2025 : mini-journal de guerre – aout

Avec Olga, Pacha, irina, Tola, Valera…

Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là.
Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.

Mini journal de guerre : Tchernobserv


Dimanche 31/8, 21h50

Hiro, Naga : croire à la réparation.

Deux avions. Deux bombes. Deux cent mille vies anéanties presque instantanément. Une lumière si brûlante qu’elle brûlait les corps sur place, réduisait en cendres des quartiers entiers et ne laissait derrière elle que des silhouettes fantomatiques – des vestiges de l’existence humaine. Les Américains croyaient que la paix était gagnée. Mais la paix par les bombes s’est révélée paradoxale. Les armes mêmes qui ont contribué à mettre fin à une guerre ont engendré une terreur à laquelle nous n’avons pas encore échappé.

Les plus chanceux moururent sur le coup. Les malchanceux survécurent à un enfer si terrible que même les photographes présents eurent du mal à déclencher. Le grand-père de Kosuzu, Tsutomu Yamaguchi [l’homme qui survécut à deux bombes], fut l’un des plus malchanceux, car il fut l’un des seuls à survivre aux deux bombardements atomiques, celui d’Hiroshima, puis celui de Nagasaki trois jours plus tard.

Le 6 août 1945, lors d’un déplacement professionnel à Hiroshima, Tsutomu et ses collègues discutaient de l’achat de billets pour rentrer chez eux le lendemain lorsqu’il réalisa qu’il avait oublié son tampon nominatif – le sceau personnel que les Japonais utilisent encore pour signer les documents officiels. Il courut le récupérer, mais alors qu’il traversait un champ en direction de l’usine, Tsutomu fut soudainement projeté en l’air par une puissante explosion.

[…] À des milliers de mètres au-dessus, les hommes qui avaient largué la bombe à l’uranium non testée étaient soulagés : le grand-père d’Ari, l’opérateur radar Jacob Beser, et ses camarades n’étaient même pas certains de son efficacité, et encore moins de leur survie. Mais grâce à une manœuvre répétée à maintes reprises, ils s’en sortirent eux aussi sains et saufs. Il dira plus tard du champignon atomique qu’il ressemblait à du sable flottant dans une eau peu profonde.

[…] À l’époque, les hommes à bord des avions et les scientifiques qui avaient fabriqué les bombes croyaient qu’ils mettaient fin à la guerre et sauvaient des vies. Cette conviction a façonné la manière dont l’histoire des armes nucléaires a été racontée pendant des générations […] Mais des décennies plus tard, les historiens ont dévoilé un tableau plus complexe et moins réjouissant […] La Seconde Guerre mondiale aurait pu se terminer sans l’enfer nucléaire ni une coûteuse invasion terrestre américaine, mais cette voie n’a jamais été empruntée , et les nuages ​​en forme de champignon se sont élevés malgré tout, projetant une ombre sur l’humanité.

Jacob et Tsutomu ne se sont jamais rencontrés. Leurs destins se sont croisés uniquement en nous, leurs petits-enfants.

[…] Notre dialogue nous a forcés à confronter non seulement nos vérités respectives, mais aussi les récits hérités de nos pays respectifs. Nous n’avons jamais trouvé d’accord facilement, car nos deux expériences peuvent être inconciliables. Mais nous avons découvert que nous avions plus en commun que ce qui nous divisons, et que l’amitié se forge non pas en évitant la douleur, mais en la traversant ensemble. Au fil du temps, nos lettres ont cessé de parler du « bombardier » et du « survivant ». Elles sont devenues l’histoire de deux personnes en quête d’une issue.

[…] Bientôt, il n’y aura plus de témoins vivants d’août 1945. Leur souvenir passe à des personnes comme nous : descendants, héritiers de traumatismes et de responsabilités. Nous n’avons pas demandé ce témoin, mais nous le portons, car le silence est dangereux. Le danger nucléaire que connaissaient nos grands-parents n’a pas disparu ; il a évolué et s’est accru.

[…] Dans ses discours et ses interviews, Jacob qualifiait souvent Hiroshima et Nagasaki de « pire acte d’inhumanité de l’homme envers son prochain ». S’il ne s’est jamais excusé, il n’était pas fier de son rôle. Tsutomu n’a parlé de ses expériences qu’à 90 ans. Mais il y croyait, et disait souvent : « La vérité naît d’un murmure, mais nous devons continuer à la dire. La vérité transcende les frontières. »

[…] Si deux personnes liées par l’acte le plus violent de l’histoire de l’humanité peuvent apprendre à s’écouter et à parler, alors les nations le peuvent aussi.

[…] Quatre-vingts ans après les bombardements atomiques, il est temps que les peuples exigent de leurs dirigeants qu’ils fassent de même et qu’ils réaffirment leur engagement moral et juridique en faveur du désarmement nucléaire.

Bulletin of the Atomic Scientists, Nos grands-pères se tenaient au-dessus et au-dessous de ces deux nuages ​​en forme de champignon. Notre amitié prouve que la réconciliation est possible, traduction automatique
Ari Beser (à gauche) et Kosuzu Harada

Dimanche 31/8, 18h25

Nucléophiles contents.

Alors qu’un nombre croissant de pays cherchent à renforcer leur production énergétique nationale, à répondre à leurs besoins de production d’électricité de base et à atteindre leurs objectifs climatiques bas carbone, ils se tournent de plus en plus vers le nucléaire, et certains anciens sceptiques les suivent. Le 11 juin, le Groupe de la Banque mondiale (GBM) a annoncé la fin de son interdiction de longue date de financer des projets nucléaires. Cette interdiction n’était officiellement en vigueur que depuis 2013, mais la dernière et unique fois où le GBM a financé un projet nucléaire remonte à 1959 : un prêt de 40 millions de dollars pour la construction d’une centrale nucléaire en Italie.

Deux semaines après la levée de l’interdiction, le président du groupe, Ajay Banga, a signé un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), s’engageant à soutenir les pays qui souhaitent intégrer l’énergie nucléaire à leurs stratégies de développement. Ce changement de politique s’appuie sur des engagements similaires pris lors des négociations sur le climat de 2023 à Dubaï, visant à tripler la capacité nucléaire mondiale, sur les engagements du secteur financier privé pour les investissements dans l’énergie nucléaire et sur le soutien bipartisan au nucléaire à Washington.

Le changement de politique du Groupe de la Banque mondiale sur l’énergie nucléaire a été rendu possible par un revirement similaire de la part des dirigeants allemands, l’un des principaux contributeurs de la Banque. L’Allemagne s’oppose depuis longtemps à l’énergie nucléaire, prolongeant notoirement la durée de vie de ses centrales à charbon tout en s’engageant à fermer son parc nucléaire national. La position allemande sur le nucléaire est une motivation souvent invoquée pour justifier l’interdiction durable de la Banque. Bien que le chancelier allemand Friedrich Merz doive surmonter une forte opposition au sein de sa propre coalition gouvernementale pour relancer un parc nucléaire en Allemagne, il accepte actuellement de plus en plus l’énergie nucléaire comme source d’énergie au niveau européen et international. […]

Bulletin of the Atomic Scientists, La Banque mondiale peut désormais financer des projets d’énergie nucléaire : voici la suite, traduction automatique

Dimanche 31/8, 18h10

Longue portée.

Pendant des mois, l’Ukraine a tenté d’obtenir des missiles de croisière air-sol à longue portée KEPD-350 « Taurus » auprès de l’Allemagne. Seulement, le chancelier Olaf Scholz s’y est constamment opposé, au motif qu’il voulait éviter une « escalade » avec la Russie. Même chose pour son successeur, Friedrich Merz, qui s’était pourtant prononcé en faveur de la livraison de telles armes à Kiev avant de prendre la tête du gouvernement allemand.

Aussi, la force aérienne ukrainienne ne peut compter que sur les missiles SCALP / Storm Shadow livrés par la France et le Royaume-Uni. Du moins est-ce le cas actuellement… Car, d’ici quelques semaines, elle devrait recevoir des missiles de type ERAM [Extended Range Attack Munition] de conception américaine.

En effet, dans un avis publié le 28 août, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA] a autorisé l’Ukraine à se procurer pas moins de 3 350 ERAM pour un montant estimé à 825 millions de dollars [environ 246 000 dollars pièce].

[…] L’Ukraine fera l’acquisition de ces missiles grâce à un appui financier fourni par le Danemark, les Pays-Bas et la Norvège. Elle bénéficiera également d’un « financement militaire étranger » de la part des États-Unis. […]

Zone militaire, L’administration américaine approuve la vente à l’Ukraine de 3 350 missiles ERAM à longue portée
Commentaire : "La portée du Taurus est de 500km, celle du SCALP de 1000+km.
Les SCALP et Storm Shadow qui sont livrés à l’Ukraine sont bridés à 300km… ce qui actuellement met le pont de Krimée à l’abris. Le Taurus, si un jour l’Allemagne en livre aux ukrainiens, sera comme les copains bridé à 300km, et ne pourra pas non plus atteindre ce pont."

Commentaire : "Il faut surtout espérer que ces missiles parviendront effectivement entre les mains des ukrainiens… pour le moment, ce qui a été approuvé est une simple « autorisation administrative ». Trump a le temps de changer 20 fois d’avis d’ici à ce que le premier missile soit livré (ou pas)."

Dimanche 31/8, 11h45

Va bien. Bref, autant que possible.

Pacha est sorti de la position, il s’est lavé, s’est coupé les cheveux et la barbe, son confrère Vadim et lui ont acheté beaucoup de repas : du poulet, du veau, du porc, des patates rôtis, des frites, des raisins, des pêches… Je fais la conclusion qu’ils ont faim. Et dans l’après-midi – les garçons n’ont pas eu de chance de manger – Vadim a reçu un ordre de revenir à la position. Pacha est choqué. Je lui ai dit que très égoïstement je suis ravie que ce n’est pas Pacha, je l’ai invité à me joindre dans ma joie. Pacha picole un peu (je l’entends) et dors beaucoup. Le réseau téléphonique s’est coupé ce midi, on était au téléphone. Il n’y a pas d’internet non plus, mes messages ne sont pas délivrés. Chef confrère doit arriver à D. aujourd’hui. J’ai tout fait pour faire de lui mon agent, j’espère qu’il me tiendra au courant. Je m’inquiète un peu. Pacha m’invite à nouveau chez lui, j’ai peur et j’hésite.

Papa travaille [à nouveau ; il est sorti de l’hôpital].
Comme c’est moi qui fait à manger, il mange ce qui est autorisé. Papa n’est pas content, il exige du porc et des maquereaux.
Maman a mené une opération stratégique, elle a appelé une copine qui était médecin, elle a parlé à papa, lui a expliqué les conséquences de son comportement irraisonnable avec l’honnêteté médicale, scientifique, je dirais chirurgicale. Papa a été obéissant pendant 36 heures. Bof.

J’ai fini le mois d’articles avec les coupures d’électricité et des chutes d’internet. Lundi je recommence les leçons avec les enfants à KR.

Olga, Viber (texte)

Dimanche 31/8, 2h50

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

[…] L’attaque du 28 août a ainsi été massive (600 drones et 30 missiles), de même que celle du 30 août (600 drones et missiles), elles ont causé de lourds dégâts malgré les alertes et les interceptions d’une grande partie des vecteurs (90% d’après les Ukrainiens).

Un phénomène de lassitude est en partie responsable de ce bilan, la population hésite à rejoindre les abris alors que les alertes se répètent chaque nuit, depuis trois ans et demi… Ne nous faisons pas d’illusion sur les systèmes de défense aérienne, ils sont quasiment au maximum de ce qu’on peut attendre d’eux face à des vagues saturantes d’attaque. Il n’y a pas vraiment de possibilité de diminuer les pertes (25 morts à Kiev le 28 août) dans ces conditions et Poutine le sait très bien…

Le porte-parole du Kremlin l’annonce sans l’ombre d’un scrupule, « Les forces armées russes accomplissent leur mission. Elles continuent de frapper des cibles militaires et paramilitaires » et « dans le même temps, la Russie reste intéressée par la poursuite du processus de négociation ».

Cette position est – dans la logique du régime de Poutine – parfaitement cohérente : nous obtenons par la guerre ce que vous ne voulez pas nous céder à la table de négociation, et nous vous donnons toujours plus de raisons de vouloir négocier…

[…] Les bombardements Ukrainiens sur les installations pétrolières russes contribuent de même à faire monter la pression économique et sociale en Russie, mais insuffisamment vite pour obliger Poutine à des concessions immédiates.

[…] Bien sûr que l’état-major russe rêve d’un effondrement de la défense ukrainienne, d’autant plus improbable que celle-ci bénéficie toujours du remarquable système de renseignement américain qui lui permet d’anticiper les opérations militaires russes. A l’inverse, les alliés de l’Ukraine rêvent aussi que Poutine meurt dans son lit ou d’une explosion inattendue de son avion, mais la réalité est que le sujet de cette guerre reste entier.

Avec ces opérations continues et destructrices contre l’Ukraine, Poutine fait monter les enchères tandis que des civils ukrainiens meurent chaque jour sous ses bombardements. Une terreur organisée comme arme de guerre, où le respect de la vie humaine pas plus que le droit n’ont leur place. C’est le monde promu par Poutine, que Trump regarde avec une forme d’admiration, à l’image de ce que fait Netanyahou contre les Palestiniens, ce dirigeant d’Israël que la guerre a rendu fou. […]

Ne pas subir, Guillaume Ancel, La Russie s’intéresse aux négociations pour l’Ukraine tout en la bombardant…
Commentaire : "Certes, et je l’admets d’avance, on ne parle pas exactement du même contexte ni des mêmes personnages, mais l’analogie est tout de même valable jusqu’à un certain point.
Netanyahou et Poutine nous ramènent, dans le passé, à Mussolini et Hitler : deux autres énergumènes que leurs peuples respectifs ainsi que les autres dirigeants mondiaux ont laissé sévir, sans prendre les mesures requises. Pas par manque de moyens, mais de volonté… Oui, de volonté, rien d’autre !
Le résultat, faut-il le rappeler, fut catastrophique. Pourtant, la catastrophe n’était ni une surprise ni quelque chose d’inéluctable. La capacité d’éviter tout cela existait dans les années 1920, mais surtout 1930. Et il en est de même pour la Russie depuis 2014, et Israël depuis au moins novembre 2023.
Pourquoi est-il toujours nécessaire que l’histoire se répète, et que l’horreur se perpétue pour le bénéfice des mégalomanes narcissiques ?"
Commentaire : "[...] Quant à Anchorage, on ne peut même pas dire que la montagne a accouché d’une souris. La montagne a accouché de rien du tout. Trump se raconte ses petites histoires, il y croit et se pavane devant les médias du monde entier, annonçant à l’avance des victoires qui ne se concrétisent pas. Il ne se rend même pas compte que Poutine est heureux d’avoir un tel idiot face à lui."

Dimanche 31/8, 2h40

C’est la journée Trumpy (ah hier déjà, et demain aussi… ah…)

Cartoon Movement, Deb Milbrath [USA], I alone can fix it

Le sommet surprise d’Anchorage entre le président Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine aurait pu être une réussite majeure pour Steve Witkoff, le développeur devenu diplomate qui a facilité la rencontre.

Mais les rencontres de suivi promises entre Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy n’ont pas eu lieu, les demandes de cessez-le-feu ont été abandonnées, les menaces de mesures fermes ont disparu et l’équipe de Trump n’a proposé aucune voie claire à suivre.

Certains responsables américains, ukrainiens et européens, frustrés, affirment qu’une partie du problème réside dans le style solitaire de Witkoff, envoyé spécial de Trump pour les missions de paix et négociateur de référence sur l’Ukraine. Il a refusé de consulter les experts et ses alliés, le laissant parfois mal informé et parfois mal préparé, selon sept sources au fait des discussions internes. Deux d’entre elles ont déclaré qu’il se trompait en envisageant le conflit sous l’angle immobilier, comme un litige foncier.

L’homme de main non conventionnel de Trump a rencontré Poutine à cinq reprises en six mois, mais il n’a pas encore réussi à traduire son accès au dirigeant russe en avancées sur la question ukrainienne.

[…] « Le problème, c’est que Witkoff n’est pas toujours impliqué. Il rend visite à Vladimir Poutine, raconte un tas de bêtises, ne dit à personne ce qui s’est réellement passé et retourne vivre sa vie. Pendant ce temps, les Russes vous racontent des histoires comme « Witkoff dit… » et vous ne savez pas s’ils ont raison, mais vous ne pouvez pas obtenir de réponse de leur part », a déclaré le responsable américain. […]

Politico, « Son inexpérience transparaît » : Steve Witkoff peine à gérer la Russie en tant qu’envoyé de paix de Trump, traduction automatique

Samedi 30/8, 14h30

Corée(s).

[…] «Les mines terrestres font plus pour la conservation que quiconque», résume Kim Seung-ho, directeur de l’Institut de recherche écologique de la DMZ, interrogé par le quotidien britannique. Fasciné par les trésors que recèle cet endroit vide de tout humain, lui et son équipe de bénévoles documentent depuis vingt ans cet écosystème dans lequel les armes et la nature cohabitent.

[…] Si la guerre a paradoxalement contribué à protéger la biodiversité de la zone, la perspective d’une paix durable pourrait bien la fragiliser. Le directeur de l’institut craint qu’un accord entre les deux pays ne favorise le développement de cette zone et ne menace la préservation de ce joyau naturel.

«La génération actuelle ne devrait pas décider du sort de la DMZ. Cela devrait revenir à une génération qui valorise la biodiversité», affirme Kim Seung-ho. En attendant, les chercheurs continuent d’observer les grues migratrices ou les ours noirs captés par leurs caméras.

Slate, Le «no man’s land» entre les deux Corées est devenu un sanctuaire écologique pour la faune et la flore locales

Samedi 30/8, 14h15

Journal des deux soeurs.

OlgaKyiv, le 28 août 2025,

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je suis à Kyiv [Kiev, en ukrainien] depuis presque cinq semaines avec mon fils de 18 mois. Avant de partir, j’ai, comme avant chaque voyage en Ukraine, dû faire face à des tergiversations infernales : une peur totale et envahissante, la crainte de ne pas faire le bon choix, l’envie de ne finalement pas y aller, de ne pas emmener mon enfant dans cette guerre… Une fois sur place, j’ai retrouvé mon calme au bout d’une semaine.

La nuit dernière, j’ai dormi chez mon père avec Zakary et il y a eu une grande attaque. En début de soirée, sa femme est descendue dans la station de métro la plus proche car elle était très inquiète du nombre de drones annoncé. Avec papa, on a trouvé que la situation était plutôt tranquille alors on est restés dans l’appartement. On s’est couchés, mais, à 3 heures du matin, j’ai été réveillée par une explosion… La minute d’après, nous étions dehors avec Zakary pour nous réfugier dans le métro. C’était la panique, des roquettes balistiques tombaient sans avoir été annoncées. On était peu dans la station, peut-être une cinquantaine. L’attaque a fait au moins 13 morts à Kyiv [le bilan ne cesse de s’alourdir depuis].

[…] Et puis, vers 5 h 30-6 heures du matin, avec les premiers métros, on a vu les gens qui partaient bosser, comme si de rien n’était… La résilience de mes compatriotes est inébranlable. C’est assez bizarre, mais je suis presque satisfaite d’avoir vécu ces attaques. Je sais maintenant exactement ce que vivent mes proches, à quel point c’est dur. […]

Sasha — […] Avec une parfaite indifférence, j’ai suivi la rencontre entre poutine et Trump. Je me souviendrai d’une seule chose, toute ma vie : le tapis rouge déroulé sous les pieds de ce tueur. Je suis hallucinée par l’hypocrisie et la faiblesse dont les Américains ont fait preuve avec ce geste. Après ça, je n’ai pas regardé les actualités pendant une semaine entière. J’ignore tout ce qui me rappelle la réalité, je reste dans ma forteresse trompeuse.

[…] Autre phénomène estival qui m’a paru incroyable, c’est la quantité de publicités qui m’ont poursuivie sur Instagram pour des villages vacances ou des complexes hôteliers aux alentours de Kyiv. […] Parmi ces images publicitaires, depuis des mois, je voyais aussi l’annonce d’un festival de musique qui aurait lieu au sud de Kyiv les 9 et 10 août. Il me semble que tout Kyiv y est allé. Le nom de ce festival, « Vyriy », désigne, dans les croyances slaves, un lieu mythologique. C’est un pays lointain et merveilleux, où les oiseaux migrateurs passent l’hiver et où les âmes des ancêtres trouvent refuge après la mort. […]

Le Monde, Guerre en Ukraine : « Je suis presque satisfaite d’avoir vécu ces attaques, je sais maintenant ce que vivent mes proches »

Samedi 30/8, 14h05

Comment ça se passe.

Maria Koutnyakova

J’ai rencontré Maria Koutnyakova le 21 février 2022, quelques jours avant le début de l’invasion russe. Elle travaillait alors comme spécialiste en communications à 1991, un accélérateur de start-ups et espace de coworking installé au cœur de Marioupol. La discussion avait été brève, sidérante de banalité au regard de l’horreur que vivra Maria et le reste des habitants de Marioupol quelques jours plus tard. Aujourd’hui réfugiée en Lituanie, Maria a publié le texte suivant sur sa page Facebook le 18 mars dernier, trois ans exactement après les événements qu’elle y raconte. Elle avait alors 30 ans.

[…] À l’école, nous avons rencontré un tas d’inconnus qui nous ont aidé. Une dame âgée a donné à ma sœur un mouchoir parce qu’elle avait le nez qui coulait. Une jeune fille inconnue a partagé un peu de savon liquide, et un homme nous a félicités pour être sortis de la ville en nous offrant une tablette de chocolat. Vous imaginez ce que valait cette tablette à ce moment-là ?

Nous avons aussi rencontré un garçon du théâtre, sa veste déchirée après un bombardement, qui avait un perroquet avec lui ! Sans cage, il était simplement posé sur l’épaule de ce garçon. « Quand ils nous ont frappés, la cage s’est renversée, et j’ai cru qu’elle était morte. Je l’ai appelé, et elle est sortie de nulle part pour se poser sur mon épaule. C’est comme ça que nous sommes venus ensemble ici ».

Je la tenais dans mes mains pendant qu’il faisait la queue à la cantine.

Et même si cette école, ce vacarme effrayant de centaines de personnes perdues, les recherches, les appels et les cris rendent ces souvenirs très inconfortables, je me souviens surtout de ce perroquet dans mes mains — et de l’incroyable Tanya qui avait réussi à nous appeler et nous avait dit : « Masha, ne panique pas. Je vais tout organiser maintenant. » […]

Le Grand Continent, Parler contre Poutine : les voix de la résistance ukrainienne

Samedi 30/8, 10h55

Le pétrole russe brûle ; Trump comprend que les frappes contre les civils ukrainiens sont la réponse russe aux frappes contre les raffineries russes. On savait à quoi s’attendre avec Donald, mais le voir agir chaque jour…

Selon Politico, les dirigeants européens n’ont pas réussi à convaincre Trump de réagir fermement à la frappe russe du 28 août contre Kiev. Son attaché de presse a qualifié cette attaque de « pas surprenante » et l’a liée aux frappes ukrainiennes contre les raffineries russes.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Cette position assimile de fait les massacres de civils perpétrés par la Russie aux attaques de l’Ukraine contre les infrastructures militaro-économiques russes. Le 28 [août], une frappe russe a tué 25 civils à Kiev, dont quatre enfants.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Samedi 30/8, 00h10

Attaque contre des civils.

« En vingt ans de carrière, je me suis en quelque sorte habituée à ces événements terribles. J’essaie de mettre mon esprit à distance pour pouvoir continuer à travailler. Ma première expérience dans ma carrière a été avec une fillette de 10 ans qui était morte et dont j’ai dû faire des photos pour le travail, après, je n’ai cessé de pleurer. Mais c’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il fallait prendre du recul et considérer cela comme un travail. Néanmoins, je ressens de plus en plus de haine envers les Russes. Aujourd’hui, onze personnes sont toujours portées disparues. Il n’est pas garanti qu’elles soient sous les décombres ; on ne connaît jamais le nombre exact de personnes qui sont encore à l’intérieur. » […]

Le Monde, Live

Vendredi 29/8, 3h55

Slovaquie. C’était pas quelque chose comme l’Union Européenne ce pays ?

Pour la première fois depuis le début de la guerre, la Slovaquie a recommencé à délivrer des visas touristiques aux Russes.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 29/8, 3h50

Attaque contre des civils.

Le chef de l’administration militaire de la ville de Kiev, Tymour Tkatchenko, a fait savoir, sur Telegram, que 21 personnes ont été tuées par l’attaque russe sur Kiev, ajoutant que les opérations de recherche et de sauvetage sont toujours en cours.

Le Monde, Live

[Je suis toujours en déplacement avec un décalage horaire]

Ils se trouvaient dans le couloir lorsqu’un drone Shahed a survolé l’appartement à Kiev : une caméra a filmé l’attaque depuis l’intérieur de la maison.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Et toujours la même merde bucale.

« Les forces armées russes accomplissent leur mission. Elles continuent de frapper des cibles militaires et paramilitaires », a déclaré à des journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. « Dans le même temps, la Russie reste intéressée par la poursuite du processus de négociation, afin d’atteindre les objectifs qui sont fixés par des moyens politiques et diplomatiques », a-t-il ajouté. […]

Le Monde, Live

Jeudi 28/8, 10h40

Attaque contre des civils : suite russe.

« Le nombre de morts à la suite de l’attaque [des forces russes sur Kiev] est passé à 12 », rapporte Tymour Tkatchenko, chef de l’administration militaire de la ville, alors qu’un précédent bilan du parquet général faisait état de dix morts. Parmi eux, figurent trois enfants âgés de 2, 17 et 14 ans, précise M. Tkatchenko. Ce dernier fait aussi état de « 48 blessés ». […]

Le Monde, Live

« A ce stade, on sait que quatorze personnes ont été tuées dans l’attaque russe [sur Kiev], parmi lesquelles trois enfants », a déclaré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur son compte X, dénonçant le « meurtre horrible et délibéré de civils ».

Le Monde, Live

Jeudi 28/8, 2h40

Inde & pétrole russe.

L’Inde a économisé des milliards de dollars en augmentant ses importations de pétrole russe à prix réduit à la suite de la guerre en Ukraine, mais les droits de douane punitifs imposés par les Etats-Unis, entrés en vigueur mercredi, vont rapidement annuler ces gains, sans qu’aucune solution facile ne soit en vue.

Les analystes estiment que l’Inde a économisé au moins 17 milliards de dollars en augmentant ses importations de pétrole en provenance de Russie depuis début 2022. La décision du président américain Donald Trump d’imposer des droits de douane supplémentaires allant jusqu’à 50 % sur les importations indiennes pourrait réduire les exportations de plus de 40 %, soit près de 37 milliards de dollars, au cours de la seule année fiscale d’avril-mars, selon le groupe de réflexion de New Delhi Global Trade Research Initiative (GTRI).

Les conséquences des tarifs douaniers seront persistantes et pourraient être politiquement débilitantes pour le Premier ministre Narendra Modi, avec des milliers d’emplois menacés dans des secteurs à forte intensité de main-d’œuvre tels que le textile, les pierres précieuses et la bijouterie.

La réponse de l’Inde dans les semaines à venir pourrait remodeler son partenariat vieux de plusieurs décennies avec la Russie et recalibrer ses liens de plus en plus complexes avec les États-Unis , une relation que Washington considère comme vitale pour contrer l’influence croissante de la Chine dans l’Indo-Pacifique, ont déclaré les analystes. […]

Reuters, Les gains pétroliers russes de l’Inde anéantis par les tarifs douaniers de Trump, traduction automatique

Jeudi 28/8, 2h25

L’Ukraine intensifie ses attaques contre le secteur énergétique russe – et cela fonctionne.

Les automobilistes font la queue, les stations-service sont à sec et les prix grimpent dans un pays qui est l’un des premiers exportateurs d’énergie au monde.

[…] « Ce n’est pas la première crise du carburant ; elle s’est déjà produite à plusieurs reprises avant la guerre », a déclaré Boris Aronstein, analyste indépendant du secteur pétrolier et gazier. Mais, a-t-il ajouté, les attaques de drones ukrainiens contre des raffineries et des installations de stockage ont fait de cette crise la plus grave de ces dernières années.

« Les attaques sont massives, coordonnées et répétées ; elles surviennent par vagues, et les raffineries n’ont tout simplement pas le temps de réparer les dégâts causés par l’attaque précédente avant que la suivante ne se produise », a ajouté Aronstein. […]

The Guardian, Les Russes frustrés face à la crise du carburant alors que l’Ukraine attaque les raffineries de pétrole, traduction automatique

Jeudi 28/8, 2h20

Orbanovitcherie.

La Hongrie a officiellement déposé l’affaire C-319/25 devant la Cour de justice de l’UE, contestant l’utilisation des revenus d’actifs russes gelés pour l’aide à l’Ukraine. Budapest affirme que ses droits de vote au titre de la Facilité européenne pour la paix lui ont été illégalement refusés, en violation des traités de l’UE et des principes d’égalité.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 28/8, 2h15

Caillasse.

Rheinmetall a inauguré une nouvelle usine de munitions à Unterlüss, en Allemagne, construite en seulement un an et demi. Une fois à pleine capacité, elle pourrait devenir le plus grand site de production d’obus d’artillerie d’Europe, voire du monde. La production devrait atteindre 350 000 obus par an, dont une grande partie sera destinée à l’Ukraine.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Le géant allemand de l’armement a investi près de 500 millions d’euros dans ce nouveau site, grand comme cinq terrains de football. Le secrétaire général de l’Otan et les poids lourds du gouvernement allemand se sont déplacés pour l’événement.

Tout au long des immenses couloirs, des lithographies sont accrochées sur les murs en béton. « Le responsable du site aime l’art et veut donner un peu de gaieté », explique le guide. Des visages d’actrices, des paysages ? Non, des obus de toutes les tailles, avec des coupes qui permettent de voir l’intérieur. […]

Les Echos, En Allemagne, Rheinmetall inaugure la plus grosse usine de munitions d’Europe
Unterlüss, Google Earth

Mercredi 27/8, 12h55

Sortir de la guerre.

[…] le Cabinet des ministres ukrainien a annoncé une révision des règles de voyage qui permettra aux hommes âgés de 18 à 22 ans de quitter le pays. Les hommes ukrainiens âgés de 18 à 60 ans n’ont pas le droit de traverser la frontière depuis le début de l’invasion russe à grande échelle en 2022 et l’imposition de la loi martiale.

The Kyiv Independent, L’Allemagne, la Pologne et la République tchèque sont les premiers pays à être inclus dans la loi ukrainienne sur la citoyenneté multiple., traduction automatique

Mercredi 27/8, 12h50

Citoyenneté multiple.

La nouvelle loi ukrainienne sur la citoyenneté multiple sera d’abord étendue à trois pays européens : l’Allemagne, la Pologne et la République tchèque, a annoncé le président Volodymyr Zelensky le 26 août.

Le parlement ukrainien a adopté le 18 juin le projet de loi qui permet aux citoyens ukrainiens de détenir des passeports de pays étrangers.

[…] La pluralité de nationalités sera reconnue aux ressortissants des pays susmentionnés qui demandent la nationalité ukrainienne, ou aux citoyens ukrainiens qui la demandent dans ces pays. Elle sera également reconnue aux conjoints ukrainiens de citoyens étrangers et dans d’autres cas spécifiques.

La nouvelle législation, soumise par Zelensky lui-même l’été dernier, définit les conditions de détention de plusieurs nationalités et simplifie les procédures pour les étrangers souhaitant obtenir un passeport ukrainien. […]

The Kyiv Independent, L’Allemagne, la Pologne et la République tchèque sont les premiers pays à être inclus dans la loi ukrainienne sur la citoyenneté multiple., traduction automatique

Mercredi 27/8, 12h45

Moldavie.

La présidente moldave Maia Sandu est photographiée à Chisinau, en Moldavie, le 2 avril 2025. (Kira Hofmann/Photothek pour le ministère fédéral allemand des Affaires étrangères via Getty Images)

Les dirigeants français, allemand et polonais se rendront en Moldavie le 27 août afin de manifester leur soutien avant le début de la campagne électorale parlementaire, a rapporté l’AFP.

Le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre polonais Donald Tusk devraient rencontrer la présidente moldave Maia Sandu alors que la Moldavie célèbre le 34e anniversaire de son indépendance.

Cette visite intervient alors que la présidence moldave dénonce une intensification des « activités d’ingérence de la Russie à l’approche des élections à enjeux élevés » prévues en septembre.

[…] L’oligarque pro-Kremlin en exil Ilan Shor a annoncé en juillet que son Bloc de la Victoire prévoyait de participer aux élections législatives moldaves.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est engagée le 4 juillet à ce que l’Union européenne aide la Moldavie à se défendre contre les menaces hybrides des « agents de l’autocratie » à l’approche des élections.

La Moldavie a obtenu le statut de candidat à l’adhésion à l’UE en 2022 et a officiellement entamé les négociations d’adhésion à la mi-2024, dans l’espoir d’ouvrir bientôt le premier cycle de négociations. Le parti PAS de Sandu vise à conserver sa majorité parlementaire et à rapprocher le pays de l’adhésion à part entière d’ici 2030.

The Kyiv Independent, Les dirigeants français, allemand et polonais se rendront en Moldavie, craignant une ingérence russe dans les élections, traduction Deepl

Mercredi 27/8, 11h50

Pétrole.

Les récentes frappes ukrainiennes sur les raffineries de pétrole russes ont contribué à des pénuries d’essence dans toute la Russie, ce qui va probablement augmenter l’inflation et provoquer une plus grande instabilité macroéconomique en Russie.

Reuters a rapporté le 25 août que les récentes frappes ukrainiennes sur 10 raffineries de pétrole en Russie ont perturbé au moins 17 pour cent des capacités de raffinage de la Russie, soit environ 1,1 million de barils par jour, et ont provoqué des pénuries d’essence A-95 (premium) dans certaines zones de l’Ukraine occupée, du sud de la Russie et de l’Extrême-Orient russe. […]

ISW, évaluation de la campgane offensive russe, 26 août, traduction automatique
Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, Mammoth Z and Ukrainian drones

Une explosion a déclenché un incendie le 26 août sur l’oléoduc Riazan-Moscou, une voie d’approvisionnement clé en produits pétroliers pour la capitale russe, a déclaré une source au sein des renseignements militaires ukrainiens (HUR) au Kyiv Independent.

Les médias locaux ont signalé un violent incendie près du village de Bozhatkovo, en périphérie de Riazan, dans la soirée du 26 août. Les services d’urgence et les équipes de réparation auraient été déployés pour contenir l’incendie et réparer les dégâts. Les chaînes russes Telegram ont affirmé qu’une forte explosion avait été entendue sur une section de l’oléoduc principal.

En raison de la « puissante explosion… le transport de produits pétroliers vers Moscou (via le pipeline) a été suspendu indéfiniment », a déclaré la source de HUR le 27 août. La cause de l’explosion n’a pas été précisée. […]

The Kyiv Independent, Une « puissante explosion » secoue un oléoduc russe alimentant Moscou, selon une source des services de renseignement, traduction automatique [edit]

Mercredi 27/8, 5h05

Une guerre sans fin.

Un aller-retour en Alaska et une conférence de presse bien ficelée : le monde a eu droit à sa séquence diplomatique haletante — sans autre effet que celui de faire gagner du temps à Vladimir Poutine. Le ministre des Affaires étrangères Lavrov annonce déjà que la Russie est revenue au point de départ : elle n’acceptera aucun schéma offrant des garanties de sécurité à l’Ukraine sans participation, et même droit de veto du Kremlin. Rien n’a changé : aux yeux des responsables russes, l’Ukraine n’a jamais été et ne sera jamais qu’un État fantoche, incapable et indigne d’exercer sa propre souveraineté sans l’aval de la « superpuissance » voisine.

[…] À l’intérieur des frontières de la Fédération, on n’ignore pas que la Russie s’efforce depuis longtemps de créer une sorte de réalité alternative qui semble avoir son efficacité idéologique malgré son caractère rudimentaire et grossier. De fait, la vision du monde proposée par Vladimir Poutine et les idéologues du régime présente un caractère contradictoire et caricatural. Même les objectifs de guerre de la Russie restent obscurs. Vladimir Poutine, Sergej Lavrov et Sergej Šojgu les ont définis tour à tour comme : la protection du Donbass, celle de la Russie elle-même ou de ses « valeurs traditionnelles », la reconnaissance de l’annexion de la Crimée, la « dénazification » de l’Ukraine, sa démilitarisation ou la garantie de son statut non nucléaire, voire le réordonnancement général de l’architecture mondiale de sécurité […]

[…] En 2016, le politiste Igor’ Panarin, de l’Académie des sciences militaires de la Fédération de Russie, avait ainsi publié un ouvrage au titre éloquent : La guerre hybride contre la Russie (1816-2016). À ses yeux, tous les événements historiques ayant conduit à un déchirement ou à un affaiblissement de la Russie auraient été le résultat de manœuvres souterraines de l’Occident : la Révolution de février 1917 fut l’œuvre hybride des maçons, des libéraux et des nationaux-traîtres russes ; Staline vint heureusement développer un projet de « guerre contre-hybride » ; Rockefeller, Reagan, l’OTAN, les « révolutions de couleur » ne furent qu’autant de jalons de la modernisation de la « guerre hybride » contre la Russie — l’auteur allant jusqu’à dépeindre l’État islamique en « gladiateurs de la guerre hybride de l’Occident ».

[…] le Kremlin met désormais tout en œuvre pour que les citoyens russes eux-mêmes évoluent dans un espace informationnel toujours plus isolé du reste du monde, s’appuyant à cette fin sur son Roskomnadzor, ou « Service fédéral de supervision des communications, technologies de l’information et médias de masse ».

Le président russe Vladimir Poutine fait un geste lors de sa conférence de presse annuelle à Moscou, en Russie, le jeudi 23 décembre 2021. (AP Photo/Alexander Zemlianichenko)

Cette tendance s’est récemment confirmée dans le domaine scientifique. […] Le dernier épisode marquant a été l’adoption par la Douma d’État, le 10 juin dernier, d’une loi autorisant le gouvernement russe à dresser une liste de domaines scientifiques dans lesquels la coopération des chercheurs russes avec leurs homologues internationaux aura lieu sous le contrôle direct du FSB.

[…] Si les échanges scientifiques ne concernent qu’une partie réduite de la population russe, il en va tout autrement des principaux moyens de communication qui permettent aux personnes résidant en Russie d’accéder aux informations produites à l’extérieur du pays et d’échanger avec leurs proches ou leurs contacts à l’étranger. Or ces dernières semaines ont été marquées par de nombreuses coupures des applications de messagerie.

Conformément à une annonce du Roskomnadzor le 13 août dernier, les autorités russes ont mis en place un blocage complet des appels depuis la Russie par WhatsApp, propriété de Meta, dont les activités ont été qualifiées d’« extrémistes » et interdites à ce titre en Russie.

[…] Mais l’objectif réel des autorités russes consiste surtout à contraindre les utilisateurs à privilégier l’application MAX, créée en 2025 par l’entreprise VK, propriété de Vladimir Kirienko, fils du technocrate du Kremlin Sergej Kirienko. MAX n’étant pas chiffrée, il est à craindre que les services de sécurité l’utilisent à des fins de surveillance à grande échelle de la population.

[…] En parallèle, les autorités s’appliquent depuis de nombreuses années à concurrencer et éliminer YouTube, qui reste la principale plateforme de partage et de consommation de contenus vidéo en Russie, avec un nombre de visiteurs mensuels russes estimé à 96 millions au second semestre de l’année 2024. 

[…] La Russie n’en est pas encore au niveau de fermeture de l’Internet chinois. On voit néanmoins que ces deux pays poursuivent un objectif commun : celui d’un « Internet souverain ». Leurs efforts diplomatiques en ce sens ont conduit en 2024 à l’adoption de la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, dans laquelle de nombreux observateurs ont vu un blanc-seing accordé aux régimes autoritaires soucieux de verrouiller encore davantage — et en toute légalité — leur espace informationnel à toute production venue d’Occident.

[…] Pour l’heure, le principal effet de ces mesures est surtout une multiplication des VPN, qui permettent d’isoler sa connexion du reste du trafic Internet […] En mai dernier, Vladimir Poutine déclarait à propos des VPN : « il faut les étrangler, je suis prêt à l’affirmer sans aucune gêne ». De fait, une nouvelle loi signée le 31 juillet durcissait les sanctions encourues pour promotion de services VPN permettant de contourner les blocages de l’État russe, avec un système gradué d’amendes allant de 500 euros pour les particuliers à 5 000 euros pour les personnes morales.

[…] Pendant ce temps, la Russie poursuit sa croisade répressive, armée d’un nouvel arsenal juridique. […] Ce 21 août, un autre tribunal jugeait la retraitée Anastasija Gordienko, 71 ans, résidente d’un village de la région d’Omsk, pour la publication en ligne de ce message : « Ne tuez pas, non à la guerre ! » Pour ces quelques mots, elle a écopé de deux ans de prison avec sursis. La retraitée sibérienne n’en a pas moins profité pour déclarer au tribunal : « J’aime mon pays, mais je déteste mon gouvernement. Nous sommes tous frères et sœurs. Pourquoi faire la guerre, pourquoi annihiler les autres ? ».

[…] Dans le monde du livre, la question du « retour de la censure » a été vivement discutée il y a un an, avec la création d’un conseil d’experts au sein du Syndicat du livre russe, en charge de contrôler la conformité des livres proposés à la publication avec les lois russes existantes, sous prétexte d’assister les éditeurs dans leur travail. Dans les faits, il s’agit bien de réinstituer un contrôle a priori sur le marché littéraire, à travers l’avis « expert » de représentants du Roskomnadzor, de plusieurs confessions monothéistes, de l’Académie russe de l’enseignement et de la Société russe d’histoire militaire dirigée par Vladimir Medinskij [qui pilota les dernières négociations à Ankara].

[…] On pouvait craindre, il y a quelques mois, que le cinéma soit pris pour cible. On sait notamment que les deux séries The Young Pope et The New Pope, qui ont connu un regain d’intérêt avec la mort du pape François, ont été présentées au public russe avec 45 minutes en moins. Dans la première d’entre elles, la représentation hermaphrodite qui figure dans le tableau La femme à barbe de José de Ribera (1631) a été escamotée. De même, dans une longue diatribe du « jeune pape », interprété par Jude Law, depuis la place Saint-Pierre, tout le passage au cours duquel il se déclare favorable à la fornication et à la contraception, au mariage des homosexuels et des prêtres, au divorce et à la tolérance du suicide, a été supprimé de la version russe.

[…] Ce 31 juillet, Vladimir Poutine vient de signer une loi interdisant la diffusion de films susceptibles de discréditer « les valeurs spirituelles traditionnelles et morales russes » ou de faire la promotion de leur discréditation. Cette loi a, de surcroît, un effet rétroactif […]

[…] L’État moderne ne saurait toutefois se contenter de pratiques répressives sans leur faire correspondre de politiques incitatives favorisant l’adhésion et la loyauté.

[…] Dans Le chaudron de Crimée, l’auteur Nikolaj Marčuk décrit un monde dans lequel l’ensemble de la communauté internationale, Corée du Nord exceptée, se serait tournée militairement contre la Russie, qui finirait cependant par redresser l’échine et s’emparer du Capitole. L’intrigue tourne autour d’une sorte de superhéros russe, qui progresse en Crimée, de combat en combat, affrontant des Ukrainiens toujours plus nazis, drogués et pervers. […]

[Etc.]

Le Grand Continent, La Russie dans la guerre sans fin : comprendre le grand récit de Poutine

Mercredi 27/8, 4h55

Double frappe : une pratique qui s’exporte.

Sur les images tournées du sol, on distingue une dizaine d’hommes qui interviennent dans une cage d’escalier détruite quelques minutes plus tôt par une frappe israélienne. Ils s’activent auprès d’un corps. L’un d’eux prend des photos et filme. Quelques secondes s’écoulent, survient une explosion extrêmement violente et la cage d’escalier est recouverte de fumée, de poussière et de débris. Lundi 25 août au matin, l’armée israélienne vient de frapper, une deuxième fois, au même endroit, l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Le bilan est lourd : plus de 20 morts, dont des soignants et cinq journalistes palestiniens, sous contrat notamment avec Reuters, Associated Press ou Al-Jazira.

Une caméra de Reuters a tout filmé. Face à la violence des images, l’armée israélienne, qui n’a pas précisé les raisons de cette frappe sur l’hôpital,a annoncé une enquête.

[…] Le mode opératoire de l’attaque contre l’hôpital de Khan Younès fragilise également l’argumentaire israélien. Le recours à une double frappe sur une cible, plus encore un hôpital, rappelle les méthodes de l’armée russe en Syrie et en Ukraine ou celles de groupes djihadistes qui cherchaient à toucher des sauveteurs intervenus en urgence sur le lieu d’un attentat. […]

Le Monde, Gaza : les frappes israéliennes meurtrières sur l’hôpital Nasser de Khan Younès provoquent l’émotion jusqu’à la Maison Blanche

Mardi 26/8, 17h50

Tcherno.

Le défenseur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, qui a été capturé par les Russes le premier jour de l’invasion à grande échelle, est revenu de captivité. Pour rencontrer Andriy Supik, 40 ans, toute sa famille est venue, ainsi que son fils de 5 ans, qu’il a vu pour la dernière fois lorsqu’il n’avait qu’un an et demi.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Mardi 26/8, 12h20

Chine.

Le président Xi Jinping réunira la semaine prochaine en Chine plus de 20 dirigeants mondiaux lors d’un forum sur la sécurité régionale, une démonstration puissante de solidarité avec les pays du Sud à l’ère de Donald Trump, tout en aidant la Russie, frappée par des sanctions, à réaliser un nouveau coup diplomatique.

Outre le président russe Vladimir Poutine, les dirigeants d’Asie centrale, du Moyen-Orient, d’Asie du Sud et d’Asie du Sud-Est ont été invités au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se tiendra dans la ville portuaire de Tianjin, au nord du pays, du 31 août au 1er septembre. […]

Reuters, « Optique puissante » : Xi Jinping accueillera Poutine et Modi dans un grand élan de solidarité, traduction automatique

Le président Xi Jinping a vanté mardi les relations de la Chine avec la Russie, a rapporté la télévision d’Etat. Il « a souligné que, dans un monde troublé et changeant, les relations entre la Chine et la Russie étaient les plus stables, les plus mûres et les plus stratégiquement importantes existant entre grands pays », a indiqué CCTV. Les liens bilatéraux constituent une « source stable de paix dans le monde », a-t-il ajouté.

[…] Le numéro un chinois s’exprimait à Pékin lors d’une rencontre avec le président de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, Viatcheslav Volodine, et quelques jours avant la venue en Chine de son homologue Vladimir Poutine pour un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghaï et une grande parade militaire commémorant la victoire sur le Japon lors de la seconde guerre mondiale. […]

Le Monde, Live

Xi Jinping félicite l’Ukraine pour la première fois à l’occasion du Jour de l’Indépendance – Bloomberg

Le président chinois a adressé ses salutations au président Volodymyr Zelensky et au peuple ukrainien « ami » le 24 août. Le président ukrainien y a répondu sur le réseau social X.

Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique [edit]

Bloomberg note que c’est la première fois qu’un dirigeant chinois félicite l’une des anciennes républiques soviétiques à l’occasion de la fête nationale associée à sa sécession de l’URSS.

D’ailleurs, cette salutation est arrivée à la veille de la visite de Vladimir Poutine à Pékin.

Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique [edit]

Mardi 26/8, 12h10

America, America : un moment Zelenski.

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a évité de justesse ce qu’il a qualifié de « moment Zelenskiy » après que le président américain Donald Trump l’a accueilli à Washington avec des théories du complot d’extrême droite, mais a ensuite réussi un sommet à enjeux élevés sans drame indésirable.

[…] les Sud-Coréens ont évité leur plus grande crainte : une embuscade du Bureau ovale similaire à l’échange tendu de février lorsque Trump a réprimandé Volodymyr Zelenskiy d’Ukraine au sujet de l’aide américaine et de la guerre avec la Russie.

[…] Des questions importantes subsistent quant au montant exact que la Corée du Sud acceptera de payer pour le stationnement de 28 500 soldats américains, et de nombreux détails sont encore en cours d’élaboration dans l’accord tarifaire négocié à la hâte, qui n’a pas encore été mis par écrit.

Mais Lee a évité tout affrontement explosif qui, selon certains observateurs, pourrait fracturer publiquement l’alliance à long terme à un moment où la Corée du Nord fait un bond en avant dans le développement des armes nucléaires et des missiles balistiques, et approfondit ses liens avec la Russie.

[…] Quelques heures seulement avant la rencontre prévue entre les deux hommes à la Maison Blanche lundi, Trump a publié un message sur les réseaux sociaux intitulé « QUE SE PASSE-T-IL EN CORÉE DU SUD ? On dirait une purge ou une révolution », et a déclaré qu’il aborderait la question avec Lee. […]

Reuters, Le président sud-coréen Lee évite le « moment Zelenskiy » lors du sommet Trump à enjeux élevés, traduction automatique

Mardi 26/8, 4h25

La diplomatie éclair de Trump au cours des dernières semaines n’a pas encore permis d’obtenir la moindre concession de la part de Moscou, qui n’a pas renoncé à ses exigences maximalistes. (traduction automatique)

Lundi 25/8, 17h30

Iran.

L’Iran est prêt à réduire considérablement son niveau d’enrichissement d’uranium pour empêcher la réimposition des sanctions de l’ONU, — The Telegraph.

En outre, les responsables iraniens ont déclaré que Téhéran était prêt à assouplir sa position ferme pour empêcher de nouvelles attaques d’Israël et des États-Unis.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Lundi 25/8, 17h15

Bim-bam-boum : l’Ukraine a annoncé la disponibilité d’un missile national à longue portée.

Il était possible, pendant la Seconde Guerre mondiale, de concevoir un matériel majeur nouveau – avion, char de bataille et même porte-avions – en un, deux ou trois ans. Autrement dit, on pouvait terminer la guerre avec des équipements lourds et importants totalement différents de ceux du début. Cette époque est révolue. Les délais de conception et de mise en production d’un équipement majeur sont désormais tels qu’une nation est obligée de faire une guerre, même longue, avec les mêmes matériels qu’au début et éventuellement ceux fournis par les Alliés. On en vient même, pour continuer à combattre, à puiser dans des stocks de matériels plus anciens, ce qui donne parfois une impression de remontée dans le temps. On innove donc techniquement – et on ne le rappellera jamais assez, la plupart des innovations ne sont pas techniques – en améliorant ces grands équipements, en particulier avec de l’électronique de bord et, bien sûr, avec des petits objets comme les drones ou les robots terrestres que l’on diversifie et perfectionne très vite.

L’annonce récente par le président Zelensky de la mise en service et en production d’un missile de croisière, baptisé Flamingo (Flamant rose), capable de porter une tonne d’explosif à 3 000 kilomètres avec une précision de 14 mètres (une chance sur deux de tomber dans un cercle de 14 mètres de rayon), représente donc une rupture dans ce schéma. Plus exactement, il s’agira d’une rupture techno-militaire si les performances annoncées sont exactes, s’il parvient à franchir les défenses à plus de 50 % et surtout si l’objectif de production de plus de 200 par mois est atteint.

Innover, c’est parfois simplifier. Avec son turboréacteur, son propulseur de décollage et ses ailes fixes, le Flamingo semble un retour aux projets de missiles de croisière des années 1950-1960 […] Associés à un système de guidage moderne, ces vieux designs s’avèrent d’un seul coup d’un excellent rapport coût/efficacité, et c’est bien cet excellent rapport coût/efficacité qui peut changer le cours de la guerre.

Pour le prix d’un seul missile américain Tomahawk Block IV ou V, on peut peut-être avoir cinq Flamingo avec douze fois plus de charge explosive, lancés mille kilomètres plus loin avec une précision moindre mais très suffisante. Avec une production de 200 unités par mois – soit plus que celle cumulée de tous les missiles balistiques et de croisière par la Russie – et peut-être plus encore si les alliés européens y contribuent, le saut dans la capacité de frappe ukrainienne en profondeur peut être aussi important que celui des Russes à courte portée avec leurs milliers de bombes planantes.

[…] Actuellement, la campagne ukrainienne de frappes en profondeur fait déjà mal depuis 2022. Elle pénalise l’économie, en frappant en particulier les raffineries, et freine la machine de guerre russe, mais elle n’est pas décisive pour autant, au sens où elle ne change pas fondamentalement le rapport de forces général. Avec cette nouvelle force de frappes, encore une fois si elle tient ses promesses, l’Ukraine – un pays dont le budget de Défense représentait 10 % de celui de la France en 2021 – sera capable de ravager véritablement toute l’infrastructure stratégique d’un pays aussi vaste que la Russie. Les conséquences peuvent être considérables si la Russie ne parvient pas à trouver la parade.

[…] Dans l’absolu, une telle campagne conventionnelle de frappes en profondeur de grande ampleur pourrait effectivement justifier l’emploi de l’arme nucléaire en premier par la Russie, à condition de « menacer l’existence de l’État », une notion guère différente dans le fond de celle des intérêts vitaux. Peut-on considérer que la destruction d’une grande partie de l’infrastructure énergétique, de complexes de production militaires, de bases aériennes, de centres de commandement, etc., constitue une menace contre l’existence de l’État ? Peut-être. Cela serait plus évident si cette attaque venait d’un coup, par surprise, et provoquait un grand choc, mais il n’y aura pas une seule grande attaque de Flamants roses, mais plein de petits coups dont aucun ne saurait justifier en soi une riposte nucléaire, et on peut rester ainsi, à la manière de la grenouille ébouillantée progressivement, sans pouvoir réagir. L’emploi de l’arme nucléaire, probablement à des fins de désescalade, sera cependant sans aucun doute envisagé et en tout cas suggéré publiquement afin d’effrayer l’ennemi et ses alliés.

[…] Tout cela veut dire aussi qu’un pays au 50e rang mondial des PIB en 2021 (29e en parité de pouvoir d’achat) aura été capable de se doter d’une force de frappe en profondeur conventionnelle capable de menacer très sérieusement un pays comme la Russie. Cela ne vaut pas une force nucléaire en termes de dissuasion, mais ce n’est finalement pas très éloigné.

[…] En admettant que la guerre en Ukraine s’arrête bientôt, rien n’empêchera ensuite l’Ukraine de produire en série et même d’exporter ses Flamingo, et de se constituer une force de seconde frappe (c’est-à-dire résistante à une attaque préventive) capable de projeter plusieurs milliers de tonnes d’explosifs avec précision à plusieurs milliers de kilomètres, soit tous les avantages dissuasifs d’une mini-force nucléaire sans ses inconvénients psychologiques et politiques. On peut imaginer que d’autres pays directement menacés, comme les pays baltes, seront séduits aussi par cette perspective d’obtenir une vraie garantie de sécurité, non pas simplement par un bouclier défensif national et allié, mais aussi par la possibilité inédite pour eux de porter des coups chez l’ennemi. […]

La voie de l’épée, Michel Goya, Le pouvoir égalisateur des flamants roses

Lundi 25/8, 17h10

America, America (la voix de son maître).

Le nouvel ambassadeur des États-Unis en France, beau-père d’Ivanka Trump a été convoqué au Quai d’Orsay après ses propos sur la politique de Macron concernant la lutte contre l’antisémitisme.

Pour l’une de ses premières prises de position publiques, c’est peu dire que le nouvel ambassadeur des États-Unis en France a su se faire remarquer. Dans une lettre au ton accusatoire, Charles Kushner reproche à Emmanuel Macron « la flambée de l’antisémitisme en France et l’absence d’action suffisante de votre gouvernement pour le combattre ». Il dénonce « des déclarations vilipendant Israël et des gestes en reconnaissance d’un État palestinien (qui) encouragent les extrémistes, alimentent la violence et mettent en péril la judéité en France ». […]

Le Figaro, À Paris, les débuts fracassants de l’Américain Charles Kushner en diplomatie

Lundi 25/8, 17h05

Brouzouf russe.

Malgré les sanctions et la réorganisation de ses dépenses publiques visant à favoriser les investissements dans la défense, l’économie russe continue d’afficher une croissance positive en rythme annuel. Au premier semestre, le PIB a augmenté de 1,4 % et de 1,1 % au second. Ces chiffres cachent toutefois une stagnation de l’activité des secteurs ne bénéficiant pas directement de la hausse des dépenses militaires. […]

Le Grand Continent, Économie russe : la production est exclusivement tirée vers le haut par les dépenses de défense

Les ventes d’essence ont été complètement interrompues dans le district de Kourilski en Russie, a déclaré Konstantin Istomin, le chef du district.

Le district couvre la majeure partie des îles Kouriles (une partie de la région russe de Sakhaline). Quelques jours plus tôt, des restrictions avaient été mises en place, limitant les ventes à 10 litres par personne maximum.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Lundi 25/8, 17h00

Alcool Vs drone : 1-0.

Près de Pokrovsk, un habitant de la région, apparemment ivre, a réussi à désactiver à mains nues un drone russe FPV à fibre optique après qu’il ait été laissé dans une position d’embuscade.

Ce n’est pas la manière la plus courante de désactiver un drone.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Lundi 25/8, 16h50

Lavrov a dit.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a profité d’une interview en anglais avec un média américain […]

[…] Lavrov a nié que la Russie ait violé les traités internationaux passés interdisant à la Russie d’envahir l’Ukraine et a rejeté les garanties de sécurité accordées par l’Occident à l’Ukraine à l’avenir.

Lavrov a affirmé que le Mémorandum de Budapest de 1994 garantissait la sécurité de l’Ukraine « comme celle de tout autre État non nucléaire » et que l’obligation juridique des États nucléaires qui donnent des garanties aux États non nucléaires est de ne pas utiliser d’armes nucléaires contre des États non nucléaires.

Lavrov a affirmé que l’Ukraine – et non la Russie – avait violé l’accord de 1994 en ne respectant pas les droits de l’homme après 2014. Le Mémorandum de Budapest stipule bien que la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis s’engagent à ne pas utiliser d’armes nucléaires contre les États non nucléaires parties au Traité de non-prolifération nucléaire, comme l’Ukraine.[14] Les affirmations de Lavrov ignorent cependant que le mémorandum stipule également que la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis s’engagent à « respecter l’indépendance, la souveraineté et les frontières existantes de l’Ukraine ». […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 24 août, traduction automatique

Dimanche 24/8, 23h10

34.

Le fait que l’Ukraine ait encore un jour d’indépendance au cours de la 4e année de ma guerre de 3 jours montre que je reste un maître stratège.

Dark Poutine, Bluesky, traduction automatique
Le président Volodymyr Zelensky prononce un discours à l'occasion du 34e jour de l'indépendance de l'Ukraine (Bureau du président)

[…] Pour briser les cycles de l’histoire, où chaque génération a manqué de quelque chose pour préserver son indépendance, et où chaque nouvelle génération est entrée dans une nouvelle étape, contrainte de prendre les armes, de se défendre et de reconquérir sa liberté. Nous ne devons pas transmettre ce fardeau à nos descendants. Nous construisons une Ukraine suffisamment forte pour vivre en sécurité et en paix. Pour que sur cette place, sur le Maïdan de notre Indépendance, sous nos drapeaux, sur notre terre, nos enfants et petits-enfants célèbrent le Jour de l’Indépendance. En paix. Dans le calme. Avec confiance en l’avenir. Avec respect et gratitude envers tous ceux qui ont défendu l’Ukraine dans cette guerre, la guerre pour l’indépendance. Ceux qui ont enduré, ceux qui ont réussi, ceux qui ont triomphé. Voilà le but pour lequel il vaut la peine de vivre. C’est pourquoi nous nous levons. […]

The Kyiv Independent, « L’Ukraine ne sera jamais contrainte à un compromis. Nous avons besoin d’une paix juste » — Discours de Zelensky pour le jour de l’indépendance, traduction automatique

[…] La Constitution de 1710 rédigée par Pylyp Orlyk, homme d’État cosaque de Zaporijia, est considérée comme l’une des premières constitutions au monde. Elle fut l’une des premières en Europe à établir la séparation des pouvoirs et les principes démocratiques, et précéda de plusieurs décennies la Constitution américaine.

[…] L’Ukraine est l’un des quatre pays à avoir renoncé à son arsenal nucléaire. Au moment de la signature du Mémorandum de Budapest en 1994, l’arsenal nucléaire ukrainien était le troisième plus important au monde (après ceux de la Russie et des États-Unis).

[…] Kryvyi Rih est connue pour être la ville natale du président Volodymyr Zelensky [et celle où vit Olga], mais aussi pour sa forme particulière en tant que ville la plus longue d’Europe : elle mesure 126 kilomètres (78 miles) de long. […]

The Kyiv Independent, 34 faits à connaître sur l’Ukraine en cette fête de l’indépendance, traduction automatique & Deepl

Dimanche 24/8, 18h30

C’est véritablement dimanche : (s’)Invisibiliser.

Music of sound, Detritus 799
Un migrant rusé utilise les dossiers Epstein pour se cacher de l'administration Trump. (traduction Deepl)

Dimanche 24/8, 11h25

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

[…] Même si Vladimir Poutine prétend le contraire ou essaye d’en faire un non-sujet, l’économie russe est de plus en plus affectée par cette guerre qu’il a déclenchée. Les sanctions économiques minent sa santé déjà précaire, le passage en économie de guerre l’a mise sous cortisone, mais cela ne peut pas durer sans endommager gravement le niveau de vie des Russes. De plus, les frappes ciblées des Ukrainiens contre les installations pétrolières russes font monter les prix du carburant tandis que Poutine a besoin d’exporter du pétrole pour financer « sa » guerre.

Ces phénomènes sont cumulatifs, et les Ukrainiens ont remarquablement réorienté leur capacité réduite de bombardement sur le sol de la Russie vers les cibles « à très forte valeur ajoutée ». Ils ont bien compris qu’ils n’avaient pas les moyens d’endommager sérieusement le complexe militaro-industriel russe et ils se concentrent désormais sur les raffineries et les stations de pompage des oléoducs, privant au passage d’approvisionnement en carburant les deux seuls pays de l’Union européenne, la Hongrie et la Slovaquie, qui continuent à acheter ouvertement du pétrole russe et à soutenir Poutine.

[…] Le fait que Poutine affiche désormais « limiter » ses ambitions guerrières (et meurtrières) au Donbass ukrainien, alors qu’il voulait initialement soumettre l’ensemble de l’Ukraine, montre qu’il a conscience aussi des limites de son armée.

"Cette guerre serait terminée en un instant si l'armée ukrainienne ne nous importunait pas constamment." (traduction Deepl)

Cette capacité militaire russe limitée en réalité constitue l’autre point essentiel qui peut pousser le maître du Kremlin à négocier. Tout le monde a compris, même en Russie, que Poutine n’a que faire du niveau hallucinant de pertes dans l’armée russe, deux à trois fois plus que l’armée ukrainienne. La préoccupation du tyran russe est ailleurs : son armée est insuffisamment puissante pour espérer dominer la résistance ukrainienne et conquérir le pays.

[…] La faiblesse chronique de l’armée ukrainienne est qu’elle manque tout simplement de combattants plus que d’armes. L’esprit de résistance face à une menace existentielle, l’intégration massive de femmes et la supériorité qualitative de son armement ont compensé partiellement le déséquilibre de taille (30 millions d’Ukrainiens vs 150 millions de Russes). […] Le seul déficit important en armement de l’Ukraine est sa flotte aérienne qui ne fait pas le poids et que les États-Unis n’ont pas voulu alimenter : l’armée ukrainienne ne dispose que d’une trentaine d’avions de combat opérationnels quand il lui en faudrait autour de 150, le même ratio d’ailleurs que le déséquilibre démographique…

[…] [Mais] la véritable fragilité de la résistance ukrainienne est l’épuisement du nombre de combattants, le risque de ne plus pouvoir physiquement s’opposer en nombre suffisant à une armée rouge qui semble quasi inépuisable. Ce risque est assez important pour que Poutine veuille poursuivre le combat […]

[…] Sur le sujet de l’échange de territoires, la proposition de Poutine discutée lors du sommet d’Anchorage en Alaska consiste en un calcul froid, d’un cynisme qui n’étonnera personne mais qu’il faut entendre : il manque 6 000 km2 à la Russie pour finir de conquérir la région de Donetsk qui en compte 25 000. À la vitesse actuelle de l’armée russe, de l’ordre de 500 km2 par mois, cela représente entre un an et un an et demi de combats que la Russie a manifestement les moyens de mener. Donc Poutine a proposé d’éviter ces mois de guerre (et de pertes) intensive contre l’abandon volontaire de ce territoire.

Pour les 200 000 Ukrainiens qui y vivent et pour les combattant(e)s qui ont passé trois ans et demi à défendre ce territoire de Donetsk, la proposition est inacceptable. Mais la réalité est qu’elle est entendable pour les 30 millions d’Ukrainiens qui sont épuisés par cette guerre sans fin.

[…] L’abandon du Donbass en contrepartie de l’arrêt de la guerre requiert évidemment de solides « garanties de sécurité » pour éviter un marché de dupes où la Russie aurait avancé d’un an dans ses conquêtes et se consacrerait ensuite à accélérer le mouvement.

[…] C’est essentiellement aux pays européens, premiers concernés pour leur propre sécurité, qu’il reviendrait de déployer un contingent multinational sur le territoire ukrainien propre à dissuader toute reprise de l’offensive russe. Une force multinationale qui, si elle avait été déployée à temps, aurait dissuadé Moscou de rentrer en Ukraine en février 2022…

Ce dispositif militaire est celui déployé actuellement en Corée du Sud face à son voisin menaçant du Nord, et qui fut aussi la solution adoptée pendant toute la « guerre froide » pour défendre la ligne de démarcation qu’était le « rideau de fer » au milieu de l’Europe. Le déploiement de forces de sécurisation est bien connu et maîtrisé d’un point de vue militaire.

[…] Une opposition féroce de la Russie de Poutine, relayée par ses alliés d’extrême-droite dans toute l’Europe, essaie d’empêcher « la présence d’armées étrangères sur le sol de l’Ukraine ».

Chappatte, Le jeu de Poutine

Il est intéressant de noter que les Russes considèrent ainsi qu’ils sont légitimes d’avoir envahi une partie de l’Ukraine et qu’eux-mêmes – et eux seuls – ne constituent pas une « armée étrangère ».

[…] De fait, nos sociétés européennes ont vécu plusieurs décennies dans l’illusion qu’elles n’avaient plus d’ennemis… Pour la plupart, y compris la Grande-Bretagne, leurs armées sont devenues des « institutions de papier », sans équipements et sans l’expérience nécessaires pour s’engager dans un conflit potentiel, au contraire de l’armée américaine qui est déployée aux quatre coins du monde et dont la culture est pleinement opérationnelle.

[…] la question du déploiement en Ukraine d’une force européenne (avec probablement l’aide du Canada) éprouve la capacité même de l’Europe à produire une solution militaire concrète face à l’empire menaçant que dirige Poutine. Cependant, quelques pays européens brillent par leur détermination profonde sur le sujet, en particulier la Finlande qui sait depuis longtemps que la Russie ne respecte que la loi du plus fort et qui pose cette question centrale : qu’est-ce qui nous empêche de devenir (militairement) fort en Europe ?

[…] La négociation va continuer, chaotique compte tenu de l’imprévisibilité de Donald Trump et de l’absence d’un leadership européen sur la question. Le président américain annonce « qu’il se donne deux semaines pour décider », ce que personne ne croit, pas même lui. […]

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Négociation impossible sur l’Ukraine ? Et pourtant…

Dimanche 24/8, 11h15

Taïwan.

Les Taïwanais sont de nouveau convoqués aux urnes. Après l’échec du mouvement de destitution contre des députés accusés d’être trop proches de la Chine, les citoyens sont appelés à exprimer leur avis, samedi 23 août, sur l’avenir du site nucléaire de Ma’anshan, aussi appelée NPP3 (Nuclear Plant 3). L’arrêt de son activité en mai avait permis au Parti démocrate progressif (PDP), la formation présidentielle, de tenir une de ses promesses de campagne depuis sa création, en 1986 : parvenir à la dénucléarisation de Taiwan. […]

Libération, Référendum à Taiwan : la tentation d’une volte-face nucléaire [22 août]

Un référendum sur la reprise de l’exploitation de la centrale nucléaire de Ma’anshan, à Taïwan, a échoué samedi 23 août : 4,3 millions de personnes ont voté « oui », un nombre insuffisant au regard du seuil légal à atteindre (5 millions). Les votes pour le « non » se sont élevés à 1,5 million.

L’infrastructure avait été fermée en mai, mettant fin à l’utilisation de l’énergie atomique à Taïwan et augmentant les inquiétudes concernant la quasi-dépendance totale de l’île aux importations de combustibles fossiles pour alimenter ses foyers et usines. […]

Le Monde, Taïwan : un référendum sur le redémarrage d’une centrale nucléaire échoue
Sites nucléaires à Taïwan, Radio-Tchernobyl, fond Google Earth

Samedi 23/8, 15h00

Electricité de demain.

Wikipedia — A panorama of the Milky Way with the tracks of sailing stones below : Notice the stone on the right side.

[…] La Vallée de la Mort, en Californie, est connue pour être l’un des endroits les plus secs et les plus extrêmes de la planète. Elle abrite un lac asséché, le Racetrack Playa, offrant chaque année un spectacle insolite qui a longtemps déconcerté les scientifiques. Des rochers, à peu près de la taille d’une pastèque, se déplacent seuls et laissent derrière eux de longues traces à la surface craquelée du lac. Le sol étant presque parfaitement plat et les roches ayant également une base plate, la raison de leur déplacement demeurait, jusqu’à récemment, mystérieuse.

Ce n’est qu’en 2014 que des scientifiques ont identifié le processus physique à l’origine du phénomène : un effet combiné du sol dur, de la pluie, de la glace et du vent. Le lac s’humidifie saisonnièrement avec les eaux de pluie et la dureté du sol empêche l’eau de s’infiltrer. Celle-ci gèle alors lorsque les températures du désert passent sous zéro. Puis, lorsqu’elle commence à fondre, les plaques de glace qui se forment se déplacent sous l’effet du vent, permettant ainsi aux rochers de dériver à la surface. […]

[L’article détaille l’étude]

Trust my Science, De la glace autopropulsée inspirée des rochers de la Vallée de la Mort : une piste étonnante pour l’énergie verte du futur

Samedi 23/8, 14h30

Cartoon Movement, William Brown, Sawing the Lady
Trump et Poutine ont eu une réunion sans la présence d'un représentant ukrainien pour négocier un accord de paix qui comprenait des discussions sur des « échanges de terres ».

Samedi 23/8, 14h25

Pologne.

Alors que les efforts menés par les États-Unis pour mettre fin à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine prenaient de l’ampleur, la Pologne, qui comptait autrefois parmi les plus fervents soutiens de Kyiv, brillait par son absence lors des pourparlers de haut niveau, suscitant un débat sur son rôle désormais réduit.

Le pays, qui a fourni une aide militaire estimée à 4,5 milliards d’euros (5,2 milliards de dollars) depuis 2022 et qui héberge le centre névralgique de Rzeszow-Jasionka pour les livraisons d’armes occidentales, a eu du mal à conserver son importance initiale.

Selon les analystes, la diminution des stocks militaires et l’évolution de la politique intérieure ont réduit son rôle.

« La politique étrangère de la Pologne est utilisée à des fins politiques nationales, ce qui signifie qu’elle leur est, dans un certain sens, subordonnée », a déclaré Michal Lebduska, analyste à l’Association pour les affaires internationales (AMO), au Kyiv Independent.

« Cela crée toute une série de problèmes, et de cette série de problèmes découle le fait que la Pologne n’est plus un partenaire aussi fiable et important pour l’Ukraine qu’elle l’était autrefois. »

[…] Les partis d’extrême droite, comme la Confédération polonaise, ont gagné du terrain en présentant l’aide à Kyiv comme un fardeau coûteux et en présentant l’assistance militaire comme étant largement non réciproque.

Un sondage IBRiS de juin a montré que 46 % des Polonais sont désormais favorables à la réduction ou à la fin de l’aide militaire, contre 26 % qui s’y opposaient en février 2024. Cette rhétorique a alimenté la fatigue et le scepticisme, alors même que la guerre en Russie se poursuit dans sa quatrième année.

L’élection du nationaliste de droite Karol Nawrocki à la présidence, le 1er juin, a accentué l’incertitude. Si Nawrocki condamne l’agression russe, il s’oppose à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et à l’UE et accuse Kyiv d’exploiter ses alliés.

« Le problème, c’est que nous ne savons toujours pas quelle sera la politique de Nawrocki envers l’Ukraine », a déclaré le politologue polonais Pawel Borkowski. « Compte tenu de sa campagne et de ses liens étroits avec le parti de la Confédération, certains soupçonnent qu’il pourrait adopter une position moins pro-ukrainienne. » […]

The Kyiv Independent, Autrefois l’un des principaux soutiens, la Pologne s’efface des négociations de paix en Ukraine en raison de troubles internes, traduction automatique & Deepl

Samedi 23/8, 14h15

Se souvenir.

[…] Bohdan avait photographié le site voisin d’un bombardement russe en plein centre-ville, le 31 juillet, qui avait fait cinq morts. Il avait photographié un arbre endommagé devant un immeuble en ruine. Il projette d’en faire un tatouage : « L’arbre est symbolique ; comme l’Ukraine, il résiste malgré la frappe. »

Le tatouage de Bohdan avec les dates et les villes où les frappes russes ont tué plus de 15 civils. « Je dois me souvenir de ces dates », dit-il. Photographie : Julia Kochetova/The Guardian

Ce n’est pas son premier tatouage. Sur le mollet gauche du soldat figure la liste de toutes les frappes aériennes russes ayant causé plus de 15 victimes civiles en Ukraine. Bohdan l’a fait faire il y a quatre mois, lors de sa transition d’unité. Pendant cette transition, dit-il, « je menais une vie civile, principalement. C’était si facile d’oublier ce qui se passait. » […]

The Guardian, « Ce sont des terres ukrainiennes » : les habitants de Donetsk méprisent les revendications territoriales de Poutine, Dan Sabbagh à Kramatorsk. Photographies de Julia Kochetova, traduction automatique

Samedi 23/8, 14h10

C’est quasiment dimanche.

La ministre [américaine] de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a annoncé mardi que l’ensemble du mur longeant la frontière entre les États-Unis et le Mexique serait peint en noir afin de le rendre plus chaud, dans le but de décourager les tentatives d’escalade.

[…] «Cela a été spécifiquement demandé par le président, car avec ces températures élevées, lorsque quelque chose est peint en noir, l’objet devient encore plus chaud et il sera encore plus difficile pour les personnes de grimper dessus. Nous allons donc peindre tout le mur de la frontière sud en noir afin d’inciter les individus à ne pas entrer illégalement dans notre pays», a précisé Kristi Noem, rouleau de peinture à la main, à la presse, dont CBS News.

Le Figaro, Le mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique va être peint en noir… pour empêcher les migrants de l’escalader

Samedi 23/8, 12h15

Drones : portage.

Aujourd’hui, plusieurs unités ukrainiennes ont intercepté dans le ciel des drones russes Orlan-10 transportant des drones FPV pour des largages à longue portée, a-t-on rapporté.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Samedi 23/8, 12h05

Le pétrole russe brûle assez bien.

Les drones ukrainiens ont de nouveau attaqué l’oléoduc Druzhba dans la région de Briansk, dans l’ouest de la Russie, ont rapporté vendredi les médias, citant le commandant des forces ukrainiennes des systèmes sans pilote, Robert Brovdi, connu sous le surnom de Maďar. Selon lui, les drones ont frappé la station de pompage d’Uneča. Brovdi a publié des images de l’incendie causé, selon lui, par le raid aérien.

[…] En l’espace de neuf jours, c’est déjà la troisième attaque contre l’oléoduc Družba, qui assure l’approvisionnement en pétrole de la Hongrie et de la Slovaquie. Les ministres des Affaires étrangères Juraj Blanár et Péter Szijjártó ont donc appelé conjointement la Commission européenne à intervenir immédiatement et à garantir la sécurité énergétique des États membres de l’UE.

M. Blanár a souligné que toute menace pesant sur l’approvisionnement en pétrole était inacceptable, rappelant que les livraisons avaient été interrompues après l’attaque de lundi, puis reprises après réparation. « Dans cette déclaration, la Commission a déclaré qu’elle était prête à protéger nos infrastructures énergétiques critiques, dont font partie les oléoducs. Nous considérons donc qu’il est absolument indispensable que l’UE défende les intérêts des États membres et la sécurité énergétique de ses citoyens, y compris ceux de la République slovaque. Toute menace à la sécurité énergétique de notre pays est inacceptable », a déclaré M. Blanár. […]

ta3 [radio serbe], Kyiv a frappé Druzhba, le pétrole russe ne nous parvient plus. Blanár et Szijjártó ont écrit à Bruxelles […] : Zelensky est devenu fou, traduction Deepl

La Commission européenne a confirmé avoir reçu une plainte de la Hongrie et de la Slovaquie après l’attaque de l’oléoduc Droujba, qu’elles ont qualifiée de menace pour l’approvisionnement en pétrole russe. Bruxelles a déclaré que l’incident n’affectait pas la sécurité énergétique de l’UE et a rappelé aux États de constituer des réserves d’urgence.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Samedi 23/8, 12h00

Corée du Nord : mise en scène de la mort.

La télévision d’État nord-coréenne a montré des cercueils arrivant avec des soldats qui ont combattu pour la Russie lors de l’offensive ukrainienne dans la région de Koursk.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Kim Jong Un a honoré les soldats nord-coréens tombés au combat pour leur rôle dans la « libération » de la région russe de Koursk des forces ukrainiennes.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Samedi 23/8, 11h55

Belarus.

Dans le contexte des exercices militaires prévus dans les semaines à venir de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) sur le territoire de la République de Biélorussie, à savoir « Interaction-2025 », « Search-2025 », « Echelon-2025 » et les exercices stratégiques conjoints des forces armées de Biélorussie et de la Fédération de Russie « Zapad-2025 », le ministère des Affaires étrangères de l’Ukraine déclare ce qui suit.

Depuis 2022, la République de Biélorussie est complice du crime d’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine. Minsk a fourni aux occupants russes le territoire et l’espace aérien de la Biélorussie pour attaquer notre État, et continue également d’apporter un soutien politique, militaire, militaro-technique, informationnel et autre à la Russie dans sa guerre d’agression non provoquée et criminelle contre l’Ukraine.

La coopération entre les régimes de Moscou et de Minsk constitue une menace immédiate non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour la Pologne, les États baltes et toute l’Europe, et entrave également les efforts pacifiques du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre.

[…] Nous nous souvenons de l’amère expérience et du prix des fausses déclarations des dictateurs russe et biélorusse. Le déploiement des troupes russes aux frontières de l’Ukraine en 2021-2022 s’est déroulé sous le couvert des exercices militaires conjoints russo-biélorusses « Zapad-2021 ».

Nous mettons en garde Minsk contre les provocations imprudentes, conseillant de rester prudent, de ne pas s’approcher des frontières et de ne pas provoquer les Forces de défense ukrainiennes.

Nous soulignons que l’Ukraine n’a jamais représenté et ne représentera pas une menace pour le peuple biélorusse, avec lequel nous nous efforçons de vivre en paix, ayant un passé commun qui remonte à l’époque princière et au Grand-Duché de Lituanie, et un avenir dans la famille européenne des nations.

Ministère des Affaires Etrangères de l’Ukraine, Déclaration du ministère des Affaires étrangères de l’Ukraine sur les exercices militaires prévus sur le territoire de la République de Biélorussie, traduction automatique

Samedi 23/8, 11h45

Face à face.

Chappatte, Le sort de l’Ukraine à la Maison Blanche

Le Kremlin continue de signaler que le président russe Vladimir Poutine n’est pas disposé à tenir une réunion bilatérale immédiate avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accordé une interview à NBC le 22 août et a réitéré qu’aucune rencontre entre Poutine et Zelensky n’était actuellement prévue.

[…] Le Kremlin craint probablement qu’une rencontre bilatérale entre Poutine et Zelensky ne compromette la justification intérieure de Poutine pour la guerre russe en Ukraine. Le média d’opposition russe Verstka a rapporté le 22 août, citant des interlocuteurs au Kremlin, que le Kremlin juge improbable une rencontre entre Poutine et Zelensky dans un avenir proche.

Un stratège politique travaillant au Kremlin a déclaré à Verstka que Poutine et ses conseillers craignent des conséquences sur leur réputation suite à une rencontre avec Zelensky.

[…] L’ISW continue d’estimer que le Kremlin a du mal à trouver un équilibre entre apaiser un public national qui a été conditionné à n’accepter rien de moins qu’une victoire russe totale en Ukraine et éviter de nouvelles sanctions américaines qui pourraient avoir un impact sur la capacité de la Russie à maintenir son effort de guerre.

[…] Le 22 août, Lavrov a également demandé comment la Russie pouvait rencontrer un individu « se faisant passer pour un dirigeant », insinuant faussement que Zelensky est un dirigeant illégitime. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 23 août, traduction automatique

Samedi 23/8, 11h35

America, America.

Jeffrey Kruse « n’assumera plus les fonctions de directeur de la DIA [Defense Intelligence Agency] », l’agence du renseignement militaire des Etats-Unis, a déclaré, vendredi 22 août, un haut responsable militaire, sous couvert d’anonymat. Il n’a pas avancé de raison, mais ce renvoi survient peu de temps après la parution d’un rapport qui a fortement déplu à Donald Trump.

Dans ce document, les services du lieutenant général Jeffrey Kruse, qui occupait son poste depuis le début de 2024, estimaient que les frappes menées en juin par les Etats-Unis en Iran avaient retardé de plusieurs années le programme nucléaire de Téhéran. Ce rapport, dont la presse s’est fait l’écho, diffère sensiblement des affirmations de Donald Trump, qui martèle que les attaques en question ont totalement détruit les sites visés.

Un autre responsable, qui a requis l’anonymat, a affirmé que deux autres hauts responsables, la vice-amirale d’escadre Nancy Lacore, cheffe de la réserve de la marine, et le contre-amiral Milton Sands, quittaient également leurs fonctions.

[…] [Le secrétaire à la défense américain] Pete Hegseth avait mené la contre-attaque après que le rapport du renseignement militaire sur les frappes en Iran a circulé dans la presse. Selon lui, le document « a fuité parce que quelqu’un veut essayer de (…) faire croire que ces frappes historiques n’ont pas été un succès ».

[…] Donald Trump, que son ancien chef d’état-major, le général Mark Milley, avait qualifié d’« aspirant dictateur », a fait de la loyauté le principal critère de recrutement de son second mandat. […]

Le Monde, Jeffrey Kruse, le chef du renseignement militaire américain, limogé après un rapport sur les frappes en Iran

Vendredi 22/8, 10h40

Dans la série Rien de neuf.

Cartoon Movement, Marian Kamensky, PEACE TALKS ZELENSKY-PUTIN

[…] Le Kremlin continue de rejeter catégoriquement les garanties de sécurité soutenues par les États-Unis pour l’Ukraine et révèle ses objectifs persistants de prendre le contrôle de toute l’Ukraine.

Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a explicitement rejeté les efforts menés par les États-Unis et l’Europe pour fournir à l’Ukraine des garanties de sécurité fiables en réitérant sur son compte X en anglais (anciennement Twitter) le 20 août que « [la Russie a] explicitement déclaré : Pas de troupes de l’OTAN comme soldats de la paix » et que la Russie n’acceptera pas une telle garantie de sécurité. Medvedev a affirmé que l’Ukraine n’a pas besoin de telles garanties de sécurité, contrairement à la position de l’administration Trump sur le besoin de garanties de sécurité solides pour l’Ukraine.

Le député de la Douma d’État russe, Alexeï Jouravlev, a déclaré le 21 août que l’Ukraine devrait imiter le modèle de négociation de la Finlande après la Seconde Guerre mondiale et devenir un État neutre et céder une partie de son territoire et que les négociations seront basées sur la dynamique du champ de bataille. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 21 août, traduction automatique

L’administration Trump saura d’ici deux semaines s’il y aura la paix en Ukraine, a déclaré le président américain Donald Trump le 21 août dans une interview au Todd Starnes Show, avertissant que si ce n’est pas le cas, il « adoptera une tactique différente ».

Ces commentaires sont les derniers d’une série d’échéances fixées par Trump pour la guerre en Ukraine, aucune d’entre elles n’ayant été suivie d’effets lorsqu’elles sont arrivées et passées.

« Nous saurons dans deux semaines si la paix sera rétablie en Ukraine. Après cela, nous devrons peut-être adopter une autre approche », a déclaré Trump au commentateur conservateur Todd Starnes.

[…] Plus tôt le 21 août, le sénateur américain Lindsey Graham a exigé que la Russie restitue des milliers d’enfants ukrainiens enlevés pendant la guerre, avertissant qu’il ferait pression pour que la Russie adopte une loi visant à désigner la Russie comme un État soutenant le terrorisme si Moscou refuse.

« Pendant la guerre russo-ukrainienne , la Russie a enlevé plus de 19 000 enfants ukrainiens. Enlever des enfants de leur pays d’origine est un acte méprisable et barbare », a écrit Graham sur X. « Comme je le dis depuis le début de l’année, j’ai l’intention de faire adopter une loi visant à désigner la Russie comme État soutenant le terrorisme au regard du droit américain si elle ne restitue pas les enfants. »

Le républicain de Caroline du Sud a ajouté qu’une telle désignation « rendra les affaires avec la Russie de Poutine radioactives pour d’autres pays et entreprises ». […]

The Kyiv Independent, Tourner en rond — Trump fixe une nouvelle échéance pour la paix en Ukraine, Graham menace à nouveau d’une législation sévère, traduction automatique

Vendredi 22/8, 10h35

Comment ça se passe : Corée du Nord.

Des images diffusées vendredi par les médias d’Etat nord-coréens ont montré Kim Jong-un agenouillé devant les portraits de soldats morts au combat pour la Russie contre l’Ukraine, et embrassant un survivant du conflit.

[…] Les images montrent le dirigeant nord-coréen, apparemment sous le coup de l’émotion, embrassant un soldat qui semble bouleversé, le visage contre le torse de son chef. On peut également voir le dirigeant s’agenouiller devant le portrait d’un soldat tombé au combat, avant de déposer des médailles et des fleurs devant d’autres portraits.

Le Monde, Live

Vendredi 22/8, 10h00

La farandole du nuc.

Suède

La Suède a annoncé ce jeudi qu’elle avait sélectionné les petits réacteurs nucléaires modulaires (PRM) pour sa première expansion nucléaire en un demi-siècle. Le gouvernement a déclaré que les réacteurs seraient construits à la centrale de Ringhals dans le sud-ouest de la Suède, fournissant une production d’énergie équivalente à deux grands réacteurs, soit environ 1500 MW.

«Pour la première fois depuis 50 ans, une nouvelle centrale nucléaire va être construite en Suède», a déclaré le premier ministre Ulf Kristersson lors d’une conférence de presse. L’entreprise publique Vattenfall a indiqué qu’elle était en négociations avec le groupe britannique Rolls-Royce et le groupe américain GE Vernova pour sélectionner le fournisseur. Vattenfall a examiné depuis plus d’un an les conditions de construction soit des SMR, soit des réacteurs à grande échelle, avant d’annoncer son choix jeudi.

[…] Le pays scandinave a voté lors d’un référendum non contraignant en 1980 pour éliminer progressivement l’énergie nucléaire et a depuis fermé six de ses 12 réacteurs vieillissants. Mais une majorité politique est maintenant en faveur de l’extension de l’énergie nucléaire. Les six réacteurs actifs produisent actuellement environ 30% de l’électricité utilisée dans le pays. […]

Le Figaro, La Suède choisit les mini-réacteurs pour sa première expansion nucléaire en 50 ans

France

Avec la fin de la canicule, la température de la Garonne est redescendue sous le seuil critique des 28°C. La centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) a ainsi pu lever ses restrictions : depuis ce mardi 19 août, le réacteur n°1 fonctionne de nouveau à pleine capacité pour alimenter le réseau électrique national.

[…] Le réacteur n°2 reste pour sa part à l’arrêt, dans le cadre de sa troisième visite décennale programmée jusqu’à octobre.

France3, La Garonne se rafraîchit, le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Golfech relancé à pleine puissance

Nations Unies [pas vraiment un pays]

L’Administration postale des nations Unies (APNU) a émis le 14 août 2025, une série de trois timbres intitulée « No Nukes », en soutien aux efforts de l’ONU en faveur du désarmement nucléaire.

Les Nations Unies commémorent le quatre-vingtième anniversaire du largage des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, au Japon, les 6 et 9 août 1945 respectivement.

Alors que nous réfléchissons à la dévastation causée par les armes nucléaires, cet anniversaire nous rappelle avec force l’urgence d’un désarmement mondial et la nécessité de prévenir de futurs conflits nucléaires. […]

UN, Des timbres pour le désarmement nucléaire

Google [pas vraiment un pays non plus]

À l’automne 2024, Google et Kairos Power avaient annoncé la signature d’un contrat pour le déploiement de petits réacteurs modulaires — ou SMR pour Small Modular Reactor — destinés à assurer au géant du numérique, un approvisionnement stable en électricité bas-carbone. Au moment où le développement de l’intelligence artificielle rend les centres de données toujours plus gourmands en énergie. Objectif affiché : atteindre les 500 mégawatts électriques (MWe) installés dès 2035 grâce à plusieurs SMR Kairos Power.

Dans l’ombre, le projet a avancé. Et aujourd’hui, Google confirme l’emplacement de celui qui sera le premier de la liste de ses petits réacteurs modulaires. Il sera implanté à Oak Ridge, dans le Tennessee, sur le site où Kairos Power a déjà lancé la construction d’un réacteur nucléaire de 4e génération de démonstration, le réacteur Hermes. Un réacteur à haute température refroidi par des sels fondus et dont le combustible se compose d’uranium TRISO et de Flibe — un mélange de fluorures de lithium et de béryllium. Le premier non refroidi par eau à obtenir une autorisation de construction aux États-Unis depuis 50 ans. […]

Révolution énergétique, On sait où sera construit le premier réacteur nucléaire de Google
Oak Ridge & sites nucs américains, côte est, Google Earth

Jeudi 21/8, 18h05

Ici ça va, papa est à la maison, on lutte avec maman contre son désir fou de manger des maquereaux fumés. Il n’est pas raisonnable, comme un enfant de 2 ans.
Chef [le collègue de Pacha] est à l’hôpital jusqu’à la fin du mois, il a fait faire l’examen de l’ouïe (il a le bourdonnement permanent des les oreilles), le diagnostic de colonne vertébrale, de l’estomac, des poumons (il avait une bronchite aiguë). Les médecins n’ont rien proposé, il a dû exiger pour se faire examiner. Bref, la médecine à KR laisse à désirer.
Pacha va bien, un peu fatigué, il travaille la nuit, parfois il doit lancer une trentaine de « courgettes » sur les russes.
Il s’est fait piquer par des insectes, les mouches, les moustiques ou les araignées, la réaction allergique ne s’est pas fait attendre, Pacha s’est gonflé. Le drone est venu avec les médocs, tout va bien. Pacha dit « Imagine Anjelina Jolie, version chinoise, c’était moi ». Mais ça va maintenant. Il a une bonne voix, bonne humeur, je lui envoie des photos de Fidèle et j’invente les aventures de Fi et des chats dans la cour.
Je vais bien aussi.

Olga, Viber (texte)

Jeudi 21/8, 11h40

Il n’est pas facile d’être Ukrainien. Et ça ne date pas d’hier.

« Il n’y a qu’une seule langue officielle en Ukraine : l’ukrainien. La Russie peut tout déclarer et tout exiger », — Zelensky à propos de la demande russe de faire du russe la deuxième langue officielle en Ukraine.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 21/8, 11h00

Attaque contre des civils.

Beau ciel de matin, un homme vient d’arriver, il regarde les nuages. La sensation n’a pas tout à fait le temps de se formaliser. Les arbres sont couverts de poussière, les vitres ont laché, les débris qui couvrent le sol étaient récemment attachés ensemble et peut-être mêmee formaient-ils une maison, c’est-à-dire un abri contre le noir et la pluie.

La Russie a lancé une vague de missiles et de drones ciblant des villes de l’ouest de l’Ukraine, loin de la ligne de front, le 21 août, tuant au moins une personne et en blessant 18 autres. L’attaque a provoqué des incendies dans une grande usine d’électronique à Moukatchevo, et des dégâts ont également été signalés dans d’autres villes, dont Lviv.

[…] « Hier soir, l’armée russe a établi l’un de ses anti-records les plus fous », a déclaré le président Volodymyr Zelensky après l’attaque .

La Russie a lancé 574 drones pendant la nuit, dont des drones d’attaque Shahed et des leurres, ainsi que 40 missiles, parmi lesquels quatre missiles balistiques Kh-47 Kinzhal et deux missiles balistiques Iskander-M ou nord-coréens KN-23, a rapporté l’armée de l’air ukrainienne .

Les défenses aériennes ukrainiennes ont intercepté 546 drones et 31 missiles, selon le communiqué. […]

The Kyiv Independent, Une attaque massive de drones et de missiles russes fait un mort et 18 blessés dans des villes ukrainiennes loin de la ligne de front, malgré les pourparlers de paix., traduction automatique

Jeudi 21/8, 10h45

Comment ça se passe.

Le Kremlin exige que la Russie ait un droit de veto sur toute garantie de sécurité occidentale pour l’Ukraine dans le but de saper les efforts actuels des États-Unis, de l’Europe et de l’Ukraine pour établir les conditions d’une paix durable en Ukraine.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré le 20 août que toute discussion sérieuse sur les garanties de sécurité occidentales pour l’Ukraine sans la participation de la Russie était une « voie sans issue » et que la Russie « ne peut accepter » que les « questions de sécurité collective » maintenant proposées puissent être résolues sans la Russie, exigeant de fait un veto russe sur les garanties de sécurité occidentales pour l’Ukraine. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 20 août, traduction automatique

Mercredi 20/8, 12h40

Qui ne tente rien : Vous reprendrez bien un peu de Budapest ?

Le premier ministre polonais, Donald Tusk, s’est dit défavorable à ce que la rencontre entre le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et son homologue russe, Vladimir Poutine, se tienne en Hongrie, faisant référence au mémorandum de Budapest.

« Budapest ? Tout le monde ne s’en souvient peut-être pas, mais en 1994, l’Ukraine avait déjà reçu des garanties d’intégrité territoriale de la part des Etats-Unis, de la Russie et de la Grande-Bretagne. À Budapest. Je suis peut-être superstitieux, mais cette fois-ci, j’essaierais de trouver un autre endroit », écrit-il sur son compte X. […]

Le Monde, Live

Mercredi 20/8, 10h45

Pendant ce temps en Ukraine.

Lundi, lors du dîner, un simple barbecue de viande et de légumes rôtis, les soldats du 150e bataillon de reconnaissance et d’attaque ukrainien ont d’autres préoccupations. Volodymyr Zelensky est à la Maison Blanche et Donald Trump vient de promettre à l’Ukraine une « très bonne protection ».

Lorsque cette nouvelle est communiquée au groupe, l’un des soldats s’exclame : « De qui ? » et rit. L’incertitude est telle quant à savoir qui les États-Unis soutiennent réellement. […]

The Guardian, « Ce serait une perte terrible » : les troupes ukrainiennes de première ligne sceptiques quant à la cession de terres, traduction automatique

Mercredi 20/8, 10h15

Après l’Alaska.

Le président Donald Trump s’est rendu en Alaska le 15 août avec l’intention d’obtenir du président russe Vladimir Poutine l’accord d’un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine. Il est rentré chez lui sans cessez-le-feu, mais avec un « accord » contenant des pilules empoisonnées garantissant qu’il serait inacceptable pour l’Ukraine.

Le 18 août s’est mieux déroulé. La rencontre de Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et sept autres dirigeants européens a laissé de côté l’accord sur l’Alaska. Les neuf dirigeants ont discuté des garanties de sécurité pour l’Ukraine, condition essentielle à tout règlement, et Trump a pressé Poutine de rencontrer directement son homologue ukrainien.

Avant l’affaire de l’Alaska, Trump avait adopté l’objectif d’un cessez-le-feu comme base de négociation et menacé de « graves conséquences » si Poutine refusait. Cependant, Poutine a rejeté l’idée, et Trump a changé d’avis, n’exigeant pas de cessez-le-feu ni ne menaçant de nouvelles sanctions. Les deux dirigeants ont plutôt discuté d’un « accord » plus large, qui a abordé l’épineuse question des concessions territoriales.

[…] Il était insensé de croire qu’un tel arrangement puisse intéresser Zelensky. Même s’il était enclin à l’accepter, il ne pourrait pas le faire accepter sur son sol. Poutine l’avait sans doute compris (si Trump ne l’avait pas compris) et aurait accueilli favorablement toute division qui en résulterait entre Washington, d’une part, et l’Ukraine et les Européens, d’autre part.

[…] Les discussions à la Maison Blanche semblent s’être bien déroulées, avoir projeté un certain degré d’unité et avoir peut-être réparé une partie des dégâts causés en Alaska.

Premièrement, l’accord sur l’Alaska, pourtant très imparfait, semble être tombé à l’eau, du moins pour le moment. Trump ne semble pas avoir fait pression sur Zelensky ou les autres pour qu’ils l’acceptent.

[…] Deuxièmement, Trump a déclaré à Zelensky et aux autres dirigeants européens que les États-Unis contribueraient à garantir la sécurité de l’Ukraine si un accord était trouvé. S’il a exclu l’intervention de forces terrestres américaines, il a ensuite suggéré que la puissance aérienne américaine pourrait être impliquée. […] Il est pratiquement impossible d’imaginer les Ukrainiens faire le choix douloureux d’accepter l’occupation de facto de certaines terres ukrainiennes par la Russie sans avoir la certitude que Poutine ne lancera pas une nouvelle attaque à l’avenir.

Troisièmement, Trump a pressé Poutine de rencontrer Zelensky, appelant à une rencontre rapide entre les deux hommes, suivie d’un sommet trilatéral auquel il participerait. Le 19 août, la Maison Blanche a déclaré que la planification de la rencontre Poutine-Zelensky était « en cours  ». Réunir Poutine et Zelensky ne sera pas chose aisée – le dirigeant russe a cherché à délégitimer son homologue ukrainien – mais c’est essentiel.

[…] Quatrièmement, les dirigeants européens ont insisté sur l’importance d’un cessez-le-feu comme base nécessaire à toute négociation. Ils ont raison, tout comme Trump avant son retournement de situation en Alaska. […] Si la Russie et l’Ukraine devaient négocier sans cessez-le-feu, quelle incitation Poutine aurait-il à faire des concessions pour parvenir à un accord ? Ou se contenterait-il de prolonger les négociations pendant que son armée militerait pour la victoire ?

[…] Les garanties de sécurité occidentales pour l’Ukraine ne seront pas un sujet populaire à Moscou, et la volonté du Kremlin d’organiser une rencontre entre Poutine et Zelensky reste à démontrer. […] Cependant, Trump a quitté l’Alaska en confiant à Kyiv la responsabilité de « mettre les choses en œuvre ». Les discussions à Washington semblent attribuer davantage la responsabilité de mettre fin à la guerre à Moscou, à qui elle revient de droit. Ceux qui souhaitent un règlement juste et durable ont de bonnes raisons de se sentir mieux après le 18 août que trois jours plus tôt.

Bulletin of the Atomic Scientists, Réparer les dégâts causés en Alaska ?, traduction automatique
Le président américain Donald Trump a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte et d'autres dirigeants européens à la Maison Blanche le 18 août pour discuter d'un accord de paix entre la Russie et l'Ukraine. (Photo de Win McNamee/Getty Images)

Mercredi 20/8, 9h45

Essence.

En raison de frappes ukrainiennes visant les infrastructures pétrolières, le prix de l’essence à la bourse de Saint-Pétersbourg a dépassé hier, mardi 10 août, les 72 000 roubles à la tonne.

L’impact des frappes sur la production de pétrole pose des défis majeurs pour l’armée russe en termes de logistique et d’approvisionnement de ses véhicules blindés en carburant. […]

Le Grand Continent, Économie russe : le prix de l’essence atteint des records

Mercredi 20/8, 9h30

Pilotage (rappel).

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé avec justesse que l’objectif du Kremlin en Ukraine était de contrôler politiquement l’ensemble du pays plutôt que de s’emparer de territoires ukrainiens précis, comme l’oblast de Donetsk.

Lors d’une interview télévisée le 19 août, Lavrov a affirmé que le Kremlin n’avait « jamais évoqué la nécessité de s’emparer de territoires » ukrainiens et que l’objectif de la Russie n’était pas de s’emparer de la Crimée, du Donbass ou d’autres régions d’Ukraine.

Cette affirmation paraît étrange au vu des demandes répétées de la Russie pour que l’Ukraine et l’Occident reconnaissent l’annexion par la Russie de territoires ukrainiens, y compris des territoires que les forces russes ne contrôlent pas. Elle reflète cependant assez fidèlement les visées profondes de la Russie en Ukraine.

Lavrov a réitéré que les objectifs militaires de la Russie visent à « protéger » le peuple ukrainien du gouvernement ukrainien, que le Kremlin présente à tort comme illégitime et oppressif. La description par Lavrov de l’objectif du Kremlin de « protéger » les Ukrainiens de leur propre gouvernement reflète le fait que le Kremlin cherche à renverser le gouvernement ukrainien démocratiquement élu et à le remplacer par un gouvernement prorusse qui lui permettrait de contrôler l’Ukraine sans avoir à lutter pour le contrôle physique du territoire ni à l’annexer.

[…] L’insistance persistante du Kremlin à contrôler les affaires intérieures ukrainiennes reflète les arguments avancés par le président russe Vladimir Poutine dans son essai de 2021, affirmant que l’Ukraine ne devrait pas exister indépendamment de la Russie.

[…] La Russie a lancé une invasion à grande échelle en 2022 après avoir échoué à prendre le contrôle de l’Ukraine par d’autres moyens.

La Russie tente depuis longtemps d’exercer son contrôle sur les anciens États soviétiques par le biais d’efforts continus de guerre cognitive.

La révolution orange de 2004 en Ukraine, au cours de laquelle le peuple ukrainien a protesté pour un gouvernement transparent de type occidental, a menacé le contrôle effectif de la Russie sur l’Ukraine et a incité le Kremlin à lancer une série d’efforts de guerre cognitive afin d’arrêter et d’inverser la perte d’influence russe en Ukraine.

Le président russe Vladimir Poutine a intensifié ses efforts pour saper la souveraineté ukrainienne après la révolution Euromaidan de 2014 qui a chassé le président ukrainien pro-russe, Viktor Ianoukovitch, et a favorisé un gouvernement pro-occidental démocratiquement élu.

La Russie a illégalement occupé et annexé la Crimée en réponse, accéléré les opérations hybrides et soutenu les forces séparatistes dans l’est de l’Ukraine.

Poutine a tenté de forcer l’Ukraine à légitimer la République populaire de Donetsk (RPD) et la République populaire de Louhansk (RPL) inventées par la Russie dans les accords de Minsk II de 2015 qui ont établi le cessez-le-feu que la Russie a complètement rompu en 2022.

Le Kremlin a fait pression sur l’Ukraine pour qu’elle étende l’autonomie légale limitée des régions en décembre 2019 et pour qu’elle consacre une autonomie plus large pour le Donbass en tant que partie constitutive de l’Ukraine dans la Constitution ukrainienne afin que la RPD et la RPL puissent servir de canaux pour l’influence russe et, en fin de compte, pour le contrôle du gouvernement de Kyiv, mais l’Ukraine a rejeté cet effort.

Le Kremlin a finalement lancé l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022 après cet échec à ramener l’Ukraine sous contrôle russe.

[…] La Russie cherche également à exercer une influence sur la gouvernance interne d’autres anciens pays soviétiques, y compris les États de l’OTAN, niant de fait leur souveraineté et établissant des conditions pour menacer leur gouvernance indépendante.

Les responsables russes établissent des conditions informationnelles pour justifier l’exercice d’un contrôle sur les anciens États soviétiques, y compris les membres de l’OTAN que sont la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, en niant la légalité de l’effondrement de l’Union soviétique. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 19 août, traduction automatique

Mercredi 20/8, 3h30

Qui ne tente rien…

Le président russe, Vladimir Poutine, dont le pays a envahi l’Ukraine en 2022, a proposé d’organiser une rencontre bilatérale avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Moscou, lors d’un appel téléphonique avec Donald Trump, selon deux sources proches du dossier.

«Poutine a mentionné Moscou» lors de cet appel lundi, a indiqué une de ces sources. Le président ukrainien, qui se trouvait alors à la Maison Blanche avec des dirigeants européens, «a répondu +non+», selon la même source.

Le Figaro, Live

Mardi 19/8, 9h55

Cartoon Movement, Burkhard Mohr, Learn to laugh with Putin

Ils se sont rendus à la Maison-Blanche pour que le sort de l’Ukraine et de l’Europe ne se décide pas sans eux. Trois jours après la rencontre entre le président américain, Donald Trump, et son homologue russe, Vladimir Poutine, pour négocier, en Alaska, une issue à la guerre qui fait rage depuis trois ans et demi en Ukraine, aux portes de l’Europe, les principaux leaders du continent se trouvaient, lundi, aux États-Unis. Comme une tentative pour ne pas être dépossédés de leur Histoire, ils ont donné de la voix. Alors que Trump veut aller vite, les Européens espèrent une paix durable conforme au droit international, disent-ils. Contre l’impérialisme guerrier de Moscou et l’unilatéralisme brutal de Washington, ils ont soutenu le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, reçu lui aussi lundi pour connaître les détails du « deal » discuté sans lui. […]

Le Figaro, Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky et les Européens face au «deal» de Donald Trump

Les dirigeants occidentaux ont réaffirmé l’importance de solides garanties de sécurité pour l’Ukraine afin d’assurer une paix juste et durable lors du sommet du 18 août.

Trump a rencontré Zelensky à la Maison Blanche avant qu’ils ne rejoignent tous deux une réunion avec les dirigeants européens, dont le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz, la présidente italienne Giorgia Meloni et le président finlandais Alexander Stubb.

Les dirigeants ont discuté des garanties de sécurité pour assurer une paix durable en Ukraine, des projets de futures rencontres entre les dirigeants ukrainiens et russes, et du soutien continu de l’OTAN et de l’UE à l’Ukraine. Trump a déclaré que la réunion s’était bien déroulée et que le soutien diplomatique et sécuritaire des États-Unis et de l’Europe ouvrait la voie à la paix en Ukraine et en Russie. […]

[…] Les responsables russes ont largement rejeté les garanties de sécurité proposées par l’Europe pour l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix.

Trump a déclaré le 18 août, lors de sa rencontre avec Zelensky et les dirigeants européens, que Poutine avait déclaré le 15 août, lors du sommet de l’Alaska, que la Russie accepterait des garanties de sécurité pour l’Ukraine dans le cadre d’un accord de paix. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MAE), Maria Zakharova, a toutefois affirmé le 18 août que la Russie « rejette catégoriquement » « tout scénario envisageant l’apparition en Ukraine d’un contingent militaire avec la participation de pays de l’OTAN ». […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 18 août, traduction automatique

Lundi 18/8, 13h10

Rappel.

[…] « J’ai souligné que pour instaurer la paix il faut faire pression sur l’agresseur, et non sur la victime », a déclaré le ministre des affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski, qui rapporte ses propos sur X.
De plus, dans un long post sur X, publié dimanche soir, il écrit : « Pour mémoire : depuis 1994, l’Ukraine dispose déjà de garanties d’indépendance et d’inviolabilité de ses frontières, y compris de la part de la Russie. De plus, le 22 avril 2004, Vladimir Poutine a solennellement ratifié le traité sur la frontière russo-ukrainienne ». « Il suffirait de respecter ces engagements, et la guerre serait terminée », a-t-il conclu. […]

Le Monde, Live

Lundi 18/8, 10h35

Aux chiottes l’arbitre.

[…] Le fait que M. Lavrov ait choisi d’arborer sur son sweat-shirt de voyage les initiales en cyrillique de l’Union soviétique peut être une façon de rappeler à l’Ukraine qu’elle a, jusqu’à 1991, appartenu à l’Union des quinze républiques soviétiques dominée par la Russie – ce que, à vrai dire, la guerre menée par Moscou depuis 2014 lui rappelle tous les jours. En fait, ce choix est surtout une manifestation de la nostalgie des grands sommets soviéto-américains, à l’époque où Moscou et Washington régnaient sur un monde bipolaire. MM. Lavrov et Poutine ont été façonnés par cette époque, le premier comme diplomate, le second comme officier du KGB. Le sommet en Alaska était une chance de la revivre. Donald Trump la leur a offerte, au moins en images.

[…] Les Européens jouent gros aussi, car c’est la sécurité de leur continent qui est en jeu. Ils ont donc décidé de l’accompagner en force : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, le premier ministre britannique, Keir Starmer, la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, le président finlandais, Alexander Stubb, et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, iront aussi à Washington.

[…] Là se trouve le principal résultat du sommet de l’Alaska : alors que le monde d’hier, celui de Lavrov et Poutine, opposait l’Est et l’Ouest, la crise ukrainienne met aujourd’hui face à face d’un côté l’Ukraine et les principaux Européens, de l’autre la Russie et les Etats-Unis.

[…] A Paris et à Berlin, tous les voyants s’allument au rouge à l’idée d’une négociation avec Vladimir Poutine en vue d’un accord de paix global. Car cette seule perspective ranime le spectre de Minsk : après l’annexion de la Crimée par la Russie et la première intervention russe dans le Donbass en 2014, la France et l’Allemagne avaient créé un format quadripartite, avec l’Ukraine et la Russie, baptisé le « format Normandie » parce qu’il avait été lancé le 6 juin 2014 par une rencontre des quatre dirigeants à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement allié en Normandie. Le « format Normandie » avait permis la conclusion d’accords à Minsk qui débouchèrent sur un processus interminable de négociations que M. Poutine ne cessait de prolonger, tout en poursuivant les combats en Ukraine et en renforçant sa mainmise sur la Crimée. Depuis, les Européens sont vaccinés quant à la bonne foi du président Poutine et de ses équipes dans les négociations et la crédibilité de leurs engagements.

[…] Ils sont mieux disposés à l’égard du concept « territoires contre garanties de sécurité » : si Kyiv acceptait l’occupation de facto d’une partie du Donbass par les forces russes – sans pour autant reconnaître juridiquement l’annexion –, il lui faudrait en contrepartie l’assurance que la Russie ne cherchera pas, une fois ses forces reconstituées, à se lancer à la conquête d’autres territoires. La signature du président russe au bas d’un traité ne saurait suffire : l’expérience du mémorandum de Budapest en 1994, aux termes duquel l’Ukraine cédait ses ogives nucléaires à la Russie contre le respect de ses frontières, puis celle des accords de Minsk montrent que la confiance n’est pas de mise.

[…] Il faut donc dans ce cas de figure garantir la sécurité de l’Ukraine. C’est la préoccupation majeure de Kyiv et des Européens, qui ont créé, sous la houlette de Paris et Londres, la « coalition des volontaires » prête à contribuer à la sécurité de l’Ukraine en cas d’accord afin de dissuader la Russie de l’attaquer de nouveau. […]

Le Monde, Sylvie Kauffman, Après le sommet d’Anchorage, les Européens en force derrière Volodymyr Zelensky face à Donald Trump
Chappatte, Après le sommet Trump-Poutine

Lundi 18/8, 5h30

Putler a dit.

La Russie continue de nier la souveraineté de l’Ukraine et de revendiquer le droit de dicter ses affaires intérieures.

Le New York Times (NYT), Reuters et la BBC, citant des responsables européens anonymes, ont rapporté le 17 août que Poutine avait demandé à Trump, le 15 août, des garanties que le russe redeviendrait langue officielle dans certaines parties ou dans l’ensemble de l’Ukraine et que l’Ukraine mettrait fin à sa « persécution » du Patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe ukrainienne (Pentarcat de Moscou de l’UOC).

Le Pentarcat de Moscou de l’UOC n’est pas une organisation religieuse indépendante, mais plutôt un élément subordonné de l’Église orthodoxe russe (ROC) contrôlée par le Kremlin en Ukraine. La ROC est notamment un élément de la panoplie de guerre hybride de la Russie, notamment dans les efforts du Kremlin pour promouvoir les discours du Kremlin et l’idéologie nationaliste russe afin de maintenir et d’étendre l’influence de la Russie dans les anciens États soviétiques […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 17 août, traduction automatique

Lundi 18/8, 5h30

A voir.

Des responsables américains ont reconnu que Poutine n’avait pas encore démontré sa volonté de faire les concessions nécessaires à la conclusion d’un accord de paix.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré dans une interview accordée à Face the Nation le 17 août que la Russie et l’Ukraine devaient faire des concessions pour parvenir à un accord de paix. Rubio a souligné que tout accord dans lequel une seule partie ferait des concessions constituerait une capitulation, et non un accord de paix.

Rubio a déclaré que le président russe Vladimir Poutine avait offert « quelques » concessions non spécifiées lors du sommet de l’Alaska du 15 août, mais qu’il n’en avait pas fait suffisamment pour parvenir immédiatement à un accord de paix juste.

Rubio a réitéré la déclaration de Trump du 13 août selon laquelle les États-Unis ne sont pas en mesure d’accepter ou de rejeter un accord au nom de l’Ukraine et que l’Ukraine doit décider elle-même des conditions qu’elle acceptera pour un accord de paix. Rubio a déclaré que l’administration Trump souhaite un accord qui permette à l’Ukraine de reconstruire son pays et d’avoir « l’assurance » qu’une invasion russe « ne se reproduira plus ». […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 17 août, traduction automatique

Lundi 18/8, 4h45

La pari de Putler.

Autrement dit, en déclenchant sa marche militaire sur Kyiv en février 22, Putler fait le pari de précipiter — au sens chimique — la réalité diffuse d’une Amérique capable de policer l’Europe.
Il rebat véritablement les cartes : non seulement l’Amérique ne nous sauvera pas de la tyrannie, mais peut-être même qu’elle nous y incitera.
Quel (ou quelle) néonationaliste (ou quelque soit la manière dont il faut nommer cette itération de l’autocratie) ne prendra pas comme minima, désormais, l’outrance fondamentale (congénitale ?) de Trump ?

L’Ukraine en fait les frais.


Lundi 18/8, 4h30

America, America.

La difficulté des responsables politiques européens à appréhender le changement de culture diplomatique américain est manifeste. Leur réticence à entrer en contact avec Donald Trump dans le cadre de la guerre commerciale qu’il a déclenchée, ainsi que leur manque de réaction politique face à la convergence de plus en plus manifeste entre la Maison-Blanche et le Kremlin autour de l’Ukraine, en sont la preuve.

Cette faiblesse découle de plusieurs facteurs : la crainte de réactions imprévisibles et brutales de la part du président américain, l’instabilité institutionnelle au niveau national et la persistance de priorités divergentes au sein de l’Union rendent complexe la projection d’une puissance commune. 

Dans le nouvel environnement international qui se profile, toutefois, ce positionnement n’est plus une option stratégique, mais la condition même de la survie géopolitique du continent.

[…] Donald Trump excelle dans l’art d’occuper la scène internationale. On l’a encore vu cette semaine, lorsqu’il a contraint tous les leaders européens à jouer plus ou moins passivement le rôle de spectateurs de sa rencontre avec Vladimir Poutine en Alaska.

Pourtant, si l’on se concentre uniquement sur ses saillies quotidiennes et sur le court terme, on risque de manquer les changements structurels qui se manifestent aujourd’hui aux États-Unis. 

Une approche attentive au long terme montre clairement que ces transformations n’ont pas commencé avec Trump et ne prendront pas fin avec lui — ni lors des élections de mi-mandat de 2026, ni après.

Une mutation profonde s’est produite. Se répéter des dogmes usés comme un mantra ne les fera pas revenir. Les États-Unis ne seront plus des alliés indéfectibles, voire les protecteurs de l’Europe.

Un pygargue à tête blanche et un faucon pèlerin se disputent un territoire lors d'un remarquable duel aérien. [...] Malgré sa petite taille, le faucon pèlerin est un prédateur redoutable, réputé pour être l'animal le plus rapide de la planète, capable d'atteindre jusqu'à 320 km/h en piqué. Photo Guilong Charles Cheng/Solent News

[…] On tend à oublier un fait essentiel : les États-Unis ont, pendant la majeure partie de leur histoire, tourné le dos au Vieux Continent. 

Le lien forgé par les deux conflits mondiaux, puis la fonction de protecteur de l’Europe occidentale assumée par l’OTAN depuis 1949, relèvent ainsi moins d’une donnée immuable que d’un accident historique — ce que beaucoup d’Européens persistent à considérer, à tort, comme une sorte de fait éternel.

[…] C’est dans cette perspective qu’il faut lire le discours des « quatre libertés » prononcé par Roosevelt devant le Congrès le 6 janvier 1941 : officiellement consacré à l’état de l’Union, il se concentre en réalité presque entièrement sur la guerre déclenchée quelques mois plus tôt et se conclut par l’ambition de défendre les libertés fondamentales non seulement aux États-Unis, mais « everywhere in the world ». Si l’on doit identifier un acte fondateur de l’engagement américain en tant que puissance mondiale, c’est bien dans ce discours qu’on le trouve.

L’ordre international de 1945, largement façonné par les États-Unis, repose sur cette logique d’indexation : en garantissant la sécurité de l’Europe occidentale par l’OTAN, Washington assurait la sienne en contenant l’expansion de l’URSS, adversaire à la fois géopolitique et idéologique. En soutenant la reconstruction européenne via le plan Marshall, elle ouvrait des débouchés à sa puissante industrie et fidélisait un client captif, les capacités industrielles de l’Europe étant alors fortement amoindries. Ce « mariage » scellé en 1945 relevait ainsi autant d’une union de circonstance que d’une convergence de valeurs.

[…] À partir de Ronald Reagan, les dirigeants américains cessent progressivement de considérer qu’il existe un lien organique entre la sécurité de leur pays et celle de l’Europe. Le multilatéralisme et les organisations internationales qui l’incarnent font alors l’objet de critiques croissantes, jugées à la fois trop coûteuses et contraignantes pour la liberté d’action des États-Unis. C’est dans ce climat qu’émerge l’idée — reprise et amplifiée par Donald Trump — selon laquelle l’Europe, et le monde avec elle, « arnaquent » l’Amérique.

[…] C’est un point auquel l’Europe n’a sans doute pas accordé toute l’attention nécessaire : depuis la fin des années 1990, les États-Unis ont vraisemblablement cessé de se percevoir comme un modèle pour le reste du monde.

[…] Ces deux transformations profondes — la fin de l’indexation des destins américain et européen, et l’abandon par les États-Unis de leur rôle de modèle pour le monde — s’inscrivent dans un troisième élément structurel, demeuré inchangé depuis la fondation du pays : le projet de construire un « paradis sur terre ».

Cette « pursuit of happiness », inscrite dans la Déclaration d’indépendance de 1776, appartient au socle culturel américain. Elle s’est traduite par l’exploitation de ressources naturelles exceptionnelles, par une foi illimitée dans la capacité de la technologie à dominer la nature et par l’instauration d’une société de consommation censée garantir à la fois le bien-être matériel et l’intégration politique des citoyens dans la nation américaine.

[…] Entre-temps, la science a établi que les ressources terrestres sont finies et que leur exploitation intensive altère l’écosystème au point de le rendre de plus en plus difficilement vivable pour l’humanité. 

Malgré cette rupture, la culture américaine demeure inchangée.

George H. W. Bush l’énonça sans détour au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 : « le mode de vie des Américains n’est pas négociable ». Son fils George W. Bush le réaffirma, et Donald Trump le relance dans une vision extractiviste radicale résumée par le slogan Drill, baby, drill.

[…] Les investissements massifs dans un écosystème technologique centré sur l’intelligence artificielle, largement indifférent aux impératifs climatiques, ne font qu’accentuer cette dynamique. On peut même dire, sans exagération, que les États-Unis ont déclaré la guerre à la Terre, en y engageant toute leur puissance industrielle, l’ensemble de leurs capacités d’innovation et leur foi historique dans la construction d’un monde meilleur.

[…] Le pays qui se tient face à nous aujourd’hui ne correspond plus aux représentations forgées au cours de la seconde moitié du XXᵉ siècle. 

Les élites politiques doivent cesser de nourrir nostalgie et illusions à l’égard de l’ordre international multilatéral né en 1945, qui constitue l’alpha et l’oméga de la culture diplomatique européenne. Cet ordre a eu un commencement, et nous en vivons désormais la fin.

[…] Les États-Unis ont changé de camp : leur manière de faire de la politique, tout comme leur mode de vie, constituent désormais un risque existentiel. […]

Le Grand Continent, Ludovic Tounès, La menace américaine

Lundi 18/8, 4h20

Comment ça se passe.

Le Monde, Live

Dimanche 17/8, 22h00

Gros malin.

[…] Au milieu de cette fébrilité diplomatique, le président russe procède avec méthode. Première étape, face à un Trump brouillon et inconstant, il a obtenu exactement ce qu’il était venu chercher. Pas seulement le décorum et le traitement de parité qui l’arrache à son statut de paria international. Plus important : en amenant l’Américain à laisser tomber sa demande de cessez-le-feu pour rechercher un « accord de paix rapide », il a posé d’emblée la question territoriale sur la table. […]

Le Figaro, L’éditorial de Philippe Gélie : «La méthode Poutine pour manœuvrer Trump»

Les démocrates ne sont pas plus convaincus par la prestation du président : « Le président Trump s’est une nouvelle fois laissé manipuler par Vladimir Poutine », a réagi la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen, membre de la commission des affaires étrangères du Sénat. « Le président a déroulé le tapis rouge et accueilli chaleureusement un dictateur meurtrier sur le sol américain, et (…) il n’a rien obtenu de concret en retour ». Selon elle, « Si le président Trump refuse d’agir, le Congrès doit le faire en adoptant des sanctions écrasantes contre la Russie dès notre retour dans les prochaines semaines ». […]

Le Monde, Live

Dimanche 17/8, 14h10

Europe.

Ce samedi en fin de matinée, après s’être entretenus avec Donald Trump en visioconférence au terme de la rencontre entre le président américain et Vladimir Poutine en Alaska, puis avoir échangé entre eux, les dirigeants européens ont réaffirmé leurs conditions à un futur accord de paix en Ukraine.

Dans une déclaration signée par les leaders des « grands » pays de l’UE, le Premier ministre britannique, la présidente de la Commission et le Président du Conseil européen, ils ont salué « la déclaration du président Trump selon laquelle les Etats-Unis sont prêts à donner des garanties de sécurité. La coalition des volontaires est prête à jouer un rôle actif ».

Ce dimanche, il a été annoncé que plusieurs dirigeants européens accompagneraient le président ukrainien Zelensky ce lundi à Washington, où il doit rencontrer Donald Trump : Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le président finlandais Alexander Stubb, ainsi que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan, sera aussi du voyage. […]

Les Echos, Après Anchorage, les Européens réaffirment leurs conditions à une paix en Ukraine

Dimanche 17/8, 11h20

Drones.

C’est une image que l’on a déjà vu (elle émane d’un reportage russe), mais la revoir ce matin (elle illustre un article du Kyiv Independent) renvoie à la rationalité qui peut être mise en oeuvre pour faire le mal.
Une vue similaire d’un atelier ukrainien — ou tchèque ou suédois — ne poserait pas le même principe. Une vue similaire d’un atelier américain laisserait dubitatif tant l’administration américaine actuelle nous indique que les actifs de la démocratie peuvent aisément se convertir en actifs du mal.

The Kyiv Independent — Des ouvriers assemblent des drones dans une usine de production de la région du Tatarstan en Russie. (Zvezda/Rutube).

Dimanche 17/8, 10h20

Alaska (suite).

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel, pour qui la rencontre de Poutine et Trump en Alaska annonce un accord de paix.

[…] Pour reprendre la formule savoureuse de Louise Blais – ancienne ambassadrice du Canada auprès de l’ONU –, « Trump vient de négocier la paix entre la Russie… et les États-Unis ».

Et les médias, dès ce moment-là, vont surtout insister sur le flop de Donald Trump qui affirmait juste avant le sommet qu’il « ne serait pas satisfait s’il ne ressort pas avec une sorte de cessez-le-feu… »

[…] Pas de cessez-le-feu en effet, cette première étape qui semblait incontournable à un processus de paix a vraisemblablement laissé la place à un « accord » loin d’être négligeable, car les deux parties ont bien confirmé qu’ils avaient un « accord ».

Trump et Poutine se sont très probablement mis d’accord, non pas sur un cessez-le-feu mais sur les termes d’un accord de paix, auquel il manque désormais « l’accord » de Volodymyr Zelensky le président ukrainien, et celui des principaux chefs d’Etat européens […] Chacun d’eux dispose en effet d’une clef pour valider cet accord, conformément à ce qu’ils avaient eux-même réclamé au président Trump avant le sommet, du fait de leurs responsabilités respectives.

[…] Ce n’est donc pas un cessez-le-feu qu’a obtenu Donald Trump, mais bien un accord de paix même s’il est encore incertain. Trump s’est d’ailleurs empressé dès son retour en avion d’en briefer le président Zelensky, les chefs d’État européens concernés, la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen, ainsi que le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte […]

[…] Les termes de cet accord sur l’Ukraine dépassent certainement la ligne de front et un éventuel échange de territoires, ils doivent en effet régler les « racines profondes » de ce conflit, chères à Vladimir Poutine : relation avec l’Union européenne, engagement à ne peut pas intégrer l’OTAN, fabrication d’armes et exploitation des terres rares promises par Zelensky au président américain, les sujets sont nombreux et assez connus.

L’aspect le plus symbolique et visible sera évidemment le tracé des frontières, probable que la Russie entérine l’annexion de la Crimée et du Donbass (régions de Louhansk et de Donetsk) et que la ligne de front soit figée pour les régions plus au sud de Zaporijia et de Kherson, avec d’éventuels ajustements pour constituer une frontière identifiable.

Le président ukrainien poussera quelques cris, mais il n’aura pas trop le choix tant l’aide américaine est cruciale pour continuer à résister contre l’agression russe, en particulier dans le domaine du renseignement (réseau satellitaire inclus) où l’Europe est incapable – en absence d’une organisation fédérale – de construire ensemble un système équivalent.

[…] Si l’accord dessiné par Trump avec Poutine prend forme grâce a une validation plus ou moins enthousiaste du président Zelensky, la dernière partie de cette démarche reviendra à la « coalition des volontaires ». Ce groupe de pays, essentiellement européens mais comprenant aussi le Canada, réfléchit depuis plusieurs mois à un engagement militaire au profit de l’Ukraine qui permettrait de garantir que Poutine ne reprenne pas la guerre aussitôt qu’il le souhaiterait, en lui opposant une coalition militaire de taille suffisante.

La solution n’est pas très compliquée, mais elle est coûteuse financièrement et politiquement pour la justifier. Elle reprend celle éprouvée en l’Allemagne de l’Ouest après la Seconde Guerre mondiale, où des pays de l’OTAN avaient stationné des forces importantes sur le territoire de la RFA pendant cinquante ans pour dissuader l’Union soviétique de reprendre sa marche vers l’Occident.

[…] Une fois cette garantie « accordée » par la coalition des volontaires, avec le soutien actif (et probablement payant) des États-Unis, toutes les conditions seront remplies pour que la guerre en Ukraine prenne fin. Rappelons à ce sujet qu’il n’existe à ce stade aucune alternative militaire à ce conflit, les Ukrainiens n’étant pas assez nombreux pour chasser l’armée russe de leur territoire, les troupes de Poutine n’étant pas assez puissantes pour submerger l’Ukraine et vaincre leur résistance.

Si en apparence, Poutine semble le grand vainqueur de ce sommet à Anchorage (à défaut d’avoir vaincu les Ukrainiens), la réalité est qu’un accord de paix s’est dessiné lors de cette rencontre en Alaska. Les semaines suivantes verront se réaliser ou pas cet accord, mais c’est bien un accord de paix dont il s’agit et pour lequel Trump a agi. […]

Ne pas subir, Guillaume Ancel, 15 août 2025, Sommet d’Anchorage sur l’Ukraine, un processus de paix enclenché mais incertain

Le président français, Emmanuel Macron, le premier ministre britannique, Keir Starmer, et le chancelier allemand, Friedrich Merz, réuniront dimanche à 15 heures, en visioconférence, les pays de la « coalition des volontaires » alliés de Kyiv, afin de préparer les prochaines étapes des discussions de paix sur l’Ukraine, deux jours après la rencontre en Alaska entre Donald Trump et Vladimir Poutine qui n’a débouché sur aucun cessez-le-feu.

Le Monde, Live [edit]

Après une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine en Alaska, le président américain Donald Trump a abandonné ses exigences de cessez-le-feu en faveur d’un accord de paix global qui inclurait la cession des territoires ukrainiens inoccupés à la Russie – mais il promet que des garanties de sécurité feront partie de l’accord. […]

The Kyiv Independent, Tout ce que nous savons sur les retombées de la rencontre entre Trump et Poutine, traduction automatique

Samedi 16/8, 18h45

Des Ukrainiens réagissent à la rencontre Trump-Poutine : «  Leur objectif à tous les deux est de diviser le monde »

Olena : « Je n’arrive pas à comprendre comment Trump a pu accueillir Poutine comme s’il était une personne normale. Je suis triste, comme tout le monde. Leur objectif à tous les deux est de diviser le monde. Concernant la rencontre avec Zelensky, peut-être qu’il en sortira quelque chose de positif, mais je ne crois pas du tout que Poutine et Zelensky se reverront par la suite. Et nous, nous restons là, à attendre la paix. »

Le Monde, Live

Conformément à leur habitude, les Ukrainiens ont d’abord réagi par l’humour à la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Une photo en gros plan du président russe dans la voiture présidentielle, légendée « Mais où sont les drones quand on en a besoin ? », a rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Pourtant, samedi matin à Kyiv, le mélange d’émotions était plus sombre : déception, colère, mais surtout incertitude. Les décisions prises restent inconnues. La majorité des habitants de Kyiv ne s’attendaient guère à un changement radical dans leur quotidien. Peu nombreux sont ceux à avoir veillé jusqu’à la fin de la rencontre, vers 2 heures du matin. […]

Le Figaro, «Un meurtrier, un kidnappeur d’enfants» : la colère des Ukrainiens après l’accueil «royal» réservé à Vladimir Poutine par Donald Trump
Commentaire : "Les ukrainiens rappellent à bon escient les crimes de Poutine. Ils ne peuvent hélas pas compter sur une Europe munichoise, qui aurait du stopper Poutine dès 2022 en permettant des frappes en profondeur sur ses infrastructures. Et en étouffant l’économie russe. Au lieu de cela, 18 (!) trains de sanctionnettes. L’Histoire jugera."

Samedi 16/8, 9h45

URSS.

Le gouvernement russe a beaucoup de qualités, mais la subtilité n’en fait pas partie. À l’approche d’un sommet très attendu sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui se tiendra vendredi en Alaska, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est livré à un trollage flagrant.

Lavrov est arrivé en Alaska vêtu d’un sweat-shirt CCCP. Il s’agit des initiales russes de « URSS », qui signifie Union des républiques socialistes soviétiques (alias l’Union soviétique). Les experts affirment que Lavrov, qui est le plus haut diplomate russe depuis près de deux décennies, savait exactement ce qu’il faisait en portant ce sweat-shirt. « Il n’aurait pas fait cela par hasard », a déclaré l’ancien Premier ministre suédois Carl Bildt à propos du sweat-shirt de Lavrov via X. […]

Foreign Policy, Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov porte un sweat-shirt à l’effigie de l’URSS lors du sommet Trump-Poutine, traduction Deepl

Samedi 16/8, 9h20

Alaska (fin).

Cartoon Movement, TRUANT, Mission Accomplished

Écœurant. Honteux. Et finalement, inutile.

Tels sont les mots qui nous sont venus à l’esprit lorsque nous avons suivi le sommet en Alaska.

Sur nos écrans, un dictateur sanguinaire et criminel de guerre a reçu un accueil royal au pays de la liberté, alors que ses drones de combat se dirigeaient vers nos villes.

À l’approche de la réunion en Alaska, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il voulait un « cessez-le-feu aujourd’hui » et que son homologue russe Vladimir Poutine ferait face à de « graves conséquences » s’il ne l’acceptait pas.

Pourtant, après une réunion à huis clos de deux heures et demie, Trump et Poutine sont sortis pour partager… rien. Des « progrès » ont été réalisés et une certaine « entente » a été trouvée, mais les deux hommes ne sont pas parvenus à s’entendre sur « le point le plus important », à savoir l’Ukraine.

Trump n’a pas obtenu ce qu’il voulait. Mais Poutine ? Lui, oui.

Dès qu’il a posé le pied sur le sol américain, le dictateur russe rayonnait de joie.

Il n’était plus un paria international, il était enfin accepté – et respecté – par le leader du monde libre. Le prédécesseur de Trump avait autrefois qualifié Poutine de meurtrier ; Trump lui a réservé un accueil royal.

Trump a accueilli Poutine avec un tapis rouge, des poignées de main chaleureuses, un survol de bombardiers américains et un trajet en limousine à l’arrière.

Cette démonstration d’amitié contrastait fortement avec l’accueil hostile réservé par Trump au président ukrainien Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale il y a six mois.

Le président ukrainien a subi une humiliation publique. Le président russe a été choyé. Ces deux épisodes étaient honteux.

Trump semblait croire qu’une rencontre chaleureuse pourrait apaiser Poutine et rendre un cessez-le-feu plus probable.

Mais il y a une leçon que Trump n’a toujours pas apprise : le dirigeant russe ne conclut pas vraiment d’accords, il prend. Il prend ce qui lui est offert, puis il en prend encore plus, et il continue à prendre jusqu’à ce qu’on l’arrête par la force. C’est l’art russe de la négociation. […]

The Kyiv Independent, Éditorial : Cette rencontre était écœurante. Poutine l’a adorée, traduction automatique

Trump a renoncé à ses menaces de nouvelles sanctions ou de « conséquences graves » pour la Russie après avoir déclaré que sa rencontre avec Poutine s’était « très bien déroulée », rapporte CNN. Il a déclaré à Fox News qu’il n’était pas nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour le moment, mais qu’il pourrait reconsidérer sa position dans quelques semaines.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

L’ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, John Bolton, a déclaré à CNN que si Trump n’avait pas subi de défaite en Alaska, le véritable bénéficiaire du sommet était Poutine. Il a souligné que Moscou avait évité de nouvelles sanctions, qu’aucun cessez-le-feu n’avait été évoqué et qu’aucune nouvelle date de négociations n’avait été fixée.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Samedi 16/8, 9h05

Alaska (suite et fin).

Photo by ANDREW CABALLERO-REYNOLDS/AFP via Getty Images

La rencontre en tête-à-tête initialement prévue entre Trump et Poutine se transforme désormais en une rencontre à trois, a déclaré la porte-parole Karoline Leavitt aux journalistes. Trump sera accompagné du secrétaire d’État Marco Rubio et de l’envoyé spécial Steve Witkoff. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui n’a pas été invité au sommet, est notamment absent. Trump a toutefois déclaré à plusieurs reprises que le dirigeant ukrainien serait invité ultérieurement à participer au processus. […]

The War Zone, Le sommet Trump-Poutine en Alaska est en cours (mise à jour), traduction automatique

Le sommet entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine s’est terminé sans accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine, a déclaré Trump lors d’une conférence de presse aux côtés de Poutine à la fin de leur sommet.

La réunion d’Anchorage, en Alaska, qui a duré près de trois heures, n’a pas permis de parvenir à l’accord de paix que Trump cherchait à conclure en amont. Le président américain était accompagné du secrétaire d’État Marco Rubio et de l’envoyé spécial Steve Witkoff lors des discussions à trois avec la délégation russe conduite par Poutine.

« Nous avons eu une réunion extrêmement productive et de nombreux points ont été convenus. Il n’en reste que quelques-uns – certains ne sont pas si importants – et l’un d’eux est probablement le plus important », a déclaré Trump, sans donner de détails sur les discussions. […]

The Kyiv Independent, « Nous n’y sommes pas parvenus » — Trump et Poutine ne parviennent pas à un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine, traduction automatique

Les présidents américain et russe se sont séparés sans répondre aux questions des journalistes présents dans la salle de presse bondée de la base militaire Elmendorf-Richardson à Anchorage. Donald Trump a même mis la pression sur Volodymyr Zelensky en déclarant sur la chaîne conservatrice Fox News, après le sommet, qu’un accord pour mettre fin à la guerre « dépendait vraiment du président » ukrainien. […]

Le Monde, Guerre en Ukraine : Trump et Poutine se séparent sans accord ; ce qu’il faut retenir du sommet en Alaska
Vladimir Poutine et Donald Trump, lors de la conférence de presse après le sommet sur l’Ukraine, à Anchorage (Alaska), le 15 août 2025. DREW ANGERER / AFP

Vendredi 15/8, 22h50

Ecosse.

Des eaux radioactives provenant de la base qui abrite les bombes nucléaires britanniques ont été autorisées à se déverser dans la mer après que d’anciennes canalisations aient éclaté à plusieurs reprises, selon des documents officiels.

Les matières radioactives ont été rejetées dans le Loch Long, un loch marin situé près de Glasgow, dans l’ouest de l’Écosse, car la Royal Navy n’a pas entretenu correctement le réseau de 1 500 canalisations d’eau de la base, a constaté un organisme de réglementation.

Le dépôt d’armement de Coulport, sur le Loch Long, est l’un des sites militaires les plus sécurisés et les plus secrets du Royaume-Uni. Il abrite les ogives nucléaires de la Royal Navy destinées à sa flotte de quatre sous-marins Trident, basés à proximité.

[…] Les dossiers compilés par l’Agence écossaise de protection de l’environnement (Sepa), un organisme gouvernemental de surveillance de la pollution, suggèrent que jusqu’à la moitié des composants de la base avaient dépassé leur durée de vie prévue lorsque les fuites se sont produites.

[…] La flotte d’armes nucléaires du Royaume-Uni est basée à Faslane, sur un loch voisin appelé Gare Loch, depuis le début des années 1960. Le tritium est régulièrement réapprovisionné dans les ogives pour maintenir les performances des armes.

Les dossiers de la Sepa montrent qu’une canalisation a éclaté à Coulport en 2010 et deux autres en 2019. Une fuite en août 2019 a libéré des « quantités importantes d’eau » qui ont inondé une zone de traitement d’armes nucléaires, où elle a été contaminée par de faibles niveaux de tritium et est passée par un drain ouvert qui s’est déversé dans le Loch Long. […]

The Guardian, Des documents révèlent que de l’eau radioactive provenant d’une base nucléaire britannique s’est déversée dans la mer, traduction Deepl

Vendredi 15/8, 22h50

Plastoc.

Chaos et consternation. Ce qui devait être l’ultime session de négociations pour parvenir à un traité mondial juridiquement contraignant pour lutter contre la pollution plastique et ses effets délétères sur l’environnement et la santé humaine s’est finalement soldée par un échec cuisant. Aucun terrain d’entente n’a pu être trouvé entre d’un côté la centaine de pays dits « de haute ambition », dont ceux de l’Union européenne, partisans d’un traité limitant la production de plastique et s’attaquant à l’ensemble de son cycle de vie, et de l’autre, un petit groupe de pays dits « obstructeurs », dont les pays du Golfe, l’Iran et la Russie, producteurs de pétrole et de gaz, qui veulent limiter la portée de ce texte à la seule question de la gestion des déchets et du recyclage. […]

Le Monde, Pollution plastique : l’obstruction des pays pétroliers entraîne un échec cuisant des négociations sur un traité international

Vendredi 15/8, 21h15

Sortie du congélo.

Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, The refrigerator with putin arrived in Alaska

Vendredi 15/8, 19h20

Alaska (suite) : personne ne se réjouit de cette réunion de crapules. Espérons qu’ils seront mauvais dans leur genre.

Cartoon Movement, Allan McDonald, To toast to the dead

Vendredi 15/8, 19h15

Serbie (suite).

Longtemps totalement pacifique, le mouvement de protestation anticorruption qui secoue la Serbie depuis près de neuf mois commence à employer la violence, sous l’effet des provocations de hooligans envoyés par le pouvoir dans les rues pour en découdre avec les opposants. Jeudi 14 août au soir, certains des milliers de manifestants qui protestent depuis plusieurs mois contre le président Aleksandar Vucic ont saccagé plusieurs locaux de sa formation, le Parti progressiste serbe (SNS), dans la deuxième ville du pays, Novi Sad. […]

Le Monde, En Serbie, la violence gagne le mouvement de contestation sous l’effet des provocations du pouvoir

Vendredi 15/8, 10h20

Serbie.

Des manifestants anti-gouvernementaux ont saccagé les bureaux du Parti progressiste serbe (SNS) au pouvoir dans la ville de Novi Sad, dans le nord du pays, et se sont affrontés avec la police et des partisans du SNS dans la capitale Belgrade jeudi, au lendemain de violentes émeutes qui ont fait des dizaines de blessés.

À Novi Sad, deuxième ville de Serbie, la police et les partisans du SNS fidèles au président populiste Aleksandar Vucic étaient absents lorsque des dizaines de manifestants anti-gouvernementaux ont brisé les vitres des bureaux du parti, jeté du mobilier et des accessoires du SNS, et aspergé de peinture l’entrée.

« Il est parti », scandaient les manifestants à l’unisson, faisant référence aux 13 années de règne de Vucic.

[…] Les étudiants, les groupes d’opposition et les organismes de lutte contre la corruption ont accusé Vucic et ses alliés d’entretenir des liens avec le crime organisé, de recourir à la violence contre leurs rivaux politiques et de restreindre la liberté des médias, accusations qu’ils réfutent.

Reuters, Des manifestants dans le nord de la Serbie démolissent les bureaux du parti au pouvoir., traduction Deepl

Vendredi 15/8, 9h50

IA.

Le lancement du nouveau modèle de ChatGPT a été critiqué de manière quasi unanime.

Selon Gary Marcus, malgré une adoption massive et des financements colossaux, l’IA conçue par le PDG d’OpenAI pourrait se trouver en l’état dans une impasse fondamentale.

La réponse de GPT-5 à la question : « Dessine un vélo tandem et nomme ses différentes parties. »

[…] Ses déclarations passées [de Sam Altman] — affirmant savoir comment construire l’AGI ou comparant GPT-5 à un expert de niveau doctorat universel — apparaissent désormais comme des promesses intenables. Le contraste entre ces annonces et les réelles capacités du produit explique en grande partie l’ampleur de la déception.

[…] Les autres grands modèles présentent les mêmes limites.

Un exemple particulièrement éclairant vient du psychologue Jonathan Shedler, auteur de l’un des articles les plus lus et les plus cités sur l’évaluation de l’efficacité des psychothérapies. 

Lorsqu’il a interrogé Grok, sur ce même article, le résultat était entièrement faux : l’IA a inversé les conclusions en affirmant que la thérapie psychodynamique était moins efficace que la thérapie cognitivo-comportementale, alors que son article démontrait précisément l’inverse.

[…] Ce type d’erreur illustre un problème structurel : ces systèmes donnent l’impression d’une maîtrise encyclopédique, mais s’effondrent lorsqu’ils sont confrontés à un domaine que l’on connaît réellement.

[…] Les LLM [Large Language Model] restent incapables de généraliser largement lorsqu’on les confronte à des situations qui sortent du cadre de leurs données d’entraînement.

[…] C’est précisément cette incapacité à généraliser qui explique pourquoi toutes les tentatives de création d’un modèle de niveau GPT-5, qu’elles viennent d’OpenAI ou d’ailleurs, sont vouées à l’échec. Ce n’est pas un accident de parcours, mais une limite de principe. Autrement dit, tant que cette faiblesse structurelle n’est pas surmontée, les performances resteront bloquées, quelles que soient les ressources investies.

[…] Personne dotée d’une intégrité intellectuelle ne devrait croire que le « pure scaling » — investir davantage d’argent et de puissance de calcul dans les LLM — nous mènera à l’AGI [Artificial Gneral Intelligence].

Après avoir investi plus de 500 milliards de dollars dans cette direction, le constat est clair : les limites qualitatives observées sur GPT-3 ou GPT-4 — hallucinations persistantes, erreurs de raisonnement, faiblesses en vision, difficultés à effectuer des tâches simples comme compter correctement — se retrouvent à l’identique dans GPT-5, malgré des gains marginaux et un coût moins élevé.

Le mythe d’une AGI imminente grâce au seul « scaling » doit être abandonné. […]

Le Grand Continent, IA : Le pari de Sam Altman est-il voué à l’échec ? 
La réponse de GPT-5 à la question : « Dessine une image avec uniquement les mots « intelligence artificielle générale ». Entoure toutes les voyelles. » 

Un document interne de Meta Platforms détaillant les politiques relatives au comportement des chatbots a permis aux créations d’intelligence artificielle de l’entreprise « d’engager des conversations romantiques ou sensuelles avec des enfants », de générer de fausses informations médicales et d’aider les utilisateurs à affirmer que les Noirs sont « plus bêtes que les Blancs ». […]

Reuters, Les règles d’IA de Meta ont permis à des bots d’avoir des conversations « sensuelles » avec des enfants et de fournir de fausses informations médicales., traduction Deepl

Vendredi 15/8, 6h40

Brouzouf.

Le Kremlin arrive en Alaska avec une économie nationale gravement affaiblie, ce qui donne à l’administration Trump un levier important lors du sommet.

Bloomberg a rapporté le 13 août que les sanctions occidentales et l’économie de guerre de la Russie nuisent gravement à l’économie russe, tandis que les tentatives de Poutine pour stabiliser l’économie échouent face à la baisse continue des revenus pétroliers russes. La chute des prix du pétrole, conjuguée aux lourdes sanctions occidentales et à la baisse des revenus énergétiques, a mis à rude épreuve le budget fédéral russe, déjà tendu, qui est désormais confronté à son déficit budgétaire le plus élevé depuis 30 ans, selon Bloomberg.

Des responsables anonymes ont déclaré à Bloomberg que Poutine a demandé à plusieurs reprises un allègement des sanctions dans le cadre de tout accord à discuter en Alaska, ce qui, selon ISW, indique probablement que Poutine est préoccupé par l’état de l’économie russe et cherche un répit économique auprès de l’Occident. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 14 août, traduction automatique

Vendredi 15/8, 6h15

TACO.

Cartoon Movement, Marian Kamensky, WELCOME TO ALASKA, MR. BLOODIN!

Le président américain a joué les gros bras, mercredi soir, en avertissant le Kremlin qu’il y aurait des « conséquences très sévères » s’il n’acceptait pas un accord de cessez-le-feu à l’issue de la rencontre, qui débutera vendredi à 21 h 30, heure de Paris.

Mais Donald Trump, qui a gagné depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier le surnom de « TACO » (Trump Always Chickens Out, Trump se dégonfle toujours) à Washington, avait déjà laissé expirer un ultimatum, vendredi dernier, sans imposer les sanctions économiques brandies contre Moscou. Surtout, le Kremlin est passé maître dans l’art d’annoncer des cessez-le-feu… pour dévoiler quelques heures plus tard des « si et des mais » les rendant sans effets.

[…] Avant même le début des tractations, Donald Trump semble résolu à afficher son entente avec le maître du Kremlin, puisqu’il a d’ores et déjà convenu d’une conférence de presse commune, annoncée jeudi par le Kremlin : un exercice chorégraphié qui n’est pas habituellement conçu pour dresser des constats d’échecs, ou énumérer des antagonismes. […]

Les Echos, Guerre en Ukraine : Trump prêt à afficher son entente avec Poutine

Vendredi 15/8, 6h15

Pacha travaille à la position.
Chef, son collègue, a été hospitalisé pour un ulcère à l’estomac. Et il est à KR, dans le même hôpital que papa ! Papa est sous antibitotique pour une bactérie résistance, encore une semaine je pense. J’apporte à manger aux deux. Je m’occupe du potager, je récolte, je prépare les conserves de légumes et j’écris mes articles.

Olga, Viber (vocal)

Jeudi 14/8, 19h15

Prisonniers : certains depuis 2014

Noel Reports, Bluesky

L’Ukraine a obtenu le retour de 84 soldats et civils détenus en Russie dans le cadre d’un nouvel échange de prisonniers avec Moscou, a annoncé le président Volodymyr Zelensky le 14 août.

Cette nouvelle fait suite à une série d’échanges menés ces derniers mois, qui avaient été convenus lors de discussions entre la Russie et l’Ukraine à Istanbul entre mai et juillet.

« Parmi les civils libérés aujourd’hui figurent ceux qui étaient détenus par les Russes depuis 2014, 2016 et 2017 », a déclaré Zelensky . « Parmi les militaires libérés aujourd’hui figurent les défenseurs de Marioupol . »

Presque tous les nouveaux libérés ont besoin de soins médicaux et de rééducation, a-t-il ajouté. […]

The Kyiv Independent, 84 Ukrainiens reviennent de captivité en Russie lors du dernier échange de prisonniers — certains détenus depuis 2014, traduction automatique

Jeudi 14/8, 19h10

Expliquer Trump.

Le président du think tank conservateur The Heritage Foundation est considéré comme « le cerveau du Projet 2025 », principale source d’inspiration de Donald Trump. Il détaille sa vision du trumpisme et de ce qu’il nomme « la deuxième révolution américaine».

Kevin ROBERTS. – Le trumpisme – le mouvement pour rendre l’Amérique grande à nouveau – ne peut être expliqué sans faire référence au courage et aux convictions de notre président actuel. Mais il le transcende également. C’est plus grand que sa personnalité, et je crois qu’il façonnera la politique américaine et les affaires mondiales pour les décennies à venir. Cela dit, il serait erroné de qualifier le trumpisme de véritable mouvement idéologique. C’est plutôt un véritable mouvement populiste. Quelle est la différence ? Le trumpisme n’est pas une idéologie au sens traditionnel. C’est un réveil politique ancré dans les principes qui fondent la nation américaine : l’autonomie, la souveraineté nationale, la liberté ordonnée et l’allégeance au bien commun. […]

Le Figaro, Kevin Roberts : « Le trumpisme n’est pas la fin de la démocratie américaine, c’est sa restauration »

Jeudi 14/8, 7h30

Plastoc.

Nouvel échec pour la planète. Les pourparlers pour élaborer le premier traité international contre la pollution plastique ont volé en éclats mercredi à Genève à trente heures de la fin prévue des négociations, la plupart des pays ayant rejeté une tentative maladroite de synthèse de la présidence.

Après près de trois ans de négociations et neuf jours d’intenses discussions au bord du lac Léman, […] au lieu de permettre d’avancer, le texte de 31 articles a provoqué la colère ou au moins l’insatisfaction de la majorité des délégués présents dans la salle qui ne l’acceptent pas comme base de négociation.

La Colombie, qui veut un texte ambitieux pour lutter contre la pollution plastique, a jugé le document «inacceptable» et demandé un nouveau texte. Le Chili, le Mexique, le Panama, le Canada ainsi que l’Union européenne, y compris la France, ont emboîté le pas au pays sud-américain, ainsi que les petites îles du Pacifique. […] Le texte «ne fait pas le minimum nécessaire pour répondre à l’urgence du défi auquel nous faisons face», a relevé le ministre de l’Environnement du Danemark Magnus Heunicke dont le pays assure la présidence tournante de l’UE. […]

Le Figaro, «Trahison de l’humanité»: le traité mondial contre la pollution plastique vole en éclats à Genève

Jeudi 14/8, 0h25

Nagasaki (suite).

Après le bombardement, des enfants sont orphelins. Le photographe militaire américain Joe O’Donnel, probablement dans le début de l’automne 45, saisit cette image d’un garçon d’une dizaine d’années aux abords d’une fosse d’incinération. Il porte le corps de son frère mort et attend son tour pour le brûler.

Arte, Nagasaki – Les orphelins de la bombe

Les photographies japonaises de Joe O’Donnel sont visibles ici.


Mercredi 13/8, 21h35

Nouvelle-Zemble.

La Russie semble préparer un test de son 9M730 Bourevestnik (nom de code de l’OTAN : SSC-X-9 Skyfall), missile de croisière expérimental à propulsion nucléaire thermique et à armement nucléaire, selon l’agence Reuters qui cite deux chercheurs américains et une source sécuritaire occidentale.

Jeffrey Lewis, de l’Institut Middlebury d’études internationales basé en Californie, et Decker Eveleth, de l’organisation de recherche et d’analyse CNA basée en Virginie, sont arrivés séparément à cette conclusion après avoir étudié des images prises ces dernières semaines par Planet Labs, une société commerciale de satellites.

[…] Un avis aux marins et des notifications aériennes [Notam] indiquent une fenêtre de tir du 9 au 22 août. […]

Le Monde, Live
Nouvelle Zemble, site d’essais de Pankovo
Google Earth, d’après The Barents Observer

Pankovo est utilisé depuis au moins 2017 pour tester le missile Burevestnik. Au cours des trois dernières années, le site a été considérablement agrandi et, avec l’arrivée de nouvelles cargaisons, on peut s’attendre à de nouveaux développements.

[…] Pankovo n’a pas de port. Une jetée flottante est installée chaque été ces dernières années avant d’être retirée à la fin de l’automne, comme le montrent les images satellite du site. La baie étant peu profonde, des barges sont utilisées pour acheminer les marchandises des navires jusqu’au rivage.

Parmi ces cargaisons figurent les tristement célèbres conteneurs bleus de Rosatom, connus pour les précédents essais du missile Burevestnik à réacteur.

[…] Des images satellites fréquemment mises à jour, le suivi des navires, les avis aux aviateurs (NOTAM) et les avertissements côtiers (PRIP) sont quelques-unes des sources ouvertes permettant aux personnes extérieures de se faire une idée de ce qui se passe sur le site top secret de Pankovo.

[…] En 2018, une source des services de renseignement américains a déclaré aux médias que la Russie avait lancé des recherches en mer pour retrouver un missile qui s’était écrasé lors d’un essai. Quatre essais de missiles avaient eu lieu l’année précédente et ceux qui avaient atterri sur leur cible avaient été récupérés au fond de la mer.

Le missile, désigné par l’OTAN sous le nom de SSC-X-9 Skyfall, est lancé avec un statoréacteur et, une fois en l’air, un petit réacteur nucléaire démarre et augmente la portée du missile, censée être intercontinentale. […]

The Barents Observer, La saison d’approvisionnement du site d’essais d’armes nucléaires de Pankovo a commencé [10 juillet 2025], traduction automatique

Le Bourevestnik 9M730 (en russe : Буревестник (Pétrel en français), nom de code pour l’OTAN : SSC-X-9 Skyfall) est un missile de croisière russe expérimental à propulsion nucléaire thermique et à armement nucléaire, destiné aux forces armées russes. Le missile aurait une vitesse subsonique et une portée en pratique illimitée sur le globe terrestre (> 20 000 km).

[…] Selon Nezavissimaïa Gazeta, le moteur de départ de la fusée utilise un carburant solide et le moteur principal un fluide propulsif chauffé à haute température par un réacteur nucléaire ou un générateur thermique à radioisotope.

Wikipedia, Bourevestnik 9M730

Mercredi 13/8, 21h25

America, America.

« Tout le Christ pour toute la vie. » C’est le message posté par le secrétaire à la Défense des Etats-Unis Pete Hegseth sur le réseau social X vendredi 8 août. Il repartageait l’extrait d’une enquête de la chaîne CNN sur un mouvement chrétien nationaliste dans laquelle l’un des intervenants se déclare notamment partisan de la suppression du 19e amendement de la Constitution,qui donne le droit de vote aux femmes aux Etats-Unis, car « le système actuel n’est pas une bonne chose pour les êtres humains. »

Le reportage de CNN suit Douglas Wilson, un pasteur qui se définit lui-même comme « nationaliste chrétien » et qui considère que les Etats-Unis devraient devenir une théocratie chrétienne régie par les principes de la Bible. […] Dans le modèle de société proposé par Douglas Wilson et les adeptes de son mouvement, l’homme est présenté comme le chef de famille auquel la femme doit se soumettre. […]

France Info, Le secrétaire à la Défense américain a partagé une vidéo dans laquelle des nationalistes chrétiens s’opposent au droit de vote des femmes
Cartoon Movement, Maarten Wolterink
La Garde nationale rend les rues de Washington plus sûres

Donald Trump fait une nouvelle démonstration de force sur le plan sécuritaire. Le président américain a annoncé lundi 11 août que son administration va prendre en main le maintien de l’ordre dans la capitale des Etats-Unis, Washington, pour lutter selon lui contre une criminalité en hausse, malgré des statistiques officielles en baisse. Dans un premier temps, 800 militaires de la garde nationale seront déployés dans la ville, une décision qui inquiète l’opposition démocrate et qui rappelle la mobilisation de la garde nationale à Los Angeles, en juin, après des manifestations contre les expulsions de migrants.

[…] Donald Trump s’appuie sur le « Home rule act » du district de Columbia, un texte qui permet au président des Etats-Unis de prendre le contrôle de la police de la ville lorsqu’il « estime que des conditions particulières de nature urgente » sont réunies. […]

France Info, Pourquoi Donald Trump déploie-t-il les militaires de la garde nationale à Washington ?

Mercredi 13/8, 21h20

Pacha a appelé hier, pour souhaiter un bon anniversaire à maman et dire qu’il allait à la position pour trois semaines.
Ils ont reçu le drone terrestre : il peut transporter 140 kilos ; un mécanicien le pilotera depuis la ville.

Olga, Viber (vocal)

Mercredi 13/8, 21h10

Ne pas laisser l’Ukraine seule face à la Russie.

[…] Il est inutile d’essayer de démêler les impulsions confuses de l’administration Trump. Nous devons prendre pied sur le seul terrain solide à notre disposition : les objectifs russes – d’autant plus que c’est toujours de ce côté que bascule le président américain. Là, les choses sont claires. L’économie russe est en train de sombrer à un rythme accéléré.

Militairement, la Russie progresse, mais pas assez vite pour gagner la course avec le naufrage économique. A Moscou, on a une longue mémoire. On se souvient que la plupart des agrandissements territoriaux de l’Empire russe ont été réalisés avec la complicité et l’aide d’une ou de plusieurs puissances étrangères : dans le sillage de la Prusse et de l’Autriche pour le partage de la Pologne en 1772 ; en s’entendant avec la Turquie pour la reconquête des Etats caucasiens en 1920-1921 ; en s’appuyant sur l’Allemagne pour la reconquête des Etats baltes et l’annexion de la Galicie (pacte Ribbentrop-Molotov, signé en 1939). Pourquoi ne pas avoir recours à Donald Trump pour soumettre l’Ukraine ?

L’outil militaire est toujours un pis-aller aux yeux des hommes du Kremlin. Ils préfèrent de loin la manipulation et la subversion. Et c’est là qu’ils excellent, à cause de l’ignorance occidentale des méthodes de projection de puissance russes, pourtant toujours identiques.

[…] Moscou mise sur la vanité, l’ignorance et la sottise de Donald Trump. Mais pas seulement. La souricière est garnie d’un appétissant bout de gruyère. La Russie fait miroiter à Trump un « deal » somptueux : en échange d’un coup de main en Ukraine, d’une levée des sanctions et d’un accès renouvelé à la technologie occidentale, elle confierait la gestion et la revente de son gaz destiné à l’Europe à une société américaine.

[…] Avec Donald Trump, le Kremlin a trouvé le partenaire rêvé qui, à son exemple, réduit la politique étrangère au racket et à l’extorsion. Il reste à voir si Trump osera affronter l’opinion américaine en commettant une infamie inouïe, la trahison d’un allié, abandonné à un ennemi qui a juré sa perte.

[…] Que peut faire l’Europe face à l’axe russo-américain ? Rester lucide, d’abord. Il faudra sans cesse garder à l’esprit l’acharnement avec lequel la Russie a détruit l’Ukraine depuis des décennies, le mélange de brutalité et de machiavélisme diabolique dont elle a fait preuve pour casser le moral ukrainien, faire éclater le front occidental, découpler les Etats-Unis de l’Europe, saper l’Union européenne, tout cela en détruisant sa propre prospérité pour la seule jouissance d’écraser un voisin qui voulait être libre.

[…] L’Europe devra se dissocier clairement de la trahison américaine. Il faut exiger des garanties de sécurité pour Kyiv, insister sur le déploiement de forces européennes en Ukraine, ne pas laisser le pays seul face à la Russie. Il faut que l’Europe prenne conscience qu’elle a des cartes à jouer. L’Amérique de Trump ne suffira pas à remettre à flot l’économie de la Russie. Sans le savoir, les Européens sont en position de force.

[…] En conséquence, les Européens doivent faire savoir dès aujourd’hui que les affaires (achat du gaz compris) ne reprendront avec la Russie que lorsqu’elle aura évacué les territoires occupés. L’administration Trump est en train de réaliser le sauvetage du régime de Poutine dont elle a besoin pour racketter l’Europe. L’intérêt de l’Europe est au contraire que la Russie se débarrasse de l’autocratie. […]

Le Monde, Françoise Thom, historienne : « Face à Vladimir Poutine, les Européens sont en position de force, mais ils ne le savent pas »

Mercredi 13/8, 19h55

Alaska (suite) : blabla.

Vladimir Poutine s’exposera à de « très graves conséquences » s’il ne parvient pas à un accord sur un cessez-le-feu dans la guerre en Ukraine lors de son sommet avec Donald Trump en Alaska, a déclaré mercredi le président américain.

S’exprimant après un appel avec Vlodymyr Zelenskyy et d’autres dirigeants européens, dont le Britannique Keir Starmer, Trump a également suggéré qu’il ferait pression pour un deuxième sommet si sa rencontre avec Poutine se passe bien – cette fois en incluant son homologue ukrainien.

« Si la première rencontre se déroule bien, nous en aurons une deuxième rapide », a déclaré Trump aux journalistes à Washington. « J’aimerais que cela se fasse presque immédiatement, et nous aurons une deuxième rencontre rapide entre les présidents Poutine et Zelensky et moi-même, s’ils le souhaitent. »

[…] Les propos du président font suite à ce qu’il a qualifié de très fructueux entretien téléphonique avec les dirigeants européens, au cours duquel il les a consultés sur l’objectif et la stratégie de son sommet. Il a satisfait les dirigeants européens en les assurant qu’un cessez-le-feu était sa priorité et qu’il ne ferait aucune concession territoriale sans la pleine implication de Kyiv.

L’approche de Trump lors de la vidéoconférence, telle que décrite par Emmanuel Macron, semble rassurer certains dirigeants, qui lançaient un dernier appel collectif à l’imprévisible président américain, selon lequel il avait le devoir de protéger la souveraineté de l’Ukraine – et la sécurité européenne – lors des pourparlers en Alaska. […]

The Guardian, Poutine risque de « très graves conséquences » si aucune trêve en Ukraine n’est conclue, déclare Trump, traduction automatique

Mercredi 13/8, 7h15

Alaska (suite).

[…] Toute frontière ou tout traité empêchant le Kremlin de dicter l’orientation stratégique de l’Ukraine est illégitime aux yeux de Poutine. Cela ne l’empêchera pas de signer des bouts de papier par expédient tactique. Le président russe reconnaît avoir mis à l’épreuve la patience de son homologue américain. Il a perdu du terrain face à Zelenskyy dans la compétition visant à façonner l’explication de Trump sur la persistance de la guerre alors qu’il a appelé à la paix.

Le président ukrainien s’est remis de son humiliation télévisée à la Maison Blanche en février , lorsqu’il a été fustigé pour son ingratitude et accusé d’avoir incité à l’invasion de son propre pays. Une diplomatie habile, soutenue par les dirigeants de l’OTAN s’engageant à payer les factures militaires de Kyiv, a permis à Trump de reconnaître un peu que la situation était peut-être plus compliquée qu’on ne le pensait ; que Poutine était enclin à dire des « conneries »  ; que son intérêt affiché pour la paix était contredit par le volume de bombes qu’il larguait sans cesse sur les civils ukrainiens.

Le pow-wow d’Alaska a lieu parce que Trump a commencé à fixer des échéances pour un cessez-le-feu et à menacer Moscou de sanctions. Poutine devait faire semblant d’être prêt à faire des compromis. Il a calculé que le spectacle d’un sommet, combiné à des signaux habilement ambigus autour d’« échanges de territoires », stimulerait la confiance de Trump en son propre charisme et sa conviction qu’un accord est à portée de main.

Poutine profitera de cette rencontre pour présenter le conflit en des termes qui cadrent avec la lecture déformée et historiquement illettrée de Trump. C’est la version où un Zelensky sournois et criminel dupe un Joe Biden vieillissant et le pousse à gaspiller des montagnes de trésors américains dans un pari fou et perdant. La guerre est presque gagnée de toute façon, dira Poutine. L’Ukraine ne peut pas l’emporter, mais peut duper ses alliés et les inciter à gaspiller de l’argent par les fenêtres. Il esquissera un avenir de relations commerciales lucratives entre deux grandes puissances dont l’amitié potentielle a été sabotée par une province européenne rebelle qui ne compte même pas comme un véritable pays. Il formulera des revendications territoriales grotesques, couvrant des zones non encore conquises par les troupes russes, et les présentera comme le strict minimum d’une allocation territoriale raisonnable à Moscou. Il insistera sur la « démilitarisation » de l’Ukraine – garantissant de fait la vulnérabilité du pays à une future incursion – et la qualifiant d’essentielle pour la sécurité russe. Nous savons que ce sont ces exigences, car Poutine les formule depuis des mois. Il les a réitérés plus tôt ce mois-ci.

Trump n’a pas besoin de s’évanouir aux pieds de Poutine pour que le sommet soit un succès pour la Russie. Le mal sera fait s’il ressort des négociations en répétant les arguments du Kremlin.

[…] Des scénarios moins sombres sont envisageables. Le scepticisme naissant de Trump à l’égard de Poutine pourrait résister à la flatterie. […] [Putler] pourrait un jour constater que les Russes ordinaires perdent la volonté de sacrifier une génération de jeunes hommes pour un objectif de rédemption nationale qui s’éloigne sans cesse.

[…] Pour l’instant, le défi pour Zelensky et ses alliés est de gérer un président américain qui parle de guerre et de paix en des termes détachés de tout contexte moral, historique ou stratégique. Trump ne fait aucune distinction significative entre un accord permettant à l’Ukraine de prospérer en tant qu’État indépendant et un accord qui satisfait les appétits d’un président russe en quête de conquêtes. Il privilégie deux types d’accords : ceux qui l’enrichissent et ceux qui lui permettent de se prélasser dans un statut de négociateur hors pair.

[…] Tel sera l’objectif de Poutine en Alaska. […]

The Guardian, Rafael Behr, Le fait que Trump avale les mensonges de Poutine représente une menace plus grande pour l’Ukraine que les bombes
Chappatte, Quand Poutine et Trump négocient

Mercredi 13/8, 6h45

Percée (ou pas) (suite).

Le 12 août, les forces russes ont continué d’infiltrer les défenses ukrainiennes à l’est et au nord-est de Dobropillya (au nord-ouest de Pokrovsk) en recourant à des groupes de sabotage et de reconnaissance limités. Les forces russes n’ont pas encore pu déployer de renforts pour maintenir et exploiter cette pénétration tactique et se heurteront probablement à des obstacles dans cette tentative.

L’état-major ukrainien a signalé le 12 août que des groupes de sabotage russes avaient infiltré Vesele, Rubizhne, Kucheriv Yar (tous trois au nord-est de Dobropillya) et Vilne (à l’est de Dobropillya) et que les forces ukrainiennes avaient déjà détruit certains de ces groupes.L’état-major ukrainien a déclaré que plusieurs petits groupes russes avaient contourné les positions ukrainiennes et tenté d’avancer vers Zolotyi Kolodyaz (au nord-est de Dobropillya). L’état-major ukrainien a indiqué que le commandement militaire ukrainien avait affecté des forces et des moyens supplémentaires à la zone.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré le 12 août que la situation était particulièrement compliquée près de Dobropillya et que les forces russes, opérant sans équipement mécanisé, avaient progressé d’environ 10 kilomètres de profondeur […]

[…] Les blogueurs militaires russes, qui exagèrent souvent les avancées russes, ont mis en doute la capacité de la Russie à exploiter cette pénétration tactique.

Plusieurs d’entre eux ont appelé à la prudence le 12 août, soulignant que les forces russes n’avaient pas encore consolidé leurs positions et que la pénétration ne constituait pas encore une percée à grande échelle.

Un blogueur militaire russe et ancien instructeur Storm-Z a affirmé que les forces russes avaient infiltré les défenses ukrainiennes de manière « dispersée » et que la profondeur de la pénétration menaçait la capacité de la Russie à sécuriser ses flancs. Le blogueur s’est inquiété de la capacité de la Russie à fermer la poche dans la zone, compte tenu de ses lourdes pertes. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 12 août, traduction automatique

Mardi 12/8, 22h40

Orbanovitch (suite).

A quelques jours de la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue russe, Vladimir Poutine, en Alaska vendredi 15 août, le premier ministre hongrois explique que la Russie a « gagné » la guerre en Ukraine. « Nous parlons comme si la situation était une guerre sans fin, mais ce n’est pas le cas. Les Ukrainiens ont perdu la guerre. La Russie a gagné cette guerre », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec des médias hongrois, rapporte l’agence Reuters. […]

Le Monde, Live

Mardi 12/8, 18h05

Percée (ou pas).

L’armée ukrainienne a reconnu le 12 août qu’un petit groupe de soldats russes avait contourné les défenses ukrainiennes près de Dobropillia dans l’oblast de Donetsk, mais a nié que cela constitue une percée.

Cette déclaration intervient alors que le groupe ukrainien de surveillance du champ de bataille DeepState a rapporté le 11 août que les forces russes avaient avancé vers l’autoroute Dobropillia-Kramatorsk dans l’oblast de Donetsk, perçant prétendument les défenses ukrainiennes.

Dobropillia se trouve à 94 kilomètres (58 miles) au nord-ouest de Donetsk occupée par la Russie et à environ 22 kilomètres (14 miles) au nord de la ville assiégée de Pokrovsk.

[…] « Un certain nombre de petits groupes russes exercent constamment une pression sur les positions ukrainiennes et tentent de contourner la première ligne de défense », a déclaré Victor Tregubov, porte-parole du groupe de forces Dnipro, dans un communiqué vidéo.

« Il est important de comprendre que cela ne signifie pas que les forces russes ont pris le contrôle du territoire », a déclaré le porte-parole. « Cela signifie qu’un petit groupe, composé de cinq à dix personnes, s’est infiltré dans la zone. Et cela semble très différent de ce qui apparaît sur la carte. » […]

The Kyiv Independent, L’Ukraine affirme qu’une petite unité russe a franchi les défenses près de Dobropillia, mais nie toute percée, traduction automatique

Mardi 12/8, 13h45

Orbanovitch.

Les chefs d’État et de gouvernement des 26 États membres de l’UE ont signé une déclaration commune de soutien à l’Ukraine à la veille de la rencontre Trump-Poutine en Alaska. Seul Orban n’a pas signé.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a refusé de signer la déclaration conjointe de l’UE en soutien à l’Ukraine publiée le 12 août, quelques jours seulement avant la rencontre prévue entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine en Alaska.

Dans la déclaration commune publiée après les pourparlers d’urgence du 11 août, les dirigeants de l’UE ont souligné que « les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force » et que « la voie vers la paix en Ukraine ne peut être décidée sans l’Ukraine ».

[…] « La seule action sensée pour les dirigeants de l’UE est d’organiser un sommet UE-Russie, sur la base de l’exemple de la rencontre entre les États-Unis et la Russie », a déclaré Orban sur X. […]

The Kyiv Independent, Orban refuse la déclaration commune de l’UE soutenant l’Ukraine avant la rencontre Trump-Poutine, traduction automatique

Mardi 12/8, 13h30

Comment ça se passe une fin de conflit : Arménie-Azerbaïdjan(suite).

L’accord de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, signé à Washington, est une défaite pour la Russie dans le Caucase du Sud, a déclaré le propagandiste russe Douguine.

« La signature de cet accord à Washington est une preuve de notre insignifiance, du fait que nous ne contrôlons rien, pas même dans l’espace post-soviétique. Qui, dans ce cas, nous prendra au sérieux à un niveau supérieur ? Cette situation, cette insulte doit être perçue comme une gifle pour chacun d’entre nous, pour chaque Russe », a-t-il admis.

Selon lui, l’accord de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie était une « humiliation » pour la Russie.

« Nous avons perdu. Nous avons commis une erreur en confiant le travail avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan à des personnes qui n’étaient absolument pas compétentes. Il n’y a pas d’autre façon d’expliquer tout cela. Et si nous ne considérons pas cela comme un échec, si nous ne ressentons pas cette douleur, nous cesserons d’être des êtres humains et d’être un État-civilisation souverain ».

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction Deepl

Mardi 12/8, 11h55

Alaska (suite).

Rejoignez-nous à Anchorage, en Alaska, pour protester contre la présence d’un criminel de guerre international dans notre grand État. Avec l’approbation du gouverneur, le président a invité Vladimir Poutine, et nous sommes ici pour adresser un message clair à Donald Trump et à Poutine : l’Alaska s’oppose fermement à l’autoritarisme.

Faites entendre votre voix !

Mobilize.us, Alaska Stands With Ukraine (Anchorage), traduction automatique

Mardi 12/8, 11h50

Je me souviens.

Je me souviens (vaguement) de la civilisation mercantile d’avant guerre. Je constate que l’Europe n’a pas les moyens d’imposer sa façon de penser le monde, que sa civilisation démocratico-mercantile a les délais de son économie (et toutes les pressions sociales d’un système égalitaire fatigué) pour s’adapter aux virages néo-impérialo-trucs. Peut-être que le business n’était pas la bonne manière d’accompagner l’exercice de la démocratie.

S’appuyant sur des donnés satellitaires couvrant 150 installations de 37 entreprises, le quotidien économique britannique Financial Times, qui observe que les zones marquées par des changements sont passées de 790 000 mètres carrés en 2020-2021 à 2,8 millions de mètres carrés en 2024-2025. « Les photographies de ces sites ont confirmé que les changements étaient dus aux fouilles préalables aux travaux, aux nouveaux bâtiments, à la construction de nouvelles routes et à la construction », relève le FT. […]

Le Monde, Live [edit]

Mardi 12/8, 7h55

La farandole des méduses.

France

Google Actualités
On ne se moque pas, on se souvient du caractère imprévisible de la méduse, animal retors s’il en est.

USA

Sean Duffy, administrateur intérimaire de la NASA et secrétaire aux transports, a annoncé l’accélération d’un projet clé : la construction d’un réacteur nucléaire de 100 kilowatts sur la surface lunaire, qui devrait être achevée dès 2030. Cette augmentation spectaculaire de la puissance (les projets précédents prévoyaient une puissance d’environ 40 kW) devrait permettre de fournir une énergie stable aux futures bases sur le Globe d’argent.

[…] Les réacteurs doivent fonctionner de manière fiable dans des conditions extrêmes : fluctuations de température allant de la chaleur diurne au gel nocturne jusqu’à -200 °C, absence d’atmosphère, refroidissement limité. Les réacteurs doivent donc être étanches, sûrs et capables de gérer la chaleur dans des conditions de basse pression et de faible gravité. En outre, les lancements de fusées comportent un risque de défaillance – le réacteur serait envoyé dans un état « inactivé » pour minimiser le risque de contamination en cas de catastrophe.

[…] En vertu du traité sur l’espace extra-atmosphérique de 1967, personne ne peut revendiquer de territoire sur la Lune. Toutefois, les zones de sécurité autour du réacteur – pour des raisons techniques – peuvent de facto bloquer l’accès d’autres pays à des zones stratégiques.

« Le premier pays à s’y rendre pourrait déclarer une zone interdite, ce qui gênerait considérablement les opérations de la NASA », a averti Sean Duffy.

La Chine teste déjà l’atterrisseur « Lanyue », qui devrait transporter des humains sur la lune avant 2030. Avec la Russie, elle prévoit de construire une station internationale de recherche lunaire d’ici 2035, qui pourrait être dotée de son propre réacteur nucléaire. […]

EuroNews, Les États-Unis préparent un réacteur nucléaire sur la Lune

Iran

L’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) envoie ce lundi un directeur général adjoint à Téhéran pour des négociations sur la coopération nucléaire, selon les déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Cette visite intervient deux mois après la suspension par l’Iran de sa collaboration avec l’organisme de surveillance nucléaire des Nations Unies. Les discussions porteront exclusivement sur l’établissement d’un nouveau cadre de coopération, sans prévoir d’inspection des installations nucléaires endommagées lors des frappes israéliennes et américaines de juin dernier.

[…] Les relations entre Téhéran et l’AIEA se sont considérablement détériorées suite aux attaques militaires sur les sites nucléaires iraniens de Natanz, Fordow et Isfahan. L’Iran accuse l’agence d’avoir facilité ces frappes en publiant un rapport critique le 31 mai, qui a conduit le Conseil des gouverneurs de l’AIEA à déclarer l’Iran en violation de ses obligations de non-prolifération. Le président Masoud Pezeshkian a promulgué début juillet une loi suspendant formellement la coopération avec l’AIEA, conditionnant toute future inspection à l’approbation du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. […]

EnergyNews, L’AIEA dépêche un émissaire à Téhéran pour négocier un nouveau cadre nucléaire

Mardi 12/8, 7h15

Comment ça se passe une fin de conflit : Arménie-Azerbaïdjan(suite).

L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont publié le texte d’un accord de paix qu’ils ont paraphé le 8 août lors d’un sommet trilatéral avec les États-Unis à Washington, DC, ont annoncé leurs ministères des Affaires étrangères le 11 août.

Le document en 17 points affirme la reconnaissance mutuelle des frontières de chaque pays telles que définies à l’époque de l’Union soviétique et précise qu’aucune des deux parties n’a, ni n’élèvera, de revendications territoriales contre l’autre.

[…] Les deux pays se sont également engagés à s’abstenir de recourir à la force ou à la menace de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de l’autre, ainsi que de s’ingérer dans leurs affaires intérieures respectives. Ils ont également convenu de ne pas déployer de forces tierces le long de leur frontière commune.

Le document indique également que les deux pays ont convenu de créer une commission bilatérale pour superviser la mise en œuvre de l’accord de paix et de retirer leurs revendications mutuelles devant les tribunaux internationaux dans un délai d’un mois après l’entrée en vigueur de l’accord, entre autres questions.

Le présent accord est conclu en langues azerbaïdjanaise, arménienne et anglaise, les trois textes faisant également foi. En cas de divergence quant au sens d’une disposition de l’un des textes authentiques, le texte anglais prévaudra. […]

The Kyiv Independent, L’Azerbaïdjan et l’Arménie publient le texte de l’accord de paix paraphé, traduction automatique

Mardi 12/8, 7h10

Percée.

Les forces russes ont lancé une offensive vers l’autoroute Dobropillia-Kramatorsk dans l’oblast de Donetsk, s’emparant de positions dans les localités voisines afin de soutenir la poursuite des opérations offensives, a rapporté le 11 août le groupe ukrainien de surveillance du champ de bataille DeepState.

[…] L’offensive russe, prolongement de l’offensive lancée au printemps entre Pokrovsk et Kostiantynivka dans l’oblast de Donetsk, s’est considérablement accélérée au cours du mois d’août, plaçant les principales voies logistiques ukrainiennes à portée des drones russes à vision subjective (FPV).

En perçant la défense ukrainienne loin à l’ouest de la principale agglomération de villes contrôlées par l’Ukraine dans l’oblast de Donetsk — Sloviansk, Kramatorsk, Druzhkivka et Kostiantynivka —, ces dernières avancées menacent de compromettre gravement la défense globale de Kyiv dans la région orientale déchirée par la guerre. […]

The Kyiv Independent, Les forces russes percent les défenses ukrainiennes dans l’oblast de Donetsk, contournant les fortifications, selon un groupe de surveillance., traduction Deepl

Mardi 12/8, 7h05

Pétrole.

Une raffinerie de pétrole de l’oblast de Saratov en Russie, appartenant au géant énergétique russe Rosneft, a interrompu sa production de pétrole à la suite d’une attaque de drone ukrainien, a rapporté Bloomberg le 11 août, citant une source proche du dossier.

[…] L’usine de Saratov est la troisième raffinerie russe à réduire ses activités ce mois-ci en raison des frappes ukrainiennes. La raffinerie russe de Riazan a réduit sa production de moitié et celle de Novokuibyshevsk l’a complètement arrêtée le 2 août après des attaques de drones, selon Reuters.

The Kyiv Independent, La raffinerie de pétrole russe de Saratov arrête ses opérations après une frappe de drone ukrainienne, rapporte Bloomberg, traduction automatique

Mardi 12/8, 6h55

Alaska (suite).

Donald Trump n’a pas envie de convier Volodymyr Zelensky au sommet organisé avec Vladimir Poutine, vendredi 15 août, en Alaska. « Je dirais qu’il pourrait venir, mais il a assisté à beaucoup de réunions, vous savez, il est là depuis trois ans et demi, il ne s’est rien passé », a déclaré Donald Trump lors d’une conférence de presse, lundi 11 août, à la Maison Blanche.

[…] Donald Trump a continué de dire du mal du président ukrainien. « J’étais un peu gêné par le fait que Zelensky affirme devoir obtenir l’approbation constitutionnelle [pour céder des territoires]. Il a l’autorisation d’entrer en guerre et de tuer tout le monde, mais il lui faut une autorisation pour procéder à un échange de territoires, car il y aura des échanges de territoires. Je le sais via la Russie et les discussions avec tout le monde. C’est pour le bien de l’Ukraine », a expliqué M. Trump. […]

Le Monde, Donald Trump ne veut pas de Volodymyr Zelensky pendant sa rencontre avec Vladimir Poutine en Alaska

Mardi 12/8, 6h50

Impermanence.

Les responsables et les médias russes posent également des conditions d’information pour que la Russie renie tout futur accord de paix visant à mettre fin à la guerre.

Le député de la Douma d’État russe Alexeï Jouravlev a affirmé le 9 août que le président américain Donald Trump était une « personne temporaire » en raison des limites du mandat présidentiel américain et que les présidents américains revenaient souvent sur les accords conclus par leurs prédécesseurs.

Le média ultranationaliste russe Tsargrad, qui s’efforce souvent de conditionner la communauté nationaliste russe à soutenir l’effort de guerre russe , a publié un article d’opinion le 11 août affirmant que tout accord de paix que la Russie conclut avec Trump est un accord conclu uniquement avec son administration, et non avec les États-Unis ou l’Occident au sens large.

L’article affirmait en outre que la prochaine administration américaine n’adhérerait à aucun accord que Trump conclurait avec Poutine et que la paix en Ukraine n’était « qu’une trêve » et que la guerre reprendrait. Le député de la Douma d’État russe Leonid Ivlev a déclaré le 10 août que la Constitution ukrainienne était dénuée de sens et n’était que le résultat de marchandages entre politiciens et oligarques ukrainiens.

Le Kremlin a affirmé à plusieurs reprises que le gouvernement ukrainien était illégitime, ce qui permettrait probablement à la Russie de revenir sur un accord de paix que la Russie signerait avec l’Ukraine à l’avenir, à un moment choisi par la Russie. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 11 août, traduction automatique

Lundi 11/8, 19h40

Zapo.

La Russie a endommagé le Centre de crise externe de la centrale nucléaire de Zaporijia, a rapporté le ministère ukrainien de l’Énergie. La frappe du 10 août a partiellement détruit le bâtiment administratif. Ce centre, élément clé du système de sécurité de la centrale, assure une surveillance radiologique continue.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Lundi 11/8, 19h30

Loi Duplomb (suite).

2 122 253 signatures à 19h30.

La censure par le Conseil constitutionnel, jeudi 7 août,de l’article 2 de la loi Duplomb, qui autorisait à nouveau l’usage de trois pesticides néonicotinoïdes, n’affecte en rien l’état d’esprit qui caractérise désormais la droite française, de l’extrême droite à l’extrême centre : la défense d’intérêts économiques catégoriels étroits au-delà de toute considération relative à l’intérêt général, fût-ce au mépris d’intérêts fondamentaux et transversaux, comme les droits à un environnement sain et à la santé, consacrés par la Charte de l’environnement. Réaction en effet de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles et des partis de droite : ce n’est pas la loi Duplomb qui menace l’intérêt général, mais le juge constitutionnel qui bafoue la démocratie !

Commençons par souligner l’étroitesse des intérêts défendus par la majorité parlementaire dans cette affaire. L’enjeu de l’interdiction des néonicotinoïdes n’est pas même la disparition d’une filière, la culture des betteraves, mais une rentabilité moindre certaines années, celles caractérisées par les assauts d’une maladie, la jaunisse, laquelle entraîne une baisse des rendements.

[…] Et ce n’est pas tout : il existe des alternatives. Au premier chef, l’agriculture biologique. Les exploitants qui la pratiquent ne connaissent nullement les affres de la jaunisse. […]

Le Monde, « La loi Duplomb caractérise l’état d’esprit de la droite : la défense d’intérêts économiques étroits au-delà de l’intérêt général »

Lundi 11/8, 19h10

On n’est pas sortis des ronces : la Trumpette du jour (hé oui, encore).

[…] Jusqu’au 19e siècle, l’Alaska était surnommé l’«Amérique russe» puisque le territoire a été racheté par les États-Unis à Moscou en 1867 pour 7 millions de dollars. Une gaffe gênante alors que Donald Trump a évoqué la possibilité pour l’Ukraine de céder des territoires à la Russie afin de mettre un terme à la guerre qui ravage le pays depuis 2022. […]

Le Figaro, «Je vais en Russie», déclare Donald Trump pour évoquer sa rencontre avec Vladimir Poutine en… Alaska

Allez, à verser au dossier (c’est la grnade forme aujourd’hui, Donald) :

« Les Russes seraient arrivés à Kyiv en quatre heures s’ils avaient emprunté l’autoroute. Mais un général russe a décidé de traverser des terres agricoles. Je ne sais pas qui est ce général, mais connaissant Vladimir, il n’est probablement plus là », a déclaré Trump à propos de l’invasion russe de 2022.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Lundi 11/8, 16h55

On ne se moque pas, ce n’était pas prévisible.

Quatre unités de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) sont à l’arrêt en raison de la « présence massive et non prévisible de méduses », dans les stations de pompage de l’eau servant au refroidissement des réacteurs, a annoncé EDF, lundi 11 août, dans un communiqué. Ces animaux gélatineux ont été retrouvés dans les filtres des stations de pompage qui aspirent l’eau de mer destinée à maîtriser la température des réacteurs de la centrale.

[…] Le caractère gélatineux des méduses leur a permis de passer les premiers filtres des stations de pompage. Elles ont ensuite obstrué les tambours filtrants, équipés d’un maillage très fin afin de ne laisser passer que l’eau de mer, a précisé La Voix du Nord.

[…] Des réacteurs nucléaires paralysés à cause d’une invasion de méduses, c’est « assez rare », mais EDF a déjà connu ça « dans les années 1990 », toujours selon la porte-parole du groupe interrogée par l’AFP. Des cas similaires se sont déjà produits, notamment dans les années 2010, aux Etats-Unis, en Ecosse [en 2011 « Pareils incidents dus à une prolifération de méduses, d’algues et d’autres débris marins « ne sont pas rares« ], en Suède ou encore au Japon.

Le Monde, La centrale nucléaire de Gravelines à l’arrêt à cause de méduses qui ont bloqué les stations de pompage d’eau

Est-ce que « avoir déjà connu ça » et « des cas similaires se sont déjà produits » ne confèrent pas au risque un caractère prévisible ?
Est-ce que « non prévisible » n’est pas l’équivalent de « imprévisible » ?
Ah, je me demande… Ah, pauvres méduses…

Le Robert mobile

Lundi 11/8, 13h30

Brouzouf.

La guerre en Ukraine commence à avoir un coût pour l’économie russe, confrontée à un brusque ralentissement en raison de la baisse des revenus du pétrole et des sanctions occidentales. Elle est « au bord de la récession », a reconnu Maxim Rechetnikov, le ministre de l’économie, lors du forum de Saint-Pétersbourg, le « Davos russe », en juin.

Un constat aussitôt réfuté par Vladimir Poutine, prompt à vanter la résilience de la Russie face aux sanctions. Mais les chiffres ne mentent pas. En juillet, le Fonds monétaire international a réduit la prévision de croissance du pays, passée de 1,5 % à 0,9 % pour 2025. On est loin des taux mirifiques – 4 %, atteints en 2023 et 2024 – quand l’Etat avait mis toutes ses ressources financières au service de la guerre.

Autre signe inquiétant, le déficit budgétaire a explosé, atteignant, selon le ministère des finances, 4,9 billions de roubles (environ 56 milliards d’euros) à la fin juillet, ce qui représente un dépassement de 30 % de l’objectif annuel que le gouvernement s’était fixé. Le ralentissement économique, la baisse des revenus pétroliers et gaziers, mais aussi celle des fonds de réserve, pratiquement engloutis par trois années de guerre, constituent une nouvelle réalité : il y aura des coupes. Le ministère des finances pourra difficilement tailler dans la défense et la sécurité, qui représentent un peu plus de 40 % des dépenses. Le gouvernement devra donc réduire les contributions sociales, mais aussi le soutien aux industries civiles. […]

[Suivent une série d’indices et de chiffres pour différents secteurs économiques]

Le Monde, L’économie russe commence à flancher

Lundi 11/8, 13h15

Publication.


Lundi 11/8, 13h00

Corée(s) (suite) : il y a huit jours, le Sud démontait ses haut-parleurs.

« Les militaires sud-coréens ont détecté des troupes nord-coréennes en train de démonter des haut-parleurs de propagande dans certaines zones le long de la ligne de front depuis ce matin », a déclaré samedi l’État-major interarmées sud-coréen dans un communiqué.

Les deux pays avaient déjà cessé les émissions de propagande le long de la zone démilitarisée, après l’élection du président Lee Jae Myung, qui cherche à apaiser les tensions avec Pyongyang. […]

La Libre, L’étonnant geste de la Corée du Nord à ses frontières: « La paix est préférable à la guerre »

Lundi 11/8, 10h45

Trains russes.

Les forces ukrainiennes ont mené 12 frappes de précision sur les infrastructures ferroviaires russes ces dernières semaines, principalement dans le sud. Ces attaques ont perturbé des carrefours clés et ralenti les flux de fret militaire vers la Crimée, le Donbass et le Caucase du Nord, rapporte Conflict Capital.

War Translated, Bluesky, tradcution automatique

Lundi 11/8, 10h45

Drones.

Les soldats ukrainiens présentent le drone terrestre Karakurt, une plate-forme de lancement de drones FPV.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Lundi 11/8, 9h15

Saloon Alaska (suite) : pratico-pratique.

[…] Avant tout, l’Alaska est un endroit sûr pour le dirigeant russe. Poutine est toujours recherché par la Cour pénale internationale, accusé de crimes de guerre liés à la déportation forcée d’enfants d’Ukraine vers la Russie en mars 2023. Un mandat d’arrêt a été lancé, mais ni la Russie ni, surtout, les États-Unis ne reconnaissent la Cour. Il n’y a pas non plus de pays hostiles à survoler. […]

The Guardian, Inconvénient mutuel : pourquoi l’Alaska pour le sommet Trump-Poutine sur l’Ukraine ?, traduction Deepl
Nous aurions dû nous rencontrer au Qatar après tout...

Lundi 11/8, 8h35

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel : Saloon Alaska lui aussi.

[…] Donald Trump avait fixé au 9 août un ultimatum à « son ami » Vladimir Poutine pour négocier sérieusement la fin de cette guerre. Son envoyé spécial, Steve Witkoff, est allé rencontrer le maître du Kremlin et ils se sont mis d’accord pour une rencontre directe, le 15 août en Alaska, entre le président américain et le dictateur russe pour discuter de l’Ukraine… sans le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Compte tenu des 7 mois de discussions précédentes, qui n’ont abouti sur rien d’autre que la continuation de la guerre d’agression impitoyable de la Russie, il est vraisemblable que Donald Trump exige maintenant du concret sur ce sujet, où il estime que Poutine gagne du temps mais ne négocie pas réellement.

Avec cette perspective de rencontre en Alaska entre les deux chefs d’Etat, – la première depuis le retour au pouvoir de Donald Trump –, on peut espérer que le président américain, à l’égo surdimensionné, ne se serait pas aventuré dans une telle initiative s’il n’avait l’espoir d’un accord, même partiel.

[…] Il semble que la version de Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump, soit incohérente sur [les conditions d’un accord] et que les professionnels du ministère des affaires étrangères américain s’arrachent les cheveux pour savoir ce qui a réellement été esquissé avec ce renard vicieux qu’est Poutine.

Dans l’hypothèse où un accord préliminaire serait trouvé, avec une trêve et un échange de territoires (dans tous les cas une perte substantielle pour les Ukrainiens), l’étape suivante serait de garantir cet accord, concrètement d’empêcher Poutine de reprendre sa guerre de conquête aussitôt qu’il le voudra.

Le vice-président américain, JD Vance, est chargé de convaincre des pays membres de l’OTAN (et quelques autres comme la Suisse ou l’Australie) de fournir une force de garantie de cet accord en déployant des unités militaires en Ukraine.

[…] Dans le registre de l’incertitude après cet entretien avec Witkoff, la trêve ne pourrait être que partielle (seulement sur certains bombardements) ce qui a toujours été un échec jusqu’ici. La négociation sera donc manifestement compliquée entre un Donald Trump qui veut son prix Nobel de la paix (et probablement faire oublier le carnage autorisé à Gaza) et un Vladimir Poutine qui n’a pas de marche arrière, mais qui pourrait suffisamment engranger dans ce « deal » pour faire croire que sa guerre de trois années et demi contre un pays frère est une victoire.

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Trump va-t-il mettre fin au massacre à Gaza et à la guerre russe contre l’Ukraine ?

Les commentaires donnent le ton :

Ce qui me terrifie, c’est, après tout ce temps, l’obstination des gens (y compris les journaleux et les politicards US, etc.) à se persuader que quand krasnov [le pseudo du soi-disant agent russe Trump] dit quelque chose, il le pense.  Qu’il s’est peut-être rendu compte que, peut-être, putine se foutait de lui. Que krasnov pouvait, ou pourrait, s’en prendre à son officier traitant. Que ses ultimatums et ses menaces de sanctions contre ses alliés russes sont autre chose que du vent. De la fumée. Que ses « deals » valent plus que la parole d’un escroc. Que tout ça n’était pas pour qu’on parle d’autre chose que de l’affaire epstein (mission accomplie). Bref, que tous ces discours et déclarations sont plus qu’un horrible show quotidien de télé-poubelle. Panem et circenses. Terrifiant. Logique, mais terrifiant. Nous sommes revenus au mois de février lorsque krasnov se félicitait d’avoir traité zelensky comme de la merde en direct à la télé et s’apprêtait à forcer l’ukraine à capituler. J’espère que les chefs d’états européens ont profité de ces six mois de répit pour faire quelque chose d’autre que se fourrer la tête dans le sable, mais je me demande bien quoi.

Cass

Un peu de fiction entre les 2 fous qui serait digne d’un roman de Tom Clancy. Et si Trump négociait secrètement en Alaska, l’abandon de l’aide militaire à l’Ukraine, ce qui reviendrait à livrer le pays entier aux Russes contre un regard bienveillant de ces derniers sur une éventuelle invasion américaine du Groenland ? Je te laisse dévorer l’Ukraine et tu me laisse dévorer le Groenland en compensation.

Marc Potey
Cartoon Movement, Tjeerd Royaards, Vlad’s Peace Deal Meal
Trump et Poutine se rencontrent en Alaska. Zelensky n'est pas invité. Dessin pour le journal néerlandais Trouw. (traduction automatique)

Lundi 11/8, 8h15

Azerbaïdjan.

Bakou pourrait envisager de lever son interdiction de fournir à l’Ukraine des armes provenant de son arsenal si la Russie continue de cibler les intérêts azerbaïdjanais en Ukraine, a rapporté le média azerbaïdjanais Caliber.Az le 10 août, citant des sources anonymes.

Ce changement annoncé fait suite à une série de frappes russes contre des infrastructures énergétiques ukrainiennes liées à l’Azerbaïdjan. Lors de la dernière attaque dans la nuit du 8 août, les forces russes ont lancé cinq drones Shahed sur un dépôt pétrolier de la SOCAR dans l’oblast d’Odessa, provoquant un incendie et endommageant un oléoduc diesel. Quatre employés de la SOCAR ont été grièvement blessés, selon les médias.

Cette frappe marque la deuxième attaque russe récente contre des installations liées à l’Azerbaïdjan en Ukraine. Fin juin, les forces russes ont ciblé une station de distribution de gaz près d’Orlivka, un élément clé du gazoduc transbalkanique, par lequel le gaz azerbaïdjanais a commencé à affluer vers l’Ukraine suite à un accord conclu le 28 juillet. […]

The Kyiv Independent, Les frappes russes sur les sites énergétiques azerbaïdjanais en Ukraine pourraient pousser Bakou à armer Kyiv, traduction automatique

Lundi 11/8, 8h05

Survivre.

En cette période de fortes chaleurs, vivre dans un blockhaus peut être une solution pour survivre aux canicules. « Un blockhaus est très dense, avec des murs épais. Il garantit une bonne isolation thermique », assure au Figaro Julien Dubois, agent immobilier chez Exp France, qui propose un terrain constructible de 800 m² à la vente avec un blockhaus de 40 m², pour 262.500 euros, à Audresselles, dans les Hauts-de-France. […]

Le Figaro, Ce blockhaus disponible à la vente « garantit une bonne isolation thermique »

Lundi 11/8, 7h35

Saloon Alaska (suite).

[…] Cherchant à amadouer le président américain, indisposé par ces incessantes frappes contre des civils, le chef du Kremlin marque une pause depuis le début du mois d’août dans la campagne aérienne massive qu’il mène contre la capitale ukrainienne, concentrant désormais les bombardements sur les régions limitrophes du front – on y compte entre cinquante et 160 tirs par nuit.

[…] « Donald Trump nous a beaucoup déçus », dit ainsi le député du parti présidentiel (Serviteur du peuple) Oleksandr Merejko. « Où sont les sanctions de l’ultimatum dont il avait parlé ? A la place, il récompense Poutine en lui offrant un sommet bilatéral, mettant ainsi un terme à plus de trois années d’isolement politique. C’est une importante victoire pour le Kremlin », se désole encore l’élu, par ailleurs chef du comité parlementaire pour les affaires étrangères.

[…] Le fait que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, n’ait pas été invité à la rencontre de vendredi en Alaska provoque chez certains une vive inquiétude sur le sens de ce sommet. « […] Il est tout de même étrange que les Etats-Unis tentent de négocier avec la Russie sans l’Ukraine. […] » [constate Yaroslav Yurchyshyn, député de la petite formation politique Holos].

[…] L’opinion dominante chez les observateurs avertis est que le président russe ne renoncera pas à ses ambitions maximalistes. […] « Les Russes n’ont pas bougé d’un iota. Ils ne sont prêts à un cessez-le-feu que dans le cas où Poutine prendrait conscience des énormes problèmes structurels auxquels son économie fait face, ou aurait besoin d’une pause pour reconstituer des forces militaires, estime l’ancien diplomate Oleksandr Khara. Je ne vois aucune autre raison pour laquelle Poutine renoncerait à ses ambitions impérialistes de conquérir l’Ukraine ».

[…] En dépit des inquiétudes, l’Ukraine dispose de cartes diplomatiques, économiques et militaires dans la négociation qui se trame, tient à rassurer Oleksandr Khara. L’ancien diplomate souligne le fort appui des alliés européens à Kyiv dans les pourparlers avec Washington, mais aussi du soutien venant de l’opinion publique aux Etats-Unis, qui se traduit aussi par une majorité bipartisane de 85 sénateurs américains en faveur de sanctions sévères contre la Russie.

[…] Le président ukrainien a d’ailleurs fait savoir dès samedi, quelques heures après que son homologue américain ait parlé d’un « échange de territoires » que Kyiv rejettera toute proposition impliquant la cession de territoires. « La réponse à la question territoriale ukrainienne se trouve déjà dans la Constitution de l’Ukraine, a déclaré M. Zelensky dans une allocution vidéo. Personne ne reculera sur ce point, et personne ne le peut. Les Ukrainiens ne céderont pas leurs terres à l’occupant. »

[…] Reste qu’après trois années et demie de guerre […] la majorité des Ukrainiens s’exprime désormais clairement pour une fin de la guerre le plus tôt possible, par une solution négociée, comme le montrent différents sondages réalisés ces derniers mois. Mais « cela ne signifie pas qu’ils soient prêts à l’accepter à n’importe quelle condition », explique Anton Grouchetsky, directeur de l’institut de sociologie ukrainien KIIS, citant une étude réalisée entre mai et juin dans laquelle 78 % des Ukrainiens se disent contrent le fait de céder des territoires non occupés à la Fédération de Russie. « Les Ukrainiens sont ouverts aux négociations, mais ils ne sont pas ouverts à une capitulation », dit-il.

Le Monde, Thomas d’Istria (Kyiv, correspondant) et Emmanuel Grynszpan, Les Ukrainiens attendent avec scepticisme le sommet du 15 août entre Donald Trump et Vladimir Poutine

Trump offre à Poutine son retour sur la scène diplomatique, la fin de sa mise au ban du monde occidental et la perspective de voir reconnaître ses conquêtes territoriales sur l’Ukraine. En claironnant leur rencontre en Alaska au lieu des sanctions annoncées ces dernières semaines et dont l’ultimatum expirait vendredi, le président américain a pris le contre-pied de toutes les analyses qui décrivaient son pivot en faveur de l’Ukraine. […]

Le Figaro, Donald Trump prend le risque d’offrir à Vladimir Poutine une victoire diplomatique inespérée

« Un conciliateur est quelqu’un qui donne à manger à un crocodile en espérant être mangé en dernier » disait Winston Churchill en 1940. Et les Européens ne veulent pas que le président américain donne l’Ukraine en pâture à « krokodil » Poutine, lors de leur sommet bilatéral en Alaska le 15 août.

Même s’ils ont conservé un ton diplomatique et salué « le travail du président Trump pour arrêter le massacre en Ukraine », les dirigeants français Emmanuel Macron, italienne Giorgia Meloni, allemand Friedrich Merz, polonais Donald Tusk, britannique Keir Starmer et finlandais Alex Stubb, ainsi que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se sont ainsi dit convaincus dans un communiqué commun, dimanche matin, que « seule une approche combinant une diplomatie active, un soutien à l’Ukraine et une pression sur la Fédération de Russie » pouvait réussir. L’Ukraine a annoncé « saluer et soutenir pleinement » cette déclaration. […]

Les Echos, Sommet Trump-Poutine : l’Europe refuse tout compromis sans l’Ukraine

Lundi 11/8, 0h45

Tu parles qu’on a envie que ces deux-là bavassent dans leur coin — et sans témoin !

Trump a déclaré qu'il rencontrerait Poutine le 15 en Alaska pour discuter de la guerre en Ukraine : « Il y aura des échanges de territoires », ce sera un gros accord sans l'implication de Zelensky et de l'Union européenne.

Dimanche 10/8, 17h20

Arménie : un prélude à la rencontre de Putler et Trump en Alaska ?

Ce 9 août, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev, et le premier ministre arménien, Nikol Pachinian, ont signé à la Maison-Blanche une déclaration conjointe prévoyant la ratification prochaine d’un traité de paix d’ores et déjà convenu par les deux parties.

[…] Cet accord permet à Donald Trump, jouant ici la partition du « médiateur », de se rêver en futur « prix Nobel de la paix » — c’est d’ailleurs en ces termes que l’ont flatté ses deux homologues —, de poser de nouveaux pions dans une région que la Russie considérait comme sa chasse gardée et de montrer, à quelques jours de sa rencontre avec Vladimir Poutine, qu’il aurait une réelle capacité de négociateur.

1 — Mettre fin à un conflit interminable

Cet accord marquerait la fin d’un conflit ouvert depuis la chute de l’URSS et périodiquement ravivé par les décisions politiques et jeux d’alliances des deux voisins.

[…] Une partie de l’Azerbaïdjan, la république autonome du Nakhitchevan, est séparée du reste du pays par le territoire de l’Arménie. À l’inverse, l’enclave du Haut-Karabagh, revendiquée par l’Arménie, se trouve sur le territoire azerbaïdjanais.

[…] Les termes exacts de l’accord restent à préciser, mais les deux parties s’accordent désormais sur la nécessité de maintenir la paix et de favoriser les circulations entre la partie principale du territoire azerbaïdjanais et la République autonome du Nakhitchevan par le « corridor de Zanguezour ».

Ce couloir de transport a vocation à relier, par le train et la route, Horadiz en Azerbaïdjan à Ordubad dans le Nakhitchevan, en longeant la frontière Arménie-Iran, pour se poursuivre jusqu’en Turquie. […]

Corridor de Zanguezour, à la frontière iranienne, Google Earth

2 — « L’OTAN veut se glisser entre l’Iran et la Russie comme une vipère »

L’Iran s’est toujours opposé à ce projet de corridor et a tout fait pour l’empêcher de voir le jour 2.

Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême Ali Khamenei pour les Affaires étrangères, a condamné cette initiative dans laquelle la République islamique voit un risque de déstabilisation géopolitique pour l’ensemble de la région, de perte de souveraineté pour l’Arménie et même de possible dislocation du pays. 

Surtout, Téhéran s’est insurgé contre les termes dans lesquels cet accord a été conclu à Washington : le document prévoit en effet de placer le corridor de Zanguezour sous la gestion d’un consortium états-unien pour une durée de 99 ans. Pour la République islamique, ce projet viserait uniquement à affaiblir les relations Russie-Iran et à faciliter le passage potentiel des troupes de l’OTAN — dont fait aussi partie la Turquie, alliée de l’Azerbaïdjan. […]

3 — Les États-Unis s’ancrent dans le Sud-Caucase

Il s’agit d’une victoire personnelle pour Donald Trump, qui n’a pas manqué de le faire savoir en rebaptisant ce corridor : Trump Road for International Peace and Prosperity (TRIPP).

Ainsi conçu, le corridor de Zanguezour permettrait aux États-Unis de s’implanter pour la première fois dans cette partie de l’espace post-soviétique sur laquelle la Russie a toujours entendu conserver une mainmise absolue. […]

4 — La vraie fin de l’URSS ?

L’accord négocié à Washington est un véritable camouflet diplomatique pour la Russie de Poutine qui n’a été ni écoutée, ni même consultée. 

On peut y voir un nouveau symptôme d’une dynamique de fond  : l’autonomisation des pays du Sud-Caucase et l’affaissement de l’influence russe dans la région. 

Trente-cinq ans après la chute de l’URSS, la Russie n’est plus le partenaire unique des pays de la région  : la Turquie joue désormais ce rôle pour l’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Géorgie ont renforcé leurs liens avec l’Europe, à plus forte raison encore depuis le début de la guerre en Ukraine.

[…] En décembre 2024, les relations russo-azerbaïdjanaises ont pris un tournant critique après le crash au Kazakhstan d’un avion de la compagnie AZAL devant effectuer un vol Bakou-Grozny, ciblé par erreur par les systèmes de défense anti-aérienne russe. Cet épisode, qui a coûté la vie à 38 passagers, a été à l’origine d’une crise diplomatique aiguë entre les deux pays […]

Une frontière, une vallée, Google Earth

5 — « Le pire scénario possible »

Dans ce contexte, il est logique que l’attitude de la Russie face à l’annonce de l’accord arméno-azerbaïdjanais ait relevé, pour l’essentiel, de la non-réaction.

[…] En écho au journal pro-Kremlin Komsomolskaïa Pravda, qui titrait « Pachinian a cédé le corridor de Zanguezour contre des garanties de souveraineté », plusieurs blogueurs pro-guerre se sont indignés de l’évincement de Moscou. L’un d’eux qualifiait même la « Route Trump » de « pire scénario possible », annonçant  : « L’Arménie est désormais isolée de l’Iran et les Américains vont inonder l’Azerbaïdjan de leurs armes ».

6 — À Moscou  : entre silence gêné et menaces 

Du côté des responsables russes, la seule réplique est venue de la porte-parole officielle du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

Sa déclaration s’ouvre sur une reconnaissance très formelle des avancées réelles de cet accord en matière de stabilité et de prospérité pour la région du Caucase du Sud, auxquelles la Fédération de Russie a directement intérêt.

[…] la communication officielle russe s’est attachée à rappeler que les deux pays semblaient avoir, jusqu’alors, l’intention de mener des négociations bilatérales sans intervention extérieure — ce qui est une manière de critiquer à demi-mot le recours à la médiation états-unienne. […]

La pointe Est du corridor, Google Earth

7 — Du Caucase à l’Alaska

À court terme, il faut comprendre cet accord dans la séquence plus large des échanges diplomatiques, parfois houleux, entre les États-Unis et la Russie, où Steve Witkoff, l’envoyé de Donald Trump, vient de rencontrer Vladimir Poutine ce mercredi. 

Il est certain que Donald Trump voit cette victoire en terrain caucasien comme un prélude à son triomphe prochain dans le cadre des négociations relatives à l’Ukraine. 

Rien n’est pourtant moins sûr.

S’il est pour l’heure impossible de prédire le contenu concret des échanges à venir en Alaska, force est de constater que le président états-unien ne dispose pas de nouveaux leviers ou moyens de pression sur Vladimir Poutine, qui vient au contraire d’obtenir un « sommet idéal » — aux conditions qu’il avait toujours recherchées.

Le Grand Continent, Guillaume Lancereau, En signant un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, Trump a-t-il évincé Poutine du Sud-Caucase ?

Dimanche 10/8, 17h00

Le Monde — Lors de la compétition sportive organisée par l’association Games of Heroes pour les vétérans ukrainiens blessés depuis la reprise du conflit en 2022. Dans la région de Lviv (Ukraine), le 28 juin 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE »

Dimanche 10/8, 12h25

Traduction automatique (affres de la) : en gros, on ne sait pas ce qu’il en est et Putler promène toujours Trumpy, à mon humble avis.

L’administration Trump a décrit les demandes du président russe Vladimir Poutine pour un cessez-le-feu en Ukraine de quatre manières différentes depuis le 6 août. Les détails exacts de la position de Poutine restent flous.

Le média allemand BILD a rapporté le 9 août que l’envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a mal interprété la demande de Poutine pour que l’Ukraine se retire du reste des oblasts de Zaporijia et de Kherson, en plus du reste de l’oblast de Donetsk, comme une offre à la Russie de se retirer des oblasts occupés de Zaporijia et de Kherson lors de la réunion Poutine-Witkoff du 6 août.

BILD a rapporté que Witkoff a également mal compris la proposition de Poutine pour un cessez-le-feu des infrastructures énergétiques et des frappes à longue portée, et que Witkoff a interprété l’offre de Poutine comme un cessez-le-feu général qui réduirait l’activité militaire de première ligne.

Le Wall Street Journal (WSJ) a rapporté que des responsables européens au courant de la conversation et de l’appel téléphonique ont déclaré que le président américain Donald Trump, vraisemblablement après avoir été informé par Witkoff, avait déclaré le 6 août à des responsables ukrainiens et européens que Poutine se retirerait des oblasts occupés de Zaporijia et de Kherson en échange de la cession par l’Ukraine des zones inoccupées de l’oblast de Donetsk. Ces responsables ont déclaré au WSJ que Witkoff était revenu sur les déclarations de Trump lors d’un appel téléphonique avec des responsables européens le 7 août et avait déclaré que la Russie « se retirerait et gèlerait » la ligne de front, faisant vraisemblablement référence aux oblasts de Zaporijia et de Kherson.

Des responsables européens auraient demandé à Witkoff de clarifier la demande de Poutine lors d’un appel téléphonique le 8 août, et Witkoff aurait déclaré que la « seule offre » sur la table était que l’Ukraine se retire unilatéralement de l’oblast de Donetsk en échange d’un cessez-le-feu.

Le média ukrainien The Kyiv Independent a rapporté qu’une source au sein du bureau présidentiel ukrainien informée de la réunion Poutine-Witkoff, vraisemblablement par Witkoff lui-même, a déclaré que Poutine a également proposé de se retirer des oblasts de Kharkiv et de Soumy, au nord-est du pays, en « signe de bonne volonté », en échange de la cession par l’Ukraine du reste de l’oblast de Donetsk inoccupé. La source a déclaré que Poutine aurait dit à Witkoff qu’il serait prêt à geler la ligne de front dans les oblasts de Zaporijia et de Kherson.

Bloomberg a rapporté le 8 août que des sources anonymes ont déclaré que Poutine avait exigé que l’Ukraine se retire de l’intégralité des oblasts de Donetsk et de Louhansk et concède la Crimée occupée à la Russie en échange du gel de la ligne de front dans les oblasts de Kherson et de Zaporijia et du début des négociations sur un accord de cessez-le-feu.

Il reste difficile de savoir, d’après les rapports occidentaux, si Poutine a réellement proposé de se retirer des oblasts de Zaporijia et de Kherson occupés. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rejeté la demande de Poutine.

Le seul élément commun à tous les rapports concernant la position de Poutine est sa demande constante de retrait de l’Ukraine des zones inoccupées de l’oblast de Donetsk – une concession majeure de l’Ukraine.

Accéder à une telle demande forcerait l’Ukraine à abandonner sa « ceinture de forteresses », principale ligne de défense fortifiée de l’oblast de Donetsk depuis 2014 – sans aucune garantie que les combats ne reprennent pas. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 août, traduction automatique

Dimanche 10/8, 12h20

Fico fait dans le proverbe africain.

Le ministère des affaires étrangères ukrainien a dénoncé les propos du premier ministre slovaque Robert Fico, qui a déclaré que l’Ukraine souffrirait quel que soit le résultat du sommet du 15 août entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Dans une vidéo sur Facebook, il a expliqué : « Nous suivons tous l’agitation autour de la rencontre entre les présidents américain et russe prévue le 15 août prochain. Chacun sait déjà que le conflit a de profondes racines dans l’histoire récente, qu’il n’a pas de solution militaire, que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est impossible, que l’Ukraine a été instrumentalisée par l’Occident pour tenter d’affaiblir la Russie, ce qui a échoué et dont l’Ukraine devra apparemment payer le prix fort ». Il a ensuite comparé la situation à un proverbe africain – « quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre » – désignant l’Ukraine comme la « victime » inévitable. […]

Le Monde, Live

Samedi 9/8, 23h25

Arménie.

L’Iran a exprimé samedi ses inquiétudes quant à une ingérence étrangère, craignant qu’elle ne soit dissimulée dans une déclaration négociée par Donald Trump entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Les deux pays se sont rapprochés de la fin de 35 ans d’hostilité en signant un traité de paix à Washington et en acceptant qu’un consortium privé américain prenne le contrôle d’un corridor stratégique à la frontière iranienne.

Le corridor traversant le sud de l’Arménie reliera l’Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan, une revendication de longue date de Bakou. Les États-Unis exploiteront le corridor sous souveraineté arménienne dans le cadre d’un bail foncier de 99 ans, modifiant ainsi l’équilibre des pouvoirs dans la région. Certains commentateurs iraniens ont affirmé que cet accord équivalait à « l’asphyxie géopolitique de l’Iran dans la région ».

Le contrôle du corridor qui longe la frontière entre l’Arménie et le nord de l’Iran constitue le principal obstacle à un accord de paix entre les deux pays.

Cet accord porte également un nouveau coup à l’influence affaiblie de la Russie dans la région, alors que le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, oriente son pays à majorité chrétienne vers l’Occident, et à terme vers l’UE. La Russie, qui dispose toujours d’une base militaire en Arménie, semble incapable de résister à l’initiative de Trump, en partie en raison de son inquiétude vis-à-vis de l’Ukraine.

[…] La Maison Blanche a déclaré que le nouveau corridor de transport « permettrait une connectivité sans entrave entre les deux pays, tout en respectant la souveraineté, l’intégrité territoriale et le peuple arménien ». Le tracé devrait comprendre des routes, des voies ferrées, des oléoducs et des gazoducs, ainsi que des lignes de fibre optique. La présence commerciale américaine réduit la motivation des deux parties à recourir à des solutions militaires. […]

The Guardian, L’Iran et la Russie risquent de perdre l’accord américain avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie, traduction automatique

Samedi 9/8, 22h40

Rappel.

Music of Sound, Detritus 797
Tout ce que vous permettez à votre gouvernement de faire aux autres, il finira par vous le faire à vous aussi. (traduction Deepl)

Samedi 9/8, 21h00

Comment ça se passe : Nagasaki.

Photo de groupe de l'équipage du Bockscar, qui a largué la bombe Fat Man sur Nagasaki. (Trois membres d'équipage sont absents sur cette photo.) Photo de l'US Air Force

[…] Pendant près de huit heures, l’équipage de l’avion transportant Fat Man fila vers le Japon continental, chacun confiné dans un espace de travail exigu, sans accès à une communication radio externe. Dehors, les vents de mousson, la pluie et les éclairs les cinglaient. À l’intérieur, ils vécurent des moments de terreur, comme lorsque la bombe commença à s’armer – une lumière rouge clignotant à une vitesse croissante – à mi-chemin de leur destination. L’un d’eux, portant le nouveau titre d’« armurier », s’empara des plans de la bombe et se précipita pour comprendre ce qui n’allait pas.

L’histoire de ce qui s’est passé à bord de l’avion transportant Fat Man à Nagasaki, au Japon , n’a pas été racontée en détail à ce point, bien que d’ excellentes interprétations globales aient été rédigées sur le programme de la bombe atomique dans son ensemble. Des bribes de l’histoire sont apparues dans les journaux des hommes ayant participé à la mission, parfois des années après les faits, ou basées sur des notes manuscrites rédigées à la hâte pendant le vol.

C’est l’histoire de ratés stupéfiants qui auraient pu facilement entraîner l’avion, les hommes et la bombe dans l’océan Pacifique. Le succès de la mission tient véritablement du miracle. Les détails inédits et détaillés sur ce qui s’est passé, relatés ici dans un récit unique, peut-être pour la première fois, sont d’une importance capitale.

[…] Comparée à la conception de l’assemblage d’implosion de Fat Man, la puissance de Little Boy [la bombe lancée sur Hiroshima] était dérisoire, même si « petite » n’est guère l’adjectif qui vient à l’esprit pour une bombe de 3 mètres de long, 71 centimètres de large et pesant 4 000 kilos. Malgré sa taille, Little Boy était « rudimentaire », écrivait le physicien Frank Barnaby de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm plus de trois décennies plus tard ; un obus d’artillerie nucléaire moderne de 20 centimètres a à peu près la même puissance que la première bombe atomique. Le modèle Little Boy n’a jamais été construit ni utilisé par la suite.

Fat Man est devenu le fondement de la domination américaine à l’ère nucléaire. Sa conception a servi de modèle à toutes les bombes atomiques qui ont suivi, y compris celles que la Corée du Nord et toutes les nouvelles puissances atomiques cherchent à accomplir aujourd’hui, selon William J. Broad, journaliste scientifique au New York Times.

[…] Il existe une autre différence : Fat Man a failli ne pas atteindre sa cible. Contrairement à la mission d’Hiroshima, qui s’est déroulée sans accroc, la mission de Nagasaki ne s’est quasiment pas déroulée comme prévu, selon les historiens atomiques. Son échec aurait pu changer le cours de l’histoire, discréditant l’utilité de cette nouvelle conception de bombe et influençant peut-être l’utilisation ultérieure des armes nucléaires.

Fat Man était un dispositif à implosion plutôt qu'une bombe de type pistolet comme Little Boy, ce qui en faisait une arme beaucoup plus puissante. Photo : Laboratoire national de Los Alamos.

[…] Le cœur de Fat Man était un noyau de plutonium de la taille d’un pamplemousse – un élément radioactif nouvellement fabriqué, plus stable que la plupart des isotopes d’uranium et plus puissant. Il était brillant, légèrement chaud et pesait environ 6,5 kg. Il fallait bien que quelqu’un le transporte jusqu’à la petite île de Tinian, dans le Pacifique, où la bombe serait assemblée et chargée sur un bombardier B-29.

La tâche incomba à un jeune scientifique – il tira la courte paille – du nom de Raemer Schreiber, dont l’histoire est racontée ici pour la première fois. Son journal intime inédit (que m’a confié sa fille Paula) raconte comment, le 26 juillet, à Los Alamos, ses collègues lui remit le cœur de plutonium, surnommé « Rufus », qu’il plaça dans une petite caisse métallique ouverte ressemblant à une caisse de lait.

[…] Comme le décrit son journal, Schreiber était assis sur une chaise en bois dur, sanglée à l’intérieur du gros avion, pendant tout le trajet jusqu’à Tinian. Comme tous ceux qui travaillaient sur la bombe, il était épuisé. Il dormait donc assis, tenant parfois la caisse de la bombe sur ses genoux. À un moment donné, au-dessus du Pacifique, il monta dans le cockpit pour mieux voir la cause des turbulences. Un membre de l’équipage s’approcha par derrière et lui tapota l’épaule : « Quel que soit ce truc, il roule à l’arrière de l’avion. Tu devrais peut-être le contenir. »

Le conteneur métallique s’était renversé, premier d’une série d’incidents. Schreiber s’empressa de récupérer le trésor de guerre le plus avancé technologiquement du pays, l’attacha au pied de sa chaise et se rendormit.

Schreiber atterrit sur Tinian le 28 juillet, heure locale. Située dans l’archipel des Mariannes, de l’autre côté de la ligne de changement de date, l’île était chaude et humide ; il pleuvait presque constamment. Personne n’avait réfléchi à l’endroit où placer le transporteur de plutonium, alors les scientifiques de Los Alamos déjà présents sur Tinian le logèrent à l’arrière de la baraque Quonset où ils dormaient. Ils prirent ensuite des photos d’eux-mêmes tenant tout le plutonium du monde.

Des scientifiques tiennent le conteneur contenant le noyau de plutonium qui devait constituer le cœur de la bombe atomique Fat Man. Image prise sur l'île de Tinian, en août 1945. À droite, le physicien Harold M. Agnew, futur directeur du Laboratoire national de Los Alamos. La partie de l'image montrant le conteneur lui-même avait été biffée par le FBI en 1946, par souci de confidentialité. Cette photo est désormais déclassifiée, tout comme tous les documents publiés ici. [...] Photo prise par Harold Agnew. Image reproduite avec l'aimable autorisation du Laboratoire national de Los Alamos.

[…] Le temps restait épouvantable. L’équipage évoqua la possibilité d’une capitulation japonaise, mais la bombe d’Hiroshima ne permit pas cette capitulation. Les scientifiques voulaient faire croire à l’ennemi qu’ils disposaient d’une réserve inépuisable de bombes atomiques, mais il n’en restait qu’une de plus immédiatement disponible : Fat Man, dont le noyau reposait au fond de la baraque.

[…] La cible principale était Kokura, site de l’une des plus grandes usines de munitions du Japon. Nagasaki était la cible de secours. Face aux prévisions de cinq jours de mauvais temps (dont un typhon), la mission fut avancée au 9 août. Ce changement impliquait inévitablement des raccourcis pour permettre le décollage de la bombe à temps.

[Deux prises électriques sur le boitier de tir ont été inversées] […] Il a appelé son assistant et lui a demandé d’examiner les prises. Il a confirmé qu’elles étaient mal assemblées. O’Keefe fulminait. Il ne pouvait pas tout annuler à cause d’une erreur stupide. Il allait devoir réparer, dessouder et ressouder ce satané truc. Il demanda où se trouvait une prise électrique.

Ils en trouvèrent finalement un à deux pièces de là, et O’Keefe dut trouver des rallonges. Il en lia deux et fit chauffer son fer à souder. Il se souvint que la sueur ruisselait sur son corps et que l’assistant était terrifié.

« Monsieur, c’est dangereux. »

« D’accord », dit O’Keefe. « Alors va te cacher quelque part, même si ça explose, l’endroit où tu te caches ne changera pas grand-chose. »

O’Keefe dessouda soigneusement deux connecteurs, les intervertit, les ressouda et se releva. Puis il s’affala au sol. Il était minuit. Fat Man était maintenant prêt à être armé, mais avec les prises de sécurité vertes enclenchées. Des soldats arrivèrent pour déployer la bombe et la hisser dans le ventre d’un B-29 nommé Bockscar (parfois orthographié Bock ‘s Car ).

[…] Pour accueillir le Fat Man de 4 800 kg, le Bockscar fut dépouillé de tous ses canons. Il devait emporter suffisamment de carburant pour le long voyage jusqu’au continent japonais. Au décollage, son poids dépassait largement sa limite de sécurité.

[…] La cible devait être photographiée. Le responsable du projet scientifique qui a développé la bombe atomique, J. Robert Oppenheimer, souhaitait une démonstration claire de la puissance de la nouvelle arme. Il avait déclaré au secrétaire américain à la Guerre, Harry Stimson, que « l’effet visuel d’un bombardement atomique serait considérable » et que « nous devrions chercher à faire une profonde impression psychologique sur le plus grand nombre possible d’habitants »

[…] Une fois à bord, à 2 h 15, l’équipage effectua une dernière vérification avant le vol. [Mais la réserve de carburant de 2700 litres ne répond pas] Le règlement exigeait l’annulation du vol. Sweeney ordonna à tout le monde de descendre de l’avion. […] Selon Ashworth, Tibbets a déclaré que la météo se détériorait rapidement. Et le vol vers Hiroshima s’était déroulé sans encombre : ils étaient rentrés à Tinian sans jamais toucher au carburant du réservoir de réserve.

« Je dis : « Vas-y. » »

[…] Bockscar a décollé à 3 h 47 du matin , empruntant toute la longueur d’une piste de 2 600 mètres. Les palmiers en contrebas se sont courbés tandis que l’avion s’élevait, comme si la Terre hésitait à le laisser filer.

Le « Bockscar » en route vers le Japon avec la bombe atomique à bord, le 9 août 1945. (Photo de l’US Air Force)

[…] Ashworth retira les bouchons de sécurité verts et les remplaça par des bouchons d’armement rouges. Ashworth me raconta ensuite qu’il somnolait quelques minutes, la tête posée sur la bombe, suspendue à un grappin, légèrement oscillante. Il lui fallut plusieurs heures pour atteindre le point de rendez-vous.

[…] « Hé, Commandant, Ashworth, Dick. » Barnes l’appela d’abord par son grade, puis son nom, puis son prénom, avec une terreur croissante. « Hé, il y a un problème. On a un voyant rouge qui s’allume, comme si la bombe allait exploser. Armé, c’est armé. Complètement armé, regardez ça. Pouvez-vous regarder, qu’est-ce qui se passe ? »

Une lumière rouge qui clignotait régulièrement s’est soudainement accélérée, projetant un terrible réchauffement.

Ashworth dit qu’il se réveilla en sursaut. « Tu es sûr ? Oh mon Dieu. » Il vit la lumière rouge. « Il y a quelque chose… Tu as les plans ? Cette bombe peut exploser si on descend en dessous d’un niveau prédéterminé. Quelle est notre altitude ? Où sont les plans ? »

Barnes et Ashworth déroulèrent les plans et commencèrent à vérifier. Ils retirèrent le boîtier de la bombe et examinèrent les interrupteurs. Après dix minutes tendues, ils comprirent le problème. Deux interrupteurs avaient été inversés, une erreur lors de l’armement. Barnes remit les deux petits interrupteurs en position et le voyant rouge cessa de clignoter.

Ashworth s’est rendormi.

[…] ils montèrent lentement à 30 000 pieds pour arriver au point de rendez-vous vers 9 heures. Dix minutes plus tard, ils apercevaient l’avion aux instruments. Mais le troisième, équipé du matériel photographique, n’apparut pas.

Sweeney commença à tourner autour de l’île, attendant le troisième avion. Il tourna pendant 15 minutes, puis 30 minutes, puis 45 minutes, gourmandes en carburant.

[…] James « Hoppy » Hopkins, aux commandes du Big Stink — un autre Silverplate B-29 modifié, capable de voler à des altitudes plus élevées que les modèles précédents — tournait au-dessus d’eux à 39 000 pieds, cherchant anxieusement les deux autres avions.

[…] à 11 900 mètres d’altitude, Hopkins planait, cherchant désespérément les autres avions, à la mauvaise altitude. Finalement, affolé, il rompit le silence radio et contacta Tinian par radio.

Il a dit, en code : « Bockscar est-il en panne ? » Mais à Tinian, le premier mot de la transmission retentit. Ils entendirent : « Bockscar à terre. »

Le commandant Ferrell prenait son petit-déjeuner. En apprenant la nouvelle, il sortit précipitamment de sa tente et vomit. Il annula alors une opération de sauvetage air-mer. Le désespoir s’empara de l’île. Ils crurent avoir perdu l’une des armes qui allait mettre fin à la guerre.

[…] Mais Bockscar n’était pas au sol. Il a continué sa route vers Kokura, suivi par le Grand Artiste , tandis que la Grande Puanteur continuait de le chercher à la mauvaise altitude.

Ils arrivèrent à 10 h 44 et trouvèrent Kokura enveloppée d’une épaisse fumée. Au sol, trois employés de l’usine sidérurgique de Yawata brûlaient des fûts de goudron de houille pour former un écran de fumée, sur ordre de leur superviseur. Quant à l’ouvrier sidérurgiste Satoru Miyashiro et ses collègues, ils avaient entendu parler d’Hiroshima.

Bockscar entreprit un bombardement, mais le bombardier, Kermit Beahan, ne voyait pas assez pour effectuer un largage à vue. Alors que le B-29 s’éloignait en vain, la DCA éclata tout autour. Kokura était l’une des villes les plus lourdement armées du Japon en raison de ses usines de munitions et de ses aciéries. Bockscar ne disposait d’aucune arme pour se défendre, et de toute façon, des armes n’auraient offert aucune protection contre la DCA.

[…] Le sous-lieutenant Jacob Beser, chargé des contre-mesures radar, commença alors à capter des signaux à proximité des fréquences de contrôle japonaises. Les chasseurs japonais s’élançaient à toute vitesse.

Puis le sergent-chef Edward K. Buckly, l’opérateur radar, intervint : « Capitaine, des Zéros japonais arrivent vers nous. On dirait une dizaine. »

[…] À ce stade, ils étaient livrés à eux-mêmes, seuls, dans les airs, et transportaient une bombe atomique. Ashworth avait combattu et savait qu’à un moment donné, on abandonne les ordres et on fait de son mieux, de la seule chose possible. On accomplit sa mission. On sauve ses hommes si on le peut.

[…] Sweeney, l’homme de l’armée, pilotait l’avion. Ashworth, l’homme de la marine, était responsable de la bombe. En tant que responsable de l’armement, Ashworth voulait atteindre la cible et effectuer le largage à vue comme prévu. Rétrospectivement, c’était lui qui commandait, mais la mauvaise gestion de leurs ordres a failli entraîner la chute de l’avion. Ils n’avaient plus assez de carburant pour faire d’autres courses.

Le sergent Abraham Spitzer, opérateur radio, dira plus tard : « Je voyais bien que le commandant (Ashworth) se débattait intérieurement. […] Désespéré, il prit sa décision. Laissant de côté toute considération, il dit au major que c’était Nagasaki – radar ou visuel, mais nous allons nous laisser tomber. Nous avons applaudi. Nagasaki, nous voilà. »

La personne chargée d'assembler la bombe et de la superviser à bord de l'avion – le Bockscar – qui a largué l'arme était le commandant Frederick L. Ashworth, que l'on voit ici devant une chasse Quonset à Tinian. Ashworth était un marin, tandis que le pilote de l'avion, Charles W. Sweeney, était dans l'armée de terre, ce qui ajoutait à la confusion quant à savoir qui était responsable pendant qu'ils étaient en vol et attendaient leurs deux avions d'accompagnement au point de rendez-vous. L'avion photo n'étant jamais arrivé, Ashworth voulait que le Bockscar se dirige tout de même directement vers la cible, tandis que Sweeney préférait attendre. [...]

[…] À 11 h 32, le Bockscar vira de bord et vira vers le sud. Sweeney inclina les ailes pour indiquer au Grand Artiste de le suivre.

Ils ont emprunté le chemin le plus court par voie terrestre pour atteindre Nagasaki, à 153 kilomètres de là. Ils n’avaient pas assez de carburant pour rejoindre une base américaine. […] Leurs chances d’atteindre l’île d’Okinawa, récemment libérée, étaient très minces. Mais il n’y comptait pas. Le navigateur, Fred Olivi, a raconté comment il se demandait si l’océan Pacifique serait froid au moment de l’amerrissage.

À 11h50, Bockscar arrive au-dessus de Nagasaki.

[…] De gros nuages duveteux dérivaient au-dessus de la ville. […] Lorsque les portes de la soute à bombes s’ouvrirent, Ashworth s’adressa à Beahan, le bombardier. « Utilisez le radar. » Alors que de larges trous se formaient à travers les nuages gonflés, Beahan cria : « Je le vois ! Je le vois ! Je l’ai ! » […] Beahan disposait d’environ 45 secondes pour régler le viseur, stopper la dérive et ralentir le rapprochement de la cible. Puis : « Bombardements ! »

Fat Man est tombé de l’avion pendant 20 secondes et, à 12h02, a explosé à une altitude de 1 840 pieds avec une force de 22 000 tonnes de TNT.

[…] Olivi a décrit le champignon atomique : « Il était d’une couleur bleu vif. Il nous a fallu 45 à 50 secondes pour atteindre notre altitude, puis nous avons continué notre ascension. Nous pouvions voir le bas du pied du champignon. C’était un chaudron en ébullition. Le rose saumon était la couleur dominante. Nous ne voyions rien en bas, car il y avait de la fumée et du feu partout dans le quartier de la ville. Tout le monde était concentré là-bas et je me souviens que le champignon atomique était sur notre gauche. Quelqu’un a crié à l’arrière : “Le champignon atomique arrive vers nous.” C’est là que Sweeney a pris l’avion et l’a piqué à droite, plein gaz, et je me souviens avoir regardé ce satané truc sur notre gauche, et pendant un moment, je n’ai pas su dire s’il nous rattrapait ou si c’était nous qui le rattrapions. »

Photo gracieuseté du Laboratoire national de Los Alamos

[…] Ils se trouvaient à 735 kilomètres d’Okinawa. Le Great Artiste , qui avait largué une série d’instruments juste après l’explosion de la bombe, les poursuivait. Les deux avions manquaient de carburant.

[…] Ashworth a déclaré avoir demandé à l’équipage de se dire au revoir et d’enfiler leurs gilets de sauvetage Mae West. Ils devraient probablement s’écraser en mer. Les chances de sauvetage étaient très faibles. Hormis le Grand Artiste, personne ne savait qu’ils étaient en vol. Et même s’ils l’ignoraient, du point de vue militaire, leur avion avait été perdu plusieurs heures auparavant.

Alors qu’ils quittaient la côte japonaise, Sweeney lança un signal de détresse international. « May Day. May Day. May Day. » Il n’y eut aucune réponse.

[…] Ils étaient à 9 000 mètres d’altitude et pouvaient descendre, presque en plané, avec une consommation de carburant minimale. À environ cinq minutes d’Okinawa, avec un trafic aérien intense en provenance et à destination des pistes, tous les réservoirs étaient vides.

[…] Olivi écrivit plus tard : « J’ai sorti le pistolet lance-fusées, je l’ai sorti par le hublot en haut du fuselage et j’ai tiré toutes les fusées éclairantes dont nous disposions, l’une après l’autre. Il y en avait huit ou dix. Chaque couleur indiquait une situation spécifique à bord de l’avion. »

Pour la tour, Bockscar était en panne de carburant, en feu, avait des hommes blessés et toutes les autres crises qu’un avion pouvait avoir.

[…] e Bockscar atterrit à 13 h 51, roulant à 225 km/h, soit environ 48 km/h de trop. Il rebondit sur 7,6 mètres avant de se stabiliser. À l’atterrissage, le moteur intérieur numéro deux s’éteignit, ce qui facilitait le pilotage de l’avion. Sweeney et Albury freinèrent à fond et inversèrent le sens de rotation des hélices pour ralentir l’appareil. Ils croisèrent des rangées de bombardiers lourds B-24 Liberator stationnés, ravitaillés en carburant et chargés de bombes incendiaires, sans en percuter aucun. Au bout de la piste, ils effectuèrent un demi-tour complet et se dirigèrent vers une zone de stationnement asphaltée pour véhicules lourds, roulant sur les gaz d’échappement.

Puis s’est arrêté.

Ambulances, camions de pompiers et jeeps arrivèrent. Sweeney ordonna aux hommes de ne parler de la mission à personne.

[…] Contrairement à l’Enola Gay qui avait bombardé Hiroshima, le Bockscar n’a pas été accueilli en fanfare et couvert d’éloges à son retour. L’armée n’a pas médiatisé l’histoire du Bockscar ni décoré les hommes qui avaient participé à la mission, contrairement à ce qui s’était passé pour l’équipage de l’Enola Gay. Il a été question de traduire Sweeney en cour martiale pour avoir désobéi aux ordres, mais cela n’a pas abouti. Nous avions gagné la guerre. […]

Deux sentinelles solitaires, debout dans l'océan de décombres, là où la bombe atomique a explosé. Elles faisaient peut-être partie d'une école, d'un entrepôt ou d'une usine. Photographiée le 16 septembre 1945. Photographie officielle du Corps des Marines des États-Unis, conservée aux Archives nationales. [...]
Bulletin of the Atomic Scientists, L’histoire poignante de la mission de bombardement de Nagasaki, traduction automatique & Deepl

Samedi 9/8, 16h10

Nagasaki.

[…] Symbole de cette commémoration, la cloche de la cathédrale de l’Immaculée-Conception, édifice édifié en 1895 dans le quartier d’Urakami de Nagasaki par des prêtres français et détruit par l’explosion atomique, a retenti pour la première fois depuis quatre-vingts ans après avoir été restaurée par des chrétiens américains et réinstallée dans la cathédrale, reconstruite en 1959. Pour le prêtre principal de la cathédrale, Kenichi Yamamura, cette restauration « montre la grandeur de l’être humain, la preuve que des personnes appartenant au camp qui en a blessé un autre peuvent un jour vouloir se racheter ».

Le Monde, A Nagasaki, la cloche restaurée de la cathédrale sonne pour commémorer les quatre-vingts ans de la bombe atomique

Samedi 9/8, 6h00

Négo.

Cartoon Movement, Marian Kamensky, WHY DOES TRUMP WANTS TO MEET PUTIN
[Krasnov serait le nom de code de l’agent russe Trump]

[…] Selon des responsables européens informés lors d’un appel téléphonique de Witkoff, Poutine aurait déclaré à Wikoff que la Russie accepterait un cessez-le-feu total si Kyiv retirait ses forces de l’oblast de Donetsk, donnant ainsi à Moscou le contrôle total des oblasts de Donetsk et de Louhansk, ainsi que de la Crimée, a rapporté le WSJ.

Les responsables européens informés de la proposition auraient exprimé de sérieuses réserves à l’égard de ce plan, craignant que Poutine ne fasse traîner les négociations afin d’éviter les sanctions secondaires proposées par le président américain Donald Trump.

Les responsables européens ont également émis des réserves supplémentaires concernant le manque de clarté quant au territoire partiellement occupé par les forces russes dans les oblasts de Zaporijia et de Kherson, avec des impressions contradictoires quant à savoir si la ligne de front serait gelée dans sa position actuelle ou s’il y aurait un retrait des forces russes dans la région.

Selon le WSJ, la proposition de Poutine comprend deux phases. La première phase impliquerait le retrait des forces ukrainiennes de Donetsk, gelant ainsi la ligne de front. La deuxième phase impliquerait que Trump et Poutine s’accordent sur un plan de paix définitif qui serait ensuite négocié avec le président Volodymyr Zelensky. […]

The Kyiv Independent, Poutine a proposé de mettre fin à la guerre en échange des régions orientales de l’Ukraine lors d’une réunion avec Witkoff, rapporte le WSJ., traduction Deepl

[…] S’adressant aux journalistes à la Maison Blanche plus tôt vendredi, Trump a suggéré qu’un accord impliquerait un échange de terres.

« Il y aura des échanges de territoires pour le bien des deux parties », a déclaré le président républicain.

Le Kremlin a ensuite confirmé le sommet dans un communiqué en ligne.

Les deux dirigeants « se concentreront sur la discussion des options pour parvenir à une résolution pacifique à long terme de la crise ukrainienne », a déclaré Iouri Ouchakov, conseiller de Poutine.

« Ce sera évidemment un processus difficile, mais nous nous y engagerons activement et énergiquement », a déclaré M. Ouchakov.

Dans son discours à la nation vendredi soir, Zelenskiy a déclaré qu’il était possible d’obtenir un cessez-le-feu à condition d’exercer une pression adéquate sur la Russie. Il a indiqué avoir eu plus d’une douzaine de conversations avec des dirigeants de différents pays et que son équipe était en contact permanent avec les États-Unis. […]

Reuters, Trump et Poutine se rencontrent en Alaska pour discuter de l’accord de paix avec l’Ukraine, traduction automatique

Samedi 9/8, 0h45

Comment ça se passe.

Poutine a remis à l’envoyé de Trump, Witkoff, une médaille de l’« Ordre de Lénine » de l’ère soviétique destinée à la responsable de la CIA Juliane Gallina, dont le fils est mort en combattant pour la Russie en Ukraine, – CBS News

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Samedi 9/8, 0h45

Alaska.

C’est sur son réseau Truth Social que Donald Trump a annoncé que sa « rencontre très attendue » avec Vladimir Poutine aurait lieu le 15 août, en Alaska, un État américain du Nord-Ouest divisé géographiquement du reste des États-Unis par le Canada, et séparé de l’extrémité Est de la Russie par une simple frontière maritime. […]

Le Monde, Live

Samedi 9/8, 0h40

Hiroshima.

Je cherchais, l’autre jour, la collection d’artefacts du musée d’Hiroshima. Olivier l’a trouvé.

Hiroshima Peace Memorial Museum – Database

Samedi 9/8, 0h20

Nagsaki (en images).

Des corps calcinés près de l’hypocentre. Certains ont été emportés par l’explosion et écrasés sous des fils téléphoniques.

Peace-museum, traduction automatique

Le corps brûlé d’un jeune enfant.
Localisation inconnue. 10 août 1945, peu après 14 heures.

Peace-museum, traduction automatique

Une vieille femme rampant sur le sol.
Sur une route préfectorale entre Morimachi et Kawaguchimachi (1,2 km au sud de l’hypocentre).

Peace-museum, traduction automatique

La situation juste au sud du pont Shimonogawa, à l’extrémité nord de la route préfectorale Hamaguchimachi. L’homme en chemise blanche au premier plan recherche-t-il des restes humains ? (À environ 300 m au sud de l’hypocentre).
10 août 1945, vers 13 heures

Peace-museum, Vous cherchez des restes ?, traduction automatique

Un tramway et ses passagers ont été touchés par la bombe alors qu’ils circulaient du centre-ville vers le nord, en direction de son terminus à Ohashi. Les corps ont été exposés à la chaleur et semblent être morts sur le coup. […] (environ 250 m au sud-sud-ouest de l’hypocentre)
10 août 1945, vers 13h00-14h00

Peace-museum, traduction automatique

Vue vers le sud depuis le milieu d’une colline (la colline de la prison d’Urakami) surplombant l’hypocentre. Le poteau électrique se trouvait presque directement sous l’hypocentre ; il est donc resté debout grâce à l’explosion qui a explosé juste au-dessus. […]

Peace-museum, traduction automatique

Samedi 9/8, 0h15

Nagasaki (lissage du sol).


Samedi 9/8, 0h00

Nagasaki (après).

Peace-museum, Photographie aérienne de la ville de Nagasaki deux jours après le bombardement, traduction automatique

Samedi 9/8, 0h00

Nagsaki (suite).

La bombe a cette faculté d’imposer un seuil temporel : la ville d’avant la bombe et la ville d’après la bombe, c’est-à-dire la ville de la disparition de la ville d’avant.
Ce n’est pas la première fois qu’une ville disparaît dans l’histoire, mais c’est la première fois qu’il suffit d’un instant. La deuxième fois plutôt. Et jusqu’à aujourd’hui, 80 ans plus tard, la seconde fois.

Peace-museum, Photo aérienne de la ville de Nagasaki deux jours avant le largage de la bombe atomique, traduction automatique

Vendredi 8/8, 23h45

Nagasaki (suite).

On ne connaît pas tant les images de Nagasaki.

Yosuke Yamahata
Photographier la bombe, une note (1952)

Sept ans se sont écoulés depuis la fin de la guerre, et je suis profondément ému d’avoir l’occasion de présenter ces archives au public et de me remémorer les circonstances dans lesquelles j’ai pris ces photos.

De nombreux articles ont été publiés, tant du point de vue des experts que des victimes, sur les capacités militaires de la bombe et les dégâts tragiques qu’elle a causés. Je ne pense pas qu’il m’appartienne de m’exprimer sur ces questions. Je considère plutôt qu’il est de mon devoir de permettre aux spectateurs de juger en toute liberté les données si crûment enregistrées par l’appareil photo.

Il peut être utile, pour contempler ces archives, de connaître la raison pour laquelle j’ai pris ces photos et les pensées que j’avais à l’esprit au moment où je les ai prises. Je vais donc décrire ces faits ainsi que les circonstances de l’époque aussi fidèlement que possible, d’après mes souvenirs.

Vers le 1er août 1945, la ligne ferroviaire Tokaido était la cible d’attaques quotidiennes menées par des avions embarqués. Afin de me rendre au Bureau des informations et des actualités du Corps d’armée occidental, j’ai pris la ligne ferroviaire Chuo jusqu’à Nagoya, puis j’ai pris la ligne ferroviaire Sanyo, qui remplaçait alors la ligne Tokaido évacuée. Le soir du 5 août, je suis passé par Hiroshima et le 6 août, je suis arrivé au quartier général à Hakata.

Le matin de mon arrivée, Hiroshima a été la cible de la première attaque atomique. À l’époque, la bombe atomique n’était connue que sous le nom de « bombe nouvelle génération », et seules les personnes qui connaissaient l’étendue des dégâts à Hiroshima ressentaient toute la terreur de son immense puissance. Les autorités militaires ont ordonné aux soldats de porter des couvertures lorsqu’ils sortaient et de limiter autant que possible l’exposition de leur peau. Ces détails permettent d’imaginer l’attitude des autorités militaires à l’égard de la bombe. Le grand public disposait d’encore moins d’informations, mais la rumeur disait que la nouvelle bombe était environ dix fois plus puissante que tout ce qui avait été connu jusqu’alors.

Trois jours se sont écoulés ainsi, et le 9 août, juste après le déjeuner, nous avons appris qu’une autre bombe nouvelle génération avait frappé Nagasaki. Bien que nous ne connaissions pas les détails, j’ai été immédiatement envoyé sur place pour prendre des photos, en compagnie de l’écrivain Jun Higashi et du peintre Eiji Yamada.

Si les trains avaient circulé normalement, nous serions arrivés en six heures environ. Mais en réalité, le voyage nous a pris douze heures et nous sommes arrivés à la gare de Michino-o, juste avant Nagasaki, vers trois heures du matin.

Je me souviens très bien de l’air froid de la nuit et du magnifique ciel étoilé. En descendant un chemin en pente qui longeait le flanc de la montagne et en traversant la crête, nous avons atteint l’entrée principale de l’arsenal Mitsubishi. Un seul garde, baïonnette au canon, montait la garde devant la porte en pierre fermée. Lorsque nous lui avons demandé comment était la situation à l’intérieur, il nous a répondu que tout était en ruines et que la ville de Nagasaki était dans un état encore pire.

Un vent chaud se mit à souffler. Au loin, ici et là, je voyais de petits feux, comme des feux follets, qui couvaient : Nagasaki était déjà complètement détruite. Higashi, Yamada et moi avons rapidement progressé le long de la route préfectorale qui traversait la plaine. Marchant prudemment malgré notre hâte, nous avons failli trébucher sur les cadavres d’hommes et d’animaux qui jonchaient notre chemin.

Après avoir marché environ un kilomètre, nous avons été arrêtés au pied d’un petit pont de pierre. Adossée au pont, les jambes étendues devant elle, une mère berçant un petit enfant murmurait d’une voix plaintive, à moitié délirante : « S’il vous plaît, appelez un médecin… un médecin, s’il vous plaît, vite… » Elle était probablement allongée là, blessée, depuis plus de dix heures. Nous ne savions pas quoi faire ; nous n’avions aucun moyen de l’aider, si ce n’est essayer de la réconforter et de l’encourager. L’enfant, bien sûr, pendait mollement et sans vie dans ses bras. Il n’y avait plus de routes, mais nous avons continué à avancer, cherchant notre chemin sur le terrain cendré qui s’étendait à perte de vue. Aux premières heures de l’aube estivale, après près de deux heures de marche, nous sommes enfin arrivés au quartier général de la police militaire.

J’allume une cigarette en repensant à la route que nous avons parcourue et aux ordres que j’ai reçus le jour de notre départ. On m’avait demandé de photographier la situation à Nagasaki afin d’être le plus utile possible à la propagande militaire. En même temps, je me souciais de découvrir les moyens de survivre au milieu de cette tragédie. Je me souviens que c’étaient les deux seules pensées qui occupaient mon esprit lorsque je m’allongeai pour me reposer, contemplant le magnifique ciel de l’aube et attendant que la lumière soit suffisamment forte pour commencer à prendre des photos.

L’apparence de la ville différait de celle des autres sites bombardés : ici, l’explosion et les incendies avaient réduit toute la ville (environ quatre kilomètres carrés) en cendres en un instant. Les équipes de secours, médicales et pompiers, ne pouvaient rien faire d’autre qu’attendre. Seule la chance d’être dans un abri anti-aérien bien placé pouvait être utile pour survivre.

Même si les équipes médicales et les pompiers des environs avaient pu se précipiter sur les lieux, les routes étaient complètement bloquées par des décombres et du bois calciné. Personne ne savait où se trouvait la conduite d’eau principale, il était donc impossible de lutter contre les incendies. Les services téléphoniques et télégraphiques étaient suspendus ; les équipes ne pouvaient pas contacter le monde extérieur pour demander de l’aide. C’était véritablement l’enfer sur terre. Ceux qui avaient survécu de justesse aux radiations intenses, les yeux brûlés et la peau exposée échaudée, erraient sans but, s’appuyant uniquement sur des bâtons, en attendant les secours. Pas un seul nuage ne bloquait les rayons directs du soleil d’août, qui brillait sans pitié sur Nagasaki, en ce deuxième jour après l’explosion.

Bien que les provisions de secours et les fournitures d’urgence soient arrivées tôt le matin, ce n’est qu’à midi que les équipes de secours du corps d’armée d’Isahaya et du cimetière naval d’Omura sont arrivées pour prodiguer des soins médicaux. J’ai continué à prendre des photos dans ces conditions jusqu’à environ trois heures de l’après-midi, heure à laquelle j’ai reçu l’ordre de repartir. Je suis monté à bord d’un train transportant des victimes gravement blessées vers les hôpitaux voisins, et je suis arrivé à Hakata vers 3 heures du matin le 11.

Une chance, parmi ces circonstances malheureuses, est que les photographies qui en ont résulté n’ont jamais été utilisées par l’armée japonaise, alors en proie à la défaite, dans une dernière tentative malavisée pour susciter le soutien populaire en faveur de la poursuite de la guerre.

La mémoire humaine a tendance à s’estomper et le jugement critique à s’affaiblir avec les années et les changements de mode de vie et de situation. Mais l’appareil photo, tout comme il a capturé les sombres réalités de cette époque, nous présente les faits bruts d’il y a sept ans sans le moindre embellissement. Aujourd’hui, avec le remarquable redressement de Nagasaki et d’Hiroshima, il peut être difficile de se souvenir du passé, mais ces photographies continueront à nous fournir un témoignage inébranlable de la réalité de cette époque.

Traduit par Miryam Sas, extrait de Nagasaki Journey, The Photographs of Yosuke Yamahata, 10 août 1945 (Pomergranate Press, 1995), édité par Rupert Jenkins ; produit par Christopher Beaver et Judy Irving ; Représentante japonaise, Maya Ishiwata ; avec la participation de Shogo Yamahata ; réimprimé avec l'autorisation de Atomized Nagasaki: The Bombing of Nagasaki Photographic Record, édité par Munehito Kitajima (Daiichi Publishing, 1952).

Photographies Yamahata (c) Shogo Yamahata
Restauration des photographies et composition panoramique des négatifs numériques : TX Unlimited, San Francisco
Peace-museum, The Day after the Nakasaki Bombing, traduction Deepl

Vendredi 8/8, 23h30

Nagasaki.

Au mieux donc, Nagasaki vient en second. Les Américians ont préparé deux bombes de technologies différentes et Fat Man, celle au plutonium tombe le 9 août sur Nagasaki — ni sur Kyoto, jugée trop culturelle, ni sur Kokura, masquée par la fumée d’un autre bombardement ce matin-là. « C’est à ce jour la dernière ville à avoir subi le feu nucléaire » nous dit la page Wikipedia consacrée à la ville de Nagasaki.

[…] L’objectif initial du B-29 était la ville de Kokura, dans le nord de Kyushu, devenue aujourd’hui un quartier de la ville de Kitakyūshū. Les trois tentatives échouent, d’une part à cause du mauvais temps, d’autre part à cause de la fumée venant de Yahata, située à seulement 7 km à l’est de Kokura, et qui avait été bombardée la veille. De plus, un écran de fumée avait été créé à Kokura par des ouvriers en brûlant des barils de goudron pour gêner un éventuel bombardement. […]

Wikipedia, Nagasaki


Vendredi 8/8, 23h15

Dans la série « hypothèses ».

Poutine a peut-être profité de sa rencontre avec Witkoff pour proposer un moratoire sur les frappes à longue portée, ce qui permettrait à la Russie de stocker des drones et des missiles à longue portée et de renouveler ses frappes dévastatrices à grande échelle contre l’Ukraine après l’expiration du moratoire. Un moratoire sur les frappes handicaperait également la capacité de l’Ukraine à poursuivre sa campagne de frappes à longue portée visant à affaiblir la base industrielle de défense russe et son économie de guerre.

Bloomberg a rapporté le 5 août, citant des sources proches du dossier, que la Russie envisageait d’accepter un moratoire sur les frappes à longue portée afin d’atténuer la menace de sanctions américaines secondaires.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, qui réitère souvent les arguments du Kremlin pour soutenir ses objectifs, a affirmé le 1er août avoir récemment informé des représentants américains que la Russie était intéressée par un nouveau moratoire sur les frappes à longue portée.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a confirmé le 6 août que Poutine avait soumis à Witkoff une proposition de cessez-le-feu, sans en préciser le contenu. Rubio a déclaré qu’un cessez-le-feu est un élément important du processus de négociation car il est difficile de négocier un accord de paix permanent sous le feu des attaques – réitérant le calendrier préféré de Trump consistant à établir un cessez-le-feu en Ukraine avant de commencer des négociations de paix formelles pour mettre fin à la guerre. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 7 août, traduction automatique

Vendredi 8/8, 23h10

Expliquer Orbanovitch.

Avocat et politologue de formation, Balázs Orbán est le principal conseiller du premier ministre hongrois (avec qui il n’a aucun lien familial). Il explique la vision politique et stratégique du porte-étendard de la démocratie illibérale en Europe. […]

Le Figaro, «Viktor Orban gouverne dans l’intérêt du peuple hongrois, pas pour plaire aux eurocrates»

Vendredi 8/8, 23h05

Pour la faire courte :

[…] ce n’est pas sur les réseaux sociaux que se déroulent les processus décisifs du dialogue diplomatique entre la Russie et les États-Unis, et il est peu probable que ces altercations purement verbales, sans proposition concrète, soient de nature à transformer les processus en cours. 

De ce point de vue, l’arrivée de Steve Witkoff à Moscou dans les prochains jours semble constituer une information bien plus importante.

Ces passes verbales spectaculaires ne doivent toutefois pas nous faire oublier qu’une convergence de fond entre les visions stratégiques de la Maison Blanche de Donald Trump et du Kremlin est en cours, structurée autour de principes partagés et d’un agencement plus stable que conjoncturel.

L’administration américaine et la Russie de Poutine sont d’accord sur plusieurs points : culte du chef, intérêt pour la fragilisation de l’État de droit et les contre-pouvoirs, affairisme sans limite. 

Jusqu’à présent, le président américain a toléré, voire encouragé, les initiatives géopolitiques de Poutine, considérant l’OTAN comme une charge inutile et l’Ukraine comme un vassal ingrat. […]

Le Grand Continent, Trump contre Medvedev : géopolitique du spectacle nucléaire
Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe et chef du parti Russie unie, s'exprime lors d'une séance intitulée « Notre monde dangereux : à qui la faute et que faire ? » du marathon éducatif au Musée de la Victoire sur Poklonnaïa Gora à Moscou, le mardi 29 avril 2025, avec une image d'explosion nucléaire en arrière-plan. (Ekaterina Shtukina, Sputnik, Pool Photo via AP)

Vendredi 8/8, 20h35

Nouvelle Zemble.

Les concepteurs d’armes russes espèrent susciter la peur en Occident en développant le Burevestnik, un missile armé d’une ogive nucléaire et doté d’une propulsion nucléaire lui conférant une portée intercontinentale.

Les émissions radioactives dans l’atmosphère ou le milieu marin lors des essais constituent une préoccupation publique. Un tel essai est imminent.

Un avertissement NOTAM (Avis aux aviateurs) émis par les autorités aéronautiques russes entre en vigueur à 21 heures UTC jeudi et est valable jusqu’à mardi soir de la semaine prochaine.

Les préparatifs sont en cours depuis des semaines sur le site de lancement de Pankovo, en Nouvelle-Zemble, dans l’Arctique russe. Cet archipel, terrain de jeu de Rosatom pour les essais d’armes nucléaires et de technologies connexes depuis la fin des années 1950, est fermé aux civils. […]

The Barents Observer, Rosatom pourrait tester un missile à réacteur dans les prochains jours, traduction automatique

Vendredi 8/8, 20h30

Louka a dit.

Loukachenko affirme que la Biélorussie pourrait infliger des « dommages inacceptables » à l’OTAN, déclarant :
« Nous ne vaincrons peut-être pas l’OTAN, mais nous lui donnerons une bonne raclée. »

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 8/8, 9h00

Micro russe.

Soyouz 013 Ambisonic, site commercial

Depuis une petite usine de Tula, une ville au sud de Moscou, le musicien américain David Arthur Brown exporte des microphones Soyuz de fabrication russe vers l’Europe, les États-Unis, la Chine et au-delà.

À l’heure où les sanctions freinent le commerce russe des matières premières et des technologies, la société de Brown est l’une des nombreuses entreprises non sanctionnées ayant des connexions à l’étranger qui luttent contre les vents contraires géopolitiques pour maintenir les liens entre la Russie et l’Occident.

Mais contrairement aux multinationales telles que Nestlé, PepsiCo et Procter & Gamble qui ont choisi de continuer à opérer en Russie alors que des centaines d’autres ont quitté le pays, Soyuz, qui signifie « union » en anglais, représente une niche beaucoup plus petite.

Avec une équipe d’environ 60 travailleurs, l’entreprise fabrique des microphones à la main et à partir de zéro dans son usine de deux étages de l’ère soviétique à Toula, une ville également connue pour ses biscuits au pain d’épices épicés « pryaniki », ses samovars traditionnels pour chauffer l’eau et sa production d’armes.

« Il faudrait être fou pour se lancer dans ce secteur, car c’est à la fois un marché minuscule et extrêmement saturé », a déclaré Brown à Reuters. « Mais je pensais que nous avions un avantage stratégique, car Toula dispose d’une main-d’œuvre très qualifiée, grâce à l’industrie de l’armement, et de salaires inférieurs à ceux de Moscou, car c’est une ville régionale. »

[…] Soyouz n’est pas sous sanctions, mais toutes les entreprises opérant en Russie doivent faire face aux barrières commerciales érigées par les sanctions, telles que des flux de paiement plus complexes et des routes commerciales sinueuses via des pays tiers pour accéder au marché européen.

Sur son site Internet, Soyuz indique avoir lancé une usine de production à Prague l’automne dernier, la décrivant comme « le meilleur moyen de continuer à travailler avec des clients dans l’UE et aux États-Unis ».

Reuters, Le musicien américain envoie des microphones de Russie au monde entier, traduction automatique
Le musicien américain et cofondateur de l'entreprise, David Arthur Brown, montre un processus de production alors qu'un ouvrier se lance dans la fabrication de microphones à l'usine de Soyuz Microphones dans la ville de Toula, en Russie, le 21 juillet 2025. REUTERS/Evgenia Novozhenina

Vendredi 8/8, 5h05

La paix Trump : le cas de l’Arménie.

L’annonce est tombée de manière inattendue. Les dirigeants d’Arménie et d’Azerbaïdjan, deux ex-républiques soviétiques engagées depuis des décennies dans un conflit territorial, vont se retrouver vendredi 8 août à Washington pour la signature d’un accord de paix, sous l’égide des Etats-Unis et de son président, Donald Trump.

[…] Selon la chaîne CBS, le texte octroie aux Etats-Unis des droits de développement sur un corridor de quarante-trois kilomètres en territoire arménien qui sera appelé « Voie Trump pour la paix et la prospérité internationales » ou TRIPP.

[…] Avant toute signature, l’Azerbaïdjan a présenté une liste d’exigences à l’Arménie, dont l’ajout d’amendements à la Constitution arménienne incluant l’abandon de toute revendication territoriale sur la région contestée du Haut-Karabakh. Les deux pays se sont affrontés lors de deux guerres pour le contrôle de ce territoire montagneux, que l’Azerbaïdjan a finalement repris aux séparatistes arméniens lors d’une offensive éclair en 2023. […]

Le Monde, L’Arménie et l’Azerbaïdjan attendus vendredi à Washington pour signer un accord de paix, annonce Donald Trump

[…] Ce corridor est conçu pour relier l’Azerbaïdjan à sa région du Nakhitchevan, séparée par une bande de 32 kilomètres de territoire arménien. Le nouveau tracé devrait à terme inclure des lignes ferroviaires, pétrolières, gazières et de fibre optique, facilitant ainsi la circulation des biens et des personnes. L’accord stipule que sa construction sera financée par des entreprises privées, et non par le gouvernement américain. […]

The Kyiv Independent, Trump annonce un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, citant le succès des efforts de son administration, traduction automatique

Si Trump rencontre Poutine la semaine prochaine et qu’il retrouve Zelensky seul et sans amis, l’Ukraine pourrait être soumise à une pression insupportable pour conclure un accord désastreux. Trump n’est pas l’ami de l’Ukraine et ne l’a jamais été, mais il n’a jamais cessé d’être celui de Poutine.

Philips O’Brien, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 8/8, 3h50

Lecture.

Le Kyiv Independent diffuse « sa liste de lecture estivale de l’équipe ». Par exemple :

Je savoure lentement chaque page hallucinante. L’intrigue elle-même est complètement folle, dans le bon sens du terme : elle commence dans le futur avec des clones de géants de la littérature russe — Tolstoï, Dostoïevski, Akhmatova, Tchekhov, Nabokov — qui transpirent une substance étrange appelée « saindoux bleu » lorsqu’ils écrivent, substance censée alimenter un réacteur sur la lune. L’histoire alterne entre la Russie de la fin du XXIe siècle et une histoire alternative tordue de 1954, où la Russie de Staline côtoie le Troisième Reich d’Hitler. Il y a aussi une scène de sexe gay « tristement célèbre » entre Khrouchtchev et Staline qui a mis beaucoup de gens en colère lors de sa première publication. Si vous voulez lire un auteur qui comprend le côté sombre qui incarne la culture russe contemporaine, Sorokin est celui qu’il vous faut. Je lui tire également mon chapeau pour ne pas avoir réprimandé les Ukrainiens (comme certains de ses contemporains) pour avoir déboulonné les statues de Pouchkine, ce qui me fait apprécier encore plus son chaos.

The Kyiv Independent, mailing, traduction Deepl

Vladimir Gueorguievitch Sorokine (en russe : Влади́мир Гео́ргиевич Соро́кин), né le 7 août 1955 à Bykovo (oblast de Moscou), est un écrivain russe. Illustrateur et romancier, il décrit le totalitarisme sous une forme allégorique.

[…] Pour Vladimir Sorokine, la littérature est politique : « Un écrivain russe a deux possibilités : soit avoir peur, soit écrire. Moi, j’écris. ». Du fait de ses écrits dystopiques, Sorokine est présenté comme un écrivain rebelle et « destructeur d’idoles » par les membres du corps religieux russe.

[…] En février 2022, il se prononce contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il est forcé à l’exil. En mai 2022, il vit à Berlin. […]

Wikipedia, Vladimir Sorokine

Le lard bleu est publié en français aux Editions de l’Olivier.


Jeudi 7/8, 21h15

Marché aux enfants.

Les autorités d’occupation russes en Ukraine ont créé un « catalogue » en ligne où les enfants ukrainiens sont proposés à l’adoption et triés en fonction de caractéristiques physiques comme la couleur des yeux ou des cheveux, a déclaré le 6 août le directeur d’une ONG ukrainienne, dénonçant cette pratique comme un trafic d’enfants.

La base de données, qui comprend des données sur 294 enfants, est disponible auprès du département de l’éducation des autorités d’occupation russes dans l’oblast de Louhansk.

« La plupart des enfants de ce catalogue sont nés dans l’oblast de Louhansk avant l’ occupation russe et avaient la nationalité ukrainienne », a déclaré Mykola Kuleba, PDG de l’organisation Save Ukraine, dans un message Instagram .

« Les parents de certains d’entre eux ont été tués par les autorités d’occupation, d’autres se sont simplement vu délivrer des documents d’identité russes pour légitimer leur enlèvement. » […]

The Kyiv Independent, « C’est du trafic d’enfants » — La Russie lance un « catalogue » d’enfants ukrainiens à adopter, classés par couleur des yeux et des cheveux, traduction automatique

Jeudi 7/8, 21h10

Drones.

L’Ukraine a développé le drone intercepteur Bagnet pour contrer les drones d’attaque russes tels que Shahed et Gerbera.

Le drone intercepteur est capable d’opérer à une altitude allant jusqu’à 5 km et sa portée de vol atteint 40 km.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 7/8, 21h05

Loi Duplomb : plouf.

2 117 381 signatures à 21h05.

Bien que nichée au creux de l’été, la date du jeudi 7 août avait été notée par les opposants de la loi controversée dite Duplomb. Tous attendaient la décision du Conseil constitutionnel qui devait trancher, si oui ou non, le texte était bien conforme à la loi fondamentale. En fin d’après-midi jeudi, les Sages de la rue de Montpensier ont annoncé leur verdict, et ont notamment indiqué censurer les « dispositions autorisant à déroger à l’interdiction d’utiliser des produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes  ». Un petit coup de tonnerre estival alors que le texte, déposé par un sénateur de droite et défendu par le gouvernement, était de plus en plus controversé.

[…] Au sein de la gauche, les députés savourent une forme de revanche après avoir dénoncé un « déni de démocratie » lors de l’arrivée du texte à l’Assemblée fin mai. Les députés de la coalition gouvernementale avaient eu recours à une manœuvre parlementaire inédite : rejeter leur propre texte, via une motion de rejet, pour couper court aux débats en séance publique et passer directement en commission mixte paritaire. Une instance à huis clos, composée de sept députés et sept sénateurs, dans laquelle la coalition gouvernementale est majoritaire. […]

Le Figaro, Loi Duplomb : le Conseil constitutionnel censure la réintroduction de l’acétamipride, pesticide controversé

L’Elysée a fait savoir qu’Emmanuel Macron « a pris bonne note de la décision du Conseil constitutionnel » et « promulguera » le texte « tel [qu’il] résulte de cette décision », c’est-à-dire sans ce pesticide contenant des néonicotinoïdes.

[…] « le législateur doit, lorsqu’il adopte des mesures susceptibles de porter une atteinte grave et durable à un environnement équilibré et respectueux de la santé, veiller à ce que les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne compromettent pas la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins, en préservant leur liberté de choix à cet égard », précise le communiqué. […]

Le Monde, Loi Duplomb : le Conseil constitutionnel censure les dispositions autorisant la réintroduction de l’acétamipride

Jeudi 7/8, 18h40

Qualité russe (suite).

Le Monde, Live — Vue de la ville de Marïnka, le 7 août 2025. La ville, dans l’est de l’Ukraine, a été détruite lors de l’invasion russe. Le 26 décembre 2023, le commandant en chef des forces ukrainiennes, Valeri Zaloujny, avait confirmé la prise de la ville par les Russes. ALEXANDER ERMOCHENKO/REUTERS

Jeudi 7/8, 8h10

Brouzouf.

Les responsables et les médias russes continuent de projeter l’image d’une économie russe forte et résiliente en prévision de nouvelles sanctions américaines.

Bloomberg a rapporté le 5 août que les revenus pétroliers de la Russie ont diminué d’environ un tiers entre juillet 2024 et juillet 2025 en raison de la baisse mondiale des prix du brut et de l’appréciation du rouble. Bloomberg a indiqué que les industries pétrolières continuent de représenter environ un tiers du budget russe et que la baisse des revenus pétroliers accroît donc la pression sur le budget fédéral russe, déjà sous pression.

Les députés de la Douma d’État russe ont toutefois minimisé l’impact de la baisse des revenus pétroliers le 6 août. Le premier vice-président de la commission de la défense de la Douma d’État, Alexeï Jouravlev, a affirmé dans une interview au média russe NEWS.ru que la Russie ne mettrait pas fin à la guerre en Ukraine même s’il était « deux fois plus cher de remplir les réservoirs de pétrole » et que le gouvernement russe avait structuré une réserve dans ses prévisions budgétaires pour 2025 de telle sorte que même une baisse de 10 dollars du prix du baril de pétrole n’aurait pas d’impact sur le budget de l’État. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 août, traduction automatique

Jeudi 7/8, 8h05

Messes basses (suite).

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré l’envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, à Moscou le 6 août, mais les résultats concrets de cette rencontre restent flous.

L’assistant du président russe, Youri Ouchakov, a affirmé que la rencontre entre Witkoff et Poutine avait été « utile et constructive » et que Poutine et Ouchakov avaient échangé des « signaux » concernant l’Ukraine. […]

Trump pourrait rencontrer Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans les semaines à venir.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré après la rencontre Poutine-Witkoff que Trump avait l’intention de rencontrer Poutine et Zelensky, et deux sources proches du dossier ont déclaré au New York Times (NYT) que Trump pourrait tenir une réunion bilatérale avec Poutine, suivie d’une réunion trilatérale avec Zelensky dès la semaine prochaine. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 août, traduction automatique

Le président Volodymyr Zelensky a exprimé un optimisme prudent quant aux progrès des négociations de paix le 6 août, citant des signes d’un changement potentiel dans la position de la Russie sur sa guerre en Ukraine à la suite des discussions entre le président russe Vladimir Poutine et l’envoyé américain Steve Witkoff.

« La Russie semble désormais plus encline à un cessez-le-feu – la pression fonctionne », a déclaré Zelensky dans son discours du soir, quelques heures seulement après avoir été informé par le président américain Donald Trump du voyage à Moscou entre Witkoff et Poutine.

« L’essentiel est de s’assurer qu’ils ne trompent personne dans les détails – ni nous, ni les États-Unis », a ajouté Zelensky.

Trump et Zelensky ont eu un appel téléphonique avec les dirigeants européens pour faire le point sur les progrès des négociations. […]

The Kyiv Independent, « La pression fonctionne » — Zelensky affirme que la Russie semble « plus encline » à un cessez-le-feu après la rencontre Poutine-Witkoff, traduction automatique

Mercredi 6/8, 21h40

Hiro, Naga : premières photos autochtones.

Directement exposés aux rayons de chaleur, [les enfants] étaient couverts d'ampoules grosses comme des ballons, sur le dos, le visage, les épaules et les bras. Les ampoules commençaient à éclater et leur peau pendait comme un tapis. [...]
[...] Même si j'avais moi aussi été victime de la même bombe, je n'avais que des blessures légères dues aux éclats de verre, tandis que ces gens mouraient. C'était un spectacle si cruel que je n'ai pas pu me résoudre à appuyer sur le déclencheur.

Yoshito Matsushige a pris sa première photographie le 6 août 1945, entre 11h00 et 11h30, heure locale, environ trois heures après le larguage de la bombe atomique sur Hiroshima (8h15).

Ensuite, je me suis avancé de 4 ou 5 mètres pour prendre la deuxième photo.

Aujourd'hui encore, je me souviens clairement que le viseur était embué par mes larmes. J'avais l'impression que tout le monde me regardait et pensait avec colère : "Il nous prend en photo et ne nous aidera pas." Malgré tout, j'ai dû appuyer sur le déclencheur, alors j'ai endurci mon coeur et j'ai finalement pris la deuxième photo. Ces gens ont dû me trouver insensible.

La deuxième photographie, prise à la même époque que la première, offre une perspective plus rapprochée pour mieux saisir les effets dévastateurs de la bombe atomique : vêtements déchirés, brûlures graves et peau qui pèle sur les collégiens. Les six survivants, visibles au premier plan, ont été identifiés ultérieurement.

Aux dernières heures du matin du 6 août 1945, un seul déclencheur a cliqué à Hiroshima et a enregistré ce qu’aucun appareil photo n’avait jamais capturé auparavant, et aucun ne l’a fait à nouveau : les conséquences immédiates et vécues d’une ville anéantie par les armes nucléaires.

Équipé d’un appareil photo et de deux pellicules, totalisant seulement 24 prises de vue, Yoshito Matsushige, alors photojournaliste de 32 ans, s’est aventuré en ville ce matin-là pour prendre son service. Des incendies bloquaient l’accès à son bureau ; il a donc fait demi-tour et a atteint le pont Miyuki (à environ 2 300 mètres du point zéro), où il a rencontré l’insondable : des écolières calcinées, des civils à la peau fondue et un paysage d’agonie humaine.

Il a eu du mal à se résoudre à documenter l’événement. Mais ses cinq images survivantes – les seules photographies connues de la destruction d’Hiroshima le jour même du bombardement – comptent parmi les témoignages visuels les plus poignants de l’ère nucléaire.

[…] Au lendemain des bombardements, les autorités d’occupation américaines ont confisqué la plupart des documents journalistiques et cinématographiques des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Les négatifs de Matsushige ont survécu à la rafle, mais les images ont été peu diffusées jusqu’à la fin de l’occupation en 1952.

Cette année-là, à l’occasion du septième anniversaire du bombardement, le magazine japonais Asahi Gurafu publia les photographies de Matsushige dans un numéro spécial intitulé « Premier exposé sur les dégâts de la bombe atomique ». Ce numéro fit sensation : tous les exemplaires furent vendus en quelques heures et nécessitèrent quatre réimpressions. Le tirage total atteignit environ 700 000 exemplaires. Le même mois, le magazine Life publia deux de ses images sous le titre « Quand la bombe atomique a frappé – Sans censure ». Ces photographies, autrefois cachées au monde, devinrent rapidement essentielles à la compréhension mondiale des événements d’Hiroshima.

[…] Après avoir pris sa retraite du Chugoku Shimbun en 1969, Matsushige consacra le reste de sa vie à la défense de la paix. […] En 1978, il contribua à la fondation de l’Association des photographes de la destruction d’Hiroshima par la bombe atomique, un groupe regroupant d’autres photographes d’Hiroshima et les familles des victimes depuis 1945. Matsushige était également membre de la Guilde des photographes atomiques. Il resta actif dans la préservation de l’héritage photographique de cette journée jusqu’à sa mort en 2005, à l’âge de 92 ans.

Bulletin of the Atomic Scientists, Testament atomique : Yoshito Matsushige et les premières photos du bilan nucléaire d’Hiroshima, traduction automatique

Mercredi 6/8, 19h50

Température.

The Kyiv Independent, Une, traduction automatique

Mercredi 6/8, 19h50

Messes basses.

Dans un message sur son réseau Truth Social, Donald Trump a assuré que la rencontre mercredi de son émissaire spécial Steve Witkoff avec Vladimir Poutine avait été « très productive » et que de « grands progrès » avaient été faits.

« De grands progrès ont été accomplis ! Par la suite, j’ai informé certains de nos alliés européens. Tout le monde s’accorde à dire que cette guerre doit prendre fin, et nous travaillerons à cela dans les jours et les semaines à venir. Merci de votre attention à ce sujet ! » […]

Le Monde, Live

Mercredi 6/8, 19h30

Eau.

Je m’apprête à partir en mission cinq semaines, je prépare le matériel, je m’active. Vers 18h45 — y a pu d’bière ! D’un coup de vélo, je descends au supermarché chercher une paire de packs — un pack de blanche, un pack de rousse (c’est bio) — et tiens : y a une vodka au citron que je ne connais pas, bah, qu’est-ce que je risque ? Hop.
Il fait très beau, chaud, mais pile bien, un peu d’air, comme presque toujours par ici. J’ai mis le taboulé à refroidir au congélo avant de partir. Les femmes sont rentrées.

Y a ce petit truc qui répète : Pacha n’a pas d’eau.

Je pense à Putler.
Je me dis : c’est donc ce que l’on ressentais sous Hitler… Se dire que débarrassé de ce type, pas mal de gens irait mieux sur Terre.
A vrai dire, ces temps-ci, la disparition — hop — de Putler serait un bon bout du plat de merde au moins c’est sûr, mais ça ne ferait pas tout, ben non, on le sait bien que ça ne ferait pas tout.
Et si l’on se met à penser que la disparition des septuagénaires surégotiques nous soulagerait le bazar, on n’a pas fini d’aiguiser l’appétit des suivants et on est pas sortis des ronces. Bon.

Je le note vite fait et je retourne à ma bière.

Et y a ce petit truc qui répète : Pacha n’a pas d’eau sur la ligne de front. C’est comme ça que ça se passe ? Qu’est-ce qu’on fait ? On envoie de l’eau ?


Mercredi 6/8, 13h20

Robots (ça nous change des drones…) : chien chinois.

Unitree Robotics, Youtube
Unitree Robotics, site commercial

Mercredi 6/8, 13h20

Hiro, Naga (suite).

Le maire d’ Hiroshima a appelé les pays les plus puissants du monde à abandonner la dissuasion nucléaire, lors d’une cérémonie marquant les 80 ans de la destruction de la ville par une bombe atomique américaine.

Alors que des habitants, des survivants et des représentants de 120 pays se sont rassemblés mercredi matin au parc commémoratif de la paix de la ville, Kazumi Matsui a averti que les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient avaient contribué à une acceptation croissante des armes nucléaires .

« Ces développements ignorent de manière flagrante les leçons que la communauté internationale aurait dû tirer des tragédies de l’histoire », a-t-il déclaré dans sa déclaration de paix, avec en toile de fond le dôme de la bombe atomique – l’un des rares bâtiments à avoir survécu à l’attaque d’il y a huit décennies. […]

The Guardian, Anniversaire d’Hiroshima : le maire affirme que les crises en Ukraine et au Moyen-Orient montrent que le monde ignore les « tragédies » nucléaires, traduction automatique

Mercredi 6/8, 13h15

Kamtchatka (suite).

Une base de sous-marins nucléaires dans la région reculée de l’Extrême-Orient russe a été endommagée la semaine dernière après l’un des tremblements de terre les plus puissants à avoir frappé la région depuis des décennies, a rapporté lundi le New York Times, citant des images satellites.

[…] Une section de la jetée semble s’être détachée de son point d’ancrage. Hormis la jetée endommagée, les images satellite ne montrent aucune autre destruction majeure. [A priori, pas de quoi défenestrer un officier subalterne] […]

The Guardian, Une base de sous-marins nucléaires russes endommagée après un tremblement de terre – rapport, traduction automatique

Mercredi 6/8, 9h40

Drones (hé oui, encore) : mort aux Shaed (iraniens, russes ou qu’importe !).

Une entreprise ukrainienne a récemment lancé un nouveau drone intercepteur réutilisable conçu pour abattre les drones russes de la variante Shahed.

Le PDG du bureau d’études ukrainien Technary, Hennadii Suldin, a déclaré au média ukrainien spécialisé dans les technologies de défense Defender Media le 30 juillet que Technary avait développé un drone intercepteur Mongoose réutilisable, conçu pour intercepter les drones russes de la variante Shahed.

Suldin a déclaré que le drone intercepteur Mongoose est équipé d’un moteur à réaction et d’un système de guidage automatique, ce qui permet au drone d’approcher un drone ennemi, de tirer un projectile dans le moteur ou l’hélice d’un drone, puis de poursuivre sa mission ou de revenir pour se ravitailler.

Suldin a déclaré que le drone peut verrouiller une cible à 800 mètres et que le système d’autoguidage du drone s’active lorsque la cible se trouve à une portée de 150 à 200 mètres. Suldin a déclaré que le drone intercepteur Mongoose peut atteindre des vitesses allant jusqu’à 300 à 310 kilomètres par heure avec une altitude de vol maximale de 5 000 mètres et un rayon de combat de 12 kilomètres.

Suldin a estimé qu’un drone intercepteur Mongoose pourrait probablement détruire 10 à 12 drones Shahed au cours de son cycle de vie et a souligné que sa réutilisabilité pourrait contribuer à surmonter les contraintes actuelles de l’Ukraine en matière de production de drones intercepteurs. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 août, traduction automatique

Mercredi 6/8, 9h40

Pif, paf, pouf.

La Russie a annoncé le 4 août qu’elle se retirerait du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), probablement en réponse rhétorique à l’annonce du président américain Donald Trump le 1er août concernant le redéploiement de sous-marins nucléaires américains vers la Russie. Le retrait de la Russie du Traité FNI ne présage toutefois pas de changement dans l’utilisation par la Russie de missiles à courte et moyenne portée.

Le ministère russe des Affaires étrangères (MAE) a affirmé le 4 août que les conditions du « moratoire unilatéral » de la Russie sur le déploiement d’armes interdites par le Traité FNI « disparaissent » de sorte que la Russie « ne se considère plus liée » par les restrictions du Traité FNI.

Le MAE russe a affirmé que les dirigeants russes décideraient des mesures de réponse après avoir analysé le déploiement de missiles occidentaux à portée intermédiaire basés à terre. Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que la Russie avait « fait des efforts proactifs pour maintenir la retenue » après la suspension du traité FNI par les États-Unis en 2019. Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que les États occidentaux avaient accumulé des missiles « déstabilisateurs » dans des zones proches de la Russie, créant une menace « stratégique » pour la sécurité russe. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 août, traduction automatique

Mercredi 6/8, 8h40

Il veut bouger, je lui dis de dormir un peu, il se couche, trente secondes plus tard — j’ai compté — il est là, à fumer, à vouloir boire. Je le renvoie se coucher, il tient une poignée de secondes et ça recommence — sept fois peut-être. Chef, son collègue surnommé Chef, finit par le menacer : « tu veux que je te claques ? ».

Je ne panique pas, je ne pleure pas, je suis assez calme. Je lui dit que je suis venue, que c’est assez risqué, que j’ai peur en fait. Peut-être que ça joue : les deux jours suivants se passent bien.

J’ai rencontré Sergeï Boudish, un collègue des gars. Sa femme est arrivée en même temps que moi — elle est repartie par le même bus. Il est chauffeur, il conduit les militaires au front. Mais samedi j’ai appris qu’il est mort. Le soir, il a reçu un appel pour aller récupérer un blessé à K. Il est parti avec un buggy et un drone russe l’a chopé.

Je décide — je ne sais pas pourquoi — de quitter Pacha vendredi et, tu vois, samedi, c’étaient les drones sur la ville. […] Je suis assez calme. Les médicaments sont plutôt efficaces. Je ne pleure pas, — j’ai pleuré pour Sergeï bien sûr.

[…] Ils n’ont besoin de rien, mais il n’y a plus d’homéoplasmine. Si vous pouvez en envoyer par Bourak [un voyagiste ukrainien qui assure la transmission de colis à la poste ukrainienne depuis Paris] […]

Olga, Viber (vocal)

Mercredi 6/8, 8h35

Hypothèses.

Le Kremlin envisage une proposition visant à suspendre sa campagne de frappes à longue portée en Ukraine, comme une concession potentielle au président américain Donald Trump, même s’il reste déterminé à poursuivre la guerre, a rapporté Bloomberg le 5 août, citant des sources non divulguées proches du dossier.

Il reste désormais à la Russie trois jours avant la date limite fixée par Trump le 29 juillet pour mettre fin à sa guerre en Ukraine .

Selon Bloomberg, les responsables russes étudient différentes options en prévision de la visite de l’envoyé américain Steve Witkoff à Moscou cette semaine. Une proposition envisageable est une « trêve aérienne » limitée impliquant une pause dans les frappes de drones et de missiles, mais uniquement si l’Ukraine accepte d’y participer. […]

The Kyiv Independent, La Russie envisage une proposition de trêve aérienne à Trump sans mettre fin à la guerre, selon Bloomberg, traduction automatique

Mercredi 6/8, 6h30

Hiro, Naga : la remplaçante.

[…] Kyoto, qui avait été mise au premier rang dans une version antérieure de la liste parce qu’elle était l’ancienne capitale impériale, est remplacée par une autre ville, à la demande du secrétaire à la Guerre Henry Lewis Stimson, du fait de sa valeur culturelle ; elle avait également été épargnée par les bombardements incendiaires pour les mêmes motifs. Nagasaki est donc retenue à sa place. […]

[…] Parti de Tinian, le bombardier B-29 Bockscar devait initialement larguer la bombe « Fat Man » sur la ville de Kokura mais son pilote, Charles Sweeney, décida de se reporter sur la cible secondaire de Nagasaki du fait de la couverture nuageuse sur la ville. […]

Wikipedia, Bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki

Mercredi 6/8, 6h20

Hiro, Naga : terrorisme.

[…] L’Amérique demande que vous prêtiez immédiatement attention à ce que vous allez lire sur cette feuille.

Nous sommes en possession de l’explosif le plus destructeur jamais conçu par l’homme. Une seule de nos bombes atomiques, que nous avons récemment développées, est équivalente à la puissance explosive que 2000 B-29 peuvent transporter lors d’une seule mission. Cette affreuse affirmation doit vous faire réfléchir et nous pouvons vous assurer solennellement qu’elle est terriblement exacte.

Nous venons juste de commencer à utiliser cette arme contre votre patrie. Si vous avez un quelconque doute, faites une enquête et demandez ce qui s’est passé à Hiroshima quand une seule de nos bombes est tombée sur la ville. […]

Wikipedia, Bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, « le 8 août 1945, des messages imprimés sur de petites feuilles de papier sont largués sur le Japon »

Hiro, Naga : attaquer les civils, prétendre réduire la puissance militaire.

[…] Avant d’utiliser cette bombe pour détruire toutes les ressources militaires qui permettent de continuer cette guerre inutile, nous vous demandons d’adresser à l’Empereur une pétition pour mettre fin au conflit. […]

Wikipedia, Bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, « le 8 août 1945, des messages imprimés sur de petites feuilles de papier sont largués sur le Japon »
WatchPro — La petite montre couleur laiton, dans un boîtier de 25 mm, est brûlée et fondue, mais malgré la turbidité de son verre, les aiguilles sont clairement visibles dans les positions 08:15. (traduction automatique)

Mercredi 6/8, 0h25

Hiro, Naga : discuter.

[…] Le 31 mai 1945, [le secrétaire à la Guerre] Henry L. Stimson réunit le comité intérimaire. Les participants discutent de l’opportunité d’envoyer aux Japonais un avertissement avant l’attaque. Ils craignent que les Japonais ne déplacent des prisonniers de guerre en direction des zones prévues pour le bombardement ou que les bombardiers ne soient abattus. Il se peut aussi que la bombe soit un fiasco avec une explosion incomplète. Edward Teller propose de faire exploser la bombe de nuit, sans avertissement, au-dessus de la baie de Tokyo pour éviter les pertes humaines et choquer l’opinion. Cette idée est rejetée : les Japonais avaient déjà prouvé leur combativité sans limites avec les kamikazes (avions suicides) et il n’est pas sûr qu’une action sans destruction massive soit suffisante pour les déstabiliser.

[…] [Hiroshima] fut choisie comme cible car elle n’avait encore subi aucun raid aérien. Selon le musée national de la ville d’Hiroshima, la ville fut volontairement épargnée par les Américains lors des bombardements conventionnels pour éviter tout dommage préalable, afin de mieux évaluer les effets de la bombe. […]

Wikipedia, Bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki

Mardi 5/8, 23h50

Hiro, Naga.

Demain matin, sur le coup de huit heures — mais plus précisément samedi à onze heures — on pourra dire que la retenue aura duré 80 ans.

Hiro, Naga, Fuku, Zapo, Tcherno : des raccourcis d’une familiarité qui ne va pas de soi.


Mardi 5/8, 23h45

Drones.

Pour de faux ?

Depuis le début de la guerre en Ukraine, il est arrivé à plusieurs reprises que des missiles et des drones ukrainiens et, le plus souvent, russes, se soient égarés dans les espaces aériens de pays frontaliers, comme la Pologne, la Roumanie ou encore la Moldavie. Mais ces derniers ne sont pas les seuls à déplorer de tels incidents.

[…] Encore plus éloignée de l’Ukraine mais partageant une frontière avec la Russie, via Kaliningrad, la Lituanie a fait état, en juillet, de deux violations de son espace aérien par des drones présumés russes.

La première a lieu le 10 juillet. L’appareil en question, de type Gerbera, c’est-à-dire un drone utilisé par les forces russes pour leurrer les défenses adverses, a brièvement violé l’espace aérien de la Lituanie, ce qui a conduit certains responsables du pays, dont le Premier ministre et le président du Parlement, à se réfugier dans un abri.

[…] les avions de chasse déployés à Šiauliai, dans le cadre de la mission Baltic Air Policing de l’Otan, n’avaient pas été sollicités.

Comme ils ne l’ont pas été pour un deuxième incident du même genre, survenu le 28 juillet. Ce jour-là, en provenance de Biélorussie, un drone présumé russe a survolé Vilnius avant de disparaître. Il n’a été retrouvé que le 1er août, dans le périmètre du terrain d’entraînement militaire de Gaižiūnai, situé près de la ville de Rukla, qui accueille un bataillon multinational de l’Otan.

« Il est probable qu’il s’agisse du même drone qui a pénétré sur le territoire lituanien lundi. D’après les premières informations, il s’agirait d’un drone Gerbera, mais les détails seront précisés ultérieurement », a alors indiqué l’état-major lituanien.

[…] Quoi qu’il en soit, ce 5 août, Mme le procureur général lituanien, Nida Grunskienė, a fait savoir que le drone trouvé à Gaižiūnai portait un « engin explosif qui a été neutralisé avec succès sur place ». « L’une des principales hypothèses de l’enquête est que cet appareil a pénétré accidentellement sur le territoire lituanien », a-t-elle dit, avant de préciser que « d’autres théories font l’objet d’une enquête parallèle ».

Dans la foulée, le gouvernement lituanien a fait savoir qu’il avait demandé à l’Otan de prendre des « mesures immédiates ».

[…] Par ailleurs, le chef de la diplomatie lituanienne a pointé la responsabilité de la Biélorussie dans ces deux incidents. « Si celle-ci ne prend pas de mesure pour minimiser les dommages potentiels de notre côté, alors nous répondrons par des mesures politiques et autres », a-t-il prévenu. […]

Zone militaire, Après deux violations par des drones présumés russes, la Lituanie demande à l’Otan de renforcer sa défense aérienne

Multiplier sur place

Une « usine mobile » est actuellement testée en France. Elle est capable de produire jusqu’à 60 drones FPV par jour. L’usine est une remorque équipée d’imprimantes 3D qui impriment le châssis des drones SL 450 NG3. L’impression d’un châssis prend jusqu’à 3 heures, et la remorque peut fonctionner jusqu’à 19 heures grâce à un générateur mobile.

MAKS25, Bluesky, traduction Deepl

Concrètement, cette « fabrique autonome mobile » [ou FMA 3D] est un atelier conteneurisé qui, pouvant être remorqué par un véhicule de type VT4, dispose de dix imprimantes 3D. Selon les explications données par le 17e GA, chacune d’entre-elles est en mesure de produire un drone en 3 heures. Cette unité étant alimentée par un groupe électrogène d’une autonomie de 19 heures, sa capacité de production est d’environ 60 engins par jour.

[…] En attendant, cette FMA 3D présente trois avantages : elle procure une certaine autonomie logistique au plus près de l’espace de bataille, elle permet de produire des drones adaptés aux besoins et de réparer, voire de remplacer, les engins endommagés ou détruits. Cependant, se pose encore la question de sa protection.

Zone militaire [22 mars 2025], Le 17e Groupe d’artillerie a la capacité de fabriquer 60 drones FPV par jour au plus près du champ de bataille
Commentaire : "Il serait en effet hautement souhaitable et stratégique de s’assurer de notre capacité à concevoir et à produire sur notre sol les moteurs et composants électroniques essentiels de ces drones. A l’heure actuelle, le sujet est encore considéré sous le même angle que l’étaient les munitions de petit calibre, il y a quelques mois : « ça ne sert à rien de créer une filière française, ça s’achète pas cher en Chine et partout dans le monde »… on a vu ce qu’il en était en période de crise. [...]"

Mardi 5/8, 22h40

J’ai proposé d’envoyer des filtres, mais Pacha a dit : « On n’a pas besoin de filtre à eau : on n’a pas d’eau du tout. » […]

Olga, Viber (vocal)

Mardi 5/8, 21h30

Quand ça ne veut pas.

Des soldats russes précédemment échangés lors d’un échange de prisonniers de guerre furent de nouveau capturés près de Vovchansk. Saktaagai Shagaa, originaire de Touva, fut blessé, échangé en juin, puis renvoyé sans soins. Dmytro Ivanov, blessé et capturé en 2024, fut également renvoyé au front et repris.

War Translated, Bluesky, traduction autoamtique

Mardi 5/8, 8h35

Jouons aux cons (suite).

Les responsables du Kremlin organisent progressivement une réponse coordonnée à la déclaration du président américain Donald Trump, le 1er août, selon laquelle les États-Unis redéployeraient deux sous-marins nucléaires plus près de la Russie.

Le Kremlin n’a pas immédiatement réagi de manière coordonnée les 2 et 3 août suivant l’annonce initiale de Trump, mais d’autres responsables du Kremlin ont commencé à s’unir autour de lignes rhétoriques similaires le 4 août. Les responsables du Kremlin ont utilisé trois arguments principaux pour répondre à la décision de Trump de redéployer les sous-marins : présenter cette décision comme « émotionnelle », minimiser la menace que cette décision représente pour la Russie et présenter la Russie comme un acteur international plus responsable que les États-Unis.

[…] Ces réponses officielles russes ignorent l’habitude du Kremlin de recourir fréquemment à des menaces nucléaires pour pousser l’Occident à prendre des décisions favorables à la Russie. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 4 août, traduction automatique

Lundi 4/8, 14h10

Drones.
On se souvient du récent déploiement (raté) de soldats russes via un tuyau destiné aux hydrocarbures dans la région de Kursk.

L’ingénierie russe ne s’arrête pas et cette fois, elle a créé quelque chose qui ressemble à un véhicule pour se déplacer dans des tuyaux.

À en juger par sa taille, son appareil photo et sa télécommande, l’appareil est probablement destiné au transport de marchandises et non de personnes.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Lundi 4/8, 13h20

Korouptssia (suite).

[…] En corrigeant ce faux pas, M. Zelensky a montré sa capacité à reconnaître ses erreurs. Le dirigeant ukrainien, il est vrai, s’est trouvé confronté à une mobilisation citoyenne sans précédent en trois ans et demi de conflit.

Dans les rues de Kyiv et d’autres grandes villes, des milliers de jeunes ont protesté, poussés par une vague d’indignation nationale. Pour eux, reculer sur la lutte anticorruption reviendrait à trahir les sacrifices des combattants, à compromettre les chances d’adhésion à l’Union européenne (UE) en décrédibilisant l’Ukraine, au risque de perdre un soutien crucial. Que ces manifestations aient été non seulement possibles sous la loi martiale, mais aussi entendues par le pouvoir, témoigne d’une belle vivacité démocratique.

Cependant, le sursaut de Volodymyr Zelensky n’est pas seulement une réponse à la colère de la population. Il s’explique d’abord par les pressions de l’UE, pour qui l’affaiblissement du dispositif anticorruption dans un pays candidat à rejoindre les Vingt-Sept était inacceptable.

[…] Saluée par une large part de la société civile ukrainienne, cette vigilance nouvelle des alliés de Kyiv reflète une double exigence : défendre le pays tout en y consolidant les outils qui permettront à l’Ukraine de s’assurer un avenir démocratique au sein de l’UE.

Les deux objectifs vont de pair. Certes, procéder à des réformes structurelles tout en repoussant une armée d’invasion constitue un défi exceptionnel. Mais la situation militaire difficile de l’Ukraine, marquée par la lente avancée des forces russes et les bombardements de plus en plus meurtriers, ne saurait justifier d’abandonner la lutte contre la corruption.

Le refus de Vladimir Poutine d’accepter le choix des Ukrainiens de se tourner vers l’Occident est précisément à l’origine de son agression. […] L’avertissement de la société ukrainienne à ses dirigeants est clair : l’état de guerre et ses terribles contraintes sur le fonctionnement démocratique ne doivent pas permettre d’abaisser les exigences en matière d’honnêteté et de responsabilité des dirigeants. C’est aussi pour cela que les Ukrainiens se battent.

Le Monde, éditorial, En Ukraine, le sursaut démocratique

Lundi 4/8, 7h40

Corée(s).

« A partir d’aujourd’hui, l’armée commence à retirer les haut-parleurs », a déclaré lundi à la presse Lee Kyung-ho, porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense.

[…] En juin, Séoul a cessé d’émettre de la propagande anti-Pyongyang le long de la frontière. La Corée du Nord a dès le lendemain arrêté de diffuser les bruits inquiétants qui perturbaient jour et nuit les habitants du Sud proches de la ligne de séparation.

Le président Lee Jae-myung, récemment élu après que son prédécesseur a été destitué suite à une déclaration avortée de loi martiale, avait ordonné à l’armée d’interrompre les diffusions dans le but de « rétablir la confiance ».

Arrivé au pouvoir début juin, le président a promis de tendre la main à Pyongyang, arguant que, « quel qu’en soit le coût, la paix est préférable à la guerre ».

Son prédécesseur, qui maintenait une ligne dure vis-à-vis de Pyongyang, avait commencé à diffuser de la K-pop et des bulletins d’information en réponse à une série de ballons remplis de déchets envoyés vers le sud par Pyongyang.

[…] Si Séoul « espérait » inverser la situation « avec quelques mots doux, il n’y a pas pire erreur de calcul que cela », a tonné Kim Yo Jong, l’influente soeur du dirigeant nord-coréen.

[…] Les deux pays demeurent techniquement en guerre, car la guerre de Corée de 1950-1953 s’est terminée par un armistice et non par un traité de paix.

La Libre, Corée du Sud: retrait des haut-parleurs le long de la frontière avec le Nord

Lundi 4/8, 7h40

Trumpette du jour.

Cartoon Movement, Maarten Wolterink, Higher numbers with Trump

Les faits sont têtus, Donald Trump aussi. Le président américain a limogé la directrice du Bureau des statistiques de l’emploi (BLS) après la publication d’un rapport sur le marché du travail qui lui a déplu.

« A mon avis, les chiffres de l’emploi d’aujourd’hui étaient truqués afin de donner une mauvaise image des républicains et de moi-même – […] une arnaque totale », a-t-il expliqué sur son réseau social Truth Social pour justifier sa décision. « L’économie est en plein boom avec ‘Trump’ », avait-il auparavant assuré. […]

Les Échos, Trump intensifie la reprise en main de l’administration
 

[…] Erika McEntarfer est la commissaire du Bureau fédéral des statistiques, un organisme qui publie les résultats de référence sur l’emploi, la productivité et les prix aux États-Unis. Son dernier rapport mensuel dépeint un tableau plus sombre qu’attendu de l’état du marché du travail.

Il pointe ainsi que le nombre d’emplois créés les mois de mai et de juin a été beaucoup moins important qu’escompté : 19 000 en mai et 14 000 en juin contre les 258 000 attendus, soit le niveau le plus bas depuis la pandémie de Covid.

[…] Le rapport publié l’agence fédérale est en tous les cas le signe que le marché du travail américain se détériore rapidement.

[…] En attendant, l’annonce du renvoi d’Erika McEntarfer suscite l’émoi de nombre d’économistes et les vives réactions des opposants démocrates au président milliardaire.

« Renvoyer la responsable d’une agence gouvernementale stratégique parce que vous n’aimez pas les chiffres qu’elle produit, c’est ce qui arrive dans les pays totalitaires, pas dans les pays démocratiques », a ainsi dénoncé Larry Summers, ancien ministre des finances du président Bill Clinton puis conseiller de Barack Obama.

La Croix, Donald Trump, fâché avec les statistiques et les mauvais chiffres de l’emploi

Lundi 4/8, 0h50

Loi Duplomb (suite).

Des gens signent encore la pétition pour l’abrogation de la loi Duplomb : 2 100 865 signataires à 0h50.


Lundi 4/8, 0h25

Korouptssia (suite).

[…] Des milliers d’Ukrainiens, jeunes pour la plupart (la conscription des hommes commence à 25 ans), se sont retrouvés à Kyiv, Lviv et Dnipro pour manifester leurs désaccords, malgré l’état de guerre.

Pour beaucoup d’entre eux, la décision de la présidence ukrainienne [de rogner l’indépendance des deux agences anticorruption du pays] a été perçue comme une trahison. « Ils ont franchi une ligne rouge et brisé le pacte que nous avions selon lequel tant que la guerre dure nous ne devions pas manifester contre les autorités, afin de rester unis »,relevait ainsi, jeudi 31 juillet, Bohdan Prykhodko, 22 ans, un jeune documentariste venu manifester avec d’autres amis.

[…] A l’image de l’ensemble de la population, nombre d’entre eux ont des proches qui combattent sur le front – ou ont été tués. Le jeune Bohdan Prykhodko, qui compte plusieurs amis militaires, dit aussi être venu manifester à Kyiv par « sens du devoir » : « Pour tous ceux qui sont aujourd’hui dans des prisons russes ou bloqués sur la ligne de front », affirme-t-il. « Les soldats défendent notre pays », déclare aussi Angelina Onykiichuk, 19 ans. Et notre tâche à nous, les civils dans les villes, consiste à venir le défendre ici. Car les problèmes de corruption peuvent faire baisser le soutien international qui nous aide à nous battre »,poursuit la jeune femme.

[…] Pour [le jeune acteur] Ivan Bilash, « se débarrasser de ces organisations revenait un peu à cracher sur l’héritage et le combat de ceux qui sont morts pendant la révolution ».

Cette révolution de Maïdan, qui a été suivie de l’annexion russe de la Crimée et du début de la guerre à l’est du pays, est centrale dans le discours des jeunes manifestants. Bien que trop jeunes pour y participer, tous en gardent un souvenir direct, à l’instar d’Ivan Bilash, qui se souvient d’avoir visité les barricades une fois avec sa grand-mère, alors qu’il avait 14 ans. « Nous n’étions que des enfants mais cela a impacté notre mentalité, cela a forgé notre manière de voir la politique et les politiciens. On a compris qu’on pouvait vraiment changer nos vies »,explique-t-il. « Ce qu’il s’est passé avec la loi sur les agences est la preuve que nous sommes une vraie démocratie, estime Angelina Onykiichuk. Et que nous ne serons jamais comme la Russie. »

Le Monde, Thomas d’Istria (Kyiv, correspondant), En Ukraine, ces jeunes qui ont fait plier Volodymyr Zelensky : « Se débarrasser des agences anticorruption revenait un peu à cracher sur l’héritage de Maïdan »

Dimanche 3/8, 22h05

Je les regarde vingt secondes.

Assassiné par les Russes hier matin.

Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique

Sophia, Mykyta, leur fils de 2 ans Lev et leur bébé à naître ont été tués par la frappe russe sur Kyiv le 31 juillet. La famille était originaire de Sloviansk et avait fui l’invasion russe. Le missile russe a frappé l’entrée de l’immeuble résidentiel où ils louaient un appartement.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 3/8, 22h00

Vu en Russie.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 3/8, 14h50

Vu en Ukraine.

Le Monde, Live — Des soldats de la 13ᵉ brigade d’opérations de la garde nationale ukrainienne lors d’une séance de thérapie par l’art entre deux missions, à Kharkiv le 2 août 2025. SOFIIA GATILOVA / REUTERS

Dimanche 3/8, 14h45

Platch (sorte d’onomatopée évoquant une énième chute de petite bouse ).

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a repris bon nombre des arguments avancés par le président russe Vladimir Poutine et le président biélorusse Alexandre Loukachenko lors d’une conférence de presse le 1er août, accusant l’Ukraine de l’absence de progrès dans les négociations et signalant l’engagement indéfectible de la Russie à respecter ses exigences de longue date.

Lavrov a affirmé le 1er août que les négociations de paix ukraino-russes visant à mettre fin à la guerre de la Russie en Ukraine progressaient et a accusé l’Ukraine de ralentir le rythme des négociations. Lavrov a affirmé que la Russie attendait une réponse concrète de l’Ukraine concernant sa proposition de créer des groupes de travail en ligne. Lavrov a également affirmé que le président ukrainien Volodymyr Zelensky modifiait sans cesse ses exigences en matière de négociations et de cessez-le-feu.

Lavrov a signalé l’engagement de la Russie à respecter ses objectifs de guerre de longue date en Ukraine et l’exigence russe que tout accord de paix élimine les « causes profondes » de la guerre. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 août, traduction automatique

Dimanche 3/8, 14h45

Ploutch (sorte d’onomatopée évoquant le son d’une chute dans un liquide passablement épais).

L’Ukraine a mené une série de frappes de drones à longue portée contre des infrastructures énergétiques en Russie dans la nuit du 1er au 2 août.

Les Forces ukrainiennes de systèmes sans pilote (USF) ont signalé le 2 août avoir mené une frappe de drone contre la raffinerie de pétrole Rosneft Ryazan , l’une des quatre plus grandes raffineries de Russie. Les USF ont indiqué que la frappe de drone avait déclenché un incendie à grande échelle dans la raffinerie et causé des dommages importants à ses installations de production.

Les USF ont indiqué que l’usine produit environ 840 000 tonnes de kérosène d’aviation TS-1 par an, soit environ 8,4 % de la production totale de TS-1 de la Russie, et jusqu’à 17 millions de tonnes de pétrole par an, soit 6,1 % du raffinage pétrolier total de la Russie.

Le gouverneur de l’oblast de Riazan, Pavel Malkov, a affirmé le 2 août que les systèmes de défense aérienne et de guerre électronique (GE) russes avaient abattu des drones au-dessus de l’oblast et que des débris de drones étaient tombés sur une entreprise non précisée. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 août, traduction automatique

Dimanche 3/8, 13h40

Putler et le roi de la patate sont sur un banc.

Service de presse du Kremlin

Vendredi, Vladimir Poutine a rencontré son homologue biélorusse, Alexandre Loukachenko, dans un monastère isolé de la région de Carélie, au nord de la Russie. Après un office religieux, les deux présidents se sont assis sur un banc à l’extérieur et ont répondu aux questions des journalistes, portant notamment sur l’invasion russe en cours en Ukraine et l’absence de progrès dans les négociations d’un cessez-le-feu. Poutine et Loukachenko ont également commenté la politique anticorruption en Ukraine et le récent accord commercial entre les États-Unis et l’UE.

[…] Poutine a rappelé les pertes de l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale et a reconnu que ces combattants avaient « créé les conditions permettant aux soldats d’aujourd’hui, qui sont actuellement au combat, d’aller de l’avant et d’avoir cette opportunité ». Le président a ensuite ajouté : « En ce sens, aucune perte n’a été vaine. »

[…] Loukachenko a également déclaré avoir récemment demandé à Poutine d’expliquer la lenteur des progrès en Ukraine. « C’est parce que je me soucie du peuple », m’a-t-il répondu », a rappelé le président biélorusse. Il a ensuite félicité Poutine pour avoir maintenu le nombre de victimes en deçà de celui de la Seconde Guerre mondiale.

Meduza, « C’est lent parce qu’il se soucie » Le président biélorusse affirme que la retenue humanitaire de Poutine en Ukraine limite l’avancée de la Russie, traduction automatique & Deepl

Dimanche 3/8, 13h30

Comment ça se passe.

Compact

Le 15 juillet, Dmitri Rylko, directeur général de l’Institut russe d’études des marchés agricoles (IKAR), a introduit un nouvel euphémisme dans une interview accordée au magazine agricole Pole.rf : « récolte compacte ». Ce terme s’ajoute à un lexique croissant de double langage étatique visant à retranscrire la dure réalité en des termes vagues et plus doux. Depuis le début de la guerre à grande échelle, les médias et les responsables pro-gouvernementaux ont de plus en plus recours à des expressions comme « croissance négative » au lieu de « déclin », ou « forte détonation » au lieu d’« explosion ».

Le simple fait qu’un euphémisme soit nécessaire pour décrire la production céréalière du pays a semblé de mauvais augure à beaucoup. « Qu’est-ce qu’une récolte de céréales compacte ? » a demandé un internaute sous une publication utilisant ce terme. « Du genre, « il n’y aura rien à manger, mais fermez-la  » ? Et ne parlons même pas de la qualité. »

[…] Quelques jours après la première apparition de cette expression, un agriculteur de la région de Rostov l’a critiquée dans une interview accordée à Novye Izvestia, la qualifiant de décision prévisible d’un gouvernement qui gère mal le secteur agricole – et qui s’efforce ensuite de reformuler les conséquences avec un langage conçu pour rendre la réalité moins sombre.

[…] L’IKAR prévoit une récolte céréalière d’environ 130 millions de tonnes en 2025, soit à peu près le même niveau, voire un peu plus, qu’en 2024 (qui s’élevait à 126 millions de tonnes, selon Rosstat). Ce chiffre est sensiblement inférieur aux rendements habituels de la Russie (la récolte de 2023 s’élevait à 145 millions de tonnes), mais reste largement suffisant pour couvrir la prochaine campagne de semis, répondre à la demande intérieure et soutenir les exportations.

Contrairement au pétrole, au gaz et aux métaux, les exportations de céréales russes ne sont pas soumises à des sanctions et continuent de générer de précieuses recettes étrangères. […]

Meduza, Le discours du Kremlin sur les céréales La « récolte compacte » de la Russie est la dernière entrée dans son répertoire d’euphémismes en pleine expansion, traduction automatique
Ruslan Shamukov / TASS / Profimedia

Mater

Dans un contexte de guerre et de baisse de la natalité, le Kremlin a instauré une nouvelle fête : la Journée de la femme enceinte. Pour marquer l’occasion, maternités, hôpitaux et même écoles professionnelles organisent des ateliers sur les soins aux nouveau-nés, partagent des informations sur les programmes d’aide de l’État et distribuent des cadeaux. Les autorités espèrent remédier à la crise démographique du pays en requalifiant la grossesse en contribution publique plutôt qu’en événement privé, mais les sociologues préviennent que de tels efforts ne changent guère la réalité matérielle des jeunes familles. Le média indépendant Glasnaya a enquêté sur l’origine et les raisons de la Journée de la femme enceinte, ainsi que sur le rôle des fêtes sexistes dans la société russe. […]

Meduza, « Vous aurez envie de recommencer ! » À l’occasion de la Journée de la femme enceinte, la Russie redéfinit la maternité comme un devoir patriotique, traduction automatique

Dimanche 3/8, 13h15

Dimanche.

Music of sound, Detritus 796

Dimanche 3/8, 8h30

Comment ça se passe.

KOSTIANTYNIVKA, Oblast de Donetsk — Il y a quatre mois à peine, les rues ternes de la ville de Kostiantynivka étaient pleines de vie. Avec tous les signes distinctifs d’un centre de front animé – des dizaines de soldats faisant la queue pour un café et une pizza après leur retour de position aux civils courageux vivant, travaillant et jouant comme à leur habitude – la véritable guerre était proche, mais jamais vraiment là.

Au cours du printemps et de l’été, Kostiantynivka s’est transformée en une ville d’ombres, avec des voitures militaires roulant à toute vitesse dans les rues centrales en direction de leurs positions, tandis que les civils restants qui ont refusé d’évacuer se déplacent entre les appartements et les sous-sols, à la recherche de l’essentiel.

En mai, même les bastions les plus tenaces de la civilisation ukrainienne — le bureau de poste de Nova Poshta et la légendaire station-service Okko — ont été contraints de fermer après avoir été la cible d’attaques russes.

[…] S’adressant au Kyiv Independent sous couvert d’anonymat, un officier de la brigade défendant le canal a déclaré que les gains étaient principalement dus à une pénurie critique d’infanterie disponible pour défendre une ligne de front de plus en plus poreuse.

Oleksandr « Lif », opérateur de drone de la brigade Liubart, sur des positions près de Kostiantynivka, dans l'oblast de Donetsk, le 5 juillet 2025. (Francis Farrell/The Kyiv Independent)

[…] Se réfugiant du soleil de midi dans une position ombragée au bord des arbres au sud de Kostiantynivka, une équipe de drones FPV de la brigade Liubart effectue vol après vol le septième jour de leur quart de travail.

Cette façon de faire la guerre, avec des hélices, des lunettes, des écrans et des bombes imprimées en 3D, était inimaginable il y a seulement cinq ans ; elle est désormais monnaie courante.

[…] Mais contrairement aux vidéos dramatiques de frappes de drones qui définissent désormais la manière dont la guerre est menée, les cibles de cette équipe ne sont pas des chars, des voitures ou même des soldats russes , mais de la verdure – des endroits désignés sur les lignes d’arbres où des mouvements ennemis ont été repérés.

[…] Le pilote, Ihor « Yuh », 21 ans, est un homme de peu de mots, sirotant des boissons énergisantes tout en dirigeant un drone après l’autre vers des endroits dans la végétation désignés par le quartier général.

« Nous ciblons principalement les buissons… Je ne suis pas un fan de la nature », plaisante-t-il laconiquement lors d’une courte pause entre deux vols.

« Ces salauds continuent de disparaître dans le feuillage épais, il suffit de frapper à proximité pour qu’ils rampent et se montrent. »

[…] « Auparavant, lorsque nous étions confrontés à des formations plus motorisées et mécanisées », a déclaré [Lif, 21 ans], « nous avions des colonnes de véhicules presque tous les jours – jusqu’à 20 – ils arrivaient, nous les détruisions, et l’après-midi, nous étions simplement assis à les regarder brûler. »

« Depuis avril, ce sont de petits groupes d’infanterie qui s’infiltrent le long des champs et des arbres, de 1 à 5 personnes. »

[…] « On les repère, on les détruit, mais avec le large secteur qu’on a à défendre, ils arrivent souvent à passer, et soudain on se rend compte que l’ennemi est passé derrière nos lignes.

« Ensuite, nous devons les trouver et les détruire rapidement, puis retourner directement au groupe suivant qui arrive. »

[…] « Ils disposent simplement d’une quantité massive de main-d’œuvre, et même si cela semble être une façon stupide de les utiliser, vous pouvez voir le résultat, en particulier grâce à la suppression de notre logistique », a-t-il déclaré.

Sacs de fournitures empilés, prêts à être livrés aux soldats ukrainiens sur des positions près de Kostiantynivka, dans l'oblast de Donetsk, le 5 juillet 2025. (Francis Farrell/The Kyiv Independent)
Un opérateur de drone de la brigade Liubart prépare un drone bombardier lourd sur des positions près de Kostiantynivka, dans l'oblast de Donetsk, le 5 juillet 2025. (Francis Farrell/The Kyiv Independent)

[…] Avec son concurrent bien nommé, le drone bombardier lourd Vampire, le Bat s’est fait un nom dans les premières années de la guerre à grande échelle en tant que bombardier nocturne dévastateur, ce qui lui a valu le surnom de « Baba Yaga » parmi les soldats russes, qui comparaient le drone à la sorcière du folklore slave.

Les positions de drones bombardiers comme celle-ci auraient pu autrefois contenir des caches de bombes à larguer sur l’ennemi, mais maintenant la charge utile principale est un peu différente.

[…] Dans un grand tas à côté de l’abri, des dizaines de sacs en plastique verts attendent leur tour pour être attachés à la soute à bombes du drone et s’envoler vers leurs destinataires.

Soigneusement fixé avec du ruban adhésif et des attaches zippées, chaque sac est marqué de son contenu : nourriture, eau, essence, grenades et tout ce dont un soldat pourrait avoir besoin.

Des extras, notamment des outils comme des scies et des haches ou des médicaments, peuvent être ajoutés aux colis de soins à la dernière minute.

Au lieu d’un redoutable Baba Yaga, les drones ont plutôt adopté le rôle d’un Uber Eats de première ligne, livrant des fournitures essentielles par voie aérienne, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

[…] « Surtout en été, les gars ont besoin d’eau en permanence, et ils ne vont pas la transporter sur 20 kilomètres pour se rendre à leurs positions, c’est sûr. »

[…] Alors que la Russie continue de réaliser des gains progressifs dans cette partie de l’oblast de Donetsk, la poche dans laquelle s’est transformée la défense de Kostiantynivka devient lentement plus profonde et plus prononcée.

Avec de nouvelles avancées russes, notamment à l’ouest, Kostiantynivka pourrait être menacée par la même situation détériorée à laquelle est actuellement confrontée la ville voisine de Pokrovsk.

Mais avec des pertes russes constamment élevées et la plupart des brigades tenant bon dans leurs secteurs respectifs, le cours des prochains mois est loin d’être acquis d’avance, a déclaré Lif.

« Il y aura certainement des combats pour Kostiantynivka elle-même, la question est de savoir quand », a-t-il déclaré.

« Cela dépend de plusieurs facteurs : la façon dont nous sommes réapprovisionnés, l’efficacité avec laquelle nous pouvons détruire l’ennemi, si nous avons la possibilité de nous reposer, car on ne peut pas travailler 30 jours d’affilée et rester efficace. » […]

The Kyiv Independent, Francis Farrell, Au cœur de la bataille de Kostiantynivka, alors que les forces ukrainiennes se préparent à une attaque russe sur trois fronts, traduction automatique & Deepl

[C’est là qu’était Pacha l’année dernière]

Carte des avancées des forces russes autour de la ville de Kostiantynivka, dans l'oblast de Donetsk, au cours de l'été 2025. (Nazar al-Rifai/The Kyiv Independent)

Dimanche 3/8, 8h25

Zapo.

L’équipe de l’AIEA à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhya (ZNPP) a entendu des explosions et vu de la fumée provenant d’un endroit proche où la centrale a déclaré qu’une de ses installations auxiliaires avait été attaquée aujourd’hui, a déclaré le directeur général Rafael Mariano Grossi.

L’équipe de l’AIEA a été informée par la ZNPP que l’installation avait été frappée par des bombardements et des drones à partir de 9 heures du matin, à peu près au moment où l’équipe pouvait entendre une activité militaire.

L’installation auxiliaire est située à 1 200 mètres du périmètre du site de la ZNPP et l’équipe de l’AIEA pouvait encore voir de la fumée provenant de cette direction dans l’après-midi. […]

AIEA, mise à jour 307, 2 août, traduction automatique

Dimanche 3/8, 8h15

America, America : téloche d’état.

Le Sénat américain a confirmé samedi la nomination de l’ancienne juge et personnalité télévisuelle Jeanine Pirro [74 ans] au poste clé de procureure de Washington, faisant d’elle le dernier présentateur de Fox News en date nommé par Donald Trump à de hautes fonctions.

[…] Elle s’est fait un nom en animant plusieurs émissions télévisées dont «Justice with Judge Jeanine» (justice avec juge Jeanine) diffusé pendant 11 ans sur Fox News, la chaîne préférée des conservateurs. Avec son poste de procureure de la capitale, l’un des plus importants du pays, Jeanine Pirro rejoint ainsi les rangs d’autres recrues pour de hautes fonctions au sein des chaînes d’information en continu.

Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a co-animé l’émission «Fox & Friends Weekend» et le secrétaire aux Transports Sean Duffy, a été candidat d’émissions de télé-réalité et co-présentateur sur Fox Business. […] [Avec elle, ça n’en fait jamais que trois]

Le Figaro, États-Unis : une ancienne présentatrice de Fox News confirmée comme procureure de Washington

Dimanche 3/8, 8h10

Live.

Le Monde, Live

Samedi 2/8, 15h20

Zapo.

Un incendie qui s’était déclaré près de la centrale nucléaire de Zaporijia après un bombardement ukrainien a été maîtrisé, a déclaré samedi l’administration russe de la centrale située en Ukraine. L’administration de la centrale a déclaré sur Telegram qu’un civil avait été tué, mais qu’aucun employé du site ou membre des services de secours n’avait été blessé. […]

Le Monde, Live

Samedi 2/8, 13h10

Coucou. La ville de D était sous l’attaque de drones aujourd’hui, mais je ne suis plus là, je suis rentrée à Kryvyi Rih hier soir. Ça va. Pacha est intact aussi.

Olga, Viber (texte)

Samedi 2/8, 12h10

C’est bientôt dimanche : Mars (y avait longtemps).

Diego Agrimbau et Gabriel Ippoliti, GOSPEL MARTIEN
in Metal Hurlant, Vacances Métalliques

Samedi 2/8, 11h30

Drones (suite).

Le 31 juillet, Bluesky relayait l’évacuation d’un soldat ukrainien grâce à la livraison d’un vélo électrique par drone. C’était un peu plus compliqué.

[…] Le sauvetage du soldat, indicatif d’appel « Tankist », a été filmé par son unité, le bataillon des Forces de la Liberté de la 4e brigade de réaction rapide « Rubizh » de la Garde nationale. Le bataillon a ensuite publié la vidéo sur sa chaîne YouTube.

La vidéo de 16 minutes et 16 secondes s’ouvre sur un soldat devant un écran qui observe Tankist grâce aux images transmises par un drone ISR et lui donne des instructions. Il était seul et sous le feu ennemi depuis environ cinq jours, surveillé en permanence par des drones ukrainiens.

« OK, je vous entends. Je vous entends très bien », dit le soldat devant l’écran. « Allez, c’est parti. Commençons. »

La vidéo passe ensuite à un drone qui descend un vélo à Tankist. Cependant, des problèmes surviennent rapidement. La première tentative échoue car le drone est abattu. La deuxième tentative échoue car le vélo est trop lourd. Ce n’est qu’à la troisième tentative que Rubizh parvient à livrer le vélo. Cependant, les soldats qui surveillent sa fuite regardent avec horreur Tankist heurter une mine à quelques centaines de mètres de l’endroit où il a récupéré le vélo. Malgré l’explosion, Tankist n’a subi que des blessures légères et les troupes ont finalement pu le rejoindre et l’emmener dans un abri. De là, il a finalement pu rentrer, grâce à un autre vélo largué par un drone.

Bien qu’il s’agisse d’un événement très inhabituel, tout bien considéré, le sauvetage de troupes par drone devient de plus en plus courant. Comme nous l’avons déjà signalé, les deux camps ont de plus en plus recours aux UGV pour les opérations de sauvetage.

[…] La rapidité est particulièrement importante lors des opérations de recherche et de sauvetage au combat et d’évacuation des blessés. Les professionnels de la santé parlent souvent de « l’ heure d’or  », les 60 premières minutes suivant une blessure grave, où ils ont les meilleures chances de sauver la vie de la personne ou d’éviter des séquelles permanentes graves.

Dans ces situations, chaque seconde compte, et en Ukraine, de toute façon, les robots deviennent les meilleures options pour ces missions de sauvetage de plus en plus risquées.

« C’est comme si c’était quelque chose sorti tout droit du monde de la science-fiction », a déclaré l’un des camarades soldats de Tankist.

The War Zone, Des vélos électriques largués par drone sauvent un soldat ukrainien pris au piège derrière les lignes ennemies, traduction automatique & Deepl

L’article cite le sauvetage par un drone agricole, dans un contexte civil, d’un homme menacé par une crue.

Ian Bremmer, X

Samedi 2/8, 11h30

Rumeur.

Les faits sont rapportés par le très conservateur New York Post, un titre du groupe Murdoch, très prisé des MAGA. Et ils sont si troublants qu’ils semblent tout droit sortis d’un nouvel épisode de la série populaire The Americans.

L’enquête porte sur Sergio Gor, chargé par le Président Trump de la sélection de quatre mille membres de l’exécutif recrutés pour mettre en œuvre son programme. En tant que directeur des personnels de la Maison-Blanche, Monsieur Gor doit préalablement s’assurer de leur loyauté avant de leur délivrer une accréditation. Il s’est acquitté de sa tâche avec une minutie extrême allant jusqu’à vérifier les anciens tweets et dons politiques des postulants.

Mais d’après plusieurs sources de l’administration, il s’est lui-même soustrait à cette obligation : « Le vetter-in-chief[vérificateur en chef, NDLR] n’a pas remis son formulaire standard (86 ou SF-86), une série de questions de plus de 100 pages requises pour les fonctionnaires qui ont besoin d’une habilitation de sécurité. Parmi les questions auxquelles les candidats doivent répondre sous peine de sanctions pénales figurent leur lieu de naissance et l’existence éventuelle de liens avec l’étranger. » Remplir le formulaire est la première étape nécessaire pour tout candidat à l’obtention d’une accréditation, notamment pour les personnes qui travaillent à la Maison-Blanche. Il marque le début d’un processus impliquant le FBI et le ministère de la Défense, précise le New York Post. […]

Desk Russie, Le « Serpent »

Samedi 2/8, 11h15

Narratif russe.

Le titre d’un article publié ce mercredi par l’une des plus importantes agences de presse russes, Ria Novosti, semble relancer une rhétorique maximaliste aux relents génocidaires, quelques jours après les déclarations de Vladimir Poutine, affirmant que « toute l’Ukraine nous appartient ».

Nous le traduisons en intégralité et le situons dans un contexte marqué par les tergiversations nucléaires de Donald Trump et son ultimatum lancé à Vladimir Poutine.

Ce mercredi 30 juillet, l’agence de presse russe RiaNovosti a publié un article au titre explosif : «  Il n’y a pas d’autre solution  : personne ne doit rester en vie en Ukraine  », accompagné d’une iconographie laissant présager une catastrophe nucléaire.

Aussitôt, les réseaux sociaux se sont enflammés, criant à l’« appel au génocide ».

Le paratexte de l’article semble en effet donner corps aux visions les plus radicales véhiculées par certains comptes sur les réseaux sociaux et émissions de télévision russes. La représentation d’une faucheuse survolant des chars aux drapeaux ukrainiens en lambeaux, dans un paysage en feu, évoque non pas une guerre conventionnelle, mais une volonté d’extermination totale.

Son auteur, Kirill Strelnikov, est une figure peu connue. On lui doit une série de publications provocatrices sur les plateformes de propagande russes, à commencer par les déclinaisons régionales de Sputnik en Biélorussie, Abkhazie, Ossétie, Lituanie et Lettonie. Il s’agit d’un publicitaire de profession, «  copywriter  » et «  marketeur  » selon le site internet où il propose ses services. Il organise des séminaires et tient une chaîne Telegram sur les campagnes de communication et le «  marketing créatif  », promettant de stimuler la visibilité et les commandes des auteurs de chaînes YouTube. 

L’argument de l’article repose sur une logique d’inversion propagandiste : loin de formuler un appel au massacre de l’ensemble de la population ukrainienne, Kirill Strelnikov accuse au contraire les pays occidentaux de pratiquer un jusqu’au-boutisme militariste sans se préoccuper des pertes humaines considérables subies par l’Ukraine. Cet imaginaire de mort totale, diffusé par une agence proche du pouvoir, n’est donc pas seulement une provocation ou un signal d’alarme qui devrait nous alerter sur l’évolution du discours russe vers une rhétorique d’anéantissement ; il vise surtout à rendre l’Europe et l’Occident responsables de toute escalade, alors que l’on observe des signaux nucléaires à la suite de l’ultimatum lancé par le président Trump.

L’un des motifs de cette obstination belliciste résiderait dans une véritable illusion d’optique, voire un mensonge organisé. L’Occident ferait planer l’idée que l’armée ukrainienne serait la «  meilleure du monde  » face à une armée russe impuissante et chaotique. 

À ses yeux, il s’agit surtout d’une flatterie cynique grâce à laquelle les Occidentaux persuadent les Ukrainiens de lutter jusqu’au dernier, dans le seul but de continuer à utiliser l’Ukraine comme une sorte de polygone militaire permettant de tester, dans des conditions d’attrition bien réelle, l’efficacité de leur matériel et les stratégies de la guerre future. On ne niera pas que des responsables politiques, commandants militaires, experts et fabricants d’armes européens se soient à plusieurs reprises montrés satisfaits, en public ou en privé, de disposer d’un terrain d’expérimentation militaire grandeur nature en Ukraine — car on en apprend davantage sur un canon Caesar et un système HIMARS près de Pokrovsk face à des Russes que dans un exercice de l’OTAN près de Rovaniemi, face à des arbres.

Comme il est de coutume dans ce type de production propagandiste, le texte accumule les citations douteuses ou tronquées, tout en multipliant les marques de mépris à l’égard des Ukrainiens, faisant fi des aspirations d’un peuple à ne pas vivre sous le joug d’un régime sanguinaire.

Cette publication pourrait du même coup signaler un infléchissement de la position russe face à l’ultimatum lancé par Donald Trump à Vladimir Poutine réduisant de 50 jours à seulement 10-12 jours le délai pour conclure un accord de paix avec l’Ukraine, sous peine de graves sanctions économiques et de tarifs douaniers supplémentaires — la Russie ayant été pour le moment épargnée par la guerre commerciale du président, qui a toutefois ciblé l’Ukraine. La récente décision du gouvernement indien, qui a choisi cette semaine d’interrompre les achats de pétrole russe, pourrait effectivement conduire la Fédération de Russie à prendre davantage au sérieux les menaces du président états-unien, dont les tergiversations et rétractations des mois passés avaient entamé la crédibilité.

Les réactions typiquement agressives de l’ancien président russe, Dmitri Medvedev, qui a qualifié l’ultimatum de nouveau « pas vers la guerre… non pas avec l’Ukraine, mais avec l’Amérique elle-même », s’inscrivent, dans un autre registre, dans le même discours anti-occidental d’inspiration karaganovïenne.

Conformément au topos invariable de la propagande russe, les Ukrainiens apparaissent ici comme des pions manipulables et manipulés, menacés d’anéantissement par un Occident indifférent aux crimes de guerre et agressions qui frappent quotidiennement les populations civiles, et dont le seul but consisterait à ôter toute forme d’autonomie et de souveraineté à un pays aux portes de la Russie. […]

[vient ensuite la traduction de l’article de Ria Novosti]

Le Grand Continent, « Il n’y a pas d’autre solution : personne ne doit rester en vie en Ukraine »

Samedi 2/8, 10h50

Drones.

L’une des plus grandes fermes d’impression 3D d’Ukraine. 300 imprimantes, 2 tonnes de plastique par mois, — Wild Hornets

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Samedi 2/8, 10h45

Louka 1er a dit.

Loukachenko a affirmé le 1er août que la Russie et la Biélorussie avaient pris des mesures importantes ces dernières années pour compenser l’impact des sanctions occidentales et que les deux pays survivraient à de futures sanctions supplémentaires.

Loukachenko a affirmé que la Russie était un « trésor » de minéraux et de technologies et que la Russie et la Biélorussie prouveraient leurs capacités aux sceptiques (faisant vraisemblablement référence à l’Occident). Loukachenko a affirmé que « nous [la Russie et la Biélorussie] avons toujours été et serons toujours » et que les Russes et les Biélorusses ne devraient pas s’inquiéter des sanctions occidentales. Les déclarations de Loukachenko sont les dernières en date des efforts continus du Kremlin pour présenter la stabilité économique à ses publics étrangers et nationaux et pour décourager l’Occident d’imposer des sanctions supplémentaires à la Russie en affirmant que les sanctions n’ont aucun impact sur l’économie russe. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er aout, traduction automatique

Samedi 2/8, 9h50

Jouons au con (suite).

Cartoon Movement, Burkhard Mohr, Donald Trump is inconsolable
Les tentatives de Trump pour persuader Poutine d’accepter un cessez-le-feu dans la guerre en Ukraine ont échoué.

[…] Nul ne sait si l’annonce de Donald Trump a conduit à un changement effectif de position des sous-marins américains et si ceux-ci sont à propulsion nucléaire et-ou armé d’ogives nucléaires. Ils n’ont en théorie pas à être repositionné, pouvant atteindre leur cible à des milliers de kilomètres de distance.

[…] L’initiative du président américain incite à la prudence. Le comité éditorial du Wall Street Journal estime certes que Joe Biden a « beaucoup trop toléré le chantage nucléaire de la Russie » et calibré ses ripostes dans la guerre en Ukraine tout en jugeant que « la théorie du fou de Trump », qui consiste à être complètement imprévisible « a ses limites ». Lors de son premier mandat, le républicain avait utilisé cette tactique face à son homologue nord-coréen, Kim Jong-un, déclarant que son « bouton nucléaire » était « beaucoup plus gros et plus puissant » que celui de M. Kim.

[…] Mais la Corée du Nord n’est pas la Russie. Vendredi, le président russe, Vladimir Poutine, a répondu indirectement pour la première fois à Donald Trump depuis son ultimatum de lundi. « Toutes les déceptions naissent d’attentes démesurées, a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec son homologue biélorusse, Alexandre Loukachenko, près de Saint-Pétersbourg. […]

Le Monde, Face à la Russie, « la théorie du fou » de Donald Trump, qui annonce mobiliser deux sous-marins nucléaires

Vendredi 1/8, 20h05

Attaque de civils (suite).

Nastia, l’une des filles tuées lors de l’attaque russe sur Kyiv, avait 13 ou 14 ans, sa sœur avait 10 ans, selon Liza, la camarade de classe de Nastia.

Leur mère est également décédée. La famille vivait au 6e étage. Leur père, qui est un Defender, est arrivé sur les lieux du drame.

Le bilan des morts à Kyiv est désormais de 31 personnes.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 1/8, 20h00

Qualité russe.

Chasiv-Yar, autrefois une ville de 15 000 habitants, est aujourd’hui entièrement détruite et en ruines.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 1/8, 19h15

Jouons au con.

Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth Social avoir ordonné que « deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les zones appropriées » après des commentaires « provocateurs » de l’ancien président russe, Dmitri Medvedev.

« J’ai ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les zones appropriées, au cas où ces déclarations idiotes et incendiaires soient plus sérieuses que cela. Les mots comptent et peuvent souvent avoir des conséquences imprévues, j’espère que cela ne sera pas le cas cette fois », a écrit le président américain. […]

Le Monde, Live

Vendredi 1/8, 17h05

Kamtchatka (suite).

Avant le tremblement de terre
Après le tremblement de terre

La base de sous-marins nucléaires de l’Extrême-Orient russe semble avoir été endommagée par le tsunami qui a balayé la côte Pacifique du pays mercredi, selon des images satellite obtenues par The Telegraph.

Une section d’une jetée s’est courbée par rapport à sa position d’origine, indiquant peut-être qu’elle s’est détachée de ses amarres, ont révélé des images prises par le satellite Umbra Space jeudi matin.

Il ne semble pas qu’un sous-marin ait été amarré à proximité au moment de l’impact et les experts ont déclaré que les dommages causés à la structure seule n’auraient que peu de signification militaire.

[…] Sur des photos satellite prises le 17 juillet, on peut voir un sous-marin amarré à la jetée, qui semble aujourd’hui endommagée. Sur les deux séries d’images, un navire de surface est amarré du côté ouest de la jetée.

[…] Umbra Space utilise des satellites radar à synthèse d’ouverture (SAR), qui peuvent pénétrer la couverture nuageuse qui a empêché d’autres systèmes d’obtenir une image claire de l’impact du tsunami sur Rybachiy.

[…] Sur des images distinctes d’Umbra partagées en ligne, on peut voir deux sous-marins encore amarrés à leurs quais après le tsunami. Les bateaux en maintenance seraient particulièrement vulnérables aux fortes vagues, incapables de prendre la mer et de s’échapper.

[…] Un officier de la marine russe à la retraite, qui a déclaré au site War Zone qu’il n’avait pas entendu parler de dommages sérieux à Rybachiy, a déclaré : « Ces bases ont été conçues et construites en tenant compte de la possibilité d’une attaque nucléaire de l’ennemi. »

[…] Cependant, même des dommages mineurs à la base ont conduit certains à se demander si Moscou était sage d’abriter autant d’actifs de sa flotte du Pacifique dans un seul endroit. […]

The Telegraph, Une base de sous-marins nucléaires russes endommagée par le tsunami, selon des images satellites, traduction automatique

Vendredi 1/8, 7h20

Nicaragua.

Le gouvernement du Nicaragua a signalé sa volonté de reconnaître les revendications de la Russie sur quatre oblasts ukrainiens actuellement sous occupation partielle, selon une lettre envoyée par le président nicaraguayen Daniel Ortega [79 ans] au président russe Vladimir Poutine le 30 juillet, a rapporté le média local El 19 Digital.

[…] Le Nicaragua est également l’un des rares pays à voter aux côtés de la Russie dans les résolutions de l’ONU condamnant l’agression de Moscou, rejoignant ainsi les rangs de pays comme la Biélorussie, la Corée du Nord et la Syrie.

[…] L’annexion illégale des quatre oblasts ukrainiens par le Kremlin fait suite à des référendums largement condamnés , organisés sous l’occupation russe, lors de l’invasion à grande échelle. Malgré cette déclaration, les forces russes ne contrôlent totalement aucun des quatre oblasts. […]

The Kyiv Independent, Le Nicaragua se dit prêt à reconnaître l’annexion des territoires ukrainiens occupés par la Russie, selon les médias, traduction automatique

Vendredi 1/8, 7h05

Korouptssia (suite) : rétropédalage.

[…] Confronté à la première crise politique grave depuis le début de son mandat, il y a six ans, Volodymyr Zelensky a d’abord tenté de défendre le texte en accusant les structures concernées d’inefficacité et d’être sous « influence russe ». Il a fini par assurer jeudi avoir « écouté » les manifestants et a proposé un nouveau texte, salué par le NABU et le SAP, et qui vient d’être voté par les députés.

Si la contestation de la population a évidemment joué dans la volte-face de Volodymyr Zelensky, la pression inédite de ses alliés occidentaux semble l’avoir convaincu d’agir au plus vite. Ces derniers lui ont clairement signifié que le recul des réformes anticorruption représentait un risque sérieux pour les financements européens, dont le pays est dépendant, ainsi que pour son intégration au sein de l’Union européenne.

Le Monde, Live
Des manifestants se rassemblent devant le théâtre Ivan Franko à Kyiv, en Ukraine, le 30 juillet 2025, pour protester contre la loi détruisant l'indépendance des agences d'enquête anticorruption ukrainiennes. (Serhii Korovayny / The Kyiv Independent)

L’attaque de la semaine dernière contre les agences de lutte contre la corruption – un effort conjoint de Zelensky et du Parlement – a conduit aux premières manifestations de rue antigouvernementales que l’Ukraine ait connues depuis plus de trois ans, depuis le début de la guerre à grande échelle de la Russie en 2022.

La première manifestation a échoué. Zelensky a signé le projet de loi scandaleux la semaine dernière, alors même que des manifestants se rassemblaient sous les fenêtres de son administration. Mais lorsque les manifestations ont doublé d’ampleur le lendemain, cela a sans aucun doute envoyé un message alarmant.

Deux des prédécesseurs de Zelensky ont connu des révolutions sous leur mandat, l’un d’eux ayant été évincé par la révolution EuroMaïdan de 2014. Les dirigeants ukrainiens ont donc une sensibilité naturelle à la voix de la rue, même s’ils font semblant de la snober.

[…] Et comme si cela ne suffisait pas, en coulisses, des appels et des messages des dirigeants de l’Union européenne ont été adressés au gouvernement de Kyiv. […] Étant donné que l’UE est un donateur financier majeur qui maintient l’Ukraine à flot alors que son économie est en difficulté pendant la guerre, Bruxelles dispose d’une influence considérable sur le gouvernement ukrainien. Elle semble l’avoir utilisée.

[…] Le fait que le peuple ukrainien, soutenu par Bruxelles, ait pu contraindre son gouvernement à abroger une loi scandaleuse constitue une victoire significative pour la démocratie. Or, la démocratie, à l’échelle mondiale, connaît peu de succès ces derniers temps.

C’est aussi un rappel opportun pour les autres nations : c’est ainsi que l’on défend la démocratie : en la défendant. Les Ukrainiens l’ont démontré par le passé, l’ont encore démontré aujourd’hui et devront probablement le faire à l’avenir. Sans parler de leur lutte contre la Russie depuis onze ans, tout cela pour rester un pays libre et démocratique.

Une affiche joint des images du président Volodymyr Zelensky et de l'ancien président pro-russe Viktor Ianoukovitch lors d'une manifestation contre un nouveau projet de loi limitant les agences de lutte contre la corruption à Kyiv, en Ukraine, le 23 juillet 2025. (Scott Peterson / Getty Images)

[…] Personne n’a été tenu responsable de la débâcle qui a déclenché les manifestations — l’effort scandaleux visant à saper les agences anti-corruption ukrainiennes et à faire reculer la démocratie ukrainienne d’une décennie. Cela signifie que les auteurs de cette attaque contre l’avenir démocratique de l’Ukraine sont toujours à leur place et peuvent frapper à nouveau, dans le même effort pour consolider davantage de pouvoir et saper les quelques freins et contrepoids restants.

[…] Avec cela à l’esprit, sachant que nous devons être vigilants à l’avenir, nous pouvons célébrer aujourd’hui. […]

The Kyiv Independent, Éditorial : La démocratie a gagné en Ukraine, mais elle sera à nouveau mise à l’épreuve, traduction automatique

Vendredi 1/8, 6h50

Attaque contre les civils (suite).

Une autre attaque à grande échelle menée pendant la nuit par la Russie à l’aide de missiles et de drones a frappé Kyiv le 31 juillet, faisant au moins 26 morts et plus de 150 blessés, selon les autorités locales. Le bilan devrait s’alourdir, car les proches continuent d’attendre à l’extérieur pour connaître le sort de leurs proches.

[…] Le voisin avait l’habitude de promener son chien à 4 heures du matin, ce qui lui a sauvé la vie puisque son appartement a été détruit, a déclaré Melnychonok [un habitant].

Valentyna Polivida, une femme de ménage qui habite de l’autre côté de la rue, a déclaré avoir d’abord entendu les explosions des drones de type Shahed, puis s’être rendue dans la cuisine pour regarder par la fenêtre afin de comprendre ce qui se passait. C’est alors que le missile a frappé.

Polivida, âgée de 61 ans, a déclaré qu’elle souhaitait que les Russes ressentent ce qu’ils ont infligé aux Ukrainiens : la douleur et la souffrance.

The Kyiv Independent, « C’était la fin du monde » — Une frappe russe à la roquette et au drone sur Kyiv fait au moins 26 morts et plus de 150 blessés, traduction Deepl
Les premiers intervenants effectuent une opération de sauvetage sur le site d'une frappe russe dans un quartier résidentiel de Kyiv, en Ukraine, le 31 juillet 2025. (Serhii Korovayny / The Kyiv Independent)

Vendredi 1/8, 0h35

Trumpette du jour (mais qui sait…).

Donald Trump a qualifié d’« écœurante » la dernière vague d’attaques russes sur l’Ukraine, après des bombardements sur Kyiv ayant fait au moins 16 morts. Le président américain a confirmé qu’il allait prendre des sanctions contre la Russie, déclarant : « Je ne sais pas si cela va avoir un impact, mais nous allons le faire. » […]

Le Monde, Live

Mini journal de juillet.