Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
Le réalisateur britannique [Peter Watkins] est mort dans la Creuse à 90 ans. Son cinéma politique engagé contre la guerre du Vietnam et le conflit atomique témoigne d’une époque autant que ses portraits d’artistes.
On s’y croyait. Filmer des fictions à la façon d’un documentaire, telle était sa marque de fabrique. Peter Watkins, né en 1935, avait creusé ce sillon avec efficacité. Le cinéaste britannique avait commencé, après des études de théâtre, par tourner des films publicitaires. Son pacifisme le poussa à se lancer très vite dans une autre voie.
[…] La bombe (1967), qui fut commandée mais pas diffusée par la BBC, glace le sang. Le réalisateur reconstitue avec vérisme et minutie ce qui se produirait en cas d’attaque nucléaire soviétique sur les bases américaines situées dans le Kent. On y voit les populations évacuées, une famille frappée dans son salon, les traumatismes et les brûlures qui affligent les victimes. […]
Le Figaro, Disparition du réalisateur Peter Watkins : mort d’un rebelle
La BBC avait demandé à Peter Watkins de réaliser une simulation crédible des lendemains d’une attaque nucléaire sur l’Angleterre, hautement d’actualité en 1965. Elle a ensuite refusé de diffuser le résultat, très documenté et réaliste, donc très alarmiste et aux antipodes des déclarations politiques britanniques.
Une lacune du contrat de production permit au film de tout de même sortir en salles. Il fut récompensé d’un Oscar et du prix spécial du Festival de Venise, ce qui pour une simulation est une prouesse. Il remporta également un succès considérable en salles malgré sa durée de 48 minutes. […]
La Lituanie a suspendu le transit ferroviaire des produits pétroliers russes vers Kaliningrad afin d’éviter des sanctions secondaires américaines et britanniques contre Lukoil et Rosneft, l’interdiction entrant en vigueur le 21 novembre, ont annoncé les Chemins de fer lituaniens.
Trump a refusé d’accorder à la Hongrie une exemption aux sanctions américaines sur le pétrole russe après que le Premier ministre Viktor Orban en ait fait la demande, a déclaré le président américain.
Le Pentagone a donné le feu vert à la Maison Blanche pour fournir à l’Ukraine des missiles Tomahawk, après avoir estimé que cela n’affecterait pas négativement les stocks américains, laissant la décision politique finale entre les mains du président Donald Trump, selon trois responsables américains et européens, rapporte CNN, vendredi. […]
Maduro a demandé à la Russie une aide militaire urgente – notamment des missiles, la remise à neuf de radars et la réparation d’avions – alors que les forces américaines étendent leurs opérations près des côtes de son pays. – WP
Il a également sollicité l’aide de la Chine et de l’Iran, demandant des drones, des systèmes de détection et des brouilleurs GPS pour renforcer les défenses.
Des sources militaires ukrainiennes ont continué de fournir des détails sur la situation difficile dans la poche de Pokrovsk.
Des soldats et des commandants ukrainiens opérant dans la direction de Pokrovsk ont continué d’indiquer que les missions d’infiltration et les regroupements de forces russes compliquaient les opérations d’assaut et de défense ukrainiennes ainsi que les efforts déployés pour contrôler les mouvements russes dans la poche de Pokrovsk. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 octobre, traduction automatique
Vendredi 31/10, 8h35
Narratif américain : A House of Dynamite (suite).
Et puisque le film semble coïncider avec l’actualité américaine, le Bulletin of the Atomic Scientists propose plusieurs articles d’accompagnement :
Le nouveau film, réalisé par Kathryn Bigelow et sorti sur Netflix le 24 octobre, offre une vision tendue et rythmée de ce qui pourrait se produire si les États-Unis étaient confrontés à un tir de missile non attribué visant une grande ville.
[…] Le Bulletin des scientifiques atomistes publie depuis 1945 des articles et des analyses d’experts sur les questions relatives aux armes nucléaires. Voici quelques articles récents sur les enjeux qui font de « A House of Dynamite » un puissant rappel de ce qui pourrait arriver si, un jour, un lancement de missile nucléaire n’était pas qu’un simple essai. […]
« Monsieur le Président, nous sommes face à une urgence nationale. Veuillez suivre immédiatement l’officier militaire », annonce une voix tandis qu’une alarme retentit. Évacué vers un lieu sécurisé, le président découvre un compte à rebours numérique de 15 minutes. « Monsieur le Président, ici le Commandement Stratégique. Si vous ne prenez pas de décision avant que le compte à rebours n’atteigne zéro, nous perdrons l’intégralité de notre force de missiles balistiques intercontinentaux. » Trois options d’attaque lui sont alors présentées, la moins risquée prévoyant entre 5 et 15 millions de victimes. Faute de décision immédiate, la voix se fait plus insistante : « Monsieur le Président, j’ai besoin de vos instructions ! »
Ainsi commence « The Nuclear Biscuit » , une expérience de réalité virtuelle (RV) permettant aux joueurs de simuler une attaque de missiles du point de vue du président des États-Unis. […]
Bulletin of the Atomic Scientists, Un voyage en réalité virtuelle dans un bunker nucléaire offre des leçons glaçantes sur la politique nucléaire américaine, traduction automatique
Le 13 janvier [2018], les habitants d’Hawaï ont reçu une alerte téléphonique alarmante : « MENACE DE MISSILE BALISTIQUE EN DIRECTION D’HAWAÏ. METTEZ-VOUS IMMÉDIATEMENT À L’ABRI. CECI N’EST PAS UN EXERCICE. » En quelques secondes, la peur s’est répandue sur l’île et la population s’est précipitée à l’abri.
À l’Agence de gestion des urgences d’Hawaï (HI-EMA), une autre forme de panique s’emparait des locaux. Les employés réalisèrent rapidement qu’aucune procédure n’avait encore été mise en place pour annuler officiellement une alerte aux missiles balistiques. […]
Le président américain Donald Trump a appelé les États-Unis à reprendre leurs essais nucléaires, probablement en réaction aux annonces ostentatoires du président russe Vladimir Poutine concernant les récents essais d’armes nucléaires russes.
Le 29 octobre, Trump a déclaré que les États-Unis recommenceraient à tester leurs armes nucléaires « sur un pied d’égalité », puisque d’autres pays procèdent déjà à des essais nucléaires. Cette décision intervient dans un contexte marqué par les récentes annonces du Kremlin concernant les essais du missile Burevestnik, à propulsion nucléaire et capable d’emporter des ogives nucléaires, et du drone sous-marin Poseidon, dont le Kremlin a mis en avant la capacité à transporter des ogives nucléaires. Trump n’a pas précisé si les États-Unis testeraient des ogives nucléaires ou les vecteurs. Les responsables russes, quant à eux, ont largement affirmé que les États-Unis commenceraient à tester des ogives nucléaires, alléguant que la Russie aurait ainsi « les mains libres » pour tester ses propres ogives nucléaires. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 octobre, traduction automatique
Qu’entend Donald Trump en parlant de « tester ses armes nucléaires » ? […] il fait référence aux « programmes menés par d’autres pays » et à l’ordre donné au département de la défense (DoD) d’en faire autant « immédiatement ».
[…] mis à part la Corée du Nord, aucun pays n’a réalisé d’essai nucléaire depuis la signature du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires en 1996. Et aux Etats-Unis, le DoD ne teste que les missiles, tandis que les ogives nucléaires sont mises au point par une agence peu connue, la National Nuclear Security Administration (NNSA), qui n’est pas mentionnée par le président américain. « Je pense que le [post sur] Truth du président parle pour lui-même », a affirmé, quelques heures plus tard, le vice-président américain, J. D. Vance, sans apporter davantage d’éclaircissements.
[…] « Le président, qui accorde une grande importance aux apparences, a été piqué au vif par les fanfaronnades du président Poutine au sujet des essais du Bourevestnik et du Poséidon, ainsi que par les discours qui les accompagnent sur la puissance nucléaire russe (et le défilé chinois de septembre) », souligne, dans un fil sur X, l’Américain William Alberque, ancien directeur du centre de non-prolifération de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
Ces tests, réalisés avec des missiles sans charge, font partie de la routine des armées. Ils sont scrutés car, de leur succès, dépend la crédibilité de la dissuasion. L’armée américaine a lancé, en début d’année, un ICBM non-armé de type Minuteman III. Et il y a quelques semaines, les Etats-Unis ont tiré une volée de quatre Trident, les missiles balistiques mer-sol de la composante océanique de leur dissuasion. Enfin, le 21 octobre, lors d’un exercice baptisé Global Thunder, des bombardiers et des sous-marins américains ont simulé le lancement de missiles nucléaires. Mais « Trump n’a pas beaucoup communiqué sur ces initiatives », remarque William Alberque.
Si les missiles ne sont pas le sujet, reste les têtes nucléaires dont la modernisation repose plus, depuis trois décennies, sur des programmes de simulation physique et mathématique. […] « Il peut être nécessaire de tester les nouveaux systèmes afin de s’assurer qu’ils fonctionnent comme prévu », avance le spécialiste de la dissuasion Robert Peters, dans un rapport publié en janvier.
Selon lui, les tests sont presque une arme en soi. Face à un adversaire doté de l’arme nucléaire « le président pourrait décider de montrer que les Etats-Unis ne se laisseront pas intimider ou contraindre par les armes nucléaires et ordonner un essai (…) afin de montrer leur détermination », imagine le chercheur.
[…] Quand Washington a mis fin à ses essais il y a trois décennies, il était prévu que les Etats-Unis soient en mesure de les reprendre sur ordre du président avec un délai de remise en route de vingt-quatre à trente-six mois. Compte tenu des infrastructures existantes, Doreen Horschig, une chercheuse au Centre d’études stratégiques et internationales, à Washington, estime qu’un site d’essai pourrait être prêt « entre six et dix mois pour un test souterrain très basique ».
[…] Washington et Moscou restent liés en principe par le traité de désarmement New Start, qui limite chaque partie à 1 550 ogives stratégiques offensives déployées. « En interdisant les essais, toutes les parties prenantes se sont mises d’accord pour se maintenir au même niveau », souligne Héloïse Fayet. Un équilibre fragile, dont Donald Trump semblait encore se soucier il y a peu. « Il n’y a aucune raison pour que nous construisions de nouvelles armes nucléaires. Nous en avons déjà tellement. Nous pourrions détruire le monde 50 fois, 100 fois », expliquait-il, en février.
Le Monde, Reprise des essais nucléaires : l’annonce retentissante mais floue de Donald Trump
Le président Donald Trump a écrit sur Truth Social, son réseau social, qu’il avait ordonné au département de la Guerre (anciennement le département de la Défense) de reprendre les « essais nucléaires », sans qu’il soit clair s’il faisait référence aux essais d’un vecteur nucléaire ou à ceux d’un engin explosif nucléaire. Ce sont deux choses bien différentes, et Trump semble les confondre.
Selon Hans Kristensen, éminent expert en armes nucléaires de la Fédération des scientifiques américains (et l’un des principaux auteurs de la chronique « Carnet nucléaire », publiée régulièrement dans le Bulletin des scientifiques atomistes ) : « Il est difficile de comprendre ce qu’il veut dire. Comme d’habitude, ses propos sont confus, décousus et, surtout, erronés. » Kristensen détaille ensuite sa réfutation de plusieurs affirmations de Trump publiées sur les réseaux sociaux. Par exemple, son affirmation initiale selon laquelle « les États-Unis possèdent plus d’armes nucléaires que tout autre pays. Ceci a été réalisé, notamment par une modernisation et une rénovation complètes des armes existantes, durant mon premier mandat… » est tout simplement fausse.
Comme le souligne Kristensen, la Russie possède un arsenal nucléaire plus important que les États-Unis. L’affirmation de Trump concernant une « modernisation complète des armes existantes » est également tout simplement fausse. Selon Kristensen, « le programme de modernisation nucléaire actuellement en cours a été initié par Obama, Trump ne l’a pas achevé et il se poursuivra pendant encore vingt ans ».
Kristensen consacre ensuite huit publications à corriger ou clarifier les nombreuses autres inexactitudes proférées par le président dans sa publication « Trump’s Truth Social ». Par exemple, même si la Chine augmentait considérablement le nombre de ses ogives nucléaires, cela représenterait toujours moins d’un tiers de ce que possèdent déjà les États-Unis et la Russie.
Comme le souligne Kristensen, les États-Unis testent déjà leurs missiles (sans charge nucléaire) pour s’assurer de leur bon fonctionnement et de leur sécurité au lancement : « Si par “test”, Trump entend des essais nucléaires, ce serait une folie, probablement impossible avant 18 mois, coûteux et soumis à l’approbation du Congrès, et cela déclencherait certainement des essais nucléaires russes, chinois et probablement aussi indiens et pakistanais. Contrairement aux États-Unis, tous ces pays auraient beaucoup à gagner à reprendre les essais nucléaires.
[…] De nos jours, on semble avoir oublié – si tant est qu’on l’ait jamais su – ce qu’une seule arme nucléaire peut causer [dans les zones choisies pour les essais]. Les habitants des Îles Marshall, dont le territoire a été transformé en site d’essais nucléaires, ne l’ont certainement jamais oublié.
[…] Un point souvent négligé est que les États-Unis ont autant profité de l’interdiction des essais nucléaires que n’importe quel autre pays. Par conséquent, l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires consoliderait l’avantage américain en matière de connaissances et d’expertise nucléaires et empêcherait les autres États de développer des armes nucléaires plus sophistiquées […]
Bulletin of the Atomic Scientists, Les experts réagissent à la proposition de Trump de « commencer à tester nos armes nucléaires sur un pied d’égalité », traduction automatique ; l’article renvoie vers des articles antérieurs qui analysent différents aspects liés à cette hypothèse de reprise des essais nucs.
Jeudi 30/10, 21h05
Narratif américain : A House of Dynamite (suite).
[…] Si le succès est au rendez-vous sur Netflix, avec 22 millions de vues en moins d’une semaine, la dernière production de la réalisatrice de films d’action (Point Break, Démineurs, Zero Dark Thirty…) déplaît en haut-lieu à Washington. Le Pentagone accuse la réalisatrice de sous-estimer l’efficacité de la défense antimissile américaine.
[…] Le secrétaire à la Défense, incarné par Jared Harris, découvre que le système antimissile américain, pourtant financé à hauteur de 50 milliards de dollars, n’a que 50 % de chances d’intercepter la menace.
Le sang des responsables du département de la Défense n’a fait qu’un tour. Selon une note interne, datée du 16 octobre, obtenue par Bloomberg, A House of Dynamite « raconte une histoire très différente de la réalité ». Selon la Missile Defense Agency (MDA), le « pile ou face » de l’interception d’un missile est une statistique basée sur des prototypes antérieurs. Les intercepteurs actuels, explique l’agence, « ont affiché un taux de précision de 100 % lors des tests pendant plus d’une décennie ». […]
Le Figaro, Le Pentagone conteste les failles dans la sécurité nucléaire des États-Unis telles que les expose le film A House of Dynamite
Jeudi 30/10, 8h55
Narratif américain : A House of Dynamite (suite)
[…] [Le dernier film de Kathryn Bigelow] A House of Dynamite agite l’affect de la peur de la guerre nucléaire mais ne le fait pas dans une démarche pacifiste ou technocritique de la prolifération. Dans le film, la menace n’est dirigée que contre les Etats-Unis. La possibilité – pourtant à mon sens assez évidente – qu’elle soit aussi produite et amplifiée par la puissance américaine elle-même, à travers sa technocratie militaire, son immense complexe militaro-industriel et ses stratégies impérialistes, n’est jamais évoquée.
Si une partie de la mise en garde est universelle – le danger nucléaire n’est pas un simple scénario de science-fiction, mais un enjeu réel, aggravé par la vitesse, la complexité et l’opacité des décisions contemporaines – sa proposition de débat, anglé sur une vulnérabilité américaine très exagérée, ne l’est pas. Son expérience de pensée – imaginer susciter un “débat public” sur des décisions sur lesquelles, précisément, les citoyens n’ont aucune prise démocratique – crée un paradoxe en ce qu’elle met plutôt en lumière notre impuissance collective face aux choix des superpuissances.
La vraie folie ce n’est pas que six des neufs puissances nucléaires mondiales “ne fassent pas partie de l’OTAN” et “qu’on ne fasse rien pour l’empêcher”, c’est plutôt que nos dirigeants et nos capitalistes aient, déjà actuellement, droit de vie ou de mort sur des millions d’êtres humains, sans que nous en ayons véritablement conscience, sans que cela soit un scandale absolu et perçu comme une aberration totale.
L’irrationalité que présente Bigelow résonne avec la sienne quand elle envisage comme idéaliste l’option du désarmement nucléaire et nous propose plutôt de nous interroger sur l’annihilation préventive de tous les ennemis des Etats-Unis, présentée comme une option faisant “certes beaucoup de morts” mais peut-être préférable à l’inaction.
Frustration, Rob Grams, A House of Dynamite : alerte sur la prolifération nucléaire ou film belliciste ?
Une “centrale nucléaire dans l’Iowa actuellement à l’arrêt devrait permettre à Google d’obtenir une énergie fiable et à faible émission de CO2” pour répondre aux besoins grandissants de ses centres de données dévolus à l’intelligence artificielle (IA), explique The Wall Street Journal.
Le géant de la tech a annoncé, lundi 27 octobre, un accord avec l’opérateur américain NextEra Energy, qui prévoit le redémarrage de la centrale nucléaire de Duane Arnold, “fermée il y a cinq ans après avoir été endommagée par une tempête”, détaille le quotidien économique. Sa remise en service, soumise à l’approbation des autorités de sécurité, aurait une capacité “de plus de 600 mégawatts” dès le début de 2029. […]
Courrier International, Énergie. Google relance une centrale nucléaire aux États-Unis pour nourrir le boom de l’IA
L’administration Trump a dévoilé mardi un plan de construction de nouvelles centrales nucléaires aux Etats-Unis via un partenariat de 80 milliards d’euros avec l’entreprise nucléaire américaine Westinghouse. Le gouvernement cherche ainsi à répondre à la demande croissante d’énergie des data centers pour l’IA. […]
Challenges, L’administration Trump annonce un plan de relance de nucléaire à 80 milliards de dollars pour alimenter le boom de l’IA
«Je leur ai donné l’autorisation de construire un sous-marin à propulsion nucléaire, plutôt que les sous-marins diesel, démodés et bien moins agiles, qu’ils ont actuellement,» a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social. «La Corée du Sud construira son sous-marin à propulsion nucléaire dans les chantiers navals de Philadelphie, ici aux bons vieux Etats-Unis», a-t-il précisé dans un message distinct.
«La construction navale dans notre pays fera bientôt un GRAND RETOUR», a-t-il ajouté. Mercredi, le président sud-coréen Lee Jae-myung avait demandé à Donald Trump de «prendre une décision pour nous permettre de recevoir du carburant pour les sous-marins à propulsion nucléaire».
[…] «Nous ne proposons pas de construire des sous-marins armés d’armes nucléaires», a-t-il expliqué. Mais il a souligné les avantages de la propulsion nucléaire alors que «les sous-marins diesel ont une endurance immergée inférieure, ce qui limite notre capacité à suivre les sous-marins nord-coréens ou chinois», avait déclaré le président sud-coréen à Donald Trump. […]
Le Figaro, Trump donne «l’autorisation» à la Corée du Sud pour la construction d’un sous-marin nucléaire
France
Commencée en janvier 2025 sous l’impulsion du ministère des Armées et des Anciens combattants, la campagne de mise à disposition préventive de comprimés d’iodure de potassium (iode stable) pour l’ensemble de la population résidant ou travaillant dans les communes de Brest, Plouzané, Guilers, Bohars, Roscanvel, Crozon, Camaret-sur-Mer, Lanvéoc et Plougastel-Daoulas se poursuit. Pour rappel, ces neuf communes sont situées dans le périmètre du plan particulier d’intervention (PPI) de la base navale de Brest ou de la base opérationnelle de l’Île-Longue.
Pourquoi est-il important de se procurer de l’iode stable ? Même si les installations nucléaires sont sûres et exploitées avec une grande rigueur, les pouvoirs publics doivent néanmoins anticiper une éventualité de rejet radioactif dans l’environnement. À la suite d’un accident nucléaire majeur, le préfet peut demander à la population de prendre de l’iode stable en comprimé. Ces cachets permettent de protéger la thyroïde en cas de rejet accidentel d’iode radioactif dans l’atmosphère. […]
Le Télégramme, Sécurité nucléaire : la campagne de distribution de comprimés d’iode se poursuit dans le pays de Brest
International
Sous la coupole de l’Assemblée générale, mercredi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a dressé un tableau sans détour des menaces pesant sur le régime mondial de non-prolifération nucléaire.
Des centrales ukrainiennes en zone de guerre aux questions en suspens sur les activités iraniennes, en passant par la reprise prudente des inspections en Syrie, « les risques nucléaires se multiplient comme jamais auparavant », a-t-il averti, en présentant le rapport annuel de l’agence pour 2024.
« Nous devons savoir exactement quelle est la situation concernant les matières et les activités nucléaires », a insisté M. Grossi, soulignant que la confiance – une fois perdue – « met en péril la paix et la sécurité internationales ». […]
ONU Infos, L’AIEA alerte sur la fragilité du régime de non-prolifération nucléaire
Allemagne
Deux tours de refroidissement de la centrale nucléaire désaffectée de Gundremmingen, en Bavière, ont été détruites à l’explosif samedi midi dans le cadre d’une opération contrôlée.
La centrale avait été un repère important dans la ville pendant près de six décennies, créant de nombreux emplois et stimulant l’économie locale.
Dans le cadre de la sortie du nucléaire et de la politique de transition énergétique de l’Allemagne, les centrales nucléaires de Gundremmingen, Brokdorf et Grohnde avaient déjà été mises hors service en décembre 2021. […]
Euronews, Sortie du nucléaire : l’Allemagne détruit les tours de la centrale de Gundremmingen
Donald Trump a annoncé, mercredi 29 octobre, avoir ordonné à son ministère de la défense de « commencer à tester » les armes nucléaires des Etats-Unis. Cette décision, qui fait suite au test d’un drone sous-marin à capacité nucléaire par la Russie, est intervenue peu avant la rencontre du président américain avec son homologue chinois, Xi Jinping, à Busan, en Corée du Sud. Les Etats-Unis n’ont pas mené d’essais nucléaires sur des armements depuis trente-trois ans.
[…] « Les Etats-Unis possèdent plus d’armes nucléaires que tout autre pays », s’est réjoui Donald Trump. « La Russie arrive en deuxième position et la Chine loin derrière en troisième, mais elle rattrapera son retard d’ici à cinq ans », a-t-il estimé. […]
Le Monde, Donald Trump ordonne la reprise immédiate des essais d’armes nucléaires aux Etats-Unis
Un responsable russe a menacé de fournir des missiles nucléaires au Venezuela et à Cuba et a qualifié les États-Unis d’ennemi de la Russie.
Le vice-président de la commission de la défense de la Douma d’État russe, Alexeï Jouravlev, a déclaré le 29 octobre que la Russie pouvait livrer des missiles à capacité nucléaire au « Venezuela ou à Cuba », pays situés, a-t-il souligné, à proximité du « principal adversaire géopolitique » de la Russie : les États-Unis. Jouravlev a affirmé que la Russie disposait de toute une gamme de missiles et qu’elle utiliserait « ce qui serait nécessaire ». Il a ajouté que les États-Unis n’étaient « ni amis ni partenaires » de la Russie, mais un « ennemi ». Ces menaces de Jouravlev visent à raviver le souvenir de la crise des missiles de Cuba de 1962, comme l’ont fait par le passé des responsables russes. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 29 octobre, traduction automatique
Mercredi 29/10, 19h10
Rien de neuf.
Une récente évaluation des services de renseignement américains a averti que le président russe Vladimir Poutine est plus déterminé que jamais à poursuivre la guerre en Ukraine et à l’emporter sur le champ de bataille, selon un haut responsable américain et un haut responsable du Congrès.
L’analyse, qui a été communiquée aux membres du Congrès ce mois-ci, indique que les agences ne voient aucun signe que la Russie soit prête à faire des compromis sur l’Ukraine alors que le président Donald Trump cherche à négocier des pourparlers de paix.
Cette évaluation est cohérente avec la manière dont les agences de renseignement américaines et occidentales perçoivent la position du régime russe depuis février 2022, lorsque Poutine a ordonné une invasion non provoquée de l’Ukraine, selon deux autres personnes au courant du dossier.
Mais selon le haut responsable américain et le haut responsable du Congrès, Poutine semble désormais plus retranché que jamais. […]
NBC News, Les agences de renseignement américaines ne voient aucun signe que la Russie soit prête à faire des compromis sur l’Ukraine, traduction automatique
[…] « La troisième version du missile mer-sol balistique stratégique M51 (M51.3) est entrée en service opérationnel, marquant une étape majeure dans la modernisation de la composante océanique de la dissuasion nucléaire française », selon le ministère. Ce missile est équipé de nouvelles têtes nucléaires (TNO-2). Cette mise en service vient mettre un terme à un processus de près de douze ans de travaux de modernisation. Il « est plus performant en matière de portée, de précision et de capacité de pénétration », selon les armées. […]
Les velléités du pouvoir géorgien d’interdire les trois principales forces d’opposition risquent de plonger le pays dans «une dictature à parti unique», avertissent mercredi des hauts responsables du Conseil de l’Europe. Le parti au pouvoir en Géorgie a indiqué mardi avoir demandé à la Cour constitutionnelle de ce pays du Caucase d’interdire trois partis d’opposition, accusés de «saper la légitimité du gouvernement et d’œuvrer contre l’ordre constitutionnel».
En réaction, les deux rapporteuses de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe chargées de la Géorgie, Edite Estrela et Sabina Cudic, appellent dans un communiqué le pouvoir géorgien à revenir sur cette initiative. «Interdire l’opposition démocratique établirait de fait une dictature à parti unique et serait incompatible avec la présence (de la Géorgie) au Conseil de l’Europe», écrivent-elles. La Géorgie est l’un des 46 pays membres du Conseil de l’Europe, vigie de la démocratie et des droits de l’homme sur le continent.
[…] Au pouvoir depuis 2012, le Rêve géorgien, mené par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, est accusé par l’opposition de s’en prendre à l’État de droit et à la démocratie, et de rapprocher le pays de la Russie de Vladimir Poutine en se détournant de l’objectif d’intégration dans l’Union européenne.
Le Figaro, Le Conseil de l’Europe met en garde la Géorgie contre l’instauration d’«une dictature à parti unique»
Mercredi 29/10, 13h40
Menace nuc (suite).
« Hier, nous avons effectué encore un essai, d’un autre système prometteur – un drone sous-marin Poseidon », déclaré mercredi Vladimir Poutine, quelques jours après avoir annoncé un essai final réussi du missile russe de croisière à propulsion nucléaire Bourevestnik. « Il n’existe aucun moyen de l’intercepter », a affirmé le président russe. Cette arme, selon Moscou, est à propulsion nucléaire et peut également transporter des charges nucléaires.
Deux drones d’origine inconnue ont été repérés près d’une base militaire dans le sud de l’Estonie, dont l’un a été abattu par les forces alliées, a rapporté le 28 octobre le média estonien Postimees.
L’incident s’est produit le 17 octobre près du camp Reedo, une base militaire située à environ 250 kilomètres (155 miles) au sud-est de Tallinn, qui joue un rôle important dans la rotation des forces américaines stationnées en Estonie.
Selon Liis Vaksmann, un représentant de l’état-major général estonien, les efforts des forces armées et du Conseil de la police et des gardes-frontières pour récupérer le drone abattu ont été infructueux. […]
The Kyiv Independent, Les forces alliées abattent un drone non identifié près d’une base militaire dans le sud de l’Estonie, traduction automatique
Le 12 septembre, un congrès international des mouvements d’extrême droite et néonazis s’est tenu au palais Mariinsky de Saint-Pétersbourg, siège du parlement de la ville. L’événement était organisé par Konstantin Malofeev, un milliardaire autoproclamé « orthodoxe » accusé de fraude et de vol de cryptomonnaies. Malofeev a commencé à organiser des rassemblements d’extrême droite dès le printemps 2014 – l’année même où il a financé des militants armés menés par Igor Girkin (« Strelkov »), d’abord en Crimée, puis dans le Donbass. Contrairement aux réunions d’il y a dix ans, ce dernier rassemblement a attiré plusieurs sympathisants nazis déclarés. Parmi les participants figuraient des néofascistes d’Italie et du Brésil, des néonazis d’Aube dorée en Grèce, des nationalistes radicaux de Serbie, l’Alternative für Deutschland (AfD) en Allemagne et d’autres groupes d’extrême droite. La conférence a également été marquée par des interventions de l’idéologue fasciste Alexandre Douguine et du conspirationniste et antisémite suisse Alain Soral. L’événement s’est conclu par la création de la Ligue souverainiste internationale « Paladins », du nom d’une organisation terroriste meurtrière fondée par un ancien officier SS. […]
The Insider, Le retour de l’« Internationale noire » : les néonazis affluent à Saint-Pétersbourg à l’invitation de l’oligarque « orthodoxe » russe Konstantin Malofeev, traduction automatique
Émigration (colonisation et pillage) Immigration (oh merde, maintenant ils viennent pour « notre » prospérité)
Dans la série « Ratios », je vise à représenter visuellement les proportions et les grandeurs du monde d’aujourd’hui aussi simplement que possible. Une série à l'intersection du dessin animé et de l'infographie. (traduction automatique)
Mardi 28/10, 9h45
De la norme.
En 2013, dans les pages de l’hebdomadaire L’Express, Benoist Apparu, l’actuel maire de Châlons-en-Champagne, confia que la norme la plus improbable dont il avait eu vent consistait à « construire des quais pour permettre aux personnes handicapées d’accéder au char Leclerc ». La situation ne s’est pas arrangée depuis, au point que la Revue stratégique actualisée en 2021 s’en était inquiétée en mettant en garde contre une application d’un ensemble de règles sans tenir compte de la singularité militaire.
« Les armées […] sont de façon croissante assujetties à des normes de droit qui ignorent parfois la singularité du métier militaire » et cette « contrainte normative appliquée sans distinction aux activités ordinaires comme aux activités opérationnelles ou d’entraînement au combat risque à terme de réduire notre aptitude à l’engagement », était-il avancé dans ce document.
[…] Visiblement, ce sujet agace le général Fabien Mandon, le chef d’état-major des armées [CEMA], dont le prédécesseur, le général Thierry Burkhard, avait pourtant fait de la simplification l’un de ses chevaux de bataille.
« Quand je donne un objectif à trois ou quatre ans, ça veut dire qu’il faut prendre les décisions dès aujourd’hui. Or, on a beaucoup de freins. C’est la culture d’une Europe qui a vécu en paix et celle d’un pays [la France, ndlr] qui a inscrit le principe de précaution dans sa Constitution et qui donc n’aime plus prendre des risques. Moi, je veux qu’on en prenne parce que si on n’en prend pas, on ne sera pas à la hauteur », a dit le général Mandon, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 22 octobre.
« Quand je vois que l’on construit, dans des régiments d’élite, des chambres pour des personnels handicapés parce que c’est le standard et que c’est la norme, je dis que l’on marche sur la tête. Pendant ce temps, j’ai des chambres qui sont insalubres mais que je n’arrive pas à restaurer. Mais on applique la norme », s’est agacé le général Mandon. […]
Zone militaire, Pour le général Mandon, on « marche sur la tête » en appliquant certaines normes au monde militaire
Mardi 28/10, 9h40
Pétrole russe.
Lukoil, l’un des plus grands producteurs de pétrole de Russie, a annoncé son intention de vendre ses actifs étrangers à la suite de nouvelles sanctions américaines visant la société et ses filiales.
« PJSC Lukoil informe qu’en raison de l’introduction de mesures restrictives contre la société et ses filiales par certains États, la société annonce son intention de vendre ses actifs internationaux », a déclaré Lukoil dans un communiqué publié sur son site Internet.
La société a ajouté qu’elle examinait actuellement les offres des acheteurs potentiels. […]
The Kyiv Independent, Lukoil va vendre ses actifs étrangers après les sanctions américaines, traduction automatique
Lundi 27/10, 22h05
Vérité du moment.
Mauvaise nouvelle : une grande raffinerie ne fonctionne pas.
Bonne nouvelle : cela laisse plus de travailleurs inactifs disponibles pour les vagues de viande.
Le président de la Russie, Vladimir Poutine, a signé lundi une loi mettant fin à un accord de facto déjà obsolète entre la Russie et les États-Unis sur le retraitement du plutonium qui visait à empêcher les deux parties à fabriquer encore plus d’armes nucléaires. L’Accord de gestion et de traitement du plutonium, signé en 2000 et amendé en 2010, engageait la Russie et les Etats-Unis à retraiter leurs larges stocks de plutonium issus de la guerre froide en combustible pouvant être utilisé pour l’énergie nucléaire productrice d’électricité. Chaque partie s’engageait à recycler 34 tonnes de plutonium. Les responsables américains avaient estimé que l’accord éliminerait la matière nécessaire à la production de l’équivalent de 17.000 armes nucléaires.
En 2016, Vladimir Poutine avait ordonné par décret la suspension de la participation de la Russie à ce contrat, dans un contexte de détérioration des relations entre les deux pays à l’époque de la présidence de Barack Obama. La loi signée lundi par Vladimir Poutine, déjà approuvée en octobre par les députés russes, constitue une «dénonciation» formelle de l’accord. […]
Le Figaro, Vladimir Poutine met fin à un accord signé il y a 25 ans avec les États-Unis sur le retraitement du plutonium
Lundi 27/10, 16h25
Hongrie.
Bloomberg : Orban a déclaré qu’il prévoyait de rencontrer Trump la semaine prochaine pour discuter de l’impact des nouvelles sanctions américaines sur les compagnies pétrolières russes.
La Hongrie, qui a accru sa dépendance à l’égard de l’énergie russe, craint les risques énergétiques liés aux restrictions.
La Hongrie est devenue le pays européen le plus proche de la nouvelle administration américaine, la Slovaquie lui emboîtant le pas. Le gouvernement hongrois s’attendait donc à un traitement de faveur face aux sanctions imposées au secteur énergétique russe. Budapest a tenté de justifier ses achats continus de pétrole russe en invoquant sa situation géographique et ses besoins économiques spécifiques. Malgré cela, les États-Unis continuent de faire pression sur la Hongrie pour qu’elle cesse d’acheter des sources d’énergie russes.
La Hongrie se trouve désormais tiraillée entre la poursuite de sa coopération avec la Russie et l’écoute de son principal allié, les États-Unis. Les arguments en faveur du maintien des liens avec Moscou n’ont pas fonctionné, et pourtant Washington considère toujours officiellement la Hongrie comme une nation amie.
[…] Comme on le sait désormais, la partie russe a commencé à formuler des exigences excessives concernant la rencontre prévue, poussant Donald Trump à annoncer l’annulation du sommet avec Vladimir Poutine « pour l’instant ». Pour la Hongrie, c’était une occasion manquée d’utiliser l’organisation de la rencontre à des fins de propagande nationale à l’approche des élections. C’était également une occasion manquée de préserver ses accords pétroliers avec la Russie sans subir de nouvelles pertes financières. […]
The Ukrainian Review, États-Unis–Hongrie : partenariat et frictions, traduction automatique, traduction automatique
Lundi 27/10, 8h50
Belarus.
La Lituanie a fermé ses postes frontières avec la Biélorussie pour une durée indéterminée après que des ballons en provenance de Biélorussie ont violé son espace aérien pour la troisième nuit consécutive, ont déclaré les autorités les 26 et 27 octobre.
L’aéroport international de Vilnius a temporairement suspendu ses activités pendant plusieurs heures les 26 et 27 octobre en raison d’un ou plusieurs ballons volant en direction de l’aéroport, ont indiqué les responsables de l’aéroport . Cet incident marque la troisième nuit consécutive et la quatrième fois cette semaine que des violations de l’espace aérien interrompent le trafic aérien en Lituanie.
[…] Début octobre, la Lituanie a signalé une série de violations de l’espace aérien impliquant des ballons transportant des cigarettes de contrebande. Les 5 et 21 octobre, les autorités lituaniennes ont été contraintes de fermer l’espace aérien au-dessus de Vilnius, clouant au sol des dizaines de vols. […]
The Kyiv Independent, La Lituanie ferme indéfiniment les postes frontières avec la Biélorussie après que des ballons ont violé l’espace aérien pour la troisième nuit consécutive, traduction automatique
Lundi 27/10, 8h45
Comment ça se passe : les voitures sur le front.
[…] « Le premier drone intercepte une voiture, puis un ou deux drones FPV arrivent », a déclaré Ihor de la 36e brigade de marines déployée dans l’est de l’oblast de Donetsk, décrivant la tactique des drones tueurs russes contre les voitures.
ien que l’armée ukrainienne manque également d’armes et d’équipements prestigieux fournis par l’Occident, soldats et commandants affirment que la pénurie de ressources de base – des voitures aux drones en passant par les hommes – rend extrêmement difficile de contenir les offensives russes incessantes.
[…] Ihor explique que sa compagnie d’infanterie ne dispose actuellement que de deux véhicules en état de marche, trois autres étant devenues inutilisables par des attaques de drones russes ou par les routes souvent dangereuses de l’est de l’Ukraine. À ce stade de la guerre, une compagnie d’infanterie typique compte environ 50 à 70 hommes.
[…] Son unité utilise des voitures pour amener ses hommes au front. Leur vitesse et leur mobilité leur permettent de se rapprocher des positions à 500 mètres ou un kilomètre. Mais les voitures sont rapidement détruites ou abîmées par les routes défoncées du Donbass, et les hommes doivent payer de leur poche pour les réparations, car les collectes de fonds prennent trop de temps. Les fondations caritatives affirment recevoir moins de dons du public à mesure que la guerre se prolonge.
Idéalement, l’unité devrait disposer de cinq voitures en état de marche, de sorte que lorsqu’une d’entre elles est détruite, une autre puisse facilement venir aider sans risquer de perdre toutes les voitures, a déclaré Ihor.
« Une voiture a une durée de vie d’un mois », a déclaré Ihor. « Une semaine ou deux, et elle est détruite. » […]
The Kyiv Independent, Plus que des Tomahawks : ce dont les soldats ukrainiens disent avoir réellement besoin, traduction automatique
Une photo prise par drone, partagée par Ihor, commandant de compagnie de la 36e brigade des Marines, montrant une camionnette percutée par un drone russe FPV dans l'oblast de Donetsk en octobre. (Avec l'aimable autorisation)
Lundi 27/10, 8h40
Pression nuc (suite).
[…] La Russie continue de proférer des menaces nucléaires explicites dans le cadre d’une action multidimensionnelle visant à dissuader les États-Unis de poursuivre leurs pressions sur la Russie et de soutenir l’Ukraine.
Poutine a rappelé le 26 octobre les récents exercices annuels Grom avec les trois composantes de la triade nucléaire stratégique russe.
Poutine a souligné la « fiabilité du bouclier nucléaire russe » et affirmé que les forces de dissuasion nucléaire russes « surpassaient » les capacités de tous les autres États nucléaires. Poutine a affirmé que les forces nucléaires stratégiques russes étaient capables de « garantir pleinement » la sécurité nationale de la Russie et de l’État fédéré (l’union politique entre la Biélorussie et la Russie, gouvernée comme un seul État par un gouvernement fédéré dominé par le Kremlin).
Poutine et Gerasimov ont également discuté d’un essai du missile de croisière nucléaire Burevestnik, dont Poutine a affirmé la portée « illimitée » et dont Gerasimov a affirmé qu’il avait « une précision garantie contre des cibles hautement protégées, quelle que soit la distance ». Kirill Dmitriev, PDG du Fonds d’investissement direct russe (RDIF) et négociateur clé du Kremlin, a affirmé avoir relayé des informations sur les essais de Burevestnik à des responsables américains. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 26 octobre, traduction automatique
Le président américain trouve déplacée l’annonce faite hier par Vladimir Poutine de l’essai final réussi du 9M730 Bourevestnik, un missile de croisière russe à propulsion nucléaire thermique.
« C’est inapproprié de la part de Poutine de dire cela. Il devrait mettre fin à la guerre » en Ukraine,a affirmé Donald Trump. « Cette guerre qui devait durer une semaine entrera bientôt dans sa quatrième année. Voilà ce qu’il devrait faire plutôt que de tester des missiles », a-t-il poursuivi lors d’un échange avec les journalistes à bord de l’avion l’emmenant au Japon, au deuxième jour d’une tournée en Asie.
[…] Poutine a tenté de justifier la lenteur de l’avancée russe par ses préoccupations concernant la sécurité des civils et les pertes humaines.
Poutine a faussement affirmé que les forces russes ne respecteraient aucun délai précis, mais privilégieraient la sécurité des militaires russes, posant ainsi des conditions justifiant la lenteur continue de l’avancée russe à l’avenir. Poutine a demandé aux forces russes de garantir la reddition des forces ukrainiennes en toute sécurité et a affirmé que les forces russes avaient « historiquement toujours traité les ennemis vaincus avec clémence ». Poutine a appelé les forces russes à garantir la sécurité de la population civile lors du nettoyage des territoires.
L’ISW a constaté de nombreuses preuves du mépris flagrant de la Russie pour la sécurité des civils et des meurtres délibérés de civils ukrainiens, notamment les nombreuses frappes de drones en vue subjective (FPV) contre des civils dans l’oblast de Kherson depuis fin 2023 et les récents meurtres de civils à Pokrovsk et Zvanivka, dans le raïon de Bakhmutsky.
L’ISW a également constaté des rapports répétés faisant état d’exécutions russes de prisonniers de guerre ukrainiens qui se rendaient. L’ISW continue d’estimer que les commandants russes sur le champ de bataille sont pleinement complices et ordonnent explicitement des atrocités extrêmes, y compris des exécutions sommaires. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 26 octobre, traduction automatique
Lundi 27/10, 8h30
Gerasimov a dit.
Le président russe Vladimir Poutine et le chef d’état-major russe, le général Valéry Gerasimov, continuent de faire des déclarations exagérées de victoires sur le champ de bataille tout en démontrant que le Kremlin reste déterminé à s’emparer de l’intégralité des oblasts de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson.
Poutine a tenu une réunion le 26 octobre avec Guerassimov et les commandants des groupements de forces russes. Poutine portait notamment un uniforme militaire pour la réunion, seulement la troisième fois qu’il porte un uniforme lors d’un événement public depuis le début de l’invasion à grande échelle, et seulement quelques semaines après la deuxième fois qu’il l’a fait le 16 septembre.
Guerassimov a commencé son rapport à Poutine en déclarant que les forces russes continuent de mener des tâches pour s’emparer des oblasts de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson. La déclaration de Gerasimov réitère la demande de longue date de Poutine que l’Ukraine remette l’intégralité des quatre régions illégalement annexées à la Russie tout en sapant les récentes offres russes d’échanger des territoires dans le sud de l’Ukraine contre le contrôle total de l’oblast de Donetsk. Gerasimov a affirmé – très probablement à tort – que les forces russes ont encerclé jusqu’à 5 500 soldats ukrainiens dans la direction de Pokrovsk et bloqué un groupe de 31 bataillons ukrainiens près de Pokrovsk et Myrnohrad (à l’est de Pokrovsk). […]
[…] Les blogueurs militaires russes ont largement démenti les affirmations de Gerasimov.
Plusieurs ont affirmé que Gerasimov mentait et que les forces russes n’avaient pas encerclé les forces ukrainiennes à Koupiansk et Pokrovsk. Un blogueur a affirmé qu’il existait toujours un corridor de plusieurs kilomètres entre les groupes russes opérant à l’ouest et au nord de Pokrovsk, et un autre a souligné que le contrôle des tirs russes sur les lignes de contrôle de l’ennemi ukrainiennes ne signifiait pas que les forces russes avaient encerclé les forces ukrainiennes dans la zone. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 26 octobre, traduction automatique [les sources de l’ISW sont toujours citées en fin du rapport original]
Dimanche 26/10, 20h30
Drones : détection acoustique.
Plus de 800 drones russes, dont des Gueran-2, version modifiée du Shahed-136 iranien, peuvent désormais sillonner le ciel ukrainien entre le coucher et le lever du soleil, comme ce fut le cas pendant la nuit du 6 au 7 septembre. Toutes les salves ne sont pas de cette ampleur, mais leur fréquence a contraint la défense aérienne à s’adapter à cette stratégie de saturation inédite.
[…] Un téléphone portable, une batterie externe et un micro numérique muni d’une petite parabole. C’est tout ce qu’il a fallu à deux start-upeurs ukrainiens pour concevoir bénévolement ce système de détection acoustique en 2022.
Dès le début de l’invasion russe, le 24 février 2022, l’armée ukrainienne a été confrontée à la perte d’une bonne part de ses radars, repérables à leurs signaux électromagnétiques. Il a donc fallu concevoir un système « passif » (n’émettant aucun signal), ce qui a conduit les concepteurs de Sky Fortress à opter pour le son. A la fin de 2022, lorsque les forces russes se sont mises à utiliser des drones iraniens Shahed, le système s’est avéré efficace pour détecter ces engins à la « signature » sonore caractéristique et à « l’empreinte radar » réduite, du fait de leur petite taille et de la faible altitude à laquelle ils évoluaient. Grâce au machine learning, ou « apprentissage de la machine », le système a été « entraîné » pour identifier les sons des différents drones.
Le dispositif compte 14 000 capteurs installés sur des structures élevées – telles que des pylônes de téléphonie mobile, situés à intervalles réguliers et accessibles pour la maintenance.
[…] Comme dans le cas de Sky Fortress, tout est parti de quelques bénévoles réunis au sein d’Aerorozvidka. Fondée en 2014, l’association (dont le nom signifie « reconnaissance aérienne ») avait au départ pour but d’obtenir des renseignements, à l’aide de drones, pour les troupes ukrainiennes engagées contre les séparatistes prorusses du Donbass. […]
Le Monde, Guerre en Ukraine : comment Kiev se protège des salves de drones russes Gueran-2
[…] Deux systèmes de détection acoustique, « Sky Fortress », lancé par un ingénieur ukrainien, et « Zvook », tous deux membres du pool Brave1,
redéfinissent la défense aérienne telle que nous la connaissons. Sky Fortress dispose de 14 000 capteurs acoustiques répartis dans toute l’Ukraine, tandis que Zvook, qui fonctionne à plus petite échelle, couvre 5 % du territoire ukrainien.
Chaque unité Sky Fortress est construite pour un coût d’environ 400 à 1 000 dollars à l’aide de capteurs acoustiques qui détectent le son caractéristique des missiles de croisière russes, des missiles à longue portée et des drones. Elle envoie ensuite les données acoustiques, fusionnées avec les données radar, à des équipes de tir mobiles équipées de tablettes et de canons antiaériens.
Dans sa première version, Sky Fortress utilisait des téléphones portables comme processeurs CPU, exploitant leur puissance de calcul pour accélérer le développement, une solution rapide qui s’est avérée plus efficace que la construction de capteurs spécialisés à partir de zéro.
« En parallèle, nous développions notre propre matériel sur mesure avec notre propre CPU et notre propre carte son, et nous en sommes maintenant à la troisième génération, où tout est adapté à cette tâche », a déclaré à UNITED24 Media un ingénieur travaillant sur le programme (qui a choisi de rester anonyme).
[…] Ces équipes ukrainiennes, qui opèrent souvent à partir de camionnettes, sont capables d’abattre des drones après seulement six heures d’entraînement, a déclaré le général américain James Hecker, commandant des forces aériennes américaines en Europe et en Afrique.
Lors d’une attaque majeure, ce système de détection acoustique a aidé les forces ukrainiennes à intercepter 80 des 84 drones russes en approche.
[…] L’ensemble du réseau coûte moins cher que deux missiles Patriot (jusqu’à 1 milliard de dollars par batterie et 4 à 10 millions de dollars par missile), a déclaré M. Hecker lors du Royal International Air Tattoo qui s’est tenu au Royaume-Uni en 2024.
[…] « Zvook » (qui signifie « son » en ukrainien) était le nom original d’un projet communautaire lancé par Pavlo Tsiupka, PDG d’i3 Engineering, Maryan Sulym, lieutenant de la 125e brigade de défense territoriale, et Dmytro Believtsov, directeur technique de la start-up Respeecher, spécialisée dans le clonage vocal.
Le programme, qui fonctionne désormais de manière autonome depuis Sky Fortress, couvre 5 % du territoire ukrainien, situé aux points d’entrée près de la frontière ukraino-russe, où les Shahed, les missiles et autres drones pénètrent quotidiennement.
La perte précoce par l’Ukraine en 2022 de ses capacités radar, rapidement détruites par les forces russes, a mis en évidence la nécessité de disposer de systèmes passifs qui n’émettent pas de signaux radar.
[…] Hecker a appelé les chefs de l’armée de l’air de l’OTAN à tirer les leçons de l’Ukraine et à investir dans des systèmes de défense mobiles et peu coûteux : « Nous devons développer des équipements au sein de l’OTAN afin de placer la Russie du mauvais côté de la courbe des coûts, si nous devions nous retrouver dans une situation relevant de l’article 5. »
[…] Sky Fortress est une innovation ukrainienne née d’une nécessité. Son efficacité prouvée dans la détection des menaces aériennes redéfinit la défense aérienne à l’heure où l’Europe renforce sa sécurité. […]
United24 Media, Sky Fortress : le système de détection acoustique ukrainien qui suit les drones rapidement et à moindre coût, traduction Deepl
Dimanche 26/10, 20h00
Drones : autonomie et IA.
Les drones ukrainiens établissent de nouvelles normes en matière d’autonomie sur le champ de bataille. Cependant, l’autonomie totale reste largement hors d’atteinte, et risque de le rester.
[…] Les développeurs ukrainiens espèrent que déléguer progressivement davantage de tâches aux drones et aux logiciels peut libérer les pilotes et leur capacité d’attention, ce qui, à son tour, peut compenser le manque de main-d’œuvre par rapport à la Russie, qui est généralement fixé à un ratio d’environ 3 pour 1.
L’intelligence artificielle (IA) est souvent évoquée parallèlement à l’autonomie, à tel point que, dans le milieu ukrainien de l’armement, ces termes sont souvent utilisés de manière interchangeable. Cependant, les technologies d’IA et leurs réseaux neuronaux sous-jacents sont loin d’être capables de prendre des décisions sur le champ de bataille ukrainien.
« Nous n’allons pas vers une autonomie totale », a déclaré au Kyiv Independent Andriy Chulyk, cofondateur de Sine Engineering, qui conçoit des modules et des logiciels de guidage pour drones . « Tesla, par exemple, disposant de ressources colossales, travaille sur la conduite autonome depuis dix ans et, malheureusement, n’a toujours pas créé de produit fiable. »
[…] Pour les applications d’IA grand public comme ChatGPT, le cloud computing masque l’appétit insatiable de l’IA pour la puissance de calcul dans des centres de données distants. À l’inverse, l’autonomie des drones est particulièrement utile lorsque les connexions de données avec les opérateurs et, par extension, la connexion potentielle au cloud sont interrompues. Déléguer des décisions vitales à un ordinateur du type de celui qu’un drone de 25 cm peut transporter reste une perspective lointaine.
[…] Parmi les cas d’utilisation les plus évidents de l’autonomie des drones figurent les missions qui vont bien au-delà de la distance à laquelle un drone peut maintenir un contact radio avec son opérateur, en particulier avec des drones kamikazes moins chers sur lesquels il ne vaut pas la peine de monter un Starlink, par exemple. […]
The Kyiv Independent, Drones IA en Ukraine : où en sommes-nous ?, traduction automatique
Le président Vladimir Poutine a annoncé dimanche un essai final réussi d’un missile de croisière russe à propulsion nucléaire, Bourevestnik, en faisant l’éloge de cette arme «unique» d’une portée allant jusqu’à 14.000 km, en pleine offensive russe en Ukraine.
[…] Lors du dernier essai le 21 octobre, le missile Bourevestnik a passé dans l’air «environ 15 heures», en survolant 14.000 km, a précisé pour sa part le chef de l’Etat-major russe, Valéri Guérassimov, en ajoutant que «ce n’est pas une limite» pour cet armement. «Les caractéristiques techniques du Bourevestnik permettent de l’utiliser avec une précision garantie contre des sites hautement protégés situés à n’importe quelle distance», a-t-il affirmé. Vladimir Poutine avait annoncé le développement par l’armée russe de ces missiles, capables de surmonter selon lui quasiment tous les systèmes d’interception, en 2018. […]
Le Figaro, Vladimir Poutine annonce la réussite d’un essai final pour le missile de croisière à propulsion nucléaire, bientôt mis en service
Commentaire : "Quel contraste avec les forces conventionnelles russes obligées de se fournir en Corée du Nord en hommes et en matériel"
Le Chef d’état-major des armées françaises a déclaré, devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale ce 22 octobre, qu’il fallait « se préparer à un choc militaire avec la Russie d’ici 3 ou 4 ans ». Il a tenu les mêmes propos quelques jours auparavant devant la commission équivalente du Sénat. Une déclaration choc s’il en est, mais pas si choquante dans le contexte de guerre russe contre l’Ukraine.
Un militaire en activité – qui plus est le premier d’entre eux -, le général Fabien Mandon, ne brise pas la culture du silence chère à l’armée française par conviction politique ou personnelle, il le fait sur ordre… Le chef des Armées étant – de par la constitution – le président de la République, il apparaît évident que ce message est d’abord celui du président Emmanuel Macron, ainsi transmis à l’ensemble de la société française. Un message pour justifier l’effort voulu par le président d’augmenter les moyens de la défense de la France, alors même que la situation financière du pays est en difficulté.
Examinons maintenant la pertinence de ce message qui s’inscrit dans le contexte de la guerre en Ukraine et de la difficulté d’en sortir. L’effort militaire prôné par la France est-il justifié ? Faut-il s’attendre à un choc avec la Russie ? Malheureusement, la réponse est oui ! Non pas parce que des chars russes se trouvent à proximité de nos frontières, mais pour la raison évidente que nous ne sommes plus en paix avec la Russie depuis que Poutine a lancé sa guerre contre l’Ukraine – pardon, son opération militaire spéciale – pour la « libérer »… en la détruisant.
[…] En dehors de quelques pays comme la Hongrie où le lien de soumission à Moscou est avéré, l’essentiel des pays européens, y compris la Grande-Bretagne, aidés par le Canada, l’Australie et, dans une relation plus ambiguë, par les Etats-Unis, l’ensemble de ces pays ont pris conscience qu’ils étaient menacés. De l’économique au social, du militaire au culturel, leur avenir est remis en cause par la menace de Poutine d’imposer par la force ce qu’il ne peut obtenir par le droit.
[…] si nos sociétés continuent à avoir peur de se battre pour défendre la paix (et leurs intérêts), elles seront condamnées face à l’agressivité d’empires menaçants comme la Russie de Poutine. Et pour ceux qui continuent à croire les mensonges de l’ambassadeur de Russie à Paris, affirmant que la Russie ne menace pas la France, rappelons-leur simplement que celle-ci a menacé plus de deux cents fois notre pays d’attaques nucléaires depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022
[…] De fait, la seule arme qui permette de stopper les chars de Poutine ou sa propension à faire peur avec son absence de toute retenue est la détermination à l’affronter, comme l’ont remarquablement montré les Ukrainiens qui résistent depuis presque quatre années maintenant. Cette volonté de résistance, cette détermination à se défendre est l’arme essentielle pour survivre à ces menaces et c’est actuellement celle qui manque le plus dans nos arsenaux européens.
De notre hésitation à abattre un simple drone jusqu’aux débats sans fin que nous tenons depuis presque quatre ans sur l’idée même « d’engager » nos soldats dans un combat contre la Russie, alors que c’est leur métier, nous devons constater que nous sommes encore loin d’être prêts à nous défendre, bien que l’idée progresse petit à petit en Europe. Paradoxalement, la possibilité que Trump obtienne un « deal » pour stopper cette guerre pourrait desservir cette conscience européenne qui chemine lentement.
[…] Paradoxalement, si un accord de fin de guerre était trouvé avec Poutine, qui plus est en gelant la ligne de front actuelle sans inclure la totalité du Donbass pour la Russie, ce « deal » ressemblerait plutôt à un cessez-le-feu temporaire. Le risque serait que les Européens le confondent avec la fin de leurs « soucis militaires » en s’empressant d’abandonner leurs efforts a peine entrepris.
Nous nous enfermerions alors dans cette situation inversée et dangereuse que le Premier ministre polonais Donald Tusk résume si bien : 450 millions d’Européens demandant à 300 millions d’Américains de les protéger contre 150 millions de Russes…
Une situation d’autant plus irrationnelle que si accord il y avait – et cela est tout à fait possible –, ce sont principalement les armées européennes qui auraient à le faire respecter sur le terrain.
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Se préparer à un choc avec la Russie ?
Samedi 25/10, 14h20
Hongrie.
Collage de Viktor Orban (à gauche), Premier ministre hongrois, et Peter Magyar (à droite), chef du parti TISZA, à Budapest, en Hongrie, le 23 octobre 2025. (Balint Szentgallay/Nur Photo via Getty Images, collage : The Kyiv Independent)
La campagne électorale hongroise a débuté le 23 octobre avec deux manifestations de grande ampleur laissant présager une confrontation potentielle et un clivage politique croissant.
Viktor Orban, le Premier ministre le plus ancien du pays, voit son règne de 15 ans remis en cause par un nouveau venu, Peter Magyar. Les rassemblements qui ont eu lieu à Budapest lors de la fête nationale commémorant le soulèvement antisoviétique de 1956 en Hongrie ont mis en lumière le fossé entre les deux camps.
« Nous ne voulons pas mourir pour l’Ukraine », pouvait-on lire sur une banderole brandie par les partisans de Viktor Orbán, qui présente son parti, le Fidesz, comme une « force de paix », contrairement aux « bellicistes » de l’UE qui envoient des armes à l’Ukraine. « La Hongrie a choisi la paix. La guerre russo-ukrainienne n’est pas notre guerre », a déclaré Orbán à la foule.
De leur côté, ceux qui ont rejoint le rassemblement de Magyar ont scandé « Russes, rentrez chez vous ! », s’inspirant de l’héritage de la rébellion de 1956 écrasée par les chars soviétiques. Magyar a critiqué le Premier ministre, le qualifiant d’homme qui est passé d’activiste antisoviétique dans sa jeunesse à « l’allié le plus fidèle du Kremlin ».
Alors qu’Orban rompt systématiquement le consensus européen en bloquant l’aide à l’Ukraine et en entretenant des relations chaleureuses avec Moscou, l’Ukraine et l’Europe attendent avec impatience le résultat des élections législatives d’avril 2026.
[…] Le leader de l’opposition a accusé Moscou de chercher à s’ingérer dans les prochaines élections, affirmant qu’il déploie des « campagnes de désinformation, des cyberopérations ou des intimidations » pour influencer les électeurs.
Dans le même temps, Magyar a déclaré qu’il viserait des « relations pragmatiques » avec la Russie et a exclu un abandon accéléré des importations d’énergie russe s’il était élu.
Compte tenu de la domination du Fidesz depuis des années, les observateurs préviennent que les élections risquent de ne pas être équitables. Orban dispose de vastes ressources publiques et d’un puissant empire médiatique, contrairement aux nouveaux venus du parti Tisza.
Mais le bloc politique d’Orban a été alourdi par des scandales de corruption et un ralentissement économique, ce qui pourrait donner à Magyar un avantage bien nécessaire.
Deux drones russes Shahed ont volé directement sur les appartements de Kyiv mais n’ont pas réussi à exploser.
Special Kherson Cat, Bluesky, traduction automatique
Samedi 25/10, 13h55
Comment ça se passe.
Un petit garçon ukrainien de deux ans aide son père à mettre une prothèse de jambe. […]
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Samedi 25/10, 13h35
Tomahawks : suite et fin. Le point de vue de Michel Goya.
On connaissait la menace nucléaire, sortie régulièrement d’une chapka depuis Moscou sous des formes diverses — alertes, exercices, déclarations officielles, shows télévisés, tweets medvedéviens — afin d’effrayer les alliés de l’Ukraine et de freiner leur aide. On découvre maintenant le missile « miracle » sorti par l’administration américaine d’une casquette rouge « Trump a toujours raison », sous forme de fuites vers la presse, suivies d’une déclaration du vice-président J.D. Vance expliquant que le président des États-Unis n’excluait effectivement pas de vendre (très cher) des missiles Tomahawk d’occasion à l’Ukraine.
En réalité, le premier public visé n’était sans doute pas ukrainien, à qui il fallait donner espoir, mais russe, à qui il fallait faire croire que la politique américaine pouvait devenir plus hostile.
[…] Sur le papier, ces fameux missiles de croisière Tomahawk paraissent effectivement être une arme formidable. Conçus dans les années 1970 comme un des premiers instruments du Second Offset — ce nouvel arsenal américain de haute technologie destiné à combattre la supériorité numérique du Pacte de Varsovie — les missiles de croisière aéroportés et navals se distinguaient par leur extrême précision à grande distance avec cette double capacité de voler en vitesse subsonique mais au ras du sol afin d’échapper au radar, et de porter soit de petites charges nucléaires, soit plusieurs centaines de kilos d’explosif conventionnel. Si la version aéroportée a finalement peu servi, mais reste conservée dans sa capacité nucléaire, le missile naval — le BGM-109 Tomahawk — a été dénucléarisé mais surutilisé conventionnellement depuis les premiers tirs contre l’Irak de Saddam Hussein en 1991 jusqu’aux sites nucléaires iraniens de Natanz et d’Ispahan en juin 2025. Avec plus de 2 000 exemplaires déjà utilisés, le Tomahawk est même devenu symboliquement le « pistolet du shérif américain » dans la police du monde. Et c’est bien là le sujet : le Tomahawk est un symbole.
Dans les faits et malgré leur qualité, l’introduction de ces missiles Tomahawk ne changerait cependant pas de manière décisive le cours de la guerre en Ukraine. […] Les Russes ont sans doute lancé plus d’un millier de missiles 3M-14 Kalibr, l’équivalent du Tomahawk, sur l’Ukraine sans pour autant avoir obtenu un effet décisif.
[…] Il faudrait surtout savoir comment tirer des Tomahawk depuis le sol [ — et on aurait dû en réalité commencer par cela pour montrer combien cette proposition était peu sérieuse —], puisque ce missile, comme le Kalibr, est un missile naval tiré depuis des destroyers ou des sous-marins, ce dont l’Ukraine est dépourvue. Il existe bien, depuis peu, au sein de l’US Army et des Marines le système Typhon qui permet effectivement de tirer depuis le sol, mais ces batteries sont pour l’instant tellement rares et précieuses qu’il est hors de question de les céder.
En résumé, sans même évoquer les délais que prendrait le processus d’exportation, car il faudrait trouver aussi des acheteurs, on n’est pas près de voir des Tomahawk décoller depuis l’Ukraine en direction de la Russie, ce qui d’ailleurs aurait été en contradiction avec la nouvelle restriction d’emploi des munitions américaines fournies aux Ukrainiens. Donald Trump n’a jamais voulu renforcer l’Ukraine avec une arme puissante, mais a simplement cru pouvoir exercer une pression sur Poutine. Ce dernier a compris le message en prenant l’initiative d’un appel téléphonique suivi d’une promesse de rencontre à Budapest. Avec l’ajout de quelques flatteries, il n’en fallait pas plus pour dégonfler cette idée, y compris devant Volodymyr Zelensky, piégé dans une conférence de presse surréaliste de pré-déjeuner, et obligé d’avaler en entrée les élucubrations de Trump (« l’armée russe a été vaincue par la boue et les missiles Javelin que j’avais fournis »), aussi insultantes que la cravate aux couleurs du drapeau russe de Pete Hegseth […]
En lançant l’idée de la vente de Tomahawk, Donald Trump s’est sans doute cru, comme toujours, extrêmement intelligent, sans se rendre compte que ce missile serait saisi en vol par Vladimir Poutine pour frapper un coup beaucoup plus habile. Trump se vante d’avoir mis fin à huit guerres, il pourrait se vanter d’avoir été roulé dans la farine à peu près autant de fois par le maître du Kremlin, mais visiblement il aime ça.
La farandole du nuc : la nouvelle énergie nucléaire durable, un nouveau concept.
Espagne
Le gouvernement de gauche espagnol a reçu une demande des trois propriétaires de la centrale nucléaire d’Almaraz, la plus puissante du pays, pour prolonger la durée de vie du site, censé fermer en 2028, a annoncé vendredi une source au sein du ministère espagnol de la Transition écologique. «Je confirme que nous avons reçu une lettre d’Endesa, d’Iberdrola et de Naturgy exprimant leur “disponibilité” à prolonger le calendrier de fermeture de la centrale nucléaire d’Almaraz», a indiqué cette source à l’AFP. Cette demande intervient en plein débat brûlant en Espagne sur la place du nucléaire civil dans le mix électrique, à la suite de la spectaculaire panne d’électricité du 28 avril.
L’exécutif autour du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez mise toujours à ce stade sur la place grandissante des énergies renouvelables (éolien, solaire…) pour compenser la sortie définitive de l’atome à l’horizon 2035, objectif affiché par le gouvernement. Vendredi, la source au sein du ministère espagnol de la Transition écologique a insisté auprès de l’AFP sur la position du gouvernement: pour «étudier une éventuelle prolongation du site», il faut que le projet respecte notamment «la sécurité des citoyens», sans entraîner de «coûts supplémentaires» pour les consommateurs, a-t-elle résumé. […]
Le Figaro, Espagne : le gouvernement a reçu une demande pour prolonger la vie de la principale centrale nucléaire
Etats-Unis
Un missile balistique détecté dans le Pacifique, mais d’origine indéterminée, risque de s’abattre sur une grande ville américaine. Quelle riposte peuvent envisager les États-Unis ?
[…] Les quelque dix-neuf minutes qui séparent la formulation précise de la menace et le point d’impact du missile sont reconstitués sous trois angles différents par Kathryn Bigelow. La cinéaste passe au peigne fin l’interminable journée des participants à la cellule de crise. Emmenant le spectateur dans différents lieux de décision, la réalisatrice le tient en haleine en le plongeant dans les procédures militaires et administratives d’usage.
[…] Dans A House of Dynamite, l’Amérique est au centre du monde et ses décisions peuvent le conduire à la destruction de la planète. On ne peut s’empêcher d’imaginer quelle serait la réaction du président Donald Trump alors que son double fictionnel se pose de multiples questions existentielles.
A House of Dynamite est une intense plongée dans les arcanes militaires des États-Unisoù l’on découvre un livre noir, destiné au président afin de l’aider à envisager une riposte nucléaire, mais dont l’intérêt questionne. Tout comme celui de disposer d’autant d’armes pour finalement organiser sa propre destruction. En d’autres termes, la fiction pointe l’absurdité d’habiter « une maison pleine de dynamites » […]
France Info, La cinéaste Kathryn Bigelow rend palpable la menace nucléaire avec « A House of Dynamite »
Deep Fission, site commercial, traduction automatique
Qu’il s’agisse de fournir de l’électricité à une petite communauté ou d’alimenter les centres de données derrière l’IA de demain, la technologie de Deep Fission évolue de manière sûre et efficace, avec des frais généraux bien inférieurs.
En plaçant les réacteurs à un kilomètre et demi sous terre, nous éliminons le besoin de structures massives en surface pour les contenir et les refroidir. Nous exploitons ainsi la pression, la température et la protection naturelles de la Terre.
L’utilisation de la géologie profonde améliore non seulement la sécurité, mais réduit également considérablement les coûts de construction. Résultat : une énergie plus propre à un coût par kilowattheure inférieur.
[…] Nous prévoyons un délai de déploiement de 6 mois, du début du projet à la commercialisation. […]
Une nouvelle étape dans la relance du nucléaire italien a été franchie le 2 octobre. Le Conseil des ministres a définitivement adopté le projet de loi d’habilitation pour le développement d’une « nouvelle énergie nucléaire durable ». Une fois validé par le Parlement, ce texte permettra la mise en place du cadre nécessaire au nouveau nucléaire par voie réglementaire.
Pas à pas, le nucléaire revient sur le devant de la scène en Italie. Quatre décennies après son interdiction par référendum en 1987, l’atome est sur le point de retrouver un cadre juridique. En effet, le gouvernement de Giorgia Meloni a adopté un projet de loi en faveur de la relance du nucléaire le 2 octobre 2025.
« Avec cette mesure, l’Italie se dote d’un outil fondamental pour envisager avec réalisme et ambition son avenir énergétique, a souligné Gilberto Pichetto, ministre de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, dans un communiqué. L’énergie nucléaire durable est un choix fondé sur l’innovation, la sécurité et la responsabilité envers les citoyens, les entreprises et l’environnement ». Reste que le texte doit encore être examiné puis validé par le Parlement. Une fois cette étape passée, le gouvernement disposera de 12 mois pour publier les décrets d’application. « Il reste donc difficile d’avoir de la visibilité sur le calendrier et la mise en œuvre des mesures », analyse pour la RGN Stefano Monti, président de l’Association italienne du nucléaire (AIN). […]
SFEN, L’Italie pose les bases juridiques de la relance de son programme nucléaire
Vendredi 24/10, 23h40
Brouzouf russe.
Les alliés européens de l’Ukraine ont déclaré que les avoirs russes gelés devaient être utilisés rapidement pour financer le soutien à Kiev, l’une des nombreuses mesures discutées vendredi à Londres pour accroître la pression sur Vladimir Poutine.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a organisé à Londres des pourparlers de la « Coalition des volontaires » avec le président Volodymyr Zelenskiy et d’autres dirigeants, discutant d’une série d’efforts, notamment le retrait du pétrole et du gaz russes du marché mondial et l’octroi à Kiev de davantage de missiles à longue portée.
[…] Jeudi les dirigeants de l’Union européenne n’ont pas approuvé un plan visant à utiliser les avoirs russes gelés pour financer un prêt géant à Kiev, en raison des inquiétudes soulevées par la Belgique, où sont détenues des centaines de milliards de dollars de réserves russes.
[…] La Première ministre danoise Mette Frederiksen a déclaré qu’une solution sur la manière d’utiliser les actifs russes devait être trouvée avant Noël.
« Nous devons œuvrer pour trouver une solution avant Noël afin de garantir le financement de l’Ukraine pour les années à venir », a-t-elle déclaré aux journalistes. « Je suis sûre que nous y parviendrons. » […]
Reuters, Les alliés de Kyiv affirment que les avoirs russes gelés devraient être rapidement utilisés pour aider l’Ukraine, traduction automatique
La Belgique, où la plupart des avoirs russes gelés par les Européens sont conservés au sein de l’établissement financier Euroclear, redoute d’avoir à payer seule les pots cassés en cas de problème et veut qu’un mécanisme de solidarité crédible soit institué, lui donnant l’assurance que les autres pays de l’Union européenne, ou le budget de l’UE, se porteront garants d’un éventuel remboursement, si nécessaire. […]
Les installations militaires des 48 États contigus seront équipées de microréacteurs nucléaires opérationnels à partir de l’automne 2028, si le programme Janus de l’armée progresse comme prévu. L’ajout de l’énergie nucléaire diversifiera les sources d’énergie disponibles sur les bases militaires et renforcera considérablement leur résilience, affirme l’armée.
« Pour nous, la résilience signifie que nous avons de l’électricité, quoi qu’il arrive, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », a déclaré le Dr Jeff Waksman, secrétaire adjoint principal de l’armée pour les installations, l’énergie et l’environnement […]
[…] Les commentaires de Waksman font suite à un briefing plus tôt dans la journée au cours duquel le secrétaire de l’armée Daniel P. Driscoll et le secrétaire du ministère de l’Énergie (DOE) Christopher Wright ont annoncé conjointement le lancement du programme Janus.
« L’armée américaine est à l’avant-garde du déploiement de technologies innovantes et disruptives », a déclaré Driscoll. « Nous allégeons les formalités administratives et développons des capacités de nouvelle génération dans divers secteurs critiques, dont le nucléaire. »
[…] Un concours sera ensuite organisé, à l’issue duquel l’armée de terre prévoit de sélectionner plusieurs entreprises pour la construction et la livraison de prototypes de microréacteurs à un premier lot de bases/sites d’installation (probablement neuf sites) restant à déterminer. Les entreprises sélectionnées se verront attribuer chacune un site militaire pour la livraison de leurs prototypes, et chacune devra construire deux réacteurs.
« Ils en construiront un, puis, de manière échelonnée, un deuxième », a expliqué Waksman. « Si nous procédons ainsi, c’est parce qu’il faut atteindre le nième prototype pour obtenir un produit commercial. [Par nième prototype, Waksman entend plusieurs unités d’un produit, ou, dans ce cas précis, d’un réacteur.] Nous voulons que ces entreprises aient un chemin à parcourir pour passer du premier prototype au deuxième, et au-delà, au nième prototype. »
[…] Les microréacteurs que Janus cherchera à déployer seront ce que l’industrie commerciale appelle des réacteurs de quatrième génération, dits « réacteurs passifs », qui, de par leur conception, ne peuvent pas fondre. Utilisant de l’uranium faiblement enrichi (à environ 5 %), ils ne dépasseront généralement pas 20 mégawatts. Malgré cela, ils produiront probablement un surplus d’énergie, susceptible d’assurer la résilience énergétique des communautés locales.
« Si tout se passe mal à l’extérieur de la clôture, c’est là que vivent la plupart des soldats, leurs familles et de nombreuses infrastructures essentielles », a déclaré Waksman. « J’ai visité de nombreux sites [militaires] renforcés. Je n’en ai encore jamais vu un seul qui soit résistant à tout ce qui se passe à l’extérieur de la clôture. Nous souhaitons vivement vendre une partie de cette [énergie] à l’extérieur de la clôture. » […]
Image en coupe du microréacteur mobile de BWXT pour le projet Pele. (BWXT)
The War Zone, L’armée va installer des microréacteurs nucléaires dans ses bases d’ici 2028, traduction automatique
Vendredi 24/10, 18h10
Pétrole russe (suite).
La décision surprise de Donald Trump de sanctionner les plus grandes compagnies pétrolières russes ne paralysera pas la machine de guerre de Vladimir Poutine, mais elle aidera l’UE à expulser définitivement le pétrole russe du bloc.
[…] « C’est une étape importante », a déclaré Kimberly Donovan, experte en sanctions au sein du groupe de réflexion Atlantic Council, « et cela va forcer… les pays et les entreprises européennes qui ont continué à importer de l’énergie à reconsidérer ces transactions » d’ici le 21 novembre, date à laquelle les sanctions entreront en vigueur .
Cette annonce intervient un mois après que Trump a fustigé l’Europe pour avoir continué « de manière inexcusable » à acheter de l’énergie à la Russie, qui fournit au total un quart des revenus du trésor de guerre du Kremlin.
[…] Rosneft et Lukoil représentent environ les deux tiers des 4,4 millions de barils de brut exportés chaque jour par la Russie, selon David Fyfe, économiste en chef du cabinet de conseil en médias Argus.
Les sanctions menacent de supprimer « la moitié » de ces approvisionnements, a-t-il déclaré, étant donné que les mesures empêchent les deux entreprises de vendre leurs cargaisons en dollars, la monnaie utilisée presque exclusivement pour le commerce international du pétrole brut.
[…] Rosneft, qui possédait autrefois des raffineries et contrôlait les flux de pétrole vers l’Allemagne, a été largement dépossédée en Europe après que Berlin a pris le contrôle de sa filiale locale fin 2022.
« Nous partons du principe que les mesures prises par les États-Unis… ne visent pas les filiales de Rosneft en Allemagne, qui sont détenues en fiducie par les États allemands », a déclaré un porte-parole du ministère allemand de l’Economie.
[…] Mais c’est une autre histoire avec Lukoil. La plus grande compagnie pétrolière privée russe exploite des centaines de stations-service dans toute l’UE , dont environ 200 en Belgique ; elle exploite des raffineries géantes en Roumanie et en Bulgarie ; et détient 45 % d’une usine de traitement de carburant aux Pays-Bas.
Elle fournit également du pétrole à la Hongrie et à la Slovaquie, qui dépendent encore de Moscou pour 86 à 100 % de leurs importations. Profitant d’une dérogation aux sanctions, les deux pays ont obstinément résisté à l’idée d’abandonner Moscou, malgré la forte pression de l’UE.
[…] En fait, les effets de ces mesures commencent déjà à se faire sentir. L’entreprise énergétique finlandaise Neste a suspendu jeudi ses livraisons de carburant à Teboil, filiale de Lukoil, après les sanctions américaines et britanniques contre l’entreprise.
Le secrétaire d’État roumain à l’Énergie, Cristian Bușoi, a déclaré à POLITICO que Lukoil aurait désormais « l’obligation » de vendre sa raffinerie Petrotel, située dans le centre-sud du pays, avant la date butoir du mois prochain. « Nous serions heureux de ne plus avoir Lukoil », a-t-il ajouté. […]
Politico, Trump fait ce que Bruxelles n’a pas pu faire : tuer le pétrole russe en Europe, traduction automatique
Le 13 juillet, lors de sa traditionnelle allocution à l’Hôtel de Brienne, le président Macron a annoncé une accélération de l’exécution de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, le budget des Armées devant être porté à 64 milliards d’euros en 2027, soit deux ans plus tôt que prévu. Et à en juger par les propos tenus par le général Fabien Mandon, le chef d’état-major des armées [CEMA], lors d’une audition à l’Assemblée nationale, ce 22 octobre, cet effort est plus que jamais nécessaire.
[…] « La guerre se poursuit sur notre continent », avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a d’abord insisté le CEMA.
« On peut tous espérer que cette guerre s’arrête et tout le monde travaille à l’arrêt de la guerre. Mais est-ce que ce sera la dernière ? Je suis là pour garantir la protection des Français et celle des intérêts de notre pays. En 2008, première attaque, en Géorgie. 2014, attaque en Crimée. En 2022, nouvelle attaque. Je ne peux pas penser que ce sera la dernière. Je l’espère. Mais faire le pari que ce sera la dernière et que ça n’arrivera plus sur notre continent, c’est refuser de voir une partie du risque qui pèse sur nos sociétés », a développé le général Mandon.
[…] Les Russes « produisent très vite et ils ont l’expérience de trois ans de guerre. Ils ont appris à se réorganiser avec un objectif clair qui est d’être capables d’affronter l’Otan », a-t-il poursuivi.
[…] Parmi les autres menaces qui pèsent sur la France, comme le terrorisme d’inspiration jihadiste, dont l’influence s’étend en Afrique, le général Mandon a mis en garde contre l’évolution des capacités militaires chinoises. Évolution qui, selon lui, est le reflet d’un passage du « made in China » au « made by China ». En clair, elles ont atteint un niveau de qualité « qu’il faut absolument prendre en compte », a-t-il dit.
[…] Dans ces conditions, mais avec un œil surtout rivé sur la Russie, le général Mandon a fixé l’objectif aux armées de « se tenir prêtes à un choc dans les trois ou quatre ans ». Choc qui pourrait être une « forme de test » – et « peut-être que le test existe déjà sous des formes hybrides – mais en quelque chose de plus violent ».
[…] D’où l’importance de l’effort de réarmement que prévoit le projet de loi de finances pour 2026. Il est « fondamental », a dit le CEMA. « Déjà, dans les perceptions, si nos rivaux potentiels, nos adversaires perçoivent que nous consacrons un effort pour nous défendre et que nous avons cette détermination, alors ils peuvent renoncer. S’ils ont le sentiment qu’on n’est pas prêt à se défendre, je ne vois pas ce qui peut les arrêter », a-t-il conclu.
Zone militaire, Le général Mandon a donné l’objectif aux armées de se tenir prêtes à faire face à un possible « choc » d’ici 3 ou 4 ans
[Une autre déclinaison du concept de dissuasion, en quelque sorte]
Vendredi 24/10, 10h05
République Tchèque : 48 heures et 500 000 euros plus tard.
La Corée du Nord a commencé à construire un mémorial dédié à ses soldats morts au combat pour la Russie en Ukraine, ont rapporté jeudi les médias d’État, le leader Kim Jong-un saluant lors de l’événement l’«apogée historique» des relations avec Moscou.
[…] Kim Jong-un a félicité ses troupes, présentes depuis un an dans la région russe de Koursk, pour avoir aidé la Russie à remporter une «victoire décisive», a rapporté KCNA. «Nos héros ont détruit les envahisseurs néonazis diaboliques grâce à leur détermination à ne tolérer aucune agression et à anéantir les agresseurs», a-t-il déclaré […]
La République populaire de Chine (RPC) et les compagnies pétrolières indiennes réduiraient considérablement leurs achats directs de pétrole russe à court terme, et l’Union européenne (UE) a adopté son 19e train de sanctions contre la Russie, ciblant principalement le secteur énergétique russe.
Reuters a rapporté le 23 octobre, citant de multiples sources commerciales, que les principales compagnies pétrolières d’État de la RPC — dont PetroChina, SinoPec, CNOOC et Zhenhua Oil — ont suspendu leurs achats de pétrole russe transporté par voie maritime « au moins à court terme » suite aux sanctions américaines du 22 octobre contre la compagnie pétrolière d’État russe Rosneft et la compagnie pétrolière privée russe Lukoil.
Des sources commerciales ont déclaré à Reuters que Rosneft et Lukoil vendent la plupart de leur pétrole à la RPC indirectement en passant par des intermédiaires, mais que les raffineurs intentionnels de la RPC sont plus susceptibles de suspendre leurs achats pour évaluer l’impact des sanctions. Les sources commerciales ont déclaré que les raffineurs indépendants de la RPC chercheraient probablement toujours à acheter du pétrole russe malgré les sanctions.
Bloomberg et Reuters ont rapporté le 23 octobre, citant des raffineries et des sources industrielles, que les raffineries de pétrole indiennes réduiront considérablement leurs importations de pétrole russe en raison des sanctions américaines. […]
[…] De hauts responsables du Kremlin ont publiquement qualifié les États-Unis et le président américain Donald Trump d’adversaires de la Russie et d’« inamicaux » envers la Russie, en réponse aux sanctions américaines du 22 octobre contre le secteur énergétique russe.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré le 23 octobre que Trump avait imposé ces sanctions pour faire pression sur la Russie et a souligné qu’elles constituaient « un acte inamical envers la Russie ». Poutine a affirmé que les actions de Trump nuisaient aux relations russo-américaines et perturbaient le marché mondial de l’énergie.
Poutine a continué d’afficher la résilience économique russe face aux sanctions occidentales, affirmant que « [la Russie] se sentait confiante [et] stable malgré certaines pertes », mais a noté que « les nouvelles sanctions américaines contre la Russie n’avaient rien de bon ni d’agréable » — une reconnaissance implicite que ces sanctions nuiraient à l’économie russe.
Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a déclaré sur ses comptes Telegram en anglais et en russe le 23 octobre que « les États-Unis sont l’adversaire [de la Russie] » et que les États-Unis adhèrent désormais pleinement à leur « sentier de guerre contre la Russie ». Medvedev a ajouté que la guerre de la Russie en Ukraine est désormais la guerre de Trump et que les récentes décisions politiques des États-Unis sont un « acte de guerre contre la Russie ». […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 23 octobre, traduction autoamtique
[…] Les nouvelles sanctions s’étendent bien au-delà des sociétés mères, couvrant six filiales de Lukoil et 28 entreprises de Rosneft. Parmi elles figure Lukoil-Sibérie occidentale, qui représente à elle seule environ 40 % de la production d’hydrocarbures du groupe.
Avant ce dernier plan, les deux entreprises étaient déjà sous le coup de sanctions sectorielles interdisant aux entités américaines de fournir des équipements, des technologies ou des services de forage pour de nouveaux projets en Arctique, en mer ou dans le secteur du schiste. Or, l’ordonnance du 22 octobre les place de facto sur liste noire.
« Les Américains ont imposé des sanctions non seulement à Rosneft et Lukoil, mais aussi à toutes leurs filiales où ces sociétés détiennent plus de 50% du capital », a déclaré l’économiste Oleh Pendzin, président du Club ukrainien de discussion économique.
Cela affecte directement les filiales européennes et celles des pays tiers. Leur capacité à exercer leurs activités sur ces marchés est désormais fortement restreinte.
[…] « Des contraintes plus strictes sur les paiements, l’expédition et l’assurance augmentent les coûts et accentuent les remises, réduisant ainsi les recettes fiscales à l’exportation pour Moscou », a déclaré Oleksandr Talavera, professeur d’économie financière à l’Université de Birmingham. […]
The Kyiv Independent, Les sanctions de Trump contre la Russie sont un « choc » pour Moscou et pourraient porter un « coup dur » aux géants pétroliers, selon les experts, traduction automatique
Jeudi 23/10, 21h55
Comment ça se passe.
Je te rappelle dans cinq minutes, je suis dans la salle de bain [ça veut dire qu’il y a de l’eau chaude et de l’électricité]
On s’est vu 24h à Dnipro le week-ende dernier. Physiquement, Pacha va bien, moralement non. Ils sont allés récupérés un blessé dans une zone chaude. Arrivé sur place, ils voient que le gars a un tourniquet [dispositif pour bloquer une hémoragie], mais d’un modèle russe… Que fait un blessé ukrainien avec un tourniquet russe ? L’adrénaline monte tout de suite : le gars est peut-être piégé. Au final non. Mais il ne me dit pas tout.
L’alimentation électrique de la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine a été rétablie après une panne record d’un mois depuis l’invasion russe, a déclaré jeudi l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Les États-Unis ont imposé des sanctions aux deux plus grandes compagnies pétrolières russes, Rosneft et Lukoil, dans le but de faire pression sur Moscou pour qu’il accepte un cessez-le-feu, a annoncé le Trésor américain le 22 octobre.
Ces mesures constituent les premières sanctions imposées par le président américain Donald Trump contre Moscou alors que la Maison Blanche s’efforce de négocier la fin de la guerre de la Russie contre l’Ukraine.
« Il est temps de mettre fin aux massacres et d’instaurer un cessez-le-feu immédiat », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent . « Face au refus du président Poutine de mettre fin à cette guerre insensée, le Trésor sanctionne les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui financent la machine de guerre du Kremlin. »
[…] Le fait de participer à des transactions avec des entités sanctionnées pourrait également entraîner des sanctions secondaires, a annoncé le Trésor américain.
[…] « Pour la première fois en tant que 47e président des États-Unis d’Amérique, Washington a pris la décision d’imposer des sanctions de blocage complètes contre les sociétés énergétiques russes », a déclaré l’ambassadrice d’Ukraine aux États-Unis, Olha Stefanishyna.
The Kyiv Independent, Les États-Unis imposent des sanctions aux géants pétroliers russes Rosneft et Lukoil ; Trump annule sa rencontre avec Poutine, traduction automatique
Mercredi 22/10, 21h55
France.
Deux officiers de sécurité ont accompagné, mardi 21 octobre, Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé et ont été installés dans une cellule voisine, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de trois sources proches du dossier, confirmant une information de TF1-LCI.
L’ancien chef de l’Etat bénéficie en temps normal « d’un dispositif de protection eu égard à son statut et aux menaces qui pèsent sur lui » et ces mesures ont « été maintenues en détention », a justifié le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, mercredi sur CNews-Europe 1. « C’est évidemment un citoyen comme les autres, mais il y a des menaces un peu plus importantes qui pèsent sur l’ancien président de la République qu’est Nicolas Sarkozy. La décision a été prise et donc elle a été appliquée immédiatement », a précisé M. Nuñez. […]
Le Monde, Nicolas Sarkozy est en prison, accompagné de deux officiers de sécurité, « eu égard à son statut et aux menaces », selon le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez
Mercredi 22/10, 19h25
Drones.
Le SBU a dévoilé de nouvelles modifications des drones maritimes ukrainiens « Sea Baby », équipés d’un support de mitrailleuse gyrostabilisé doté d’un système automatique d’acquisition et de reconnaissance de cibles, ainsi que d’un lance-roquettes multiples « Grad » à 10 coups.
Cela fait environ deux ans que Dana Drábová m’a dit qu’elle accepterait que nous baptisions une arme de son nom. Malheureusement, nous n’avons pu le faire que maintenant, après le décès de Dana. Mais je crois que si elle nous observe de là-haut, elle s’éclate. Mesdames et messieurs, nous vous présentons un missile de croisière qui sera baptisé DANA 1.
S’il y a bien un élément susceptible d’influencer le cours de la guerre, ce sont les missiles de croisière de fabrication ukrainienne, baptisés Flamingo. Leur portée peut atteindre 3 000 kilomètres (!), leur vitesse de pointe atteint 900 km/h et leur charge militaire peut peser jusqu’à 1 150 kilogrammes (!). Ces missiles utilisent un réacteur, probablement initialement destiné à l’avion d’entraînement Aero L-39 Albatros, dont l’Ukraine dispose en abondance. Ce missile serait résistant aux armes perturbant l’électronique et utiliserait des systèmes GPS spéciaux résistants au brouillage. La production en série a débuté à l’été 2025. […]
Dana Drábová (3 juin 1961 – 6 octobre 2025) était une physicienne et femme politique tchèque. Elle a présidé l’Office national pour la sûreté nucléaire de 1999 à 2025 et a présidé les réunions de 2023 des parties à la Convention sur la sûreté nucléaire. […]
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réitéré sa réticence à accepter un cessez-le-feu immédiat en Ukraine qui n’entraînerait pas la capitulation totale de l’Ukraine.
Il a déclaré que la Russie n’avait pas modifié sa position depuis le sommet d’août 2025 en Alaska et que la Russie n’avait pas besoin d’un cessez-le-feu à court terme « sans issue », mais d’une « paix stable à long terme ».
Lavrov a répondu aux exigences américaines d’une fin immédiate de la guerre russe en Ukraine en affirmant qu’un cessez-le-feu ne résoudrait pas les prétendues « causes profondes » du conflit, qu’il a continué d’identifier à l’expansion de l’OTAN vers l’est et à la prétendue discrimination de l’Ukraine envers les russophones. Les déclarations de Lavrov soulignent la détermination du Kremlin à atteindre ses objectifs de guerre initiaux malgré les exigences américaines d’une fin immédiate du conflit.
Le président russe Vladimir Poutine et de hauts responsables du Kremlin ont déclaré à plusieurs reprises que la Russie n’accepterait pas de cessez-le-feu tant que l’Ukraine et l’Occident n’auraient pas répondu aux exigences de la Russie concernant la neutralité ukrainienne, la destitution du gouvernement légitime en Ukraine, l’installation d’un gouvernement pro-russe et des changements dans la politique de la porte ouverte de l’OTAN. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 21 octobre, traduction automatique
Mercredi 22/10, 7h10
Juste un truc d’adolescent.
La commissaire russe aux droits de l'enfant, Maria Lvova-Belova, assiste à une réunion avec le président russe au Kremlin à Moscou le 2 juin 2025 (Gavriil Grigorov /POOL/AFP via Getty Images)
Maria Lvova-Belova, la Commissaire russe aux droits de l’enfant, recherchée par la Cour pénale internationale pour l’enlèvement d’enfants ukrainiens, a révélé de nouveaux détails sur l’enlèvement d’un garçon de Marioupol qu’elle a ensuite affirmé avoir adopté.
Dans une récente interview sur l’émission russe « Smotri i Dumai » (« Regardez et réfléchissez »), Lvova-Belova a décrit comment elle a « accueilli » un garçon de 15 ans nommé Filip de Marioupol, la ville que la Russie a démolie et occupée au début de la guerre.
Elle a dit que Filip « ne voulait pas aller en Russie » et qu’il était « agacé par Moscou et la Russie », mais elle a réussi à le rééduquer.
[…] Lvova-Belova a rencontré Filip à Marioupol, décrivant cela comme faisant partie de ses « voyages humanitaires » dans le Donbass occupé, où elle « a aidé à évacuer des enfants ».
Elle a déclaré que le garçon « a sérieusement compliqué l’atmosphère familiale », car il est arrivé souffrant de stress post-traumatique et, comme elle l’a dit, d’une attitude négative envers la Russie.
Il m’a dit : « Je ne veux pas vivre en Russie. J’adore l’Ukraine. » Il chantait des chansons ukrainiennes tout le temps. Je lui ai répondu : « Tu essaies de me provoquer en chantant en ukrainien ? Nous sommes des peuples frères » », a-t-elle raconté.
Elle a affirmé que l’hostilité envers Filip provenait de la propagande anti-russe dans les écoles de Marioupol et a décrit comment elle avait essayé de le « rééduquer ».
Il y a eu un tournant. Il continuait à lire des sites web pro-ukrainiens alors qu’il vivait déjà avec ma famille à Moscou. Je lui ai dit : « Écoute, tu es en Russie maintenant, tu dois changer d’attitude. » Il m’a répondu : « Je les lis toujours. » Et j’ai répondu : « Mon fils, au moins pour moi. » Alors on a essayé petit à petit.
Lorsque l’intervieweur lui a demandé pourquoi elle l’avait accueilli s’il ne voulait pas vivre en Russie, Lvova-Belova a répondu : « C’est juste un truc d’adolescent. »
[…] Lorsque l’intervieweur a interrogé Lvova-Belova sur la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, elle a rejeté les accusations portées contre elle comme étant de la fiction.
« Ils continuent de promouvoir leur mythe selon lequel nous retirons de force les enfants, changeons leur identité, les rééduquons au patriotisme russe ou les envoyons au front », a-t-elle déclaré.
Dans le même temps, Lvova-Belova a admis que l’affaire impliquant Filip était l’une des raisons du mandat d’arrêt émis par la CPI.
« C’était l’une des raisons. Parce que j’ai « kidnappé » un enfant de Marioupol et que je l’ai accueilli dans ma famille ; c’est comme ça qu’ils voient les choses », a-t-elle déclaré.
[…] L’intervieweur lui a également demandé combien d’enfants la Russie avait accueillis. Lvova-Belova a répondu qu’ils étaient environ 20 000.
Selon la base de données officielle ukrainienne « Enfants de la guerre » , au moins 19 500 enfants ukrainiens ont été confirmés comme ayant été enlevés par la Russie depuis le début de son invasion à grande échelle, et environ 1 200 ont été ramenés chez eux. […]
The Kyiv Independent, Le commissaire russe à l’enfance décrit sans vergogne l’enlèvement d’un enfant ukrainien, traduction automatique
Mercredi 22/10, 6h55
Italo-américain.
[…] Dimanche, le président américain a publié sur son réseau Truth Social une étrange vidéo sous forme de reportage. Elle annonçait la rupture de Giorgia Meloni avec l’Union européenne et l’Ukraine, ainsi que le placement de l’Italie sous protection américaine au nom de la « chrétienté » et de liens datant de « milliers d’années » avec les Etats-Unis, pays dont les 250 ans d’existence seront célébrés en 2026. Les questionnements de l’opposition ont conduit des sources proches de la présidence du conseil à démentir dans la presse.
Pourtant, au nom de ses rapports avec Washington, Mme Meloni ne rechigne pas à suivre l’exemple de l’administration Trump en matière de propagation de « fake news ». Samedi, dans un message à la communauté italo-américaine, elle s’est félicitée du prétendu rétablissement du « jour de Christophe Colomb », victoire qu’aurait remportée Donald Trump contre la « culture woke », hostile à l’explorateur au nom de l’anticolonialisme. Or cette réparation supposée n’a jamais eu lieu. […]
Le Monde, Giorgia Meloni tombe le masque, trois ans après son arrivée au pouvoir en Italie
Mardi 21/10, 21h30
L’inverse grincerait-il moins ?Un poil sans doute.
Dérive des continents : la Hongrie s’éloigne un peu.
Il n’y a actuellement aucun projet de rencontre entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine dans un avenir proche, a déclaré un porte-parole du département d’État au Kyiv Independent.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État américain Marco Rubio ne prévoient pas non plus de se rencontrer en personne dans un avenir proche, bien qu’ils aient eu une conversation téléphonique « productive » le 20 octobre. Une réunion supplémentaire entre les deux responsables n’est « pas nécessaire », a déclaré un porte-parole du département d’État.
Cette nouvelle fait suite à l’annonce faite par Donald Trump le 16 octobre qu’il rencontrerait Vladimir Poutine à Budapest dans les semaines à venir pour discuter des efforts visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.
Le correspondant de NBC News, Garrett Haake, a déclaré sur X que la planification du sommet de Budapest était « en suspens » pour le moment, selon un haut responsable de la Maison Blanche qui a souhaité rester anonyme. Des informations similaires ont été rapportées par la BBC et CBS News. […]
The Kyiv Independent, Aucun sommet entre Poutine et Trump prévu dans un « avenir proche », la rencontre entre Lavrov et Rubio également reportée, traduction Deepl
Mardi 21/10, 21h20
C’était dimanche (il y a peu et puis, il faut bien se tenir au courant d’un peu tout ce qui se passe).
Kirill Dmitriev est le directeur du fonds souverain Russian Direct Investment Fund (RDIF) ainsi qu’un proche conseiller de Vladimir Poutine. Il est impliqué dans les efforts de « normalisation » de la relation bilatérale russo-américaine depuis le retour au pouvoir de Trump, en janvier. Il a notamment joué un rôle de premier plan dans la libération le 11 février de l’instituteur américain Marc Fogel, arrêté en 2021 en Russie puis condamné à 14 ans de prison.
Depuis quelques jours, Dmitriev mène une campagne active sur les réseaux sociaux en faveur de la construction d’un tunnel reliant l’Alaska au district autonome de Tchoukotka, le sujet fédéral le plus septentrional de la Russie. […]
Le Grand Continent, Pourquoi Kirill Dmitriev fait-il campagne pour la construction d’un « tunnel Poutine-Trump » dans le détroit de Béring ?
Mardi 21/10, 21h10
Barrières aériennes.
La Russie va utiliser des dirigeables pour la défense contre les drones, – The Moscow Times Un système de défense anti-drone basé sur un aérostat sera installé dans une usine chimique de la région de Toula. La technologie des barrières aérostatiques a été utilisée pendant la Première Guerre mondiale et la Grande Guerre patriotique pour protéger les villes des frappes aériennes.
L’initiative bénévole tchèque Darek pro Putina (« Cadeau pour Poutine ») a commencé à collecter des fonds pour l’achat du missile ukrainien Flamingo, – RBC-Ukraine. Le coût estimé de Flamingo est de près de 600 000 $.
La justice slovaque a condamné à vingt et un ans de prison, pour terrorisme, mardi 21 octobre, le poète Juraj Cintula, qui avait grièvement blessé par balles le premier ministre nationaliste, Robert Fico, en mai 2024, et dont les motivations politiques ont été retenues par la cour.
Ancien admirateur du chef du gouvernement de ce pays d’Europe centrale, il a tiré cinq fois à bout portant sur lui, pour « empêcher le bon fonctionnement du gouvernement », a déclaré le juge Igor Kralik.
[…] Arrêté sur les lieux, le tireur avait déclaré avoir progressivement changé d’opinion sur l’homme politique, le voyant « ivre de pouvoir », « tordant la vérité » et prenant des « décisions irrationnelles qui nuisaient au pays ». Il dénonçait notamment l’arrêt de l’aide militaire à l’Ukraine voisine, envahie par la Russie. La Slovaquie, auparavant solidaire du reste de l’UE, s’est rapprochée de Moscou sous l’injonction de M. Fico.
[…] [Les] relations [de M. Fico] avec l’UE se sont dégradées depuis qu’il a fait inscrire dans la Constitution que le droit européen ne primerait plus sur le droit national. Sa politique est régulièrement dénoncée par des citoyens inquiets pour l’avenir européen du pays, lors de manifestations auxquelles le tireur a participé. […]
Le Monde, En Slovaquie, vingt et un ans de prison pour l’homme qui avait tiré sur le premier ministre, Robert Fico
Elle est au coeur de la guerre hybride que mène la Russie à l’Occident. Le dernier rapport du Google Threat Intelligence Group (GTIG), publié ce mardi, offre une plongée saisissante dans la mécanique désormais bien huilée de l’influence pro-russe en ligne.
Il montre comment, en l’espace de quelques heures, un incident militaire peut être transformé en outil de propagande à grande échelle. Par exemple, l’incursion les 9 et 10 septembre de drones russes dans l’espace aérien polonais, aussitôt utilisée comme vecteur de propagande. Lorsque cet incident s’est produit, détaillent les chercheurs de Google, plusieurs campagnes d’influence distinctes, mais complémentaires, se sont activées presque immédiatement après les faits.
[…] Pour expliquer la grande réactivité des groupes, le rapport décrit un écosystème « décentralisé », où chaque réseau d’influence cible un public précis. Portal Kombat, aussi connu sous le nom de Pravda Network, alimente depuis 2024 un maillage de sites pseudo-médiatiques destinés à des audiences internationales.
[…] L’analyse du GTIG montre que ces initiatives ne sont pas coordonnées de manière centrale, mais qu’elles s’appuient tout de même sur une infrastructure commune, déjà bien rodée. Les mêmes sites d’actualité fictifs, pages sur les réseaux sociaux et faux profils sont en effet régulièrement réactivés pour diffuser de nouveaux récits.
Tout cela sert de moules prêts à l’emploi, à greffer sur une nouvelle crise : il suffit de changer la langue, le contexte ou le titre pour relancer la machine de désinformation. Selon le rapport, plusieurs de ces canaux ont déjà été documentés par Viginum, le service français de vigilance contre les ingérences numériques, ou par le DFRLab de l’Atlantic Council, aux Etats-Unis. […]
Les Echos, Comment les réseaux d’influence russe intoxiquent l’opinion en ligne en temps réel
En échange du non-envoi de Tomahawks, j’ai promis à Donald de céder des territoires que la Russie ne contrôle pas à Zaporijia et à Kherson. En échange, l’Ukraine donnerait à la Russie des territoires que nous ne contrôlons pas non plus dans le Donbass. Donald et l’art de la négociation.
Comment ça se passe : la guerre a le sens du détail.
Eh bien, eh bien, la première excuse de l’administration Trump pour la cravate russe est là. JD Vance affirme que la cravate d’Hegseth était « américaine ». Bien essayé ! Les vraies cravates américaines ont des couleurs différentes. Tout le monde sait que cette bande de MAGA est pro-russe et se fiche éperdument de l’ordre démocratique mondial.
VARSOVIE, 21 octobre (Reuters) – La Pologne a mis en garde mardi le président russe Vladimir Poutine contre tout déplacement dans son espace aérien pour se rendre à un sommet en Hongrie avec le président américain Donald Trump , affirmant qu’elle pourrait être contrainte d’exécuter un mandat d’arrêt international s’il le faisait.
La Bulgarie serait toutefois disposée à laisser Poutine utiliser son espace aérien si le sommet se tenait en Hongrie, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Georg Georgiev.
[…] Pour éviter de survoler l’Ukraine, la délégation russe devrait survoler l’espace aérien d’au moins un pays de l’UE. Tous les États membres de l’UE sont membres de la CPI, mais la Hongrie est en voie de la quitter. […]
Reuters, La Pologne met en garde le président russe Poutine contre toute traversée de son espace aérien pour se rendre au sommet avec Trump, traduction automatique
« Ni le président [russe, Vladimir] Poutine, ni le président [américain, Donald] Trump, n’ont annoncé de délai précis », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, quant à une rencontre entre les deux dirigeants [en Hongrie]. « La partie américaine, comme la partie russe ont déclaré que cela pourrait demander du temps », a rappelé M. Peskov, en insistant sur la nécessité des « préparatifs sérieux ».
L’écrivain ukrainien de 17 ans Bohdan-Lyubomyr Prytula, originaire de Crimée, est devenu lauréat du prix littéraire pan-ukrainien Vasyl Symonenko dans la nomination « Pour le meilleur premier recueil de poésie » avec son livre « Éclats ».
[…] Bohdan-Lyubomyr Prytula est l’auteur de son premier recueil imprimé « Éclats », qui lui a valu une reconnaissance nationale. Auparavant, il a créé plus de 20 recueils en ligne et livres audio et a remporté plusieurs concours littéraires ukrainiens.
[…] Cette victoire revêt une importance particulière pour la BRAVE Society, car « Éclats » est la première collection issue du projet d’édition de la BRAVE Society, la bibliothèque « Paroles des Braves », à avoir reçu une reconnaissance nationale et un prix littéraire. Nous félicitons Bohdan-Lyubomyr pour cette reconnaissance et cette victoire amplement méritée. Pour nous, la bibliothèque « Paroles des Braves » n’est pas seulement un projet d’édition, mais une occasion de soutenir les jeunes auteurs ukrainiens tout en préservant notre patrimoine littéraire », peut-on lire dans le message de la BRAVE Society. […]
Suspilne, Un écrivain de Crimée de 17 ans remporte le prix Vasyl Symonenko, traduction automatique
Vassyl Andriïovytch Symonenko (en ukrainien : Василь Андрійович Симоненко), né le 8 janvier 1935 et mort le 13 décembre 1963, était un poète, journaliste et dissident ukrainien. Il est considéré comme l’une des figures les plus importantes de la littérature ukrainienne contemporaine du début des années 1960. De l’avis du Musée du mouvement dissident de Kiev, les œuvres et la mort prématurée de Vassyl Symonenko ont eu un impact important sur la montée du mouvement démocratique national en Ukraine. […]
Les Pays-Bas ont réduit le partage de renseignements avec les États-Unis, selon une déclaration des chefs des services de renseignement civils et militaires du pays dans une interview conjointe avec le Financial Times.
Le chef du Service néerlandais de sécurité intérieure (AIVD), Erik Akerboom, et le chef du service de renseignement militaire (MIVD), Peter Riesink, ont expliqué pourquoi ils sont devenus plus prudents dans leur coopération avec Washington. Selon eux, il existe des craintes que la Maison-Blanche utilise les données obtenues pour violer les droits de l’homme, voire pour favoriser la Russie.
[…] Les directeurs affirment que c’est la première fois que des événements aux États-Unis affectent directement les liens des Pays-Bas avec les services de renseignement, marquant une rupture avec des décennies de coopération étroite avec la CIA et la NSA.
Au contraire, la coopération en Europe s’est intensifiée. Selon Akerboom, les principaux services de renseignement d’Europe du Nord, notamment les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les services scandinaves, la France et la Pologne, échangent désormais davantage d’informations, y compris des données brutes. […]
Bukvy, Les Pays-Bas limitent le partage de renseignements avec les États-Unis, craignant que Trump ne les transmette à la Russie, traduction automatique
Mardi 21/10, 8h45
Narratif intérieur (suite).
Le Kremlin prépare le peuple russe à une victoire totale en Ukraine, quel qu’en soit le prix – une stratégie intérieure qui contraste avec la volonté affichée de Poutine de faire des concessions territoriales.
Le Kremlin a constamment réitéré tout au long de la guerre que les exigences militaires russes demeurent inchangées et a fait savoir au peuple russe que la Russie atteindrait tous ces objectifs en Ukraine, que ce soit militairement ou diplomatiquement. Le Kremlin n’a pas préparé la société russe à accepter moins que ces exigences.
Le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, qui a été ministre de la Défense pendant une grande partie de la guerre, a affirmé dans une interview accordée à l’agence de presse TASS le 20 octobre que les zones ukrainiennes occupées ne devaient pas être considérées comme de « nouvelles régions » de la Russie, mais plutôt comme de « vieilles régions » russes. TASS a présenté la déclaration de Choïgou comme faisant référence au Donbass et à la « Novorossia », une région artificielle et informe du sud et de l’est de l’Ukraine que le Kremlin a présentée comme faisant partie intégrante de la Russie. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 20 octobre, traduction automatique
Mardi 21/10, 8h30
Gaz russe.
En 2028, six ans après l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la décision, dans la foulée, de Gazprom de fermer son gazoduc Nord Stream 1, l’Union européenne (UE) devrait enfin vivre sans gaz russe. Lundi 20 octobre, les ministres de l’énergie européens se sont en effet entendus pour en interdire l’importation sur le Vieux Continent à compter du 1er janvier de cette année-là.
[…] Depuis l’invasion de l’Ukraine, en février 2022, l’UE sait qu’elle n’a d’autre choix que de se sevrer d’hydrocarbures russes. Si les Vingt-Sept ont rapidement décidé un embargo sur le charbon et le pétrole russe, avec quelques dérogations dans ce dernier cas, ils ont, en revanche, cherché à gagner du temps pour le gaz.
[…] Aujourd’hui, l’UE a diversifié ses approvisionnements, notamment auprès des Etats-Unis, et les prix sont redescendus. Mais la Russie reste le deuxième fournisseur de gaz de l’UE. Elle représentait encore 19 % de ses importations en 2024, contre 45 % en 2021. Ce chiffre devrait tomber à 13 % en 2025, dès lors que Kiev a mis fin à l’acheminement du gaz russe via l’Ukraine. Pour autant, il reste significatif et devrait, selon la Commission, apporter 15 milliards d’euros de recettes au Kremlin cette année.
Depuis février 2022, « nous avons importé des énergies fossiles russes pour un montant supérieur à l’aide que nous avons apportée à l’Ukraine », regrettait le 6 mai, Dan Jorgensen, qui avait calculé que ces achats de gaz russe représentaient alors « l’équivalent de 2 400 avions de chasse F-35 ».
[…] in fine, seules la Hongrie et la Slovaquie se sont opposées au compromis mis sur la table. Ces pays, très enclavés et proches du Kremlin, restent hautement dépendants de l’énergie russe. La décision prise lundi va « tuer » la sécurité d’approvisionnement énergétique de la Hongrie, a réagi le ministre des affaires étrangères hongrois, Peter Szijjarto.
[…] La Commission tente également de barrer l’accès au pétrole russe sur le Vieux Continent. Il représente encore 3 % des importations européennes, contre 27 % avant la guerre, alors que la Slovaquie et la Hongrie ont obtenu une dérogation à l’embargo européen et que Moscou a su mettre en place des dispositifs de contournement des sanctions.
[…] La Commission avait aussi promis, en mai, des mesures pour mettre fin aux importations d’uranium enrichi et autres matériaux nucléaires russes que cinq Etats membres importent (Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Slovaquie et Finlande). A ce stade, elle n’a pas […] avancé.
Le Monde, Virginie Malingre, Les pays membres de l’UE actent l’interdiction de l’importation de gaz russe
Lundi 20/10, 19h05
Drones.
Images de la préparation et du lancement d’avions légers sans pilote pour des frappes sur la Russie. Dans ce cas, l’ogive utilisée est la FAB-100 et deux mines de 120 mm.
Le [Premier ministre] hongrois Péter Szijjártó : Nous attendons le président Poutine avec respect, bien sûr. Nous veillerons à ce qu’il puisse entrer en Hongrie, mener des négociations fructueuses et rentrer chez lui sain et sauf. Il n’est pas nécessaire de consulter qui que ce soit. Nous sommes un pays souverain. Et nous accueillerons Poutine avec respect, nous l’accueillerons avec plaisir.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Lundi 20/10, 8h00
Donne à moi.
Le président russe Vladimir Poutine aurait réitéré sa demande de cession de l’intégralité de l’oblast de Donetsk par l’Ukraine comme condition à la fin de la guerre, et aurait suggéré que la Russie serait prête à « céder des parties » du sud de l’Ukraine occupée. Céder l’oblast de Donetsk à la Russie poserait les conditions permettant à la Russie de renouveler son agression contre l’Ukraine depuis des positions plus avantageuses, au moment qu’elle choisirait.
Deux hauts responsables ont déclaré au Washington Post , dans un article publié le 18 octobre, que Poutine avait déclaré au président américain Trump le 16 octobre que l’Ukraine devait céder le reste de l’oblast de Donetsk inoccupé à la Russie « comme condition à la fin de la guerre » et qu’il « serait prêt à céder des parties » des oblasts de Zaporijia et de Kherson occupés en échange.
Les termes exacts de l’offre de Poutine ne sont pas clairs. Il est possible que Poutine ait fait référence aux parties des oblasts de Zaporijia et de Kherson sous contrôle ukrainien, que la Russie a annexées illégalement et qu’elle n’occupe pas. Poutine avait précédemment exigé le reste de l’oblast de Donetsk en échange d’un cessez-le-feu en août 2025, et l’ISW a constamment estimé que la cession du reste de l’oblast de Donetsk avantageait disproportionnellement la Russie.
L’oblast de Donetsk comprend un territoire stratégiquement vital pour la défense et la base industrielle de défense (DIB) de l’Ukraine, notamment la ceinture de forteresses – principale ligne défensive de l’Ukraine dans l’oblast de Donetsk depuis 2014, que l’Ukraine a transformée en un important pôle logistique et industriel de défense. Les forces russes ne disposent actuellement d’aucun moyen d’encercler ou de pénétrer rapidement la ceinture de forteresses, dont la prise prendrait probablement plusieurs années à leur rythme actuel. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 19 octobre, traduction automatique
[…] Après avoir reçu Poutine à Anchorage en Alaska cet été, [Trump] a dû constater que le maître du Kremlin n’était prêt à aucune concession et qu’il jouait volontiers la montre pour que tout lui soit finalement cédé.
Alors, en aidant les Ukrainiens à frapper en profondeur les installations pétrolières russes, en exerçant des pressions sur ses acheteurs de pétrole (l’Inde en particulier) et en menaçant de livrer de nouvelles armes comme les missiles de croisière Tomahawk, le président américain a fini par obliger Poutine à l’appeler ce 16 octobre et à négocier.
[…] Si cette conference débouchait, ce qui est loin d’être une ineptie, un accord de fin de guerre pourrait être trouvé sur la base du gel des positions actuelles, ce que Trump appelle « s’arrêter immédiatement, à la ligne de front ». Cette ligne de front deviendrait alors une frontière au tracé particulièrement tortueux, elle ne serait relissée qu’à la marge pour permettre de mieux l’identifier et probablement élargie d’une zone démilitarisée évitant tout contact rapproché entre Ukrainiens et Russes.
[…] Si la guerre s’arrêtait sur le front actuel, l’Ukraine serait vainqueur d’avoir résisté à un « ours » cinq fois plus important qu’elle. En premier lieu, elle n’aura pas cédé à la peur de se battre et elle aura démontré qu’elle disposait de cette volonté de résister, la seule arme cruciale dans un arsenal. En trois années et demi de combats impitoyables et de pertes effrayantes, l’Ukraine aura résisté aussi à la multiplication vertigineuse des tombes.
Elle aura résisté aussi à l’absence de l’implication militaires directe de ses alliés qui voulaient l’aider sans s’engager. Elle aura résisté au découragement lorsque Trump a trahi ses combattants en les obligeant à abandonner leur seule conquête en Russie dans la région de Koursk, et en réduisant drastiquement son soutien militaire quand la Russie croyait l’emporter.
Mais pour autant, l’Ukraine ne pourra pas imaginer avoir gagné cette guerre puisqu’elle n’a pas réussi à chasser l’armée d’invasion russe qui continuait à avancer – certes à une vitesse très réduite – et qui aura conquis 12% de son territoire depuis 2022, 20% au total depuis 2014 avec notamment l’annexion de la Crimée.
[…] L’Ukraine serait néanmoins assurée du soutien financier et politique des pays européens, du Canada et de l’Australie pour procéder à sa reconstruction après autant de destructions, et de récupérer une partie de sa population partie en exil.
[…] En renonçant à cette partie du Donbass [que l’armée russe ne parvient pas à conquérir], la situation de Poutine serait compliquée sans « victoire » alors qu’il a fait rattacher ce territoire à la fédération de Russie. Il est fragilisé – quoiqu’il en dise – par sa propre société qui subit au quotidien le passage imposé en économie de guerre, les conséquences sur leur vie quotidienne et les centaines de milliers de familles qui ont perdu un proche ou l’ont vu revenir meurtri par cette guerre, qu’à défaut de pouvoir critiquer les Russes ne comprennent pas.
Un arrêt de la guerre dans ces conditions risquerait de n’être qu’un cessez-le-feu temporaire pour le dictateur russe qui craindrait alors autant pour son pouvoir que pour sa vie. Comme Netanyahou face à la société israélienne, Poutine sera en difficulté s’il sort de la guerre, plus encore sans pouvoir afficher une victoire même limitée au Donbass, tandis qu’il croyait soumettre l’Ukraine en quelques semaines.
[…] S’il obtient un accord sur l’Ukraine, Donald Trump nous plongera dans une situation troublante, d’une guerre sans vainqueur et d’une paix sans avenir. Dans ce contexte, l’Europe de la défense ne serait plus une option, mais une assurance-vie.
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Après Gaza, Trump veut imposer la fin de la guerre en Ukraine, mais à quel prix ?
Dimanche 19/10, 10h40
Blindages.
Une cage de sécurité sur l’une des installations énergétiques ukrainiennes.
Le député russe Mironov a condamné les expulsions présumées de Russes de Lettonie parce qu’ils ne connaissaient pas le letton, qualifiant cela de politique fasciste, mais a soudainement trouvé juste de soutenir l’expulsion de migrants de Russie parce qu’ils ne connaissaient pas le russe, apparemment « c’est différent »
Les autorités lettones sont fascistes ! Elles veulent expulser des centaines de citoyens russes. Il s'agit principalement de citoyens russes à l'âge de la retraite qui n'ont pas pu prouver leur connaissance du letton. Et ils sont expulsés pour cette raison ? Ceux qui prennent de telles décisions devraient brûler en enfer. C'est du fascisme. (traduction Deepl)
Je propose d'introduire un système de notation sociale pour les migrants. Vous enfreignez la loi ? Vous ne parlez pas russe ? Rentrez chez vous. Et emmenez votre famille avec vous. J'ai envoyé un appel au Premier ministre Mikhaïl Michoustine. C'est la première étape vers l'expulsion des migrants délinquants — et l'expulsion de tout le clan ! (traduction Deepl)
Dimanche 19/10, 10h25
Zapo.
L’Ukraine et la Russie ont convenu d’un cessez-le-feu localisé dans l’ouest de l’oblast de Zaporijia afin de réparer la ligne électrique restante vers la centrale nucléaire de Zaporijia (ZNPP), alors que la Russie se prépare à transférer la ZNPP vers le réseau électrique russe.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé le 18 octobre que les forces ukrainiennes et russes avaient convenu d’un cessez-le-feu local afin de réparer les lignes électriques endommagées de la ZNPP après une interruption de quatre semaines, la plus longue que la ZNPP ait jamais connue. Les détails du cessez-le-feu, notamment sa localisation et sa durée, ne sont pas clairs.
Le ministère ukrainien de l’Énergie a indiqué le 18 octobre que des ingénieurs ukrainiens étaient en train de rétablir les lignes électriques vers la ZNPP. L’administration d’occupation de la ZNPP a déclaré le 18 octobre avoir commencé les réparations de la ligne électrique de Dniprovska, la dernière ligne électrique en état de fonctionnement pour la ZNPP.
La Russie impose depuis longtemps des conditions pour transférer la centrale nucléaire de Zaporijia du réseau électrique ukrainien vers le réseau russe afin de renforcer ses revendications sur cette centrale. Elle a probablement profité du retard d’un mois dans la remise en état de la ligne électrique ukrainienne pour prendre des mesures visant à raccorder la centrale au réseau russe.
Un commentateur russe sur les réseaux sociaux a affirmé le 18 octobre que les autorités russes continuaient de retarder les préparatifs du transfert de la centrale nucléaire de Zaporijia vers le réseau électrique russe et que les bombardements russes coupaient l’alimentation électrique de la centrale, qui dépend de la ligne électrique de Dniprovska traversant le territoire contrôlé par l’Ukraine. Le commentateur a affirmé que les autorités russes s’efforçaient actuellement de connecter la ZNPP à la nouvelle ligne électrique russe de 201 kilomètres qui permettra l’intégration complète de la ZNPP occupée au réseau électrique russe, mais a précisé que cela prendrait plusieurs semaines.
L’ISW continue d’estimer que l’intégration éventuelle de la ZNPP au réseau électrique russe par la Russie posera des risques importants pour la sécurité nucléaire de la centrale et permettra à la Russie de s’emparer des actifs ukrainiens de production d’énergie à son propre profit.
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 18 octobre, traduction automatique
Dimanche 19/10, 10h20
Retour à l’envoyeur.
Des drones ukrainiens ont frappé quatre grandes sous-stations de 500 à 750 kV en Russie au cours de la semaine dernière, qui transmettent l’électricité des centrales aux régions centrales, dont Moscou, réduisant la capacité et augmentant le risque de pannes d’électricité en cascade.
[…] Le président des Etats-Unis semblait déterminé à créer un rapport de force avec un dirigeant qui ne comprend que ce langage. Mais cette fermeté n’a pas résisté à un long appel téléphonique avec son homologue russe, le 16 octobre, au cours duquel ce dernier a manifestement repris l’ascendant sur son interlocuteur. Vladimir Poutine a notamment fait miroiter les perspectives d’une nouvelle rencontre, cette fois-ci en Hongrie, où il sait pouvoir compter sur le soutien du premier ministre, Viktor Orban.
Recevant le lendemain le président ukrainien à la Maison Blanche, Donald Trump a donc fait machine arrière sur la question de la fourniture des missiles de croisière en arguant du niveau insuffisant des stocks américains et en affirmant qu’il voulait éviter une « escalade ». Vladimir Poutine n’avait pas eu cette réticence au cours des semaines qui avaient suivi le sommet d’Anchorage en pilonnant comme jamais les villes et les infrastructures civiles de l’Ukraine.
En assurant ensuite, sur son réseau social, « qu’il était temps d’arrêter la tuerie et de trouver un ACCORD », Donald Trump, qui évoque un arrêt des hostilités sur les positions actuelles, s’est de nouveau efforcé de se placer à équidistance des deux belligérants, mettant sur le même pied l’agresseur et l’agressé. On sait où cette posture l’a conduit depuis plus de huit mois : à une impuissance qui n’a cessé d’être mise à profit par la Russie. […]
Le Monde, Guerre en Ukraine : la désespérante inconstance de Donald Trump
Sept millions de participants, selon les organisateurs, ont défilé samedi lors de 2 600 rassemblements à travers les Etats-Unis pour protester contre les dérives du président républicain.
[…] Plusieurs membres de l’administration Trump ont insinué, sans preuve, que les manifestants avaient été payés pour venir dans les rues. Plusieurs pancartes s’en amusent. « Donald, on te hait gratuitement », peut-on lire sur celle d’une jeune femme.
[…] Donald Trump avait réagi en amont de la manifestation, vendredi sur Fox News, pour contester le mot d’ordre. « Ils disent qu’ils me qualifient de roi. Je ne suis pas un roi. » Le président, qui passait le week-end dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, a changé de registre samedi soir, pour verser dans la vulgarité. Dans une vidéo générée par intelligence artificielle publiée sur son réseau social, il se met en scène, couronne sur la tête, au volant d’un avion estampillé « King Trump », en train de déverser des monceaux d’excréments sur la foule des manifestants.
Le Monde, Mouvement « No Kings » face à Donald Trump : des manifestations joyeuses, massives mais un aveu d’impuissance
Samedi 18/10, 13h40
Zapo.
Il y a une « trêve » à la ZNPP, les réparations des lignes d’alimentation électrique de la centrale nucléaire ont commencé là-bas, – le directeur de l’AIEA Grossi
[…] « Le rétablissement de l’alimentation électrique hors site est essentiel pour la sûreté et la sécurité nucléaires. Les deux parties ont collaboré de manière constructive avec l’AIEA afin de permettre la mise en œuvre d’un plan de réparation complexe », se félicite [le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi] […]
Spéculation sur le passe-droit de Plutler à voler en Europe.
Les analystes ont projeté l’itinéraire probable du vol de Poutine vers Budapest pour le sommet de Trump, suggérant que l’avion du dictateur russe sera escorté par des avions militaires de Turquie, un pays membre de l’OTAN.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que les États-Unis étaient fatigués de la guerre en Ukraine et que la patience de Trump s’épuisait, exhortant les deux parties à accepter la réalité et à conclure un accord après ses discussions de trois heures avec Poutine et Zelensky.
L’Allemagne affirme que la Hongrie doit toujours honorer le mandat d’arrêt de la CPI contre Poutine car la période de retrait de douze mois du Statut de Rome n’a pas expiré depuis que Budapest l’a annoncé en avril 2025.
L’aviation ukrainienne a frappé un abri russe après avoir intercepté un message dans lequel un occupant envoyait à sa femme une photo de leur position, permettant aux forces ukrainiennes de géolocaliser la cible.
L’élan politique est du côté de l’Ukraine — la patience de Trump envers la Russie s’épuise après des mois de refus du Kremlin d’accepter un cessez-le-feu.
Le président américain envisage d’envoyer des missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine . Déjà touchées par les drones ukrainiens, les raffineries de pétrole russes seraient probablement détruites par ces armes, aggravant la crise énergétique actuelle et mettant encore davantage à mal l’économie de guerre russe.
Le Kremlin est ébranlé. Les prévisions économiques sont déjà désastreuses, des files d’attente se forment devant les stations-service à travers le pays, et la capacité de Poutine à faire la guerre semble douteuse à long terme.
Et puis vient l’appel téléphonique.
Quiconque a la moindre compréhension des mensonges, des manipulations et du manque total de volonté de la Russie pour un véritable accord de paix peut voir ce qui va se passer ensuite.
Toutes les grandes annonces de soutien américain prévues pour aujourd’hui seront suspendues pendant que Trump examine la dernière offre creuse de Poutine.
Même en acceptant cette rencontre, Trump tombe déjà dans le piège et sera une fois de plus passé pour un imbécile.
[…] Poutine a suggéré de tenir des négociations à Istanbul. Trump a accepté. Elles n’ont abouti à rien . L’élan des sanctions s’est essoufflé.
Au cours de l’été, la patience de Trump a commencé à s’épuiser. Des menaces ont été proférées. Poutine a suggéré une rencontre en Alaska. Trump a accepté. Les discussions n’ont abouti à rien .
Depuis lors, la Russie n’a fait qu’intensifier ses attaques. Ce matin, dans la salle de presse de Kiev, nous avons décrit l’attaque de la nuit dernière, lancée par 70 drones kamikazes russes, comme une « nuit tranquille ».
Trump a aujourd’hui l’occasion de faire quelque chose qui pourrait véritablement garantir qu’une nuit tranquille soit aussi calme que celles que nous connaissions avant la guerre.
Tout ce qu’il a à faire, c’est de ne pas tomber dans le panneau des conneries de Poutine.
The Kyiv Independent, Président Trump, ne tombez pas dans le panneau des conneries de Poutine — encore une fois, traduction automatique
Vendredi 17/10, 9h55
Tcherno.
Aujourd’hui, nous partageons un moment unique de la vie de la faune sauvage – un piège photographique a enregistré la présence simultanée de deux prédateurs : un lynx eurasien (Lynx lynx) et une chouette lapone (Strix aluco) à l’aube.
Ces clichés sont un véritable cadeau pour nos chercheurs. Le lynx est prudent et discret, rarement photographié par les pièges photographiques. La chouette lapone est un chasseur nocturne, disparaissant généralement avant les premiers rayons du soleil. Les voir ensemble est une rareté extrême et une véritable bénédiction !
Réserve biosphérique radiologique et écologique de Tchernobyl, Facebook, traduction automatique
Vendredi 17/10, 7h45
Autonomie.
Le chef du HUR, Budanov, a déclaré que 99 % des frappes récentes de l’Ukraine sur des cibles situées en Russie, telles que des raffineries de pétrole, ont été menées à l’aide de systèmes produits localement. L’Ukraine a désormais la capacité d’agir de manière indépendante et efficace, a-t-il déclaré, ajoutant que même la Russie reconnaissait ces résultats.
[…] Le mois dernier, Zelenskiy a qualifié les attaques contre le secteur pétrolier, qui finance et alimente l’effort de guerre de Moscou, de « sanctions les plus efficaces ». Reuters peut révéler l’ampleur de la campagne et la stratégie qui la sous-tend, en s’appuyant sur des données fournies par des chercheurs indépendants, des images de certaines attaques, ainsi que des entretiens avec sept sources ukrainiennes ayant connaissance des frappes.
Depuis le début du mois d’août, l’Ukraine a lancé au moins 58 attaques contre des sites énergétiques russes clés, envoyant des drones jusqu’à environ 2 000 km (1 200 miles) à l’intérieur du territoire russe pour bombarder des raffineries, des stations de pompage, des dépôts de stockage et des terminaux d’exportation, selon les données compilées par l’organisation à but non lucratif britannique Open Source Centre (OSC). […]
Reuters, Au cœur de la campagne ukrainienne de frappes aériennes contre l’industrie énergétique russe
Vendredi 17/10, 7h20
Budapest 2025.
Rencontrer Trump à Budapest est parfait. C’est là que nous avions promis de ne jamais envahir l’Ukraine.
Les mémorandums de Budapest sont trois documents signés en termes identiques le 5 décembre 1994, respectivement par la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine ainsi que par les États-Unis, le Royaume-Uni et la Fédération de Russie, qui accordent des garanties d’intégrité territoriale et de sécurité à chacune de ces trois anciennes républiques socialistes soviétiques (RSS) en échange de leur ratification du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). En 2009, les États-Unis et la Russie confirment la validité de ces trois mémorandums. […]
Les forces russes utiliseraient les forces nord-coréennes opérant en Russie de manière à permettre à ces dernières de ramener en Corée du Nord les enseignements tirés du champ de bataille.
L’état-major ukrainien a publié le 16 octobre des images montrant des opérateurs de drones nord-coréens dans l’oblast de Koursk et a rapporté que les forces nord-coréennes menaient des missions de reconnaissance à l’aide de drones quadricoptères à courte portée depuis l’oblast de Koursk afin d’identifier et d’ajuster les tirs pour soutenir les forces russes menant des opérations offensives dans l’oblast de Soumy.
La participation nord-coréenne à des opérations de drones plutôt qu’aux assauts d’infanterie très coûteux en vies humaines qui ont caractérisé les opérations de la Corée du Nord dans l’oblast de Koursk en 2024-2025 augmente les chances que le personnel nord-coréen survive et puisse rapporter en Corée du Nord une expérience importante en matière de guerre moderne. Le commandement militaire nord-coréen intégrera et diffusera probablement dans toute l’armée nord-coréenne les enseignements tirés par les forces nord-coréennes en Russie. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 16 octobre, traduction Deepl
Vendredi 17/10, 6h40
République Tchèque.
Lorsqu’on a propulsé toute sa carrière politique par les réseaux sociaux, on devrait savoir que, en ligne, rien ne peut être véritablement oublié. Président d’honneur et figure du parti des Motoristes, une formation d’extrême droite qui a opéré une percée aux élections législatives des 3 et 4 octobre en République tchèque, Filip Turek l’a appris à ses dépens après la publication par le site Denik N, vendredi 10 octobre, de nombreux commentaires anti-Roms, sexistes ou homophobes que cet admirateur du président américain, Donald Trump, pensait avoir définitivement effacés de son profil Facebook.
La mise au jour de ces posts, dans lesquels il qualifiait par exemple Barack Obama, l’ancien président des Etats-Unis, de « nègre » et se moquait d’une jeune Rom brûlée en 2009 lors d’une agression néonazie, a immédiatement fait dérailler les négociations en vue d’une coalition, pourtant bien commencées, entre cette formation et le parti ANO du milliardaire populiste Andrej Babis, arrivé en tête du scrutin avec 35 % des voix.
Mardi 14 octobre, M. Babis, visiblement peu enclin à intégrer dans son futur gouvernement des profils trop sulfureux, a appelé M. Turek « à convaincre le public » qu’il n’est pas un raciste flirtant avec le néonazisme avant de le nommer ministre des affaires étrangères, comme convenu lors des premières discussions post-électorales entre les deux partis. […]
Le Monde, En République tchèque, Filip Turek, le « motoriste » trumpiste qui joue avec les symboles nazis
Jeudi 16/10, 23h30
Tomahawk (suite et fin).
Donald Trump a déclaré jeudi que les Etats-Unis ne pouvaient pas « appauvrir » leurs propres réserves de Tomahawk, des missiles que l’Ukraine cherche à se procurer auprès de Washington. « Nous en avons besoin aussi, donc je ne sais pas ce que nous pouvons faire », a ajouté le président des Etats-Unis.
Dans un long message publié sur Truth Social, Donald Trump a annoncé, jeudi, qu’il rencontrerait Vladimir Poutine à Budapest, capitale de la Hongrie, sans donner de date précise, après un échange téléphonique avec son homologue russe au cours duquel il assure que « de grands progrès ont été faits ».
[…] le président Poutine et moi-même nous réunirons dans un endroit déjà convenu, Budapest, en Hongrie, pour voir si nous pouvons mettre fin à cette guerre “sans gloire” entre la Russie et l’Ukraine », a écrit le président américain.
En avril, le Parlement hongrois a voté en faveur du retrait du pays de la Cour pénale internationale (CPI), ce qui pourrait permettre à Poutine de se rendre en Hongrie malgré le mandat d’arrêt émis contre lui en 2023 pour l’enlèvement d’enfants ukrainiens.
Une décision pourrait être prise demain pour suspendre les combats pour les réparations de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, – Sky News
Alexeï Likhachev, directeur de la compagnie nucléaire d’État Rosatom, a déclaré que la mise en œuvre d’une « période de calme » pourrait permettre de travailler sur deux lignes électriques endommagées de la centrale.
Les attentes de la Syrie étaient fortes, ce mercredi 15 octobre à Moscou, où le président de transition, Ahmed Al-Chareh effectuait sa première visite depuis l’effondrement du régime de Bachar el-Assad. En bonne place sur l’agenda du dirigeant syrien figurait d’ailleurs une requête déjà formulée auprès des autorités russes au début de l’année : le retour en Syrie de l’ex-président, qui a trouvé refuge à Moscou, où il avait été «exfiltré» après avoir été chassé du pouvoir par M. Al-Chareh à la tête d’une coalition islamiste. […]
Le Figaro, La Syrie demande à Moscou de lui livrer Bachar al-Assad
Jeudi 16/10, 8h10
Pétrole russe.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a assuré au président américain Donald Trump que l’Inde n’achèterait plus de pétrole russe, a déclaré le dirigeant américain le 15 octobre.
« Je n’étais donc pas satisfait que l’Inde achète du pétrole, et (Modi) m’a assuré aujourd’hui qu’elle n’achèterait pas de pétrole à la Russie. C’est un grand pas. Nous allons maintenant inciter la Chine à faire de même », a déclaré Trump à la Maison Blanche. […]
The Kyiv Independent, L’Inde assure à la Maison Blanche qu’elle cessera d’acheter du pétrole russe, déclare Trump, traduction automatique
Washington souhaite que le Japon mette fin à l’importation de produits énergétiques russes, a déclaré mercredi le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, peu après l’annonce par Donald Trump que l’Inde allait arrêter ses achats de pétrole auprès de Moscou.
M. Bessent a dit, dans un message sur X, s’être entretenu avec le ministre des finances japonais, Katsunobu Kato, en visite à Washington, et lui avoir relayé « l’attente du gouvernement [américain] que le Japon cesse d’importer de l’énergie de Russie ».
[…] « Je préfère m’abstenir de commenter les propos des autres ministres », a simplement réagi M. Kato auprès des médias japonais présents à Washington. « Nous sommes déterminés à faire tout notre possible pour parvenir à une paix juste en Ukraine en collaborant avec les autres pays du G7 », a-t-il déclaré par ailleurs.
[…] Le 15 octobre, la médiatrice linguistique Olena Ivanovska a exhorté les législateurs [ukrainiens] à retirer le russe de la liste des langues bénéficiant d’une protection spéciale dans le cadre du projet de loi actualisé relatif à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, affirmant que cela « priverait la propagande du Kremlin d’un outil de manipulation ».
Les modifications apportées au projet de loi visent à corriger ce que les responsables ukrainiens ont identifié comme une erreur de traduction du terme « langues minoritaires », qui provient de la traduction russe des textes originaux anglais et français de la Charte.
Cette erreur de traduction a brouillé la distinction entre les communautés linguistiques et les minorités ethniques, une nuance que Moscou exploite depuis longtemps à des fins politiques. […] La Russie a utilisé l’argument de la « protection » de la population dite russophone en Ukraine comme l’une des justifications de la guerre.
« Le mot « minorité » (en anglais) ou « minoritaires » (en français) ne signifie pas « minorités nationales » ; ce terme fait plutôt référence à une « minorité numérique », c’est-à-dire qu’il concerne les langues parlées par des groupes plus restreints de la population, sans lien nécessaire avec une nationalité particulière », a fait remarquer le ministère de la Culture en 2024.
[…] Selon la révision proposée du projet de loi, le russe serait retiré de la liste des langues éligibles à l’aide publique et à une protection spéciale. La liste mise à jour comprendrait le biélorusse, le bulgare, le gagaouze, le tatar de Crimée, le grec moderne, l’allemand, le polonais, le roumain, le slovaque, le hongrois, le tchèque et l’hébreu.
« L’objectif est simple : supprimer le russe, qui n’a pas besoin de protection, et priver la propagande du Kremlin d’un outil de manipulation », a déclaré Mme Ivanovska.
The Kyiv Independent, La médiatrice ukrainienne pour la langue demande que le russe soit retiré de la liste des langues « minoritaires » protégées en raison d’une erreur de traduction, traduction automatique
Zelensky rencontrera Trump à Washington, à l’invitation de la Maison Blanche, le 17 octobre. Cette visite marque la cinquième rencontre en personne entre les dirigeants depuis le retour de Trump entre Zelensky et Trump au pouvoir en janvier. La dernière rencontre s’est tenue à New York, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 23 septembre.
Interrogé sur l’ordre du jour de la visite imminente de Zelensky, Trump a déclaré qu’ils discuteraient de la stratégie de l’Ukraine visant à ramener la guerre en Russie.
« Ils veulent passer à l’offensive », a déclaré Trump aux journalistes dans le Bureau ovale. « Je prendrai une décision à ce sujet, mais ils veulent passer à l’offensive… et nous devrons prendre une décision. »
Trump n’a pas fourni de détails sur ce à quoi pourraient ressembler les tactiques « offensives », bien qu’il ait déjà évoqué la possibilité de fournir à l’Ukraine des Tomahawks, des missiles de croisière à longue portée capables de frapper des cibles à une distance de 1 600 à 2 500 kilomètres […].
The Kyiv Independent, « Ils veulent passer à l’offensive » — Trump évoquera le retour de l’Ukraine à la Russie lors de sa rencontre avec Zelensky, traduction automatique
Jeudi 16/10, 7h45
Zapo.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a dit s’attendre, mercredi soir, à ce que les réparations commencent « bientôt » pour rétablir l’alimentation électrique de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, la situation actuelle n’étant selon lui « pas tenable ».
[…] Le site occupé depuis mars 2022 par les forces russes a perdu le 23 septembre la connexion au réseau pour la dixième fois et il s’agit de la plus longue coupure totale d’alimentation électrique externe de la centrale nucléaire depuis le conflit depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine. […]
La Russie crée constamment des dilemmes stratégiques pour l’OTAN. Sommes-nous enfin prêts à créer des dilemmes stratégiques pour la Russie ? – Ministre lituanien de la Défense. « Donc, tant que la Russie n’aura pas le sentiment de subir les conséquences de sa guerre d’agression, tout le reste ne sera que du vent. »
Le « mur » antidrones que Bruxelles veut mettre en place après les récentes incursions de drones russes dans le ciel européen sera pleinement opérationnel d’ici à 2027, selon un projet de la Commission européenne (CE), confirmé mercredi par des responsables européens. La CE doit dévoiler jeudi les grandes lignes concernant ce mur antidrones, dont la création a été décidée le mois dernier. […]
Après cinquante ans, le débat sur la nécessité de développer ses propres armes nucléaires a été ravivé en Suède, dans un contexte d’instabilité mondiale croissante. Bien qu’il s’agisse encore largement de spéculations et qu’il n’existe aucune preuve que Stockholm envisage réellement de les développer, le sujet a suscité un vif intérêt dans les cercles politiques suédois. Cependant, ces spéculations agissent déjà comme une communication stratégique, tant en interne qu’envers ses alliés et ses adversaires.
Dans l’ancien monde unipolaire, ou même pendant la Guerre froide, les États-Unis ont garanti la sécurité de leurs alliés et ainsi empêché pendant longtemps la prolifération des armes nucléaires. Le Japon, la Corée du Sud, la Turquie, l’Allemagne ou la Suède – tous ces pays auraient développé leurs propres programmes nucléaires sans le parapluie nucléaire américain. […] Si même un pays traditionnellement pro-occidental et neutre depuis longtemps, aujourd’hui membre de l’OTAN, comme la Suède, envisage de se doter de ses propres armes nucléaires ou de participer au programme nucléaire européen, cela signale une incertitude quant à la fiabilité de l’engagement américain en matière de sécurité.
Schéma de la bombe atomique suédoise de 1956 (qui n’a jamais été construite) / Wikipedia
[…] Le débat le plus vif a lieu actuellement en Suède, qui a travaillé sur ses propres armes nucléaires jusqu’au début des années 1970 et a mis fin à leur développement précisément sur la base d’une promesse de sécurité des États-Unis.
[…] En 1957, la CIA concluait que la Suède disposait d’ un programme de réacteurs suffisamment développé pour lui permettre de produire des armes nucléaires dans les cinq années à venir. Huit ans plus tard, les analystes estimaient que le pays n’était qu’à six mois de produire une bombe.
Cependant, le projet a progressivement perdu de son élan : le mouvement antinucléaire grandissant, les coûts exorbitants et les garanties de sécurité officieuses des États-Unis en étaient les raisons. Les installations nucléaires suédoises ont été démolies ou réaffectées à d’autres fins, et en 2012, les derniers restes de plutonium ont été transportés outre-Atlantique pour être stockés aux États-Unis.
La Suède devrait alors commencer à développer des armes nucléaires pratiquement à partir de zéro.
Armadni Novidny, Un monde sans les États-Unis : la Suède et d’autres envisagent l’arme nucléaire, traduction automatique
Mercredi 15/10, 7h55
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, Ada Saksman, héroïne ukrainienne
Mercredi 15/10, 7h25
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
[…] Outre la crise gouvernementale française qui n’en finit pas, notre attention est focalisée sur le cessez-le-feu du 10 octobre à Gaza, marquant probablement la fin de cette guerre qui aura duré deux ans. Malgré ce succès au Moyen-Orient, Trump n’a manifestement pas renoncé à trouver un accord pour stopper la guerre russe de Poutine contre l’Ukraine, avant qu’elle ne termine sa quatrième année. La tension monte tandis que les échanges se multiplient, moins à la table de négociation que sous cette même table, sous la forme de coups de pied divers et variés.
L’objectif pour la Russie est de démontrer son pouvoir de nuisance et l’obligation de lui faire le maximum de concessions pour stopper cette guerre. La réalité est assez différente – la guerre étant aussi un théâtre des illusions –, l’armée russe est épuisée, tout comme l’économie du pays, et Poutine a intérêt à stopper temporairement ce conflit en le faisant passer pour une grande victoire. Le maître du Kremlin multiplie à cet effet les provocations contre les Européens, notamment avec ces intrusions de drones sur de nombreux pays, la France comprise.
[…] Mais en regard, les Ukrainiens résistent avec efficacité et les Européens réagissent plutôt bien, en s’organisant collectivement, lentement mais méthodiquement. Ils ont largement dépassé la crainte de ne plus être protégés par les États-Unis et la peur paralysante de devoir affronter une armée russe aux capacités notablement diminuées.
Donald Trump menace – lui – avec un sourire, de livrer aux ukrainiens des armes beaucoup plus puissantes que celles dont ces derniers disposent actuellement, afin de bombarder le territoire russe en retour des attaques qu’ils subissent au quotidien… En pratique, les Américains fournissent depuis plusieurs semaines les renseignements indispensables permettant aux drones et missiles ukrainiens, relativement peu sophistiqués, d’aller attaquer efficacement les infrastructures pétrolières russes les moins bien protégées et de contourner leur défense.
Trump évoque ainsi la livraison de missiles de croisière Tomahawk, qui n’ont rien de révolutionnaire, mais qui sont très puissants et relativement difficiles à intercepter compte tenu de l’étendue du territoire russe. Les discussions autour des Tomahawks sont emblématiques d’une volonté de faire monter la pression, qui pourrait très bien venir aussi d’autres armements américains plus modernes mais moins connus.
[…] Poutine l’a bien compris et qualifie ces livraisons de bluff… alors qu’il s’abstient en général de commenter en direct ce genre de sujets ou qu’il menace au contraire des pires mesures de rétorsion quand il ne peut faire autrement.
Manifestement, en affirmant envisager seulement le renforcement de sa défense aérienne (dont tous les moyens sont déjà utilisés), Poutine souhaite préserver sa relation avec Donald Trump, sa seule voie de sortie pour réintégrer le concert des nations occidentales dont il s’est isolé avec cette guerre qu’il n’arrive même pas à gagner.
[…] Trump va jouer du « mon ami Vladimir » au tyran russe qui ne pourra même pas prétendre qu’il s’agit d’un combat idéologique… Poutine croyait que Trump était empressé et allait tout lâcher, mais les Européens ont convaincu le président américain que les Ukrainiens étaient capables de résister, à condition de ne pas être abandonnés.
Et dans ce nouveau round de négociations, ce sont les Européens – s’ils restent unis – qui peuvent faire pencher la balance et permettre ainsi de figer le front sans concessions supplémentaires à la Russie de Poutine. Ils auront alors du temps pour réunir leurs forces et s’affirmer enfin comme une puissance qui ne se laisse plus menacer – par les uns ou par les autres – […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine, la pression monte en vue des négociations
[…] Face à la rhétorique agressive de la Russie, à ses provocations verbales et à ses opérations d’intimidation de plus en plus fréquentes, les États européens réarment. L’attitude illisible de l’administration Trump les incite encore davantage à prendre leur destin en main en matière de défense.
Mais les achats d’armements se font en ordre dispersé. Les Européens (membres de l’UE ou non) continuent de largement dépendre des États-Unis dans ce domaine ; et leur industrie de défense se développe avec une grande lenteur, malgré de progrès récents. […]
The Conversation, Les défis du réarmement de l’Europe : réveil stratégique ou chaos organisé ?
Mercredi 15/10, 7h00
America, America.
Donald Trump a décoré mardi à titre posthume son allié Charlie Kirk, influenceur conservateur assassiné le 10 septembre lors d’une réunion publique, de la plus haute distinction civile américaine, la médaille présidentielle de la liberté.
Le président américain a jugé que le jeune homme, tué par balle à l’âge de 31 ans, était un «martyr de la vérité et de la liberté», comparable selon lui à Socrate, Saint-Pierre, Abraham Lincoln et Martin Luther King. Il a rappelé le rôle très actif joué par ce chrétien nationaliste pour mobiliser les jeunes en sa faveur lors de la dernière campagne présidentielle.
Le républicain de 79 ans, pendant une cérémonie dans les jardins de la Maison-Blanche, s’en est aussi pris à sa cible désormais récurrente, à savoir l’extrême gauche, qui selon lui suit «l’idéologie du diable». «Nous voyons des légions d’extrémistes de gauche recourir à des actes de violence», a affirmé Donald Trump, qui a déployé l’armée dans plusieurs villes tenues par l’opposition démocrate contre l’avis des élus locaux. […]
Le Figaro, Charlie Kirk décoré à titre posthume par Donald Trump
Mercredi 15/10, 6h50
Hongrie.
[…] Les Européens sont vigilants quand ils échangent des informations sensibles dont la Hongrie pourrait faire mauvais usage. En matière de renseignements, par exemple, cela participe de la faible appétence des Vingt-Sept à coopérer. Au sein du centre de situation et du renseignement de l’UE, ils « ne partagent entre eux que ce qu’ils sont prêts à voir écrit dans Le Monde », illustre Nathalie Loiseau. « On rigole toujours lorsque les ambassadeurs se réunissent dans des salles hypersécurisées, sans téléphone, au deuxième sous-sol du Conseil, alors que la Hongrie est là et qu’elle envoie ses rapports au Kremlin », s’esclaffe un diplomate européen.
Autre manifestation de cette défiance chronique : lorsque la Commission a voulu réunir, le 27 septembre, les ministres de la défense de l’UE partisans d’un mur antidrones et leur homologue ukrainien, pour qu’il partage son expérience, elle a dû scinder le rendez-vous en deux. La Pologne, les pays baltes, la Roumanie, la Bulgarie, la Finlande et l’Ukraine voulaient d’abord échanger librement, sans la Hongrie et la Slovaquie, qu’ils jugent trop russophiles. […]
Le Monde, La Hongrie suspectée d’être un « agent de l’étranger » au sein de l’UE
Mercredi 15/10, 6h45
Drones (intercepteurs).
La Pologne a déboursé plusieurs millions de dollars pour abattre quatre leurres Gerber russes en contreplaqué. Pour le même prix, les Ukrainiens neutraliseront des centaines de drones russes. Une telle efficacité est rendue possible, entre autres, par le déploiement massif d’intercepteurs de drones de défense sol-air.
Armadni Noviny [un site tchèque], 500 Shahids pour le prix d’un missile Sidewinder : les intercepteurs ouvrent une nouvelle voie de défense, traduction automatique
Comparaison d’échelle : drone Shahed, drone anti-Shahed STING et humain. À ce jour, STING, développé par Wildhornets, a intercepté plus de 600 cibles aériennes russes.
Special Kherson Cat, Bluesky, traduction automatique
STING a neutralisé avec succès plusieurs drones dans l’espace aérien danois. Cela s’est produit lors d’un échange d’expériences de combat dans le cadre d’une visite d’une délégation ukrainienne. Les pilotes ukrainiens ont lancé l’intercepteur STING, qui a abattu avec précision un drone cible danois Banshee.
Aidez-nous à écrire l’histoire : donnez un nom à un drone Wild Hornets ! Sponsorisez un drone (ou une station terrestre de nouvelle génération) pour les soldats ukrainiens, tout en diffusant votre message à un envahisseur. [Différentes formaules entre 400 et 6 000 dollars]
[…] C’est cette transition des initiatives ascendantes réussies vers l’échelon étatique qui permet de s’adapter en permanence à l’évolution du champ de bataille et d’affronter avec succès l’adversaire. Ce faisant, l’armée ukrainienne et ses groupes de volontaires créent un modèle unique d’innovation en temps de guerre, alliant rapidité, expérimentation et retour d’expérience du front.
Contrairement aux processus d’acquisition militaires traditionnels qui prennent des mois, voire des années, les nouvelles idées sont testées en quelques jours en conditions de combat. Si une solution s’avère efficace, elle est rapidement copiée et adoptée par d’autres unités, tandis que les concepts non fonctionnels disparaissent immédiatement.
Si la technologie s’avère efficace en pratique, l’État l’institutionnalise : des lignes de production centralisées sont créées, les composants sont standardisés, la logistique est assurée et les opérateurs sont formés. En temps de paix, un tel processus prend des années. L’une des raisons est que personne ne sait vraiment si un système d’arme ou une solution particulière est réellement nécessaire et efficace. En Ukraine, ces doutes sont absents, car on sait précisément quelles solutions fonctionnent et lesquelles ne fonctionnent pas. […]
Armadni Noviny, Drone intercepteur de missiles tchèque ARCZ RAM-1 [une copie du STING ukrainien], traduction automatique
[…] Les drones intercepteurs sont beaucoup moins complexes que les missiles sol-air conventionnels, plus rapides à fabriquer, moins chers à l’achat et plus faciles à transporter et à utiliser. Leur compacité permet de les transporter facilement en grand nombre dans des pick-up classiques et de les déployer discrètement près de la ligne de front. Ils peuvent être lancés de pratiquement n’importe où, par exemple depuis les toits des immeubles.
Les drones ennemis peuvent ainsi être détruits immédiatement après avoir traversé la frontière, de sorte que la défense aérienne ukrainienne n’a pas besoin de les traquer ou de déployer des hélicoptères, des avions ou des missiles coûteux contre eux.
Je ne me lasse pas de le répéter : aujourd’hui, le moyen le plus efficace de lutter contre les “martyrs” est de les intercepter à la frontière et sur la ligne de front. Pas à l’arrière. Pas devant chaque ville, chaque centrale thermique, chaque entreprise ou usine de défense. C’est utopique. Nous devons les intercepter là où ils entrent dans notre pays », a déclaré Taras Khmut, célèbre militant et analyste militaire ukrainien. […]
Armadni Noviny, Drone intercepteur de missiles tchèque ARCZ RAM-1 [une copie du STING ukrainien], traduction automatique
[…] Le fabricant allemand de drones Quantum Systems développe son propre drone intercepteur de missiles, le Jäger, d’une portée allant jusqu’à 25 kilomètres. Sa principale caractéristique est un système de propulsion par fusée supplémentaire qui améliore sa capacité à engager des cibles volant à haute altitude et à grande vitesse.
Quatre hélices électriques propulsent le Jäger hors du conteneur de transport jusqu’à une hauteur d’environ 100 mètres. Un petit moteur-fusée est ensuite mis en marche, permettant au drone d’atteindre rapidement des altitudes plus élevées en cinq secondes. La propulsion est ensuite rebasculée en mode purement électrique. L’altitude maximale d’utilisation du Jäger est de 5 000 mètres et sa vitesse maximale atteint 365 à 405 km/h. […]
Armadni Noviny, Drone intercepteur de missiles tchèque ARCZ RAM-1 [une copie du STING ukrainien], traduction automatique
Mercredi 15/10, 6h40
Narratif russe : la persécution à la peau dure.
Les responsables du Kremlin continuent d’appliquer aux États baltes les mêmes arguments que ceux utilisés par la Russie pour justifier ses invasions des anciens États soviétiques au cours des trois dernières décennies.
Le président de la Douma d’État russe, Viatcheslav Volodine, a affirmé le 14 octobre que les autorités lettones « persécutaient » les russophones en Lettonie et que la Russie devait protéger ses « compatriotes » dans les États baltes. Le chef du Parti libéral-démocrate russe (LDPR) et député à la Douma, Leonid Sloutski, a également affirmé que les Russes de Lettonie faisaient partie du Monde russe ( Russkiy Mir ).
Le cadre idéologique du Kremlin pour le Monde russe est une notion volontairement vague que le président russe Vladimir Poutine a définie comme incluant tout ancien territoire de la Rus’ de Kiev, du Royaume de Moscovie, de l’Empire russe, de l’Union soviétique et de la Fédération de Russie contemporaine, ainsi que tout peuple se sentant apparenté ou appartenant à la Russie. […]
ISW, évaluation de la campagne offesnive russe, 14 octobre, traduction automatique
Mercredi 15/10, 6h35
Comment ça se passe : les petits drones n’aiment pas la pluie.
Les forces russes semblent mener des assauts mécanisés de plus grande ampleur par temps pluvieux et brumeux, ce qui complique les opérations des drones ukrainiens.
Le radar météorologique Ventusky a enregistré des pluies modérées à légèrement fortes le matin du 9 octobre et des pluies légères le matin du 13 octobre aux emplacements respectifs des assauts mécanisés russes. Un autre service de surveillance météorologique a indiqué que la région de Dobropillya avait connu plusieurs heures de conditions nuageuses et de brouillard le matin du 6 octobre.
Plusieurs sources militaires ukrainiennes ont évoqué, tout au long de l’automne 2025, la manière dont les forces russes ont exploité les conditions météorologiques pluvieuses qui limitent les opérations de drones de l’Ukraine. Un analyste OSINT sur X (anciennement Twitter) a rapporté que les forces russes avaient également profité d’une période d’activité limitée des drones ukrainiens, due au vent, pour construire un « pont » au-dessus d’une rivière en direction de Lyman. Cela indique que les forces russes tentent de profiter des mauvaises conditions météorologiques pour mettre en place leur logistique et progresser sur plusieurs lignes de front. […]
ISW, évaluation de la campagne offesnive russe, 14 octobre, traduction automatique
Mercredi 15/10, 0h40
Baisse de régime.
Le soutien militaire des pays européens à l’Ukraine a diminué de 57 % par rapport à janvier-juin 2025, même en tenant compte de leurs contributions à l’initiative PURL de l’OTAN, – Institut de Kiel
Le volume mensuel moyen de l’aide militaire au cours de cette période était inférieur de 43 % au niveau du premier semestre 2025.
Du 10 octobre 2025 au 10 février 2026, vous êtes invité·es à prendre part au débat public sur le 6ᵉ plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR). Participez en posant vos questions, en donnant votre avis ou en proposant des idées grâce aux différentes formes de participation mises à votre disposition, partout en France et en ligne.
Débat Public, plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR)
La Cour des comptes alerte sur le mur financier auquel est confronté l’électricien : 460 milliards d’euros à trouver d’ici à 2040. Mais personne ne devrait être surpris, à commencer par le chef de l’Etat : c’est la facture des futurs EPR et du nucléaire français.
Après France Télévisions, EDF. Dans un rapport transmis à l’Assemblée nationale et révélé mardi par Contexte, la Cour des comptes pointe du doigt les fragilités financières d’un autre monument de l’action publique. Mais la comparaison s’arrête là : les charges qui pèsent sur le géant français de l’électricité se chiffrent en dizaines de milliards d’euros, pas en dizaines de millions. Et l’énorme défi industriel auquel l’exploitant nucléaire est confronté avec le chantier des futurs réacteurs EPR voulus par Emmanuel Macron est sans commune mesure avec la refonte attendue de l’audiovisuel public. «EDF fait face à la perspective d’un programme d’investissement dont le montant pourrait atteindre […] jusqu’à 460 milliards d’euros sur les années 2025 à 2040.» Oui vous avez bien lu, le champion français de l’électricité doit trouver 460 milliards d’euros dans les quinze prochaines années. […]
Libération, EDF : le roi du nucléaire est nu, Macron doit assumer ses contradictions
C’était l’une des promesses de l’ancien PDG d’EDF Luc Rémont, réitérée par son successeur Bernard Fontana : viser une production annuelle de 400 térawattheures (TWh) d’électricité nucléaire à l’horizon 2030, alors même qu’aucun nouveau réacteur ne sera déjà construit à cette date.
[…] Dans son rapport sur les coûts du nucléaire publié fin septembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) retient des hypothèses de production, transmises par EDF, de 362 TWh pour 2026-2028 et 358 TWh pour 2029-2031. Soit plus qu’entre 2021 et 2024 (331 TWh en moyenne), mais bien en deçà des niveaux historiques, de l’ordre de 396 TWh entre 2000 et 2019. Alors même que le réacteur EPR de Flamanville a été raccordé dans la Manche en fin d’année dernière, et que le problème de corrosion sous contrainte survenu pendant la crise de l’énergie semble résolu. […]
La Tribune, Malgré ses promesses, EDF ne compte pas augmenter la puissance de ses réacteurs
Le chantier du premier petit réacteur modulaire (SMR) d’Ouzbékistan entre en phase active, avec l’excavation de 1,5 million de m³ de terre sur le site de Jizzakh, marquant une étape clé du projet nucléaire mené par Rosatom.
Energy News, Rosatom entame les travaux d’excavation pour un petit réacteur modulaire en Ouzbékistan
Russie
Une délégation de Rosatom était en Afrique du Sud, en ce début octobre, à l’occasion de l’African Energy Week 2025. L’événement avait pour objectif annoncé de mettre en place des projets destinés à faire sortir l’Afrique de la pauvreté énergétique d’ici 2030. Et la Russie pourrait y jouer un rôle majeur, notamment grâce à des centrales nucléaires flottantes. Forte de son expérience avec l’Akademik Lomonosov, elle compte sur cette technologie pour faciliter et accélérer le déploiement de moyens de production bas-carbone. Cette solution est d’autant plus prometteuse que 38 des 54 pays africains possèdent un littoral.
[…] À l’heure actuelle, Rosatom a déjà signé des partenariats incluant la mise en œuvre de centrales flottantes avec la Guinée, mais également le Ghana. Ce dernier accord porte sur la mise en service de 2 à 3 centrales et ne nécessiterait qu’un investissement minime de la part du Ghana grâce à la vente de l’électricité. De manière plus générale, la Russie cherche à participer activement au développement énergétique de l’Afrique. Rosatom serait ainsi impliqué dans 30 projets nucléaires répartis dans 16 pays. En septembre 2025, des accords ont d’ailleurs été signés avec l’Éthiopie pour construire deux réacteurs de 1200 MWe, et avec le Niger pour construire deux réacteurs de 2000 MWe.
Révolution énergétique, Centrales nucléaires flottantes : la Russie veut en installer en Afrique
Afrique
Seule l’Afrique du Sud possède à l’heure actuelle des réacteurs nucléaires en service sur le continent africain. Il en existe 2 au sein de la centrale de Koeberg, à 30 km au nord de la ville du Cap (sud-ouest du pays). Ces réacteurs à eau pressurisée (REP) ont été connectés au réseau électrique en 1984 et 1985. D’une puissance cumulée de 1 860 MW, ils ont généré à eux deux près de 7,8 TWh en 2024, soit environ 3,9% de la production sud-africaine d’électricité cette année-là selon l’AIEA.
[…] L’Égypte construit par ailleurs une centrale nucléaire à l’ouest d’Alexandrie au nord du pays (El Dabaa). Celle-ci sera constituée de 4 réacteurs (REP russes « VVER »), de 4 400 MW de puissance cumulée. La construction des différentes tranches a débuté entre l’été 2022 et début 2024 et la mise en service complète de la centrale est envisagée à l’horizon 2030 (2026 pour la première unité). […]
Connaissance des énergies, Nucléaire : combien y a-t-il de réacteurs en Afrique et en Amérique du Sud ?
Iran
L’Iran ne voit «aucune raison» de reprendre les négociations sur son programme nucléaire avec les pays européens, a déclaré samedi Téhéran, alors que la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont affirmé vendredi leur «détermination» à les relancer. Ces trois pays sont à l’origine du rétablissement le 28 septembre par l’ONU de sanctions internationales liées au programme nucléaire iranien, levées il y a 10 ans, après l’échec de récentes négociations avec l’Iran. […]
Le Figaro, Nucléaire : l’Iran ne voit «aucune raison» de reprendre les négociations avec les Européens
Mardi 14/10, 7h20
Tomahawks (suite).
Nous sommes extrêmement inquiets que l’Ukraine puisse utiliser contre nous le même type d’armes que nous utilisons contre elle depuis 3 ans et 8 mois.
Comment la Russie saura-t-elle si un missile Tomahawk est doté de l’arme nucléaire alors que l’Ukraine a donné ses armes nucléaires en échange de notre promesse de ne jamais l’envahir ???
Le monde est confronté à une « nouvelle réalité ». En raison du dérèglement climatique d’origine humaine, la planète aurait franchi son premier point de bascule (tipping point, en anglais), celui des récifs coralliens d’eau chaude. Ces écosystèmes, dont dépendent près d’un milliard de personnes et un quart de la vie marine, subissent un « dépérissement généralisé », met en garde un rapport publié, lundi 13 octobre, par 160 scientifiques de 23 pays.
La Terre serait par ailleurs au bord d’autres seuils de rupture avec des risques dévastateurs pour les populations et la nature : la fonte des calottes polaires, le dépérissement de la forêt amazonienne, puits de carbone et havre de biodiversité, et l’effondrement de la principale circulation océanique de l’Atlantique, qui entraînerait notamment des hivers polaires en Europe. « Cela exige une action immédiate et sans précédent de la part des dirigeants de la COP30 et des décideurs politiques du monde entier », appelle Tim Lenton, l’auteur principal de ce rapport et directeur du Global Systems Institute à l’université d’Exeter (Royaume-Uni), à moins d’un mois l’ouverture de la 30e Conférence mondiale sur le climat, à Belem (Brésil). […]
Le Monde, Le premier point de bascule de la planète aurait été atteint avec le « dépérissement généralisé » des coraux
Lundi 13/10, 20h15
France : une anti-nuc à la Transition Ecologique, aïe aïe aïe.
Essayant de sortir de la crise politique actuelle, notre ex, nouveau, ancien Premier Ministre a accepté de reprendre le poste une seconde fois pour tenter de remettre un gouvernement sur pieds. Si celui ci devait incarner la rupture, de nombreux noms sont pourtant issus de l’ancien gouvernement sauf en ce qui concerne le poste de ministre de la Transition Écologique qu’a quitté Agnès Pannier-Runacher. C’est désormais Monique Barbut qui est en charge de ce ministère, mais bonne ou mauvaise nouvelle pour les chasseurs ?
[…] Monique Barbut est une figure majeure de l’écologie internationale et de la diplomatie environnementale Française. Née en 1956 à Safi (Maroc), elle est donc notre nouvelle ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature dans le gouvernement baptisé « Lecornu 2 ».
[…] Bonne ou mauvaise nouvelle pour la chasse Française ?
Difficile de répondre à cette question. Les écologistes se félicitent de cette nomination, notamment car il s’agit d’une ancienne dirigeante de WWF France et que durant cette prise de poste, le WWF aurait indiqué que « Le nucléaire ne représente pas une source énergétique durable à long terme. »
Ces propos collent donc à la peau de notre nouvelle ministre de la Transition Écologique.
[…] On ne peut pas dire que le monde rural soit très rassuré de cette nomination mais beaucoup se demandent si, comme pour le gouvernement précédent, si cela va durer très longtemps.
Chasse Passion, L’ex Présidente du WWF Monique Barbut devient ministre de la Transition Écologique
Lundi 13/10, 19h45
Pétrole russe (suite) : il semble que l’Ukraine ait trouvé un régime de sanctions efficace.
« Sans au moins six mois de réparations dans des conditions calmes, la Russie pourrait se retrouver d’ici à la fin de l’année dans une situation de dépendance vis-à-vis des importations de carburant pouvant atteindre 60 % », écrivent les services de renseignement extérieurs ukrainiens dans un communiqué diffusé lundi.
« La crise énergétique qui touche la Russie n’est pas tant le résultat d’accidents isolés ou de sanctions que le reflet d’une profonde dégradation de son modèle énergétique. Des années de sous-financement, d’isolement technologique et de mauvaises décisions managériales ont transformé ce secteur autrefois rentable en un système qui survit par inertie », expliquent-ils, jugeant que les raffineries russes « restent à la traîne en matière de technologies et de structure de production ». […]
C’était dimanche : mon Dieu, serait-ce une sorte de guerre — ou un truc comme ça ?
Une Moscovite se plaint de ne pas pouvoir se rendre à destination car son système de navigation ne fonctionne pas. Des systèmes de guerre électronique sont en service dans le centre de Moscou, brouillant le signal. La pauvre, elle a passé une heure entière à faire le tour du Kremlin, sans savoir où tourner.
Le partage de renseignements américains avec l’Ukraine aurait été crucial pour accroître l’efficacité de la campagne de frappes de drones à longue portée de l’Ukraine ciblant le secteur énergétique russe ces derniers mois.
Le Financial Times (FT) a rapporté le 11 octobre que des responsables ukrainiens et américains ont déclaré que les États-Unis fournissaient à l’Ukraine des renseignements pour faciliter la campagne de frappes à longue portée de l’Ukraine contre le secteur énergétique russe, y compris les raffineries de pétrole, depuis au moins juillet 2025.
Le FT a rapporté que les États-Unis ont commencé à fournir à l’Ukraine ces renseignements après l’appel téléphonique du président américain Donald Trump au président ukrainien Volodymyr Zelensky en juillet 2025, alors que Trump était de plus en plus frustré par la réticence du président russe Vladimir Poutine à progresser vers la paix.
Le FT a rapporté que des responsables ont déclaré que le partage de renseignements américains a été crucial pour permettre à l’Ukraine de mieux préparer les itinéraires des drones pour échapper aux défenses aériennes russes. Trois sources proches du dossier ont noté que les États-Unis étaient étroitement impliqués dans toutes les étapes de la planification des frappes de l’Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 12 octobre, traduction automatique
Dimanche 12/10, 21h20
Je me souviens.
Je me souviens d’être assis dans une pièce à écouter Wolfgang Schmidt, conseiller de Scholz [l’ancien chancelier allemand], déblatérer que l’Allemagne ne pouvait pas envoyer de chars à l’Ukraine parce qu’il y aurait des croix de fer allemandes peintes dessus et que la Russie dirait alors que l’Allemagne était en guerre avec la Russie. Nous avons parcouru un long chemin. Nous pouvons et devons aller plus loin.
Sasha Paskal, une Ukrainienne de 9 ans, a remporté les médailles d’or et de bronze lors de la compétition ukrainienne de gymnastique rythmique « Black Sea Cup ». Au cours de l’été 2022, elle a été gravement blessée lors d’une attaque russe et a subi une amputation de la jambe. Sasha n’a pas abandonné. Elle a suivi une rééducation.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Dimanche 12/10, 21h00
Tomahawk (suite et c’est dimanche, ne l’oublions pas).
Peskov affirme que des missiles à longue portée comme le Tomahawk pourraient emporter des ogives nucléaires et prévient que la Russie ne peut savoir si l’Ukraine pourrait utiliser une « bombe sale ». Il s’interroge sur l’interprétation que la Russie devrait donner à de tels tirs, affirmant que les experts occidentaux « doivent comprendre cela ».
[…] Le Tomahawk est un missile de croisière subsonique à longue portée conçu pour des frappes de précision. Avec une portée de 1 600 à 2 500 kilomètres (995 à 1 550 miles), il permettrait à Kiev d’atteindre des cibles aussi éloignées que la Sibérie.
Peskov a souligné ce qu’il a appelé les graves implications d’une telle portée, notant que certaines versions plus anciennes du missile sont capables de transporter des armes nucléaires, selon le Service de recherche du Congrès américain. […]
The Kyiv Independent, « Un moment très dramatique » : Moscou s’inquiète d’une possible livraison de missiles Tomahawk à l’Ukraine, traduction automatique
Dimanche 12/10, 21h05
À Odessa, la chorale et le public ont continué la représentation à l’abri du Théâtre Philharmonique malgré une attaque russe.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Dimanche 12/10, 20h40
France.
[…] Monsieur le Président [l’auteur s’adresse à Nicolas Sarkozy], vous étiez, en 2007, l’homme du verbe cinglant et de l’action rapide. « Quand on est condamné à une peine, la peine doit être exécutée », marteliez-vous, en mars 2012, à Bordeaux. Dans votre République, il n’y avait « pas d’impunité pour celui qui viole la loi ». Des circonstances atténuantes, oui, mais de l’impunité, non : pas d’excuse pour le délinquant, pas d’excuse pour le criminel. Ces mots, prononcés avec conviction, ont structuré votre vision de la justice et façonné une politique pénale dont vous étiez fier.
Pourtant, le 25 septembre, après votre condamnation à cinq ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs », vous vous êtes tenu face aux caméras, le visage blême, dénonçant une décision « d’une gravité extrême pour l’Etat de droit ». Lors de ma condamnation, en 2007, j’ai écouté le verdict sans me plaindre et aucun micro n’a demandé au citoyen lambda que je suis son avis. J’ai simplement exécuté ma peine sans remettre en question la motivation des magistrats.
[…] Monsieur le Président, parlons maintenant de l’égalité en détention. Vous irez au « quartier VIP » de la prison de la Santé ou ailleurs : une cellule individuelle de 9 à 12 mètres carrés avec douche privée. Pendant ce temps, la France que vous avez gouvernée dans le passé entasse trois détenus dans 9 mètres carrés. En 2020, la Cour européenne des droits de l’homme l’a condamnée pour traitements inhumains et dégradants. Au 1er septembre, la France comptait 84 311 personnes incarcérées pour 62 614 places, soit 135 % de suroccupation. Plus de 4 200 personnes dorment sur des matelas à même le sol.
[…] Monsieur le Président, cette tribune n’est pas écrite par haine. Je ne souhaite à personne, et certainement pas à un ancien président de la République qui a œuvré pour son pays, surtout lors de la crise financière de 2008, de passer dans les mains de cette justice que vous avez contribué à durcir. Ce texte est rédigé par souci de cohérence. Il pose une question simple : la justice que vous réclamiez pour les autres peut-elle s’appliquer à vous ? « Dans la République, quand on est condamné à une peine, la peine doit être exécutée », disiez-vous. Assumez vos paroles. […]
Le Monde, Lettre d’un ancien détenu à Nicolas Sarkozy : « Dans votre République, il n’y avait “pas d’impunité pour celui qui viole la loi” »
Condamné et incarcéré lorsque l’ancien président était à l’Elysée, Noa Khamallah, devenu entrepreneur, souligne, dans une tribune au « Monde », que la justice ne peut pas avoir deux visages.
Dimanche 12/10, 20h40
Zapo.
[…] « La centrale nucléaire de Zaporijia est toujours privée d’électricité depuis près de trois semaines, ce qui menace la sécurité nucléaire », a alerté le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, sur X, accusant la Russie d’avoir « délibérément coupé la connexion de la centrale au réseau ukrainien afin de tester de force sa reconnexion au réseau russe ».
« Moscou tente de tromper l’AIEA [Agence internationale de l’énergie atomique] et l’ensemble de la communauté technique et diplomatique en prétendant que le problème est causé par quelqu’un d’autre qu’elle-même », accuse le ministre, qui estime que les actions de la Russie « menacent directement de provoquer un accident nucléaire ». […]
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré le 11 octobre que Budapest avait lancé une pétition nationale pour recueillir des signatures en opposition au « plan de guerre » de l’Union européenne visant à financer l’effort de guerre de l’Ukraine.
« Il y a quelques semaines, à Copenhague, le plan de guerre de Bruxelles a été présenté : l’Europe paie, les Ukrainiens combattent et la Russie finira par s’épuiser. On ne nous a pas dit combien cela coûterait ni combien de temps cela durerait », a écrit Orban sur Facebook en annonçant la pétition.
« Au Danemark, j’ai été clair : nous ne voulons pas participer à cela », a poursuivi Orban, ajoutant que la campagne de pétition tentera d’atteindre « chaque ville et chaque village » du pays.
Orban, le dirigeant le plus ouvertement pro-russe de l’UE, a maintenu des liens étroits avec le Kremlin, a bloqué ou retardé à plusieurs reprises l’aide militaire à l’Ukraine et a fait écho aux discours du Kremlin. […]
The Kyiv Independent, La Hongrie lance une pétition contre le financement de la guerre en Ukraine par l’UE, déclare Orban, traduction automatique
Dimanche 12/10, 13h30
Lettonie.
Le gouvernement letton a ordonné à 841 citoyens russes de quitter le pays d’ici le 13 octobre, invoquant leur incapacité à satisfaire aux exigences légales, notamment la preuve de leur maîtrise de la langue lettone et la réussite d’un contrôle de sécurité nationale, a rapporté Politico le 10 octobre.
La Lettonie a modifié pour la première fois ses lois sur l’immigration à la suite de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie au début de 2022. En 2024, le gouvernement a introduit des règles plus strictes régissant le séjour légal des ressortissants russes.
En vertu de la réglementation mise à jour, les citoyens russes doivent obtenir le statut de résident de longue durée de l’UE, démontrer une maîtrise de la langue lettone au niveau A2 et réussir un contrôle de sécurité nationale avant le 30 juin 2025.
Environ 30 000 ressortissants russes ont été concernés par ces changements. Si la plupart d’entre eux ont respecté les nouvelles exigences ou ont quitté le pays volontairement – environ 2 600 au total –, 841 personnes n’ont pas soumis les documents nécessaires à temps. […]
The Kyiv Independent, La Lettonie ordonne à plus de 800 citoyens russes de quitter le pays d’ici la mi-octobre, traduction automatique
Une fresque murale représentant une version tête de mort de Vladimir Poutine, président russe, sur un bâtiment adjacent à l'ambassade russe, lors d'un événement marquant le deuxième anniversaire de l'invasion russe en Ukraine, à Riga, en Lettonie, le 24 février 2024. (Andrey Rudakov/Bloomberg via Getty Images) (traduction Deepl)
Dimanche 12/10, 10h20
Économie de la mort — III
[…] Anatolii Tkachenko, commandant d’une unité de mortiers de la 92e Brigade d’assaut séparée ukrainienne, m’a confié : « En quatre ans, l’URSS a vaincu l’Allemagne. En quatre ans, les Russes n’ont réussi à prendre que la moitié de l’oblast de Donetsk. » La réponse de la Russie à tout cela est de dépenser davantage d’argent, les revenus pétroliers étant transformés en salaires qui continuent de nourrir les soldats engagés dans l’effort de guerre. […]
Forbes, Vladimir Poutine pourrait bientôt avoir du mal à payer ses soldats, traduction Deepl
Dimanche 12/10, 10h10
Économie de la mort — II
[…] En août, les prix du carburant en Russie ont atteint des niveaux records. En septembre, une pénurie d’essence d’environ 400 000 tonnes a contraint de nombreuses stations-service à fermer, en particulier les petits exploitants indépendants incapables d’augmenter leurs prix. En Crimée occupée, la moitié des stations-service auraient fermé. La Russie perdrait désormais environ 720 millions de dollars par mois en revenus pétroliers, selon le Kyiv Independent, les frappes ukrainiennes ayant réduit les exportations de diesel et d’essence d’environ 30 %.
« Les sanctions les plus efficaces, celles qui agissent le plus rapidement, sont les incendies qui ravagent les raffineries, les terminaux et les dépôts pétroliers russes. Nous avons considérablement restreint l’industrie pétrolière russe, ce qui limite considérablement la guerre », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une déclaration publique le 12 septembre. L’offensive ukrainienne menée à l’aide de drones ne vise pas seulement les raffineries au sol, elle redéfinit également la guerre aérienne.
[…] Le média russe RBC rapporte que près de 40 % des capacités de raffinage de la Russie sont à l’arrêt, jusqu’à 70 % des fermetures étant causées par des drones, tandis que Kommersant note qu’au cours du seul mois de septembre, la production d’essence a chuté d’un million de tonnes, laissant le marché intérieur avec un déficit d’environ 20 %. Comme me l’a expliqué le politologue Alexander Motyl, l’impact va bien au-delà des pénuries d’essence : « Moins de pétrole signifie moins d’argent. »
Motyl affirme qu’il sera de plus en plus difficile de maintenir ces paiements à mesure que les revenus diminueront. « Il sera plus difficile de payer les soldats russes selon les termes de leur contrat », a-t-il déclaré, soulignant que cela pourrait expliquer pourquoi le Kremlin fait appel à des mercenaires étrangers moins chers, originaires d’Afrique et de Cuba. Cette pression financière ne se limite plus au budget de guerre du Kremlin. Elle se répercute rapidement sur la vie quotidienne des Russes ordinaires. […]
Forbes, Vladimir Poutine pourrait bientôt avoir du mal à payer ses soldats, traduction Deepl
Dimanche 12/10, 10h05
Économie de la mort — I
Une grande partie des dépenses militaires russes est consacrée aux salaires et aux indemnités versées aux familles des soldats morts ou blessés. Le Washington Post rapporte qu’à Moscou, la prime à l’engagement peut atteindre 28 000 dollars, avec un salaire mensuel commençant à 3 200 dollars, auquel s’ajoutent des primes pour le service en première ligne et la capture d’équipements. Selon des estimations récentes de Re: Russia, une plateforme de recherche gérée par des universitaires russes en exil, les coûts de personnel ont atteint à eux seuls un niveau record de 2 000 milliards de roubles (25,6 milliards de dollars) au premier semestre 2025, soit près de 10 % de toutes les dépenses fédérales.
L’économiste russe Vladislav Inozemtsev a qualifié cette dynamique de « deathonomics » (économie de la mort), soulignant que dans les régions les plus pauvres de Russie, un homme tué après un an au front peut laisser à sa famille jusqu’à 150 000 dollars, soit plus qu’il n’aurait gagné au cours de toute sa vie. Dans le même temps, l’économie de guerre a donné naissance à une nouvelle classe moyenne dans les bastions industriels de la Russie, alimentée par les salaires des soldats, les indemnités de décès et la hausse des salaires dans les usines de défense. Pour beaucoup, la paix signifierait un retour à la pauvreté, ce qui crée une incitation perverse à voir la guerre se poursuivre. […]
Forbes, Vladimir Poutine pourrait bientôt avoir du mal à payer ses soldats, traduction Deepl
Dimanche 12/10, 9h55
Bienveillance.
À ma gauche, j’ai senti une présence. C’était une famille : une mère et un père, un garçon d’environ six ans. Quand le tournage s’est terminé, la mère est venue me dire un mot amical. En adressant un sourire d’adieu aux trois, j’ai vu le message inscrit sur le tee-shirt de son fils :
Always be kind [Soyez toujours bienveillant, NDLR].
[…] Face à un ennemi qui combat sans restrictions, abandonnés par des alliés, vivant dans les extrêmes, les soldats ukrainiens ont beaucoup à dire sur la construction morale du monde, et ils le font avec une éloquence qui dépasse n’importe quel slogan. À Dnipro, je parlais avec un fantassin servant à Pokrovsk. On a pris sa photo. Il a dit : « Peut-être que je pourrai sourire quand tout cela sera fini. »
Nous ne serons pas toujours bienveillants. Il y a des moments où nous ne pouvons pas l’être. Il existe d’autres bonnes choses en dehors de la bienveillance, et nous devons faire des choix. Et souvent nous sommes faibles, ou déconcertés, ou épuisés.
Mais ce mot « always », sur la poitrine d’un garçon au cœur d’une ville pilonnée depuis trois ans, doit être là pour rappeler que les idéaux sont des idéaux, et qu’ils font partie de la réalité. « Sometimes be kind [Soyez parfois bienveillant, NDLR] » ne suffit pas tout à fait.
[…] Il importe que l’Ukraine n’ait pas mené la guerre de la même manière que la Russie. L’approche russe a été criminelle dès le départ : l’invasion elle-même était illégale, et les enlèvements comme les bombardements de civils sont des crimes de guerre, tout comme la terreur systématique et les exécutions dans les territoires occupés. Nous en tirons un enseignement, tristement : trop souvent, nous regardons les ruines d’un bâtiment en Ukraine ou ailleurs et nous pensons que c’est simplement cela, la guerre. Mais ce n’est pas le cas. Une guerre peut être menée de différentes manières. Il importe que la Russie torture ses prisonniers de guerre et que l’Ukraine ne le fasse pas.
[…] La bienveillance paraît-elle un message naïf au cours d’une guerre d’extermination ? Pas pour moi. J’admire les parents chaleureux et les enfants bienveillants dans les meilleurs des temps, et je les admirerai aussi dans les pires.
Pour défendre, il faut avoir quelque chose à défendre. Ce sera toujours hors d’atteinte, mais ce qui compte, c’est de tendre la main, ou d’apprendre aux autres à le faire.
Desk Russie, Timothy Snyder, Toujours être bienveillant : un slogan inattendu en temps de guerre
Samedi 11/10, 23h50
C’est quasiment dimanche.
Malgré la pression politique et économique sur son gouvernement, le président argentin a lancé cette semaine son nouveau livre dans un format spectaculairement bizarre : un concert de rock de plus de 2h, devant 15 000 personnes au Movistar Arena de Buenos Aires.
[…] Trois temps ont structuré l’événement : un concert de rock du président argentin d’une cinquantaine de minutes avec « la banda presidencial » (« groupe présidentiel ») : à la basse, son biographe Marcelo Duclos — que nous avions interrogé dans la revue — et Alberto « Bertie » Benegas Lynch à la batterie accompagné, par moments au chant de la députée Lilia Lemoine, proche de Milei ; puis pendant une vingtaine de minutes un discours de l’idéologue d’extrême droite Agustín Laje, introduit par le porte-parole de la présidence argentine Manuel Adorni ; pour finir, Milei est revenu sur scène en chantant a cappella l’hymne argentin enveloppé du drapeau national, avant d’entamer — cette fois-ci habillé en président : costume et cravate — un dialogue avec Adorni de trente minutes.
[…] Javier Milei —
Bonjour à tous Je suis le Lion La bête rugit au milieu de l’avenue La caste s’enfuit Sans comprendre Panic Show en plein jour S’il te plaît, ne fuis pas Je suis le roi d’un monde perdu Je suis le roi Je te dévorerai Toute la caste est mon appétit Vive la liberté, putain !
Voici maintenant la présentation du groupe présidentiel ! […] À la basse, l’une des meilleures plumes du libéralisme, un journaliste que nous n’avons pas à détester car il fait partie des bons, mon biographe, Marcelo Duclos ! […]
Le Grand Continent, Milei ou la disruption spectaculaire : concert intégral
Pour rappel, ce personnage est le président élu de l’Argentine.
Samedi 11/10, 19h40
Tcherno.
[…] Le site de Tchernobyl n’a toujours pas accès à la ligne électrique de 330 kV qui a été déconnectée la semaine dernière, apparemment en raison de frappes militaires sur une sous-station électrique située à environ 40 km, près de la ville de Slavutych. […]
Depuis que la centrale nucléaire de Zanzibar a de nouveau perdu tout accès au réseau le mois dernier, le directeur général Grossi a discuté avec la Fédération de Russie et l’Ukraine de propositions concrètes visant à permettre à la centrale de recevoir l’électricité hors site dont elle a besoin pour refroidir ses six réacteurs arrêtés et son combustible usé.
L’accent a été mis sur la création des conditions de sécurité nécessaires pour que les réparations soient effectuées sur les sections endommagées des lignes électriques de 750 kilovolts (kV) Dniprovska et de 330 kV Ferosplavna-1, situées de part et d’autre de la ligne de front près de la ZNPP.
« Après des consultations intensives, le processus menant au rétablissement de l’alimentation électrique hors site – via les lignes Dniprovska et Ferosplavna-1 – a commencé », a déclaré le directeur général Grossi.
« Bien qu’il faille encore du temps avant que le raccordement au réseau de la centrale nucléaire de Zaporizhzhya ne soit rétabli, les deux parties ont collaboré avec nous de manière constructive pour atteindre cet objectif important au nom de la sûreté et de la sécurité nucléaires. Personne n’a intérêt à une nouvelle détérioration de la situation », a-t-il déclaré.
[…] Sur la base des données de sécurité nucléaire régulièrement reçues, l’équipe de l’AIEA sur le site continue de confirmer qu’il n’y a pas eu d’augmentation de température dans le liquide de refroidissement des réacteurs ou des piscines de combustible usé, ce qui indique que le combustible continue d’être refroidi efficacement. […]
Goldman Sachs prévoit une baisse de 10 % de la production pétrolière russe en 2026, de 9,3 à 8,4 millions de barils par jour, – The Telegraph La crise des raffineries de pétrole signifie qu’il n’y a plus d’endroit où stocker le pétrole accumulé. […]
Au terme d’une semaine de psychodrame, Emmanuel Macron a finalement annoncé vendredi soir peu après 22 heures vendredi la reconduction de Sébastien Lecornu à Matignon, qui a accepté «par devoir». […]
Libération, Les Républicains annoncent qu’ils ne participeront pas au gouvernement Lecornu II
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a souhaité samedi nommer « un gouvernement libre », comprenant des personnalités « avec des sensibilités partisanes mais pas emprisonnées par les partis », en répétant qu’il n’avait pour lui-même « pas d’agenda » ni « d’autre ambition que de sortir de ce moment » qu’il a jugé « assez pénible pour tout le monde ».
« Je ferai mon devoir et je ne serai pas un problème », a-t-il répété, à l’issue d’un déplacement au commissariat de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), en rappelant qu’il n’était pas « là pour faire la morale » mais n’avait « pas le sentiment qu’il y avait beaucoup de candidats » pour reprendre Matignon. […]
La Libre, « Je ferai mon devoir et je ne serai pas un problème » : Sébastien Lecornu défend son « gouvernement libre »
Samedi 11/10, 14h00
A droite.
L’Europe entre dans un nouveau cycle politique, où la droite, des conservateurs modérés aux populistes radicaux, gagne du terrain. Alors que les dirigeants des partis traditionnels perdent en crédibilité en raison de la lenteur des réformes, de l’incertitude économique et de messages politiques flous, les mouvements de droite proposent souvent des réponses simples à des problèmes complexes, trouvant un écho auprès des électeurs. Cette crise a d’abord été alimentée par la COVID-19, puis par les défis posés par la guerre menée par la Russie en Ukraine.
En Grande-Bretagne, les mouvements d’extrême droite ont gagné en popularité, notamment en mobilisant des protestations. La manifestation anti-immigration, sous le slogan « Stop the Boats », a été initiée par Tommy Robinson, militant d’extrême droite et membre du parti Advance UK, qui s’oppose à l’aide britannique à l’Ukraine. Selon un sondage YouGov rapporté par Reuters, si des élections avaient lieu début 2025, 26 % des Britanniques voteraient pour le Parti travailliste et 25 % pour le parti d’extrême droite Reform UK.
En République tchèque, le mouvement ANO de l’ancien Premier ministre, milliardaire et eurosceptique Andrej Babiš a remporté les élections à la Chambre des députés.
En France, le président Macron est confronté à une nouvelle crise. Une étude d’Elabe indique que les dirigeants du Rassemblement national d’extrême droite, qu’il s’agisse de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella, ont les plus grandes chances de remporter le premier tour de l’élection présidentielle de 2027.
Lors de l’élection présidentielle polonaise, les candidats de droite et d’extrême droite ont obtenu beaucoup plus de voix que prévu, le conservateur Karol Nawrocki étant sorti vainqueur.
En Allemagne, le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) se classe deuxième dans les sondages nationaux.
Aux Pays-Bas, le Parti de la liberté (FPÖ) d’extrême droite est actuellement au pouvoir. Le FPÖ autrichien, connu pour ses critiques de l’aide à l’Ukraine, a remporté 29 % des voix aux élections législatives de 2024. L’euroscepticisme le plus marqué s’observe en Slovaquie et en Hongrie.
Pour l’Ukraine, ces changements politiques impliquent souvent une réduction de l’aide, car la manipulation de l’aide est fréquemment utilisée par ces gouvernements comme un moyen de protéger leurs intérêts économiques nationaux. […]
The Ukrainian Review, L’Europe prend un tournant décisif : pourquoi et ce que cela signifie pour l’Ukraine, traduction automatique
Samedi 11/10, 13h55
Patriot.
L’efficacité de la défense aérienne Patriot pour abattre les missiles balistiques est passée de 42 % à 6 %, — lieutenant-général Romanenko [ancien chef d’état-major adjoint des Forces armées ukrainiennes]. La raison en est les nouvelles modifications des missiles russes, qui leur permettent de manœuvrer dans la phase finale du vol.
Le Tadjikistan a mis les petits plats dans les grands, du mercredi 8 au vendredi 10 octobre, pour accueillir Vladimir Poutine, en visite d’Etat dans la plus petite et la plus pauvre des républiques d’Asie centrale, une région où l’influence de la Russie est disputée par la Chine et l’Occident.
Pour l’occasion, Douchanbé, la capitale tadjike, s’était parée des couleurs du drapeau russe, exhibant le long de ses avenues des portraits géants du président tadjik, Emomali Rahmon, et de son invité. Les deux dirigeants ont en commun leur âge, 73 ans, leur longévité au pouvoir – vingt-cinq ans pour Poutine, trente-trois ans pour Rahmon – et leur désir de rester en fonction le plus longtemps possible.
[…] La visite a eu lieu au pas de charge. Outre les rencontres bilatérales, le président russe a présidé deux sommets. L’un s’est tenu avec les cinq « stan », Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan. L’autre a rassemblé les chefs d’Etat de la Communauté des Etats indépendants (CEI), une organisation sans pouvoir décisionnel, formée par huit des quinze anciennes républiques soviétiques, les cinq centrasiatiques ainsi que la Biélorussie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
Pour Vladimir Poutine, il s’agissait de montrer que la Russie garde la main sur son « proche étranger », les pays situés dans sa sphère d’influence. Il n’y est pas parvenu. Lors des discussions, les dirigeants ont fait montre d’amabilité mais aucune décision, contrat ou accord n’a été annoncé. […] les possibilités économiques de la Russie sont désormais bien plus limitées qu’il y a deux ans », a souligné Alisher Ilhamov, fondateur du centre de recherche Central Asia Due Diligence.
[…] La Chine domine les échanges commerciaux, avec 94,8 milliards de dollars (soit environ 81,6 milliards d’euros) contre 44 milliards de dollars pour la Russie, 64 milliards de dollars pour l’Union européenne. […] D’ores et déjà, le corridor médian, qui relie la Chine à l’Europe en passant par l’Asie centrale et le Caucase du Sud, a pris son essor, les transporteurs et les entreprises cherchant à éviter le territoire russe pour ne pas tomber sous le coup des sanctions.
[…] La stagnation de l’économie russe, avec une croissance établie par Rosstat à 1,1 % au deuxième trimestre 2025 contre 4,3 % en 2024, menace en outre de réduire les envois de fonds auxquels des millions de travailleurs migrants ouzbeks, kirghizes, tadjikes, ont recours pour nourrir leurs familles restées au pays. Au Tadjikistan, ces sommes représentent un tiers du PIB du pays. Après l’attentat contre la salle de concert moscovite Crocus City Hall, qui a fait 149 morts et a été perpétré le 22 mars 2024 par des islamistes tadjiks, la situation des migrants centrasiatiques s’est considérablement dégradée. Les enrôlements forcés, les descentes musclées de la « Communauté russe », une milice ultranationaliste soutenue par le Kremlin et l’Eglise orthodoxe, le refus d’inscrire les enfants à l’école sont devenus monnaie courante. Dernière brimade envisagée, les envois d’argent seront limités, un projet de loi est en cours d’examen.
Le Monde, Marie Jégo, Vladimir Poutine tente de maintenir l’influence russe en Asie centrale
Anitta Hipper, porte-parole principale de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à propos de la visite de Poutine au Tadjikistan : « Le président russe se trouve au Tadjikistan, malgré le mandat d’arrêt émis contre lui par la Cour pénale internationale (CPI).
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Samedi 11/10, 10h35
Comment ça se passe : Alabuga.
Alabuga Start est un programme de formation professionnelle et d’emploi lancé en 2022 dans la zone économique spéciale d’Alabuga, située dans la République du Tatarstan, en Russie.
[…] La ZES d’Alabuga est l’une des plus importantes zones industrielles de Russie, avec une concentration d’entreprises opérant dans les secteurs de l’aéronautique, de l’électronique et de la défense. À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, la zone a perdu nombre de ses investisseurs étrangers, certains projets ont été abandonnés, et les autorités ont été contraintes de réorienter leur production vers le secteur militaire, notamment la fabrication de drones Shahed iraniens et de drones leurres Gerbera.
Face à la pénurie de main-d’œuvre, les autorités locales ont lancé en 2022 le programme Alabuga Start, destiné à recruter des jeunes travailleuses à l’étranger.
Pour pallier une pénurie urgente de main-d'œuvre dans la Russie en guerre , le Kremlin recrute des femmes âgées de 18 à 22 ans originaires d'Ouganda, du Rwanda, du Kenya, du Soudan du Sud, de Sierra Leone et du Nigéria, ainsi que du Sri Lanka, en Asie du Sud. Cette initiative s'étend à d'autres pays d'Asie ainsi qu'à l'Amérique latine. AP Nnews
[…] Le 10 octobre 2024, l’agence Associated Press a publié une enquête basée sur des témoignages anonymes de participantes. Selon le rapport :
Les travailleuses effectuent des quarts de 12 à 15 heures, sous vidéosurveillance constante ;
Des retenues sont effectuées sur leur salaire pour couvrir les frais de voyage, d’hébergement et de soins ;
Certaines manipulent des produits chimiques sans équipement de protection, ce qui cause des brûlures cutanées ;
Leurs communications sont surveillées, leurs téléphones sont interdits dans l’usine, et elles ne peuvent parler aux médias qu’avec autorisation.
Des dortoirs équipés de systèmes de reconnaissance faciale et des trajets vers l’usine sous escorte sécurisée renforcent le caractère coercitif du dispositif.
[…] Le programme a été présenté comme un simple « programme d’alternance » à travers des vidéos où les participantes apparaissent en uniformes scolaires. En avril 2025, les influenceurs argentins Martin Ku et Nicolas Grosman ont publié une vidéo promouvant Alabuga Start comme une opportunité dans l’hôtellerie et la restauration. L’activiste Pablo Salum a porté plainte contre eux pour promotion de traite humaine. Instagram a supprimé leur contenu, et Ku a été licencié de la chaîne Telefe.
[…] Certains observateurs y voient une logique néocoloniale : exploitation économique de jeunes femmes étrangères dans une industrie militaire. Le parallèle a été fait avec le recrutement de tirailleurs sénégalais pendant les Première et Seconde Guerre mondiale.
[…] En Afrique du Sud, la controverse autour d’« Alabuga Start » s’intensifie fin août 2025. Les autorités sud-africaines ont émis des avertissements concernant les « offres d’emploi » liées au programme « Alabuga Start », souvent diffusées via des canaux informels en ligne et les réseaux sociaux, et ciblant les jeunes femmes […]
Une expression apparentée au monde économique : maximiser les pertes.
Alors que Donald Trump s’apprêtait à rencontrer Vladimir Poutine en Alaska en août, la Russie a lancé une offensive dans l’est de l’Ukraine. De petits groupes de soldats ont avancé près de Dobropillia et, ne rencontrant que peu de résistance, ils ont progressé de 15 à 20 km et se sont emparés d’une chaîne de villages. Il s’agit d’une petite parcelle de territoire, mais elle a influencé la perception de la guerre ces derniers mois. Lors du sommet en Alaska, elle a été perçue comme la preuve que la Russie avait le vent en poupe.
[…] Après la percée russe d’août, un peloton de soldats ukrainiens fut envoyé pour reprendre les villages de Hruzike et de Vesele, rencontrant une forte résistance dans ce dernier.
[…] La petite contre-offensive ukrainienne est au cœur de la perception de la guerre. Lors de leur tristement célèbre rencontre de février à la Maison Blanche, Trump a laissé entendre au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, que la victoire de la Russie était inévitable et lui a affirmé qu’il n’avait « aucune carte à jouer ». Après s’être entretenu avec Zelensky en septembre lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, Trump a déclaré croire que l’Ukraine pourrait reprendre tout le territoire perdu, y compris la Crimée, annexée en 2014, et a prononcé son « tigre de papier » de limogeage des forces militaires du Kremlin.
[…] Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une campagne de plus en plus efficace menée par l’Ukraine pour paralyser la production pétrolière russe, via des attaques de drones.
[…] Le commandant Evhen Liherko, officier supérieur de la 93e brigade mécanisée distincte de Kholodnyi Yar de Tarantino , a déclaré que le Kremlin ne disposait pas de forces suffisantes pour réaliser des avancées significatives. « Ils ont quelques succès locaux. Cela ne change pas grand-chose à la situation générale », a-t-il soutenu. « Les Russes n’ont pas de plan clair. Ils avancent par inertie. »
[…] Le sergent-chef de la 93e, Vitalii Piasetskyi, a indiqué que des signes encourageants montraient que l’armée russe commençait à connaître des difficultés. Elle disposait de moins de carburant en raison des frappes ukrainiennes en profondeur et avait été contrainte de réduire son utilisation de véhicules blindés et d’artillerie. En septembre, la progression russe a ralenti, avec 259 km² conquis, soit près de la moitié du chiffre d’août et le plus bas niveau depuis mai. Les pertes russes étaient nombreuses.
[…] Quand les combats pourraient-ils cesser ? « Les Russes sont très impliqués dans cette guerre », a-t-il déclaré. « Notre mission est de maximiser leurs pertes. Je ne veux pas penser à la fin, car je ne veux pas être déçu. »
The Guardian, « Notre travail consiste à maximiser leurs pertes » : comment les forces ukrainiennes tentent de riposter face aux avancées russes, traduction automatique
Vendredi 10/10, 20h00
Pacha a mal au dos, il travaille à la position. Il dit que ça va. Il obtiendra peut-être une médaille pour une mission dangereuse accomplie avec succès.
La cheffe de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado a reçu le prix Nobel de la paix ce vendredi. La Maison Blanche a vivement réagi à cette attribution alors que Donald Trump espérait le recevoir.
La Maison Blanche affirme, ce vendredi 10 octobre, que le comité du prix Nobel de la paix a fait passer « la politique avant la paix » après l’attribution du prix à la cheffe de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado plutôt qu’à Donald Trump.
« Le président Trump continuera à conclure des accords de paix, à mettre fin aux guerres et à sauver des vies », a réagi le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, sur X. « Le comité Nobel a prouvé qu’il faisait passer la politique avant la paix ».
« Il a le coeur d’un humanitaire, et personne d’autre que lui ne saura déplacer des montagnes à la seule force de sa volonté », a-t-il ajouté, sans même féliciter Maria Corina Machado.
Le bureau du Premier ministre israélien a également réagi sur X. « Le comité Nobel parle de paix. Le président Donald Trump la rend possible. Les faits parlent d’eux-mêmes. Le président Trump le mérite », a-t-il écrit. […]
BFMTV, Prix Nobel de la paix: la Maison Blanche affirme que le comité a fait passer « la politique avant la paix »
« Merci, président Poutine ! », a écrit Trump en réponse à une vidéo dans laquelle Poutine disait que Trump fait beaucoup pour résoudre les conflits difficiles et que le prix Nobel est décerné à ceux qui ne le méritent pas.
Clou de la saison Nobel, le prix de la paix a été attribué, vendredi 10 octobre, à Oslo, à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, pour ses efforts « en faveur d’une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie ». « Maria Corina Machado est l’un des exemples les plus extraordinaires de courage civique en Amérique latine ces derniers temps », a estimé le président du comité Nobel norvégien, Jorgen Watne Frydnes.
Mme Machado « a été une figure-clé de l’unité au sein d’une opposition politique autrefois profondément divisée, une opposition qui a trouvé un terrain d’entente dans la revendication d’élections libres et d’un gouvernement représentatif », a-t-il ajouté. Elle a réussi cette unification au moment où « le Venezuela est passé d’un pays relativement démocratique et prospère à un Etat brutal et autoritaire en proie à une crise humanitaire et économique », a encore affirmé le président du comité Nobel. […]
Le Monde, Le prix Nobel de la paix décerné à Maria Corina Machado, opposante vénézuélienne
La cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, à Caracas, le 9 janvier 2025. LEONARDO FERNANDEZ VILORIA/REUTERS
Vendredi 10/10, 10h55
Serbie.
Depuis des années, les voyageurs arrivant à Belgrade par l’autoroute de l’ouest sont accueillis par une immense pancarte financée par la compagnie énergétique russe Gazprom. Mêlant drapeaux serbe et russe, elle proclame fièrement « Ensemble ». Symbole des liens énergétiques et politiques profonds entre la Serbie et la Russie, l’affiche risque d’être bientôt remisée sous l’effet des pressions américaines grandissantes contre les exportations de pétrole russe.
Jeudi 9 octobre, NIS, la compagnie nationale pétrolière de ce pays des Balkans, a en effet annoncé l’entrée en vigueur de sanctions américaines qui menacent « la continuation de son activité opérationnelle » et pourraient rapidement se traduire par une pénurie générale de carburant. Détenue majoritairement par Gazprom et d’autres sociétés russes, NIS assure environ 80 % des besoins en carburant des 6,5 millions de Serbes, et assure aussi des approvisionnements significatifs en Bosnie-Herzégovine voisine.NIS avait été placée, début janvier, sur les listes de sanctions du département du Trésor américain. Elle a bénéficié de plusieurs reports négociés d’arrache-pied par les autorités serbes avec l’administration du président Donald Trump, mais ceux-ci ont expiré jeudi. […]
Le Monde, En Serbie, l’approvisionnement en hydrocarbures stoppé par les sanctions américaines visant le pétrole russe
Vendredi 10/10, 10h45
Azerbaïdjian.
Le président russe Vladimir Poutine a implicitement admis que les forces de défense aérienne russes avaient tiré deux missiles sur un avion civil d’Azerbaijan Airlines en décembre 2024.
Poutine a rencontré le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev le 9 octobre et s’est excusé pour le crash de l’avion « survenu dans le ciel [russe] », continuant ainsi à refuser d’assumer la responsabilité de la destruction de l’avion.
Poutine a affirmé que la « cause première » du crash de l’avion était un drone ukrainien. Il a affirmé que la « deuxième raison » de l’accident était une défaillance technique du système de défense aérienne russe. Poutine a reconnu que les forces russes avaient lancé deux missiles et a déclaré qu’ils n’avaient pas touché directement l’avion. Il a déclaré que les missiles avaient explosé, « peut-être » par autodétonation, près de l’avion.
Poutine a affirmé que le pilote de l’avion avait reçu l’ordre des contrôleurs aériens russes d’atterrir à Makhachkala, en République du Daghestan, mais qu’il avait décidé de retourner à Bakou, puis de se rendre au Kazakhstan.
Poutine a correctement décrit les fusées de proximité des missiles de défense aérienne, qui explosent lorsqu’elles atteignent une certaine distance de la cible, reconnaissant implicitement que les missiles de défense aérienne russes étaient la cause du crash. Poutine tente d’utiliser le jargon technique pour dissimuler les faits.
Les transcriptions divulguées de la conversation entre le pilote et les contrôleurs aériens russes ont révélé que les autorités russes n’ont pas autorisé l’avion à atterrir en Russie, même après que l’équipage ait demandé un atterrissage d’urgence, réfutant ainsi l’affirmation de Poutine selon laquelle les autorités russes avaient proposé Makhachkala comme site d’atterrissage, mais que le pilote lui-même avait refusé. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 octobre, traduction Deepl
[…] Jeudi [9 octobre], le président russe a donné une explication alambiquée : il a évoqué la présence de drones ukrainiens, et surtout expliqué le retard dans la reconnaissance de la responsabilité russe par le fait qu’il n’avait été informé des causes de la catastrophe de l’avion que l’avant-veille. Il a déclaré qu’avant la rencontre avec Aliev il avait appelé Moscou pour demander s’il y avait des détails supplémentaires sur l’enquête du crash de l’avion, ajoute l’agence officielle TASS.
Il a promis à M. Aliev des compensations et une enquête sur les décisions de toutes les personnes impliquées. Ilham Aliev l’a remercié de « suivre personnellement cette affaire » et s’est félicité du « développement positif » des relations entre Moscou et Bakou.
Après le crash, les autorités azerbaïdjanaises avaient fermé les locaux d’un média d’Etat russe en Azerbaïdjan et procédé à des arrestations de Russes. La Russie avait, de son côté, procédé à des arrestations au sein de la diaspora azerbaïdjanaise. Un autre point de tension majeur dans les relations entre les deux pays était le meurtre de deux ressortissants azerbaïdjanais en juin à Iekaterinbourg.
Le Kremlin a poursuivi sa campagne de contrôle réflexive visant à dissuader les États-Unis de vendre des missiles Tomahawk à l’Ukraine, notamment en menaçant de déployer des missiles russes à Cuba.
Le 9 octobre, les responsables du Kremlin ont réitéré les récentes déclarations du Kremlin selon lesquelles les États-Unis [via du personnel militaire américain] devraient participer directement aux futures frappes ukrainiennes [réalisées] à l’aide de missiles [américains] Tomahawk.
Le premier vice-président de la commission de défense de la Douma d’État russe, Alexei Zhuravlev, a également fait référence au récent accord de coopération militaire conclu entre la Russie et Cuba et a laissé entendre que la Russie pouvait déployer des missiles à Cuba, à proximité des États-Unis. Les déclarations de M. Zhuravlev s’inscrivent dans le contexte d’affirmations similaires faites par la Russie le 8 octobre concernant la possibilité que la Russie fournisse des missiles balistiques Iskander et Oreshnik à Cuba en réponse à la fourniture de Tomahawks à l’Ukraine par les États-Unis. Le Kremlin tente de rappeler le souvenir de la crise des missiles cubains de 1962 pour menacer les États-Unis. L’ISW continue d’estimer que le Kremlin mène diverses actions d’information sur plusieurs fronts afin de dissuader les États-Unis de vendre des missiles Tomahawk à l’Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 octobre, traduction Deepl
Jeudi 9/10, 23h05
Europe.
Le Parlement européen a adopté le 9 octobre une résolution condamnant les « actions d’escalade » actuelles de la Russie, appelant à des réponses plus fermes aux violations de l’espace aérien de l’UE, y compris l’abattage des drones et des avions non autorisés.
[…] La résolution a été adoptée par 469 voix pour, 97 contre et 38 abstentions, selon un communiqué officiel publié sur le site web du Parlement.
Les législateurs ont attribué l’entière responsabilité à la Russie pour les récentes violations de l’espace aérien impliquant des membres de l’UE et de l’OTAN, en particulier la Pologne, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie.
La résolution dénonce également les incursions non autorisées de drones au-dessus d’infrastructures critiques au Danemark, en Suède et en Norvège, et accuse la Russie de se livrer à des actes de sabotage et à une guerre hybride qui s’apparentent à du « terrorisme d’État ».
Le Parlement a appelé à des mesures de défense coordonnées, à une coopération militaire renforcée avec l’Ukraine, en particulier dans le domaine de la technologie des drones et des contre-mesures, ainsi qu’à des sanctions plus strictes. Il a également exhorté l’UE à imposer des restrictions supplémentaires aux pays tiers qui soutiennent les efforts de guerre de la Russie, citant notamment le rôle de la Chine dans la fourniture de biens à double usage. […]
The Kyiv Independent, Le Parlement européen appelle à la préparation à l’abattage d’avions et de drones russes au-dessus du territoire des États membres, traduction automatique
Poutine a reconnu la campagne de frappes à longue portée menée par l’Ukraine contre les raffineries de pétrole russes, alors que la Russie et l’Ukraine occupée connaissent actuellement des pénuries d’essence et une flambée des prix.
Le 7 octobre, Poutine a déclaré que l’Ukraine frappait profondément à l’intérieur du territoire russe, mais il a tenté de minimiser l’importance de cette campagne de frappes, affirmant qu’elle « ne servirait à rien ». Poutine a déclaré que la tâche principale de la Russie était d’assurer la sécurité des civils russes, des installations stratégiques et des infrastructures énergétiques.
L’Ukraine a intensifié ses frappes contre les raffineries de pétrole russes, exacerbant la pénurie d’essence dans toute la Russie et l’Ukraine occupée et provoquant une flambée des prix de l’essence à la pompe. La Russie se tourne vers la Biélorussie pour pallier ses approvisionnements limités en essence. Reuters a rapporté le 7 octobre que, selon des sources industrielles, la Biélorussie avait quadruplé ses exportations de benzine vers la Russie par voie ferroviaire en septembre 2025 par rapport au mois précédent. La Biélorussie aurait exporté 49 000 tonnes métriques de benzine, soit 14 500 barils par jour, vers le marché intérieur russe et 33 000 tonnes de carburant diesel en septembre 2025.
Un blogueur militaire affilié au Kremlin a exprimé son inquiétude concernant la campagne de frappes menée par l’Ukraine et a critiqué l’incapacité du Kremlin à protéger les infrastructures énergétiques russes. Le 8 octobre, le blogueur militaire a affirmé que les forces ukrainiennes frappaient les infrastructures pétrolières russes afin de maximiser les dommages économiques en Russie. Il a ajouté que la capacité démontrée de l’Ukraine à cibler des raffineries situées à 2 000 kilomètres à l’intérieur du territoire russe, qui se trouvaient auparavant hors de portée des frappes ukrainiennes, était préoccupante pour la Russie.
Il a affirmé que les forces ukrainiennes visaient spécifiquement les unités de dessalement électriques à tubes à vide atmosphérique (ELOU-AVT) situées dans les raffineries de pétrole, qu’il a qualifiées de « cœur » des raffineries, jouant un rôle clé dans le traitement et la séparation du pétrole brut. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 octobre, traduction Deepl
Andrej Babiš a tempéré ses critiques à l’égard de l’initiative tchèque visant à fournir des munitions à l’Ukraine, déclarant qu’il s’agissait « d’une bonne idée en principe », mais qu’elle nécessitait davantage de transparence et de contrôle, et non son annulation. L’ANO propose une révision et un éventuel transfert du projet sous l’égide de l’OTAN.
Le député de l’URR, M. Ryabkov, a affirmé que le « processus de paix » sur l’Ukraine avait « perdu de l’élan » à la suite de la réunion Trump-Poutine en Alaska, accusant les « partisans de la guerre, en particulier en Europe ». Il a également averti que les États-Unis « doivent comprendre les conséquences graves » de la fourniture à l’Ukraine de missiles Tomahawk à longue portée.
Les actions russes ont atteint leur plus bas niveau depuis trois ans après que le ministère des Affaires étrangères a déclaré que les relations avec les États-Unis étaient « détruites à la base ». La Bourse de Moscou a chuté de plus de 4 %, avec des pertes importantes pour Gazprom, Sberbank, VTB et Rosneft, les analystes évoquant une vague de ventes paniques après les déclarations du vice-ministre des Affaires étrangères Ryabkov.
Trois députés AfD de Saxe-Anhalt ont assisté à la célébration du 73e anniversaire de Poutine à l’ambassade de Russie à Berlin, organisée par le magazine pro-Kremlin Compact. L’événement a salué Poutine comme un « patriote », et les dirigeants de l’AfD ont déclaré par la suite que les députés avaient agi de manière indépendante.
Rosenergoatom a affirmé qu’un drone ukrainien avait tenté d’attaquer la tour de refroidissement de la centrale nucléaire de Novovovorezh.
En réalité, cependant, les systèmes de guerre électronique RF ont bloqué le drone, ce qui l’a amené à s’écraser dans l’unité de refroidissement par évaporation de type tour de l’unité de puissance d’exploitation no 6 de la centrale.
[Pour rappel, les tours de refroidissement des centrales nucs dissipent de la vapeur d’eau et n’ont pas de relation directe avec les parties radioactives de l’installation.]
Mardi 7/10, 22h25
France.
Nous eûmes un ministre de la Défense. Il fut fait Premier ministre. Très vite, il se souvint qu’il avait mieux à faire, ailleurs.
Comment ça se passe : des drones dans le ciel et de la merde dans les petits tuyaux.
Les spécialistes en cybersécurité et en lutte contre la désinformation en Pologne pèsent leurs mots quand ils parlent d’état de guerre. […] Un conflit qui a son histoire, ses différentes phases, et qui est monté d’un cran dans la nuit du 10 au 11 septembre, quand une vingtaine de drones russes ont enfreint l’espace aérien polonais et que l’OTAN a dû, pour la première fois depuis sa fondation en 1949, ouvrir le feu sur des objets volants ennemis dans l’espace aérien européen.
Cette nuit-là, l’Internet polonais s’est emballé. De nombreux experts parlent d’un tsunami de désinformation. « Nous avons analysé au cours de cette nuit quelque 200 000 mentions [statuts, messages, commentaires] relayant la narration russe, soit 200 à 300 mentions par minute, souligne Michal Fedorowicz, président du collectif Res Futura, expert dans l’analyse des réseaux sociaux et de leur impact sur l’opinion publique. En ordre de grandeur, c’est l’équivalent du mouvement que peut susciter une nuit électorale lors d’un scrutin présidentiel. »
Sauf que toutes ces mentions avaient des messages bien calibrés. Cette attaque serait une provocation ukrainienne, son objectif est d’entraîner les Polonais dans une guerre qui n’est pas la leur et l’OTAN dans la troisième guerre mondiale. Selon ce même narratif, l’armée polonaise et l’OTAN sont inefficaces et impuissantes malgré les moyens considérables dont elles disposent, et surtout, les autorités, polonaises et transatlantiques, cachent la vérité sur ces événements.
« Dans l’histoire des attaques de désinformations, aucun espace n’a été attaqué de manière aussi puissante en si peu de temps, précise Michal Fedorowicz. En quelques heures, l’ennemi a réussi à saturer les algorithmes de nos réseaux sociaux et à en modifier les paramètres à son avantage. » Résultat : le citoyen polonais ouvrant son smartphone au réveil avait toutes les chances de se retrouver dans un environnement numérique qui colportait le faux. L’efficacité était mesurable. Sur tous les commentaires analysés par Res Futura, 38 % attribuaient la responsabilité de l’incident aux Ukrainiens, 34 % aux Russes, et une part non négligeable à l’OTAN. […]
Le Monde, A la suite de l’incursion de drones russes au-dessus du ciel polonais, une attaque de désinformation sans précédent
L’ancien président syrien Bachar el-Assad, exilé en Russie depuis la chute de son régime en décembre dernier, a été admis le 20 septembre dans un hôpital près de Moscou dans un « état critique en soins intensifs », révèle l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) dans un rapport daté du 2 octobre. Selon une source russe à l’ONG, le dirigeant déchu a été victime non pas « d’une simple intoxication alimentaire mais bien d’un empoisonnement ». Après neuf jours de convalescence, il serait sorti de l’établissement, et son état serait désormais stable.
[…] Selon le rapport, la tentative d’empoisonnement aurait été planifiée par un ancien officier syrien. L’observatoire affirme que les autorités russes « n’auraient rien à voir avec cela », avançant que la tentative d’assassinat pourrait avoir été orchestrée pour discréditer le Kremlin « incapable de protéger » ses habitants. Les autorités tous comme les médias russes n’ont pas communiqué sur l’incident.
« Seul celui qui a commis l’acte sait si l’objectif était d’éliminer Assad ou d’embarrasser le gouvernement russe », écrit encore l’OSDH. […]
Le Figaro, Bachar el-Assad hospitalisé à Moscou après une «tentative d’empoisonnement», selon une ONG
Mardi 7/10, 9h55
Zapo.
Les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) présents à la centrale de Zaporijia ont fait état lundi de tirs d’artillerie en provenance et en direction du site, annonce l’organisation sur X. La direction de la centrale « a déclaré que deux obus s’étaient abattus à 1,25 km du périmètre », précise l’agence.
Les polluants éternels ne s’arrêtent pas aux portes du pouvoir. C’est le sens des résultats présentés, mardi 7 octobre, par l’European Environmental Bureau (EEB) et ChemSec, montrant que les plus hauts dirigeants des Etats membres de l’Union européenne sont contaminés par les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) à des niveaux semblables à ceux de la population générale. Et qu’ils endurent les mêmes élévations de risques sanitaires – notamment troubles métaboliques (élévation du cholestérol, diabète, etc.) et hormonaux, affaissement du système immunitaire, cancers (rein, testicule, etc.).
En juillet, à l’occasion d’une réunion organisée par le ministre de l’environnement danois, Magnus Heunicke, les deux ONG avaient mené des prélèvements sanguins sur 22 ministres et secrétaires d’Etat de 19 Etats membres de l’Union, ainsi que sur la commissaire à l’environnement, la Suédoise Jessika Roswall, et la directrice exécutive de l’Agence européenne pour l’environnement, la Finlandaise Leena Ylä-Mononen. Les mesures rendues publiques sont éloquentes.
Tous les intéressés sont contaminés, à des degrés divers. Entre trois et huit substances sont retrouvées sur chaque échantillon, sur les 13 PFAS recherchés. […]
Le Monde, PFAS : les ministres de l’environnement de l’UE sont tous contaminés par des polluants éternels
Discréditée, impuissante, la droite japonaise s’enfonce toujours plus profond. Depuis les scandales de fraude financière et électorale de 2024, révélés par le journal communiste Akahata, le Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir a vu tomber deux premiers ministres : Fumio Kishida l’année dernière, et Shigeru Ishiba, qui a démissionné le 7 septembre dernier. Pour le remplacer, et donc nommer en interne le prochain premier ministre du Japon, les cadres du parti ont fait le choix de la fuite en avant, en élisant ce samedi 4 octobre Sanae Takaichi, qui n’échouait qu’à quelques voix de Shigeru Ishiba en 2024.
[…] Elle doit attendre le vote de confiance du Parlement. Même si le PLD y a perdu sa majorité, sa coalition avec les partis alliés permettrait vraisemblablement à Sanae Takaichi de devenir la première femme première ministre de l’archipel. Mais le profil de la représentante (députée) inquiète : issue de la faction du faucon Shinzo Abe, du nom de l’ancien premier ministre assassiné en 2022, elle est partisane du « Japon d’abord ». D’un nationalisme agressif, cette farouche opposante à l’immigration n’hésite pas à verser dans la xénophobie.
[…] La réactionnaire, qui a pour source d’inspiration l’ancienne première ministre du Royaume-Uni Margaret Thatcher, est une capitaliste échevelée qui voudrait une libéralisation totale du travail. Elle cumule l’homophobie (elle s’oppose aux relations entre personnes du même sexe), l’antiféminisme (elle désire cantonner les femmes japonaises au rôle d’épouse et de mère mais pas en dehors du mariage), et le fascisme, après avoir fait pression à plusieurs reprises sur des médias et la promotion des groupuscules néonazis japonais. Sur le plan extérieur, Sanae Takaichi ne cesse de brandir, comme Donald Trump, la « menace chinoise », et plaide l’indépendance de Taïwan, une ligne rouge pour Pékin.
[…] Pour ne rien gâcher, Takaichi est enfin favorable à la remilitarisation du Japon – interdite par sa Constitution pacifique – enclenchée sous son modèle Shinzo Abe et accélérée par les derniers gouvernements. […]
L’Humanité, Japon : qui est Sanae Takaichi, la nostalgique de l’empire pressentie pour devenir première ministre
C’est un symbole très fort au Japon. Une femme a emporté, samedi 4 octobre, pour la première fois de l’histoire, la présidence du plus grand parti politique du pays, le PLD, le parti libéral démocrate. C’est la grande formation de droite qui domine la vie politique du Japon depuis plus de 70 ans. Il n’a pas majorité absolue au Parlement, mais il dirige, avec plusieurs alliés, la coalition qui gouverne le pays et donc traditionnellement le leader du parti devient dans la foulée Premier ministre. C’est ce qui va se passer à la mi-octobre avec Sanae Takaichi, qui est devenue la patronne de la droite japonaise avec un agenda plutôt radical.
Elle représente l’aile la plus conservatrice du PLD. Sanae Takaichi tranche avec les deux précédents Premiers ministres japonais qui venaient du même parti mais qui était, eux, plus progressistes. D’ailleurs l’un de ces anciens Premiers ministres l’a baptisé, en coulisse, « la talibane », tellement elle est ultra. Elle a 64 ans, elle est élue depuis 1993, a été ministre plusieurs fois, et elle a toujours défendu une ligne dure sur tous les plans.
[…] Mais Sanae Takaichi ne fait pas l’unanimité dans son parti et elle n’est pas très populaire dans l’opinion publique. Pour gouverner, elle va devoir composer avec d’autres barons de la droite et aussi avec tous les petits partis dont elle a besoin pour faire vivre sa coalition au Parlement.
Le discours va être très dur, mais dans la réalité, il n’y aura pas de révolution. Notamment, sur l’immigration, elle ne peut pas faire grand-chose. Le Japon perd presque un million d’habitants par an et il ne trouve plus de jeunes travailleurs japonais pour faire tourner les usines, les commerces, les chantiers ou les maisons de retraite du pays. Le gouvernement va donc continuer à faire entrer, chaque année, plus de 300 000 travailleurs étrangers.
France Info, Famille, immigration… le profil très conservateur de Sanae Takaichi, future Première ministre japonaise
Mardi 7/10, 9h40
Géorgie (suite).
Dans le choix entre un ancrage européen solide et la sphère d’influence russe, les législatives moldaves ont été un test. La Géorgie a connu un processus similaire. Que pensez-vous du résultat des élections moldaves et en quoi cela fait-il écho à votre propre expérience ?
Le cas moldave permet une comparaison très directe car nous avons connu le même type d’élections il y a tout juste un an ; nous avions alors fait face aux mêmes ingérences et manipulations russes — aussi significatives qu’elles l’ont été en Moldavie. Malheureusement, nous n’avions pas les moyens de contrer cette ingérence ni le soutien dont a bénéficié la Moldavie : il est plus facile de contrecarrer cette influence aujourd’hui, car elle est bien mieux documentée.
Lors des élections géorgiennes, on m’a même demandé de prouver qu’il y avait eu ingérence russe — on en rirait presque si ce n’était si grave.
La Géorgie a été, ici comme en bien d’autres occasions, un laboratoire pour la Russie.
En 2008, nous subissions une agression militaire directe, dont la forme fut répliquée en Crimée et en Ukraine.
L’année dernière, la Russie a conduit chez nous une expérience pour savoir comment conquérir un pays non pas en prenant son territoire, mais en manipulant les élections et en installant un gouvernement fantoche qui fait exactement ce qu’elle veut.
Vous voulez dire que la Russie n’a pas eu besoin d’envahir la Géorgie pour en prendre le contrôle ?
La Russie occupe déjà 20 % de notre territoire avec des bases militaires. Mais il y a quelque chose de plus pervers dans la façon dont Moscou opère actuellement : l’objectif n’est pas de s’emparer du territoire de notre pays — mais de son État.
C’est ce que la Russie est en train de faire.
Nous continuons à résister et notre population est très résiliente. À l’instar des Ukrainiens, qui combattent et résistent militairement à l’agression dont ils sont victimes depuis trois ans et demi, la population géorgienne résiste à ce qu’on peut aussi appeler une agression — bien qu’elle soit non militaire, mais plutôt hybride.
La Russie de Poutine perfectionne contre nous un nouveau type de guerre — qu’elle a tenté de mener en Moldavie et en Roumanie et qu’elle tentera certainement ailleurs si nous la laissons faire. […]
Le Grand Continent, « N’oubliez pas la Géorgie » : l’appel de Salomé Zourabichvili aux Européens
Mardi 7/10, 9h35
Putler a 73 balais.
À 73 ans, Poutine a dépassé de 7 ans l’espérance de vie moyenne pour les hommes en Russie, selon les chiffres de l’OMS pour 2021. Il fait ainsi partie des dirigeants les plus âgés au monde, dont l’âge médian est de 62 ans, dans un pays où l’on vit de moins en moins longtemps depuis la pandémie 1.
La guerre en Ukraine a davantage contribué à la baisse de l’espérance de vie depuis 2022, notamment pour les hommes.
L’une des conséquences de cette baisse est l’accroissement de l’écart entre le nombre d’hommes et de femmes en Russie, ces dernières représentant déjà il y a cinq ans 54 % de la population.
Au lundi 6 octobre, l’État-major des forces armées ukrainiennes estimait que la Russie avait perdu 1,1 million d’hommes (tués, blessés et disparus) sur le front depuis 2022 — ce qui représente près de 0,8 % de la population totale. […]
Le Grand Continent, Poutine est un président de plus en plus âgé, dans un pays où l’on meurt de plus en plus jeune
Lundi 6/10, 18h20
Géorgie.
Le parti pro-russe Rêve géorgien a remporté une large majorité lors des élections municipales du 4 octobre en Géorgie, déclenchant des manifestations de masse que les responsables du Rêve géorgien ont tenté d’imputer à l’Ukraine.
Les forces de sécurité géorgiennes se sont affrontées avec des manifestants à Tbilissi à la suite des élections locales au cours desquelles le parti Rêve géorgien a remporté la majorité dans toutes les municipalités. Les responsables du Kremlin, les responsables du Rêve géorgien et les blogueurs militaires russes ont accusé sans fondement les services de renseignement étrangers d’avoir organisé les manifestations afin de lancer un coup d’État et de déstabiliser le pays. Les services de sécurité géorgiens ont affirmé avoir confisqué des armes et des explosifs que les manifestants prévoyaient d’utiliser pour mener des missions de sabotage le jour des élections, et que ces armes avaient été fournies par un représentant géorgien d’une unité militaire ukrainienne non spécifiée. L’ISW continuera à suivre les manifestations en cours à mesure que la situation évolue. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 octobre, traduction Deepl
Lundi 6/10, 18h05
Longue portée.
Le président russe Vladimir Poutine continue de tenter de dissuader les États-Unis d’envoyer des missiles Tomahawk en Ukraine en liant l’amélioration des relations bilatérales entre les États-Unis et la Russie à des concessions de la part des États-Unis sur la guerre en Ukraine.
Dans une interview publiée le 5 octobre, M. Poutine a déclaré que la fourniture de missiles Tomahawk par les États-Unis « conduirait à la destruction » de la « tendance positive émergente » dans les relations entre les États-Unis et la Russie, liant ainsi la perspective d’une amélioration des relations entre les deux pays à des limites dans le soutien américain à l’Ukraine.
Poutine continue de brandir la perspective d’incitations sans rapport avec la guerre en Ukraine afin d’obtenir des concessions de la part des États-Unis sur la guerre en Ukraine. L’ISW continue d’estimer que Poutine tente de faciliter le rapprochement entre les États-Unis et la Russie, notamment en faisant pression sur l’administration Trump pour qu’elle engage des négociations sur le contrôle des armements, afin d’obtenir satisfaction pour les exigences de la Russie en Ukraine. […]
[…] Le Kremlin tente d’empêcher les États-Unis de fournir des missiles Tomahawk à l’Ukraine afin de préserver le sanctuaire dont bénéficie la Russie à l’arrière.
Les forces ukrainiennes sont capables de mener des frappes de drones à longue portée contre une partie importante de l’arrière russe, mais la charge utile de ces drones est limitée et ne permet pas de détruire des cibles spécialisées. La capacité de l’Ukraine à lancer des frappes de missiles profondément à l’arrière de la Russie avec des charges utiles plus importantes lui permettrait d’endommager considérablement, voire de détruire, des actifs militaires clés en Russie, tels que l’usine de drones Shahed à Yelabuga, en République du Tatarstan, ou la base aérienne Engels-2 dans l’oblast de Saratov, d’où la Russie lance des bombardiers stratégiques qui tirent des missiles de croisière air-sol sur l’Ukraine.
La Russie a pu augmenter considérablement sa production de drones Shahed en agrandissant l’usine de Yelabuga, ce qui lui permet de lancer des frappes de drones à longue portée de plus en plus importantes et fréquentes contre l’Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 octobre, traduction Deepl
L'UE va mettre en œuvre son projet de mur anti-drones face aux incursions russes.
Dimanche 5/10, 13h15
Rappels.
Il n’est pas toujours facile pour les autres pays européens de prendre toute la mesure de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Pour nous aider à nous la représenter, par où commenceriez-vous ?
C’est une vie très différente de la vôtre, difficile à décrire avec des mots, mais à laquelle tout le monde, ici, est habitué.
Je donnerai quelques exemples concrets : chaque citoyen ukrainien est familier de sons bien particuliers, comme celui d’une sirène d’alerte aérienne ou d’un drone Shahed volant au-dessus de sa tête.
Lorsque je suis dans un aéroport à l’étranger, il me faut toujours un petit temps pour prendre conscience que le sifflement aigu que j’entends est celui d’un avion — et pas d’un missile.
La vie est une question de survie : nos combattants sont dans les tranchées, tandis que les civils, eux, se préoccupent de subvenir à leurs besoins fondamentaux comme la nourriture et l’accès à l’électricité, ou de dormir dans les stations de métro pour éviter les frappes de drones. Notre horizon temporel ne dépasse pas l’échelle d’une semaine.
Avant la guerre, les gens pensaient à leur carrière, ils faisaient des prêts immobiliers, planifiaient d’avoir une famille ; aujourd’hui en Ukraine, il est difficile de penser à toutes ces choses.
Les autres pays d’Europe sont heureux de ne pas avoir nos soucis : nous aussi, nous voudrions vivre ainsi.
[…] Vous mentionnez l’expérience de combat unique des vétérans ukrainiens. Comment cette expérience pourrait-elle être utilisée pour la sécurité globale du continent ?
Il ne fait aucun doute que les vétérans ukrainiens ayant réussi leur réinsertion contribueront à la reconstruction et au redressement du pays tout en assurant la sécurité du continent. Nous sommes la première ligne de défense de l’Europe.
À l’avenir, après ma démobilisation de l’armée, je continuerai par exemple à faire partie de la réserve pour une durée indéterminée ; je serais parmi les premiers à être rappelé pour combattre la Russie si elle nous attaquait à nouveau après notre victoire.
Les militaires, les réservistes et les industries de défense de l’Europe peuvent tous bénéficier de notre expérience. Plus vite nous apprendrons à combattre les Russes au XXIe siècle, plus grande sera la sécurité de tous.
[…] L’un des officiers les plus brillants de l’armée française a écrit dans nos pages que l’une des impasses stratégiques possibles de cette guerre est la suivante : d’un côté, une armée d’hommes aspirant à la liberté et prêts à se battre pour elle ; de l’autre, une armée de personnes soumises à un régime autoritaire qui méprise leur dignité et leur vie. Comment sortir de cette impasse ?
Il existe en effet une différence fondamentale entre la Russie et l’Ukraine : nos combattants s’engagent pour défendre leur pays, et nous accordons une grande importance à leur vie et à leur expertise. Nous tenons à ce qu’ils soient traités équitablement et soutenus, pendant leur service et après.
La Russie a simplement envoyé ses hommes à la mort.
Quant à nous, nous croyons en chaque combattant et le soutenons. […]
Le Grand Continent, Combattre les Russes au XXIe siècle, une conversation avec le ministre ukrainien des vétérans
Dimanche 5/10, 11h00
Écheveau russe : suite.
La Russie a lancé une attaque massive contre l’Ukraine pendant la nuit, utilisant des centaines de drones et de missiles pour cibler les infrastructures énergétiques. Lviv a subi de lourdes frappes, endommageant des maisons et provoquant un incendie dans la zone industrielle de Sparrow. Plus de 73 000 personnes ont été privées d’électricité à Zaporijia, où au moins une personne a été tuée.
Adepte des coups de théâtre, Andrej Babis est arrivé à son siège de campagne à Prague en faisant jouer le tube italien Sarà perché ti amo sur une enceinte Bluetooth. Grand sourire aux lèvres, le milliardaire tchèque de 71 ans et candidat « trumpiste » autoproclamé aux élections législatives organisées vendredi 3 et samedi 4 octobre dans ce pays d’Europe centrale a fêté « une victoire historique » avec près de 35 % des voix, selon des résultats quasi définitifs. « C’estl’apogée de ma carrière politique », a-t-il ajouté après avoir obtenu un score bien supérieur à toutes les prévisions des instituts de sondage.
Même s’il doit encore réussir à former une coalition, M. Babis est en position très favorable pour revenir au pouvoir après avoir déjà gouverné la République tchèque entre 2017 et 2021. ANO, son parti populiste et attrape-tout qui a rallié depuis 2024 le groupe des Patriotes de Marine Le Pen et de Viktor Orban au Parlement européen, devrait obtenir 80 sièges sur 200 à la Chambre des députés, loin devant la coalition du premier ministre sortant, Petr Fiala.
[…] Même s’il n’est pas prorusse comme le premier ministre hongrois Viktor Orban, son retour au pouvoir va marquer la fin de l’engagement farouche derrière l’Ukraine pratiqué depuis 2022 par le gouvernement sortant. Samedi soir, M. Babis a de nouveau reproché à M. Fiala « de n’avoir parlé que de la guerre en Ukraine depuis quatre ans ».
[…] Pour former une coalition, M. Babis a expliqué dès samedi qu’il comptait en priorité se tourner vers le parti des Motoristes, une formation ultraconservatrice fondée en 2022 pour s’attaquer au pacte vert européen et défendre l’usage du charbon et des véhicules à moteur conventionnel. Comme ANO, cette formation qui a obtenu près de 7 % des voix est fortement eurosceptique, mais affirme vouloir que la Tchéquie reste dans l’UE et dans l’OTAN. Elle siège aussi au sein du groupe des Patriotes au Parlement européen.
M. Babis a aussi annoncé vouloir discuter avec le parti d’extrême droite Liberté et démocratie directe (SPD), qui a obtenu son plus mauvais score en dix ans avec moins de 8 % des voix, mais pourra compter sur quinze sièges au Parlement. Même si M. Babis exclut fermement d’organiser un référendum sur la sortie de l’UE et de l’OTAN comme le réclame cette formation ouvertement prorusse, il a besoin de son appui pour former une majorité de plus de 100 sièges à la Chambre des députés. […]
Le Monde, En République tchèque, Andrej Babis et son parti ANO arrivent en tête des élections législatives
Zapo (suite). Comment ça se passe : réviser la norme.
Le 23 septembre, la centrale nucléaire de Zaporijia, en Ukraine, a été confrontée à une panne totale d’alimentation électrique externe, pour la dixième fois depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. Cet événement a contraint la plus grande centrale nucléaire d’Europe à s’appuyer sur ses propres générateurs diesel, dernier rempart contre une panne d’électricité et une éventuelle fusion du combustible, pouvant conduire à un accident de réacteur. Loin d’être perçue comme un signal d’alarme mondial longtemps retardé, cette panne d’électricité a été traitée comme un simple incident, autrefois pratiquement inimaginable.
Au fil du temps, la situation dangereuse à Zaporijia est devenue la nouvelle norme. […]
[…] La communauté internationale s’est habituée à la piraterie nucléaire : la saisie ou l’exploitation – ou les deux – d’une installation nucléaire civile par un État à des fins stratégiques et militaires.
[…] L’occupation militaire de Zaporijjia n’est pas l’événement le plus choquant de la crise. C’est l’incapacité de la communauté internationale à résoudre la crise de Zaporijjia qui a envoyé un message clair, mais effrayant, au monde entier : les actes de piraterie contre les installations nucléaires n’entraînent aucune conséquence significative, ce qui encourage le recours aux frappes militaires pour contrer la prolifération ailleurs.
[…] Ce qui […] rend la situation actuelle si profondément dangereuse, c’est la normalisation de cette pratique par les États mêmes qui agissent en tant que gardiens du régime de non-prolifération en vertu du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). La sombre logique a été amplifiée : en l’absence de sanction pour la prise d’otage d’une centrale, le seuil pour une attaque à distance a également été abaissé.
[…] La loi doit être explicite et impitoyable. La communauté internationale doit s’efforcer de codifier l’interdiction des attaques et de la saisie militaire d’installations nucléaires civiles conformes au régime de garanties de l’AIEA. Ces actions doivent être considérées comme une violation flagrante du droit international, au même titre que l’utilisation d’armes chimiques ou biologiques. Cependant, pour que cette disposition soit efficace, le Conseil de sécurité de l’ONU doit pouvoir agir. C’est pourquoi des propositions comme le récent appel de la Finlande à l’Assemblée générale des Nations Unies visant à limiter le veto sont importantes. Le principe doit être celui de la tolérance zéro, avec des sanctions automatiques, sévères et multilatérales – incluant l’isolement financier, technologique et diplomatique – déclenchées par toute action de ce type contre des installations nucléaires.
[…] Un monde dans lequel les installations nucléaires sont considérées comme des cibles légitimes sur l’échiquier des conflits est intenable. Reconstruire la norme de non-attaque exigera plus qu’une condamnation ponctuelle ou la mise en place de nouveaux mécanismes non contraignants. Il faudra du courage, de la créativité et un engagement international indéfectible pour garantir que les portes de cette nouvelle ère dangereuse de piraterie nucléaire soient définitivement fermées, avant qu’une catastrophe nucléaire évitable ne se produise.
Bulletin of the Atomic Scientists, De Zaporijia à Natanz, la piraterie nucléaire est tout aussi dangereuse et illégale, traduction automatique
Samedi 4/10, 14h10
Zapo.
La centrale nucléaire de Zaporijia (ZNPP) reste déconnectée du réseau électrique ukrainien et sans alimentation externe pour le 10e jour consécutif, créant une situation de plus en plus « risquée », ont déclaré des experts au Kyiv Independent.
Le président russe Vladimir Poutine a fait référence à la crise à la centrale nucléaire de ZNPP, qui est sous contrôle russe, dans son discours du 2 octobre au Club de discussion international de Valdai, accusant à nouveau l’Ukraine d’être responsable de la panne, malgré les preuves du contraire, et menaçant de frappes de représailles sur les centrales nucléaires ukrainiennes.
Au-delà de l’escalade rhétorique, les experts indiquent que le danger à la centrale, la plus grande centrale nucléaire d’Europe, est réel.
L’exploitant nucléaire ukrainien, Energoatom, a averti que les générateurs diesel alimentant la centrale sont conçus uniquement pour une utilisation d’urgence à court terme et ne sont pas destinés à assurer les besoins opérationnels de la centrale sur une période prolongée. L’arrêt de ces générateurs pourrait entraîner une perte de contrôle des systèmes de sûreté nucléaire de l’installation. […]
The Kyiv Independent, « Une situation risquée » : l’état critique de la centrale nucléaire de Zaporijia, expliqué, traduction automatique
Vendredi 3/10, 13h30
Indonésie.
L’agence nucléaire indonésienne est encore en train de déterminer la taille de la zone affectée par une contamination radioactive liée à une usine de ferraille, avec dix points dans une zone industrielle près de Jakarta présentant des niveaux d’exposition élevés, ont indiqué jeudi des responsables.
La contamination a été détectée pour la première fois dans un lot de crevettes expédiées aux États-Unis en août par une entreprise locale également basée dans la zone industrielle moderne de Cikande, après quoi l’Indonésie a commencé à y effectuer des analyses approfondies.
[…] Une usine de ferraille appartenant à des investisseurs étrangers est considérée comme l’épicentre de la contamination, montrent des documents obtenus par Reuters, confirmés par un autre responsable.
[…] Le même contaminant a également été trouvé dans une cargaison de clous de girofle la semaine dernière, a déclaré la Food and Drug Administration américaine.
Selon le site web de la FDA, le césium 137 est présent dans l’environnement principalement à la suite d’essais nucléaires ou d’accidents comme ceux de Tchernobyl et de Fukushima. L’Indonésie ne possède ni armes ni centrales nucléaires.
[…] Les autorités ont examiné plus de 1 500 personnes et travailleurs locaux et ont découvert que neuf d’entre eux avaient été exposés, a déclaré le porte-parole Hasibuan, ajoutant que ceux-ci avaient subi un traitement médical spécial. […]
Reuters, L’Indonésie s’efforce de déterminer l’étendue de la contamination radioactive dans une zone industrielle, traduction automatique
Vendredi 3/10, 13h20
Groenland.
[…] Invité à Copenhague pour le sommet de la Communauté politique européenne, le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a rencontré, jeudi 2 octobre, la présidente de la Commission européenne. Sur X, Ursula von der Leyen a assuré que l’Union européenne voulait « renforcer sa coopération » avec le territoire autonome danois. Au même moment, à Nuuk, les députés de l’Inatsisartut, le Parlement groenlandais, débattaient des liens de l’île de 56 000 habitants avec l’Union européenne (UE).
Le sujet a été inscrit à l’ordre du jour par Justus Hansen, du parti Demokraatit (centre droit), dirigé par le premier ministre, la plus pro-européenne des formations groenlandaises. Dans sa motion, le député proposait la création d’une commission d’enquête, chargée d’évaluer les avantages et inconvénients d’une adhésion à l’UE. Au terme d’un long débat, où il a beaucoup été question de la sécurité de l’archipel, mais aussi de la montée de l’extrême droite en Europe, qui inquiète les Groenlandais, les députés ont décidé de poursuivre la discussion en commission. […]
Le Monde, Le Groenland se rapproche de l’Union européenne face aux convoitises de Donald Trump
Espagne : on se souvient (peut-être) de la panne géante d’avril.
Des premières réponses pour la panne d’électricité géante qui a affecté l’Espagne et le Portugal le 28 avril. Elle est la «première» liée à un phénomène de surtensions en Europe, et probablement dans le monde, selon le rapport d’étape «factuel» du panel de 45 experts européens mandatés pour mener les investigations techniques. «Il s’agit de la panne d’électricité la plus grave qu’ait connue l’Europe au cours de ces vingt dernières années et le plus important est qu’il s’agit de la première du genre», c’est-à-dire liée à un phénomène de «surtensions en cascade», a déclaré Damian Cortinas, président du conseil de l’ENTSO-E, le réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d’électricité, lors de la présentation à la presse de ce rapport.
[…] Ce rapport «factuel», décrivant l’enchaînement chronologique qui a mené à la panne générale, ne donne pas encore les causes primaires des premiers incidents. À la suite de ce rapport, le groupe d’experts dévoilera au 1er trimestre 2026 son rapport final qui contiendra ces «causes premières» et fournira des recommandations.
[…] Selon le rapport, la demi-heure précédant la panne a été marquée par deux épisodes de «fluctuations de puissance, de tension et de fréquence» qui ont affecté principalement les systèmes électriques espagnol et portugais. Un phénomène de surtension a déclenché une cascade de pertes de production suivie par des déconnexions en série de centres de production électrique – centrales thermiques et centrales renouvelables – dont les causes exactes ne sont pas encore connues. […]
Le Figaro, Méga-panne d’électricité en Espagne : «la première» liée à la surtension en Europe voire dans le monde, selon un rapport européen
Commentaire : "C’est tellement difficile d’avouer que c’est le choix de passer au maximum en éolien et solaire qui a fait sauter le système ! Et oui pas vraiment pilotables ces merveilles pas rentables et en plus l’Espagne est en bout de chaîne en Europe donc plus compliqué pour délester ou importer du reste de l’Europe . Mais chut, il ne faut rien dire ou tout notre bla-bla Green Deal et autres sornettes tombent à l’eau ."
Vendredi 3/10, 10h00
Bim, bam, boum (on verra).
Le Wall Street Journal ( WSJ ) a rapporté que le président américain Donald Trump avait approuvé le partage de renseignements avec l’Ukraine pour des frappes à longue portée contre des cibles militaires légitimes en Russie.
Le WSJ a rapporté le 1er octobre, citant des responsables américains anonymes, que Trump avait récemment autorisé les agences de renseignement américaines et le Pentagone à partager des renseignements avec l’Ukraine pour des frappes à longue portée contre des infrastructures énergétiques en Russie, et que les États-Unis demandaient à leurs alliés de l’OTAN de fournir un soutien similaire en matière de renseignement. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 octobre, traduction automatique
Vendredi 3/10, 9h55
Putler a dit.
Le président russe Vladimir Poutine a continué de menacer l’Europe dans le cadre d’une campagne d’information sur plusieurs fronts visant à dissuader l’Occident de réagir aux actions hostiles de la Russie.
Le 2 octobre, Poutine a affirmé que la Russie surveillait de près la « militarisation » de l’Europe et a explicitement déclaré qu’elle écoutait attentivement l’Allemagne lorsqu’elle affirmait que son armée devrait être la plus puissante d’Europe. Il a affirmé que « personne ne doute » que la réponse russe à la « militarisation » de l’Europe ne tardera pas à se faire entendre et que la Russie évalue si les efforts européens ne sont que des « paroles en l’air » ou si elle doit prendre des « contre-mesures » très convaincantes. Poutine a absurdement affirmé que la Russie n’avait « jamais engagé de confrontation militaire », mais a suggéré que rivaliser militairement avec la Russie « finirait mal pour le provocateur ». Poutine a simultanément minimisé la menace que représente la Russie pour l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), affirmant que les avertissements européens concernant une agression russe sont « absurdes » et visent à « attiser l’hystérie » en Europe. Poutine a appelé les États européens à se calmer face à la Russie et à se concentrer sur leurs questions intérieures.
[…] Poutine a tenté de dissuader les États-Unis de vendre des missiles Tomahawk à l’Ukraine en minimisant leur efficacité et en menaçant indirectement les États-Unis.
Il a mis en garde les États-Unis contre la vente de missiles Tomahawk à l’Ukraine, les qualifiant de « puissants » et de « menaçants ». Poutine a souligné que l’Ukraine ne pouvait pas utiliser de missiles Tomahawk sans la « participation directe de militaires américains » et que leur utilisation marquerait une « nouvelle étape d’escalade ». Poutine a également minimisé l’importance des missiles Tomahawk, les jugeant « pas entièrement modernes » et a souligné que leur fourniture à l’Ukraine « ne modifiera pas l’équilibre des forces sur le champ de bataille ». […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 octobre, traduction automatique
Jeudi 2/10, 21h05
Avant Trump, Putler était un peigne-cul revanchard, moulé dans le pire du 20e siècle : le truc dont personne ne veut plus (mis à part les autres autocrates — mais pas chez eux, naturellement).
Après Trump, il apparaît comme le type qui a anticipé que l’humanité ne relèvera pas les défis du 21e autrement qu’à travers des régimes bien serrés et de nouveaux rapports de force et que lui n’aura pas les moyens d’y tenir une place : en février 22, il renverse la table tant qu’il le peut.
Le président russe Vladimir Poutine a menacé de frapper les centrales nucléaires ukrainiennes au Club de discussion international Valdaï, dans la ville de Sotchi, le 2 octobre.
Poutine a présenté cette décision potentielle comme une « réponse miroir », affirmant que l’Ukraine menait des attaques près de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia , qui est sous occupation russe depuis mars 2022. Il n’a fourni aucune preuve pour étayer ses affirmations.
« (Les habitants des territoires sous contrôle ukrainien) doivent comprendre que s’ils continuent à jouer avec cette situation dangereuse, ils ont toujours des centrales nucléaires en activité à leurs côtés. Alors, qu’est-ce qui nous empêche de réagir de la même manière ? Ils devraient y réfléchir », a déclaré Poutine.
Ses commentaires interviennent alors que la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande centrale nucléaire d’Europe, a été déconnectée du réseau électrique ukrainien pendant une période record de plus d’une semaine, après de multiples pannes d’électricité depuis le début de la guerre à grande échelle. […]
The Kyiv Independent, « Qu’est-ce qui nous arrête ? » — Poutine menace d’attaquer les centrales nucléaires ukrainiennes, traduction automatique
Jeudi 2/10, 18h50
Danemark.
Mette Frederiksen, Première ministre du Danemark, n’a pas mâché ses mots: l’Europe doit se préparer à une intensification des attaques hybrides menées par la Russie. Dans un entretien au Financial Times, elle a averti que ces offensives «ne font probablement que commencer» et qu’elles visent avant tout à «diviser» les Européens.
Selon elle, l’OTAN ne peut plus se contenter d’une posture réactive. Violations de l’espace aérien, cyberattaques, drones mystérieux au-dessus de sites militaires ou encore sabotages d’infrastructures: autant d’incidents que Mette Frederiksen décrit comme les pièces d’un puzzle stratégique, dont l’objectif est clair: «Nous menacer, nous déstabiliser et nous opposer les uns aux autres».
[…] Pour Mette Frederiksen, la menace dépasse largement le seul problème des drones. Elle inclut aussi les sabotages d’infrastructures recensés depuis un an –incendies criminels, coupures de câbles sous-marins, cyberattaques visant l’Allemagne, la Pologne, les pays baltes ou le Royaume-Uni. Elle martèle que répondre à cette offensive ne consiste pas seulement à acheter de nouvelles technologies: «Ce ne sera pas uniquement avec des capacités renforcées que cela s’arrêtera. Ce type de guerre joue justement sur notre vulnérabilité aux divisions.»
[…] Son avertissement sonne donc comme une double alerte: le danger immédiat que représenteraient les manœuvres hybrides de Moscou, mais aussi la fragilité persistante d’une Europe qui doit, selon elle, comprendre que l’enjeu dépasse chaque incident isolé. «Nous devons être très clairs: tout cela n’est que le début.»
Slate, «Ce n’est que le début»: la Première ministre danoise alerte sur la guerre hybride russe
Jeudi 2/10, 18h10
Comment ça se passe : avance tes pions.
Tilly Norwood, une « actrice » générée par l'IA, sourit sur une image générée par l'IA obtenue par Reuters le 1er octobre 2025. Particle6/Handout via REUTERS
Les débuts récents d’une « actrice » générée par l’IA, baptisée Tilly Norwood, et les déclarations de son producteur concernant l’intérêt des dirigeants des studios, ont déclenché mardi une vive réaction du syndicat des acteurs SAG-AFTRA, condamnant le remplacement des interprètes humains par des « synthétiques ».
Le buzz hollywoodien autour de Tilly Norwood, lancé samedi lors d’une conférence de l’industrie cinématographique à Zurich, et la réaction cinglante du syndicat à ce sujet reflètent l’appréhension que ressentent de nombreux membres de la communauté créative à l’égard de l’intersection entre l’intelligence artificielle et le show business. […]
Reuters, Le syndicat des artistes d’Hollywood condamne l’actrice Tilly Norwood, créée par l’IA, traduction automatique
Livres, journaux, manuscrits, cartes, photographies, enregistrements sonores, vidéos… Gallica, la bibliothèque en ligne de la Bibliothèque nationale de France (BFN), est une mine d’or pour les internautes. Mais aussi pour les entreprises d’intelligence artificielle, qui se repaissent de ses 10 millions de documents librement accessibles.
[…] Wikipedia en fait aussi les frais. En avril, la fondation Wikimedia affirmait que les besoins en bande passante pour accéder aux images avaient augmenté de 50 % depuis janvier 2024. « Une importante partie de notre temps et de nos ressources est consacrée à la gestion du trafic non humain, regrette l’organisation. Notre contenu est gratuit, pas notre infrastructure. » Même problème pour le site de tutoriels de réparation iFixit. Son responsable, Kyle Wiens, a pesté, sur le réseau social X, contre les bots d’Anthropic : « Avez-vous vraiment besoin de solliciter nos serveurs un million de fois en 24 heures ? Non seulement vous prenez nos contenus sans payer, mais en plus vous monopolisez nos ressources. »
[…] Pour la BNF, pas question de tout bloquer, contrairement à son homologue néerlandaise, qui a fait ce choix début 2024. « Il faut que ces IA génératives soient alimentées de contenu francophone de qualité, surtout quand on sait que 42 % des 18-25 ans utilisent tous les jours ces outils », estime Isabelle Nyffenegger, citant une étude de l’agence Heaven publiée en juin.
Mais l’institution est tiraillée, explique son directeur général, Philippe Lonné : « Il y a un resserrement des moyens que l’Etat nous donne, les coûts de maintenance d’une infrastructure technologique assez massive, et des acteurs de l’IA qui ne sont pas totalement transparents sur leurs usages, qui font du chiffre d’affaires à partir de nos données… Dans la chaîne de valeur, la puissance publique se fait un peu avoir. » […]
Le Monde, Des « bots » des entreprises tech aspirent le Web, et le ralentissent, pour nourrir leurs IA… mais la riposte s’organise
Jeudi 2/10, 18h00
Tcherno.
L’alimentation électrique de toutes les installations de la centrale nucléaire de Tchernobyl a été entièrement rétablie après la panne causée par une frappe russe sur les infrastructures de Slavoutych. Selon la vice-ministre de l’Énergie, Svitlana Hrynchuk, les niveaux de radiation restent dans les limites de sécurité et ne présente aucun danger pour la population.
Les Russes publient une vidéo de frappes de drones sur une sous-station électrique à Slavutych, qui ont laissé la ville et la centrale nucléaire de Tchernobyl sans électricité.
Sting, un drone intercepteur ukrainien construit par Wild Hornets pour une unité de défense aérienne entièrement féminine dirigée par une femme. Conçu pour détecter et neutraliser les drones hostiles.
Une tourelle alimentée par l'IA pour mitrailleuses appelée Bullfrog, développée pour abattre des drones et construite par la société de Steve Simoni, Allen Control Systems (ACS), est préparée pour des tests à l'extérieur d'Austin, Texas, États-Unis, le 18 août 2025. REUTERS/David Jeans
[…] Il y a un peu plus d’un an, cet homme de 39 ans était un exemple typique de réussite de la Silicon Valley, ayant vendu une société de paiement à DoorDash pour 125 millions de dollars en 2022.
Mais il est désormais le cofondateur d’un autre type de startup, Allen Control Systems, qui fabrique un produit très éloigné des codes QR de menu : une mitrailleuse autonome alimentée par l’IA appelée « Bullfrog » conçue pour abattre des drones dans le ciel.
« L’avenir, c’est Skynet, en gros », a déclaré Simoni, faisant référence au système d’IA fictif des films « Terminator » qui devient conscient et s’en prend à l’humanité. « Je veux fournir ces produits au gouvernement pour qu’il puisse les utiliser. »
Il y a quelques années à peine, l’idée que ce passionné de « Star Wars » et ancien champion national de « Le Trône de Fer » devienne un entrepreneur de la défense audacieux aurait pu paraître absurde. Mais Simoni est en bonne voie, fort de 40 millions de dollars de financement – récemment levés lors d’un tour de table mené par Craft Ventures, la société cofondée par David Sacks, le spécialiste de l’intelligence artificielle du président Donald Trump – et de contrats de prototypes avec l’armée américaine et les forces d’opérations spéciales.
[…] « Je déteste la guerre, mais la guerre aura toujours lieu de toute façon », a-t-il dit. « Donc, c’est comme si quelqu’un allait fabriquer ce produit à un moment donné. »
[…] Outre les mitrailleuses, Allen Control Systems a commencé à tester un prototype d’éblouisseur laser, capable d’endommager les capteurs et les flux vidéo des drones. Simoni a indiqué que l’entreprise travaillait également sur une version aérienne du Bullfrog, baptisée « Scourge ». […]
Reuters, Comment un « seigneur de guerre » de la Silicon Valley a attiré l’attention du Pentagone, traduction automatique
Mercredi 1/10, 23h45
Pétrole russe.
La Russie se prépare à importer de l’essence de Chine et d’autres pays asiatiques pour compenser une pénurie croissante de carburant national, suite à la fermeture de près de 40 % de sa capacité de raffinage de pétrole, a rapporté le 1er octobre le journal pro-gouvernemental Kommersant .
Cette décision intervient alors qu’une série de frappes de drones et de missiles ukrainiens ont gravement perturbé le fonctionnement des raffineries russes, un élément clé de l’économie de guerre du Kremlin. Certaines installations ont été contraintes d’interrompre leur production pour une durée indéterminée.
Selon le média, la Russie envisage d’importer du carburant de Chine, de Corée du Sud et de Singapour pour stabiliser son marché intérieur.
Afin de faciliter les importations, le gouvernement russe envisagerait de lever les droits d’importation sur le carburant entrant par certains points de contrôle en Extrême-Orient. L’État subventionnera également les importateurs en comblant l’écart entre les prix du marché mondial et les prix intérieurs plus bas du carburant, grâce à des fonds du budget fédéral. […]
The Kyiv Independent, La Russie va importer de l’essence d’Asie alors que près de 40 % de ses capacités de raffinage sont fermées, selon les médias [russes], traduction automatique
« Je vous souhaite la bienvenue au nouveau département de la Guerre — l’ère du département de la Défense est révolue ». […]
Le Grand Continent, Les États-Unis doivent se préparer à la guerre : le discours intégral de Pete Hegseth aux généraux américains
Son discours a l’air de dire à peu près ce que l’on craint de voir se pointer. On imagine chacun de ces officiers envisager de se déterminer devant des ordres — hier encore — inconcevables.
Hier matin, le président américain Donald Trump et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth ont eu un comportement répréhensible. Leurs discours devant plusieurs centaines de commandants militaires et leurs sous-officiers supérieurs équivalaient à de l’incitation – une tentative véritablement dangereuse de suborner le serment des militaires et de les conditionner à recourir à la violence contre leurs compatriotes américains.
Leurs propos ne devraient laisser aucun doute quant à l’intention des dirigeants civils d’utiliser la menace et la violence pour porter atteinte aux droits constitutionnels des Américains. Les Américains, comme moi, peuvent trouver un certain réconfort dans le professionnalisme discret dont font preuve nos militaires dans ce tourbillon honteux et dangereux. […]
Foreign Policy, Le discours de Trump aux généraux était une incitation à la violence contre les Américains, traduction automatique
Reuters — Des membres de l'armée écoutent le président Trump à la base du Corps des Marines de Quantico. REUTERS/Kevin Lamarque
Mercredi 1/10, 21h35
Tcherno.
La centrale nucléaire de Tchernobyl a été coupée du réseau électrique après une frappe russe contre les infrastructures énergétiques de Slavoutych, dans la région de Kiev. Le nouveau confinement de sécurité, qui scelle le quatrième réacteur détruit, a été privé d’électricité en raison de surtensions. Les équipes d’urgence s’efforcent de rétablir l’alimentation électrique.
Les responsables européens continuent de signaler la présence de drones non identifiés opérant à proximité d’installations militaires et économiques européennes, alors que l’Ukraine s’efforce de former ses alliés européens aux tactiques anti-drones.
La chaîne publique norvégienne NRK et la chaîne norvégienne VG ont rapporté le 29 septembre que des employés de la plateforme pétrolière de forage, de production et d’hébergement de Sleipner avaient signalé l’observation d’un drone non spécifié près de la plateforme, en mer du Nord, au large de la côte ouest de la Norvège. Un responsable de la police norvégienne, Roger Litlatun, a déclaré que les autorités norvégiennes enquêtaient sur l’incident. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 septembre, traduction automatique
Mercredi 1/10, 13h15
En guerre à l’heure des études.
[…] Pour Ivanna Tsimerman, la décision de s’engager est tombée le matin du 24 février 2022. À 20 ans, elle est entrée dans un bureau de recrutement. « Je m’étais déjà préparée mentalement, mais lorsque les explosions ont commencé à 4 heures du matin, il n’y avait plus aucun doute », se souvient-elle.
Au début, elle était affectée à des tâches administratives.
« Ma plus grande crainte à l’époque était de ne pas avoir le temps de me battre avant la fin de la guerre », dit-elle.
Cette année-là, elle terminait également sa quatrième année à l’Université d’État de Jytomyr. Elle a envisagé d’abandonner, mais son doyen l’a poussée à poursuivre. Elle a suivi un programme individuel d’études à distance et a obtenu son diplôme tout en servant.
Blessée en 2023 et placée dans la réserve, elle travaille désormais avec la communauté militaire « Company Group » à Kiev.
« C’est difficile de prendre du recul après trois ans de combat. L’armée vous offre une communauté, des gens qui pensent comme vous. C’est très difficile de trouver ça ailleurs », dit-elle.
Après son expérience au front, elle peine à croire à une paix rapide. « Bien sûr, je veux que ça cesse, mais ce ne sera pas un moment heureux. Trop de morts sont morts pour que ce soit une célébration », dit Tsimerman.
The Kyiv Independent, Nous avons demandé à 5 jeunes Ukrainiens pourquoi ils ont choisi d’aller en guerre contre la Russie, traduction automatique
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré mardi aux plus hauts gradés de l'armée américaine qu'il ne voulait plus voir de « généraux et d'amiraux obèses » ni de soldats en surpoids. Il a également fustigé la culture « woke ».
Devant près de 800 généraux et amiraux convoqués pour l’occasion, le président américain et son secrétaire à la défense ont exposé leur vision d’une armée débarrassée de ses supposées composantes « woke ». Sa principale mission serait désormais de combattre les ennemis de l’intérieur, à commencer par les villes démocrates.
La réunion, en soi, était hors norme. Les plus hauts gradés de l’armée américaine – près de 800 amiraux et généraux – ont été convoqués à Quantico (Virginie), mardi 30 septembre, au mépris des précautions de sécurité classiques, afin d’entendre la confirmation d’un double virage. Le premier, annoncé par le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, est de nature culturelle, anti- « woke ». Le second, esquissé par Donald Trump lui-même, est une réorientation de l’armée sur le front intérieur, dans une guerre sans ennemis clairs, déclarée par le président à des fins politiques.
[…] Donald Trump a une nouvelle fois mis en cause les villes « gérées par les démocrates de la gauche radicale », selon lui, telles San Franscisco, Chicago, New York ou Los Angeles. Il a promis de « les remettre en ordre une par une », à l’instar du déploiement de la garde nationale à Washington. « C’est aussi une guerre. C’est une guerre de l’intérieur », a-t-il résumé, en suggérant d’« utiliser certaines de ces villes dangereuses comme terrain d’entraînement pour nos militaires ».
[…] Plus tôt, le patron du « département de la guerre » – selon la nouvelle appellation décrétée par la Maison Blanche – avait choisi un autre style. Pete Hegseth a parcouru la scène en long et en large, lançant des formules à l’emporte-pièce. Rien sur les nouveaux défis géopolitiques auxquels les Etats-Unis sont confrontés. Rien sur la place de l’intelligence artificielle dans les armées, les robots de combat, la militarisation de l’espace. Tout, par contre, sur ce qui est devenu central : la guerre culturelle, le retour supposé de « l’esprit guerrier » grâce à la fin de « règles d’engagement stupides ».
[…] « Nous donnons carte blanche à nos combattants pour intimider, démoraliser, traquer et tuer les ennemis de notre pays. Fini les règles d’engagement politiquement correctes et autoritaires, place au bon sens, à une létalité maximale et à l’autorité des combattants », a expliqué le secrétaire à la défense. […]
[Etc.]
Le Monde, Donald Trump et Pete Hegseth livrent les nouvelles orientations de l’armée américaine : « guerre de l’intérieur », fin des barbes et tests physiques renforcés
Mercredi 1/10, 9h30
Zapo.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré mardi que la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par les forces russes, était désormais déconnectée du réseau électrique ukrainien depuis sept jours consécutifs, jugeant la situation « critique » et potentiellement dangereuse.
[…] « La plus grande centrale nucléaire d’Europe est privée d’électricité externe depuis plus d’une semaine, ce qui constitue de loin l’épisode le plus long de ce type en plus de trois ans et demi de guerre. Je suis en contact permanent avec les deux parties pour permettre une reconnexion rapide de la centrale au réseau électrique », a déclaré [le directeur de l’AIEA] M. Grossi.
« Bien que la centrale continue de fonctionner grâce à ses générateurs diesel de secours et qu’il n’y ait pas de danger immédiat tant qu’ils fonctionnent, cette situation n’est clairement pas tenable du point de vue de la sûreté nucléaire. Aucune des deux parties n’a intérêt à ce qu’un accident nucléaire se produise », a-t-il ajouté.