2025 : mini-journal de guerre – novembre

Avec Olga, Pacha, irina, Tola, Valera…

Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là.
Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.

Mini journal de guerre : Tchernobserv


Dimanche 30/11, 20h30

Zapo.

À la centrale nucléaire de Zaporijia (ZNPP), le personnel de l’AIEA présent sur place a signalé entendre quotidiennement des activités militaires, souvent à proximité immédiate de la centrale. Certains jours, l’équipe a rapporté avoir entendu des explosions et des coups de feu une vingtaine de fois, voire beaucoup plus.

AIEA, Mise à jour 330, traduction automatique

Dimanche 30/11, 20h30

Tcherno.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déployé cette semaine du personnel supplémentaire à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, afin de mener une évaluation complète de la sécurité de la nouvelle enceinte de confinement sûre (NSC) endommagée à la suite d’une frappe de drone en février dernier, a annoncé aujourd’hui le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi. […]

AIEA, Mise à jour 330, traduction automatique

Dimanche 30/11, 19h10

Pax Russia (bof).

Alors qu’un « plan de paix », de facture russe, est l’objet de négociations entre les Américains, les Ukrainiens et leurs alliés européens, il importe de rappeler que la Russie ne respecte pas ses engagements internationaux, notamment dans le domaine des armements nucléaires et conventionnels. Moscou a sciemment démoli l’architecture diplomatique et sécuritaire de l’après-guerre froide, dans le cadre d’une « grande stratégie » visant à dominer l’Europe. La mémoire de cette forfaiture devrait prévenir toute complaisance à l’égard des revendications russes.

[…] Alors que Moscou met en œuvre une diplomatie coercitive pour imposer à l’Ukraine ses conditions de paix, les dirigeants occidentaux, les Européens en premier lieu, doivent être conscients de la duplicité russe. Au-delà des pertes territoriales qu’il faudrait reconnaître, ce « plan de paix » prévoit pour l’Ukraine un certain nombre de mesures militaires limitatives (effectifs et systèmes d’armes, interdiction d’une présence militaire étrangère et de toute aide extérieure), alors que la Russie n’en respecte aucune. La montée en puissance de son système militaro-industriel, favorisée par l’hypothétique levée des sanctions internationales, lui permettrait à terme d’établir un rapport de forces de trois ou quatre contre un, préalable à une nouvelle poussée vers l’ouest. Au vrai, le Kremlin conduit une « grande stratégie » qui mobilise différents vecteurs de puissance et vise à dominer l’Europe. Si l’Ukraine n’était plus son rempart, elle serait transformée en tremplin vers l’ouest.

Desk Russie, Armements nucléaires et conventionnels : la forfaiture historique de Moscou

Dimanche 30/11, 18h50

Witkoff : la belle affaire.

Pourquoi la politique étrangère américaine et la souveraineté de l'Ukraine dépendent-elles des compétences en matière de négociation d'un promoteur immobilier non confirmé par le Sénat ? (traduction automatique)

Que de bruit autour de demi-révélations et de secrets éventés ! Que d’émois autour du « scandale Witkoff » !

[…] Quelles sont ces prétendues révélations que les opinions publiques occidentales feignent de découvrir ? Quels secrets ces propos livrent-ils ? Et quels mystères ces fuites mettent-elles à jour ?

Le négociateur américain cultive une familiarité avec la Russie, entretient la flagornerie à l’égard du Kremlin, développe des relations d’affaires avec des businessmen proches de lui et affiche sa condescendance pour les Ukrainiens comme pour les Européens. II suggère à son interlocuteur de demander à Vladimir Poutine de flatter l’ego légendaire de l’actuel locataire de la Maison Blanche. Et il accepte la proposition d’Ouchakov quand celui-ci dit vouloir organiser un entretien téléphonique entre les deux présidents avant la visite à Washington de Volodymyr Zelensky, qui allait avoir lieu deux jours plus tard.

La belle affaire ! Ces secrets sont de notoriété publique, et ces fuites, bien inutiles.

[…] L’entourage de Donald Trump ne veut éviter ni les conflits d’intérêts, ni la servilité envers les chefs, ni l’intrigue, ni même de prendre des décisions concernant des États souverains sans consulter leurs autorités légales. Ses représentants officiels, du vice-président J. D. Vance au secrétaire d’État Marco Rubio, ont déjà montré, dans la guerre en Ukraine comme dans le conflit à Gaza, ce qu’était « la paix selon Trump » : un accord précaire, court-termiste et publicitaire.

[…] La discussion entre Witkoff et Ouchakov atteste de l’amateurisme diplomatique du premier et de l’habileté tactique du second, du moins durant ces quelques minutes. La fuite à l’origine de la retranscription souligne que la méthode Trump ne fait pas l’unanimité aux États-Unis et que certains essaient d’entraver la politique que l’administration actuelle met en œuvre.

[…] Mais ce faux scoop doit servir d’alerte aux Européens. Les règles du jeu diplomatique sont bouleversées par le conflit en Ukraine car celui-ci est bloqué : la paix par la victoire militaire de l’une ou de l’autre partie est impossible ; la reconquête par Kiev des territoires illégalement occupés et annexés par Moscou est plus qu’incertaine ; quant aux négociations directes entre belligérants, elles semblent irréalistes. Pour sortir (même provisoirement) du cycle des offensives et contre-offensives et pour donner à l’Ukraine le répit dont elle a besoin, les outils classiques sont momentanément inopérants.

L’administration Trump, dans son style fait de compromissions, de provocations, de revirements, de vulgarité et de coups de pression, essaie de sortir de l’impasse. C’est sur ce point que les révélations Witkoff sont éclairantes : la lutte existentielle de l’Ukraine peut soit se prolonger dans une guerre sans fin, soit être suspendue par une diplomatie non orthodoxe qui choquera moralement les consciences au nom des résultats espérés. Ceux-ci sont bien incertains : ils peuvent être ruinés en un instant par un dédit du Kremlin, par un succès militaire tactique d’un des deux ennemis ou encore par un nouveau scandale en Ukraine.

[…] Plutôt que de s’indigner d’un faux scoop, les Européens devraient le voir comme le symptôme de leur propre conformisme diplomatique. Plutôt que de réagir avec retard comme intercesseurs de l’Ukraine auprès de l’administration Trump, ils devraient innover, dans leur propre intérêt et dans celui de l’Ukraine. Reprendre directement contact avec le Kremlin, proposer un plan de paix qui ne soit pas le simple rappel du droit international, veiller à ce que la reconstruction de l’Ukraine ne se fasse pas à leurs dépens leur permettrait de s’affirmer pour ce qu’ils sont : la première puissance du continent et non pas de simples spectateurs de leur propre sécurité.

[…] Entre fidélité aux principes et loyauté envers l’Ukraine d’un côté et efficacité géopolitique de l’autre, la voie est étroite pour les Européens. C’est pour cette raison que des initiatives créatives, des modes non conventionnels de médiation et la volonté de peser directement sur la Russie sont indispensables. Il en va du statut des Européens sur leur propre continent : y seront-ils des spectateurs réduits à l’incantation sur les principes ou des acteurs prêts à prendre des risques pour définir eux-mêmes les rapports de force ?

The Conversation, Cyrille Bret (géopoliticien, Sciences Po), Négociations sur l’Ukraine : le scandale Witkoff, fausses révélations et vrai symptôme

Dimanche 30/11, 18h30

Trumpy the best, the last.

[…] Vous considérez donc Trump d’un point de vue très psychologique.

Oui, même si je ne suis pas psychiatre, je peux dire qu’il a une personnalité narcissique classique. Les personnalités narcissiques sont fragiles et ont besoin d’être valorisées. Elles n’apprécient pas que vous sapiez leur confiance en eux en leur annonçant de mauvaises nouvelles. 

C’est la raison pour laquelle Trump suit les conseils des personnes de son entourage qui le font paraître sous un bon angle et l’aident à se sentir bien — des personnes qui soutiennent sa vision du monde.

En exploitant ce trait de personnalité, des personnes comme Laura Loomer ont pu rejoindre l’entourage de Trump et faire licencier des gens, simplement parce qu’elles pensaient comme le président.

Comment fonctionne le processus politique aujourd’hui à Washington ? Est-ce le chaos total ?

Tout à fait. Il est intéressant de comparer l’administration Biden et l’administration Trump à cet égard.

Cela fait trente-trois ans que je fais ce métier.

Que cela soit une bonne chose ou non, l’administration Biden était pour moi celle où j’ai vu le plus grand nombre de personnes converger vers la même direction au même moment. 

L’administration Trump est à l’opposé : elle est complètement centrifuge.

Il y a quelques mois, Jamieson Greer, le représentant américain au Commerce, annonçait des mesures tarifaires tandis que Trump modifiait simultanément cette politique lors de sa propre conférence de presse. On ne sait jamais ce qui va se passer. C’est un gros problème pour le gouvernement lorsqu’il essaie de faire quoi que ce soit qui nécessite une coordination interministérielle.

La stratégie industrielle dans le domaine de la construction navale, par exemple, est un exemple intéressant : Trump a signé un accord avec les Finlandais pour construire onze nouveaux brise-glaces, car les États-Unis ont décidé d’un pivot diplomatique et stratégique vers l’hémisphère occidental et le Nord. […] Ainsi, bien que les Finlandais vont construire ces navires dans une logique de friendshoring, en parallèle, Trump souhaite également reconstruire l’industrie navale nationale. Aucune communication n’est cependant établie avec les constructeurs navals américains, car le président a supprimé le Bureau de la construction navale de la Maison-Blanche, pour le transférer ailleurs.

Avec l’administration Trump, pour chaque pas en avant, on fait deux pas en arrière — et il n’y a jamais de coordination.

[…] Dans le désordre qui règne au sein de l’administration, y a-t-il une aile de la coalition Trump qui a réussi à prendre le dessus ?

La partie libertarienne et financiarisée de la coalition Trump, composée de géants de la technologie, sera toujours du côté du président. […] Pour lui, tout est question d’argent, de transactionnalisme, de mercantilisme – là où se trouvent ses intérêts.

Je pense que c’est ce trait ce qui causera sa chute. La manière dont l’administration soutient la cryptomonnaie rappelle les dictateurs africains des années 1970, qui enrichissaient les poches de leur famille grâce à la déréglementation et aux intérêts particuliers. Je pense qu’un tel état de fait va déclencher la prochaine crise financière.

Si j’étais Xi Jinping, je laisserais simplement les États-Unis s’enfoncer de plus en plus dans cette bulle des cryptomonnaies ; quand elle commencerait à éclater, je vendrais des bons du Trésor, en disant au FMI que les États-Unis ne sont plus dignes de confiance, qu’il est temps de rééquilibrer. […]

[…] Vous évoquiez un retour de bâton économique pour l’administration Trump. Pensez-vous donc que l’enthousiasme pour le président retombe et qu’un changement est en cours ?

Je le pense ; les élections de mi-mandat seront décisives si les démocrates reprennent la Chambre. La situation actuelle touchera alors à sa fin.

Les narcissiques comme Trump deviennent toutefois dangereux lorsqu’ils sont sous pression. Même si celui-ci aurait moins de facilité à faire passer ses projets au Congrès, il pourrait se comporter de manière plus extravagante, en particulier sur la scène internationale. Car que font les autocrates lorsqu’ils sont sous pression dans leur pays ? Ils créent des problèmes à l’étranger. […]

Le Grand Continent, Trump est-il en train de perdre le contrôle ? une conversation avec Rana Foroohar [qui chronique les transformations profondes de la politique américaine dans les pages du Financial Times]

Dimanche 30/11, 16h40

Cartoon Movement, Andryi Petrenko, The vodka of a true Russian patriot

Dimanche 30/11, 16h35

Bloc américano-russe (suite).

[…] « Ce n’est pas un plan. C’est une véritable capitulation. Il n’y a rien à discuter », a déclaré Rzhavskyi, un sergent-chef en poste près de Pokrovsk, un centre logistique soumis à une forte pression des forces russes depuis environ 18 mois.

Alors que les responsables ukrainiens se battaient pour modifier le plan en 28 points qui a émergé la semaine dernière, NBC News s’est entretenu avec des soldats de l’armée ukrainienne en difficulté, qui ont exprimé leur frustration face à l’idée que Moscou se verrait imposer ses exigences intransigeantes, mais aussi l’espoir de pouvoir bientôt reprendre une vie normale.

« Je suis contre l’abandon des parties de la région de Donetsk que nous contrôlons encore », a déclaré Rzhavskyi, 44 ans, originaire du cœur industriel de l’est du pays, qu’il combat désormais pour protéger de l’offensive russe.

[…] Rzhavskyi, entrepreneur avant la guerre, a déclaré que quatre années passées en première ligne depuis l’invasion à grande échelle du Kremlin avaient ruiné sa santé. S’il revient la paix, a-t-il dit, il se concentrera sur sa convalescence et sur ses deux fils, âgés de 5 et 14 ans.

Mais il a déclaré qu’il souhaitait entendre une explication claire de la part des dirigeants militaires quant aux raisons pour lesquelles l’armée ukrainienne devrait abandonner les positions qu’elle occupe encore, notamment dans sa ville natale de Donetsk.

« Si la mesure n’est pas accompagnée d’explications, elle ne sera pas appliquée », a-t-il déclaré. « Ce ne sont pas les dirigeants de l’État qui sont sur le terrain. Ce sont nos hommes qui y sont. Ils ont le droit de décider », a-t-il ajouté.

[…] L’Ukraine ne devrait pas être contrainte de conclure un accord de paix qui équivaut à une capitulation, a déclaré Oleksandr.

Père de deux enfants, il tenait un petit bar à cocktails dans le centre de Kiev avant de s’engager volontairement dans l’armée en 2022. Mais il confie ne pas encore songer à un retour à une vie paisible. « Si nous ne les arrêtons pas maintenant, nos enfants devront faire la même chose, et nous ne pouvons pas laisser cela se produire. » […]

NBC News, Les soldats ukrainiens perçoivent le plan de Trump comme une capitulation, même s’ils rêvent de paix, traduction automatique

Dimanche 30/11, 13h25

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

[…] Les négociations en cours mettent en lumière l’importance d’une première équipe constituée de Steve Witkoff, promoteur immobilier et ami intime de Donald Trump, manifestement appuyé par le vice-président JD Vance et le secrétaire à l’armée (de terre) Dan Driscoll, un nouvel arrivant dans cette écurie marquée par sa volonté de privilégier la Russie de Poutine plutôt que la sécurité de l’Europe dont l’Ukraine est désormais un facteur clef.

[…] Marco Rubio est le miroir inversé de l’équipe JD Vance alliée à Steve Witkoff : c’est un professionnel des relations internationales, défenseur du lien historique avec l’Europe. En tant que secrétaire d’Etat (l’équivalent du ministre des Affaires étrangères), il dirige un réseau de diplomates chevronnés qui essaient de travailler de manière méthodique et coordonnée.

[…] Il est probable que ces équipes américaines s’informent – au moins partiellement – de leurs avancées. En effet, leur seul objectif est d’obtenir un accord partagé dont Trump pourra enfin se prévaloir pour prétendre au titre de Président « le plus puissant de l’histoire des Etats-Unis », comme il le répète à l’envi depuis qu’il a compris que le prix Nobel de la paix lui avait échappé.

En conséquence, les travaux respectifs continuent dans une sorte de fébrilité poussée par la compétition entre ces équipes, ainsi que par les déclarations intempestives de leur Président, annonçant une fois encore que tout ce qu’il entreprenait était fantastique… et devait donc aboutir au plus vite. Une fébrilité entretenue mais en décalage avec la réalité que les présidents ukrainien et russe aiment rappeler.

[…] C’est le tyran russe qui a glacé les négociateurs en proclamant, lors d’une visite au Kirghizistan, qu’il acceptera un cessez-le-feu si et seulement si les Ukrainiens se retirent des territoires qu’il a annexé à la fédération de Russie (et qui dépassent le seul Donbass). Il rajoute même, pour compliquer la négociation, qu’il ne reconnaît pas la légitimité du président Zelensky, faute d’élections présidentielles, lui qui a truqué consciencieusement sa dernière réélection en Russie.

[…] La guerre en Ukraine, avec la négociation en cours sous l’égide de Donald Trump, pourrait enfin se terminer. Mais une paix réelle et durable sera conditionnée par les concessions faites à Poutine – à l’origine de cette guerre et qui n’a pour l’instant rien concédé pour y mettre fin – tandis que l’Europe joue en réalité l’avenir de sa propre sécurité.

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Sortir de la guerre en Ukraine, entre fébrilité et réalité

Samedi 29/11, 11h05

Comment ça se passe : famille étendue.

Dans un abri anti-bombes de Kyiv aujourd’hui : un bébé, un raton laveur et un chien. […]

Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique

Samedi 29/11, 11h00

Pétrole russe.

L’équipage du pétrolier VIRAT a signalé une attaque menée par environ cinq drones marins, tandis que le KAIROS aurait heurté une mine. Par ailleurs, deux navires de la flotte de l’ombre russe ont pris feu en mer Noire, au large de la Turquie, mais tous les équipages ont été évacués sains et saufs, selon les médias turcs.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Le consortium Caspian Pipeline a confirmé que des drones navals ont frappé son terminal de Novorossiysk à 4h06 heure de Moscou, interrompant les opérations de l’installation qui transporte du pétrole pour Chevron, Shell et d’autres actionnaires occidentaux, qualifiant cette attaque de troisième contre ce qu’il a décrit comme un site civil.

War TRanslated, Bluesky, traduction automatique

Des attaques de drones navals ont touché samedi très tôt un terminal pétrolier majeur dans le port russe de Novorossiïsk, sur la mer Noire.

[…] Le Caspian Pipeline Consortium, qui exploite cet oléoduc, a affirmé dans un communiqué qu’une « attaque terroriste » de drones navals avait endommagé l’une des trois bouées d’amarrage du terminal permettant le chargement en mer des pétroliers. Selon cette source, ce point d’amarrage a subi « d’importants dégâts » et son exploitation « n’est plus possible ». […]

Le Monde, Live [edit]

Samedi 29/11, 9h30

Korouptssia.

[…] « Je pars au front et je suis prêt à affronter toutes les représailles », écrit Andriy Yermak, selon le New York Post, dans un message que le quotidien qualifie de « passionné ». « Je suis une personne honnête et respectable », ajoute le désormais ex-chef de l’administration présidentielle.

Toujours selon le journal new-yorkais, Andriy Yermak se déclare « dégoûté par les propos ignobles » dont il se dit la cible et « encore plus dégoûté par le manque de soutien de la part de ceux qui connaissent la vérité ». Rappelant avoir été aux côtés du président ukrainien dès le premier jour de l’invasion russe, le 24 février 2022, il assure, rapporte le New York Post, ne pas vouloir « créer de problèmes à Zelensky » et donc vouloir partir « au front ». […]

Le Monde, Live [edit]
Lancement du missile de croisière Flamingo (photo non datée) ( militarnyi.com )

La fondation tchèque Gift for Poutine n’achètera plus de missiles de croisière Flamingo auprès du fabricant d’armes ukrainien Fire Point en raison de liens avec un récent scandale de corruption, ont rapporté les médias locaux.

« Nous avons collecté l’argent très rapidement, mais de sérieux doutes sont apparus quant à sa destination finale. Nous avons donc renoncé à cette opération et recherchons désormais une solution de rechange », a déclaré Dalibor Dědek à Idnes […]. Cette décision fait suite à de nouvelles informations reçues par Dědek des services de renseignement militaire ukrainiens (HUR).

Un autre dirigeant de l’initiative, Martin Ondráček, a également souligné ces préoccupations. « Nous comprenons une certaine réticence à investir dans ce missile en particulier, car il existe un réel soupçon que le fabricant soit lié à des personnes de l’entourage d’Andriy Yermak », a-t-il déclaré à la publication. […]

The Kyiv Independent, Une fondation tchèque renonce à son don de missiles Flamingo en pleine enquête pour corruption en Ukraine, traduction automatique

Samedi 29/11, 9h25

Putler a dit.

Malgré les récents gains russes et les affirmations du Kremlin, la ligne de front en Ukraine n’est pas menacée d’effondrement imminent.

Le 27 novembre, lors d’une conférence de presse avec les médias d’État russes à Bichkek, au Kirghizistan, le président russe Vladimir Poutine a affirmé que la Russie réalisait des gains significatifs sur l’ensemble du front, de sorte que l’Ukraine et l’Occident devraient céder aux exigences russes avant que la situation ne s’aggrave pour l’Ukraine. Poutine a insinué que certains responsables occidentaux tentaient d’accélérer la mise en œuvre du plan de paix proposé par les États-Unis, craignant que les forces russes ne fassent s’effondrer des secteurs de la ligne de front en Ukraine, ne détruisent les unités d’élite les plus performantes du pays et ne dégradent l’efficacité opérationnelle de l’armée ukrainienne dans son ensemble. Poutine a prétendu que ces responsables occidentaux étaient prêts à conclure une paix rapide, même au prix de concessions ukrainiennes.

[…] Bien que la situation soit grave dans certains secteurs de la ligne de front, notamment dans les directions de Pokrovsk et de Hulyaipole, la plupart des affirmations de Poutine sont exagérées et ne correspondent pas à la réalité du champ de bataille […]

[…] Les déclarations exagérées de Poutine concernant la victoire s’inscrivent dans sa stratégie visant à concrétiser sa théorie de la victoire.

Cette théorie repose sur l’hypothèse que la puissance militaire et économique de la Russie peut résister à la volonté occidentale de soutenir l’Ukraine dans sa progression constante sur le front. Ces dernières semaines, Poutine et de hauts responsables de la défense russe ont multiplié les interventions publiques de haut niveau pour faire des déclarations exagérées, donnant ainsi l’illusion que les forces russes progressent davantage qu’elles ne le font réellement.

[…] Le président russe Vladimir Poutine a indiqué que la Russie ne considérait pas le plan de paix proposé par les États-Unis comme un accord sérieux et qu’elle n’était pas intéressée par une fin de guerre aussi rapide que le souhaitait l’administration Trump.

Interrogé par un journaliste sur ce plan lors de la conférence de presse du 27 novembre, M. Poutine a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un traité définitif, mais d’un « ensemble de points » que les États-Unis avaient « proposés » pour des discussions plus approfondies et une formulation finale. Il a déclaré que la Russie était globalement d’accord pour que ce plan en 28 points puisse servir de base à de futures négociations, mais a précisé qu’il ne discuterait d’aucun accord définitif, puisqu’il n’en existe aucun.

[…] Poutine a réaffirmé que la Russie ne pouvait signer aucun accord de paix ni aucun autre accord avec le gouvernement ukrainien actuel ou futur, et a réitéré ses accusations selon lesquelles tout gouvernement ukrainien non contrôlé par le Kremlin serait illégitime, rejetant ainsi clairement la proposition de paix américaine.

Poutine a déclaré qu’il serait « absurde » pour la Russie de signer un quelconque accord de paix avec le gouvernement ukrainien actuel et a souligné qu’il avait déjà exprimé ce point de vue à maintes reprises. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 28 novembre, traduction automatique

Samedi 29/11, 9h15

France.

Dans sa chronique, Guillemette Faure met en lumière les transformations invisibles de notre époque. Cette semaine, l’essor des livres express, à l’instar de celui écrit par l’ancien président de la République sur son séjour à la Santé, qui paraîtra un mois seulement après sa libération.

[…] L’ancien président Nicolas Sarkozy vient de pulvériser [les] records, annonçant l’arrivée en librairie des 216 pages de son Journal d’un prisonnier (Fayard) le 10 décembre, soit cinquante jours après le début de sa détention. Incarcération, temps d’écriture, d’édition et d’imprimerie compris.

[…] Il l’a écrit bien plus vite que Boualem Sansal qui, après avoir passé près d’une année complète dans une geôle algérienne, a confessé sur France Inter, douze jours après sa libération, n’avoir trouvé « que le titre » de son prochain livre, lequel, d’ailleurs, ne sera pas un journal de prisonnier (« c’est déjà fait, je ne fais pas ça »).

[…] Vu sur les réseaux sociaux : « Ça se libyien ? » […] « Que va-t-il lui rester à écrire à son prochain séjour ? » « Quelle blague mais j’attends le tome 2 », « Il fait 20 jours de prison et il en fait un livre. C’est comme si je sortais un essai féministe parce que j’ai vidé le lave-vaisselle. » […]

Le Monde, « Vingt jours de prison et Nicolas Sarkozy en fait un livre. C’est comme si je sortais un essai féministe parce que j’ai vidé le lave-vaisselle »

Vendredi 28/11, 18h50

Brouzouf russe.

Dans une lettre datée de jeudi, le premier ministre de Belgique Bart De Wever a réaffirmé son opposition à l’utilisation par l’UE des avoirs russes gelés [en Belgique] pour financer l’Ukraine. Pour le sénateur honoraire belge Alain Destexhe, il ne s’agit en rien d’un manque de solidarité envers Kiev.

La pression s’accroît sur la Belgique pour qu’elle autorise l’utilisation des fonds russes détenus par Euroclear afin de financer l’Ukraine, au moment où l’aide américaine s’essouffle.
Depuis 2022, environ 200 milliards d’euros d’actifs de la Banque centrale de Russie sont gelés dans cette chambre de compensation de droit belge, qui détient plus de 40 000 milliards d’euros d’encours, soit près de vingt fois le PIB de la France. Ce chiffre à lui seul donne la mesure de l’enjeu !

[…] alors que les intérêts ont déjà été utilisés pour venir en aide à l’Ukraine, s’approprier les réserves russes constituerait une erreur politique d’une gravité exceptionnelle. Même lorsque Franklin D. Roosevelt bloqua les avoirs japonais en 1941, il ne franchit jamais le Rubicon de la confiscation. L’histoire internationale ne connaît aucun précédent où un État non belligérant s’est arrogé les réserves d’une banque centrale étrangère pour reconstruire un tiers pays.

La Belgique comme l’Union européenne, si promptes à invoquer l’État de droit, se retrouveraient en situation d’illégalité, quelle que soit l’ingéniosité déployée par les juristes de la Commission européenne. La Convention des Nations unies de 2004 sur l’immunité juridictionnelle des États protège explicitement les biens des banques centrales.

[…] Au-delà du droit, c’est toute l’architecture financière européenne qui pourrait être menacée. Le système monétaire international repose sur un principe simple : la certitude que les réserves souveraines déposées à l’étranger sont inviolables. Si l’Union européenne entérinait ce rapt, elle ouvrirait une boîte de Pandore : quel État continuerait de considérer Bruxelles — et les autres capitales européennes — comme un lieu sûr de dépôt ? Quelle banque centrale du Golfe, d’Asie ou des Brics maintiendrait ses avoirs en euros si ceux-ci peuvent être réquisitionnés pour des motifs politiques ? […]

Le Figaro, Avoirs russes : «Le véto de la Belgique est une leçon de droit et de réalisme politique donnée à l’UE»

Vendredi 28/11, 17h35

Korouptssia (chers amis ukrainiens, courage).

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé vendredi dans son message quotidien à la population diffusé sur les réseaux sociaux que son chef de cabinet, Andriy Yermak, avait remis sa démission après la perquisition de son logement par les enquêteurs de l’agence anticorruption.

« Il y aura une réorganisation du cabinet du président de l’Ukraine. Le chef de cabinet Andriy Yermak a présenté sa démission. Je suis reconnaissant à Andriy pour le fait que la position ukrainienne dans les négociations a toujours été représentée par lui exactement comme elle devait l’être. Cela a toujours été une position patriotique. Mais je veux qu’il n’y ait ni rumeurs ni spéculations. Quant au nouveau chef de l’office, demain je consulterai ceux qui pourraient diriger cette institution », a dit le président. […]

Le Monde, Live

Vendredi 28/11, 9h35

Comment ça se passe : dire au revoir à sa maison.

Une Ukrainienne fait ses adieux à sa maison alors que la ligne de front approche.

« Le front se rapproche, et aujourd’hui ma mère a dit au revoir à notre maison et a demandé pardon de ne pouvoir y retourner avant la victoire », a écrit Viktoriia.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 28/11, 9h25

Comment ça se passe : jouet, marionnette.

Cartoon Movement, Fadi Abou Hassan, Putin’s favorite puppet
La marionnette préférée de Poutine.

Vladimir Poutine, le marionnettiste russe qui tire les ficelles de l'ego, transforme Donald Trump en un clown orange dansant sur l'air des « grands accords », hurlant « feu et fureur » le matin et fredonnant des hymnes à la paix la nuit sous la lueur du Kremlin.

Le duo se vante d'une « amitié stratégique », mais Trump n'est qu'un pion dans le jeu d'échecs de Moscou, imposant des sanctions uniquement pour ensuite céder sous le sourire narquois de Poutine, livrant l'Ukraine à la Russie sur un plateau tout en implorant un « règlement rapide » qui récompense l'invasion.

Dans cette farce de guerre froide revisitée, Poutine se moque des chimères de Trump et de ses rêves de prix Nobel en lançant « la paix ne se fait pas sur du papier », tandis que sa marionnette dorée scande « vous verrez ce qui va se passer » sans rien accomplir, mettant en scène une comédie qui discrédite Washington dans le monde entier. (traduction automatique)
Cartoon Movement, Piet, Toy Story
Poutine a peut-être un ami en Trump. Mais ce dont il a surtout besoin, c'est d'un jouet. (traduction automatique)

Vendredi 28/11, 9h20

Hongrie.

« Je m’y rends pour m’assurer que l’approvisionnement énergétique de la Hongrie est sécurisé pour l’hiver et l’année prochaine à un prix abordable », a déclaré le premier ministre hongrois, Viktor Orban, dans une vidéo publiée sur Facebook. Il doit rencontrer le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou. […]

Le Monde, Live

Vendredi 28/11, 9h15

Bloc américano-russe (suite).

[…] Du « plan de paix » pour l’Ukraine proposé par Trump, on a tout dit. Le Guardian a montré que l’énoncé des articles comportait des russismes, des tournures directement traduites du russe : il ne pouvait pas avoir été rédigé par un locuteur anglo-saxon natif. C’est un plan de guerre, conclu sans l’Ukraine, pour être imposé à l’Ukraine et sans l’Europe, pour être imposé à l’Europe. C’est un plan de pillage – déjà engagé par le traité sur les terres rares de l’Ukraine devant lequel l’Europe n’aura pas pipé mot – qui compte un article incroyable concernant les près de 200 milliards d’euros d’avoirs russes gelés promis à la reconstruction, dont la moitié devrait être versée aux Etats-Unis pour prix de leur participation au « deal ».

[…] Un texte plus équilibré encadrera la défaite ukrainienne mais ce ne sera pas non plus un plan de paix parce que Poutine ne le signera pas. Une politique de paix pour un pays qui consacre plus de 40 % de son budget annuel aux dépenses de guerre et de sécurité intérieure est une vue de l’esprit, dès lors que l’industrie militaire est le seul secteur qui maintienne à flot l’économie russe.

Le but de Poutine n’est pas de faire la paix. Il est de faire lever, et au plus vite, les sanctions – preuve qu’elles ont une efficacité – et de réintégrer la Russie dans le commerce mondial. Pas les instances officielles, parce qu’aucune de ces instances n’existe plus dans la réalité, mais dans des relations directes et ouvertes avec les Etats-Unis, pour contourner l’Europe et finir de la réduire à rien. […]

Le Monde, André Markowicz, écrivain : « Vladimir Poutine nous demande de sacrifier la seule force qui résiste au fascisme, l’Ukraine elle-même »

Jeudi 27/11, 23h30

K.

Voici à quoi ressemble aujourd’hui la ville détruite de Kostyantynivka.

Savtchenko Volodymyr, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 27/11, 23h30

Rappel.

Au cours des 100 dernières années, la Russie a attaqué plus de 19 pays, certains même trois ou quatre fois, — [Kaja] Kallas [haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité]

Aucun de ces pays n’a jamais attaqué la Russie.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 27/11, 23h25

Bloc russo-russe (suite).

Illustration pour les médias polonais :

Point de presse de la Maison Blanche : « Ouchakov et Witkoff participeront aux négociations entre les États-Unis et la Russie. »

Question de la presse : « Et qui représentera le camp américain ? »

MAKS25, Bluesky, traduction automatique
Cartoon Movement, Ramses, Comrade Witkoff

Jeudi 27/11, 20h55

Comment ça se passe : le judo est compatible avec la guerre russe en Ukraine.

La Fédération internationale de judo a autorisé, jeudi, le retour sans conditions des combattants russes dans les compétitions internationales dès le Grand Slam d’Abou Dhabi, du 28 au 30 novembre.

Un coup de tonnerre pour le sport international. La décision de la Fédération internationale de judo (IJF), jeudi 27 novembre, de réintégrer les athlètes russes sans conditions est un point de bascule dans la géopolitique du sport international. Elle constitue une indéniable victoire pour Moscou, et un cinglant désaveu pour le Comité international olympique (CIO).

[…] La décision de l’IJF constitue une victoire éclatante pour la diplomatie sportive russe, qui multiplie ses efforts depuis plusieurs mois pour réintégrer les fédérations et le sport international. Elle illustre également les relations étroites qui lient la fédération internationale à la Russie, bastion historique du judo. Pour s’en convaincre, il suffit, suggère un spécialiste du sport international, de regarder la composition du comité exécutif de l’IJF et ses partenaires commerciaux. « Le judo est le poisson-pilote de la Russie dans le sport international », résume cet expert.

En poste depuis 2007, le président de la fédération, le Roumain Marius Vizer, est un ex-judoka qui possède également un passeport autrichien. […] Vizer est un proche du dirigeant hongrois Viktor Orban, et surtout de Vladimir Poutine, « l’ambassadeur parfait de [ce] sport », à qui il a décerné, en 2012, un huitième dan, l’un des grades les plus élevés du judo. […]

Le Monde, La réintégration des judokas russes : une victoire pour Moscou, un désaveu pour le CIO

Jeudi 27/11, 13h25

Comment ça se passe : pont de Crimée.

Un tribunal militaire russe a condamné jeudi huit hommes à la prison à vie pour leur rôle présumé dans un attentat meurtrier à la bombe perpétré par un camion ukrainien sur le pont qui relie le sud de la Russie à la Crimée […] Le SBU, service de renseignement intérieur ukrainien, a revendiqué l’attaque qui, en octobre 2022, a ravagé une partie du pont de 19 km (11,8 miles), tuant cinq personnes et endommageant ce qui était une voie d’approvisionnement clé pour les forces russes combattant en Ukraine.

[…] Le conducteur du camion transportant les explosifs a été tué dans l’attaque, de même que quatre civils qui se trouvaient dans une voiture à proximité, et une partie du pont s’est partiellement effondrée.

[…] Vasyl Malyuk, chef du SBU ukrainien, a déclaré en 2023 Il a révélé, dans un nouvel onglet, que les explosifs étaient dissimulés dans des cylindres métalliques cachés à l’intérieur de grands rouleaux de film plastique. Le SBU avait impliqué d’autres personnes dans ce complot, mais les avait tenues dans l’ignorance de la vérité, a-t-il déclaré.

Les huit accusés ont tous clamé leur innocence lors du procès à huis clos et affirmé ignorer tout du complot ukrainien. Ceux accusés de trafic d’explosifs ont déclaré ne pas savoir ce qu’ils transportaient. Le parquet a soutenu qu’ils ne pouvaient ignorer rien.

[…] Des blogueurs russes spécialisés dans les conflits armés ont déclaré que justice avait été rendue.

« Les huit complices que le SBU a traités comme de la vaisselle jetable pourriront à vie dans la prison d’Arctic Owl ou celle de Black Dolphin », a déclaré Alexander Kots, correspondant de guerre du journal Komsomolskaya Pravda. […]

Reuters, Huit hommes condamnés à la prison à vie par un tribunal russe pour un attentat à la bombe perpétré en Ukraine, traduction automatique

Jeudi 27/11, 13h15

Drones.

Dasha prépare un drone Baba Yaga pour le vol

Les femmes participent aux opérations de drones en Ukraine depuis les premiers mois de l’invasion à grande échelle, mais à mesure que les pénuries militaires augmentent, leur présence s’est accrue, notamment dans les unités d’attaque FPV (vue à la première personne).

Le nombre de victimes n’est pas divulgué, mais il est généralement admis qu’il est élevé, et l’Ukraine dépend de plus en plus de civils pour occuper des postes autrefois dévolus à des militaires qualifiés. Une formation courte mais intensive de 15 jours est dispensée aux opérateurs stagiaires en vue de leur déploiement en première ligne, un changement radical qui témoigne de l’urgence de la situation.

[…] Dasha ne s’attendait pas à être mobilisée. Elle a passé les premiers mois de l’invasion comme bénévole, puis s’est spécialisée dans les drones à mesure que les hommes de sa région étaient tués ou mobilisés. « Ce n’était pas une question de savoir si j’étais prête », explique-t-elle. « C’était une question de taille : il restait de moins en moins de monde. »

Sa motivation, insiste-t-elle, est simple. Ses deux enfants vivent désormais en Europe, et elle souhaite qu’ils retournent en Ukraine, un pays sûr. Son père, âgé de 89 ans, a survécu à la Seconde Guerre mondiale. Le poids de cette histoire la hante encore. « Je ne veux pas que mes enfants deviennent la prochaine génération d’enfants de la guerre. C’est toute ma motivation. »

Elle dirige désormais une unité mixte opérant à quelques kilomètres de la ligne de front est. L’atmosphère est empreinte d’épuisement plutôt que d’héroïsme. « Il ne s’agit pas pour les femmes de faire leurs preuves », dit-elle. « C’est une question de nécessité. Tout le monde est à bout de souffle. Tout le monde s’adapte. » […]

The Guardian, « Les opérateurs de drones sont traqués. On le sent dès le premier jour » : les femmes pilotes en première ligne en Ukraine, traduction automatique

Jeudi 27/11, 13h00

Espèce de garanties.

Les États-Unis discuteront des garanties de sécurité à long terme pour l’Ukraine après la signature d’un accord de paix, a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio à ses alliés européens, a rapporté Politico le 27 novembre, citant des sources proches des négociations.

Les responsables ukrainiens ont déclaré que tout accord devait inclure des garanties de sécurité contraignantes afin d’empêcher la Russie de lancer une nouvelle offensive après un cessez-le-feu ou la fin officielle de la guerre.

Selon Politico, M. Rubio a assuré aux alliés lors d’un appel téléphonique le 25 novembre que le président américain Donald Trump prévoyait d’aborder la question des garanties de sécurité une fois l’accord conclu.

Un diplomate européen a déclaré que M. Rubio avait également fait référence à des questions non résolues qui devraient être traitées après l’accord, que les diplomates de l’UE considéraient comme l’intégrité territoriale de l’Ukraine et le sort des avoirs russes gelés.

On ne sait toujours pas quelles garanties les États-Unis fourniraient. […]

The Kyiv Independent, Les États-Unis discuteront des garanties de sécurité pour l’Ukraine après la signature de l’accord de paix, déclare Rubio à ses alliés, traduction Deepl

Jeudi 27/11, 10h15

France.

Chappatte, La France réintroduit le service militaire

[…] Cette «nouvelle forme de service national» se fera «sur la base du volontariat» et sera «beaucoup plus militarisée», dit un proche du président. Destiné aux jeunes majeurs, hommes et femmes, il sera aussi plus long que les «séjours de cohésion» de 12 jours du SNU.

Emmanuel Macron avait annoncé en janvier son intention de «permettre à une jeunesse volontaire d’apprendre avec les armées et d’en renforcer les rangs» en cas de besoin. Sans toutefois aller jusqu’à rétablir la conscription, service militaire obligatoire supprimé en France en 1997. […]

Le Figaro, EN DIRECT – Service militaire : destiné aux jeunes majeurs, «sur la base du volontariat»… Suivez les annonces d’Emmanuel Macron

Jeudi 27/11, 10h15

Enfants de Tchernobyl.

Nous avons commandé et acheté en Ukraine pour plus de 22 000 euros d’alimentation en gros .

Si les conditions le permettent, ces dons seront livrés et distribués par notre équipe ukrainienne en décembre à 306 familles (environ 1250 personnes) qui survivent dans 17 localités voisines de la Zone d’exclusion de Tchernobyl.

Il s’agira de la 5ème opération de ce type en 2025. […]

Association Les Enfants de Tchernobyl, mail

Jeudi 27/11, 10h05

Poètes.

Trois recueils signés de poètes soldats paraissent en français. Mieux que d’autres médias, ils disent la violence que subissent ceux qui se battent contre l’armée russe, cernés par la mort.

  • « C’est ainsi que nous demeurons libres » (Dasein oborona prysutnosti), d’Yaryna Chornohuz, traduit de l’ukrainien par Ella Yevtouchenko et Frédéric Martin, Le Tripode, 128 p., 16 €.
  • « Nous étions là » (Tut buly my), d’Artur Dron, traduit de l’ukrainien par Nikol Dziub, Bleu et jaune, 128 p., 18 €, numérique 12 €.
  • « Poèmes de la brèche » (Virshi z biinytsi), de Maksym Kryvtsov, traduit de l’ukrainien par Nikol Dziub, Bleu et jaune, 208 p., 22 €, numérique 13 €.

[…] Maksym Kryvtsov — « Nous chargeons le corps de “V.”/ il mesure à présent 50 cm sur 50/il est emballé dans un drap/ de la taille d’une grande sacoche/ (…) les gars sont enveloppés dans des sacs noirs/ dernières et terribles ténèbres/ (…) Je voudrais/ aller chercher mon enfant à l’école/ ma petite amie au travail/ ma veste au pressing/ mais quelqu’un dit :/ non non non/ ce n’est pas comme ça que ça marche/ tu dois chercher les gars de la bonne dimension/50 sur 50./ J’écris peut-être/ le poème le plus terrible de tous les temps/ mais la puanteur sur mes mains c’est encore bien plus terrible/ (…) Je me regarde dans le miroir/ et là :/ rien. »

[…] C’est ce que font les trois auteurs : ils recommencent la poésie. C’est-à-dire qu’ils la tordent, la brisent, la forcent à enregistrer ce qu’ils voient autour d’eux, à se laisser saturer par des sensations et des émotions qui n’existaient pas pour eux avant de devenir soldats. Loin de l’indicible, il s’agit de faire dire au poème beaucoup plus que ce dont on l’imaginait capable – le surgissement d’une nouvelle vie, cernée par la mort. Comme dans cette comptine désemparée d’Artur Dron, après la perte d’un compagnon d’armes : « Un souffle froid monte de l’eau./ Nos mots pour Louka/ sont comme une berceuse./ Louka, Louka, Louka,/ loulou, petit chat./ Tu t’éloignes./ Louka, Louka, Louka,/ ta fille recevra pour toi/ ta médaille. »

[…] Ou ces vers de Chornohuz : « ma chanson de marche/ s’est de nouveau faite/ lamentation pour les morts/ (même si, pour le moment,/ mieux vaut ne pas les compter)/ et j’ignore si chacun d’eux fut digne/ et j’ignore si je les aurais salués dans la vie/ une balle un éclat d’obus une mine/ ont décidé pour eux :/ oui, chacun est digne ». […]

Le Monde, Poésie de guerre en Ukraine : dans l’intimité de l’horreur

Mercredi 26/11, 21h00

Comment ça se passe : calendriers.

Etsy, T-shirt Kim et Poutine, 10,27 €

[…] En cette période de fin d’année, il n’est pas rare de voir des calendriers à l’effigie de Vladimir Poutine dans les kiosques et librairies des villes russes. Ceux-ci sont presque devenus une tradition depuis leur première publication en 2000.

[…] Aucun des clichés qui s’y trouvent ne contient de références explicites à la guerre. Ainsi, en janvier, Vladimir Poutine est sur une motoneige avec comme citation : « La frontière de la Russie n’a pas de fin ». En février, on le voit faire du judo accompagné de la phrase : « Je suis une colombe, mais j’ai de très puissantes ailes de fer ». En juillet, on le retrouve installé derrière un piano en costume cravate. En août, c’est en chasseur qu’il pose fièrement avec la citation suivante : « Ma recette pour l’énergie : dormir peu, travailler beaucoup et ne pas se plaindre ».

Chacun de ces calendriers est vendu au prix de 3 euros. […]

La Libre, Sur une motoneige, au judo, derrière un piano : en Russie, les calendriers à l’effigie de Poutine sont très populaires

Mercredi 26/11, 19h45

Trumpettes and co.

Circulez, il n’y a rien à voir. Mardi soir, Donald Trump a défendu son émissaire pour l’Ukraine Steve Witkoff. Bloomberg venait de publier in extenso une conversation téléphonique troublante dans laquelle l’ami du président américain se montre très complaisant avec le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov. L’affaire fait des remous au sein de la majorité républicaine à Washington et éclabousse la Maison-Blanche.

Pendant ce coup de fil de 5 minutes qui a eu lieu le 14 octobre, juste après l’accord de paix à Gaza, Steve Witkoff explique à son « ami » comment faire pour rallier Donald Trump au point de vue russe : « Ma recommandation », dit-il, « je ferais l’appel et je réaffirmerais simplement que tu félicites le président pour cette réussite [Gaza], que tu l’as soutenue, que tu respectes le fait qu’il est un homme de paix et que tu es vraiment heureux d’avoir vu cela se produire » ; « je pense qu’à partir de là, ce sera un très bon appel ».

[…] En tout cas, cela n’arrange pas les affaires de Donald Trump, dont la cote de popularité est au plus bas, 38 % seulement des Américains approuvant son action, selon YouGov/« The Economist ». Il a dû céder sous la pression du Congrès et autoriser la publication des documents Epstein. Son ex-groupie Marjorie Taylor Greene l’a lâché avec fracas. Il lui est reproché de ne pas tenir ses promesses de baisse du coût de la vie, et d’avoir traîné des pieds pour sortir du « shutdown ».

A présent, le louvoiement de l’exécutif sur l’Ukraine irrite une majorité parlementaire de moins en moins docile. Le représentant conservateur du Nebraska, Don Bacon, a demandé la tête de Steve Witkoff : « Pour ceux qui s’opposent à une invasion russe et veulent voir l’Ukraine prévaloir en tant que pays souverain et démocratique, il est clair que Witkoff favorise complètement les Russes. On ne peut pas lui faire confiance pour mener ces négociations. » […]

Les Echos, Guerre en Ukraine : l’affaire Witkoff éclabousse la Maison-Blanche

[…] Par son ton, sa forme et son contenu, l’échange révèle une proximité inédite entre la Maison-Blanche et un régime qui, à ce jour, reste engagé dans une guerre d’agression sur le sol européen, contre un allié des États-Unis. Cette coordination informelle, de plus en plus assumée, même dans des positions officielles, ne laisse plus beaucoup de doutes sur la position politique de l’administration Trump.

Reste désormais à savoir quelle sera la position des membres du Parti républicain, que ce soit au Congrès ou au Sénat. Ce qui se joue, à cet égard, relève à la fois de la dynamique géopolitique et de la politique interne : le Parti se rangera-t-il sans réserve derrière la ligne de convergence avec Moscou imposée par la Maison-Blanche, ou ces révélations, suggérant une compromission qui aurait pu provoquer un scandale d’État en d’autres temps, suffiront-elles à susciter une résistance ? […]

Le Grand Continent, Une fuite explosive révèle la profondeur du rapprochement Trump – Poutine (texte intégral)

Mercredi 26/11, 19h00

Poutine a besoin et veut la guerre, pas la paix.

Mercredi 26/11, 7h50

Brésil.

Moins de trois mois après sa condamnation historique pour tentative de coup d’Etat contre son rival Lula, l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro a commencé mardi 25 novembre à purger sa peine de vingt-sept ans de prison.

[…] Assigné à résidence depuis le début d’août, M. Bolsonaro a été placé en détention provisoire samedi pour « risque élevé de fuite » après avoir tenté de brûler son bracelet électronique avec un fer à souder, dans l’espoir de s’échapper à la faveur d’une manifestation prévue par ses partisans près de chez lui. Le rassemblement ouvrait une « possibilité de tentative de fuite vers une des ambassades proches de sa résidence », a avancé le magistrat, soulignant la proximité de la chancellerie des Etats-Unis.

[…] Pour expliquer l’épisode du bracelet électronique, la défense de l’ancien chef d’Etat a décrit un « état de confusion mentale » dû à la prise de médicaments, et lui-même a plaidé un moment de « paranoïa ». Il a nié toute intention de fuir. […]

Le Monde, Jair Bolsonaro devra purger sa peine de vingt-sept ans de prison pour tentative de coup d’Etat

Mercredi 26/11, 7h45

Pokrovsk.

La situation dans le secteur de Pokrovsk demeure grave et évolutive, les forces russes continuant de déployer leur nouvelle offensive pour s’emparer de la ville et encercler les forces ukrainiennes à Myrnohrad (à l’est de Pokrovsk).

L’ISW a précédemment estimé que cette nouvelle offensive russe repose sur d’importants efforts d’interdiction aérienne sur le champ de bataille (IAB) et des tactiques d’infiltration. Le média ukrainien Ukrainska Pravda a rapporté le 25 novembre que les forces russes contrôlent Pokrovsk, au sud de la ligne de chemin de fer de Donetsk, ce qui concorde avec les informations russes et ukrainiennes diffusées ces derniers jours concernant la situation dans cette zone. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 25 novembre, traduction automatique

Mercredi 26/11, 7h30

Bloc américano-russe (suite).

L’administration Trump poursuit ses efforts pour négocier un accord de paix mettant fin à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

Le 25 novembre, le président américain Donald Trump a déclaré que l’Ukraine et les États-Unis avaient « peaufiné » le plan de paix initial en 28 points, grâce à des contributions supplémentaires de l’Ukraine et de la Russie, et qu’il ne restait que « quelques » points de désaccord. Trump a indiqué avoir chargé l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, de rencontrer le président russe Vladimir Poutine à Moscou, et le secrétaire à l’Armée de terre, Daniel Driscoll, de rencontrer une délégation ukrainienne dans un lieu non précisé […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 25 novembre, traduction automatique
Cartoon Movement, Piet, Trump administration working on Russian victory
Les États-Unis n'ont que 250 ans d'histoire. Et Trump est en train de la ruiner.

Le chercheur et journaliste Peter Pomerantsev, spécialiste de la propagande russe, décrypte, dans un entretien au « Monde », le « plan de paix » de Donald Trump.

[…] La subversion du langage, typique de la propagande russe, semble aujourd’hui contaminer l’administration Trump. Le mot « paix » est-il vidé de son sens ?

C’est ce que George Orwell a décrit [dans son roman 1984]. Rappelez-vous, quand les Russes ont envahi la Géorgie, en 2008, ils ont appelé cela « opération de coercition à la paix ». C’était frappant. Ce qui se passe aujourd’hui me rappelle beaucoup cela.

En ce qui concerne Donald Trump, le sens des mots change tout le temps. Dans la même phrase, il dira une chose et son contraire. Comment construire une géopolitique quand les mots ne veulent rien dire ? Nous ne devrions jamais surréagir à ce que dit Trump : c’est dépourvu de sens pour lui, donc il ne faut pas que cela en prenne trop pour nous.

[…] Comment analysez-vous le plan lui-même ?

Ce qui est frappant, c’est qu’au bout du compte ce document ne porte pas tellement sur l’Ukraine – car il n’y a rien de nouveau sur les intentions russes –, mais sur l’Europe. Elle y est perçue comme un vassal des Etats-Unis et de la Russie. Elle est exclue des discussions, assimilée à un distributeur automatique, qui n’a pas son mot à dire sur la façon dont son propre argent est dépensé et auquel on dicte comment les avoirs russes gelés seront utilisés. L’Europe est humiliée comme jamais.

L’autre aspect essentiel, c’est que tout cela concerne en réalité des accords avec la Russie au profit d’intérêts commerciaux américains. Cet « accord de paix » [« peace deal »] est un « deal » au sens commercial du terme, mais je ne pense pas que le mot « paix » ait grand-chose à voir là-dedans.

Le Monde, Plan américain pour l’Ukraine : « La Russie utilise la diplomatie comme une arme de guerre »

Mardi 25/11, 18h50

Pétrole tout court : COP.

Cartoon Movement, Kourosh (Reza Rahimi), No More Ice (Global Warming)

[…] Les esprits s’échauffaient, l’atmosphère était tendue tandis que les délégués, épuisés et en sueur, se rendaient à l’évidence : aucun accord ne serait conclu au Brésil. La 30e conférence des Nations Unies sur le climat allait se solder par un échec cuisant.

Le point de blocage résidait dans les combustibles fossiles. Comme la science nous l’apprend depuis plus d’un siècle, le dioxyde de carbone produit par leur combustion contribue au réchauffement climatique, qui atteint désormais des niveaux dangereux.

Mais en plus de 30 ans de réunions annuelles sur le climat, la nécessité d’y mettre un terme n’a été évoquée qu’une seule fois : dans une résolution adoptée il y a deux ans, lors de la COP28 à Dubaï, visant à « opérer une transition énergétique hors des énergies fossiles » . Les délégués du Groupe arabe des 22, de la Russie et de quelques autres pays étaient déterminés à ce que cela ne se reproduise plus.

[…] Aux premières heures de samedi, certains délégués étaient prêts à quitter la salle et à provoquer l’effondrement de la réunion. « Nous étions au bord du gouffre », a déclaré Ed Miliband, ministre britannique de l’Énergie. « J’étais prêt à partir. »

La percée, lorsqu’elle survint, fut obtenue avec l’Arabie saoudite. Peu après 6 heures du matin, Miliband et la commissaire européenne au climat, Wopke Hoekstra, se séparèrent du groupe principal pour s’entretenir en privé avec le négociateur en chef saoudien, Khalid Abuleif. Ils insistèrent pour qu’il utilise une formulation reconnaissant indirectement l’engagement mondial en faveur d’une « transition énergétique » pris deux ans auparavant à Dubaï. Plutôt que de mentionner explicitement les énergies fossiles, il s’agirait de faire référence au « consensus des Émirats arabes unis », nom donné à l’accord de la COP28.

Khalid accepta de l’emporter et de réfléchir. Les ministres présents dans la salle nourrissaient peu d’espoir : l’Arabie saoudite était restée inflexible toute la nuit.

Une heure plus tard, il revint. À la grande surprise générale, la formulation fut acceptée. Un immense soulagement s’empara de la salle. Des applaudissements retentirent. L’affaire était conclue.

[…] Alors que le monde est au bord de points de basculement climatiques susceptibles de détruire des écosystèmes et de plonger des régions entières dans le chaos, la COP30 n’a pas constitué le bond en avant nécessaire . « Elle nous a permis de faire quelques premiers pas dans la bonne direction, mais compte tenu de l’ampleur de la crise climatique, elle n’a pas été à la hauteur », a averti Mohamed Adow, directeur du think tank Power Shift Africa. […]

The Guardian, « Les géants des énergies fossiles enfin dans le collimateur » : la COP30 évite l’échec total grâce à un accord de dernière minute, traduction automatique

Mardi 25/11, 18h40

Ex-pétrole russe.

Les Serbes ne sont pas assurés de pouvoir continuer longtemps à faire leur plein. La seule raffinerie de Serbie, située à Pancevo, à quelques kilomètres de Belgrade, va en effet devoir être arrêtée « dans quatre jours » faute de pétrole brut à raffiner, a alerté, mardi 25 novembre, le président nationaliste, Aleksandar Vucic. En cause, les sanctions américaines entrées en vigueur début octobre contre la compagnie pétrolière nationale serbe, NIS, qui reste détenue majoritairement par Gazprom et d’autres sociétés russes, et assure environ 80 % des approvisionnements en carburant de ce pays des Balkans.

« Notre situation devient de plus en plus difficile : nous sommes victimes de chantage. Les sanctions imposées à la Russie et à ses entreprises ont des répercussions profondes et stratégiques sur notre pays », a prévenu M. Vucic, lors d’une conférence de presse. Celle-ci a été convoquée avec un objectif : réveiller la fibre prorusse des 6,5 millions de Serbes de plus en plus menacés de replonger dans les douloureuses pénuries des années 1990, lorsque le régime de l’ancien dictateur Slobodan Milosevic avait été placé sous sanctions internationales.

Même si elle assure vouloir adhérer à l’Union européenne, la Serbie garde des liens forts avec Moscou et reste très dépendante du pétrole et du gaz russes. […]

Le Monde, La Serbie au bord de la pénurie de carburant en raison des sanctions américaines contre le pétrole russe

Mardi 25/11, 18h35

Cartoon Movement, Paolo Calleri, Reworked peace plan

Mardi 25/11, 10h05

Skyshield.

[…] nous avons travaillé sur une note à destination du Président de la République et de ses équipes, dans le cadre d’un travail que nous avons mené notamment avec des experts reconnus et avec des officiers de l’armée de l’air, en retraite ou en fonction, que nous tenons à remercier. Il en ressort qu’une opération SkyShield est parfaitement réalisable.

Il s’agit, après coordination avec les Ukrainiens, d’abattre les drones et missiles russes qui foncent vers l’Ouest de l’Ukraine, en déployant nos avions qui décolleront de bases en Pologne ou en Roumanie, et il y a aussi la possibilité d’utiliser des batteries de défense aérienne depuis l’Ouest de l’Ukraine.

Maintenant de quels moyens militaires avons-nous besoin ? Si la France y va seule pour commencer, elle aurait besoin de 12 avions de combat Rafale. C’est-à-dire moins de 10 % de notre flotte de combat actuelle, qui comprend des Rafale et des Mirage 2000, et un quart de ce que prévoit l’armée en cas de conflit majeur. Avec en appui au besoin un avion de détection et de commandement AWACS (l’armée de l’Air en a quatre), et deux avions de ravitaillement en vol (nous en avons treize). S’agissant des moyens humains, nous aurons besoin de 500 à 800 militaires et civils, ce qui est très peu. Et si d’autres pays nous rejoignent, nous pourrons mutualiser les moyens.

Concernant maintenant les drones à abattre, l’intérêt d’utiliser des avions est que les nouveaux drones russes volent si haut et si vite que les défenses ukrainiennes sont souvent dépassées, sauf à utiliser des missiles chers et limités en nombre. Nos avions non plus n’utiliseront pas de missiles, nous privilégierons le canon embarqué qui permettra d’abattre massivement des drones sans vider nos stocks de missiles.

Nous utiliserons nos missiles, tirés depuis des avions, voire depuis des batteries de défense aérienne, pour abattre les missiles russes, qui sont beaucoup moins nombreux que les drones mais qui font des ravages.

J’insiste sur un dernier point : l’opération SkyShield que nous proposons est calibrée pour éviter tout risque de guerre. Il s’agit d’abattre des drones et des missiles, pas des avions russes. Les forces de l’OTAN ont bien abattu des drones dans l’espace aérien polonais, et la France elle-même a abattu des drones et missiles tirés par l’Iran vers Israël, sans que nous n’entrions en guerre contre le régime iranien.

Nos avions de combat, et éventuellement nos batteries anti-aériennes, resteront à des centaines de kilomètres de la ligne de front, où les avions russes seront retenus par les défenses ukrainiennes, d’autant plus que les Ukrainiens pourront concentrer sur le front davantage de moyens.

SkyShield, c’est aussi la meilleure manière de faire reculer la menace russe. Cela fait depuis le début de la guerre qu’à chaque fois que l’on parle d’aider davantage l’Ukraine en lui livrant des canons, puis des chars, puis des avions, puis des missiles longue portée, on enclencherait une guerre avec la Russie. Et on a regretté ensuite de ne pas l’avoir livré ces armes plus tôt.

En réalité, envoyer nos avions abattre directement des drones et missiles russes relève moins d’une escalade que le fait qu’on ait envoyé des armes qui tuent des soldats russes. On ne tue pas de soldats russes, on sauve des civils ukrainiens. Et en droit international, défendre le ciel ukrainien n’est pas de la belligérance, contrairement à l’envoi de troupes nord-coréennes pour combattre aux côtés des Russes.

J’ajouterai deux choses. D’abord, défendre aujourd’hui des villes ukrainiennes, c’est la meilleure manière de ne pas avoir à défendre demain d’autres villes européennes. SkyShield ne nous pousse pas à la guerre : cela peut aider à forcer Poutine à un cessez-le-feu en Ukraine, et à dissuader la Russie d’attaquer l’OTAN. Le principal risque de guerre avec la Russie, c’est si les Russes lancent une attaque limitée contre un pays de l’OTAN, en escomptant que les Occidentaux ne réagiront pas. C’est pourquoi, si nous défendons demain la population ukrainienne, nous montrerons  à quel point nous sommes prêts à défendre le reste de l’Europe.

Enfin, alors que nous autres Européens, et notamment nous Français, ne cessons de nous apitoyer sur notre impuissance sur la scène internationale, imaginez le message qu’enverra la France en envoyant ses forces protéger les civils ukrainiens des bombardements russes. Nous allons redonner aux Ukrainiens des raisons d’espérer, aux Français des raisons d’êtres fiers, à nos alliés des raisons d’avoir à nouveau confiance, et à nos ennemis des raisons de nous craindre.

Je terminerai par ces mots qui ouvrent l’hymne ukrainien : Chtché ne vmerla Oukraïna, l’Ukraine n’est pas encore morte. L’Europe non plus n’est pas encore morte, et la France peut le prouver en engageant SkyShield maintenant. Slava Oukraïni !

Desk Russie, Aurélien Duchêne, Un plaidoyer pour SkyShield

Mardi 25/11, 4h20

Bloc américano-russe (suite).

Obtenus par le quotidien britannique The Telegraph et par l’agence de presse Reuters, ces plans proposent, avec certaines différences, des conditions nettement moins favorables à la Russie de Poutine.

Le Grand Continent, Ukraine : les contre-propositions européennes au plan Trump

Mardi 25/11, 4h10

Comment ça se passe : compresses hémostatiques.

Depuis bientôt quatre ans, une centaine de volontaires réalisent un petit miracle : produire assez de compresses hémostatiques pour équiper, à prix coûtant, une large partie du million de combattants qui défendent l’Ukraine. Cette gaze, imbibée d’un agent chimique coagulant, est utilisée pour arrêter les hémorragies sévères. Elle constitue l’un des éléments essentiels d’une trousse de secours militaire.

[…] « Je pense que 60 %, voire plus, du personnel militaire [ukrainien] est équipé avec nos compresses. Ce sont des milliers de vies que nous avons sauvées », explique notre interlocuteur, sans emphase, entre deux gorgées de thé. Des vies, « mais aussi des membres », ajoute-t-il gravement ; car, en cas d’hémorragie massive, la gaze hémostatique est aussi utilisée dans la phase de remplacement du garrot, posé en première intention sur un membre grièvement blessé, par un pansement. Sans cette opération, le membre concerné, privé de flux sanguin, doit être amputé au bout de quelques heures.

Les chiffres, impressionnants, le sont encore davantage si l’on considère que le financement de cette production ne doit rien aux commandes de l’État ukrainien. « Ils ne peuvent pas nous passer commande, puisque nous n’avons pas de statut », rappelle Ihor, tandis que, derrière une mince cloison, le sifflement d’une machine à souder les emballages sous vide se fait entendre. Ainsi, l’équipement des soldats en compresses Krovospas n’a été possible que grâce à un concours de solidarité.

[…] « Nous avons développé la formule chimique en 6 à 9 mois ; mais ensuite, ça nous a pris un an, un an et demi pour rédiger le brevet et réaliser les essais précliniques et cliniques », se souvient Ihor, tandis que les deux volontaires occupées à sceller les sachets de gaze s’esclaffent dans une discussion joyeuse. La formule chimique et la technologie d’imprégnation définitivement mises au point, Ihor et ses confrères confient la production à une grande firme ukrainienne du secteur de la santé, contribuant ainsi à doter leur pays d’une précieuse capacité industrielle.

L’histoire aurait pu s’arrêter là ; si les dirigeants de l’entreprise concernée n’avaient, selon Ihor, pris la décision de ne jamais s’acquitter de la redevance de licence due aux sept chercheurs pour l’utilisation de leur invention. Aussi, lors du déclenchement de l’invasion à grande échelle, notre chimiste, sollicité de toute part, prend-il rapidement la décision de se lancer dans l’aventure que l’on connaît, abandonnant du même coup son activité professionnelle et la fabrication de cocktails Molotov à laquelle il s’était dédié durant les premiers jours du conflit. […]

Desk Russie, Ukraine : Krovospas, ou la fabrique de la survie

Mardi 25/11, 3h50

Ternopil.

Anton Gerashchenko, Bluesky

Lundi 24/11, 22h25

Bloc américano-russo-hongrois (et plus, si affinité).

Si la majorité des dirigeants européens ont manifesté leur choc à la lecture du plan initial en 28 points sur l’Ukraine, soutenu par les Etats-Unis, et se sont lancés, pendant tout le week-end des 22 et 23 novembre, dans un marathon de réunions et de négociations, notamment à Genève, en Suisse, pour l’amender, une partie de l’extrême droite européenne a de nouveau joué une partition différente.

Depuis Budapest, le premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orban, a ainsi écrit, samedi, une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour lui demander « de soutenir immédiatement et sans conditions l’initiative de paix » de Donald Trump.

[…] Pour la Hongrie, qui est sous pression pour cesser de s’approvisionner en pétrole et en gaz auprès de Moscou, l’essentiel est surtout que le plan prévoie « de lever les sanctions et de réintégrer la Russie dans l’économie mondiale », a estimé M. Szijjarto. Cette position hongroise n’est pas complètement isolée en Europe. A Bratislava, les autorités slovaques, également connues pour leur proximité avec la Russie, ont fait entendre un message similaire.

[…] Bratislava et Budapest pourraient en plus être rejoints bientôt par Prague, où le milliardaire populiste Andrej Babis compte bien devenir premier ministre dans les prochaines semaines, après avoir conclu une coalition avec deux partis d’extrême droite aux orientations également prorusses.

[…] Comme souvent sur tous les sujets qui touchent la Russie, l’extrême droite européenne fait montre toutefois de profondes divergences sur ce plan. […] En Scandinavie, les Démocrates de Suède, un parti d’extrême droite qui soutient le gouvernement actuel, restent profondément hostiles à la Russie et pro-Ukraine.

A Rome, Giorgia Meloni a aussi entretenu son ambiguïté habituelle, assurant de son soutien à l’Ukraine, mais sans jamais critiquer Washington. […]

Le Monde, Cette extrême droite européenne qui soutient le plan de Donald Trump sur l’Ukraine

Lundi 24/11, 21h05

Nuc.

Alors que les attaques russes frappaient le réseau électrique ukrainien, une entreprise énergétique est restée pratiquement indemne, devenant la vache à lait qui a alimenté le plus grand système de corruption de la présidence de Volodymyr Zelensky. […]

The Kyiv Independent, Les frappes russes ont épargné les centrales nucléaires ukrainiennes. La corruption, non, traduction Deepl

Lundi 24/11, 20h00

L’association Trégor Solidarité Ukraine appelle la population à se rassembler nombreuse devant la mairie de Lannion ce jeudi 27 novembre à 18 heures.

Ce rassemblement exceptionnel est un premier refus de l’accord scandaleux entre Poutine et Trump, par lequel le second voudrait sacrifier l’Ukraine indépendante et démocratique en accordant au premier ce qu’il n’a pas obtenu par les armes du fait de la résistance extraordinaire du peuple ukrainien. Cet accord serait une menace terrible pour la démocratie et les libertés dans le monde, pour l’Europe et pour la France. Dans un Trégor habitué à une démocratie vivante et participative qui a permis son développement, le diktat Trump-Poutine rappelle les années 1938-39 et leurs suites funestes encore dans les mémoires. […]

Trégor Solidarité Ukraine, mailing

Lundi 24/11, 19h30

Drones.

[…] le 21 novembre, la base aérienne de Volkel, où sont stockées des armes nucléaires B-61 pouvant être emportées par des chasseurs bombardiers F-35A, a également reçu la visite de « plusieurs drones », entre 19 heures et 21 heures. Mais, là encore, s’ils ont été repérés, les mesures prises pour les neutraliser ont échoué.

« Les drones ont été observés par le personnel de sécurité. Des militaires de la force aérienne royale ont utilisé des armes depuis le sol pour les abattre. Les drones ont quitté les lieux et n’ont jamais été retrouvés », a en effet indiqué le ministère néerlandais de la Défense, via un communiqué. […]

Zone militaire, Les forces néerlandaises ont tenté d’abattre des drones inconnus au-dessus de la base à vocation nucléaire de Volkel

Lundi 24/11, 8h30

Bloc américano-russe (suite).

Des responsables américains et ukrainiens ont indiqué que le plan de paix en 28 points initialement proposé par les États-Unis n’est pas définitif et fait actuellement l’objet de modifications.

Le président américain Donald Trump a déclaré le 22 novembre que ce plan ne constituait pas son offre finale à l’Ukraine. L’envoyé spécial américain pour l’Ukraine, le général Keith Kellogg, a déclaré à Fox News le 23 novembre que le plan de paix était « en cours d’élaboration » et que certains points devaient encore être formalisés et explicités par les parties. Le général Kellogg a précisé qu’un document annexe détaillant les garanties de sécurité pour l’Ukraine serait probablement nécessaire. Il a également affirmé que les États-Unis ne souhaitaient pas revivre le scénario du Mémorandum de Budapest ni des Accords de Minsk, accords privilégiés par la Russie qui, respectivement, offraient à l’Ukraine de vagues garanties de sécurité en échange de son désarmement nucléaire en 1994, et le protocole de cessez-le-feu de 2015, qui a échoué, a largement profité à la Russie et a conduit à l’invasion à grande échelle de 2022.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré qu’à l’issue des réunions américano-ukrainiennes et européennes du 23 novembre à Genève, le plan de paix était un « document vivant et évolutif », enrichi quotidiennement de nouvelles contributions. M. Rubio a ajouté que les parties à Genève avaient « réellement progressé » et qu’aucun délai précis n’avait été fixé pour la signature du plan par l’Ukraine, précisant que les États-Unis souhaitaient finaliser l’accord « dès que possible », même après la date butoir initiale du 27 novembre [fixée par Trump].

[…] Les responsables russes et les voix ultranationalistes ont continué de rejeter tout plan de paix, y compris le plan initial en 28 points proposé par les États-Unis, qui ne répond pas aux exigences de longue date de la Russie concernant la destruction de l’État ukrainien et l’affaiblissement de l’OTAN.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré le 22 novembre que la Russie ne pouvait déroger aux exigences formulées par le président russe Vladimir Poutine lors du sommet de l’Alaska en août 2025 et a réaffirmé l’engagement de la Russie à s’attaquer aux « causes profondes » de la guerre. Riabkov a défini ces « causes profondes » comme étant l’élargissement de l’OTAN, les déploiements d’armes en Europe de l’Est et la discrimination présumée à l’encontre du peuple russe, de la langue russe et de l’Église orthodoxe russe en Ukraine. La définition donnée par Riabkov le 22 novembre des causes profondes présumées concorde avec les déclarations de nombreux autres hauts responsables du Kremlin sur le sujet. […]

ISW, évaluation de la campagne oiffensive russe, 23 novembre, traduction automatique

Dimanche 23/11, 23h05

Bloc américano-russe (suite).

Cartoon Movement, Paolo Calleri, US peace plan for Ukraine

La contre-proposition, élaborée par les puissances européennes E3 (Grande-Bretagne, France et Allemagne), prend le plan américain comme base, mais le reprend ensuite point par point en suggérant des modifications et des suppressions.

1. La souveraineté de l’Ukraine doit être réaffirmée.

2. Un accord de non-agression total et complet sera conclu entre la Russie, l’Ukraine et l’OTAN. Toutes les ambiguïtés des 30 dernières années seront levées.

(Le point 3 du plan américain a été supprimé. Une version préliminaire de ce plan, consultée par Reuters, indiquait : « On s’attend à ce que la Russie n’envahisse pas ses voisins et que l’OTAN ne s’étende pas davantage. »)

4. Après la signature d’un accord de paix, un dialogue entre la Russie et l’OTAN sera mis en place pour aborder toutes les préoccupations en matière de sécurité et créer un environnement de désescalade afin de garantir la sécurité mondiale et d’accroître les possibilités de connectivité et les opportunités économiques futures.

5. L’Ukraine bénéficiera de solides garanties de sécurité.

6. La taille de l’armée ukrainienne sera plafonnée à 800 000 hommes en temps de paix.

7. L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN dépend d’un consensus entre les membres de l’OTAN, consensus qui n’existe pas.

8. L’OTAN accepte de ne pas stationner en permanence des troupes sous son commandement en Ukraine en temps de paix.

9. Des avions de chasse de l’OTAN seront stationnés en Pologne.

10. Garantie américaine similaire à l’article 5

  • a. Les États-Unis recevront une compensation pour la garantie
  • b. Si l’Ukraine envahit la Russie, elle perd la garantie
  • c. Si la Russie envahit l’Ukraine, outre une riposte militaire coordonnée et ferme, toutes les sanctions internationales seront rétablies et toute forme de reconnaissance du nouveau territoire ainsi que tous les autres avantages découlant de cet accord seront retirés.

11. L’Ukraine remplit les conditions requises pour adhérer à l’UE et bénéficiera d’un accès préférentiel au marché européen à court terme pendant la durée de l’évaluation.

12. Un programme de redéveloppement global ambitieux pour l’Ukraine, comprenant notamment :

  • a. Création d’un fonds de développement pour l’Ukraine destiné à investir dans les industries à forte croissance, notamment les technologies, les centres de données et les efforts en matière d’IA.
  • b. Les États-Unis s’associeront à l’Ukraine pour restaurer, développer, moderniser et exploiter conjointement l’infrastructure gazière ukrainienne, y compris ses gazoducs et ses installations de stockage.
  • c. Un effort conjoint de réaménagement des zones touchées par la guerre afin de restaurer, de réaménager et de moderniser les villes et les zones résidentielles
  • d. Développement des infrastructures
  • e. Extraction des ressources minérales et naturelles
  • f. La Banque mondiale élaborera un programme de financement spécial afin de fournir des fonds pour accélérer ces efforts.

13. La Russie sera progressivement réintégrée dans l’économie mondiale

  • a. Les mesures d’allègement des sanctions seront discutées et convenues par étapes et au cas par cas.
  • b. Les États-Unis concluront un accord de coopération économique à long terme afin de poursuivre un développement mutuel dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles, des infrastructures, de l’IA, des centres de données, des terres rares, des projets conjoints dans l’Arctique, ainsi que diverses autres opportunités commerciales mutuellement avantageuses.
  • c. La Russie sera réintégrée au G8

14. L’Ukraine sera entièrement reconstruite et indemnisée financièrement, notamment par le biais d’avoirs souverains russes qui resteront gelés jusqu’à ce que la Russie indemnise l’Ukraine pour les dommages subis.

15. Une force opérationnelle conjointe de sécurité sera créée avec la participation des États-Unis, de l’Ukraine, de la Russie et des Européens afin de promouvoir et de faire respecter toutes les dispositions du présent accord.

16. La Russie inscrira dans sa législation une politique de non-agression envers l’Europe et l’Ukraine.

17. Les États-Unis et la Russie conviennent de prolonger les traités de non-prolifération et de contrôle nucléaires, y compris le Fair Start.

18. L’Ukraine accepte de demeurer un État non nucléaire en vertu du TNP.

19. La centrale nucléaire de Zaporijia sera remise en service sous la supervision de l’AIEA, et l’électricité produite sera partagée équitablement à parts égales entre la Russie et l’Ukraine.

20. L’Ukraine adoptera les règles de l’UE en matière de tolérance religieuse et de protection des minorités linguistiques.

21. L’Ukraine s’engage à ne pas recouvrer son territoire souverain occupé par la force militaire. Les négociations sur les échanges territoriaux débuteront le long de la ligne de contact.

22. Une fois convenus les futurs arrangements territoriaux, la Fédération de Russie et l’Ukraine s’engagent à ne pas les modifier par la force. Toute garantie de sécurité sera caduque en cas de violation de cette obligation.

23. La Russie ne doit pas entraver l’utilisation par l’Ukraine du fleuve Dniepr à des fins commerciales, et des accords seront conclus pour permettre la libre circulation des cargaisons de céréales à travers la mer Noire.

24. Un comité humanitaire sera mis en place pour régler les questions en suspens :

  • a. Tous les prisonniers et corps restants seront échangés selon le principe du « Tous pour tous ».
  • b. Tous les détenus civils et les otages seront libérés, y compris les enfants.
  • c. Il y aura un programme de réunification familiale
  • d. Des dispositions seront prises pour remédier aux souffrances des victimes du conflit

25. L’Ukraine organisera des élections dès que possible après la signature de l’accord de paix.

26. Des dispositions seront prises pour soulager les souffrances des victimes du conflit.

27. Cet accord sera juridiquement contraignant. Sa mise en œuvre sera contrôlée et garantie par un Conseil de la paix, présidé par le président Donald J. Trump.

28. Dès que toutes les parties auront approuvé le présent mémorandum, un cessez-le-feu entrera immédiatement en vigueur dès le retrait des deux parties aux points convenus pour la mise en œuvre de l’accord. Les modalités du cessez-le-feu, y compris le contrôle, seront convenues par les deux parties sous la supervision des États-Unis.

Reuters, Texte intégral de la contre-proposition européenne au plan de paix américain pour l’Ukraine, traduction automatique

Dimanche 23/11, 15h10

Plus près de toi l’espace, avec Decathlon (c’est dimanche).

Impossible de ne pas être impressionné : Decathlon, habitué à concevoir des équipements pour le sport du quotidien, signe désormais un prototype… pour l’espace. EuroSuit, première combinaison spatiale intravéhiculaire (IVA) conçue par un consortium français et européen, sera testée dès 2026 à bord de l’ISS par l’astronaute française Sophie Adenot. Une avancée historique qui confirme que l’innovation textile peut s’écrire aussi bien sur Terre qu’en orbite.

Pensée pour les phases critiques d’une mission (lancement, rentrée atmosphérique, situations d’urgence), EuroSuit bouscule les codes des scaphandres traditionnels : plus légère, plus intuitive, et surtout enfilable en moins de deux minutes en totale autonomie. […]

Creapils, Decathlon dévoile EuroSuit : une combinaison spatiale qui s’enfile en moins de 2 minutes

Dimanche 23/11, 15h10

Sumo ukrainien.

Le lutteur de sumo ukrainien Aonishiki, qui a fui son pays après l’invasion russe, est devenu dimanche le premier représentant ukrainien à remporter un tournoi sur le sol nippon de ce sport traditionnel japonais.

[…] Yavhusishyn, qui a pour nom de ring complet Aonishiki Arata, est arrivé au Japon il y a trois ans, sans parler un mot de japonais, après avoir fui la guerre en Ukraine.

Depuis, il a gravi les échelons du sumo à une vitesse record. L’Association japonaise de sumotori tiendra d’ailleurs prochainement une réunion spéciale pour le promouvoir au rang d’ozeki, le deuxième rang le plus élevé après celui de yokozuna (grand champion), a annoncé la chaîne nationale NHK.

Adolescent, il a participé aux championnats du monde juniors de sumo, mais a quitté l’Ukraine après l’invasion russe de février 2022. Il est arrivé au Japon deux mois plus tard et a connu un début de carrière fulgurant, atteignant les divisions supérieures du sport en seulement un an, jusqu’au quatrième rang le plus élevé. […]

Le Figaro, Après avoir fui la guerre, Aonishiki devient le premier Ukrainien… à remporter un tournoi de sumo professionnel japonais

Dimanche 23/11, 15h00

Bloc américano-russe (suite).

Malgré les frappes russes et au milieu des scandales de corruption qui le fragilisent, Volodymyr Zelensky a prononcé aujourd’hui un discours historique en appelant les Ukrainiens à résister à la tentative de l’administration Trump d’imposer un accord avec la Russie.

À l’occasion du Jour de la Dignité et de la Liberté, le président ukrainien a répondu à la proposition en 28 points préparée par les États-Unis sur le modèle du plan pour Gaza, proposition qui reprend l’essentiel des exigences de Moscou en demandant une quasi-capitulation ukrainienne.

[…] En refusant explicitement de céder à la pression qui s’exerce sur le front par l’armée de Poutine et de la part des États-Unis de Donald Trump — qui souhaite trouver un « deal » d’ici Thanksgiving le 27 novembre — il a appelé le peuple ukrainien à « l’unité ».

Volodymyr Zelensky — Ukrainiens, Ukrainiennes,

Dans la vie de chaque nation, il y a un moment où tout le monde doit se parler. Honnêtement. Calmement. Sans suppositions, sans rumeurs, sans ragots, sans tout ce qui est superflu. Tel quel. Tel que j’essaie toujours de vous parler.

Nous vivons actuellement l’un des moments les plus difficiles de notre histoire. La pression exercée sur l’Ukraine est aujourd’hui l’une des plus fortes.

L’Ukraine pourrait se retrouver face à un choix très difficile.

Soit perdre sa dignité, soit risquer de perdre un partenaire clef.

Soit accepter 28 points difficiles, soit affronter un hiver extrêmement difficile — le plus difficile — et les risques qui en découlent. Une vie sans liberté, sans dignité, sans justice. Et pour que nous croyions celui qui nous a déjà attaqués deux fois.

On attendra notre réponse.

Mais en réalité, je l’ai déjà donnée.

Le 20 mai 2019, lorsque j’ai prêté serment d’allégeance à l’Ukraine, j’ai notamment déclaré : « Moi, Volodymyr Zelensky, élu président de l’Ukraine par la volonté du peuple, je m’engage à défendre par toutes mes actions la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine, à défendre les droits et libertés des citoyens, à respecter la Constitution et les lois de l’Ukraine, à remplir mes fonctions dans l’intérêt de tous mes compatriotes, à promouvoir l’autorité de l’Ukraine dans le monde. »

Pour moi, ce n’était pas une formalité protocolaire, c’était un serment. Et chaque jour, je reste fidèle à chacun de ses mots. Et je ne le trahirai jamais.  […]

[…] Chers Ukrainiens,

Souvenez-vous du premier jour de la guerre. La plupart d’entre nous a fait un choix. Le choix en faveur de l’Ukraine. Souvenez-vous de nos sentiments à ce moment-là. Comment était-ce ? Sombre, bruyant, difficile, douloureux, effrayant pour beaucoup. Pourtant, l’ennemi n’a pas vu nos dos qui fuyaient : il a vu nos yeux, prêts à se battre pour ce qui nous appartient. C’est cela, la dignité. C’est cela, la liberté. Et c’est en fait la chose la plus effrayante qui puisse arriver à la Russie : voir l’unité des Ukrainiens.

À l’époque, notre unité visait à protéger notre foyer contre l’ennemi.

Et aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin d’unité pour que notre foyer connaisse une paix digne de ce nom.

[…] Je m’en souviens encore : au premier jour de la guerre, différents intermédiaires m’avaient transmis différents plans, points et ultimatums concernant la fin de la guerre.

Ils disaient : c’est cela ou rien.

Soit vous signez, soit vous serez simplement éliminé et c’est le « président par intérim de l’Ukraine » qui signera à votre place.

On sait comment cela s’est terminé.

[…] Chers Ukrainiens,

La semaine prochaine sera très difficile. Il se passera beaucoup de choses.

Vous êtes un peuple adulte, intelligent, conscient, qui l’a prouvé à maintes reprises. Et qui comprend qu’il y aura beaucoup de pression dans ce moment — pression politique, informationnelle… Tout cela dans le but de nous affaiblir, de nous diviser. 

L’ennemi ne dort pas et il fera tout pour que nous échouions.

Allons-nous les laisser faire ? Nous n’en avons pas le droit.

Mais ceux qui cherchent à nous détruire nous connaissent mal. Ils ne comprennent pas qui nous sommes vraiment, ce que nous défendons, ce pour quoi nous nous battons, quel genre de personnes nous sommes. Ce n’est pas pour rien que nous célébrons la Journée de la Dignité et de la Liberté comme une fête nationale. Cela montre qui nous sommes et quelles sont nos valeurs. […]

Le Grand Continent, L’appel au peuple ukrainien de Volodymyr Zelensky : texte intégral de son adresse à la nation

Dimanche 23/11, 14h35

Attaque contre des civils (suite).

Un père berce le cercueil contenant le corps de son enfant : à Ternopil, on fait ses adieux à Maria et à ses enfants Kamila et Nazar. Leur père est le seul à avoir survécu dans l’appartement pendant le bombardement…

MAKS25, Bluesky, traduction autoamtique

Dimanche 23/11, 14h30

Crimes de guerre (suite).

Les forces russes continuent de commettre des crimes de guerre sur le champ de bataille en Ukraine, notamment près de Pokrovsk.

Le parquet général ukrainien a ouvert une enquête le 22 novembre concernant une vidéo montrant des forces russes exécutant cinq prisonniers de guerre ukrainiens, capturés et non armés, près de Kotlyne (au sud-ouest de Pokrovsk) le 19 novembre. L’article 13 de la Convention de Genève interdit tout acte illicite ou omission de la puissance détentrice qui entraîne la mort ou met gravement en danger la santé d’un prisonnier de guerre en détention.[31] L’ISW a constaté une augmentation des crimes de guerre russes dans la direction de Pokrovsk ces dernières semaines, alors que les forces russes se sont approchées et ont infiltré la ville. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 22 novembre, traduction automatique

Dimanche 23/11, 14h25

Bloc américano-russe (suite).

Les responsables russes et les médias d’État continuent de diffuser l’information de manière à rejeter le plan de paix en 28 points proposé par les États-Unis, ce qui indique que le Kremlin conditionne activement le peuple russe à n’accepter rien de moins qu’une victoire totale en Ukraine.

Alexeï Tchepa, premier vice-président de la commission des affaires internationales de la Douma d’État russe, a commenté le plan de paix, affirmant que tout plan devait satisfaire pleinement les exigences de la Russie. Tchepa a réaffirmé que l’objectif de la Russie était que tout accord de paix s’attaque aux prétendues « causes profondes » de sa guerre en Ukraine, une expression délibérément vague que le Kremlin utilise depuis longtemps comme raccourci pour désigner ses justifications et exigences initiales de guerre, telles que la destruction de la souveraineté ukrainienne et de l’alliance de l’OTAN.

Tchepa a laissé entendre que le plan de paix proposé offrait davantage de concessions à la Russie que les propositions précédentes, mais restait insuffisant pour répondre à ses exigences maximalistes. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 22 novembre, traduction automatique

Samedi 22/11, 14h40

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

Chappatte, Plan de paix pour l’Ukraine

Malheureusement, comme il fallait s’y attendre de la part de Donald Trump, le président américain veut obtenir la fin de la guerre russe contre l’Ukraine à tout prix. Son équipe a transmis le 20 novembre un projet de « plan de paix » au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en lui donnant seulement jusqu’au 27 pour y répondre, la date de thanksgiving se transformant ainsi en ultimatum…

Ce projet, en 28 points, a la particularité d’avoir été préparé en catimini par les Américains et les Russes, dans des discussions dirigées par deux hommes d’affaires à la fois proches de Trump et de Poutine. Le projet reprend les exigences de Moscou et ne comprend à ce stade aucune concession de la Russie.

[…] le projet américain ressemble étrangement à la copie que Trump essaye d’imposer depuis le début de ses négociations : contraindre le pays agressé d’arrêter de résister et sortir de la guerre en satisfaisant l’agresseur, celui qui s’impose par la violence et la destruction, Poutine.

[…] Poutine stopperait sa guerre en échange de la reconnaissance internationale que les territoires envahis par son armée lui reviennent, y compris la péninsule de Crimée annexée illégalement en 2014. Poutine gagnerait même les 6 000 km2 encore « libres » de la région de Donetsk. Alors que la vitesse de progression de l’armée russe est seulement de 250 km2 par mois (tandis que la surface de l’Ukraine dépasse les 600 000 km2 ), Poutine offre « royalement » d’échanger au moins deux années de guerre contre cette concession de la partie du Donbass qu’il n’a pas encore envahie.

[…] Aucune force de l’Otan ne pourrait stationner en Ukraine alors même que la force de stabilisation internationale prévue par la coalition des volontaires en fait pour l’essentiel partie. Seuls des avions de combat pourraient être stationnés en Pologne pour garantir ce plan, actant le fait que la frontière polonaise deviendrait la limite temporaire de l’empire russe.

Enfin la Russie obtiendrait une sorte de sauf conduit pour la suite, effaçant grâce à cet accord toute responsabilité pour les crimes de guerre, les déportations d’enfants et les centaines de milliards de dégâts matériels causés en Ukraine. Poutine réintégrerait le « concert des nations » et ne pourrait pas être poursuivi, la justice s’effacerait devant « la loi du plus fort », ce qui n’est pas pour déplaire à Trump et ses amis.

[…] Rappelons d’abord que la guerre en Ukraine, depuis presque quatre ans, est dans une impasse militaire aussi bien pour la Russie que pour la résistance ukrainienne. Il faudrait que Poutine dispose de deux siècles pour achever sa conquête de l’Ukraine et que l’Ukraine retrouve dix millions d’habitants ou 500 000 combattants supplémentaires pour espérer faire reculer l’invasion russe. Le niveau de pertes est soigneusement camouflé, des deux côtés, parce qu’il est très élevé avec des centaines de milliers de morts et trois fois et demi plus de blessés. Cette guerre est une plaie qui peut pourtant durer.

[…] Un point important du projet est d’imposer une élection présidentielle aux Ukrainiens dans les trois mois qui suivent, Poutine se faisant fort « d’influencer » les élections pour obtenir un pouvoir aux ordres, à l’image de la Biélorussie. Pour ceux qui ne le croyaient pas, la Grande-Bretagne vient de condamner un ancien député européen qui a été payé par le régime de Poutine pour influencer nos politiques, comme le font aujourd’hui les parties d’extrême droite dans chacune de nos sociétés.

[…] A leur image, Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, défend cette capitulation de l’Europe au profit de ses amis Trump et Poutine, dont il se fait immédiatement le fidèle relais. Les Ukrainiens sont épuisés par cette guerre, les Européens sont inquiets et encore désordonnés aussi longtemps qu’ils ne construiront pas des Etats-Unis d’Europe pour atteindre la taille critique nécessaire face à ces empires menaçants comme le sont aujourd’hui la Russie de Poutine et malheureusement aussi l’Amérique de Trump.

Ne doutons pas que le président américain va jouer l’empressement pour obtenir que la Russie sorte de cette guerre à leur profit, tandis que les Européens peineront à esquisser une solution alternative pour stopper net voire faire reculer l’Empire mafieux de Poutine.

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine, désaccord de fin de guerre ?

Samedi 22/11, 10h30

Korouptssia.

[…] Sasha — Un proche de Zelensky, Timur Mindich, a été accusé d’être le « cerveau » de ce système de rétrocommissions dans des contrats liés à cette société étatique. […] L’histoire me fait vomir, quand je lis que cet homme a quitté le pays quelques heures avant les perquisitions, quand je regarde les photos de ses sacs remplis de dollars et d’euros, quand je découvre les toilettes en plaqué or de son appartement. Un appartement qui se trouve dans le même immeuble que celui de notre président. Nausée. On aimerait penser que Zelensky n’y est pour rien, mais ça va contre le bon sens. Lui, le plus haut personnage politique du pays, dont l’une des principales missions est de mettre fin à la corruption, de résoudre cette crise qui tue notre société, qui ruine la confiance, qui démoralise les milliers de citoyens qui s’escriment à faire des récoltes de fonds pour l’armée… On ne voudrait plus avoir à faire à ces sales histoires. On a eu notre dose avec l’ancien président prorusse Ianoukovitch et ses complices.

Mais c’est comme si, en Ukraine, il existait une frontière invisible que chacun franchit immanquablement, à un moment donné, dès qu’on s’engage en politique. Et là, on s’autorise à mettre des billets dans des sacs. Le tout, en volant l’argent du système énergétique, qui chaque jour est détruit un peu plus par les russes. L’aveuglement, l’impunité, le je-m’en-foutisme, l’égoïsme, la cruauté, le mensonge doivent-ils figurer sur le CV de tout homme ou femme politique en Ukraine ? […]

Le Monde, le journal de deux soeurs ukrainiennes, « J’ai eu un haut-le-cœur en découvrant le “plan de paix” de Trump… Ce pseudo-plan n’est qu’une façon de dire à Zelensky : “Rends-toi maintenant, ne tarde pas” »

Le scandale de corruption dans le secteur énergétique a provoqué la plus grave crise politique depuis le début de l’invasion russe, en 2022. Quel est son impact sur la société ukrainienne ?

Personne ne s’étonne que des mécanismes corruptifs persistent, car une société fonctionnant sur le détournement des ressources pendant plus de vingt ans ne peut pas devenir totalement transparente du jour au lendemain. Ce qui choque les Ukrainiens, c’est que ce détournement touche un secteur stratégique, en pleine guerre : l’énergie.

D’un autre côté, l’éclatement même de ce scandale est perçu comme positif, car il a été révélé par un organisme gouvernemental [le Bureau national anticorruption d’Ukraine], qui montre ainsi son indépendance. C’est précisément pour préserver son fonctionnement que les Ukrainiens se sont mobilisés cet été [en juillet, contre le démantèlement des organes anticorruption].

Comment la perception de la corruption a-t-elle évolué ?

[…] L’Ukraine partait de très loin, mais en dix ans, l’amélioration est significative [en 2013, le pays était 144ᵉ dans le classement de Transparency International, contre 105e en 2024]. Nous avons un prisme déformant : de l’extérieur, on voit un pays corrompu, mais de l’intérieur, ces scandales sont à la fois un problème et un grand succès, car ce qui est jugé important, c’est que ce soit publiquement dénoncé et combattu. […]

Le Monde, Anna Colin Lebedev : « En Ukraine, la guerre est menée conjointement par l’armée et la société »

Vendredi 21/11, 21h20

Bloc américano-russe (suite).

Le plan américain de capitulation de l’Ukraine, qui a provoqué un choc à Kyiv et beaucoup d’insomnies dans les grandes capitales européennes, n’a qu’un avantage, mais il est de taille : celui de la clarté. Même s’il ne fait pas l’unanimité dans l’administration, même s’il cohabite avec les premières sanctions américaines contre le pétrole russe qui doivent entrer en vigueur cette semaine, même s’il paraît en contradiction avec certaines décisions de Donald Trump comme le feu vert donné à l’utilisation de missiles américains de longue portée, il confirme l’essentiel. Donald Trump préfère Vladimir Poutine à Volodymyr Zelensky. L’agresseur à la victime. […]

Le Figaro, Donald Trump et Vladimir Poutine main dans la main pour faire plier l’Ukraine
Cartoon Movement, Daniel Boris, Peace Talk Time
Donald Trump soutient l'accord de paix négocié par Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

Vendredi 21/11, 9h10

Bloc américano-russe (suite).

Représentant ukrainien au Conseil de sécurité de l’ONU :

▪️ Il n’y aura jamais de reconnaissance, formelle ou autre, du territoire ukrainien temporairement occupé par la Russie comme étant russe. Notre terre n’est pas à vendre.

▪️L’Ukraine n’acceptera aucune limite à son droit à l’autodéfense ni à la taille de ses forces armées ukrainiennes.

▪️Nous ne récompenserons pas l’intention génocidaire qui sous-tend l’agression russe en sapant notre identité, y compris notre langue.

▪️La paix exige une sécurité renforcée et une aide financière durable à l’Ukraine.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 21/11, 9h00

Allons zenfants (suite).

Le gouvernement clarifie sa position après les propos du chef d’État-major des Armées (CEMA), le général Mandon, qui avaient suscité une vive polémique. «Nos enfants au sens où on l’entend, ne vont pas aller combattre et mourir en Ukraine», a précisé Maud Bregeon ce vendredi matin sur le plateau de TF1. «On a une armée de métier.»

[…] Il convient de «replacer les propos dans leur contexte», a souligné Maud Bregeon. «Il parle de tous ces enfants de la nation qui sont engagés dans l’armée française», a-t-elle assuré après avoir rappelé qu’un peu moins de 60 soldats étaient tombés au champ d’honneur en opération extérieure depuis 2017. La porte-parole du gouvernement a aussi appelé les forces politiques à «faire preuve de considération» concernant le CEMA. Une allusion à peine voilée aux propos de Jean-Luc Mélenchon qui avait affirmé sur X que «ce n’est pas à lui d’aller inviter les maires ni qui que ce soit à des préparations guerrières décidées par personne». […]

Le Figaro, «Nos enfants ne vont pas aller combattre et mourir en Ukraine» : la porte-parole du gouvernement réagit après les propos du général Mandon

Vendredi 21/11, 8h55

Bloc américano-russe.

La politique de Trump vis-à-vis de l’Ukraine vient de connaître un nouveau mouvement de balancier. Les 28 propositions d’un «plan de paix» négocié directement entre les Russes et les Américains, dont les fuites ont été organisées dans les médias mercredi, ressemblent fortement à un nouvel alignement de l’Administration sur les revendications russes, au détriment de l’Ukraine, qui n’a pas été associée aux négociations. […]

Le Figaro, Donald Trump met de nouveau Kyiv sous pression
Illustration: Ben Jennings/The Guardian

Les États-Unis ont présenté un projet de plan pour l’Ukraine. En voici les 28 points de ce plan, selon le projet de texte examiné et traduit par l’AFP.

1. La souveraineté de l’Ukraine sera confirmée.

2. Un accord global de non-agression sera conclu entre la Russie, l’Ukraine et l’Europe. Toutes les ambiguïtés laissées en suspens ces 30 dernières années seront considérées comme réglées.

3. Il est attendu que la Russie n’envahisse pas les pays voisins et que l’Otan ne s’étende pas davantage.

4. Un dialogue sera mené entre la Russie et l’Otan, sous la médiation des États-Unis, afin de résoudre toutes les questions liées à la sécurité et de créer les conditions d’une désescalade.

5. L’Ukraine recevra des garanties de sécurité fiables.

6. Les forces armées ukrainiennes seront limitées à 600.000 militaires.

7. L’Ukraine accepte d’inscrire dans sa constitution qu’elle ne rejoindra pas l’Otan, et l’Otan accepte d’inclure dans ses statuts une disposition spécifiant que l’Ukraine ne sera pas intégrée à l’avenir.

8. L’Otan accepte de ne pas stationner de troupes en Ukraine.

9. Des avions de combat européens seront basés en Pologne.

10. Les États-Unis recevront une compensation pour la garantie de sécurité. Si l’Ukraine envahit la Russie, elle perdra cette garantie. Si la Russie envahit l’Ukraine, outre une réponse militaire coordonnée et décisive, toutes les sanctions mondiales seront rétablies, la reconnaissance du nouveau territoire et tous les autres avantages de cet accord seront révoqués. Si l’Ukraine lance un missile sur Moscou ou Saint-Pétersbourg sans raison valable, la garantie de sécurité sera considérée comme nulle et non avenue.

11. L’Ukraine est éligible à l’adhésion à l’UE et bénéficiera d’un accès préférentiel à court terme au marché européen pendant que cette question est à l’étude.

12. Un puissant paquet mondial de mesures pour reconstruire l’Ukraine, incluant la création d’un Fonds de développement pour l’Ukraine, la reconstruction des infrastructures gazières ukrainiennes, la réhabilitation des zones impactées par la guerre, le développement de nouvelles infrastructures et la reprise de l’extraction de minéraux et de ressources naturelles, le tout accompagné d’un programme de financement spécial élaboré par la Banque Mondiale.

13. La Russie sera réintégrée dans l’économie mondiale, avec des discussions prévues sur la levée des sanctions, la réintégration du G8 et la conclusion d’un accord de coopération économique à long terme avec les États-Unis.

14. 100 milliards de dollars d’actifs russes gelés seront investis dans les projets menés par les États-Unis pour reconstruire et investir en Ukraine, les États-Unis recevant 50% des bénéfices de l’initiative. L’Europe ajoutera 100 milliards de dollars afin d’augmenter le montant des investissements disponibles pour la reconstruction de l’Ukraine. Les fonds européens gelés seront débloqués, et le reste des fonds russes gelés sera investi dans un véhicule d’investissement américano-russe séparé.

15. Un groupe de travail conjoint américano-russe sur les questions de sécurité sera créé afin de promouvoir et de garantir le respect de toutes les dispositions du présent accord.

16. La Russie inscrira dans la loi sa politique de non-agression envers l’Europe et l’Ukraine.

17. Les États-Unis et la Russie conviendront de prolonger la validité des traités sur la non-prolifération et le contrôle des armes nucléaires, y compris le traité START I.

18. L’Ukraine accepte de ne pas être un État doté de l’arme nucléaire conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

19. La centrale nucléaire de Zaporijjia sera mise en service sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et l’électricité produite sera répartie à parts égales entre la Russie et l’Ukraine à 50-50.

20. Les deux pays s’engagent à mettre en œuvre des programmes éducatifs dans les écoles et la société visant à promouvoir la compréhension et la tolérance mutuelle.

21. La Crimée, Lougansk et Donetsk seront reconnues comme des régions russes de facto, y compris par les États-Unis. Kherson et Zaporijjia seront gelées le long de la ligne de contact, ce qui signifiera une reconnaissance de facto le long de cette ligne. La Russie renoncera aux autres territoires qu’elle contrôle en dehors des cinq régions. Les forces ukrainiennes se retireront de la partie de la région de Donetsk qu’elles contrôlent actuellement, qui sera ensuite utilisée pour créer une zone tampon.

22. Après avoir convenu des dispositions territoriales futures, la Fédération de Russie et l’Ukraine s’engagent à ne pas modifier ces dispositions par la force. Aucune garantie de sécurité ne s’appliquera en cas de violation de cet engagement.

23. La Russie n’empêchera pas l’Ukraine d’utiliser le Dniepr à des fins commerciales, et des accords seront conclus sur le libre transport des céréales à travers la mer Noire.

24. Un comité humanitaire sera créé pour régler les questions relatives aux échanges de prisonniers, à la restitution des dépouilles, au retour des otages et des détenus civils, et un programme de réunification familiale sera mis en œuvre.

25. L’Ukraine organisera des élections dans 100 jours.

26. Toutes les parties impliquées dans ce conflit bénéficieront d’une amnistie totale pour leurs actions pendant la guerre et s’engageront à ne faire aucune réclamation ni n’envisager aucune plainte à l’avenir.

27. Cet accord sera juridiquement contraignant. Sa mise en œuvre sera contrôlée et garantie par le Conseil de paix, présidé par le président Donald Trump. Des sanctions seront imposées en cas de violation.

28. Une fois que toutes les parties auront accepté ce mémorandum, le cessez-le-feu prendra effet immédiatement après le retrait des deux parties vers les points convenus pour commencer la mise en œuvre de l’accord.

Le Figaro, Les 28 points du projet de plan des États-Unis pour l’Ukraine
Commentaire : "Au vu de son contenu, autant dire que ce plan de paix a en fait été rédigé à Moscou puis traduit en anglais pour Trump…"

Jeudi 20/11, 21h05

Drones : auto-saturation.

En raison de l’augmentation rapide de l’utilisation des drones FPV à fibre optique sur le champ de bataille, des « réseaux anti-drones » vont bientôt apparaître d’eux-mêmes.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 20/11, 21h00

Normes nuc : révision américaine (Trumpette).

Dans un décret présidentiel de mai, visant à inaugurer ce qu’il a qualifié de « renaissance nucléaire américaine », le président Donald Trump a rendu caduques les bases scientifiques des normes d’exposition aux radiations établies depuis des décennies par le gouvernement fédéral. Le décret 14300 a enjoint la Commission de réglementation nucléaire (NRC) de procéder à une révision complète d’un demi-siècle de directives et de réglementations. Ce faisant, elle envisage d’abandonner le modèle fondamental utilisé par le gouvernement pour déterminer les limites d’exposition et étudie la possibilité d’assouplir la norme relative au niveau d’exposition aux radiations considéré comme « sûr » pour le grand public.

[…] « Je ne suis pas certain de comprendre pourquoi cet assouplissement est nécessaire », déclare Peter Crane, qui a été conseiller juridique de la NRC pour les projets spéciaux pendant près de 25 ans, à partir de 1975. « Je pense qu’il est motivé par des considérations idéologiques. » Il souligne que cet assouplissement probable des normes coïncide avec une pression accrue pour l’autorisation de nouvelles centrales nucléaires et pourrait affaiblir la préparation aux situations d’urgence en cas de fuites ou d’autres accidents : « C’est jouer avec le feu. » (Le Bureau des affaires publiques de la NRC n’a pas répondu aux questions concernant les raisons de cet assouplissement des normes et le calendrier de ce réexamen.)

[…] Les normes d’exposition sont établies depuis longtemps à partir d’études sur les effets des radiations sur « l’homme de référence », défini par la CIPR comme un homme blanc « âgé de 20 à 30 ans et pesant environ 70 kilogrammes ».

Mais Applegate, Olson et d’autres experts affirment qu’il est désormais largement établi que les femmes et les jeunes filles sont beaucoup plus vulnérables aux effets néfastes des radiations que les hommes – dans certains cas, la différence peut atteindre dix fois, selon l’étude d’Olson de 2019. Olson et Applegate citent également une autre étude de 2006 qui évalue et synthétise 60 ans de données de santé sur les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki ; cette étude a montré que les femmes ont une fois et demie à deux fois plus de risques de développer un cancer après une même dose de radiation unique que les hommes.

Les jeunes filles sont sept fois plus à risque, affirment-ils. Les plus touchées par un assouplissement des normes d’exposition seront les filles de moins de cinq ans, explique Olson. […]

Bulletin of the Atomic Scientists, Les nouvelles limites d’exposition aux radiations fixées par Trump pourraient être « catastrophiques » pour les femmes et les filles, traduction automatique

Jeudi 20/11, 20h55

Comment ça se passe : perroquet.

À Ternopil, les secouristes ont découvert un perroquet parmi les décombres d’un immeuble de neuf étages endommagé par un missile russe.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 20/11, 19h05

France.

Selon le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, les Européens pourraient déjà avoir connu leur «dernier été en paix».

Le général Mandon a décidé de choquer, parce que le temps file dangereusement. Lors de son intervention mercredi devant les maires de France, il a lancé un avertissement retentissant sur les sacrifices à faire, humains comme financiers. L’hypothèse d’un affrontement avec la Russie fait partie des hypothèses que les armées européennes étudient désormais avec inquiétude. La Russie se prépare, « je le sais », a-t-il affirmé. Le chef d’état-major des armées a évoqué l’horizon 2030. Il a demandé à ses soldats d’être prêts dans « trois ou quatre ans ». Mais le calendrier est potentiellement plus incertain. […]

Le Figaro, Face à l’hypothèse d’un affrontement avec la Russie, le général Mandon prépare les esprits
Le général Mandon, chef d’état-major de l’armée française. EMA

Mercredi 19 novembre, le chef d’état-major des armées françaises Fabien Mandon a déclaré devant les maires de France : «Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, alors on est en risque», dans un contexte de menace russe accrue en Europe.

Sa déclaration a fait grand bruit et a largement divisé la classe politique et la société. […]

Le Figaro, «Accepter de perdre» nos enfants à la guerre : que vous inspire la déclaration du général Fabien Mandon ?

Jeudi 20/11, 18h50

Allemagne.

En Allemagne, le survol de sites sensibles par des drones d’origine inconnue n’est pas un fait récent. Depuis le début de la guerre en Ukraine, ce phénomène n’a pas cessé de prendre de l’ampleur : selon un rapport de l’Office fédéral de police criminelle [BKA], au moins 270 cas ont été constatés au cours des trois premiers mois de l’année.

Seulement, la Loi fondamentale [Constitution, ndlr] encadre strictement les activités de la Bundeswehr sur le territoire national en temps de paix. Et, même si elle a créé une division dédiée à la sécurité intérieure [la « Heimatschutzdivision » ou HSchDiv], l’armée allemande n’est pas autorisée à abattre des drones inconnus susceptibles de menacer des infrastructures critiques civiles, cette tâche relevant exclusivement des forces de police. Au mieux peut-elle leur apporter un soutien… Et encore, sous réserve que celles-ci ne disposent pas des moyens nécessaires [et suffisants] en matière de lutte antidrone.

[…] Cela étant, en janvier, l’idée de modifier la loi pour permettre à la Bundeswehr d’abattre des drones inconnus a été défendue par Nancy Faeser, alors la ministre [démissionnaire] de l’Intérieur. […] le contexte politique allemand n’a pas favorisé une adoption rapide de ce projet…

[…] Selon les détails donnés par Alexander Dobrindt, le successeur de Mme Faeser au ministère de l’Intérieur, il s’agit de réformer la loi sur la sécurité aérienne afin de donner à la Bundeswehr la capacité de « combattre, d’intercepter et d’abattre » des drones en cas de « menace imminente ». Mais toujours à la condition qu’elle soit sollicitée par les forces de police et les autorités locales. […]

Zone militaire, Les forces allemandes vont être autorisées à abattre les drones suspects, à la demande de la police
Commentaire : "Que de précautions pour se défendre contre les attaques russes ! La démocratie, à ce niveau-là c’est absurde et dangereux."
Commentaire : "Le problème est que les lois de nos pays ne sont pas adaptées à la guerre hybride que mène la Russie. On a des lois pour la paix et des lois pour la guerre, mais rien entre les deux. Tenter d’abattre un drone signifie risquer que les débris, missile ou munitions tombant créent des destructions ou des blessures. Les dispositifs de guerre électronique peuvent perturber les appareils civils.[...]"

Jeudi 20/11, 13h55

Comment ça se passe : jurons & injures.

Bon, les jurons et les injures ont perdu leur pouvoir… de malédiction… ou thérapeutique. Ce sont seulement des suites de syllabes.

Olga, Viber (vocal)

Jeudi 20/11, 9h10

J’aimerais que les choses marchent autrement. J’aimerais que Poutine et les gens de son espèce n’existent pas, ou qu’ils ne soient pas en mesure de nuire (mais comme ils ne savent faire que ça, autant qu’ils n’existent pas), j’aimerais que Pacha ne soit pas sur le front, j’aimerais qu’il se balade en ville, qu’il dorme avec sa femme, qu’il aille à la pêche avec des potes s’il a envie, qu’il fasse l’andouille avec son chien, j’aimerais qu’il travaille, que son esprit se tourne vers l’idée d’un truc à construire.


Jeudi 20/11, 9h00

Pologne.

La Pologne a annoncé le déploiement de 10 000 soldats dans le cadre de l’opération Horizon, le plus important déploiement militaire national de ces dernières années.

L’opération vise à renforcer la protection des infrastructures critiques et à prévenir tout sabotage éventuel sur le territoire national.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Jeudi 20/11, 9h00

Attaque contre des civils (suite).

Les secouristes et la police resteront à l’œuvre toute la nuit dans les zones sinistrées de Ternopil. En ce soir, on dénombre 26 personnes portées disparues dans l’immeuble détruit, dont trois enfants. « Nous poursuivons les recherches », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Ihor Klymenko.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique
Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, Morning coffee of Ukrainians

Jeudi 20/11, 8h55

Slovaquie.

Fico menace de saisir la justice européenne au sujet du gaz russe.

La raison en est l’exigence de Bruxelles de cesser complètement d’importer du gaz russe à partir de 2028. La Slovaquie, comme la Hongrie, est encore fortement dépendante du gaz et du pétrole russes, et un changement brutal de fournisseurs pourrait entraîner une flambée des prix et des pertes économiques.

Il a également rappelé que la Commission européenne aurait auparavant fourni à la Slovaquie des garanties concernant une indemnisation en cas de pénurie d’énergie ou de forte hausse des prix des carburants. Cependant, il n’a précisé ni le montant éventuel de cette indemnisation ni son fondement juridique.

MAKS25, Bluesky & Bluesky, traduction automatique

Mercredi 19/11, 21h00

Trumpette.

Kyiv a reçu une nouvelle proposition de plan pour mettre fin de guerre de la part des Etats-Unis qui requiert notamment la « reconnaissance de [l’annexion de] la Crimée et d’autres régions prises par la Russie » et « la réduction de l’armée à 400 000 personnes », selon un haut responsable ukrainien proche du dossier à l’Agence France-Presse. « Nous recevons des signaux disant que nous devons accepter ce plan », a ajouté cette source sous couvert d’anonymat.

Le Monde, Live

Mercredi 19/11, 19h20

Attaque contre des civils.

La Russie a mené une attaque massive pendant la nuit du 19 novembre contre plusieurs régions ukrainiennes, faisant au moins 25 morts et 141 blessés parmi les civils, causant des dégâts importants aux infrastructures et provoquant des coupures d’électricité d’urgence.

La Russie a lancé 476 drones et 48 missiles sur l’Ukraine, dont 47 missiles de croisière et un missile balistique, a rapporté l’armée de l’air.

Les défenses aériennes ukrainiennes ont intercepté 442 drones, 34 missiles de croisière Kh-101 et sept missiles de croisière Kalibr. Parallèlement, sept missiles et 34 drones ont frappé 14 sites, tandis que des débris de drones et de missiles abattus sont tombés sur six autres sites. […]

The Kyiv Independent, 25 morts, 142 blessés et coupures d’électricité d’urgence dans toute l’Ukraine alors que la Russie lance une attaque massive à la roquette et au drone, traduction Deepl

Mercredi 19/11, 8h40

Serrer la vis.

La Russie a adopté des lois de grande envergure pour renforcer ses défenses intérieures contre les frappes de drones et les opérations de sabotage ukrainiennes, reflétant les attentes du Kremlin quant à une guerre prolongée avec l’Ukraine.

Près de quatre ans après le début de la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine – une invasion à grande échelle qu’il pensait ne durer que quelques semaines – Moscou est la cible quasi quotidienne de drones ukrainiens frappant des installations énergétiques, tandis que des agents ukrainiens ont assassiné plusieurs personnalités militaires russes de haut rang à l’intérieur du pays.

[…] Pour renforcer la protection des infrastructures critiques, le président russe a discrètement signé au début du mois un décret autorisant le déploiement de réservistes pour garder des sites clés, notamment des raffineries touchées à plusieurs reprises par des drones ukrainiens, contribuant ainsi à la hausse des prix des carburants sur le marché intérieur.

Cette mesure permet au Kremlin de mobiliser environ deux millions de personnes, selon les parlementaires, pour assurer la sécurité des installations énergétiques sans déclencher de nouvelle mobilisation – une initiative qui s’est avérée très impopulaire. Ces réservistes suivent un entraînement militaire annuel et perçoivent une modeste indemnité mensuelle pour leur maintien dans la réserve active, mais ont jusqu’à présent été exemptés de combats en Ukraine, sauf s’ils se sont portés volontaires.

[…] Les autorités russes avaient déjà déployé un dense réseau de systèmes de défense aérienne autour de la résidence isolée de Poutine à Valdaï, ainsi qu’autour du quartier huppé de Roublevka, où résident de nombreuses personnalités politiques. Cependant, elles peinent à assurer une protection adéquate des centaines de raffineries de pétrole disséminées à travers le pays, et des autres installations industrielles liées à l’effort de guerre.

[…] Depuis le 10 novembre, les utilisateurs de téléphones mobiles de retour de l’étranger voient leur connexion automatiquement bloquée pendant 24 heures. Cette période de « désactivation » des cartes SIM vise à empêcher les drones d’utiliser les réseaux mobiles civils pour transmettre des données télémétriques, des vidéos ou des signaux de contrôle – une tactique que les forces de Kyiv ont déjà employée lors d’opérations de frappe en profondeur.

Cette restriction a semé la confusion et le chaos parmi les Russes de retour de l’étranger, tandis que les habitants de la région de Pskov, à la frontière avec la Lettonie et l’Estonie, se sont également plaints que leur connexion avait été bloquée par erreur en vertu des nouvelles règles de sécurité.

Ces changements reflètent l’inquiétude croissante de la Russie quant à la capacité de l’Ukraine à frapper profondément à l’intérieur de son territoire avec des drones – une inquiétude qui risque de s’amplifier à mesure que Kyiv se prépare à déployer ses propres missiles à longue portée de fabrication nationale.

[…] « La Russie habitue sa population à une existence semi-militaire prolongée et exhorte les gens à se préparer à de plus grands sacrifices à mesure que la guerre s’éternise », a déclaré Andreï Kolesnikov, expert politique indépendant basé à Moscou. […]

The Guardian, Moscou adopte des lois pour renforcer ses défenses contre les frappes ukrainiennes, traduction automatique

Mercredi 19/11, 8h25

Pologne.

Les autorités polonaises ont imputé les récents actes de sabotage perpétrés contre une ligne ferroviaire polonaise aux services de sécurité russes.

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a déclaré le 18 novembre que les services secrets russes avaient recruté deux citoyens ukrainiens qui avaient utilisé des explosifs pour endommager deux tronçons de la ligne Lublin-Varsovie, près de Mika et Lublin, le 16 novembre. Le porte-parole des services spéciaux polonais, Jacek Dobrzynski, a affirmé que « tout » indiquait que les services spéciaux russes avaient commandité ces actes de sabotage. M. Tusk a précisé que les saboteurs présumés étaient entrés en Pologne depuis le Bélarus à l’automne 2025 et étaient retournés au Bélarus après les attaques. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 18 novembre, traduction automatique

[…] L’incident principal s’est produit dimanche dans le village de Mika, en Mazovie, dans le centre-est de la Pologne. Il impliquait l’utilisation d’un explosif plastique C-4 de qualité militaire, destiné à faire sauter un train. Le déclenchement de l’explosif devait être assuré par un câble de 300 mètres.

L’engin explosif a explosé sous un train de marchandises, causant des dégâts mineurs au châssis, mais des dommages plus importants aux voies ferrées. Le train suivant avait été prévenu et a pu s’arrêter à temps. Tusk a déclaré qu’« une certaine limite a été franchie », car l’incident aurait pu être bien pire sans les erreurs non divulguées commises lors de l’exécution de l’attaque par les auteurs. […]

The War Zone, Le sabotage du réseau ferroviaire polonais imputé à la Russie, traduction automatique

Mardi 18/11, 22h20

Pub.

Récemment, lors de l’exercice Ægir 25, le sous-marin KNM Uthaug a tiré une de ses torpilles sur la frégate désarmée KNM Trondheim, dans le but de couler le navire. Le but de ce tir était de vérifier et de démontrer la puissance de frappe de l’arme et du sous-marin. Un sous-marin possède une grande autonomie, opère furtivement et a la capacité unique de dicter le cours de la bataille.

Commandement interarmées allié de l’OTAN à Norfolk, X, traduction automatique
Joint Force Command Norfolk, Youtube, Freedom does not come for free

Without strong defence
There is no lasting security
Without security there is no freedom
NATO is ready to keep our people safe today
But we must do more
To protect our freedom
To protect our prosperity
And our way of life in the years ahead
Russia
China
North Korea
Iran
Are trying to weaken Europe and North America
And hostile actions against us are rising fast
Bringing the front line to our doorstep
We must increase defence spending
To stay safe and live in peace

Sans défense solide
Il n’existe pas de sécurité durable
Sans sécurité, il n’y a pas de liberté
L’OTAN est prête à assurer notre sécurité aujourd’hui
Mais nous devons faire plus
Pour protéger notre liberté
Pour protéger notre prospérité
Et notre mode de vie dans les années à venir
Russie
Chine
Corée du Nord
Iran
tentent d’affaiblir l’Europe et l’Amérique du Nord
Et les actes hostiles à notre encontre augmentent rapidement
Rapprochant la ligne de front de nos frontières
Nous devons augmenter les dépenses de défense Pour rester en sécurité et vivre en paix


Mardi 18/11, 13h25

Comment ça se passe : proximité.

[…] Guillaume Sauzedde introduit le film par une citation qui éclaire le sens du titre :

 « Alors qu’il revenait de Karkiv, le photographe Jérôme Barbosa m’a dit la phrase suivante, qui m’a marqué au fer rouge : Quand j’étais gamin, pour couvrir la guerre, il fallait prendre l’avion. Aujourd’hui, j’y vais en bus. Et demain, si rien n’est fait, je couvrirai la guerre de ma fenêtre et les gamins qui se feront descendre sous mes yeux, ce seront les gosses de mon quartier.» […]

Trégor Solidarité Ukraine, mailing, à propos du film de Guillaume SAUZEDDE « De ma fenêtre » (Carnets de Lviv)

Mardi 18/11, 13h25

République Tchèque.

À Prague, des militants ont déployé des drapeaux ukrainiens devant le domicile du président du Parlement tchèque, Tomio Okamura, qui avait récemment retiré le drapeau ukrainien du bâtiment du Parlement après sa prise de fonctions. Une réponse cinglante à une décision perçue comme pro-russe et en contradiction avec le soutien tchèque à l’Ukraine.

Noel reports, Bluesky, traduction automatique

Mardi 18/11, 13h20

Comment ça se passe : voiture électrique (chinoise).

Le ministère de la Défense britannique a apposé des autocollants d’avertissement dans ses voitures de location, y compris celles de fabrication chinoise, interdisant à son personnel de discuter d’informations classifiées ou de brancher des appareils officiels dans les véhicules. – The Telegraph

Cette situation fait suite aux craintes que certains véhicules électriques puissent enregistrer des conversations ou renvoyer des données aux fabricants en Chine.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Mardi 18/11, 13h10

Slovaquie.

La Slovaquie a été le théâtre de manifestations contre le Premier ministre Robert Fico et sa politique pro-russe.

Avec des slogans tels que « Nous en avons assez de Fico », « Nous voulons du changement » et « Démission », des dizaines de milliers de Slovaques sont descendus dans les rues à travers le pays.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Mardi 18/11, 10h00

Avions.

Cet automne, l’Ukraine a franchi deux étapes importantes pour renforcer ses capacités aériennes : une lettre d’intention avec la France pour la fourniture d’avions de chasse Rafale et un accord avec la Suède pour l’acquisition potentielle de 150 avions Gripen.

[…] Le 7 novembre 2025, les présidents [ukrainiens et français] ont signé une déclaration d’intention autorisant l’acquisition future de 100 avions Rafale F4. Le Rafale est un chasseur multirôle polyvalent capable d’assurer des missions de supériorité aérienne, d’interception, de frappes terrestres et maritimes, de reconnaissance et, au sein des forces armées françaises, de dissuasion nucléaire.

[…] L’accord décennal définit une coopération industrielle de défense à long terme, incluant des projets communs dans les domaines des drones, des technologies et de la production de composants. La France s’est également engagée à soutenir le secteur de la défense ukrainien pour la prochaine décennie. La difficulté de mise en œuvre de ces plans réside dans les capacités financières et opérationnelles de Dassault à construire un si grand nombre d’avions de combat. Des avoirs russes gelés pourraient être utilisés pour ce projet.

[…] L’Ukraine est devenue un pays unique de par la diversité de sa flotte aérienne, qui comprend des MiG-29, des F-16 et bientôt des Rafale et des Gripen. Si ces accords revêtent une importance stratégique et renforcent le potentiel de défense à long terme, ils ne modifieront pas la situation immédiate sur le front. Ils constituent néanmoins un signal diplomatique fort, témoignant de l’engagement des partenaires de l’Ukraine en faveur d’une coopération sécuritaire durable et d’un soutien constant à la modernisation de son aviation.

The Ukrainian Review, Deux accords majeurs concernant les flottes aériennes en 2025, traduction automatique

Mardi 18/11, 9h45

Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, Under an umbrella
Des filets de protection sont désormais déployés dans les rues de la ville ukrainienne de Kherson afin de protéger les civils des drones russes. (traduction automatique)

Lundi 17/11, 19h05

Korouptssia.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a lancé une nouvelle attaque contre le soutien de l’UE à l’Ukraine, comparant l’aide financière à « l’envoi d’une nouvelle caisse de vodka à un alcoolique ». Il a critiqué les projets de l’UE d’accroître le financement, accusant Bruxelles d’alimenter une « mafia militaire » corrompue au lieu d’exiger des comptes.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Le chef du GUR, Budanov, a rompu le silence sur le scandale de corruption de Mindich, affirmant que les organismes anticorruption ukrainiens « ont mis au jour et stoppé cette horreur » et que la justice doit désormais faire son travail. Il a souligné que ceux qui volent en temps de guerre, surtout dans les secteurs vitaux, doivent être punis.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Lundi 17/11, 19h05

Comment ça se passe : collecte.

L’ancien ambassadeur des États-Unis en Estonie, George Kent, a collecté plus de 100 000 dollars pour soutenir l’Ukraine, puis, avec l’aide de sa femme, a acheté et livré 37 véhicules aux unités ukrainiennes.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Lundi 17/11, 19h00

K.

Des soldats de la 93e brigade mécanisée « Kholodnyi Yar » ont diffusé des images de Kostyantynivka, que les occupants russes sont en train de rayer de la carte, sans aucun respect pour la vie humaine.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Lundi 17/11, 11h25

La farandole du nuc.

France

Même si prolonger le parc nucléaire d’EDF à 60 ans coûtera cher, l’option sera rentable pour EDF et avantageuse pour le système énergétique français, explique la Cour des comptes. A condition qu’EDF arrive à maîtriser les coûts du grand carénage et ses délais d’arrêts de tranche. […]

Usine Nouvelle, Nucléaire : Prolonger les réacteurs à 60 ans serait «rentable pour EDF», selon la Cour des comptes

République Tchèque

Les huit immenses tours de refroidissement de la centrale de Dukovany dominent un chantier où deux réacteurs supplémentaires doivent voir le jour, alors que la Tchéquie accélère ses plans pour accroître son recours à l’énergie nucléaire.

Des foreuses mobiles prélèvent des échantillons à 140 mètres de profondeur pour une étude géologique destinée à s’assurer que le site convient à un projet de 19 milliards de dollars (16,4 milliards d’euros), partie intégrante d’une expansion qui devrait, à terme, au moins doubler la production nucléaire du pays et consolider sa place parmi les nations européennes les plus dépendantes du nucléaire.

Le sud-coréen KHNP a devancé le français EDF lors d’un appel d’offres pour la construction d’une nouvelle centrale dont les deux réacteurs afficheront chacun une puissance de plus de 1 000 mégawatts. Mis en service dans la deuxième moitié des années 2030, ils compléteront les quatre réacteurs de 512 MW de Dukovany, qui remontent aux années 1980. […]

Euronews, Retour du nucléaire en Europe : la Tchéquie injecte des milliards pour sortir du charbon

Belarus

La Biélorussie a validé la construction d’une troisième unité nucléaire au sein de la centrale d’Ostrovets, dans le cadre d’un investissement public visant à renforcer la capacité électrique du pays. Cette décision a été prise lors d’une réunion présidée par Alexandre Loukachenko, qui a insisté sur l’avantage opérationnel d’étendre un site déjà équipé et doté d’une main-d’œuvre spécialisée. Les deux réacteurs VVER‑1200 actuellement en service assurent une part croissante de la production électrique nationale.

Selon Loukachenko, l’extension du site bénéficie de conditions géologiques déjà connues, ce qui accélère le lancement du projet. Il a rappelé l’évolution démographique d’Ostrovets, dont la population a presque doublé pour atteindre environ quinze mille habitants, soutenue par la création d’emplois qualifiés. Le développement de la centrale a contribué à structurer les infrastructures locales, renforçant son rôle dans la stratégie énergétique nationale.

Le vice-Premier ministre Viktor Karankevich a précisé que l’investissement public ne se limite pas à l’extension du site existant. Des études vont être engagées dans l’oblast de Moguilev afin d’évaluer un potentiel second emplacement pour une future centrale nucléaire. Cette perspective pourrait générer de nouveaux emplois et soutenir la croissance économique dans l’est du pays, région identifiée comme prioritaire pour un rééquilibrage industriel. […]

Energy News, La Biélorussie lance un nouvel investissement public dans un troisième réacteur nucléaire

Iran

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a affirmé dimanche, lors d’une conférence à Téhéran, qu’il n’existait pas «de site d’enrichissement nucléaire non déclaré» à la communauté internationale dans le pays.

«Il n’y a pas de site d’enrichissement nucléaire non déclaré en Iran, tous nos sites sont sous le contrôle et la surveillance » de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a déclaré M. Araghchi, ajoutant qu’il n’y avait « pas d’enrichissement» en cours en ce moment car les installations avaient été endommagées lors de la guerre de 12 jours avec Israël en juin.

Plusieurs médias américains, dont le Washington Post et le New York Times, ont affirmé ces derniers mois que l’Iran avait accéléré la construction d’un site nucléaire souterrain secret, baptisé Pickaxe Mountain. Le site n’a pas été évoqué par les autorités iraniennes ou les médias locaux. […]

Ici Beyrouth, L’Iran dit qu’il n’y a pas «de site d’enrichissement nucléaire non déclaré» dans le pays

Chine

Xi Jinping a-t-il le même combat que le célèbre alchimiste du Moyen-Âge Nicolas Flamel ? Si ce dernier a passé sa vie à chercher la fameuse pierre philosophale permettant de transformer n’importe quelle roche en or, les autorités chinoises semblent enfin avoir percé le secret permettant de produire à partir de ce métal un combustible pour réacteur nucléaire. Les médias chinois ont annoncé, lundi 3 novembre, la conversion de thorium en uranium au sein d’un réacteur à sels fondus.

[…] Concrètement, les Chinois affirment avoir “transformé du thorium 232, un élément disponible dans la nature, en uranium 233, qui n’existe pas à l’état naturel, mais se révèle être un bon combustible nucléaire”, résume Janne Wallenius, spécialiste d’ingénierie des réacteurs à l’École royale polytechnique de Stockholm.

Ce n’est pas ce qui se passe dans la quasi-totalité des réacteurs actuellement actifs. Seul l’uranium 235 est, à l’état naturel, fissile et peut servir de combustible pour produire de l’énergie. Mais il n’existe qu’en quantité très limitée sur la planète. En revanche, “l’uranium 238 est bien plus abondant dans la nature, et c’est lui qui est utilisé dans les réacteurs nucléaires où il est transformé en plutonium 239, élément fissible », explique Daniel Heuer, spécialiste du nucléaire et de la filière thorium au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie du CNRS.

[…] Le réacteur chinois à Wuwei serait donc tout nouveau, tout beau ? Pas vraiment. En réalité, il reprend là où les États-Unis se sont interrompus dans les années 1960. “La conversion du thorium est en effet connue depuis longtemps”, reconnaît Daniel Heuer. […] “Les efforts chinois pour réussir dans ce domaine visent à démontrer qu’ils investissent dans des technologies d’avenir là où les États-Unis sous Donald Trump misent sur des sources d’énergie polluantes et anciennes comme le charbon et le pétrole”, souligne Marc Lanteigne, spécialiste de la Chine à l’université arctique de Norvège.

[…] Une solution bénéfique pour l’avenir de l’énergie nucléaire ? Attention à ne pas s’emballer, avertit Janne Wallenius. “Historiquement, le réacteur testé par les Américains a subi plusieurs arrêts d’urgence pour des raisons de sécurité. Il ne faut pas se leurrer, les Chinois ont essentiellement réussi à reproduire l’expérience américaine des années 1960 et on ne sait pas si et comment ils ont réussi à surmonter les difficultés de l’époque”, assure ce spécialiste. […]

France24, Nucléaire civil : quand la Chine se réveille au thorium…

Lundi 17/11, 11h15

Tcherno.

La Russie a tué Natalia Khodemchuk, la veuve de Valerii Khodemchuk – la première victime de la catastrophe de Tchernobyl – lors de l’attaque de Kyiv le 14 novembre.

Natalia a été hospitalisée avec des brûlures couvrant 45 % de son corps. Elle est décédée à l’hôpital ce matin.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Lundi 17/11, 10h35

Pokrovsk.

[…] Les conditions de brouillard entravent les opérations des deux camps, qui ont tous deux développé des stratégies pour en atténuer les effets. Un blogueur militaire russe a reconnu que le brouillard désavantageait les forces russes comme ukrainiennes. Il a noté que les forces ukrainiennes parvenaient à quitter Pokrovsk à couvert du brouillard et que ce dernier entravait les opérations de drones russes, facilitant probablement le maintien du soutien logistique ukrainien à Pokrovsk et Myrnohrad.

[…] La situation logistique des forces ukrainiennes à Pokrovsk et Myrnohrad demeure difficile. Un infirmier de combat ukrainien opérant dans la région a déclaré à CNN que les tirs de drones russes contrôlant les lignes de communication terrestres ukrainiennes menant à Pokrovsk et Myrnohrad empêchent les véhicules ukrainiens de s’approcher à moins de 10 à 15 kilomètres de Pokrovsk, entravant ainsi les opérations d’évacuation des blessés.

L’infirmier a également indiqué que les forces russes ont concentré leurs tirs sur les véhicules terrestres sans pilote (UGV) marqués de la Croix-Rouge, utilisés par les forces ukrainiennes pour l’évacuation des blessés, en violation du droit international. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 16 novembre, traduction automatique

Lundi 17/11, 10h30

Drones.

La Russie affirme avoir détruit 36 drones ukrainiens au-dessus de son territoire dans la nuit […]

Le Monde, Live

L’Ukraine affirme avoir abattu 91 drones russes pendant la nuit […]

Le Monde, Live

Dimanche 16/11, 20h50

IA. Encore un petit égotique avec une bonne idée.

[…] Avi Schiffmann, 23 ans, a créé le pendentif Friend, un compagnon d’intelligence artificielle pour ses utilisateurs. Il a eu l’idée après avoir constaté que, s’il bénéficie d’amitiés profondes, ce n’est pas le cas pour tout le monde, surtout à une époque où les jeunes hommes sont confrontés à une crise de solitude.

L’appareil, dévoilé dans une vidéo virale l’année dernière et dont les livraisons aux clients ont commencé cet été, écoute l’environnement et les conversations de l’utilisateur, intervenant par des conseils ou des conversations anodines via une application pour smartphone.

[…] Mais l’appareil a suscité la controverse. L’entreprise de Schiffmann a dépensé un million de dollars pour recouvrir les métros new-yorkais de publicités cet automne, mais nombre d’entre elles ont été vandalisées ou arrachées. Pour ses détracteurs, le Friend incarne nombre des problèmes liés à la volonté de l’industrie technologique d’intégrer l’IA à notre quotidien, du risque de remplacement des relations humaines par l’IA aux préoccupations environnementales et de respect de la vie privée.

« L’IA n’est pas votre amie », pouvait-on lire sur un graffiti affiché dans le métro.

« Parlez-en à un voisin », a écrit une autre personne.

Un troisième a écrit : « Les ordinateurs et les entreprises ne veulent pas être vos amis – ils veulent vos données et votre argent. » […]

CNN, Comment ce minuscule appareil est devenu un symbole de la réaction contre l’IA, traduction automatique
Une publicité dégradée pour le dispositif Friend dans le métro de New York.
Anna Sturla/CNN

Dimanche 16/11, 19h45

Le nuc échappe à la guerre.

Greenpeace a dénoncé dimanche auprès de l’Agence France-Presse l’« intensification » du commerce nucléaire entre la France et la Russie, après avoir observé le chargement à Dunkerque d’uranium de retraitement à destination de la Russie.

Greenpeace France a filmé, samedi à Dunkerque, le chargement d’une dizaine de conteneurs avec des étiquettes radioactives à bord du Mikhaïl-Doudine. Selon l’ONG, le navire, sous pavillon de complaisance panaméen, s’y rend régulièrement pour décharger de l’uranium enrichi ou de l’uranium naturel chargé à Saint-Pétersbourg. Il s’agit toutefois de la première exportation vers la Russie d’uranium de retraitement (URT) que Greenpeace dit avoir observée depuis plus de trois ans. […]

Le Monde, Live

Samedi 15/11, 9h20

Pokrovsk.

Les données vectorielles du contrôle territorial russe en Ukraine au jeudi 13 novembre, compilées par l’Institute for the Study of War (ISW), un think-tank américain, indiquent que Moscou revendique le contrôle de 28,6 km² des 31,2 km² de Pokrovsk — soit 92 %. La présence de forces russes n’est toutefois confirmée que sur 46 % de la surface municipale.

  • Depuis que ces dernières ont pénétré dans la ville à la fin du mois d’octobre, Kyiv a fait appel à des unités d’élite pour tenter de contenir leur avancée.
  • Leur rôle semble toutefois avant tout consister à maintenir un couloir ouvert pour empêcher le reste des troupes ukrainiennes défendant la ville d’être encerclées.
  • La capture de la ville serait érigée par Moscou comme une victoire importante, l’armée russe n’ayant conquis aucune ville majeure depuis Bakhmout en 2023. […]
Le Grand Continent, L’armée russe revendique contrôler plus de 90 % de Pokrovsk

Vendredi 14/11, 21h55

Fest-noz.

L’association Boudmo ! [Soyons !] organise sont 4e fest-noz de soutien aux Ukrainiens de la région de Tchernobyl ce samedi 15 novembre. Le bénéfice est envoyé à des familles ukrainiennes dans le besoin.


Vendredi 14/11, 21h25

Drones.

MAKS25, Bluesky

L’Ukraine a lancé la production en série de drones intercepteurs Octopus, conçus pour contrer les attaques de Shahed. Cette annonce a été faite par le ministre ukrainien de la Défense . Il s’agit d’une étape importante qui renforce les capacités de défense du pays et réduit sa dépendance vis-à-vis des systèmes de défense aérienne étrangers.

Le ministre de la Défense, Denys Shmyhal, a déclaré que trois fabricants nationaux avaient reçu la technologie Octopus et que onze autres entreprises préparaient déjà leurs lignes de production. Cela marque le passage des prototypes expérimentaux à une véritable production à grande échelle.

Le drone opère de nuit, à basse altitude et sous un brouillage intense – précisément les conditions dans lesquelles les attaques russes constituent la plus grande menace.

L’Ukraine a besoin de systèmes capables de pallier la pénurie de missiles de défense aérienne onéreux. La production en série permet d’obtenir rapidement un grand nombre d’intercepteurs et, surtout, à un coût bien inférieur à celui des systèmes traditionnels. Ceci crée une couche de défense supplémentaire permettant de neutraliser certaines menaces aériennes grâce à des moyens moins coûteux et plus mobiles.

[…] Le transfert simultané de cette technologie à plusieurs fabricants témoigne d’une évolution dans la collaboration entre le ministère de la Défense et l’industrie. L’Ukraine s’éloigne d’un secteur de la défense fermé, travaillant pendant des années sur un seul prototype. Désormais, l’État crée la demande, et les entreprises privées assurent la rapidité et la concurrence. Le ministère souligne que ce modèle permet « une transition rapide de l’innovation à la production en série de solutions de combat ». […]

The Ukrainian Review, Octopus : L’Ukraine lance la production en série de drones intercepteurs Shahed, traduction automatique

Vendredi 14/11, 20h20

Zapo.

La centrale nucléaire de ZNPP est de nouveau menacée de coupure de courant

Aujourd’hui, la centrale a de nouveau été privée d’électricité sur l’une de ses deux lignes de transport d’électricité externes – 750 kV ZNPP – Dniprovska.

Actuellement, la centrale est alimentée en électricité par une seule ligne de transport d’électricité.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 14/11, 14h45

Korouptssia.

… en Ukraine. Et des coupures de courant dues à l’agression russe. (traduction automatique)

Vendredi 14/11, 14h45

Tout fout le camp.

[…] La station radio militaire UVB-76, surnommée « Le Buzzer » depuis les années 1970, est devenue inopérante suite à une frappe de drone sur son poste de transformation électrique, selon un compte de surveillance.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

[…] De nombreuses théories ont émergé sur le but de cette station. L’une d’entre elles est qu’elle serait un composant permettant l’activation d’armement atomique russe datant de la guerre froide, ce qui donne lieu à une légende selon laquelle, si le buzzer cesse de biper, cela déclenchera des frappes atomiques. Ces théories sont néanmoins infirmées par l’arrêt de la station plusieurs fois depuis sa création, ainsi que par les messages envoyés de manière récurrente. Une autre théorie veut que cette station soit utilisée à des fins d’espionnage. Le buzzer serait alors un système ayant pour but d’empêcher d’autres personnes d’émettre sur cette fréquence lorsque celle-ci n’est pas utilisée. […]

Wikipedia, UVB-76

Vendredi 14/11, 14h40

Novovoronezh.

Le PDG de Rosatom, Alexeï Likhachev, a affirmé que huit drones auraient tenté de frapper la centrale nucléaire [russe] de Novovoronezh il y a deux nuits. Des débris de ces drones abattus auraient endommagé des appareillages de commutation, entraînant l’arrêt de trois réacteurs avant la reprise complète de l’exploitation le 13 novembre.

War Translated, Bluesky, traduction automatique
NPP russe de Novovoronej, Google Earth

Vendredi 14/11, 12h10

Taïwan.

Le Japon subira une « défaite écrasante » face à l’armée chinoise s’il tente d’utiliser la force pour intervenir à Taïwan, a déclaré vendredi le ministère chinois de la Défense, intensifiant ainsi sa rhétorique suite aux propos du Premier ministre japonais Sanae Takaichi concernant l’île.

Les propos tenus la semaine dernière au Parlement par [La Première ministre japonais] Takaichi , selon lesquels une attaque chinoise contre Taïwan pourrait constituer une « situation menaçant la survie » et déclencher une riposte militaire de Tokyo, ont provoqué une querelle diplomatique avec Pékin.

[…] Le plus haut diplomate chinois à Osaka a partagé sur X un article de presse concernant les propos de Takaichi sur Taïwan et a commenté : « Il faut couper le cou sale qui s’immisce dans les affaires des autres », ce qui a provoqué une protestation de l’ambassade du Japon à Pékin auprès du vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Sun Weidong. […]

Reuters, Le Japon subira une « défaite écrasante » s’il tente d’intervenir à Taïwan, selon l’armée chinoise, traduction automatique

Vendredi 14/11, 9h05

Drones.

Interception d’un groupe de Shaheds par des drones intercepteurs.

Special Kherson Cat, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 14/11, 9h05

Attaque contre des civils (suite).

La Russie a lancé vendredi matin une attaque massive combinée contre Kyiv, provoquant des incendies et dispersant des débris dans de nombreux quartiers de la capitale, a déclaré le maire Vitali Klitschko. Au moins 11 personnes ont été blessées alors que les équipes d’urgence intervenaient sur plusieurs sites touchés, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Cinq personnes ont été hospitalisées, dont un homme dans un état critique et une femme enceinte, après qu’une série de puissantes explosions a retenti dans la ville et que les défenses aériennes ont été activées.

L’attaque contre la capitale se poursuivait, ont déclaré les autorités, qui ont exhorté les habitants à rester dans les abris jusqu’à la levée de l’alerte aérienne. Les autorités municipales ont averti que des coupures d’électricité et d’eau étaient possibles.

« Les Russes bombardent des immeubles résidentiels. Il y a un grand nombre d’immeubles d’habitation à plusieurs étages endommagés, pratiquement dans tous les quartiers », a écrit Tymur Tkachenko, chef de l’administration militaire de Kyiv, sur l’application de messagerie Telegram. […]

The Guardian, La Russie attaque « tous les quartiers » de Kyiv, provoquant des incendies dans toute la capitale ukrainienne, traduction Deepl

Vendredi 14/11, 9h00

Danse.

La jeune danseuse ukrainienne Zlatoslava Veres, âgée de 7 ans, a remporté le titre de soliste en danse de salon aux Championnats du monde des moins de 8 ans à Londres. Son silence stupéfait, puis son explosion de joie, sont devenus viraux et ont rappelé à des millions de personnes la force et la lumière que les enfants ukrainiens portent en eux, même dans les moments les plus sombres.

Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 14/11, 8h45

France.

France : Nicolas Sarkozy quitte la prison en attendant son procès en appel. L'ancien président français avait été incarcéré pour complot en vue de financer sa campagne électorale depuis la Libye. Il a purgé trois semaines d'une peine de cinq ans. (traduction automatique)

Vendredi 14/11, 8h35

Korouptssia.

[…] Face aux plus graves accusations portées contre le gouvernement depuis l’élection de Volodymyr Zelensky à la tête de l’Etat, en 2019, il est peu probable que l’affaire en reste là. Le limogeage de deux ministres satisfera peut-être les demandes immédiates d’une partie de la population, mais il ne répond pas à la grave crise de confiance provoquée par la révélation du scandale. Or, celle-ci ne pouvait pas tomber à un moment plus délicat pour le président ukrainien, alors que la Russie continue de pousser son avantage sur le front militaire. Après une bataille d’environ un an et demi, les forces de Moscou sont en passe de s’emparer des villes stratégiques de Pokrovsk et de Myrnohrad, dans le Donbass, qui pourraient leur servir de bases arrière pour de futures avancées. L’armée ukrainienne maintient une défense acharnée, mais souffre d’un manque cruel de soldats. Ces derniers jours, les militaires de Kyiv ont également sonné l’alarme dans la région de Zaporijia, dans le sud, où les forces russes se sont emparées de quelques villages.

Dans le même temps, à l’arrière, de nombreuses villes du pays souffrent de longues coupures d’électricité dues aux bombardements systématiques visant les capacités de production du pays. Le fait que le scandale de corruption touche précisément le secteur énergétique ajoute encore à la colère et au choc, alors qu’une partie de la population se demande si les infrastructures auraient pu être mieux protégées pour faire face aux bombardements russes.

Députée du parti d’opposition Holos (« voix ») et membre de la commission de l’énergie au Parlement ukrainien, Inna Sovsun se félicite du travail des deux agences anticorruption, capables de viser le sommet de l’Etat, envoyant ainsi un signal positif aux alliés de Kyiv. « Cela représente un progrès dans l’histoire du pays,note l’élue.Mais l’étendue de l’affaire, le sentiment d’impunité de ceux qui ont agi, tout ça est très difficile à encaisser quand des gens meurent sur le front. Quand je lis toutes ces histoires, je ne peux pas m’empêcher de penser que cet argent aurait pu être utilisé pour la défense, pour les infrastructures énergétiques, pour les fortifications… »

[…] Jusqu’à présent, les enquêteurs du NABU n’ont porté aucune accusation contre le président. […]

Le Monde, En Ukraine, la présidence Zelensky secouée par un scandale de corruption

Vendredi 14/11, 8h30

Vu.

Un blogueur militaire russe s’est plaint que des images récentes montrant des forces russes menant des opérations logistiques à Pokrovsk sous le couvert du brouillard aient permis aux forces ukrainiennes d’intercepter l’opération.

Les 10 et 11 novembre, des blogueurs militaires russes ont largement diffusé des images montrant des motos, des buggies et des camions de transport russes progressant vers Pokrovsk dans un épais brouillard. Le 11 novembre, des comptes de médias sociaux spécialisés dans le renseignement en sources ouvertes (OSINT) ont géolocalisé ces images au sud de Pokrovsk, le long de l’autoroute M-30 Selydove-Pokrovsk. Ces blogueurs ont salué la tactique consistant à progresser sous le couvert du brouillard, ce qui entrave la surveillance par drones ukrainiens.

Cependant, le 12 novembre, un autre blogueur militaire s’est plaint que « l’idiot qui a filmé » la vidéo l’ait publiée en ligne et que « ces blogueurs [militaires] si populaires » aient sous-estimé la menace que représentait l’artillerie ukrainienne dans une guerre dominée par les drones, suggérant que la publication de ces images avait permis à l’artillerie ukrainienne de frapper les forces russes impliquées dans l’opération logistique. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 13 novembre, traduction automatique

Jeudi 13/11, 8h20

Lavrov a dit.

Le Kremlin mène de multiples opérations d’information contre les États baltes, comme il l’avait fait pour justifier l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022, probablement dans le cadre de la phase zéro, préparant le terrain pour une éventuelle attaque future contre ces pays. L’ISW ne prévoit pas actuellement d’attaque russe imminente contre les pays baltes.

Le 11 novembre, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accordé une interview aux médias russes dans laquelle il a résumé plusieurs opérations d’information russes de longue date concernant les États baltes.

Lavrov a accusé ces pays de « russophobie », de sentiments « anti-russes », de mauvais traitements infligés aux russophones et de non-respect des accords conclus avec la Russie. Il les a présentés comme des États fantoches du Royaume-Uni, insinuant qu’ils avaient perdu leur souveraineté et qu’ils n’étaient pas véritablement européens, sous-entendant qu’ils appartenaient de droit à la Russie et non à l’Europe. Lavrov a également décrit les États baltes comme une menace pour la Russie et a affirmé que « certaines personnalités » de l’Union européenne les « incitaient » en suggérant que l’oblast de Kaliningrad pourrait être « rasé ». Le Kremlin a déjà utilisé des arguments similaires contre les États baltes, mais le fait que Lavrov les ait tous réunis dans une seule déclaration est remarquable […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 12 novembre, traduction automatique

Mercredi 12/11, 23h55

Cartoon Movement, Giorgi Navana (Cyberwolf), Psychological Support Group
[Salut, je suis les Nations Unies… et je suis impuissant.]
De nombreuses organisations pacifistes bien financées se sont révélées impuissantes face à l'agression et au mal à l'échelle mondiale. (traduction automatique)

Mercredi 12/11, 23h40

Tattoo.

Natalia Lipei, âgée de 66 ans, montre un tatouage portant l’indicatif de son fils tué au combat et l’emblème de la brigade où il servait, lors de sa visite à un mémorial improvisé dédié aux défenseurs ukrainiens tombés au champ d’honneur, sur la place de l’Indépendance à Kyiv, en Ukraine, le 17 octobre 2025, en pleine offensive russe contre l’Ukraine.

Valeriia Stashenko, tatoueuse de 29 ans, réalise un tatouage d’épis de blé, symbole de prospérité dans la tradition ukrainienne, à Kyiv, en Ukraine, le 23 octobre 2025, alors que la Russie attaque l’Ukraine.

Taisa Kryvoviaz, 35 ans, montre un tatouage [I am strong] réalisé en mémoire de son compagnon, tué en défendant sa patrie lors de l’attaque russe contre l’Ukraine, dans la ville d’Irpin, région de Kyiv, Ukraine, le 26 octobre 2025.

Elona Leleko, 31 ans, montre un tatouage portant l’inscription « Je suis toujours près de toi » et les coordonnées de sa maison dans un village natal de la région de Kherson, contrôlée par la Russie après son attaque contre l’Ukraine, à Kyiv, en Ukraine, le 6 novembre 2025. […]

Reuters, Les Ukrainiens se tournent vers les tatouages ​​pour apaiser le chagrin causé par la guerre, traduction automatique

Mercredi 12/11, 23h20

Drones : champ de mines volant.

Un nouveau « mur de drones », une première en son genre, conçu pour contrer les armes les plus menaçantes de la Russie avant qu’elles n’atteignent les villes et les civils, devrait être déployé prochainement en Ukraine, a déclaré son fabricant à Business Insider.

Composé de dizaines de petits drones, ce mur est conçu pour intercepter les munitions entrantes en les faisant exploser hors du ciel, « tel un champ de mines volant pour drones », a déclaré le fondateur d’Atreyd, la société occidentale qui a développé le système.

[…] L’OTAN, qui suit de près les menaces russes, a organisé en mars un concours d’innovation destiné aux entreprises de défense ukrainiennes et occidentales afin qu’elles proposent des solutions pour lutter contre ce type d’armement. Atreyd, avec son concept de mur de drones, a été finaliste.

Le mur est constitué d’un ensemble de drones à vision subjective qui décollent de plateformes de lancement désignées après la détection d’une menace potentielle par les radars. Ces drones, alimentés par batterie et transportant chacun une petite charge explosive, peuvent ensuite être superposés et espacés.

Une fois en l’air, ces drones forment une sorte de rideau dans le ciel ; ce dispositif est conçu pour contrer les attaques aériennes en faisant exploser les composants du drone près des munitions entrantes afin de neutraliser la menace et de projeter des débris au sol. […]

Business Insider, Le premier « mur de drones » ukrainien est sur le point d’être déployé pour lutter contre les menaces russes, selon son fabricant occidental, traduction automatique
Le mur de drones est conçu pour être décalé et stratifié.
Avec l’aimable autorisation d’Atreyd

Système de mur de drones Atreyd DWS-1 – La barrière de défense aérienne ultime alimentée par l’IA

Le système de mur de drones Atreyd DWS-1 est une solution de défense révolutionnaire , basée sur des conteneurs, conçue pour détecter, intercepter et neutraliser les menaces aériennes avec une efficacité inégalée. Utilisant un essaim de jusqu’à 1 000 drones FPV , le DWS-1 forme une structure aérienne pilotée par intelligence artificielle , créant une barrière impénétrable contre les drones hostiles, les bombes planantes et même les missiles . Qu’il soit déployé sur des bases militaires, des infrastructures critiques ou des zones de haute sécurité , ce bouclier autonome et adaptatif garantit une protection maximale dans tous les environnements.

[…] Avec Atreyd DWS-1 , les méthodes de défense aérienne traditionnelles sont obsolètes. Notre mur d’IA autonome s’adapte dynamiquement aux menaces entrantes , rendant toute pénétration quasi impossible . Qu’il s’agisse de défendre des bases militaires, des frontières nationales ou des zones à haut risque , ce système offre un effet multiplicateur de force inégalé , garantissant une sécurité aérienne totale. […]

Atreyd, Système de mur de drones, site commercial

Mercredi 12/11, 19h50

Korouptssia.

Le ministre de la Justice, Hermann Halushchenko, et la ministre de l’Énergie, Svitlana Hrynchuk, ont présenté leur démission le 12 novembre, dans un contexte de vaste scandale de corruption, a déclaré la Première ministre Yulia Svyrydenko.

Elle a ajouté avoir soumis leurs demandes de démission au Parlement ukrainien.

Le 12 novembre, le président Volodymyr Zelensky a exhorté Hrynchuk et Halushchenko à démissionner. Halushchenko avait été suspendu de ses fonctions de ministre de la Justice plus tôt dans la journée.

Halushchenko fait l’objet d’une enquête du Bureau national anti-corruption (NABU) dans le cadre d’une vaste affaire de corruption visant la société nucléaire d’État Energoatom et impliquant Timur Mindich , un proche collaborateur de Zelensky. Il n’a pas encore été officiellement inculpé. […]

The Kyiv Independent, Deux ministres ukrainiens impliqués dans un important scandale de corruption démissionnent, traduction automatique

L’enquête pour corruption centrée sur la compagnie nucléaire d’État Energoatom est en train de devenir l’un des plus grands scandales politiques jamais enregistrés en Ukraine.

Le cerveau présumé de l’opération est Timur Mindich , un proche collaborateur du président Volodymyr Zelensky et copropriétaire de la société de production Kvartal 95, propriété du président. Mindich a été averti et a quitté le pays avant d’être inculpé.

Par ailleurs, plusieurs autres personnalités importantes ont également été impliquées, selon le Bureau national anti-corruption (NABU) et le Bureau du procureur spécialisé anti-corruption (SAPO).

Parmi les personnes impliquées figurent l’ancien vice-Premier ministre Oleksiy Chernyshov , le ministre de la Justice Herman Halushchenko, qui a occupé le poste de ministre de l’Énergie plus tôt cette année, et Rustem Umerov, ancien ministre de la Défense et actuel secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense. […]

The Kyiv Independent, Tout ce que vous devez savoir sur le scandale de corruption qui secoue l’Ukraine, impliquant une entreprise nucléaire et de hauts responsables, traduction automatique

Mercredi 12/11, 19h30

COP30.


Mercredi 12/11, 19h25

La farandole du nuc.

France

Bonne nouvelle pour l’EPR de Flamanville. Le réacteur a franchi un nouveau palier ce 12 novembre 2025, atteignant 80% de puissance, soit 1200 mégawatts dans l’après-midi.

[…] Le groupe a saisi l’occasion pour annoncer la date de la première visite complète (VC1) : ce sera le 26 septembre 2026. Le réacteur sera alors arrêté pendant 350 jours. Cet arrêt doit survenir, selon les règles de sûreté en vigueur, au pus tard 30 mois après le premier chargement du combustible. Cette visite est une sorte de «check-up» complet du réacteur. Au fil des années, et des exigences de l’autorité de sûreté (ASNR), la durée s’est allongée. Avec une complexité supplémentaire pour Flamanville 3 : le couvercle de la cuve sera changé à cette occasion. […]

Le Figaro, Nucléaire : l’EPR de Flamanville sera arrêté un an en septembre 2026

Belgique

Rebelote. Des drones ont de nouveau été repérés dans le ciel belge, dimanche 9 novembre. Trois appareils ont été aperçus au-dessus de la centrale nucléaire de Doel, dans le nord du pays, peu avant 22 heures. Heureusement sans aucune incidence sur les activités du site, a assuré Engie, l’exploitant. « Les services concernés continuent de suivre la situation », a simplement précisé sa porte-parole, Hellen Smeets.  […]

France Info, Trois drones aperçus au-dessus d’une centrale nucléaire en Belgique

Chine

L’avenir du transport maritime ? La Chine a révélé d’impressionnants détails techniques sur son futur cargo nucléaire, présenté comme le « plus grand du monde ». Propulsé par un réacteur à sels fondus au thorium (TMSR) d’une puissance thermique de 200 mégawatts (MW), le navire, conçu pour transporter 14 000 conteneurs standards, pourrait voguer sur les flots pendant plusieurs années sans avoir besoin de se ravitailler. Au cours d’une conférence de presse, relayée jeudi 6 novembre par Interesting Engineering, Hu Keyi, ingénieur principal du Jiangnan Shipbuilding Group, a précisé que « la puissance thermique de 200 MW correspond au niveau des réacteurs S6W utilisés sur les sous-marins nucléaires d’attaque de classe Seawolf de la marine américaine ».

Le réacteur ne servira pas à la propulsion directe du cargo, mais fournira de l’énergie à un générateur de dioxyde de carbone supercritique (sCO2), qui fera tourner une turbine pour produire 50 MW d’électricité. Basé sur le cycle Brayton, ce système atteint « un rendement de conversion thermique-électricité de 45 à 50 %, un bond considérable par rapport aux 33 % environ des réacteurs à vapeur classiques », a expliqué Hu Keyi. […]

Geo, La Chine présente son futur cargo nucléaire, capable de rester plusieurs années en mer sans ravitaillement

Suède

Des grands groupes industriels suédois réunis dans un consortium vont investir 400 millions de couronnes (36,4 millions d’euros) et prendre une participation dans le développement de nouveaux réacteurs nucléaires modulaires (SMR) en Suède, ont-ils annoncé lundi.

Industrikraft, qui inclut en particulier ABB, l’aciériste SSAB ou le fabricant de poids lourds Volvo, a conclu un accord avec l’entreprise publique Vattenfall « visant à développer l’énergie nucléaire en Suède », selon le communiqué commun des deux entités.

Le gouvernement suédois a annoncé en août que de petits réacteurs nucléaires modulaires seraient construits à Ringahls, dans le sud-ouest du pays, pour la première expansion du parc nucléaire en un demi-siècle. Ces nouveaux réacteurs doivent fournir une puissance d’environ 1 500 MW d’électricité.

[…] Le gouvernement a indiqué récemment que l’État avait également l’intention de devenir actionnaire de cette société chargée du projet, rappelle Vattenfall. […]

Connaissance des énergies, En Suède, de grands groupes industriels vont investir dans le nucléaire

Iran

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé l’Iran à l’autoriser à vérifier ses inventaires de matières nucléaires « dès que possible », et en particulier ses réserves d’uranium hautement enrichi.

Dans un rapport confidentiel consulté par l’AFP mercredi, l’AIEA souligne avoir perdu la continuité de ses connaissances sur les inventaires précédemment déclarés depuis la guerre de 12 jours déclenchée le 13 juin par une attaque d’Israël contre l’Iran. Elle juge « crucial » de pouvoir vérifier ces inventaires « dès que possible afin de dissiper ses préoccupations ». […]

The Times of Israel, L’AIEA appelle l’Iran à l’autoriser à vérifier ses inventaires de matières nucléaires « dès que possible »

Mercredi 12/11, 8h50

Sorcières.

The Witch: Revenge. Photograph: FILM.UA

Lorsque le tournage du film d’horreur ukrainien « The Witch: Revenge » a débuté fin 2023, les costumes des soldats russes provenaient directement des champs de bataille. « C’étaient de véritables uniformes russes. Les soldats capturés ou morts ont récupéré ces uniformes, les ont nettoyés, et nous les avons utilisés », explique la productrice du film, Iryna Kostyuk, depuis Kyiv. Après avoir nettoyé les uniformes, l’équipe du film a dû les salir à nouveau pour leur donner un aspect usé. Certains gilets portaient encore des noms inscrits, et plusieurs autres étaient barrés, sans doute parce que les soldats russes les avaient eux-mêmes subtilisés à leurs camarades tombés au combat. « Porter ces uniformes a été un véritable défi pour les acteurs [ukrainiens] », ajoute la productrice.

Le film, également connu sous le titre « La Sorcière de Konotop », raconte l’histoire d’une sorcière qui a renoncé à ses pouvoirs, mais les retrouve après l’assassinat de son fiancé par les Russes. Ce fut un succès retentissant au box-office ukrainien l’année dernière, rapportant 1,4 million de dollars – une somme considérable pour un pays en guerre, soumis à des couvre-feux et des coupures d’électricité. Il s’agit également du premier volet d’un cycle de films d’horreur, intitulé « Héroïnes des temps sombres », supervisé par Kostyuk.

[…] Tout cela soulève une question : pourquoi se tourner vers les films d’horreur quand on en est déjà si souvent confronté dans la réalité ? Kostyuk explique que la perception des films par les spectateurs évolue en temps de guerre. En 2023, elle a produit un long métrage d’animation familial fantastique intitulé Mavka : Le Chant de la Forêt , qui raconte l’histoire d’une nymphe des bois mythique aux cheveux verts, gardienne des forêts. Bien qu’elle y ait travaillé bien avant l’invasion russe, les spectateurs ukrainiens l’ont interprété comme une allégorie patriotique de la guerre, et le film est devenu le plus grand succès commercial du cinéma ukrainien, rapportant, selon les estimations, 21 millions de dollars dans le monde.

Mais, en 2024, Kostyuk confie avoir constaté que l’opinion publique s’était assombrie. « Les gens aspiraient à la vengeance », explique-t-elle. C’est précisément ce que propose « La Sorcière », et en abondance. Le synopsis du film était : « Voici un film où une sorcière ukrainienne fait mordre la poussière aux Russes », et il a immédiatement trouvé un écho. Pour un spectateur occidental, le film est d’une noirceur singulière. Après l’invasion, on voit des soldats russes violer et assassiner avant que la sorcière ne leur jette des sorts maléfiques, les faisant mourir de manière toujours plus atroce.

Kostyuk déclare : « Le film « The Witch » était censé être un film d’horreur. Il est très visuel, très graphique. Mais pour le public ukrainien, il n’était pas effrayant. Ils regardaient les entrailles des Russes gicler et cela leur suffisait. »

[…] Il est indéniable que les attentes du public évoluent constamment. L’an dernier, les cinéphiles ukrainiens étaient avides de vengeance. Aujourd’hui, ils recherchent l’évasion. Les histoires de zombies ont moins la cote et « The Dam » a connu un succès modeste depuis sa sortie en Ukraine le mois dernier. Pourtant, Kostyuk ne se laisse pas décourager. Elle a récemment supervisé une adaptation en prises de vues réelles de « Mavka », intitulée « The True Myth », tournée dans les forêts et les lacs d’Ukraine en temps de guerre et livrée dans les délais malgré les bombardements incessants. S’il y a bien une héroïne des temps difficiles, c’est Kostyuk. Après tout, réaliser des films de zombies et des aventures familiales en pleine invasion demande un courage hors du commun.

The Guardian, « Une sorcière ukrainienne met une raclée aux soldats russes » : la nouvelle vague de films d’horreur s’attaque à l’armée de Poutine, traduction automatique

Mercredi 12/11, 7h30

Drones.

Mon oeil arrive sur toi et explose sur toi.


Mercredi 12/11, 7h15

Myroslav Laiuk pose pour une photo à Kyiv, en Ukraine, le 5 novembre 2025. (Viacheslav Ratynskyi / The Kyiv Independent)

Comment ça se passe : renoncer à ses tombes.

[…] Je me souviens d’être assis dans un sous-sol à Pokrovsk au début du printemps. Je discutais avec un soldat – il appartenait à la 93e brigade, la même unité qui avait combattu à Bakhmut en 2023 – et il a dit quelque chose qui m’a marqué : « Comparé à Bakhmut, c’est déjà une guerre différente. »

Et en effet, ce que j’ai ressenti à Bakhmut et ce que j’ai ressenti à Pokrovsk témoignent d’une approche radicalement différente des questions de sécurité et de vigilance de ce à quoi on prête attention ou non. À Bakhmut, il ne s’agissait que de tirs d’artillerie aléatoires – on comprenait qu’ils visaient des Ukrainiens anonymes –, tandis qu’à Pokrovsk, on avait déjà l’impression d’être personnellement traqué par des drones. Et, au sens figuré, ce sont des choses tellement concentrées et significatives, où tout a complètement basculé.

Je n’aurais jamais imaginé que l’Ukraine deviendrait un lieu où tant de nouvelles significations se créent pour le monde entier, où la réalité, le langage lui-même, sont réinterprétés, un peu comme ce dont parle Oleksandr Mykhed dans son livre « Le Langage de la Guerre ». Ici, en Ukraine, je sens que ce langage des concepts est véritablement en train de se former : une nouvelle façon de parler des choses les plus anciennes — de l’amour, du foyer, de la terre.

Un homme à Huliaipole m’a demandé : « Comment pourrais-je renoncer aux tombes de mes ancêtres ? » Une telle expression — « renoncer à ses tombes ».

Et cela ne peut être mis à l’épreuve que dans des situations extrêmes. Une ombre plane également sur ce lieu : la terre natale, imprégnée de traumatismes innombrables. Des proches y reposent, victimes de la Seconde Guerre mondiale, de l’Holodomo , et bien d’autres encore. Ce qui peut paraître simple au premier abord est en réalité bien plus profond et complexe. […]

Comment ça se passe : je n’aurais jamais pu imaginer.

[…] Lorsque je suis allé récemment à Kherson, je m’attendais honnêtement à entrer dans une ville où les gens ne pouvaient se déplacer que sous des filets de camouflage, où tout le monde vivait dans des sous-sols.

Et puis vous arrivez — et là, il y a 60 000 habitants. Ils sont assis dans les cafés, en train de déguster de délicieux desserts.

Nous sommes entrés dans un café appelé Prostir. Nous avions choisi cet endroit car j’y étais allé en 2023, lorsque les Russes ont fait sauter le barrage – et j’avais été surpris de constater qu’ils servaient un excellent café. Aujourd’hui, ce café est tout près de la zone de destruction. Il a été touché à plusieurs reprises. En traversant Kherson, on passe devant la place centrale, où de magnifiques roses sont en fleurs. Puis, en avançant un peu, on réalise que le sol est déjà jonché de débris et de mines.

Marchez encore un peu et vous verrez un minibus calciné, car il a été touché il y a quelques jours. Mais pour en revenir au début, quand je me rendais à Kherson, je n’aurais jamais imaginé qu’il y aurait un minibus là-bas. Quel genre de minibus à Kherson ? C’est à seulement deux kilomètres des positions russes.

[…] J’ai parlé avec une conductrice de trolleybus ; elle avait déjà été blessée à plusieurs reprises. Elle est hospitalisée et j’ignore ce qui va lui arriver ensuite. Ensuite, vous entrez dans ce café, qui est ouvert en fin de journée. Le barista vous reconnaît, prépare un excellent café, comme toujours, et ainsi de suite.

[…] Nous avons l’impression que le monde d’aujourd’hui est totalement ouvert, que nous savons tout, que tout est en ligne, que nous pouvons simplement vérifier. En partie, oui. Mais… en réalité, les principes de la compréhension restent les mêmes qu’autrefois. Si vous voulez comprendre quelque chose, vous devez le voir de vos propres yeux.

À Kherson, des tirs d’artillerie s’abattaient non loin de là, des explosions retentissaient, et une femme vendait des figues. Elle a réagi avec une telle désinvolture ! Elle a dit : « Pour nous comprendre, il faut vivre ici. » C’est la seule façon.

Alors, j’y suis allée pendant une semaine. Est-ce que je les ai compris ? Non. Mais j’ai vu les choses de mon propre point de vue. Et c’est déjà bien plus que si je m’étais contentée de consulter les actualités ou les réseaux sociaux. […]

Comment ça se passe : je ne veux pas être là.

[…] Bien souvent, les mots ne suffisent pas. Dans mon livre « Bakhmut », il y a un épisode avec un soldat de 19 ans qui s’apprête à partir en mission. On lui demande à quoi il pense à ce moment-là, et il répond : « Je ne veux pas être là. »

J’ai aussi rencontré deux autres soldats dans une station-service près du front. Ils achetaient des hot-dogs, nous avons commencé à discuter, et ils m’ont demandé quand mon article serait publié. J’ai répondu : « Probablement en mai. » L’un d’eux a dit : « Je crois que je ne serai plus là en mai. »

Le langage vous tend souvent des pièges : il peut esthétiser, idéaliser et exagérer. Votre tâche est de restituer la réalité telle qu’elle est. Je me le rappelle très souvent : vous n’êtes que des oreilles et des yeux. C’est tout. […]

The Kyiv Independent, « Comparée à celle de Bakhmut, c’est déjà une guerre différente », disait le romancier Myroslav Laïuk à propos de ses reportages de guerre, traduction automatique

Mardi 11/11, 19h15

Lavrov.

L'absence de Lavrov alimente les spéculations selon lesquelles il serait tombé en disgrâce auprès de Poutine. (traduction automatique)

Mardi 11/11, 19h00

Anniversaire.

[…] Il y a quatre ans jour pour jour, nous avons pris une décision courageuse – et stupide et naïve, d’ailleurs – en lançant le Kyiv Independent.
Considérez les circonstances : nous venions d’être licenciés d’un journal pour avoir défendu l’indépendance éditoriale. Le moment était déprimant : le journalisme semblait en déclin partout et les gens quittaient le métier plutôt que de s’y lancer. Ici, en Ukraine, les oligarques contrôlaient largement les médias. Comme si cela ne suffisait pas, la menace d’une guerre planait, les troupes russes se rassemblant près des frontières ukrainiennes.
D’une manière ou d’une autre, nous avons examiné tout cela et avons quand même décidé de lancer le Kyiv Independent, simplement parce que nous pensions que l’Ukraine avait besoin d’une voix anglophone honnête et indépendante, plus forte que les algorithmes et la propagande.
Ce qui a suivi, ce sont quatre années de construction, de lutte, de résistance et de survie. […]

Olga Rudenko, au nom de l’équipe du Kyiv Independent

The Kyiv Independent, mailing, traduction automatique

Mardi 11/11, 16h40

Graines.

Lors d’une panne de courant provoquée par les attaques russes, une dame âgée, munie d’une lampe torche, choisit des graines dans un catalogue pour les commander par la poste et les planter au printemps.

« Voilà tout ce que vous devez savoir sur la foi en l’avenir », peut-on lire sur la vidéo.

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Mardi 11/11, 16h35

Drones.

Le Monde, Live — Un employé municipal retire les feuilles mortes du filet anti drone protégeant le marché de Kherson (Ukraine), le 11 novembre 2025. NINA LIASHONOK/REUTERS


Mardi 11/11, 16h25

Pas de chauffage, il y a des coupures d’électricité et parfois d’eau. Quand c’est combo, on est bien sûr que les Russes sont des connards. A part ça, ça va.

Il y a 4 jours, il y a eu une arrivée [de bombe] chez Pacha : le mortier est perdu, les hommes sont intacts et heureusement les mines n’ont pas explosé ; ils ont attendu quelques jours l’évacuation.
Un véhicule est venu les chercher, un véhicule avec une capsule blindée ; mais ensuite il a roulé sur une mine, à 90 Km/h, l’arrière s’est enflammé et les freins ont cessé de fonctionné. Le chauffeur Igor (je retiens ce nom pour le donner à mon fils) a eu le sang froid de freiner en fonçant dans une carcasse de véhicule incendié sur le bord de la route. Mais la voiture était en flammes et visible et les drones russes leur tournaient autour. Bon, finalement, ils sont arrivés à bon port.
Pacha a raconté ça sans émotion, sauf quand il a évoqué la perte de sa petite bible (je ne savais pas qu’il avait une bible) et d’un petit paquet protecteur préparé par maman. Il a sauvé ta cuillère en bois, qu’il tenait dans sa botte. A part ça, sa kalaschnikov et sont gilet barre-balles. Toutes les affaires étaient dans l’arrière de la voiture. Les chefs leur ont commandé de partir avec les mines, mais c’est idiot, avec tous ces drones. D’habitude, elles sont abandonnées et détruites sur place quand il faut quitter une place. C’est trop dangereux de les déplacer avec les hommes.
A cause de cette expérience proche de la mort, ils ont eu l’autorisation des chefs de se saouler. Quand l’alcool a commencé à faire son effet, quand l’adrénaline a commencé à refluer, ils ont commencé à sentir tous les chocs qu’ils avaient subis. Moi, j’ai le côté gauche bloqué, depuis que je le sais.

Aujourd’hui, 14 ans de mariage avec Pacha, 11 11 11 — 11 novembre 2011.

Nastia va passer l’hiver au chaud avec sa maman quelque part.

Nouveau terme : la bussification. Le fait d’être emmené en bus au centre de recrutement par les agents recruteurs quand ils contrôlent les hommes dans la rue. A Odessa, la foule a renversé un bus. La police, heureusement, n’a pas utilisé les armes.
De mes yeux, je n’a jamais vu cette bussification. Mais quelqu’un de mes connaissances [le frère d’une collègue d’Irina] a été bussifié : il promenait son chien dans la rue, il était en chausson, c’était l’été et il a été emmené. Il était apte [médicalement], il n’était pas réserviste, il n’était pas volontaire. Je n’en sais pas plus.

Pacha dit que le mortier c’est le 20e siècle, ce n’est pas assez efficace ; il a commencé à se bouger pour travailler avec les drones ou les dronistes. On verra.

Je me demande comment je vivrais sans les médicaments. Je dors avec les somnifères.

Les succès ukrainiens contre le pétrole russe ? Ça fait chaud au coeur, mais pas chaud dans l’appartement : je suis exigeante.

[…]

Olga, Viber (vocal)

Mardi 11/11, 16h10

Korouptssia.

Les instances ukrainiennes de lutte contre la corruption ont annoncé lundi avoir lancé une « opération à grande échelle » ayant permis de mettre au jour des cas de corruption dans le secteur énergétique du pays, lourdement endommagé par de récentes frappes russes.

Cette annonce intervient après plusieurs mois de tensions entre ces agences et le gouvernement, sur fond de débats autour des efforts de Kyiv en matière de lutte contre la corruption.

L’Agence nationale anticorruption (le NABU) a indiqué dans un communiqué mener une « opération à grande échelle visant à révéler la corruption dans le secteur énergétique », conjointement avec le Parquet spécialisé anticorruption (SAP).

Selon le NABU, « un vaste système de corruption visant à influencer des entreprises stratégiques du secteur public » aurait été mis en place, notamment au sein de l’opérateur nucléaire ukrainien Energoatom. […]

La Libre, Opération choc en Ukraine : vaste opération anticorruption dans le secteur énergétique

Mardi 11/11, 13h35

Vivant.

Certains l’auront noté. Les promoteurs de la transition écologique font de plus en plus référence, en lieu et place du concept de « nature », à celui de « vivant ». Une évolution sémantique plus signifiante qu’il n’y paraît.

[…] Si la notion de vivant est aujourd’hui privilégiée, c’est parce qu’elle permet, d’après [les auteurs du livre « Rendre le vivant politique » (Editions de l’Université de Bruxelles)], « de décentrer le regard » et de « relier la crise écologique à nos existences concrètes ». Contrairement à la nature, « le vivant inclut les humains dans une communauté élargie », précisent-ils. Et met l’accent sur la notion « d’interdépendance ». Mais surtout, en nous reliant à notre « être sensible », il ouvrirait un espace « d’expérimentations politiques ».

[…] Pour autant, les auteurs alertent sur les risques de récupération. « Le vivant devient aussi un outil de langage pour des logiques plus anciennes », assurent-ils. Ainsi, Etats et entreprises n’hésitent plus à invoquer sa protection « pour légitimer des politiques de contrôle, de marchandisation ou de surveillance ». Gare à ne pas se laisser aveugler donc. Comme l’affirment les trois chercheurs, « le vivant n’est pas un mot magique, c’est un champ de lutte ».

Les Echos, Le « vivant » nouveau champ de lutte du militantisme écologique

Mardi 11/11, 12h30

Drones.


Mardi 11/11, 12h25

Rappel.

Le Kremlin continue de réaffirmer publiquement et clairement ses exigences maximalistes et son refus de s’engager dans des négociations qui n’aboutiraient pas à une capitulation totale de l’Ukraine.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré le 10 novembre que la Russie ne mettrait fin à la guerre que lorsqu’elle aurait atteint les « objectifs qu’elle s’était fixés initialement ». Les responsables du Kremlin ont régulièrement évoqué la nécessité, pour tout futur accord de paix, d’éliminer les prétendues « causes profondes » de la guerre, qu’ils ont définies comme étant l’expansion de l’OTAN vers l’est et la discrimination présumée de l’Ukraine à l’encontre des russophones. Les objectifs initiaux du Kremlin en matière de guerre incluent le renversement du gouvernement ukrainien actuel, l’installation d’un gouvernement fantoche pro-russe, l’engagement de l’Ukraine à ne pas adhérer à l’OTAN et la révocation de la politique de la porte ouverte de l’OTAN. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 10 novembre, traduction automatique

Lundi 10/11, 17h45

Prudence.

La Belgique, la Slovaquie et la Hongrie bloquent le « prêt de réparations » à l’Ukraine, dont l’octroi repose sur la confiscation d’avoirs russes, rapporte le journaliste Tsaplienko.

La Belgique craint des conséquences juridiques. « Si l’Ukraine gagne la guerre, il n’y a pas de problème ; sinon, nous devrons traiter avec la Russie. »

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Lundi 10/11, 17h45

Drones.

MAKS25, Bluesky

Lundi 10/11, 9h50

Drones.

Un hibou abat un drone russe Mavic 3T.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Lundi 10/11, 9h40

Pokrovsk.

Les forces russes et ukrainiennes poursuivent leurs opérations d’interdiction en direction de Pokrovsk, le rythme de leur progression dans et autour de la ville restant temporairement ralenti.

ISW n’a constaté aucun élément permettant d’affirmer que les forces russes ont réalisé des avancées supplémentaires en direction de Pokrovsk le 9 novembre, ce qui concorde avec les récents rapports ukrainiens indiquant que les forces russes ont ralenti leur activité terrestre dans cette direction afin de renforcer leur logistique et d’acheminer des renforts vers le sud de Pokrovsk. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 novembre, traduction automatique

Dimanche 9/11, 20h30

Comment ça se passe.

Un beau jour de fin septembre, Sergueï, étudiant en médecine, prenait le bus pour se rendre à son travail à Kamensk-Oural, tout en consultant Internet sur son téléphone. Il tomba sur des photos montrant les insignes du régiment Azov ukrainien et du groupe paramilitaire pro-Kyiv connu sous le nom de Corps des volontaires russes (RDK). « Qui sont-ils, déjà ? » se demanda Sergueï. Il assouvit sa curiosité en lisant rapidement quelques informations, puis rangea son téléphone.

Des agents fédéraux ont arrêté Sergueï pour violation de la nouvelle loi russe interdisant la recherche de contenus « extrémistes ». Azov et RDK sont des organisations interdites en Russie. Sergueï a avoué avoir effectué la recherche en ligne et a été remis en liberté.

L’affaire de l’étudiant en médecine a été présentée à un juge le 10 octobre. […] lorsque les avocats de la défense ont demandé au tribunal de convoquer les agents du Service fédéral de sécurité (FSB) qui avaient recueilli la déposition de Sergey. Le 6 novembre, les deux agents ne s’étant pas présentés, le juge a renvoyé l’affaire devant la police, estimant que les autorités n’avaient pas démontré que Sergey avait agi avec une intention malveillante – un élément essentiel de la loi promulguée le 1er septembre.

[…] La Russie n’a commencé à appliquer que récemment l’interdiction des « recherches extrémistes », et bien que des questions subsistent quant à la sélectivité de l’action policière, le cas de Sergueï démontre que la surveillance d’Internet peut réagir quasi instantanément. […]

Meduza, Un étudiant en médecine russe a lu des informations sur le régiment Azov ukrainien pendant un trajet en bus. Quelques heures plus tard, des agents fédéraux l’ont arrêté pour « recherche Internet illégale », traduction automatique

Dimanche 9/11, 14h05

America, America, (et c’est dimanche).

Donald Trump, entouré de chrétiens évangéliques, prie avant de signer le décret créant le White House Faith Office, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 7 février 2025. ZUMA PRESS/WHITE HOUSE HANDOUT/MAXPPP

[…] L’entité est présentée par Donald Trump comme un levier essentiel : il ne s’agit ni plus ni moins que de garantir la prospérité des Etats-Unis en offrant à Dieu d’être « à nouveau accueilli dans l’espace public ». […]

Le Monde, A quoi sert le White House Faith Office, le bureau de la foi créé par Donald Trump ?

Dimanche 9/11, 12h35

Zapo

La centrale nucléaire de Zaporijia a bénéficié d’une alimentation de secours pour la première fois en six mois après le rétablissement de la ligne Ferrosplavna-1 le 8 novembre, lors d’un cessez-le-feu organisé par l’AIEA, a indiqué l’agence. L’AIEA a toutefois averti que la situation énergétique extérieure demeure extrêmement fragile.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

[…] Les sections endommagées des lignes électriques, situées dans la zone de combat, ont incité l’AIEA à négocier un cessez-le-feu temporaire entre la Russie et l’Ukraine afin de permettre aux techniciens d’effectuer les réparations. Bien que les lignes aient été coupées depuis le 7 mai, les réparations n’ont débuté que le matin du 8 novembre.

Avant l’invasion russe à grande échelle, la centrale était raccordée au réseau électrique ukrainien par dix lignes. Depuis six mois, elle n’est alimentée que par une seule ligne, bien que celle-ci ait été déconnectée pendant un mois à partir du 23 septembre.

[…] L’ AIEA a supervisé le travail des techniciens chargés de réparer les infrastructures endommagées, situées à trois kilomètres de la centrale. L’agence a passé plusieurs semaines à négocier un cessez-le-feu temporaire entre les deux parties afin de permettre aux techniciens de travailler en toute sécurité. […]

The Kyiv Independent, La sûreté nucléaire de l’Ukraine reste menacée même après le raccordement de la centrale de Zaporijia à un système d’alimentation de secours, traduction automatique

Khmelnytskyï & Rivne

La Russie a délibérément ciblé des sous-stations électriques liées aux centrales nucléaires de Khmelnytskyï et de Rivne la nuit dernière. Il ne s’agit pas de frappes aléatoires, mais d’attaques calculées contre la sûreté nucléaire européenne. L’Ukraine exige une réunion d’urgence du Conseil des gouverneurs de l’AIEA pour faire face à cette menace croissante.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

[…] La Russie a lancé 45 missiles de croisière et balistiques ainsi que plus de 450 autres vers des cibles ukrainiennes dans la nuit de vendredi à samedi, dans ce que la ministre de l’Énergie, Svitlana Hrynchuk, a qualifié de « l’une des plus importantes attaques directes de missiles balistiques contre des installations énergétiques » depuis le début de l’invasion à grande échelle de la Russie en février 2022.

Des coupures d’urgence ont été mises en place dans plusieurs régions ukrainiennes suite à l’attaque, selon Ukrenergo, le gestionnaire du réseau électrique national ukrainien, Kyiv étant confrontée à plus de 12 heures de coupures de courant.

Suite aux attaques dirigées contre les sous-stations, Sybiha a demandé une réunion urgente du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

« Il faut exercer une pression internationale pour contraindre Moscou à mettre fin à son chantage nucléaire », a déclaré Sybiha, appelant la Chine et l’Inde, principaux importateurs d’énergie de la Russie, « à exiger de la Russie qu’elle cesse ses attaques inconsidérées contre l’énergie nucléaire qui risquent de provoquer un incident catastrophique ». […]

The Kyiv Independent, Selon Sybiha, la Russie a ciblé des sous-stations alimentant des centrales nucléaires lors d’attaques énergétiques nocturnes de grande ampleur, traduction automatique

Dimanche 9/11, 12h30

Drones.

Des soldats ukrainiens marchent le long d’une route recouverte de filets anti-drones, dans la ville frontalière de Kostiantynivka, dans l’oblast de Donetsk, en Ukraine, le 3 novembre 2025. ANATOLII STEPANOV/REUTERS

Le Monde, Live

D’anciens filets de pêche en crin de cheval, venus de Bretagne et utilisés autrefois pour la pêche à la lotte, protègent désormais les lignes de front ukrainiennes des drones russes. 280 km de filets recyclés, envoyés par Kernic Solidarités, sont déployés le long des tranchées et des routes, formant des pièges qui capturent les drones comme des mouches dans une toile.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique [la chaîne ne cite pas sa source, mais présente la même image que le Monde]

Samedi 8/11, 11h30

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel : Pokrovsk.

Après des mois de combat, la ville de Pokrovsk en Ukraine est sur le point de tomber. Inutile de croire que cette situation peut être renversée à court terme, car les Russes ont concentré des moyens considérables pour s’emparer de cette ville qui constitue une place forte importante dans la défense de ce qui reste du Donbass ukrainien.

[…] Malgré les dénégations des uns ou des autres, la ville n’est plus défendable dès lors qu’elle est prise en étau dans une mâchoire qui se referme inexorablement sur elle, au Nord comme au Sud. Pas la peine d’avoir fait Saint-Cyr pour comprendre qu’il vaut mieux ne pas rester dans une gueule qui se referme…

[…] Pour faire simple et au risque de caricaturer une situation complexe, l’armée russe a troqué son rouleau compresseur – qui se voyait infliger des pertes considérables – pour un étranglement de la logistique ukrainienne avec une saturation de drones sur ses arrières et l’infiltration de petits groupes de combattants au sein de la ville-citadelle. Ces équipes limitées sont difficiles à détecter et à intercepter, elles « polluent » la ville de Pokrovsk jusqu’au moment où celle-ci en deviendra à proprement parler intenable.

De fait, l’armée russe s’adapte à une situation compliquée où Poutine lui impose d’avancer à tout prix et de lui ramener des gages aux fins de sa négociation, alors même que l’armée ukrainienne lui inflige des pertes sévères, même si la capacité de renouvellement du côté russe est bien supérieure aux possibilités de la résistance ukrainienne.

[…] La ville de Pokrovsk va tomber, même si la bataille n’est pas encore terminée, son sort est plié. Et la guerre russe contre l’Ukraine va continuer, aussi longtemps qu’un accord ne permettra pas de sortir de cette impasse militaire.

[…] L’autre changement important observable dans la bataille de Pokrovsk est le peu d’intérêt qu’elle suscite dans l’opinion publique de la plupart des pays européens, à l’exception des voisins directs de la Russie et de l’Ukraine. La bataille de Bakhmut deux ans plus tôt avait pourtant créé un questionnement considérable… Force est de constater une forme de lassitude et de normalité dans laquelle cette guerre contre l’Ukraine s’est installée au cours de ces quatre longues années.

[…] En France, l’opinion publique est plus préoccupée aujourd’hui par la polémique sans fin sur la réforme des retraites ou le débat abyssal sur les finances de l’Etat que par l’évolution d’une guerre qui n’affecte pas directement son quotidien. Avec des extrémistes, RN et LFI, qui s’efforcent de marginaliser ce danger pourtant existentiel et qui entretiennent une relation plus qu’ambiguë avec Vladimir Poutine, la guerre russe contre l’Ukraine a perdu de son importance dans nos sociétés. […]

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Guerre en Ukraine, Pokrovsk va tomber, sans provoquer d’intérêt ?

Samedi 8/11, 11h10

Hongrie : suffit de demander.

War Translated, Bluesky

Donald Trump a exempté la Hongrie des sanctions américaines sur le pétrole russe, dont le pays européen est très dépendant, a affirmé vendredi sur X le ministre des affaires étrangères hongrois, Péter Szijjarto. « Nous sommes reconnaissants de cette décision qui garantit la sécurité énergétique de la Hongrie », a-t-il écrit, saluant un « résultat majeur de la rencontre » entre Donald Trump et Viktor Orban à la Maison Blanche.

Le Monde, Live

Orban, proche allié idéologique de Trump, a résisté aux pressions visant à mettre fin à ses achats de pétrole et de gaz russes. Après l’imposition de sanctions par l’administration Trump contre les géants énergétiques russes Lukoil et Rosneft fin octobre, Orban a déclaré que la Hongrie cherchait des moyens de contourner ces restrictions.

Orban, proche allié de Trump et largement considéré comme le partenaire le plus proche de Poutine au sein de l’UE, a maintenu des liens avec Moscou malgré la guerre et a dépeint à plusieurs reprises l’Ukraine comme une menace pour la sécurité et l’économie de la Hongrie.

Trump a déclaré aux médias qu’il « envisageait » d’accorder à la Hongrie une exemption aux sanctions pétrolières russes en réponse à la demande de Budapest. Il a ajouté être « très préoccupé » par le fait que d’autres pays européens n’aient pas totalement interrompu leurs importations de pétrole russe.

« Bien sûr, nous étudions la question, car il est très difficile pour (Orban) de s’approvisionner en pétrole et en gaz ailleurs », a déclaré Trump aux côtés du dirigeant hongrois. « Comme vous le savez, ils n’ont pas l’avantage de l’accès à la mer. C’est un grand pays, un vaste pays, mais ils n’ont pas la mer. Ils n’ont pas de ports. Ils sont donc confrontés à un problème de taille. »

Les deux pays ont également conclu un accord avec Westinghouse sur la fourniture de combustible nucléaire à la centrale nucléaire hongroise de Paks I, et Budapest achèterait du gaz naturel liquéfié (GNL) américain pour diversifier ses approvisionnements énergétiques. […]

The Kyiv Independent, « Exemption totale des sanctions » : les États-Unis autorisent la Hongrie à acheter de l’énergie russe après les discussions entre Orbán et Trump à Washington, traduction automatique

Les sanctions imposées par Washington contre les deux plus grands producteurs de pétrole russes, Rosneft et Lukoil, menacent l’approvisionnement énergétique de la Hongrie. Alors que le reste de l’Europe réduisait sa dépendance à la Russie, le Premier ministre hongrois a profité de la guerre en Ukraine pour s’approvisionner à bas coût en pétrole russe : il représentait 86 % de la consommation hongroise l’an dernier, 20 points de plus qu’en 2018, d’après le FMI.

Autant dire qu’un « sevrage » brutal, comme l’exige la Maison-Blanche, aurait eu des conséquences désastreuses pour l’économie hongroise, déjà mal en point. Un choc énergétique à l’amorce de l’hiver serait catastrophique pour Viktor Orban, qui traverse une mauvaise passe à quelques mois des élections législatives prévues au printemps 2026. Pour la première fois en 15 ans, l’autocrate est sérieusement menacé dans les sondages d’opinion.

[…] Donald Trump a en revanche exhorté l’Union européenne à montrer davantage de « respect » pour Viktor Orban. « Ils devraient respecter la Hongrie et respecter ce dirigeant très, très fortement, parce qu’il a eu raison sur l’immigration », a-t-il expliqué. Budapest fait l’objet de mesures de rétorsion de la part l’Europe pour ses manquements à l’Etat de droit, des tensions aggravées par son hostilité envers l’Ukraine. […]

Les Échos, Trump accepte de fermer les yeux sur les achats de pétrole russe de la Hongrie

Vendredi 7/11, 19h00

Zapo.

Un cessez-le-feu local a été instauré près de la centrale nucléaire de Zaporijia afin de permettre la réparation d’une ligne électrique de secours de 330 kV, a indiqué l’AIEA. Les travaux débuteront demain et dureront plusieurs jours, après quoi la centrale sera alimentée par deux lignes électriques externes.

Wart Translated, Bluesky, traduction automatique


Vendredi 7/11, 19h00

Serbie.

La Serbie est prête à fournir des munitions à l’Europe dans le cadre de contrats à long terme, les acheteurs étant libres de les expédier en Ukraine, a déclaré le président serbe Aleksandar Vučić au journal allemand Cicero. La Serbie produit plus de munitions que la France, a-t-il affirmé.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Maria Zakharova [la porte-parole du MAF russe] a protesté contre les propos de Vučić selon lesquels des armes serbes pourraient se retrouver en Ukraine. Elle a rappelé que la Russie avait toujours reçu l’assurance que cela n’arriverait jamais et a déclaré refuser catégoriquement d’imaginer que des soldats russes puissent être tués par des munitions serbes.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 7/11, 18h50

Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, Inflated Nuclear Bubbles

Vendredi 7/11, 17h25

Climat.

[…] À l’échelle mondiale, malgré les vagues de chaleur extrêmes, les inondations et les incendies de forêt dévastateurs, les dirigeants populistes, certains sceptiques mais d’autres niant ouvertement les faits scientifiques, insistent sur le coût de l’action plutôt que sur les conséquences de l’inaction.

L’objectif du sommet des maires [à Rio de Janeiro cette semaine], explique Khan, est d’inciter les politiciens régionaux, souvent soutenus par des électorats urbains plus progressistes, à aller plus loin dans leurs actions sur ce sujet.

Les villes sont responsables de 75 % des émissions mondiales de carbone , affirme-t-il. Il a été souligné à plusieurs reprises que la deuxième plus importante délégation après celle du Brésil était la délégation américaine, avec une centaine de maires présents au sommet, bravant ainsi les consignes de la Maison-Blanche – aucun membre de haut rang de l’administration Trump n’étant attendu à la COP30.

Khan affirme : « Les maires du monde entier, et j’inclus celui de Londres, sont de bons exemples de dirigeants et d’hommes politiques qui passent à l’action. » Ses homologues ne se contentent pas de mesures superficielles, explique-t-il, mais cherchent à inverser la tendance face aux négationnistes comme Donald Trump, à la désinformation ambiante, à une opinion publique sceptique et à une politique locale épineuse, voire violente. […]

[Six exemples à travers le monde]

The Guardian, « Des politiciens qui passent enfin à l’action » : six maires du monde entier défient les dirigeants populistes climatosceptiques, traduction automatique

Vendredi 7/11, 15h15

Loukachenko ou la tentation du nuc.

[…] Organisés régulièrement depuis les années 1970, les exercices Zapad constituent le plus important exercice militaire russe. Ils visent à la fois à s’entraîner aux opérations militaires de théâtre et à envoyer des signaux géopolitiques afin de communiquer les coûts et les risques d’escalade potentiels d’un conflit entre l’OTAN et la Russie.

[…] Avant le début de l’exercice Zapad-25, les médias et les autorités biélorusses ont multiplié les déclarations, laissant entendre que des manœuvres nucléaires spectaculaires, censées illustrer les nouveaux liens nucléaires entre la Biélorussie et la Russie, seraient mises en œuvre. Or, soit ces exercices n’ont pas eu lieu, soit les médias biélorusses et russes ont tout simplement passé sous silence ces informations, déjouant ainsi les attentes occidentales. Cette absence d’images pourrait s’expliquer par l’hésitation de la Russie ou de la Biélorussie à divulguer des détails opérationnels sensibles. Mais cela n’explique pas le changement soudain de discours public. Au contraire, cette évolution des déclarations publiques concernant Zapad suggère que la relation biélorusse-russe est peut-être plus complexe qu’il n’y paraît, Minsk devant trouver un équilibre entre son désir d’autonomie et sa dépendance aux garanties de sécurité offertes par la Russie.

[…] Le contraste marqué entre les exercices et la rhétorique suggère que les systèmes à double capacité présents au Bélarus restent avant tout des systèmes conventionnels, et que le Bélarus et la Russie tentent de présenter leurs forces comme telles en mettant l’accent sur les opérations conventionnelles. Cela diffère des discours russes et bélarusses antérieurs qui cherchaient à présenter explicitement ces systèmes comme une force nucléaire.

[…] La retenue du Bélarus durant Zapad-25 s’explique par la volonté de Loukachenko de trouver un juste milieu entre la garantie de la sécurité russe et le maintien de l’indépendance du Bélarus. La présence d’armes nucléaires sur le sol bélarusse présente un grand intérêt pour Loukachenko : elle assure à Minsk la protection de la Russie tout en lui permettant de se présenter comme le dirigeant d’un État indépendant et responsable, sans grand risque politique.

[…] Le Bélarus tente de maintenir un équilibre délicat en utilisant la présence d’armes nucléaires sur son territoire comme un moyen d’affirmer son autonomie et sa responsabilité, tandis que le contrôle russe sur ces armes restreint son autonomie. En 2024, la Russie a révisé sa politique déclaratoire pour affirmer qu’elle se réserve le droit d’utiliser l’arme nucléaire en cas d’agression contre le Bélarus, assortie de l’emploi d’armes conventionnelles, « ce qui constitue une menace grave pour sa souveraineté et/ou son intégrité territoriale ».

[…] L’édition 2023 de Zapad met en lumière l’interaction complexe entre la démonstration de force militaire, les manœuvres politiques et la posture nucléaire dans les relations russo-biélorusses. Si beaucoup en Occident se contentent de considérer le Bélarus comme un État client de la Russie entièrement dépendant de Poutine, la réalité est plus nuancée. Pour le régime de Loukachenko, l’arme nucléaire russe est un outil de dissuasion essentiel à sa survie politique.

Bulletin of the Atomic Scientists, L’exercice « Zapad » et comment Loukachenko a appris à aimer la bombe atomique, traduction automatique

Vendredi 7/11, 15h10

A House of Dynamite (suite).

[…] En s’achevant avant l’impact, le film reconnaît que toute image d’anéantissement nucléaire serait illusoire, une extravagance imaginative. Représenter l’explosion reviendrait à prétendre pouvoir assister à notre propre disparition. Le refus du film devient un geste éthique : l’acceptation que l’apocalypse ne peut être visualisée sans mensonge. Comme l’a dit l’historien Paul Boyer , la seule représentation adéquate de la guerre nucléaire « serait deux heures d’écran totalement noir ». […]

Bulletin of the Atomic Scientists, Un acte radical de retenue cinématographique : comment comprendre la fin de « A House of Dynamite » ?, traduction automatique

Vendredi 7/11, 7h20

America, America.

Président de la très influente Heritage Foundation — qui, depuis Reagan, se fixe pour mission de définir l’agenda des transitions présidentielles conservatrices — Kevin Roberts est le père du Projet 2025, que Donald Trump a commencé à mettre en œuvre dès le premier jour de son entrée en fonction et qu’il a depuis continué à pousser, finissant par adopter la moitié des mesures de ce programme.

[…] Pour satisfaire votre agenda, que resterait-il à Trump à accomplir dans les mois à venir ?

C’est une bonne question. 

Depuis 1980, chaque jour, nous travaillons sur le prochain projet de transition présidentielle. Nous travaillons déjà, ces jours-ci sur un mandat pour le leadership du prochain cycle. Nous y travaillons sans interruption depuis 45 ans.

Je dirais que notre priorité absolue est que l’administration actuelle et la prochaine accélèrent le démantèlement de l’État. 

Nous voulons économiser des dizaines de milliards de dollars et renvoyer des dizaines de milliers de fonctionnaires fédéraux qui, espérons-le, trouveront un emploi rémunérateur et productif en dehors de l’administration — et nous leur souhaitons bonne chance en tant que compatriotes américains.

[…] Enfin — et ce ne sera pas une surprise si vous connaissez mon parcours d’éducateur — nous devons mener à bien la suppression totale du ministère de l’Éducation afin que les enfants, les enseignants et les parents américains — quelle que soit leur opinion politique — puissent être responsables de leur éducation. […]

Le Grand Continent, « Ceci est un changement de régime », une conversation avec Kevin Roberts, cerveau du Projet 2025

Vendredi 7/11, 7h10

IA.

HAL 9000 […] est un personnage de fiction, un supercalculateur doté d’intelligence artificielle. Il a été conçu pour gérer de manière autonome les fonctions vitales du vaisseau spatial Discovery One, en mission dans l’espace vers la planète Jupiter.

Le personnage apparaît dans la saga des Odyssées de l’espace du romancier de science-fiction britannique Arthur C. Clarke, dont les deux premiers romans ont été adaptés au cinéma ; d’abord dans le film 2001, l’Odyssée de l’espace (1968) de Stanley Kubrick, puis dans 2010 : L’Année du premier contact (1984) de Peter Hyams. […]

[Dave est l’astronaute que HAL ne parvient pas à assassiner]

Wikipedia, HAL 9000

Vendredi 7/11, 6h45

Hybride Vs phase zéro.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a souligné le 5 novembre que le terme « guerre hybride » décrivait de manière inexacte l’intensification des attaques et des actions malveillantes de la Russie contre l’OTAN, conformément à l’évaluation menée par l’ISW.

M. Rutte a déconseillé l’utilisation du terme « hybride » pour qualifier les récentes tentatives d’assassinat russes et les incursions répétées dans l’espace aérien de l’OTAN. Le 6 novembre, il a également déclaré que la Russie renforçait sa coopération avec l’Iran, la République populaire de Chine (RPC) et la Corée du Nord afin de déstabiliser l’Europe et de préparer une confrontation de longue durée.

Cette déclaration de M. Rutte corrobore l’évaluation de l’ISW selon laquelle les violations continues de l’espace aérien et les activités non conventionnelles menées par la Russie contre les États membres de l’OTAN s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de « Phase Zéro » qui s’intensifie et vise à déstabiliser l’Europe, à saper la cohésion de l’OTAN et à créer les conditions psychologiques, informationnelles et politiques propices à une éventuelle guerre russe contre l’OTAN. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 novembre, traduction automatique

L’OTAN a désormais dépassé la Russie en matière de production de munitions, après une période où Moscou surpassait la production de l’ensemble de l’alliance, a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, à Bucarest le 6 novembre.

« Jusqu’à récemment, la Russie produisait plus de munitions que tous les alliés de l’OTAN réunis. Mais ce n’est plus le cas », a déclaré Rutte lors du Forum OTAN-Industrie à Roumanie.

Il a attribué ce changement à l’expansion des capacités de production de défense au sein de l’Alliance. « Dans toute l’Alliance, nous ouvrons actuellement des dizaines de nouvelles lignes de production et développons celles qui existent déjà. Nous produisons davantage que depuis des décennies », a-t-il déclaré, exhortant les industries de défense à « accroître leur production, développer les lignes de production existantes et en ouvrir de nouvelles ». […]

The Kyiv Independent, L’OTAN a inversé l’avantage de la Russie en matière de production de munitions, affirme Rutte, traduction automatique

Jeudi 6/11, 6h15

Rappel.


Jeudi 6/11, 5h10

Moldavie.

Chisinau, le 5 novembre 2025 – Le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi prévoyant la dénonciation de l’Accord entre le Gouvernement de la République de Moldavie et le Gouvernement de la Fédération de Russie relatif à la création et au fonctionnement des centres culturels.

Le document, signé en 1998, prévoyait la création de centres sur les territoires des deux États afin de promouvoir les échanges culturels et scientifiques, mais actuellement, la République de Moldavie ne dispose d’aucun centre culturel sur le territoire russe.

Le ministre de la Culture, Cristian Jardan, a déclaré lors de la réunion gouvernementale que « le Centre culturel russe n’avait rien de culturel, c’était un centre sous le couvert duquel des activités étaient menées pour saper la souveraineté de la République de Moldavie. »

Le ministre a fait remarquer qu’après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, mais aussi dans le contexte des tentatives répétées de déstabilisation et des attaques informationnelles continues de Moscou contre la République de Moldavie, cet accord peut être utilisé comme un outil de promotion de récits déformés par la Fédération de Russie, ce qui représente un risque pour la sécurité de l’information de la République de Moldavie. […]

Gouvernement de la République de Moldavie, Le gouvernement dénonce l’accord avec la Fédération de Russie relatif à l’activité des centres culturels, traduction automatique

Jeudi 6/11, 4h45

La farandole du nuc.

Ukraine

Les agences anticorruption ukrainiennes ont arrêté le directeur général adjoint d’Atomnergomash, une filiale de la société nucléaire d’État Energoatom, pour une affaire de corruption, a rapporté le Bureau national anticorruption d’Ukraine (NABU) le 5 novembre.

Le fonctionnaire aurait exigé des pots-de-vin du représentant d’une entreprise privée en échange de la garantie du paiement ponctuel de cette dernière pour l’exécution des travaux contractuels. Le montant de ces paiements illicites représentait entre 10 et 15 % du coût des travaux.

Entre juin et novembre 2025, le fonctionnaire a reçu 1,67 million de hryvnias (40 000 $) en paiements illicites, pour une somme totale dépassant 6,6 millions de hryvnias (156 000 $), selon l’enquête. […]

The Kyiv Independent, Un responsable du secteur nucléaire ukrainien arrêté pour corruption., traduction automatique

USA

Les pionniers américains des mini-réacteurs font du Royaume-Uni leur nouveau terrain de jeu. Le retard des projets européens leur ouvre aussi le marché continental. Les déboires d’EDF et de la filière tricolore sèment le doute sur la capacité de la France à s’y faire une place.

Les Échos, Mini-réacteurs nucléaires : l’Europe démunie et la France en retard face au rouleau compresseur américain
Les projets de mini-réacteurs nucléaires seront scrutés de près ces prochains jours au World Nuclear Exhibition, le rendez-vous mondial de la filière qui se tient tous les deux ans à Paris. (Boll pour 'Les Echos')

France

Un élève pas comme les autres a fait son entrée à l’École des métiers, sur le site d’Orano Melox, à Marcoule (Gard). Hoxo, de son petit nom, est le premier robot humanoïde destiné à travailler dans un environnement nucléaire. Il était présenté cette semaine au Salon du nucléaire (WNE).

« Ce robot est une intelligence artificielle physique », résume Alexandre Embry, vice-président et CTIO de Capgemini, qui a développé la partie logicielle du robot. Ce dernier étant produit par le chinois Unitree. Hoxo a quatre mois pour se former aux gestes qu’il devra effectuer en milieu industriel : contrôle de surfaces ou d’objets pour vérifier qu’ils ne sont pas contaminés (radioactifs) ou déplacer de petites charges. « Nous évaluons ce qu’il est capable de faire ou pas », ajoute Matthieu Rosenberg, en charge de l’innovation à Orano Melox.

À terme, Hoxo a vocation à assister les opérateurs dans la réalisation des tâches les plus répétitives et les moins intéressantes. Autonome, il n’est pas connecté, évitant ainsi les problèmes liés à la cybersécurité. […]

Le Figaro, Hoxo, un robot humanoïde, nouvel auxiliaire du nucléaire

Corée du Nord

Les services de renseignement sud-coréens estiment que la Corée du Nord est prête à effectuer un septième essai nucléaire dès que Kim Jong-un en donnera l’ordre, alors que Pyongyang renforce ses capacités militaires et spatiales.

[…] Selon l’évaluation des services, Pyongyang intensifie ses efforts pour sécuriser des matériaux nucléaires et développer des installations destinées à la fabrication d’ogives nucléaires.

Le dernier essai souterrain nord-coréen remonte à 2017. Depuis, le pays a poursuivi ses programmes balistique et spatial, malgré les sanctions de l’ONU imposées depuis le milieu des années 2000 pour son programme nucléaire. […]

Nouvelle Aube,Séoul affirme que Pyongyang prête pour un 7e test nucléaire

Niger

Des centaines de tonnes d’uranium chargées à bord de camions traversant des zones sous contrôle de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique : cette opération à risques est, selon des sources étatiques françaises concordantes, en cours d’étude par les autorités russes et nigériennes. Cette affaire, dont a été informé l’Elysée, suscite ces derniers jours l’inquiétude dans les cercles dirigeants à Paris.

Côté français, on se dit convaincu qu’un accord a récemment été conclu pour 170 millions de dollars entre la junte du général Abdourahamane Tiani et le géant du nucléaire russe Rosatom pour l’acquisition de 1 000 tonnes de yellow cake (uranium concentré mais non enrichi) produit par le groupe nucléaire français Orano sur son ancienne mine d’Arlit, dans le nord du Niger – sur les 1 400 tonnes qui y sont stockées. […]

Le Monde, La possible vente de 1 000 tonnes d’uranium du Niger à la Russie inquiète Paris [edit]

Jeudi 6/11, 4h35

Climat.

Cartoon Movement, Maarten Wolterink, Europe is again lowering its climate goals

[…] L’année 2024, record depuis 1850, a dépassé pour la première fois le seuil de 1,5 °C de réchauffement, en comparaison avec l’ère préindustrielle. L’accord de Paris n’a pas été enfreint, dans la mesure où ses objectifs s’entendent sur une période longue, et non pas sur une seule année, afin de lisser les fluctuations naturelles, mais c’est imminent : l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C « n’est désormais plus atteignable » et la planète devrait franchir ce seuil « un peu avant 2030 », selon la climatologue Valérie Masson-Delmotte.

[…] L’accord de Paris a toutefois réduit le réchauffement futur : en 2015, le monde se dirigeait vers une hausse de la température mondiale de 4 °C à la fin du siècle. Désormais, les politiques des pays conduisent la planète vers un scénario à + 2,8 °C de réchauffement d’ici à 2100, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Cette surchauffe pourrait même être moindre : si les Etats tiennent leurs engagements pour 2035, le réchauffement s’élèverait alors de2,3 °C à 2,5 °C, voire à 1,9 °Cs’ils respectent aussi leurs objectifs de neutralité carbone.

Or chaque dixième de degré en moins sauve des millions de vies et réduit la probabilité et l’intensité des événements extrêmes (canicules, sécheresses, inondations, etc.). Reste que cette trajectoire de réchauffement s’avère encore bien trop élevée. Si elle se confirme, elle s’accompagnera de morts, de disparitions d’espèces, de pénuries d’eau, de malnutrition ou encore de migrations exacerbées. […]

Le Monde, Quel est le bilan de l’accord de Paris sur le climat, dix ans après son adoption ?

L’Union européenne (UE), qui a été à la pointe du combat contre le réchauffement climatique et se targue de l’être toujours, n’arrivera pas à la COP de Belem (Brésil) les mains vides. Il s’en est fallu de peu, mais les ministres de l’environnement, réunis à Bruxelles, ont évité le pire. Mercredi 5 novembre au petit matin, après près de vingt heures de négociations, les Vingt-Sept ont trouvé un accord pour réduire leurs émissions de CO2 de 66,25 % à 72,5 % d’ici à 2035 (par rapport à 1990). Il s’agit d’une fourchette large, qui manque d’ambition, mais c’était la seule susceptible d’être adoptée à l’unanimité.

D’un point de vue diplomatique, il était capital pour l’Union d’arriver à la COP30 avec un engagement pour 2035. A l’heure où les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de se retirer de l’accord de Paris, où le multilatéralisme est mal en point et où, en Europe, la défense et la compétitivité ont relégué au second plan les thématiques environnementales, cela aurait été un « désastre » de ne pas y parvenir, prévenait, mardi, Monique Barbut [notre nouvelle ministre de la transition écologique]. […]

Le Monde, Les pays de l’UE trouvent un accord à l’arraché sur leurs objectifs climatiques, au prix de nombreuses concessions

Jeudi 6/11, 4h35

Drones.

Le 4 novembre au soir, les autorités belges ont signalé des incursions de drones non identifiés à proximité des aéroports de Bruxelles et de Liège. L’aéroport de Bruxelles a été fermé en raison de la présence d’un drone non identifié. Il a rouvert environ deux heures plus tard, avant d’être refermé suite à de nouvelles observations de drones. L’aéroport de Liège a également été fermé pour les mêmes raisons. Entre le 31 octobre et le 2 novembre, trois drones non identifiés ont survolé la base aérienne de Kleine Brogel.

Le ministre belge de la Défense, Théo Francken, a déclaré que ces survols répétés de drones s’inscrivent dans la continuité des techniques hybrides observées dans d’autres pays et que leurs auteurs les ont organisés de manière très structurée[32]. À ce jour, les autorités belges n’ont pas encore attribué officiellement ces dernières observations de drones à un acteur précis. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 novembre, traduction automatique

Jeudi 6/11, 4h30

Corée(s).

La Corée du Nord déploierait des troupes supplémentaires pour soutenir des missions à l’arrière des lignes russes.

L’agence de presse sud-coréenne Yonhap, citant des parlementaires sud-coréens informés par le Service national de renseignement (NIS), a rapporté le 4 novembre que la Corée du Nord avait déployé environ 5 000 sapeurs militaires en Russie, probablement pour la restauration des infrastructures. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 novembre, traduction automatique

Jeudi 6/11, 4h30

Menace nuc Concours international d’appendice sexuel mâle (suite).

Le président russe Vladimir Poutine continue de tenter d’imputer au président américain Donald Trump la responsabilité du programme de modernisation et de renforcement de l’arsenal nucléaire russe entamé il y a plusieurs années.

Le 4 novembre, Poutine a organisé une cérémonie de remise de prix aux concepteurs du nouveau missile Burevestnik et du drone sous-marin Poseidon, au cours de laquelle il a de nouveau vanté les prétendues capacités techniques de ces armes.

Le 5 novembre, Poutine a présidé une réunion du Conseil de sécurité russe au cours de laquelle le ministre russe de la Défense, Andreï Beloussov, le chef d’état-major des armées, le général Valery Gerasimov, le directeur du Service de renseignement extérieur (SVR), Sergueï Narychkine, le secrétaire du Conseil de sécurité, Sergueï Choïgou, et le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB), Alexandre Bortnikov, ont présenté leurs analyses des déclarations du président américain Donald Trump, faites depuis le 29 octobre, selon lesquelles les États-Unis allaient procéder à des essais nucléaires.

Beloussov a conseillé à Poutine d’entamer immédiatement les préparatifs en vue d’essais nucléaires « à grande échelle », et Poutine a demandé au ministère russe des Affaires étrangères, au ministère de la Défense, aux services spéciaux et aux agences civiles compétentes de soumettre des propositions sur l’éventuelle mise en œuvre de ces essais. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 novembre, traduction automatique

Mercredi 5/11, 18h15

Comment ça se passe : insister.

Un char T-72B3 modifié, équipé d’un démineur TMT-K, a été détruit près d’Ivanopillya, dans la région de Donetsk. Le char a heurté une mine antichar, a été immobilisé, puis achevé par des drones FPV utilisant des charges cumulatives. Le véhicule a été entièrement détruit.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 5/11, 18h15

Venezuela.

Le guide officiel des tankies pour une invasion américaine du Venezuela en 10 règles.

  1. Être attaqué par une puissance nucléaire ne signifie plus qu’il faille capituler immédiatement. […]
Dark Poutine, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 5/11, 18h10

Comment ça se passe : pieds froids.

Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky
24e Brigade Mécanisée Indépendante « Roi Danylo »

Mercredi 5/11, 18h05

1347 (guerre et peste).

Jour 1347 de ma guerre de 3 jours. L’Occident n’aura pas à sanctionner la flotte fantôme si l’Ukraine détruit tous les terminaux pétroliers où elle s’approvisionne. Je reste un maître stratège.

Dark Poutine, Bluesky, traduction Deepl

Mercredi 5/11, 13h00

Comment ça se passe : convictions.

Roland Lescure est venu goûter à la magie de l’atome pour oublier un peu «la sorcellerie fiscale» des âpres débats budgétaires. Ce mardi matin, en rendant visite à la Word Nuclear Exhibition (WNE), le salon mondial du nucléaire civil au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), le ministre de l’Economie s’est fait lyrique : «Ici, nous sommes tous amis du nucléaire et donc amis de la planète. Nous avons entre nos mains la solution pour stopper le changement climatique. Nous avons convaincu le monde que le nucléaire fait partie de la solution, pas du problème», a-t-il lancé lors de la cérémonie d’ouverture de cette grande foire mondiale de l’atome. […]

Libération, «Une opportunité dingue pour le business» : à la foire mondiale du nucléaire, l’industrie croit à son «âge d’or»

Le patriarche de Constantinople a pris la parole en ouverture de l’assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, estimant que la crise écologique et les crises géopolitiques sont liées.

La silhouette, enveloppée de noire, est frêle. Le patriarche de Constantinople, Bartholomée 1er, porte aussi une barbe blanche comme les vieux sages. Connu sous le surnom de «patriarche vert», le chef spirituel de l’orthodoxie est une des personnalités internationales qui porte depuis longtemps le combat pour l’environnement. «L’heure est grave», a-t-il alerté, mardi 4 novembre à Lourdes (Hautes-Pyrénées), devant une centaine d’évêques français, déplorant «le culte renouvelé de la force brute qui unit le paganisme archaïque et le technicisme moderne». […]

Libération, Avant la COP30, les religions se mobilisent pour la sauvegarde de la planète

Mercredi 5/11, 12h55

Hongrie.

Les journalistes du quotidien le plus lu de Hongrie ont exprimé leur choc après le rachat du tabloïd à ses anciens propriétaires suisses par un groupe de médias considéré comme proche du parti Fidesz, dirigé par le Premier ministre nationaliste Viktor Orbán.

Cet achat, qui intervient alors que la Hongrie se prépare à des élections cruciales l’année prochaine où Orbán devra faire face à une opposition sans précédent , est largement perçu comme une nouvelle tentative d’accroître l’influence du gouvernement sur les médias.

Le groupe de médias pro-Orbán, Indamedia, a annoncé vendredi avoir racheté à Ringier un ensemble de titres hongrois, dont le magazine Glamour et Blikk, un tabloïd populaire dont le site d’information touche environ trois millions de lecteurs en ligne par mois. […]

The Guardian, Choc général : des alliés d’Orbán prennent le contrôle du journal le plus lu de Hongrie, traduction automatique

Mercredi 5/11, 9h05

Comment ça se passe : civils.

Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, The Long Walk. Ukraine.
Des drones russes ont tué des civils — un homme, une femme et même leur chien — alors qu'ils fuyaient en brandissant un drapeau blanc. (traduction automatique)

Les forces russes continuent de commettre des crimes de guerre contre des civils ukrainiens.

Le porte-parole d’une brigade ukrainienne opérant dans le secteur de Borova a rapporté que les forces russes avaient mené une frappe de drone contre deux civils brandissant un drapeau blanc et promenant leur chien à Kruhlyakivka (au nord-est de Borova) le 3 novembre. La frappe a tué les deux civils et le chien.

[…] Les civils présents sur les images, outre le fait qu’ils étaient hors de combat de par leur statut civil évident, brandissaient également un drapeau blanc – un signe clair de reddition et de demande de sécurité. L’ISW estime depuis longtemps que le commandement militaire russe cautionne, voire ordonne, des crimes de guerre sur le champ de bataille. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 4 novembre, traduction automatique

Mercredi 5/11, 9h00

Pokrovsk.

Les récentes avancées russes à travers Pokrovsk sont l’aboutissement d’une campagne de 21 mois visant à s’emparer de la ville et d’un effort de cinq mois d’interdiction aérienne du champ de bataille (IAB) destiné à affaiblir les capacités défensives ukrainiennes.

Les gains russes dans le secteur de Pokrovsk ont ​​été largement rendus possibles par le ciblage des drones ukrainiens. Une unité de drones ukrainienne opérant en direction de Pokrovsk a rapporté que les forces russes envoient près de 100 équipes de combat, composées de trois hommes maximum chacune, chaque jour à Pokrovsk. Cette unité a déclaré que ces équipes russes submergent les positions ukrainiennes, ne laissant aucun temps aux opérateurs de drones ukrainiens pour lancer leurs appareils. Des sources militaires ukrainiennes ont récemment rapporté que des groupes d’infiltration russes ciblent délibérément les équipages de drones ukrainiens pour les engager au corps à corps, entravant ainsi les opérations de drones ukrainiens. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 4 novembre, traduction automatique

Mardi 4/11, 17h00

Pétrole russe : mise à jour.

War Translated, Bluesky

Dans une loi promulguée mardi, le président russe ouvre la possibilité d’envoyer des réservistes « pour assurer la protection » des raffineries de pétrole et autres infrastructures énergétiques en Russie, à la demande du gouvernement et en échange d’une compensation financière.

[…] Les réservistes auxquels M. Poutine autorise le recours sont des personnes ayant servi par le passé dans l’armée ou dans d’autres structures chargées de la sécurité et qui ont conclu un contrat pour être ensuite incorporées dans la réserve. […]

Le Monde, Live

Selon les données compilées par Bloomberg à partir des itinéraires des pétroliers russes, les exportations de brut se sont établies à 3 millions de barils par jour la semaine dernière, soit une baisse de 17,5 % par rapport à la semaine ayant précédé l’imposition de sanctions par le Trésor américain sur les principaux producteurs russes, Lukoil et Rosneft. […]

Le Grand Continent, Économie russe : les sanctions américaines commencent à avoir un effet sur les exportations de pétrole de Moscou

Mardi 4/11, 12h45

Trump : le point.

Cartoon Movement, Antonio Rodríguez, « King Trump »

[…] En lançant de manière systématique des procès contre ses opposants politiques, en appelant à utiliser l’armée sur le sol américain contre d’autres Américains, ou en attaquant les médias ou les universités — pour ne citer que quelques exemples — Donald Trump dilapide l’héritage des Pères fondateurs.

Un an après sa réélection, il ne semble pourtant rencontrer jusqu’ici ni les contrepoids politiques, ni l’opposition institutionnelle que son action pourrait susciter.

Cette situation révèle-t-elle une érosion irréversible des contre-pouvoirs, une mutation profonde des institutions aux États-Unis ? Ou sommes-nous plutôt face à un moment de sidération qui passera ? Les États-Unis traversent-ils une transition avant l’affirmation — d’ailleurs déjà engagée — d’un grand bras de fer que Donald Trump pourrait perdre et qui aurait des conséquences sur le contrôle de la fonction présidentielle au-delà du mandat actuel ? […]

Le Grand Continent, Face à Donald Trump, déjouer la loi de l’inertie

Mardi 4/11, 12h40

Comment ça se passe : R&D russe.

Le Russe a décidé de tester le fusil de chasse MP-153 de l’usine d’Ijevsk, qui lui est fourni pour lutter contre les drones…

MAKS25, Bluesky, traduction automatique
[L’extrémité du canon après le premier tir]

Mardi 4/11, 8h35

Comment ça se passe : les remises de prix.

Le Bureau d’enquête d’État ukrainien (SBI) a ouvert une enquête pour négligence possible après une frappe de missile russe le 1er novembre sur une base militaire ukrainienne dans l’oblast de Dnipropetrovsk, qui a tué et blessé des soldats qui s’étaient apparemment réunis pour une cérémonie de remise de prix.
[…] Des incidents similaires ont déjà suscité des critiques publiques. Le 3 novembre 2023, une frappe russe a touché une cérémonie de remise de prix à la 128e brigade d’assaut de montagne ukrainienne dans l’oblast de Zaporijia, tuant au moins 19 soldats et provoquant une enquête, la suspension de commandants et la condamnation du président Volodymyr Zelensky, qui a déclaré que la tragédie « aurait pu être évitée ».
Le 13 avril, la Russie a lancé une attaque de missiles balistiques sur le centre-ville de Soumy, faisant au moins 34 morts et 117 blessés. Artem Semenikhin, maire de Konotop, ville de l’oblast de Soumy, a accusé le gouverneur régional Volodymyr Artiukh d’avoir prévu une cérémonie de remise de décorations pour la 117e brigade à Soumy le 13 avril. […]

The Kyiv Independent, L’Ukraine ouvre une enquête sur une possible négligence après une frappe de missile sur une base, avec une cérémonie de remise de prix signalée, traduction automatique

Mardi 4/11, 8h20

Menace nuc (suite).

Cartoon Movement, Bart van Leeuwen, Courcive Diplomacy
Les démonstrations de force nucléaire de Trump et Poutine annoncent une nouvelle ère dangereuse. (traduction automatique)

La Russie a lancé le premier de ses nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (projet 08951), baptisé Khabarovsk , destiné à être armé de la torpille nucléaire Poseidon , à ogive nucléaire et à très longue endurance. À ce stade, les détails concernant ce nouveau sous-marin restent rares, mais son achèvement, bien que retardé, témoigne de la priorité que Moscou continue d’accorder aux systèmes d’armes stratégiques , y compris les systèmes novateurs sans équivalent direct .

[…] Le plus remarquable est sans doute que la classe Project 08951 a été conçue dès le départ autour de la torpille Poseidon. Elle peut emporter six exemplaires de cette arme, chacune mesurant environ 20 mètres de long, 1,8 mètre de diamètre et pesant 110 tonnes.
[…] Le ministère russe de la Défense affirme que le Khabarovsk « est capable de défendre efficacement les frontières maritimes de la Russie et d’assurer la sécurité de ses intérêts dans les océans du monde ». […]

The War Zone, Le nouveau sous-marin russe lanceur de torpilles nucléaires a été mis à l’eau, traduction automatique

Mardi 4/11, 8h10

Venezuela.

Un responsable du Kremlin a récemment mis en avant les livraisons d’armes russes au Venezuela.

Le vice-président de la commission de la défense de la Douma d’État russe, Alexeï Jouravlev, a déclaré le 1er novembre que la Russie est l’un des principaux partenaires militaro-techniques du Venezuela et qu’elle lui fournit « pratiquement toute la gamme des armements, des armes légères aux aéronefs »[20]. Jouravlev a affirmé que les chasseurs russes Su-30 constituent l’épine dorsale de l’armée de l’air vénézuélienne et que la livraison par la Russie de plusieurs systèmes de défense aérienne S-300VM a renforcé les défenses vénézuéliennes. Il a également indiqué que la Russie a récemment livré au Venezuela un nombre indéterminé de systèmes de défense aérienne Pantsir-S1 et Buk-M2E. Jouravlev a ajouté qu’il ne voyait aucun obstacle à la livraison par la Russie de missiles balistiques Orechnik ou de missiles de croisière Kalibr au Venezuela. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 octobre, traduction automatique

Lundi 3/11, 18h20

Comment ça se passe : casques bleus du Belarus.

Le Bélarus est prêt à déployer ses « casques bleus » en Ukraine avec le consentement des « deux parties », a déclaré Oleksiy Skabey, chef des opérations de maintien de la paix du commandement des forces spéciales des forces armées du Bélarus.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Lundi 3/11, 18h15

Comment ça se passe : 165 jours (cinq mois et demi).

Zelensky a remis la Croix du Mérite de Combat à deux soldats du 138e Bataillon séparé de la 115e Brigade séparée des Forces de défense ukrainiennes, Oleksandr Tishayev et Oleksandr Alikseenko, qui ont tenu des positions sur la ligne de contact sans interruption pendant 165 jours.

MAKS25, Bluesky, traduction automatique

Lundi 3/11, 18h10

Menace nuc (suite).

Des avertissements de navigation indiquent que les États-Unis ont programmé leur premier essai d’un missile balistique intercontinental (ICBM) à capacité nucléaire, mais non armé, après que le président Donald Trump a ordonné la reprise des essais, selon une carte de Newsweek .

[…] Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, a précisé par la suite que les essais n’incluraient pas de véritables détonations comme celles qui avaient été réalisées précédemment dans le pays. Ils porteront plutôt sur tous les autres composants d’une arme nucléaire afin de s’assurer qu’ils sont capables de déclencher une explosion atomique.

[…] Citant des avertissements de navigation, Marco Langbroek , maître de conférences à la faculté d’ingénierie aérospatiale de l’université de technologie de Delft aux Pays-Bas, a déclaré que le prochain tir d’essai du missile balistique intercontinental américain Minuteman III aura lieu entre mercredi et jeudi.
Le missile devrait être lancé depuis la base spatiale de Vandenberg en Californie et atteindre le site d’essais de défense antimissile balistique Ronald Reagan sur l’atoll de Kwajalein dans les îles Marshall, dans le Pacifique central, ainsi que cinq zones de débris désignées.

[…] Si elle est confirmée, la trajectoire de vol serait similaire à celle d’un précédent tir d’essai effectué en mai, lorsqu’un missile non armé, équipé d’un seul véhicule de rentrée conçu pour transporter une ogive, a parcouru environ 4 200 miles vers l’ouest après son lancement depuis la Californie.
Ce serait également la deuxième fois depuis septembre que les forces nucléaires américaines procèdent à un essai, lorsqu’un sous-marin a tiré quatre missiles balistiques sous-marins Trident II D5 Life Extension non armés dans l’océan Atlantique au large de la Floride.

[…] « L’armée de l’air effectue chaque année plusieurs essais en vol du missile Minuteman III. Il s’agit d’essais planifiés de longue date, et l’armée de l’air affirme régulièrement qu’ils ne sont pas programmés en réponse à des événements extérieurs », a écrit le Nuclear Information Project dans un rapport.

[…] Il reste à voir comment la Russie et la Chine réagiront si le tir d’essai de missile balistique intercontinental américain a lieu comme prévu. Moscou a récemment procédé à un essai de torpille à capacité nucléaire , tandis que Pékin a présenté un nouveau missile balistique intercontinental capable de «  couvrir le globe entier  ». […]

Newsweek, Une carte montre le premier essai de missile nucléaire américain depuis les déclarations de Trump, traduction automatique & Deepl

Lundi 3/11, 13h45

Menace nuc (suite).

« Nous sommes entrés dans une nouvelle ère nucléaire, dans laquelle, malheureusement, l’importance des armes nucléaires n’a cessé de croître », a déclaré le président de la République finlandaise, Alexander Stubb, lors de l’inauguration du 254e cours de défense nationale au Ritarihuone à Helsinki.

[…] « Comment pouvons-nous renforcer ensemble notre capacité de dissuasion ? Comment pouvons-nous contrôler l’escalade ? » sont des questions auxquelles la Finlande, petit pays qui partage une frontière de 1 340 kilomètres avec la Russie, doit désormais réfléchir avec ses alliés, selon le président Stubb. […]

Le Monde, Live

Lundi 3/11, 9h40

Menace nuc (suite).

Trump a […] commenté l’annonce récente des essais nucléaires américains, affirmant qu’il s’agissait d’une réponse aux exercices similaires annoncés par Moscou. Le président américain a ajouté que « la Corée du Nord procède constamment à des essais » et a affirmé que la Chine menait également des essais clandestins.

« Je ne veux pas être le seul pays à ne pas faire de tests. » […]

The Kyiv Independent, Trump n’envisage « pas vraiment » de transférer des missiles Tomahawk à l’Ukraine, pour le moment, traduction automatique

Lundi 3/11, 9h35

Tomahawks (suite) : ça rappelle les atermoiements autour des tanks, des avions et des missiles Taurus allemands.

Le président américain Donald Trump a déclaré le 2 novembre qu’à ce jour, il n’envisageait pas de fournir à l’Ukraine des missiles de croisière Tomahawk à longue portée.

Interrogé par des journalistes sur la possibilité que son administration envisage d’envoyer des missiles Kyiv Tomahawks, Trump a répondu : « Non, pas vraiment… les choses peuvent changer, mais pour le moment, ce n’est pas le cas. »

Ses remarques interviennent après des informations récentes selon lesquelles le Pentagone aurait indiqué disposer d’un stock suffisant de missiles Tomahawk si la Maison Blanche donnait son feu vert à un transfert vers l’Ukraine. […]

The Kyiv Independent, Trump n’envisage « pas vraiment » de transférer des missiles Tomahawk à l’Ukraine, pour le moment, traduction automatique

Lundi 3/11, 9h30

Ânes, chevaux, chameaux sur le front.

Des images insolites. Depuis quelques jours, une vidéo publiée le 16 octobre dernier fait le tour des réseaux sociaux. On y voit un chameau de Bactriane, espèce originaire de Mongolie, attaché à un pick-up blanc empli de soldats ukrainiens souriants, [et] marchant au pas sur une route goudronnée. […] Le chameau mongol, errant, aurait été secouru par une unité au sein des forces spéciales ukrainiennes. Cette dernière l’aurait ensuite conduit à l’écoparc Feldman, situé à l’extérieur de la ville [de Kharkiv].

[…] L’armée russe aurait recours depuis plusieurs mois à des animaux traditionnellement utilisés pour transporter de lourdes charges, comme des chevaux et des ânes. D’autres images de ces bêtes avaient même fait le tour des réseaux sociaux au cours de l’hiver, provoquant l’hilarité de certains utilisateurs. Celle d’un chameau monté par un soldat armé d’une kalachnikov et entouré de deux fantassins avait même été publiée, mais n’avait pu être authentifiée.

L’ancien général Viktor Sobolev, député et membre de la commission de défense de la Douma russe, avait alors assumé ce choix, reconnaissant «de grandes difficultés pour approvisionner les unités et les divisions en munitions, en matériel militaire et en nourriture». Cité l’hiver dernier par le journal russe Gazeta, il avait déclaré : «Si des moyens tels que des ânes, des chevaux, etc. sont utilisés pour livrer des munitions et d’autres fournitures sur la ligne de front, c’est normal. Il vaut mieux qu’un âne soit tué que deux personnes transportant du matériel dans un véhicule».

[…] Au cours de l’été, le commandant de l’unité «Tempête» de la 9e brigade russe de la 51e armée, qui opère dans la région de Donetsk, a indiqué qu’il commençait à former des équipes d’assaut à cheval. […] «Les chevaux voient bien la nuit, n’ont pas besoin des routes pour accélérer à l’approche finale et leur instinct peut, semble-t-il, les aider à éviter les mines», avait réagi le blogueur pro-Kremlin WarGonzo, qui a partagé la vidéo sur Telegram. «Je suis sûr que nous assisterons bientôt au retour historique de la cavalerie russe dans les rangs.» […]

Le Figaro, Guerre en Ukraine : un chameau utilisé par l’armée russe aurait été secouru par des militaires ukrainiens

Dimanche 2/11, 21h45

SMR au Royaume-Uni.

Outre-Manche, les petits réacteurs modulaires sont présentés comme une solution énergétique, mais servent d’abord les besoins stratégiques des armées. En subventionnant le nucléaire civil, citoyens et consommateurs financent indirectement la puissance militaire.

[…] Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a promis que ces projets inaugureraient un «âge d’or» du nucléaire qui permettrait aussi de «faire baisser les factures». Pourtant, l’histoire de l’énergie nucléaire est faite de décennies de surenchère, de coûts faramineux et de retards à répétition. Partout dans le monde, les tendances vont dans la mauvaise direction.

[…] Mais aujourd’hui, même les analyses les plus optimistes de l’industrie reconnaissent que le nucléaire – y compris les SMR – a peu de chances de rivaliser avec les énergies renouvelables. Une étude publiée plus tôt cette année dans le New Civil Engineer concluait que les SMR sont «la source d’électricité la plus coûteuse par kilowatt produit, comparée au gaz naturel, au nucléaire traditionnel et aux renouvelables».

[…] Les marchés financiers le savent. Si les investisseurs considèrent la frénésie autour des SMR comme une occasion de profiter de milliards de subventions publiques, leurs propres analyses se montrent nettement moins enthousiastes quant à la technologie elle-même.

Alors pourquoi, dès lors, un tel intérêt pour le nucléaire en général et pour les réacteurs de petite taille en particulier ? Il est évident que quelque chose d’autre se joue derrière cette mise en avant.

Le facteur négligé est la dépendance des programmes militaires vis-à-vis des industries nucléaires civiles. Le maintien d’une marine nucléaire ou d’un arsenal nucléaire exige un accès constant à des technologies de réacteurs génériques, à une main-d’œuvre hautement qualifiée et à des matériaux spécifiques. Sans industrie nucléaire civile, les capacités militaires nucléaires deviennent beaucoup plus difficiles et coûteuses à entretenir.

Les sous-marins nucléaires occupent une place particulièrement centrale, car ils nécessiteraient très probablement l’existence d’industries nationales de réacteurs et de leurs chaînes d’approvisionnement même en l’absence d’un programme nucléaire civil. Déjà difficilement abordables pris individuellement, les sous-marins nucléaires deviennent encore plus coûteux si l’on prend en compte l’ensemble de cette «base industrielle sous-marine».

[…] En finançant les projets nucléaires civils, les contribuables et les consommateurs prennent en charge les usages militaires de l’énergie nucléaire par le biais de subventions et de factures plus élevées – sans que ces dépenses supplémentaires apparaissent dans les budgets de la défense.

[…] Il ne s’agit pas d’un complot, mais plutôt d’une sorte de champ gravitationnel politique. Dès lors que les gouvernements considèrent l’arme nucléaire comme un marqueur de statut mondial, les financements et le soutien politique s’auto-entretiennent. Il en résulte une étrange forme de circularité : l’énergie nucléaire est justifiée par des arguments de sécurité énergétique et de coûts qui ne tiennent pas la route, mais elle est en réalité maintenue pour des raisons stratégiques qui demeurent inavouées.

Le Royaume-Uni n’a rien d’exceptionnel, même si d’autres puissances nucléaires se montrent beaucoup plus franches. Le secrétaire américain à l’énergie, Chris Wright, a ainsi décrit l’accord nucléaire entre les États-Unis et le Royaume-Uni comme essentiel pour «sécuriser les chaînes d’approvisionnement nucléaires à travers l’Atlantique».

[…] La Russie et la Chine sont elles aussi assez transparentes sur leurs liens indissociables entre civil et militaire. Le président français Emmanuel Macron l’a dit sans détour : «Sans nucléaire civil, pas de nucléaire militaire ; sans nucléaire militaire, pas de nucléaire civil». […]

The Conversation, Au Royaume-Uni, l’influence cachée des militaires derrière le nouvel engouement pour les petits réacteurs nucléaires

Dimanche 2/11, 21h05

Menace nuc (suite) : quand un réacteur nucléaire se promène dans l’atmosphère.

[…] Les missiles de croisière disposent d’un moteur additionnel qui s’allume après l’extinction de la fusée, permettant au missile de parcourir des trajectoires programmées, typiquement à basse altitude. Ces moteurs fonctionnent grâce à un mélange chimique ou à un carburant solide.

Les missiles à propulsion nucléaire sont une variante de missile de croisière. Les conceptions reposent généralement sur une forme de scramjet. Un système nucléaire thermique utilise la fission du combustible nucléaire pour ajouter de l’énergie à un flux d’air qui est ensuite accéléré dans une tuyère pour générer de la poussée. De cette manière, la fission du matériau nucléaire remplace la combustion chimique des moteurs de croisière traditionnels.

La densité d’énergie — la quantité d’énergie libérée par unité de masse de combustible — fournie par la fission nucléaire est des millions de fois supérieure à celle des propergols chimiques. Cette caractéristique signifie qu’une quantité relativement faible de combustible fissile peut propulser un missile pendant des périodes bien plus longues que ne le permettent les propergols chimiques.

[…] L’armée russe affirme que le missile Bourevestnik a parcouru 8 700 miles à basse altitude sur une période de 15 heures. À titre de comparaison, un vol commercial entre San Francisco et Boston couvre 2 700 miles en six heures. Bien que le Bourevestnik ne vole pas particulièrement vite pour un missile, il est probablement manœuvrable, ce qui le rend difficile à intercepter.

L’immense quantité d’énergie libérée par la fission constitue le principal défi technique du développement de ces missiles. Ces niveaux d’énergie très élevés exigent des matériaux capables de résister à des températures atteignant plusieurs milliers de degrés Celsius, afin d’empêcher le missile de se détruire lui-même.

Sur le plan de la sécurité, la technologie nucléaire a trouvé des applications très limitées dans l’espace en raison des risques de contamination radioactive en cas d’incident, comme un lancement raté. Les mêmes inquiétudes s’appliquent à une arme à propulsion nucléaire.

De plus, de tels systèmes doivent pouvoir rester sûrs pendant de longues années avant leur utilisation. Une attaque ennemie contre une installation de stockage contenant des armes à propulsion nucléaire pourrait entraîner une fuite radioactive massive. […]

The Conversation, Pourquoi le missile nucléaire russe Bourevestnik change les règles du jeu militaire

[…] Le 29 août 1949, l’Union soviétique procéda à son premier essai nucléaire, mettant fin au monopole américain sur l’arme la plus destructrice jamais conçue. La course aux armements, déjà amorcée, s’accéléra aussitôt, les deux nations s’efforçant frénétiquement de développer de nouvelles armes et capacités suffisamment puissantes pour contenir l’adversaire.

[…] les États-Unis et l’Union soviétique se sont immédiatement attelés au développement d’armes thermonucléaires plus récentes et encore plus puissantes. D’autres programmes visaient à explorer de nouveaux vecteurs pour ces armes nucléaires dévastatrices, allant des missiles balistiques aux bombes non guidées.

L’un de ces efforts, mené sous la supervision de l’US Air Force, aboutit au développement d’une arme baptisée missile supersonique basse altitude (SLAM), à ne pas confondre avec le missile de croisière AGM-84E. Le programme SLAM prévoyait l’utilisation d’un système de propulsion nucléaire à statoréacteur, développé dans le cadre du projet Pluton. Aujourd’hui, le missile russe 9M730 Burevestnik, ou Skyfall, vise à exploiter le même concept de propulsion nucléaire.

Comme l’a souligné le président russe Vladimir Poutine, la propulsion nucléaire offre une autonomie quasi illimitée, et les estimations de l’époque suggéraient que le missile américain SLAM pourrait parcourir au moins 182 000 kilomètres avant épuisement de son carburant. Selon ces chiffres, le missile pourrait faire le tour de la Terre à l’équateur au moins quatre fois et demie sans difficulté.

Le réacteur nucléaire non blindé qui propulsait le missile SLAM déverserait des radiations sur le sol durant son vol, constituant ainsi le premier d’au moins trois moyens de destruction distincts. Afin d’exploiter au mieux la portée illimitée du statoréacteur nucléaire, le missile SLAM était conçu pour larguer des bombes à hydrogène sur ses cibles en vol. Enfin, une fois sa cargaison de bombes épuisée, le missile SLAM s’écraserait sur une ultime cible, déclenchant sa propre ogive thermonucléaire. Cette frappe finale pourrait avoir lieu des jours, voire des semaines, après le lancement initial du missile.

Le missile SLAM à l’allure extraterrestre du projet Pluton (YouTube)

Le statoréacteur nucléaire développé pour le SLAM dans le cadre du projet Pluto était conçu pour aspirer l’air à l’avant du véhicule lors de son vol à grande vitesse, créant ainsi une pression importante. Le réacteur nucléaire surchauffait ensuite l’air et l’expulsait vers l’arrière pour assurer la propulsion.

Le réacteur nucléaire embarqué produisait plus de 500 mégawatts et fonctionnait à une température torride de 2 500 degrés, suffisamment élevée pour compromettre l’intégrité structurelle des alliages métalliques conçus spécifiquement pour résister à de telles températures. En conséquence, il a été décidé de renoncer aux pièces internes métalliques au profit de céramiques spécialement développées et fournies par la société Coors Porcelain Company, basée au Colorado.

L’inconvénient de la propulsion par statoréacteur est qu’elle ne fonctionne qu’à très grande vitesse. Pour atteindre ces vitesses, le SLAM serait mis en orbite et accéléré par des propulseurs d’appoint jusqu’à ce que sa vitesse soit suffisante pour l’activation du statoréacteur nucléaire.

[…] Le statoréacteur à propulsion nucléaire était si bruyant que les concepteurs du missile ont émis l’hypothèse que l’onde de choc générée par son passage suffirait probablement à tuer toute personne se trouvant sur sa trajectoire. À défaut, les rayonnements gamma et neutroniques émis par le réacteur non blindé, projetant des fragments de fission à l’arrière, s’en chargeraient vraisemblablement. Si cela faisait du moteur du missile une arme à part entière, cela rendait également le survol d’un territoire allié par le SLAM non seulement impossible, mais aussi source de graves problèmes géopolitiques.

[…] Le système de propulsion nucléaire du projet Pluto rendait les essais de la plateforme particulièrement complexes. Une fois le réacteur nucléaire embarqué activé, il continuait de fonctionner jusqu’à l’atteinte de sa cible ou l’épuisement de son combustible. Tout territoire survolé par l’arme était exposé à des niveaux de radiation dangereux, limitant ainsi les méthodes et les lieux d’essai possibles du moteur.

[…] Finalement, le projet Pluto et son missile SLAM furent annulés avant même leur lancement. Cette annulation fut motivée par de nombreuses raisons, notamment le développement des missiles balistiques intercontinentaux et l’arrivée sur le marché de bombardiers lourds à capacité d’emport globale comme le B-52 Stratofortress. D’autres facteurs contribuèrent également à l’échec du programme.

Le missile SLAM, capable d’irradier, de détruire ou d’assourdir toute personne ou tout objet survolé, ne pouvait être lancé depuis le territoire américain ni survoler un autre pays que celui visé.

Il existait également une préoccupation majeure : le développement d’une arme aussi terrible inciterait probablement l’Union soviétique à riposter de la même manière. Chaque fois que les États-Unis dévoilaient une nouvelle arme ou une nouvelle capacité stratégique, l’Union soviétique veillait à pouvoir égaler et dissuader ce développement. Par conséquent, il était logique que le missile apocalyptique américain, capable de lancer des ogives nucléaires, pousse les Soviétiques à développer le leur si un tel missile entrait en service.

Le projet Pluton et son programme de missiles SLAM ont été annulés le 1er juillet 1964.

Sandbox News, Projet Pluto : le missile le plus fou jamais construit par l’Amérique, traduction automatique

Dimanche 2/11, 13h30

Missiles.

Alors que certains attendent un « miracle » de la Russie, la réalité est implacable : 269 missiles rien qu’en octobre, le mois le plus meurtrier à ce jour pour les attaques de missiles contre l’Ukraine. […]

Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
Radio Tchernobyl

Dimanche 2/11, 13h10

Belgique.

Les relations entre l’OTAN et la Russie se sont un peu plus tendues cette semaine après les propos du ministre belge de la Défense, Theo Francken. Dans une interview accordée au magazine hebdomadaire belge Humo  jeudi 30 octobre, il a prévenu que si un missile russe venait à frapper Bruxelles — « le cœur de l’OTAN » — la réponse serait sans équivoque : « nous aplatirons Moscou ».

[…] Les déclarations du ministre belge de la Défense ont provoqué une réplique immédiate et cinglante à Moscou. Dmitri Medvedev, ancien président et désormais vice‑président du Conseil de sécurité, a traité Francken « d’imbécile » sur X. […] Il a par ailleurs répondu à un internaute sous sa publication, qui lui suggérait de « tester » le missile sur le territoire belge, que « la Belgique disparaîtrait », laissant planer la menace

Très présent sur les réseaux, le ministre belge a rapidement répondu sur Instagram, « le chef des brutes russes ne cesse de menacer et d’insulter. L’OTAN n’est pas en guerre avec la Russie et ne souhaite pas l’être, mais le principe de riposte de notre alliance est incontesté depuis 76 ans. C’est ce que j’ai voulu dire dans Humo, et je ne retire pas un mot. »

Également interrogé sur la prudence initiale de l’Occident face à Moscou, Francken ne mâche pas ses mots. Selon lui, l’hésitation à riposter « au début » de la guerre en Ukraine, par crainte d’une réaction de Vladimir Poutine, n’a fait que prolonger le conflit. Avant de réaffirmer, évoquant la dissuasion nucléaire, «c’était aussi une ligne rouge pour Poutine, mais qu’a‑t‑il fait ? Rien. Il le sait : si j’utilise des armes nucléaires, elles rayeront Moscou de la carte. » […]

Le Figaro, «Si l’OTAN est attaqué, nous rayerons Moscou de la carte» : le ministre Belge de la défense cible la Russie

Dimanche 2/11, 12h10

Pokrovsk.

Les forces russes intensifient leurs opérations offensives à Pokrovsk et dans ses environs afin de s’emparer de la ville.

Des images géolocalisées publiées les 31 octobre et 1er novembre indiquent que les forces russes ont récemment progressé dans le centre et le sud-est de Pokrovsk. Des blogueurs militaires russes ont affirmé que les forces russes avaient également avancé dans le centre de Pokrovsk, au-delà de ce que montrent les images géolocalisées, dans le nord-est de la ville et au nord-est de Kotlyne (au sud-ouest de Pokrovsk). Un officier supérieur d’une brigade ukrainienne opérant en direction de Pokrovsk a déclaré au média ukrainien Hromadske le 31 octobre que les forces russes opéraient sur environ 60 % de Pokrovsk et étaient entrées à Rodynske (au nord de Pokrovsk) et à Myrnohrad (à l’est de Pokrovsk). […]

Le 31 octobre, les forces ukrainiennes ont mené une opération aéroportée héliportée à l’ouest de Pokrovsk.

Le 7e corps de réaction rapide des forces aéroportées ukrainiennes a annoncé le 1er novembre que les forces ukrainiennes avaient mené avec succès une telle opération près de Pokrovsk. Des sources de la Direction principale du renseignement militaire ukrainien (GUR) ont indiqué à la chaîne de télévision ukrainienne Suspilne, le 31 octobre, que des éléments des forces spéciales de la GUR avaient mené l’opération, impliquant plusieurs hélicoptères, et pénétré dans des zones que le commandement militaire russe affirmait avoir précédemment conquises. Ces mêmes sources ont précisé que ces zones revêtaient une importance capitale pour la logistique ukrainienne en direction de Pokrovsk. […]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er novembre, traduction automatique

Samedi 1/11, 22h25

Pays-Bas.

Le parti pro-européen Démocrates 66 (D66) a remporté les élections législatives anticipées aux Pays-Bas, devançant le Parti pour la liberté (PVV), d’extrême droite. Selon la NOS, citant les données de l’ANP, le D66 devance le PVV de plusieurs milliers de voix. Ce résultat lui donne le droit d’entamer des négociations de coalition en vue de former un nouveau gouvernement. Les résultats définitifs sont encore attendus, le dépouillement des votes par correspondance de l’étranger étant en cours, mais aucun changement majeur n’est prévu.

[…] Geert Wilders était en tête dans la plupart des sondages. Ce dernier est connu pour son scepticisme quant au soutien apporté à l’Ukraine et ses critiques des sanctions contre la Russie et de la politique de l’UE envers Kyiv ; il continue de s’opposer à toute fourniture d’armes et d’aide financière à Kyiv.

À l’inverse, Jetten représente une nouvelle génération pro-européenne : optimiste, ouverte et réformatrice. En tant que ministre du Climat et de l’Énergie, il s’est efforcé de réduire la dépendance énergétique des Pays-Bas vis-à-vis de la Russie. La campagne du D66 mettait l’accent sur l’action climatique, les questions sociales, les énergies vertes, les droits humains et le renforcement du rôle de l’UE.

Le chef du D66 Rob Jetten (à gauche), le chef du PVV Geert Wilders (à droite) / Reuters

Le D66 a toujours soutenu l’Ukraine par une aide militaire, financière et humanitaire, ainsi que par son intégration à l’OTAN et à l’UE. Les Pays-Bas sont un partenaire clé : ils ont été les premiers à livrer des avions de chasse F-16, fournissent des systèmes de défense aérienne Patriot et des munitions, investissent dans le développement et la production conjointe de drones et soutiennent la cybersécurité, la coopération industrielle de défense, l’énergie et la reconstruction d’après-guerre. De plus, les Pays-Bas exigent de la Russie une indemnisation pour les dommages causés à l’Ukraine et sont favorables à l’utilisation des avoirs russes gelés sous forme de prêts, à condition que les risques juridiques et financiers soient éliminés.

[…] La victoire de D66 ouvre la voie à un soutien continu dans les domaines militaire, économique et humanitaire, même si les décisions politiques finales ne seront claires qu’après la conclusion des négociations de coalition.

The Ukrainian Review, Le triomphe de la D66 aux Pays-Bas : quelles conséquences pour l’Ukraine ?, traduction automatique

Samedi 1/11, 20h05

Carpates (pour Olga).

Kateryna Svetlakova et Dmytro Maslyuk, un couple originaire de Kyiv, vivent depuis deux ans dans un village des Carpates. Ils ont trouvé une maison à trois mille dollars grâce à une annonce en ligne, l’ont visitée immédiatement et y ont emménagé quelques mois plus tard.

Quelles difficultés ont-ils rencontrées et pourquoi ont-ils dû creuser un nouveau puits ? Comment les villageois ont-ils accueilli leurs nouveaux voisins et est-il possible de vivre confortablement au village sans se ruiner ? Enfin, qu’est-ce qui détermine le prix des maisons dans les villages des Carpates ? Découvrez le nouveau reportage. […]

Hromadske, Ici, pas de route, mais une maison à 3 000 dollars ! Des habitants de Kyiv qui ont déménagé dans un village des Carpates, traduction automatique
Commentaire : "Un couple magnifique, je suis contente qu'ils fassent quelque chose avec leur vieille maison." (traduction automatique)

Samedi 1/11, 18h15

Menace nuc (suite) : le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

Pourquoi parle-t-on autant de nucléaire ces  derniers temps ? Poutine annonce que son armée a testé de nouvelles armes nucléaires « invincibles », tandis que Donald Trump veut reprendre les essais nucléaires. La Biélorussie va déployer des missiles russes et la France communique sur la mise en service d’une nouvelle génération de missiles (des M51.3 pour être précis) sur ses sous-marins nucléaires. Cela fait beaucoup de nucléaire en une semaine. Ce n’est pas anodin, c’est destiné à faire peur ou à rassurer, donc cela doit être replacé dans le bon contexte pour être compris.

[…] le maître du Kremlin a besoin, une fois encore, d’exhiber son arsenal nucléaire, peut-être le dernier argument de puissance d’une Russie exsangue militairement, économiquement et socialement.

[…] Le missile de croisière à propulsion nucléaire est supposé bénéficier d’une autonomie (et donc d’une portée) quasi-illimitée, mais il est loin d’être invincible, pas plus que ne l’est le missile « hypersonique » Kinjal, annoncé aussi par Poutine en 2023, qui a pourtant été intercepté par des missiles américains Patriot au-dessus de l’Ukraine.

[…] Le principe du missile de croisière est assez classique : c’est un vecteur qui vole à une vitesse limitée (d’où l’expression  » vol de croisière « ) contrairement aux missiles balistiques qui se déplacent à plusieurs fois la vitesse du son (et sont qualifiés d’hypersonique).

[…] La particularité du missile de croisière russe « révélé » par Poutine est sa propulsion par un mini-réacteur nucléaire qui lui confère une autonomie très importante (au même titre que les sous-marins ou les porte-avions dits nucléaires). Ce mode de propulsion a été étudié et abandonné par tous les autres pays, à l’exception de son usage pour des missions d’exploration spatiale, parce que ce « moteur nucléaire » est très polluant en soi, tant et si bien que les experts appellent ce type d’engins des « Tchernobyl volants ».

[…] Mais ce missile Bourevestnik est d’autant plus détectable qu’il vole longtemps et d’autant plus interceptable qu’il vole relativement doucement (en dessous de la vitesse du son). […] Autrement dit, ce missile russe, en-dehors d’être dangereux pour l’environnement, ce qui peut sembler superfétatoire compte tenu de son objectif premier, ne présente pas d’autre intérêt que d’attirer l’attention sur l’arsenal nucléaire russe déjà pléthorique…

Donald Trump, en pleine négociation, a réagi avec son habituel sens du tact et de la mesure, en annonçant la reprise des essais nucléaires aux Etats-Unis pour montrer à Poutine que ses arguments de discussion étaient dilatoires.

Le président américain n’a évidemment pas consulté ses experts en armement… car ces derniers n’auraient pas manqué de l’ informer qu’ils ne procédaient plus à des essais réels de charge nucléaire depuis 33 ans et que cela ne présentait que peu d’intérêt compte tenu des outils de simulation développés entre-temps.

[…] Dans ce concours de grammaire nucléaire, chacun veut jouer sa partition en impressionnant les autres, sauf l’Europe qui ne dispose pas de capacité en propre mais d’un parapluie virtuel « délégué » par l’OTAN, donc concrètement, par les États-Unis. L’Europe pourrait être protégée aussi, dans une mesure tout aussi virtuelle, par le système de dissuasion nucléaire français, dont nul ne peut garantir comment il serait employé, surtout si les « intérêts vitaux » de la France n’étaient pas menacés.

[…] Dans ce contexte, ces démonstrations russes, ces réactions américaines et ces annonces françaises [d’une mise à jour de l’armement de nos sous-marins nucs] doivent être regardées comme des arguments politiques dans une négociation sur l’Ukraine où la tension arrive à son paroxysme.

[…] Poutine veut absolument obtenir de quoi faire croire à une victoire, en obtenant le Donbass que son armée peine à conquérir, et justifier cette guerre totalement inutile pour se maintenir au pouvoir.

[…] La seule certitude de cette phase du conflit en Ukraine est l’inutilité de ces armes nucléaires sauf à se suicider collectivement… La grammaire nucléaire ne dessert pas la guerre, mais elle sert la peur, l’arme la plus dangereuse pour une société quand il s’agit de se battre pour défendre la paix. […]

Ne pas subir, Guillaume Ancel, La grammaire nucléaire ne dessert pas la guerre

Samedi 1/11, 10h30

Tarot.

Le nombre de téléspectateurs augmente progressivement : des dizaines, puis des centaines, parfois près d’un millier. Presque tous se sont branchés pour la même raison : entendre les dernières prédictions de Tetya (Tante) Fania concernant la menace d’attaques russes contre les villes ukrainiennes.

« (Regardons) Kyiv en novembre », dit-elle lors d’une récente émission, en tirant des cartes d’un jeu mélangé. « Il pourrait y avoir des problèmes d’approvisionnement en ressources autres que l’électricité, le gaz et autres. Il y aura de graves problèmes d’eau à Kyiv… Peut-être des coupures de courant tournantes… »

En Ukraine, en temps de guerre, l’avenir peut basculer en un instant. C’est pourquoi certains Ukrainiens se tournent vers le tarot – un jeu de cartes symbolisant les thèmes de la vie, les leçons spirituelles et les expériences quotidiennes, utilisé à la fois pour la divination et l’introspection – afin de tenter de retrouver un semblant de contrôle au milieu du chaos.

[…] Au milieu du deuil et de l’incertitude omniprésents liés à la guerre à grande échelle en Russie, des tarologues expérimentés comme Berdnyk et Tetya Fania abordent certaines questions avec prudence. Du sort des êtres chers disparus aux dangers encourus dans les villes de première ligne, ces limites témoignent à la fois d’une responsabilité éthique et de la conviction que le tarot est avant tout un outil de guidance et de réflexion.

[…] Lorsqu’il s’agit des questions les plus difficiles liées à la guerre, comme celle des personnes disparues , Berdnyk fait également preuve de prudence.

« Je n’accepte pas systématiquement ce genre de consultations et j’essaie d’abord d’évaluer, à travers les cartes, si cela vaut la peine d’approfondir le sujet. Je précise toujours qu’il s’agit du domaine le plus délicat du tarot… et, bien sûr, je ne facture pas ces consultations », a-t-elle déclaré. […]

The Kyiv Independent, Quand la Russie lancera-t-elle sa prochaine attaque ? Certains Ukrainiens consultent des tarologues pour le savoir, traduction automatique

Samedi 1/11, 10h20

Zapo and co.

Les efforts visant à faciliter la réparation de la ligne électrique Ferosplavna-1 de 330 kV à la centrale nucléaire de Zaporijia (ZNPP) en Ukraine se poursuivent, suite à la découverte la semaine dernière de dommages supplémentaires sur la ligne lors du rétablissement réussi de la centrale au réseau électrique ukrainien, a déclaré aujourd’hui le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi.

Lors des travaux de réparation visant à rétablir l’alimentation électrique externe de la centrale — mettant fin à un mois complet sans électricité extérieure —, l’AIEA a confirmé la détection de dommages supplémentaires sur la ligne de secours Ferosplavna-1 située à environ 1,8 kilomètre du poste de transformation de la centrale thermique de Zaporizhzhya.

[…] Par ailleurs, l’AIEA a été informée d’activités militaires survenues tôt ce matin en Ukraine, ayant endommagé des sous-stations essentielles à la sûreté et à la sécurité nucléaires du pays. Suite à ces incidents, les équipes de l’AIEA présentes à la centrale nucléaire de South Ukraine (SUNPP) et à la centrale nucléaire de Khmelnitsky (KhNPP) ont signalé que chacune des centrales avait perdu l’accès à l’une de ses lignes électriques externes. De plus, l’équipe de l’AIEA à la centrale nucléaire de Rivne (RNPP) a indiqué que la centrale avait réduit la puissance de deux de ses quatre réacteurs à la demande du gestionnaire du réseau. L’équipe de KhNPP a également dû se réfugier dans son hôtel pendant plusieurs heures ce matin. […]

AIEA, mise à jour 324, traduction automatique

Samedi 1/11, 0H05

Menace nuc (suite).

Cartoon Movement, Amorim, Fragile masculinity

Poseidon, Bourevestnik. Depuis 48 heures, la Russie est en train de subvertir la dissuasion nucléaire en la faisant sortir des gonds de la rationalité. Selon Stéphane Audrand, pour conjurer la peur, il faut apprendre à la manier.

Le test très médiatisé du missile à propulsion nucléaire 9M730 Bourevestnik par la Russie a rencontré un certain écho dans les médias occidentaux ; lui a succédé l’évocation par Vladimir Poutine d’un essai de la torpille lourde autonome thermonucléaire Status-6 Poseidon.

Alors que les spécialistes de la dissuasion nucléaire ont plutôt tendance à considérer qu’il s’agit de « non-événements », les médias s’en émeuvent, et les réseaux sociaux sont comme toujours propices à la diffusion d’arguments erronés ou exagérés — voire de pure propagande russe — qui alimentent une peur panique de l’apocalypse nucléaire.

C’est sans doute l’effet principal recherché par Moscou : nous effrayer.

Depuis 2018, la poursuite par la Russie du développement de ce qu’on appelle les « armes du Manège » — une nouvelle génération d’armes stratégiques présentée comme étant « de rupture » — s’inscrit largement dans une stratégie de peur — Sergueï Karaganov, nous y reviendrons, parle même aujourd’hui de « terreur » — plus que de dissuasion. […]

Le Grand Continent, Nucléaire : face à Poutine, l’Europe doit apprendre à faire peur

Mini journal d’octobre.