Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
Alexandre Loukachenko dirige la Biélorussie depuis 1994. Photographie : Sergei Guneyev/AP
[…] Depuis l’arrivée au pouvoir de Trump, Loukachenko, homme fort et autoritaire qui dirige la Biélorussie depuis 1994, s’éloigne progressivement du gel diplomatique, cherchant prudemment un espace au-delà de Moscou, qui considère la Biélorussie à la fois comme son allié le plus proche et comme un tampon vital.
[…] Pendant la majeure partie de ses trois décennies au pouvoir, Loukachenko – souvent décrit comme le dernier dictateur d’Europe – a bâti sa survie sur l’art de se défendre entre Moscou et l’Occident.
Il s’est appuyé sur les généreuses subventions russes en pétrole et en gaz pour maintenir à flot l’économie publique biélorusse, tout en laissant la porte entrouverte à Bruxelles chaque fois que Moscou exerçait une pression trop forte, lui faisant parfois miroiter des promesses de réformes démocratiques qui ne se sont jamais concrétisées.
C’est l’élection présidentielle truquée de 2020 et la répression brutale qui a suivi qui ont rompu les relations de Minsk avec l’Europe et les États-Unis – et ont laissé Loukachenko dépendant de Moscou pour sa survie.
[…] La Russie est intervenue avec des prêts, des réductions sur l’énergie et des garanties de sécurité pour consolider sa position au moment le plus vulnérable, et lorsque Poutine a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022, l’étreinte s’est encore resserrée.
La Biélorussie a servi de base arrière et de plateforme logistique aux troupes russes, son territoire servant de tremplin aux attaques contre l’Ukraine depuis le nord, à seulement 145 kilomètres de Kiev. Depuis l’invasion à grande échelle, Minsk et Moscou ont signé un pacte de sécurité de grande envergure, et Loukachenko, après des années de résistance, a accepté d’accueillir des armes nucléaires russes sur le sol biélorusse.
[…] Affichant clairement sa volonté d’engagement, il a invité ce mois-ci des officiers américains à observer les exercices militaires Zapad-2025 – la première participation de ce type depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie – et a publiquement affirmé que les forces biélorusses avaient contribué à l’interception de drones russes se dirigeant vers la Pologne.
[…] La question centrale est de savoir quelle marge de manœuvre Moscou accordera à son allié le plus proche pour tenter une ouverture vers l’Ouest – et s’il peut agir indépendamment de la Russie.
[…] Yauheni Preiherman, fondateur du Conseil de dialogue de Minsk sur les relations internationales, un groupe de réflexion qui collabore avec le ministère biélorusse des Affaires étrangères, a déclaré : « La question n’est pas de savoir jusqu’où les Russes nous « autoriseront » à aller. […] Personne ici n’est assez fou pour tenter de devenir une autre Ukraine – chacun comprend les risques. Mais il existe une détermination, parfois tacite, à saisir toute occasion qui nous permettrait de rouvrir cet espace et de travailler de manière plus indépendante.
[…] Après la libération des prisonniers politiques au début du mois, les États-Unis ont annoncé un allègement partiel des restrictions imposées à Belavia, la compagnie aérienne nationale biélorusse, marquant le premier assouplissement des restrictions depuis des années.
« Les sanctions ont été levées, certes pour une seule entreprise, mais une entreprise importante », a déclaré [Artyom] Shraibman [chercheur non résident au Centre Carnegie Russie-Eurasie]. « Le symbole est plus important : cela crée un précédent et ouvre la voie à des négociations. Et Loukachenko a des arguments à faire valoir. »
[…] Loukachenko semble désormais miser sur l’administration Trump, convaincu qu’un rapprochement avec Washington forcera l’Europe à se conformer.
[…] Mais à Bruxelles, on semble se demander si la position belliciste de l’UE à l’égard de la Biélorussie – elle a depuis longtemps exclu tout contact avec le régime de Loukachenko – a atteint les limites de son utilité, selon des personnes au courant des discussions.
« La pression maximale n’a pas fonctionné », a déclaré un diplomate européen. « Après cinq ans d’isolement, nous n’avons pas atteint nos objectifs déclarés. La Biélorussie est plus proche de la Russie, et la répression persiste. »
La question de savoir quelle politique devrait remplacer celle actuelle reste floue, a ajouté le diplomate, étant donné le refus de Loukachenko de faire des compromis ou de rompre avec Moscou.
« Le rapprochement avec Loukachenko a ses limites : il sait jouer ce jeu à fond. »
The Guardian, Piotr Sauer, « Sa drogue, c’est le pouvoir » : Loukachenko tend la main à l’Occident, traduction automatique
Mardi 30/9, 18h00
Orbanovitcherie : eh ben voilà c’est dit (suite).
Les Russes ont gagné. Cette guerre est déjà jouée. La question est de savoir quand nous parviendrons à un accord avec les Russes : s’agira-t-il d’un accord entre les États-Unis et la Russie, ou les Européens seront-ils enfin prêts à négocier et à tenir des pourparlers euro-russes ?…
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mardi 30/9, 11h35
Drones & anti-drones : la solution pas chère.
Face à la menace d’attaques de drones ukrainiens, les Russes ont commencé à protéger les raffineries de pétrole avec des structures métalliques et des filets. La vidéo montre une raffinerie de pétrole à Samara.
C’était dimanche : faire que la vie sur Terre redevienne tendance — peut-être ?
[…] Face à la crise du marché de la puériculture, les fédérations du secteur appellent à un sursaut politique. Pour Olivier Marin, «il est important qu’avoir un bébé redevienne tendance». «“Make birth great again”», lance-t-il. […]
Le Figaro, «Il faut qu’un bébé redevienne tendance» : comment la baisse de la natalité pèse sur le marché de la puériculture
Lundi 29/9, 19h25
Zapo.
La centrale nucléaire de Zaporijia fonctionne sur générateurs depuis six jours, et la quantité de diesel nécessaire reste inconnue. Si la Russie ne crée pas les conditions nécessaires au rétablissement de la connexion de la centrale au réseau électrique ukrainien, une situation d’urgence est fort probable, selon la Commission de réglementation nucléaire.
Un hélicoptère d’attaque russe Mi-28 [à quelques millions] a été abattu par un drone FPV [à 500 balles] de la 59e brigade des forces des systèmes sans pilote d’Ukraine, selon le commandant Robert « Magyar » Brovdi.
Ce n’est plus la paix, ce n’est pas la guerre (suite).
L’ancienne directrice du MI5, Eliza Manningham-Buller, affirme que la Grande-Bretagne est peut-être déjà en guerre avec la Russie, non pas au sens traditionnel du terme, mais en raison des cyberattaques, des sabotages et des opérations secrètes constantes menées par Moscou. Elle a averti que l’hostilité de la Russie n’a fait que s’intensifier depuis l’invasion de l’Ukraine.
Comment ça se passe : s’occuper des têtes de cochon.
Onze personnes ont été arrêtées en Serbie, soupçonnées d’avoir participé à plusieurs opérations en France et en Allemagne « incitant à la haine », notamment « en jetant de la peinture verte sur le Mémorial de la Shoah, plusieurs synagogues et un restaurant juif » et « en plaçant des têtes de cochon près de sites religieux musulmans », ont déclaré lundi 29 septembre la police et le ministère de l’intérieur.
Ces onze individus auraient été entraînés par un autre ressortissant serbe, « actuellement en fuite » et « agissant sous les instructions d’un service de renseignement étranger », ajoute le communiqué du ministère de l’intérieur. […]
Le Monde, Têtes de cochon devant des mosquées : onze arrestations en Serbie, selon le ministère de l’intérieur
[…] « L’Ukraine n’est pas un pays indépendant et souverain, c’est nous qui la maintenons à flot, donc elle ne devrait pas se comporter comme si elle l’était », a-t-il ajouté. Selon lui, si « l’Occident décidait demain de ne plus donner un seul forint, l’Ukraine s’effondrerait ». Le forint est la monnaie en circulation en Hongrie. […]
[…] Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que la Russie profiterait de sa prochaine présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) pour « réexaminer » les accords de Dayton de 1995, probablement dans le but de déstabiliser les Balkans et de diviser et de distraire l’Europe.
Le 28 septembre, Lavrov a affirmé que la présidence russe du CSNU, prévue pour octobre 2025, « examinerait la mise en œuvre des accords de Dayton » (qui ont mis fin à la guerre de Bosnie de 1992-1995), affirmant que ces accords risquent de « s’effondrer » car ils portent atteinte aux « droits du peuple serbe ». Lavrov a également affirmé qu’il y avait des « violations flagrantes des accords de Dayton » et que la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par l’Occident constituait une attaque contre l’État serbe.
Lavrov a accusé l’Occident de tenter de désintégrer l’État de Bosnie-Herzégovine et a affirmé qu’il s’agissait d’une atteinte aux « intérêts vitaux du peuple serbe », notamment à l’orthodoxie serbe, tant au Kosovo qu’en Bosnie-Herzégovine. Le Kremlin entretient des relations étroites avec la Republika Srpska (l’entité politique serbe en Bosnie-Herzégovine) et a déjà exploité cette relation pour accroître son influence dans les Balkans, semer la division en Europe et saper les accords de Dayton soutenus par les États-Unis afin de semer la zizanie dans les Balkans.
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 28 septembre, traduction automatique
Lundi 29/9, 9h35
Moldavie.
Le Parti Action et Vérité (PAS), au pouvoir depuis 2021, a obtenu 50,03% des votes. Il devance le Bloc patriotique, prorusse, qui affiche un score de 24,26% et dont l’un des dirigeants, l’ancien président Igor Dodon (2016-2020), a revendiqué la victoire et appelé à une manifestation lundi dans la capitale Chisinau.
Selon les projections, le PAS pourrait conserver sa majorité absolue au Parlement avec 55 sièges sur 101. Il en détenait 63 dans l’assemblée sortante.
En troisième position figure, avec 7,99%, le Mouvement alternatif national (MAS) du maire de Chisinau, Ion Ceban, qui avait appelé à voter contre le PAS.
[…] Un peu plus de 52% des électeurs moldaves ont pris part à ce scrutin où ils devaient trancher entre la poursuite du rapprochement avec l’Union européenne ou un retour dans le giron russe.
Le PAS a limité plus qu’attendu son recul par rapport aux législatives de 2021, où il avait recueilli 52,8% des voix contre 27,2% pour le Bloc des socialistes et communistes d’Igor Dodon. […]
Le Figaro, Moldavie : le parti pro-européen gagne les législatives avec 50,03% des voix
Lundi 29/9, 9h10
Pan dans ton etc. (suite).
L’évolution de posture militaire qui a été actée par les 32 pays membresde l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à la suite d’incursions de drones russes dans l’espace aérien de l’Alliance, dans la nuit du 9 au 10 septembre, puis celles d’avions de chasse russes, en Estonie, le 19 septembre, est un pas dont il n’est pas encore évident de mesurer toutes les implications, mais qui marque un vrai virage depuis le début de la guerre en Ukraine.
[…] A la question « Un pays allié pourrait-il désormais être en mesure d’abattre un chasseur russe s’il pénétrait son espace aérien, plutôt que de simplement “l’intercepter” et “l’escorter” – selon les termes militaires en vigueur – pour le ramener dans ses frontières ? », la réponse est maintenant possiblement oui. Même si le chef des forces de l’OTAN s’est bien gardé de détailler les éventuels garde-fous mis en place pour éviter une telle escalade.
[…] Les partisans d’une « ligne rouge clair »,à l’instar de Rachel Rizzo, chercheuse au sein du think tank américain Atlantic Council, considèrent qu’il faut prendre le risque d’avoir à abattre « un chasseur russe », comme la Turquie l’a fait en 2015. Mais de nombreux experts plaident en faveur de moins de lisibilité. Dans une « guerre hybride, les réponses ne doivent pas nécessairement être symétriques », même si « chaque acte hostile devrait entraîner une sanction », argue Jaanika Merilo, conférencière à l’Ecole supérieure de la sécurité publique estonienne.
[…] La levée des restrictions sur certaines règles d’engagement de l’OTAN vis-à-vis des avions de chasse russes aux confins de l’espace aérien de l’Alliance n’est toutefois pas une fin en soi. Les intrusions russes, intentionnelles ou non, sont aussi un poison lent qui s’affranchit aisément des frontières. Chaque dénonciation publique d’une incursion est, par essence, un aveu de faiblesse pour un Etat et autant de vecteurs de déstabilisation et de clivages au sein de son opinion nationale.
Jusqu’à présent, les répercussions du conflit ukrainien avaient surtout eu une forme clandestine et hybride (incendies, colis piégés, cyberattaques, etc.). Désormais, elles impliquent directement le champ militaire conventionnel, et en première ligne. C’est peut-être là le vrai coup de semonce pour les Européens.
Le Monde, Guerre en Ukraine : le virage des nouvelles règles d’engagement de l’OTAN face aux incursions russes
Dimanche 28/9, 21h45
Pan dans ton drone, pan dans ton avion.
[…] A raison, plusieurs dirigeants politiques ont déclaré que tout objet volant violant l’espace européen d’un pays de l’OTAN devait être abattu, sauf danger pour la population civile – cela fut invoqué pour Copenhague. La Turquie a abattu un avion russe le 24 novembre 2015, sans aucune conséquence. Si prochaine fois il y a, il faudra faire de même, et agir en actes plutôt qu’en paroles. Moscou joue de notre passivité.
Nous devons non seulement nous garder d’invoquer un risque d’escalade, alors que la non-réponse est au contraire une invitation faite à la Russie à escalader. De notre côté, il devient urgent de cesser de désescalader. Depuis vingt-cinq ans, les signaux forts envoyés au Kremlin sont trop peu nombreux. La France, notamment, a accompli des progrès remarquables dans la veille en matière de propagande et elle commence à riposter. En revanche, le volet répressif vis-à-vis des relais français de Moscou fait défaut et les investigations restent faibles.
[…] Si, nous n’avons pas la volonté de répondre directement aux attaques russes contre l’Ukraine, nous en deviendrons de moins en moins capables en Europe. Gagner la guerre en Ukraine est le seul moyen d’assurer notre sécurité à terme. C’est une ligne de front stratégique, mais aussi mentale. Nous ne pouvons pas, sans dissonance cognitive grave, reconnaître que Poutine nous fait la guerre, de manière totale, et penser qu’on peut faire la paix avec lui. Chaque jour de tergiversations renforce la Russie. La guerre, aujourd’hui, peut être gagnée. Cela sera-t-il encore le cas demain ?
Le Monde, Nicolas Tenzer, enseignant à Sciences Po Paris, Incursions de drones : « La Russie teste la résolution des sociétés démocratiques à répondre à ses menaces »
Dimanche 28/9, 21h35
Pétrole russe : pan dans ton nez.
[…] Désormais produits en grandes quantités, certains drones ukrainiens peuvent toucher des cibles à plus de 1.000 km, loin dans le territoire russe. Fin septembre, ils ont notamment atteint l’immense usine Gazprom d’Astrakhan et des portions cruciales d’oléoducs –des coups durs pour l’approvisionnement russe en essence et diesel. «Tout est parti du constat suivant: la Russie supporte d’énormes pertes humaines, mais pas la perte d’argent», explique un responsable des opérations à longue portée. «Il faut tarir les ressources qui financent leur système et la guerre.» Cibler l’industrie pétrolière est ainsi devenu central.
Ce tournant correspond également à un affaiblissement des défenses anti-aériennes russes, souvent repositionnées près des lignes de front, laissant le territoire exposé. Depuis août, seize raffineries russes ont été visées, certaines à plusieurs reprises, des terminaux pétroliers ont explosé à Primorsk sur la Baltique et des stations de pompage cruciales pour l’export ont été mises hors d’état.
Les résultats se font déjà sentir: l’export de pétrole russe chute à son plus bas niveau depuis le début du conflit, la Russie doit instaurer des restrictions internes, certaines stations sont à sec jusque dans la banlieue de Moscou et les images de files d’attente font le tour des réseaux sociaux russes. La baisse de recettes s’accentue, au point que le Kremlin est contraint d’admettre dans la presse d’État que des pénuries s’étendent dans tout le pays, y compris la Crimée.
[…] l’Ukraine veut créer une véritable rupture et rendre la poursuite de la guerre insoutenable économiquement pour Moscou –tout en gardant l’initiative technologique sur l’usage des drones. «Les sanctions les plus efficaces, ce sont les incendies dans les raffineries russes, les terminaux, les dépôts», clamait récemment Volodymyr Zelensky dans un discours télévisé. […]
Slate, L’Ukraine a trouvé comment gripper la machine de guerre russe et elle ne s’en prive pas, d’après un article de The Atlantic
La chaîne d’État « Zvezda » (Étoile) est gérée par l’armée russe. Capture Rutube
Sur la chaîne de l’armée, « Zvezda », une émission entièrement générée par des algorithmes prend férocement pour cible les dirigeants occidentaux.
La présentatrice annonce d’emblée la couleur : « L’émission que j’anime est réalisée de la première à la dernière image par un réseau neuronal. La tâche est très simple : filtrer toutes les absurdités politiques perpétrées par l’Occident la semaine dernière. ». Natalia Metlina, connue pour animer des talk-shows, siège par également à la Douma sur les bancs de Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine. Cette fois-ci toutefois, ce n’est pas elle qui s’exprime mais son avatar, nous avertit-on, même si rien ne permet aux téléspectateurs de distinguer que cette élégante blonde n’est qu’une image virtuelle. Omniprésente désormais, l’IA permet de mener des opérations de désinformation et de manipulation de l’opinion publique, notamment en générant des vidéos ou des audios falsifiés de personnalités, afin de rendre plus crédibles de fausses informations. Moscou et ses relais se sont activement approprié cet instrument. […]
Le Figaro, «Filtrer les absurdités politiques perpétrées par l’Occident» : à la télévision russe, l’IA mobilisée pour la guerre informationnelle
Dimanche 28/9, 14h40
Moldavie.
Les Moldaves ont commencé à voter pour des élections parlementaires cruciales qui décideront si le pays de 2,4 millions d’habitants maintient son chemin vers l’adhésion à l’UE ou s’il retombe dans l’orbite de Moscou, dans un contexte de rumeurs d’ingérence russe.
La présidente Maia Sandu et son parti pro-occidental Action et Solidarité (PAS) sont confrontés à un défi de taille lors des élections de dimanche, face à une alliance de partis pro-russes et nostalgiques de l’Union soviétique, dirigée en partie par l’ancien président Igor Dodon, que Sandu a battu en 2020.
Les sondages suggèrent que le PAS devrait rester le plus grand parti mais pourrait perdre sa majorité parlementaire, ce qui pourrait limiter les efforts de Sandu pour faire adopter les changements nécessaires à l’adhésion à l’UE. […]
The Guardian, La Moldavie se rend aux urnes pour un vote crucial qui pourrait la rapprocher de l’UE ou de la Russie, traduction automatique
Maia Sandu vote dans un bureau de vote de Chişinău. Photographie : NurPhoto/Shutterstock
Dimanche 28/9, 14h30
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
[…] lorsque Trump déclare que l’Ukraine pourrait reconquérir son territoire face à une Russie qu’il qualifie de « tigre de papier », sa communication est d’abord destinée au maître du Kremlin qui se garde bien de réagir directement. En effet, la réalité est que l’armée russe n’a jamais été aussi faible suite à ces années de guerre aux pertes effrayantes et aux conquêtes marginales. L’armée de Poutine, dans son état actuel, n’a pas les moyens de s’attaquer à d’autres pays européens.
La Russie emploie donc contre les pays européens – sans jamais s’en prendre aux Etats-Unis – son arme principale, qui n’est ni un missile ni un avion mais la peur, qu’elle sait instiller dans nos démocraties encore convaincues qu’elles n’auraient plus à se battre. Cette peur de se battre, de combattre, n’arrête pas de tourmenter les pays européens tandis que les Etats-Unis, quant à eux, n’ont jamais cessé de le faire dans le monde entier depuis la Seconde Guerre mondiale, acculturant leur société à la nécessité de défendre, y compris par les armes, leurs intérêts à défaut de la paix.
[…] Les drones posent des questions inédites pour des institutions militaires européennes qui ne brillent pas par leur capacité d’innovation et encore moins d’adaptation à un contexte qui évolue très, très rapidement. Difficiles à détecter (leurs signatures visuelles, radars et thermiques sont très faibles), compliqués à identifier et plus encore à intercepter, les drones surgissent au-dessus de nos territoires comme pour nous rappeler que nous sommes exposés à cet empire menaçant qu’est devenue la Russie de Poutine.
[…] La première capacité à acquérir consiste à pouvoir repérer ces drones et à les identifier (toujours dommage de traquer un drone « ami » !). Les Ukrainiens ont développé pour cela un vaste dispositif de détecteurs acoustiques pour compléter les surveillances radar ou thermique.
La deuxième capacité clef dans cette guerre des drones réside bien sûr dans le fait de pouvoir les neutraliser sans générer des coûts prohibitifs (un drone coûte des dizaines de milliers d’euros, un missile des centaines) le tout sans provoquer des dégâts collatéraux qui seraient inacceptables. Les solutions de brouillage, par exemple, sont très difficiles à utiliser près d’un aéroport sans risquer de perturber les liaisons indispensables à la circulation aérienne.
[…] Pour leur neutralisation physique – leur destruction –, les Ukrainiens développent actuellement une génération de drones intercepteurs en estimant que ce sont finalement les vecteurs les plus à même d’aller chasser leurs congénères, à l’identique de l’histoire des avions de chasse développés du fait de l’essor des avions pour observer et bombarder durant la Première Guerre mondiale… c’est l’ère des « drones de guerre », qui volent en essaim plutôt qu’en escadrille.
[…] pour contrer les drones russes, les Ukrainiens ont aussi développé une symétrie dans l’utilisation de ces armes. Ils frappent désormais quasiment au quotidien le territoire russe en visant tout spécialement les installations pétrolières et gazières.
Cette question de symétrie invite les Européens à développer une capacité équivalente aux provocations des Russes. Si ces derniers utilisent des drones pour survoler et perturber le trafic aérien de grands aéroports européens ou des sites sensibles, un message dissuasif pourrait leur être envoyé en faisant de même, à savoir perturber la circulation aérienne de grands aéroports russes par exemple ou les logiciels de gestion des bagages comme les Russes l’ont fait récemment en Europe.
En effet, la capacité de dissuasion ne s’applique pas seulement au domaine nucléaire, mais à tout l’arsenal des armes classiques et permet de renvoyer aussi un message essentiel, celui qui manque le plus dans les arsenaux européens : la démonstration de notre capacité à nous battre.
[…] Après ce détour par les drones, revenons à Donald Trump dont les propos sur la guerre en Ukraine pourraient laisser penser à une implication plus importante des États-Unis. […] Des mesures militaires complèteraient assurément les sanctions financières et douanières dont on voit bien que, si elles sont importantes, elles restent insuffisantes pour empêcher un apprenti tsar de mener la guerre qui lui permet de rester au pouvoir.
[…] Trump voudrait se parer des habits d’un « promoteur de la paix », mais il est aujourd’hui principalement le promoteur du chaos en acceptant que la loi du plus fort puisse être appliquée par ses amis, Poutine comme Netanyahou, dans une manière d’agir qui déstabilise l’intégralité des relations internationales.
Si Trump monopolise l’espace médiatique avec ses déclarations imprévisibles et souvent incohérentes, le Président américain n’en reste pas moins un facteur crucial du chaos actuel. Et les pays européens ont tout à gagner, dans ce désordre, à s’organiser ensemble dans une véritable Union qui dépasserait enfin le « simple » club de commerçants et de banquiers pour s’occuper de leur propre sécurité.
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Trump, promoteur de la paix ou du chaos ?
Dimanche 28/9, 14h20
Attaque contre des civils (suite).
Au moins quatre personnes, dont une fille de 12 ans, ont été tuées et plus de 70 ont été blessées lors de la dernière attaque massive de missiles et de drones russes survenue dans la nuit, a rapporté le ministre de l’Intérieur Ihor Klymenko le 28 septembre.
L’attaque a duré plus de 12 heures et la Russie a lancé près de 500 drones et plus de 40 missiles , selon le président Volodymyr Zelensky. Kiev et Zaporijia sont les villes ayant signalé les dégâts les plus importants à ce jour. […]
The Kyiv Independent, « Tactiques insidieuses » — Une frappe massive de missiles et de drones russes fait au moins 4 morts et plus de 70 blessés à Kiev, dans sa région et à Zaporijia, traduction automatique
[…] Le ministère russe de la Défense a déclaré dimanche avoir mené une attaque « massive » contre l’Ukraine en utilisant des armes aériennes et maritimes à longue portée et des drones pour cibler des infrastructures militaires, y compris des aérodromes.
Moscou a nié avoir ciblé des civils dans sa guerre contre l’Ukraine, bien que des milliers de personnes aient été tuées et que des zones résidentielles aient été gravement endommagées par ses attaques. […]
Reuters, La Russie bombarde Kyiv et d’autres régions avec des attaques massives de drones et de missiles, traduction automatique
Des secouristes interviennent sur le site d'un impact dans un quartier résidentiel après des attaques de drones et de missiles russes à Kiev, en Ukraine, le 28 septembre 2025. REUTERS/Thomas Peter
Dimanche 28/9, 0h25
Allemagne.
[Le chancelier] Merz a déclaré que les discussions sur une vie pacifique en Allemagne étaient terminées.
Il a expliqué qu’en raison de l’augmentation du nombre d’attaques hybrides sur les infrastructures critiques et les réseaux cybernétiques, le pays a cessé de vivre dans des conditions de paix.
[Concept : ce n’est plus la paix, mais ce n’est pas la guerre]
Samedi 27/9, 20h55
Comment ça se passe : l’AIEA est pote avec tous les nucléophile.
L’Ukraine a critiqué la participation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au forum de la Semaine atomique mondiale organisé par la Russie le 26 septembre, affirmant qu’elle était exploitée par la propagande russe, selon un communiqué du ministère ukrainien des Affaires étrangères.
Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, s’est rendu à Moscou le 26 septembre pour participer au forum, qui marquait le 80e anniversaire de l’industrie nucléaire russe. Il a également rencontré Rosatom, l’agence nucléaire russe, reconnue complice de crimes de guerre commis à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, occupée par la Russie en 2022.
[…] Au cours de sa visite, Grossi a assisté à des événements officiels et a rencontré le président russe Vladimir Poutine et le PDG de Rosatom Alexeï Likhachev « pour échanger sur la nucléaires sûreté et la sécurité à la centrale nucléaire de Zaporijia Grossi », a écrit sur X.
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a condamné le forum et la présence de l’AIEA, affirmant que « la Russie a effectivement utilisé le leadership de l’agence à ses propres fins de propagande ». […]
The Kyiv Independent, L’Ukraine condamne la visite du chef de l’AIEA en Russie et la réunion de Rosatom, traduction automatique
[« Nucléophiles de tous les pays, etc. »]
Samedi 27/9, 20h55
Fuku.
Des blogueurs ukrainiens boivent du thé dans une maison abandonnée de la zone d'exclusion nucléaire de Fukushima avant d'être arrêtés pour intrusion. (Urbanics/Telegram)
L’ambassade d’Ukraine au Japon a présenté des excuses après l’arrestation de trois ressortissants ukrainiens pour avoir pénétré dans la zone d’exclusion autour de la centrale nucléaire de Fukushima-1, site d’une catastrophe nucléaire en 2011.
La chaîne publique japonaise NHK a identifié les détenus comme étant Anatoliy Dybak, 34 ans, Vladyslav Savinov, 29 ans, et Olexander Krukov, 43 ans. Ce sont des blogueurs vidéo actifs sur YouTube et Telegram , qui filment des vidéos de lieux abandonnés et interdits à travers le monde.
La police locale a arrêté les trois personnes le 23 septembre à Okuma, dans la préfecture de Fukushima, à l’intérieur de la zone d’exclusion décrétée par le gouvernement après la catastrophe. L’accès à cette zone reste strictement interdit en raison du risque persistant de radiation. […]
The Kyiv Independent, L’Ukraine réagit à l’arrestation de YouTubeurs dans la zone nucléaire de Fukushima au Japon, traduction automatique
Samedi 27/9, 20h50
Comment ça se passe : foutre la merde à droite et à gauche.
L’enquête sur les dernières opérations d’ingérence extérieure, destinées à semer la discorde et à exacerber les tensions communautaires au sein de la société française, progresse. Selon nos informations, les jets de peinture verte, dans la nuit du 30 mai à Paris, sur le Mémorial de la Shoah, trois synagogues et un restaurant, et le dépôt, dans la nuit du 8 septembre, de neuf têtes de cochon devant des mosquées de la région parisienne ont été pilotés par une même personne localisée en Serbie. Selon une source judiciaire, un mandat d’arrêt a été délivré à son endroit. Cette piste renforce les soupçons à l’égard du renseignement militaire russe (GRU), une hypothèse confortée, sur le terrain du renseignement, grâce à la coopération de la France et des pays alliés. […]
Le Monde, Têtes de cochon devant des mosquées : l’enquête privilégie la piste du renseignement militaire russe
Samedi 27/9, 13h00
Zapo.
L’alimentation électrique externe de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, occupée par la Russie, est coupée depuis plus de trois jours, une panne record qui suscite des inquiétudes quant à la sécurité du site de six réacteurs situé en première ligne de la guerre en Ukraine.
Des générateurs de secours sont utilisés pour alimenter les systèmes de refroidissement et de sécurité après que la dernière ligne électrique de la centrale a été coupée du côté russe à 16h56 mardi et il n’y a aucun signe immédiat que la ligne sera reconnectée.
Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a qualifié la situation de « profondément préoccupante » mercredi et a rencontré Vladimir Poutine jeudi, mais la situation persiste.
Les experts occidentaux et les responsables ukrainiens craignent que le Kremlin ne fabrique une crise pour consolider son emprise sur la centrale, la plus grande d’Europe, et que la Russie prenne des mesures à haut risque pour allumer au moins un réacteur malgré les conditions de guerre.
[…] Mardi, la ligne a été endommagée côté russe, à environ 1,6 km de la centrale. Les exploitants russes ont déclaré que les réparations étaient « compliquées par les bombardements incessants des forces armées ukrainiennes », bien que l’Ukraine affirme ne jamais tirer sur la centrale ni à proximité, arguant que cela représenterait un risque inacceptable.
L’AIEA a déclaré avoir été informée par les opérateurs russes qu’il y avait suffisamment de diesel pour alimenter les générateurs pendant 20 jours sans réapprovisionnement en combustible. Mais Grossi a déclaré que la perte d’alimentation externe « augmente le risque d’accident nucléaire ».
Sept des dix-huit générateurs disponibles alimentent le refroidissement du site, mais s’ils tombaient en panne, ont indiqué des sources ukrainiennes, il y aurait un risque que le combustible nucléaire des six réacteurs chauffe de manière incontrôlable pendant plusieurs semaines, conduisant à une fusion. […]
The Guardian, Craintes de sécurité alors que l’alimentation électrique externe de la centrale nucléaire de Zaporijia est toujours coupée après trois jours, traduction automatique
Nicolas Sarkozy condamné à 5 ans de prison dans le procès pour corruption en Libye.
Samedi 27/9, 12h50
Hongrie.
La Hongrie a publié vendredi une liste nouvellement créée d’«organisations terroristes» où figure le mouvement «Antifa» qui se réclame de «l’antifascisme», après la signature lundi par le président américain, Donald Trump, d’un décret en ce sens, à la suite de l’assassinat du militant conservateur Charlie Kirk. Suivant l’exemple américain, le gouvernement hongrois a publié un décret dans le journal officiel, ordonnant la création d’une liste nationale des groupes terroristes.
[…] «Il faut dire que l’Antifa et ses sous-organisations affiliées sont des organisations terroristes», a déclaré vendredi le Premier ministre, Viktor Orban, l’allié le plus proche de Donald Trump dans l’UE, lors de son entretien hebdomadaire à la radio publique. «Et sans qu’ils aient encore commis de crimes, avant qu’ils n’en commettent, des mesures doivent être prises à leur encontre», a-t-il ajouté. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a également demandé que l’Union européenne «aligne ses mesures sur celles des États-Unis» concernant le mouvement «Antifa». […]
Le Figaro, Après les États-Unis, la Hongrie classe à son tour le mouvement «Antifa» comme organisation «terroriste»
Vendredi 26/9, 20h30
Zapo. [Pour rappel Radio-Tchernobyl prend des libertés avec les noms des centrales nucs et leur donne des diminutifs affectueux — Tcherno, Zapo, Fuku, etc. — au motif que ce sont nos petits monstres après tout.]
La société publique russe d’énergie nucléaire, Rosatom, est complice de crimes de guerre, notamment de la détention et de la torture du personnel de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia (ZNPP), ce qui accroît le risque croissant d’une catastrophe nucléaire, affirme un nouveau rapport de Truth Hounds et Greenpeace Ukraine.
Les forces russes ont pris le contrôle d’Energodar, qui abrite la plus grande centrale nucléaire d’Europe, en mars 2022, la première fois dans l’histoire qu’une occupation militaire prenait le contrôle d’une telle installation.
« À l’heure actuelle, la centrale nucléaire de Zaporizhzhya est comme une bombe à retardement, car les conséquences (de la présence russe sur place) sont imprévisibles », a déclaré Daryna Rogachuk, représentante de Greenpeace Ukraine, lors d’une présentation du rapport le 24 septembre.
Le géant nucléaire russe Rosatom est non seulement devenu l’opérateur de la centrale nucléaire de ZNPP après l’avoir retirée du contrôle de l’Ukraine, mais a également joué un rôle de premier plan dans les processus politiques de la région, en coopérant avec l’armée russe et le Service fédéral de sécurité (FSB), selon le rapport.
Les travailleurs ukrainiens du site n’ont pas été autorisés à partir en raison de leur expertise dans la gestion de l’usine et ont été contraints de signer des contrats avec Rosatom.
Selon l’enquête , au moins 226 résidents civils d’Energodar ont été détenus illégalement, dont 78 membres du personnel de la ZNPP.
[…] Le rapport détaille que les détenus [qui ont refusé de signer ces contrats] sont « privés de nourriture, d’eau et de soins médicaux, contrairement aux dispositions du droit international », ainsi que de torture « y compris des coups, des électrocutions, des violences sexuelles, des simulacres d’exécution et des menaces contre les membres de la famille des détenus ».
Il a été confirmé qu’au moins six personnes ont été torturées à mort. Parmi elles se trouvait Andriy Honcharuk, un plongeur de la ZNPP, détenu au commissariat d’Energodar. Il est décédé dans une ambulance lors de son transport à l’hôpital. […]
The Kyiv Independent, Selon un rapport, Rosatom, la société russe, est complice de crimes de guerre et le traitement réservé au personnel de la centrale nucléaire risque de provoquer une catastrophe nucléaire, traduction automatique
Je ne sais pas jusqu’où ira cette crise de la disponibilité des carburants pour la population russe, mais le niveau d’ironie est déjà remarquable pour un pays dont le pétrole est l’une des principale ressources naturelles.
La crise du carburant se propage rapidement à un nombre croissant de villes et de régions à travers la Russie. Chaque jour, on peut trouver non pas un, ni quelques-uns, mais des dizaines de rapports indiquant que la crise du carburant se propage ou s’aggrave.
Special Kherson Cat, Bluesky, traduction automatique
Dans de nombreuses stations-service où le carburant est disponible, l’essence est distribuée en quantités ne dépassant pas 10 à 20 litres par véhicule ou uniquement pour les véhicules spécialisés. C’est l’indication la plus claire que les attaques contre les infrastructures pétrolières russes fonctionnent et devraient se poursuivre et s’intensifier.
Special Kherson Cat, Bluesky, traduction automatique
Vendredi 26/9, 12h00
Cinéma.
Le dernier film de Pierre Schoeller met en scène des ingénieurs du nucléaire en proie au doute.
[…] Après avoir été marquée par des tableaux de Rembrandt, Claire Lescure — jouée par Camille Cottin — s’interroge sur la capacité du programme nucléaire français à survivre à des événements extrêmes, dont la fréquence va augmenter avec le réchauffement climatique. Dans le film, les centrales d’EnF, le nom de l’énergéticien national, ne sont pas vraiment prêtes.
[…] Le scénario ne fait pas plaisir aux partisans de l’atome, au risque de l’euphémisme. Pour une filière dont l’avenir s’est souvent joué en fonction du temps écoulé depuis le dernier incident majeur, avoir la confiance du public est important.
Et le film tombe mal, alors que la construction de centrales prévues pour durer plusieurs dizaines d’années doit être prochainement confirmée. […]
Politico, “Rembrandt”, le film qui hérisse les partisans du nucléaire
Orbán a rejeté la demande de Trump de réduire ses achats d’énergie russe, – Bloomberg.
Il a souligné que pour un pays enclavé, la réduction de l’approvisionnement par pipelines nuirait à l’économie, réduisant la production de 4 %. Budapest poursuivra ses propres intérêts en matière de politique énergétique.
[…] La façon dont a réagi M. Sarkozy, déjà condamné définitivement à de la prison ferme dans l’affaire dite « des écoutes », est cependant symptomatique. Comme à chaque fois, l’ancien président de la République s’en est pris aux juges. La droite, quels que soient ses courants, ne parvient pas à couper le cordon avec celui qui reste le dernier de ses représentants à avoir conquis l’Elysée.
La charge commune portée par Les Républicains et le Rassemblement national contre la décision du tribunal de prononcer, comme dans l’affaire touchant Marine Le Pen, l’exécution provisoire de la peine sans attendre le résultat de l’appel, au regard de la désinvolture affichée par les condamnés, montre que la justice n’en a pas fini avec le procès que lui instruisent ceux qui veulent à tout prix lui échapper. […]
Le Monde, Condamnation de Sarkozy : nul n’est au-dessus des lois
[…] Claude Guéant et Brice Hortefeux, deux anciens proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, ont également été reconnus coupables d’association de malfaiteurs. Le premier a également été reconnu coupable de corruption passive et de faux et écopé de six ans, tandis que Brice Hortefeux a lui reçu une peine de deux ans de prison. […]
Le Figaro, «Financement libyen» : Nicolas Sarkozy condamné à cinq ans de prison avec mandat de dépôt différé
Mouché, La Fontaine. Parce que c’était carnaval ce jeudi 25 septembre, lorsqu’un puissant s’est trouvé bien misérable devant la salle d’audience du tribunal de Paris. Nicolas Sarkozy y est apparu aussi riquiqui que courroucé, juste après avoir été condamné à un nouveau quinquennat, mais de prison cette fois, reconnu coupable d’association de malfaiteurs dans l’affaire des financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007. La bouche tordue, l’ancien président a sonné la charge contre l’État de droit, les magistrats et la justice : « Ce qu’ils ont humilié aujourd’hui, c’est la France. »
Alors, à notre humble avis : non. Bien au contraire. Car partout, tout fout le camp. Partout à travers la planète, les démocraties s’illibéralisent à mesure que les régimes illibéraux pullulent. Journalistes virés, juges muselés, droits malmenés : les populismes de tous poils galopent joyeusement tandis que les extrêmes droites se pavanent. Bref, l’époque va dans l’ensemble assez mal et ça sent fort mauvais. Pourtant, découvrons-nous avec un peu d’espoir, au milieu de ces vents vilains, notre bonne vieille justice se tient droite, libre et indépendante, indifférente aux pressions politiques : elle a condamné un ancien président de la République à cinq ans de prison et, comme elle le fait dans 86 % des jugements avec un tel quorum de peine, elle l’a envoyé derrière les barreaux. Comme elle l’aurait donc fait pour n’importe quel justiciable. Et ça, bien loin d’être une humiliation, c’est un honneur pour la France. […]
Des drones russes survolent l'Europe : que prépare Poutine ?
Un aéroport danois a de nouveau fermé, dans la nuit de jeudi 25 à vendredi 26 septembre, à la suite d’un survol de drone supposé, ont déclaré la police et les médias nationaux, après plusieurs incidents similaires qualifiés par Copenhague d’« attaques hybrides ». […]
[…] Le ministère [russe] des Finances a […] annoncé une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 20 % à 22 % à compter de janvier 2026 et une baisse du seuil de chiffre d’affaires annuel des entreprises assujetties à la TVA de 60 millions de roubles (environ 714 000 dollars) à 10 millions de roubles (environ 119 000 dollars). Le ministère des Finances a précisé que les modifications de la TVA visent principalement à financer la défense et la sécurité. Reuters a rapporté que des documents non publiés du ministère russe des Finances estimaient que l’augmentation de la TVA générerait environ 1,2 trillion de roubles (environ 14,2 milliards de dollars) de revenus supplémentaires en 2026.
[…] La couverture médiatique et les campagnes sur les réseaux sociaux récentes du Kremlin suite à l’annonce de la hausse de la TVA suggèrent que [le Kremlin] est conscient du risque de mécontentement social lié à la hausse des prix des biens de consommation courante qui en résulte. Le média d’opposition russe Meduza a rapporté le 24 septembre que les principales chaînes de télévision publiques russes avaient annoncé la hausse de la TVA « discrètement », ne la mentionnant qu’à la fin de leurs émissions, après des reportages sur la guerre en Ukraine, le discours du président américain Donald Trump aux Nations Unies et les prochaines élections législatives en Moldavie. Meduza a noté que les médias d’État russes Pervyi Kanal, Rossiya 1 et NTV n’ont mentionné la modification de la TVA qu’en une seule phrase
[…] La Russie continue de souffrir de pénuries d’essence en Russie et en Ukraine occupée en raison des frappes ukrainiennes répétées sur les raffineries de pétrole russes.
Les responsables du Kremlin tentent cependant de minimiser les pénuries d’essence auprès du public national en raison de la réduction de la production dans les raffineries. Plusieurs blogueurs militaires de la communauté ultranationaliste de Russie – l’un des plus importants groupes d’électeurs du président russe Vladimir Poutine – se sont plaints des pénuries d’essence et de la hausse des taxes sur les citoyens russes. La poursuite ou l’aggravation des pénuries d’essence, éventuellement couplée à une inflation croissante due à l’augmentation de la TVA, pourrait alimenter un mécontentement social supplémentaire dans un avenir proche.
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 25 septembre, traduction automatique
Vendredi 26/9, 11h20
Estonie.
Des responsables russes ont admis en privé que la Russie était responsable de l’incursion du 19 septembre de trois avions intercepteurs MiG-31 dans l’espace aérien estonien.
Des responsables anonymes ont déclaré à Bloomberg dans un article publié le 24 septembre que des envoyés russes, britanniques, français et allemands s’étaient rencontrés à Moscou pour répondre aux préoccupations concernant l’incursion de trois avions de chasse russes MiG-31 dans l’espace aérien estonien le 19 septembre. Les responsables auraient conclu que les commandants russes avaient délibérément ordonné aux avions de pénétrer dans l’espace aérien estonien. Un diplomate russe aurait déclaré aux diplomates européens que les incursions — faisant probablement référence à l’incursion estonienne ainsi qu’à plusieurs autres violations récentes de l’espace aérien des États de l’OTAN par la Russie — étaient une réponse aux frappes ukrainiennes sur la Crimée occupée. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 25 septembre, traduction automatique
Jeudi 25/9, 23h45
Le nuc dans la guerre : centrale du Sud.
Un drone a été abattu et a explosé à environ 800 mètres du périmètre de la centrale nucléaire du sud de l’Ukraine [centrale de Konstantinovka], dans la nuit de dimanche à lundi, dans le dernier incident qui souligne les dangers constants pour la sécurité nucléaire pendant le conflit militaire, a déclaré le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, après avoir reçu des informations sur l’incident de la part de l’équipe de l’AIEA sur le site.
L’équipe a été informée par la centrale que 22 drones ont été observés tard la nuit dernière et tôt ce matin dans sa zone de surveillance, certains s’approchant jusqu’à un demi-kilomètre du site. Le sud de l’Ukraine est l’une des trois centrales nucléaires opérationnelles du pays, ses trois réacteurs produisant actuellement de l’électricité à pleine capacité.
« Une fois de plus, les drones volent beaucoup trop près des centrales nucléaires, mettant en péril la sécurité nucléaire. Heureusement, l’incident de la nuit dernière n’a causé aucun dommage à la centrale nucléaire du sud de l’Ukraine. La prochaine fois, nous n’aurons peut-être pas cette chance. Je continue d’exhorter les deux parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire autour de toutes les installations nucléaires importantes », a déclaré le directeur général Grossi.
Survenu seulement 30 heures après que la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhya (ZNPP) a subi sa dixième perte complète d’alimentation électrique hors site (LOOP) pendant le conflit, le dernier incident de drone a clairement montré que la situation de sécurité et de sûreté nucléaire reste extrêmement fragile tant que le conflit continue. […]
L’ancien président français Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il « dormirait en prison mais la tête haute » après avoir été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs – la première fois qu’un ancien chef d’État est envoyé en prison dans l’histoire moderne de la France.
Le verdict et la condamnation font suite à un procès au cours duquel lui et ses collaborateurs étaient accusés d’avoir conclu un pacte de corruption avec le régime de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi pour recevoir un financement pour la campagne présidentielle française de 2007.
Dans une décision surprise, la juge d’instruction, Nathalie Gavarino, a prononcé une peine spéciale qui oblige Sarkozy, 70 ans, à purger une peine de prison même s’il fait appel. Elle a justifié cette décision par le caractère « exceptionnel » des infractions et leur « risque de porter atteinte à la confiance des citoyens ». […]
The Guardian, Sarkozy dit qu’il « dormira en prison, mais la tête haute » après sa condamnation, traduction automatique
[Je vais essayer, mais pas sûr que ce soit facile de dormir avec la tête « haute »]
Jeudi 25/9, 23h40
Narratif russe : de la constance.
L’OTAN et l’UE ont « déclaré la guerre » à la Russie par l’intermédiaire de l’Ukraine, a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 le 25 septembre.
Les remarques de Lavrov interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre la Russie et l’OTAN suite aux récentes violations de l’espace aérien de l’alliance par des drones et des avions de chasse russes.
Le chef de la diplomatie russe a réitéré le discours de longue date du Kremlin selon lequel l’Occident a provoqué la guerre en Ukraine et a déclaré que l’OTAN et l’UE étaient allées au-delà du soutien indirect et étaient désormais parties prenantes de la guerre. […]
The Kyiv Independent, Dernières nouvelles sur la guerre en Ukraine : Moscou accuse l’OTAN et l’UE d’être entrées en guerre contre la Russie via l’Ukraine, traduction automatique
Jeudi 25/9, 18h00
Zapo.
Pour le deuxième jour consécutif, la centrale nucléaire de Zaporijia est en panne d’électricité, contrainte de recourir à des générateurs diesel après une panne d’alimentation externe. Energoatom affirme que la Russie maintient délibérément la centrale hors service, malgré le fonctionnement optimal de la ligne électrique côté ukrainien.
Donald Trump a réclamé mercredi que l’ONU ouvre immédiatement une «enquête» après le «triple sabotage» dont il assure avoir été victime la veille, à l’occasion de son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies.
[…] Après une panne d’escalier mécanique à son arrivée puis une défaillance du téléprompteur et enfin un problème de sonorisation pendant son allocution, le président américain a écrit, dans un long message furieux sur son réseau Truth Social : «Ce n’était pas une coïncidence, c’était un triple sabotage à l’ONU.
[…] «Le mécanisme de sécurité [de l’escalier mécanique] a été actionné par inadvertance par quelqu’un qui était devant le président», a assuré mardi à l’AFP Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, indiquant que l’engin avait ensuite été remis en service. Il a précisé plus tard dans un communiqué que cette personne était un vidéaste de la Maison-Blanche.
[…] Le président américain, toujours très sensible aux accrocs de protocole, a aussi déploré que le téléprompteur ne fonctionne pas au début de son intervention. «Nous n’avons aucun commentaire puisque le téléprompteur pour le président américain est géré par la Maison-Blanche», avait déclaré à ce sujet le porte-parole du chef de l’ONU.
Mercredi, il a ajouté un troisième reproche, concernant la qualité du son pendant qu’il s’exprimait. «Après le discours, on m’a dit que le son était complètement coupé dans l’auditorium», a écrit Donald Trump sur Truth Social.
«Le système de sonorisation était conçu pour permettre aux gens assis à leur siège d’écouter les discours traduits dans six langues au moyen d’écouteurs», a expliqué à l’AFP un responsable de l’ONU, sous couvert d’anonymat.
Le Figaro, «Ce n’était pas une coïncidence» : Trump réclame à l’ONU une enquête pour «sabotage» après des problèmes techniques
Commentaire : "Pour le moment le seul sabotage en cours est celui de la démocratie américaine. C’est à ce sujet qu’une enquête s’impose."
Jeudi 25/9, 9h10
Un ours de merde ?
Minimiser la portée des propos de Donald Trump, maximiser les attaques contre l’Europe. Telle est la position de Moscou face à la volte-face du président américain sur la guerre en Ukraine, mardi 23 septembre, et face aux accusations européennes après des incursions imputées à l’armée russe dans le ciel de quatre pays de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en moins de deux semaines. « La Russie n’est pas un tigre. La Russie est associée à un ours et les ours de papier n’existent pas », a ironisé, mercredi 24 septembre, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Une réaction tout en sarcasme, mais sans réelle contre-attaque sur Donald Trumpaprès qu’il a qualifié la Russie de « tigre de papier ». […]
Le Monde, La Russie reste fidèle à sa ligne : ménager Donald Trump et accuser l’Europe
Lancelot66 — Trump demande aux européens d’arrêter immédiatement tout achat de pétrole russe. Mais est ce les pays qui achètent actuellement du pétrole russe ou les firmes pétrolière comme Total et autres ? Dans ce cas comment l’Europe ou un pays européen peut il interdire à une firme dont il n’est pas actionnaire majoritaire d’effectuer un achat ? Merci.
Nabil Wakim — Bonjour, Vous avez raison, ce sont bien les compagnies pétrolières qui achètent du pétrole russe. La plupart des Etats européens n’en achètent plus à la suite de la mise en place d’un régime de sanctions de plus en plus strict. A ma connaissance, seulement deux pays européens continuent d’acheter du pétrole russe, la Hongrie et la Slovaquie. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les gouvernements de ces pays sont à la fois prorusses et pro-Trump. Un dernier point : de nombreux pays européens – dont la France – continuent d’acheter du gaz russe, par l’intermédiaire de Total, puisque les sanctions sur le sujet souffrent beaucoup d’exceptions.
Au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre polonais des Affaires étrangères Radosław Sikorski a déclaré à la Russie : « Vous ne nous gouvernerez plus jamais », a accusé Moscou d’impérialisme, a déclaré que les frappes de drones ukrainiens rapprochaient la libération et a averti la Russie de ne pas se plaindre si des débris tombaient sur le territoire de l’OTAN.
[…] A la tribune de l’Assemblée générale [de l’ONU, ce 23 septembre], Donald Trump a évoqué également la guerre ravageant l’Ukraine. Il a qualifié la Chine et l’Inde de « premiers bailleurs de fonds » de la Russie, par leurs achats de pétrole. « Mais de façon inexcusable, même les pays de l’OTAN n’ont pas rompu avec l’énergie russe », a souligné le président américain, disant avoir appris cela « il y a deux semaines environ ». « Imaginez, ils financent la guerre contre eux-mêmes », a-t-il raillé.
Or Donald Trump n’a exercé à ce jour aucune pression sur les dirigeants des deux principaux pays européens concernés, Viktor Orban (Hongrie) et Robert Fico (Slovaquie), dont il est pourtant proche. Lors d’une rencontre avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à New York, mardi, Donald Trump a été interrogé au sujet du premier ministre hongrois. « C’est un ami. Je ne lui ai pas parlé. Mais j’ai le sentiment que si je le faisais, il pourrait arrêter [d’acheter du pétrole russe]. Et je pense que je vais faire ça. »
[…] Dans l’après-midi, mardi, Donald Trump a publié un message stupéfiant sur son réseau Truth Social, au sujet de la guerre en Ukraine. Un message marquant un renversement radical de sa propre ligne, suivie depuis huit mois, dont il confirmait ensuite la teneur en préambule de sa rencontre avec le président français, Emmanuel Macron. Jusqu’à présent, Donald Trump avait prétendu que l’Ukraine, malgré son courage, n’avait pas « les cartes » pour se défendre face à la puissance russe. Il n’était question que de concessions territoriales. Mardi, le président a qualifié la Russie de « tigre de papier », estimant qu’une vraie puissance militaire aurait mis « une semaine » à l’emporter. Il a aussi clamé que les Ukrainiens pourraient être « en mesure de reprendre leur pays dans sa forme originelle », voire plus, sans préciser s’il avait aussi en tête la Crimée, annexée en 2014 par Moscou. « [Le président russe, Vladimir] Poutine et la Russie ont de gros soucis économiques, et il est temps pour l’Ukraine d’agir », concluait-il, en misant sur le fait que le coût de la guerre provoquera une érosion du soutien populaire en Russie.
Si cette volte-face est spectaculaire, il serait bien hasardeux d’anticiper une nouvelle approche américaine. Aucune livraison directe de batteries antimissiles n’a été par exemple annoncée au profit de Kiev. « Nous allons continuer à fournir des armes à l’OTAN pour que l’OTAN en fasse ce qu’elle veut », a précisé le magnat.Interrogé sur la confiance qu’il avait en Vladimir Poutine, Donald Trump a répondu : « Je vous le dirai dans un mois environ. » Plus personne ne compte, dans ce dossier, les échéances et les ultimatums aussi vite oubliés par le président américain. […]
Le Monde, Donald Trump fait une volte-face sur l’Ukraine et, devant les Nations unies, la leçon aux Européens
La Hongrie continuera d’acheter du pétrole russe malgré l’exigence de Trump d’y mettre fin. Le ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó a déclaré qu’il était « impossible » de garantir l’approvisionnement sans la Russie. La Hongrie et la Slovaquie restent les États de l’UE les plus dépendants du brut russe, confrontés à une pression croissante de Bruxelles, de Washington et de leurs partenaires pour rompre leurs liens.
Putler vise les civils (on le sait, ça ne date pas d’aujourd’hui).
Les Nations Unies (ONU) ont signalé que le nombre de victimes des frappes de drones russes ciblant des civils ukrainiens a augmenté de 40 % jusqu’à présent en 2025 par rapport à 2024.
Le président de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur l’Ukraine, Erik Møse, a rapporté le 22 septembre que la commission avait constaté que les forces russes avaient mené des frappes contre des civils ukrainiens marchant ou utilisant les transports, des résidences et des infrastructures critiques dans les oblasts de Kherson, Dnipropetrovsk et Mykolaïv depuis juillet 2024.
Møse a également noté que les forces russes menaient systématiquement des frappes « à double frappe » contre les secouristes ukrainiens répondant aux frappes russes. La commission a conclu que les frappes délibérées de drones russes contre des civils violent le droit international, constituent des crimes contre l’humanité de meurtre et de déplacement forcé de population, et sont conformes à une politique d’État concertée qui vise à semer la terreur parmi la population ukrainienne. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 22 septembre, traduction automatique
Lundi 22/9, 20h35
America, America (le gendarme du monde a pété les plombs).
Les Etats-Unis ont rendu publiques, lundi 22 septembre, des sanctions à l’encontre de Viviane Barci de Moraes, la femme du juge de la Cour suprême brésilienne, Alexandre de Moraes, rapporteur du procès qui a conduit à la condamnation de l’ex-président Jair Bolsonaro et au centre de la crise entre les deux pays.
Donald Trump et son gouvernement exercent depuis plusieurs mois une pression croissante contre les autorités judiciaires brésiliennes, qu’elles accusent de poursuivre injustement l’ancien chef de l’Etat brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, un allié du président américain. […]
Le Monde, Les Etats-Unis sanctionnent Viviane Barci de Moraes, la femme du juge brésilien chargé du procès contre l’ancien président Jair Bolsonaro
[…] [Le] meurtre [de Charlie Kirk], et surtout les réactions qui l’ont suivi, sont les symptômes d’une nouvelle réalité : une mentalité apocalyptique s’est ancrée profondément dans l’imaginaire américain.
Ce qui me paraît inédit, c’est qu’elle ne se limite plus à un courant marginal, à l’instar de QAnon et d’autres mouvements conspirationnistes, mais qu’elle structure désormais la manière dont un grand nombre d’officiels et de citoyens perçoivent la politique et l’avenir du pays.
Ainsi William Barr, ancien procureur général de Donald Trump, a explicitement décrit l’espace public américain comme structuré par l’affrontement entre deux systèmes de valeurs incompatibles, c’est-à-dire un affrontement d’ordre apocalyptique entre le Bien et le Mal 2. Peter Thiel, l’une des figures les plus emblématiques du trumpisme numérique, donne désormais des séminaires sur l’Antéchrist.
[…] Les événements politiques sont ainsi interprétés à la lumière des prophéties bibliques. Peter Thiel l’avait rendu doublement explicite en écrivant que « le retour de Trump à la Maison-Blanche augure l’apokálypsis ».
Aujourd’hui cette logique a trouvé un objet de cristallisation : Charlie Kirk est comparé à un saint, à un martyre et même à un treizième apôtre.
[…] On ne compte plus non plus les mèmes et autres images virales créées avec l’intelligence artificielle qui le représentent sous les traits d’un ange, d’un élu prenant des selfies au paradis avec des grandes figures assassinées de l’histoire américaine comme Abraham Lincoln, JFK, Martin Luther King.
[…] Cette intensité interprétative est le produit d’une mentalité apocalyptique et doit être prise au sérieux, au-delà de cette dimension kitsch, car elle justifie les messages annonçant, en substance, qu’après l’assassinat de Kirk, rien ne pourra plus être comme avant.
[…] toujours selon cette logique apocalyptique, sa mort oblige les conservateurs à changer la loi et la Constitution est alors suspendue.
Plusieurs hauts responsables de l’administration, comme le vice-président J.D. Vance ou le secrétaire d’État adjoint Christopher Landau, appellent à signaler non seulement ceux qui auraient « célébré » la mort de Kirk, mais aussi qui la « loue, la minimise ou la rationalise ». […]
Le Grand Continent, Le martyre de Charlie Kirk et le nouveau style apocalyptique aux États-Unis
Samedi 20 septembre, Donald Trump était l’invité d’honneur du dîner des fondateurs de l’American Cornerstone Institute, un think-tank conservateur […] Se disant capable de résoudre des conflits impossibles à régler, le président américain a évoqué une improbable guerre entre l’Arménie et le Cambodge, qui s’annonçait terrible et à laquelle il aurait rapidement mis fin. […]
Le Figaro, États-Unis : Donald Trump s’emmêle les pinceaux en disant avoir mis fin à une guerre entre l’Arménie et le Cambodge
Lundi 22/9, 18h20
Pétrole russe : la carte du bingo.
Il semblerait que la carte de bingo de la raffinerie russe se remplisse rapidement. Une à une, de nouvelles cases sont cochées : le plateau est presque complet.
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
Lundi 22/9, 18h15
OTAN (suite).
[…] Le polonais Sikorski a lancé un avertissement sévère à la Russie, lui disant de « ne pas venir se plaindre » si la Pologne abat son avion ou son missile la prochaine fois qu’il pénètre dans l’espace aérien polonais. Le britannique Cooper a également déclaré que « si nous devons affronter des avions opérant dans l’espace aérien de l’OTAN sans autorisation, nous le ferons »
[…] Mais le représentant russe s’est attaché à remettre en question de manière agressive les preuves et à attaquer l’Europe en l’accusant de « haine primitive » envers la Russie , qualifiant les dirigeants européens de « petits russophobes aveugles » guidés par « la paranoïa… atteignant des sommets jamais vus auparavant » […]
The Guardian, L’Europe en direct, traduction automatique
« Comme nous l’avons dit il y a neuf jours, les États-Unis soutiennent leurs alliés de l’OTAN face à ces violations de l’espace aérien », a déclaré, lundi, Mike Waltz, le nouvel ambassadeur américain à l’ONU, lors d’un Conseil de sécurité consacré à l’incursion d’avions russes au-dessus de l’Estonie.
Celui dont la nomination a été retardée pendant des mois avant d’être confirmée à la fin de la semaine dernière s’exprimait pour la première fois devant le Conseil de sécurité. « Et je tiens à profiter de cette première occasion pour répéter et souligner que les États-Unis et leurs alliés défendront chaque centimètre carré du territoire de l’OTAN. La Russie doit de toute urgence mettre un terme à ce comportement dangereux », a-t-il ajouté. […]
L’Arabie saoudite et le Pakistan ont signé, à l’occasion de la visite du Premier ministre pakistanais à Riyad la semaine dernière, un accord stratégique de défense mutuelle. Chacun des deux pays s’engage donc à défendre l’autre en cas d’agression. Ce qui veut dire que le Pakistan, pays doté de l’arme nucléaire, étend son parapluie atomique à l’Arabie saoudite.
[…] Le ministre pakistanais de la Défense avait fait une déclaration similaire il y a quelques jours et cette confirmation change de nombreuses choses. Pour le Pakistan, c’est la validation de sa stratégie en tant que poids lourd régional. Si les États-Unis restent un partenaire primordial pour l’Arabie saoudite, le royaume se ménage une sécurité en plus dans un Moyen-Orient en plein doute.
Les monarchies du Golfe ont vu le Qatar se faire bombarder par Israël, sans que les États-Unis lèvent le petit doigt. L’Arabie saoudite a donc décidé de ne pas dépendre uniquement de Washington pour assurer sa sécurité. Reste à savoir comment le Royaume va gérer sa relation avec l’Inde.
Riyad est le troisième fournisseur de pétrole au pays de Narendra Modi, un pays qui a affronté militairement le Pakistan en avril dernier. L’accord de défense mutuelle bouleverse ainsi les équilibres régionaux et change la donne dans les relations entre le Moyen-Orient et le sous-continent indien. […]
RFI, Accord de défense mutuelle: le Pakistan étend son parapluie nucléaire à l’Arabie saoudite
Quoi qu’il en soit, cet accord de défense conclu entre Riyad et Islamabad confirme ce qui se disait il y a déjà une dizaine d’années, à savoir que des armes nucléaires avaient été fabriquées au Pakistan pour le compte de l’Arabie saoudite, bien que celle-ci ait signé le Traité de non prolifération [TNP].
« Je pense que les Saoudiens ont conclu un accord avec Islamabad qui, dans les cas extrêmes, leur permettrait d’acquérir des armes nucléaires auprès du Pakistan », avait ainsi confié, auprès de la BBC, Gary Samore, un ancien conseiller du président Barack Obama, en novembre 2013. […]
Zone militaire, L’Arabie saoudite se place sous la protection du parapluie nucléaire pakistanais
Russie
Le président russe Vladimir Poutine a proposé lundi de prolonger d’un an les limites prévues par le traité de désarmement nucléaire New Start, le dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou, qui doit expirer en février prochain.
Ce traité, signé en 2010, limite chaque partie à 1.550 ogives stratégiques offensives déployées, à 800 le nombre de lanceurs et bombardiers lourds, et prévoit un mécanisme de vérifications.
Mais ces inspections sont interrompues depuis que Moscou a suspendu sa participation au traité il y a deux ans, sur fond de conflit en Ukraine et de tension croissante avec les Occidentaux.
S’exprimant lors d’une réunion télévisée avec des membres du Conseil de sécurité russe, Vladimir Poutine a assuré lundi que Moscou souhaitait toutefois respecter la limite du nombre d’armements prévue par le traité pendant au moins une année supplémentaire.
[…] « Nous pensons que cette mesure ne sera viable que si les États-Unis agissent de manière analogue et ne prennent pas de mesures qui sapent ou violent le ratio actuel de capacités de dissuasion », a poursuivi le président russe.
[…] En revanche, Vladimir Poutine n’a pas mentionné lundi une possible reprise des inspections des arsenaux, pourtant considérées comme essentielles. […]
Notre Temps, Désarmement nucléaire: Poutine propose de prolonger d’un an les limites du traité New Start
Chine
Chine 58 – France 57. Discrètement, une page s’est tournée cette année. La France ne possède plus le deuxième parc nucléaire civil derrière les États-Unis (94 réacteurs en service), mais le troisième, derrière la Chine, en nombre de réacteurs installés selon les données publiées par la World Nuclear Association. Certes, les puristes argueront qu’en puissance installée, la France reste deuxième. Mais pour combien de temps ? Quand l’Hexagone en est à programmer la construction de six EPR2, avec pour objectif de lancer le chantier du premier en 2027, dans l’empire du Milieu, 33 réacteurs sont en train de sortir du sol. Soit autant que ce que le reste du monde bâtit. Mieux, le pays a prévu d’en construire 150 entre 2020 et 2035. Un pari pharaonique que seule la Chine peut prétendre réussir, forte de très nombreux atouts. […]
Le Figaro, Comment la Chine s’impose comme un champion mondial du nucléaire
France
Les opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires, Cigéo, se retrouvent à Bure pour une grande manifestation. Reporterre en profite pour vous conseiller 5 ouvrages qui prouvent que non, l’atome n’est pas notre salut.
[…] Dans un contexte où l’énergie nucléaire, portée aux nues par Emmanuel Macron, fait l’objet d’investissements massifs au nom de la «décarbonation», cette mobilisation entend mettre en lumière les impensés et les mythes qui sous-tendent les politiques nucléaristes. […]
Le nucléaire, c’est fini, de La Parisienne libérée, aux éditions La Fabrique, septembre 2019, 232 p.
Le nucléaire va ruiner la France, de Laure Noualhat, aux éditions Le Seuil/Reporterre, mai 2025, 224 p.
Le Nucléaire imaginé — Le rêve du capitalisme sans la Terre, d’Ange Pottin, aux éditions La Découverte, janvier 2024, 160 p.
Cent mille ans, de Pierre Bonneau, Gaspard d’Allens et Cécile Guillard, aux éditions Seuil, 2020, 152 p.
Le Droit du sol — Journal d’un vertige, d’Etienne Davodeau, aux éditions Futuropolis, 2021, 216 p.
[…]
Reporterre, Ces livres qui brisent le « silence nucléaire »
L’Ukraine a dévoilé son drone sous-marin TOLOKA lors de l’exposition Defense Tech Valley 2025 à Lviv, a rapporté le site d’information militaire ukrainien Militarnyi le 19 septembre.
Bien que connue depuis environ un an, la plateforme n’a été présentée publiquement que récemment. Le système propose trois variantes capables de frapper des cibles jusqu’à 2 000 kilomètres de distance.
Le TLK-150 compact est conçu pour les opérations furtives juste sous la surface, utilisant la propulsion électrique pour échapper à la détection et pénétrer les défenses russes, selon Defense Express.
Les modèles plus grands comprennent le TLK-400, avec une portée de 1 200 kilomètres (745 miles) et une charge utile de 500 kilogrammes, et le TLK-1000, qui mesure jusqu’à 12 mètres, transporte 5 000 kilogrammes et peut atteindre des cibles jusqu’à 2 000 kilomètres (1 240 miles).
[…] En juin, les services de sécurité ukrainiens ont mené leur troisième attaque contre le pont de Crimée , une voie d’approvisionnement et de transport essentielle pour les forces russes vers les territoires ukrainiens occupés.
Bien que la cause exacte des dommages causés aux supports sous-marins du pont reste incertaine, certains experts de la défense spéculent que le drone TOLOKA pourrait avoir joué un rôle. […]
The Kyiv Independent, L’Ukraine possède un nouveau drone maritime massif qui pourrait menacer le pont russe de Crimée, traduction automatique
Lundi 22/9, 14H20
Comment ça se passe : l’enfouissement de celles et ceux qui en ont les moyens et le concept de catastrophe standard.
En Allemagne, après l’invasion des drones russes en Pologne, la demande de bunkers privés a considérablement augmenté — DW.
Selon BSSD Defence, la demande de produits a augmenté de 50 % depuis janvier de cette année seulement. Une hausse significative a été enregistrée après l’invasion de drones en Pologne.
Le nombre de personnes souhaitant construire des mini-bunkers a particulièrement augmenté — il s’agit d’une option économique pour s’abriter au sous-sol d’une maison ou dans un jardin.
La Russie aurait formé une réserve stratégique à partir de nouvelles recrues depuis juillet 2025.
Une source interne russe qui a régulièrement fourni des rapports précis sur les changements dans le commandement militaire russe a déclaré le 21 septembre qu’environ 292 000 personnes ont signé des contrats avec le ministère russe de la Défense (MoD) entre le début de 2025 et le 15 septembre – une moyenne d’environ 7 900 recrues par semaine ou 31 600 par mois.
La source interne a déclaré que certaines de ces recrues rejoignent la réserve stratégique que la Russie forme depuis début juillet 2025. La source n’a pas précisé combien de recrues vont à la réserve stratégique par opposition à la ligne de front en Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 21 septembre, traduction automatique
Donald Trump a consenti un effort inhabituel, dimanche 21 septembre, en Arizona. Il a longuement fait l’éloge de quelqu’un d’autre que lui-même.
[…] Saluant « le meilleur évangéliste pour la liberté américaine », devenu « immortel », le président américain a rappelé que cette figure du monde MAGA (« Make America Great Again ») aimait débattre sans ressentiment pour son interlocuteur. « C’est là que je suis en désaccord avec Charlie. Je hais mes adversaires. Et je ne leur souhaite pas le meilleur. Je suis désolé ! » Le milliardaire ne l’était pas, s’amusant de sa propre férocité. Dans le même discours, Donald Trump a affirmé : « Nous devons assurer le retour de la religion en Amérique, car sans frontières, sans la loi et l’ordre et sans la religion, on n’a plus de pays. (…) On veut le retour de Dieu. » […]
Le Monde, L’hommage de l’Amérique trumpiste au « martyr » Charlie Kirk, moment de confusion entre politique et religion
Lundi 22/9, 1h40
C’est la guerre, mais les légumes poussent.
Tout va bien ici, je passe mon diplôme en conserves, je t’enverrai des photos. Pacha revient de la position [de sa rotation sur le front] dans 2 ou 3 jours. Roma a déserté. Chef n’est plus complètement bon pour l’armée, il ne va plus aux positions. Pacha veut faire venir ses parents à D. pour qu’ils récupèrent notre hirondelle (voiture). Pas beaucoup de nouvelles. Je suis ravie que tu aies pu faire ce que tu avais planifié. Je suis heureuse que les orques ne t’aient pas mangé.
Olga, Viber (texte)
Sauce piquante géorgienne, Adjika
C’est costaud…
Pastèques marinées
Jongler
Dimanche 21/9, 20h45
Pétrole.
Les sanctions ukrainiennes fonctionnent. Même les chaînes pro-russes sont stupéfaites par la crise du carburant à Sébastopol. Certaines stations-service affichent brièvement l’A-95, mais l’A-92 est systématiquement signalée comme étant à zéro. Des bons de carburant pour la Crimée sont désormais vendus sur les plateformes russes.
[…] Le président finlandais, Alexander Stubb, a déclaré que les garanties de sécurité pour l’Ukraine, qui sont discutées par la soi-disant « coalition des volontaires » , obligeraient les pays européens signataires à combattre la Russie si Moscou lançait à nouveau une action militaire contre l’Ukraine à l’avenir.
[…] Après la réunion de Paris le mois dernier, le président français, Emmanuel Macron, a déclaré aux journalistes que 26 nations s’étaient engagées à faire partie d’une « force de réassurance » en Ukraine, certaines d’entre elles s’engageant à être présentes « sur terre, en mer ou dans les airs ».
Cependant, la grande question que se posent de nombreux habitants de Kiev est de savoir si ces accords s’accompagneraient d’engagements concrets. Interrogé sur la question de savoir si ces garanties signifieraient que les pays européens se déclarent prêts à engager militairement la Russie en cas d’agression future contre l’Ukraine, Stubb a répondu : « C’est l’essence même des garanties de sécurité. »
[…] Toutefois, les discussions sur les garanties pourraient rester purement hypothétiques si des progrès ne sont pas réalisés au préalable sur la voie d’une fin négociée de la guerre. Zelensky a déclaré à plusieurs reprises qu’il était prêt à rencontrer Poutine, comme l’exige Trump, mais Poutine a affirmé qu’il ne rencontrerait Zelensky qu’à Moscou, ou si de nombreuses exigences russes étaient préalablement satisfaites.
Stubb a concédé qu’il semblait peu probable pour l’instant d’amener Poutine à la table des négociations. « Cette guerre est trop importante pour qu’il la perde. Il a probablement commis la plus grave erreur stratégique de l’histoire récente, en tout cas depuis la fin de la guerre froide, et il a échoué sur tous ses objectifs stratégiques. La question se posera lorsqu’il viendra à la table des négociations, espérons-le le plus tôt possible, mais pour l’instant, je suis assez pessimiste », a déclaré Stubb.
The Guardian, Les garanties de sécurité pour l’Ukraine nécessitent une préparation à la lutte contre la Russie, déclare le président finlandais, traduction automatique
Dimanche 21/9, 10h40
America, America.
Avec l’obtention de la suspension de l’émission de télévision Jimmy Kimmel Live ! mercredi 17 septembre par la chaîne américaine ABC, l’administration américaine a lancé un avertissement à l’industrie médiatique. L’événement, loin d’être isolé, constitue la phase la plus visible d’une purge qui a d’ores et déjà vu au moins des dizaines de licenciements aux États-Unis.
L’assassinat de l’influenceur d’extrême-droite et figure centrale du mouvement MAGA Charlie Kirk a provoqué une levée de boucliers chez les conservateur américains, qui y dénoncent une attaque des « Antifas », un terme générique utilisé par Trump et d’autres Républicains pour désigner la gauche libérale.
Sur les réseaux sociaux et dans des podcasts, des membres de l’administration, comme le vice-président J.D. Vance, ont appelé à signaler à leurs employeurs ceux qui auraient « célébré » l’assassinat de Kirk.
Jimmy Kimmel est la figure la plus visible et, certainement, la plus populaire de cette « purge » qui s’est accélérée ces derniers jours.
L’humoriste, présentateur de l’émission de télévision Jimmy Kimmel Live !, a été suspendu mercredi 17 septembre par la chaîne ABC pour avoir accusé le mouvement MAGA de chercher à « capitaliser » sur la mort de Kirk.
Donald Trump a salué la décision prise par ABC, qui appartient au groupe Disney, ajoutant qu’il n’avait pas été suspendu pour des raisons liées ou non à la liberté d’expression mais pour « manque de talent ». […]
Le Grand Continent, Les purges menées par l’administration Trump et le mouvement MAGA après l’assassinat de Charlie Kirk : un premier bilan
Dimanche 21/9, 10h35
OTAN.
« Nous avons vu vendredi que l’OTAN fonctionne de manière très efficace… à tel point que si nous étions réellement obligés d’utiliser le dernier recours, qui est l’usage de la force, alors il y aurait également une volonté d’y recourir », a-t-il déclaré.
Trois avions de chasse russes MiG-31 sont entrés dans l’espace aérien estonien au-dessus du golfe de Finlande le 19 septembre, y restant 12 minutes avant de repartir. Tallinn a déclaré que les avions avaient traversé sans autorisation, tandis que Moscou a nié toute violation.
À la suite de l’incursion, l’Estonie a demandé des consultations en vertu de l’article 4 de l’OTAN, qui permet aux membres de convoquer des alliés s’ils considèrent que leur sécurité est menacée.
Pevkur a déclaré que les provocations de la Russie visaient à détourner l’attention occidentale de l’Ukraine. « C’est exactement ce que la Russie souhaite : détourner notre attention de l’aide à l’Ukraine et nous concentrer sur notre propre territoire », a-t-il déclaré. « C’est un objectif clé derrière ce genre de provocations. » […]
The Kyiv Independent, L’OTAN est prête à « recourir à la force » contre la Russie, affirme l’Estonie après une incursion dans son espace aérien, traduction automatique
L’OTAN doit rester unie et répondre de manière décisive aux provocations russes, a déclaré le président tchèque Petr Pavel le 20 septembre, dans un contexte de violations russes croissantes de l’espace aérien de l’OTAN.
« En ces temps difficiles, nous devons agir avec fermeté et, en cas de violations, nous devons réagir en conséquence, y compris militairement. La Russie se rendra très vite compte qu’elle a commis une erreur et outrepassé ses limites. Malheureusement, nous sommes au bord du conflit, mais céder au mal est tout simplement impossible », a déclaré Pavel lors d’une interview accordée à la télévision publique tchèque. […]
The Kyiv Independent, L’OTAN « doit réagir en conséquence, y compris militairement » aux provocations russes, déclare le président tchèque, traduction automatique
Quelle curieuse déclaration de Donald Trump lors de sa visite à Londres le 18 septembre 2025. J’ai d’abord cru à un message désespéré digne de la presse people dénonçant l’échec d’une relation pourtant fascinante entre un dictateur russe qui se prend pour un tsar et un président américain acteur de télé-réalité qui postule (tout seul) au prix Nobel de la paix.
[…] C’est un aveu d’échec que semble lancer Donald Trump tandis que le président russe redouble de violence contre l’Ukraine, sans avancer plus vite d’ailleurs. […] les Russes veulent que l’Ukraine leur cède les 6 000 km2 qui leur manquent pour achever leur conquête du Donbass, soit 1% de plus du territoire ukrainien (qui en fait 600 000), l’équivalent d’une grosse année de combat militaire (entre 12 et 18 mois).
Le président Volodymyr Zelensky est formellement opposé à ce deal, mais il pourrait lâcher ce territoire car c’est que souhaite une large majorité des Ukrainiens si cela peut arrêter enfin cette guerre qui dure depuis trois années et demi. La coalition des volontaires garantirait ensuite cet « accord de paix » en déployant des forces militaires du côté de l’Ukraine libre. Cependant, les Européens sont plutôt hostiles à cette concession (sans jeu de mots), car elle remettrait en cause l’intégralité du droit international en consacrant la loi du plus fort.
Alors Poutine fait « monter la pression », pour convaincre aussi bien le président Zelensky que les pays européens les plus actifs dans le soutien à la résistance ukrainienne de céder. L’intrusion de drones en Pologne est un élément de cette stratégie de pression sur les alliés de l’Ukraine, de même que les manœuvres Zapad 2025 (Ouest 2025) en Biélorussie juste en face de la Pologne et des pays baltes.
Notons au passage que cette manœuvre Zapad devait rassembler 100 000 militaires – une force considérable – mais s’est limitée à 15 000 hommes, donnant une indication de l’état réel des forces russes.
[…] le 19 septembre, trois chasseurs russes MIG 31 pénétraient pendant une dizaine de minutes dans l’espace aérien de l’Estonie. Certes, cela ne constitue pas un raid contre ce pays de l’OTAN, mais cet incident illustre bien le mépris de l’armée russe pour la défense européenne qu’elle considère comme dénuée de toute volonté de se battre en réalité.
[…] Outre la question de la négociation sur l’Ukraine, qui est actuellement dans une impasse, cela montre aussi que l’arme la plus importante dont doivent se doter les Européens n’est pas un avion ou un missile, mais la volonté de se battre pour défendre la paix.
Ne pas subir, Guillaume Ancel, « Poutine m’a vraiment laissé tomber », Trump au bord du désespoir ?
Dimanche 21/9, 10h15
Tranchage de salami (suite).
Cartoon Movement, Piet, Russia test European airspace Nous exigeons l’adhésion de l’Ukraine !
Après des incursions de drones en Roumanie et en Pologne, l'Estonie affirme que trois avions de chasse russes ont violé son espace aérien. La Pologne a entamé des discussions avec l'Ukraine pour obtenir de l'aide dans sa lutte antidrone. (traduction automatique)
Dimanche 21/9, 10h10
La voix de l’Amérique à laquelle nous étions habitués — la voix d’avant.
Dans un entretien vidéo avec le journal anglaisThe Telegraph publié vendredi, l’émissaire américain pour l’Ukraine et la Russie, Keith Kellogg, qualifie le président russe, Vladimir Poutine, de « manipulateur » et affirme que « la seule chose qui puisse contrer cela, c’est la force, le pouvoir et la puissance ».
« Il y a un aspect moral à ce conflit que les gens ne voient pas, juge M. Kellogg. C’est le bien contre le mal. Et il faut voir les choses sous cet angle. Poutine n’est pas un type bien. Et certaines des choses qu’il a faites sont absolument atroces. »
Concernant la menace nucléaire brandie parfois par le dirigeant russe, M. Kellogg reste serein. « Dans un jeu de poker nucléaire, Poutine ne jouera pas ses cartes et cédera », affirme-t-il. « Poutine dit “Je suis une puissance nucléaire”, parce que cela effraie les gens, Et alors ? Vous savez, quand on regarde, nous avons trois [puissances nucléaires] de notre côté, les Français, les Britanniques et les États-Unis. (…) Il ne vaut mieux pas s’engager dans cette voie », juge l’émissaire américain. […]
L’état-major ukrainien a déclaré avoir frappé deux raffineries de pétrole dans la nuit du 20 septembre dans les régions russes de Saratov et de Samara, confirmant ainsi des informations antérieures publiées sur les réseaux sociaux par des résidents russes.
[…] Les Forces de défense ukrainiennes mettent systématiquement en œuvre des mesures visant à réduire le potentiel militaro-économique de l’État agresseur. Il s’agit notamment de saper les capacités logistiques de la Fédération de Russie dans le secteur du raffinage du pétrole et de perturber les systèmes d’approvisionnement en carburant et en lubrifiants des forces armées russes.
[…] Cette nouvelle survient alors que Kiev continue d’intensifier sa campagne contre les infrastructures pétrolières et gazières russes , une source essentielle des revenus de Moscou contribuant à alimenter son invasion tous azimuts de l’Ukraine. […]
The Kyiv Independent, L’Ukraine frappe des raffineries de pétrole dans les régions russes de Saratov et de Samara, confirme l’armée, traduction automatique
Samedi 20/9, 11h40
Il est échu à ce monde de vivre selon les règles que notre pays écrit.
La guerre devient inévitablement un test de résistance pour un pays, affirme le journaliste et essayiste ukrainien qui sert également dans l’armée. La guerre éprouve l’État pour sa résilience, les institutions pour leur efficacité, et les citoyens du pays pour leur niveau de solidarité. Les alliés de l’Ukraine à l’Ouest et ses ennemis à l’Est étaient convaincus que les Ukrainiens échoueraient à chacun des trois examens. Ils se sont trompés.
[…] Quand l’Europe regardait vers l’Est, elle regardait à travers Kyïv – directement Moscou. Notre pays a longtemps été considéré comme une région frontalière incapable de se déterminer quant à son identité. Nous étions un objet de négociation et non un sujet de négociation, et longtemps notre pays n’a fourni que des nouvelles sur la manière dont une minorité active dans les rues s’opposait aux résultats d’élections nationales.
Pendant des décennies, l’Occident a estimé que la Russie était « too big to fail ». Elle disposait d’un poing blindé capable d’atteindre la Manche. D’une aviation stratégique et de croiseurs lance-missiles. De missiles hypersoniques et d’une armée professionnelle sur laquelle le Kremlin n’a pas économisé ces vingt dernières années. Tout ce que les Forces armées ukrainiennes ont appris ensuite à détruire.
Nous étions l’underdog classique, l’outsider sur lequel personne n’était prêt à miser. Personne ne croyait en notre avenir, et personne ne connaissait notre passé. Nous étions un pays qui savait faire des révolutions, de la boxe et de l’Eurovision. Ceux qui avaient désappris à faire la guerre pensaient que nous non plus n’y parviendrions pas. Il nous a fallu les surprendre. Et nous surprendre nous-mêmes.
[…] Face à une menace, il existe trois réactions – « frapper », « se figer », « fuir ». Il y a trois ans et demi, en Ukraine, le premier choix a été fait par tant de personnes que l’armée a aussitôt triplé de taille. Trente années d’indépendance n’ont pas été vaines – et ceux pour qui l’Ukraine était devenue une valeur et non un acquis étaient prêts à payer des pots-de-vin pour avoir le droit de revêtir l’uniforme.
La viabilité d’un pays se mesure au nombre de personnes prêtes à se battre pour lui. Des millions de citoyens atomisés sont incapables d’action collective. Une nation est soudée par la colle de la solidarité intérieure. Elle passe un examen au moment où ses membres sont prêts à placer l’intérêt commun au-dessus de l’intérêt personnel. Nous avons commencé à le passer il y a trois ans et demi – et nous ne cessons de le faire depuis.
[…] Nous sommes devenus un rappel vivant que la subjectivité d’un pays ne se mesure pas à son niveau de revenu national. Que des États habitués à se considérer comme avancés peuvent ne pas réussir l’examen dans des conditions analogues. Que l’ancienne division entre sujets et objets de la géopolitique s’est fissurée – et que le pays devenu soudain le plus important de la planète, c’est le nôtre.
Il s’est avéré que les règles des décennies à venir dépendraient de l’issue de notre guerre. Notre succès ou notre défaite fixeront pour le monde les limites du possible et du permis. Les manuels des académies militaires seront réécrits à la lumière de notre expérience, et les armées des grandes puissances se réarmeront sur la base de nos inventions. Nous avons rappelé au monde les valeurs, et l’attitude envers notre pays est devenue une ligne de partage éthique qui révèle sans faute les cyniques. Notre inflexibilité face au mal ne leur permet pas de se croire des gens honnêtes.
D’après tous les calculs, nous aurions dû perdre il y a trois ans et demi.
[…] La guerre nous a appris que la culture est la mémoire collective d’une nation. Que la rancune est son immunité collective. À la quatrième année de la guerre, nous avons pris l’habitude de nous reprocher de mal relever les défis de l’invasion. Mais pour nous juger, il faudrait trouver ceux qui, face au même défi, s’en sont mieux sortis que nous. Ces soixante-dix dernières années, il n’y en a pas eu. Il est échu à ce monde de vivre selon les règles que notre pays écrit.
Desk Russie, Pavlo Kazarine, Les règles des underdogs
Samedi 20/9, 11h10
Pokrovsk.
Malgré les assauts répétés autour de la ville ainsi qu’une tentative de percée à Dobropillia le mois dernier, l’armée russe n’est toujours pas parvenue à s’emparer de Pokrovsk, dans l’oblast de Donetsk. Depuis plusieurs semaines, en parallèle de ses assauts tactiques, l’état-major russe prépare une offensive massive qui pourrait déboucher sur l’une des batailles les plus importantes depuis février 2022.
La semaine dernière, l’analyste David Axe estimait que Moscou avait rassemblé 150 000 combattants dans ce secteur du front, ce qui pourrait représenter jusqu’à un quart du total des forces russes déployées en Ukraine (estimé à 600 000) [700 000 a dit Putler cette semaine].
Pour la première fois depuis des mois, la concentration d’un nombre important de chars d’assauts — plus de 500, selon Konstantin Mashovets — et de véhicules blindés suggère que l’offensive pourrait être principalement mécanisée. […]
Le Grand Continent, L’armée russe se prépare à lancer une offensive massive en direction de Pokrovsk
Samedi 20/9, 4h15
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
Samedi 20/9, 3h50
Tranchage de salami (suite).
[…] le ministère estonien de la Défense a dénoncé l’incursion de trois avions d’interception russes MiG-31 ”Foxhound” au-dessus du golfe de Finlande, près de l’île de Vaindloo. Cette violation a duré 12 minutes, malgré l’intervention de F-35A déployés par l’Italie à Ämari, au titre de la mission Baltic Air Policing de l’Otan. Et, une fois encore, ces MiG-31 n’avaient pas déposé de plan de vol et volaient avec leur transpondeur éteint.
Au regard de la durée de cet incident, le ministère russe de la Défense aura du mal à faire croire que les trois MiG-31 ont commis une erreur de navigation… D’autant plus que, a priori, ils semblaient se diriger vers Tallinn au moment de leur interception.
[…] « La Russie a déjà violé l’espace aérien estonien à quatre reprises cette année, ce qui est en soi inacceptable, mais la violation d’aujourd’hui, au cours de laquelle trois avions de combat sont entrés dans notre espace aérien, est d’une brutalité sans précédent », a réagi le chef de la diplomatie estonienne. « Les tests de plus en plus fréquents et l’agression croissante de la Russie aux frontières doivent être contrés par un renforcement rapide de la pression politique et économique », a-t-il ajouté. […]
Zone militaire, Trois avions russes de type MiG-31 ont violé l’espace aérien de l’Estonie pendant 12 minutes
Commentaire : "Pour le coup, je vais pour la seule fois de ma vie être d’accord avec Erdogan: la méthode turque que connaît très bien Poutine depuis qu’un chasseur russe et son pilote ont été anéantis après une incursion illégale de la Russie dans le ciel turc restera la plus efficace. [...]"
Pour rappel, il a fallu 17 secondes à la Turquie pour abattre un Su-24 russe en 2015.
Special Kherson Cat, Bluesky, traduction automatique
C’est bientôt dimanche, les gars (et le dimanche, on s’autorise à relayer des trucs vraiment bizarres).
Il l’avait promis, c’est désormais officiel. Donald Trump a signé vendredi un décret créant une carte de séjour «dorée» à un million de dollars, en référence à la célèbre «carte verte» qui permet de vivre et de travailler aux États-Unis.
«Cela va être un immense succès», a prédit le président américain à propos de ce nouveau système, qui doit permettre à des citoyens étrangers aux «qualités exceptionnelles» de se procurer une «carte dorée».
Le Figaro, Donald Trump signe un décret créant une carte de séjour «dorée» à un million de dollars
Vendredi 19/9, 16h50
Zapo.
L’équipe de l’AIEA basée à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhya (ZNPP) a signalé avoir entendu des bombardements à proximité du site aujourd’hui et avoir vu de la fumée noire s’élever de trois endroits à proximité, lors du dernier incident mettant en évidence les risques continus pour la sécurité nucléaire pendant le conflit militaire, a déclaré le directeur général Rafael Mariano Grossi.
[…] « Comme je l’ai déclaré hier à la Conférence générale de l’AIEA, une action militaire continue de mettre en danger la centrale nucléaire de Zaporizhzhya. Ce qui était autrefois pratiquement inimaginable – bombardements ou autres activités militaires à proximité d’importantes installations nucléaires – est devenu monnaie courante durant cette guerre atroce. J’ai appelé à plusieurs reprises à la plus grande retenue militaire à proximité des centrales nucléaires et je le réitère aujourd’hui. Cela doit cesser avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré le directeur général Grossi.
Dans sa déclaration à la Conférence générale, réunion annuelle des États membres de l’AIEA, le directeur général Grossi a également déclaré que les équipes de l’Agence déployées sur les autres sites nucléaires ukrainiens – Tchernobyl et les centrales nucléaires de Rivne, du Sud de l’Ukraine et de Khmelnytskyy – ont toutes signalé « une augmentation significative des activités militaires ces dernières semaines ».
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Le document, soutenu par 62 États membres, appelle la Fédération de Russie à désoccuper et à démilitariser immédiatement la centrale nucléaire de Zaporijia et à la remettre sous contrôle ukrainien total.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Vendredi 19/9, 16h40
Tranchage de salami (suite).
Trois avions russes MiG-31 ont violé l’espace aérien estonien près de l’île de Vaindloo le 20 septembre, restant 12 minutes sans plan de vol ni contact radio, selon plusieurs médias occidentaux. L’Estonie a adressé une note de protestation à l’ambassade de Russie.
L’Ukraine sera bientôt en mesure de déployer au moins 1 000 drones intercepteurs par jour pour repousser les attaques russes, a déclaré le 18 septembre le ministre de la Défense Denys Shmyhal.
« Ce niveau sera atteint. Je ne peux pas dire quel est le niveau actuel aujourd’hui, mais dans un avenir proche, ce niveau sera atteint », a déclaré Shmyhal lors d’une conférence de presse avec le ministre polonais de la Défense Wladyslaw Kosiniak-Kamysz.
Cette technologie est essentielle à la défense aérienne de l’Ukraine, car les attaques aériennes russes se sont considérablement intensifiées ces derniers mois. En juillet, la Russie a lancé un nombre record de 6 129 drones de type Shahed contre l’Ukraine. Les attaques massives se sont poursuivies à l’automne, avec un nombre record de 810 drones lancés dans la nuit du 7 septembre.
L’objectif est d’intercepter tout drone russe survolant le territoire ukrainien, a déclaré le ministre. […]
The Kyiv Independent, L’Ukraine pourrait bientôt déployer 1 000 drones intercepteurs par jour, selon le ministre de la Défense, traduction automatique
L'incursion de drones russes en Pologne fait partie d'une opération de « découpage en tranches de salami », un terme utilisé en stratégie militaire pour décrire une méthode d'utilisation d'une série de petites actions progressives qui n'atteignent pas le niveau qui déclenche la guerre, mais qui atteignent finalement un objectif plus large. (traduction automatique)
Vendredi 19/9, 8h25
Finlande.
Le Kremlin semble mener une campagne d’information coordonnée menaçant la Finlande. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé le 18 septembre que le « vernis neutre » du gouvernement finlandais s’était écaillé et que le revanchisme était « littéralement en hausse » en Finlande.
Le représentant spécial du président russe pour la protection de l’environnement, l’écologie et les transports, Sergueï Ivanov, a affirmé le 18 septembre que les relations russo-finlandaises étaient « pratiquement inexistantes » et ne s’amélioreraient pas dans un avenir proche, la Finlande étant membre de l’OTAN et appelant activement au renforcement de sa frontière orientale. Ivanov a affirmé que la population finlandaise était insatisfaite du gouvernement finlandais et a affirmé que le manque de touristes russes avait entraîné un « dépeuplement » et un affaiblissement de l’économie dans le sud-est de la Finlande.
[…] vanov est un membre du cercle intime de Poutine, ayant été directeur adjoint du Service fédéral de sécurité (FSB) de 1998 à 1999, lorsque Poutine dirigeait l’organisation. Ivanov a également été ministre de la Défense, vice-Premier ministre et chef de cabinet de l’administration présidentielle. […]
ISW, évalaution de la campagne offensive russe, 18 septembre, traduction automatique
Vendredi 19/9, 8h25
Le chiffre du jour (suite).
Le commandement militaire russe continue de signaler son engagement envers la théorie de la victoire du président russe Vladimir Poutine qui postule que la Russie peut gagner une guerre d’usure contre l’Ukraine.
Poutine a affirmé le 18 septembre qu’il y avait plus de 700 000 soldats russes sur la ligne de front en Ukraine. Le chef d’état-major russe, le général Valery Gerasimov, a affirmé le 17 septembre que les forces russes progressaient sur « pratiquement tous les fronts » de la guerre. Les déclarations de Poutine et de Gerasimov sont conformes à la théorie globale de la victoire de Poutine qui suppose que la Russie a les ressources et la capacité de combat pour poursuivre indéfiniment des avancées graduelles et gagner une guerre d’usure contre l’Ukraine. La théorie de la victoire de Poutine repose sur l’hypothèse que la Russie sera capable de survivre au soutien occidental à l’Ukraine et à la capacité de l’Ukraine à résister à l’agression russe. […]
ISW, évalaution de la campagne offensive russe, 18 septembre, traduction automatique
Vendredi 19/9, 2h05
Le chiffre du jour.
[…] Plus de 700 000 militaires russes sont déployés sur « la ligne de contact » en Ukraine, où la Russie poursuit depuis des mois des actions offensives, a affirmé le président russe, Vladimir Poutine, lors d’une réunion avec des responsables parlementaires. […]
Les Russes sont en mesure d’envoyer des centaines de drones à la fois dans des attaques qui visent la population ukrainienne. Les Ukrainiens mettent en défaut le raffinage du pétrole, clé de voute de l’économie russe, par des attaques de drones.
Jeudi 18/9, 11h50
La violence à un niveau tolérable.
Vous êtes historien. Vos travaux portent notamment sur la naissance de l’Ukraine en tant que nation. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la situation du pays ?
Vivre en Ukraine aujourd’hui, c’est être pris dans une montagne russe émotionnelle — en permanence.
Comme tout Ukrainien, je me sens tantôt déprimé, tantôt optimiste en fonction des circonstances.
Comme tout Ukrainien, je fais de mon mieux pour voir les choses du bon côté : ne pas laisser la déprime s’imposer doit faire partie de notre stratégie.
Mais en tant qu’historien, c’est peut-être plus facile pour moi que pour beaucoup de mes concitoyens. Mon métier me donne le sens de la longue durée. Vues sous cet angle, les choses sont, je pense, favorables à l’Ukraine.
Pourquoi ?
Avec cette guerre, l’Ukraine est en train de quitter un monde dangereux : le monde russe.
Le fameux rousskiy mir dont parle Poutine à longueur de discours.
Je sais que beaucoup en Occident sont aveuglés par la beauté de la culture russe ; ce filtre les rend aveugles à l’autre face : une culture de violence, qui suit les Russes du berceau jusqu’au cercueil et qui domine ce monde.
Or l’Ukraine vit dans ce monde, dans cet espace.
Pour nous, la chance historique de rejoindre l’espace européen n’est pas importante simplement parce que l’Union possède un bien meilleur niveau de vie et une stabilité — c’est aussi parce qu’il s’agit d’une région du monde où la violence a été réduite à un niveau tolérable.
Nous savons à quel point la vie dans ce continent a pu être sanglante, combien de guerres l’ont déchiré. Mais on peut aujourd’hui difficilement imaginer une guerre entre la France et l’Allemagne ou entre la France et la Grande-Bretagne. C’est la plus grande réussite de ce projet. Elle est souvent sous-estimée. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec l’Ukraine : je vois cette guerre comme une ultime tentative, une tentative finale de la Russie pour garder l’Ukraine sous son emprise. Le moment que nous vivons est celui où l’Ukraine affirme qu’elle veut quitter cet espace.
[…] Quelles sont les références historiques qui s’imposent à vous pour décrire cette guerre ? En Europe occidentale, en France, en Allemagne, on pense souvent à la Première Guerre mondiale… Est-ce aussi la comparaison qui vous vient immédiatement à l’esprit ?
Oui. La guerre d’agression de Poutine a commencé par une tentative de Blitzkrieg. Si ce terme date de la Deuxième, la Première Guerre mondiale avait aussi démarré par une tentative de guerre rapide qui s’est transformée en une longue guerre de quatre ans. Nous sommes aujourd’hui dans la quatrième année.
Il y a toutefois une importante nuance : notre guerre, ce sont les tranchées plus les drones. La technologie a changé mais n’a pas réussi à transformer ce conflit en guerre de mouvement : il n’y a pas de percée, la ligne de front bouge lentement — certaines personnes ont calculé qu’il faudrait 100 ans à l’armée russe pour atteindre Kyiv à rythme constant.
[…] Nous sommes dans une guerre d’attrition, avec une logique différente : la défaite n’est pas définie sur le champ de bataille mais par l’opinion publique. Et la victoire dépendra de la capacité de la société à supporter le fardeau de la guerre. On sait désormais que cette guerre ne s’arrêtera pas en raison d’une victoire militaire mais par l’effondrement d’un côté ou de l’autre. Ceux qui ne pourront en supporter le coût s’effondreront — et ce sera la fin.
Entre la Russie et l’Ukraine, la question est, au fond, assez simple : qui s’effondrera en premier ?
Je suis optimiste : malgré les pertes, malgré les tensions, l’Ukraine ne s’effondre pas et pourrait encore tenir des mois, si ce n’est des années. Nous sommes dans une guerre très longue : une trêve est peut-être possible à court terme — mais pas la fin de la guerre. […]
Le Grand Continent, La très longue guerre d’Ukraine et la naissance d’une nation : conversation avec l’historien Yaroslav Hrytsak
Jeudi 18/9, 11h10
Comment ça se passe : retourner la responsabilité de la menace.
Le gouvernement danois avait annoncé, plus tôt mercredi, qu’il allait acquérir pour la première fois des armes de précision à longue portée pour renforcer sa dissuasion. « Grâce à ces armes, la défense pourra atteindre des cibles à grande distance et, par exemple, neutraliser les menaces de missiles ennemis », avait déclaré Mette Frederiksen, la première ministre danoise.
L’ambassadeur russe au Danemark, Vladimir Barbin, a réagi en qualifiant de « pure folie » la justification danoise selon laquelle il est nécessaire de pouvoir frapper des cibles lointaines. « Personne, nulle part, jamais dans le monde, n’a envisagé de menacer publiquement une puissance nucléaire. Ces déclarations seront sans aucun doute prises en compte », a déclaré Vladimir Barbin dans un communiqué publié sur Telegram. […]
Comment ça se passe : du salami dans la géopolitique.
Le président russe Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, le 22 juin 2025. Getty Images
L’attaque de drone « sans précédent » menée par la Russie contre la Pologne la semaine dernière a une fois de plus mis en lumière une expression géopolitique aux sonorités curieuses : les tactiques de tranchage de salami.
La tactique de découpage du salami est un terme couramment utilisé en géopolitique et en stratégie militaire pour décrire une méthode permettant d’atteindre un objectif plus vaste au moyen d’une série de petites actions progressives, chacune soigneusement calibrée pour éviter de provoquer une réponse forte ou immédiate.
« Ils fouillent », a déclaré l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson au Kyiv Independent deux jours après l’attaque du drone, ajoutant : « Mais c’est ce qu’ils font . »
Le Kremlin a utilisé cette tactique pour prendre pied en Ukraine. L’annexion illégale de la Crimée et l’occupation de vastes zones des régions de Donetsk et de Louhansk en 2014 n’ont suscité qu’une réaction modérée de la part des alliés occidentaux de l’Ukraine, signalant ainsi à la Russie qu’une nouvelle escalade resterait probablement incontrôlée. […]
The Kyiv Independent, En testant l’OTAN, la « tactique de tranchage de salami » de la Russie menace désormais la Pologne et les États baltes, traduction automatique
Mercredi 17/9, 8h50
Comment ça se passe : avoir un bon appel avec Trump. Sous-entendu, ça n’est pas parti en sucette.
« J’ai eu un bon appel avec [le président américain] Donald Trump sur le renforcement de nos efforts communs pour accroître la pression économique sur la Russie grâce à des mesures supplémentaires » pour mettre fin à la guerre en Ukraine, a rapporté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, mardi, sur le réseau social X. […]
En fournissant une assistance militaire à l’Ukraine, les pays de l’OTAN sont « en guerre » avec la Russie, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes russes lors d’un point de presse le 15 septembre.
« L’OTAN est en guerre contre la Russie ; c’est évident et n’a pas besoin de preuve. L’OTAN fournit un soutien direct et indirect au régime de Kiev », a déclaré Peskov, répétant le discours de Moscou selon lequel le soutien occidental à l’Ukraine équivaut à une participation à la guerre.
Ces propos interviennent quelques jours seulement après que la Pologne a confirmé avoir abattu des drones russes dans son espace aérien, le premier cas connu d’un membre de l’OTAN abattant des moyens militaires de Moscou au-dessus de son propre territoire. […]
The Kyiv Independent, L’OTAN « en guerre » avec la Russie, selon le Kremlin, alors que la propagande se poursuit après l’attaque de drones en Pologne, traduction automatique
Mardi 16/9, 8h00
Belarus.
Le 11 septembre 2025, on a appris que les États-Unis avaient levé les sanctions contre Belavia, la compagnie aérienne publique biélorusse.
Cela ouvre la voie à l’aviation russe pour obtenir assez facilement les pièces de rechange nécessaires à l’entretien de sa flotte aérienne – à la fois civile et militaire – puisque beaucoup de ces pièces sont à double usage.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
À la surprise générale, des officiers américains se sont rendus en Biélorussie pour observer les exercices conjoints russo-biélorusses « Zapad-2025 » près de Borisov. Le ministre biélorusse de la Défense, Viktor Khrenin, a déclaré aux Américains qu’ils étaient libres d’inspecter tout ce qui les intéressait.
Après l’intrusion de drones russes dans les espaces aériens polonais et roumain, Dmitri Medvedev, l’ancien président de la Russie et actuel vice-président du conseil de sécurité russe, a estimé lundi que si les alliés de Kiev autorisaient les pays de l’OTAN à abattre des drones russes, « cela ne conduira[it] qu’à une chose − une guerre entre la Russie et l’OTAN ». […]
Starlink, le service Internet par satellite appartenant à Elon Musk, a subi une panne mondiale le 15 septembre, a annoncé la société sur son site officiel.
Ce service est devenu vital pour les hôpitaux, les écoles et les unités militaires de première ligne à travers l’Ukraine.
Le commandant en chef de la guerre des drones en Ukraine, Robert « Madyar » Brovdi, a écrit sur Telegram : « Starlink est à nouveau hors service sur toute la ligne de front ».
Downdetector, une plateforme de suivi des pannes de service, a signalé des dizaines de milliers de plaintes d’utilisateurs dans le monde entier. L’entreprise a indiqué enquêter sur la cause du problème.
Près d’une heure plus tard, Brovdi a signalé que la connectivité commençait à être « progressivement rétablie », bien que Starlink n’ait pas officiellement confirmé un rétablissement complet. Downdetector indique également une baisse des signalements de pannes.
Il s’agit de la deuxième panne majeure de Starlink au cours des derniers mois.
Les enjeux sont importants pour l’Ukraine, car Starlink a remplacé une grande partie des infrastructures de communication détruites du pays et prend en charge la connectivité civile et militaire.
Depuis le début de l’invasion à grande échelle de la Russie en 2022, Kiev a reçu plus de 50 000 terminaux Starlink, la Pologne en fournissant près de 30 000, soit la plus grande contribution d’un seul pays.
La dépendance de l’Ukraine à l’égard de Starlink a déjà été compliquée par les tensions avec Musk. […]
The Kyiv Independent, Starlink « en panne sur toute la ligne de front » en Ukraine, le service Internet subit une panne mondiale, traduction automatique
Des soldats de la 95e brigade ukrainienne passent devant un récepteur Internet par satellite Starlink, le 18 février 2024, dans un lieu tenu secret, en Ukraine. (Scott Peterson/Getty Images)
Lundi 15/9, 10h50
Allemagne.
L’extrême droite marque des points dans le coeur industriel de l’Allemagne. Lors d’élections municipales qui se tenaient ce dimanche dans près de 400 villes et communes de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) a triplé son score par rapport aux élections de 2020, avec 14,5 % des suffrages.
En face, les conservateurs restent la première formation du Land avec 33,3 % des voix (-1), tandis que les sociaux-démocrates (SPD) perdent 2,2 points, à 22,1 %, et les Verts reculent à 13,5 % des suffrages (-6,5 %).
[…] En triplant son score dans le Land le plus peuplé du pays (18 millions d’habitants), l’AfD poursuit de son côté son implantation dans l’ouest de l’Allemagne. […] Dans la Ruhr, cette montée en puissance de l’AfD intervient alors que les annonces de suppressions de postes se sont multipliées à mesure que les grands piliers industriels de l’Allemagne, l’automobile, la chimie, la machine-outil, connaissaient des difficultés. […]
Les Echos, En Allemagne, l’extrême droite fait une percée historique dans la Ruhr
Lundi 15/9, 10h40
Comment ça se passe : mentir, il en restera toujours quelque chose.
Intrusion d’un drone en Roumanie : l’ambassade de Russie à Bucarest dénonce une « provocation » de l’Ukraine. […] « L’ambassadeur a souligné que tous les faits indiquent qu’il s’agit en réalité d’une provocation délibérée du régime de Kiev, qui, craignant un effondrement militaire imminent et la responsabilité des crimes qu’il commet contre les peuples russe et ukrainien, tente désespérément, par tous les moyens, d’impliquer d’autres Etats européens dans une dangereuse aventure militaire contre la Fédération de Russie », ajoute l’ambassade.
Un drone russe est entré dans l’espace aérien roumain dans la nuit du 13 septembre, quelques jours après une incursion de drone russe dans l’espace aérien polonais dans la nuit du 9 au 10 septembre.
Le ministre roumain de la Défense, Ionuț Moșteanu, a rapporté le 13 septembre que les forces roumaines ont dépêché deux avions de chasse F-16 depuis la 86e base aérienne près de Fetești après qu’un radar roumain a détecté un drone russe dans l’espace aérien roumain à 18h23 heure locale. Moșteanu a déclaré que la Roumanie est confrontée à des « provocations de la Russie » presque chaque semaine. La ministre roumaine des Affaires étrangères, Oana-Silvia Țoiu, a déclaré que les F-16 ont suivi le drone jusqu’à ce qu’il quitte l’espace aérien roumain sans causer de dégâts ni de victimes 50 minutes après le moment de l’entrée. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 14 septembre, traduction automatique
Lundi 15/9, 0h25
Oh oui, c’était dimanche…
Si une guerre civile éclate, retrouvez-moi à la bibliothèque. Ils ne savent pas où elle est.
Music of Sound, Detritus 802, traduction automatique
Lundi 15/9, 0h20
C’était dimanche !
J’ai hâte de me battre contre l’un d’entre eux pour avoir accès à l’eau potable.
Music of Sound, Detritus 802, traduction automatique
Lundi 15/9, 0h15
Comment ça se passe : point milieu.
Les centristes modérés me manquent, ceux qui ne prétendent pas avoir toutes les réponses, qui n’adhèrent ni à des idéologies extrêmes ni à des règles soi-disant divines pour tenter de contrôler les autres, et qui s’efforcent de résoudre les problèmes ensemble, conscients de leurs propres limites. Où sont-ils passés ?
Carte de la campagne contre les raffineries de pétrole russes.
Au total, 13 raffineries ont été attaquées, la capacité de traitement combinée des raffineries de pétrole ciblées étant de 114,5 millions de tonnes par an.
Special Kherson Cat, Bluesky, traduction automatique
Dimanche 14/9, 23h40
Comment ça se passe : drones.
Une route d’approvisionnement ukrainienne protégée par des filets anti-drones.
Comment ça se passe : en voyage d’affaire avec Jésus.
[…] [L’épouse de l’influenceur américian d’extrème-droite abattu cette semaine] Erika Kirk a déclaré qu’elle avait dû expliquer l’absence de son mari à ses deux jeunes enfants.
Jeudi soir, leur fille de 3 ans a demandé : « Où est papa ? »
« Chéri, papa t’aime tellement », répondit-elle. « Ne t’inquiète pas. Il est en voyage d’affaires avec Jésus, alors il peut se permettre ton budget myrtilles. » […]
CNN, Des questions clés subsistent concernant l’assassinat de Charlie Kirk alors que sa commémoration est annoncée, traduction automatique
Dimanche 14/9, 13h05
Pologne (suite).
[…] Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé le 12 septembre que la Russie « réfutait les spéculations… concernant un projet d’attaque contre un pays de l’OTAN » et que de telles spéculations pourraient conduire à une « escalade inévitable », ce que la Russie ne souhaite pas. Le chargé d’affaires biélorusse de la Mission permanente auprès de l’ONU, Artem Tozik, a affirmé que les accusations de la Pologne contre l’implication de la Biélorussie dans l’incursion des drones étaient « sans fondement » et que la Biélorussie avait été la première à informer la Pologne de l’approche des drones qui avaient « dévié de leur trajectoire » lors des frappes russes nocturnes contre l’Ukraine.
[…] Sky News a publié le 11 septembre une image d’un des drones russes Gerbera ayant atterri en Pologne, et Bosacki a partagé une image lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU montrant des lettres cyrilliques sur l’un des drones. Le média ukrainien Militarnyi a analysé l’image de Sky News et a déterminé que le drone russe était équipé d’une antenne de réception contrôlée à quatre canaux (CRPA) de navigation par satellite Tallysman de fabrication iranienne. Militarnyi a rapporté que les CRPA filtrent les fausses sources de signaux provenant des systèmes de guerre électronique (GE) afin de rendre le drone plus résistant à la GE. La présence de CRPA indique qu’il est peu probable que ces drones russes aient dévié de leur trajectoire en raison du brouillage de la GE. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 13 septembre, traduction automatique
Dimanche 14/9, 13h00
Comment ça se passe : infiltration.
Les forces russes ont récemment tenté d’avancer derrière les positions ukrainiennes à Koupiansk via un gazoduc souterrain. C’est la troisième fois depuis le début de la guerre que les forces russes utilisent cette tactique. Le recours répété à cette tactique par la Russie témoigne de l’amélioration de leur capacité à diffuser les enseignements tactiques entre les différents secteurs de la ligne de front.
Une source affiliée aux services de renseignement militaires ukrainiens (GUR) a rapporté le 12 septembre que des forces russes avaient pénétré dans un gazoduc depuis une zone boisée près de Lyman Pershyi (au nord-est de Koupiansk), avaient parcouru le gazoduc pendant environ quatre jours à l’aide de scooters électriques et de brancards à roues modifiés, et en étaient ressorties près de Radkivka (immédiatement au nord de Koupiansk).
La source ukrainienne a indiqué que les forces russes avaient ensuite avancé vers Koupiansk et la voie ferrée voisine. L’état-major ukrainien a reconnu que les forces russes avaient mené la mission et a déclaré que les forces russes se concentraient aux abords nord de Koupiansk, mais n’étaient pas encore entrées dans la ville.
Le commandant d’un régiment de drones ukrainien opérant dans la direction de Kupyansk a déclaré que les forces ukrainiennes ont depuis frappé et endommagé le pipeline et que les forces russes ne sont plus en mesure d’avancer à travers le pipeline. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 13 septembre, traduction automatique
Dimanche 14/9, 13h00
Comment ça se passe : les drones ennemis utilisent notre infrastructure .
Dans certaines régions, les communications mobiles seront dégradées lors de l’attaque de « Shahed », – Chef d’état-major général Hnatov
Nous parlons de restrictions sur la qualité des communications afin que les modems que les Russes utilisent dans leurs drones n’aient pas accès à Internet.
L’Union européenne a accepté d’appliquer une approche « unique » qui permettra à l’Ukraine et à la Moldavie d’avancer sur la voie de l’adhésion au bloc tandis que la Hongrie continue d’opposer son veto à leur adhésion, a déclaré le 13 septembre le vice-Premier ministre chargé de l’intégration européenne, Taras Kachka.
La Hongrie, largement considérée comme le pays le plus favorable au Kremlin au sein de l’UE et de l’OTAN, a déclaré le 30 août qu’elle n’accepterait pas d’ouvrir le premier cycle de négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. En tant que membre de l’UE, la Hongrie dispose d’un droit de veto sur toute avancée ultérieure.
Il existe un accord avec l’UE pour maintenir les progrès de Kiev malgré le veto de Budapest, a déclaré Kachka aux journalistes en marge de la réunion annuelle de la stratégie européenne de Yalta, à laquelle un journaliste du Kyiv Independent était présent. […]
The Kyiv Independent, L’UE adoptera une approche « unique » concernant le processus d’adhésion de l’Ukraine, la Hongrie ayant opposé son veto, selon un responsable, traduction automatique
Dimanche 14/9, 2h20
BoJo a dit.
L’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson n’a pas de temps à perdre avec les objections répétées de la Russie au déploiement de troupes européennes sur le sol ukrainien.
« S’ils ne veulent pas de troupes étrangères sur le sol ukrainien, j’ai une idée brillante : qu’ils se barrent », a-t-il déclaré au Kyiv Independent le 12 septembre. « Il n’y a qu’un seul pays qui a déployé des troupes étrangères sur le sol ukrainien, et c’est la Russie. »
[…] La Russie n’a aucune intention d’arrêter les combats et les responsables du Kremlin ne l’ont pas caché. […] La solution de Johnson ? Déployer immédiatement des troupes européennes en Ukraine, sans attendre l’autorisation de Moscou ni la fin des combats.
« Il faut juste continuer », a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé si l’Europe avait simplement besoin du courage de franchir une autre des nombreuses lignes rouges tracées par la Russie lors de son invasion à grande échelle de l’Ukraine, qui n’a abouti à rien.
« Il faut quelque chose qui va actionner un interrupteur dans le cerveau du Kremlin et lui faire comprendre que fondamentalement, stratégiquement, c’est fini », a-t-il déclaré.
[…] Johnson tient à souligner que les troupes européennes seraient là pour fournir une formation et une logistique plutôt que pour combattre, en partie parce que « les Ukrainiens sont bien meilleurs que les Européens de l’Ouest pour mener la guerre ».
« Mais fondamentalement, ils seront là pour faire comprendre que c’est l’Ukraine qui décide quelles forces militaires viennent en Ukraine, et non la Russie », ajoute-t-il. […]
The Kyiv Independent, Boris Johnson appelle à l’envoi de troupes européennes sur le sol ukrainien et demande à la Russie de « se retirer », traduction automatique
Samedi 13/9, 17h30
Trumpette du jour.
Donald Trump s’est dit prêt à imposer de lourdes sanctions à la Russie si tous les pays de l’OTAN faisaient de même et cessaient d’acheter du pétrole russe. Il a également appelé à l’application de droits de douane conjoints de l’OTAN de 50 à 100 % sur la Chine, qui seraient maintenus jusqu’à la fin de la guerre russo-ukrainienne, arguant que cela exercerait une pression à la fois sur Moscou et Pékin.
Le Monde, Live — Le propriétaire d’un restaurant garde différentes sortes de détecteurs de drones dans son établissement. Chacun capte des fréquences radios différentes émises entre les drones et leurs télécommandes. Lorsqu’un drone est détecté à proximité, le propriétaire prévient immédiatement le personnel et les clients pour qu’ils se mettent à l’abri. A Kherson (Ukraine), le 26 août 2025. VIRGINIE NGUYEN HOANG/HUMA POUR « LE MONDE »
Samedi 13/9, 1h40
Le point de vue militaire de Michel Goya.
Il existe deux types de souvenirs qui viennent le plus vite à l’esprit : les plus récents et les plus marquants. Ce ne sont pas forcément les plus pertinents pour faire des analogies avec les évènements en cours. Lorsqu’on apprend que la Russie a lancé un raid de 19 drones à longue portée sur la Pologne, le public pense immédiatement aux incidents similaires survenus dans la région depuis trois ans et y voit un saut très agressif, évoquant le premier coup d’un engrenage de « somnambules » vers la guerre, mécaniquement associée à l’idée d’un affrontement à grande échelle.
À mon sens, c’est une erreur de perspective. Il n’y a plus de « somnambules » depuis que l’apocalypse thermonucléaire, même lointaine, plane en toile de fond. Les dirigeants sont bien éveillés et cherchent avant tout à éviter le seuil de la guerre ouverte entre puissances dotées. Cela ne les empêche pas de faire la guerre.
[…] Cela nous amène à l’autre art de la guerre de l’époque nucléaire : celui où l’on s’approche du seuil, en le dépassant éventuellement un peu, mais sans aller plus loin. C’est la partie haute de ce qu’on appelle la confrontation hybride (et non « guerre hybride ») où l’on cherche à obtenir des effets stratégiques sur un adversaire – pas encore un ennemi – en utilisant peu ou pas de violence, justement pour ne pas franchir le seuil de la guerre ouverte. De ce point de vue, l’envoi de 19 drones à longue portée sur le territoire polonais est un geste typique de cet art de la guerre « sur le seuil ». Cette agression est évidemment délibérée : il peut y avoir des erreurs de programmation ou des dérives de trajectoire dues au brouillage, mais pas à ce point, surtout lorsque les drones partent de lieux différents pour converger, sauf un qui est allé plus profondément, vers la même zone près des trois frontières Pologne–Biélorussie–Ukraine. Comme souvent dans les cas graves, l’opération s’accompagne d’un freinage diplomatique : dénégations, semis de doutes, relais par propagandistes et idiots utiles.
En l’absence d’explications, et a fortiori d’excuses, il ne reste qu’à conjecturer sur les motivations. Il s’agit probablement d’abord d’un test. Test technique : voir comment un pays de l’OTAN réagit à une attaque massive de drones à longue portée, la nouvelle arme de frappe russe. De ce point de vue, le résultat est mitigé. L’attaque a déclenché l’activation du système de défense aérienne complet : au moins une batterie Patriot allemande, des F-16 polonais ou F-35 néerlandais guidés par un AWACS italien. Bilan : trois ou quatre drones Shahed/Geran (ou Gerbera) abattus sur 19. Pas de victimes, mais quelques dégâts matériels et la fermeture temporaire de quatre aéroports polonais. La coopération interalliée a fonctionné, mais le test a surtout révélé l’inadéquation du système de défense face aux drones : efficace contre avions ou missiles, mais trop lourd et coûteux pour contrer des salves de drones. Ce constat était connu, il est désormais visible, et c’était peut-être l’un des objectifs de Moscou : démontrer que « nous pouvons vous frapper avec des drones et vous ne pouvez pas nous en empêcher », ou encore : « comment comptez-vous protéger le ciel ukrainien si vous ne pouvez pas protéger le vôtre ? »
Le deuxième test est politique. On lance une petite attaque et on observe les réactions : polonaises, européennes, américaines. Celle-ci n’est en fait que la plus importante et la plus grave de toute un série de pénétrations de l’espace aérien polonais par drones, missiles, avions ou hélicoptères, sans susciter de réactions. C’est pour l’instant à nouveau un succès russe. La Pologne a invoqué l’article 4 de la Charte atlantique – consultation des Alliés – et non l’article 5 – assistance mutuelle en cas d’agression –, alors qu’il s’agit clairement d’une attaque. […]
Le cercle vicieux des maths de Tankie — La Russie recrute 30 000 hommes par mois et n’a presque aucune victime, mais la taille de notre armée en Ukraine reste toujours la même. — L’Ukraine n’a plus d’hommes, subit des pertes catastrophiques chaque jour et nous empêche d’avancer avec des soldats qui sont maintenant morts.
[…] Début septembre, selon une source diplomatique française, proche de l’Elysée, les Israéliens ont livré aux autorités françaises leur propre bilan des frappes concentrées, en juin, sur l’arsenal nucléaire iranien. Il contredit les dires du chef de la Maison Blanche. D’après ce témoin, ayant eu connaissance de ces échanges, Israël a confié que « si les sites de fabrication de centrifugeuses et l’essentiel des installations servant à enrichir l’uranium ont été détruits, notamment sur les sites de Fordo et Natanz, les Iraniens disposent encore de ce type de matériel ». Mais ces derniers en ont-ils assez ? « En trop faible nombre pour remettre à court terme le programme en marche, mais ce n’est qu’une question de temps », estiment les services secrets israéliens.
[…] L’Etat hébreu assure qu’il lancera de nouveau ses avions et ses commandos contre l’Iran, s’il apparaît que le programme reprend de la vigueur. Mais cette fois, selon les confidences faites par les Israéliens, c’est le régime de Téhéran qui serait visé, notamment des cibles politiques et économiques et non plus son seul arsenal nucléaire. […]
Le Monde, Les services de renseignement israéliens reconnaissent que le programme nucléaire iranien n’a pas été anéanti
Hongrie
La Cour de justice de l’Union européenne a annulé jeudi, à la suite d’une plainte de l’Autriche, le feu vert de la Commission à une aide hongroise pour faire construire par la Russie des réacteurs nucléaires. La Commission européenne « aurait dû vérifier si l’attribution directe du marché (…) à une entreprise russe » était « conforme aux règles de l’UE relatives aux marchés publics », a estimé la Cour dans son arrêt.
En 2017, la Commission avait approuvé l’aide de l’Etat hongrois à l’entreprise russe Nizhny Novgorod Engineering, à qui elle avait confié l’élargissement de la centrale nucléaire de Paks. Elle avait alors été soutenue par la République tchèque, la France, la Pologne, la Slovaquie et le Royaume-Uni. En échange, Moscou promettait d’accorder à Budapest un prêt pour le financement de 80% des travaux pour les deux réacteurs qui devaient venir s’ajouter aux quatre déjà existants. Toutefois, l’Autriche avait contesté la décision d’approbation de la Commission et la Cour lui a donné raison jeudi.
La décision n’était « pas suffisamment motivée », puisqu’elle ne permettait pas de « comprendre les raisons spécifiques ayant conduit » la Hongrie à accorder directement ce marché à la Russie sans appel d’offre public. […]
BFMTV, La Hongrie voulait aider une entreprise russe à construire des réacteurs nucléaires sur son sol: la justice de l’UE annule le feu vert de Bruxelles après une plainte du voisin autrichien
France
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a sévèrement critiqué la gestion de crise à l’EPR de Flamanville (Manche), à l’arrêt depuis le 19 juin en raison d’un problème de soupapes. Le 20 août, les inspecteurs ont soumis les équipes d’EDF à un exercice inopiné de «déploiement d’un moyen local de crise» (MLC), à savoir le remplacement d’un élément de tableau électrique par un autre pour réalimenter des batteries en cas de perte totale des alimentations électriques. Résultat : l’exploitant n’a pas été en mesure de mener à bien cette opération, pourtant indispensable pour éviter un accident. […]
Reporterre, Fiasco de Flamanville : EDF blâmée par l’Autorité de sûreté nucléaire
International
L’approvisionnement en uranium sera-t-il suffisant pour répondre aux ambitions mondiales dans le secteur, d’ici 2040 ? L’industrie se dit inquiète et étudie plusieurs scénarios de l’offre et de la demande dans son rapport biennal qui vient de sortir. L’Association nucléaire mondiale, qui représente les industriels, confirme que la production n’est pas à la hauteur des énormes besoins qui se profilent.
[…] La guerre en Ukraine a un impact indirect sur le secteur depuis mars 2022 : elle pose la question de la dépendance à la Russie, qui est un fournisseur majeur d’uranium enrichi – minerai transformé pour être utilisé comme combustible. Pour l’instant, les Occidentaux ont peu d’alternative, mais ils misent sur le développement de capacités d’enrichissement, en France, aux Pays-Bas et aux États-Unis, dans l’espoir de pouvoir se passer d’ici à quelques années des importations russes. Selon un responsable d’Orano, cité par le FinancialTimes, « il faudra attendre le début des années 2030 pour voir l’Occident rompre sa dépendance à l’enrichissement russe ». […]
RFI, Nucléaire: l’industrie rappelle l’urgence à ouvrir de nouvelles mines d’uranium
Vendredi 12/9, 16h35
Rappelez-moi le coût de cette compétence de l’Ukraine, le montant sur la facture à Putler — ou non, ne me le rappelez pas.
Les pays européens se bousculent pour acquérir des systèmes anti-drones ukrainiens suite à la violation sans précédent de l’espace aérien polonais par des drones kamikazes russes le 10 septembre, ont déclaré des responsables et des fabricants au Kyiv Independent.
« Nous discutions déjà auparavant avec la partie ukrainienne d’investissements dans des drones intercepteurs, mais maintenant nous y sommes encore plus intéressés », a déclaré un diplomate militaire européen au Kyiv Independent, sous couvert d’anonymat.
« Nous devons être prêts à la guerre, il est donc grand temps d’apprendre de l’Ukraine », ont-ils ajouté.
Quelques heures après l’attaque, la société ukrainienne de conseil en matière de défense Triada Trade Partners a constaté une augmentation des demandes en provenance d’Europe pour des intercepteurs de drones et des systèmes de guerre électronique (EW), a déclaré Bohdan Popov, chef du département analytique de la société, au Kyiv Independent. […]
The Kyiv Independent, l’Europe se précipite pour obtenir des drones intercepteurs ukrainiens après l’attaque russe contre la Pologne, traduction automatique
Vendredi 12/9, 11h30
Pologne (suite).
« Cela a pu être une erreur », a répondu Donald Trump à des journalistes qui l’interrogeaient sur l’intrusion de drones présumés russes sur le territoire de la Pologne dans la nuit de mardi à mercredi, jugée délibérée par Varsovie.
« Nous aussi, nous préférerions que l’attaque de drones contre la Pologne soit une erreur. Mais ce n’en est pas une. Et nous le savons », a écrit sur son compte X, en anglais, le premier ministre polonais, Donald Tusk.
Dépôts de césium au sol, Atlas européen, sur fond Google Earth
Vendredi 12/9, 4h35
Brésil.
L’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro (2018-2022), 70 ans, a été condamné, jeudi 11 septembre, à vingt-sept ans et trois mois de prison pour tentative de coup d’Etat. Cinquième et dernier magistrat à s’exprimer, Cristiano Zanin a estimé que l’ancien chef de l’Etat avait participé à une « organisation criminelle armée », ce qui a porté à quatre juges sur cinq la décision en faveur d’une condamnation au sein du Tribunal suprême fédéral.
Jair Bolsonaro a été reconnu coupable d’avoir été le chef d’une « organisation criminelle » ayant conspiré pour assurer son « maintien autoritaire au pouvoir » malgré sa défaite face au président actuel de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, lors de l’élection de 2022. L’ancien dirigeant, qui clame son innocence, risquait jusqu’à plus de quarante ans de prison. […]
Le Monde, L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro condamné à vingt-sept ans de prison pour tentative de coup d’Etat
Jeudi 11/9, 22h55
Drones.
Des drones russes à fibre optique tendent des embuscades, attendant une cible. Un drone FPV ukrainien a filmé des drones russes sur des câbles à fibre optique, à l’affût d’un véhicule le long d’une route de front.
Ces drones peuvent être assistés par un opérateur Mavic ou par la propre caméra du FPV, à condition d’avoir une bonne visibilité.
Les forces spéciales ukrainiennes ont attaqué un navire du projet MPSV07 près de Novorossiisk. Mis en service en 2015, il était utilisé pour la reconnaissance électronique et les patrouilles près de la baie abritant des navires russes.
[Quand un bâtiment de guerre est vu en infrarouge de nuit et que l’image grossit, au 21e siècle, en général ça finit par une explosion — Ici, le bateau n’est pas mort, mais son électronique de surveillance, oui]
Et, enfin, un petit souci d’échelle :
Plusieurs médias rapportent que des avions de combat néerlandais F-35 ont utilisé des missiles AIM-9X d’une valeur de 2,8 millions de dollars contre des « Gerans » russes au-dessus de la Pologne. À titre de comparaison, le prix d’un « Geran » est de 10 000 $.
Comment ça se passe : jamais mieux servi que par soi-même.
Plusieurs hauts responsables lepénistes confirment qu’une loi d’amnistie, ou une loi annulant l’exécution provisoire de l’inéligibilité, pourrait être défendue par une majorité Rassemblement national afin de favoriser le dessein présidentiel de sa championne. […]
Le Monde, Le RN réfléchit à une « loi d’amnistie » pour Marine Le Pen en cas d’arrivée au pouvoir
Jeudi 11/9, 13h15
America, America.
Charlie Kirk, un éminent militant d’extrême droite et fondateur de l’organisation de jeunesse conservatrice Turning Point USA, a été abattu le 10 septembre alors qu’il s’exprimait lors d’un événement sur le campus de l’Université d’Utah Valley, selon plusieurs médias.
[…] Comme de nombreuses autres figures importantes du mouvement MAGA de Trump, Kirk a critiqué à plusieurs reprises le soutien militaire américain à Kiev.
L’activiste conservateur a dénoncé l’Ukraine comme étant « corrompue », a qualifié le président Volodymyr Zelensky de « marionnette de la CIA » et a affirmé que les régions ukrainiennes occupées comme la Crimée voulaient faire partie de la Russie. […]
The Kyiv Independent, Charlie Kirk, militant d’extrême droite américain et critique de l’Ukraine, tué dans l’Utah, traduction automatique
Le petit État du Golfe est un allié clé des États-Unis qui a accueilli le président Donald Trump il y a seulement quatre mois ; des tapis rouges ont été déroulés, des contrats de plusieurs milliards de dollars ont été conclus et un avion présidentiel controversé a été légué.
[…] des avions israéliens ont frappé un immeuble résidentiel à Doha , tuant cinq membres du Hamas et un responsable de la sécurité qatarie. […] Le sentiment de choc et de trahison est palpable dans la capitale qatarie.
[…] Le message de cette frappe ne s’arrête pas aux frontières du Qatar. Les pays du Golfe, qui, depuis des décennies, se tournent activement vers les États-Unis, politiquement et financièrement, pourraient désormais remettre en question les avantages supposés de ce choix. […]
CNN, Un avion présidentiel et une immense base aérienne américaine n’ont pas protégé le Qatar de l’attaque israélienne. Les alliés arabes des États-Unis en prennent acte, traduction automatique
Jeudi 11/9, 13h00
Ianou’ reste au placard.
L’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch a perdu son procès dans lequel il tentait d’annuler les sanctions de l’Union européenne, a rapporté Politico le 10 septembre.
Le Tribunal de l’UE a rejeté sa plainte, jugeant que le bloc avait des motifs suffisants pour lui imposer des restrictions, notamment une interdiction de voyager et un gel de ses avoirs.
Dans son jugement de 18 pages, la Cour a déclaré que les actions de Ianoukovitch en tant que président « ont clairement contribué à la déstabilisation » de l’Ukraine et que l’UE était justifiée de le maintenir sur la liste des sanctions.
Les juges ont également noté son incapacité à « se distancer efficacement des autorités russes » et ont cité son « implication dans un plan » visant à renverser le président Volodymyr Zelensky en mars 2022. […]
The Kyiv Independent, Ianoukovitch perd son procès, l’UE décide de maintenir les sanctions et l’interdiction de voyager contre l’ancien président ukrainien, traduction automatique
Le président ukrainien de l'époque, Viktor Ianoukovitch, à Kiev, le 17 mai 2010. Ruslan Kravchenko était procureur lors du procès pour haute trahison de Ianoukovitch, qui s'est déroulé par contumace de 2017 à 2019. (Sasha Mordovets / Getty Images)
[Le journal choisit d’illustrer son article avec une photo de l’ancien président ukrainien sous la pluie ; il existe une image à peu près similaire de Medvedev et Putler, mais je ne la retrouve pas]
Jeudi 11/9, 13h00
IA : comment ça se passe.
La société à l’origine de ChatGPT pourrait commencer à appeler les autorités lorsque de jeunes utilisateurs parlent sérieusement de suicide, a déclaré son cofondateur.
Sam Altman a fait part de ses craintes que jusqu’à 1 500 personnes par semaine pourraient discuter de leur suicide avec le chatbot avant de passer à l’acte.
Le directeur général d’OpenAI, basé à San Francisco, qui exploite le chatbot comptant environ 700 millions d’utilisateurs dans le monde, a déclaré que la décision de former le système afin que les autorités soient alertées dans de telles situations d’urgence n’était pas encore définitive. Mais il a ajouté qu’il était « très raisonnable pour nous de dire que dans les cas où des jeunes parlent sérieusement de suicide et où nous ne pouvons pas contacter leurs parents, nous appelons les autorités ». […]
The Guardian, ChatGPT pourrait commencer à alerter les autorités au sujet des jeunes qui envisagent de se suicider, selon son PDG, traduction Deepl
Après la chute du gouvernement français lundi dernier, lorsque le précédent Premier ministre a perdu un vote de confiance à l’Assemblée nationale, le président Macron a rapidement nommé un autre Premier ministre – une décision qui suggère une planification préalable d’un scénario anticipé.
Il convient de noter qu'il s'agit déjà du quatrième Premier ministre sous la présidence actuelle de Macron.
Pour les militaires, le bilan du ministre des Armées est positif. Il a poursuivi la hausse des crédits enclenchée depuis 2017 mais aussi secoué les industriels pour moderniser les équipements et accélérer les cadences.
Depuis la forteresse du Mont-Valérien, près de Paris, haut lieu de mémoire nationale et berceau des communications militaires, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, inaugurait le 4 septembre un supercalculateur dédié à l’intelligence artificielle pour les armées françaises. Un équipement attendu aussi avec impatience par nombre d’industriels pour travailler sur des données sensibles et améliorer les performances de leur matériel.
Entre la décision de faire entrer les armées dans l’ère de l’IA et la livraison du supercalculateur, il aura fallu moins de deux ans. Google n’aurait pas fait mieux, confiait alors Bertrand Rondepierre, dirigeant de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (Amiad), qui a longtemps travaillé dans la Silicon Valley. […]
Les Échos, Co-construction, synthèse et marche ! : le bilan de Sébastien Lecornu au ministère des Armées
Jeudi 11/9, 12h20
Pologne (suite).
Des drones russes ont violé l’espace aérien polonais dans la nuit du 9 au 10 septembre, ce que l’OTAN et des responsables européens ont suggéré comme une incursion russe intentionnelle.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré le 10 septembre qu’au moins 19 drones avaient violé l’espace aérien polonais pendant la nuit et qu’une partie importante d’entre eux étaient entrés dans le pays depuis l’espace aérien au-dessus de la Biélorussie. Tusk a confirmé que la Pologne avait abattu trois drones et peut-être un quatrième dans l’après-midi du 10 septembre. Tusk a noté que les autorités polonaises confirmaient encore le nombre de drones ayant violé l’espace aérien polonais et le nombre de drones abattus. Tusk a indiqué que l’incursion aérienne avait duré environ sept heures, commençant à 23h30 heure locale le 9 septembre et se terminant à 6h30 le 10 septembre.
[…] Tusk a invoqué l’article 4 du Traité de l’OTAN le matin du 10 septembre en réponse à l’incursion. L’article 4 stipule qu’un État membre de l’OTAN peut convoquer une réunion pour se consulter sur toute question dans laquelle « l’intégrité territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité de l’une des Parties est menacée » et que les autres États membres sont encouragés à réagir à la situation. Les États de l’OTAN ont invoqué l’article 4 pour la dernière fois avec le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en février 2022.
[On ne parle pas d’une petite violation de frontière]
[…] Le grand nombre de drones russes qui ont violé l’espace aérien polonais suggère qu’il s’agissait probablement d’une tentative russe intentionnelle.
[…] Tusk a déclaré que les précédentes incursions de drones russes dans l’espace aérien polonais étaient dues à des « erreurs » (faisant peut-être référence à une erreur de l’opérateur), à une désorientation des drones due à la guerre électronique (GE) ou au résultat de provocations russes à plus petite échelle. Le média d’opposition russe Verstka a rapporté le 10 septembre que des drones sont entrés dans l’espace aérien polonais à six reprises au cours de l’invasion à grande échelle, la première fois en novembre 2022, et qu’un total d’au moins sept drones et un missile sont tombés sur le territoire polonais pendant la guerre.
L’incursion des 9 et 10 septembre d’au moins dix-neuf drones en une seule nuit est notable et représente environ trois fois le nombre de projectiles tombés en Pologne pendant toute la guerre. Il est peu probable qu’un tel nombre de drones soient entrés dans l’espace aérien polonais par accident ou à la suite d’une erreur technique ou d’un opérateur.
[…] La Russie tente probablement d’évaluer les capacités et les réactions de la Pologne et de l’OTAN dans l’espoir d’appliquer les leçons apprises aux futurs scénarios de conflit avec l’alliance de l’OTAN.
Le SHAPE de l’OTAN a déclaré que c’était la première fois que des avions de l’OTAN engageaient des menaces potentielles dans l’espace aérien de l’OTAN. La Russie essaie probablement de sonder les capacités défensives et les temps de réaction de la Pologne et de l’OTAN tout en observant leur structure de commandement et de contrôle (C2) en action. La Russie visait probablement aussi à tester l’interopérabilité des États membres de l’OTAN qui s’efforcent de neutraliser une menace dans l’espace aérien de l’OTAN.
[…] La Russie cherche probablement aussi à limiter ou à dissuader l’aide militaire occidentale à l’Ukraine.
Reuters a rapporté qu’une source militaire haut placée non identifiée a déclaré qu’au moins cinq trajectoires de vol des drones indiquaient qu’ils se dirigeaient vers l’aéroport de Rzeszów-Jasionka, dans le sud-est de la Pologne, principal centre d’approvisionnement en armes de l’OTAN pour l’Ukraine. La Russie aurait visé à frapper l’aéroport afin d’entraver l’acheminement de l’aide occidentale à l’Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 10 septembre, traduction automatique
Vlad, ne me force pas à prolonger le délai ! Je te donne deux semaines pour prendre la Pologne ! (traduction automatique)
Mercredi 10/9, 10h25
Pologne : test.
Entre 11 et 20 drones ont violé l’espace aérien polonais pendant la nuit de lundi à mardi lors d’une attaque russe contre l’Ukraine, a annoncé Wladysllaw Kosiniak-Kamysz, le ministre de la défense polonais, dans un message sur X. Selon lui, certains drones jugés menaçants ont été abattus, et les recherches de débris sont en cours. […]
« La nuit dernière en Pologne, nous avons assisté à la violation la plus grave de l’espace aérien européen par la Russie depuis le début de la guerre, et les indications suggèrent qu’il s’agissait d’un acte intentionnel, non accidentel », a affirmé la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas sur X.
Joe Wilson, élu républicain de Caroline du Sud, membre du comité des forces armées de la Chambre des représentants des Etats-Unis, estime que l’attaque russe contre la Pologne est un motif pour l’administration de Donald Trump d’imposer immédiatement des sanctions sévères contre le Kremlin et de renforcer le soutien militaire à l’Ukraine.
« La Russie attaque la Pologne, alliée de l’OTAN, avec des drones iraniens, moins d’une semaine après que le président Trump a accueilli le président Nawrocki à la Maison Blanche. Il s’agit d’un acte de guerre (…) J’exhorte le président Trump à réagir par des sanctions obligatoires qui mettront en faillite la machine de guerre russe et doteront l’Ukraine d’armes capables de la frapper. Poutine ne se contente plus de perdre en Ukraine tout en bombardant des mères et des bébés, il teste désormais directement notre détermination sur le territoire de l’OTAN. Poutine a déclaré : “La Russie ne connaît pas de frontières.” »
Au moins 24 personnes ont été tuées et 19 autres blessées, a fait savoir le ministère de l’intérieur. Un précédent bilan faisait état d’au moins 23 morts.
« Les Russes ont largué une bombe aérienne guidée sur le centre du village alors qu’une file de civils s’étaient rassemblés » pour recevoir leurs allocations de retraite, a écrit sur Telegram le ministre de l’intérieur, Igor Klymenko. […]
La sécurité nucléaire reste très précaire à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhzhya (ZNPP), trois ans après que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déployé sa première équipe sur le site, car le risque d’un accident radiologique persiste tant que le conflit continue, a déclaré aujourd’hui le directeur général Rafael Mariano Grossi.
[…] Depuis quatre mois, la centrale nucléaire de Zaporizhzhya est contrainte de dépendre d’une seule ligne électrique externe pour l’électricité nécessaire au refroidissement de ses six réacteurs actuellement à l’arrêt et pour d’autres fonctions essentielles de sûreté et de sécurité nucléaires. Avant le conflit, elle disposait de dix lignes électriques externes.
Le niveau d’eau du bassin de refroidissement de la centrale nucléaire de ZNP a baissé d’un peu plus de 3,2 mètres depuis la destruction du barrage de Kakhovka en aval en juin 2023, soit près de 60 centimètres au cours des trois derniers mois seulement. Cette baisse a récemment incité la centrale nucléaire de ZNP à construire un barrage d’isolement dans le canal du bassin de refroidissement, qui alimente en eau plusieurs systèmes de la centrale. […]
Le Kremlin semble prêt à institutionnaliser sa pratique de longue date de torture et de maltraitance des prisonniers civils et prisonniers de guerre ukrainiens.
Le président russe Vladimir Poutine a soumis un projet de loi à la Douma d’État russe le 8 septembre qui dénoncerait la Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. La convention appelle à des inspections internationales des centres de détention et des prisons.
[…] La Russie, cependant, a déjà interdit aux inspecteurs internationaux l’accès à ses prisons où sont détenus des prisonniers civils et des prisonniers de guerre ukrainiens – probablement pour dissimuler les mauvais traitements et la torture systématiques infligés par la Russie aux Ukrainiens. L’ISW a également observé de nombreuses indications selon lesquelles le commandement militaire russe approuve les crimes de guerre sur le champ de bataille, y compris l’exécution de prisonniers de guerre ukrainiens. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 septembre, traduction automatique
Mardi 9/9, 11h35
Medvedev a dit.
Le président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a directement menacé la Finlande et a employé un langage qui reflète parfaitement les fausses justifications du Kremlin pour ses invasions de l’Ukraine.
Dans une tribune publiée le 8 septembre sur l’agence de presse TASS, Medvedev a affirmé que la Finlande ne devait surtout pas oublier qu’une confrontation avec la Russie « pourrait entraîner l’effondrement définitif de l’État finlandais ».
Medvedev a affirmé que la Finlande était historiquement liée à l’Allemagne nazie et que les autorités finlandaises souhaitaient, dans les années 1940, étendre ses frontières à la Carélie orientale, à Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) et à la péninsule de Kola, deux régions de la Russie actuelle. […]
[…] La menace de Medvedev contre la Finlande n’est pas unique, mais plutôt une partie d’une tentative continue du Kremlin pour menacer les États de l’OTAN et justifier une future agression russe.
L’assistant du président russe et ancien secrétaire du Conseil de sécurité Nikolaï Patrouchev a également affirmé le 13 mars que la Finlande tentait « d’exterminer » la population slave et que l’Occident « transforme à nouveau [la Finlande] en tremplin » pour une agression contre la Russie. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 septembre, traduction automatique
Mardi 9/9, 0h30
Torture.
En près de deux ans de captivité en Russie, l’ancien marine ukrainien Vladyslav Zadorin a perdu 60 kilos – la moitié de son poids – ainsi que sa vésicule biliaire et presque ses orteils. Il est rentré chez lui avec des handicaps durables et un profond traumatisme.
Capturé le premier jour de l’invasion, d’une importance stratégique de 2022 alors qu’il défendait l’île du Serpent , à 35 kilomètres au large des côtes de l’oblast d’Odessa en Ukraine , Zadorin a été détenu dans sept centres de détention en Russie et dans les territoires ukrainiens occupés. Il se souvient de la famine, des coups constants, de l’électrocution, du viol et de la castration parmi les méthodes de violence utilisées contre les prisonniers de guerre ukrainiens .
« Ils ont utilisé des aiguilles sous nos ongles et ont constamment lâché des chiens sur nous. Ils nous ont forcés (les prisonniers de guerre) à nous battre dans le couloir (de la prison) », a déclaré Zadorin, aujourd’hui âgé de 26 ans, au Kyiv Independent.
« Ils ont brisé des bouteilles sur nos têtes. J’ai subi un traumatisme crânien fermé et je suis resté handicapé à vie. Ils m’ont également brisé trois vertèbres à coups de marteau. Aujourd’hui encore, je n’arrive pas à les faire réparer ; la douleur est toujours présente et ma santé en pâtit. » […]
[L’article liste de nombreux exemples de la brutalité russe vis à vis des prisonniers ukrainiens]
The Kyiv Independent, Des années de torture et d’abus en captivité en Russie ont des conséquences choquantes sur les prisonniers de guerre ukrainiens, traduction automatique
Un soldat ukrainien, précédemment détenu en Russie, pose pour un portrait lors de sa rééducation en Ukraine, le 6 juin 2024. (Kostiantyn Liberov/Libkos/Getty Images)
Mardi 9/9, 0h25
Slovaquie. Hé, les Slovaques, vous êtes Européens ?
Tibor Gaspar, vice-président du parti au pouvoir slovaque Smer et député, a déclaré que la Russie avait été provoquée à la guerre et a comparé l’Ukraine au Hamas, rapporte Aktuality .
On sait que le Premier ministre slovaque Robert Fico répète constamment que la guerre russe contre l’Ukraine est une violation du droit international, mais estime que la Russie avait des raisons pour cette attaque.
Tibor Gaspar a partagé cet avis lors d’une émission de discussion sur la chaîne de télévision Markiza, où il a rencontré le chef du parti d’opposition Slovaquie progressiste, Michal Šimečka.
Robert Fico a exprimé à plusieurs reprises sa perception de la démarche de la Fédération de Russie. Il considère le déclenchement de la guerre en Ukraine comme une violation du droit international, mais, contrairement à M. Šimečka, qui a déclaré dans son discours précédent qu’il s’agissait d’une agression injustifiée, je pense tout le contraire. Il s’agit d’une agression provoquée », a souligné l’homme politique. [etc.]
Unian, « C’est une agression provoquée » : l’allié de Fico a comparé l’Ukraine au Hamas et justifié la guerre de la Russie, traduction automatique
Mardi 9/9, 0h20 (toujours en décalage horaire)
C’était dimanche : plus de raviolis.
L’Allemagne se prépare à la guerre, mais espère ne jamais y être obligée. Face à l’agression russe, le gouvernement allemand s’est engagé à se préparer à une éventuelle guerre d’ici 2029, date à laquelle les responsables estiment que la Russie pourrait être prête à frapper un membre de l’OTAN , rapporte le Washington Post.
Comme le souligne la publication, la première étape a consisté à revoir les dépenses et les dettes afin de consacrer davantage de fonds aux besoins militaires. Par ailleurs, le pays s’emploie à développer l’industrie de la défense et lance une vaste campagne de recrutement pour les forces armées.
La publication n’exclut pas le rétablissement d’une forme de service militaire obligatoire dans le pays. Il est à noter que le prochain point sur la liste est la création d’une réserve stratégique de raviolis.
La publication note que le ministre allemand de l’Agriculture et de l’Alimentation, Alois Rainer, a appelé à une révision des réserves nationales, en y ajoutant davantage de plats préparés.
Son plan comprendrait la création d’un « stock national d’aliments prêts à consommer qui peuvent être consommés immédiatement après avoir été réchauffés », comme des raviolis et des lentilles en conserve.
[…] Le ministre allemand a souligné que de telles réserves sont nécessaires non seulement en cas de guerre, mais aussi pour d’autres situations de crise, telles que des catastrophes naturelles ou un accident nucléaire dans une centrale. Cependant, comme il l’a souligné, c’est la menace d’une attaque russe contre l’Europe qui constitue le principal enjeu pour les responsables politiques et l’opinion publique allemande.
Et tandis que l’idée d’une réserve nationale de raviolis a généré quelques gros titres amusants dans les médias allemands, la publication note que la proposition met en évidence le grave danger qui menace actuellement l’Europe. […]
Unian, L’Allemagne se prépare à la guerre et propose de constituer une réserve nationale de raviolis – WP, traduction automatique
Lundi 8/9, 22h05
La guerre robotisée.
La guerre de la Russie contre l’Ukraine est devenue un conflit technologique à grande échelle, où de 70 % à 80 % des pertes sont désormais causées par des drones aériens. Trois ans et demi après le début de l’offensive, la guerre est devenue un jeu du chat et de la souris permanent où chaque nouveau système d’armement n’offre qu’un bref avantage de deux ou trois mois avant que l’autre partie ne mette au point des contre-mesures.
L’ère de la guerre robotisée est arrivée. Nous assistons à sa première phase en Ukraine, dans le ciel, sur terre et en mer. Dans les garages, les sous-sols et les usines ukrainiens, où des centaines de petites équipes construisent en permanence de nouveaux modèles de drones et d’intercepteurs, de nouvelles technologies militaires sont développées à un rythme sans équivalent dans le monde.
Nombre de ces équipes travaillent sans relâche depuis février 2022, sans week-ends ni vacances. Dès qu’un nouveau produit est prêt, il est déployé sur la ligne de front. Les soldats le testent le lendemain et, dans les vingt-quatre heures, les retours des combattants sont envoyés aux développeurs, ce qui déclenche un nouveau cycle. Certaines équipes de technologie de défense livrent même leurs produits en mains propres dans les zones de combat et travaillent directement avec les soldats sur l’intégration et l’itération.
[…] au moins deux entreprises de défense ukrainiennes ont développé des drones intercepteurs guidés par l’intelligence artificielle (IA) : ils utilisent l’apprentissage automatique pour identifier et détruire les Shahed. Les meilleures nuits, ces drones ont atteint des taux de réussite de 70 %.
[…] Mais la bataille évolue constamment. Les Shahed eux aussi deviennent plus intelligents. Lorsque l’Ukraine a déployé des mitrailleuses pour sa défense aérienne, les Shahed ont commencé à voler à plus de 3 000 mètres, bien hors de portée. Fin juillet, la Russie a lancé un Shahed à réaction capable de voler à une vitesse de 700 kilomètres à l’heure, soit plus vite que la plupart des intercepteurs connus. En outre, certains Shahed sont désormais équipés d’un système d’imagerie thermique, de processeurs avancés et même d’un système autonome de coordination d’essaims : capables de percevoir lorsqu’ils sont traqués, ces engins opèrent embardées et esquives coordonnées pour échapper à leurs poursuivants.
Telle est la nature de la toute première guerre entre robots. Une confrontation entre deux systèmes autonomes, chacun essayant d’être plus malin que l’autre en temps réel. […]
Le Monde, Ragnar Sass, « L’ère de la guerre robotisée est arrivée et nous assistons à sa première phase en Ukraine »
Sauvons les civils des drones russes, protégeons le ciel de l’Ukraine ! 43 238 signatures à 17h50.
Lundi 8/9, 17h40
Changement de braquet.
Lors de l’attaque combinée à grande échelle menée par la Fédération de Russie dans la nuit du 7 septembre, le bâtiment du Cabinet des ministres ukrainien a été touché non pas par un drone « Shahed », mais par un missile de croisière 9M727 du complexe tactique opérationnel Iskander. Son ogive n’a pas explosé.
[…] Au même moment, l’incendie qui s’est déclaré aux étages supérieurs du bâtiment a été provoqué par l’inflammation du carburant provenant des réservoirs de la fusée.
[…] Il convient de noter qu’en cas de fonctionnement normal de l’ogive du missile, dont la masse est d’environ 450 kg, les conséquences de cette frappe seraient bien plus importantes. […]
Defense Express, Ce n’est pas un « Shahed » qui s’est écrasé sur le bâtiment du Cabinet des ministres, mais un 9M727 – un missile de croisière Iskander, traduction automatique
Lundi 8/9, 9h15
Brésil : Soft Power (suite).
Baroud d’honneur ou contre-attaque ? Par milliers, les partisans d’extrême droite sont à nouveau descendus dans la rue, dimanche 7 septembre, date de la fête nationale brésilienne, afin de défendre leur champion, Jair Bolsonaro. Poursuivi en justice pour tentative de coup d’Etat, l’ancien président de la République encourt plus de quarante ans de prison. Le verdict doit être prononcé dans les tout prochains jours par le Tribunal suprême fédéral, et cristallise la colère de ses fidèles.
Sur l’avenue Paulista, à Sao Paulo, une immense bannière étoilée des Etats-Unis avait été déployée par la foule, manière d’implorer le secours du président américain, Donald Trump, qui a imposé 50 % de droits de douane aux produits brésiliens pour défendre son protégé. « Une élection sans Bolsonaro est une dictature », proclamait une pancarte, quand d’autres exigeaient « anistia já ! » (« l’amnistie maintenant »). […]
Le Monde, Au Brésil, les partisans de Jair Bolsonaro se mobilisent à la veille du verdict contre l’ancien président d’extrême droite
Lundi 8/9, 4h30
Fuku.
Le 11 mars 2011, la vie de milliers d’habitants du nord du Japon a basculé. Un violent séisme ébranle la région, suivi par un tsunami meurtrier entraînant la fusion de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Parmi ces habitants, une collégienne qui, vivant hors de la zone d’évacuation, a continué ses activités quotidiennes presque comme s’il ne s’était rien passé, entre shopping et trajets à vélo pour se rendre à l’école.
Pourtant, quatre ans plus tard, un dépistage révèle chez elle une tumeur maligne à la thyroïde, une glande particulièrement vulnérable aux particules radioactives libérées lors d’accidents nucléaires. À sa grande surprise, son médecin lui affirme aussitôt que cette affection ne serait pas liée à la catastrophe, révèle une enquête du New York Times.
[…] Le mois dernier, le comité de dépistage de la préfecture de Fukushima confirmait sa position: selon lui, la triple fusion des cœurs des réacteurs n’a pas engendré d’effets sanitaires durables. Cette conclusion rejoint celle de plusieurs experts, y compris d’agences internationales. […] La jeune femme est l’une des sept personnes –toutes atteintes de cancers– à avoir porté plainte contre le gestionnaire de la centrale, la compagnie Tokyo Electric Power Co. Celle-ci oppose un déni catégorique: «Aucun lien scientifiquement prouvé n’existe entre les cancers et la radioactivité dégagée par la catastrophe». Le prochain rendez-vous judiciaire est fixé pour le 17 septembre, mais un verdict n’est pas attendu avant plusieurs années.
Au cœur du débat, le programme de dépistage thyroïdien lancé sept mois après l’accident. C’est la première et unique étude systématique d’envergure sur les conséquences sanitaires du drame, s’inspirant des leçons du précédent accident nucléaire de Tchernobyl, qui avait vu exploser le nombre de cancers de la thyroïde en Ukraine et Biélorussie. À Fukushima, les premiers résultats publiés dès 2015 sont saisissants: le taux de cancers détectés, rare chez les enfants en temps normal, y est vingt-cinq fois supérieur à la normale. Au total, 403 cas ont été recensés chez environ 300.000 personnes.
Pour les responsables médicaux du programme, ce chiffre ne reflète pas une flambée de cancers, mais une détection facilitée par l’imagerie moderne. Beaucoup de ces tumeurs, relèvent-ils, n’auraient jamais causé de symptômes et ne nécessiteraient pas de traitement. Ils parlent ainsi de «surdépistage», une conclusion également soutenue par le gouvernement japonais et certains experts internationaux, comme le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants.
[…] Des médecins comme Kazuo Shimizu jugent que seule une comparaison à grande échelle avec une population similaire, mais non exposée, pourrait trancher quant à la cause de ces cancers. Pourtant, les initiatives pour mener une telle étude ont été bloquées, soit faute de financement, soit par le refus des autorités. Ce manque de référence empêche de tirer des conclusions définitives, renforçant les soupçons. […]
Slate, À Fukushima, les cas de cancers chez les jeunes explosent: les autorités nient tout lien avec l’accident
Lundi 8/9, 1h45
La tarentelle du nuc, la tarentule du nec.
Brésil
Un ministre brésilien a déclaré vendredi 4 septembre envisager l’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires. S’il a rapidement fait marche arrière, sa position initiale, qui mentionnait notamment « une souveraineté soumise à de très fortes pressions » tout en mentionnant Donald Trump, révèle le niveau de tension qui anime actuellement l’Amérique du Sud.
[…] Sans toutefois jamais prononcer les mots « arme atomique », le ministre des Mines et de l’Énergie, Alexandre Silveira, a déclaré vendredi 5 septembre, à Rio de Janeiro, que « si le monde continue dans la même direction, un pays qui est gigantesque par nature, qui possède 11 % des réserves d’eau douce de la planète, un climat tropical, des sols fertiles et tant de richesses minérales, doit prendre au sérieux la question nucléaire, car à l’avenir nous en aurons également besoin pour la défense nationale ».
Bien que la Constitution du pays sud-américain n’autorise pas l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins militaires, le ministre Alexandre Silveira a jugé – dans le cadre de la cérémonie d’investiture des directeurs de l’Agence nationale du pétrole, du gaz naturel et des biocarburants et de l’Autorité nationale de sûreté nucléaire – que le débat autour de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins de défense, y compris militaires, allait devenir « inévitable ».
[…] Il n’aura toutefois fallu que quelques heures avant que le ministre Alexandre Silveira ne revienne sur ses déclarations, une marche arrière confirmée par une note de clarification publiée par son ministère affirmant que « le Brésil continuera à utiliser l’énergie nucléaire exclusivement à des fins pacifiques, comme le prévoit la Constitution », et précisant le respect par le Brésil des engagements internationaux interdisant l’utilisation militaire de l’énergie atomique. […]
L’Humanité, Le Brésil tenté de développer l’énergie nucléaire à des fins militaires « pour sa défense nationale » ?
France
Sacrée gueule de bois pour la « nouvelle filière » du nucléaire civile : Naarea, pépite des microréacteurs à sels fondus, a été placée en redressement judiciaire ce 3 septembre. L’annonce légale des administrateurs appelle déjà d’éventuels repreneurs à se manifester d’ici le 24 septembre. On est loin des triomphes ministériels sur « l’excellence » française. Une situation paradoxale de manque de liquidité, selon la société qui assure disposer de lettres d’intention de deux fonds d’investissement pour « plusieurs centaines de millions d’euros ».
Lauréate des premiers appels à projet pour « réacteurs innovants » dans le cadre du plan d’investissement France 2030, Naarea avait décroché 10 millions d’euros d’argent public pour accélérer son prototype. De quoi soigner les communiqués, pas forcément les fondamentaux. En revanche, aucun financement européen direct n’avait été obtenu : ni via Horizon Europe, le grand programme-cadre de la Commission pour la recherche et l’innovation (95 milliards d’euros sur la période 2021-2027), ni via le programme Euratom, qui finance spécifiquement la recherche nucléaire civile et la sûreté (1,4 milliard sur la même période). […]
Marianne, Naarea en redressement judiciaire : la start-up vitrine du « nucléaire de rupture » rattrapée par le réel
Iran
L’Iran est prêt à accepter un contrôle de son programme nucléaire et des restrictions à l’enrichissement d’uranium en échange de la levée des sanctions internationales, affirme dimanche le ministre des Affaires étrangères iranien dans une tribune publiée dans le Guardian.
L’Iran « est prêt à conclure un accord réaliste et durable prévoyant une surveillance rigoureuse et des restrictions à l’enrichissement en échange de la levée des sanctions », écrit le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi dans cette tribune, adressée à la France, au Royaume-Uni et à l’Allemagne, réunis au sein du groupe dit E3. « Ne pas saisir cette brève fenêtre de tir pourrait avoir des conséquences dévastatrices d’un niveau inédit pour la région et au-delà », a-t-il encore prévenu. […]
Sud-Ouest, Nucléaire : l’Iran se dit prêt à accepter un contrôle de ses installations contre la levée des sanctions
France
La centrale nucléaire normande de Paluel a été mise à l’arrêt partiellement le mercredi 3 septembre au soir, en raison de l’arrivée de méduses perturbant les installations de refroidissement. Un incident similaire avait déjà interrompu le fonctionnement de la centrale de Gravelines en août.
Les méduses ont encore frappé. Après la centrale de Gravelines (Nord) le 11 août, c’est au tour de celle de Paluel (Seine-Maritime) de faire les frais d’un afflux de cnidaires, a signalé EDF dans une note publiée jeudi 4 septembre. Le site comporte quatre réacteurs : depuis 21 heures la veille, le numéro quatre a été mis à l’arrêt «en toute sureté», et la puissance du numéro trois «a été abaissée de manière préventive.»
Les méduses sont ainsi arrivées au niveau des prégrilles et tambours filtrants de la station de pompage. Or, cette installation aspire dans la Manche l’eau de mer nécessaire pour le refroidissement des installations de la centrale. Les réacteurs à eau pressurisés de Paluel ont une puissance de 1300 mégawatts chacun, soit 5,2 gigawatts en tout. La centrale a produit 31 térawattheures en 2024. […]
Usine Nouvelle, Nucléaire : Des méduses entraînent l’arrêt partiel de la centrale de Paluel
Chine
Le Hualong One, aussi appelé HPR1000 à l’export, est désormais le réacteur nucléaire de troisième génération le plus déployé au monde. Avec 41 unités construites, dont 7 déjà raccordées au réseau, la Chine a réussi ce que peu de pays ont osé : industrialiser un modèle national de réacteur avancé en un temps record. Chaque unité peut produire 10 milliards de kilowattheures par an, soit assez pour alimenter un million d’habitants dans un pays moyennement développé.
Cette technologie repose sur une base éprouvée : le réacteur à eau pressurisée (REP), mais largement améliorée par rapport aux générations précédentes. Elle intègre notamment des leçons tirées de Fukushima, avec des systèmes de sécurité passifs et actifs redondants, et des mesures anti-séisme renforcées. […]
Media24, La Chine prend les commandes de l’énergie nucléaire avec ce réacteur qui marque son hégémonie sur la génération 3
Israël
Selon une analyse publiée mercredi par l’agence Associated Press (AP), de nouvelles images satellites montrent une accélération des travaux sur un bâtiment imposant au sein du Centre de recherche nucléaire Shimon Peres, près de Dimona, dans le désert du Néguev. Ce site est depuis longtemps au cœur des soupçons internationaux concernant le programme nucléaire militaire israélien.
Sept experts ayant examiné les clichés estiment que la construction est probablement liée aux capacités nucléaires d’Israël, en raison de la proximité immédiate avec le réacteur de Dimona et de l’absence de toute installation civile sur place. Toutefois, les spécialistes divergent sur la nature exacte du projet.
[…] Trois d’entre eux considèrent que la taille du bâtiment, son emplacement et la présence apparente de plusieurs étages laissent penser à la construction d’un nouveau réacteur à eau lourde. Ce type de réacteur peut produire du plutonium et d’autres matériaux essentiels à la fabrication d’armes nucléaires.
Les quatre autres experts n’excluent pas cette hypothèse, mais estiment que les travaux pourraient également concerner un nouveau centre d’assemblage d’armes nucléaires. Ils soulignent toutefois qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, les images montrant un chantier encore à un stade préliminaire.
[…] Israël n’a jamais confirmé disposer de l’arme nucléaire, mais, selon des sources étrangères, l’État hébreu serait la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient. La progression des travaux à Dimona risque de relancer le débat international sur le statut nucléaire d’Israël et sur la transparence de ses activités dans ce domaine sensible.
i24news, Israël : des images satellites révèlent une intensification des travaux sur le site nucléaire de Dimona
France
L’annonce du report du redémarrage de l’EPR de Flamanville a provoqué de nombreuses réactions. Initialement prévu pour l’été, cet événement est désormais repoussé à l’automne. Ce retard soulève des interrogations sur les défis techniques posés par un tel projet. En effet, la réactivation d’un réacteur nucléaire en France, une première depuis 25 ans, n’est pas sans difficulté. Les enjeux sont importants, tant pour la production d’énergie que pour la sécurité du dispositif.
L’EPR de Flamanville est à l’arrêt depuis juin 2025. Les plans initiaux prévoyaient un redémarrage début juillet, qui a été repoussé au 13 août, et maintenant fixé au 1er octobre. Les problèmes d’étanchéité détectés sur deux des trois soupapes du pressuriseur du réacteur sont à l’origine de ce retard. Bien qu’aucun dysfonctionnement majeur n’ait été constaté, EDF a jugé essentiel de réaliser des contrôles approfondis pour garantir la sécurité. Les soupapes concernées, numéros 2 et 3, nécessitent des travaux de vérification et de rodage, une méthode de polissage fin pour assurer une fermeture hermétique. La soupape numéro 1, bien qu’aucune anomalie n’ait été détectée, sera également soumise à cette opération. […]
Le gaz, « Les soupapes fuient, Flamanville à l’arrêt » : ce nouveau retard nucléaire français qui embarrasse EDF relance le débat énergétique national
Afrique du Sud
Une deuxième centrale nucléaire verra-t-elle le jour en Afrique du Sud ? Ce n’est pas encore pour bientôt, mais le projet est désormais en bonne voie. Le 8 août dernier, le ministre sud-africain des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement a accordé à Eskom, l’entreprise publique d’électricité, une autorisation environnementale pour la construction d’une centrale nucléaire. D’une puissance de 4 GW, l’installation se situera à Duynefontein, dans la province du Cap-Occidental, non loin de la centrale nucléaire de Koeberg, la seule opérationnelle dans le pays et sur l’ensemble du continent. […]
Il est 2h du matin, un impressionnant cortège s’engage sur le port de Cherbourg. Il protège au cœur du convoi quatre conteneurs, des emballages chargés de Mox, du combustible nucléaire appauvri. Chacun d’entre eux peut contenir jusqu’à 400 kg de plutonium, alors, l’état ne lésine pas sur la sécurité.
Parti de l’usine Orano de La Hague, le convoi a mis environ 1h15 pour parcourir 25 km et rejoindre le port de la capitale du Cotentin. Une traversée à haut risque et sous escorte, environ 500 agents des forces de l’ordre ont été mobilisés pour assurer la sécurité.
Une fois arrivée, le convoi a pénétré sur le quai où l’attendait le Pacifique Hon, un navire armé de canon et protégé par des hommes armés. Ce navire est spécialement conçu pour le transport des matières nucléaires. « C’est le plus haut niveau de sécurité, explique Jessica Boutteau, directrice des transports et services d’Orano NPS. C’est un navire double coque, insubmersible dont tous les équipements essentiels sont redondants ».
De quoi éviter tout problème durant les deux mois que durera le voyage vers le Japon et la centrale de Takahama où ce combustible usé recyclé servira à produire de l’électricité bas carbone.
[…]malgré les troubles géopolitiques, ce convoi désormais maritime est parti pour rallier le Japon, principal et plus ancien client étranger d’Orano. D’ailleurs, ça ne devrait pas être le dernier tant l’historique entre la Normandie et le pays du Soleil levant est chargé. Neuf transports ont déjà été réalisés. Il en reste encore cinq pour achever ce contrat historique signé en 1977.
Y en aura-t-il d’autres ensuite ? Quid de l’avenir de la filière Mox à l’étranger ? Rien n’est aujourd’hui scellé. Orano espère bénéficier d’un retour en grâce de la filière nucléaire nipponne. Au Japon, cinq réacteurs peuvent aujourd’hui fonctionner avec ce combustible nucléaire.
France3, « Le risque est que des gens veuillent s’en emparer » : Qu’est-ce que le Mox, ce résidu nucléaire qui va traverser le monde sous très haute surveillance
[…] Au début des années 2000, le politologue Andreas Schedler a forgé le terme « d’autoritarisme électoral » pour décrire des régimes qui organisent des élections sans réelle compétition. Les chercheurs Steven Levitsky et Lucan Way utilisent une autre expression, celle « d’autoritarisme compétitif », pour désigner des systèmes dans lesquels des partis d’opposition existent, mais où les dirigeants les affaiblissent par la censure, par la fraude électorale ou par diverses manipulations juridiques.
Dans mes propres travaux, menés avec l’économiste Sergueï Gouriev, nous explorons une stratégie plus large qu’emploient les autocrates modernes pour conquérir et conserver le pouvoir. Nous l’appelons « autocratie informationnelle » ou « dictature de la manipulation » (spin dictatorship).
Ces dirigeants ne s’appuient pas sur la répression violente. Ils entretiennent plutôt l’illusion qu’ils sont compétents, qu’ils respectent les principes démocratiques et qu’ils défendent la nation – la protégeant de menaces étrangères ou d’ennemis intérieurs qui chercheraient à saper sa culture ou à voler sa richesse.
[Orban]
Le premier ministre hongrois Viktor Orban illustre bien cette approche. Il a d’abord exercé le pouvoir de 1998 à 2002, puis est revenu sur le devant de la scène en 2010, avant de remporter trois autres élections – en 2014, en 2018 et en 2022 – à l’issue de campagnes que des observateurs internationaux ont qualifiées « de menaçantes et de xénophobes ».
Orban a conservé les structures formelles de la démocratie – tribunaux, Parlement et élections régulières –, mais les a systématiquement vidées de leur substance.
Au cours de ses deux premières années de mandat, il n’a nommé que des fidèles à la Cour constitutionnelle, dont le pouvoir est de vérifier la constitutionnalité des lois. Il a contraint des juges à quitter leurs fonctions en imposant un âge de retraite plus bas et il a réécrit la Constitution afin de limiter le champ d’action de leur contrôle judiciaire. Il a également renforcé le contrôle du gouvernement sur les médias indépendants.
Pour soigner son image, Orban a dirigé les fonds publicitaires de l’État vers des médias lui étant favorables. En 2016, l’un de ses alliés a racheté le plus grand quotidien d’opposition de Hongrie, puis a ensuite procédé à sa brutale fermeture.
[…] Pourtant, Orban a, dans l’ensemble, évité le recours à la violence. Les journalistes sont harcelés plutôt qu’emprisonnés ou tués. Les critiques sont discréditées, mais elles ne sont pas interdites. Le pouvoir d’attraction du premier ministre hongrois repose sur un récit selon lequel son pays serait assiégé – par les immigrés, par les élites libérales et par les influences étrangères –, lui seul étant capable de défendre la souveraineté et l’identité chrétienne du pays.
[…]
Tournant mondial pour les autocrates
Au cours des dernières décennies, des variantes de la dictature de la manipulation sont apparues à Singapour, en Malaisie, au Kazakhstan, en Russie, en Équateur et au Venezuela. Des dirigeants, comme Hugo Chávez et le jeune Vladimir Poutine, ont consolidé leur pouvoir et marginalisé l’opposition en usant d’une violence limitée.
[…] On peut légitimement se demander la question du pourquoi. Dans un monde interconnecté, la répression ouverte a un coût. Attaquer journalistes et dissidents peut inciter des gouvernements étrangers à imposer des sanctions économiques et dissuader les entreprises internationales d’y investir leurs fonds. Restreindre la liberté d’expression risque aussi d’étouffer l’innovation scientifique et technologique ; une ressource dont même les autocrates ont besoin dans les économies modernes fondées sur la connaissance.
Cependant, lors d’épisodes de crise, même les dictateurs de la manipulation reviennent souvent à des tactiques plus traditionnelles. En Russie, Poutine a violemment réprimé les manifestants et emprisonné des opposants politiques. Parallèlement, des régimes plus brutaux, comme ceux de la Corée du Nord et de la Chine, continuent de gouverner par la peur, combinant incarcérations massives et technologies avancées de surveillance.
Mais, dans l’ensemble, c’est la manipulation qui remplace la terreur.
Les États-Unis sont-ils encore une démocratie ?
[l’auteur pense que oui] […]
The Conversation, Danier Treisman, Les autocrates n’agissent plus comme Hitler ou Staline, ils gouvernent par la manipulation
Dimanche 7/9, 19h50
Impression de déjà vu.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré à NBC News le 7 septembre que les États-Unis étaient prêts à travailler avec leurs alliés européens sur de nouvelles sanctions visant les pays qui achètent du pétrole russe, dans le but d’affaiblir l’économie de Moscou et d’intensifier la pression sur la Russie pour parvenir à un cessez-le-feu.
« Nous sommes prêts à accroître la pression sur la Russie, mais nous avons besoin que nos partenaires européens nous suivent », a déclaré M. Bessent .
« Nous sommes désormais dans une course entre la capacité de l’armée ukrainienne à tenir le coup et celle de l’économie russe à tenir le coup. »
Bessent a fait valoir que l’augmentation des tarifs douaniers pourrait accroître la pression et forcer le président russe Vladimir Poutine à entamer plus tôt des négociations de cessez-le-feu. […]
The Kyiv Independent, « Nous sommes prêts à accroître la pression sur la Russie », a déclaré Bessent, directeur du Trésor américain, traduction automatique
Dimanche 7/9, 14h45
Un petit message pour dire que nous, tous les gens que vous connaissez à Kryvyi Rih, allons bien. L’entreprise de maman n’a plus de fenêtres au rez-de-chaussée, mais elle est folle et kamikaze, elle ira travailler demain (« Mais on travaille au premier étage, Olga ! Nous avons des fenêtres, nous ! »). Pacha a appelé ce matin, il a trouvé quelques framboises, il va (je n’ose pas écrire « bien », laissons savoir qu’il est vivant et fonctionnel). Je n’ai rien entendu cette nuit. Je crois avoir entendu un Shahed, mais dans le someil, je me suis dit que c’était une mouche. Fidèle m’a réveillée à 4h30, on est sorti, il a pissé, on est rentrés, il est allé directement dans la salle de bain. J’ai lu les nouvelles et je l’ai rejoint. Vivants, intacts. Bisous.
Olga, Viber (texte)
Dimanche 7/9, 12h10
De plus en plus au point mort.
La guerre en Ukraine a franchi un nouveau cap. Le siège du gouvernement ukrainien a été incendié à Kiev après une salve de bombardements russes dans la nuit de samedi à dimanche.
Moscou a tiré plus de 800 missiles dans tout le pays, faisant au moins cinq morts, dont deux dans la capitale ukrainienne, et 18 blessés. […]
Les Échos, Ukraine : le siège du gouvernement incendié
Une attaque massive record de drones et de missiles russes sur des villes d’Ukraine dans la nuit du 7 septembre a tué au moins deux personnes et en a blessé 32 autres, ont rapporté les autorités locales.
[…] L’armée de l’air ukrainienne a déclaré que la Russie avait lancé 810 drones de type Shahed lors de l’attaque, ce qui en fait la plus importante attaque de ce type depuis le début de l’invasion à grande échelle. Treize missiles de croisière et missiles balistiques ont également été lancés.
« Une jeune femme vivait au sixième étage et venait d’accoucher. Elle a été projetée à la rue par l’onde de choc », a déclaré au Kyiv Independent Inna, une habitante d’un immeuble du quartier de Sviatoshynskyi, voisin d’un immeuble frappé par un drone russe.
« Elle a été retrouvée sous la dalle du bâtiment à 5 heures du matin. L’enfant a également été retrouvée morte. »
[…] À Kryvyi Rih , des missiles et des drones ont frappé une dizaine d’immeubles d’appartements, des maisons, un établissement d’enseignement ainsi que des entreprises locales, a déclaré le président du Conseil de défense de la ville, Oleksandr Vilkul.
[…] Alors que la Russie continue de lancer des attaques contre des cibles civiles en Ukraine, les progrès dans les pourparlers de paix sont de plus en plus au point mort ces dernières semaines. […]
The Kyiv Independent, Une attaque record de drones et de missiles russes fait au moins deux morts et 32 blessés en Ukraine et touche pour la première fois un bâtiment gouvernemental, traduction automatique
Dimanche 7/9, 1h20
Et le point de vue de Michel Goya.
il est quand même possible de faire des choses […] C’est le sens de l’initiative SkyShield – « bouclier du ciel » en bon français – qui consisterait à interdire le ciel à tout objet volant hostile au-delà d’une certaine limite claire, sans doute le Dniepr, à la manière des Soviétiques interdisant le ciel du Nil aux Israéliens en 1970.
Comment ? Avec des batteries de tir anti-drones dans l’ouest de l’Ukraine — une excellente manière, au passage, d’apprendre à contrer cette menace qui nous concernera forcément un jour — et des batteries de tir ainsi que des patrouilles de chasse depuis les bases périphériques de l’Ukraine.
Y a-t-il des risques ? Oui, bien sûr. Sinon, il y a longtemps que l’on l’aurait fait. Il y aura des ratés, des accidents, peut-être des accrochages, mais au bout du compte, ils resteront limités puisqu’il est très probable que l’on n’affronte, de toute façon, que des machines. Je pense qu’il y a en fait sans doute moins de risques que dans les exemples cités plus haut, et pas plus que lorsque l’on interceptait récemment les projectiles iraniens en direction des villes israéliennes.
Est-ce que ce sera utile ? Oui, bien sûr. Cela soulagera une partie des souffrances de la population et permettra à la défense aérienne ukrainienne de réduire et de densifier son périmètre de protection.
Les Russes vont-ils hurler ? Oui, bien sûr. On connaît déjà les mots d’ordre transmis à leurs relais trompettes : la peur de l’escalade vers la guerre, voire la troisième guerre mondiale, forcément nucléaire. Ce discours, supposément pacifiste, sera enrobé de considérations sur la politique intérieure, le complot mondial — on ne peut plus dire « américain » maintenant que les complotistes sont trumpistes — le pseudo-réalisme, etc. Ils ne manqueront pas de se déchaîner en commentaires ici ou sur les différents réseaux sociaux. Ce discours est en plastique, bien sûr, mais il a réussi à nous inhiber en partie et nous rendre au bout du compte plus lâche que nous étions il y a quelques années.
En résumé, si l’on veut aider l’Ukraine tout de suite et pas seulement attendre un arrêt des combats — et peut-être justement pour contribuer à cet arrêt en exerçant une pression sur les Russes — le moyen le plus simple et rapide reste l’opération SkyShield. On montrera au moins que les Européens ne se contentent pas de regarder passer les événements du monde, comme les vaches regardent passer les trains.
Nous appelons donc notre gouvernement à mettre en œuvre l’initiative « Skyshield », soutenue par des élus, des anciens généraux et amiraux, ainsi que des membres de la société civile issus de toute la France, du Royaume-Uni et de l’Europe, et de tous les horizons politiques.
Pourquoi Skyshield ? La défense du ciel ukrainien doit reposer sur deux dimensions :
Le déploiement d’équipements directement en Ukraine : radars, systèmes d’interception ;
L’organisation de patrouilles aériennes par des avions basés dans des pays voisins comme la Pologne ou la Roumanie.
Ces forces resteraient loin de la ligne de front, à plusieurs centaines de kilomètres, sans aucun contact direct avec l’aviation russe. Leur rôle serait strictement limité à intercepter les missiles et drones visant les civils dans les zones arrière. […]
Change.org, Skyshield : sauvons les civils des drones russes, protégeons le ciel de l’Ukraine !
Dimanche 7/9, 1h10
Le point de vue [plus ou moins] militaire de Guillaume Ancel.
Le ton [du titre de l’article] peut sembler moqueur, mais l’événement est d’importance : 35 pays « volontaires » se sont rassemblés à Paris pour soutenir l’Ukraine et 26 d’entre eux se sont engagés formellement à lui fournir des « garanties de sécurité », pour sécuriser un accord de paix qui va désormais être le cœur des négociations à venir.
Ces garanties de sécurité, qui ont demandé des mois de discussions entre les pays volontaires, sont donc destinées à garantir que les concessions qui seraient faites par l’Ukraine en échange d’un arrêt de la guerre ne puissent pas être mises en péril par un revirement de la Russie.
[…] La réunion de Paris constitue un engagement majeur de nombreux pays européens (auxquels il faut rajouter le Canada et l’Australie) dans un projet indispensable pour avancer dans les négociations de paix entamées par Donald Trump. Qu’on déteste ou qu’on moque – comme moi – le président américain ne doit pas faire oublier qu’il est seul dirigeant occidental à pouvoir réellement discuter aujourd’hui avec Vladimir Poutine.
[…] L’opposition russe est très forte à ces garanties de sécurité européennes, mais Poutine n’a [évidemme] aucune crédibilité à vouloir assurer la sécurité de l’Ukraine alors même qu’il a initié et alimenté cette guerre pour prendre le contrôle de son voisin qui croyait être un peuple frère.
[…] La balle est maintenant dans le camp du prétendant au prix Nobel de la paix, l’imprévisible Donald Trump, qui va pouvoir démontrer ses talents de négociateur face à un Vladimir Poutine qui n’a pas grand-chose à perdre, si ce n’est le pouvoir et la vie…
Donald Trump va hésiter, mais son Nobel de la paix a un prix. Comme il discute avec son homologue russe pratiquement chaque semaine, la situation va probablement s’accélérer, il a déjà prévu de lui en parler dans les jours qui viennent.
[…] Quant à la démonstration de forces de la Chine, avec une grande parade militaire à Pékin, elle n’a jamais été destinée à menacer des pays tiers (Taïwan ne constituant pas à ses yeux un pays souverain), mais à garantir la sécurité d’un empire qui ne peut fonctionner que par le commerce international et la reconnaissance de sa place. Il est vraisemblable qu’à Pékin, le président chinois Xi Jinping ait d’abord conseillé à Vladimir Poutine – dont l’économie ne représente que le dixième de son PIB – de terminer cette guerre qui n’a que trop duré. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine : après la réunion de la coalition des volontaires à Paris, il ne reste plus qu’à trouver un accord de paix avec la Russie…
Samedi 6/9, 17h00
Comment ça se passe l’avenir.
« Ne soyez pas tristes. Je suis votre ange gardien, adieu ! », prononce un soldat mort au combat, tout en saluant le spectateur de la main. Deux ailes blanches lui poussent dans le dos. Il disparaît dans un éclat de lumière. En Russie, l’intelligence artificielle (IA) était déjà utilisée pour dénicher des hommes à mobiliser et pour viser des militaires ennemis. Elle sert dorénavant aussi à ranimer des soldats tout juste morts pour un message d’adieu à leurs proches.
[…] Ce genre de clip vidéo funéraire généré par l’IA rencontre une certaine popularité auprès des familles des soldats tués dans l’invasion de l’Ukraine. Pour une somme modique, il est possible de mettre en scène le défunt s’élevant dans les airs, se transformant en oiseau ou étreignant ses enfants. Une simple animation à partir de photographies du mort coûte 1 400 roubles (15 euros). Pour l’enrichir de phrases prononcées avec la voix du défunt, compter le triple, tandis qu’une « commande urgente » nécessitera de débourser 100 euros.
[…] La créatrice de contenu numérique, qui dit crouler sous les demandes, se réjouit d’avoir été remarquée ces derniers jours par les médias russes : « Hier, mon projet a été mentionné par la chaîne Telegram Ostrozhno novosti [« Attention, actualités »], qui appartient à [la filleule de Vladimir Poutine] Ksenia Sobtchak », et compte 1,6 million d’abonnés. « Quand votre travail, dans lequel vous avez mis toute votre âme, est remarqué, cela vous donne de la force et de l’inspiration », jubile-t-elle. Reste que les clips produits par l’IA funéraire animent les défunts des mêmes gestes, dans un seul et unique décor, celui de l’escalier baroque montant vers un ciel nuageux…
Le Monde, Un message d’adieu généré par IA pour 15 euros : l’essor des « résurrections » numériques chez les proches des soldats russes morts en Ukraine
La vie éternelle est le rêve de tout dictateur, même s’il s’agit d’un dictateur « prolétarien ». (traduction automatique)
De retour de Chine où il avait plaisanté avec Xi Jinping sur la possibilité de devenir immortel, Vladimir Poutine a prononcé à Vladivostok un discours fleuve.
Son annonce : faire de l’Extrême-Orient russe — un territoire de 7 millions de kilomètres carrés au PIB équivalent à celui de la Bretagne — un nouvel espace de prospérité économique.
Dans un pays miné par l’inflation, il s’adressait surtout aux oligarques.
[…] Lancé dans une guerre éternelle, le chef d’État russe vient d’ordonner à son gouvernement, en conclusion de son discours du 5 septembre au Forum économique oriental, de planifier le développement de l’Extrême-Orient russe jusqu’à l’horizon 2036 — l’actuel président russe aurait alors 83 ans. […]
Le Grand Continent, L’immortalité de Vladimir Poutine et le fantasme de l’Extrême-Orient
Samedi 6/9, 13h45
Menaces.
Poutine et d’autres responsables russes poursuivent leurs efforts pour affaiblir l’unité occidentale et dissuader tout soutien occidental à l’Ukraine, notamment en sapant les garanties de sécurité potentielles d’après-guerre.
Poutine a également déclaré lors du Forum économique oriental que la Russie considérerait toute troupe étrangère présente en Ukraine comme une cible légitime si la guerre en Ukraine se poursuivait. Poutine a affirmé qu’il « ne voyait tout simplement aucun intérêt » à déployer des troupes étrangères en Ukraine après la guerre, car la Russie « respecterait les garanties de sécurité » que la Russie et l’Ukraine établiraient. La déclaration de Poutine menaçant de frapper des installations militaires étrangères en Ukraine vise à susciter la peur en Occident face à une possibilité que les États européens n’envisagent pas. Les États européens membres de la Coalition des volontaires ont constamment réitéré que tout contingent de maintien de la paix déployé en Ukraine ne le ferait qu’après la conclusion d’un accord de paix à long terme et que, même dans ce cas, il n’opérerait que dans des zones arrière non spécifiées plutôt que sur la ligne de front. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 septembre, traduction automatique
Vendredi 5/9, 8h00
Rien de neuf.
Le président russe Vladimir Poutine a rejeté la légitimité du président ukrainien Volodymyr Zelensky et déclaré qu’il était impossible de conclure un accord de paix avec le gouvernement ukrainien actuel, éliminant ainsi toute possibilité de négociations de paix sérieuses.
Le 5 septembre, lors du Forum économique oriental, Poutine a déclaré qu’il ne voyait pas l’intérêt de négocier avec l’Ukraine, car il serait impossible de parvenir à un accord avec elle. Poutine a faussement affirmé que même si la Russie et l’Ukraine concluaient un accord de paix, l’Ukraine devait lever la loi martiale et organiser des élections présidentielles avant un référendum national pour codifier l’accord, et que la Cour constitutionnelle ukrainienne devait ensuite se prononcer sur ce référendum. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 septembre [edit], traduction automatique
Vendredi 5/9, 0h55
Solaire chinois.
[…] Selon l’agence de presse Bloomberg, le pays compte actuellement 300 fabricants – contre de 130 à 150 en 2020 – se partageant 80 % des panneaux solaires vendus dans le monde. En 2024, la Chine produisait deux fois plus de panneaux qu’elle n’en installait, entraînant des pertes estimées à 35 milliards d’euros pour les fabricants de modules, et à 52 milliards pour l’ensemble de la filière. Depuis début 2024, l’industrie chinoise du panneau solaire a licencié à bas bruit un tiers de ses effectifs, soit plus de 87 000 postes, selon Reuters. Une quarantaine de producteurs ont disparu, d’autres ont réduit leurs effectifs. Si les investissements chinois ont rendu le photovoltaïque abordable partout, ses fabricants ne font plus recette : le prix du panneau solaire a été divisé par 15 en dix ans. […]
Le Monde, En Chine, surproduction effrénée et reprise en main brutale de l’industrie photovoltaïque
Jeudi 4/9, 17h30
Europe.
« Vingt-six pays ont convenu de fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine. Je pense qu’aujourd’hui, pour la première fois depuis un long moment, c’est la première avancée concrète aussi sérieuse », a réagi Volodymyr Zelensky, depuis Paris, aux côtés d’Emmanuel Macron, à l’issue d’une réunion de la « coalition des volontaires ». […]
[…] Le chef de l’Etat français a aussi déclaré que les détails d’organisation de cette « force de réassurance » ne seraient pas communiqués, afin de ne pas se « découvrir » à la Russie. « C’est notre ligne de défense, et celle de l’Ukraine. » Mais, a-t-il ajouté, « nous avons une planification militaire ; elle est là, et ce n’est pas juste une pétition de principe, c’est une planification robuste ».
Interrogé sur la participation ou non de l’Allemagne, de la Pologne et de l’Italie, qui n’étaient pas favorables l’envoi de soldats en Ukraine pour assurer la paix après un cessez-le-feu, M. Macron a affirmé que « ces trois pays font partie des vingt-six contributeurs, chacun [ayant] leur modalité d’intervention ». Certains « déploi[eront] des troupes sur le terrain » en Ukraine, d’autres « rest[eront] dans des pays membres de l’OTAN en mettant à disposition leur base ». « Le jour où le conflit s’arrête, les garanties de sécurité se déploient », a encore précisé M. Macron. […]
Le Monde rend compte d’un éventuel leadership russe. Yeah !
[…] Une vice-ministre de la défense, Anna Tsiviliova, réputée parente de Vladimir Poutine, a affirmé que les soldats revenant d’Ukraine avaient été « moteurs » des innovations russes dans le domaine des prothèses. Celles-ci peuvent être utilisées pour remplacer un membre, par exemple une jambe ou un bras. « Nous sommes probablement à la pointe dans ce domaine », a assuré Mme Tsiviliova lors d’un forum économique à Vladivostok, dans la région russe de l’Extrême-Orient. […]
L’économie russe a fortement ralenti entre avril et juin 2025 et est entrée dans une phase de « stagnation technique », a déclaré le 3 septembre German Gref, le directeur de la plus grande banque russe, Sberbank.
« Le ralentissement se poursuit, comme le montrent les taux de croissance du produit intérieur brut (PIB). Le deuxième trimestre peut pratiquement être considéré comme une stagnation technique », a déclaré Gref lors d’un forum économique.
« Les mois de juillet et d’août montrent des signes assez clairs que nous nous rapprochons de zéro (croissance économique). » […]
The Kyiv Independent, L’économie russe est en « stagnation technique », le plus grand chef de banque met en garde contre une croissance « proche de zéro », traduction automatique
Jeudi 4/9, 16h10
Les centrales nucléaires ont besoin d’être protégées.
[…] Au minimum, les centrales nucléaires, nouvelles et existantes, doivent être défendues contre les attaques dont les Ukrainiens ont déjà été victimes et contre celles dont la Chine, la Corée du Nord et la Russie menacent les centrales de leurs voisins.
[…] le Pentagone doit clarifier la manière dont il pourrait utiliser ses défenses aériennes et antimissiles pour protéger les installations nucléaires commerciales aux États-Unis. Il devrait également expliquer comment il défendra les réacteurs qu’il compte construire sur ses bases militaires (y compris celles construites à l’étranger).
Une autre question est de savoir qui doit financer cette protection. L’industrie nucléaire doit commencer à comptabiliser ces coûts. Jusqu’à présent, elle a évité de discuter ouvertement des points faibles de ses centrales nucléaires en temps de guerre. C’est étrange. Même la Chine a levé le voile sur les vulnérabilités militaires de ses centrales nucléaires ; l’Armée populaire de libération reconnaît avoir mené des études.
La réponse habituelle à de telles questions est une absence de réponse : ces sujets sont trop sensibles pour être abordés. Malheureusement, les centrales nucléaires civiles sont des services publics. À ce titre, le public doit savoir quelle est la fiabilité de ces services et quelles mesures, le cas échéant, ils seront appelés à prendre en cas d’urgence.
Autrefois, on appelait cela la défense civile. Aujourd’hui, il s’agit de protection des infrastructures critiques, un sujet dont notre gouvernement doit commencer à parler ouvertement, en commençant par la protection contre le survol des centrales nucléaires par des drones.
Bulletin of the Atomic Scientists, Il est grand temps de commencer à protéger les réacteurs nucléaires américains des drones, traduction automatique
Taille du portefeuille (mais ce n’est guère noble).
Le plus drôle dans la « parade de la victoire » d’aujourd’hui, c’est le calcul. Les pays qui prétendent avoir « vaincu le Japon » – la Chine (13 300 $ de PIB par habitant), la Russie (14 900 $) et la Corée du Nord (1 900 $) – ne représentent même pas le Japon qu’ils prétendent avoir vaincu.
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
Le Japon à lui seul représente 32 500 dollars par habitant. Alors, quel est le véritable défilé ? Non pas une célébration du triomphe, mais un cosplay où les perdants d’hier se mesurent à l’économie d’aujourd’hui – et finissent toujours par échouer.
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
Jeudi 4/9, 2h40
Comment ça se passe.
Pour aider Trump à instaurer la paix, la Russie poursuivra ses invasions. Pour empêcher la paix, l’Ukraine poursuivra sa défense.
En 1939, Adolf Hitler a lancé son opération militaire spéciale pour protéger les Allemands de souche des persécutions de la Pologne. Imaginez une excuse aussi bidon aujourd’hui.
La réunion à Pékin des dirigeants chinois, Xi Jinping, russe, Vladimir Poutine, et nord-coréen, Kim Jong-un, est un « défi direct » à l’ordre international, a déclaré mercredi la cheffe de la diplomatie l’Union européenne (UE), Kaja Kallas. Cette réunion n’envoie pas seulement des « signaux anti-occidentaux », elle représente aussi un « défi direct au système international fondé sur des règles, et ce n’est pas seulement de l’ordre du symbole », a-t-elle affirmé. « La guerre de la Russie en Ukraine est soutenue par la Chine. Ce sont des réalités auxquelles l’Europe doit faire face », a poursuivi l’ancienne première ministre estonienne. […]
Anti-européens (suite) : petits moments d’allégeance à Putler.
Serbie
Président Vučić : La Serbie, depuis le début de la crise ukrainienne, se trouve dans une situation très difficile et sous une forte pression. Malgré cela, nous avons réussi à maintenir notre position de principe. Aujourd’hui, nous sommes le seul pays d’Europe à n’avoir imposé aucune sanction à la Fédération de Russie…
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Commentaire : "Quelles sanctions contre la Serbie ? Pourtant, elle a reçu des millions d’euros de l’UE, provenant de fonds destinés à préparer son adhésion à l’UE."
Slovaquie
Premier ministre slovaque Fico : J’ai parfois l’impression que nous, dans l’UE, sommes comme un crapaud assis au fond d’un puits. Et nous ne voyons pas ce qui se trouve à la surface. Mais le monde est complètement différent.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mercredi 3/9, 11h55
Victoire des fistons du communisme (une idéologie du 20e siècle, ma fille).
Des membres de la milice chinoise défilent lors du défilé militaire pour marquer le 80ᵉ anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, à Pékin, le 3 septembre 2025. TINGSHU WANG/REUTERS [on constate que les talons des pieds gauches décollent bien tous du sol à l'instant de l'image]
La scène, attendue depuis plusieurs jours, est devenue réalité, mercredi 3 septembre, à Pékin : le président chinois, Xi Jinping, son homologue russe, Vladimir Poutine, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, réunis pour la première fois sur la même image, avant d’assister à un grand défilé militaire – en compagnie d’une vingtaine de dirigeants étrangers – commémorant la fin de la seconde guerre mondiale.
M. Xi a serré la main tour à tour à M. Poutine puis à M. Kim ainsi qu’aux autres invités à leur arrivée successive. Puis, échangeant des amabilités, les dirigeants se sont mis en marche sur le tapis rouge, M. Poutine à la droite de M. Xi et M. Kim à sa gauche, en tête du groupe, vers la place Tiananmen pour la parade, aux allures de démonstration de force militaire et diplomatique de la part d’un pays « inarrêtable », selon son chef.
[…] M. Xi, debout dans sa voiture à toit ouvrant, a passé les troupes en revue. « La renaissance de la nation chinoise est inarrêtable et la noble cause de la paix et du développement de l’humanité triomphera assurément », a-t-il proclamé dans un discours.
[…] A plusieurs milliers de kilomètres de cette parade, le président américain, Donald Trump, a souhaité à Xi Jinping et au « merveilleux » peuple chinois de passer « une excellente journée de célébrations ». « Veuillez transmettre mes salutations les plus chaleureuses à Vladimir Poutine et Kim Jong-un pendant que vous conspirez contre les Etats-Unis d’Amérique », a-t-il ajouté dans son message à la tonalité sarcastique publié sur son réseau Truth Social. […]
Le Monde, Xi Jinping, Vladimir Poutine et Kim Jong-un réunis à Pékin pour une parade militaire et diplomatique
Mercredi 3/9, 11h50
Tcherno.
FIRMS signale un point chaud du côté de Dytyatky, au sud de Tcherno.
FIRMS, dépôts de césium 137 ausol, Atlas européen, base Google Earth
Mercredi 3/9, 2h55
Anti-européens.
Slovaquie
Le président russe, Vladimir Poutine, a dit mardi apprécier « grandement » la diplomatie jugée « indépendante » de la Slovaquie et a suggéré que ce pays coupe les livraisons d’énergie à l’Ukraine, lors d’une rencontre à Pékin avec le premier ministre slovaque, Robert Fico.
Membre de l’Union européenne et de l’OTAN, la Slovaquie est très fortement dépendante du gaz russe. Robert Fico, connu pour ses positions prorusses, a critiqué à plusieurs reprises le soutien de Bruxelles à l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, ainsi que la politique de sanctions européennes contre Moscou, estimant qu’elle faisait peser un risque sur la sécurité énergétique de Bratislava. […]
L’Allemagne considère désormais la position anti-Ukraine d’Orbán comme une menace pour sa sécurité, – Átlátszó
Berlin envisage de geler 43 milliards d’euros de fonds européens et fait pression pour suspendre le droit de vote de la Hongrie au sein de l’UE en vertu de l’article 7.
Les dirigeants européens étudient également les moyens de contourner le droit de veto de la Hongrie. […]
Photos officielles du régime à l’appui, Kim Jong-un, dans toute sa grandeur, a d’abord fumé une cigarette sur le quai de la gare de Pyongyang. Puis, il a embarqué et potassé ses dossiers, dans toute sa sagesse et dans un wagon au luxe boisé. En route. Pour une longue journée de trajet, et pour l’histoire.
Direction la Chine, où le dirigeant suprême de la Corée du Nord est arrivé pour assister mercredi à la démonstration de force militaro-diplomatique de Xi Jinping. Sa venue est l’événement dans l’événement. Un grand défilé est prévu, cela lui rappellera chez lui.
En avion, c’était plié en deux heures. Mais il préfère le train. Comme son père avant lui et Staline en son temps. C’est plus sûr. Le sien se veut une « forteresse ambulante ». Imaginez un Ouigo, mais avec du blindage, des armes d’assaut, un hélicoptère, des grands vins et du homard. Le rail permet aussi de faire coucou au peuple en passant. Et de soigner son arrivée. C’est important, a fortiori quand on est aussi casanier que lui : ce n’est que sa neuvième sortie du territoire en quatorze ans de pouvoir.
Le train le plus important reste toutefois celui qu’il vient prendre. Son apparition attendue au milieu d’une vingtaine d’autres chefs d’Etat serait une toute première. Lourde de symboles. Et d’inquiétudes, au train où vont les choses. De Washington à Bruxelles, en passant par Séoul et Tokyo, on scrutera sa proximité avec Xi Jinping et Vladimir Poutine. Il veut une place en première classe et n’a pas hésité pour la gagner à envoyer plusieurs milliers de soldats et des armes sur le front ukrainien. Il a un ticket. Reste à le composter.
Les Échos, Derek Perrotte, Kim Jong-un, un train à prendre
Mercredi 3/9, 2h35
Gaz.
C’est un vieux projet que Vladimir Poutine et Xi Jinping viennent de déterrer, lors de leur rencontre à Pékin, ce mardi. La Russie et la Chine sont parvenues à un accord pour construire Power of Siberia 2, un gazoduc géant qui doit relier sur plus de 7.000 kilomètres les gisements de gaz russes de Yamal, sur les bords de l’océan Arctique en Sibérie occidentale, au nord-est de la Chine, via la Mongolie. Evoqué depuis de nombreuses années, il viendrait ainsi renforcer les échanges entre les deux pays.
Avec ce nouveau tracé, Moscou pourrait livrer à son allié jusqu’à 50 milliards de mètres cubes par an, pendant trente ans. Selon le patron de Gazprom, Alexei Miller, relayé par des médias russes, il s’agirait ainsi du plus grand projet de l’industrie gazière dans le monde. Son coût est estimé à 12 milliards d’euros. […]
Les Échos, « Power of Siberia 2 » : la Chine et la Russie ressuscitent un gazoduc de 7.000 kilomètres pour défier l’Amérique
Poutine trouve une reconnaissance croissante sur la scène internationale.
Mercredi 3/9, 2h05
Pov chou.
[…] « Nous avions une super relation », a déclaré Donald Trump lors d’une interview à la radio avec le présentateur Scott Jennings, et d’ajouter : « Je suis très déçu par le président Poutine. (…) Des milliers de personnes meurent, c’est une guerre qui n’a aucun sens. » […]
MAKS25, Bluesky, La main droite de Trump aujourd’hui
Mardi 2/9, 11h20
Comment ça se passe (en Russie).
Les espoirs de voir la guerre prendre fin s’accompagnent souvent d’une certaine inquiétude : que se passera-t-il lorsque des centaines de milliers d’hommes, brisés psychologiquement et habitués à tuer, rentreront chez eux ? Seront-ils capables de s’adapter à la vie civile et comment les y aider ?
Une grande ville, un matin de semaine. À l’arrêt de tramway, un homme ivre en uniforme militaire fait du tapage, criant que tout le monde devrait être envoyé « au front pour un ruban » afin que « tout le monde sache enfin ». Il est clairement hors de lui, et les gens essaient de s’éloigner de lui. Personne n’essaie de calmer le fauteur de troubles. Une femme âgée murmure : « Voilà, ils vont tous revenir de la guerre, et nous allons avoir droit à tout ça. »
[…] Après la réforme du milieu des années 2010, toute l’aide sociale publique est, selon la loi, considérée comme une « prestation de services sociaux à la population ». L’État commande ces services auprès des organismes compétents, et l’aide sociale est devenue un système de relations marchandes. […] Ce système est surchargé. Les autorités russes travaillent en mode urgence.
[…] Les fonctionnaires subalternes sont les plus touchés : ils subissent une pression constante non seulement de la part de leurs supérieurs, mais aussi de leurs subordonnés, car ils sont en contact avec les clients auxquels ils fournissent des services publics.
[…] Les tâches liées à la guerre ont été confiées aux employés des services sociaux en septembre 2022, après l’annonce de la mobilisation. Le directeur d’un des centres régionaux d’aide aux familles et aux enfants a expliqué qu’il était « un homme de l’État » : il fait ce qu’on lui dit de faire. Il balaye les rues lors des journées de travail bénévole, assure la permanence lors des élections, participe à la « Marche de l’immortalité » et distribue les convocations à domicile.
Les psychologues des services sociaux étaient de garde sur les soi-disant lignes d’assistance téléphonique. Ce service servait à informer sur les conditions du service militaire et, en fait, à faire de la propagande pour la conclusion de contrats avec le ministère de la Défense. Une collègue psychologue a raconté avec indignation comment, lors d’une réunion d’information destinée aux psychologues – principalement des femmes –, on leur avait demandé de « mettre en avant leur sex-appeal » et de « donner à la conversation une légère connotation érotique », en invoquant le fait que le service militaire était « un travail pour de vrais hommes ».
[…] La question suivante s’est rapidement posée : qu’est-ce qu’une famille ? Les services sociaux prenaient en charge les parents des personnes mobilisées, ainsi que leur épouse et leurs enfants. Mais il y a aussi les enfants issus de mariages précédents […]. Les ex-épouses ont perdu leur droit à l’aide sociale, mais « il n’y a pas d’ex-enfants », d’autant plus que les enfants sont désormais la principale valeur de l’État.
Identifier les enfants nés des mariages précédents des personnes mobilisées, ainsi que les enfants illégitimes, est un travail de longue haleine. Souvent, cela impliquait des conversations difficiles avec les épouses actuelles, des discussions sur les infidélités et la divulgation de secrets de famille. Comme l’a dit l’une des informatrices : « Il y a tellement de drames là-bas que je ne veux même pas en parler ! »
[…] Tout le monde n’est pas prêt à accepter l’aide de l’État. Plusieurs employés des services sociaux se sont plaints d’être « renvoyés chaque mois ». Cependant, ils sont obligés d’appeler encore et encore pour demander comment ils peuvent aider, et d’entendre en réponse : « Ramenez-moi mon fils, mon mari ! » Les personnes interrogées considèrent les parents des participants à la guerre comme les clients les plus difficiles. Ils se méfient davantage des appels téléphoniques inconnus, refusent plus souvent l’aide gratuite, pensant qu’ils « devront quand même payer la facture », et se cachent même des travailleurs sociaux insistants. Il arrive que les parents ne sachent pas que leur fils est parti à la guerre et que l’offre d’aide révèle ce secret.
[…] Parfois, les services sociaux distribuent de l’aide humanitaire, comme des colis alimentaires ou des cadeaux pour les enfants pendant les fêtes. Un travail très actif est mené pour organiser des loisirs. Les services sociaux distribuent des billets gratuits pour des concerts et des événements sportifs. Une psychologue d’un des centres sociaux a fait remarquer à ce sujet : « Oui, leur père a été tué, et moi je leur donne des billets pour le cirque. »
[…] Le club de femmes d’un centre […] a élaboré des règles pour communiquer avec un mari qui revient d’une zone de combat. Parmi celles-ci :
communiquer doucement, parler doucement ;
ne pas s’approcher par derrière, afin de ne pas provoquer la peur et l’agression ;
laissez votre mari s’allonger sur le canapé aussi longtemps qu’il en a besoin ;
ne pas interférer avec la communication avec les camarades d’armes ;
ne pas les impliquez immédiatement dans les tâches ménagères.
[…] Que se passera-t-il lorsque les soldats rentreront chez eux ? Des informateurs font état d’une désorientation sociale des personnes après leur retour, ce qui explique leur désir fréquent de repartir, « derrière le ruban ». Les personnes qui ont vécu une telle expérience traversent une crise existentielle.
[…] Le syndrome post-traumatique se manifeste par des problèmes de santé, de l’agressivité, une dépendance à l’alcool et aux drogues, autant de troubles déjà constatés par les travailleurs sociaux et les psychologues. Selon eux, les soldats qui rentrent au pays ont d’abord besoin de l’aide d’un psychologue spécialisé dans les situations de crise, puis d’une thérapie de longue durée. Mais ils refusent souvent cette thérapie. L’attitude générale envers la psychologie, considérée comme une pseudo-médecine, et le modèle de masculinité dominant dans ce milieu, selon lequel un homme doit se débrouiller seul, ont également une incidence. Les anciens militaires sont souvent convaincus qu’une psychologue ou un homme n’ayant pas servi dans l’armée ne pourra tout simplement pas les comprendre. […]
iStories, « Leur père a été tué, et moi je leur ai acheté des billets pour le cirque », traduction Deepl
Mardi 2/9, 10h45
Iran.
La crise du nucléaire iranien s’intensifie, trois jours après les négociations qui se sont déroulées à Genève entre les Européens et l’Iran. Le jeudi 28 août, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont annoncé qu’ils allaient déclencher le processus de sanctions contre l’Iran, qu’ils soupçonnent de vouloir se doter de l’arme atomique, ce que Téhéran dément.
Alors que la chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, a annoncé ce vendredi 29 août qu’une solution diplomatique devait être trouvée dans un délai de 30 jours, la Russie et la Chine ont dénoncé cette décision des Européens.
[…] La Russie a mis en garde ce vendredi contre des «conséquences irréparables» en cas de nouvelles sanctions internationales contre l’Iran, après l’annonce par Paris, Londres et Berlin du lancement d’une procédure à l’ONU pour rétablir de telles sanctions contre Téhéran dans trente jours.
«Nous les appelons avec insistance à retrouver la raison et à réviser leurs décisions erronées avant que celles-ci n’aboutissent à des conséquences irréparables et une nouvelle tragédie», a déclaré dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères, prônant «le rétablissement d’un dialogue constructif» entre toutes les parties impliquées, afin d’éviter une «nouvelle crise» liée au dossier nucléaire iranien, cette décision constituant «un grave facteur de déstabilisation qui sape les efforts faits à différents niveaux pour trouver des solutions à base de négociations». […]
Le Figaro, Nucléaire iranien : Moscou menace de «conséquences irréparables» en cas de nouvelles sanctions des Européens
Mardi 2/9, 10h35
Polarisation (sur une sphère, il y a toujours au moins deux pôles, non ?)
Le Figaro — Le président chinois, Xi Jinping (au centre), au côté de son homologue russe, Vladimir Poutine, et d’autres leaders anti-occidentaux lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), dimanche, à Tianjin. ANI / Narendra Modi
L’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), parfois qualifiée de « contre-OTAN asiatique », est une « organisation internationale intergouvernementale permanente », selon son site Internet.
S’il n’est pas fait mention, dans son texte de présentation, d’une alliance militaire défensive, l’OCS établit que « le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité de la région » est un « objectif » de l’organisation. […]
Le président chinois Xi Jinping organisera cette semaine le plus grand défilé militaire jamais organisé par son pays, alors qu’il cherche à repositionner Pékin comme le gardien d’un ordre international post-américain à une époque de profonde incertitude géopolitique.
Plus de 20 dirigeants mondiaux, dont le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen reclus Kim Jong Un, se réuniront à Pékin le 3 septembre pour l’événement du « Jour de la Victoire », marquant les 80 ans de la défaite du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Ce spectacle hautement chorégraphié vise à projeter la puissance militaire et l’influence diplomatique de la Chine dans un contexte de doutes sur le rôle mondial des États-Unis, alors que le président Donald Trump réduit l’aide étrangère, se retire des institutions internationales et mène une guerre commerciale de grande envergure contre ses alliés et ses rivaux.
L’apparition conjointe inédite de Xi, flanqué de Poutine et de Kim, supervisant la présentation d’ équipements de pointe comme des missiles hypersoniques et des drones, pourrait bien être l’image déterminante du défilé, un « Axe du bouleversement » défiant l’Occident.
Pour Kim, qui est arrivé en Chine à bord de son train spécial tôt mardi, ce sera son premier événement multilatéral majeur et la première fois qu’un dirigeant nord-coréen assistera à un défilé militaire chinois en 66 ans.
« La présence de Vladimir Poutine, de Massoud Pezeshkian (de l’Iran) et de Kim Jong Un souligne le rôle de la Chine en tant que première puissance autoritaire du monde », a déclaré Neil Thomas, expert en politique chinoise au Centre d’analyse de la Chine de l’Asia Society Policy Institute. […]
Reuters, Xi Jinping présentera la vision chinoise du nouvel ordre mondial lors d’un défilé militaire, tradcution automatique
Mardi 2/9, 10h25
Résumé.
— La vermine a envahi le voisin. — Il ne s’agirait pas qu’elle arrive jusque chez nous. — Tant que le voisin fait tampon, ça va. — Ça nous laisse le temps de mijoter du répulsif et d’entasser de la caillasse.
La Pologne a lancé son plus grand exercice militaire de l’année, Iron Defender-25, le 1er septembre, a rapporté le commandement général des forces armées du pays.
Les exercices, qui s’étendent sur terre, sur mer, dans les airs et dans le cyberespace, impliquent environ 30 000 soldats polonais et alliés et 600 pièces d’équipement, et se déroulent dans un contexte de risques de sécurité croissants pour Varsovie.
La Pologne partage une frontière de 418 kilomètres (260 miles) avec la Biélorussie, où les exercices de l’Organisation du traité de sécurité collective dirigés par la Russie ont commencé le 31 août, et avec l’enclave russe fortement militarisée de Kaliningrad.
Des exercices russo-biélorusses à grande échelle Zapad-2025 sont également prévus pour septembre. […]
The Kyiv Independent, La Pologne lance ses plus grands exercices militaires alors que la Russie et la Biélorussie s’apprêtent à organiser des exercices, (traduction automatique)
En 2024, les dépenses de défense des 27 Etats membres de l’Union européenne ont atteint un montant sans précédent, annonce l’Agence européenne de défense (AED), dont les pouvoirs sont très limités, mais qui publie chaque année le bilan des investissements dans le secteur. L’an dernier, les pays européens auraient dépensé 343 milliards d’euros pour leur défense, soit une augmentation de 19 % par rapport à 2023 ! Au total, cela correspond à 1,9 % du PIB des Vingt-Sept en 2024, et cela marque la dixième année consécutive de hausse des dépenses militaires européennes. […]
Les Échos, Défense : l’Europe dépense beaucoup plus, mais se coordonne toujours aussi peu
Mardi 2/9, 3h30
La minute scolaire.
Ukraine (Est de l’Europe).
Le Monde, Live — Une salle de classe improvisée au sous-sol d’un bâtiment municipal, à Bobryk, dans l’oblast de Soumy, le 1ᵉʳ septembre 2025. EVGENIY MALOLETKA/AP
« Les politiciens sont des animaux » et ils nous mènent tous dans une sale aventure.
(Ce dessin est également la couverture de mon prochain livre)
Mardi 2/9, 3h15
Narratif russe : enfoncer le clou.
Le président russe Vladimir Poutine continue de démontrer son refus de tout compromis sur ses exigences inébranlables de capitulation totale de l’Ukraine.
Le 1er septembre, lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin, en République populaire de Chine (RPC), Poutine a affirmé que la « crise » en Ukraine résultait du « coup d’État » provoqué par l’Occident en Ukraine en 2014 (en référence à la Révolution de la Dignité organisée démocratiquement en Ukraine), et non de « l’attaque russe contre l’Ukraine ».
Poutine a également affirmé que la guerre en Ukraine résultait des tentatives constantes de l’Occident d’intégrer l’Ukraine à l’OTAN, ce qui, selon Poutine, constituerait une menace directe pour la sécurité russe. Poutine a affirmé que le « coup d’État » de 2014 avait éliminé les dirigeants politiques ukrainiens qui ne soutenaient pas l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Poutine a affirmé que la paix en Ukraine ne peut être durable et à long terme que si le règlement élimine les « causes profondes » de la guerre, que les responsables du Kremlin ont définies à plusieurs reprises comme la prétendue discrimination de l’Ukraine contre les russophones en Ukraine et l’expansion de l’OTAN.
Le Kremlin a souvent utilisé ce récit des « causes profondes » pour appeler au remplacement du gouvernement ukrainien actuel par un gouvernement fantoche russe, à l’engagement de l’Ukraine en faveur de la neutralité et à la révocation de la politique de la porte ouverte de l’OTAN.
L’affirmation de Poutine selon laquelle le « coup d’État » de 2014 a « éliminé » les dirigeants ukrainiens est également une référence au récit répété du Kremlin selon lequel le gouvernement ukrainien actuel est illégitime et ne devrait pas être au pouvoir. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er septembre, traduction automatique
Et l’idiot utile (on se souvient des chiottes en or de son petit domicile, visité par les Ukrainiens après sa fuite chez Putler) sort de sa boite de camphre.
Le Kremlin a probablement programmé la publication d’une allocution vidéo de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch pour coïncider avec le discours de Poutine à l’OCS afin de légitimer la demande de ce dernier d’un changement de régime en Ukraine.
Les médias d’État russes ont publié le 1er septembre un message vidéo dans lequel Ianoukovitch affirmait avoir œuvré au rapprochement de l’Ukraine avec l’UE durant sa présidence et que son objectif ultime était l’adhésion de l’Ukraine à l’UE.
Ianoukovitch a reproché aux partenaires européens de l’Ukraine leur comportement « incorrect » lors des négociations Ukraine-UE et a critiqué l’UE pour son incompréhension des difficultés économiques de l’Ukraine. Ianoukovitch a également affirmé s’être toujours opposé à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, qui, selon lui, aurait été une « catastrophe » et « une voie directe vers la guerre civile ». La dernière apparition publique de Ianoukovitch dans les médias remonte à juillet 2022, lorsqu’il a appelé les Ukrainiens à se rendre à la Russie.
Le moment du tournage du discours vidéo de Ianoukovitch est inconnu, mais il a commencé par déclarer que Poutine « avait tout à fait raison » – apparemment en réponse aux propos de Poutine sur l’Ukraine lors du sommet de l’OCS, ce qui laisse penser qu’il s’agissait probablement d’une opération d’information orchestrée. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er septembre, traduction automatique
Lundi 1/9, 11h00
Comment ça se passe.
Cartoon Movement, Johan van Zanten, Ukraine’s security guarantees [l’Article 5 évoque la clause d’entraide du contrat qui régit les membres de l’OTAN en cas d’agression]
Ratio : les garanties de sécurité de l'Ukraine
Dans la série « Ratios », je vise à représenter visuellement les proportions et les grandeurs du monde d’aujourd’hui aussi simplement que possible. Une série à l'intersection du dessin animé et de l'infographie.
Lundi 1/9, 10h40
La minute chinoise.
Poutine est arrivé en Chine pour une visite de quatre jours, au cours de laquelle il participera au sommet de l’OCS et à un défilé militaire commémorant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pékin souhaite démontrer sa puissance militaire aux États-Unis. Xi Jinping a déclaré que la Chine et la Russie aspirent à un nouvel « ordre mondial équitable ».
Loukachenko a déclaré que la Chine, aux côtés de l’Organisation de coopération de Shanghai, ne permettrait pas aux puissances mondiales de réécrire les récits historiques. Il a souligné que la position collective de ces nations sert de contrepoids aux tentatives occidentales de déformer ou de manipuler la vérité historique.
S’exprimant en Chine, Poutine a affirmé que la « crise » en Ukraine n’était pas due à l’invasion russe, mais à un coup d’État à Kiev soutenu par l’Occident. Il a salué les accords d’Alaska, les qualifiant de voie vers la paix, a réitéré la position de la Russie en matière de sécurité mutuelle et a remercié la Chine, l’Inde et d’autres pays pour leurs efforts de médiation.
[…] L’équipe de l’AIEA basée à la centrale nucléaire de [Zapo] a reçu mardi des informations actualisées sur l’emplacement du barrage nouvellement construit et son objectif, qui est d’isoler l’un des canaux de la centrale nucléaire de [Zapo] du bassin de refroidissement de la centrale. Ce canal alimente en eau de service le refroidissement de plusieurs systèmes de la centrale, tels que les transformateurs de la tranche principale, nécessaires au maintien en toute sécurité des six réacteurs de la centrale nucléaire de [Zapo] en arrêt à froid, état dans lequel ils sont maintenus depuis avril 2024
L’équipe de l’AIEA basée sur le site de la ZNPP – la plus grande centrale nucléaire d’Europe – continue de demander l’accès au barrage nouvellement construit, mais n’a pas encore été autorisée en raison de problèmes de sécurité. […]
[Pas compris grand-chose, sinon que les Russes font leur petite cuisine et que l’AIEA ne les cite même pas]
Lundi 1/9, 10h10
La guerre vue par les monothéismes.
[…] La Torah insiste également sur le caractère obligatoire du service militaire. Cependant, le Deutéronome distingue quatre catégories de personnes qui en sont exemptées :
celui qui a construit une maison, mais qui ne l’a pas encore consacrée rituellement ;
celui qui a planté une vigne, mais qui n’en a pas encore mangé les fruits ;
celui qui est fiancé ou dans sa première année de mariage ;
celui qui a peur, par crainte qu’il n’influence les autres soldats. […]
The Conversation, Que disent la Bible, le Coran et la Torah de la guerre ?