Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
La maison de Lomova se situe à la périphérie de Dobropillia, l’une des nombreuses villes et villages de la région de Donetsk ravagés par des années de bombardements russes intensifs et qui font désormais face à un danger accru à mesure que les troupes de Moscou se rapprochent inexorablement .
L’équipe de secours des Anges Blancs, armée de fusils de chasse et de drones de surveillance émettant des bips, sillonne la région de Dobropillia à la recherche de personnes susceptibles d’être évacuées, tandis que l’artillerie gronde au loin.
La route principale est recouverte de filets pour se protéger des drones qui sillonnent le ciel avec une agilité et une précision mortelles – principale cause de mortalité dans les zones de première ligne. Des voitures calcinées et des maisons détruites jonchent le parcours.
Certains résidents semblent impatients de partir, mais quelques-uns refusent encore de bouger, souvent parce qu’ils sont malades, âgés ou n’ont ni famille ni moyens de vivre ailleurs.
Dans le cas de Lomova, un proche en Espagne a tenté de rassurer la femme fragile par appel vidéo, lui assurant qu’elle pourrait éventuellement traverser l’Europe pour rejoindre sa famille.
« On trouvera une solution. Pour l’instant, quittez Dobropillia », dit Liudmyla, la parente, à Lomova, sous le regard de l’équipage armé et en tenue de camouflage. « On s’inquiète tous pour vous. »
L’équipe de White Angel, qui fait partie des forces de police régionales, a proposé de conduire Lomova jusqu’à Kramatorsk, un centre névralgique situé à proximité, où des bénévoles l’auraient ensuite emmenée à Pavlohrad, à 100 km de là. Mais elle a refusé. […]
Reuters, À mesure que les Russes se rapprochent, certains Ukrainiens refusent de partir, traduction automatique
Des membres de l'unité d'évacuation de la police des Anges blancs s'entretiennent avec un habitant lors d'une évacuation de Dobropillia, ville située en première ligne, dans la région de Donetsk, en Ukraine, le 9 décembre 2025, en pleine offensive russe contre le pays. REUTERS/Anatolii Stepanov
Mercredi 10/12, 21h00
On n’avait pas de chauffage après une attaque sur une centrale de chauffage. Il y avait à nouveau une rupture du tuyau. Hier les super-héros ont tout réparé. L’électricité est présente 6-8 heures par jour, c’est frustrant. L’eau courante est là, dieu merci. Pacha creuse une nouvelle position. Un des confrère a déserté. Le père d’Irina a de mauvaises analyses, il paraît qu’il a une nouvelle tumeur. Il tient bien, sa femme va moins bien (moralement). Le reste, ça va.
Olga, Viber (texte)
Mercredi 10/12, 21h00
America, America.
Aux Etats-Unis, le changement climatique n’est plus dû aux activités humaines. C’est du moins ce que l’administration du président américain, Donald Trump, ouvertement climatosceptique, essaie de faire croire. Ces dernières semaines, l’Agence pour la protection de l’environnement des Etats-Unis (EPA) a supprimé toute mention du rôle des activités humaines et des combustibles fossiles sur sa page Internet très consultée concernant les causes du changement climatique. Désormais, elle n’évoque plus que des phénomènes naturels : le changement de l’orbite et de l’axe de rotation de la Terre, l’activité solaire, la réflectivité de la Terre ou les volcans. […]
Le Monde, Pour l’Agence de protection de l’environnement américaine, le changement climatique est dû au changement d’orbite de la Terre et aux volcans
Mercredi 10/12, 8h05
America, America.
Les démocrates font un retour inattendu à Miami. Eileen Higgins a remporté, mardi 9 décembre, la mairie de cette grande ville de Floride, Etat du sud-est des Etats-Unis qui a majoritairement voté pour Donald Trump aux trois derniers scrutins présidentiels. C’est une première depuis vingt-huit ans dans la capitale financière du « Sunshine State » (« l’Etat ensoleillé »).
[…] Cette victoire, dans un Etat où Donald Trump passe la plupart de ses week-ends, dans sa résidence de Mar-a-Lago, vient prolonger une série de succès des démocrates. Ceux-ci ont notamment remporté cet automne les élections au poste de gouverneur en Virginie et dans le New Jersey, ainsi que la mairie de New York.
[…] Son élection a été marquée par un taux de participation de 20 % seulement, dans une ville comportant une large population d’origine cubaine, traditionnellement acquise aux républicains.
La cote de popularité de Donald Trump a chuté à son plus bas niveau depuis son retour au pouvoir en janvier, notamment en raison du coût de la vie que les Américains imputent en partie à ses droits de douane, selon les sondages. […]
Le Monde, La démocrate Eileen Higgins élue maire de Miami, en terre trumpiste, une première pour le parti depuis vingt-huit ans
Mercredi 10/12, 7h05
Trumpette du jour.
Les combats entre la Thaïlande et le Cambodge se sont poursuivis pour une troisième journée mercredi, tandis que le président américain Donald Trump a déclaré qu’il passerait un coup de téléphone pour mettre fin au conflit, après avoir négocié un cessez-le-feu en juillet pour mettre fin à cinq jours de bataille entre les deux voisins asiatiques. […]
Reuters, Trump propose de passer un coup de fil pour mettre fin aux combats entre la Thaïlande et le Cambodge, traduction automatique
Plus de 500.000 Cambodgiens et Thaïlandais ont été évacués des régions frontalières depuis la reprise des affrontements dimanche entre les deux voisins d’Asie du Sud-Est. […]
Le Figaro, Cambodge-Thaïlande : plus de 500.000 civils ont été évacués des régions frontalières
Mercredi 10/12, 7h00
Bord de l’Europe : il vaut mieux le faire un peu soi-même que de laisser les méchants piquer notre place en promettant de le faire.
Voici le message fort que nous adressons à nos amis européens : si les gouvernements responsables ne prennent pas en compte les préoccupations de leurs citoyens, les populistes l’emporteront.
Keir Starmer est le premier ministre britannique. Mette Frederiksen est la première ministre du Danemark.
[…] La manière dont nous gérons les migrations irrégulières est au cœur de cette problématique, et nous savons que la réponse doit être à la hauteur du défi.
Les communautés doivent se sentir soutenues et non mises sous pression. L’asile accordé aux personnes fuyant véritablement la persécution restera toujours la marque des pays dignes et compatissants. Mais contrôler l’immigration est une mission essentielle de l’État et une exigence légitime du public.
[…] Le système d’asile actuel a été conçu pour une autre époque. Dans un monde marqué par la mobilité de masse, les solutions d’hier sont obsolètes. Nous protégerons toujours les personnes fuyant la guerre et le terrorisme, mais le monde a changé et les systèmes d’asile doivent évoluer avec lui.
[…] Le meilleur moyen de lutter contre les forces de la haine et de la division est de montrer que la politique traditionnelle et progressiste peut résoudre ce problème. […]
The Guardian, Nous devons protéger nos frontières pour défendre nos démocraties. Voici comment. Par Keir Starmer, premier ministre britannique, et Mette Frederiksen, première ministre du Danemark, traduction automatique
Mercredi 10/12, 6h45
Prix du mètre carré.
Depuis début 2025, les forces russes ont conquis 0,77 % du territoire ukrainien, au prix de pertes humaines disproportionnées.
Selon les observations de l’ISW, les forces russes se seraient emparées d’environ 4 669 kilomètres carrés depuis le 1er janvier 2025. Les données de l’état-major ukrainien indiquent que les forces russes ont subi 391 270 pertes durant cette période, soit environ 83 pertes par kilomètre carré. […]
[…] Les ressources de la Russie ne sont pas illimitées, contrairement à ce que Poutine tente d’affirmer, et ce dernier semble actuellement confronté à des choix difficiles concernant le maintien stratégique des forces armées russes.
En février 2025, ISW estimait que la Russie serait probablement confrontée à de nombreux problèmes matériels, humains et économiques au cours des 12 à 18 mois suivants, en raison de l’aggravation des coûts de la guerre. Le principal système de recrutement des forces armées russes, qui repose sur des incitations financières importantes pour attirer les recrues, semble atteindre ses limites et impacter négativement l’économie russe. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 décembre, traduction automatique
Mercredi 10/12, 6h30
Cour pénale internationale.
Les mandats d’arrêt de la CPI contre Poutine et cinq autres Russes accusés de crimes de guerre en Ukraine resteront en vigueur même en cas de succès des pourparlers de paix en Ukraine, ont déclaré les procureurs de la CPI.
Les procureures adjointes Mame Mandiaye Niang et Nazhat Shameem Khan ont déclaré qu’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU serait nécessaire pour suspendre les mandats d’arrêt délivrés par les tribunaux.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mercredi 10/12, 6h20
Drones.
Vue du ciel, elle ressemble à une immense toile d’araignée, mais il s’agit en réalité de l’enchevêtrement de fibres optiques utilisées par les drones. Le long de l’axe de Kupyansk, les deux camps déploient d’importantes quantités de fibres optiques pour guider les drones de vision à la première personne, notamment dans les zones où le GPS est brouillé.
La Commission européenne a annoncé mardi 9 décembre avoir autorisé les aides publiques annoncées par la Pologne pour soutenir la construction de la première centrale nucléaire du pays, un projet qui doit aider le pays à réduire sa dépendance au charbon. Selon Bloomberg, cette aide s’élève à 14,2 milliards d’euros (60 milliards de zlotys).
Le gouvernement polonais a annoncé plusieurs mécanismes d’aides pour contribuer à la réalisation de ce projet au coût colossal. Au total, la construction de cette centrale, comprenant trois réacteurs, devrait coûter 42 milliards d’euros (192 milliards de zlotys). À titre de comparaison, le programme nucléaire français – qui porte sur six réacteurs – a été estimé à 67,4 milliards d’euros par EDF.
La Pologne, qui produit encore 56% de son électricité avec des centrales à charbon, a décidé de lancer la construction de sa première centrale nucléaire à Lubiatowo-Kopalino, dans le nord du pays. Les travaux doivent commencer en 2028 pour une livraison en 2036, selon Reuters. Elle comprendra trois réacteurs de 1.250 mégawatts (MW) chacun, lui donnant une capacité de production d’électricité totale de 3.750 MW. Le projet est mené avec le consortium américain Westinghouse-Bechel. […]
BFM TV, La Pologne produit encore 56% de son électricité grâce au charbon: Varsovie obtient le feu vert de Bruxelles pour financer sa 1ère centrale nucléaire à 42 milliards d’euros
Kopalino, Pologne, Google Earth [à 170 km à vol d’oiseau du secteur russe de Kaliningrad]
Etats-Unis
Le coup d’accélérateur donné au réacteur expérimental Natrium, soutenu par Bill Gates, inquiète plus d’un scientifique. La Commission de réglementation nucléaire (NRC) vient d’approuver la construction de ce réacteur nucléaire à neutrons rapides refroidi au sodium, d’une puissance prévue de 345 mégawatts, à Kemmerer dans le Wyoming. Problème : l’autorisation de sûreté a été délivrée beaucoup plus tôt que ne le prévoyait le calendrier initial, à l’issue d’un examen jugé trop court par la communauté.
Le groupe indépendant de l’Union of Concerned Scientists rappelle auprès d’Interesting Engineering que la demande déposée en mars 2024 aurait dû être évaluée jusqu’en août 2026, mais son traitement a été brusquement raccourci de neuf mois. Pour ses membres, cette validation aurait été précipitée par des pressions politiques.
Selon le directeur de la sûreté nucléaire à l’Union of Concerned Scientists, le Congrès et la Maison-Blanche auraient poussé la NRC à hâter son examen pour tenir le nouveau délai de 18 mois imposé par le décret EO 14300, signé par Donald Trump en mai dernier. “La précipitation de la NRC constitue un abandon total de son obligation de protéger la santé publique, la sécurité et l’environnement contre les accidents nucléaires catastrophiques ou les attaques terroristes”, dénonce le Dr Edwin Lyman. […]
Geo, Feu vert pour le réacteur nucléaire Natrium de Bill Gates: pourquoi les scientifiques s’alarment
France
Quarante ans après l’arrêt de son activité, en 1985, la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) fourmille à nouveau. Mais c’est pour sa déconstruction, dont le coût avoisinerait les 850 millions d’euros.
EDF, son propriétaire, a reçu les ultimes accords ministériels qui autorisent le démantèlement complet du site, en octobre 2025. La déconstruction concrète de la partie la plus sensible et radioactive du site – le cœur du réacteur – peut commencer. […]
Ouest France, Quarante ans après son arrêt, le cœur de la seule centrale nucléaire de Bretagne s’ouvre enfin pour être démantelé
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection a jugé satisfaisantes les dispositions de sûreté retenues pour le projet d’enfouissement en couches géologiques profondes des déchets radioactifs les plus dangereux. Toutefois, de nombreuses étapes doivent encore être franchies et des éléments complémentaires être fournis avant que ce projet inédit à travers le monde ne puisse voir le jour.
Le gendarme du nucléaire n’a sans doute jamais instruit un dossier aussi épais. Au terme de 30 mois d’examen d’un document constitué de 10 000 pages, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a validé la demande d’autorisation de création de Cigéo, le projet d’enfouissement à 500 mètres sous terre des déchets radioactifs les plus dangereux. […]
La Tribune, Déchets radioactifs : après l’examen d’un dossier hors norme, le gendarme du nucléaire donne son feu vert au projet Cigéo
Le laboratoire souterrain de l'Andra permet de réaliser une batterie d'expérimentations en vue de la construction du site de stockage Cigéo. AFP - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN
Finlande
L’autorité finlandaise de sûreté nucléaire a obtenu un troisième report de la date limite pour rendre son avis sur la demande de permis d’exploitation déposée par Posiva Oy, en vue d’ouvrir le tout premier dépôt géologique de combustible usé au monde. Le ministère de l’Économie a fixé une nouvelle échéance à la fin juin 2026, prolongeant une procédure entamée en mai 2022.
Le dépôt, situé à Olkiluoto, est conçu pour stocker les déchets issus des réacteurs nucléaires finlandais à une profondeur de 430 mètres dans le socle rocheux. Posiva a déposé sa demande de licence en décembre 2021 pour une période couvrant de mars 2024 à fin 2070. Le gouvernement reste l’autorité décisionnelle, mais il ne pourra statuer qu’après réception d’un avis favorable de l’Autorité de radioprotection et de sûreté nucléaire (STUK).
STUK a déjà validé une grande partie du dossier fourni par Posiva, mais des documents techniques actualisés en 2025 ont nécessité des demandes complémentaires. L’autorité estime pouvoir achever l’analyse d’ici la nouvelle date limite, mais prévient que le calendrier reste « serré » pour les deux parties. Des ajustements récents dans les matériaux utilisés pour le stockage, notamment le remplacement d’un type d’argile par un autre, ont complexifié l’évaluation de la sûreté à long terme du site. « Le traitement de la demande touche à sa fin, mais des lacunes documentaires, des mises à jour liées aux modifications de l’installation et l’ampleur des révisions ont causé des retards », indique STUK dans son dernier rapport trimestriel. L’agence a aussi identifié des incertitudes dans l’analyse de sûreté, dont les effets doivent encore être examinés. […]
Energy News, Le dépôt nucléaire de Posiva subit un nouveau report d’autorisation en Finlande
Le Kremlin a salué la nouvelle stratégie de sécurité nationale du président américain Donald Trump, affirmant qu'elle correspondait largement à la vision russe. C'est la première fois que Moscou fait l'éloge aussi enthousiaste d'un tel document émanant de son ancien adversaire de la Guerre froide. La première victime de cette stratégie est on ne peut plus claire. Quelles en seront les conséquences pour l'Europe ? Telle est la question.
Mardi 9/12, 18h50
De la guerre.
Pour le cerveau géopolitique de Poutine, il faut cesser d’être naïf : « cette guerre a déjà commencé. Simplement, nous ne l’appelons pas encore ainsi. Notre véritable adversaire est bien l’Europe. »
Parmi les dernières interventions publiques de Sergueï Karaganov, l’une des plus remarquées a eu lieu le 5 décembre dernier sur la première chaîne russe (Pervyj Kanal), dans le cadre d’une nouvelle rubrique intitulée : « À quoi s’attendre ? ».
L’idéologue russe y était d’emblée dépeint par la présentatrice comme l’une de ces personnalités « auxquelles nous accordons toute notre confiance » — autrement dit, l’une de ces personnalités parfaitement conformes aux ambitions politiques et militaires du pouvoir russe.
Sergueï Karaganov serait, de surcroît, un intellectuel « pour lequel la guerre est aussi un objet de science ». On en jugera par soi-même en lisant ses propos dont l’essentiel consiste en des volées d’injures à l’égard des élites européennes abâtardies et corrompues, que seule la mise à exécution des menaces nucléaires ferait, peut-être, revenir à la raison.
[…] Sergueï Karaganov – Cette guerre a déjà commencé. Simplement, nous ne l’appelons pas encore ainsi. Notre véritable adversaire est bien l’Europe, et non la malheureuse Ukraine, misérable et manipulée.
N’étant pas président, je peux dire franchement que cette guerre ne prendra fin que lorsque nous aurons infligé à l’Europe une défaite morale et politique, lorsque ces élites européennes qui ont aujourd’hui perdu la raison cesseront leur course folle à la guerre mondiale. Il n’est pas certain que nous puissions parvenir à une paix stable et définitive, à une stabilisation profonde de la situation, car l’Europe finira par se désagréger et redevenir ce qu’elle a toujours été : un dépotoir d’États qui se font la guerre en permanence tout en fomentant alentour d’eux la guerre, le colonialisme et le racisme — du moins par le passé : aujourd’hui, ils ne peuvent même plus se permettre le colonialisme. […]
Le Grand Continent, Selon le proche de Poutine Karaganov, la Russie est en guerre contre l’Europe
Mardi 9/12, 18h30
Riches.
On pourrait les rassembler sans forcer dans un stade de football. Ils sont 56 000, et représentent les 0,001 % les plus riches de la planète. Ticket d’entrée dans le club : 254 millions d’euros de patrimoine au minimum. Ensemble, ils possèdent désormais trois fois plus que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 2,8 milliards d’adultes. Et si l’écart est stable depuis la sortie de la pandémie de Covid-19, il a fortement augmenté ces dernières décennies : en 1995, les 0,001 % n’avaient « que » le double des plus pauvres.
Ces données sont tirées du rapport, qui doit être publié mercredi 10 décembre et auquel Le Monde a eu accès, du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab, WIL), un institut de recherche établi à l’Ecole d’économie de Paris. […] Rassemblant les travaux de près de 200 chercheurs, il documente l’explosion du patrimoine des ultrariches, et détaille la façon dont ces inégalités s’immiscent à tous les niveaux de la société : dans l’éducation, dans la politique, dans les conséquences du changement climatique, dans les écarts de revenus entre hommes et femmes…
Il rappelle aussi les grandes tendances mondiales observées depuis deux siècles : une envolée des inégalités au XIXe siècle pendant la révolution industrielle, leur réduction historique à partir de la première guerre mondiale et surtout après la seconde, avec notamment le développement des Etats-providence et l’imposition d’impôts très élevés sur les hauts patrimoines et revenus, permettant une réduction historique des écarts de salaire et de richesse. Puis un rebond depuis quarante ans, particulièrement aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe et en France, la libéralisation des marchés financiers, la dérégulation des marchés du travail, le déclin des syndicats et la mondialisation expliquant en partie cette hausse. […]
Le Monde, Ces grandes fortunes qui aspirent une part croissante de la richesse mondiale
Mardi 9/12, 8h10
Robot.
Chien robot armé lors de l’entraînement des forces spéciales SBU « Alpha ».
La campagne de frappes à longue portée menée par l’Ukraine continue de réduire les capacités de raffinage pétrolier de la Russie.
L’état-major ukrainien a indiqué le 8 décembre que la frappe de drone ukrainienne du 5 décembre contre le port maritime de Témyrouk, dans le kraï de Krasnodar, avait détruit 70 % de sa capacité opérationnelle totale. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 décembre, traduction automatique
Lundi 8/12, 20h30
Drones.
« On m’a dit que vous étiezle pilote le plus productif de la 59e brigade. 700 cibles atteintes. Est-ce vrai ? » demandai-je à Oleksandr Vovchenko, pilote.
« Peut-être. Nous avons des gens spécialement entraînés, leur tâche est de compter, et la mienne est d’arrêter l’ennemi. Personnellement, je ne compte pas, j’ai arrêté quelque part après que 200 Russes aient été tués », plaisante le soldat, qui largue des explosifs sur les troupes russes depuis un petit drone DJI Mavic depuis deux ans et demi.
700 cibles touchées ne représentent pas 700 ennemis. Il arrive que cinq occupants soient tués par une seule salve. Il arrive aussi que Fly soit chargé de neutraliser le matériel ennemi, notamment les équipements de communication et les abris.
[…] De profession, il est géomètre, et durant l’année précédant l’invasion, il a travaillé avec des drones industriels en mode semi-automatique : on lui donne une mission, il vole, prend des photos, on les traite manuellement et on dresse une carte de la zone.
Après l’invasion à grande échelle, Alexandre s’est immédiatement porté volontaire, sachant que son expérience serait nécessaire.
[…] J’ai passé une semaine à apprendre à piloter un DJI Mavic . C’est un petit quadricoptère à moteur léger, un drone compact utilisé notamment pour filmer des mariages. J’ai ensuite passé une autre semaine sur un Matrice 300 RTK , un drone industriel haut de gamme conçu pour réaliser des missions complexes d’inspection, de cartographie, de recherche et de sauvetage, de patrouille et de détection d’objets à longue distance.
[…] Quel est le rôle des pilotes de drones ? Maintenir la ligne de front pour empêcher l’ennemi de progresser. Le front est divisé en secteurs, chaque équipage ayant sa propre zone de responsabilité.
« Personne ne nous parvient » , dit Fly . « Les ennemis attaquent d’abord de front, puis usent de ruses : ils tentent de contourner nos lignes, de s’infiltrer par petits groupes de deux ou trois, de repérer nos points faibles, nos angles morts, appuyés par l’artillerie et tout leur arsenal. Nous, on repère et on neutralise tout le monde depuis le point zéro.
[…] « En mai dernier, j’ai passé près d’un mois à proximité d’un ravin qu’ils convoitaient, ils le voulaient vraiment. On les a bombardés abondamment : on a utilisé 430 bombes de calibre 200 et plus de 300 autres de calibre 300 pendant cette période. Quand le vent soufflait dans notre direction, l’odeur était insoutenable ; les cadavres gisaient là, personne ne les ramassait. Seuls les corbeaux et les renards en avaient besoin. »
Oleksandr Vovchenko, commandant de la section de contrôle de batterie et de reconnaissance d'artillerie de la 59e brigade d'assaut au sein des Forces des systèmes sans pilote, Fly.
Comment savez-vous que l’occupant est mort ?
« Parfois, le commandement demande : “L’ennemi a-t-il deux cents ans ou non ?” dit Fly. “ Et je réponds : “Quand la peine de mort était encore en vigueur sur la chaise électrique, on faisait quand même venir un médecin pour constater le décès. Je ne peux pas sentir de côté si l’ennemi a un pouls ou non.” Si je vois plus tard des mouches qui rampent dessus … eh bien, il l’a. »
Le plus difficile pour un pilote, c’est de trouver un endroit où se positionner sans être repéré par les pilotes ennemis, car ils lui lanceront des grenades, et c’est tout. En automne et en hiver, la tâche se complique : la végétation a disparu, tout est humide. On a beau faire attention, on laisse toujours des traces derrière soi. Il existe aussi des caméras thermiques. Si on cache un générateur dans un abri, il produira de la chaleur. Et si la température extérieure est de 0 °C et que la température à la sortie de l’abri est de 18 °C, c’est facile à repérer la nuit.
[…] Parfois, les pilotes ukrainiens attendent que leurs camarades viennent secourir un ennemi blessé, puis ils larguent tout le groupe. Une fois, ils ont réussi à blesser un officier important. Ils ont entendu l’ordre par radio de le récupérer à tout prix. Et bien que les Russes ne voulaient pas partir, car ils savaient que la mort les attendait, ils n’avaient pas le choix. Nos pilotes leur ont fait vivre un véritable cauchemar et, au bout d’un moment, ils ont entendu le message désespéré à la radio : « Personne n’est revenu, personne ! »
[…] Enfin, je demande quand Fly se sent satisfait.
Sans réfléchir, il répond : « Quand j’ai stoppé leur progression, je sais que les nôtres continueront de les harceler par divers moyens. […] Je suis heureux de ne pas laisser l’ennemi entrer dans ma patrie. C’est pourquoi je suis ici. »
Hromadske, « Les Russes sont couchés, personne ne les ramasse. Seuls les corbeaux et les renards en ont besoin », a déclaré un pilote de drone en mission sur la ligne de contact, traduction automatique
Lundi 8/12, 20h05
Poésie Vs IA.
En effectuant des expériences sur différents modèles d’IA, un groupe de chercheurs a découvert que même les plus performants peuvent se laisser manipuler par de la poésie pour lever leurs « garde-fous ». En les formulant sous forme de poème, les modèles répondaient facilement à des demandes nuisibles telles que la fabrication d’armes nucléaires ou l’incitation à l’automutilation – des requêtes qu’ils sont censés avoir été entraînés à éviter.
Avant leur mise en service auprès du public, les chatbots d’IA sont entraînés à refuser les requêtes contenant des messages malveillants ou nuisibles à l’aide d’un processus appelé « alignement de sécurité ». Ils ne peuvent par exemple pas fournir de réponses détaillées sur des demandes telles que la fabrication d’armes ou le suicide. Lorsque de telles requêtes sont formulées, les chatbots répondent généralement par des phrases telles que : « désolé, je ne peux pas vous aider ».
Cependant, de récentes enquêtes ont démontré que même les modèles d’IA les plus performants sont facilement manipulables pour passer outre leur protocole de sécurité et fournir des réponses nuisibles qu’ils n’ont techniquement pas le droit de donner – un processus surnommé « jailbreaking ». Certaines techniques sont si simples qu’on pourrait se demander si les entreprises d’IA veulent réellement empêcher ces pratiques nuisibles.
[…] Les requêtes formulées sous forme de poésie incluaient quasiment toutes les formes de contenus nuisibles telles que la fabrication d’armes ou d’explosifs à partir de produits chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, ainsi que les discours haineux, les contenus sexuels explicites, le suicide, l’automutilation, l’exploitation sexuelle des mineurs, etc.
Les résultats ont montré que les poèmes écrits à la main sont bien plus efficaces pour tromper les modèles d’IA. Ils ont notamment démontré un taux de réussite moyen de jailbreaking de 62%, contre 43% pour les requêtes poétiques converties par R-1. Certains modèles ont également montré une plus grande résistance que d’autres. GPT-5 nano n’a par exemple produit aucune réponse nuisible face aux requêtes, tandis que Gemini 2.5 pro a généré des réponses nuisibles pour 100 % des poèmes. Deux modèles de Meta ont généré des réponses malveillantes dans 70% des cas.
L’équipe n’a pas publié les poèmes qu’ils ont utilisés pour des raisons de sécurité. Ils seraient notamment faciles à reproduire alors que « la plupart des réponses sont interdites par la Convention de Genève », explique Piercosma Bisconti, chercheuse et fondatrice de DexAI et auteur principal de l’étude, au Guardian.
[…] D’après Bisconti, les requêtes formulées sous la forme de vers permettraient de contourner la sécurité de modèles contrairement aux requêtes explicites, car elles sont imprévisibles – un aspect que les modèles d’IA n’ont apparemment pas la capacité de traiter. La structure plus subtile des poèmes rendrait plus difficile de prédire ou de détecter les demandes malveillantes. […]
Trust my Science [ou pas], IA : les garde-fous des modèles les plus performants contournés… par de simples poèmes
Plus d’un fruit et légumes sur deux, un bovin sur quatre et 60 % du miel sont importés en France, alors que ces denrées agricoles pourraient être produites sur notre territoire grâce à son climat favorable et ses terres fertiles. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, n’y voit pas une fatalité et veut se battre. Elle lançait ce lundi matin, à Rungis, les conférences de la souveraineté alimentaire devant un parterre de responsables politiques et économiques du secteur […]
[…] La guerre entre armées ramène avec elle la guerre des champs, a-t-elle averti. L’invasion de l’Ukraine l’a rappelé cruellement. Le blocus de la mer Noire et le bombardement des silos de grains ukrainiens ne doivent rien au hasard […]
Le Figaro, «Si la guerre éclate, c’est sur nos agriculteurs qu’il faudra compter», avertit Annie Genevard depuis Rungis
Le 28 novembre 2024, des frappes de missiles russes ont privé d’eau et d’électricité 280 000 personnes dans la région de Rivne, en Ukraine. Le même jour, à des milliers de kilomètres de là, à Panvel, en Inde, une mère et sa fille ont été agressées par leurs voisins lors d’un différend concernant l’accès à l’eau. Le lendemain, au Kosovo, des explosifs placés dans un canal ont détruit des infrastructures hydrauliques essentielles et privé d’eau et d’électricité plusieurs villes du pays ; le Kosovo a imputé cette attaque à la Serbie. Le 1er décembre, les forces d’opposition au régime syrien d’Assad ont pris le contrôle de la principale station de pompage d’eau d’Alep, la plus grande ville de Syrie, et ont coupé l’approvisionnement en eau de la ville.
Ces événements ne représentent qu’une infime partie des 420 incidents violents liés aux ressources en eau recensés en 2024 dans la Chronologie des conflits liés à l’eau , récemment mise à jour . Cette chronologie répertorie les incidents où l’eau a été un facteur déclencheur, une victime ou une arme de conflit. Cette base de données comprend désormais plus de 2 750 cas documentés de conflits liés à l’eau, couvrant des milliers d’années. La violence liée à l’eau a atteint des niveaux records, confirmant la hausse observée ces vingt dernières années. Le nombre d’incidents recensés en 2024 était supérieur de près de 20 % à celui de 2023 et de près de 80 % à celui de 2022, témoignant d’une forte augmentation de ces incidents. […]
Selon le Financial Times, alors que Bruxelles défend un plan de prêt de réparation garanti par les avoirs russes gelés, la France, qui détient 18 milliards d’euros d’actifs souverains russes, fait face à une pression croissante pour contribuer au financement de l’Ukraine.
[…] Selon plusieurs sources, les 18 milliards d’euros d’actifs russes en France, ainsi que les 8 milliards en Belgique, sont répartis dans des établissements privés dont les noms n’ont jamais été divulgués. La Belgique, qui craint d’être la seule exposée aux représailles russes et aux risques financiers, insiste pour que les actifs détenus en France et ailleurs en Europe soient inclus dans le mécanisme de prêt. La Commission européenne propose de couvrir les intérêts dus à la Banque centrale de Russie, mais les autorités françaises s’opposent à l’inclusion des actifs détenus par des banques commerciales, invoquant des obligations contractuelles distinctes de celles d’Euroclear. […]
Nicola Jennings s’exprime sur les relations entre Poutine et Trump concernant l’Ukraine. – cartoon
Les Britanniques qui se croient gouvernés par des imbéciles devraient observer de plus près les présidents russe et américain. Vladimir Poutine est en train de ruiner son pays. La guerre qu’il a menée en Ukraine est une catastrophe économique, financière, géopolitique et humaine pour la Russie, qui s’aggrave de jour en jour. Pour des raisons obscures, Donald Trump, autre menace pour la nation, lui a tendu la main la semaine dernière. Poutine l’a pourtant refusée. Ces deux-là sont faits pour s’entendre.
Sur la table à Moscou figurait un accord de « paix » qui, en substance, récompensait l’agression russe en cédant de vastes portions de territoire ukrainien, compromettait l’indépendance de Kiev et affaiblissait ses défenses face à toute attaque future. L’accord Trump, s’il avait été imposé, aurait divisé les États-Unis et l’Europe, provoqué l’éclatement de l’OTAN, peut-être irrémédiablement, sauvé l’économie russe, alors paria, et probablement entraîné la chute du gouvernement de Volodymyr Zelensky.
Ce sont là les principaux objectifs de guerre de la Russie. Mais Poutine, en proie à des fantasmes néo-impériaux et à des problèmes d’héritage, a dit « non ». Il est persuadé de pouvoir tout obtenir, et même plus, en poursuivant le combat. Il a convaincu l’idiot de Trump que la victoire de la Russie est inévitable et que les Européens, par leurs manœuvres, sont les véritables bellicistes. Pourtant, son raisonnement est fondamentalement erroné. Les faits le déconcertent. Près de quatre ans plus tard, il est toujours embourbé dans la boue et la glace du Donbass. Et chez lui, tout se dégrade.
Après deux années de croissance artificiellement dopée par l’augmentation des dépenses de défense, les recettes pétrolières et gazières de la Russie, qui représentent jusqu’à 50 % des recettes de l’État, ont chuté de 27 % sur un an, et la récession se profile . L’inflation atteint 8 % et les taux d’intérêt dépassent les 16 %. Le déficit budgétaire se creuse, plus de la moitié des liquidités du fonds souverain russe a été dilapidée depuis 2022, les monopoles d’État croulent sous les dettes , les investissements étrangers se sont effondrés, le coût des importations de biens stratégiques a bondi de 122 % et les taxes à la consommation s’envolent, le tout pour financer la guerre de Poutine. Les Russes doivent même payer plus cher pour noyer leur chagrin : le prix de la vodka a augmenté de 5 %.
[…] La ruine économique de la Russie par Poutine, bien que toujours en cours, s’accompagne d’une chute vertigineuse de son influence géopolitique. Enlisée en Ukraine, Moscou n’a pu qu’assister, impuissante, au virage occidental de la Syrie, un allié précieux au Moyen-Orient, et aux attaques américaines et israéliennes contre l’Iran. Le Venezuela, lui aussi, cherche désespérément du soutien. Les relations avec la Chine sont au point mort, et la Russie, humiliée, est reléguée au rôle de partenaire mineur dépendant. En visite en Inde la semaine dernière, Poutine a donné l’impression d’être dans le besoin, dans un pays qui, sous la pression des États-Unis, boycotte désormais le pétrole russe.
[…] L’ingérence de Trump ne fait que prolonger la guerre. Il ferait mieux de se retirer avant de causer davantage de dégâts. L’Europe (et l’OTAN) doivent intervenir en fournissant plus d’armes à l’Ukraine, en accordant des prêts de réparation financés par les avoirs russes saisis , en imposant des sanctions énergétiques pleinement appliquées, en renforçant la riposte militaire face au sabotage et aux cyberattaques, et en faisant preuve d’une détermination plus unie pour mettre fin à l’ère de terreur instaurée par Poutine. […]
The Guardian, Simon Tisdall, Poutine aurait dû accepter l’accord de Trump. Désormais, l’effondrement de l’économie russe pourrait entraîner sa chute, traduction automatique
Lundi 8/12, 6h45
Flouz russe.
Chappatte, L’UE va-t-elle saisir les avoirs russes ?
La présidente von der Leyen a présenté deux options pour répondre aux besoins financiers urgents de Kiev : un emprunt européen et/ou l’utilisation des avoirs de la Banque centrale russe, essentiellement immobilisés à Bruxelles. […]
La Libre, Comment utiliser les actifs russes immobilisés en Europe au bénéfice de l’Ukraine ? La Commission a un plan qui crispe la Belgique
Lundi 8/12, 6h45
Europe.
Les pays européens pourraient être amenés à abattre les avions et drones russes qui violent l’espace aérien de l’OTAN si Moscou continue de tester la détermination de l’alliance, a déclaré le président tchèque Petr Pavel dans une interview accordée au Sunday Times de Londres et publiée le 7 décembre.
« Je pense que si ces violations se poursuivent, nous devrons à un moment donné prendre des mesures plus sévères, y compris éventuellement abattre un avion ou des drones russes », a déclaré M. Pavel au Times. « La Russie ne tolérerait pas des violations répétées de son espace aérien. Nous devons faire de même. »
M. Pavel a ajouté que les avions et drones russes qui pénètrent dans l’espace aérien de l’OTAN agissent « de manière délibérée, bien planifiée et axée sur plusieurs objectifs », notamment démontrer que la Russie « en est capable », tester les systèmes de défense aérienne occidentaux et « tester notre détermination à agir en légitime défense ». […]
The Kyiv Independent, Le président tchèque déclare que l’Europe pourrait être amenée à abattre les avions et drones russes violant l’espace aérien de l’OTAN, traduction Deepl
Cezary Pruszko se souvient encore de la formation à la défense civile qu’il a reçue à l’école à l’époque communiste : la lecture de cartes, les techniques de survie et le sentiment que le danger de la guerre était réel et omniprésent.
« Ma génération a grandi avec ces menaces. On n’avait pas besoin d’expliquer pourquoi c’était important », a déclaré Pruszko, 60 ans, tout en se remettant à niveau dans une base militaire près de Varsovie, par un samedi matin glacial. Avec des dizaines d’autres civils polonais, il a visité un abri anti-bombes, enfilé des masques à gaz et s’est entraîné à produire des étincelles avec un silex pour allumer un feu.
Cette formation, conçue pour renforcer la résilience des citoyens, s’inscrivait dans le cadre d’un nouveau programme visant à former 400 000 citoyens polonais d’ici 2027. Ce programme volontaire est ouvert à tous, des écoliers aux retraités.
« Nous vivons l’époque la plus dangereuse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », a déclaré le ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, lors du lancement du programme au début du mois. « Chacun d’entre nous doit posséder les compétences, les connaissances et le savoir-faire pratique nécessaires pour faire face à une crise. » […]
The Guardian, « Je défendrais notre nation » : les Polonais se préparent à la menace croissante de guerre, traduction automatique
Lundi 8/12, 0h10
Pendant ce temps.
Le Monde, Live — Des secouristes dégagent une personne retrouvée sous les décombres d’un immeuble touché par une frappe aérienne russe, dans la ville d’Orikhiv (Ukraine), le 7 décembre 2025. STATE EMERGENCY SERVICE OF UKRAI / VIA REUTERS
Dimanche 7/12, 22h30
C’est dimanche, jour de Dieu.
Lorsque l’on professe sa foi en Dieu et dans le Christ, peut-on pardonner à un ennemi, même lorsqu’il convoite le territoire de son voisin, tente de lui voler de manière belliqueuse, avec une propension marquée pour le mensonge? Dans l’est de l’Ukraine, des prêtres, combattants et volontaires croyants s’expriment sur ce conflit intérieur.
[…] Tiraillé·es entre le devoir de pardon et la volonté farouche d’éliminer l’ennemi, pratiquement toutes les femmes et tous les hommes rencontré·es dans l’est de l’Ukraine affirment que «jamais ils ne pardonneront quoi que ce soit aux Russes». Tout au plus, une volontaire, médecin au sein d’un centre de réfugiés de Pavlohrad, ville située plus à l’ouest dans l’oblast de Dnipropetrovsk, avoue du bout des lèvres qu’elle a déjà soigné un soldat russe.
Du côté des familles de victimes qui se pressent, en ce matin d’octobre, à la messe pour les morts au combat, «on ne pardonnera jamais non plus». Le smartphone à la main, ils et elles montrent les photos de leurs fils fauchés par l’armée de l’envahisseur. Ce sont ces mêmes familles qui demandent au président ukrainien Volodymyr Zelensky de ne jamais abandonner le Donbass. «Et pourtant, certains ici ont d’autres enfants sur le front», affirme l’une des mamans, à mi-chemin entre le désespoir tenace et la colère salvatrice.
Yevhen, aumônier protestant et lieutenant dans la 59e brigade d’assaut, une unité d’infanterie motorisée de l’armée de terre ukrainienne, est tout aussi catégorique au sujet du pardon. «Non! Je ne peux pas pardonner, confesse celui qui est surnommé «Pastor». Nous sommes une armée et notre rôle est de tuer un maximum de Russes.» Il réfléchit quelques secondes et précise sa pensée: «Je sais qu’un prisonnier russe a demandé à rencontrer un aumônier. Je comprends sa demande, comme je comprends l’aumônier qui a accepté de le voir. Les prisonniers russes ont des droits et nous les respectons, y compris dans leurs croyances… ce que les Russes eux-mêmes ne font pas !»
[…] Vitali, l’énergique aumônier orthodoxe, est lui aussi comme un poisson dans l’eau avec ses frères d’armes de l’unité antichar et ses frères d’âme pour lesquels il dirige l’office en plein air, mais caché des drones russes. Dans cette guerre où tout devient parfois confus sur le terrain, il fait sienne la réflexion du poète et résistant français René Char : il «agit en primitif et prévoit en stratège».
Souvent, Vitali se penche sur la question du pardon vis-à-vis de ses ennemis : «C’est très difficile pour moi d’apporter une réponse ferme. Il faut que vous compreniez que tous les cinquante ans, d’une façon ou d’une autre, nous sommes en guerre contre la Russie. Dans cette situation, le pardon est difficile, même pour un chrétien et même en direction d’un autre chrétien.» Il marque une pause assez longue, avant de reprendre : «Mais les Russes ne sont pas des chrétiens. Ils n’ont pas de principes moraux.»
Rendu lucide par la connaissance du feu, Vitali surprend par sa franchise. La langue de bois, ce n’est pas son style. Et pour un homme d’Église, sa position pourrait être perçue comme glaciale, aux antipodes des préceptes christiques: «Le combat, c’est l’absence même de moralité. Durant celui-ci, nous devons, nous-mêmes, être sans moralité. Lorsque la guerre sera finie, je ne sais pas si on pourra pardonner, car il faudra rester prudent quant à ce que la Russie deviendra. Elle pourrait disparaître sous la forme que nous connaissons aujourd’hui. C’est un pays qui n’est pas uni. Si vous demandez à un Ukrainien d’où il vient, il vous répondra: “Je suis Ukrainien du centre, Ukrainien de l’Est, Ukrainien de Kyiv.” Demandez à un Russe de se définir, il vous dira : “Je suis Bouriate” ou “je suis Sibérien”. La Russie ne fait pas nation, c’est un État, mais ce n’est pas une nation.»
Par la suite, l’aumônier orthodoxe précise ce qu’il entend par «absence de moralité au combat» et décrit l’armée ukrainienne à l’image de la société, comme «un peuple plutôt moral». Si le temps du combat, aucune pitié n’est possible, tout change selon lui lorsque les fusils se taisent : «Je dis toujours aux soldats que nous devons nous battre avec ferveur pour notre pays, mais jamais ils ne doivent profaner un cadavre ou martyriser un homme sans défense.»
Valentin, 53 ans, sergent dans l'armée ukrainienne et prêtre avant le conflit. | Guillaume Origoni / Hans Lucas
Pour Valentin, sergent de 53 ans au sourire permanent, les choses sont plus simples. Il sait pourquoi il est là. Appuyé sur un camion-benne civil surplombé d’une mitrailleuse Browning neuve, ce militaire ukrainien et son air nounours tranchent avec le paysage balayé par les embruns de la guerre depuis plus de trois ans et demi. Un univers kaki teinté des splendides couleurs de l’automne ukrainien. Un univers de rouille et d’os.
Il vient de Rivne, à deux pas de Pokrovsk (oblast de Donetsk). Il est prêtre dans sa localité, mais n’a pas de doctorat en théologie et il ne peut donc pas prétendre à la même fonction dans les rangs de l’armée ukrainienne, qui exige le diplôme. À la question : «Pensez-vous pouvoir pardonner aux Russe ?», il répond par un éclat de rire et une punchline bien sentie : «Je suis peut-être prêtre, mais je tire aussi très bien !»
Slate, «Tu ne tueras point… sauf les Russes» : près du front, le dilemme moral des soldats chrétiens ukrainiens
Nicolas Sarkozy a assuré à Marine Le Pen qu’il ne s’associerait pas à un éventuel « front républicain » contre le RN et plaidé pour un « rassemblement le plus large possible », « sans anathème », selon les extraits de son prochain livre publiés dimanche dans La Tribune.
[…] Le 25 septembre, l’ancien chef de l’État, aujourd’hui âgé de 70 ans, a été condamné en première instance à cinq ans de prison avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour association de malfaiteurs, et à une amende de 100.000 euros. […]
La Libre, Sarkozy a assuré à Marine Le Pen qu’il ne s’associerait pas à un « front républicain » contre le RN
Dimanche 7/12, 21h55
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
A défaut de son humanité, on ne peut reprocher à Donald Trump son manque d’opiniâtreté. Mais sa fébrilité à stopper la guerre de la Russie contre l’Ukraine risque de nous coûter cher, à nous Européens. Le président américain ne lâchera pas le morceau, mais il privilégie clairement l’approche de « l’écurie » Steve Witkoff et JD Vance son vice-président, à celle de Marco Rubio pourtant ministre américain des affaires étrangères.
[…] Plusieurs dirigeants européens se réunissent le 08 décembre à Londres avec Volodymyr Zelensky qu’ils ont convaincu de ne pas se rendre en Floride où Donald Trump aurait pu sortir de son parcours de golf et briser tout espoir de négociation équilibrée en lui imposant sa solution, celle qui ferait de lui « l’homme qui arrête les guerres »… sans construire pour autant la paix.
[…] Poutine, qui a parfaitement saisi la volonté de son « homologue » américain d’aller au plus vite, a en conséquence renforcé ses exigences tandis que Trump a déjà suspendu une partie des sanctions contre les deux principales compagnies pétrolières russes sans avoir pourtant rien obtenu.
[…] Face à l’effort dispersé des pays européens qui refusent dans les faits de s’unir, Poutine multiplie les provocations. En Irlande des drones militaires sont venus croiser la route sécurisée de l’avion qui transportait le président Zelensky pour une rencontre officielle. Ces drones ont été détectés trop tard et n’ont pas été interceptés.
En France, deux jours plus tard, des drones ont fait une intrusion dans l’espace hyper protégé de l’Ile-Longue en Bretagne, la base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), les lanceurs des missiles nucléaires qui fondent la dissuasion du même nom pour la France. […] Ces vols de drone en Irlande comme au-dessus de l’Ile-longue ne sont plus des manœuvres d’intimidation, mais des agressions caractérisées dans la confrontation permanente qui oppose désormais tous les soutiens de la résistance ukrainienne face à la Russie qui revendique la liberté d’agresser et d’imposer sa « loi du plus fort ».
A ce sujet, il faut noter l’incapacité de nos nations européennes dispersées à se défendre, en commençant par cette guerre de l’information qui fait rage. En France par exemple, plus d’une année a été nécessaire pour interdire la chaîne de propagande de Poutine Russia Today, puis une année encore pour qu’elle soit réellement fermée… avant que sa directrice Xenia Fedorova soit embauchée par la chaîne Cnews où elle est payée pour continuer à relayer la propagande du Kremlin au sein de ce qui était considéré comme de grands médias français (Europe 1, le journal du Dimanche JDD). Comment pouvons-nous accepter que Cnews soit le Russia Today d’un empire qui menace notre existence même ?
[…] Je ne sais pas si nous pouvons encore faire quelque chose pour le Donbass – nous n’avons eu « que » quatre ans pour réagir efficacement et s’unir sur la question –, mais je sais qu’il nous faut gérer autrement notre « politique de sécurité » si nous voulons encore exister face à ces empires menaçants qui eux n’ont plus aucune hésitation à organiser notre soumission. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine, la négo de tous les dangers
Les usines à trolls financées par l'État russe ont passé des années à inonder les réseaux sociaux de désinformation coordonnée, allant de « l'Ukraine a attaqué la Russie » à des atrocités inventées et des théories du complot. (traduction automatique)
Dimanche 7/12, 13h10
Pendant ce temps, Putler se frotte les mains…
Une phrase cinglante. Alors que l’Union européenne vient de sanctionner son réseau social X (ex‑Twitter), Elon Musk semble prêt à partir en guerre contre les institutions qui régissent le Vieux Continent, ou du moins les services numériques auxquels ont accès les Européens. Bruxelles vient d’infliger à X une amende de 120 millions d’euros au titre du Digital Services Act (DSA), première sanction prononcée dans ce cadre contre le réseau social, pour non‑respect de ses obligations de transparence et pour une utilisation jugée trompeuse de certaines fonctionnalités clés.
«L’UE devrait être dissoute et la souveraineté restituée à chaque pays, afin que les gouvernements puissent mieux représenter leur population», a déclaré Elon Musk dans un post sur X ce samedi 6 décembre.
[…] Les autorités européennes estiment que le système de «coches bleues» de X est trompeur, puisqu’il suffit de payer pour obtenir le badge de «compte vérifié» sans qu’un véritable contrôle d’identité mené par la plateforme ne vienne étayer cette pseudo-accréditation. Résultat : la coche bleue «induit les utilisateurs en erreur sur l’authenticité des comptes» et «contrevient à l’obligation d’interdire les pratiques commerciales trompeuses», juge la Commission européenne dans un communiqué de presse.
[…] Cette décision a provoqué l’indignation presque unanime de l’administration américaine. «L’amende de 140 millions de dollars infligée par la Commission européenne n’est pas seulement une attaque contre X, c’est une attaque contre toutes les plateformes technologiques américaines et le peuple américain par des gouvernements étrangers», tançait le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, vendredi soir. «L’époque de la censure des Américains en ligne est révolue», a-t-il ajouté, sans préciser davantage son plan de bataille pour y mettre fin.
Un message immédiatement partagé par le vice-président américain JD Vance. «Des rumeurs circulent selon lesquelles la Commission européenne infligerait une amende de plusieurs centaines de millions de dollars pour non-respect de la censure. L’UE devrait soutenir la liberté d’expression au lieu d’attaquer les entreprises américaines pour des futilités», avait lancé ce dernier sur son compte X, grossissant de peu les chiffres, peu avant l’annonce de la Commission européenne. La hache de guerre est déterrée.
Le Figaro, «L’Union européenne devrait être dissoute» : Elon Musk réagit à l’amende de 120 millions d’euros imposée à X
Après qu’Elon Musk s’en soit pris à l’UE, appelant à sa dissolution et accusant la Commission d’étouffer l’Europe sous un flot de bureaucratie, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a répliqué : « Allez sur Mars. Là-bas, les saluts nazis ne sont pas censurés. »
Les forces ukrainiennes maintiennent des positions à Pokrovsk et Myrnohrad, tandis que les forces russes compliquent leur logistique dans la région.
Des images géolocalisées, publiées le 6 décembre, montrent trois militaires ukrainiens hissant un drapeau dans l’allée Yakuba Kolasa, au nord de Pokrovsk, indiquant que les forces ukrainiennes conservent des positions dans la ville.
Le commandant en chef ukrainien, le général Oleksandr Syrskyi, a également déclaré dans une interview accordée à Sky News et publiée le 6 décembre que les forces ukrainiennes maintiennent des positions au nord de Pokrovsk.
D’autres images géolocalisées, publiées le 6 décembre, montrent les forces russes frappant un lanceur de drones ukrainien à Myrnohrad (à l’est de Pokrovsk), une zone où des sources russes avaient précédemment affirmé que les forces russes étaient présentes. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 décembre, traduction automatique
Dimanche 7/12, 12h55
Ça continue.
Dans la nuit du 5 au 6 décembre, les forces russes ont lancé un total de 704 missiles et drones contre l’Ukraine, ciblant principalement les infrastructures ferroviaires et énergétiques du pays.
L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces russes avaient lancé 653 drones de type Shahed, Gerbera et autres, dont plus de 300 Shahed, depuis les villes de Koursk, Orel et Briansk ; Millerovo, dans l’oblast de Rostov ; Primorsko-Akhtarsk, dans le kraï de Krasnodar ; et le cap Chauda, en Crimée occupée.
L’armée de l’air ukrainienne a également rapporté que les forces russes avaient lancé trois missiles aérobalistiques Kh-47M2 Kinzhal depuis l’espace aérien des oblasts de Riazan et de Tambov ; 34 missiles de croisière Kh-101/Iskander-K/Kalibr depuis l’oblast de Rostov et la région de la mer Noire ; et 14 missiles balistiques Iskander-M/KN-23 depuis les oblasts de Briansk et de Rostov, le kraï de Krasnodar et la Crimée occupée.
L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces ukrainiennes avaient abattu 585 drones, 29 missiles de croisière et un missile balistique ; qu’un nombre indéterminé de missiles et 60 drones avaient touché 29 sites ; et que des débris étaient tombés sur trois sites. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 décembre, traduction automatique
Dimanche 7/12, 12h55
Bloc américano-russe (suite).
La Russie a accueilli favorablement la nouvelle stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis, affirmant que ces ajustements, qui relèvent d’une vision résolument nationaliste de la présidence Trump, étaient « globalement conformes » à la vision russe.
Le président des États-Unis, Donald J. Trump, s’est vu remettre le premier « Prix de la paix de la FIFA – Le football unit le monde » par Gianni Infantino, Président de la FIFA, à l’occasion du tirage au sort final de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ au célèbre John F. Kennedy Center for the Performing Arts, à Washington DC.
Inside FIFA, Le « Prix de la paix de la FIFA – Le football unit le monde » décerné au président Donald J. Trump
La FIFA décerne à Trump un faux prix Nobel de la paix.
Samedi 6/12, 14h55
Il est récemment apparu (dans la presse) que les snipers qui martyrisaient Sarajevo entre 1992 et 1996 n’avaient pas tous des motivations, disons, militaro-politico-haineuses. Guillaume Ancel y consacre son billet. Si vous avez eu une semaine chargée, passez votre chemin.
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
Les snipers s’installaient dans des immeubles détruits de la ligne de front, à plusieurs centaines de mètres de leurs cibles, jusqu’à plus d’un kilomètre parfois, pour tirer sans préavis sur les habitants, avec pour priorité de viser les enfants, leurs mères ou les personnages âgées plus lentes dans leurs déplacements.
Le sniping était d’autant plus redoutable que la ville de Sarajevo est entourée de collines et de montagnes offrant de multiples possibilités de tirs, sans qu’aucune alerte ne puisse être donnée avant que le coup de feu fatal ne claque, à toute heure de la journée.
[…] Nous avions observé quelques « volontaires internationaux » illuminés voulant aider les Serbes dans leur délire paranoïaque et surtout, des mercenaires recrutés parmi d’anciens tireurs d’élite des armées du pacte de Varsovie en pleine déliquescence.
Les Serbes avaient aussi recruté d’anciens tireurs olympiques qui acceptaient pour quelques milliers de dollars de venir exercer leur art sur ces cibles vivantes…
[…] L’horreur de voir une mère de famille s’effondrer dans la rue et d’hésiter à lui porter secours, pour ne pas être soi-même la cible de ce sniper ayant besoin d’à peine quelques secondes pour recharger, sans aucun scrupule à l’idée d’attendre un peu pour tuer sur le même lieu une autre personne venue simplement aider…
La caractéristique de ce sniping était de quasiment ne viser aucune cible militaire, mais bien au contraire de ne s’en prendre qu’à la population civile la plus fragile.
[…] Après avoir traversé trois génocides (Cambodge, Rwanda, Srebrenica), je pensais avoir vu largement assez de l’horreur que l’inhumanité peut commettre ; de corps démembrés, de familles massacrées, de violence déchaînée. Tout cela, je ne l’ai jamais vraiment assimilé, mais plutôt accepté comme une réalité. Cependant, je n’avais pas imaginé que des « êtres humains » puissent payer pour participer à ces massacres.
Des journalistes italiens ont révélé que plusieurs personnes avaient en effet déboursé des dizaines de milliers d’euros pour venir à Sarajevo afin de tuer ses habitants, avec pour seule motivation de laisser libre cours à leurs pulsions morbides. Trente ans après les faits, des journalistes ont pu enfin récupérer des témoignages, désormais aux mains de la justice italienne et qui, je l’espère, déboucheront sur des condamnations.
[…] C’est l’occasion aussi de s’interroger sur la faiblesse, le quasi-échec de la lutte contre les snipers et plus encore contre les bombardements qui frappaient Sarajevo, alors que l’ONU avait déployé une force impressionnante, la Force de Protection de l’ONU (FORPRONU), dirigée pour l’essentiel par des officiers français.
Une force paralysée en réalité par la politique initiée par l’Elysée, où François Mitterrand agonisant avait décidé que les Serbes devaient rester nos alliés historiques, dans une référence aussi désuète que déplacée à la Première Guerre Mondiale ! L’Elysée avait ordonné qu’en aucun cas, les militaires français ne devaient s’en prendre aux Serbes alors même qu’ils martyrisaient Sarajevo, sous leurs yeux. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Safaris à Sarajevo, l’inhumanité pour trophée
Samedi 6/12, 14h50
Façons de voir.
Le jury du Prix Grand Continent a couronné pour sa quatrième édition le roman Kolkhoze (P.O.L, 2025) d’Emmanuel Carrère. Face au Mont Cervin, à 3883 mètres d’altitude, il l’a accepté en prononçant un discours d’espoir.
[…] il y a deux façons de voir les choses aujourd’hui : une relativement optimiste et une radicalement pessimiste. Les relativement optimistes pensent que l’humanité traverse une phase de chaos tragique et effrayant mais que ça lui est déjà arrivé dans son histoire et que, justement, elle la traversera. Les radicalement pessimistes pensent qu’un tel chaos, ça n’est jamais arrivé et que ça n’est pas une phase : c’est la fin.
Le principal et à mon avis le seul argument en faveur de l’approche relativement optimiste consiste à dire que depuis l’aube de l’humanité, il s’est toujours trouvé des gens pour dire ça : que c’était mieux avant et que la fin du monde était imminente. Un grand latiniste, Lucien Jerphagnon, a fait un livre très drôle qui est un florilège de ces prédictions angoissées tout au long de l’histoire romaine. Rien de nouveau sous le soleil : ce serait rassurant.
Il me semble pourtant évident que non, ça n’a pas toujours été comme ça. Même si on considère comme un invariant la propension de l’homme à s’angoisser, ses raisons de s’angoisser sont nouvelles et sans appel. Il n’y a pas besoin d’être très intelligent ni très informé pour en dresser la liste. La première de toutes, c’est que nous sommes huit milliards sur terre et que c’est trop, tout simplement trop, et les autres raisons de s’angoisser en découlent. Petit un : le désastre écologique désormais irréversible. Petit deux : la crise migratoire. Une bonne moitié de la planète devient inhabitable, alors les habitants de cette moitié veulent aller habiter dans l’autre, ce qui est légitime, et les habitants de l’autre disent qu’il n’y a plus de place, que la barque est pleine, et leur point de vue est légitime aussi. Petit trois : l’intelligence artificielle qui est en train de nous dévorer mais on ne sait pas encore comment ni jusqu’à quel point, c’est le phénomène le plus imprévisible, celui qui nous entraîne vers l’inconnu radical. On peut ajouter un petit quatre qui est la fin de la démocratie, la fin de toutes nos valeurs à nous, mais c’est moins important puisque ça ne concerne que nous et qu’en dehors de nous personne n’a l’air de considérer ça comme une grande perte. […]
Le Grand Continent, « C’est mon honneur professionnel d’essayer de comprendre » : le discours d’Emmanuel Carrère, Prix Grand Continent 2025
Samedi 6/12, 10h55
Tcherno.
Le bouclier protecteur de la centrale ukrainienne nucléaire de Tchernobyl, construit pour contenir les matières radioactives issues de la catastrophe de 1986, ne peut plus remplir sa fonction principale de sécurité en raison des dommages causés par un drone, a déclaré le 5 décembre l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU (AIEA). L’Ukraine attribue cette attaque à la Russie.
Une inspection effectuée la semaine dernière sur la structure de confinement en acier achevée en 2019 avait révélé que l’impact d’un drone en février dernier avait dégradé la structure, a indiqué l’AIEA.
[…] Des réparations avaient déjà été effectuées, « mais une restauration complète reste essentielle pour empêcher une nouvelle dégradation et garantir la sécurité nucléaire à long terme», a poursuivi le directeur. […]
Le Figaro, Le bouclier protecteur de Tchernobyl «a perdu ses principales fonctions de sécurité», annonce l’AIEA
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a utilisé le « brouillard de guerre » comme excuse pour commettre des crimes de guerre.
La Maison Blanche a annoncé que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, avait autorisé des frappes le 2 septembre qui ont détruit un navire dans les Caraïbes avec 11 personnes à bord. Cette attaque était la première d’une campagne de frappes contre des trafiquants de drogue présumés au large des côtes vénézuéliennes.
Hegseth, qui a juré de restaurer une « culture guerrière » au sein de l’armée, a été critiqué suite à l’attaque, après que le Washington Post a révélé que le commandant supervisant l’opération avait ordonné une seconde frappe pour tuer deux survivants accrochés à l’épave du bateau.
La Maison Blanche a démenti les informations du Washington Post, et les faits entourant l’attaque restent flous.
Hegseth a déclaré avoir suivi la première frappe à distance et en temps réel, mais n’avoir vu aucun survivant et s’être rendu à une autre réunion. Quelques heures plus tard, a-t-il dit, il a appris que l’amiral Frank Bradley avait ordonné la seconde frappe. […]
Reuters, L’armée américaine a-t-elle commis un crime de guerre lors de l’attaque maritime au large du Venezuela ?, traduction automatique
Vendredi 5/12, 13h25
Rappel.
Le 1er octobre 1994, la Russie signait le mémorandum de Budapest, garantissant l’intégrité territoriale de l’Ukraine en échange de ses armes nucléaires, de 44 bombardiers lourds ukrainiens Tu-22 et de 1 068 missiles de croisière Kh-55.
Qui ont été tirés sur l’Ukraine durant cette guerre.
Plusieurs drones ont survolé jeudi soir la base sous-marine de l’Île Longue, (Finistère), qui abrite les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la dissuasion nucléaire française, selon la gendarmerie citée par l’AFP. Cinq drones ont été détectés techniquement jeudi soir, vers 19 heures 30, au-dessus de la base, qui borde la rade de Brest.
Un dispositif de lutte antidrones et de recherches a été mis en place. Le bataillon de fusiliers marins, qui assure la protection de la base, a effectué plusieurs tirs anti-drones, selon la même source. […]
Le Figaro, Les fusiliers marins ont tiré sur des drones au-dessus de la base navale de l’Île Longue, abri des sous-marins nucléaires français
Vendredi 5/12, 13h15
America-America (suite).
La publication par la Maison Blanche du document intitulé « Stratégie de défense nationale », dans laquelle l’administration Trump évoque un risque d’« effacement civilisationnel » de l’Europe n’est pas passée inaperçue. L’Allemagne n’a pas besoin de « conseils venant de l’extérieur », a déclaré vendredi Johann Wadephul, le ministre des affaires étrangères allemand lors d’une conférence de presse à Berlin avec son homologue islandaise. […]
[En visite en Inde,] le président russe a assuré vendredi 5 décembre qu’il continuerait à livrer du pétrole à l’Inde, malgré les sanctions imposées à New Delhi par les États-Unis au motif que ces importations financent la guerre russe en Ukraine. « La Russie est un fournisseur fiable de pétrole, de gaz, de charbon et de tout ce qui est nécessaire au développement énergétique de l’Inde », a déclaré M. Poutine devant le premier ministre indien Narendra Modi. « Nous sommes prêts à continuer des livraisons sans interruption de pétrole pour l’économie indienne en croissance rapide », a-t-il poursuivi devant la presse, à l’issue d’un entretien avec son hôte.
Sans faire explicitement référence au pétrole russe, M. Modi a pour sa part remercié son invité pour « son soutien inflexible à l’Inde », ajoutant que « la sécurité énergétique était un pilier important et fort » de leur partenariat. […]
[…] Les relations européennes avec la Russie nécessiteront une implication diplomatique importante des États-Unis, afin de réduire le risque de conflit entre la Russie et les États européens ;
L’Amérique souhaite que l’OTAN cesse d’être perçue comme une « alliance en expansion constante » ;
Les États-Unis veulent que l’Europe assume la responsabilité d’assurer sa propre défense ;
L’administration américaine est « en désaccord » avec les responsables européens, dont beaucoup « piétinent » les normes démocratiques ;
Friedrich Merz, Emmanuel Macron et d’autres dirigeants européens entretiennent une forte méfiance envers les représentants américains chargés de négocier la fin de la guerre en Ukraine, selon des notes relatant des propos qui auraient été tenus lors d’un appel téléphonique lundi, révélées par l’hebdomadaire Der Spiegel − qui en a transmis des éléments au Monde.
[…] Toujours selon les notes de cet entretien révélé par le journal, le président finlandais, Alexander Stubb, a exprimé la même méfiance. « La présence de certains dirigeants est nécessaire. Nous ne pouvons pas laisser l’Ukraine et Volodymyr seuls avec ces types », aurait-il dit à propos de Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, et de Jared Kushner, gendre de ce dernier, dépêchés au Kremlin pour mener des négociations en début de semaine. […]
Comment ça se passe : le fric du foot est compatible avec la guerre russe en Ukraine.
Selon une enquête publiée le 5 décembre par Follow the Money, la FIFA a fait pression sur plusieurs clubs de football européens pour qu’ils versent à la Russie les frais de transfert impayés, malgré les sanctions internationales et les restrictions bancaires.
Les clubs de football sont contraints de payer les frais impayés, même si cela risque d’enfreindre les sanctions contre la Russie.
Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, le Tribunal du football de la FIFA a statué sur 13 affaires impliquant des clubs réclamant des paiements à d’autres clubs qui avaient expiré après l’imposition de sanctions à Moscou, a rapporté le site d’investigation Follow the Money.
Dans tous les cas, les clubs ont été sommés de payer dans un délai de 45 jours, sous peine d’être interdits de transfert pendant trois périodes.
Dans l’un de ces cas, le club londonien West Ham United a été condamné à payer le club russe sanctionné CSKA Moscou sous peine d’être interdit, car West Ham n’avait pas versé la totalité des frais de transfert de 26 millions d’euros (plus de 30 millions de dollars) pour le joueur croate Nikola Vlasic.
West Ham a fait valoir qu’il ne pouvait pas effectuer les paiements car le CSKA, son propriétaire, son directeur général et les institutions financières avec lesquelles il travaillait figuraient tous sur les listes de sanctions. Le club a fait valoir que le paiement des frais impayés constituerait une violation de la loi britannique.
La FIFA a décidé que West Ham devait payer malgré tout.
The Kyiv Independent, Une enquête révèle que la FIFA a ordonné aux clubs de football européens d’ignorer les sanctions contre la Russie, traduction Deepl
Heureusement, Trump n'a pas de machine à remonter le temps… ou devrions-nous en être absolument sûrs ?
Jeudi 4/12, 21h00
Drones.
QUATRE DRONES DE TYPE MILITAIRE non identifiés ont violé une zone d’exclusion aérienne et ont volé vers la trajectoire de vol de l’avion du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy en mer près de l’aéroport de Dublin tard dans la nuit de lundi, a appris The Journal.
L’avion a atterri, légèrement en avance sur l’horaire prévu, quelques instants avant l’incident, vers 23 heures. Les drones ont atteint l’endroit où l’avion de Zelenskyy devait se trouver au moment précis où il devait passer.
Les drones ont ensuite survolé un navire de la marine irlandaise qui avait été secrètement déployé en mer d’Irlande pour la visite de Zelenskyy.
Selon certaines sources, les drones auraient décollé du nord-est de Dublin, probablement près de Howth, et auraient volé pendant près de deux heures. Une enquête est en cours pour déterminer si les drones ont décollé depuis la terre ferme ou depuis un navire non détecté.
On ignore encore qui a lancé et contrôlé les drones, ni où ils se trouvent actuellement.
[…] Les services de sécurité irlandais ont déterminé que les drones présents en mer d’Irlande étaient de grande taille, extrêmement coûteux, de spécification militaire, et que l’incident pouvait être qualifié d’attaque hybride. […]
The Journal, Quatre drones de type militaire non identifiés ont violé la zone d’exclusion aérienne pour cibler l’arrivée de Zelenskyy à Dublin, traduction Deepl
Jeudi 4/12, 13h30
Europe.
Alors que le premier quart du XXIe siècle touche à sa fin, marqué par la guerre et les révolutions technologiques, la dernière enquête barométrique menée par Cluster 17 pour le Grand Continent dévoile les peurs et les désirs d’un continent dans la bascule.
Points clefs
Près de la majorité (48 %) des Européens voit Donald Trump comme un « ennemi de l’Europe », en hausse de 4 points par rapport à la précédente vague de septembre (44 %).
Une majorité d’Européens (51 %) juge le risque d’une guerre ouverte avec la Russie dans les prochaines années comme étant « élevé » (et « très élevé » pour 18 % des sondés).
Les deux-tiers des sondés (69 %) estiment que leur pays ne serait pas capable de se défendre militairement face à une agression russe. Au Portugal, en Italie et en Belgique, cette part dépasse les 80 %.
Les Européens sont une majorité (55 %) à considérer qu’il est préférable de se tenir à égale distance des États-Unis et de la Chine plutôt que de s’allier avec une des deux grandes puissances plutôt que l’autre.
L’attachement à l’appartenance à l’Union demeure un choix très largement majoritaire : 74 % des répondants souhaitent que leur pays reste dans le bloc, tandis que 19 % préfèrent en sortir.
La France est le pays sondé où ce désir d’appartenance au bloc est le plus faible, plus d’un quart (27 %) de la population souhaitant en sortir, tandis que 12 % sont indécis.
Cinq ans après la sortie du Royaume-Uni de l’Union, le Brexit est très majoritairement perçu comme ayant été un échec parmi l’opinion européenne : 63 % des sondés déclarent qu’il a eu un impact négatif pour le pays.
[…]
Le Grand Continent, Ce que les Européens veulent vraiment : le dernier Eurobazooka
Jeudi 4/12, 13h30
Bloc autoritaire.
Nous sommes dans cette semaine critique pour l’Ukraine, comment voyez-vous les choses ?
Je ne sais pas comment les futurs historiens appelleront cette période historique, mais l’ordre mondial fondé sur la Charte des Nations Unies et le droit international s’effondre sous nos yeux. Ce système était censé empêcher l’escalade de la violence après la Seconde Guerre mondiale, mais aujourd’hui, nous nous contentons de reproduire des mouvements rituels.
Il ne faut pas se méprendre : nous ne reviendrons jamais au statu quo.
Les changements que nous connaissons sont devenus la nouvelle norme. Et l’Ukraine se trouve au cœur des événements qui façonneront l’avenir du monde.
En quel sens ?
Il ne s’agit pas seulement d’une guerre entre deux États.
C’est une guerre entre deux systèmes : l’autoritarisme et la démocratie.
Avec cette guerre, Poutine tente de convaincre le monde entier que la démocratie, l’État de droit, les droits de l’homme et la liberté sont des valeurs factices, car elles n’auraient pas pu protéger qui que ce soit pendant la guerre.
Poutine tente de convaincre le monde que les pays dotés d’un fort potentiel militaire et d’armes nucléaires peuvent enfreindre la Charte des Nations unies, dicter leur loi à l’ensemble de la communauté internationale et même modifier de force des frontières internationalement reconnues.
Nous sommes confrontés à la formation d’un bloc autoritaire.
Je vis à Kyiv et ma ville natale est constamment bombardée, non seulement par des roquettes russes, mais aussi par des drones iraniens. La Chine aide la Russie à éviter les sanctions et à importer des technologies essentielles à la guerre. La Corée du Nord a envoyé plus d’un million d’obus d’artillerie à la Russie et a commencé à envoyer ses troupes.
Tous ces régimes ont quelque chose en commun.
Pour eux, l’Ukraine n’est pas un objectif. L’Ukraine n’est qu’un outil — pour casser l’ordre mondial et le remplacer par la volonté du plus fort.
Comment [arrêter Poutine] ?
[…] Ce n’est pas une question facile, car Poutine n’a pas lancé cette guerre à grande échelle uniquement pour occuper une plus grande partie du territoire ukrainien. Ce n’est pas une guerre pour Avdiivka ou Bakhmout.
[…] Sa logique est historique, et non transactionnelle. Il rêve de laisser son empreinte dans l’histoire. Il veut restaurer de force l’empire russe dans d’autres pays européens.
[…] Or quelle est la réponse de l’Union européenne à ce défi ?
Ce que nous observons depuis trois ans tient en quatre petits mots : gérer la non-escalade. Voilà où nous en sommes.
[…] Permettez-moi donc de poser une autre question : comment allons-nous défendre nos démocraties ?
Cela n’a rien d’évident. Dans les pays européens, les générations actuelles ont hérité de la démocratie de leurs parents et de leurs grands-parents. Ils ne se sont jamais battus pour elle. Ils ont commencé à considérer les droits de l’Homme et la liberté comme acquis. Ils sont devenus des consommateurs de démocratie. Ils ont commencé à échanger leur liberté contre des revendications populistes, des avantages économiques, des préoccupations sécuritaires et, avant tout, leur propre confort.
[…] Après bientôt quatre ans de conflit, comment voit-on l’Europe à Kyiv ?
[…] Nous sommes extrêmement reconnaissants [des] mesures [initiales], car cela nous a aidés à survivre.
Néanmoins, l’Ukraine a attendu plus d’un an pour recevoir son premier char moderne, plus de trois ans pour recevoir son deuxième avion moderne ; elle attend toujours la résolution de nombreuses autres questions urgentes, comme la création d’un tribunal spécial pour juger les crimes de guerre, la confiscation des avoirs russes gelés et l’aide à l’Ukraine pour fermer son espace aérien.
[…] Il y a une énorme différence entre aider l’Ukraine à ne pas échouer et aider l’Ukraine à gagner.
[…] Que pensez-vous qu’il va se passer cette semaine ?
J’ai une mauvaise nouvelle pour le président Trump.
[…] Poutine se moque ouvertement de la tentative de Trump d’arrêter cette guerre sanglante. Le président américain doit également regarder les choses avec une perspective historique : il restera dans l’histoire comme un président faible qui n’a pas mis fin à cette guerre — ce qui est anormal étant donné que la taille de l’économie russe est équivalente à celle du Texas. […]
Le Grand Continent, « Je suis prête à donner à Trump mon prix Nobel s’il parvient à obtenir une paix juste et durable en Ukraine », une conversation avec Oleksandra Matviïtchouk
Portrait d’Oleksandra Matviichuk lors du Sommet du Grand Continent 2025, dans la Vallée d’Aoste, Alpes, Italie, 4 décembre 2025. MÁRIO CRUZ
Jeudi 4/12, 7h35
KR (suite).
Tout va bien. Pas de chauffage et d’électricité, mais tout va bien.
Olga, Viber (texte)
Jeudi 4/12, 7h30
Rubio a dit.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a reconnu que la théorie de la victoire et les tactiques de négociation du président russe Vladimir Poutine reposent sur l’hypothèse que la Russie peut l’emporter sur l’Occident et l’Ukraine dans une guerre d’usure. Le 2 décembre, lors d’une interview accordée à Fox News, M. Rubio a déclaré que M. Poutine semblait être la partie la plus difficile dans le processus de négociations de paix.
M. Rubio a relayé la récente déclaration de M. Poutine selon laquelle la Russie « atteindra ses objectifs » quels qu’en soient le coût et le calendrier, et a souligné que cela reflète la véritable mentalité de M. Poutine concernant sa guerre en Ukraine. La théorie de la victoire, longtemps défendue par M. Poutine, repose sur l’hypothèse que l’armée et l’économie russes peuvent vaincre à la fois le soutien occidental à l’Ukraine et la capacité de l’Ukraine à continuer de se défendre contre l’agression russe.
Rubio a déclaré qu’il n’était pas réaliste pour la Russie de poursuivre sa guerre pendant encore « quatre ou cinq ans » et a souligné que la Russie détenait actuellement moins de territoire ukrainien qu’elle n’en détenait au cours des premiers mois de l’invasion à grande échelle au début de 2022. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 décembre, traduction automatique
Jeudi 4/12, 0h15
KR.
Une frappe de missile russe a touché la ville industrielle de Kryvy Rih, située dans l’oblast de Dnipropetrovsk, dans le centre de l’Ukraine, blessant six personnes et endommageant plusieurs bâtiments, selon Oleksandr Vilkoul, chef de l’administration militaire de la ville. Il a précisé que le site avait été frappé par un missile balistique Iskander-M et que plusieurs immeubles d’habitation avaient également été touchés. […]
L’autre soir, avec des collègues, souhaitant nous désaltérer après le labeur, je lisais sur la carte l’intéressante composition d’un cocktail et puis… j’y renonçais parce qu’il y avait le nom de la capitale russe dans le nom du breuvage. Observant un instant cette réaction de rejet, je constatais que j’aurais eu l’impression de trahir. Ah, où va se nicher la manipulation mentale des laboratoires américains !
Mercredi 3/12, 19h05
Pauvre russe, ex-langue minoritaire.
La Verkhovna Rada, le parlement ukrainien, a adopté le 3 décembre un amendement retirant le russe de la liste des langues protégées par la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
« Aujourd’hui, nous avons enfin rétabli la justice historique et tourné la page sur des années de distorsions utilisées à des fins de pression politique et pour légitimer la russification. Nous avons démontré notre maturité en tant qu’État européen », a déclaré la médiatrice pour la langue, Olena Ivanovska, le 3 décembre.
La ministre de la Culture, Tetyana Berezhna, a également salué l’amendement, affirmant qu’il « nous permet de protéger véritablement les langues qui en ont besoin tout en renforçant l’ukrainien comme langue officielle ». […]
The Kyiv Independent, Le Parlement ukrainien retire le russe de la liste des langues minoritaires protégées, traduction automatique
Mercredi 3/12, 16h30
Gaz russe (suite).
Sur X, le ministre des affaires étrangères hongrois a affirmé que la Hongrie contesterait devant la Cour de justice de l’Union européenne l’accord actant la fin des importations de gaz russe à l’automne 2027 dès que ce dernier sera adopté formellement. « Nous mettrons tout en œuvre pour défendre la sécurité énergétique de la Hongrie », poursuit Péter Szijjarto. […]
[…] Une étude de 2000 qui concluait à la sûreté du célèbre herbicide, largement citée depuis lors, vient d’être officiellement désavouée par la revue qui l’avait publiée. Les scientifiques signataires sont suspectés d’avoir endossé un texte préparé par des cadres de Monsanto.
[…] Ce désaveu intervient vingt-cinq ans après sa publication, et huit ans après les révélations de milliers de documents internes de la firme Monsanto rendus publics par la justice américaine (les « Monsanto Papers »), indiquant que les réels auteurs de l’article ne seraient pas ses signataires – Gary M. Williams (New York Medical College), Robert Kroes (Ritox, université d’Utrecht, Pays-Bas) et Ian C. Munro (Intertek Cantox, Canada) –, mais plutôt des cadres de la société.
[…] Cette pratique, baptisée « ghostwriting » (littéralement « écriture fantôme »), est considérée comme une forme de fraude scientifique. Elle consiste, pour certaines firmes, à rémunérer des chercheurs afin qu’ils acceptent de signer des articles de recherche dont ils ne sont pas les auteurs. La motivation est simple : lorsqu’une étude s’avère favorable à un pesticide ou à un médicament, elle apparaît bien plus crédible si elle n’est pas signée par des scientifiques de la société qui le commercialise.
[…] L’article rétracté était supposé être une synthèse de l’ensemble des données pertinentes disponibles sur la sûreté du glyphosate, mais les auteurs n’y ont « pas inclus plusieurs études de toxicité chronique et de cancérogénicité », relève M. van den Berg [coéditeur en chef de Regulatory Toxicology and Pharmacology]. « Les raisons de cette omission restent inconnues, ce qui remet en question l’objectivité générale des conclusions présentées. » […]
Le Monde, Glyphosate : l’une des plus influentes études garantes de la sûreté de l’herbicide rétractée, vingt-cinq ans après sa publication
Le glyphosate (N-(phosphonométhyl)glycine, C3H8NO5P) est un herbicide total foliaire systémique, c’est-à-dire non sélectif, absorbé par les feuilles et à action généralisée. Exclusivement produit par Monsanto à partir de 1974 (sous la marque Roundup), il l'est aussi par d'autres firmes depuis que son brevet est entré dans le domaine public (en 2000).
À la fois efficace contre les monocotylédones et dicotylédones, c'est le désherbant le plus vendu au monde ; pulvérisé chaque année sur des millions d'hectares, il a vu son utilisation augmenter considérablement dans le monde en 40 ans (environ 720 000 tonnes mises sur le marché en 2012).
Il nécessite des adjuvants (dont tensioactif) car seul, il n'adhère pas aux feuilles et les pénètre difficilement. [...]
Mercredi 3/12, 11h15
Brouzouf de guerre.
En raison des guerres et des tensions géopolitiques mondiales et régionales, le chiffre d’affaires des cent principaux industriels de l’armement a progressé de 5,9 % en 2024, pour s’établir à 679 milliards de dollars. Un tel niveau n’avait jamais été observé jusqu’à présent, souligne l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm [SIPRI], dans une étude publiée ce 1er décembre.
Sans surprise, les groupes américains sont ceux qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu, leurs revenus ayant augmenté de 3,8 % pour atteindre 334 milliards de dollars [la moitié du gâteau].
[…] « Les vives critiques face aux actions d’Israël à Gaza semblent avoir eu peu d’impact sur l’intérêt porté aux armes israéliennes », a commenté Zubaida Karim, du Sipri. « De nombreux pays ont continué de passer de nouvelles commandes auprès d’entreprises israéliennes en 2024 », a-t-elle noté.
[…] Toutefois, le chiffre d’affaires global des industriels de l’armement de la région [asiatique] a baissé par rapport à 2023 [- 1,2 %]. Et cela tient aux mauvais résultats des principaux groupes chinois. […] Pour le SIPRI, cette tendance s’explique par la corruption au sein de l’Armée populaire de libération [APL]. Tendance illustrée par la récente disgrâce de neuf officiers généraux de premier plan, dont le général He Weidong, vice-président de la Commission militaire centrale et troisième plus haut responsable de l’armée chinoise, pour des accusations de malversations. […] « De nombreuses allégations de corruption dans le secteur de l’armement chinois ont entraîné le report ou l’annulation de contrats d’armes majeures en 2024 », a expliqué Nan Tian, directeur du programme Dépenses militaires et production d’armement de l’institut suédois. […] Une autre hypothèse est que ces résultats traduisent aussi les priorités de l’APL, ce qui expliquerait les bons résultats du constructeur naval CSSC, avec une hausse de 8,7 % de son chiffre d’affaires.
Zone militaire, À rebours de la tendance mondiale, le chiffre d’affaires de l’industrie chinoise de l’armement a baissé en 2024
Mercredi 3/12, 11h10
Drones.
MAKS25, Bluesky [drones en attente en direction de Donetsk]
Mercredi 3/12, 11h00
Brouzouf russe (continue d’appuyer, les sanctions marchent).
Les récentes politiques économiques du Kremlin indiquent que la situation de l’économie russe est nettement plus préoccupante que ne le laisse entendre Poutine.
L’inflation en Russie est estimée à environ 20 %, et le ministère russe des Finances a déclaré le 29 septembre s’attendre à une baisse de 50 % des recettes pétrolières et gazières de la Russie en 2026 par rapport à 2025. La Banque centrale de Russie a commencé à vendre ses réserves physiques d’or fin novembre 2025, une première, dans le cadre des opérations du ministère des Finances visant à financer le budget de l’État. La Russie a progressivement épuisé les réserves de liquidités de son fonds souverain pour financer sa guerre en Ukraine et a dû recourir à la vente de ses réserves d’or en raison de dépenses insoutenables.
Poutine a également signé, le 27 novembre, une loi augmentant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 20 à 22 %, probablement pour consolider le déficit budgétaire fédéral. Le taux de chômage extrêmement bas en Russie indique que le pays connaît une pénurie de main-d’œuvre, ce qui provoque probablement une inflation salariale dans les secteurs civil et de la défense et contribue ainsi à l’inflation générale. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 décembre, traduction automatique
Mercredi 3/12, 9h55
Négos.
La Russie et les États-Unis n’ont pas progressé vers un accord de paix pour l’Ukraine lors de leurs pourparlers, a déclaré un haut conseiller de Vladimir Poutine , quelques heures après que le président russe a proféré des menaces selon lesquelles la Russie était prête à entrer en guerre contre l’Europe.
Dans une déclaration aux médias russes, le conseiller du Kremlin, Yuri Ushakov, a indiqué qu’après une réunion de cinq heures avec l’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, et le gendre de Trump, Jared Kushner, les deux parties n’étaient « ni plus avancées ni plus proches d’un règlement de la crise en Ukraine. Il reste beaucoup de travail à faire. » […]
The Guardian, La Russie est « prête » à la guerre contre l’Europe, affirme Poutine, alors que les pourparlers de paix américains s’achèvent sans progrès, traduction automatique
[…] Avant la rencontre russo-américaine du 2 décembre, Poutine a tenté de rejeter la responsabilité du rejet par la Russie de toute version du plan de paix sur l’Europe.
Interrogé par des journalistes ce même jour, il a affirmé que l’Europe entravait les efforts de paix du président américain Donald Trump. Poutine a déclaré que les propositions de paix européennes comportaient des points « totalement inacceptables » pour la Russie et que cette dernière n’« autoriserait » l’Europe à reprendre les négociations que si elle acceptait la « réalité du terrain », une expression souvent employée par le Kremlin pour désigner les avancées russes sur le champ de bataille. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 décembre, traduction automatique
[…] Poutine a proféré des menaces à l’encontre de l’Europe afin de l’empêcher de s’engager dans le processus de paix.
[…] Poutine a proféré une menace nucléaire à peine voilée, déclarant qu’une situation se présenterait « rapidement » si l’Europe entrait en guerre contre la Russie, situation dans laquelle cette dernière « n’aurait plus aucun interlocuteur ». Poutine a également menacé qu’une future guerre entre la Russie et l’OTAN ne serait pas comme la guerre en Ukraine, que la Russie, selon lui, mène « chirurgicalement » et « avec précaution ». Poutine a affirmé que la guerre en Ukraine n’est pas une guerre « au sens littéral et moderne du terme », laissant entendre de manière menaçante que la Russie pourrait mobiliser pleinement ses forces armées, son économie et sa société dans une guerre contre l’OTAN. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 décembre, traduction automatique
Mercredi 3/12, 8h15
Bloc américano-russe.
Chappatte, Jared Kushner [le gendre de Trump] chez Poutine
Mercredi 3/12, 8h15
Gaz russe.
Un accord a été trouvé, dans la nuit de mardi à mercredi, entre eurodéputés et Etats européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l’UE à l’automne 2027. C’est un compromis entre le Parlement européen, qui souhaitait une interdiction plus rapide, et les Etats membres qui voulaient prendre un peu plus de temps. L’interdiction des contrats de long terme s’appliquera le 1ᵉʳ novembre 2027 au plus tard.
[…] Fatih Birol, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, a évoqué «la fin d’une saga démarrée il y a plus de 50 ans», lorsque les Européens ont commencé à se tourner vers l’URSS pour leurs besoins en énergies fossiles. A l’époque, dans les années 1970, il s’agissait d’une diversification: le Vieux Continent cherchait à réduire sa dépendance au Moyen-Orient au lendemain du premier choc pétrolier, a-t-il rappelé.
La diversification est progressivement devenue dépendance: en 2019, environ la moitié du gaz consommé par les Européens venait de Russie. Fatih Birol espère que nous avons retenu «la leçon»: une trop grande concentration des importations peut provoquer «des vulnérabilités géopolitiques majeures».
[…] L’exécutif européen a opté pour une proposition législative plutôt que des sanctions, car elle peut être adoptée à la majorité qualifiée des Etats membres. Le but est d’éviter un veto de la Hongrie et de la Slovaquie, considérées comme proches de Moscou et fermement opposées à ces mesures. […]
Les Échos, Guerre en Ukraine : l’Europe trouve un accord pour interdire toute importation de gaz russe d’ici à l’automne 2027 [edit]
Mardi 2/12, 23h10
Concert (suite).
Maman a beaucoup pleuré (elle ne l’a pas planifié), j’ai beaucoup chanté (comme j’ai planifié).
La moitié des gens venait pour la première fois, c’était le moment de découverte. Et ils ont aimé !
C’était vraiment très bien. Avant le concert on se cachait dans le passage souterrain parce que les russes ont lancé des bombes guidées sur la ville. Depuis la région de Kherson. La defense aérienne a très bien travaillé.
Le concert a commencé avec 15 minutes de retard. Seulement 15 minutes !
Tout l’argent collecté va à la brigade d’Azov. Maman a aussi acheté un foulard. J’ai acheté un drapeau signé par les soldats d’Azov.
Kryvyi Rih m’a impressionnée aujourd’hui, les gens ont donné beaucoup d’argent. Mais il y avait seulement un bouquet pour la chanteuse. Quelle honte.
J’ai quelques photos floues et des vidéos de merde. Heureusement j’ai encore ma mémoire.
Il y a plus de photos de soldats décédés devant le théâtre. Ce n’ est plus une allé, c’est une avenue, un boulevard.
Je suis de toute façon aussi contente de cette soirée, cette rencontre, ces émotions. Maman dit, c’était catharsis.
Je communique mes conditions de paix à Trump, Trump les transmet à Witkoff, puis Witkoff me rapporte les conditions de Trump que je lui ai communiquées, alors je réponds qu’elles ne sont pas suffisantes, et nous accusons tous les deux l’Ukraine de mon refus d’accepter mes propres conditions, et je continue à les attaquer.
« La Russie n’a pas l’intention de combattre les pays européens, mais si l’Europe déclenche une guerre, la Russie est prête dès maintenant. » – Poutine.
Il a également ajouté que l’Europe empêche l’administration Trump d’instaurer la paix et présente des propositions de plan de paix pour l’Ukraine inacceptables pour la Russie.
Une petite vidéo optimiste de nous avec maman. On va voir le concert de Vivienne Mort.
Olga (et sa maman), Viber (texte)
Mardi 2/12, 17h05
Pokrovsk.
Il n’est pas encore confirmé que les forces russes aient pris le contrôle total de Pokrovsk, malgré une présence militaire de plus de 120 jours dans la ville.
Le ministère russe de la Défense a annoncé le 1er décembre que les forces russes s’étaient emparées de Pokrovsk, mais on ignore si les forces ukrainiennes occupent des positions dispersées et limitées au nord de la ville. Le 7e corps de réaction rapide des forces aéroportées ukrainiennes a rapporté le 1er décembre que les forces russes étaient embourbées dans des combats urbains à Pokrovsk, contrairement aux affirmations précédentes des dirigeants militaires et politiques russes selon lesquelles les forces russes encerclaient les forces ukrainiennes à Pokrovsk. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1 décembre, traduction automatique
Les forces ukrainiennes ont utilisé avec succès le drone intercepteur Sting pour abattre, pour la première fois, des drones russes à longue portée à réaction. L’Ukraine intensifie ainsi ses efforts d’innovation technologique pour contrer les campagnes russes de drones et de missiles à longue portée.
Le volontaire ukrainien Serhiy Sternenko a rapporté le 30 novembre que les forces ukrainiennes avaient abattu avec succès, dans la nuit du 29 au 30 novembre, plusieurs drones de combat à longue portée Geran-3 à réaction, grâce au drone intercepteur Sting de fabrication locale. Les drones Geran-3 ont une autonomie de vol plus courte que les drones Geran classiques, mais peuvent atteindre des vitesses plus élevées et déjouer plus facilement les systèmes de défense aérienne.
Le fabricant ukrainien de drones Wild Hornets, qui produit le drone Sting, a indiqué en septembre 2025 que les forces ukrainiennes atteignaient des taux d’interception d’environ 60 à 90 % contre les drones russes Geran-2 et Gerbera classiques. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 novembre, traduction automatique
Lundi 1/12, 5h55
Pokrovsk.
[…] L’effort russe pour s’emparer de Pokrovsk demeure long et coûteux, car les forces russes, optimisées pour la guerre de position, ne peuvent progresser qu’à un rythme lent.
Malgré une occupation de la ville pendant plus de 120 jours, les forces russes continuent d’avancer lentement et n’ont pas réussi à prendre entièrement Pokrovsk. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 novembre, traduction automatique
Lundi 1/12, 5h55
Négos.
Des voix influentes de l’espace informationnel russe continuent d’affirmer que le Kremlin rejettera vraisemblablement un cessez-le-feu ou toute version du plan de paix proposé par les États-Unis, car il considère ces efforts comme insignifiants et comme un obstacle à ses objectifs en Ukraine et dans le monde.
Un blogueur militaire russe de renom a soutenu le 30 novembre que le président russe Vladimir Poutine avait « clairement » indiqué être prêt à atteindre les objectifs de guerre de la Russie par la force ; par conséquent, toutes les négociations de paix depuis celles d’Istanbul en 2022 sont « irréalisables ». Ce blogueur a ajouté que l’engagement de la Russie dans toute négociation de paix repose « uniquement » sur ses progrès sur le champ de bataille, progrès que les forces russes obtiennent au prix de combats prolongés et coûteux. […]
[…] Le Kremlin continue de propager un récit mensonger selon lequel le front et la stabilité politique de l’Ukraine seraient au bord de l’effondrement, dans le but de convaincre l’Occident de capituler face aux exigences russes que la Russie ne peut satisfaire militairement. L’ISW maintient qu’une victoire russe sur le champ de bataille n’est ni imminente ni inévitable et que l’effort de guerre russe présente des vulnérabilités que l’Occident n’a pas exploitées.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré lors d’une émission de la télévision d’État russe diffusée le 30 novembre que les problèmes internes et sur le champ de bataille de l’Ukraine s’aggravaient de jour en jour.
Peskov a également accusé le gouvernement ukrainien de bloquer le processus de négociations de paix, alors même que les délégations ukrainiennes négociaient activement les termes de l’accord de paix proposé par les États-Unis avec leurs homologues américains depuis la publication des informations relatives à cette proposition à la mi-novembre 2025, et notamment le 30 novembre, et qu’elles avaient accepté des conditions que la Russie n’avait pas acceptées.
Les dernières déclarations de Peskov font probablement partie de l’effort cognitif consolidé du Kremlin pour créer un faux sentiment d’urgence concernant la victoire inévitable prétendue de la Russie — et que l’Ukraine et l’Occident devraient donc immédiatement céder aux exigences de la Russie avant que la situation ne s’aggrave pour l’Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 novembre, traduction automatique
Lundi 1/12, 0h05
La farandole du nuc.
International
Il n’est certainement pas le premier à constater avec inquiétude qu’en attaquant l’Ukraine, Vladimir Poutine a porté un coup dur à l’ordre international sur lequel reposait le monde depuis 1945. Pas plus qu’il n’est le seul à pointer le risque que d’autres grandes puissances prennent pour modèle le comportement de Moscou. Mais il est certainement l’un des rares à s’être penché sur ce que le sort de Kyiv pourrait inspirer… aux plus petits États. À en croire Andreas Umland, analyste au sein du Stockholm Centre for Eastern European Studies (SCEEUS) de l’Institut suédois des affaires internationales, les pays les plus faibles et les plus petits de l’échiquier géopolitique pourraient ainsi en venir à la conclusion qu’ils ne peuvent plus compter ni sur le droit, ni sur la solidarité, ni sur les organisations internationales. Et donc en déduire qu’ils devront veiller par eux-mêmes à leur sécurité nationale.
Certes, certains parviendront à rejoindre des alliances militaires susceptibles de les protéger, voire à en former de nouvelles avec de grandes puissances. Mais pour les autres ? « Dans le pire des cas, nous pourrions assister à une ère de prolifération sans précédent des armes de destruction massive ». […]
L’Express, « Le monde est au bord d’une prolifération nucléaire sans précédent » : le scénario choc d’Andreas Umland
Niger
Le régime militaire du Niger a annoncé dimanche 30 novembre au soir mettre sur le marché international l’uranium produit par la Somaïr, filiale du géant français Orano nationalisée par Niamey en juin. La Somaïr, Société des mines de l’Aïr, était détenue à 63,4 % par Orano et à 36,6 % par l’Etat du Niger. Orano en a perdu le contrôle opérationnel. […]
Le Monde, Le Niger va mettre son uranium sur le marché international, actant définitivement la rupture avec le groupe français Orano
EAU
Un désert, quatre réacteurs, et une ambition dévorante : celle de devenir un pilier mondial de l’énergie propre. Bienvenue à Barakah, la première centrale nucléaire du monde arabe, nichée sur la côte ouest des Émirats arabes unis !
C’est ici, entre sable et béton, que le groupe français Framatome vient d’acheminer un morceau de son expertise : des assemblages combustibles tout neufs, fabriqués dans son usine de Richland, aux États-Unis.
Ils ont été conçus comme des bijoux d’ingénierie. Ces assemblages combustibles précurseurs sont des prototypes de crayons de combustible nucléaire conçus spécifiquement pour la centrale de Barakah. Ils servent à tester et valider en conditions réelles la performance, la sûreté et la compatibilité du combustible avant une utilisation commerciale à grande échelle. […]
Média24, Le géant français de l’énergie atomique exporte son savoir-faire dans la première centrale nucléaire du Moyen-Orient : Barakah
Chine
La Chine vient de lancer la construction d’un nouveau projet maritime et ne fait pas dans la demi-mesure. Il s’agit d’une gigantesque île flottante, conçue pour résister aux explosions nucléaires, selon le South China Morning Post (SCMP). Une installation pour une résidence à long terme, adaptée à toutes les conditions météorologiques.
Cette île de 78 000 tonnes doit pouvoir accueillir 238 résidents pour des durées atteignant quatre mois, et ce sans avoir besoin de réapprovisionnement. Selon le journal chinois, la construction est prévue pour des missions scientifiques. Et pourtant, elle résiste aux explosions nucléaires.
[…] Sa double coque lui permet de naviguer avec des vagues de six à neuf mètres et de résister à des typhons avec des vents pouvant atteindre 220 km/h. Selon le SCMP, « cette installation sera capable de projeter une puissance sans précédent à travers les océans contestés lorsqu’elle entrera en service en 2028 ». Si vous aviez un doute sur la nature scientifique de cette installation, cette affirmation est assez révélatrice.
[…] Elle devrait fonctionner, entre autres, dans « des zones maritimes disputées comme la mer de Chine Mer de Chine La Mer de Chine, étendue d’eau stratégique en Asie de l’Est, joue un rôle central dans l’histoire, la géopolitique et l’économie de la région. C’est une mer aux multiples facettes, avec des eaux rich… Lire la suite méridionale ». Une zone qui inclut, comme par hasard, Taïwan. De là à suspecter la Chine de préparer une base logistique pour une invasion de Taïwan, il n’y a qu’un pas…
Futura Sciences, La Chine dévoile une île flottante « scientifique » et blindée contre le nucléaire : son usage réel intrigue
Japon
Tokyo Electric Power Company (TEPCO) pourrait relancer dès janvier une unité de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande au monde en capacité installée. Cette reprise dépend d’un vote de l’assemblée préfectorale de Niigata, prévu lors de sa session ordinaire débutant le 2 décembre.
La relance envisagée concerne l’unité 6, l’une des deux plus grandes unités de la centrale située dans le nord-ouest du Japon. Selon les déclarations du directeur de la centrale, Takeyuki Inagaki, si l’assemblée donne son accord avant la fin de l’année, TEPCO pourra soumettre une demande de confirmation préalable d’utilisation auprès de la Commission de réglementation nucléaire (Nuclear Regulation Authority, NRA). Cette procédure prend généralement entre trois et quatre semaines.
Il s’agirait de la première réactivation d’une centrale exploitée par TEPCO depuis l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi en 2011, qui avait conduit à l’arrêt complet de l’ensemble du parc nucléaire de l’entreprise. TEPCO continue de verser des indemnisations liées à cette catastrophe. […]
Energy News, TEPCO pourrait relancer la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa dès janvier