukrainiens ont rapporté que les frappes russes visaient les oblasts de Tchernihiv, Khmelnytskyi, Kharkiv, Odessa et Kiev. Les responsables ukrainiens ont déclaré que les frappes ont causé des pertes civiles et endommagé des infrastructures civiles et des résidences privées. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 26 mai, traduction automatique
Lundi 26/5, 21h10
Ligne rouge (suite lointaine).
Les partenaires occidentaux n’imposent aucune restriction de portée aux armes livrées à l’Ukraine pour être utilisées contre des cibles militaires russes, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz le 26 mai.
« Il n’y a plus aucune restriction sur la gamme d’armes livrées à l’Ukraine, ni par le Royaume-Uni, ni par la France, ni par nous. Il n’y a pas non plus de restrictions de la part des États-Unis », a déclaré Merz lors d’un forum de discussion organisé par la chaîne WDR.
« Cela signifie que l’Ukraine peut désormais se défendre, par exemple en attaquant des positions militaires en Russie », a ajouté la chancelière. « Jusqu’à récemment, elle ne pouvait pas le faire, et à quelques exceptions près, elle ne l’avait pas fait non plus. » […]
The Kyiv Independent, L’Occident n’impose plus de restrictions sur la portée des armes destinées à l’Ukraine, affirme Merz, traduction automatique
Représentant Don Bacon [Nebraska] : Il est temps d’être honnête. Les négociations de paix n’arrêteront pas Poutine ; seule la force le fera. Les États-Unis et leurs alliés doivent armer pleinement l’Ukraine, imposer des sanctions maximales et saisir 300 milliards de dollars d’actifs russes à l’étranger pour faire comprendre à Poutine qu’il ne peut pas gagner. [X]
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
[…] Viktor Orban (Hongrie), Aleksandar Vucic (Serbie) et Milorad Dodik (République serbe de Bosnie) semblaient avantagés par leurs relations et leurs affinités idéologiques avec le nouveau président. Ils ont prédit un âge d’or des relations bilatérales et ont ouvertement abordé la façon dont une Maison Blanche dirigée par Trump contribuerait à rendre sa grandeur à leurs pays.
Le 2 avril, le « jour de la libération » n’a témoigné d’aucune clémence pour les alliés de Trump. La Serbie s’est vu imposer des droits de douane de 37 % sur ses exportations, le plus élevé de la région ; la Bosnie-Herzégovine a été sanctionnée par une taxe douanière de 35 % ; et la Hongrie, dont le dirigeant est largement considéré comme un proche du nouveau président, risque de se voir imposer une taxe de 20 % sur ses exportations en raison de son appartenance à l’Union européenne et de ses relations économiques avec la Chine et la Russie.
Rien n’a politiquement démenti cette indifférence. Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a condamné promptement et sans équivoque la signature par Milorad Dodik de lois séparatistes remettant en cause l’ordre constitutionnel de la Bosnie-Herzégovine, et a mis en garde les acteurs locaux et régionaux, dont la Hongrie et la Croatie, qui tentent de saper les accords de paix de Dayton [conclus en 1995 dans l’Ohio, sous le patronage de l’administration Clinton, entre le président de Bosnie Alija Izetbegovic, le président de la Croatie Franjo Tudjman, et le président serbe Slobodan Milosevic].
Le Serbe Aleksandar Vucic, qui espérait un changement de cap en sa faveur sous l’administration Trump sur la question du Kosovo, ainsi que sur la levée des sanctions contre la compagnie pétrolière locale, NIS, est également resté sur sa faim. De manière révélatrice, Richard Grenell, l’envoyé de la Maison Blanche pour les missions spéciales et fervent partisan de Vucic, ne l’a pas soutenu publiquement dans un contexte de manifestations nationales contre sa présidence.
En ce qui concerne la Hongrie, dont le premier ministre et le gouvernement ont soutenu le retour de Trump, les premiers jours du mandat du 47e président américain ont été particulièrement difficiles. Orban avait prédit un « âge d’or fantastique et grandiose » dans les relations américano-hongroises, grâce à sa relation avec le président, et avait évoqué un impact positif pour les « portefeuilles hongrois ». Il ne s’attendait sans doute pas à ce que des droits de douane aussi sévères soient appliqués, à ce que des sanctions américaines soient maintenues envers des membres de son gouvernement – dont son chef de cabinet, Antal Rogan, qui supervise les services secrets du pays – et à ce que les républicains dénoncent publiquement la politique économique de la Hongrie à l’égard de la Chine et de la Russie. […]
Le Monde, « Les soutiens de Donald Trump en Europe centrale et dans les Balkans restent sur leur faim »
Lundi 26/5, 17h50
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Un refuge pour chiens à Kyiv lors de l'attaque russe de la nuit dernière.
Lundi 26/5, 12h30
Trumpette (suite) : fous-toi de ma gueule.
Les critiques de Donald Trump contre Vladimir Poutine sont liées à une « surcharge émotionnelle », selon le porte-parole du Kremlin
Répondant à une question de la BBC face aux critiques de Donald Trump, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin il a déclaré : « C’est un moment très important, marqué, bien sûr, par une surcharge émotionnelle chez absolument tout le monde — et donc par des réactions émotionnelles. Nous suivons attentivement l’ensemble des réactions ». Selon lui, Moscou remercie Trump pour son aide dans le lancement du processus de négociation entre la Russie et l’Ukraine. Il a ajouté que « le président Poutine fai[sait] ce qu’il fa[llai]t pour assurer la sécurité de la Russie ». […]
Ah, quelque chose a encore coulé de la bouche de Medvedev.
Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a suggéré que la Russie occuperait la majeure partie de l’Ukraine si l’Occident continuait à aider l’Ukraine.
Medvedev a appelé à un contrôle russe sur une zone tampon englobant la quasi-totalité de l’Ukraine, à l’exception d’une zone relativement petite des oblasts de Volhynie et de Lviv le long de la frontière polonaise, sur ses comptes de médias sociaux en anglais le 25 mai et a menacé que la Russie s’emparerait de la quasi-totalité de l’Ukraine comme zone tampon si l’Occident continuait de fournir à l’Ukraine une aide militaire.
Medvedev et d’autres responsables russes ont appelé à plusieurs reprises la Russie à établir des zones tampons dans le nord de l’Ukraine, et Medvedev lui-même a déjà appelé la Russie à occuper la majeure partie de l’Ukraine comme « zone tampon » afin de placer les villes russes hors de portée des systèmes de frappe à longue portée fournis par l’Occident à l’Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 25 mai, traduction automatique
Lundi 26/5, 9h30
Attaques contre les civils (suite).
[…] Le 25 mai, près de 300 drones et 69 missiles ont ciblé des villes ukrainiennes – un nouveau record. Si les négociations de cessez-le-feu échouent, l’Ukraine pourrait bientôt devoir rationner ses intercepteurs à mesure que de nouvelles attaques se produisent.
Le sénateur Lindsey Graham a averti la Russie de mettre fin au bain de sang sous peine de sanctions écrasantes. Il a accusé la Chine et l’Inde de complicité si elles continuaient d’acheter du pétrole russe, a déclaré que les États-Unis ne resteraient plus passifs et a affirmé que le Sénat prenait l’initiative.
Le président russe Vladimir Poutine s’appuie sur des frappes à longue portée contre des villes ukrainiennes, des campagnes rhétoriques agressives et un pessimisme excessif en Occident quant à la situation du champ de bataille en Ukraine dans un effort multidimensionnel pour dégrader le moral ukrainien et convaincre l’Occident qu’une victoire russe en Ukraine est inévitable et que le soutien à l’Ukraine est futile.
Les forces russes ont intensifié les frappes à longue portée contre l’Ukraine au cours des huit derniers mois et ont mené sept des plus grandes frappes de drones et de missiles depuis janvier 2025. Les responsables russes inondent actuellement l’espace d’information d’appels à l’Ukraine pour qu’elle fasse des concessions sur sa souveraineté et son intégrité territoriale, bien que la plupart de ces déclarations soient cohérentes avec les exigences de guerre russes de longue date et démontrent en fait que les exigences de la Russie n’ont pas changé au cours des trois dernières années de guerre.
Ces exigences ignorent le fait que la situation du champ de bataille a radicalement changé depuis début 2022, et que trois années de pertes humaines et matérielles ont considérablement dégradé la capacité de l’armée russe à conquérir l’Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 25 mai, traduction automatique
[…] « Je ne suis pas satisfait de ce que fait Poutine. Il tue beaucoup de gens », a déclaré Donald Trump, alors qu’une attaque aérienne massive contre l’Ukraine a fait au moins 12 morts dimanche matin. « Il envoie des roquettes sur des villes et tue des gens, et je n’aime pas ça du tout. Nous sommes en pleine discussion et il envoie des roquettes sur Kiev et d’autres villes. Je n’aime pas ça du tout. »
[…] « J’ai toujours eu de très bonnes relations avec (…) Vladimir Poutine mais quelque chose lui est arrivé. Il est devenu complètement FOU ! », a écrit M. Trump sur son réseau social, Truth Social, reprochant également au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, de « ne pas rendre service à son pays en parlant comme il le fait ».
Après l’attaque brutale de la Russie contre l’Ukraine, Trump commence par nous rappeler qu’il avait une « très bonne relation » avec Poutine, dit que Poutine est « devenu FOU », accuse Zelenskyy d’avoir « causé des problèmes » et, une fois de plus, déclare que « cette guerre n’aurait jamais commencé » s’il avait été président.
Quand va-t-il mettre fin à cette obsession délirante pour lui-même et commencer à faire preuve d’un véritable leadership : la paix par la force, et non l’ego par la répétition ?
Réplique de la pile atomique allemande d'Haigerloch. La cuve en graphite était remplie d'eau lourde et accueillait les cubes en uranium.
L’opération Alsos fut une mission de renseignement du projet Manhattan visant à rassembler des informations sur les recherches nucléaires de l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.
Elle fut lancée en septembre 1943 après les débarquements alliés en Italie et menée par une unité composée d’une centaine de spécialistes et de militaires, majoritairement américains et britanniques. Placés sous le commandement du colonel américain Boris Pash et la supervision scientifique du physicien néerlando-américain Samuel Goudsmit, l’unité suivit de près la progression des troupes alliées en Italie, en France et en Allemagne et elle opéra parfois derrière les lignes ennemies.
L’étude des documents, des équipements et des installations ainsi que l’interrogatoire des chercheurs allemands capturés lors de l’opération permit aux Alliés de conclure que le programme nucléaire allemand était très peu avancé par rapport au projet Manhattan et n’aurait pas pu produire d’armes nucléaires avant plusieurs années.
[…] Après avoir vu la pile atomique allemande à Haigerloch, Goudsmit nota :
« Il était tellement évident que tout le programme allemand était sur une échelle ridiculement petite. Ici se trouvait le groupe central des laboratoires, ce qui se limitait à un petit souterrain, l’aile d’une modeste usine textile et quelques pièces d’une ancienne brasserie. Il est vrai que les laboratoires étaient bien équipés mais comparé à ce que nous faisions aux États-Unis, cela restait de l’amateurisme. Je me demande parfois si notre gouvernement n’a pas dépensé plus d’argent dans notre mission de renseignement que les Allemands ne l’ont fait pour l’ensemble de leur projet. » […]
Allez, c’est encore dimanche : c’est beau le bleu.
La dernière frégate nord-coréenne a été gravement endommagée lors d’un incident embarrassant lors de sa cérémonie de lancement, à laquelle assistait Kim Jong-un. Le dirigeant nord-coréen a qualifié l’incident d’« acte criminel » avant d’appeler à une restauration rapide du navire de guerre. Des images satellite circulant en ligne montrent le navire couché sur le flanc, près du quai où il a été lancé. Des bâches bleues sont déployées sur lui pour dissimuler l’incident aux regards indiscrets en orbite. […]
The War Zone, Les conséquences du lancement désastreux d’une frégate nord-coréenne visibles sur une image satellite, traduction automatique
Pour la blogosphère russe pro-guerre, le fragile début de négociations entre la Russie et l’Ukraine à Istanbul est un début de capitulation. Dans un renversement inédit depuis le début de la guerre, les propagandistes radicaux de Poutine commencent à douter du chef. Guillaume Lancereau a épluché des centaines de posts Telegram — il analyse une tendance à surveiller de près.
Le président russe Vladimir Poutine assiste à une cérémonie de remise des plus hautes distinctions d'État dans la salle Catherine du palais du Sénat du Kremlin à Moscou, en Russie, le jeudi 22 mai 2025. (Alexander Kazakov, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)
[…] Unanimement nationalistes, volontiers racistes et complotistes, [les] publications [des blogueurs et autres influenceurs pro-guerre] consultées par les centaines de milliers — parfois plus d’un million — d’abonnés ont constitué pour Vladimir Poutine une armée de réserve médiatique tout au long du conflit.
La rhétorique de ces figures numériques a épousé pendant de longs mois les moindres évolutions du discours d’État, en fournissant une caisse de résonance aux accusations les plus aberrantes. Ainsi, lorsque le thème du « satanisme » des Ukrainiens est apparu dans un discours du président russe le 30 septembre 2022, de nombreux commentateurs se sont engouffrés dans la brèche pour appeler le peuple russe à combattre les suppôts de Satan, Lucifer et Iblis. Si cette thématique a fini par s’effacer du discours public, d’autres objectifs de guerre énoncés par les autorités russes restent encore aujourd’hui au cœur des préoccupations des propagandistes numériques, à commencer par l’idée d’une nécessaire « dénazification de l’Ukraine ».
Comme l’écrivait le responsable de la chaîne Telegram Front Sud il y a quelques jours :
« Tant que l’ukraine [écrite sans majuscule, comme le font beaucoup d’Ukrainiens lorsqu’ils écrivent les mots «Russe» ou «Russie»] existe, la menace existe aussi. Il est possible d’atteindre la paix, mais elle risque d’être fragile et temporaire. En ce sens, nous ne ferons que transmettre la Guerre à Nos Descendants [sic]. Nous donnons simplement [à nos adversaires] le temps d’éduquer des légions de russophobes et de nazis enragés. La destruction de l’ukraine. Sa destruction totale, sans compromis, terrifiante, mais nécessaire. Telle est la mission de Notre Génération, pour ainsi dire. C’est ainsi, Nous sommes la Génération de la Guerre. ».
Ce ralliement unanime à Vladimir Poutine et au moindre de ses mots d’ordre a cependant connu un véritable retournement avec l’annonce des négociations d’Istanbul, qui a donné lieu à une levée de boucliers sur les réseaux sociaux nationalistes et militaristes.
Comment Poutine, qui promettait la guerre jusqu’à la victoire totale et absolue, pourrait-il négocier une paix sous concessions ? Comment pourrait-il envisager de négocier avec Zelensky après avoir dit, répété, martelé, que le pouvoir de Kiev se composait de nazis fantoches ? Poutine, le meilleur espoir de la Russie d’aujourd’hui et de demain, est soudainement apparu comme un traître. Certains sont allés loin dans l’injure, jusqu’à dépeindre le président russe en « cuckold » (« cocu »), du nom d’un fantasme sexuel dans laquelle une personne prend plaisir à observer passivement son ou sa partenaire avoir des relations avec une autre personne.
Ce flot de critiques et d’insinuations plus ou moins sexualisées a notamment éclaté dans le contexte d’un regain d’attention pour la question des terres rares, qu’avait évoquée Poutine dès le 24 février dernier dans le cadre d’une interview avec le journaliste Pavel Zaroubine.
Dans ce cadre, le président russe avait refusé de commenter les possibles accords entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à propos des ressources minières, pour mieux avancer cette suggestion aussi surprenante qu’inédite : proposer aux entreprises états-uniennes d’entrer sur le marché russe des terres rares, largement supérieur à celui de l’Ukraine du point de vue des réserves présentes dans les environs de Mourmansk, en Kabardino-Balkarie, vers Irkoutsk, ainsi qu’en Yakoutie et en Touva.
Cette proposition faite aux « partenaires américains » a déchaîné l’ire de la blogosphère nationaliste. Les réactions indignées ont fusé : « Nous allons devenir un satellite des États-Unis pour les matières premières ! ». Ou encore, sur une chaîne suivie par plus d’un million d’abonnés : « Sincèrement, on est un peu passé à côté du moment où le désir infect des foutus Amerloques de piquer les richesses naturelles de la Russie est tout d’un coup devenu ‘une perspective de coopération mutuellement bénéfique avec nos partenaires américains’. » Suspectant au niveau viscéral tout geste qui pourrait s’apparenter à une perte de souveraineté du pays, certains influenceurs sont allés jusqu’à lancer aux autorités : « Allez tous vous faire foutre. Que la guerre finisse au plus vite, que nos gars reviennent chez eux vivants. Il n’y a plus de Russie ». […]
Le Grand Continent, « Nous sommes la Génération de la Guerre » : en Russie, Poutine est déstabilisé par ses partisans après les négociations d’Istanbul
Dimanche 25/5, 22h15
Kate from Kharkiv, Bluesky, traduction automatique
Nous sommes à Kyiv. L'assassinat aveugle de femmes et d'enfants la nuit dans leurs maisons est une violation flagrante des protocoles de paix de Genève de 1977 destinés à protéger les innocents. Ces attaques sont honteuses. Arrêtez le massacre. Cessez le feu maintenant. (traduction Deepl)
[…] C’est la semaine où l’on a dit que beaucoup de choses avaient changé, mais en réalité peu de choses ont changé. Trump a renoncé à prétendre qu’il essayait de négocier de bonne foi et a déclaré que si Poutine ne voulait pas d’un accord, cela ne le dérangeait pas.
Bonne fête de l’indépendance à la Géorgie. Votre frontière est peut-être plus éloignée de Moscou qu’elle ne l’était auparavant, mais votre gouvernement est beaucoup plus proche.
En vous voyant ne rien faire alors que je ne fais plus de bluffs nucléaires, je me demande pourquoi j’ai pris vos dirigeants suffisamment au sérieux pour prendre la peine d’en faire.
« Pour libérer nos concitoyens des geôles ennemies, les forces de défense ne cessent d’alimenter le “fonds d’échange” en capturant des soldats et des officiers russes. L’opération offensive de Koursk s’est révélée la plus fructueuse à cet égard », écrit-elle dans un communiqué diffusé à l’occasion du dernier échange auquel les deux parties ont procédé, de vendredi à dimanche.
Poubelles contenant des uniformes de prisonniers russes jetées par des défenseurs ukrainiens libérés.
Dimanche 25/5, 12h30
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel, aujourd’hui consacré à l’annonce par l’administration Trump du projet de Golden Dome.
[…] Ce projet n’est pas né de l’imagination (pourtant fertile !) de Donald Trump. Il s’est inspiré de l’initiative de défense stratégique – appelée aussi guerre des étoiles – de Ronald Reagan et du dispositif « dôme de fer » qui protège une large partie d’Israël. Si le programme de Reagan n’a jamais été mis en œuvre, c’est parce qu’il a été jugé jusqu’à présent beaucoup trop coûteux et ce, pour une garantie douteuse.
Le dôme de fer israélien est considéré, quant à lui, comme le plus perfectionné des parapluies de protection antiaériens. Il est constitué en réalité de trois systèmes qui se superposent pour apporter la meilleure capacité de protection. Mais il n’a jamais dépassé 90% d’efficacité pour une surface inférieure à 22 000 km2, surface 450 fois plus petite que celle des Etats-Unis.
[…] confronté à une attaque massive de l’Iran en avril 2024 avec plus de 300 vecteurs (missiles et drones), Israël n’a été sauvé en réalité que par l’intervention des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, alors que le dôme de fer n’aurait probablement pas pu intercepter plus des 2/3 des vecteurs lancés contre lui. Rappelons d’ailleurs que l’Iran avait pris soin d’informer les Etats-Unis avant de frapper, afin d’éviter de commettre des dégâts importants…
Dans les meilleures conditions, le dôme de fer atteint 90% de taux d’interception ce qui est notoirement insuffisant face à une attaque nucléaire, et plus encore dans une opération de saturation bénéficiant d’un effet de surprise.
[…] Le Golden Dome ne répond clairement pas aux menaces de sécurité militaire auxquelles sont confrontés les Etats-Unis : une attaque de missiles contre le sol américain exposerait en effet son initiateur à une riposte qui suiciderait l’attaquant en cas d’explosion nucléaire. Et s’il s’agissait d’une attaque terroriste – au moins en apparence commise par une organisation qui ne soit pas un État –, il existe des moyens beaucoup moins sophistiqués et moins coûteux pour acheminer une arme nucléaire sur le sol américain qu’un missile de dernière technologie, en utilisant un container maritime par exemple.
[…] En comparaison des enjeux auxquels les Etats-Unis sont confrontés, en particulier le réchauffement climatique, consacrer de tels montants d’argent public à un projet aussi peu utile semble des plus déplacés. Le Golden Dome relève d’une grave confusion entre défense et business, mais est-ce le seul objectif de cette trumperie irréaliste et ruineuse ?
[…] ce projet de dôme d’or fait penser – dans son timing en particulier – à une vilaine manœuvre de diversion, tandis que la capacité de Trump à négocier un accord de cessez-le-feu en Ukraine est mise à mal par la duplicité de son ami Poutine. Le Golden Dome va remplir les poches de quelques industriels dont Elon Musk, détourner l’effort américain des sujets les plus préoccupants et agiter la sphère médiatique jusqu’à l’épuisement. N’est-ce pas la meilleure illustration de la politique de Donald Trump, le Golden President ?
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Le Golden Dome, une trumperie ruineuse et déplacée
Commentaire : "Ces sommes pharamineuses vont manquer pour répondre au délitement des infrastructures américaines : un pont sur 13 est en mauvais état. L’ensemble des fuites d’eau sur le réseau remplit chaque jour plusieurs dizaines de piscines olympiques…le mauvais état du réseau ferroviaire fait dérailler des trains tirant des wagons de produits chimiques…
Rien que pour moderniser les ponts, la Société Américaine des ingénieurs civils a prédit qu’il faudrait 2.600 milliards de dollars pour cette tache.."
Dimanche 25/5, 12h25
Drones.
Le 24 mai, les services de renseignement militaires ukrainiens ont intercepté un train de carburant russe dans la région occupée de Zaporijia, le frappant en mouvement sur la ligne Verkhnii Tokmak–Molochansk–Fedorivka. Au moins trois réservoirs de carburant ont été détruits.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani : « La guerre en Ukraine ne prendra pas fin cette année. La Russie a réorienté son industrie vers la production d’armes, paie ses soldats deux fois plus que ses ouvriers et déploie un million de soldats sur le champ de bataille. La pression sur Poutine doit redoubler ; la Russie doit abandonner la voie de la guerre. »
"Vous savez, il y a tellement de commentaires venant d'Ukraine, de ses citoyens, disant que mon mari reviendra dans un sac mortuaire, en morceaux, que je mourrai moi-même là-bas, etc. Ils écrivent tant de choses ignobles... tant de saletés. Je me rends compte à quel point nous sommes généreux, sentimentaux et compatissants, nous qui vivons ici en Russie. Je ne dirais jamais, du moins je n'ai pas en moi, de telles choses sur l'Ukraine, sur les « housses mortuaires » et toute cette méchanceté. Ce genre de choses n'existe tout simplement pas dans ma tête. Et je suis vraiment fier d'être né et d'avoir grandi en Russie et d'être un patriote." (traduction Deepl)
Une patriote russe « miséricordieuse » ne comprend pas pourquoi les Ukrainiens la détestent, elle et son mari. Ils sont venus « gentiment » pour tuer des Ukrainiens chez eux. Partagé sur Om TV.
303 autres héros ukrainiens sont rentrés chez eux dans le cadre de la troisième étape de l’échange de prisonniers de guerre « 1 000 pour 1 000 ». Les combattants de la ZSU, de la Garde nationale, des gardes-frontières et du Service spécial de transport sont libres.
Et si votre garde-robe pouvait contribuer activement à la lutte contre le changement climatique ?
[…] Concrètement, le tissu du t-shirt fonctionne comme un filtre à charbon actif. Il capte jusqu’à 12 grammes de CO2 par jour, et se “recharge” automatiquement à chaque lavage grâce au contact avec le savon. Ce processus lui permet de continuer à absorber le dioxyde de carbone de manière répétée. […] Lors du lavage, le gaz capturé est transformé en bicarbonate de sodium, une substance inoffensive
Pour donner un ordre de grandeur : 25 t-shirts Ar.voree portés pendant une journée peuvent capturer autant de CO2 qu’un arbre adulte en 24h. […]
Creapils, Ce t-shirt purifie l’air en captant le CO₂… et l’élimine au lavage
Samedi 24/5, 13h25
La tarentule du nec.
États-Unis
Donald Trump a signé vendredi quatre décrets destinés, selon un conseiller, à lancer une «renaissance» du nucléaire civil aux États-Unis, avec pour ambition de quadrupler la production d’énergie nucléaire dans les 25 années à venir. Le président américain, qui a promis des procédures «très rapides et très sûres», veut en particulier que l’examen d’une demande de construction d’un nouveau réacteur nucléaire ne dépasse pas 18 mois, et entend réformer la Commission de régulation du nucléaire, tout en dopant l’extraction et l’enrichissement d’uranium.
«Le temps du nucléaire est venu» a dit Donald Trump pendant un point presse dans le Bureau ovale, tandis que le ministre de l’Intérieur Doug Burgum a dit que l’enjeu était de «produire assez d’électricité pour gagner le duel de l’intelligence artificielle avec la Chine». «Nous voulons être en mesure de tester et de déployer des réacteurs nucléaires pendant le mandat en cours», donc d’ici janvier 2029, a indiqué un haut responsable de la Maison Blanche, qui n’a pas souhaité être identifié, pendant un échange avec des journalistes. […]
Le Figaro, États-Unis : Trump signe des décrets pour une «renaissance» à marche forcée du nucléaire civil
Danemark
On connaît le Danemark pour son nombre incalculable de vélos, d’îles et d’éoliennes offshore. On pourrait bientôt le connaître pour ses SMR. Le pays, précurseur dans le domaine des énergies renouvelables, a toujours mis un point d’honneur à produire de l’électricité sans recourir au nucléaire. D’ailleurs, cet engagement a fait l’objet d’une loi visant à interdire la production d’électricité d’origine nucléaire, dès 1985. À l’époque, le nucléaire traversait une période difficile, six ans après l’incident de Three Mile Island, et un an avant la catastrophe de Tchernobyl.
Néanmoins, le pays subit les limites d’un mix électrique largement dominé par les énergies renouvelables et peine à se défaire de sa consommation en charbon et en gaz. En résulte une intensité carbone supérieure à 120 gCO2eq/kWh selon ElectricityMap, soit 4x plus que la France. Pour accélérer la décarbonation du mix électrique du pays, le Parlement danois vient de voter, de manière assez large (71 « pour » et 34 « contre »), une première fois afin d’explorer la perspective d’un retour du nucléaire.
Pour autant, on est encore très loin de la mise en service d’une centrale nucléaire civile, dans un pays qui n’en a jamais compté, mis à part dans le domaine de la recherche. Ce premier vote va permettre une étude d’impact qui devrait durer un an. Cette étude aura pour objectif de déterminer les avantages et les risques liés à un potentiel recours à l’atome pour la production d’électricité dans le pays. […]
Le cinquième cycle de pourparlers sur le nucléaire iranien entre l’Iran et les États-Unis s’est achevé vendredi à Rome « avec quelques progrès mais non concluants » selon la médiation omanaise, au moment où les négociations semblent buter sur la question de l’enrichissement d’uranium.
[…] Steve Witkoff [l’émissaire américain pour le Moyen-Orient] avait estimé dimanche que les États-Unis « ne pouvaient autoriser ne serait-ce qu’un pour cent de capacité d’enrichissement » à l’Iran. « L’Iran ne peut pas avoir une capacité d’enrichissement, car cela en ferait une puissance nucléaire potentielle », a argué mercredi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.
Des « désaccords fondamentaux » demeurent avec les États-Unis, a estimé jeudi le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, qui mène les négociations pour Téhéran. Si les États-Unis empêchent l’Iran d’enrichir de l’uranium « il n’y aura pas d’accord », a-t-il mis en garde. […]
La Croix, Nucléaire iranien : fin des pourparlers « non concluants » entre l’Iran et les États-Unis
Inquiète des tractations en cours entre les États-Unis et l’Iran pour encadrer le programme nucléaire de Téhéran, Israël bande les muscles. L’État hébreu se réserverait ainsi le droit de frapper les installations nucléaires iraniennes si l’issue des discussions ne lui plaisait pas, selon les propos de plusieurs responsables du renseignement américain rapportés par CNN, mardi 20 mai 2025. Washington craint qu’une telle initiative embrase encore un peu plus la région, déjà marquée depuis 2023 par le conflit israélo-palestinien. […]
Le Figaro, Israël envisagerait de frapper les installations nucléaires iraniennes, selon le renseignement américain
France
[…] “Le risque zéro n’existe pas, c’est pourquoi il est important d’en parler“, insiste Evelyne Allain, directrice de l’Iffo-RME, l’Institut français des formateurs risques majeurs et protection de l’environnement, qui pilote le salon. Au mot “rassurer“, elle préfère “essayer d’être objectif sur le risque“.
“Une bonne partie de la population ne sait pas vraiment ce qu’il se passe sur un site nucléaire, y compris les personnes qui vivent à proximité d’une centrale“, observe Jean-Louis Chauvensy, président de la Commission locale d’information nucléaire (CLIN) de Paluel-Penly à l’initiative de ce salon. “Certains ont des informations un peu diffuses de la part de personnels qui travaillent sur les sites. L’information doit être claire, nette et précise pour bien réagir s’il arrive quelque chose, ce qu’on n’espère pas.“ […]
France Bleu, “Le risque zéro n’existe pas“ : près de Dieppe, un salon pour sensibiliser aux risques nucléaires
Samedi 24/5, 13h20
Prisonniers : suite.
L’armée ukrainienne a confirmé, samedi, l’échange de 307 prisonniers supplémentaires, annoncé un peu plus tôt par le ministère de la défense russe. « En deux jours, 697 personnes ont déjà été rapatriées. Nous attendons la suite demain », écrit l’état-major sur Telegram.
Je verrai Pacha mardi, chez Vova et Nadia. Pour 15 minutes ou 1 heure – qui sait ? Mais on se verra si rien ne change.
Olga, Viber (texte)
Samedi 24/5, 8h40
Prisonniers.
L’Ukraine et la Russie ont procédé le 23 mai à un échange de 390 prisonniers de guerre (PG) et de civils contre 390, dans le cadre d’un échange plus large de 1 000 contre 1 000 convenu lors de récentes négociations bilatérales à Istanbul.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que l’Ukraine et la Russie avaient échangé 390 Ukrainiens contre 390 Russes lors de la première étape de l’échange de 1 000 contre 1 000 et que l’Ukraine s’attendait à ce que les échanges se poursuivent les 24 et 25 mai. Le ministère russe de la Défense a affirmé que la Russie et l’Ukraine avaient procédé à un échange de 270 prisonniers de guerre contre 270 et de 120 civils contre 120. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 23 mai, traduction automatique
Samedi 24/5, 8h40
Héhé.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exigé que tout futur accord de paix en Ukraine inclue des conditions visant à empêcher l’élection et la mise en place de futurs gouvernements pro-occidentaux en Ukraine.
Lavrov a insisté le 23 mai sur le fait que tout accord de paix doit inclure des conditions empêchant la « répétition de ce qui a porté les putschistes au pouvoir par une révolution sanglante », faisant référence aux manifestations d’Euromaïdan en Ukraine en 2014 et à la Révolution de la Dignité, qui a chassé du pouvoir l’ancien président pro-russe de l’Ukraine, Viktor Ianoukovitch. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 23 mai, traduction automatique
Vendredi 23/5, 22h25
La minute pédago de Radio-Tchernobyl.
Ils peuvent chasser en essaim
Vous pouvez essayer de l’attacher avec un aimant puissant et une corde
Des surfaces brillantes ou des miroirs peuvent perturber ses capteurs
Si vous avez suivi toutes les étapes de cette vidéo, vous pourriez survivre longtemps.
Comment désactiver un chien d’attaque robot, Youtube, traduction automatique, repéré par Music of Sound, Detritus 786
Vendredi 23/5, 19h10
Hypothèses.
Un cessez-le-feu en Ukraine d’ici la fin juillet de cette année, le scénario le plus probable pour l’avenir de la Géorgie, – JPMorganChase
Il existe quatre scénarios les plus probables pour l’avenir de l’Ukraine :
Corée du Sud. L’Ukraine n’obtiendra pas l’adhésion à l’OTAN ni le rétablissement complet de son intégrité territoriale, mais des troupes européennes seront présentes sur son territoire. Cela lui permettra de s’engager sur la voie d’un développement nettement plus stable, riche et démocratique ;
Israél. L’Ukraine bénéficiera d’un soutien militaire et économique fort et à long terme, mais sans présence significative de troupes étrangères. L’Ukraine sera en mesure de créer son propre mécanisme de dissuasion, mais la guerre sera toujours proche ;
Géorgie. L’Ukraine ne recevra pas de troupes étrangères ni de soutien militaire fort. Le soutien extérieur s’estompera, le processus d’intégration avec l’Occident s’arrêtera et le pays retournera dans l’orbite de l’influence russe ;
Biélorusse. Les États-Unis abandonneront leur soutien à l’Ukraine et l’Europe ne sera pas en mesure de combler cette lacune. La Russie s’efforcera d’obtenir la capitulation complète de l’Ukraine et gagnera effectivement la guerre, divisera l’Occident et sapera irrévocablement l’ordre mondial. […]
Le politologue pro-Kremlin Sergueï Markov, sur Al Arabiya, a affirmé que la Russie avait perdu des centaines de milliers de vies pendant la guerre. Les pertes sont de plus en plus souvent évoquées à l’antenne : trop de morts pour être cachés.
Alors qu’il lance son offensive de printemps en Ukraine, le dictateur russe Poutine répète à plusieurs reprises que les « causes profondes » de la guerre doivent être abordées dans le cadre de négociations de paix, alors qu’en réalité, la seule cause profonde de la guerre est Poutine lui-même, qui a attaqué et occupé illégalement des parties d’une nation souveraine, violant ainsi les lois, les frontières et les normes internationales.
Vendredi 23/5, 9h00
Pacha repart au front.
Olga, Viber (vocal)
Vendredi 23/5, 8h05
Putler a dit.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré le 22 mai avoir ordonné à l’armée de commencer à créer une « zone tampon de sécurité » le long de la frontière avec l’Ukraine, ont rapporté les médias d’État russes.
Ces déclarations interviennent au lendemain de la première visite connue de Poutine dans l’oblast de Koursk, région frontalière où les forces ukrainiennes ont lancé une incursion l’été dernier. Alors que le Kremlin affirme avoir entièrement libéré le territoire, l’Ukraine affirme que des opérations se poursuivent à Koursk.
« J’ai déjà dit qu’une décision a été prise pour créer la zone tampon de sécurité nécessaire le long de la frontière », a déclaré Poutine lors d’une vidéoconférence avec des responsables du gouvernement.
« Nos forces armées sont actuellement en train de résoudre ce problème. »
Poutine a déclaré que la zone serait située le long de la frontière des régions de Koursk, Briansk et Belgorod. […]
The Kyiv Independent, Poutine affirme que la Russie prépare une « zone tampon de sécurité » le long de la frontière ukrainienne, traduction automatique
Vendredi 23/5, 8h05
Lavrov a dit.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a confirmé que Moscou n’avait aucun intérêt à négocier et à accepter un cessez-le-feu en Ukraine, déclarant le 21 mai que « nous ne voulons plus de cela ».
Décrivant la tentative menée par les États-Unis pour une trêve totale de 30 jours comme une tactique du type « faisons un cessez-le-feu et ensuite nous verrons », Lavrov a insisté sur le fait que les « causes profondes » de la guerre doivent d’abord être résolues.
« Nous avons déjà été impliqués dans ces histoires, nous ne voulons plus de cela », a déclaré M. Lavrov , faisant référence à l’échec des négociations entre Moscou et l’Ukraine après le début de la guerre à grande échelle de la Russie contre l’Ukraine en février 2022. […]
The Kyiv Independent, « Nous ne voulons plus de cela » — Lavrov confirme que la Russie n’a aucun intérêt à un cessez-le-feu en Ukraine, traduction automatique
Vendredi 23/5, 8h00
Hongrie.
Le Conseil de l’Union européenne tiendra une audition sur la perte potentielle du droit de vote de la Hongrie lors d’une réunion le 27 mai, selon l’ordre du jour sur le portail Web du Conseil.
Il s’agira de la huitième audience concernant la Hongrie depuis que le Parlement européen a déclenché les procédures de l’article 7 contre le pays en 2018. L’article 7 du traité de l’UE permet la suspension des droits de vote du Conseil si un État membre viole systématiquement les principes fondateurs de l’UE. […]
The Kyiv Independent, La suppression du droit de vote de la Hongrie au sein de l’UE est à l’ordre du jour de la réunion du 27 mai, traduction automatique
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban assiste au Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 9 octobre 2024. (Frederick Florin/AFP via Getty Images)
Vendredi 23/5, 8h00
C’est quand même con d’avoir démarré l’opération spécialeTM sans rapatrier tout le brouzouf avant.
Le Groupe des Sept (G7) a publié le 22 mai une déclaration commune, s’engageant à maintenir les avoirs russes gelés jusqu’à la fin de la guerre et à soutenir le redressement de l’Ukraine.
Le Canada, qui assure la présidence du G7 en 2025, a publié la déclaration au nom du groupe. […]
The Kyiv Independent, Les dirigeants du G7 s’engagent à geler les avoirs russes jusqu’à la fin de la guerre et à soutenir la reprise de l’Ukraine, traduction automatique
Vendredi 23/5, 7h40
Quoi faire de chouette au 21e siècle avec un balèze de tas de fric (suite) ?
[…] Afin d’apporter un éclairage historique et un scepticisme éclairé au débat sur le Golden Dome, je me suis entretenu cette semaine avec Joe Cirincione, analyste de longue date en matière de sécurité nationale et de politique nucléaire, qui suit les efforts américains de défense antimissile depuis des décennies.
Mecklin : Je suppose que l’opinion que vous avez partagée avec nos lecteurs il y a quelque temps n’a pas vraiment changé. Alors, pourquoi ne pas résumer rapidement pourquoi vous pensez que ce Golden Dome est une mauvaise idée pour nos lecteurs ?
Cirincione : Bien sûr. Je pense que la défense antimissile nationale est l’escroquerie la plus ancienne de l’histoire du ministère de la Défense. Et ce que l’administration Trump a fait, c’est ressusciter une vieille idée discréditée, la gonfler de nouvelles attentes et la présenter comme une solution miracle à la vulnérabilité de l’Amérique aux missiles balistiques. C’est, bien sûr, absurde.
Trump affirme que cela ne coûtera que 175 milliards de dollars et que tout sera terminé d’ici la fin de son mandat. C’est insensé. L’architecture du système ne sera probablement même pas finalisée d’ici la fin de son mandat.
La défense antimissile est une vieille idée dont l’inefficacité a été prouvée, et ce n’est pas faute d’efforts. Depuis le déploiement des premiers intercepteurs de missiles en 1962, nous avons dépensé plus de 531 milliards de dollars dans divers projets de défense antimissile qui ont échoué. Aucun n’a fonctionné.
[…] Trump prétend que Reagan ne possédait pas la technologie de défense antimissile, mais nous disposons désormais d’une « supertechnologie ». C’est tout simplement faux. Si des progrès ont été réalisés en informatique, en miniaturisation et en létalité des véhicules de destruction, ils restent relativement modestes compte tenu du défi auquel est confronté un système défensif.
[…] Je ne m’attends donc pas à ce que ce programme rapporte quoi que ce soit, si ce n’est des centaines de milliards de dollars de contrats.
Mecklin : Ce qui évoque un nom : Elon Musk.
[…] Elon Musk s’est associé à deux autres entreprises dirigées par des PDG pro-Trump pour obtenir le contrat de la phase initiale de ce système, appelée « couche de garde », qui comprendrait des milliers de satellites capteurs, et peut-être même des centaines, voire des milliers, de satellites intercepteurs. SpaceX, la société d’Elon Musk, est déjà bien placée pour concourir sur ces contrats, car elle est le plus grand lanceur spatial du secteur. Quel que soit le fabricant des satellites – probablement des entreprises traditionnelles de défense comme Lockheed Martin et Raytheon –, il faudra quelqu’un pour les lancer, et ce pourrait très bien être Elon Musk, qui pourrait lancer des centaines de ces satellites de la même manière qu’il a lancé des milliers de satellites Starlink.
[…] Mecklin : Passons de la corruption apparente ou possible à la stabilité stratégique. Quel sera l’impact du Golden Dome sur la stabilité stratégique et le contrôle des armements ?
Cirincione : Tout système de défense antimissile stimule une course aux armements offensifs, car la réponse la plus simple d’un adversaire à une défense est de construire davantage d’armes offensives pour la submerger. Et c’est exactement ce qui pourrait se produire ici.
[…] Cette compréhension du lien entre armes nucléaires défensives et offensives est connue depuis des décennies. C’est pourquoi Henry Kissinger et Richard Nixon, lorsqu’ils ont négocié le premier traité limitant les armes nucléaires, le SALT en 1972, l’ont associé à un traité limitant les armes défensives, le traité antimissile balistique (ABM). L’un ne va pas sans l’autre. Une course aux armements défensifs non réglementée va stimuler une course aux armements offensifs. Ainsi, ironiquement, tenter de déployer un système défensif affaiblit et réduit la sécurité de l’Amérique par rapport à l’inaction.
[…] John Mecklin : […] Il me semble que c’est un véritable changement que de dire que nous allons déployer des intercepteurs de missiles dans l’espace. D’accord, ce sont des missiles antimissiles, mais ce sont quand même des missiles spatiaux, n’est-ce pas ? Cela semble très différent et très dangereux. Comment voyez-vous cela ?
Cirincione : […] Nous assistons actuellement à la désintégration du régime de contrôle des armements mis en place depuis des décennies, dont l’un des piliers est le Traité sur l’espace extra-atmosphérique de 1967, qui interdit les armes nucléaires dans l’espace.
Nous soupçonnons déjà que les Russes travaillent sur un système nucléaire spatial, mais cela encouragera certainement les Russes dans cette voie si les États-Unis continuent à déployer des armes non nucléaires dans l’espace, car l’un des moyens les plus simples d’éliminer ces satellites est d’utiliser une arme nucléaire pour faire un trou dans les constellations défensives de satellites.
Même sans armes nucléaires, ce serait la première fois qu’un pays placerait des armes actives dans l’espace – non pas des capteurs, ni des satellites de surveillance, mais des satellites armés capables de lancer des missiles vers la Terre. Nous disons que nous le faisons pour intercepter des missiles ennemis, mais ces armes pourraient aussi servir à frapper des cibles terrestres ou d’autres satellites. C’est donc une évolution très inquiétante.
Bulletin of the Atomic Scientists, L’interview de 15 minutes : Joe Cirincione sur Golden Dome et la débâcle de longue date de la défense antimissile américaine, traduction automatique
Vendredi 23/5, 6h50
Résurrection !
Les autorités russes renouvellent leur discours de plusieurs années rejetant la légalité de la dissolution de l’Union soviétique en 1991, peut-être pour nier la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine et de la Biélorussie à l’avenir.
La présidente du Comité de la Douma d’État russe pour la protection de la famille, de la paternité, de la maternité et de l’enfance et membre du Comité central du Parti communiste, Nina Ostanina, a déclaré le 22 mai que les députés de la Douma étaient prêts à soulever la question de l’illégalité présumée de la dissolution de l’Union soviétique.
Ostanina a approuvé l’affirmation du conseiller présidentiel russe Anton Kobyakov du 21 mai selon laquelle l’organisme fondateur de l’Union soviétique n’était pas impliqué dans la dissolution de l’Union soviétique et que, par conséquent, l’Union soviétique existe toujours légalement. Ostanina a en outre affirmé que la dissolution de l’Union soviétique était illégale parce que « personne n’a donné l’autorité » au président du Parlement biélorusse de l’époque, Stanislav Chouchkevitch, au président de la République socialiste fédérative soviétique de Russie, Boris Eltsine, et au président ukrainien de l’époque, Leonid Kravtchouk, de signer les accords de Belovezha de décembre 1991, le document internationalement reconnu dans lequel les républiques soviétiques d’Ukraine, de Russie et de Biélorussie ont convenu de dissoudre l’Union soviétique.
Les autorités russes ont par intermittence ravivé de faux récits sur l’illégalité de la dissolution de l’Union soviétique et des appels à rétablir l’Union soviétique depuis au moins 2014, et ont promu cet effort d’information en 2021 et 2023. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 22 mai, traduction automatique
L’équipe de l’AIEA basée à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhya (ZNPP) a entendu des rafales de coups de feu ce matin, coïncidant avec une prétendue attaque de drone sur le centre de formation du site, a déclaré le directeur général Rafael Mariano Grossi.
C’est la troisième fois cette année que le centre d’entraînement, situé juste à l’extérieur du périmètre du site, aurait été ciblé par un tel véhicule aérien sans pilote.
La centrale nucléaire de ZNPP a indiqué à l’équipe de l’AIEA que le drone avait percuté le toit du centre de formation, sans faire de victimes ni de dégâts majeurs. On ignorait dans l’immédiat si le drone avait directement percuté le bâtiment ou s’il s’était écrasé sur la structure après avoir été abattu, a précisé la centrale nucléaire de ZNPP. […]
La centrale nucléaire de Zaporijia sera connectée au système énergétique russe dans les semaines à venir – cette étape cynique de l’ennemi est rapportée par l’ancien conseiller du maire de Marioupol Andryushchenko.
Pour cela, la Russie a achevé la construction d’un hub de distribution.
The Ukrainian Review, Bluesky, traduction automatique
Jeudi 22/5, 12h50
Encore.
Il faut maintenant que les gens acceptent qu’il n’y a jamais eu la moindre chance que Trump impose des sanctions sévères à Poutine. C’était une mise en scène, et les gens s’y sont laissé prendre à maintes reprises. Poutine peut commettre n’importe quel crime de guerre, Trump le protégera.
Il est également intellectuellement malhonnête d’affirmer que Trump a été trompé par Poutine ou manipulé par lui pour faire des États-Unis un complice des crimes de guerre russes. Trump n’a jamais été dupe. Il le fait ouvertement et avec enthousiasme. Il souhaite collaborer avec Poutine.
La Cour constitutionnelle roumaine a rejeté la demande du leader d’extrême droite George Simion d’annuler l’élection présidentielle qu’il a perdue, selon les médias roumains. La décision est définitive.
[…] « La cour continue son coup d’Etat ! », a aussitôt réagi sur Facebook le candidat malheureux. « Tout ce que nous pouvons faire, c’est nous battre ! Je vous invite à vous joindre à moi, aujourd’hui et dans les semaines à venir ! » […]
Le Monde, En Roumanie, le recours du nationaliste George Simion rejeté après sa défaite à l’élection présidentielle
Jeudi 22/5, 8h55
America, America.
Plus de 80 sénateurs américains ont apporté leur soutien à une proposition de loi visant à imposer de nouvelles sanctions contre la Russie, compte tenu de ce qu’ils considèrent comme un manque de volonté de Moscou de mettre fin à la guerre en Ukraine.
Ces élus, issus des deux bords, veulent faire encore plus pression sur Vladimir Poutine, après l’échange téléphonique lundi entre le président russe et Donald Trump, qui n’a pas abouti au cessez-le-feu espéré par Kiev, ses partenaires européens, et le président américain.
Avec 81 cosignataires sur 100 sénateurs, le texte dispose d’un soutien large, mais il n’est pas encore certain que le chef républicain du Sénat décide de soumettre le texte au vote. John Thune a ainsi déclaré préféré attendre les consignes de la Maison Blanche sur le sujet. […]
Les attaques russes contre la population ukrainienne ont franchi un nouveau cap alarmant. L’armée de Moscou utilise désormais des munitions qui explosent en altitude au-dessus des zones civiles, amplifiant par là même leur effet létal sur de vastes périmètres. Entre janvier et avril 2025, ces frappes ont causé 57% de victimes civiles supplémentaires par rapport à la même période de 2024, révèle ce mercredi une enquête de l’ONG Human Rights Watch (HRW).
Cette analyse, fondée sur vingt témoignages directs, lectures d’images satellite et vérifications de vidéosurveillance, établit que ces attaques suivent systématiquement le même modus operandi : elles frappent à des heures de forte affluence, loin du front, sans objectif militaire significatif à proximité. Pour les juristes de HRW, ces attaques constituent des crimes de guerre au sens du droit international. […]
Le Figaro, En Ukraine, les frappes russes sont désormais plus meurtrières et ciblent les civils loin du front
Jeudi 22/5, 6h45
Méga-trumpette.
Le président américain Donald Trump s'exprime dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 20 mai 2025 à Washington. Il y a annoncé son projet de « Golden Dome », un système national de défense antimissile balistique et antimissile de croisière. (Photo de Chip Somodevilla/Getty Images)
Le système de défense antimissile Golden Dome coûtera environ 175 milliards de dollars et sera opérationnel « dans moins de trois ans » avec « un taux de réussite proche de 100 % », a déclaré le président Donald Trump mardi après-midi en donnant de nouveaux détails sur son ambitieux, très coûteux et controversé bouclier antimissile pour le territoire américain. Cette déclaration fait suite à l’un des premiers actes officiels du second mandat du président, qui a ordonné à l’armée américaine d’aller de l’avant avec les plans d’une architecture massivement élargie destinée à contrer les menaces de missiles haut de gamme.
« Une fois entièrement construit, le Dôme d’or sera capable d’intercepter des missiles même s’ils sont lancés depuis d’autres parties du monde, et même s’ils sont lancés depuis l’espace, et nous aurons le meilleur système jamais construit », a déclaré M. Trump. Son prix contraste fortement avec les projections de plus de 500 milliards de dollars et soulève des inquiétudes quant à l’arsenalisation de l’espace et à la prolifération nucléaire […].
Le système sera conçu pour « protéger la patrie » contre « les missiles de croisière, les missiles balistiques, les missiles hypersoniques, les drones, qu’ils soient conventionnels ou nucléaires », a expliqué le secrétaire à la défense Pete Hegseth lors de la conférence de presse à la Maison Blanche.
[…] Lors du briefing, peu de détails ont été donnés sur la manière dont Golden Dome fonctionnera réellement.
« Nous sommes les seuls à disposer de cette technologie – nous l’appelons supertechnologie », a affirmé Trump. « Le Golden Dome s’intégrera à nos capacités de défense existantes et devrait être pleinement opérationnel avant la fin de mon mandat. ».
[…] « Nous ne voulons pas seulement des intercepteurs spatiaux, nous les voulons en phase de propulsion », a déclaré le général Chance Saltzman, chef des opérations spatiales, en mars, lors d’une interview diffusée en ligne dans le cadre de de Defense One . la conférence virtuelle « État de la Défense 2025 : Force aérienne et Force spatiale » « Nous voulons qu’ils produisent leurs effets aussi loin que possible du territoire national. Ils doivent donc être rapides et précis. »
La phase de propulsion, comme nous l’avons expliqué précédemment, « est la phase pendant laquelle les missiles balistiques, ainsi que les véhicules hypersoniques à propulsion planante hautement manœuvrables équipés de propulseurs de type missile balistique, se déplacent le plus lentement et sont les plus vulnérables. Le panache lumineux de gaz chauds les rend également plus faciles à repérer et à suivre pour une tentative d’interception.
[…] Le Golden Dome n’est pas la première tentative de l’armée américaine pour développer et déployer des capacités antimissiles spatiales . Cependant, plusieurs tentatives précédentes ont été abandonnées en raison de complexités techniques et de coûts élevés. Les armes spatiales étaient un élément particulièrement important de l’ Initiative de défense stratégique (IDS) de l’ère Reagan, tristement surnommée « La Guerre des étoiles » par ses détracteurs, et qui n’a jamais atteint ses objectifs ambitieux.
[…] En résumé, Golden Dome sera un projet colossal, lourd de risques technologiques et d’approvisionnement. Quoi qu’on en dise aujourd’hui, sa mise en place prendra beaucoup de temps, et tous ses systèmes nécessiteront des mises à niveau et des évolutions constantes pour rester pertinents, sans parler de leur fonctionnement de base.
Le coût du développement, de l’acquisition et du déploiement du Golden Dome ne représente qu’une partie du tableau financier global. Une fois déployé, le système devra être entretenu, doté en personnel et constamment mis à niveau, au gré des avancées technologiques et des menaces auxquelles il est censé faire face. Cette situation survient à un moment où l’armée américaine n’a pas les moyens de financer des priorités concurrentes, pourtant considérées comme cruciales, sans sacrifier d’autres programmes importants. La modernisation nucléaire est l’un des coûts les plus importants que les services américains peinent à assumer aujourd’hui. […]
The War Zone, Le bouclier antimissile à dôme d’or de Trump : Ce que nous venons d’apprendre et ses implications, traduction automatique & Deepl
Commentaire : "Il sera donc annulé dans neuf ans, après que 1 800 milliards de dollars auront été dépensés, parce qu'il n'est pas possible d'obtenir une efficacité supérieure à 10 %."
Le conseiller de Poutine a déclaré que l’URSS continuait d’exister et que la guerre en Ukraine était un « processus interne ».
La procédure légale a été violée lors de l’effondrement de l’URSS, les experts en droit constitutionnel devraient évaluer l’effondrement illégal de l’Union, a déclaré Anton Kobyakov lors du 13e Forum juridique international.
Commentaire : "Eh bien, cela ne devrait prendre que 3 jours pour tout remettre en place [...]"
Le président russe Vladimir Poutine a probablement orchestré une réunion avec les responsables de l’oblast de Koursk le 20 mai pour fixer les conditions justifiant le renouvellement des plans russes visant à s’emparer de la ville de Sumy et à annexer illégalement l’oblast de Sumy.
Poutine a rencontré les dirigeants municipaux de l’oblast de Koursk le 20 mai, au cours de laquelle le chef de la région de Glushkovsky, Pavel Zolotarev, a demandé à Poutine de créer une zone tampon dans l’oblast de Sumy. Poutine a demandé quelle devait être la profondeur de cette zone tampon, et Zolotarev a affirmé que la Russie devait s’emparer « au moins de Sumy (la ville) » et a laissé entendre que la Russie devrait être « plus grande ». « Le gouverneur par intérim de l’oblast de Koursk, Alexander Khinshtein, a réagi plus tard à cette interaction sur sa chaîne Telegram, affirmant que son grand-père était originaire de l’oblast de Sumy et que »cette terre ne lui est donc pas étrangère ».
La ville de Sumy se trouve à environ 25 kilomètres de la frontière internationale, et une zone tampon suffisamment profonde pour inclure Sumy empêcherait les forces ukrainiennes de mener des frappes d’artillerie à tube et de drones tactiques contre le territoire russe. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 21 mai, traduction Deepl
La Russie continue de promouvoir le faux récit accusant les forces ukrainiennes de « néonazisme » dans le cadre des efforts du Kremlin pour justifier la poursuite des opérations offensives russes en Ukraine malgré les pourparlers de paix en cours, et pour préparer la population russe à un rejet par la Russie de tout accord de paix futur.
Poutine a également profité de sa visite dans l’oblast de Koursk pour affirmer que les forces ukrainiennes avaient intentionnellement endommagé des monuments de la Seconde Guerre mondiale lors de l’incursion dans l’oblast de Koursk[16], affirmant que la destruction présumée de ces monuments par les forces ukrainiennes « donne [à la Russie] toutes les raisons de dire qu’il s’agit de personnes à l’idéologie néo-nazie ». Le Kremlin promeut depuis longtemps l’idée que l’Ukraine abrite une idéologie néonazie afin de justifier son agression militaire contre l’Ukraine et ses appels à un changement de régime à Kiev. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 21 mai, traduction Deepl
Pour l’Ukraine et ses alliés, qui ont passé des mois à essayer de rallier Donald Trump à leur cause dans la guerre déclenchée par la Russie, c’est le retour à la case départ. Lors d’une conversation de deux heures avec le dirigeant russe Vladimir Poutine, lundi en fin de journée, le président américain a renoncé à insister sur un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours qui, espérait-il, donnerait le coup d’envoi de pourparlers de paix qui promettent d’être longs et tortueux. L’Ukraine a soutenu cette proposition, mais pas la Russie.
M. Trump a également indiqué que la guerre à laquelle il avait promis de mettre fin en 24 heures n’était plus de son ressort, un message qui laisse l’Ukraine vulnérable et ses alliés inquiets. […]
Reuters, L’appel de Trump-Poutine sur la guerre en Ukraine est un nouveau coup dur pour Kiev et ses alliés, traduction Deepl
Mercredi 21/5, 7h25
Roumanie.
Le candidat nationaliste George Simion, battu dimanche au second tour de la présidentielle en Roumanie, a annoncé, mardi 20 mai, son intention de déposer un recours pour obtenir l’annulation de l’élection en raison d’« ingérences extérieures », notamment de la France.
[…] S’il s’était dans un premier temps proclamé président de la Roumanie, il avait ensuite concédé sa défaite au vu de l’écart net avec son adversaire. Ce souverainiste de 38 ans, admirateur de Donald Trump, a expliqué « ne pas avoir voulu provoquer un bain de sang » en contestant l’élection le soir même, ce qui aurait pu pousser ses partisans à descendre dans la rue. Mais il dit disposer de « preuves irréfutables (…) d’une tentative orchestrée » visant à influer sur le résultat des élections.
[…] Ces accusations, publiées sur Telegram et X à quelques heures de la fermeture des bureaux de vote en Roumanie, ont été vivement démenties par le Quai d’Orsay et, de manière exceptionnelle, par le renseignement extérieur français. La DGSE, qui ne s’exprime que très rarement, a dit « réfuter avec vigueur les allégations selon lesquelles [elle aurait fait] des demandes d’interdiction de comptes en lien avec un quelconque processus électoral ». Elle déclare également que si elle « a effectivement été dans l’obligation, à plusieurs reprises au cours de ces dernières années, d’entrer en contact direct avec Pavel Durov », c’était « pour lui rappeler fermement les responsabilités de son entreprise, et les siennes à titre personnel, en matière de prévention des menaces terroristes et pédopornographiques ».
Ces accusations ont largement été reprises par les soutiens de M. Simion, ainsi que par certaines personnalités d’extrême droite, dont Elon Musk.
[…] La Roumanie traverse depuis plusieurs mois une crise politique sans précédent depuis la chute du communisme en 1989. Tout a commencé le 24 novembre quand un candidat quasi inconnu, Calin Georgescu, est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle après une campagne massive sur TikTok.
Les autorités ont conclu à des irrégularités sur fond de soupçons d’ingérence russe, et la Cour constitutionnelle a annulé le vote. Une décision rarissime dans l’UE qui a provoqué des manifestations parfois violentes et des accusations de « coup d’Etat » reprises par l’administration Trump. M. Georgescu a été exclu de la présidentielle et mis en examen, passant le relais à George Simion pour briguer le poste suprême, doté du pouvoir de nommer des responsables à des postes-clés et de siéger aux sommets de l’UE et de l’OTAN. […]
Le Monde, En Roumanie, George Simion demande l’annulation de l’élection présidentielle
Mardi 20/5, 22h25
Sanctions.
Le nouveau paquet de sanctions européennes approuvé aujourd’hui, mardi 20 mai, vise principalement la flotte fantôme russe (ciblant 200 pétroliers) ainsi que des personnes et entités qui aident Moscou à contourner les restrictions énergétiques. En addition, de nouvelles mesures restrictives portant sur la situation des droits de l’homme en Russie ainsi que les menaces hybrides posées par Moscou ont également été approuvées.
Il est toutefois peu probable que ces nouvelles mesures européennes seules aient un impact dissuasif sur les ventes d’hydrocarbures russes – comme en témoigne l’absence de l’opposition de la Hongrie et de la Slovaquie, respectivement premier et troisième importateurs européens d’hydrocarbures russes en avril. […]
Le Grand Continent, L’Union approuve son 17e paquet de sanctions contre la Russie
Mardi 20/5, 11h20
Pologne.
Si les grands centres urbains constituent le cœur de l’électorat du gouvernement libéral du Premier ministre polonais Donald Tusk, le premier tour de l’élection présidentielle de dimanche l’a montré aux prises avec une résistance anti-establishment qui couve dans toute l’Europe.
Le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, proche allié de Tusk, a remporté une victoire serrée face à Karol Nawrocki, un historien conservateur du parti d’opposition nationaliste Droit et Justice (PiS).
[…] Une victoire de Trzaskowski donnerait à Tusk une chance de mener à bien les réformes démocratiques qu’il avait promis de mettre en œuvre lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2023, mettant fin à huit années de règne nationaliste du PiS qui, selon lui et les alliés occidentaux de la Pologne, ont érodé les freins et contrepoids.
Une victoire de Nawrocki, un conservateur social à tendance eurosceptique, entraverait encore davantage cette démarche et affaiblirait également les efforts de Tusk pour reconstruire des alliances qu’il considère comme cruciales pour l’unité européenne en soutenant l’Ukraine dans sa guerre de trois ans contre l’invasion russe. […]
Reuters, L’élection présidentielle polonaise : un « carton jaune » pour le gouvernement Tusk, traduction automatique
Mardi 20/5, 9h25
La tentation du nuc.
Et si le nucléaire redevenait une énergie d’avenir ? En 2011, le tsunami de Fukushima avait englouti la plupart des projets. Mais le vent tourne. […] Même les politiques finissent par entériner ce virage majeur. En Belgique, les députés ont annulé le 15 mai une loi qu’ils avaient votée vingt ans plus tôt pour abolir le nucléaire. Le même jour, leurs collègues danois ont autorisé les pouvoirs publics à explorer l’hypothèse d’un recours au nucléaire, qu’ils avaient interdit il y a quarante ans.
[…] Le renouveau actuel vient aussi de mouvements sur l’offre et la demande. Du côté de la demande, trois principaux facteurs ont joué. D’abord, le choc provoqué par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, alors premier exportateur mondial de pétrole, a fait flamber les prix et poussé beaucoup de pays à s’interroger sur leur dépendance aux énergies importées.
Ensuite, cette réflexion s’inscrit dans une perspective plus large, celle de la réduction nécessaire des émissions de CO2 engendrées par la combustion du pétrole, du gaz et du charbon. Il va donc falloir électrifier massivement voitures, chauffages et usines.
Les énergies renouvelables sont la voie logique. Mais il faut des quantités colossales de métaux pour les équipements permettant de les récolter. Et au moins pour l’instant, elles ne suffisent pas pour répondre à la demande 24 heures sur 24, 365 jours par an.
Enfin, une nouvelle demande émerge, et le nucléaire est bien placé pour la satisfaire : ce sont les énormes centres de données numériques, qui ont besoin d’une énergie à la fois massive et régulière.
Du côté de l’offre, les gros projets sont à la peine. Les industriels ont perdu le savoir-faire acquis dans les années 1970 et 1980. Prix et délais ont explosé. Il a fallu dix-sept ans pour construire la centrale française de Flamanville, avec un coût d’investissement trois fois et demi plus élevé que prévu. Le passage de l’ère du prototype à celle de la série pourrait faire baisser massivement ces coûts.
Beaucoup d’espoirs sont placés dans des réacteurs plus petits (les SMR, pour « small modular reactors ») qui produiraient le quart voire le centième d’un réacteur classique. Aucun ne tourne pour l’instant (à part dans certains sous-marins). Mais les projets fleurissent, souvent portés par des start-up plus agiles que les mastodontes du secteur. Avec des avantages évidents : plus faciles à maîtriser techniquement, à financer, à fabriquer en grande série.
[…] Mais cette renaissance reste fragile. Si la production mondiale d’électricité nucléaire devrait battre son record en 2025, elle ne pèsera cependant que 9 % du total, à peine la moitié de son pic de 1996. En trente ans, la part du charbon a beaucoup moins reculé que celle de l’atome…
Le nucléaire risque aussi d’engendrer de nouvelles dépendances. 48 des 52 réacteurs mis en chantier depuis 2017 sont construits sur des plans chinois ou russes. Quatre pays fournissent les trois quarts de l’uranium mondial. Et une catastrophe déclencherait aussitôt un nouvel hiver nucléaire.
La ministre lituanienne de la Défense, Dovilė Šakalienė, à propos de l’appel de Trump à Poutine : « On dirait un disque rayé : des discussions pleines d’un optimisme vague, mais sans réel changement. Poutine profite de l’inertie, pas la paix. Ce sont les sanctions, et non les belles paroles, qui constituent la véritable voie à suivre. »
« Nous sommes sur la bonne voie » : Poutine et Trump s'accordent pour travailler avec l'Ukraine sur un mémorandum pour un traité de paix (traduction automaétique)
Mardi 20/5, 6h20
Négocentrisme (suite)
Deux heures d’entretien et aucun résultat concret. Pourtant, à Washington et à Moscou, la nouvelle conversation téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine, lundi 19 mai, a été présentée sous un jour favorable, servant un récit différent. Aucun des deux dirigeants ne veut acter une rupture et un échec dans leur rapprochement, alors que le président américain cherche en vain à obtenir un cessez-le-feu prolongé en Ukraine, voire un règlement du conflit.
[…] Dans son communiqué plus tôt, Donald Trump n’a même pas évoqué d’éventuelles nouvelles sanctions contre la Russie, préférant renouveler de vagues promesses de prospérité et de commerce lucratif pour toutes les parties concernées. La ligne dure prônée par les Européens, reposant sur un nouveau durcissement des sanctions, ne semble pas partagée, à ce stade, par la Maison Blanche.
Donald Trump a trouvé que « le ton et l’esprit de la conversation étaient excellents. Si ce n’était pas le cas, je le dirais maintenant, plutôt que plus tard ». A écouter le président américain, la Russie et l’Ukraine vont « immédiatement débuter des négociations » en vue de la paix, mais les conditions pour cela seront directement discutées entre les deux capitales concernées. Une façon pour Washington d’amorcer un désengagement, renvoyant la responsabilité à Kiev et Moscou pour la suite.
[…] Donald Trump n’a pas pris la peine de mentionner la possibilité d’une rencontre avec Vladimir Poutine, une forme d’aveu de son propre échec. […] Vladimir Poutine a remercié les Etats-Unis pour leur implication, estimant que la conversation avait été « utile ». Le président russe avance à reculons, sans rien céder. […]
Le Monde, Vladimir Poutine échappe à toute menace de Donald Trump, après un appel sans résultats tangibles
[…] L’Ukraine et ses partenaires européens réclament un cessez-le-feu de 30 jours afin de permettre l’ouverture de négociations sur un accord de paix permanent. Moscou a refusé, insistant sur la nécessité de négocier dès maintenant un accord final. Ce processus pouvant prendre des mois, il apparaît comme une manœuvre visant à permettre à la Russie de poursuivre ses offensives qui tuent des civils innocents.
En annonçant après son appel avec Poutine que l’Ukraine et la Russie allaient désormais tenir des négociations « comme elles seules peuvent le faire » sur un cessez-le-feu et, à terme, sur la fin de la guerre alors que les combats font rage, Trump s’est rangé du côté de son ami du Kremlin.
Lundi, Trump a également ajouté une nouvelle ambiguïté à un effort de paix de plus en plus inefficace. Il n’a rien fait pour étouffer une suggestion antérieure du vice-président J.D. Vance selon laquelle les États-Unis pourraient simplement s’en laver les mains en l’absence de progrès. « Je vous le dis, il y a des egos démesurés en jeu, mais je pense que quelque chose va se passer. Et si ce n’est pas le cas, je me retire et ils devront continuer », a déclaré le président aux journalistes dans le Bureau ovale après l’appel. […]
CNN, La paix en Ukraine semble encore plus lointaine après l’appel de Trump à Poutine, traduction automatique [edit]
Lundi 19/5, 15h55
La tarentule du nec.
Uranium nigérian
Orano envisage-t-il de vendre ses sites miniers au Niger ? C’est une possibilité envisagée, selon le Financial Times, le quotidien économique britannique. « Plusieurs parties ont exprimé leur intérêt pour les actifs miniers du groupe au Niger et sont libres de soumettre des offres si elles le souhaitent », indique Orano dans une déclaration transmise à l’Agence France Presse. Sans donner plus de précisions.
Orano, acteur historique de l’exploitation de l’uranium dans le pays, a plusieurs sites dans le nord. Celui de la Somaïr, dont le groupe a perdu le controle en fin d’année, où sont stockées plus de 1000 tonnes d’uranium, d’une valeur qu’Orano estime à 250 millions d’euros. Celui de Cominak, qui n’est plus exploité, et dont les travaux de réaménagement sont suspendus. Le permis d’exploitation du 3e, celui d’Imouraren lui a été retiré en 2024.
C’est un véritable bras de fer qui s’est engagé entre Orano, dont l’État français détient 90% du capital, et Niamey, qui revendique sa souveraineté, a tourné le dos à Paris, et préfère désormais d’autres partenaires comme la Russie. […]
RFI, Nucléaire: plusieurs acteurs intéressés par les actifs d’Orano dans le nord du Niger
Enrichissement iranien
L’Iran va continuer à enrichir l’uranium «avec ou sans accord» avec les puissances mondiales, a affirmé dimanche le chef de la diplomatie iranienne, au moment où Téhéran mène des discussions avec Washington et les puissances européennes sur le programme nucléaire iranien.
[…] «L’Iran est prêt à ouvrir un nouveau chapitre dans ses relations avec l’Europe s’il constate une réelle volonté et une approche indépendante de la part des parties européennes», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, lors d’un forum diplomatique tenu à Téhéran. […]
CNews, Programme nucléaire : l’Iran continuera à enrichir l’uranium «avec ou sans accord», affirme le chef de la diplomatie
Avec l’arrêt de son dernier réacteur, ce samedi 17 mai, à la centrale de Maanshan, le pays acte sa sortie du nucléaire civile, une première en Asie. Pourtant, cela n’a pas mis fin au débat autour de l’utilisation de cette énergie.
[…] Maanshan, aussi connu sous le nom de «NPP 3» (Nuclear Power Plant 3), est, comme son nom l’indique, la troisième centrale nucléaire de Taiwan. Ces dernières années, ces sites ont été fermés, les uns après les autres, suite à la fin de leur licence d’exploitation de quarante ans. Une politique poursuivie par le Democratic Progressive Party (DPP), le parti au pouvoir depuis 2016. Celui-ci a longtemps eu comme slogan de faire de Taiwan «une nation dénucléarisée». Lors d’un référendum en 2018, les Taïwanais ont exprimé leur volonté de conserver le nucléaire sur l’île. Mais l’année suivante, le gouvernement de l’époque a décidé de ne pas étendre les licences d’exploitation.
[…] Sur le marché de Hengchun, au milieu des étals de fruits, de légumes et de poissons, on regrette également la fermeture de la «NPP3», et on s’inquiète. «Ce n’est pas raisonnable de se passer de cette énergie. J’ai peur que nos factures augmentent», craint Xin Ru Jiang, à l’ombre de son échoppe de fleurs. Entre autres avantages, lui comme les habitants aux alentours de la centrale bénéficient de réductions sur le prix de l’électricité.
La fin du nucléaire fait également craindre un impact sur l’économie taïwanaise, dont le secteur de la tech est son moteur. Or celui-ci est de plus en plus demandeur en électricité. Face à la politique antinucléaire du DPP, le KMT, le parti d’opposition, alerte sur de possibles pénuries d’énergie. Un scénario catastrophe récusé par Taipower, le fournisseur public d’électricité de Taiwan.
[…] malgré un mix énergétique actuel en grande partie composé d’importations de gaz naturel liquéfié (42,4 %) et de charbon (39,3 %), et le développement retardé des énergies renouvelables (27,9 %), Taiwan pourrait toujours atteindre la neutralité carbone en 2050. Un objectif réalisable tout en répondant aux besoins croissants des entreprises de la tech.
Cela n’empêche pas un nouvel intérêt pour le nucléaire au sein de l’opinion taïwanaise, qui gagne jusqu’au gouvernement DPP. Un véritable revirement alors que la catastrophe de Fukushima au Japon, en 2011, avait profondément marqué l’île. «La fermeture du dernier réacteur est un dénouement heureux pour le mouvement antinucléaire», s’est réjoui le président de la Tepu, Shin-Min Shih, une association à la pointe de cette mobilisation, «mais le combat n’est pas terminé». […]
Libération, A Taiwan, l’arrêt du dernier réacteur nucléaire ne met pas fin au débat
Projets indonésiens
Des émissaires du président indonésien Prabowo Subianto ont demandé à la France de leur soumettre une offre de services pour se doter de centrales nucléaires. Le dossier doit être abordé lors de la visite d’Emmanuel Macron à Jakarta, à partir du 27 mai. […]
Intelligence Online, Le nucléaire au menu de la visite d’Emmanuel Macron en Indonésie
Lundi 19/5, 15h50
Roumanie (et drones) : effet de l’élection ?
Le président roumain par intérim, Ilie Bolojan, a promulgué lundi un projet de loi autorisant l’armée à abattre les drones qui pénètrent dans l’espace aérien national. Le texte avait été adopté en février au Parlement et les recours de trois partis d’extrême droite ont été rejetés par la Cour constitutionnelle.
Des fragments de drones russes lancés en direction de l’oblast ukrainien d’Odessa se sont abattus à plusieurs reprises sur le territoire roumain.
La Chine se prépare à lancer un « porte-avions volant » — un drone géant qui transportera un essaim de drones sur 7 000 km. En juin, Pékin lancera le Jiutian SS-UAV, un drone d’une envergure de 25 mètres et d’une capacité de levage allant jusqu’à 6 tonnes.
Les données du service de suivi aérien Flightradar24 basé à Stockholm ont rapporté samedi 17 mai qu’un drone de reconnaissance stratégique américain RQ-4B Global Hawk avait effectué un nouveau vol dans la région de la mer Noire.
[…] Il s’agit du premier rapport d’une mission Global Hawk en mer Noire depuis juin de l’année dernière.
Les analystes militaires ont commenté que cela pourrait être le signe d’un changement dans la position des Etats-Unis envers l’intransigeance de la Russie, puisque le vol a eu lieu immédiatement après les négociations russo-ukrainiennes du 16 mai à Istanbul, sous la médiation turque, qui ont été considérées par tous comme un échec. […]
Kyiv Post, Les États-Unis reprennent la surveillance par drone à haute altitude de la mer Noire après 11 mois d’absence, traduction automatique
Lundi 19/5, 13h20
Comment ça marche.
Ne vous y trompez pas, la véritable bataille dans la guerre en Ukraine ne se déroule pas actuellement dans le ciel de Kiev ou de Dnipro, où les frappes de drones russes se sont intensifiées de façon spectaculaire ces derniers jours.
[…] le combat crucial qui oppose les parties belligérantes et leurs alliés vise à attirer l’attention du président américain Donald Trump, qui semble de plus en plus frustré par les efforts visant à négocier la paix.
Et c’est pourquoi son appel téléphonique, qui devrait avoir lieu avec le président russe Vladimir Poutine plus tard dans la journée, pourrait être d’une importance cruciale.
Moscou et Kiev rivalisent pour démontrer que c’est l’autre qui constitue le véritable obstacle à la paix, espérant faire pencher la balance en leur faveur, du moins pour un temps.
Les responsables européens ont déclaré qu’ils parleraient également à Trump avant son appel avec Poutine, craignant que la vision de Trump sur le conflit ne soit façonnée par la personne à qui il s’adresse en dernier. […]
CNN, Avoir l’oreille de Trump est la nouvelle ligne de front dans la guerre russo-ukrainienne, traduction automatique
Les forces russes ont mené la plus grande frappe de drone de la guerre contre l’Ukraine dans la nuit du 17 au 18 mai – au mépris des appels du président américain Donald Trump à la Russie de cesser les frappes à longue portée contre l’Ukraine, en particulier contre l’oblast de Kiev.
L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces russes ont lancé 273 drones Shahed et leurres depuis les directions des villes de Briansk, Koursk et Orel ; Millerovo, oblast de Rostov ; et Primorsko-Akhtarsk, kraï de Krasnodar. […]
[…] Le soutien rapporté au sein de l’armée et de la société russes pour poursuivre la guerre jusqu’à ce que la Russie atteigne ses objectifs de guerre initiaux et ses revendications territoriales reflète le succès des efforts narratifs de plusieurs années du Kremlin pour justifier un effort de guerre prolongé.
Le New York Times (NYT) a rapporté le 17 mai que des entretiens avec 11 soldats russes qui combattent actuellement ou ont combattu en Ukraine démontrent que certains soldats russes sont opposés à un cessez-le-feu inconditionnel et pensent que la Russie devrait continuer le combat jusqu’à ce que les forces russes s’emparent de l’intégralité des oblasts de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson.
Des soldats russes auraient appelé la Russie à poursuivre la guerre jusqu’à ce qu’elle atteigne ses objectifs territoriaux et à n’offrir aucune concession à l’Ukraine ou à l’Occident afin que la Russie n’ait pas à combattre à nouveau l’Ukraine dans cinq ou dix ans et que les pertes russes jusqu’à présent dans la guerre n’aient pas été vaines.
Le NYT a noté qu’un sondage non publié de la mi-avril 2025 réalisé par l’organisme de sondage indépendant d’opposition russe Chronicles a révélé qu’environ la moitié des personnes interrogées ont déclaré qu’elles ne soutiendraient pas un accord de paix qui ne répondrait pas aux objectifs de guerre initiaux du président russe Vladimir Poutine, à savoir la « dénazification », la démilitarisation et la neutralité de l’Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 18 mai, traduction automatique
Trump tente de mettre fin à la guerre en Ukraine, mais c’est plus facile à dire qu’à faire.
Lundi 19/5, 6h50
Putler a redit.
Le Kremlin poursuit ses efforts pour mettre en avant la puissance militaire russe en prévision de l’entretien téléphonique prévu entre le président américain Donald Trump et Poutine le 19 mai.
Le journaliste du Kremlin Pavel Zarubin a publié le 18 mai des extraits d’une prétendue « nouvelle » interview de Poutine, dans laquelle ce dernier affirmait que la Russie disposait de suffisamment de personnel et de matériel pour mener la guerre en Ukraine à sa conclusion « logique » et obtenir les résultats « nécessaires » pour la Russie. Poutine a réitéré les arguments de longue date du Kremlin sur la nécessité que les négociations de paix s’attaquent aux « causes profondes » de la guerre et « protègent » les russophones d’Ukraine, qui, selon Poutine, considèrent la Russie comme leur « patrie ».
[…] Par cette rhétorique, Poutine tente de détourner l’attention des défis militaires et économiques de la Russie. Le président finlandais Alexander Stubb a déclaré, lors d’une interview accordée au quotidien britannique The Guardian le 18 mai, que le Kremlin présentait à tort son économie et son armée comme étant fortes. Stubb a souligné que la Russie avait épuisé ses réserves financières et que son taux d’intérêt dépassait les 20 %.
L’ISW continue d’estimer que les forces russes subissent d’importantes pertes sur le champ de bataille, à des taux probablement insoutenables à moyen et long terme, et que Poutine a mal géré l’économie russe, qui souffre de dépenses de guerre insoutenables, d’une inflation croissante, d’importantes pénuries de main-d’œuvre et de réductions du fonds souverain russe. L’épuisement continu des ressources matérielles, humaines et économiques russes au rythme actuel placera probablement Poutine face à des décisions difficiles en 2026 ou 2027. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 18 mai, traduction automatique
Dimanche 18/5, 23h55
Vatican.
Après avoir rencontré le pape Léon XIV, le président Zelensky a remercié le Vatican pour sa volonté de servir de plate-forme pour des négociations directes entre l’Ukraine et la Russie.
« Nous sommes ouverts au dialogue sous toutes ses formes, pourvu qu’il produise des résultats concrets. Nous apprécions le soutien du Vatican et sa position claire en faveur d’une paix juste. »
Noel Reports, Blueksy
Le 18 mai, le président Volodymyr Zelensky a offert au pape Léon XIV une icône peinte sur un fragment d’une boîte d’artillerie d’Izium, dans l’oblast de Kharkiv.
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique [edit]
Dimanche 18/5, 23h50
Roumanie.
Après dépouillement de plus de 90 % des bulletins, le candidat centriste a recueilli près de 54 % des suffrages, contre 46 % pour le chef du parti nationaliste AUR, qui a cependant revendiqué la victoire, invoquant des « fraudes ».
Le maire pro-européen de Bucarest Nicusor Dan a remporté le second tour de l’élection présidentielle, dimanche 18 mai en Roumanie, selon des résultats quasi définitifs, dans un retournement de situation spectaculaire, comparé au premier tour.
Après dépouillement de plus de 90 % des bulletins, le candidat centriste a recueilli près de 54 % des suffrages, contre 46 % pour le chef du parti nationaliste AUR, George Simion, qui a cependant revendiqué la victoire, invoquant des « fraudes ».
Le scrutin a été marqué par une forte participation, dans un climat tendu. Le taux de participation s’est élevé à près de 65 %, contre seulement 53 % au premier tour. […]
Le Monde, En Roumanie, le candidat pro-européen, Nicusor Dan, remporte la présidentielle face à son rival nationaliste, George Simion
De suite après que la Russie ait paradé avec son allié chinois à Moscou pour les commémorations de la « grande victoire patriotique » du 9 mai, la coalition des volontaires qui soutiennent la résistance ukrainienne se réunissait à Kiev le 10 mai pour lancer un « ultimatum » à Poutine, en lien avec les États-Unis (comprendre avec Marco Rubio) : les alliés de l’Ukraine exigeaient un cessez-le-feu dès le 12 mai sur l’ensemble du front et le début des négociations sur la sortie de guerre, puisque Poutine semblait avoir pris cet engagement auprès de son ami Donald Trump.
Le maître du Kremlin a réagi inhabituellement vite – dans les heures qui ont suivi – en renvoyant comme un défi à l’Ukraine de reprendre des négociations directes en Turquie le 15 mai, en faisant référence à des négociations éphémères qui avaient été avortées en mars 2022 après l’invasion russe et en publiant le cessez-le-feu. Loin de se faire piéger par la contre-proposition de Poutine, le président ukrainien (utilement conseillé par les Européens) a pris « la balle au bond » : Volodymyr Zelensky a annoncé qu’il était prêt à se rendre à Istanbul pour rencontrer Vladimir Poutine, ce dernier en étant passablement surpris.
Poutine a alors esquivé grossièrement en envoyant comme représentant de la Russie Vladimir Medinski, un historien et idéologue sans pouvoir de décision. C’est lui qui avait conduit en 2022 des discussions sans issue, en réclamant rien de moins que la capitulation de l’Ukraine pour que la guerre (russe) s’arrête. Medinsky a repris les intentions du Kremlin de discuter « des racines profondes » de ce conflit, ce qui signifie dans ces circonstances un blocage de principe, puisque dans les causes profondes, il faudrait discuter de Poutine lui-même…
Néanmoins, les délégations russe et ukrainienne se sont rencontrées le 16 mai, sous l’égide de la Turquie, mais elles n’ont abouti à aucune trêve, ni autre résultat concret qu’un échange de prisonniers.
[…] Dans les aspects positifs de cet événement – première rencontre directe entre les protagonistes de ce conflit –, il faut retenir d’abord la mobilisation des pays européens « volontaires ». En particulier l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et la Pologne (je les cite dans l’ordre alphabétique) qui ont réussi d’une part à prendre une position partagée et forte contre la Russie, et d’autre part à maintenir un lien historique avec les États-Unis que Trump avait fait plus que tanguer.
[…] Devant le refus de Poutine d’arrêter cette guerre, les Européens appellent donc à des sanctions supplémentaires contre la Russie, essentiellement financières et douanières. Ces nouvelles sanctions sont destinées notamment à neutraliser la « flotte fantôme » de pétroliers qui permet à la Russie de continuer depuis 3 ans à exporter son pétrole et de financer en partie son économie de guerre.
Ces sanctions seraient-elles plus efficaces que les précédentes, alors qu’il s’agit d’un 17eme paquet ? Le principal changement serait le paquet américain – s’il était adopté – qui menacerait de poursuites judiciaires extrêmement coûteuses les sociétés qui ne le respecteraient pas. On se souvient que la compagnie Total avait ainsi souffert (au portefeuille) d’amendes colossales pour ne pas voir respecté l’embargo contre l’Iran (loi d’Amato-Kennedy).
[…] Dans ce processus complexe de sortie de guerre, le fait positif est qu’il soit enclenché avec une revoyure en perspective des protagonistes, précédée d’un échange direct entre Trump et Poutine, ce qui veut dire que la négociation continue. L’accord sur l’échange de prisonniers [ deux fois 1 000] et de corps a pu sembler sous-dimensionné par rapport à l’enjeu de ces négociations, mais il « n’injurie pas l’avenir » et amorce une dynamique indispensable pour sortir de cette impasse militaire qu’est la guerre russe contre l’Ukraine.
Donald Trump est donc bien au pied du mur, va-t-il affronter Vladimir Poutine ou le fuir avant qu’il ne soit obligé de se prononcer sur des sanctions américaines que le camp républicain a préparées avec énergie ? L’heure n’est pas encore à l’optimisme, mais la négociation a démarré, faut-il encore que Poutine ne la fasse pas dérailler tandis que Trump partirait jouer ailleurs, au golf ou dans le Golfe… […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine : ne jamais désespérer, ni pour autant rêver…
Dimanche 18/5, 6h45
Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il s’entretiendrait par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine lundi à 10 heures.
Les commentaires de Trump surviennent alors que les pourparlers de paix à Istanbul le 16 mai se sont terminés sans avancée, et que la Russie a une fois de plus émis des exigences radicales , notamment l’adoption par l’Ukraine d’un statut de neutralité, l’abandon des demandes de réparations de guerre de Moscou et la reconnaissance de sa perte de la Crimée et de quatre régions occupées dont aucune ne relève entièrement de la Russie.
« Les sujets de l’appel porteront sur l’arrêt du « bain de sang » qui tue en moyenne plus de 5 000 soldats russes et ukrainiens par semaine, ainsi que sur le commerce », a-t-il écrit sur Truth Social.
« Je m’entretiendrai ensuite avec le président ukrainien Zelensky, puis avec lui, avec divers membres de l’OTAN », a-t-il ajouté. « J’espère que ce sera une journée productive, qu’un cessez-le-feu sera instauré et que cette guerre très violente – une guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu – prendra fin. Que Dieu nous bénisse tous ! » […]
The Kyiv Independent, Trump s’entretiendra avec Poutine le 19 mai pour tenter de mettre fin au « bain de sang », traduction automatique
Un drone russe a percuté un minibus civil, tuant neuf personnes, dont une famille – un père, une mère et leur fille. Sept autres personnes, blessées par des brûlures, des fractures et des commotions cérébrales, sont hospitalisées. Toutes les victimes étaient des civils.
Le Kremlin a exigé publiquement à plusieurs reprises que l’Ukraine cède l’intégralité des oblasts de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson – même le territoire que les forces russes n’occupent pas actuellement – mais n’avait pas formellement exigé que l’Ukraine cède l’intégralité des oblasts de Kharkiv et de Soumy avant la réunion d’Istanbul du 16 mai.
Les responsables russes ont officieusement revendiqué l’intégralité de l’oblast de Kharkiv comme faisant partie de la Russie et ont lancé des opérations offensives pour créer des zones tampons dans les oblasts de Kharkiv et de Soumy en mai 2024 et mars 2025, respectivement, qui s’inscrivent probablement dans les efforts d’expansion territoriale russes […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 16 mai, traduction automatique
Vendredi 16/5, 20h15
Drones.
Les chasseurs ukrainiens de la SSO, unité Bombus Balista, ont touché un hélicoptère russe Ka-52 avec un drone FPV en utilisant une détonation à distance à Sukhinovka, Oblast de Koursk. La détonation aérienne s’est produite lors de l’approche de la cible.
La propagande russe pendant la guerre avec l’Ukraine donne naissance à des scénarios dont l’absurdité dépasse les fantasmes les plus sombres de Franz Kafka ou de Nikolaï Gogol. Récemment, Vladimir Poutine a rencontré au Kremlin les veuves et les mères de soldats morts dans la soi-disant « opération de libération » en Ukraine, et les femmes se sont empressées de le remercier. « Je suis la mère d’un caporal mort au combat… Merci à vous.» «Je suis mère de quatre enfants, chef de chœur, et depuis peu veuve… Merci à vous, Vladimir Vladimirovitch. » « Je suis la sœur aînée d’Artem Ryjov, soldat mort au combat. Je suis mariée et j’élève trois beaux futurs défenseurs de la patrie… Tout va bien pour nous.» « Merci pour vos garçons ! » répond Poutine aux mères et aux veuves. Le site we.are.repost, qui a publié cette vidéo impressionnante, a compté plus de quarante « merci » lors de cette rencontre.
Je me souviens de la guerre en Afghanistan à la fin des années 1980, à la fin de l’ère soviétique, lorsque les mères de soldats, dans leur colère irrépressible, s’étaient rendues jusqu’au Soviet suprême de l’URSS et s’étaient adressées à Gorbatchev lui-même pour exiger l’arrêt de la conscription des étudiants, le rappel des appelés illégaux, l’introduction d’une assurance obligatoire pour les militaires et la reconnaissance du droit à un service alternatif. Le Comité des mères de soldats est devenu une force civile puissante qui a largement contribué à la fin de cette guerre criminelle. Plus tard, pendant la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), les mères de soldats ont joué un rôle immense dans la recherche des soldats disparus et la libération des prisonniers.
À l’ère Poutine, les voix des mères de soldats, comme celles d’autres organisations civiles, se sont fait moins entendre et, lors de la deuxième guerre de Tchétchénie, elles n’étaient plus audibles. En revanche, pendant la guerre actuelle, une organisation étonnante a vu le jour, « Les veuves des soldats de Russie », qui réclame de nouvelles vagues de mobilisation et la conscription générale afin d’écraser définitivement l’Ukraine. Les remerciements des veuves et des mères des militaires tués font régulièrement la une des journaux : les veuves des miliciens morts dans la soi-disant « république populaire de Donetsk » remercient en larmes les sponsors moscovites de leur avoir offert des manteaux de vison pour remplacer leurs maris tués (selon certaines rumeurs, les manteaux leur auraient été retirés immédiatement après le tournage de la vidéo), ou encore, dans un reportage légendaire de la chaîne de télévision Rossiya 1, le père et la mère d’un soldat tué racontent comment ils se rendent sur la tombe de leur fils dans une Lada blanche achetée grâce à la « prime funéraire », une allocation versée par l’État pour les soldats morts au combat ; puis la mère d’un combattant tué raconte comment elle a reçu un hachoir à viande en cadeau de la part du gouverneur de sa région. […]
Rencontre de Poutine avec des veuves et des mères de soldats morts, le 6 mars 2025 // kremlin.ru
Vendredi 16/5, 19h00
Bridget a dit.
« J’étais ambassadrice des Etats-Unis en Ukraine. J’ai démissionné à cause de la politique étrangère de Donald Trump », écrit Bridget Brink dans un éditorial publié dans le quotidien américain Detroit Free Press, où elle accuse le président américain d’avoirprivilégié la Russie de Vladimir Poutine, au détriment du régime de Kiev.
« Je respecte le droit et la responsabilité du président de déterminer la politique étrangère des Etats-Unis – avec les freins et contrepoids appropriés du Congrès des Etats-Unis, écrit la diplomate. Malheureusement, depuis le début de l’administration Trump, la politique a consisté à faire pression sur la victime, l’Ukraine, plutôt que sur l’agresseur, la Russie », ajoute-t-elle.
« Dans ces conditions, je ne pouvais plus appliquer de bonne foi la politique de l’administration et j’ai estimé qu’il était de mon devoir de me retirer », poursuit-elle.
« Je pense que la seule façon de garantir les intérêts des Etats-Unis est de défendre les démocraties et de s’opposer aux autocrates. La paix à tout prix n’est pas la paix du tout, c’est l’apaisement », ajoute Mme Brink, en rappelant que si « on laisse Poutine redessiner les frontières, il ne s’arrêtera pas à l’Ukraine ».
Les couleuvres sont des serpents ovipares. Au printemps, pendant la saison des amours, elles se rassemblent en grands groupes, formant ce que l’on appelle des clubs d’amours composés de 1 à 2 femelles et de 5 à 10 mâles.
Au milieu de l’été, les femelles pondent de 6 à 35 œufs dans des endroits humides et abrités : tas de feuilles ou de fumier pourris, souches pourries, terriers de rongeurs. Les femelles peuvent parcourir plusieurs kilomètres pour trouver le site de nidification idéal. Souvent, plusieurs femelles pondent en même temps dans des endroits favorables.
L’incubation dure environ 60 jours. À la fin de l’été – début septembre, de jeunes serpents de 110 à 135 mm de long éclosent, prêts à vivre de manière autonome dès les premières minutes.
💚 N’oublions pas que les couleuvres sont des animaux utiles et non venimeux qui jouent un rôle important dans la nature !
La centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhya (ZNPP) dépend depuis plus d’une semaine d’une seule ligne électrique pour fournir l’électricité dont elle a besoin pour ses fonctions essentielles de sécurité nucléaire, le conflit militaire entravant les efforts visant à rétablir la connexion à sa ligne de secours, a déclaré aujourd’hui le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.
La seule ligne de secours de 330 kV restante de la centrale nucléaire de ZNP a été déconnectée le 7 mai, rendant la centrale entièrement dépendante de la seule ligne de 750 kV encore en service. L’AIEA a été informée que les dégâts se sont produits sur un territoire sous contrôle ukrainien, à une certaine distance de la centrale, et que l’opérateur du réseau ukrainien ne peut actuellement pas effectuer de réparations en raison de la situation militaire active dans cette zone.
[…] L’équipe de l’AIEA a continué d’entendre des activités militaires chaque jour au cours de la semaine dernière, avec des explosions à différentes distances de la ZNPP et tôt mardi matin, l’équipe a également entendu des coups de feu et ce qui semblait être le bruit d’un drone.
Les opérateurs de drones russes se livrent à des « safaris humains », chassant et tuant des civils ukrainiens pour le sport et pour infliger la terreur. (traduction automatique)
Vendredi 16/5, 8h55
Comment ça se passe.
La délégation russe à Istanbul ne comprend pas de responsables du cercle le plus proche de Poutine et est en grande partie la même délégation que celle envoyée par la Russie aux négociations russo-ukrainiennes en 2022 à Istanbul.
Poutine a annoncé dans la nuit du 14 mai que l’assistant présidentiel Vladimir Medinsky dirigerait la délégation russe à Istanbul. […]
[…] Medinsky a explicitement décrit les négociations russo-ukrainiennes de mai 2025 à Istanbul comme une continuation des négociations d’Istanbul de début 2022, au cours desquelles la Russie avait formulé des exigences équivalant à une capitulation totale de l’Ukraine.
Medinsky a déclaré aux journalistes le 15 mai à Istanbul que la Russie considérait les négociations de mai 2025 comme une « continuation » des précédentes négociations d’Istanbul en avril 2022, interrompues selon lui par l’Ukraine.[8] Medinsky réitère les propos tenus par Poutine le 11 mai, selon lesquels les nouvelles négociations bilatérales à Istanbul seraient fondées sur le projet d’accord des protocoles d’Istanbul d’avril 2022, qui incluait des termes qui auraient équivalu à la capitulation de l’Ukraine et laissé l’Ukraine impuissante à se défendre contre une éventuelle future agression russe. […]
[…] Les instructions données par le Kremlin aux médias russes expliquant comment couvrir les négociations d’Istanbul indiquent que le Kremlin prépare la population russe à une guerre plus longue en Ukraine et n’est pas intéressé par des négociations de bonne foi exigeant des compromis des deux côtés.
Le média d’opposition russe Meduza a rapporté le 15 mai avoir acquis un manuel que les médias russes avaient reçu du bloc politique de l’administration présidentielle, contenant des instructions sur la manière de couvrir les négociations d’Istanbul.[15] Ce manuel aurait demandé aux médias russes d’expliquer la participation de Medinsky à la délégation russe comme « logique », puisqu’il dirigeait la délégation russe à Istanbul en 2022 et qu’il poursuivait ce travail. Un stratège politique travaillant avec le Kremlin a déclaré à Meduza que les responsables russes chargés de la politique intérieure estiment que les négociations d’Istanbul aboutiront à une « impasse » et que le Kremlin estime que l’Occident imposera probablement de nouvelles sanctions en réponse à cette « impasse ». Le manuel conseillerait aux médias russes d’évoquer préventivement un « nouveau train de sanctions », tout en affirmant que de nouvelles sanctions ne nuiront pas au développement de la Russie, celle-ci « surmontant avec succès les défis posés par les sanctions ». Les médias russes devraient, semble-t-il, affirmer vaguement que « les négociations se déroulent dans des conditions plus difficiles pour l’Ukraine » qu’il y a trois ans, mais le manuel n’explique pas en quoi la réalité actuelle du champ de bataille, où la Russie contrôle beaucoup moins l’Ukraine, constitue une « situation plus difficile ». […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 15 mai, traduction automatique
Jeudi 15/5, 21h45
Comment ça se passe.
L’état-major général des forces armées ukrainiennes a publié les dernières informations en date du 15 mai à 16h00.
Aujourd’hui, les communautés de Baranovka, Chuykovka, Porozok, Prokhody, Dmitrovka, Novodmitrovka, Ponomarenki dans la région de Sumy ont subi des tirs d’artillerie et de mortier de l’ennemi.
Les troupes ukrainiennes ont repoussé cinq attaques ennemies dans le secteur de Kharkiv, dans les régions de Vovchansk, Hlyboke, et vers Vysoka Yaruga et Kudiyivka.
Dans le secteur de Kupyansk, les troupes ukrainiennes ont repoussé deux attaques en direction de Pishchane et dans la région de Kruhliakivka.
Dans le secteur de Lyman, l’armée d’invasion a lancé huit attaques sur les positions des troupes ukrainiennes près de Ridkodub, Kolodyazy et dans les directions de Novoplatonivka, Novyi Myr et Zelena Dolyna. Deux d’entre elles sont toujours en cours.
Les troupes de l’occupant cherchent des faiblesses dans nos défenses près de Bilohorivka, Hryhorivka et Verkhnekamianske dans le secteur de Siverskyi. Nos troupes ont réussi à repousser deux des trois attaques ennemies, et une bataille est en cours.
Dans le secteur de Kramatorsk, les occupants ont tenté à quatre reprises d’avancer sur les positions ukrainiennes dans les régions de Chasovyi Yar et Kurdyumivka. Deux échanges de tirs sont toujours en cours.
Dans le secteur de Toretsk, nos défenseurs ont repoussé l’attaque d’un agresseur. L’ennemi a tenté d’avancer dans les environs de Toretsk.
Dans le secteur de Pokrovsk, les envahisseurs russes ont fait 27 tentatives pour pousser nos défenseurs de leurs positions dans les zones de Malynivka, Mirolyubivka, Yelizavetivka, Lysivka, Novosergiivka, Udachne, Novooleksandrivka, Andriivka et dans les directions de Zorya et Stara Mykolaivka.
Les forces de défense ont repoussé 19 attaques ennemies et huit autres sont encore en cours.
Dans le secteur de Novopavlivka, l’ennemi a tenté de percer les défenses de nos défenseurs à 11 reprises dans les zones de Bahatyr, Kostiantynopil, Pryvilne et Vilne Pole. Sept échanges de tirs sont toujours en cours. Novopil, Novodarivka et Temyrivka ont fait l’objet d’une attaque aérienne.
Dans le secteur de Huliaipil, l’ennemi a lancé des attaques aériennes non guidées sur Vysoke, aucune action offensive ennemie n’a été enregistrée dans la zone.
Dans le secteur d’Orikhivsk, nos défenseurs ont repoussé deux attaques ennemies dans les zones de Mali Shcherbaky et Stepove. Novoyakovlivka et Mali Shcherbaky ont fait l’objet de frappes aériennes.
Dans le secteur de Prydniprovsky, l’ennemi n’a pas mené d’actions offensives, mais a effectué une frappe aérienne sur Kozatske.
Huit combats ont eu lieu dans le secteur de Koursk depuis le début de la journée, dont quatre sont en cours. En outre, l’ennemi a effectué quatre frappes aériennes, largué sept bombes guidées et tiré 123 obus d’artillerie.
La situation dans les autres secteurs est restée inchangée.
Army Inform, État-major des forces armées ukrainiennes : 73 combats ont eu lieu depuis le début de la journée, traduction Deepl
Jeudi 15/5, 21h05
Négocentrisme.
[…] En réponse à la question d’un journaliste sur l’absence de Poutine, Trump a déclaré : « Pourquoi irait-il si je n’y vais pas ? » […]
RBC Ukraine, Trump sur le fait que Poutine ne participe pas aux négociations avec la Turquie : « Pourquoi irait-il si je n’y vais pas ? », traduction automatique
Pacha sera renvoyé au front le 20 ou le 21 mai. Il appelle sans arrêt, pour ne rien dire. « Viens ». « Tu veux venir ? ». « Ne viens pas ». « Tu peux venir ? »
Il n’y a pas de train quand on veut réserver si tard, pour dans deux ou trois jours. Hier, j’étais en ruine. Aujourd’hui, j’ai décidé de me calmer : pas la peine de se casser la tête à trouver un transport alors qu’il risque de passer les derniers jours à patrouiller le long de la frontière biélorusse. Il le saura aujourd’hui.
Comment ça va chez vous ?
Olga, Viber (vocal)
Jeudi 15/5, 8h00
Négo.
Révélée mercredi soir, la composition de la délégation envoyée par le Kremlin ne comporte pas le nom du président russe. Un responsable américain a déclaré peu après l’annonce du Kremlin que Donald Trump n’irait pas non plus en Turquie. […]
Les Echos, Guerre en Ukraine : Poutine et Trump ne participeront pas aux pourparlers en Turquie
Poutine ne va pas aux pourparlers, Trump ne va pas aux pourparlers – et pourtant ils disent toujours que Zelensky est un obstacle à la paix…
La France va transférer à l’Ukraine tous les obusiers automoteurs à roues CAESAR produits en 2025, a annoncé le président Macron.
Environ 12 unités sont fabriquées chaque mois, le total pourrait donc atteindre 144, soit plusieurs fois plus que ce qui a été livré pendant toutes les années de la guerre à grande échelle.
Boudanov serait incognito en Turquie (au cas où Putler se déciderait à sortir de son trou).
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, Il l’attend déjà
Mercredi 14/5, 22h35
Tcherno.
Le 14 février, une attaque de drone russe avait percé la coque en acier recouvrant l’ancien réacteur de la centrale de Tchernobyl et provoqué un incendie de la membrane protectrice. Enregistrées par des caméras de surveillance, les images ont été montrées, mercredi 14 mai, lors de l’assemblée générale de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui se tient à Londres.
Lors de cet événement, la France a annoncé un don de 10 millions d’euros destiné à financer de premiers travaux urgents, alors que les eaux de pluie s’infiltrent. « Les dommages risquent de s’accentuer si on ne fait pas des réparations d’urgence », s’inquiète Olga Zykova, vice-ministre des finances ukrainienne.
Dynamique de la confiance dans le Président V. Zelenskyy en 2019-2025
Dans la première quinzaine de mai 2025, 74 % des Ukrainiens font confiance au président V. Zelenskyy, contre 22 % qui ne lui font pas confiance. L’équilibre entre confiance et méfiance est de +52 %.
Par rapport à notre dernière enquête de mars 2025, la confiance dans le président a augmenté : la part de ceux qui lui font confiance est passée de 69 % à 74 %, tandis que la part de ceux qui ne lui font pas confiance a diminué de 28 % à 22 %. En conséquence, l’équilibre entre la confiance et la méfiance s’est amélioré, passant de +41 % à +52 %. […]
KIIS, Dynamique de la confiance dans le président V. Zelenskyy en 2019-2025 et attitudes à l’égard des élections, traduction Deepl
Mercredi 14/5, 9h25
America, America.
[…] Dans ce qui pourrait être le cadeau le plus précieux jamais offert aux États-Unis par un gouvernement étranger, l’administration Trump se prépare à accepter un Boeing 747-8 jumbo jet de luxe de la famille royale du Qatar – un cadeau qui sera mis à la disposition du président Donald Trump comme le nouvel Air Force One jusqu’à peu de temps avant son départ de la présidence, date à laquelle la propriété de l’avion sera transférée à la fondation de la bibliothèque présidentielle Trump, ont déclaré à ABC News des sources proches du projet.
[…] Premièrement, l’avion a 13 ans. Vous avez bien lu. Une petite autocratie moyen-orientale minable tente de corrompre notre président avec un avion d’occasion . Mon sentiment de fierté nationale a pris un coup ces dernières années. Avant, je croyais à toutes ces bêtises de ville étincelante perchée sur une colline, par exemple ; maintenant, je me contenterai d’une ville qui ne trahit pas ses amis et ses alliés, qui ne lèche pas le cul de ses ennemis et dont les habitants ne finissent pas ruinés, opprimés et mourants de la rougeole.
[…] Prochaine question : nous n’avons pas soumis cette transaction à un appel d’offres.
Aussi riches que soient les Qataris, les Saoudiens et les Émiratis ne sont pas en reste en matière de corruption. Poutine a volé des sommes colossales durant son long mandat. Et les Norvégiens, bien que moins portés sur la corruption, disposent de nombreuses ressources s’ils décident de jouer la carte de la corruption. Sommes-nous sûrs qu’un avion d’occasion à 400 millions de dollars nécessitant des réparations est le meilleur choix ?
Le bon gouvernant en moi est convaincu que c’est le genre d’opportunité qui devrait être publiée dans le Federal Register afin que toutes les entités – étrangères et nationales, gouvernementales, commerciales et individuelles – aient les mêmes chances d’offrir un avion aux États-Unis et à son président.
Sommes-nous certains que, compte tenu de leur nouvelle sollicitude pour le président Trump, Mark Zuckerberg ou Jeff Bezos ne voudraient pas tenter leur chance et n’équiperaient pas notre président d’un nouvel avion ? Sommes-nous certains qu’un pays en quête d’un accord commercial avantageux ne nous ferait pas une meilleure offre qu’un simple avion à 400 millions de dollars ? Sommes-nous sûrs qu’il n’existe pas quelque part un crypto-entrepreneur prêt à payer en Trump Coins, afin que le président perçoive les frais de transaction, ainsi que l’avion lui-même ? Le problème, lorsqu’on conclut un accord à soumission unique avec une partie dont le conseiller juridique est en conflit d’intérêts, c’est qu’on ne sait pas si l’autre partie fait réellement sa meilleure offre ou si une procédure concurrentielle produirait un meilleur résultat.
Je m’en inquiète. […]
Lawfare media, Benjamin Whites, La situation : un avion d’occasion qui a besoin de réparations, traduction automatique
L’agence de l’ONU pour l’aviation civile, l’OACI, a estimé, lundi 12 mai, que la Russie était responsable de l’accident du MH17, abattu il y a dix ans au-dessus de l’Ukraine, tuant 298 passagers et membres d’équipage. Il s’agit de la première décision du conseil de l’organisation « sur le bien-fondé d’un différend entre Etats membres ».
[…] « La Fédération de Russie n’a pas respecté ses obligations en vertu du droit aérien international lors de la destruction du MH17 de la Malaysia Airlines en 2014 », précise l’organisation dans un communiqué publié lundi.
Le 17 juillet 2014, le Boeing 777, qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur, a été abattu par un missile sol-air BUK de fabrication russe au-dessus du territoire aux mains des séparatistes prorusses. L’ensemble des 298 passagers et membres d’équipage de l’appareil ont été tués, parmi eux, 196 Néerlandais, 43 Malaisiens et 38 Australiens.
[…] Le gouvernement australien demande de prendre rapidement des mesures pour remédier à cette violation. « Nous demandons à la Russie d’assumer enfin sa responsabilité dans cet horrible acte de violence et de réparer sa conduite flagrante, comme l’exige le droit international », a-t-il ajouté. […]
Le Monde, MH17 abattu en Ukraine : la Russie responsable, selon l’agence de l’ONU pour l’aviation
Mardi 13/5, 12h20
Face de cul (suite).
Lors de son briefing quotidien, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin a refusé de commenter la proposition de Volodymyr Zelensky d’une rencontre avec Poutine à Istanbul. « La partie russe continue de se préparer aux négociations à Istanbul. Le Kremlin annoncera qui représentera la Russie dans les négociations avec l’Ukraine dès que Poutine le jugera nécessaire », a dit le porte-parole, cité par les agences de presse. […]
Mykhaïlo Podoliak, le conseiller du chef du cabinet (Andriy Yermak) du président ukrainien, a affirmé, lors de l’émission « The Breakfast Show » mercredi, que Volodymyr Zelensky ne mènerait des négociations en vue de la résolution du conflit avec personne d’autre à Istanbul que Vladimir Poutine. […]
En tant que fournisseur important d’obus d’artillerie de 155 mm et 152 mm basé à Sarasota, en Floride, Global Ordnance a besoin de tonnes de trinitrotoluène (TNT) pour les explosifs de ses ogives et de nitrocellulose pour fabriquer les charges qui les propulsent. De plus, les sociétés minières commerciales ont un besoin considérable de TNT. Cependant, les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ont provoqué d’importantes pénuries de ces deux composés chimiques essentiels. Pour compliquer encore les choses, les États-Unis ne produisent plus leur propre TNT depuis des décennies. […] Nous avons discuté avec Johnny Summers, vice-président de l’énergétique pour Global Ordnance.
[…] Q : Parlez-nous des effets de la pénurie actuelle de TNT.
R : Nous avions un contrat d’approvisionnement avec Zarya, en Ukraine, pour l’approvisionnement de matériel aux États-Unis, destiné à des contrats gouvernementaux et à des clients commerciaux. Nous avions acheminé 2 000 tonnes de ce matériel aux États-Unis, en partie pour le gouvernement américain et en partie pour des ventes commerciales, jusqu’au début de la guerre en 2022. Immédiatement, cette usine s’est retrouvée derrière les lignes ennemies et n’a plus de capacité de production depuis. Nous avons donc travaillé pour remplacer cette quantité pour nos clients pendant cette période, en raison des besoins croissants en TNT, liés aux multiples conflits, tant en Israël qu’en Ukraine.
[…] Q : Maintenant, où recherchez-vous TNT, compte tenu de la concurrence mondiale ?
R : Beaucoup de gens en recherchent, et il existe une importante capacité dans les zones interdites. La Chine propose du TNT dans le monde entier, et divers courtiers nous en proposent une ou deux fois par semaine. Nous n’avons pas le droit de nous procurer ce TNT en Chine, donc nous ne le faisons pas, merci beaucoup. Nous étudions d’autres sources d’approvisionnement dans d’autres pays. Je ne souhaite pas en dire trop pour le moment, mais nous sommes en négociations avec quelques usines dans d’autres pays qui ne figurent pas sur la liste des interdictions […].
[…] Q : Quel est le rapport entre les besoins en TNT du gouvernement américain et ceux des entreprises commerciales ?
R : Le gouvernement américain a publié un avis de recherche de sources pour le TNT pour la période 2027-2031. Les besoins varient de 1 à 8 millions de livres par an [à environ 20$ la livre]. Le besoin commercial actuel aux États-Unis pour 2025 s’élève à 4,4 millions de livres. Voici les données dont je dispose.
[…] Q : Et il y a une énorme pénurie de nitrocellulose ?
R : Il y a actuellement une pénurie de nitrocellulose utilisée pour fabriquer le propulseur, car la plupart des usines de propulseurs disent : « Si vous pouvez nous fournir plus de nitrocellulose, nous pourrons vous donner plus de propulseur. »
Q : De quelle quantité de nitrocellulose avez-vous besoin ?
R : Il faut environ 9 kg de nitrocellulose sèche pour fabriquer le propergol nécessaire à chaque charge propulsive M119 destinée à un obus d’artillerie. Nous livrons actuellement 1,0 million de kg de nitrocellulose en Amérique du Nord pour la fabrication de propergol.
Q : Est-ce difficile à produire ?
R : C’est beaucoup plus simple que le TNT. L’empreinte de l’usine et le mélange sont plus petits, et il est mélangé avec du coton pur. Ensuite, pour l’emballage et l’expédition, il est mélangé avec de l’eau dénaturée afin de pouvoir être expédié en toute sécurité. Une fois arrivé à l’usine, il faut évaporer toute cette eau avant de l’utiliser pour fabriquer la charge propulsive.
[…] Q : Dans quelle mesure est-il inquiétant que la Chine dispose d’un approvisionnement aussi important sur lequel elle compte elle-même tandis que les États-Unis doivent compter sur une chaîne d’approvisionnement beaucoup plus complexe ?
R : Cela renvoie vraiment à l’OTAN. Nous collaborons avec nos partenaires de l’OTAN pour répondre aux besoins de chacun et appliquer les solutions les plus rentables en temps de paix, car aucun pays de l’OTAN ne peut être totalement autonome à lui seul. On achète donc à un pays, on vend à un autre pour répondre à ses besoins de défense. La Chine a toujours semblé privilégier son autonomie militaire, et il faut s’y préparer et analyser le risque réel dans ce contexte. […]
The War Zone, Jeu d’obus : la pénurie mondiale de TNT, traduction automatique
Photo by CHARLY TRIBALLEAU/AFP via Getty Images
[…] Il est préparé par nitration du toluène (C7H8). Toute la difficulté de sa synthèse vient du fait que la température nécessaire à son obtention est proche de la température d’explosion du composé binitré (dinitrotoluène) formé intermédiairement. Sa formule est C6H2(NO2)3CH3.
[…] En novembre 2024, l’US Army attribue un contrat d’une valeur maximal de 435 millions de dollars à la filiale américaine de l’entreprise turque Repkon pour la construction d’une nouvelle usine produisant du TNT à Graham, comté de Muhlenberg, Kentucky qui selon les médias turques devrait être achevée en novembre 2028. […]
Pacha n’a pas encore bougé, il est à la frontière biélorusse jusqu’à la fin du mois. D’un côté, bien sûr, je suis contente qu’il soit encore à l’abri, de l’autre, j’ai peur qu’il le paye par un plus long séjour sur le front.
Olga, Viber (vocal)
Lundi 12/5, 23h35
Ci-gît.
Construire des galeries à 500 mètres sous terre, y stocker les déchets les plus dangereux produits par le parc nucléaire français et exploiter l’installation jusqu’à sa fermeture, au bout de cent cinquante ans, pourrait coûter entre 26,1 milliards et 37,5 milliards d’euros. Lundi 12 mai, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) doit remettre au ministèrechargé de l’industrie et de l’énergie l’évaluation actualisée du coût total du projet Cigéo, un centre industriel de stockage géologique, pour la période 2016 (date d’une précédente évaluation)-2170. Ce chiffrage ne prend pas en compte le coût associé aux déchets qui seraient produits par six, voire quatorze nouveaux réacteurs pressurisés européens (EPR), dont la construction a été annoncée par l’exécutif.
[…] La phase de construction initiale, d’une durée de vingt ans, doit permettre de bâtir notamment les installations de surface, la zone où seront réceptionnés et descendus les colis de déchets et les premières zones de stockage – les 250 kilomètres de galeries et d’alvéoles seront ensuite creusés au fur et à mesure. Puis, la phase d’exploitation devrait durer environ un siècle, de 2050 à 2145, la phase de démantèlement et de fermeture du site, qui sera entièrement scellé, devrait s’achever aux alentours de 2170. […]
Le Monde, Nucléaire : le centre d’enfouissement des déchets Cigéo pourrait coûter entre 26 milliards et 37 milliards d’euros
Le président russe Vladimir Poutine a appelé la Russie et l’Ukraine à reprendre les négociations bilatérales sur la base des protocoles d’Istanbul du début de l’année 2022, qui comprennent des exigences russes équivalant à une capitulation totale de l’Ukraine. Tout accord fondé sur ces protocoles serait un document de capitulation.
Poutine s’est adressé aux médias dans la nuit du 10 au 11 mai, à la suite de la proposition conjointe américano-ukraino-européenne d’un cessez-le-feu général d’au moins 30 jours à compter du 12 mai. Poutine n’a pas accepté la proposition conjointe américano-ukraino-européenne et a proposé à la place que la Russie et l’Ukraine « reprennent » les négociations directes qui, selon lui, « [l’Ukraine] a interrompu » en 2022, le 15 mai. L’assistant présidentiel russe Yuriy Ushakov a déclaré que la Russie annoncerait bientôt sa délégation aux négociations de reprise à Istanbul et que ces négociations devraient tenir compte des « développements des pourparlers de 2022 ».
[…] Le Wall Street Journal (WSJ) et le New York Times (NYT) ont rapporté en mars et juin 2024 que les deux publications avaient obtenu plusieurs versions des projets de protocoles lors des négociations de paix ukraino-russes d’avril 2022 à Istanbul. Les projets de protocoles exigeaient que l’Ukraine renonce à ses aspirations d’adhésion à l’OTAN et modifie sa constitution pour ajouter une disposition de neutralité qui interdirait à l’Ukraine de rejoindre des alliances militaires, de conclure des accords militaires ou d’accueillir du personnel militaire, des formateurs ou des systèmes d’armes étrangers en Ukraine.
[…] Poutine rejette la proposition conjointe américano-ukrainienne-européenne d’un cessez-le-feu général et continue d’exiger la reddition ukrainienne afin de garantir ses objectifs stratégiques en prolongeant les négociations tout en continuant à gagner du terrain. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 11 mai, traduction Deepl
Volodymyr Zelenskyy a mis Vladimir Poutine au défi de se rencontrer en personne pour des pourparlers de paix à Istanbul jeudi, dans un geste spectaculaire après un week-end d’effervescence diplomatique.
Ses commentaires ont été formulés après que M. Poutine a rejeté la demande de l’Ukraine et de ses alliés européens de signer un cessez-le-feu de 30 jours, mais a déclaré que la Russie était prête à des négociations directes avec l’Ukraine. M. Poutine a indiqué que les délégations des deux pays devraient se rencontrer jeudi en Turquie.
Bien que les dirigeants européens aient insisté pour qu’il n’y ait pas de négociations tant que M. Poutine n’aura pas accepté un cessez-le-feu, Donald Trump a fait pression sur M. Zelenskyy pour qu’il accepte « immédiatement » des négociations dans un message publié cette semaine sur Truth Social. Peu après, M. Zelenskyy a rendu publique son offre surprise.
« Nous attendons un cessez-le-feu complet et durable, à partir de demain, pour fournir la base nécessaire à la diplomatie », a déclaré le président ukrainien dans un communiqué. « Il ne sert à rien de prolonger les tueries. Et j’attendrai Poutine en Turquie jeudi. Personnellement. J’espère que cette fois-ci, les Russes ne chercheront pas d’excuses ». […]
The Guardian, Zelenskyy défie Poutine de se rencontrer en personne pour des pourparlers de paix, traduction Deepl
Dimanche 11/5, 23h25
Lettonie (un peu moins de 2 millions d’habitants, capitale Riga).
En juin 1940, durant la Seconde Guerre mondiale, elle est d’abord envahie, comme le prévoyaient les clauses secrètes du Pacte germano-soviétique (en même temps que les deux autres pays baltes [la Lituanie et l’Estonie]), par l’URSS après un « plébiscite » organisé pour donner à l’annexion de la Lettonie une apparence de légitimité.
Les États-Unis et la plupart des pays non-communistes membres de l’ONU, ainsi que, par la suite, le Parlement européen, la CEDH et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU n’ont pas reconnu l’incorporation de la Lettonie parmi les quinze républiques socialistes soviétiques et ont continué à la reconnaître de jure comme État souverain.
[…] Du fait de la non-reconnaissance internationale de leur annexion par l’URSS (voir plus haut), les trois pays baltes ont pu, contrairement aux douze autres républiques ex-soviétiques, quitter la sphère d’influence russe, opter pour une politique euro-atlantique et finalement adhérer à l’OTAN en avril 2004, puis à l’Union européenne le 1er mai 2004.
[…] En janvier 2022, lors de la crise russo-ukrainienne de 2021-2022, la Lettonie a annoncé qu’elle enverrait des systèmes de défense aérienne FIM-92 Stinger en Ukraine. Les systèmes de défense aérienne ont été livrés en février 2022, peu avant l’invasion russe de l’Ukraine. La Lettonie a immédiatement condamné l’invasion russe de l’Ukraine au cours de ses premières heures, s’est déclarée prête à accueillir des réfugiés ukrainiens et a suspendu la délivrance de visas lettons aux citoyens russes. […]
1/ On célèbre les 80 ans de la fin du nazisme à un moment où le nationalisme et l’extrême-droite se normalisent un peu partout.
2/ Ce qui a germé sur le cadavre du communisme soviétique se trouve à l’aise avec ces résurgences et les inspire.
Dimanche 11/5, 14h45
Cessez-le-feu (suite).
L’Ukraine est ouverte à des négociations directes avec la Russie plus tard cette semaine, mais seulement si Moscou signe d’abord un cessez-le-feu inconditionnel, a déclaré Volodymyr Zelenskyy, en réponse à la suggestion de Vladimir Poutine de négocier en Turquie.
« Il est inutile de poursuivre les massacres, même un seul jour. Nous attendons de la Russie qu’elle confirme un cessez-le-feu – complet, durable et fiable – à compter de demain, le 12 mai, et l’Ukraine est prête à s’y conformer », a déclaré le président ukrainien dans un message publié sur X dimanche matin.
Son chef de cabinet, Andriy Yermak, s’est montré plus clair dans un message Telegram, en réponse à la suggestion de Poutine selon laquelle les délégations ukrainienne et russe devraient se rencontrer ce jeudi à Istanbul : « D’abord un cessez-le-feu de 30 jours, puis tout le reste. » […]
The Guardian, L’Ukraine est prête à rencontrer la Russie, mais seulement si un cessez-le-feu est accepté, déclare Zelenskyy, traduction automatique
Dimanche 11/5, 14h25
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
De suite après l’élection du pape le 8 mai, c’est bien la grande parade militaire à Moscou du 9 mai qui devait marquer les esprits. Mais les pays européens ont remarquablement retourné la situation en se réunissant en Ukraine le 10 mai dans un sommet à Kiev qui fait enfin espérer une issue à ce conflit sanglant que la Russie a déclenché en février 2022 pour soumettre son voisin.
Le 9 mai, la Russie fêtait en « grande pompe » les 80emes commémorations de la « grande victoire patriotique » contre le nazisme en 1945. Défiant la réalité historique, Vladimir Poutine essaye d’assimiler la guerre mondiale contre Hitler (oubliant au passage que Staline avait commencé par s’allier avec celui-ci) avec sa propre guerre de soumission de l’Ukraine qu’il n’arrive d’ailleurs pas à gagner, lui qui croyait avoir la deuxième armée du monde.
[…] Sa grande commémoration du 9 mai aurait dû être célébrée avec une large partie du monde, néanmoins une vingtaine seulement de dirigeants se sont réunis à Moscou, dont la moitié issue de l’ancien empire soviétique…
Notons au passage que, parmi l’autre dizaine de chefs d’État présents à Moscou, deux Européens affichaient leur obédience à la Russie de Poutine, tout en voulant profiter des avantages de l’Union européenne : le président serbe et le Premier ministre slovaque…
Cependant, le clou de la parade du 9 mai à Moscou n’était pas telle arme ou telle unité militaire, mais bien l’affichage pendant trois jours de la proximité de Vladimir Poutine avec le président chinois, Xi Jinping. […] « Ne va surtout pas penser que j’ai vraiment besoin de toi » semble dire le président russe à Trump avec cette démonstration de force et de soutien international.
La grande parade à Moscou du 9 mai 2025 a vu défiler des unités militaires chinoises ainsi que des régiments russes de « héros » de la guerre contre l’Ukraine… Vladimir Poutine a semblé ainsi faire un bras d’honneur à celui qui cherche désespérément le prix Nobel de la paix et à se montrer comme le « président le plus puissant de l’histoire des États-Unis ».
[…] Pour protéger ces commémorations, Poutine avait en effet réquisitionné de nombreux systèmes de défense anti-aérien autour de Moscou. Et les Ukrainiens en ont profité pour bombarder sur le sol même de la Russie des cibles relativement sensibles, des entreprises clés dans l’industrie de l’armement russe. Mais les seuls qui pouvaient cartographier ces faiblesses temporaires dans la défense sol-air russe sont les agences de renseignement américaines, qui ont fait montre dans ce conflit de leur supériorité en ce domaine.
[…] Sans l’avoir annoncé, pour des raisons de sécurité mais aussi pour créer une forme de surprise, les pays européens, ainsi que d’autres alliés membres de la « coalition des volontaires » prêts à soutenir militairement l’Ukraine, se sont réunis le 10 mai à Kiev au cœur de l’Ukraine. […] Et cette fois, ils ont pris soin de se concerter avec les États-Unis de Donald Trump pour qu’ensemble – Ukraine comprise – ils exigent la même chose de Vladimir Poutine.
[…] Le projet porté désormais par les Européens et les Américains consiste à figer la guerre en l’état dans un premier temps, par un réel « cessez-le-feu » [qui signifie littéralement que les armes se taisent, ni tirs, ni bombardements] afin de discuter d’un accord déterminant la fin du conflit dans des conditions acceptables par les différentes parties, Européens compris.
[…] Dans ce plan, les concessions territoriales sont importantes, la péninsule de la Crimée est de fait attribuée à la Russie qui l’a annexée illégalement en 2014, et la plupart des territoires conquis par l’armée russe lui sont concédés, mais avec un mécanisme intelligent de tracé d’une ligne de démarcation qui fasse sens, plutôt que de figer pour un temps indéterminé une ligne de front aussi biscornue que tourmentée.
Ainsi la centrale nucléaire de Zaporijia, conquise à ce stade par la Russie, serait échangée contre des territoires ukrainiens encore libres pour lisser une future frontière qui sera malgré tout une forme de rideau de fer, entre une Ukraine libre et une fédération de Russie se comportant plus que jamais en empire menaçant. Ce fut la situation de l’Allemagne de l’Ouest pendant 45 ans et la frontière de l’Ukraine libre est à dessiner clairement de manière à la stabiliser.
[…] Les alliés ont obtenu, sur le précédent ouest-allemand que même Donald Trump connaît, que l’Ukraine libre soit protégée par le déploiement d’une force militaire conséquente qui n’a pas besoin d’être massée sur la ligne de front. […] Notons au passage la duplicité de Poutine assimilant à « une menace de guerre » la présence sur le territoire ukrainien de militaires d’autres nations, alors que ses troupes sont déployées sur presque 20% de sa surface, avec le renfort affiché de soldats nord-coréens et d’armes iraniennes… La grande contrariété de Poutine sur le sujet est à relier à l’efficacité de cette mesure qui empêcherait toute tentative ultérieure de reprise de sa guerre d’agression. C’est donc un point essentiel de ce projet pour mettre fin à la guerre.
[…] A ce stade, le 11 mai, Poutine refuse le cessez-le-feu en proposant des négociations « sans conditions préalables […] pour discuter des causes profondes de cette guerre », les « conditions préalables » étant justement cette trêve des armes. Poutine utilise cet argument depuis des années pour faire croire qu’il veut la paix tout en continuant la guerre.
[…] Donald Trump est maintenant au pied du mur, saura-t-il faire pression sur Poutine et le faire « cesser le feu » pour discuter sérieusement de la fin de cette guerre ? Ou bien l’auteur de « The Art of The Deal » se laissera-t-il berner par le dictateur russe qui n’a jamais compris qu’un seul langage, celui de la force ?
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Poutine refuse de cesser le feu contre l’Ukraine, Trump au pied du mur ?
Dimanche 11/5, 14h15
Poison.
Au début du mois de mai, la critique de cinéma et journaliste Ekaterina Barabash, âgée de 64 ans, a fait la une des journaux internationaux lorsqu’il a été révélé qu’elle avait réussi à s’évader de son assignation à résidence en Russie et à demander l’asile politique en France.
Ekaterina Barabash a été assignée à résidence en février pour avoir publié des articles critiquant la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Elle a été accusée de diffuser sur ses réseaux sociaux des informations « sciemment fausses » sur l’armée.
Le Kremlin a intensifié sa répression de la dissidence en Russie depuis le début de sa guerre à grande échelle contre l’Ukraine, non seulement en ciblant ceux qui osent s’exprimer contre la guerre, mais aussi en favorisant un climat de surveillance qui rappelle les pires périodes de l’ère soviétique, incitant les citoyens russes à se surveiller les uns les autres.
Pour Mme Barabash, la guerre a touché une corde sensible : elle est la fille d’un universitaire ukrainien renommé et son fils vit en Ukraine avec sa famille. Contrairement à de nombreux Russes, qui cherchent à justifier la guerre ou se retranchent dans l’indifférence, Mme Barabash s’est sentie moralement obligée de s’exprimer
« La plupart des gens en Russie ne sont pas prêts à chercher la vérité », a déclaré Mme Barabash au Kyiv Independent depuis la France. […]
La critique de cinéma et journaliste russe Ekaterina Barabash qui a échappé à l'assignation à résidence et a fui la Russie en mai 2025. (Facebook)
[…] Ekaterina Barabash : Même les Russes intelligents et bien éduqués ne comprennent pas vraiment l’Ukraine. Presque tous les Russes ont été empoisonnés par la propagande impériale. Ils ont été élevés avec cette propagande – elle fait partie de leur vision du monde.
On leur a toujours enseigné que l’Ukraine n’était qu’une partie de la Russie. Que la langue ukrainienne n’est qu’une version légèrement différente du russe. Que les Ukrainiens sont nos « jeunes frères » et que nous formons tous un seul peuple – les Russes. J’ai entendu cela à maintes reprises, même de la part de bonnes personnes, même de la part de ceux qui s’opposent à la guerre.
Mais cette croyance est une sorte de poison. Chaque Russe grandit avec cette croyance, souvent sans même s’en rendre compte.
[…] The Kyiv Independent : Que voudriez-vous dire aux personnes qui vivent encore en Russie ?
Ekaterina Barabash : Vous savez, j’ai récemment réalisé une chose que je n’avais pas comprise au début : il est impossible de les faire changer d’avis. C’est comme la religion : soit on croit, soit on ne croit pas. Si vous voulez connaître la vérité, vous pouvez chercher des informations, mais la plupart des gens en Russie ne sont pas prêts à les chercher.
Lorsque je leur demande pourquoi ils ne consultent pas d’autres sources, comme les médias ukrainiens, ils me répondent souvent : « Il y a beaucoup de médias (ukrainiens). Il existe de nombreux médias (ukrainiens) qui proposent des versions russes des informations, et de nombreuses personnes comprennent l’anglais, de sorte qu’elles pourraient facilement accéder aux médias européens. Pourtant, ils ne se fient qu’aux sources russes.
La réponse que j’entends souvent est : « Tout le monde ment ». Ils sont prêts à accepter les mensonges de la propagande russe, mais ils n’envisagent même pas les récits concurrents provenant d’autres sources. « Tout le monde ment », disent-ils. C’est un argument terrible – un argument stupide, en fait.
C’est malheureux, vraiment, mais que puis-je dire à ces gens ? Honnêtement, je ne peux rien dire de plus. Si vous avez peur, restez silencieux. Je comprends : tout le monde a une famille, des biens et ne veut pas finir en prison. Mais si vous vous sentez concernés, quittez la Russie, si vous le pouvez, si c’est possible. […]
The Kyiv Independent, La plupart des Russes « se fichent de la guerre », déclare la journaliste Ekaterina Barabash après avoir fui la Russie, traduction Deepl
Dimanche 11/5, 13h50
Belarus : petite crise de la patate.
Les pommes de terre sont devenues une denrée rare en Biélorussie. Depuis quelques mois, les habitants de cette ancienne république soviétique se plaignent de ne plus en trouver en magasin, alors que c’est le produit le plus important de leur alimentation quotidienne. […] L’affaire est d’importance tant le tubercule est un symbole de l’identité nationale. Considéré comme le « deuxième pain », il incarne l’autosuffisance rurale. En 2015, le dirigeant biélorusse, Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994 et qui aime se présenter comme un homme du peuple, s’était fait filmer en train de participer à une récolte.
[…] Selon les experts, la pénurie de pommes de terre est liée, en grande partie, aux prix fixés par l’Etat, qui rendent la vente sur le marché intérieur non rentable. « Les augmentations de prix ont été interdites par décret, a rappelé, en mars, l’analyste Alexandre Knyrovich auprès du média biélorusse indépendant Charter97. […] Le coût des pommes de terre n’a pas le droit d’augmenter de plus de 3 % par an. « Naturellement, cela ne correspond pas à la réalité, assure l’expert, car les prix augmentent pour tout : les semences, le carburant, les engrais et, surtout, les salaires des Biélorusses augmentent. Tout cela est inclus dans le prix de revient. »
Face aux réglementations des prix imposées par l’Etat, les producteurs se sont tournés vers le marché russe, où le kilogramme de pommes de terre est vendu presque deux fois plus cher. En 2024, la Biélorussie est ainsi devenue le plus grand fournisseur de ce légume vers la Russie, selon la plateforme de l’Organisation des Nations unies Comtrade.
[…] Des citoyens se sont adressés directement au dirigeant pour se plaindre de la situation et de la qualité des produits disponibles. « Certains m’écrivent ici et disent que les pommes de terre sont mauvaises, a poursuivi M. Loukachenko, l’air consterné. Pourquoi ? » Jeudi, le dirigeant a invité la population à faire preuve de patience, et affirmé que le pays était prêt à « endurer un mois » sans pommes de terre. « Nous survivrons un mois. Mais nous ne resterons pas sans pommes de terre », a assuré le chef de l’Etat, promettant que la situation s’améliorerait bientôt.
Le Monde, En Biélorussie, la pénurie de pommes de terre sème le mécontentement
Paris-Match — En vacances avec son fils Nikolaï, Alexandre Loukachenko ramasse des pommes de terre le 17 août 2015, photo Andrei Stasevich, BelTA, Reuters
Samedi 10/5, 14h30
Cessez-le-feu (suite).
Le respect du cessez-le-feu proposé samedi à Moscou par l’Ukraine et ses alliés sera contrôlé par les Etats-Unis avec une contribution européenne, a annoncé Emmanuel Macron depuis Kiev. La vingtaine de pays membres de la coalition des volontaires a « décidé de soutenir un cessez-le-feu » de trente jours « avec une surveillance assurée principalement par les Etats-Unis d’Amérique » et à laquelle « tous les Européens contribueront », a-t-il expliqué.
Le président français a, par ailleurs, répété les menaces de nouvelles sanctions européennes et américaines si la Russie ne respectait pas la trêve : « En cas de violation de ce cessez-le-feu, nous sommes agréés que des sanctions massives seraient préparées et coordonnées entre Européens et Américains. »
The Kyiv Independent — (De gauche à droite) Le Premier ministre polonais Donald Tusk, le Premier ministre britannique Keir Starmer, la Première dame Olena Zelenska, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz sur la place de l'Indépendance (Maidan Nezalezhnosti) à Kiev, le 10 mai 2025, avant un rassemblement de dirigeants européens dans la capitale ukrainienne. (Photo : Bureau du Président) [edit]
Samedi 10/5, 14h30
Allemagne : motus.
Après trois ans de transparence étendue, le nouveau gouvernement allemand va apparemment à nouveau garder la plupart des livraisons d’armes allemandes à l’Ukraine secrètes. « A l’avenir, le gouvernement fédéral réduira considérablement la communication sur la livraison de systèmes d’armes », selon l’agence de presse dpa qui cite des sources gouvernementales.
On veut ainsi avant tout « refuser des avantages militaires à l’agresseur dans la guerre d’Ukraine ». Réduire les débats publics sur les livraisons d’armes fait partie de la « tactique dans la conduite de la guerre ».
[…] Le [chancelier Olaf Scholz] avait décidé le 27 février 2022 – trois jours après l’invasion russe de l’Ukraine – de livrer des armes au pays attaqué. Pendant environ quatre mois, il n’y a eu pratiquement aucune communication à ce sujet.
En juin 2022, suite à la pression publique, le gouvernement fédéral a décidé de mettre en ligne une liste détaillée de toutes les livraisons d’armes. Aujourd’hui encore, le site bundesregierung.de présente toutes les armes livrées et leur nombre. On peut par exemple y lire que l’Allemagne a livré 25 obusiers blindés, 121 chars Leopard, 1050 drones armés ou 478.000 munitions d’artillerie.
Le gouvernement Scholz voulait ainsi prouver que l’Allemagne était le plus grand fournisseur d’armes de l’Ukraine après les Etats-Unis. La dernière mise à jour de la liste a eu lieu le 6 mai, le jour de la nomination du nouveau gouvernement fédéral.
[…] Cela devrait désormais être terminé. Le nouveau gouvernement fédéral fait apparemment volte-face et garde à nouveau le secret sur les livraisons d’armes afin de créer une « ambiguïté stratégique », comme on dit dans le jargon : une ambiguïté qui permet de dissimuler à l’adversaire ses propres actions.
La manière dont le Bundestag sera informé à l’avenir des livraisons d’armes n’a pas encore été communiquée. Contrairement à l’envoi de soldats, le Parlement ne doit pas donner son accord. Il est toutefois probable que le Parlement soit informé des livraisons d’armes lors d’une réunion secrète de la commission de la défense. […]
Spiegel, Les livraisons d’armes allemandes à l’Ukraine apparemment à nouveau secrètes, traduction Deepl
Samedi 10/5, 14h20
Pologne.
Aujourd’hui, vendredi 9 mai, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre polonais Donald Tusk ont signé à Nancy un traité d’amitié très attendu. Le document prévoit, entre autres, un renforcement de la coopération bilatérale en matière de lutte contre les cyberattaques, les ingérences étrangères, et « ouvre la possibilité d’une coopération » en matière de dissuasion nucléaire.
Pour Varsovie, c’est toutefois la clause d’assistance mutuelle qui fait « l’essence de ce traité ».
Le traité d’amitié et de coopération signé aujourd’hui entre Paris et Varsovie a une vocation large et entend rassembler les deux pays vers un horizon commun. En particulier, il accentue la solidarité mutuelle des deux pays en matière de défense : la Pologne est le pays de l’OTAN qui dépense le plus en matière de défense (4,15 % de son PIB en 2024 et 5 % cette année), tandis que la France est la seule puissance de l’Union dotée de l’arme nucléaire.
Le président polonais Andrzej Duda avait déjà déclaré le 17 avril qu’il souhaitait accueillir des armes nucléaires françaises sur le sol polonais.
Avant de se rendre à Nancy, Tusk a quant à lui dit que le traité de Nancy « ouvrait la possibilité » d’une extension du parapluie nucléaire français au territoire polonais.
En répétant à Nancy que les « intérêts vitaux » de la France intégraient aussi ceux de ses « principaux partenaires », Emmanuel Macron semble avoir répondu à ces attentes : « Depuis les années 60, avec les propos du général de Gaulle, la dimension européenne de cette dissuasion a été affirmée et elle a été constamment réaffirmée par tous mes prédécesseurs et j’ai pu le faire moi-même […] Ce qui veut dire que dans la prise de décision de ce que sont les intérêts vitaux, les intérêts de nos principaux partenaires sont intégrés ».
[…]
Le Grand Continent, Paris et Varsovie signent un traité d’amitié à Nancy qui « ouvre la possibilité » d’une extension du parapluie nucléaire français à la Pologne
Lors des conférences sur le climat de 2024 et 2025, alors que les températures mondiales atteignaient des records et que des incendies ravageaient des régions en Grèce, au Canada, au Brésil, en Turquie et aux États-Unis, le discours sur l'action restait enfoui dans les graphiques circulaires et les statistiques. Ce dessin illustre ce décalage : une forêt brûle juste à l'extérieur du mur de verre, un cerf court pour sauver sa vie – mais à l'intérieur, les graphiques continuent de défiler. Un reflet de l'inaction des politiques et des réponses tardives face à la rapidité de l'effondrement environnemental. (traduction automatique)
Transférer aux marchés le risque financier des désastres climatiques, pandémies et autres cyberattaques : c’est le principe des étonnants « cat bonds ». Ces « obligations catastrophe » portent sur un péril donné pour une zone précise, comme un séisme au Japon ou un ouragan aux Etats-Unis. Elles sont émises par le monde assurantiel, parfois par des Etats ou des entreprises.
Ceux qui les achètent, surtout des grands investisseurs (plus rarement des particuliers, par le biais d’une cinquantaine de fonds), parient que la catastrophe en question n’aura pas lieu. S’ils ont vu juste, ils récupèrent leur mise à l’échéance, au bout de trois à cinq ans. Entre-temps, ils touchent un intérêt annuel – environ 10 % ces deux dernières années, selon Groupama. […]
Le Monde, « Cat bonds » : quand spéculer sur les catastrophes rapporte
Samedi 10/5, 8h00
Koursk, 9 mois plus tard.
La seule opération militaire récente que Poutine a présentée le Jour de la Victoire était la répression de l’incursion ukrainienne dans l’oblast de Koursk.
Poutine a remercié et mis en avant les troupes nord-coréennes lors du défilé du Jour de la Victoire le 9 mai, et le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a noté que des commandants nord-coréens de haut rang ayant participé à la reconquête de l’oblast de Koursk étaient présents au défilé. Le chef d’état-major russe, le général Valéry Guerassimov, a déclaré que les forces russes avaient repoussé toutes les forces ukrainiennes de l’oblast de Koursk le 26 avril, après près de neuf mois d’opérations russes
[…] Le Kremlin a profité des célébrations du Jour de la Victoire en Russie, le 9 mai, pour se positionner comme bénéficiant d’un large soutien international trois ans après son invasion de l’Ukraine. Il a notamment souligné le renforcement des partenariats de la Russie avec la République populaire de Chine (RPC) et la Corée du Nord.
Le Kremlin a indiqué que des chefs d’État et de hauts représentants d’au moins trente États, les dirigeants de l’Autorité palestinienne et des régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, soutenues par le Kremlin, ainsi que les dirigeants de plusieurs organisations internationales – dont la Communauté des États indépendants (CEI), dominée par la Russie, l’Union économique eurasiatique (UEE) et l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) – se sont rendus en Russie pour le défilé du Jour de la Victoire et les événements qui ont suivi le 9 mai. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 mai, traduction automatique
Samedi 10/5, 7h55
Défilé.
Si le défilé de Poutine devait refléter la réalité de la guerre et l’état actuel de la Russie, il pourrait ressembler à ceci.
Discours de l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l'Ukraine auprès du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, commandant en chef des forces armées ukrainiennes (2021-2024) Valeriy Zaloujny à la Conférence de Londres sur la sécurité, 9 mai 2025
Il est très symbolique de prendre la parole aujourd’hui, alors que le monde devrait célébrer le 80e anniversaire de la fin de la guerre contre le fascisme. Mais malheureusement, le pays qui a souffert du fascisme à l’époque, continue aujourd’hui encore, après s’être approprié la victoire collective, à mener une guerre brutale. Comme il y a 80 ans, les fascistes ont tué des femmes et des enfants sous les slogans de leur propre propagande. Et inversement, les descendants de ceux qui ont déposé les armes par la force font de leur mieux pour protéger le peuple ukrainien. Que s’est-il passé dans ce monde ?
[…] Aujourd’hui, je veux parler des menaces croissantes qui continuent de perturber l’ordre mondial et qui pourraient bientôt conduire au fait que chacun d’entre nous dans cette salle aura besoin d’aide. Tout cela se passe dans le contexte de la guerre en Ukraine, où, comme tout le monde le sait, les soldats ukrainiens combattent non seulement les ressources combinées de la Russie, de la Chine, de la Corée du Nord et de l’Iran, mais aussi leurs soldats. Ne trouvez-vous pas étrange qu’au XXIe siècle, exactement 80 ans après la fin de la guerre la plus sanglante de l’humanité, une guerre se déroule au cœur de l’Europe pour la onzième année, qu’elle prenne de l’ampleur chaque jour et qu’elle fasse de plus en plus de victimes ? Cela ne vous surprend-il pas ? Et l’ordre mondial ? Existe-t-il vraiment ?
Voici notre expérience de l’ordre mondial. Ainsi, la chose la plus difficile à expliquer est aux enfants dont les pères sont morts sur le vrai front. Il est impossible de l’expliquer aux parents qui ont perdu leurs enfants innocents. Je peux aussi vous dire ce que c’est que de parler à des mères qui ne savent même pas où est leur enfant et qui espèrent un miracle jusqu’au bout.
Voyons ce que cet « ordre mondial » qui existait avant le 8 août 2008 signifiait pour l’Ukraine. Je reviens délibérément sur cette date parce que c’est à ce moment-là, lorsque des missiles et des obus russes ont volé sur la tête d’enfants géorgiens, que cet ordre mondial aurait dû se faire sentir. Mais l’ordre mondial est resté silencieux et a regardé un pays se permettre de tuer le peuple d’un autre pays. Et qu’en est-il des règles sur lesquelles cet ordre mondial était fondé ? Ces règles, qui étaient conservées au sein d’une organisation appelée les Nations unies, sont également restées silencieuses. Et exactement 17 ans plus tard, en 2025, cette même organisation – oui, l’ONU – n’a même pas pu reconnaître officiellement le fait évident que des Ukrainiens sont tués quotidiennement.
[…] Les règles prescrites pour la coexistence ne s’appliquent pas. Les institutions chargées de contrôler l’application de ces règles ne pourront jamais les contrôler, car elles-mêmes font partie de ceux qui ne sont pas satisfaits de ces règles.
La force du traité n’a pas d’importance. Les tendances destructrices du système de sécurité mondial ont remis en question le système des garanties de sécurité internationales. Que vaut le mémorandum de Budapest, par exemple ? La même chose que l’article 5 du traité de l’OTAN. Le concept de garanties de sécurité – juridiques, diplomatiques et militaires – a perdu son caractère inconditionnel. Et la recherche même de ces garanties, à l’exemple de l’Ukraine, remet en cause leur existence aujourd’hui.
[…] J’espère que l’OTAN est susceptible de réussir cette épreuve de force, ce qu’elle devrait naturellement être. Je souhaite sincèrement qu’il ne s’agisse que d’une épreuve morale.
[…] J’ai dit à plusieurs reprises que la nature de la guerre moderne avait changé et continuait de changer. Lorsque je parle de la nature de la guerre, je ne pense pas seulement aux drones qui envahissent le champ de bataille. N’imaginez jamais que vous avez besoin d’une transformation de l’industrie de la défense ou d’un réarmement. Il faut une nouvelle politique d’État. Comme par le passé, à l’époque de la maîtrise de l’énergie nucléaire ou de l’exploration spatiale. Je parle de technologies qui continuent à se développer, je parle de nouvelles sciences, de production et, bien sûr, d’utilisation des forces armées. Cela signifie de nouvelles tactiques, une nouvelle organisation, de nouvelles doctrines, une nouvelle formation et une nouvelle planification de la défense (allocation de fonds). Tout cela nécessite non seulement des ressources supplémentaires, mais aussi, et surtout, du temps supplémentaire. Par exemple, si l’OTAN abandonne les chars ce soir et commence à maîtriser les technologies, elle pourra atteindre le niveau des forces armées ukrainiennes de 2024 en 5 ans environ. Mais la technologie évoluera pendant ce temps. Et les ennemis aussi.
[…] Aujourd’hui, tous les hommes politiques sont à la recherche de leurs victoires dans le passé, là où ils aimeraient revenir. Certains veulent restaurer l’URSS et ramener l’OTAN à ses frontières de 1997, d’autres veulent redonner sa grandeur à l’Amérique, d’autres pensent à la Grande Hongrie, d’autres à la grandeur de l’Empire ottoman. La Chine est inspirée par son passé de leader du développement mondial. Mais la vérité est qu’il est probablement impossible de remonter le temps aujourd’hui. Le monde est complètement différent. Et le développement technologique peut à nouveau tout changer, rendant impossible tout retour en arrière. Cela signifie que nous avons tous une chance de sauver nos enfants et leur avenir.
Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que les problèmes mondiaux exigent une solution mondiale. Et cela signifie qu’il faut construire une alternative à l’ordre mondial des dictatures qui est déjà en train de prendre forme.
Bien sûr, cela devrait commencer par le fait que le monde occidental ne peut pas se permettre de laisser l’Ukraine perdre la bataille contre ses ennemis qui planifient sa destruction. Après tout, l’Ukraine est un obstacle à un nouvel ordre mondial en Europe.
[…] L’Europe a donc besoin de l’Ukraine comme bouclier. Nous avons la plus grande armée du continent. Nous sommes la seule armée qui sait comment dissuader la Russie. Nous sommes la seule armée qui sait comment mener une guerre moderne de haute technologie.
L’Ukraine a besoin de l’Europe comme source d’investissement, de soutien politique et moral.
Ukraïnska Pravda, Les nouvelles alliances de sécurité comme alternative à l’ordre mondial des dictatures. Le leader sera celui qui maîtrisera la technologie. Traduction Deepl
L’Ukraine a annoncé vendredi avoir démasqué un réseau d’espions hongrois tentant d’obtenir des secrets de défense dans une région frontalière de l’Ukraine – la première fois qu’elle affirme qu’une telle opération a été découverte.
Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont déclaré avoir arrêté deux agents des services spéciaux hongrois, qui, selon eux, rendaient compte à un responsable des renseignements militaires hongrois et recherchaient des vulnérabilités de défense terrestre et aérienne dans la région du sud-ouest de Zakarpattia, qui borde la Hongrie.
« Des mesures globales sont actuellement en cours pour traduire en justice tous les membres du réseau de renseignement hongrois », indique le communiqué.
Cette nouvelle a déclenché une série de représailles diplomatiques vendredi. La Hongrie a réagi aux arrestations en expulsant deux membres du personnel de l’ambassade d’Ukraine à Budapest. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a déclaré sur sa page Facebook que deux espions qui travaillaient « sous couverture diplomatique » à l’ambassade avaient reçu l’ordre de partir.
Plus tard vendredi, l’Ukraine a convoqué l’ambassadeur de Hongrie et a ordonné à deux diplomates de quitter le pays dans les 48 heures. […]
CNN, L’Ukraine annonce avoir découvert un réseau d’espionnage hongrois opérant dans une région frontalière, traduction automatique
Vendredi 9/5, 20h45
Inde / Pakistan.
L’ escalade du conflit entre l’Inde et le Pakistan pourrait offrir au monde un premier véritable aperçu de la manière dont la technologie militaire avancée chinoise se comporte face au matériel occidental éprouvé – et les actions de défense chinoises sont déjà en plein essor.
Les actions de la société chinoise AVIC Chengdu Aircraft ont augmenté de 40 % cette semaine, alors que le Pakistan a affirmé avoir utilisé des avions de combat J-10C produits par AVIC pour abattre des avions de combat indiens – y compris le Rafale de fabrication française – lors d’une bataille aérienne mercredi.
[…] Superpuissance militaire montante, la Chine n’a pas mené de guerre majeure depuis plus de quatre décennies. Mais sous la direction de Xi Jinping, elle s’est empressée de moderniser ses forces armées, consacrant des ressources au développement d’armes sophistiquées et de technologies de pointe.
[…] Au cours des cinq dernières années, la Chine a fourni 81 % des armes importées par le Pakistan, selon les données de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI).
Ces exportations comprennent des avions de combat, des missiles, des radars et des systèmes de défense aérienne de pointe qui, selon les experts, joueraient un rôle crucial dans tout conflit militaire entre le Pakistan et l’Inde. Certaines armes de fabrication pakistanaise ont également été développées conjointement avec des entreprises chinoises ou construites avec la technologie et l’expertise chinoises. […]
CNN, La Chine a investi des milliards dans le développement de technologies militaires. Le conflit entre l’Inde et le Pakistan pourrait constituer son premier test majeur, traduction automatique
Une bannière sur le mur du musée de Narva, en Estonie, face à la Russie. [sur la rive opposée, la Russie a déployé un écran géant et un système de sonorisation pour diffuser son défilé]
Vendredi 9/5, 7h45
Cessez-le-feu etc.
La trêve autoproclamée de Moscou, entrée en vigueur à minuit le 8 mai, ne se fait pas sentir sur les lignes de front, ont déclaré des soldats ukrainiens au Kyiv Independent, signalant de nombreux cas d’activité militaire russe tout au long de la journée.
« Il n’y a pas de trêve. Il y a des bombardements, de l’artillerie, des drones et des bombardements en vol », a déclaré Petro Kuzyk, commandant de bataillon de la Garde nationale.
Le Kremlin a annoncé cette mesure le 28 avril, affirmant que toutes les actions militaires cesseraient du 8 mai jusqu’à minuit le 11 mai pour marquer le Jour de la Victoire de la Russie le 9 mai.
L’Ukraine n’a pas été consultée sur cette proposition et la Russie n’a fourni aucun détail sur la manière dont le cessez-le-feu serait mis en œuvre ou surveillé. […]
The Kyiv Independent, « Le front est bruyant » — pour les soldats ukrainiens, le « cessez-le-feu » russe du jour de la Victoire est une nouvelle imposture, traduction automatique
Le Kremlin continue de s’emparer du mythe russe de la Seconde Guerre mondiale à l’approche du 9 mai, jour férié de la Victoire, afin de justifier auprès de la société russe une guerre prolongée en Ukraine et une future agression contre l’OTAN.
Le ministre russe de la Défense, Andreï Belousov, a publié le 8 mai un article dans lequel il affirmait que la guerre russe en Ukraine resterait dans l’histoire comme un acte de courage et d’une importance comparable à la victoire de l’armée et du peuple soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale.
Belousov a affirmé que la guerre russe en Ukraine s’inscrivait dans la continuité des « glorieuses traditions » de bravoure et d’héroïsme soviétiques, ainsi que de l’enthousiasme du peuple soviétique à s’engager et à soutenir l’effort de guerre.
[…] Belousov a réitéré le récit fallacieux, souvent répété par le Kremlin, selon lequel la Russie n’avait d’autre choix que de lancer son invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022, car la situation était « de vie ou de mort ». Belousov a affirmé que l’Ukraine était un canal pour la « croisade » collective de l’Occident contre la Russie, ce qui, selon lui, est une manifestation de « russophobie éternelle » et vise à éradiquer l’État russe. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 mai, traduction automatique
Jeudi 8/5, 16h20
C’est ballot.
Pendant ce temps, une ONG appelée « Paix en Ukraine » a placé une immense banderole sur laquelle on peut lire « Au revoir, Fico » à l’aéroport de Bratislava.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Le Premier ministre slovaque cherchait jeudi un itinéraire pour se rendre à Moscou afin d’assister au défilé militaire de la victoire russe après la fermeture de l’espace aérien lituanien aux vols le transportant vers cet événement. Il a déclaré que d’autres pays baltes avaient imposé des restrictions similaires.
Robert Fico, qui a rencontré le président russe Vladimir Poutine au Kremlin en décembre, est le seul dirigeant de l’Union européenne à prévoir d’assister aux célébrations du 9 mai à Moscou, qui comprendront un défilé auquel participeront plus de deux douzaines de dignitaires étrangers, dont le président chinois Xi Jinping.
[…] Le président lituanien Gitanas Nauseda a déclaré mercredi que son pays avait fermé son espace aérien aux vols transportant Fico et le président Aleksandar Vucic de Serbie, pays qui ne fait pas partie de l’UE, à destination de Moscou.
Les avions voyageant entre la Russie et l’Europe utilisent généralement l’espace aérien lituanien depuis que les transporteurs européens ont été invités en 2021 à éviter la route la plus courte via la Biélorussie dans le cadre de mesures punitives contre Minsk en réponse au fait qu’elle a envoyé un avion de guerre pour forcer l’atterrissage d’un vol Ryanair.
L’espace aérien ukrainien, une autre route plus courte, est fermé depuis 2022 en raison de l’invasion russe.
Le ministère letton des Affaires étrangères a déclaré qu’il n’autoriserait aucun vol vers le défilé [à Moscou], mais n’a pas spécifiquement mentionné le dirigeant slovaque, tandis que les responsables estoniens – qui ne se trouve sur aucune trajectoire de vol évidente – ont déclaré qu’on ne leur avait pas demandé de survol.
« L’Estonie nous a dit qu’elle ne nous permettrait pas de survoler son territoire, bien que la Slovaquie ait une autorisation annuelle pour que la flotte gouvernementale puisse utiliser l’espace aérien estonien », a déclaré Fico sur sa page Facebook.
« Cela complique considérablement notre calendrier car nous ne sommes pas en mesure de participer aux événements convenus demain soir (8 mai) à Moscou. » […]
Reuters, Le Premier ministre slovaque Fico cherche un itinéraire vers la Russie après la fermeture de l’espace aérien des pays baltes, traduction automatique
Jeudi 8/5, 13h30
Terres rares.
Les députés ukrainiens ont ratifié l’accord sur l’exploitation des ressources naturelles du pays, signé fin avril avec les Etats-Unis, par 338 voix « pour », a annoncé le député Iaroslav Jelezniak, sur Telegram. « Ce document n’est pas seulement une construction juridique − il constitue le fondement d’un nouveau modèle d’interaction avec un partenaire stratégique clé », a salué sur X la ministre de l’économie, Ioulia Svyrydenko. […]
Le retour sur investissement d’un nouvel accord minier entre l’Ukraine et les Etats-Unis prendra probablement une décennie ou plus, les investisseurs étant confrontés à de nombreux obstacles pour lancer la production de nouvelles mines dans ce pays ravagé par la guerre.
Le développement de mines produisant des minéraux d’importance stratégique dans des pays dotés de secteurs miniers établis comme le Canada et l’Australie peut prendre de 10 à 20 ans, ont déclaré jeudi des consultants miniers.
[…] Mais la plupart des gisements minéraux en Ukraine ne disposent que de peu de données confirmant leur viabilité économique. Les investisseurs pourraient également hésiter à investir dans un pays où les infrastructures, comme l’électricité et les transports, ont été dévastées par l’invasion russe à grande échelle, il y a trois ans, et où la sécurité future n’est pas garantie.
« Si quelqu’un pense que tous ces minéraux vont soudainement quitter l’Ukraine, il rêve », a déclaré Adam Webb, responsable des minéraux chez Benchmark Minerals Intelligence.
« La réalité est qu’il sera difficile pour les gens de justifier d’investir de l’argent là-bas alors qu’il existe des options pour investir dans des minéraux critiques dans des pays qui ne sont pas en guerre. » […]
Reuters, Les États-Unis et l’Ukraine pourraient attendre une décennie ou plus avant de percevoir les revenus de l’accord sur les minéraux, traduction automatique
Jeudi 8/5, 13h15
Drones.
Les faits se déroulent dans la région de Soumy, au nord-est de l’Ukraine. Selon le communiqué officiel, des opérateurs de drones de reconnaissance auraient repéré un groupe de soldats russes escortant trois prisonniers ukrainiens à travers une forêt clairsemée. Grâce à l’imagerie thermique, ils ont pu suivre les mouvements du groupe, malgré le feuillage printanier qui empêche une bonne visibilité, explique un article du magazine en ligne Forbes.
La suite de l’opération a demandé une coordination millimétrée de la part des pilotes : plusieurs drones de type Mavic, modifiés pour larguer des grenades, sont déployés sur zone. Guidés par les drones de reconnaissance, ils parviennent à cibler les soldats russes avec une précision redoutable. Six grenades sont larguées, forçant les ravisseurs à fuir et laissant les prisonniers libres de s’échapper. Dans la confusion, les captifs prennent la poudre d’escampette, guidés par les signaux lumineux d’un autre drone qui les mène jusqu’à un pont en bois, direction les lignes ukrainiennes.
[…] La mission, menée par au moins quatre drones de trois types différents, a mobilisé deux unités distinctes et témoigne d’un haut niveau de coordination et d’improvisation.
Ce sauvetage high-tech met en lumière la vulnérabilité persistante des forces russes face aux drones ukrainiens. Les soldats filmés en train de fuir les lâchers de grenades n’essaient même pas d’abattre les engins qui les harcèlent. Pour leur défense, il est vrai qu’abattre un petit drone avec une arme automatique relève de la gageure: non seulement la cible est difficile à atteindre, mais tirer expose immédiatement le soldat à une riposte.
Les contre-mesures électroniques portatives, comme les «brouilleurs de tranchée», peinent à rivaliser: leur portée est limitée à une centaine de mètres, bien en deçà de l’altitude de largage des drones-bombardiers. Quant aux armes anti-drones à fréquence radio, elles restent rares, coûteuses et souvent peu efficaces, comme en témoignent de nombreuses séquences où les drones poursuivent imperturbablement leur mission.
[…] Certaines unités ukrainiennes affirment que leurs engins peuvent effectuer près de 70 missions avant d’être perdus, et leur précision dépasse désormais celle des mortiers ou de l’artillerie sur des cibles mobiles.
Cette opération, aussi réussie soit-elle, aurait pu tourner au drame: les exécutions sommaires de prisonniers par les forces russes sont loin d’être rares, et la moindre hésitation aurait pu coûter la vie aux captifs. Mais cette fois, la technologie et la coordination ukrainiennes ont fait la différence. […]
Slate, des drones ukrainiens signent une des opérations de sauvetage les plus folles du conflit
Jeudi 8/5, 12h30
Fuku and co.
Le souvenir de l’incident [sic] de la centrale de Fukushima Daichii le 11 mars 2011 semble lointain. Désormais, le Japon s’engage à « utiliser au maximum » l’énergie nucléaire, comme l’indique en substance le 7ᵉ plan stratégique pour l’énergie, adopté le 18 février 2025 par le gouvernement japonais. Il s’agit d’un virage à 180 degrés par rapport au précédent plan de 2021 qui visait à réduire significativement la dépendance à l’atome.
Le Japon, pionnier en Asie dans ce domaine, a relié pour la première fois une centrale nucléaire à son réseau électrique en 1966 (11 ans avant la Corée du Sud et 35 ans avant la Chine !). Pourquoi Tokyo se tourne-t-il à nouveau vers cette énergie ? Outre l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la flambée des prix du gaz due à la guerre en Ukraine rend le nucléaire plus attractif pour le Japon, un pays qui importe 90 % de ses besoins énergétiques. […]
The Conversation, Gauthier Mouton, enseignant-chercheur, Sciences Po Lyon, Le retour de l’énergie nucléaire civile au Japon traduit un certain pragmatisme du gouvernement
Jeudi 8/5, 11h40
La tarentelle du nuc.
À l’heure actuelle, les causes du blackout, qui a secoué l’Espagne la semaine dernière, ne sont pas encore connues. Pourtant, dans le débat public, chacun y va de sa solution pour que cette situation ne se reproduise pas. C’est dans ce contexte que le sujet du nucléaire refait surface. Le pays a, en effet, prévu une sortie du nucléaire avec la fermeture progressive des centrales du pays, en commençant par celle d’Almaraz. Cette centrale, composée de deux réacteurs de 1 045 MW, produit l’équivalent de 8 % de la consommation annuelle du pays et est considérée comme parfaitement fonctionnelle, notamment grâce à des investissements réguliers. […]
Révolution énergétique, La méga panne d’électricité ravive le débat sur le nucléaire en Espagne
Adam Ferguson / The New York Times-Redux / RÉA
Trente ans d’essais nucléaires français en Polynésie ont laissé des traces profondes dans l’environnement et dans la société. En s’appuyant sur de récentes déclassifications d’archives, l’historien Renaud Meltz en retrace l’histoire à travers un dictionnaire franco-tahitien mis en ligne début 2025.
[…] Vous rapportez tous ces éléments dans un dictionnairehistorique en français et en tahitien. Pourquoi le publier maintenant ? Et pourquoi sous cette forme ?
R. M. L’histoire du CEP s’est longtemps heurtée à la non-communicabilité de ses archives régaliennes, car l’État jugeait qu’elles contenaient un certain nombre de documents proliférants, c’est-à-dire susceptibles d’amener à la prolifération des essais nucléaires, alors que la France a signé en 1998 le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires. C’est seulement en juillet 2021 que le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé la déclassification des archives, hors sources proliférantes. Dès lors a pu s’écrire l’histoire du CEP.
Par-delà nos publications scientifiques, nous avons choisi de raconter cette histoire sous la forme d’un dictionnaire bilingue en mettant en ligne, au fil de l’eau, des notices rédigées par des spécialistes de plusieurs disciplines. Du fait de son statut, la Polynésie française peut adapter les programmes scolaires et enseigner le fait nucléaire. Alors qu’il existe peu d’ouvrages spécialisés sur la question et que le livre imprimé demeure un bien peu accessible dans les archipels, un dictionnaire sous forme numérique, conciliant exigence scientifique et clarté pédagogique, nous paraissait la formule la plus à même de toucher les jeunes, tout en nourrissant la communauté scientifique internationale.
D’autre part, à la requête des autorités locales et des associations d’anciens travailleurs du nucléaire, nous avons traduit l’ensemble des notices, et nous le faisons désormais en lien avec l’Académie tahitienne, de façon à proposer la première ressource savante sur le nucléaire en tahitien et un nouveau corpus de littérature scientifique susceptible d’être étudié dans les filières de langues polynésiennes.
CNRS, Le Journal, Un dictionnaire franco-tahitien du nucléaire en Polynésie
Le report du quatrième round de pourparlers entre Washington et Téhéran, qui devait se tenir samedi 3 mai à Rome, serait dû à une multitude de facteurs, entre tergiversations américaines et soutien iranien aux attaques des houthistes. La presse locale et régionale s’inquiète d’un déraillement total des discussions.
Les négociateurs américains et iraniens devaient se retrouver samedi 3 mai dans la capitale italienne pour un quatrième round de pourparlers sur le dossier épineux du nucléaire iranien, après que les deux parties ont fait état de progrès lors des cycles précédents. Mais il n’en a pas été ainsi, la réunion ayant finalement été reportée, tandis que l’optimisme du début a vite cédé la place au pessimisme. […]
Courrier International, Nucléaire iranien : le report des négociations signe-t-il la fin du processus diplomatique ?
[…] L’Inde menace alors le Pakistan de couper l’eau du fleuve Indus, qui prend sa source en Chine, passe par l’Inde avant d’irriguer une immense partie du Pakistan. Un traité bilatéral protège le Pakistan de cette menace depuis plus d’une cinquantaine d’années, mais la menace de l’Inde fait craindre à Islamabad pour ses ressources en eau.
Le Pakistan a d’ores et déjà assuré qu’en cas de passage à l’acte de l’Inde, cela serait considéré comme un acte de guerre. Une situation qui inquiète la communauté internationale, l’Inde et le Pakistan étant des puissances nucléaires.
Si le stock d’ogives nucléaires est similaire entre les deux pays, leur stratégie est bien différente. En effet, comme l’explique Thomas Friang, directeur exécutif de l’Institut Géopolitique & Business de l’Essec, à LCI, « il y a une différence majeure entre l’Inde nucléaire et le Pakistan nucléaire, c’est que dans la doctrine nucléaire pakistanaise, l’arme nucléaire peut être considérée comme une arme de premier emploi, pas comme une arme de réplique, contrairement à l’Inde ».
Cela ne signifie pas que le Pakistan passera à l’acte, mais « on comprend que l’armée pakistanaise y aurait recours si les intérêts vitaux du Pakistan sont menacés. Et vu l’importance de ces affluents de l’Indus, on peut s’interroger de savoir si les intérêts vitaux du Pakistan seraient en danger, et donc s’ils seraient susceptibles d’employer cette arme de premier emploi », assure le spécialiste, inquiet du manque de dialogue entre les deux pays.
TF1 Info, « Dans la doctrine pakistanaise, le nucléaire peut être considéré comme une arme de premier emploi » : faut-il craindre une escalade entre l’Inde et le Pakistan ?
[…] Dans sa tribune parue dans le journal officiel Rossiïskaïa Gazeta, Xi Jinping avance une thèse profondément révisionniste en affirmant que la « rétrocession » de Taïwan à la Chine après la Seconde Guerre mondiale est un fait historique et juridique « incontestable ».
Il affirme également que la Russie « soutient fermement toutes les mesures prises par le gouvernement chinois et le peuple chinois pour réaliser la réunification nationale ».
En rendant public, en russe, l’existence d’un axe sino-russe prêt à soutenir et justifier une annexion territoriale allant jusqu’à l’évocation d’une action militaire, le secrétaire général du PCC pose une question stratégique cruciale au reste du monde : qui souhaite encore arrêter ce processus ? Qui a les moyens de défendre une démocratie face à un empire ?
On remarquera que c’est par ses thèses révisionnistes sur l’Ukraine que Vladimir Poutine a préparé et justifié la grande invasion de 2022 — comme Poutine, Xi Jinping nie l’existence politique de Taïwan et refuse d’envisager qu’elle puisse choisir son positionnement géopolitique d’une manière autonome ou indépendante. […]
Xi Jinping — Cette année marque le 80ᵉ anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise, de la Grande Guerre patriotique de l’Union soviétique et de la Guerre mondiale contre le fascisme. Elle marque également le 80ᵉ anniversaire de la fondation de l’Organisation des Nations unies (ONU). En cette saison où « pommiers et poiriers sont en fleurs », je me rendrai prochainement en visite d’État en Russie et participerai aux célébrations du 80ᵉ anniversaire de la victoire de la Grande Guerre patriotique de l’Union soviétique, afin de rendre hommage, aux côtés du vaillant peuple russe, à l’histoire et aux héros tombés.
[…] Cette année marque aussi le 80ᵉ anniversaire de la rétrocession de Taïwan. Le retour de Taïwan à la Chine est un résultat victorieux de la Seconde Guerre mondiale et une composante essentielle de l’ordre international d’après-guerre. Une série d’instruments ayant valeur juridique en droit international, dont la Déclaration du Caire et la Proclamation de Potsdam, ont tous confirmé la souveraineté de la Chine sur Taïwan. Ce fait historique et juridique ne peut souffrir aucune contestation de même que ne souffre aucune contestation l’autorité de la Résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations unies. Quelle que soit l’évolution de la situation sur l’île de Taïwan ou les troubles induits par des forces extérieures, la tendance historique vers la réunification finale et inévitable de la Chine est irréversible.
La Chine et la Russie se sont toujours soutenues mutuellement sur les questions touchant à leurs intérêts fondamentaux et préoccupations majeures. La Russie a réaffirmé à de nombreuses reprises qu’elle adhérait strictement au principe d’une seule Chine, que Taïwan était une partie inaliénable du territoire chinois, qu’elle s’opposait à toute forme d’« indépendance de Taïwan », et qu’elle soutenait fermement toutes les mesures prises par le gouvernement chinois et le peuple chinois pour parvenir à la réunification nationale. La Chine salue hautement la position constante de la Russie. […]
Le Grand Continent, Dans une tribune publiée en russe Xi Jinping affirme avoir le soutien total de Vladimir Poutine pour annexer Taïwan
Jeudi 8/5, 11h15
Tcherno : un petit trou.
Selon les premières évaluations et les experts en ingénierie, un drone russe Shahed, coûtant jusqu’à 75 000 livres sterling, aurait causé des dégâts d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de livres sterling sur le site de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Le coût d’une réparation complète sera probablement supporté par les gouvernements occidentaux, y compris le Royaume-Uni, car les premières estimations indiquent qu’une réparation complète coûtera plus que les 25 millions d’euros disponibles dans un fonds d’urgence international spécial.
[…] La structure métallique de 110 mètres de haut de Tchernobyl a été touchée avant 2 heures du matin le 14 février. Les capteurs ont enregistré « un séisme de magnitude 6 à 7 », selon Serhiy Bokov, l’ingénieur en chef de service. « Mais nous avons clairement compris que ce n’était pas ça », a-t-il déclaré.
L’attaque – rapidement attribuée à un drone volant en contrebas à une altitude indétectable par radar – a percé un trou de 15 mètres carrés dans la toiture extérieure. Elle a également provoqué un incendie particulièrement dévastateur et complexe, qui a touché le revêtement intérieur de la structure et a nécessité plus de deux semaines d’extinction.
[…] la structure de confinement est désormais plus vulnérable à la rouille à long terme en raison d’une exposition accrue aux éléments et des dommages causés au revêtement. Deux cents petits forages ont également été réalisés dans la structure afin d’éteindre l’incendie du revêtement avec de l’eau.
« Ne pas réparer n’est pas envisageable », a déclaré Eric Schmieman, ingénieur américain qui a travaillé à la conception et à la construction du refuge de Tchernobyl pendant 15 ans. Une réparation complète, a-t-il ajouté, « coûterait au minimum des dizaines de millions de dollars, voire des centaines de millions », et les réparations prendraient « des mois, voire des années ».
L’abri était initialement prévu pour une durée de vie de 100 ans, permettant le démantèlement du sarcophage et des déchets nucléaires en dessous, mais cette durée est désormais remise en question sans réparation, a ajouté Schmieman.
[…] D’autres sources, au fait de l’exercice d’évaluation, ont déclaré au Guardian que les estimations de Schmieman semblaient correctes. Bien que la BERD dispose de 25 millions d’euros de fonds pour les travaux d’urgence, elle a déclaré qu’un financement nettement plus important était nécessaire pour relever les défis à long terme du démantèlement posés par l’incident. […]
The Guardian, Une frappe de drone russe a causé des dégâts d’une valeur de plusieurs dizaines de millions à Tchernobyl, traduction automatique
Photographie : Julia Kochetova/The Guardian
Jeudi 8/5, 11h10
Lituanie.
Le Parlement lituanien a donné jeudi son accord à la sortie du pays de la convention internationale interdisant les mines antipersonnel, en invoquant la nécessité de renforcer sa sécurité dans le contexte de l’invasion russe en Ukraine. Depuis l’agression russe en l’Ukraine, en 2022, les pays limitrophes de la Russie craignent que Moscou ne les prenne pour cible aussi.
[…] « La Russie utilise tout ce qu’elle a contre l’Ukraine pour tuer des innocents. Nous utiliserons tous les moyens possibles et impossibles pour dissuader et, si nécessaire, défendre. Les bottes des soldats russes ne franchiront plus jamais nos frontières », [a annoncé la ministre de la défense, Dovilė Šakalienė, sur X.]
Le Parlement a approuvé la sortie du traité par 107 votes, aucun contre, et trois abstentions. La décision doit entrer en vigueur six mois après que la Lituanie en aura officiellement informé les Nations unies. […]
[…] Le soldat se dit confiant sur la capacité de son armée, pour le moment, à tenir la ligne de front, notamment en raison des évolutions technologiques et de la prévalence des drones dans les combats, devenus les armes les plus létales. « Au début de la guerre, tout reposait sur l’infanterie et l’artillerie, dit-il, mais, aujourd’hui, ce sont les dronistes qui organisent l’ensemble de la ligne de front. A quoi ressemble la zone de combat ? C’est apocalyptique, ce sont juste des territoires ravagés et complètement vides sur les kilomètres qui séparent nos deux armées, on appelle ça la “killing zone”. Rien n’échappe aux drones. »
Or l’Ukraine peut compter sur son autonomie dans la production de drones, dont elle espère pouvoir fabriquer cinq millions d’exemplaires cette année. […]
Le Monde, Guerre en Ukraine : « Ce conflit va encore durer dix ans »
Une commémoration aux allures de requiem : l’Europe et la Russie célèbrent le 80e anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale tout en consacrant la fin de l’ordre international qui en est issu. Deux parties d’un continent séparées par un pays en guerre, l’Ukraine, que l’agression russe a renvoyée à son destin séculaire de terre de sang. […]
Le Monde, Sylvie Kauffmann, « Quatre-vingts ans après la fin de la seconde guerre mondiale, deux Europe se font face, au centre d’un chaos dominé par d’autres »
Mercredi 7/5, 21h10
Zapo.
Dans toutes les propositions de paix rendues publiques par les États-Unis, la Russie, l’Europe et l’Ukraine, un point revient systématiquement : la réouverture de la centrale nucléaire endommagée de Zaporijia, la plus grande d’Europe, qui compte six réacteurs. Les États-Unis souhaitent la reconstruire et l’exploiter. La Russie insiste sur le fait que la centrale leur appartient. L’Ukraine, quant à elle, affirme qu’elle doit rester ukrainienne. Mais dans cette lutte pour le contrôle de cette centrale, située en première ligne de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la difficulté, voire l’intérêt, de la réparer et de la redémarrer est indéniable.
Compte tenu du coût et des difficultés techniques liés à la remise en service de Zaporijia, il est difficile de savoir si l’une de ces parties sera à la hauteur de la tâche. La Russie affirme pouvoir remettre en service au moins un des réacteurs en quelques mois. Les États-Unis n’ont pas fixé de date butoir pour la remise en service de Zaporijia. L’Ukraine affirme que, même en cas de paix durable et de contrôle total de la centrale, la remise en service des six réacteurs prendrait encore jusqu’à deux ans.
La réouverture de Zaporijia pourrait prendre beaucoup plus de temps. Et personne n’a encore avancé le coût. […]
Une guerre ouverte entre deux puissances nucléaires. Le scénario a de quoi faire frémir, mais il semble plausible au vu des assauts de la nuit de mardi à mercredi entre l’Inde et le Pakistan. Certes, les tirs de missiles indiens sur neuf bases qualifiées de terroristes par New Delhi dans le Cachemire pakistanais et la destruction, selon Islamabad, de cinq avions de chasse indiens, ne constituent pas encore une guerre véritable, avec risque automatique de montée aux extrêmes.
Mais il s’agit de l’affrontement le plus grave entre les deux pays depuis la guerre de 1971 à l’issue de laquelle le Pakistan oriental, devenu le Bangladesh, avait été arraché au Pakistan occidental, au prix d’un million de morts, essentiellement des civils. Depuis qu’ils se sont dotés de l’arme nucléaire en 1998, les tensions récurrentes entre les deux pays au Cachemire n’ont jamais dépassé le niveau de l’escarmouche.
En effet, une guerre ouverte peut théoriquement déboucher sur une situation où un des deux protagonistes, acculé par la menace d’une défaite cinglante, tire des missiles nucléaires tactiques pour obliger l’autre à lâcher prise. Le Pakistan et l’Inde sont au coude à coude en matière d’arsenal nucléaire, avec environ 170 missiles tactiques chacun (d’une puissance équivalente à celle de la bombe d’Hiroshima, quelques dizaines de kilotonnes), selon le SIPRI, l’institut suédois de référence sur les questions conflictuelles.
[…] Si la possession d’armes nucléaires incite donc à se montrer très circonspect avant de se lancer dans un conflit conventionnel à grande échelle, cela ne constitue pas pour autant une assurance tout risque, contrairement à un cliché répandu. Il existe un contre-exemple historique de guerre entre deux nations « dotées », l’URSS et la Chine de Mao, en 1969, pour un conflit frontalier en Extrême-Orient : 20.000 morts.
On a même vu un pays non nucléaire, l’Argentine, essayer d’arracher un bout de territoire, certes isolé, les îles Malouines, à une puissance dotée, le Royaume-Uni, en 1980. […] Un risque d’escalade nucléaire ne semble d’ailleurs pas préoccuper grand monde au vu de la réaction des chancelleries, qui au-delà des appels traditionnels à la retenue n’ont pas jugé nécessaire de demander une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Nulle ruée non plus sur les valeurs refuge des marchés financiers internationaux ce mercredi.
[…] Depuis 2019, l’Inde, frustrée à l’époque par ses vieux jets soviétiques, s’est dotée de 36 avions Rafale français , et le Pakistan de J-10 chinois, eux aussi ultramodernes. L’Inde a acheté des systèmes antiaériens russes S-400 et le Pakistan des HQ-9 chinois.
Les Échos, Inde-Pakistan : quel risque de guerre entre deux puissances nucléaires ?
« Nous pensons qu’il est probablement impossible pour nous d’assurer une médiation complète sans au moins quelques négociations directes entre les deux parties. C’est donc sur cela que nous nous concentrons », a déclaré J. D. Vance, le vice-président américain, lors d’un débat à Washington. […]
« La guerre en Ukraine ne prendra pas fin sans encore plus d’engagement politique et militaire des Etats-Unis, les Européens ne peuvent pas s’y substituer », a estimé le chancelier allemand, Friedrich Merz, au cours d’une conférence de presse avec Emmanuel Macron. Un futur cessez-le-feu « devrait être garanti par une participation des Etats-Unis ».
America, America : on avait déjà oublié que l’Amérique pouvait s’exprimer sur ce ton : ça va vite !
Joe Biden a accusé Donald Trump de faire preuve d’un « apaisement moderne » dans son approche de la Russie et a exprimé ses craintes que l’Europe « perde confiance dans la certitude de l’Amérique », dans sa première interview depuis qu’il a quitté la Maison Blanche en janvier.
« Il [Vladimir Poutine] pense que la Russie a des droits historiques sur l’Ukraine », a déclaré M. Biden à la BBC. Quiconque pense que le président russe arrêterait si Kyiv concédait des territoires, comme l’a récemment proposé M. Trump, « est tout simplement stupide », a-t-il ajouté.
S’exprimant au Delaware à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, M. Biden a déclaré que la position de M. Trump constituait un « apaisement moderne », en référence aux tentatives du premier ministre britannique Neville Chamberlain d’apaiser Adolf Hitler dans les années 1930.
Il a également déclaré qu’il craignait que l’Europe ne perde confiance dans « la certitude de l’Amérique et le leadership de l’Amérique » et qu’une rupture des relations entre les États-Unis et l’Europe sous Trump « changerait l’histoire moderne du monde ». […]
The Guardian, M. Biden accuse M. Trump de faire preuve d’un « apaisement moderne » à l’égard de la Russie, tradcution Deepl
Le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz, a averti les États-Unis de « rester en dehors » de la politique de son pays après que l’AfD d’extrême droite a reçu un fort soutien des alliés du président américain, Donald Trump.
Merz, 69 ans, un conservateur élu chancelier de la plus grande économie européenne plus tôt dans la journée , a également déclaré qu’il prévoyait de parler par téléphone avec Trump jeudi.
Son alliance CDU/CSU a remporté les élections de février devant le parti anti-immigration Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui est arrivé deuxième avec plus de 20% – un record pour le groupe. […]
The Guardian, Friedrich Merz appelle les États-Unis à « rester en dehors » de la politique allemande, traduction automatique
Photographie : Action Press/REX/Shutterstock
Mercredi 7/5, 7h30
Tchèchenie.
Le chef de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov, a exprimé son désir de démissionner de son poste, mais a reconnu que seul le président russe Vladimir Poutine pouvait approuver cette demande. M. Kadyrov a contribué à stabiliser les tensions interethniques dans le Caucase du Nord, et le fait de quitter son poste sans successeur approprié pourrait menacer la stabilité du régime de M. Poutine.
Le 5 mai, en réponse à des rumeurs de démission, Kadyrov a déclaré au média tchétchène Chechnya Segodnya qu’il avait demandé à être « relevé » de son poste de chef de la République tchétchène et qu’il espérait que sa demande « serait soutenue », mais que d’autres personnes non précisées « auraient leurs propres initiatives, leur propre vision ».
« Le 6 mai, Kadyrov a déclaré sur sa chaîne Telegram que » beaucoup » avaient mal compris sa déclaration du 5 mai et a précisé que seul Poutine peut décider si Kadyrov peut quitter son poste et que Kadyrov ne peut que demander à partir ou offrir sa démission. Kadyrov a souligné qu’il était un « homme d’équipe » et qu’il suivrait les ordres de Poutine, laissant entendre qu’il conserverait son poste si c’était ce que Poutine décidait. Il est actuellement difficile de savoir si Kadyrov prend cette demande au sérieux, car il a périodiquement exprimé son désir de démissionner de son poste de chef de la République tchétchène depuis 2016 et est toujours revenu sur ses déclarations.
[…] La mort ou le départ de Kadyrov, s’il survient pendant ou immédiatement après la guerre en Ukraine, pourrait laisser les intérêts de Poutine dans le Caucase du Nord sans protection, à moins que Kadyrov et Poutine ne désignent un successeur approprié. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 mai, traduction Deepl
Mercredi 7/5, 7h20
Inde / Pakistan.
Les tensions sont au comble entre les deux puissances nucléaires voisines. Elles avaient été ravivées le 22 avril par un attentat dans la partie du Cachemire administrée par l’Inde, cette dernière accusant Islamabad. Cette région disputée a déjà été à l’origine de plusieurs guerres. La communauté internationale redoute un nouvel embrasement.
[…] L’Inde et le Pakistan se sont lancés dans la nuit de mardi à mercredi dans l’affrontement militaire le plus intense depuis la guerre de Kargil en 1999. Il était 1h44 du matin ce mercredi lorsque le ministère indien de la Défense publie un communiqué d’à peine dix lignes : «Les forces armées ont lancé l’opération Sindoor et frappé des cibles terroristes au Pakistan ainsi que dans la partie du Cachemire occupée par le Pakistan. […] Aucune infrastructure militaire n’a été ciblée. L’Inde a fait preuve d’énormément de retenue en choisissant les cibles et la méthode pour les détruire.»
[…] Trois chasseurs de l’armée de l’air indienne se sont écrasés sur le territoire indien, pour des raisons qui non pas été immédiatement précisées, lors des combats qui opposent mercredi les deux pays, a-t-on appris de source sécuritaire indienne.
[…] Le conseiller à la sécurité nationale de l’Inde Ajit Doval a tenu informé le secrétaire d’État américain Marco Rubio peu de temps après les frappes de New Delhi contre le Pakistan, a annoncé mardi l’ambassade indienne à Washington.
[…] «Le monde ne peut pas se permettre une confrontation militaire» entre l’Inde et le Pakistan, a déclaré mardi le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, peu après des frappes militaires menées par New Delhi contre le Pakistan, qui a promis de riposter.
Le Figaro, Frappes indiennes : l’armée pakistanaise annonce un nouveau bilan de «26 civils tués», 46 blessés
Mercredi 7/5, 7h05
Drones.
Le principal aéroport de Moscou a été fermé à deux reprises dans la nuit de mardi à mercredi en parallèle d’attaques de drones ukrainiens en direction de la capitale russe, selon les autorités.
[…] Près d’une trentaine de dirigeants étrangers, dont le président chinois, Xi Jinping, sont attendus dans la capitale russe, où doit se tenir, vendredi, un grand défilé militaire en présence de Vladimir Poutine, pour célébrer les 80 ans de la victoire contre l’Allemagne nazie lors de la deuxième guerre mondiale. […]
[…] M. Zelensky a remercié les Emirats arabes unis, médiateur entre Kiev et Moscou dans le dossier des prisonniers de guerre, pour « leur aide » dans cet échange. Parmi les militaires ukrainiens échangés, il y a trois officiers et 202 soldats et sergents, a annoncé l’état-major ukrainien chargé des prisonniers de guerre, précisant qu’il s’agissait du cinquième échange du genre depuis le début de l’année. En tout, l’Ukraine a réussi à récupérer 4 760 de ses compatriotes lors de 64 échanges organisés depuis le début de l’invasion russe en février 2022, selon la même source. […]
Le blogueur et bénévole ukrainien Serhii Sternenko , ancien chef de la branche d’Odessa du groupe nationaliste Secteur droit, a déclaré jeudi avoir été victime d’une tentative d’assassinat. Sternenko, qui collecte des fonds pour l’achat de drones destinés aux forces armées ukrainiennes depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, a écrit sur sa chaîne Telegram le 1er mai : « J’ai été attaqué. Blessé. » Deux minutes plus tard, il enchaînait avec un autre message : « Tout va bien, aucune menace pour la vie. » Il a ensuite indiqué que l’agresseur, une femme, avait été appréhendé.
[…] Selon le média Graty, le nom de la suspecte est Liudmyla Chumerska. La chaîne de télévision Suspilne a indiqué qu’elle était sans emploi, handicapée et, selon son avocat, soumise à une dialyse.
Lors de l’audience, l’avocat de Chumerska a déclaré que la suggestion de tuer Sternenko provenait d’une « personne en qui [sa cliente] avait entièrement confiance ». Selon lui, cette personne affirmait que Sternenko travaillait pour le Service fédéral de sécurité russe et coordonnait les frappes russes sur Kiev. Chumerska elle-même a déclaré que la personne à qui elle avait envoyé un message prétendait être un agent du SBU. Elle a insisté sur le fait qu’elle était tombée amoureuse de lui, bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés. « Au début, j’étais intimidée, puis je suis tombée amoureuse de cette personne. Mais je n’ai jamais vu de photo. Nous avons discuté sur Viber ; j’ai eu un coup de foudre pour les mots », a déclaré Chumerska. Le tribunal l’a placée en détention provisoire pour deux mois pour tentative de meurtre. […]
Meduza, J’ai été intimidée, puis je suis tombée amoureuse » Une Ukrainienne décrit comment un probable agent russe l’a poussée à attenter à la vie de l’ancien militant du Secteur droit Serhii Sternenko, traduction automatique
Mardi 6/5, 7h50
Drones.
L’Ukraine a lancé dans la nuit de lundi à mardi d’importantes attaques aux drones sur le territoire russe, ciblant notamment Moscou et perturbant le fonctionnement d’une dizaine d’aéroports, ont indiqué les autorités russes à trois jours des commémorations de la victoire sur l’Allemagne nazie. Alors que la capitale russe accueille vendredi une grande parade militaire en présence de Vladimir Poutine et d’une vingtaine de dirigeants étrangers, son maire Sergueï Sobianine a indiqué que 19 drones la visant avaient été interceptés par la défense anti-aériennne.
[…] Quatre aéroports de la capitale, Chérémétiévo, Domodiédovo, Vnoukovo et Joukovski ont imposé pendant la nuit des restrictions temporaires de leur fonctionnement, certains fermant totalement leurs pistes provisoirement, selon l’agence russe chargée de l’aviation civile, Rosaviatsia.
Le Figaro, La Russie et Moscou visés par des dizaines de drones ukrainiens, plusieurs aéroports fermés
À la tête d’un mouvement profondément complotiste, farouchement orthodoxe, militant pour l’annexion de la Moldavie et ayant plusieurs fois appelé à la violence politique, ce soutien indéfectible de Călin Georgescu est devenu le nouvel homme fort de l’extrême droite roumaine.
Mais, c’est dans la période pandémique qu’il faut trouver la source de son offre politique qu’il définissait lui-même en 2020 de « radicale ».
Encore méconnu en Europe, nous avons voulu vous le présenter à partir de 10 phrases choc.
1 — « La plandémie (sic) touche à sa fin — ou plutôt touche à sa fin le complot qui a été organisé par ceux qui ont inventé le virus. La plandémie (sic) est terminée et les mesures visant à contrôler la population n’ont eu aucun effet. Nous avons vécu libres en Roumanie et nous n’avons rien subi… ». […]
2 — « Nous sommes le dernier anticorps face à la dictature » : l’émergence roumaine d’un autoritarisme complotiste contre « la dictature sanitaire ». […]
3 — « Nous ne sommes pas extrémistes, mais nous sommes radicaux ! Nous sommes avec les patriotes, contre les globalistes ! » ; « la guerre [sera combattue] entre les patriotes et les mondialistes, ceux qui ont déclenché la pandémie… ». […]
4 — Dans l’ombre de Georgescu et de J. D. Vance : les juges et tous les responsables de l’annulation de l’élection « devraient être écorchés vifs sur la place publique ».
5 — « Rien n’est au-dessus de Dieu » : dans l’ombre de l’Église orthodoxe et des algorithmes. […]
6 — « La Russie n’a pas le potentiel pour représenter une menace significative pour la plus grande alliance militaire au monde [l’OTAN]. » […]
7 — « Je hais cet État artificiel qu’est la Moldavie » — une politique d’expansion territoriale : pour une grande Roumanie […]
8 — « Comparé à tous les présidents que nous avons eus depuis 1989, Ceaușescu [le conducator communiste exécuté en 1989] était bien, même très bien… » […]
9 — « La Roumanie n’est pas une colonie française. » […]
10 — Contre le consensus scientifique sur le changement climatique : « Ces esprits malades qui dirigent le monde… cherchent à semer la peur parmi les gens. Quand j’étais enfant, les étés étaient torrides, c’est normal en été. Restez calmes, chers Roumains ! » […]
Le Grand Continent, Qui est George Simion ? Du complotisme Covid-19 à la nostalgie de Ceaușescu : 10 phrases choc de l’homme fort de l’extrême droite roumaine
Lundi 5/5, 17h00
Annuler la victoire ?
La Russie a annulé le défilé du Jour de la Victoire de cette année dans la ville portuaire de Sébastopol, en Crimée occupée, ont rapporté les médias contrôlés par l’État russe le 5 mai.
Le gouverneur de Sébastopol, Mikhail Razvozhayev, a déclaré que la parade du jour de la Victoire, qui devait se tenir le 9 mai pour commémorer la victoire soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale, n’aurait pas lieu en raison des risques liés à la sécurité.
Le 9 mai, la Russie organise des défilés militaires grandioses pour célébrer la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. L’Ukraine et la plupart des nations européennes célèbrent le 8 mai comme le Jour de la Victoire en Europe. […]
The Kyiv Independent, La Russie annule le défilé du Jour de la Victoire dans la ville de Sébastopol, en Crimée occupée, rapportent les médias d’État, traduction Deepl
Poutine dit espérer qu'il ne sera pas nécessaire d'utiliser des armes nucléaires en Ukraine...
Lundi 5/5, 13h55
Roumanie (suite).
Nicușor Dan a remercié, dans une publication Facebook lundi, ceux qui ont voté hier avec espoir et confiance dans l’avenir de la Roumanie : « Le fait que nous soyons entrés dans le second tour montre qu’une Roumanie décente, travailleuse et responsable existe et est déterminée à défendre ses valeurs. »
Il affirme qu’au second tour, les Roumains devront choisir « entre une Roumanie démocratique, stable et respectée en Europe — et une voie dangereuse d’isolement, de populisme et de défiance envers l’État de droit ».
« Il ne s’agit pas seulement de deux candidats. Il s’agit de l’orientation de tout un pays. J’étais et je reste un homme de faits, pas de scandales. Mais aujourd’hui, nous ne pouvons pas rester neutres. Nous ne pouvons pas rester à l’écart. J’appelle à mes côtés tous ceux qui croient au droit, à la vérité, à l’éducation, à une économie moderne et à des partenariats solides avec le monde libre. Ensemble, nous pouvons enrayer la vague de haine et de manipulation. Ensemble, nous pouvons construire une Roumanie qui n’a pas peur de l’avenir », ajoute Nicușor Dan. […]
Jurnalul, Nicușor Dan : J’appelle à mes côtés tous ceux qui croient en la loi, en la vérité, en l’économie moderne, traduction automatique
Lundi 5/5, 7h50
Roumanie.
Le Figaro — George Simion, DANIEL MIHAILESCU / AFP
[…] George Simion, le candidat de l’Alliance pour l’unification des Roumains (AUR) âgé de 38 ans, est parvenu à obtenir 40,6 % des suffrages, après le dépouillement de 99,5 % des bureaux de vote. Ce résultat, il le doit à une habile stratégie menée sur deux tableaux. D’une part, ce nationaliste admirateur de Donald Trump ayant fait son entrée en politique avec un personnage de « dur » s’est employé, depuis quelques années, à gagner en respectabilité et à lisser son image.
Mais d’autre part, il a également su se rapprocher d’un électorat plus radical encore : celui de Calin Georgescu, le candidat arrivé en tête lors du premier tour de l’élection présidentielle intervenue en novembre dernier. Avant l’annulation de ce scrutin et l’éviction, par la Cour constitutionnelle, de ce candidat sulfureux.
[…] Sans jamais obtenir le soutien explicite de Georgescu, George Simion s’est positionné en soutien de ce dernier, et en porte-voix de ses électeurs en colère contre ce qu’ils estiment être une élection truquée. C’est aussi le point de vue qu’a semblé défendre l’administration Trump, par la voix notamment du vice-président JD Vance lors de son discours lors de la conférence de Münich.
[…] Il affrontera au second tour prévu le 18 mai le maire centriste pro-européen de Bucarest Nicusor Dan (20,9 %), qui a dépassé de peu le candidat unique des partis au pouvoir, Crin Antonescu (20,3 %). La bataille du deuxième tour s’annonce serrée. George Simion sera cependant « probablement battu au second tour » ; car il dispose de peu de réserves de voix, a commenté pour l’AFP le professeur de sciences politiques Sergiu Miscoiu.
Reste que, la probabilité de voir se répéter le scénario de l’élection en 2000, qui avait vu la population serrer les rangs face à un candidat extrémiste, est à la baisse. Les deux candidats suivants, pro-européens, se trouvent au coude-à-coude.
[…] Même si les prérogatives du président de la République sont relativement limitées en Roumanie, le résultat de cette élection sera suivi de très près en Europe, les deux finalistes ayant, vis-à-vis de l’Union européenne, des discours antagonistes.
Dans la droite ligne d’autres nationalistes tels Viktor Orban (Hongrie) ou Robert Fico (Slovaquie), George Simion tient un discours plutôt méfiant à l’égard des « bureaucrates bruxellois ». Il pourrait adopter une ligne très souple vis-à-vis de Washington et moins ferme que précédemment à l’égard de Moscou. Crin Antonescu souhaite pour sa part que la Roumanie maintienne son soutien à l’Ukraine.
Les Échos, Présidentielle en Roumanie : sans surprise, le candidat d’extrême droite remporte le premier tour
La Roumanie vient de découvrir que son extrême droite, comme dans plusieurs pays voisins, est devenue un acteur de premier plan. Cette manifestation est tout aussi soudaine qu’inattendue. Née en 2019, l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR) a prospéré souterrainement durant la crise du Covid et, à la surprise des sondeurs qui ne l’avait pas mesuré, a fait son entrée au Parlement en 2020, en recueillant 9 % des suffrages. Nouveaux coups de tonnerre à l’hiver 2024. Aux élections parlementaires – législatives et sénatoriales –, AUR double son précédent score et, avec 18 %, devient la deuxième formation du pays. À ce même scrutin, une ancienne du parti, Diana Ivanovici Sosoaca, sur des thèses plus extrémistes, dépasse les 7 %, venant gonfler d’autant la représentation parlementaire à la droite de la droite. […]
Le Figaro, En Roumanie, la spectaculaire montée en puissance des nationalistes
Dimanche 4/5, 23h05
Après plus de trois ans de guerre.
Le Monde — Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’adresse à la presse au cours d’une visite à Prague, le 4 mai 2025. Petr David Josek / AP [image recadrée]
Dimanche 4/5, 19h45
Rappels.
Ce mois de mai marque le 80e anniversaire d’un des moments les plus marquants de notre histoire commune. Pendant la seconde guerre mondiale, les nations du monde entier se sont unies contre l’Allemagne nazie et ses alliés, créant entre les Etats-Unis et l’Europe un lien indéfectible, forgé dans l’épreuve et le sacrifice.
Aujourd’hui, les principes qui nous ont rassemblés, dans la lutte contre la tyrannie – pour la liberté, la démocratie et la vérité –, sont à nouveau menacés. La Russie de Vladimir Poutine cherche quotidiennement à affaiblir nos libertés, notre unité et nos amitiés par des actions belliqueuses et des campagnes de désinformation. De façon particulièrement cynique, elle invoque la mémoire de la seconde guerre mondiale pour justifier ses actes les plus abominables.
[…] Face aux falsifications historiques massives venant de Moscou, il nous semble essentiel de rappeler certains faits incontestables. En 1939, c’est l’Allemagne nazie d’Hitler qui a déclenché la guerre en attaquant la Pologne. A cette époque, l’Union soviétique était alliée à Hitler et a, elle aussi, envahi la Pologne. La version officielle russe selon laquelle la guerre aurait été provoquée par la Pologne est totalement fausse.
Peu après le début de la guerre, les Soviétiques ont également attaqué la Finlande. En 1940, ils ont envahi et annexé la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie. Ces agressions étaient totalement injustifiées, sans aucun caractère consensuel ou légal, contrairement aux affirmations répétées de Vladimir Poutine.
L’Union soviétique a subi d’effroyables pertes pendant la seconde guerre mondiale, mais beaucoup d’entre elles se sont déroulées en Ukraine et ont directement touché le peuple ukrainien. L’affirmation de Poutine selon laquelle l’Ukraine glorifierait aujourd’hui les nazis et leurs collaborateurs n’est pas seulement factuellement fausse : elle constitue une insulte à l’histoire tragique de ce pays.
Si l’Armée rouge a bien libéré l’Europe de l’Est en 1944 et 1945, les peuples de ces pays n’ont pourtant pas vécu l’occupation soviétique qui a suivi comme une libération. Pendant quarante-cinq ans, les Européens de l’Est ont subi des régimes communistes répressifs qu’ils n’ont jamais choisis.
La vérité de cette histoire se trouve dans les archives russes elles-mêmes, brièvement ouvertes au monde dans les années 1990.
[…] Cette lutte autour de notre histoire est cruciale, car Poutine instrumentalise la mémoire de la seconde guerre mondiale pour justifier l’invasion actuelle de l’Ukraine, pays qu’il qualifie à tort d’« Etat fasciste » nécessitant une « dénazification ». La Russie nie ainsi à l’Ukraine le droit d’exister en tant que nation souveraine et lui fait porter la responsabilité du conflit actuel. […]
Le Monde, collectif, « La Russie falsifie la mémoire de la seconde guerre mondiale pour justifier ses actes les plus abominables »
Un collectif d’historiens européens dénonce, dans une tribune au « Monde », le révisionnisme historique que Moscou diffuse en Occident, particulièrement dans le débat américain, pour rendre acceptable son « opération spéciale » dans une Ukraine « fasciste » à « dénazifier ».
BMP-2 russe hérissé de fils métalliques pour se protéger des drones FPV.
Dimanche 4/5, 18h05
Arnaud a lu.
Un jardin dans les Appalaches, Barbara Kingsolver, chez Payot
Avec une énergie joyeuse et tenace, Barbara Kingsolver raconte sa propre conversion écologique : de l’Arizona aux Appalaches et de la junk-food à l’autonomie alimentaire. Plein d’élan, d’enthousiasme mais aussi de lucidité et de colère, ce livre initialement publié en 2007 est le récit d’un passage à l’acte. Il raconte, au quotidien, avec une humilité sincère, souvent émerveillée, l’apprentissage de l’essentiel : le respect de la nature et des saisons, l’inscription de l’humain dans un paysage habité avec les animaux. Entre manifeste, partage d’expérience et guide pratique, c’est l’histoire d’une écrivaine majeure qui, en harmonie avec sa famille, met sa vie en conformité avec ses convictions.
La famine meurtrière qui frappa l’Ukraine au début des années 30 reste un des chapitres les moins explorés de l’Histoire soviétique. Anne Applebaum répare enfin cette injustice par un livre qui fera date. Elle impressionne par la somme des connaissances rassemblées et commentées sur ce qui fut une véritable extermination de tout un peuple organisée par le Parti communiste soviétique sous Staline, mais aussi par son talent d’écrivain. Son récit des faits débute par l’histoire de la révolution ukrainienne en 1917 et celle du mouvement national qui en est issu, puis se poursuit par les premières décisions du Politburo sur la politique agricole à mener dans cette province si fertile de l’Union Soviétique jusqu’à la persécution systématique de l’élite ukrainienne. Le tableau brossé par Applebaum nous plonge de manière inédite dans les horreurs de la répression menée par le régime stalinien. Car cette famine « organisée » fit plus de 5 millions de victimes – dont 3.9 millions d’Ukrainiens, et l’héritage de cette mémoire que l’URSS a tenté d’éradiquer joue évidemment un rôle considérable dans les relations russo-ukrainiennes au temps présent. Famine rouge s’impose par sa documentation incontestable, sa hauteur de vue et les perspectives qu’il dégage, c’est aussi un livre nécessaire pour comprendre un épisode tragique de l’Histoire du XXème siècle autant que la réalité politique actuelle de cette région du monde.
En Russie, les fanatiques de la « victoire » organisent à nouveau des défilés militaires pour enfants le 9 mai, habillant les enfants de mini-uniformes militaires. (traduction automatique)
Dimanche 4/5, 10h55
Héhé.
Les premiers pas d’un président fraîchement élu ou réélu sont traditionnellement marqués par ce que les commentateurs politiques qualifient d’« état de grâce », soit une période réputée bénie, où la forte popularité, mêlée à la promesse d’actions et de changement, permet d’avancer sur les réformes sans se faire sanctionner par une opinion encore convaincue, ni entraver par des oppositions encore exsangues.
On savait déjà que cet état de grâce était aussi étroit que fragile […] Le cas Trump est symptomatique de cette dégradation accélérée de la confiance : avec 43 % de popularité au 28 avril, contre 49 % au lendemain de son élection, il est le président le plus impopulaire du pays depuis quatre-vingts ans.
Mais le phénomène le plus intéressant se trouve ailleurs. Dans un étonnant mouvement de miroirs inversés, cet état de grâce dont le président américain semble privé – reconnaissons qu’il ne fait pas beaucoup d’efforts pour en bénéficier – rejaillit sur ses opposants ou ses adversaires internationaux. Les courbes sont éloquentes, dans trois pays au moins.
[…] Alors que le [Canada] votait le 28 avril pour renouveler son Parlement, c’est le Parti libéral de Mark Carney, successeur de Justin Trudeau, qui remporte les élections législatives. Le conservateur Pierre Poilievre, réputé proche de Trump et largement en tête des sondages il y a encore quatre mois, est battu à l’issue d’une campagne qui s’est focalisée sur les menaces de guerre commerciale brandies par le président américain.
[…] Même dynamique en Ukraine. Ici, il n’est plus question de guerre commerciale mais de guerre tout court. Le vendredi 28 février, dans le bureau Ovale, l’humiliation infligée au président Zelensky par Donald Trump et son vice-président J. D. Vance est relayée sur les écrans du monde entier, y compris en Ukraine. Le président ukrainien bénéficie alors d’un regain de popularité dans son pays. Le rapprochement de Washington et Moscou, loin de l’affaiblir, a, au contraire, propulsé sa popularité, qui atteint désormais les 67 %, soit une progression de 10 points en l’espace d’un mois.
[…] Le réengagement du président français depuis janvier sur une scène internationale dont il maîtrise les arcanes lui permet, à lui aussi, de bénéficier d’un regain – relatif – de popularité, au point que certains commentateurs – la rédaction de Bloomberg pour ne pas la citer – prédisent une nouvelle dissolution, dont le parti présidentiel pourrait sortir renforcé – une hypothèse rapidement levée par le principal intéressé.
Partout où Trump humilie ou attaque, les dirigeants au pouvoir se trouvent comme renforcés, relégitimés. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, avec plus de 67 % d’opinions favorables, constitue un dernier éloquent exemple.
[…] Au contraire, les dirigeants « amis » auront plutôt tendance à le suivre dans sa débâcle. En Hongrie, par exemple, l’opposant Peter Magyar et son parti de centre droit Tisza, est désormais en avance dans les sondages face au Fidesz de Viktor Orban, en amont des élections législatives de 2026.
Evidemment, une infinité d’autres facteurs sont en jeu dans les dynamiques que l’on décrit, et Trump n’expliquera jamais à lui tout seul ni les hausses ni les baisses vécues par ses alliés ou ses opposants, mais l’on ne peut nier son effet. […]
Le Monde, Blanche Leridon, essayiste, spécialiste des questions démocratiques et institutionnelles, et directrice éditoriale de l’Institut Montaigne, Cent jours de Donald Trump : « Dans un étonnant mouvement de miroirs inversés, l’état de grâce dont il semble privé rejaillit sur ses opposants ou ses adversaires internationaux »
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a nié que l’Ukraine accepterait les termes vagues de la proposition unilatérale de cessez-le-feu du président russe Vladimir Poutine pour la période du 8 au 11 mai, jour de la Victoire.
Zelensky a qualifié la demande de cessez-le-feu du 8 au 11 mai de Poutine de « mise en scène théâtrale » qui ne semble pas sérieuse et qui est conçue pour créer un sentiment de confort et de sécurité pour les participants à la célébration du Jour de la Victoire en Russie. Zelensky a une fois de plus exprimé la volonté de l’Ukraine d’étendre un cessez-le-feu à court terme à 30 jours et a déclaré qu’un cessez-le-feu efficace nécessite des mécanismes de surveillance de haute qualité.
Le lieutenant Andriy Kovalenko, chef du Centre ukrainien de lutte contre la désinformation, a déclaré que tout cessez-le-feu conjoint devrait être complet et durer au moins 30 jours, avec la possibilité d’un renouvellement. Kovalenko a noté que des cessez-le-feu plus courts, avec des termes vagues et un manque de mécanismes de surveillance, donnent aux forces russes l’opportunité de saisir les pauses tactiques pour mieux se préparer à une future offensive d’été en Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 mai, traduction Deepl
Samedi 3/5, 18h30
Défilé de la défiance.
Le ministre indien de la défense a annulé sa visite au défilé du Jour de la Victoire à Moscou, à la suite du Premier ministre – India Today. Rajnath Singh devait remplacer Narendra Modi, qui a également décliné l’invitation. L’Inde sera représentée par le vice-ministre de la défense, Sanjay Seth.
Commentaire : « Ils cherchent avec acharnement un gars résistant aux drones. »
Samedi 3/5, 18h25
On vous prépare à n'importe quel scénario (traduction Olga)
C'est une publicité pour s’enrôler dans l'armée ukrainienne. Non seulement l'appareil extraterrestre a été abattu, mais tu vois, l'alien blessé est pris en charge : il porte un tourniquet à la jambe.
L’administration teste l’alerte sectorielle, par district. Comme notre région est la deuxième plus grande d’Ukraine, le moindre objet volant déclenche l’alerte partout, même s’il est à 300 kilomètres. Ça perturbe la vie, mais les services aussi : les banques doivent s’arrêter, les hôpitaux… Cette nouveauté est faite pour limiter l’inquiétude, mais depuis trois jours, il n’y a pas d’alerte et je m’inquiète ! Pas d’alerte ? Est-ce que je suis morte ? Est-ce que le monde est fini ?
On peut dire que ça va. Manger, sortir Fidèle, travailler, dormir — un peu —, parler avec Pacha, ne pas mourir.
Tu as vu que Sternenko, le drone man, qui achète des drones pour l’armée et à qui je donne tous les mois, a été attaqué par une femme manipulée par le FSB. L’attentat a été filmé par une caméra de rue : la femme n’est pas professionnelle, mais le garde du corps de Sternenko oui, donc l’attaque a échoué. Ce jour-là on a collecté 10 millions de grivnias [plus de 200 000 euros] : malheureusement, il faut une grande émotion pour stimuler les gens.
[…] Personne n’a encore lu l’accord avec les Américains, donc je ne sais pas ce qu’il faut en penser. J’espère que le gouvernement n’a pas menti.
[…] [moi : Vous êtes servis, à l’est, à l’ouest… Qu’est-ce qui pourrait vous attaquer encore ? Par le haut : les extraterrestres ?] Non, ça nous sommes prêts, le scénario a été envisagé…
Donald Trump a publié vendredi sur son réseau Truth Social un portrait de lui vraisemblablement généré par l’intelligence artificielle le montrant vêtu de la tenue papale, après avoir dit qu’il «aimerait être pape» quelques jours avant le conclave au Vatican qui élira le successeur de François.
La photo en couleur montre le président des États-Unis assis l’air solennel dans un fauteuil, le visage fermé, habillé de la soutane blanche du pape, coiffé de la mitre, arborant l’imposante croix en or autour du cou, main gauche posée sur sa cuisse et index droit levé vers le ciel.
La photo, visiblement générée par l’IA selon des médias américains qui l’ont republiée sur leurs comptes sociaux, n’est accompagnée d’aucun commentaire du milliardaire républicain. […]
Le Figaro, États-Unis : Donald Trump publie un portrait de lui habillé en pape
Commentaire : « Trump a de l’humour et de l’auto dérision… Je comprends que beaucoup sur ce forum ne puissent suivre. »
L'Allemagne vient de donner à son agence d'espionnage de nouveaux pouvoirs pour surveiller l'opposition. Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la tyrannie déguisée.
Ce qui est vraiment extrémiste, ce n'est pas la populaire AfD - qui est arrivée en deuxième position lors des dernières élections - mais plutôt les mortelles politiques d'immigration à frontières ouvertes de ce gouvernement, auxquelles l'AfD s'oppose.
L'Allemagne devrait faire marche arrière. (traduction Deepl)
— Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine
Avez-vous remarqué qu’aucun de mes trolls n’est indigné par l’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures de l’Allemagne à cause de l’AfD ?
Après le secrétaire d’État Marco Rubio, le vice-président américain JD Vance s’en est lui aussi pris vendredi à l’Allemagne, dénonçant le fait qu’en qualifiant le parti AfD d’«extrémiste de droite» le gouvernement allemand avait de facto «reconstruit le mur de Berlin». «L’AfD est le parti le plus populaire d’Allemagne, et de loin le plus représentatif de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, les bureaucrates tentent de le détruire. L’Ouest a abattu le mur de Berlin ensemble. Il a été reconstruit, non pas par les Soviétiques ou les Russes, mais par l’establishment allemand», a-t-il dénoncé dans une publication sur le réseau X. […]
Le Figaro, AfD classé «extrémiste de droite» : JD Vance accuse «l’establishment» allemand d’avoir «reconstruit» le mur de Berlin
L'équipe Krasnov (Trump, Vance et Elon) s'est immiscée dans les élections allemandes pour aider l'AfD à gagner. L'AfD, un parti de niveau nazi, fait la promotion de la propagande du Kremlin, refuse de condamner l'invasion de la Russie, projette de relancer le Nord Sream et blanchit les crimes nazis. L'équipe Krasnov du bureau ovale a également soutenu le candidat fantoche de la Russie en Roumanie. (traduction Deepl)
[Krasnov serait le nom de code de l’agent russe Trump]
Samedi 3/5, 13h30
Bof.
[…] Selon les renseignements occidentaux, Poutine pourrait commencer à donner la priorité à des objectifs à court terme tels que la consolidation des gains de la Russie en Ukraine et la viabilité économique immédiate de la Russie plutôt que de s’emparer de nouveaux territoires, mais l’engagement manifeste de Poutine à maintenir le rythme des opérations offensives russes en Ukraine malgré le nombre toujours élevé de victimes est un contre-indicateur de cette évaluation.
CNN a rapporté le 1er mai que de nouveaux renseignements examinés par des responsables américains et occidentaux suggèrent que Poutine pourrait réorienter son attention immédiate vers des objectifs à plus court terme visant à cimenter le contrôle russe sur le territoire ukrainien occupé et à stimuler l’économie russe.
CNN a rapporté que Poutine pourrait être préoccupé par les menaces de l’administration Trump d’appliquer davantage de sanctions à l’économie russe en difficulté. Un fonctionnaire anonyme a déclaré à CNN que la volonté de Poutine de se contenter d’objectifs plus limités en Ukraine dépend de la capacité de Poutine à présenter les gains de la Russie en Ukraine comme une victoire acceptable sur le plan intérieur. La source a laissé entendre que M. Poutine reste probablement déterminé à revoir ses objectifs à long terme, à savoir soumettre l’ensemble de l’Ukraine et saper l’OTAN, après avoir fait une « pause significative ». […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 mai, traduction Deepl
Âne au service de l'armée russe équipé d'un brouilleur de drones.
[Les commentaires, en majorité, expriment de l’empathie pour l’âne et les animaux maltraités par la guerre ; les autres se moquent de la deuxième plus grande armée du monde]
Samedi 3/5, 12h45
Assurance ?
« L’Ukraine ne peut pas garantir la sécurité des dirigeants mondiaux lors du défilé du 9 mai à Moscou » — Président Zelenskyy
Le président ukrainien a déclaré qu’il respectait le choix des dirigeants qui assisteraient au défilé de Poutine, mais que l’Ukraine n’était pas responsable de ce qui pourrait se passer ce jour-là.
Nous ne pouvons assumer la responsabilité de ce qui se passe sur le territoire de la Fédération de Russie. Ils sont responsables de votre sécurité, et nous ne fournirons donc aucune garantie. Car nous ignorons ce que la Russie pourrait faire à ces dates. Elle pourrait mener, par exemple, diverses actions de son côté…
Anton Gerashchneko, Bluesky, traduction automatique
Medvedev menace que « le 10 mai pourrait ne pas venir pour Kiev » si Zelensky ose une provocation à Moscou le 9 mai.
Dans sa dernière diatribe, il a attaqué Zelensky pour avoir rejeté la soi-disant offre de trêve de Poutine et a affirmé que « personne ne peut garantir la survie de Kiev » si quoi que ce soit se produit le jour de la Victoire.
Fico [n°1 slovaque] et Vucic [n°1 serbe], qui avaient prévu d’assister au défilé de Moscou, sont tous deux tombés subitement malades, selon les médias russes citant des sources locales. M. Vucic serait tombé gravement malade lors d’une visite aux États-Unis et aurait été rapatrié par avion à Belgrade.
Vučić et Fico, qui devaient assister au défilé à Moscou le 9 mai, sont tombés soudainement malades. L’UE avait auparavant critiqué leur projet, mettant en garde contre les risques pour l’adhésion de la Serbie et la réputation de la Slovaquie. Comment va Orbán ?
Le 2 mai, le Groupe 13 du GUR est entré dans l’histoire : pour la première fois, un avion de chasse a été détruit par un drone naval. Un Su-30 russe touché par un Magura V5 a explosé en plein vol près de Novorossiisk et a coulé. 50 millions de dollars à Neptune.
Les comptes Telegramrusses ne contestent la perte de l’appareil, la chaîne Fighterbomber affirme que l’équipage a été récupéré et évoque « une journée difficile pour l’aviation navale ».
[…] Le bureau du procureur régional de Kharkiv a déclaré, samedi, dans un communiqué que cette frappe comprenait au moins 15 drones, probablement de type Shahed Geran-2 (version russe du Shahed iranien). Les enquêteurs ont découvert que les drones transportaient des munitions thermobariques, un type d’arme connu pour générer de puissantes ondes de choc et des nuages à haute température, causant des destructions sévères et présentant des risques extrêmes pour les civils. […]
L’agence allemande de renseignement intérieur a officiellement classé le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) comme une « organisation d’extrême droite confirmée », a rapporté Der Spiegel le 2 mai.
Jusqu’à présent, seules les branches régionales de l’AfD en Thuringe, en Saxe et en Saxe-Anhalt bénéficiaient de ce statut, tandis que le parti national était sous observation en tant que groupe extrémiste présumé.
L’Office fédéral de protection de la Constitution a finalisé la désignation après avoir compilé un rapport de plus de 1 100 pages, qui présente de nombreuses preuves d’activités extrémistes au sein du parti.
La nouvelle classification n’interdit pas le parti, mais confère aux services de sécurité des pouvoirs accrus pour le surveiller au moyen de méthodes de renseignement. Ces méthodes comprennent la mise sur écoute des communications, le recrutement d’informateurs et un suivi plus agressif des finances.
L’AfD a longtemps fait campagne sur l’opposition à l’immigration et la critique de l’intégration européenne, tout en prônant constamment un rapprochement avec la Russie. Le parti s’oppose à l’aide militaire à l’Ukraine, appelle à la levée des sanctions contre Moscou et a insisté à plusieurs reprises sur la reprise des relations commerciales. […]
The Kyiv Independent, L’Allemagne classe l’AfD parmi les organisations d’extrême droite confirmées, traduction Deepl
Vendredi 2/5, 16h05
Drones.
Les Russes ont commencé à assembler des drones kamikazes à petit budget à partir d’hoverboards, en les fixant avec des cadres métalliques et en les armant de mines.
Pendant ce temps, en Russie, le culte du tuyau continue de prospérer. À Isilkul, à Omsk, une réplique du tuyau d’infiltration de Soudja a été inaugurée près d’une cathédrale – la troisième à ce jour ! Le 23 avril, les habitants l’ont franchi solennellement, savourant des festivités « héroïques ».
[Pour rappel, cette histoire de tuyau fait référence à une opération russe d’infiltration menée via une conduite destinée au transit d’hydrocarbures dans la région de Koursk : l’opération a échoué, mais les soldats russes ont été empoisonnés par les émanations des résidus. Ce « sacrifice » semble faire l’objet d’un début de culte en Russie]
Vendredi 2/5, 11h55
Rétroviseur.
L’administration Trump exerce un brutal chantage à la paix sur le président Zelensky : un cessez-le-feu contre des terres rares voire des centrales nucléaires. Pour choquant que nous apparaisse ce troc, il n’a malheureusement rien d’inédit dans l’histoire de l’Ukraine. Il y a plus de cent ans, les riches ressources du pays étaient déjà au cœur de nombreux marchandages entre la jeune République populaire ukrainienne et les puissances occidentales – au premier rang desquelles la France.
Née en novembre 1917 sur les décombres d’un Empire russe ravagé par la Grande Guerre puis par la révolution, la jeune République populaire ukrainienne tente par tous les moyens d’obtenir des soutiens extérieurs dans sa lutte pour sa souveraineté. Elle signe en 1918, à Brest-Litovsk, une paix séparée avec les puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire ottoman, Bulgarie). Surnommé « Paix du pain », ce traité reconnaît l’indépendance et la souveraineté de l’Ukraine en échange du versement à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie d’un million de tonnes de céréales. Déjà, les ressources naturelles ukrainiennes étaient l’objet d’un marchandage.
[…] Les richesses ukrainiennes sont longuement décrites dans de nombreuses brochures, comme dans ce mémoire transmis au Quai d’Orsay en août 1919, intitulé « Relations économiques entre l’Ukraine et la France » par Woldemar Timochenko. Membre de l’Institut économique de l’Académie des sciences d’Ukraine, il tente de démontrer qu’une bonne part des intérêts économiques français dans l’Empire russe sont en fait positionnés dans les industries métallurgiques et minières ukrainiennes. Conscient de l’importance des emprunts russes pour l’épargnant français, Timochenko propose de surcroît que l’Ukraine endosse cette dette, au moment où Lénine la répudie.
[…] La République populaire ukrainienne n’obtint jamais de la France le soutien escompté, Paris misant dans la région à la fois sur le nouvel État polonais et sur l’Armée des volontaires commandée par le général Denikine, puis par le général Wrangel. Après la défaite définitive des forces antibolcheviques en Crimée en 1920, c’est une Ukraine soviétique et une Pologne ressuscitée qui finissent par prendre le contrôle des territoires revendiqués par la République populaire ukrainienne. […]
The Conversation, Gwendal Piégais, post-doctorant en histoire contemporaine, University College Dublin, Histoire : quand la France convoitait les richesses ukrainiennes
À l’origine, la France a développé son armement atomique pour répondre à la menace de l’invasion soviétique et pour éviter toute dépendance vis-à-vis des États-Unis. Selon une doctrine stable et régulièrement réaffirmée par le pouvoir politique, Paris utiliserait son arsenal stratégique par voie aérienne et sous-marine en cas d’attaque contre ses intérêts vitaux.
Reste que, sans le soutien états-unien, le rapport de force apparaît largement défavorable à la France, laquelle dispose de 290 têtes nucléaires contre 1 600 têtes déployées (4 380 têtes avec les stocks) côté russe.
Certes, la puissance explosive des ogives thermonucléaires, alliée à la portée balistique du missile mer-sol balistique stratégique français M51, permettrait de vitrifier les principales villes russes, dont Moscou.
Mais à l’inverse, il suffirait aux Russes de « 200 secondes pour atomiser Paris », selon une estimation donnée à la télévision russe au sujet des missiles thermonucléaires Satan.
Cette opération classique de communication renvoie à la perspective dite du « goutte à goutte » consistant à détruire les villes ennemies dans un échange atomique au coup par coup, dans lequel la Russie peut compter sur son immensité pour gagner à l’usure. C’est cette potentielle vitrification réciproque qu’il faut garder à l’esprit dans le pari mutuel de la dissuasion nucléaire.
Afin de doper l’impact de la dissuasion nucléaire français, un partenariat pourrait être envisagé avec le Royaume-Uni. Puissance nucléaire depuis 1952, Londres ne possède plus que des missiles balistiques lancés par sous-marin et a décidé, depuis le Brexit, de renforcer son arsenal à 260 têtes nucléaires. Mais, bien que partageant des intérêts communs, ces deux puissances nucléaires européennes ne sont pas équivalentes.
Contrairement au Royaume-Uni, qui est membre du groupe des plans nucléaires de l’Otan et dont les ogives sont conçues aux États-Unis, la France produit ses armes sur son propre territoire et n’est soumise à aucune obligation de l’Otan, ce qui donne à Paris une grande marge de manœuvre pour définir sa doctrine.
[…] Il y a près de soixante ans, la mise en place de la riposte graduée par le président Lyndon Johnson avait renforcé les doutes sur la détermination de la Maison Blanche à s’engager pleinement dans la défense de l’Europe. Aujourd’hui, la volonté du président Trump de mettre fin au soutien de son pays à l’Ukraine confirme ces soupçons. Dès lors, des voix de plus en plus manifestes et insistantes plaident pour l’acceptation d’une force nucléaire française qui ne serait plus chimiquement pure, mais qui s’étendrait à l’échelle européenne.
[…] Comme l’a rappelé le ministre des armées, la définition précise de l’intérêt vital relève de la seule responsabilité du président de la République française en fonction des circonstances. Pour autant, l’emploi de l’arme nucléaire pour protéger l’Europe implique une discussion stratégique pour définir la puissance à acquérir, les intérêts à défendre et le mode de commandement du feu nucléaire.
[…] Le dogme de la stricte suffisance doit également être questionné. Si aujourd’hui, 290 têtes nucléaires représentent la valeur que la France accorde à la défendre de son existence, ce prix paraît négliger l’échelle du continent européen, et la logique le confirme : les puissances nucléaires de taille continentale telles que les États-Unis, la Russie et bientôt la Chine déploient un arsenal à hauteur d’un millier de têtes thermonucléaires.
[…] Alors que Berlin préférait jusqu’à présent que la France assume un rôle simplement complémentaire à la dissuasion élargie des États-Unis, l’abandon de l’Ukraine par ces derniers donne une prime à l’agresseur russe. Comme l’indique Emmanuel Macron, la France pourrait en réaction proposer un prépositionnement de ses forces nucléaires dans les pays d’Europe de l’Est avec l’idée de se substituer à terme aux États-Unis.
Ce parapluie nucléaire français concrétiserait l’autonomie stratégique européenne à travers le déploiement d’avions de combat à capacité nucléaire, signe de la solidarité politique européenne et rendant plus difficiles les calculs de Moscou. […]
The Conversation, Benoît Grémare, chercheur associé à l’Institut d’Études de Stratégie et de Défense, Université Jean Moulin Lyon 3, La dissuasion nucléaire française est-elle crédible face à la Russie ?
Vendredi 2/5, 1h20
Je ne me pose plus de questions : je tiens mon petit journal — échantillonnage — d’une crise européenne.
L’année prochaine — 2026 — il faudra bien retourner à Tchernobyl, pour le 40e anniversaire, et les vingt ans de notre relation.
Et quand ce sera fini, il faudra encore enlever les mines… Quand je pense à la quantité d’énergie qui se déploie dans ces horreurs… Comme si on n’en avait pas besoin ailleurs — de l’énergie.
Morgane
Jeudi 1/5, 20h05
Tcherno.
Des ingénieurs et des ouvriers du bâtiment ukrainiens effectuent des réparations temporaires sur le nouveau confinement sûr (NSC) du site de Tchernobyl, qui a été gravement endommagé lors d’une attaque de drone plus tôt cette année, a déclaré aujourd’hui le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.
L’attaque du drone du 14 février a percé un large trou dans le toit de l’immense enceinte de confinement construite pour empêcher toute libération radioactive du réacteur détruit lors de l’accident de 1986 et le protéger des agressions extérieures. Il a fallu plusieurs semaines pour éteindre complètement les incendies et les flammes couvantes provoqués par cette frappe. […]
On a aussi des super égotiques de moins de 70 ans ! Quel dommage…
Une vue prise par drone montre des véhicules Tesla carbonisés après un incendie chez un concessionnaire Tesla, à Rome, en Italie, le 31 mars. REUTERS/Yara Nardi
Reuters, Tesla ciblé : manifestations anti-Musk dans le monde entier, traduction automatique
Les cent jours d’Elon Musk aux côtés de Donald Trump à la Maison Blanche furent cent jours de démonétisation. Financière d’abord, sa richesse ayant fondu avec le trumpisme : la fortune de l’homme d’affaires, qui avait atteint le record extravagant de 486 milliards de dollars (427 milliards d’euros) en décembre 2024, selon les évaluations de l’agence Bloomberg, est retombée autour de 335 milliards de dollars, même si les gains postélection persistent (73 milliards).
Industrielle ensuite, avec la chute de Tesla, sa marque automobile, dont les ventes ont reculé de 20 % au premier trimestre, tandis que ses profits ont été divisés par trois, en raison de la concurrence et de la désaffection des consommateurs pour un constructeur dirigé par un libertarien ayant dérivé aux confins de l’extrême droite. « Les dégâts causés à la marque sont profonds », s’afflige l’analyste star de Wedbush Securities, Dan Ives.
Morale aussi, avec un salut nazi dont l’intéressé prétend qu’il n’en était pas un. Mais cette attitude est inacceptable pour un conseiller du président des Etats-Unis. Dans le même temps, Elon Musk a abîmé son aura de génie de la performance : à la tête du département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), il a peut-être réussi à faire croire que le budget de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) était la principale dépense fédérale avant la suppression de la majeure partie de ses programmes, mais il n’a cessé de réduire ses ambitions. La rationalisation budgétaire promise est passée de 2 000 milliards à 1 000 milliards de dollars, pour finir à quelque 160 milliards d’économies revendiquées sur le site du DOGE. […]
Le Monde, Elon Musk a beaucoup perdu (mais pas tout) en s’associant au pouvoir trumpiste
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a exhorté les États-Unis à faire pression sur l’Inde pour qu’elle « modère sa rhétorique et agisse de manière responsable », et le chef de l’armée, le général Asim Munir, a déclaré que le Pakistan était attaché à la paix mais qu’il préserverait ses intérêts nationaux.
« Qu’il n’y ait aucune ambiguïté : toute mésaventure militaire de l’Inde sera sanctionnée par une réponse rapide, résolue et drastique », a-t-il déclaré alors qu’il assistait à un exercice d’entraînement sur le terrain du Corps Mangla de l’armée, basé au Cachemire pakistanais.
La semaine dernière, des assaillants islamistes ont attaqué une prairie grouillant de touristes dans la région de Pahalgam, au Cachemire. Ils ont séparé des hommes, leur ont demandé leurs noms et ont tiré à bout portant sur des hindous, ont indiqué des responsables et des survivants. Au moins 26 personnes, principalement des touristes, ont été tuées.
L’Inde a identifié les trois assaillants, dont deux ressortissants pakistanais, comme des « terroristes » menant une violente révolte au Cachemire à majorité musulmane. Islamabad a nié toute implication et a demandé une enquête impartiale.
[…] Plus tôt cette semaine, le Premier ministre indien Narendra Modi a déclaré à ses chefs militaires qu’ils avaient la liberté de décider de la réponse du pays à l’attaque, a déclaré une source gouvernementale. […]
Reuters, L’Inde veut que les assaillants du Cachemire soient traduits en justice, a déclaré le ministre des Affaires étrangères à Rubio, traduction automatique
[…] Signe des tensions croissantes entre les deux puissances nucléaires, l’Inde a annoncé mercredi soir la fermeture de son espace aérien aux avions pakistanais, après que le Pakistan eut fait de même le 24 avril.
Après des séries de sanctions diplomatiques, des accords rompus et des visas annulés, les deux pays nés en 1947 d’une partition sanglante de l’Empire britannique ont commencé à échanger des tirs.
Pour la sixième nuit consécutive, leurs soldats, parfois à quelques dizaines de mètres de distance sur la Ligne de contrôle (LoC), la frontière de facto au Cachemire, ont ouvert le feu.
La veille pourtant les deux armées avaient eu leur entretien téléphonique hebdomadaire de « routine », dont le contenu est habituellement tenu secret, selon les forces pakistanaises et une source militaire indienne.
Islamabad a également annoncé avoir abattu deux petits drones de surveillance indiens entrés dans son espace aérien au Cachemire en l’espace de 24 heures.
[…] Si ces escarmouches n’ont fait ni victimes ni dégâts d’importance, « le Pakistan dispose de renseignements crédibles selon lesquels l’Inde a l’intention de lancer une frappe militaire dans les prochaines 24 à 36 heures, en utilisant l’incident de Pahalgam comme prétexte », a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi le ministre pakistanais de l’Information, Attaullah Tarar.
[…] Au Cachemire pakistanais, en prévision du pire, le million et demi d’habitants des villages proches de la LoC ont fait de la place dans leurs bunkers de fortune.
Mohammed Javed, 42 ans, a raconté à l’AFP avoir décidé de construire sa petite pièce souterraine de béton en 2017 après une montée des tensions : « Avec les provocations indiennes, on s’est tous réunis pour nettoyer les bunkers. Comme ça, en cas d’escalade, on pourra se mettre à l’abri des tirs ennemis. » […]
Le Devoir, Le Pakistan dit anticiper une frappe indienne imminente
Jeudi 1/5, 19h35
Souvenons-nous que nous avons d’autres problèmes que les super égotiques de 70 ans. Et puis c’est un peu dimanche.
Quand l’imaginaire de Jurassic Park rencontre l’innovation du luxe durable du Jurassic Chic, cela donne un projet aussi fascinant que déroutant : la création du tout premier cuir de T-Rex cultivé en laboratoire. Grâce à une alliance entre VML, The Organoid Company et Lab-Grown Leather Ltd, la peau d’un dinosaure disparu depuis 66 millions d’années pourrait bientôt orner nos sacs à main, tout en respectant des standards environnementaux et éthiques inédits.
[…] À la base de cette prouesse : une découverte majeure. Des chercheurs ont mis en évidence la présence de collagène fossile dans des ossements de T-Rex vieux de 80 millions d’années. Grâce à ce fragment d’ADN, les scientifiques sont parvenus à reconstruire et optimiser les séquences génétiques pour cultiver un cuir authentique, sans élevage animal ni impact chimique dévastateur.
[…] Au-delà de la prouesse technique, ce projet ambitionne d’ouvrir une nouvelle voie pour l’industrie de la mode : celle d’une innovation biologique qui puise dans l’histoire ancienne pour répondre aux défis contemporains. Un clin d’œil ironique au destin des dinosaures : eux qui dominaient la Terre, pourraient maintenant contribuer, à travers leur ADN, à construire un futur plus responsable pour notre planète. […]
Creapils, Ce sac à main est fabriqué avec du cuir de T-Rex cultivé en laboratoire
Jeudi 1/5, 19h30
Quel dommage.
Cet ancien militaire, proche de Donald Trump a quitté son poste ultra-stratégique de conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche. Il était sous le feu des critiques pour avoir permis, par erreur, à un journaliste américain d’accéder à des informations de défense confidentielles, sur Signal. […]
Les Echos, Départ surprise de Mike Waltz, conseiller à la sécurité nationale de Trump
Aucun responsable américain ne sera limogé après le « Signalgate » avait assuré le vice-président américain, J. D. Vance, le 28 mars… Un mois plus tard, jeudi 1er mai, le président américain Donald Trump a annoncé via son réseau Truth Social qu’il désignait le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Mike Waltz, comme prochain ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’ONU. Il a également précisé que le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, assurerait l’intérim au poste de conseiller à la sécurité nationale. Il s’agit du premier remaniement majeur dans l’équipe du président américain depuis son retour au pouvoir, en janvier. […]
Le Monde, Mike Waltz, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, quitte son poste, premier remaniement majeur dans l’équipe du président américain depuis son retour au pouvoir [edit]
Commentaire : "Oui à 100 %. Nous avons déjà constaté que les garanties de sécurité fournies par des tiers sont dénuées de sens et que faire confiance aux États-Unis est une folie."
Jeudi 1/5, 13h15
La tarentule du nec.
Chine
La Chine renforce une fois de plus son parc nucléaire national avec l’approbation officielle de dix nouveaux réacteurs répartis sur cinq sites clés du territoire. Cette décision, annoncée par le Conseil d’État chinois, s’inscrit dans un contexte de croissance continue du secteur nucléaire chinois, déjà l’un des plus dynamiques au monde. Cette vague d’investissements confirme l’importance que le pays accorde à la production énergétique nucléaire pour répondre à ses besoins industriels croissants. Elle marque également une étape décisive vers l’objectif national fixé par Pékin de réduire progressivement sa dépendance aux sources énergétiques fossiles. […]
Energynews, La Chine approuve dix nouveaux réacteurs nucléaires, un investissement majeur historique
France
Le futur dirigeant de l’entreprise publique [EDF] a été auditionné ce mercredi matin par le Parlement. Il a promis un devis et un calendrier d’engagement pour les six réacteurs EPR 2 «d’ici la fin de l’année». […]
Le Figaro, Priorité au nucléaire, moins de renouvelables… Les 6 chantiers de Bernard Fontana, le futur PDG d’EDF
[…] Le premier chantier de Fontana est le renforcement de la position de l’EDF dans le domaine du nucléaire. Conscient de la capacité de cette technologie à fournir une énergie constante et à grande échelle, il prévoit de renouveler et d’optimiser le parc nucléaire français. Cela pourrait permettre à la France de maintenir sa position de leader dans la production d’énergie nucléaire.
Parallèlement, Bernard Fontana prévoit de réduire la part des énergies renouvelables dans la production d’énergie de l’EDF. Cependant, cette décision ne signifie pas un retrait total de ces sources d’énergie. Au lieu de cela, elle vise à atteindre un équilibre optimal entre le nucléaire et les renouvelables, garantissant une sécurité d’approvisionnement tout en restant respectueux de l’environnement. […]
News24, Les 6 grandes priorités de bernard fontana, le futur pdg d’edf : vers un équilibre entre l’énergie nucléaire et les renouvelables
République tchèque
Le chantier nucléaire tchèque passe définitivement sous pavillon coréen. Le 24 avril 2025, l’Autorité de la concurrence de République tchèque a rejeté l’appel d’EDF contre le processus ayant conduit à choisir Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) pour construire les nouveaux réacteurs du pays. Un revers cinglant pour le champion français de l’énergie français, qui espérait encore contester l’attribution d’un marché de plusieurs milliards.
[…] L’Autorité a confirmé que l’exemption de sécurité utilisée par Dukovany Power Plant II, le maître d’ouvrage, éloignait le projet du cadre classique des marchés publics. Dès lors, EDF n’avait pas de base légale pour contester.
Le président de l’Office, Petr Misna, a précisé que : « La loi ne prévoit pas la possibilité de former des objections contre un acte effectué en dehors de la procédure de passation. » En d’autres termes, pas de procédure officielle, pas de contestation possible. […]
Média24, Triste jour pour la France qui perd ce marché européen de 25,8 milliards d’euros dans son domaine de prédilection : le nucléaire civil
Lune
L’annonce conjointe de la Chine et de la Russie en avril 2025 de construire une centrale nucléaire automatisée sur la Lune d’ici 2035 relance la course à la souveraineté énergétique extraterrestre.
La Chine et la Russie, via l’International Lunar Research Station (ILRS), ont annoncé la construction d’un réacteur nucléaire entièrement robotisé sur la Lune d’ici 2035. Celui-ci alimentera une base scientifique au pôle sud lunaire, avec pour objectif une occupation humaine à l’horizon 2040.
Les caractéristiques techniques précises restent confidentielles, mais il s’agirait d’un petit réacteur modulaire à fission (SMR), conçu pour fonctionner en autonomie pendant dix ans dans des conditions extrêmes.
La NASA, en partenariat avec le Département de l’Énergie, développe le programme Fission Surface Power visant l’implantation d’un réacteur de 40 kW dès 2030. Trois entreprises ont été retenues : Lockheed Martin, Westinghouse et Intuitive Machines/X-Energy.
Les réacteurs seront préassemblés sur Terre, puis déployés sur la Lune dans le cadre du programme Artemis. Cette solution vise à soutenir une base habitée durable (Artemis Base Camp). […]
[D’après l’article, l’Inde et l’Europe y réfléchissent aussi, mollement.]
Unidivers, Lune nucléaire : Chine, Russie, USA, Europe… Qui allumera la première centrale ?
Indonésie
L’Indonésie prévoit une expansion majeure des énergies renouvelables d’ici 2040, notamment l’introduction de 10 GW d’énergie nucléaire, et s’attend à ce que des contrats soient attribués au cours des cinq prochaines années, a déclaré un haut conseiller du président Prabowo Subianto lors d’une interview.
Cela permettrait de plus que doubler la capacité actuelle de l’Indonésie, l’un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre au monde, qui vise la neutralité carbone avant 2050, a déclaré Hashim Djojohadikusumo, frère de Prabowo et envoyé spécial du président pour l’énergie et le climat.
« La plupart des contrats seront signés au cours des cinq prochaines années, en particulier ceux relatifs au nucléaire en raison des longs délais de mise en œuvre », a déclaré M. Hashim à Reuters depuis New York.
D’ici 2040, l’Indonésie vise à disposer d’une capacité électrique supplémentaire de 103 GW, dont 75 GW provenant de l’énergie solaire, éolienne, géothermique et biomasse, 10 GW de l’énergie nucléaire et les 18 GW restants du gaz. […]
Zone bourse, L’Indonésie prévoit de produire 10 GW d’énergie nucléaire dans le cadre d’une grande offensive en faveur des énergies renouvelables, selon un conseiller présidentiel
France
Une fuite d’acide fluorhydrique a été repérée sur le site nucléaire Orano Malvési à Narbonne le mardi 29 avril 2025. Les équipes de sécurité se sont immédiatement mobilisées. Même si l’incident a été qualifié de « limité », il relance le débat sur la manière de gérer des produits chimiques dangereux et de faire vivre les mesures de sécurité en place.
[…] [La fuite] provenait d’un wagon qui venait tout juste d’arriver sur le site de Narbonne. […] L’acide fluorhydrique est connu pour sa forte toxicité et sa capacité à provoquer de sévères brûlures dès qu’il entre en contact avec la peau. Sa réaction avec l’humidité ou l’eau peut dégager une fumée blanche irritante et nocive. Ce produit sert de réactif dans le processus de transformation de l’uranium, ce qui montre à la fois son rôle stratégique et les risques qu’il comporte. […]
Energeek, Usine nucléaire en danger : une fuite d’acide toxique sème l’inquiétude dans cette région
Utiliser les déchets nucléaires pour alimenter les grands sites industriels. Voilà, en résumé, l’idée qui guide les avancées de Naaera depuis sa création, en 2020. La startup française travaille actuellement sur le développement d’un microréacteur à sel fondu qui permettrait de produire de l’énergie à partir des déchets nucléaires du parc français. Particulièrement compact, ce XAMR (eXtrasmall advanced modular reactor) est conçu pour développer une puissance électrique de 40 MW, et une puissance thermique de 80 MW.
[…] Le principe des réacteurs à sels fondus n’est pas nouveau, son concept est étudié depuis les années 60. Dans les grandes lignes, cette technologie consiste à intégrer le combustible nucléaire dans du sel fondu, à une température supérieure à 600 °C. Cette solution technique a de nombreux avantages. Contrairement aux réacteurs à eau pressurisée, le liquide est, ici, maintenu à une pression ambiante. En cas d’incident, le sel se solidifie naturellement en se refroidissant, piégeant ainsi le combustible nucléaire. En contrepartie, le sel fondu est chimiquement très agressif, et trouver des matériaux capables d’y résister constitue un véritable défi technique. […]
Révolution énergétique, Utiliser des déchets nucléaires pour alimenter les grands sites industriels ?
Jeudi 1/5, 7h30
C’est tout ?
Hey, Donald, on s’ennuie ! C’est tout ? Rien de fracassant aujourd’hui ? T’es fatigué de toi-même ?
Les négociations ont été âpres, longues, souvent peu amènes du côté américain. Elles ont néanmoins trouvé une conclusion positive, mercredi 30 avril. Les Etats-Unis et l’Ukraine ont annoncé la signature d’un accord sur l’exploitation des ressources naturelles dans le pays dévasté par la guerre, depuis l’invasion russe de 2022. Les deux parties vont établir un fonds d’investissement et de reconstruction, à participation égale, qui devra veiller aux projets d’exploitation des minerais contenus dans le sol ukrainien, ainsi que le pétrole et le gaz.
L’idée d’origine d’une implication américaine dans ces projets avait été avancée par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en septembre 2024. Mais à son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a envisagé ce sujet comme une forme de paiement pour l’aide américaine militaire et financière engagée depuis le début la guerre. Une aide qu’il a estimée de façon arbitraire à 350 milliards de dollars, alors que le montant réel est environ trois fois inférieur. Le président américain voulait donc une forme de réparation gigantesque, et cela sans offrir l’essentiel aux yeux de l’Ukraine : des garanties de sécurité, pour la protéger d’éventuelles attaques russes futures.
[…] De façon plus discrète, la partie ukrainienne a ensuite travaillé, avec des juristes internationaux, pour présenter des amendements et des contre-propositions. La version finale qui a été validée – mais pas détaillée par la partie américaine – semble bien plus équilibrée et saine. « Cet accord signale clairement à la Russie que l’administration Trump est engagée en faveur d’un processus de paix centré sur une Ukraine libre, souveraine et prospère sur le long terme », a précisé le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, dans un communiqué, employant ainsi des mots jamais entendus dans la bouche du président américain.
[…] Le document ne prévoit pas de réparations financières aux Etats-Unis pour leur aide multiforme depuis le début de la guerre, en février 2022. « L’accord respecte la Constitution et préserve la trajectoire de l’Ukraine vers une intégration européenne », souligne Ioulia Svyrydenko. Il s’agissait d’un point-clé pour Kiev, qui ne voulait pas se retrouver dans une situation de dette immédiate et lourde vis-à-vis de Washington, portant un coup à ses ressources budgétaires déjà très limitées par la guerre. La priorité est de tenir ses engagements par rapport à l’Union européenne, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. […]
Le Monde, Les Etats-Unis et l’Ukraine décident de créer un fonds d’investissement commun pour les ressources naturelles
La première vice-première ministre Ioulia Svyrydenko, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent et d'autres responsables lors de la signature d'un accord sur les minéraux critiques entre l'Ukraine et les États-Unis à Washington, DC, le 30 avril 2025. (Ioulia Svyrydenko / X)
Les responsables américains ont présenté l’accord comme un signe du soutien durable de Washington à l’Ukraine.
« Cet accord signale clairement à la Russie que l’administration Trump est engagée dans un processus de paix centré sur une Ukraine libre, souveraine et prospère à long terme », a déclaré Bessent dans un communiqué de presse du département du Trésor américain.
L’accord ne permettra à aucun « État ou personne ayant financé ou fourni la machine de guerre russe » de profiter de la reconstruction de l’Ukraine, a déclaré Bessent.
[…] Selon le Washington Post (WP), qui a examiné la dernière version de l’accord, celui-ci n’offre aucune garantie de sécurité concrète à l’Ukraine. Il affirme plutôt un « alignement stratégique à long terme » entre les deux nations et promet aux États-Unis « le soutien à la sécurité, à la prospérité, à la reconstruction et à l’intégration de l’Ukraine dans les structures économiques mondiales ».
L’accord ne mentionne pas non plus la centrale nucléaire de Zaporijia (ZNPP) occupée par la Russie, a rapporté le WP. Des responsables américains ont déjà suggéré de prendre le contrôle de cette installation dans le cadre d’un futur accord de paix.
Shmyhal a déclaré plus tôt le 30 avril que l’accord-cadre, une fois signé, serait soumis à la Verkhovna Rada pour ratification. […]
The Kyiv Independent, L’Ukraine et les États-Unis signent un accord sur les minéraux, traduction automatique
Jeudi 1/5, 0h10
Big badaboum : peut-être bien une clope finalement.
Les explosions se sont poursuivies mercredi [l’article date du 23 avril] dans le 51e arsenal de la Direction principale des roquettes et de l’artillerie (GRAU) du ministère russe de la défense, dans la localité de Barsovo, dans la région de Vladimir. Le ministère russe de la défense affirme que la cause est une « violation des exigences de sécurité lors du travail avec des explosifs ».
Étant donné l’absence de rapports de drones ou de preuves visuelles indiquant que le dépôt de munitions a fait l’objet d’une attaque aérienne ukrainienne, cela pourrait être vrai : comme Radio Liberty l’a découvert, un incident similaire s’est déjà produit ici, et en 2017, le FSB a enquêté sur un cas de détournement de 680 millions de roubles pendant les travaux de modernisation de l’arsenal – la moitié de l’ensemble de l’argent alloué à la construction.
[…] Avant même l’incendie du 51e arsenal de la GRAU, la publication Defense Express le considérait comme l’une des cibles les plus savoureuses pour l’Ukraine, précisant qu’il serait extrêmement difficile de l’atteindre en raison de sa proximité avec Moscou (60 km) et de la saturation des systèmes de défense antiaérienne dans cette zone. Après avoir analysé la vidéo des explosions sur le territoire de l’arsenal, les analystes du journal sont parvenus à la conclusion qu’il aurait pu être utilisé pour stocker des missiles antiaériens et balistiques à carburant solide, ainsi que des obus pour lance-roquettes multiples. C’est également ce qu’indiquent indirectement les photos prises sur le territoire de l’arsenal par des journalistes en 2009 : elles montrent notamment des conteneurs contenant des missiles de défense aérienne S-300V et des missiles du système militaire antiaérien Osa-AKM.
La chaîne de télégrammes Dnipro Osint conclut également, sur la base d’une triangulation des vidéos géolocalisées, que la première explosion pourrait avoir eu lieu lors du déchargement du train en munitions : la zone de déchargement est proche de l’épicentre de l’incendie. […]
[L’article détaille les bonnes pratiques liées au stockage d’explosifs qui ne sont pas respectées sur ce site. Et je n’ai pas vu d’images satelites très précises des dégats comme c’est le cas habituellement, mais ça a tout à fait pu m’échapper.]
Radio Svoboda, Se sont-ils débrouillés seuls ? Pourquoi un dépôt de munitions a-t-il explosé près de Kirzhachy ?, traduction Deepl