Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
FIRMS & dépôts de césium 137 au sol (Atlas européen), Google Earth, capture d’écran
Mercredi 31/7, 22h30
F16.
Le 30 juillet, une vidéo montant un F-16 censé voler en Ukraine a été diffusée sur les réseaux sociaux. Était-elle authentique ? Toujours est-il que, vingt-quatre heures plus tard, l’agence Bloomberg a révélé que les premiers avions venaient d’être remis à la force aérienne ukrainienne. Cette information a été confirmée par l’Associated Press. A priori, il serait question de seulement six appareils, ce qui, pour le moment, est insuffisant pour permettre à l’Ukraine de contester la supériorité aérienne russe.
[…] lors d’un entretien donné en juin à Radio Svoboda [filiale de Radio Free Europe], le chef de la force aérienne ukrainienne, le général Sergiy Golubtsov, avait expliqué tous les avions promis n’avaient pas forcément vocation à rejoindre l’Ukraine.
« Certains de ces appareils resteront dans les centres où sont formés nos pilotes et notre personnel aéronautique. Ce seront des avions ukrainiens qui serviront à former nos propres pilotes », avait-il confié. D’autres doivent être stockés dans des « bases aériennes sécurisées, hors de l’Ukraine, afin qu’ils ne soient pas ciblés. Ils constitueront une réserve pour remplacer les avions défectueux », avait-il ajouté.
Le principal défi que doit relever la force aérienne ukrainienne pour utiliser ses F-16 sur son sol sera de protéger les bases aériennes où ils seront affectés.
Mercredi 31/7, 21h30
Volodymyr Zelensky, président ukrainien, à Rivne, en Ukraine, le 30 juillet 2024. SAMUEL GRATACAP POUR « LE MONDE »
[…] Volodymyr Zelensky évoque la situation sur le front, qu’il juge « difficile », et l’issue possible de la guerre, dans un entretien accordé au Monde, à Libération, à L’Equipe et à l’Agence France-Presse, lors d’un déplacement à Rivne, dans le nord-ouest du pays.
[…] Quinze athlètes russes et dix-huit Biélorusses ont été autorisés par le Comité international olympique à participer sous bannière neutre. Etes-vous satisfait de cette décision ?
[…] Si nous voulons combattre la tyrannie, l’autoritarisme, alors nous devons agir très concrètement. Inutile d’imposer des demi-sanctions. Inutile de jouer au populisme. Excusez-moi, mais les Russes ont tué 488 athlètes et entraîneurs ukrainiens pendant la guerre. Regardez cette bannière neutre. Qu’on y ajoute donc des taches de sang. Et là, ils pourront concourir. Car c’est ce qu’ils méritent.
Les Russes continuent d’avancer dans l’est de l’Ukraine. Pourquoi gagnent-ils du terrain ?
[…] Nous avons préparé quatorze brigades, ce n’est plus un secret. […] Si, sur quatorze brigades, seules trois sont équipées, peut-on arrêter les Russes ? Nous sommes très reconnaissants pour l’aide qui a été votée [par les alliés de l’Ukraine], pour tous ces milliards. Mais comment effectuer une rotation si les brigades sont vides ?
La deuxième raison, et c’est un fait que nous devons accepter, c’est que les Russes ont peur de reculer. S’ils reculent, ils sont tués. C’est la vérité absolue. Nous ne pourrons jamais nous permettre cela, jamais.
[…] La troisième raison, c’est l’impossibilité d’utiliser les armes [livrées par les Occidentaux] de la manière que nous estimons nécessaire. Le fait de ne pouvoir utiliser toutes nos armes pour stopper l’ennemi est un défi de taille. Que feriez-vous à notre place ?
Les forces armées russes déploient actuellement d’importants moyens pour s’emparer de l’ensemble de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine…
C’est difficile sur tout le front de l’Est. Depuis que les Russes ont échoué à prendre Kharkiv – et nous comprenons qu’ils n’y arriveront pas –, leur objectif principal a changé. Le front sur lequel ils concentrent leurs efforts, c’est bien entendu l’Est dans son ensemble, Sloviansk, mais aussi la ville de Pokrovsk. Ils veulent aussi Kostiantynivka, Toretsk, ils espèrent pouvoir prendre Sloviansk, mais, pour l’heure, ce ne sont que des plans.
[…] Pensez-vous que la nouvelle loi sur la mobilisation suffira à stabiliser la situation ?
L’âge minimum a été abaissé. Le commandement militaire me dit que le rythme de la mobilisation s’est accru. Il manque des hommes sur le champ de bataille, car [la relève] est toujours en formation. Nous ne sommes pas des Russes. Chez eux, certains soldats n’ont eu que sept jours de formation avant d’être envoyés au front. Chez nous, les gars doivent rester en formation au moins deux mois.
Nous devons faire preuve d’intelligence et faire tout notre possible pour préserver la vie de nos soldats. Depuis trois ou quatre semaines, ils perdent mille hommes par jour, mille morts et blessés. Ils sont fous. Poutine a perdu la raison. Comment peut-on tuer mille de ses hommes tous les jours ? C’est pourquoi il ne faut pas chercher du côté de la quantité. […]
Vous êtes père d’un jeune garçon, maintenant adolescent. Que diriez-vous à un jeune Ukrainien qui a peur d’être mobilisé, d’aller se battre ?
Nous avons un devoir. Nous devons défendre notre pays. L’objectif de Poutine, c’est de tous nous détruire. Nous vivons un moment décisif de notre histoire. Je ne le dis pas avec pathos, je ne le dis ni pour les livres ni pour la mémoire, je le dis pour que nous puissions survivre. L’Ukraine se bat pour sa survie. Si le monde tout entier pensait comme nous, je suis certain que nous les aurions déjà arrêtés.
Tout le système russe est basé sur les ressources énergétiques, absolument tout. Il ne survivra pas sans. Poutine a peur de son peuple et l’a dit à plusieurs reprises. C’est pourquoi il faut faire en sorte que le peuple comprenne ce qu’est la guerre. Il faut que les Russes soient isolés du reste du monde. Ils doivent comprendre que leur économie s’effondre, que leurs affaires ne se développent pas. Ils mangeront d’abord tout ce qu’il leur restera en Russie, puis ils se mangeront les uns les autres.
[…] Quelles mesures votre administration prend-elle pour se préparer à un éventuel retour de Donald Trump à la Maison Blanche ?
[…] l existe des risques impossibles à prévoir. […] Je pense que nous conserverons une majorité au Congrès en ce qui concerne le soutien à l’Ukraine.
Qu’attendez-vous de la Chine ?
Si la Chine le veut, elle pourra contraindre la Russie à arrêter cette guerre. J’aimerais qu’elle ne fasse pas un travail de médiation. J’aimerais qu’elle fasse pression sur la Russie, pour mettre un terme à cette guerre. Tout comme les Etats-Unis font pression. Tout comme l’Union européenne fait pression. Et plus le pays a de l’influence, plus il doit faire pression sur la Russie. En temps de guerre, quand il y a un agresseur, il ne faut pas se positionner en tant que médiateur.
[…] Réfléchissez-vous à la possibilité de céder des territoires ?
Vous devez comprendre que toute question portant sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine ne peut être résolue par un président, par une seule personne, ou par tous les présidents du monde, sans le peuple ukrainien. C’est impossible. Cela va à l’encontre de la Constitution de l’Ukraine. Et c’est pourquoi cette question nous concerne exclusivement, nous.
[…] l’Ukraine ne renoncera jamais à ses territoires. Le pouvoir n’a pas le droit officiellement de renoncer à ses territoires.Pour cela, il faut que le peuple ukrainien le souhaite. […] Je vais vous le dire en toute franchise, ce n’est pas la meilleure option, car nous avons affaire à Poutine et, pour lui, ce sera bien évidemment une victoire, s’il récupère une partie de nos territoires. Mais même plus tard, si le conflit est gelé, il peut revenir et le faire. C’est pourquoi cette question est très, très, difficile. […]
Le Monde, Thomas d’Istria (Kiev, correspondant), traduit de l’ukrainien par Louise Henry, Volodymyr Zelensky : renoncer à des territoires ukrainiens est « une question très, très difficile »
Mercredi 31/7, 11h20
Comment ça se passe.
Les 24 et 30 juillet, la 79e brigade d’assaut aérienne distincte des forces armées ukrainiennes a publié deux vidéos qui montreraient des attaques russes en direction de Kurakhovsky, dans la région de Donetsk. Dans ces attaques, les Russes ont perdu 33 pièces d’équipement, ainsi qu’environ 150 soldats tués et blessés, affirme l’armée ukrainienne.
Premier assaut. Les Russes ont lancé l’offensive en plusieurs colonnes, utilisant 11 chars, 45 véhicules de combat d’infanterie, 1 véhicule de soutien de char Terminator et 12 motos – que l’armée russe utilise pour atteindre rapidement les positions ukrainiennes, en contournant la zone de bombardement. Selon la 79e brigade des forces armées ukrainiennes, les colonnes ont été attaquées par de l’artillerie, des drones et des équipes antichar, et une partie du matériel a explosé par des mines. Les pertes déclarées des Russes sont de 6 chars, 7 véhicules de combat d’infanterie, les 12 motos, 40 morts et 37 blessés. La vidéo publiée montre sept unités d’équipement concernées. À la suite de la bataille, les Russes se retirèrent.
Les forces armées ukrainiennes ont arrêté l’ennemi près du village de Konstantinovka, au sud de Marinka occupée et à environ 15 km au sud-est de Kurakhovo, a écrit l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW). L’assaut a été mené par un bataillon mécanisé renforcé ; les Russes n’ont plus utilisé de telles ressources dans la région de Donetsk depuis mars de cette année.
Deuxième agression. Elle était tout aussi massive que la première : la 79e brigade affirme que les Russes ont lancé au combat 10 chars, 47 véhicules de combat d’infanterie, 10 motos et 1 buggy. Les forces armées ukrainiennes ont repoussé l’attaque, l’ennemi a perdu 8 chars, 12 véhicules de combat d’infanterie, 9 motos et buggys, ainsi que 36 personnes tuées et 32 blessées.
Le deuxième assaut s’est déroulé au nord du premier, dans la région de Georgievka, écrit l’ancien expert militaire américain Chuck Pfarrer. L’ancien officier et analyste de l’armée israélienne Yigal Levin souligne le grand nombre de chars perdus par les Russes ; il l’attribue au travail efficace des sapeurs ukrainiens. La chaîne Z «Military Informant» a récemment écrit que dans un autre endroit dans la direction de Kurakhovsky, près de Krasnohorivka, les Ukrainiens ont récemment miné à distance les voies d’approche de l’équipement russe et, lorsqu’il a explosé, ils l’ont achevé avec des drones.
[…] La ville de Kurakhovo est une zone de défense clé des forces armées ukrainiennes, a expliqué à Important Stories un analyste militaire russe qui a requis l’anonymat. « Si vous le prenez, dans cette section, les forces armées russes contourneront la ligne des petites villes du sud. Au-delà du réservoir Kurakhovsky se trouve la steppe », dit-il. Ainsi, si les Russes prennent Kurakhovo, ils pourront développer une offensive vers l’ouest ou se tourner vers le nord, vers Pokrovsk. Apparemment, Kurakhovo et Pokrovsk sont désormais les deux principales directions de l’offensive russe, estime l’expert : « Les enjeux sont élevés. Vous pouvez faire tomber tout le front. Dans le même temps, les Russes ne parviendront probablement pas à prendre Kourakhovo rapidement. […]
iStories, La Russie a mené sa plus grande tentative d’assaut depuis mars et a subi de lourdes pertes, traduction automatique
La situation près de Kurakhovo, carte : Deep State
Mercredi 31/7, 11h05
Iran.
Charlie Hebdo : Ça veut dire quoi « deux semaines pour produire la matière fissile », comme l’a dit Blinken au sujet du programme nucléaire iranien ?
Il y a plusieurs étapes nécessaires pour concevoir une arme nucléaire fonctionnelle. Et la première première consiste à accumuler assez de matière « fissile » [de la matière dot le noyau atomique peut subir une fission nucléaire, N.D.L.R.]. On parle de « break out time », c’est-à-dire le temps nécessaire pour acquérir assez d’uranium enrichi à 90% si l’Iran en prenait la décision. Pour l’instant, l’Iran se limite à un uranium enrichi à 60%. Mais s’ils décidaient de passer à 90% [soit l’enrichissement nécessaire à la confection d’une arme nucléaire, N.D.L.R.], il leur faudrait donc deux semaines.
Mais ce n’est pas nouveau. C’est une information qu’on lit déjà dans des rapports de think tanks indépendants, notamment américains, depuis plusieurs années. Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils ont la capacité de fabriquer une arme nucléaire, car ce n’est qu’une des étapes nécessaires.
Pourquoi le gouvernement américain communique-t-il une information qui a plus de deux ans ?
Antony Blinken était interrogé à ce sujet lors d’un forum sur les questions stratégiques à Aspen, aux États-Unis : il n’a pas présenté cette information comme un fait inédit. Cependant, sa parole a plus de poids qu’un rapport de think tank américain. Il peut aussi s’agir d’un moyen de réintéresser la presse et le grand public au nucléaire iranien.
[…] Si les Iraniens entendaient aller jusqu’au bout et obtenir leur arme nucléaire, quelles sont les étapes qui suivent ce « break out time » ?
Le « break out time » est surtout une notion médiatique et pédagogique. Une fois qu’on dispose de la matière fissile il y tout un processus, l’arsenalisation qui s’enclenche, notamment et la miniaturisation de la charge. Une simple accumulation d’uranium enrichi suffit pour concevoir un dispositif explosif, mais du temps et des étapes supplémentaires sont nécessaires pour développer une arme fonctionnelle. Il faut fabriquer des gaz supplémentaires, faire des tests de missiles balistiques… Beaucoup d’étapes qui pourraient être ralenties, notamment par la pression de la communauté internationale.
[…] Au fond, l’Iran cherche-t-elle vraiment à faire aboutir son programme nucléaire ?
Pas pour l’instant. L’Iran a tous les avantages de l’arme nucléaire, mais sans les inconvénients. Le pays joue avec cette possibilité de franchir le seuil nucléaire pour sanctuariser son territoire. Après l’attaque de l’Iran sur Israël le 13 avril dernier, les Israéliens aurait pu répliquer beaucoup plus fort. Ils ont pourtant choisi de frapper une cible iranienne symbolique et précise, sans pénétrer l’espace aérien iranien. Cela démontre bien que l’Iran dispose d’une certaine force de dissuasion, notamment liée à son programme nucléaire à un état avancé, ses missiles balistiques et son influence régionale
Pour autant, si le programme nucléaire aboutit, l’Iran sait qu’elle peut s’attendre à des actions d’Israël et des États Unis. Et ils n’ont pas envie de devenir la nouvelle Corée du Nord. Ils sont donc très satisfaits de l’état actuel de leur programme.
Il y a tout de même des points de bascule qui pourraient provoquer une avancée du programme. Le plus important serait lors de la transition entre Khamenei et son successeur. Le régime, que l’on sait paranoïaque, pourrait se sentir menacé par des ingérences extérieures lors de cette transition et croire qu’un État est à l’origine de manifestations dans le pays. On peut alors imaginer que les gardiens de la révolution les plus extrêmes prennent le pouvoir et accélèrent le processus d’obtention de la bombe atomique. Pour sanctuariser le régime, à l’instar de la Corée du Nord. […]
IFRI, Entretien. « L’Iran a tous les avantages de l’arme nucléaire, mais sans les inconvénients » : Héloïse FAYET, interviewée par Yovan Simovic pour Charlie Hebdo.
[Sanctuariser un régime]
Mercredi 31/7, 11h00
La farandole du nuc (français).
[…] EDF qui croule sous une dette de 54,2 milliards d’euros, a dévoilé ses résultats financiers positifs pour le premier semestre 2024 : +21 % par rapport à 2023, affichant ainsi un bénéfice net de 7 milliards d’euros. Toutefois, comme l’a indiqué Luc Rémont, cette rentabilité risque d’être de courte durée. EDF prévoit en effet des bénéfices moindres pour le second semestre de 2024 en raison de la baisse du prix de l’électricité sur les marchés.
[…] Luc Rémont, PDG d’EDF, a profité de la présentation des résultats du groupe pour révéler sa nouvelle stratégie : Ambition 2035. Cette dernière sera structurée autour de quatre axes : fidélisation des clients, production d’énergie bas-carbone, modernisation des infrastructures et flexibilité du réseau.
[…] EDF ambitionne de réduire le délai de construction de ses réacteurs EPR2 à 70 mois, soit un peu moins de six ans. Initialement, le groupe prévoyait une livraison comprise entre sept et neuf ans pour ses premiers réacteurs, comme le précisent nos confrères d’Euractiv. À titre de comparaison, la Chine a réussi à construire ses cinq derniers réacteurs en cinq à sept ans, rappellent nos confrères.
Pour tenir ses objectifs, EDF a annoncé son intention de simplifier les plans de conception de ses réacteurs EPR2, plans qui devaient initialement être livrés à l’automne 2023 et qui doivent encore être validés avant qu’EDF et le gouvernement ne puissent conclure un plan de financement. Un premier retard qui n’augure rien de bon, même si EDF a assuré que celui-ci ne remettait pas en question la date de lancement de ses chantiers. En témoigne l’EPR de Flamanville, mis en service en mai 2024, soit 17 ans plus tard que sa date de livraison initiale et avec un dépassement budgétaire de 16 milliards d’euros…
L’Energeek, EDF veut construire des EPR2 plus vite que les Chinois.
La canicule a des conséquences directes sur le fonctionnement de la centrale nucléaire de Golfech. En effet, depuis ce lundi 29 juillet au soir, décision a été prise de stopper totalement la production du réacteur n° 2 afin de ne pas augmenter la température de l’eau de la Garonne dont le débit faiblit déjà. Le site nucléaire du Tarn-et-Garonne, qui puise dans le fleuve avant d’y rejeter l’eau en aval, est soumis à une réglementation, datée du 18 septembre 2006, qui prévoit des seuils clairs. […]
La Dépêche, Un réacteur nucléaire de la centrale de Golfech mis à l’arrêt à cause de la chaleur
Des ordinateurs ont été volés le week-end dernier chez un sous-traitant d’EDF à Marseille, spécialisé dans le nucléaire, a indiqué ce mardi 30 juillet l’énergéticien, confirmant des informations de France 3 et du Figaro. Un porte-parole d’EDF a assuré qu’après des «investigations», il était en mesure d’affirmer qu’il «n’y avait pas de données sensibles dans les ordinateurs volés».
Une source proche du dossier a, au contraire, affirmé à l’AFP que ces ordinateurs contenaient bien des «données sensibles», sans préciser lesquelles. Le vol a eu lieu ce week-end, sans effraction, dans des locaux d’Endel, sous-traitant chargé de la maintenance de pièces utilisées dans les centrales nucléaires, dans le VIIIe arrondissement de Marseille. Il n’a pu être constaté que lundi dans la matinée. […]
Libération, Des ordinateurs volés chez un sous-traitant d’EDF
Mardi 30/7, 20h40
Pendant ce temps…
C’est une nouvelle alarmante sur le front du climat. Les puits de carbone terrestres, composés des forêts et des sols, ont massivement chuté en 2023. Ils n’ont que très peu capté de CO2, sous l’effet de gigantesques incendies et de sécheresses longues et répétées. De quoi provoquer un emballement du climat si un tel déclin se poursuivait. Ces résultats, issus des travaux d’une équipe d’une quinzaine de chercheurs, ont été présentés lundi 29 juillet lors d’une conférence internationale sur le cycle du carbone organisée au Brésil. Ilsavaient été publiés le 17 juillet en preprint – c’est-à-dire qu’ils n’ont pas encore été revus par leurs pairs.
Le climatologue Philippe Ciais, l’un des auteurs de l’étude, ne masque pas sa grande inquiétude. « Si cet effondrement se reproduisait dans les prochaines années, nous risquons d’observer une augmentation rapide du CO2 et du changement climatique au-delà de ce que prévoient les modèles », prévient le directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. […]
Le Monde, Les puits de carbone terrestres se sont effondrés en 2023
Mardi 30/7, 14h20
Le marteleur.
Une vraie saloperie. Développée dans les années 1970 par l’Union soviétique, la NVU Okhota (ou NVU «chasse») est désormais utilisée par la Russie en Ukraine. Elle combine jusqu’à cinq mines antipersonnel, disposées à différents endroits, avec un détecteur central afin de constituer un piège mortel. Jusqu’à récemment, elle était considérée comme impossible à désamorcer. Mais l’Ukraine vient de trouver une solution qui rappelle fortement le «marteleur», un artefact de la saga de science-fiction Dune qui génère des vibrations pour tromper les sens des monstrueux vers des sables, explique le magazine économique américain Forbes.
La NVU Okhota inclut notamment des mines antipersonnel soviétiques «bondissantes»OZM-72 (dites «grenouilles») qui projettent verticalement une grenade à la hauteur de la ceinture d’un soldat, laquelle explose en projetant des shrapnels dans un rayon de 25 mètres. L’attelage peut également inclure des MON-50, imitations made in USSR de la célèbre M18A1 Claymore américaine, et des POMZ-2 posées sur des tiges.
Ces multiples mines sont connectées à un capteur sismique de 4,5 kilos, de la taille d’une «lunch box». Celui-ci déclenche la mine la plus proche lorsqu’il détecte des vibrations correspondant à des mouvements d’humains –qu’ils marchent, courent ou rampent– à moins de 90 mètres. Mais c’est après la première explosion que les choses se corsent vraiment.
«Cette mine peut exploser cinq fois, explique un site internet russe cité par Forbes. Lorsque les premiers soldats sont blessés, leurs camarades et les infirmiers croient qu’il s’agit d’une explosion normale et se précipitent pour les défendre, déclenchant la deuxième mine. Les tentatives des blessés pour se mettre en sécurité déclenchent une troisième mine.» Jusqu’à cinq explosions peuvent ainsi être déclenchées.
La parade ukrainienne se nommerait «Artemida» –translittération ukrainienne de la déesse grecque de la chasse, Artémis. Selon le blogueur militaire russe «Combat Engineer», suivi par 58.000 personnes sur Telegram, il s’agit d’un cylindre métallique terminé par une pointe, largué depuis un drone. Déposé à proximité d’une NVU Okhota, il déclenche des vibrations imitant des déplacements humains, bernant le capteur sismique qui déclenche alors l’explosion des mines les unes après les autres.
[…] Le principe n’est pas sans rappeler le «marteleur» imaginé par Frank Herbert dans l’épopée de science-fiction Dune. Cette machine frappe le sable à intervalles réguliers pour imiter des pas humains et ainsi attirer les gigantesques vers des sables (Shai-Hulud).
[…] La Russie affirme sa mine POM-3 est suffisamment intelligente pour distinguer les pas des civils de ceux des militaires (ce qui reste à démontrer). Et si les capteurs des mines russes deviennent plus difficiles à tromper, l’Artemis pourra utiliser à son tour l’IA pour générer des vibrations plus réalistes. Une énième itération de la bataille entre la masse russe et l’innovation ukrainienne.
Korii, L’Ukraine utilise le marteleur de «Dune» contre des mines russes réputées impossibles à désamorcer
La récente décision de la Hongrie d’assouplir ses conditions d’entrée pour les Russes et les Biélorusses augmentera le risque d’espionnage et créera des problèmes de sécurité nationale, a déclaré le Financial Times (FT) le 30 juillet, citant une lettre de Manfred Weber, président du Parti populaire européen. Le Parti populaire européen est le plus grand parti au Parlement européen.
Plus tôt en juillet, diverses sources médiatiques ont rapporté que la Hongrie avait discrètement modifié les règles de son programme de carte nationale pour permettre aux citoyens russes et biélorusses d’entrer dans le pays dans le cadre d’un processus simplifié d’obtention de visa qui supprime les contrôles de sécurité renforcés et autres restrictions.
Le journal Redaktions Netzwerk Deutschland (RND) a rapporté qu’il n’existe pas de processus de contrôle spécial au niveau européen pour les détenteurs de cartes nationales, ce qui a suscité des inquiétudes parmi les pays voisins de la Hongrie. Au printemps, le gouvernement hongrois a annoncé qu’il attendait environ 65 000 travailleurs invités, a rapporté RND.
Selon la lettre de Weber, l’élargissement du programme hongrois d’éligibilité aux visas est « discutable » et pourrait « créer de graves failles pour les activités d’espionnage et permettre potentiellement à un grand nombre de Russes d’entrer en Hongrie avec une supervision minimale, posant ainsi un risque sérieux pour la sécurité nationale ». […]
The Kyiv Independent, La décision de la Hongrie d’assouplir les restrictions de visa pour les Russes augmente le risque d’espionnage, selon le principal parti européen, traduction automatique
Lundi 29/7, 21h10
Olga, Viber
Lundi 29/7, 21h00
Guerre Froide 2.0
Le président russe, Vladimir Poutine, a menacé dimanche de relancer la production d’armes nucléaires à portée intermédiaire, si les Etats-Unis confirment leur intention de déployer des missiles en Allemagne ou ailleurs en Europe. « Si les Etats-Unis mettent en œuvre de tels plans, nous nous considérerons comme libérés du moratoire unilatéral adopté précédemment sur le déploiement de capacités de frappe à moyenne et courte portée », a-t-il déclaré, lors d’un discours à Saint-Pétersbourg. « Nous prendrons des mesures de réplique pour les déployer, en tenant compte des actions des Etats-Unis, de leurs satellites en Europe et dans d’autres régions du monde », a averti M. Poutine.
Ce type d’armement, d’une portée allant de 500 à 5 500 kilomètres, faisait jadis l’objet d’un traité de limitation entre Washington et Moscou, le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), signé du temps de l’URSS. La Russie et les Etats-Unis se sont depuis retirés en 2019, chacun accusant l’autre de ne plus en respecter les dispositions.
Les menaces de Moscou n’impressionnent par Berlin : « Pour être clair, on ne se laissera pas intimider par de telles déclarations », a déclaré lors d’une conférence de presse lundi à Berlin un porte-parole du ministère des affaires étrangères, Sebastian Fischer, interrogé sur ces déclarations. « Ce type de missiles, interdits par le traité FNI, ont déjà été développés et déployés depuis longtemps – la Russie a donc violé le traité FNI et ce que nous planifions maintenant est la réponse à cette situation », a assuré M. Fischer. […]
Le village d’Horodiste, dans le nord du pays des Balkans, organise un camp d’été pour les enfants et leurs mères déplacés par la guerre, qui traversent la frontière pour souffler, avant de retourner en Ukraine.
Alina Nishnik s’était presque habituée aux effets de la guerre sur son quotidien. Aux sirènes d’alarme, aux coupures d’électricité, à «l’angoisse omniprésente» qui règne à Odessa. «Je me suis rendu compte que je n’y prêtais plus attention», confie la jeune ukrainienne. Une accoutumance qu’elle sait néfaste pour sa santé mentale et pour celle de Kira, sa fille de 5 ans. Alors quand elle a eu l’opportunité de venir en Moldavie pour les vacances, Alina a fait ses valises. «Ici, on se sent tranquilles et en sécurité», affirme-t-elle.
L’ancienne école du village d’Horodiste surplombe une colline aux jardins arborés. Pendant dix ans, Thierry Ernst et Tatiana Pagu ont réhabilité le bâtiment avec l’objectif d’y accueillir des enfants dans le besoin. Dès le début de l’invasion russe, leur association, Vent d’Est, s’est impliquée pour venir en aide aux Ukrainiens. «Quand la guerre a éclaté, toute la Moldavie s’est mobilisée pour les aider, raconte Tatiana Pagu, originaire de Chisinau. Beaucoup de gens ont pris leur voiture et sont allés à la frontière pour accueillir les réfugiés, beaucoup ont ouvert les portes de leurs maisons.» Début 2022, plus d’un million d’Ukrainiens se sont réfugiés en Moldavie, petit pays de 2,3 millions d’habitants niché entre l’Ukraine et la Roumanie. «C’était triste et douloureux, mais j’ai été fière de mon peuple, j’ai senti une solidarité», se félicite-t-elle. […]
Libération, En Moldavie, les enfants ukrainiens à la recherche d’un été «normal»
Dimanche 28/7, 21h20
C’est dimanche.
Des chercheurs sont récemment parvenus à produire l’élément 116, baptisé Livermorium, en utilisant un procédé impliquant le titane 50. Pour cela, ils ont créé un faisceau d’atomes de titane chargés qu’ils ont ensuite précipité sur une cible de plutonium afin de l’introduire dans un accélérateur de particules. Cette expérience constitue un grand pas vers l’insaisissable « îlot de stabilité » et la synthèse potentielle de l’élément 120, l’Unbinilium. Ce nouvel atome, comportant 120 protons, deviendrait ainsi l’élément le plus lourd [du tableau périodique]. […]
Trust my science [ou pas], Un nouvel élément (120), l’Unbinilium, pourrait bientôt figurer dans le tableau périodique des éléments
Dimanche 28/7, 21h15
C’est dimanche.
J’ai rêvé que Putler le dévoreur était mort, affamé : dans un coeur ouvert, il n’y a rien à voler.
Samedi 27/7, 13h35
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
[…] L’aide militaire des alliés à l’Ukraine est insuffisante pour renverser le front, et aucun d’entre eux ne passera en « économie de guerre » parce que tout simplement ils ne sont pas en guerre, contrairement à la Russie qui mobilise une partie de son économie pour alimenter ce conflit particulièrement meurtrier et destructeur.
Les États-Unis, nation militairement la plus puissante parmi les alliés de l’Ukraine, sont « restreints » par la perspective des présidentielles. Même si un vent nouveau souffle sur les élections avec l’entrée en lice de Kamala Harris face à une calamité qui se croyait protégé par Dieu, mais qui manifestement ne l’est pas contre une femme.
[…] Les Américains, depuis l’échec de la contre-offensive ukrainienne en 2023, craignent un scénario de type coréen avec un conflit sans fin, qui finirait gelé par une ligne de démarcation sans être réglé pour autant.
[…] Avec un courage indéniable et un esprit de résistance remarquable, les Ukrainiens ne sont pas moins conscients que leur situation est difficile et qu’ils disposent de peu d’issues à ce conflit après l’échec de leur contre-offensive de 2023, il y a tout juste un an.
L’armée russe a repris le « lead » depuis octobre dernier et progresse en particulier dans la région de Donetsk au centre du front. Depuis la « dissolution » par Poutine de l’ancienne équipe du ministère de la défense russe, leur stratégie a évolué vers une « concentration des efforts » (un des principes essentiels de la guerre) sur le Donbass, dont la conquête est manifestement devenue leur objectif prioritaire.
Pour avancer (un peu) dans le Donbass, l’armée russe supporte des pertes disproportionnées, des milliers d’hommes (les services de renseignement britannique ont estimé des pics à plus de 1,000 soldats « russes » tués par jour) et des centaines de véhicules (plus qu’ils ne peuvent en produire) les obligeant à déstocker du matériel hors d’âge (comme des chars T62 qui datent des années 60), voire des véhicules civils qui n’offrent aucune protection dans ces batailles acharnées.
[…] De fait, le « maître du Kremlin », en se concentrant sur le Donbass, semble renoncer à son ambition initiale de soumettre l’Ukraine dans sa globalité. Son armée a échoué à remporter un tel objectif et n’en a plus les moyens aujourd’hui, tout juste peut-elle espérer envahir une partie du Donbass (10% de l’Ukraine) au prix de pertes considérables et difficilement supportables dans la durée.
Contrairement aux apparences, la Russie « souffre » aussi de cette guerre, qui n’a aucune utilité réelle dans l’esprit de sa population, mais dont les répercussions sont sensibles : « l’effort de guerre » se concrétise en pertes considérables, humaines et économiques – notamment l’inflation – dans un pays qui ne brillait déjà pas par sa prospérité.
Pour la Russie, il s’agit clairement de conquérir le Donbass sur lequel elle concentre tous ses efforts. Elle pourrait négocier alors le retrait des autres territoires en contrepartie de la reconnaissance internationale que la Crimée et le Donbass font partie de leur « empire ». Cela permettrait à Poutine de revendiquer une victoire, même si elle était sans comparaison avec son objectif initial et disproportionnée en termes de coût pour son pays. Le maître du Kremlin pourrait aussi en faire une démonstration de son « humanité », en stoppant cette guerre « pour éviter de souffrances supplémentaires », mais à condition d’avoir suffisamment obtenu pour masquer son échec global.
[…] Probablement que le point de fragilité pour la Russie, son talon d’Achille dans cette guerre qu’elle a déclenchée, est constituée par la péninsule de Crimée.
Nul besoin de l’envahir par voie terrestre, il suffirait de la tenir sous la menace de bombardements réguliers – comme la Russie a d’ailleurs procédé avec toute l’Ukraine – pour créer un mouvement de panique, en particulier dans cette saison estivale où de nombreux touristes russes profitent en famille des bords de la mer Noire.
[…] Les avions F16 ont trois avantages importants pour les Ukrainiens.
[…] ils peuvent aveugler la plus grande partie des défenses anti-aériennes que les Russes ont déployé en surdensité pour « protéger » cette péninsule de Crimée qu’ils se sont appropriés. Sans parapluie sol-air, tout le territoire de la Crimée se trouverait exposé à des frappes de destruction meurtrières menées par les Ukrainiens avec l’armement de moyenne portée (ATACMS, SCALP, STORM SHADOW) livré par leurs alliés…
[…] pouvoir multiplier des frappes aériennes de moyenne distance, une fois l’artillerie sol-air russe neutralisée […] En l’absence de ce dôme de protection, des vagues de bombardements contre la Crimée déclencheraient des mouvements de panique de la population et des touristes russes que les réseaux sociaux relaieraient en les démultipliant, sans que le FSB de Poutine ne puisse les en empêcher.
[…] ces chasseurs pourront empêcher les bombardiers russes de s’approcher à moins de 50 km de la ligne de front et de tirer leurs redoutables bombes planantes (de 500 kg à 3 tonnes) qui font des dégâts considérables contre toute position défensive fixe de l’Ukraine, empêchant ces derniers de tenir une ligne « ferme ».
[…] le pont de Kertch (dit pont Poutine) ne présenterait plus qu’un intérêt réduit dans la mesure où il aurait été suffisamment endommagé pour obliger la logistique militaire russe à passer par la route terrestre ou par des ferries, ces derniers constituant des cibles efficaces et sans aspect symbolique. Nul besoin de provoquer Poutine en faisant s’écrouler « son » pont, quand son pouvoir pourrait être ébranlé par une panique non maîtrisée.
[…] Comme nous l’avons déjà souligné, l’élection présidentielle américaine le 4 novembre prochain constitue une échéance clef dans la conduite de cette guerre. Les cartes seront rebattues, en particulier si Trump était définitivement sorti du jeu politique, une impasse supplémentaire pour Poutine (et probablement pour Netanyahou…).
Vladimir Poutine aurait alors intérêt à proposer une négociation qui ne soit plus seulement une capitulation comme il l’a fait jusqu’ici, avec le relais complice de l’extrême-droite dans les pays européens et notamment du R’Haine en France.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sera tenté de négocier aussi, en particulier s’il a pu engranger quelques succès sur le terrain, pour trouver une issue à ce conflit, au moins temporairement. Il deviendrait ainsi le président qui a sorti son pays de la guerre, à condition que le prix en soit supportable pour sa société. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Guerre russe contre l’Ukraine, des négociations en ligne de mire, mais pas de trêve à court terme ?
Samedi 27/7, 12h15
Australie.
L’Australie a annoncé, samedi 27 juillet, interdire l’exploitation de l’un des plus grands gisements de minerai à forte teneur en uranium au monde, invoquant le « lien durable » du site avec les aborigènes. Le gisement de Jabiluka, dans le nord du pays, est entouré par le parc national de Kakadu, une zone tropicale parsemée de gorges et de cascades classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Le premier ministre australien, Anthony Albanese, a déclaré que le périmètre du parc national serait étendu au site de Jabiluka, qui n’a jamais été exploité, afin de respecter les souhaits exprimés depuis plusieurs décennies par les Mirarr, un peuple aborigène. « Ils cherchaient à obtenir la garantie qu’il n’y aurait jamais d’exploitation minière de l’uranium sur leurs terres », a déclaré M. Albanese devant des militants du Parti travailliste à Sydney. Cette mesure signifie qu’« il n’y aura jamais d’exploitation minière à Jabiluka », a-t-il affirmé.
[…] Découvert au début des années 1970, le gisement de Jabiluka fait l’objet depuis des décennies de querelles juridiques entre les peuples autochtones et les compagnies minières. Selon l’Association nucléaire mondiale, il s’agit de l’un des plus grands gisements à forte teneur en uranium inexploités au monde. La société Energy Resources of Australia, contrôlée par le géant minier Rio Tinto, détenait des permis d’exploitation minière pour Jabiluka.
La conservation des sites autochtones a fait l’objet d’un examen approfondi en Australie après que Rio Tinto a dynamité en 2020 la grotte de Juukan Gorge pour exploiter un gisement de fer, déclenchant une vague de protestations. Cette grotte, vieille de quarante-six mille ans, contenait certains des artefacts parmi les plus anciens du pays et était considérée comme sacrée par l’un des peuples autochtones d’Australie.
De son côté, l’opposition conservatrice australienne s’est engagée à construire des centrales nucléaires dans tout le pays si elle remporte les prochaines élections, allant à l’encontre d’une politique d’opposition à l’énergie atomique en vigueur depuis vingt-six ans.
Le Monde, l’Australie interdit l’exploitation d’un gisement d’uranium sur un site aborigène
Samedi 27/7, 12h15
Législatives françaises (suite).
Maya, 13 ans : « Et mais au fait, ça a donné quoi les élections ? Qui a gagné ? » Son père : « Ben, tu vois, pour l’instant, c’est strictement comme si rien n’avait changé. »
Vendredi 26/7, 8h35
Le Monde, image de couverture - Des athlètes ukrainiennes participant aux compétitions d’aviron, lors de leur préparation aux Jeux olympiques, à Vaires-sur-Marne, le 25 juillet 2024.Ebrahim Noroozi / AP
Le Monde - Une jeune fille passe devant un panneau publicitaire de la Plateforme ukrainienne pour l'intégration des anciens combattants, dans le centre de Kiev, le 25 juillet 2024, au milieu de l'invasion russe en Ukraine. (Photo de Sergueï SUPINSKY / AFP)
Jeudi 25/7, 15h55
Tcherno.
FIRMS signale un feu entre Maryanivka et Maksymovychi.
Dépôts de césium (carte européenne), Google Earth, capture d’écran
Jeudi 25/7, 15h50
Economie russe (suite).
Le Kremlin s’est dit jeudi préoccupé par le haut niveau de l’inflation en Russie, accélérée par l’explosion des dépenses publiques destinées à soutenir l’assaut militaire en Ukraine. « Certains processus inflationnistes sont présents, cela suscite l’inquiétude du gouvernement et de la Banque centrale, donc des mesures sont élaborées. Cibler l’inflation est l’une de nos priorités », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
[…] L’inflation annuelle en Russie a atteint 8,59 % en juin sur un an contre 8,3 % en mai, selon l’agence nationale des statistiques Rosstat. C’est le niveau le plus élevé depuis février 2023, largement supérieur à l’objectif officiel de 4 % affiché par les autorités.
Vous pouvez bien sûr descendre, comme on dit, sur la terre pécheresse et voir sur le visage du loup non pas des expériences émotionnelles, mais des instincts ordinaires – vigilance, attention, reniflement, attente d’une proie…
Cependant, les loups sont des animaux extrêmement intelligents qui savent certainement ressentir de l’amour et de l’affection. Alors pourquoi ne rêvent-ils pas un peu, en regardant pensivement le ciel nocturne ?
Réserve de rayonnement de Tchernobyl et de biosphère écologique, Facebook, traduction automatique
Jeudi 25/7, 11h35
Surveillance aérienne acoustique.
[…] Composé de milliers de capteurs acoustiques à travers l’Ukraine, ce système permet de détecter et de suivre les drones kamikaze russes entrants, d’alerter à l’avance les défenses aériennes traditionnelles et également d’envoyer des équipes ad hoc de chasse aux drones pour les abattre.
« Leur utilisation de capteurs acoustiques s’est répandue à travers le pays au point où ils identifient presque définitivement les drones au loin grâce à cette acoustique et aux équipes de pompiers attachées à cette capacité acoustique à faible coût qu’ils ont développée et [fait] proliférer », a déclaré le lieutenant-général Stephen Gainey [qui dirige le Commandement de la défense spatiale et antimissile de l’armée américaine (SMDC)] lors d’une discussion à l’Hudson Institute. En conséquence, l’Ukraine dispose d’un système de « défaite à faible coût ».
[…] Le réseau a été développé par deux ingénieurs ukrainiens dans un garage qui attachaient des téléphones portables et des microphones à des poteaux de six pieds, a déclaré samedi le général James Hecker aux journalistes du Royal International Air Tattoo. Il s’agit d’une version moderne des différents types de systèmes utilisés par les États-Unis et d’autres pays pendant la Seconde Guerre mondiale, conçus pour détecter les avions entrants en fonction de leurs signatures acoustiques.
Un système de localisation sonore d'avion du US Coast Artillery Corps, à gauche, ainsi qu'un projecteur et un camion de transport, quelque part aux États-Unis en 1932. US Coast Artillery Corps
[…] La clé du réseau ukrainien est qu’il capte le son puissant émis par les drones. Bien que relativement petits, les moteurs à pistons des drones kamikaze comme le Shahed-136 produisent une quantité de bruit importante […]
[…] Le déploiement généralisé de ces capteurs a aidé l’Ukraine à se défendre contre les drones, a déclaré samedi Hecker.
« Ils en ont placé environ 9 500 dans leur pays et ils obtiennent désormais des informations très précises qui sont synthétisées dans un ordinateur central et envoyées aux équipes de pompiers mobiles », a déclaré Hecker. « Et sur un iPad, ils obtiennent un itinéraire de vol pour ces drones unidirectionnels qui arrivent, et ils ont un canon triple A [artillerie anti-aérienne] et une personne avec six heures d’entraînement peut les abattre. »
[…] Il y a environ trois mois, le réseau ukrainien a détecté environ 84 drones entrants et a permis à ses forces d’en abattre tous sauf quatre, a déclaré Hecker. Après ce succès, l’équipement de détection acoustique ukrainien a été transporté à la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, pour évaluation.
[…] Le réseau développé par l’Ukraine coûte moins de 5 millions de dollars, sur la base de l’estimation par capteur fournie par Hecker [400-500 dollars pièce]. Il souhaite que les pays de l’OTAN produisent des types d’innovation similaires pour les placer « du bon côté de la courbe des coûts » et créer des dilemmes qui placent la Russie « du mauvais côté de la courbe des coûts ». […]
The War Zone, Le réseau ukrainien de détection de drones acoustiques considéré par les États-Unis comme une option de défense aérienne à faible coût, traduction automatique
Jeudi 25/7, 11h20
Point.
Assis sur une pile de caisses de munitions dans une base militaire secrète, le colonel général Oleksandr Syrskyi est resté discret sur la date à laquelle l’Ukraine recevra une livraison tant attendue d’avions de combat F-16. Les Néerlandais et d’autres alliés ont annoncé leur arrivée prochaine. Cette semaine ? Ou peut-être en août ? « Je sais. Mais je ne peux malheureusement pas vous en parler », a-t-il déclaré avec un sourire d’excuse, alors que les mouettes criaient à proximité.
Syrskyi est le nouveau commandant en chef de l’Ukraine. Sa tâche peu enviable est de vaincre une armée russe plus nombreuse. Deux ans et demi après le début de l’attaque à grande échelle de Vladimir Poutine, il reconnaît que les Russes disposent de bien meilleures ressources. Ils ont plus de tout : des chars, des véhicules de combat d’infanterie, des soldats. Leur force d’invasion initiale, forte de 100 000 hommes, est passée à 520 000 hommes, a-t-il déclaré, avec un objectif d’ici fin 2024 de 690 000 hommes. Les chiffres pour l’Ukraine n’ont pas été rendus publics.
« En ce qui concerne l’équipement, il y a un rapport de 1:2 ou 1:3 en leur faveur », a-t-il déclaré. Depuis 2022, le nombre de chars russes a « doublé » – passant de 1 700 à 3 500. Les systèmes d’artillerie ont triplé et le nombre de véhicules blindés de transport de troupes est passé de 4 500 à 8 900. « L’ennemi dispose d’un avantage significatif en termes de force et de ressources », a déclaré Syrskyi. « C’est pourquoi pour nous, la question de l’approvisionnement, la question de la qualité, est vraiment au premier plan. »
Photographie : Alessio Mamo/The Guardian
[…] Dans une interview exclusive avec le Guardian, sa première avec un journal étranger en tant que chef militaire général, Syrskyi a admis que les choses étaient « très difficiles ». « L’agresseur russe attaque nos positions dans de nombreuses directions », a-t-il déclaré. L’avancée de la Russie pourrait-elle être stoppée ? « Oui bien sûr. Tout d’abord, cela dépend de nos courageux soldats, de nos officiers », a-t-il déclaré. Très souvent, les unités ukrainiennes « résilientes et héroïques » ont vaincu des groupes ennemis plus importants, a-t-il déclaré.
[…] Dans l’ensemble, Syrskyi a cherché à replacer les récents revers dans leur contexte. Il a décrit les victoires rampantes de la Russie comme des victoires « tactiques » – des gains locaux plutôt qu’une percée « opérationnelle », comme la capture d’une grande ville. « En principe, l’ennemi n’a réalisé aucun progrès significatif », a-t-il déclaré. La ligne de front, a-t-il ajouté, était longue de 3 700 kilomètres. Des hostilités actives se déroulaient sur « 977 km », soit « deux fois la longueur de la frontière entre l’Allemagne et la France ».
Les succès de la Russie, quant à eux, ont eu un coût humain énorme. Les pertes du Kremlin sont « trois fois » supérieures à celles de l’Ukraine, et « encore plus » dans certaines directions, a déclaré Syrskyi. « Leur nombre de tués est bien plus important », a-t-il souligné. En février, Volodymyr Zelenskiy a déclaré que 31 000 militaires ukrainiens étaient morts depuis 2022. Syrsky pourrait-il mettre à jour ce chiffre ? Il a refusé, affirmant que les pertes étaient « sensibles » et que Moscou pourrait exploiter un sujet.
Au milieu du scepticisme quant aux chances de l’Ukraine de remporter une victoire totale, Syrskyi a noté divers développements positifs. Les F-16 renforceraient les défenses aériennes de l’Ukraine. Ils permettraient à Kiev de lutter plus efficacement contre les missiles de croisière russes et de toucher avec précision les cibles au sol.
[…] Les forces armées ukrainiennes ont utilisé avec succès des drones kamikazes à longue portée pour frapper profondément à l’intérieur de la Russie , a-t-il déclaré. Jusqu’à présent, ils avaient ciblé « environ 200 sites d’infrastructures critiques ». Tous étaient liés à la « logistique militaire » et comprenaient des usines, des décharges de carburant et des dépôts de munitions. Entre-temps, des drones marins ressemblant à des vedettes rapides ont coulé environ un tiers de la flotte navale russe de la mer Noire . « C’est vraiment devenu un piège pour eux et pour certains [navires] une tombe », a déclaré Sryskyi.
Le Kremlin, a-t-il ajouté, a été contraint de « se retirer complètement » du port de Sébastopol en Crimée, après une série d’attaques ukrainiennes. Les frappes de drones et de missiles ont détruit les installations de radars et de fusées. L’un des principaux objectifs ukrainiens est de détruire la route et le passage ferroviaire de Kertch reliant la péninsule occupée à la Russie. Syrskyi a refusé de dire quand cela pourrait se produire. Deux tentatives antérieures comportaient un camion piégé et une frappe de drone .
Il a déclaré que Kiev avait un plan pour récupérer la Crimée, plus d’une décennie après son annexion illégale par Vladimir Poutine. Était-ce vraiment réalisable ? «C’est réaliste. Bien sûr, c’est un grand secret militaire », a déclaré le général. Il a poursuivi : « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour atteindre les frontières internationalement reconnues de 1991 [lorsque l’Ukraine a voté pour son indépendance de l’URSS]. Nous devons gagner… pour libérer nos citoyens qui se trouvent dans les territoires occupés et qui souffrent. »
[…] Agé de 58 ans, Syrskyi est né à Vladimir, une ville à l’extérieur de Moscou, dans ce qui était alors l’Union soviétique. Depuis les années 1990, il sert dans les forces armées ukrainiennes. Les critiques l’accusent d’une pensée militaire soviétique. Ses partisans le décrivent comme un commandant discipliné et talentueux qui – contrairement à son prédécesseur charismatique Zaluzhnyi – est souvent en première ligne. En février 2022, en tant que chef des forces terrestres, il dirige la défense de Kiev. Zelenskiy a fait de lui un héros de l’Ukraine et l’a promu il y a six mois au rang de commandant en chef.
[…] L’un des défis les plus urgents pour Syrsky est de trouver de nouvelles recrues pour remplacer les soldats ukrainiens tués et blessés. Ceux qui combattent dans les tranchées sont épuisés. La ferveur patriotique qui a poussé de nombreuses personnes à faire du bénévolat au printemps 2022 s’est dissipée. Le gouvernement a récemment abaissé l’âge de la conscription de 27 à 25 ans. La semaine dernière, une nouvelle loi est entrée en vigueur obligeant les hommes à enregistrer leurs coordonnées auprès des centres de recrutement militaire. Beaucoup l’ont fait. D’autres se cachent.
Syrskyi a déclaré que sans mobilisation, il ne pourrait pas créer de nouvelles réserves et brigades, nécessaires à mesure que la Russie multiplie ses propres forces terrestres. « Il est très important pour nous que tous les citoyens ukrainiens remplissent leur devoir constitutionnel », a-t-il déclaré. Il a exhorté les Ukrainiens vivant hors de leur pays à y participer également. « J’espère qu’après la victoire, ils pourront dire à leurs enfants où ils se trouvaient. Où étiez-vous lorsque tous les citoyens ukrainiens se livraient à des combats aussi féroces ? Telle est la question. »
[…] La Russie a commencé sa prise de contrôle armée de l’Ukraine en 2014, lorsqu’elle s’est secrètement emparée de certaines parties de la région de Donetsk. Plus d’une décennie plus tard, il semble peu probable que la plus grande guerre en Europe depuis 1945 se termine cette année, ou l’année prochaine, malgré l’engagement de Donald Trump de mettre fin à la guerre en un jour. L’Ukraine pourrait-elle gagner ? Et si oui, combien de temps avant la victoire ? « Je pense qu’il faut être très, très courageux pour dire quand. Nous faisons tout pour que cela se réalise. Il n’y a tout simplement pas de tâche plus importante pour nous », a déclaré Syrskyi en quittant la scène et en se remettant au travail.
The Guardian, « Je sais que nous gagnerons – et comment » : le général ukrainien parle de renverser la situation contre la Russie, traduction automatique
Jeudi 25/7, 10h30
Zapo.
« Nous vivons un moment sans précédent dans l’histoire de l’humanité, à savoir que des combats prennent place dans la vicinité [voisinage] d’une centrale nucléaire, souligne Oleksandr Mashchak, directeur adjoint du Centre régional de contrôle et de prévention des maladies de Zaporijjia. Nous sommes à proximité immédiate de ces réalités et nous aimerions vraiment que le monde civilisé soit plus attentif et plus informé de ce qui se passe ici. »
Rencontré dans son bureau du centre-ville de Zaporijjia, métropole de plus de 700.000 habitants du sud-est de l’Ukraine, Oleksandr Mashchak et son équipe sont chargés de surveiller les niveaux de radiation émanant de la centrale nucléaire située à une cinquantaine de kilomètres de la ville. Cette dernière, la plus puissante d’Europe, est occupée par les forces russes depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.
[…] Au début du mois d’avril, la centrale a subi des attaques directes pour la première fois en près d’un an et demi. « Les attaques et la déconnexion fréquente des lignes électriques hors site en raison de l’activité militaire créent une situation grave… », alerte Oleksandr Mashchak. Si la situation à l’heure actuelle est « relativement calme », estime-t-il, les équipes du centre, ainsi que les habitants de la ville doivent se préparer à toute éventualité : « la population de la région et nos équipes sont formées à l’utilisation de l’iode en prévention, et préparés au recours aux abris antiradiation et à l’évacuation massive, assure-t-il. Nous ne souhaitons pas avoir à mettre en pratique ces expériences et ces compétences, mais s’il le faut, nous sommes prêts. »
Le travail de surveillance effectué en permanence par les scientifiques du centre est cependant rendu difficile par la poursuite des hostilités dans la région : le 27 juin, une station de contrôle des radiations située à 16 km au sud-ouest de la centrale a ainsi été détruite par un bombardement. Les équipes effectuent désormais l’essentiel de leurs prélèvements grâce à un Ford Transit reconverti en laboratoire d’analyse mobile. Equipé de multiples capteurs et portant les sigles de la région et de la municipalité de Zaporijjia, le laboratoire peut déterminer en temps réel de potentielles contaminations chimiques ou radioactives dans l’air, les sources d’eau potable et les sols de la région.
« Le laboratoire dispose d’un GPS intégré, ce qui nous permet d’enregistrer et de fixer sur la carte le résultat de nos analyses en temps réel, explique Yevhen Touloushev, médecin hygiéniste au sein du centre. Nous pouvons effectuer une batterie de tests et envoyer immédiatement les résultats aux autorités. » Mais en dépit de l’importante superficie couverte par les équipes du centre, ces dernières ne disposent en revanche que d’un seul laboratoire mobile : « L’essentiel de ces équipements est fabriqué au Japon et ils coûtent très cher, déplore Yevhen Touloushev. Désormais, nous effectuons en moyenne deux sorties par jour, nous ne pouvons pas exploiter pleinement notre laboratoire. Nous sommes constamment à la recherche d’aide. »
Les Echos, Zaporijjia vit dans la crainte d’un accident à la centrale nucléaire
Jeudi 25/7, 10h15
La farandole du nuc.
Des questionnements laissés sans réponse. Plusieurs associations opposées « à la mise en service hâtive » du nouveau réacteur nucléaire de l’EPR de Flamanville (Manche) ont déclaré avoir entrepris, mardi 23 juillet, deux actions en justice pour dénoncer le projet.
Les associations ont déposé, lundi 8 juillet, un recours devant le Conseil d’Etat afin de contester la décision de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du 7 mai autorisant la mise en service du réacteur nucléaire de Flamanville, annoncent dans un communiqué le réseau « Sortir du nucléaire », la CRIIRAD, le CRILAN, Global Chance et l’association Robin des Bois.
Par ailleurs, les associations ont déposé une plainte contre X, le 23 juillet 2024, auprès des parquets de Cherbourg et de Paris afin de « faire toute la lumière sur les irrégularités constatées par l’Autorité de sûreté nucléaire sur des pièces de l’EPR ». […]
France3, Plusieurs associations saisissent la justice pour reporter la mise en service de l’EPR de Flamanville
[…] La mine d’Asse II, site de stockage de déchets nucléaires à scandales en Allemagne, fait à nouveau parler d’elle. Du fait de la structure géologique de la mine, ses parois s’effondrent sur elles-mêmes et l’eau des nappes phréatiques et des fleuves souterrains a commencé à s’y infiltrer dès 1988. Depuis le début de l’année, les infiltrations se sont nettement intensifiées dans cette ancienne mine de sel située en Basse-Saxe. 12 m3 d’eau s’écoulent chaque jour à environ 25 mètres au-dessus de treize chambres creusées à plus de 600 mètres sous terre, selon l’Agence fédérale en charge des déchets nucléaires (BGE). Ces chambres abritent 126 000 fûts de déchets nucléaires de faible et moyenne radioactivité.
Le risque est double. La saumure — mélange de sel et d’eau — générée peut endommager les fûts et faire fuir leur contenu radioactif dans la nature. Cela s’est déjà produit : de 1988 à 2001, de nombreuses analyses de la saumure ont montré des concentrations de tritium supérieures aux valeurs autorisées (jusqu’à 75 fois trop élevées). Idem avec du cobalt 60 et du césium 137, des isotopes radioactifs dangereux.
L’eau peut aussi conduire à l’effondrement des parois de sel et tout bonnement empêcher la récupération prévue des déchets. « Je suis inquiet. Le désastre nucléaire d’Asse se poursuit. Les incidents montrent que la récupération des déchets radioactifs doit être accélérée », a jugé le ministre de l’Environnement de Basse-Saxe, Christian Meyer (Vert), à la télévision publique régionale NDR.
[…] Asse II a commencé à faire les titres de l’actualité en 2008 et 2009, quand la société exploitante de l’époque avait annoncé la fermeture définitive d’un site pourtant connu pour son instabilité géologique grandissante. Suite à cela, l’évacuation des fûts, d’abord prévue à l’horizon 2022, puis 2033, a été inscrite dans la loi qui encadre la gestion des déchets nucléaires (Atomgesetz). Mais depuis, peu de choses se sont passées. Des riverains et l’initiative citoyenne Aufpassen ont d’ailleurs porté plainte en 2023 contre la BGE en l’accusant d’inaction.
Le 10 juillet dernier, la ministre fédérale de l’Environnement Steffi Lemke est venue s’enquérir elle-même de la gravité de la situation, comme en 2023. « Je suis là pour faire accélérer les choses et pour m’occuper de la manière dont nous devons évacuer les “cochonneries” qui ont été faites ici au siècle dernier », a-t-elle assuré, en promettant de tout faire pour clore l’évacuation d’ici à 2033.
[…] La situation des sites allemands n’est pas toujours aussi dramatique que celle d’Asse. Mais elle rappelle que le stockage des déchets nucléaires est un exercice dangereux qui n’a rien de sûr, ni de définitif.
Tel l’exemple de l’ancienne centrale nucléaire est-allemande de Greifswald, en démantèlement depuis trente ans. En l’absence d’un site de stockage final pour les déchets hautement radioactifs, qui doit être officiellement déterminé d’ici à la fin du XXIe siècle, la société exploitante EWN se prépare à y construire un nouveau bâtiment de stockage intermédiaire. Une option de « cellule chaude » y est intégrée, soit une salle spécialement confinée pour pouvoir ouvrir et réparer des conteneurs Castor, réputés indestructibles, mais eux aussi vieillissants et corruptibles. […]
Reporterre, 126 000 fûts de déchets nucléaires menacés d’inondation en Allemagne
Le chef adjoint de la délégation permanente du Vietnam à Genève, Cung Duc Hân, a affirmé la politique constante du Vietnam de soutenir l’anti-prolifération vers un désarmement complet et radical des armes nucléaires, lors de la deuxième session du Comité préparatoire pour la Conférence d’examen de 2026 des parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui a lieu du 22 juillet au 2 août 2024 à Genève.
[…] Le Vietnam appelle les pays membres à poursuivre leurs efforts pour renforcer la mise en œuvre et l’universalité du TNP, mettre en œuvre de manière équilibrée et globale les trois piliers du TNP et de réels progrès doivent être réalisés dans le domaine du désarmement, a-t-il souligné, ajoutant que le Vietnam met l’accent sur les efforts visant à assurer la sécurité des pays dépourvus d’armes nucléaires, notamment en créant des zones exemptes d’armes nucléaires et invite les puissances nucléaires à adhérer au Protocole au Traité sur la zone exempte d’armes nucléaires en Asie du Sud-Est (SEANWFZ). […]
Le courrier du Vietnam, Le Vietnam présente une proposition importante sur le Traité de non-prolifération nucléaire
Les mini-réacteurs nucléaires, également connus sous le nom de Small Modular Reactors (SMR), suscitent un intérêt croissant dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Considérés comme une alternative prometteuse aux énergies fossiles, ces réacteurs de petite taille pourraient jouer un rôle crucial dans la décarbonation des économies mondiales. Par contre, leur construction restait jusqu’à présent un processus long et coûteux. Une récente innovation dans le domaine du soudage pourrait changer la donne et accélérer considérablement leur production.
Le sidérurgiste britannique Sheffield Forgemasters a récemment fait une percée majeure dans la fabrication des mini-réacteurs nucléaires. L’entreprise a développé une technique de soudage par faisceau d’électrons qui permet de réduire drastiquement le temps de production d’un élément central du réacteur nucléaire.
Cette méthode innovante présente plusieurs avantages :
réduction du temps de fabrication : de 5 mois à moins de 24 heures ;
assemblage de deux pièces de métal sans ajout de matériau extérieur ;
création d’une petite cuve sous pression nucléaire de haute qualité. […]
Futura, Révolution dans le nucléaire : des mini-centrales construites en 24h chrono grâce à cette innovation
[Le soudage par faisceau d’électrons est employé depuis les années 60, d’après quelques rapides recherches sur internet]
Mercredi 24/7, 19h40
America, America.
[…] [Kamala] Harris est un « formidable champion » de la justice climatique et environnementale, a déclaré Tiernan Sittenfeld, vice-président principal des affaires gouvernementales du League of Conservation Voters Action Fund.
L’action climatique traverse la carrière de Harris depuis des décennies. En tant que procureur général de Californie, Harris a poursuivi en justice de grandes sociétés pétrolières comme BP et ConocoPhillips, et a enquêté sur Exxon Mobil pour son rôle dans la désinformation sur le changement climatique. Au Sénat, elle a parrainé la résolution Green New Deal. Et en tant que vice-président, Harris a procédé au vote crucial pour briser l’égalité pour adopter le projet de loi historique des démocrates sur le climat.
[…] Alors que la hausse des températures mondiales rapproche le monde d’un dommage irréparable, les scientifiques et les groupes énergétiques affirment que la seule façon de minimiser les dégâts est de déployer rapidement une énergie propre à grande échelle d’ici la fin de cette décennie.
Les défenseurs affirment que le bilan de Harris en matière de climat ne pourrait pas être plus différent de celui de son adversaire républicain, l’ancien président Donald Trump – un homme qui a juré de retirer les États-Unis de leurs engagements climatiques et de « forer, bébé, forer ».
[…] Une deuxième administration démocrate continuera de mettre en œuvre le projet de loi climatique de Biden et défendra bon nombre des règles climatiques phares de Biden contre les contestations juridiques. Si elle est élue, l’un des plus grands objectifs climatiques que Harris devra élaborer au début de son administration est de savoir dans quelle mesure la planète réduira sa pollution climatique d’ici 2035 – une exigence de l’accord de Paris sur le climat – le même accord que Trump a juré de retirer une fois de plus. […]
CNN, Voici la position de Kamala Harris sur le climat et l’énergie, traduction automatique
Mercredi 24/7, 19h30
Message.
Le président Vladimir Poutine et son régime autoritaire colportent le faux discours selon lequel l’économie russe est forte et que sa machine de guerre est épargnée par les sanctions occidentales. C’est un mensonge qui doit être réfuté. En fait, de nombreux signes indiquent que l’économie de guerre russe se détériore. Les sanctions et autres mesures visant à affaiblir l’économie russe sont efficaces, mais on peut faire encore plus. Nous devons continuer à accroître la pression sur le régime de Poutine et à soutenir l’Ukraine.
Vladimir Poutine visite Uralvagonzavod, la principale usine de réservoirs de Russie, le 15 février 2024. Photographie : Ramil Sitdikov/AFP/Getty Images
[…] Même si le PIB russe est en croissance, l’économie est de plus en plus orientée vers l’industrie de guerre, soutenue par d’importantes mesures de relance budgétaire. Ce n’est pas une source inépuisable de croissance, ni le signe d’une économie stable. Les usines de guerre du Kremlin fonctionnent déjà à leur capacité maximale. Le chômage a chuté à tel point que, selon certaines informations, Vladimir Poutine aurait approuvé le remplacement de l’emprisonnement par le travail forcé . Le marché du travail tendu a exercé une pression à la hausse sur les salaires, tandis que la faiblesse du rouble augmente les prix des importations et contribue à une inflation de plus en plus élevée, malgré les efforts de la banque centrale russe pour la combattre avec des taux d’intérêt élevés.
Pour financer la guerre, le gouvernement russe a puisé dans les liquidités du fonds national de richesse russe. Les estimations de Bloomberg suggèrent que sa taille a presque diminué de moitié depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, le pays sacrifiant sa prospérité future pour faire des ravages à l’étranger. Moscou a également eu recours à plusieurs interventions extrêmes pour contrôler l’économie russe. Des interdictions d’exportation d’essence et de sucre ont été introduites pour garantir l’approvisionnement intérieur. Des contrôles stricts des capitaux ont été mis en place pour empêcher l’exode des fonds privés du pays et empêcher la chute libre du rouble. Malgré tout, des rapports font état de milliards de dollars américains transférés hors du pays.
Pour de nombreux Russes, la politique économique du Kremlin en temps de guerre doit susciter un sentiment de déjà-vu. Les contrôles de capitaux, les interdictions d’exportation et les investissements massifs dans l’industrie de guerre ne sont pas de nouvelles politiques, mais plutôt un retour au modèle soviétique.
[…] Pour couvrir les déficits futurs, Poutine devra recourir au financement monétaire, ce qui alimentera encore davantage l’inflation et épuisera encore davantage les réserves de liquidités russes. Si Poutine reste sur cette voie, les dégâts à long terme sur l’économie russe pourraient être importants et éroder davantage la confiance. Toutefois, cela nécessite également de la patience et de la détermination de la part de l’Occident. Nous devons maintenir et accroître la pression, tout en poursuivant et en renforçant notre soutien à l’Ukraine. La propagande russe ne doit pas rester sans réponse.
Contrairement à l’histoire que la Russie voudrait raconter, les sanctions visant la machine de guerre russe sont efficaces et nécessaires. Ils ont remodelé la géographie du commerce extérieur de la Russie et limité son accès aux produits hautement prioritaires du champ de bataille. Entre 2022 et 2023, les recettes des exportations russes ont diminué d’environ un tiers, selon les informations des douanes russes.
[…] Pendant ce temps, lors du sommet du G7, les dirigeants ont pris de nouvelles mesures pour dissuader la Chine de contribuer au contournement des sanctions et ont convenu de mettre en place un prêt de 50 milliards de dollars à l’Ukraine , dont le service et le remboursement seront assurés par les revenus futurs attendus des actifs immobilisés de la banque centrale russe. . Ce sont des étapes très bienvenues et importantes.
Des mesures supplémentaires sont toutefois nécessaires pour contraindre la Russie et soutenir l’Ukraine. L’Occident devrait assurer une mise en œuvre rapide et efficace de l’accord du G7 sur l’octroi de prêts à l’Ukraine et explorer des options pour des solutions plus ambitieuses, conformément au droit international et européen. Les avoirs doivent rester gelés et les sanctions doivent rester en vigueur jusqu’à ce que la Russie ait payé les dommages qu’elle a causés.
[…] Les pays frontaliers et d’origine devraient continuer à œuvrer pour combler les lacunes qui permettent la livraison de toutes les marchandises qui alimentent la machine de guerre russe, directement ou indirectement. En particulier, le plafonnement des prix du pétrole brut russe doit être mieux appliqué, car nous constatons toujours des échanges au-dessus du plafond, à 60 dollars le baril. Il est également essentiel d’appliquer des sanctions similaires à l’encontre de la Biélorussie et d’exercer davantage de pression sur d’autres acteurs majeurs du contournement des sanctions en Asie de l’Est et au Moyen-Orient.
[…] Soutenir l’Ukraine et saper la capacité de la Russie à mener une guerre à chaque instant devrait être la priorité absolue de tout pays démocratique. En resoviétisant l’économie russe, Poutine l’a mise sur la voie de son propre déclin. Il est désormais temps pour l’Occident d’augmenter encore la pression.
The Guardian, La Russie ment sur sa puissance économique : les sanctions fonctionnent – et il nous en faut davantage — Huit ministres européens des Finances : Elisabeth Svantesson, ministre des Finances, Suède, Stephanie Lose, ministre des Affaires économiques du Danemark, Mart Võrklaev, ministre des Finances, Estonie, Riikka Purra, ministre des Finances, Finlande, Arvils Asheradens, ministre des Finances, Lettonie, Gintarė Skaistė, ministre des Finances, Lituanie, Eelco Heinen, ministre des Finances, Pays-Bas & Andrzej Domański, ministre des Finances de Pologne, traduction automatique
Mercredi 24/7, 13h15
Belarus.
Le dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko a ordonné le retrait des troupes biélorusses de la frontière avec l’Ukraine lors d’une réunion avec de hauts responsables militaires le 13 juillet, a rapporté le média d’information public BelTA.
Les tensions à la frontière se sont accrues fin juin lorsque la Biélorussie a déployé des troupes et des systèmes de lancement de roquettes multiples (MLRS) et a mis ses gardes-frontières en état d’alerte après une série d’« incidents de sécurité » présumés.
Le Comité national des frontières biélorusses a accusé le 20 juin l’Ukraine de concentrer des armes lourdes à la frontière.
Plus tard, le 28 juin, le colonel Vadim Lukashevich, un haut responsable militaire biélorusse, a accusé l’Ukraine d’avoir installé des explosifs et du matériel militaire près de la frontière en vue de préparer des assauts et des attaques terroristes. Les gardes-frontières biélorusses auraient également reçu des informations sur des combattants russes pro-ukrainiens dans une zone voisine.
Le porte-parole du Service ukrainien des gardes-frontières, Andriy Demchenko, a réfuté ces allégations, affirmant qu’elles faisaient partie d’une « opération d’information » soutenue par la Russie. […]
The Kyiv Independent, Loukachenko revendique le retrait de ses troupes de la frontière entre la Biélorussie et l’Ukraine, traduction automatique
Mercredi 24/7, 12h50
Kertch (suite).
J’ai supposé (je ne sais pas pourquoi) que l’attaque d’hier sur le port de Kavkaz était le fait de drones marins.
[…] Selon l’agence de presse russe TASS, cette attaque a été effectuée à l’aide de drones aériens qui ont frappé à 12 kilomètres à vol d’oiseau du pont de Crimée, un ouvrage russe-clé déjà ciblé à plusieurs reprises par l’Ukraine. […]
Lundi, l’ancien commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valerii Zaluzhnyi, a prononcé son premier discours public depuis qu’il a pris ses nouvelles fonctions d’ambassadeur d’Ukraine au Royaume-Uni. S’exprimant lors de la conférence sur la guerre terrestre du Royal United Services Institute (RUSI) à Londres, Zaluzhnyi a exhorté les pays démocratiques à « se réveiller » […]
[…] S’exprimant lundi au Royal United Services Institute, l’ambassadeur d’Ukraine au Royaume-Uni, Valerii Zaluzhnyi, a déclaré que les leçons tirées de la lutte de l’Ukraine s’avéreront « utiles à tous ceux qui cherchent un chemin vers la paix » et que les pays libres et démocratiques doivent « se réveiller et réfléchir ». sur la manière de protéger leurs citoyens et leurs pays. Il a souligné l’importance d’éviter les guerres, mais a également insisté sur le fait que les sociétés doivent s’y préparer si elles surviennent.
L’élément le plus difficile et le plus important est peut-être la préparation de la société, basée sur une communication honnête et transparente entre le gouvernement et la population. La société doit accepter de renoncer temporairement à toute une série de libertés pour survivre. Les guerres modernes sont malheureusement totales. Ils nécessitent les efforts non seulement de l’armée mais aussi de la société dans son ensemble.
Il a fait valoir qu’il est toujours difficile pour l’armée d’une nation démocratique de combattre les forces d’un régime autoritaire, car ces régimes perçoivent la démocratie comme une faiblesse à exploiter par divers moyens, y compris la désinformation. […]
[…] Selon lui, les changements apportés aux approches tactiques au cours de la guerre russo-ukrainienne définiront « les contours des guerres et de l’art de la guerre au XXIe siècle » et deviendront le « fondement de tout le système de sécurité mondial du futur ».
[…] Zaloujnyi a souligné que les progrès scientifiques et technologiques « ont amené sur le champ de bataille les technologies susceptibles d’être décisives dans cette guerre ». Selon lui, la question est désormais de savoir qui les maîtrisera le plus rapidement : « le monde démocratique ou le monde de la tyrannie ». Dans le même temps, il a admis qu’aucune des deux parties n’était susceptible de « maîtriser » ces technologies « dans un avenir proche » et que la seule solution pourrait être « d’augmenter le nombre de ressources humaines impliquées dans les hostilités ».
[…] Selon Zaluzhnyi, même si l’Ukraine a fait preuve d’innovation dans le développement et la mise en œuvre de diverses technologies, le principal défi consiste à accroître la production. Pendant ce temps, les partenaires de l’Ukraine disposent de ressources mais ne disposent pas du « terrain pratique pour les tester ». Zaluzhnyi a souligné que l’Ukraine et ses alliés occidentaux ne peuvent utiliser efficacement leurs ressources qu’en travaillant ensemble, notant que le temps ne joue plus en faveur de l’Ukraine.
Meduza, ‘Réveillez-vous’ L’ancien commandant en chef Valérii Zaluzhnyi explique comment la guerre russo-ukrainienne redéfinit la guerre moderne, traduction automatique
Mardi 23/7, 12h25
Kertch.
Port de Kavkaz, au delà du pont de Kertch, Google Earth, capture d’écran
L’Ukraine a frappé ce mardi 23 juillet un ferry russe à l’aide de drones dans un port du détroit de Kertch, qui sépare la Russie de la Crimée, selon les autorités régionales russes. «Les services d’urgence travaillent actuellement sur le site. L’incendie est contenu et ne risque pas de se propager», a annoncé sur Telegram le gouverneur de la région de Krasnodar, Veniamine Kondratiev. «Malheureusement, il y a des blessés et des morts parmi les membres de l’équipage et les employés du port.» Selon les services de secours cités par l’agence publique russe TASS, l’attaque a fait un mort et cinq blessés. Elle est intervenue à 12 kilomètres à vol d’oiseau du pont de Crimée, une infrastructure russe clé déjà ciblée à plusieurs reprises par l’Ukraine.
Le navire sinistré se trouvait dans le port de Kavkaz, au cœur d’une zone hautement sécurisée qui assure la liaison par ferry entre la Russie continentale et la péninsule de Crimée, annexée en 2014 par Moscou. Des marchandises transitent également par ce port. Selon des médias russes, la traversée par ferry jusqu’à la Crimée avait été suspendue après la construction à grands frais du pont reliant la péninsule à la Russie. Elle avait repris après l’explosion d’un camion piégé ayant endommagé le pont en 2022, attaque attribuée à l’Ukraine. […]
Libération, Plusieurs morts dans une frappe ukrainienne contre un ferry russe près de la Crimée
Cette information suppose que les drones ukrainiens sont passés sous le pont, lourdement protégé, y compris au niveau de l’eau.
« Ce pont n’a plus d’importance tactique et stratégique », assurait Dmytro Pletentchouk, porte-parole de la marine ukrainienne, dans un entretien publié le 17 juin.
Bien que les autorités russes en aient minimisé l’étendue, les dégâts que lui ont infligés en juillet 2023 les drones navals ukrainiens et les mesures de sécurité adoptées depuis en ont, selon lui, considérablement réduit l’usage à des fins logistiques. Un quart seulement du fret militaire acheminé en Crimée transite désormais par cette voie, estime l’officier. […]
[…] L’ingénieur explique, tout en restant volontairement approximatif, que la centrale a subi « presque » dix attaques, avec, à chaque fois, pour commencer, des drones, puis des missiles de croisière et enfin des missiles balistiques : « Ces derniers sont les plus effrayants, car il s’écoule moins de quatre minutes entre le tir et la frappe, nous n’avons même pas le temps de courir aux abris. » Oleg raconte qu’avant le début de l’invasion russe en Ukraine, le psychologue de la centrale s’ennuyait ferme dans son bureau. Ces jours-ci, la liste d’attente est « longue comme celle pour le papier toilette à l’époque soviétique ».
Lors de chaque attaque, le directeur de la production et ses hommes sont les premiers à sortir des abris pour éteindre les incendies : « Les pompiers sont à cinq minutes d’ici, mais il n’y a pas une seconde à perdre si l’on veut limiter les dégâts. » Il faut d’abord éteindre en priorité ce qui est inflammable, comme l’huile lubrifiante, l’hydrogène (utilisé pour le refroidissement du générateur) et les câbles.
[…] Un muret de sacs contenant du sable protège un flanc de la pièce et un tas de gilets pare-balles se trouve à disposition des dirigeants de la centrale. « Les turbines de la centrale ont mon âge », confie-t-il, sans cacher la tristesse de voir quarante ans de son labeur tomber en ruine. « Le drame, c’est que sans électricité, toute agglomération devient invivable : les pompes à eau s’arrêtent. Il n’y a plus d’eau courante, plus d’évacuation des eaux usées. Les épidémies ne tardent pas à arriver », met-il en garde.
[…] Oleg, le directeur de la production, admet que les efforts pour réparer rapidement les dégâts avec des pièces détachées venues de centrales désaffectées de l’ancien bloc soviétique (personne ne produit plus ce genre d’équipements) ne sont qu’une mesure d’urgence. Comme beaucoup d’Ukrainiens, il est certain que la menace russe est là pour durer : « Il faut entièrement changer de concept, c’est-à-dire décentraliser et fragmenter la production d’électricité. Les grosses centrales sont des cibles trop vulnérables. Il faut équiper l’Ukraine de petites unités de production thermique. » Et puisque les alliés occidentaux de l’Ukraine ne sont pas en mesure de protéger le ciel, « il faut enterrer la production, les sous-stations et le réseau de transport d’électricité, même si c’est nettement plus cher, car nous n’avons pas le choix ».
[…] Les destructions de la guerre ont déjà bouleversé le mix énergétique ukrainien. En deux ans et demi, la part de la production nucléaire a grimpé de 54 % à « 60 %, voire 70 % », estime Olena Pavlenko, présidente de Dixi Group, un groupe de réflexion indépendant spécialisé dans l’analyse du marché électrique ukrainien. Et cela en dépit de la perte des six réacteurs (6 GW de capacité) de la plus grande centrale nucléaire d’Europe, Zaporijia, occupée par l’armée russe. Or, du fait de leur technologie ancienne, les réacteurs ukrainiens de type VVER « offrent très peu de souplesse pour s’adapter aux fluctuations quotidiennes de la demande, tout comme les énergies renouvelables, éolienne et solaire, qui sont sujettes à d’imprévisibles conditions météorologiques », juge la spécialiste.
La production hydroélectrique est de peu de secours en été, alors que les réserves aquifères sont au plus bas. « Au printemps, la part de la production hydroélectrique a atteint 20 % du mix énergétique national, c’est pour cette raison que les Russes ont attaqué la centrale de DniproHES le 22 mars », marquant le départ d’une campagne de destruction systématique, souligne Olena Pavlenko. Elle ajoute sombrement que si la Russie n’a pour l’instant pas visé les trois centrales nucléaires ukrainiennes restant, « ce risque ne doit pas être écarté, car les Russes ont déjà attaqué la sous-station [de la centrale nucléaire d’Ukraine du Sud en octobre 2022] ».
[…] Les experts de Dixi Group ont calculé que l’Ukraine doit s’attendre à des pics de demande d’électricité à 18 GW cet hiver. Rétablir 9 GW en six mois paraît être mission impossible. […] Même en important de l’électricité depuis le réseau européen, auquel l’Ukraine est reliée, on reste loin du compte. « A cause de la limitation du réseau de transport, nous pouvons importer un maximum de 2,5 GW, soit 1,5 GW de plus qu’actuellement », note la présidente de Dixi Group. Et encore, à condition aussi d’augmenter significativement les tarifs, ce qui aura un coût politique et économique important.
Le Monde, En Ukraine, les frappes russes systématiques imposent une révolution dans la production d’électricité
Lundi 22/7, 20h10
Salut la famille ! On est heureux, on est à KR, la chaleur n’est plus mortelle.
Olga, Viber (texte)
Lundi 22/7, 20h05
Ex-prisonniers.
L’année dernière, Volodymyr Prysiazhniuk s’est disputé avec son beau-père Yuriy. Les deux hommes étaient ivres. « J’avais bu un litre de bière », se souvient Prysiazhniuk. La dispute s’est intensifiée et il a frappé Yuriy deux fois à la tête. Le vieil homme est tombé – mort. Au tribunal, Prysiazhuiuk a reconnu sa culpabilité et a déclaré au juge qu’il avait appelé une ambulance. Il a été condamné à huit ans de prison pour homicide involontaire.
Prysiazhniuk s’était réconcilié avec une longue période derrière les barreaux. En juin, cependant, il a quitté la colonie pénitentiaire numéro 67, située dans la ville de Sokyriany, dans l’ouest de l’Ukraine, et est monté dans un bus. Plusieurs autres détenus l’ont rejoint. Ils ont fait leurs adieux à la prison de l’époque soviétique, avec sa tour de garde et ses murs rose saumon, et ont été conduits dans un camp militaire du sud-est du pays.
Le meurtrier reconnu coupable est l’un des 3 800 détenus libérés plus tôt dans le cadre d’un nouveau programme destiné à combler les lacunes des forces armées ukrainiennes. Après deux ans et demi de guerre totale, le gouvernement de Kiev peine à trouver des recrues. En mai, il a adopté une loi autorisant les condamnés à se porter volontaires pour l’armée, après avoir rejeté cette idée.
[…] C’était, dit-il, une bonne décision. « Les gens ont immédiatement commencé à me traiter avec respect. La chaleur était incroyable. Quand tu es en prison, tu n’es rien. Maintenant, je suis à nouveau une personne », a-t-il déclaré. Officiellement, 31 000 soldats ukrainiens ont été tués depuis 2022. Beaucoup pensent que le chiffre réel est plus élevé. Avait-il peur de mourir ? « Personne ne peut prédire ce qui va se passer. Il faut espérer que tout ira bien », a-t-il déclaré.
[…] « Je suis fier de moi. Je ressens une nouvelle confiance », a déclaré Vladyslav Vasyliev. « Si je ne survis pas, mes enfants pourront au moins être fiers de moi. Je veux les défendre ainsi que mon pays. Vasyliev a déclaré qu’il avait rejoint le bataillon trois ans après avoir purgé une peine de cinq ans pour vol. «J’étais jeune et stupide», dit-il. Lui et ses codétenus étaient plus déterminés que les civils respectueux de la loi, dont beaucoup sont réticents à se battre, a-t-il ajouté.
[…] Dans le cadre de ce projet, les peines des condamnés sont effacées au bout d’un an, mais ils doivent continuer à se battre indéfiniment. Ils n’ont pas droit au congé biannuel de 15 jours accordé aux soldats réguliers, même si le bataillon affirme qu’il récompensera leur bonne conduite par des visites matrimoniales. Si les prisonniers désertent, ils écopent de cinq à dix ans de prison supplémentaires, en plus de leur peine initiale. Vasyliev a déclaré que sa femme, Natalia, l’aimait, « pour le meilleur et pour le pire », ajoutant que son ex-sœur l’avait contacté.
Cependant, tous les proches ne sont pas fans. Prysiazhniuk a déclaré que sa femme, Boghdana, avait cessé de lui parler le mois dernier. « Elle est bouleversée et pense que je ne reviendrai pas. Nous avons deux petites filles âgées de trois et un ans », a-t-il déclaré. Ancien distributeur de pommes de terre, il a déclaré qu’il avait tenté de s’enrôler lorsque la Russie a commencé son invasion, mais qu’on lui a dit que ce n’était pas nécessaire. Que pensait-il de Vladimir Poutine ? « C’est un connard. » […]
The Guardian, « Je suis redevenu une personne » : les condamnés ukrainiens recrutés pour faire la guerre, traduction automatique
La Commission européenne a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête approfondie pour vérifier si le soutien public de la Belgique à la prolongation du nucléaire est conforme aux règles de l’UE en matière d’aides d’État. L’an dernier, l’Etat belge a conclu un accord avec le groupe français Engie, l’exploitant de ses centrales, pour prolonger de dix ans la durée de vie des réacteurs Doel 4 et Tihange 3, situés respectivement près d’Anvers (nord) et de Liège (est).
Dans le viseur de la Commission figurent les modalités juridiques et financières de cette prolongation d’activité, qui passe notamment par la création d’une entreprise commune détenue à 50/50 par l’Etat belge et Electrabel (filiale d’Engie) et par des prêts ou garanties de trésorerie assurés sur fonds publics.
[…] Initialement, tout le parc nucléaire belge était censé être mis à l’arrêt au plus tard fin 2025, d’après une loi votée en 2003. Mais le contexte de la guerre en Ukraine, de la dépendance au gaz russe et de l’envolée des prix de l’énergie ont complètement rebattu les cartes depuis deux ans. Disant craindre pour l’approvisionnement du pays en électricité, le gouvernement belge dirigé par le libéral flamand Alexander De Croo a obtenu d’Engie la prolongation jusqu’en 2036 de deux réacteurs d’une capacité totale de 2 gigawatts. […]
BFM TV, La Commission européenne ouvre une enquête sur la prolongation du nucléaire en Belgique
On dirait qu’en France et en Suisse le vent ne souffle pas dans la même direction. […] La loi adoptée le 9 juin dernier, accélère la construction de 16 projets hydroélectriques déjà approuvés par la Confédération, les cantons, les associations environnementales et les entreprises de fournitures d’électricité. La Suisse fait partie des pays européens ayant le pourcentage le plus élevé de sources renouvelables, dans la production d’électricité (62 % en 2022), grâce avant tout à l’énergie hydroélectrique. Le reste provient presque exclusivement des centrales nucléaires (36 %).
13 centrales électriques existantes seront agrandies, et trois nouveaux barrages seront construits dans les Alpes, dont l’un dans la commune de Zermatt, en Valais, face au Cervin. En 2017 avec 58 % des voix, la Suisse décidait de ne plus construire de nouvelles centrales nucléaires et de respecter l’accord de Paris sur le climat. La nouvelle loi donne les moyens d’honorer ses engagements. Il y a cinq centrales nucléaires en Suisse : Beznau I et II, Mühleberg (hors-service), Gösgen ainsi que Leibstadt. En plus des centrales nucléaires de Beznau, Gösgen et Leibstadt, un réacteur de recherche est en service. Elle peut désormais envisager de fermer la plus vieille centrale nucléaire encore en activité au niveau mondial, celle de Beznau. 1 500 MW de puissance solaire ont été ajoutés à la production nationale en 2023, dont la croissance annuelle frise les 40 %. Le solaire permettra de couvrir 10 % des besoins en électricité du pays à la fin 2024. Depuis l’arrêt de la centrale de Mühleberg (350 MW) en 2020, sa production d’électricité a été plus que compensée par l’augmentation de la production de courant d’origine solaire.
Les énergies renouvelables, hors hydroélectrique, devront produire au moins 35 térawattheures (TWh) d’électricité par an, d’ici 2035 (et 45 TWh d’ici 2050), soit environ six fois la quantité produite en 2022. Le photovoltaïque fournira l’essentiel de cette électricité verte. Plus de 80 % des projets solaires prévus devraient être construits sur des infrastructures existantes, notamment les toits et les façades des immeubles résidentiels et des centres commerciaux. Toutefois, l’obligation d’installer des panneaux solaires ne sera pas généralisée, et s’appliquera uniquement aux nouveaux bâtiments d’une superficie au sol supérieure à 300 mètres carrés.
Le Faucigny, Nos voisins suisses actent leur sortie du nucléaire
L’époque où EDF remportait « tous les appels d’offres », selon les termes d’Hervé Machenaud, directeur exécutif de la société de 2010 à 2015, et où le groupe « était ultra dominant à l’échelle de la planète », selon ceux de Pierre Gadonneix, PDG de l’entreprise entre 2004 et 2009, paraît bien lointaine. En effet, le dernier véritable appel d’offres décroché par l’entreprise remonte à 1986, en Chine. Et, alors que le groupe français misait énormément sur celui lancé par Prague, en 2022, il lui faut désormais encaisser un sérieux revers : le gouvernement tchèque vient de choisir le coréen KHNP (Korea Hydro & Nuclear Power) pour engager la construction de nouvelles centrales nucléaires dans le pays, écartant ainsi l’offre d’EDF dans la toute dernière ligne droite. […]
La Tribune, Pourquoi EDF peine tant à exporter ses centrales nucléaires
Bill Gates, célèbre cofondateur de Microsoft et philanthrope engagé, s’est lancé dans une nouvelle aventure visant à transformer le secteur de l’énergie. Son projet, Natrium, porté par l’entreprise TerraPower, promet de révolutionner la production d’électricité grâce à un réacteur nucléaire innovant. Natrium se distingue des réacteurs nucléaires traditionnels par l’utilisation de sodium liquide pour le refroidissement, une innovation qui pourrait redéfinir la production d’électricité. Contrairement aux réacteurs classiques utilisant de l’eau, Natrium présente plusieurs avantages significatifs :
Rendement amélioré : Le sodium liquide peut absorber jusqu’à huit fois plus de chaleur que l’eau, permettant une production d’énergie plus efficace.
Disponibilité et coût : Le sodium est un élément abondant sur Terre, représentant 2,6 % de la croûte terrestre, ce qui en fait une option économiquement avantageuse.
Sécurité accrue : Le sodium liquide offre une meilleure protection contre les fuites radioactives, réduisant ainsi les risques d’accidents.
Stockage d’énergie : Natrium intègre un système de stockage utilisant des sels fondus, capable de conserver l’excès d’électricité pendant plusieurs heures. Cela permet de compenser l’intermittence des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire, offrant ainsi une solution flexible et fiable.
Selon Bill Gates, le coût de production de Natrium est nettement inférieur à celui des réacteurs nucléaires classiques. CNBC rapporte qu’un réacteur nucléaire conventionnel aux États-Unis coûte environ 25 milliards de dollars, alors qu’un réacteur Natrium ne coûterait qu’un milliard de dollars. Cette réduction de coût est due en partie à la conception simplifiée du réacteur, fonctionnant à une pression plus basse grâce à l’utilisation de sodium liquide. La première centrale Natrium, actuellement en construction dans l’État du Wyoming, devrait être opérationnelle d’ici 2030. […]
L’energeek, Réacteur Natrium : l’avenir énergétique selon Bill Gates
CANBERRA, 22 juillet (Reuters) – Un projet de l’opposition fédérale australienne visant à ralentir le déploiement des énergies renouvelables et à construire un réseau de réacteurs nucléaires a préparé le terrain pour une confrontation controversée sur la politique climatique à l’approche des élections prévues l’année prochaine.
La politique de l’opposition, dévoilée le mois dernier, remplacerait l’accent mis par le gouvernement actuel sur l’accélération de la construction d’énergies solaires, éoliennes et de batteries par une politique qui envisage un rôle plus important pour les combustibles fossiles pendant la construction de sept centrales nucléaires publiques.
Les analystes de l’énergie affirment que cela entraînerait une augmentation significative des émissions pendant au moins deux décennies avant qu’une part significative de l’énergie nucléaire puisse être introduite sur le réseau – une affirmation que l’opposition rejette.
Le parti travailliste au pouvoir affirme que cette idée menace les investissements dans l’éolien et le solaire et constitue un fantasme coûteux et préjudiciable à l’environnement pour un vaste pays peu peuplé et ensoleillé dont les lois interdisent actuellement la production nucléaire.
[…] Le fossé politique grandissant entre les travaillistes et l’opposition fait écho aux soi-disant guerres climatiques des années 2010, lorsque le scepticisme à l’égard du changement climatique, alimenté par certains politiciens de la coalition, est devenu un enjeu électoral clé.
Les travaillistes ont cherché à mettre fin à cette époque depuis leur arrivée au pouvoir en 2022, en positionnant l’Australie comme un leader en matière de climat et en se posant pour accueillir la conférence internationale sur le climat COP en 2026. […]
Reuters, Le joker nucléaire relance les guerres climatiques en Australie, traduction automatique
La centrale à fission nucléaire chinoise de grande envergure est la première au monde à être totalement à l’épreuve des fusions dangereuses, même en cas de panne d’alimentation électrique complète. Ses réacteurs nucléaires, dits « à haute température modulaire et à lit de boulets », sont conçus pour fonctionner aisément à très haute température et se refroidir passivement en cas d’urgence. Les premiers essais de sécurité sur les deux modules de réacteurs ont été réalisés avec succès
[…] les recherches se concentrent actuellement sur le développement de réacteurs à fission nucléaire intrinsèquement sûrs […] Parmi les dispositifs proposés figurent les réacteurs à haute température (HTR). Ce sont des réacteurs refroidis à l’hélium qui utilisent du graphite comme modérateur et matériau de structure. Le combustible consiste en plusieurs milliers de particules enrobées d’un revêtement appelé TRISO (et pouvant empêcher la fuite des produits de fission, même à haute température) et englobées dans une matrice sphérique ou en forme de prisme. La chaleur de désintégration — la principale cause de fusion du cœur des réacteurs à fission — peut être évacuée naturellement dans l’environnement par le biais d’un effet de conduction thermique et ce, même sans systèmes de refroidissement de secours (refroidissement passif).
Les réacteurs à haute température modulaire à lit de boulets (HTR-PM) offriraient davantage de sûreté en utilisant le même principe de refroidissement passif, mais de manière plus fiable. Cependant, l’efficacité et la sécurité de ce type de réacteur n’ont jusqu’à présent été éprouvées qu’à petite échelle. Le HTR-PM développé par l’équipe de l’Université chinoise de Tsinghua est le premier à être déployé à une échelle commerciale. […]
Trust my science, La Chine lance le premier réacteur à fission totalement à l’épreuve des accidents de fusion
Lundi 22/7, 13h55
Boris est ravi.
L’ancien premier ministre britannique, Boris Johnson, a […] expliqué, dans une tribune publiée le 19 juillet dans le Daily Mail,« après avoir parlé avec Donald Trump cette semaine », être « plus convaincu que jamais qu’il a la force et le courage de régler le problème, de sauver l’Ukraine, d’apporter la paix – et de mettre un terme à la contagion désastreuse du conflit ».
Selon Boris Johnson, le candidat républicain « pourrait construire un grand accord pour le monde, dans lequel [le président russe, Vladimir] Poutine serait finalement persuadé que l’avenir de l’Ukraine est celui d’un pays européen libre, souverain et indépendant ». « Sous la direction de Donald Trump, Washington devra démontrer que les frontières internationales doivent être respectées et que l’empire soviétique ne peut être reconstruit par la force », a encore estimé l’ex-premier ministre britannique.
Le président américain Joe Biden s'en va après avoir parlé de la vaccination contre le Covid-19 depuis le campus de la Maison Blanche le 21 avril 2021 à Washington, DC. (Photo de Brendan Smialowski / AFP)
Du déni au désistement : les trois semaines qui ont mené Joe Biden à se retirer de la course à la Maison blanche. Affaibli par sa prestation calamiteuse lors du débat télévisé du 27 juin face à Donald Trump, lâché progressivement par le camp démocrate, le président américain a fini par jeter l’éponge, dimanche 21 juillet.
[…] Le Kremlin estime que le retour des soldats russes d’Ukraine constituera le « plus grand facteur de risque politique et social » du pays pendant le mandat actuel de Poutine en tant que président, a déclaré le tsar de la politique intérieure du Kremlin, Sergueï Kirienko, à un groupe de gouverneurs adjoints lors d’une réunion début juillet.
Selon deux personnes présentes et une troisième source proche du Kremlin, Kirienko a souligné que les soldats de retour « s’adaptent mal » à la vie civile. Il a souligné que de nombreux « volontaires » se sont enrôlés dans l’armée pour sortir de prison et que certains d’entre eux ont commis de nouveaux crimes, notamment des meurtres et des viols, à leur retour du front.
« Ils ont clairement indiqué [lors de la réunion] que nous pouvons nous attendre à beaucoup plus de ces personnes. Cela pourrait conduire au mécontentement du public, à la peur ou, à l’inverse, à une agression à l’égard de l’ensemble du personnel militaire, que les gens percevront comme un seul groupe. Une augmentation de la criminalité. C’est un problème », a déclaré l’un des participants.
Mais Kiriyenko est également allé au-delà des anciens détenus et a parlé du retour des soldats en général, selon les sources de Meduza. Une source a déclaré que le chef d’état-major adjoint avait comparé la guerre actuelle à l’invasion soviétique de l’Afghanistan et à la Seconde Guerre mondiale. Il a résumé ainsi ses propos :
En Afghanistan, il n’y a pas eu beaucoup de victimes ni de blessés. Après la Seconde Guerre mondiale, les soldats sont retournés dans un pays qui avait souffert de la guerre et qui savait à quoi ressemblait la guerre. Ils ont participé à la reconstruction du pays et ont été respectés parce que les gens comprenaient ce pour quoi ils s’étaient battus. Aujourd’hui, [les soldats russes] retournent dans un pays où la majorité des gens ne savent pas ce qu’est la guerre et ne l’ont vue qu’à la télévision. Ils ont vécu des situations extrêmes et ont vu à quoi cela ressemble lorsque les lois ne sont pas appliquées. La société n’est pas vraiment prête à les comprendre et à les accepter.
Les sources de Meduza ont noté que lors de conversations privées, les responsables russes ont même commencé à qualifier les soldats revenant d’Ukraine de « nouveaux Afghans » et craignent qu’avec le temps, les anciens militaires ne perdent leurs illusions sur la vie civile et ne forment leurs propres groupes criminels.
Meduza, « La société n’est pas préparée » Le Kremlin craint un « mécontentement du public » et une augmentation de la criminalité alors que les soldats rapatriés ne parviennent pas à s’adapter à la vie civile., traduction automatique
Dimanche 21/7, 10h25
Mer Noire.
"Hunter", un général de brigade du contre-espionnage militaire ukrainien, marche sur un nouveau drone Sea Baby "Avdiivka" lors de la présentation par le service de sécurité ukrainien dans la région de Kiev, en Ukraine, le mardi 5 mars 2024.
"Il s'agit d'un drone avec une navigabilité et des capacités nouvelles et considérablement améliorées, qui seront certainement capables de transporter une charge utile de plus d'une tonne à une distance de plus de 1 100 kilomètres », a déclaré un général de brigade du contre-espionnage militaire ukrainien, qui dirigeait l'équipe d'ingénierie qui a créé le nouveau drone, United24, une organisation gouvernementale de financement participatif qui sollicite des dons d'entreprises et de particuliers du monde entier, collecte les fonds. (Photo AP/Evgeniy Maloletka)
[… ) Plusieurs déclarations américaines et ukrainiennes, faites début juillet, laissent même entendre que la flotte russe de mer Noire serait en phase de quitter la Crimée. Les Ukrainiens « ont coulé le dernier navire de guerre équipé de missiles de croisière dans le port de Sébastopol », a ainsi assuré, le 8 juillet, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby. « La flotte russe de la mer Noire a été contrainte de transférer la quasi-totalité de ses navires de guerre prêts au combat vers d’autres sites », a pour sa part déclaré, le 15 juillet, le chef de la marine ukrainienne, le vice-amiral Oleksi Neïjpapa.
Cette adaptation du dispositif naval russe n’a pas été officiellement confirmée par le Kremlin. Selon nos informations, il reste encore quelques bâtiments de combat dans le port de Sébastopol. La très grosse attaqueà laquelle Moscou a riposté, jeudi 18 juillet, en affirmant avoir détruit notamment une dizaine de drones navals, en atteste à sa manière. Il y a toutefois bien une baisse continue du nombre de navires russes dans le port de Sébastopol, selon l’analyse d’images satellitaires réalisée pour Le Monde par l’entreprise Masae Analytics, sur une période allant du 21 mars au 14 juillet.
[…] Depuis plus de deux ans, les Ukrainiens ont déployé en mer Noire des drones de surface navals (unmanned surface vehicle, ou USV dans le jargon), capables de mener des attaques à plusieurs centaines de kilomètres des côtes. Selon l’ONG ukrainienne Black Sea Institute, depuis le début de la guerre, une vingtaine de navires russes ont été détruits par ces engins et une vingtaine d’autres ont été endommagés, soit au total un tiers de la flotte russe en mer Noire. Il s’agit en majorité de petits patrouilleurs et de bateaux de débarquement.
Ces drones de surface de plus en plus perfectionnés sont devenus l’emblème de la capacité d’innovation de l’industrie de défense ukrainienne. Très médiatisé, leur dernier modèle, le Magura V5, était présenté lors du salon de l’armement français, Eurosatory, à Paris. Cette sorte de petit hors-bord, dont la coque dépasse à peine des vagues, a un rayon d’action de 700 à 800 kilomètres, ce qui lui permet en théorie d’atteindre Novorossiïsk à partir d’Odessa. C’est ce qui s’est passé le 3 juillet, lorsqu’un Magura a heurté la jetée de ce port, près de l’endroit où le remorqueur repéré à Otchamtchire était habituellement amarré, pointe M. Sutton.
[…] Face à la multiplication des attaques ukrainiennes, les Russes ont vite mis en place des contre-mesures : « filets, patrouilles, sensibilisation des équipages et de l’infanterie protégeant les bases », comme le décrit Joseph Henrotin, dans un article publié en janvier dans la revue DSI (Défense et sécurité internationale). L’initiative la plus spectaculaire a été la mise en place de barges de protection autour du pont de Kertch, qui relie la Russie à la Crimée. Mais le harcèlement ukrainien a malgré tout fini par contraindre Moscou à déplacer progressivement sa flotte.
[…] L’arrivée possible d’une partie de la flotte russe en Abkhazie est une nouvelle étape qui inquiète, en tout cas, depuis de longs mois les autorités géorgiennes. La création de la base navale russe a été entérinée en octobre 2023, par un accord entre Moscou et les séparatistes d’Abkhazie. De taille relativement modeste, elle ne peut pas, en l’état, accueillir beaucoup de bâtiments. Mais Tbilissi s’inquiète de voir le conflit ukrainien dégénérer sur ses côtes, alors que l’évolution du dispositif naval russe coïncide avec l’arrivée prévue cet été, dans le ciel ukrainien, des premiers avions de chasse américains F-16. Le 30 mai, Washington a par ailleurs annoncé vouloir réviser toute sa coopération bilatérale avec la Géorgie.
[…] Le recul géographique de la flotte russe ne signifie pas l’effondrement de son pouvoir de nuisance en mer Noire. Les bâtiments russes conservent leur capacité de tirer des missiles Kalibr, qui font chaque semaine des ravages en Ukraine. « La flotte russe a été affaiblie et n’a pas été à la hauteur. Mais elle n’est pas hors de combat et elle poursuit de toute façon sa construction », précise H.I. Sutton [analyste britannique, spécialisé dans le renseignement en source ouverte (Osint)]. […]
Le Monde, Les attaques de drones navals ukrainiens obligent la flotte russe à quitter la Crimée
Les nobliaux se disputent à l’Assemblée et le roi de la République joue la montre.
Anonyme
Samedi 20/7, 18h15
Iran.
L’Iran a réduit à « une ou deux semaines » le délai nécessaire pour produire des matières fissiles en vue d’une arme nucléaire, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, réitérant l’engagement des Etats-Unis à empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.
« La situation actuelle n’est pas bonne », a confié M. Blinken lors d’un forum sur la sécurité à Aspen, dans le Colorado (ouest).
« L’Iran, en raison de la fin de l’accord nucléaire, au lieu d’être à au moins un an d’avoir la capacité de produire des matières fissiles pour une arme nucléaire, est maintenant probablement à une ou deux semaines de pouvoir le faire », a affirmé le secrétaire d’Etat.
« Ils n’ont pas développé une arme », a cependant indiqué M. Blinken, ce qui prendrait nécessairement plus de temps, « mais c’est quelque chose que nous surveillons de très près, bien sûr ». […]
La Libre, « La situation actuelle n’est pas bonne »: le chef de la diplomatie américaine dévoile des informations de sécurité inquiétantes sur l’Iran
Samedi 20/7, 18h00
America, America.
Une femme tient son fusil de style AR-15 alors que les gens assistent à une cérémonie de bénédiction avec leurs fusils de style AR-15 dans leurs étuis à l'église Sanctuary de Terre-Neuve, Pennsylvanie, États-Unis, le 28 février 2018. REUTERS/ Eduardo Munoz/File Photo
Des politiciens conservateurs posent avec des fusils de type AR pour des portraits de cartes de Noël. Les églises des États rouge foncé les distribuent lors de tirages au sort. Les manifestants des deux côtés du clivage politique les portent lors des manifestations.
[…] « Le romantisme autour des AR-15 vient du marketing », a déclaré Carolyn Gallaher, une professeure d’université américaine dont les recherches se sont en partie concentrées sur la violence des milices et qui a suivi l’essor des armes de type AR. « C’est comme du théâtre. »
« Les fabricants d’armes essaient de vendre un produit et ils l’ont fait d’une manière qui exploite des choses viscérales, comme l’hyper-masculinité, les notions de sécurité et de protection et l’éthos du soldat », a-t-elle déclaré.
[…] L’AR-15 a été développé pour la première fois dans les années 1950 par le fabricant d’armes ArmaLite, d’où provient le « AR » dans le nom. Ce fut un vendeur lent au cours de ses premières décennies d’existence. L’armurier Colt a acheté les droits de fabrication de l’AR-15 en 1959. La plupart des brevets sur l’arme ont expiré dans les années 1970, permettant à d’autres fabricants d’armes de construire leurs versions.
[…] La fin de l’interdiction nationale des armes a coïncidé avec la mentalité militaire croissante de l’Amérique après les attentats du 11 septembre 2001 et les guerres qui ont suivi en Afghanistan et en Irak. La plate-forme AR-15 a pris pied dans la culture civile comme aucune arme auparavant, disent les experts.
[…] Chris Goss, qui vend des armes depuis 35 ans, a montré du doigt un mur de son magasin Foundation Firearms à Loveland, Colorado, où une demi-douzaine d’armes de style AR-15 étaient exposées. Goss a déclaré que la plate-forme présente plusieurs attributs que les acheteurs apprécient : elle a un faible recul, elle est facile à tirer et les acheteurs peuvent la modifier eux-mêmes. Avec des prix commençant désormais en dessous de 500 $, c’est assez bon marché.
Mais Goss a déclaré que l’apparence est également la clé de la popularité de la plateforme auprès des partisans des armes à feu et de sa diabolisation par les opposants aux armes à feu. « C’est effrayant », a-t-il déclaré. « Quand vous regardez les canons AR-15, vous pensez : armée, militaire, guerre, mort. » Goss a déclaré que certaines personnes se tournent vers la plate-forme AR-15 pour des raisons superficielles. « Si je montre à ces mêmes personnes un fusil semi-automatique encore plus puissant avec une crosse en bois qui n’a pas cet aspect militaire, ils n’en voudront pas. » […]
Depuis le tout début de la guerre, les sociologues tentent d’évaluer l’attitude des Russes à son égard et de suivre son évolution. Le 8 juillet 2024, le laboratoire public indépendant de sociologie PS Lab a publié sa troisième étude sur l’évolution de la société près de deux ans après le début de l’invasion et sur la manière dont la guerre affecte la vie quotidienne des gens. Afin de répondre à ces questions, les employés du laboratoire ont vécu pendant un mois dans les régions russes et ont communiqué avec leurs résidents dans un cadre informel. Le résultat est une étude intéressante sur la façon dont les opposants et les partisans de la guerre se rapprochent, la méfiance à l’égard des médias et la lassitude face à « l’opération spéciale » grandissent.
À l’automne 2023, trois chercheurs du projet PSLab se sont rendus séparément dans trois régions : la région de Sverdlovsk, la Bouriatie et la région de Krasnodar. La région de Sverdlovsk a été choisie en raison de ses indicateurs « moyens » en termes de nombre de personnes mobilisées et de revenus de la population ; Bouriatie – en tant que l’une des régions les plus endettées et leader en termes de nombre de soldats mobilisés et contractuels (selon Mediazona et le service russe de la BBC, la république se classe au huitième rang en termes de nombre de pertes parmi toutes les régions, malgré le fait que la part de sa population provient de l’ensemble de la population de la Russie – seulement 0,7 %). La région de Krasnodar a été choisie en raison de sa prospérité économique et de sa proximité géographique avec le front.
Outre les grandes villes – Oulan-Oude et Krasnodar – le rapport parle également des petites. Pour des raisons de sécurité, leurs vrais noms ne sont pas mentionnés : dans l’étude, ils apparaissent comme Cheryomushkin (région de Sverdlovsk), Udurg (Bouriatie), Yuzhny Sokol et Novonekrasovsk (territoire de Krasnodar).
Les chercheurs ont préparé une légende pour communiquer avec les résidents locaux et ont déclaré qu’ils étaient venus étudier la vie quotidienne dans les régions et ses changements au cours des dernières années. Ils ont enregistré des entretiens avec leurs interlocuteurs, mais la recherche ne s’est pas limitée à cette méthode. Les chercheurs ont communiqué avec les gens dans une atmosphère informelle et de confiance, par exemple lors de réunions (les noms de tous les interlocuteurs ont également été modifiés). Ils ont enregistré ces conversations dans des journaux ethnographiques détaillés.
Ils ont essayé de parler des changements dans les régions avec les chauffeurs, les vendeurs, les barmans et les manucures, et ont visité des événements culturels publics patriotiques et des centres de bénévolat. Au cours de l’étude, ils ont recueilli 75 entretiens avec des habitants de trois régions et 698 pages de documents ethnographiques. […]
[…] Les Russes en ont assez de la guerre et n’en parlent pas . Les chercheurs des trois régions ont remarqué que le nombre de symboles Z dans les villes avait considérablement diminué depuis le début de la guerre. Elle ne disparaît pas seulement des façades des institutions gouvernementales : les particuliers s’en désintéressent également. Ainsi, Cheremushkina, une habitante de Sverdlovsk, a déclaré qu’au cours de l’année écoulée, les gens avaient retiré les autocollants à thème militaire des voitures.
Ils ne parlent pas de guerre dans les lieux publics , même si la situation y est propice. Ainsi, à Oulan-Oude, la chercheuse s’est retrouvée à un départ pour l’armée, organisé par un groupe de jeunes musiciens pour leur ami. D’après ses observations, l’atmosphère de l’événement régnait dans une ambiance festive, plus proche d’un anniversaire que d’un adieu : les personnes rassemblées louaient les qualités humaines de leur ami et lui souhaitaient de devenir encore meilleur à l’avenir. La guerre n’a été évoquée qu’une seule fois, juste avant la fin de la fête, lorsqu’un des participants a cité une phrase de la chanson « Amara » : « Qui a besoin de la guerre ? Personne, bien sûr !
Le chercheur a appris plus tard que la majorité des personnes rassemblées pour les adieux étaient contre la guerre, mais « ils évitaient de parler et de réfléchir sur ce sujet « lourd » et « déprimant », préférant s’engager dans un art apolitique.
Les habitants des régions s’intéressent de moins en moins à la mort de leurs compatriotes au front. « Au début, on parlait de chaque décès et les gens allaient aux funérailles. Je me souviens que le patron nous avait directement forcés : « Votre diplômé, notre alma mater, est en train d’être enterré. Assurez-vous de venir tous demain. Nous ne connaissions même pas cette personne. Ils nous l’ont dit et nous y sommes allés, sommes restés là et nous avons escorté dehors. <…>. Et maintenant, je ne sais même pas qui est le dernier à y être mort, s’il est mort et combien il y en avait », a déclaré au chercheur un habitant d’Oulan-Oude.
[…] Les opposants à la guerre aident le front pour ne pas se quereller avec des connaissances pro-guerre . Selon l’étude, en Bouriatie, les opposants à la guerre ont peur d’exprimer ouvertement leur position et d’éviter de toutes les manières possibles les conversations sur ce sujet – non pas parce qu’ils craignent des représailles, mais simplement « ils ont peur de se retirer de la majorité, de la norme. »
[…] Mais les opposants à la guerre soutiennent l’armée non seulement par crainte de « se séparer du groupe », mais aussi parce qu’il est important pour eux d’aider leurs compatriotes. Un chercheur qui vivait en Bouriatie est arrivé à la conclusion que pour les habitants locaux « l’armée russe et les habitants mobilisés de la république » ne sont pas la même chose, c’est-à-dire que pour eux, être contre la guerre « ne signifie pas abandonner leurs proches. ou des connaissances qui se sont retrouvées dans cette guerre à leur merci. Un habitant anti-guerre d’Oulan-Oude a même déclaré au chercheur qu’il était lui-même prêt à aller au front « en signe de solidarité avec les autres victimes de cette guerre injuste ».
[…] Les Russes pro-guerre, anti-guerre et apolitiques font de moins en moins confiance aux médias. Si au début de la guerre les Russes recevaient des informations principalement des médias, la situation a changé en deux ans : désormais, les gens apprennent ce qui se passe grâce à ceux qui sont revenus du front et à leurs connaissances. Cela est particulièrement vrai pour les petites villes, car presque tous les habitants connaissent ceux qui sont partis à la guerre.
Ceux qui ont combattu racontent des histoires qui « ne seront pas diffusées à la télévision » : par exemple, sur les échecs du front ou sur le fait que les militaires doivent acheter du matériel avec leur propre argent. De telles informations incitent les citoyens apolitiques à être de plus en plus critiques à l’égard de la guerre et à se poser la question : « Pour quoi la Russie se bat-elle ? » Ils disent que le gouvernement devrait fournir davantage de soutien aux participants à « l’opération spéciale », que l’intégrité et la vie des familles ont plus de valeur que les paiements du gouvernement, que la guerre profite aux élites et non aux citoyens ordinaires. Mais toutes ces critiques ne transforment pas les Russes apolitiques en opposants à part entière à la guerre, car ils ne veulent pas considérer la Russie comme un pays agresseur.
Les arguments selon lesquels c’est la Russie qui aurait attaqué un État voisin sont perçus comme une insulte personnelle. Les citoyens apolitiques commencent à justifier leur pays et expliquent que la guerre a commencé à cause des menaces de l’OTAN et des États-Unis, mais en même temps ils admettent qu’il y a beaucoup d’incompréhension dans ce qui se passe. Ils souhaitent la victoire à la Russie, mais ne comprennent pas exactement en quoi devrait consister cette victoire. A cette question, l’un des interlocuteurs a répondu au chercheur : « Qui diable sait. Nous allons simplement occuper l’Ukraine, c’est tout. »
[…] Les Russes interrogés par les chercheurs admettent que la principale source d’incertitude quant à leur avenir réside dans l’État et ses décisions, sur lesquelles il est impossible d’influencer. Les interlocuteurs tentent de s’adapter à cette réalité et proposent de nouvelles stratégies, par exemple planifier sur une période plus courte ou se convaincre qu’ils peuvent faire face à d’éventuelles difficultés. En même temps, pour certains jeunes hommes, le service militaire devient le garant de cette certitude et de cette stabilité tant désirées. Ils considèrent l’armée comme inévitable et tentent donc de planifier l’avenir en en tenant compte : ils pensent par exemple à une carrière militaire et à une retraite anticipée.
[…] Les opposants à la guerre sont beaucoup plus pessimistes. Ils souhaitent une fin rapide de la guerre et un changement de pouvoir gouvernemental, mais ils ne croient pas que cela soit possible. En outre, les Russes anti-guerre estiment que les conséquences de la guerre sur la société sont irréversibles et qu’il faudra des années pour que la situation dans le pays s’améliore. Par conséquent, ils estiment que vous devez être prêt à changer radicalement votre vie et à ne pas faire de projets à long terme.
Photo : Anton Vaganov / Reuters
[…] Les auteurs ont conclu que […] la guerre est devenue une partie de l’ordre habituel des choses, tandis que les Russes tentent de s’en éloigner et de ne pas s’en apercevoir. Ils « résistent à la fois aux tentatives du Kremlin de faire des citoyens ordinaires ses partisans idéologiques et aux tentatives de l’opposition libérale anti-guerre de forcer la société à se sentir coupable et à se battre ». Mais il est impossible d’ignorer complètement l’impact de la guerre sur la vie quotidienne, et ces changements deviennent pour eux une source de nouvelles menaces, d’anxiétés et de mécontentement.
Lorsque nous préparions ce texte, nous avons demandé à chacun des trois chercheurs qui ont visité trois régions russes de sélectionner dans leurs documents une citation qui reflétait l’aspect le plus important de la réalité qu’ils ont observée. Un chercheur qui a visité la ville de Cheryomushkin, dans la région de Sverdlovsk, a envoyé : « Sans les funérailles, ils ne se souviendraient même pas de la guerre. » Un chercheur revenu de la République de Bouriatie a suggéré : « C’est comme si nous n’avions pas de guerre maintenant. » Un chercheur qui a visité la région de Krasnodar a déclaré : « La guerre ne nous a pas particulièrement touchés, mais la peur est présente. »
Holod, Comment les Russes perçoivent la guerre deux ans plus tard, traduction automatique
Samedi 20/7, 13h10
Krynky (suite).
En octobre 2023, l’armée ukrainienne avait réussi à établir une tête de pont sur la rive Est du Dniepr, autour de la localité de Krynky. Bien que dans une situation précaire, faisant face à des défis permanents en matière de ravitaillement, les unités ukrainiennes avaient réussi à conserver le contrôle d’une zone restreinte.
Mercredi 17 juillet, des rapports russes faisaient état d’un « retrait » des forces ukrainiennes de leurs positions.
Hier, jeudi 18, les Forces de défense du sud de l’Ukraine ont reconnu que « la majorité des positions principales des troupes ukrainiennes dans le village de Krynky ont été détruites par des tirs ennemis intenses, combinés et prolongés ».
Selon des sources militaires ukrainiennes, le retrait a déjà été initié il y a déjà plusieurs semaines. Il semblerait que le retrait du 17 juillet concernait les dernières unités restées sur place.
Le Grand Continent, Après avoir établi une tête de pont pendant neuf mois, l’armée ukrainienne se retire de la rive Est du Dniepr
Samedi 20/7, 11h35
Guerre des bassines (sic & suite).
La manifestation des militants antibassines a été tuée dans l’œuf. Le cortège de milliers de manifestants, qui s’était élancé à travers champs près de Migné-Auxances (Vienne), a été contraint de faire demi-tour, en milieu d’après-midi ce vendredi, quand des champs ont commencé à s’enflammer à proximité. Le feu «s’est déclenché dans un champ suite aux sommations des gendarmes et à l’emploi de grenades lacrymogènes», a indiqué la préfecture de la Vienne, lesdites grenades ayant été lancées depuis l’hélicoptère des militaires qui survolait la zone. En quelques minutes, les blés secs sont partis en fumée et l’incendie a suscité un vent de panique chez les manifestants.
Sous une chaleur accablante, les manifestants ont finalement fait demi-tour. «On vient pour la guerre de l’eau et c’est la guerre du feu», s’amuse l’un d’eux. «C’est l’improvisation totale cette manifestation», s’agace un autre. Alors que, dans le cortège, certains évoquaient une action visant une usine de poulets, l’incendie a tué dans l’œuf la manifestation. […]
Le Figaro, «On vient pour la guerre de l’eau et c’est la guerre du feu»: la manifestation antibassines tourne court, en attendant la manche retour
Au deuxième jour de mobilisation, l’action vise à dénoncer les grands acteurs de la filière céréalière, que les organisateurs associent à la construction des réserves d’eau contestées et à l’« accaparement » de l’eau par l’agro-industrie.
Après une manifestation avortée vendredi 19 juillet dans un champ en feu près de Poitiers (Vienne), plusieurs milliers d’opposants aux réserves d’irrigation ont mis le cap samedi sur le port de La Rochelle, qu’ils comptaient bloquer « symboliquement » pour dénoncer les pratiques de l’agro-industrie. Les organisateurs de la manifestation – dont le collectif Bassines non merci – avaient annoncé un rassemblement « en ville et en bord de mer » dans une ambiance « de fête et de carnaval ».
[…] « Les mégabassines, c’est un système pour quelques privilégiés qui auront droit à l’eau pour irriguer, c’est-à-dire pour produire plus, des produits qui sont ensuite exportés, dans des pays en Afrique où l’on déstabilise leur agriculture », dénonçait Frédéric Boutin, agriculteur bio. « Le but de la manifestation, c’est de nous rejoindre, mais il faut être honnête, on n’était pas persuadés d’arriver jusque-là », a lancé au micro une membre du mouvement Les Soulèvement de la Terre.
[…] Les forces de l’ordre ont repoussé les manifestants qui se trouvaient à l’intérieur du port en utilisant des gaz lacrymogènes, sans heurts, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). Après négociations et sommations, les gendarmes ont évacué quelque 200 manifestants et plusieurs tracteurs d’une rue qu’ils bloquaient devant des bâtiments qualifiés de « sensibles » par la préfecture de Charente-Maritime.
[…] Dans leur viseur, les « silos géants » du port, autant de « gigantesques stocks spéculatifs », où les céréales sont soumises « aux fluctuations boursières ». Un lieu d’autant plus symbolique que le port agro-industriel de La Pallice est le « deuxième port exportateur de céréales du pays », argumentent-ils.
« Les bassines ne sont pas faites pour faire de la culture localement, mais pour nourrir les marchés internationaux », a déclaré vendredi Julien Le Guet, l’un des porte-parole du mouvement, qui « espère » pouvoir bloquer le port « symboliquement ». […]
Le Monde, A La Rochelle, le port de La Pallice brièvement occupé par les opposants aux mégabassines
Vendredi 19/7, 18h15
Centrale nucléaire de Rostov (RU).
Centrale nuc de Rostov, Russie, Google Earth, capture d’écran
L’approvisionnement en électricité, interrompu hier en raison de la chaleur dans le sud de la Russie, a été rétabli. C’est ce qu’a rapporté le ministère de l’Énergie de Moscou. Les techniciens continuent de surveiller la situation du réseau électrique dans les régions où les températures sont particulièrement élevées. Hier, le ministère a ordonné des coupures d’électricité programmées dans le sud du pays en raison d’une panne technique d’un réacteur de la centrale nucléaire de Rostov. Le ministère de l’Energie avait alors expliqué que le dysfonctionnement était dû à « une augmentation des charges sur le réseau électrique » due à la chaleur.
Nova.news, Russie, ministère de l’Énergie : l’électricité rétablie dans le sud du pays
[…] Des informations sont récemment apparues selon lesquelles, à la centrale nucléaire de Rostov, le système de protection automatique avait éteint l’une des unités de puissance. Les autorités du pays terroriste ont déclaré que la raison était un problème avec le turbogénérateur.
« Le rayonnement de fond reste normal, a rapporté Rosatom. En raison d’une panne dans le sud de la Russie, une limite de consommation d’énergie de 1,5 GW a été introduite », rapportent les citoyens locaux.
[…] En outre, les habitants de Sébastopol temporairement occupé se sont retrouvés sans électricité. La ville a introduit des calendriers de coupures de courant « en raison de la surcharge du réseau ».
Par la suite, Sevastopolenergo a déclaré que « jusqu’à ce que la charge soit réduite », Yalta, Alouchta, Feodosia, Kertch, Sudak et d’autres localités de la Crimée occupée seraient également soumises à des coupures de courant.
En raison du manque de lumière à Sébastopol, les feux de circulation ne fonctionnent pas et les trolleybus et autres sont coincés dans les embouteillages au centre. […]
Unian, Panne d’électricité en Russie : des centaines de milliers d’habitants se retrouvent sans électricité, traduction automatique
[…] Comme vous le savez, des informations sur une fuite de radiations due au rejet d’eau radioactive à la centrale nucléaire de Rostov ont commencé à se répandre sur les réseaux sociaux. Il n’y a aucune confirmation. Rosenergoatom a qualifié cette information de fausse.
[…] Andrey Yusov, représentant de la Direction principale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense, a déclaré cela lors d’un téléthon, commentant les informations des chaînes russes concernant une prétendue fuite de radiations dans une centrale nucléaire. «Bien sûr, tous les Ukrainiens, vous et moi, attendons avec impatience la bonne nouvelle selon laquelle il y aura toujours un incendie sur le territoire de la Fédération de Russie. Mais nous vérifions et surveillons […]
Unian, Le réseau écrit sur l’accident à la centrale nucléaire de Rostov : la réaction de la direction est apparue, traduction automatique
Les niveaux de radioactivités sont normaux d’après les capteurs connectés.
Vendredi 19/7, 15h00
America, America.
Un participant portant un écusson du drapeau américain sur l'oreille prie lors d'un sermon du président-directeur général de l'association évangélique Billy Graham, Franklin Graham, le dernier jour de la Convention nationale républicaine de 2024 au Fiserv Forum à Milwaukee, Wisconsin, le 18 juillet. 2024.
Donald Trump sera accueilli en héros jeudi en acceptant la nomination du Parti républicain à la présidence des États-Unis, dans un discours clôturant un congrès dominé par la récente tentative d'assassinat. (Photo de Patrick T. Fallon / AFP) - Le Monde
Vendredi 19/7, 11h25
Arménie.
Les États-Unis poursuivent leurs efforts pour établir un partenariat avec l’Arménie, suscitant des réactions critiques de la part des responsables du Kremlin.
Le sous-secrétaire d’État américain chargé de la sécurité civile, de la démocratie et des droits de l’homme, Uzra Zeya, s’est rendu à Erevan, en Arménie, le 13 juillet et a annoncé que les États-Unis avaient alloué environ 16 millions de dollars à la formation d’une force de police de patrouille en Arménie et qu’ils travaillaient avec l’Arménie pour poursuivre les réformes de l’application de la loi. Zeya a également souligné l’exercice militaire conjoint américano-arménien « Eagle Partner », qui a débuté le 16 juillet, et a confirmé qu’un conseiller résident de l’armée américaine sera bientôt attaché au ministère arménien de la Défense.
[…] La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a accusé les États-Unis d’utiliser leurs visites en Arménie pour poursuivre des activités anti-russes dans le Caucase. […] Les relations de l’Arménie avec l’Occident ont été particulièrement névralgiques pour la Russie, car l’Arménie a pris des mesures concrètes pour se distancier du Kremlin au cours des derniers mois.
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 18 juillet, traduction automatique
OTAN.
[…] Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé que l’OTAN ouvrirait un centre de commandement en Allemagne pour superviser et coordonner les projets d’assistance militaire et de formation de l’OTAN qui soutiennent les forces armées ukrainiennes et que le centre de commandement serait opérationnel en septembre 2024. Stoltenberg a déclaré que 700 personnes occuperont le centre de commandement et aideront à coordonner le soutien des États membres de l’OTAN à l’Ukraine.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé le 18 juillet qu’elle espérait lancer une « Union européenne de la défense » au cours de son deuxième mandat pour aider à faire face aux menaces transfrontalières au sein de l’Union européenne (UE), en commençant par un nouveau « Bouclier aérien européen » et programmes de cyberdéfense. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 18 juillet, traduction automatique
Lituanie.
Le Parlement lituanien a approuvé jeudi la sortie de ce pays balte de la Convention interdisant les armes à sous-munitions. Le texte voté, qui doit encore être paraphé par le président lituanien pour entrer en vigueur, met fin à l’adhésion de la Lituanie à la convention d’Oslo, qui interdit l’emploi, la production, le transfert et le stockage des armes à sous-munitions.
Ces munitions, qui peuvent être larguées par avion ou tirées par l’artillerie, ont la propriété d’exploser en vol et de disperser des sous-munitions, elles-mêmes explosives, sur une large zone. Elles sont notamment dénoncées en raison du nombre de sous-munitions non explosées qui peuvent constituer un danger ultérieur pour les populations.
« Il n’est pas sage d’adhérer à une convention qui n’est pas respectée par un adversaire géopolitique majeur », a déclaré le ministre de la défense lituanien, Laurynas Kasciunas, dans une allusion à la Russie. « Nous corrigeons cette erreur », a-t-il dit, ajoutant que les armes à sous-munitions étaient « très efficaces au combat » et pouvaient compenser par leur champ d’action un manque de munitions conventionnelles. […]
Ce serait une première. La quantité d’électricité d’origine renouvelable produite à l’échelle mondiale devrait dépasser en 2025 celle issue du charbon, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié ce vendredi.
L’agence observe un bond de la demande en électrique dans le monde, qui « révèle le rôle croissant de l’électricité dans nos économies mais aussi l’impact des canicules sévères », pointe Keisuke Sadamori, directeur Marchés et sécurité énergétiques de l’AIE. Tout en soulignant que l’essor des modes de production décarbonées n’est pas encore assez rapide.
Hydroélectricité, solaire, éolien : les énergies renouvelables devraient fournir globalement 35 % de l’électricité en 2025, contre 30 % en 2023. Le photovoltaïque devrait couvrir pour moitié la croissance de la demande, alors que les investissements portés dans ce secteur n’ont jamais été aussi élevés. En 2024, ils devraient atteindre plus de 500 milliards de dollars, d’après un rapport de l’AIE de juin. A eux deux, le solaire et l’éolien devraient couvrir la demande à hauteur de 75 %.
[…] Globalement, l’AIE observe un retour à une croissance annuelle de la demande à des niveaux jamais vus depuis 2007 (hors rebond post-Covid). Et la tendance devrait se poursuivre : la demande mondiale d’électricité, poussée par l’activité économique et l’électrification des équipements, croîtrait de 4 % en 2024 et de 4 % encore en 2025 (après +2,3 % en 2023).
Aux Etats-Unis, la demande de courant, qui avait reculé l’an dernier pour cause de météo tempérée, devrait croître de 3 % cette année, du fait de l’activité économique, des besoins en climatisation et des besoins – encore mal évalués – des data centers sur fond d’essor de l’intelligence artificielle.
En Inde, en raison des canicules dont le pays est victime, la demande devrait augmenter de 8 %. En Chine, ce serait de 6 %. Plus modérée, la demande électrique en Europe devrait enregistrer une hausse de 1,7 %, après deux ans de repli lié à la crise de l’énergie et la flambée des prix. « Il est encourageant de voir la part des énergies propres grandir, mais cela doit se produire plus rapidement », commente Keisuke Sadamori, appelant à renforcer les réseaux et à de meilleures normes d’efficacité énergétique « pour réduire les impacts d’une demande de climatisation croissante ».
Les Échos, La production mondiale d’électricité renouvelable devrait dépasser le charbon en 2025
Coupure de courant à Kyiv le 28 juin 2024. (Hiroto Sekiguchi /The Yomiuri Shimbun via AFP)
[…] Depuis le début de l’année, 90 % des centrales thermiques et hydroélectriques du leader national de l’énergie a été détruit par les missiles russes. Une catastrophe quand la température frôle les 40 degrés l’été et plonge en dessous de zéro l’hiver, un drame pour la vie quotidienne et économique du pays. Les Ukrainiens ont beau faire preuve depuis le début de la guerre d’une résilience hors norme, il devient délicat de réparer les centrales endommagées plusieurs fois de suite et il va finir par être difficile de vivre dans un pays privé d’électricité. […]
Libération, L’Ukraine, privée d’électricité et d’espoir ?
Il y a quelque chose de Gotham City dans l’horizon de Pozniaky. Dans cet immense quartier résidentiel tout en hauteur, des centaines d’immeubles interminables aux flèches parfois fantasmagoriques se sont fichées dans les années 90, des deux côtés de l’autoroute qui mène à l’aéroport international de Kyiv-Boryspil, désormais fermé. A moins que ce soit le soleil qui se réverbère dans les innombrables fenêtres qui joue des tours et provoque des mirages. Depuis plusieurs jours, les températures dans la région flirtent avec les 40 °C à l’ombre, une onde de chaleur remontée d’Afrique, paraît-il. Fuyant l’asphalte brûlant et la cocotte des appartements, les banlieusards promènent leurs enfants dans les nombreux centres commerciaux.
Samedi après-midi, dans River Mall, un des plus gros temples commerciaux de la rive gauche, les ascenseurs sont à l’arrêt, les clients serpentent dans les escaliers de service ou se croisent dans les escalators. Dans les enseignes de sport, plongées dans l’obscurité, les vendeurs sont assis sur les poufs. D’autres magasins se sont mis sur courant alternatif. «Désolé, on n’a plus de glace, les frigos sont éteints», soupire un vendeur de limonades et de cocktails sans alcool. Dans la boutique de chaussures de Nataliia, les clients essaient les sandales en plastique dans l’obscurité, à la lueur de lampes torches. «Le terminal CB ne marche pas, alors je dis aux gens de me transférer l’argent par téléphone, quand ça passe», explique la vendeuse. […]
Libération, En Ukraine, Kyiv débranché dans la chaleur et le noir de l’été : «Je ne sais pas comment on va tenir»
Jeudi 18/7, 20h25
Union Européenne.
Ursula von der Leyen laisse éclater sa joie à l’annonce de sa réélection à la présidence de la Commission, le 18 juillet 2024 au Parlement de Strasbourg. Johanna Geron / REUTERS
L’avenir du pacte vert européen s’écrira dans les prochains mois et rien ne permet, à ce stade, de garantir qu’il permettra aux Européens d’atteindre la neutralité carbone en 2050, comme ils s’y sont engagés dans l’accord de Paris. Jeudi 18 juillet, lors de son discours devant le Parlement européen, qui l’a investie pour être reconduite à la présidence de la Commission, Ursula von der Leyen s’est certes engagée à le mettre en œuvre et à le poursuivre, mais elle est restée floue sur la réalité de son ambition.
[…] La présidente de la Commission s’est surtout attachée à défendre le volet industriel du pacte vert, largement consensuel au sein de l’hémicycle, en annonçant « un nouveau pacte pour une industrie propre », qui doit permettre d’accélérer la décarbonation de l’industrie et de l’énergie. Elle compte aussi, à la grande satisfaction de Berlin, autoriser les constructeurs automobiles à explorer d’autres pistes que la voiture électrique, notamment l’usage des carburants synthétiques […]
[…] Sur l’agriculture, jusqu’ici très peu mise à contribution pour la transition écologique de l’Union, Ursula von der Leyen est restée minimaliste. Les efforts des éleveurs et des céréaliers pour préserver la biodiversité devront être « récompensés », a-t-elle affirmé, excluant ainsi de conditionner les aides de la politique agricole commune à la protection de l’environnement. Sur l’usage des pesticides, elle n’a rien dit. […]
Le Monde, Ursula von der Leyen, réélue à la tête de la Commission européenne, a fait le service minimum sur l’acte II du pacte vert
[…] Une eurodéputée d’extrême droite roumaine a été expulsée de l’hémicycle à Strasbourg, après avoir interrompu par ses cris les débats suivant un discours de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, jeudi 18 juillet.
L’incident s’est produit lors d’une prise de parole de la présidente française du groupe Renew (libéraux), Valérie Hayer, qui demandait à Ursula von der Leyen « de faire tout [son] possible pour inscrire le droit à l’IVG [interruption volontaire de grossesse] dans la Charte européenne des droits fondamentaux ».
[…] Un peu plus tôt, pendant le discours d’Ursula von der Leyen, candidate à un second mandat à la présidence de la Commission européenne, Diana Iovanovici Sosoaca s’était fait remarquer avec une muselière placée devant sa bouche. Cette fervente chrétienne avait par ailleurs proposé de faire venir un prêtre pour « bénir » et « purifier » le Parlement européen, selon des informations de presse. […]
Le Monde, Diana Iovanovici Sosoaca, eurodéputée d’extrême droite et orthodoxe intégriste, expulsée du Parlement européen après des cris
Diana Iovanovici-Sosoaca, députée européenne et politicienne roumaine d'extrême droite, brandit des icônes religieuses, avant un vote pour choisir le prochain président de la Commission européenne, au Parlement européen à Strasbourg, France, le 18 juillet 2024. REUTERS/ Johanna Géron
[…] Après avoir échoué à s’emparer de Matignon, le président du Rassemblement national (RN) continue son rude apprentissage au contact des hautes sphères. Sa suprématie est déjà contestée au sein de son propre groupe, Les Patriotes pour l’Europe, par des alliés exigeants. Et le cordon sanitaire qui prive l’extrême droite de tout pouvoir se révèle en titane. Jordan Bardella espérait le briser en charmant la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, dont il dénonçait, durant la campagne européenne, les positions antiavortement.
Après avoir courtisé les votes de son groupe, que le Français lui a accordés à l’issue d’un entretien bilatéral, la conservatrice maltaise l’a superbement ignoré dans son tour de remerciements. La droite européenne a ensuite empêchéLes Patriotes de décrocher les postes de vice-présidents auxquels il pouvait prétendre, laissant aux membres de ce groupe la désagréable impression de s’être « fait rouler ».
[…] Pour Jordan Bardella, « l’après » a commencé lundi 15 juillet dans la salle Weiss R 3.1 du Parlement européen, moins chargée d’histoire et de dorures que le bureau à l’étage de l’hôtel Matignon. Un cadre froid dans lequel il s’est présenté à ses 83 collègues du groupe Les Patriotes, formé à l’initiative de Viktor Orban, qui en a laissé la présidence au RN, très dominant numériquement. On ne refuse pas une ligne de plus sur le CV lorsqu’on a 28 ans : surprenant son monde au lendemain du second tour des législatives, Jordan Bardella a mis son nom sur le poste.
[…] une partie de son entourage l’encourageait à se réinscrire dans une commission qu’il pourrait facilement sécher – il ne s’était jamais rendu physiquement dans la très accessoire commission des pétitions, entre 2019 et 2024 –, Jordan Bardella a finalement brigué la présidence de groupe et la commission des affaires étrangères.
[…] Le principal fil à la patte que s’est attaché Jordan Bardella est toutefois la présidence du groupe, dont la bonne marche souffrirait mal une gestion à distance. […] La première chausse-trape prend la forme d’un général italien élu un peu trop vite. Mercredi 17 juillet, dans une autre salle du Parlement européen, Jordan Bardella a, enfin, fait la connaissance de son vice-président, l’Italien Roberto Vannacci, dont il demande la démission du bureau… alors même que les eurodéputés RN ont accepté son élection à ce poste par acclamation, une semaine plus tôt. […] l’allié de Jordan Bardella est devenu une célébrité dans son pays à coups de formules homophobes, racistes et de clins d’œil au régime mussolinien. La nomination de Roberto Vannacci a mis Jordan Bardella dans une colère rare, relayée jusqu’en Italie par des cadres du RN.
[…] En quelques jours à Strasbourg, Jordan Bardella a eu un autre aperçu des pièges potentiels d’une cohabitation avec le parti de Viktor Orban, fraîchement revenu d’une tournée qui l’a conduit à rencontrer Recep Tayyip Erdogan, Xi Jinping, Vladimir Poutine, mais aussi Volodomir Zelensky. Avec l’aval de Jordan Bardella, les élus du parti hongrois Fidesz ont été à l’initiative d’une résolution plus loquace sur les imperfections de la démocratie ukrainienne que sur l’aide à apporter à Kiev. […]
Le Monde, Jordan Bardella accumule les contrariétés au Parlement européen après avoir échoué à s’emparer de Matignon
Jeudi 18/7, 11h00
Kherson.
L’armée ukrainienne a affirmé jeudi toujours « tenir » sa tête de pont de Krynky sur la rive occupée du Dniepr, dans le sud de l’Ukraine, sur fond de rumeurs de retraite de cette zone face aux attaques russes répétées. « Les défenseurs ukrainiens continuent de tenir leurs positions et leurs têtes de pont, au pluriel, sur la rive gauche du fleuve Dniepr », a assuré jeudi à la télévision un porte-parole de l’armée ukrainienne, Dmytro Lykhovy.
L’établissement de cette tête de pont à l’automne 2023 était l’un des rares succès de l’armée ukrainienne lors de sa contre-offensive estivale cette année-là, mais elle n’a jamais permis aux forces de Kiev d’avancer vers le sud, son objectif initial. Les forces russes n’ont pour autant pas réussi à déloger les forces ukrainiennes de la zone, selon Kiev, alors que Moscou a assuré que ses hommes l’avaient reprise début 2024.
Secteur de Kherson, Krynky, Google Earth, capture d’écran
Jeudi 18/7, 8h55
Prisonniers.
La Russie et l’Ukraine ont échangé chacune 95 prisonniers de guerre (prisonniers de guerre) lors d’un échange individuel le 17 juillet.
Le président ukrainien Volodymyr Zelenksy a déclaré que 95 prisonniers de guerre ukrainiens étaient retournés sur le territoire détenu par l’Ukraine lors d’un échange négocié par les Émirats arabes unis (Émirats arabes unis) et le ministère russe de la Défense (MoD) ont signalé le retour de 95 prisonniers de guerre russes. Des organisations ukrainiennes et internationales ont enregistré des abus et des actes de torture parmi presque tous les prisonniers de guerre ukrainiens libérés de détention russe, et ISW a largement rapporté des images et des rapports de militaires russes maltraitant et exécutant des prisonniers de guerre ukrainiens. […]
ISW, évaluation de la campagne offensivre russe, 17 juillet, traduction automatique
Mercredi 17/7, 23h35
Social media
Neuf ans de prison pour un don de 30 dollars. A Tomsk, en Sibérie, un tribunal régional a tranché : Tatiana Laletina, 21 ans, une artiste et étudiante de l’Université de pédagogie de la ville, a été condamnée à neuf ans de prison pour «haute trahison», selon Mediazona, un média en ligne russe d’opposition, citant le site web du tribunal. Tatiana Laletina a été accusée d’avoir effectué deux transferts d’argent : un premier de 10 dollars (9 euros) à une fondation ukrainienne le premier jour de l’invasion russe en Ukraine, le 24 février 2022, et le deuxième de 20 dollars en avril 2022. […]
Libération, Une jeune artiste russe condamnée à neuf ans de prison pour avoir donné 30 dollars à l’Ukraine
Mercredi 17/7, 23h30
Allemagne.
L’Allemagne envisage de réduire de moitié son aide militaire à l’Ukraine l’année prochaine, malgré les inquiétudes selon lesquelles le soutien américain à Kiev pourrait diminuer si le candidat républicain Donald Trump revenait à la Maison Blanche.
L’aide allemande à l’Ukraine sera réduite à 4 milliards d’euros (4,35 milliards de dollars) en 2025, contre environ 8 milliards d’euros en 2024, selon un projet de budget 2025 consulté par Reuters.
L’Allemagne espère que l’Ukraine sera en mesure de répondre à l’essentiel de ses besoins militaires grâce aux prêts de 50 milliards de dollars provenant du produit des avoirs russes gelés approuvés par le Groupe des Sept, et que les fonds destinés à l’armement ne seront pas entièrement utilisés.
« Le financement de l’Ukraine est assuré dans un avenir proche grâce aux instruments européens et aux prêts du G7 », a déclaré mercredi le ministre allemand des Finances Christian Lindner lors d’une conférence de presse.
[…] La sonnette d’alarme a sonné dans toute l’Europe cette semaine après que Trump ait choisi comme candidat à la vice-présidence le sénateur JD Vance , qui s’oppose à l’aide militaire à l’Ukraine et a averti que l’Europe devra moins compter sur les États-Unis pour défendre le continent.
[…] Les stocks des forces armées allemandes, déjà épuisés par des décennies de sous-investissement, ont encore été épuisés par les livraisons d’armes à Kiev.
Jusqu’à présent, Berlin a fait don de trois unités de défense aérienne Patriot à Kiev, plus qu’à tout autre pays, ramenant à neuf le nombre de systèmes Patriot en Allemagne.
La coalition allemande composée de sociaux-démocrates de gauche, de libéraux pro-entreprises et de Verts écologistes a eu du mal à respecter l’objectif de dépenses de l’OTAN en raison de règles auto-imposées qui limitent le montant des emprunts d’État qu’ils peuvent contracter.
Même si l’aide militaire à l’Ukraine sera réduite, l’Allemagne respectera l’objectif de l’OTAN de consacrer 2 % de son PIB à la défense en 2025, pour un total de 75,3 milliards d’euros. […]
Reuters, L’Allemagne va réduire de moitié son aide militaire à l’Ukraine malgré un possible Trump à la Maison Blanche
Le premier groupe de défense allemand multiplie les contrats historiques et s’active à transformer l’image de l’industrie de l’armement, longtemps honteuse outre-Rhin. Mais selon CNN, Moscou aurait planifié d’assassiner le dirigeant du groupe.
[…] Le développement du groupe depuis trois ans est sans équivalent : après une progression de son chiffre d’affaires de 12 % en 2023, à 7,2 milliards d’euros, l’entreprise de 34 000 salariés prévoit d’atteindre les 10 milliards d’euros en 2024. Son cours de Bourse a bondi de près de 400 % en cinq ans. Depuis mars 2023, il est coté au DAX, qui regroupe les quarante premières entreprises du pays présentes sur les marchés, une performance spectaculaire pour une entreprise longtemps jugée infréquentable par les investisseurs et les banques.
[…] Le groupe de Düsseldorf profite bien sûr à plein de l’effort de réarmement qu’a déclenché l’agression russe en Ukraine. […] Armin Papperger, entré en 1990 chez Rheinmetall et aux commandes depuis 2013, semble vouloir jouer un rôle moteur dans cette transformation de l’image des industriels de l’armement. Jusqu’à en faire une filière comme les autres ? « L’industrie de l’armement a repris confiance en elle… et Rheinmetall profite de cette vague comme aucune autre entreprise du secteur, analyse Michael Santo, spécialiste de l’industrie de la défense au sein du cabinet de conseil H & Z. M. Papperger est au centre de cette stratégie, il capte toute l’attention. Il est présent dans la presse, dans les débats télévisés, en Ukraine. Cette présence lui permet de créer la confiance, de se présenter comme un partenaire du politique… et d’engranger de très gros contrats. »
[…] selon l’agence Reuters, le dirigeant caresse l’idée de créer un géant européen de la défense, qui puisse se mesurer aux grands groupes américains concurrents… loin des contraintes des politiques publiques européennes ou franco-allemandes. « Nous voulons devenir un acteur mondial et nous pouvons actuellement le faire seuls grâce à notre bonne trésorerie », a déclaré le PDG Armin Papperger début mai, lors d’une réunion de l’association des journalistes économiques à Düsseldorf, rapporte l’agence Reuters. Il a aussi évoqué l’idée de créer un consortium européen de la défense, qui puisse atteindre « 30 à 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires », capable d’« agir à hauteur des groupes américains. » […]
Le Monde, Rheinmetall, gagnant de l’effort de réarmement allemand, au risque de se faire des ennemis en Russie
Mercredi 17/7, 22h40
America, America : le point de vue de Michel Goya.
Il s’en est donc fallu de quelques centimètres que l’histoire des États-Unis bifurque et donc par contrecoup aussi un peu celle du reste du monde. A 137 mètres, un tireur moyen armé d’un fusil AR-15 ne peut normalement pas rater une cible de la corpulence de Donald Trump, surtout peu mobile devant un pupitre. Thomas Matthew Crooks est pourtant parvenu à réaliser ce double exploit ce samedi 13 juillet à 18h00 locale à Butler (Pennsylvanie) : parvenir à tirer sur un ancien président des États-Unis à nouveau candidat et parvenir à le rater à aussi courte portée.
[…] Un dispositif de sécurité comprend au moins deux cercles de protection. Le premier est très proche afin d’empêcher les attaques à très courte portée et protéger la cible si ces attaques ont quand même lieu puis procéder à l’évacuation, les soins éventuels, etc. Un deuxième cercle vise à protéger la cible des tireurs à quelques centaines de mètres de portée, mais aussi de possibles attaques de drones. Après reconnaissance des lieux, tous les emplacements de tir possibles sont soit occupés, soit lorsque c’est possible barricadés ou entravés, soit, au minimum, surveillés à vue directe ou par drone. On peut inclure aussi un troisième cercle plus large face aux menaces à plus longue portée, des mortiers par exemple, et surveiller les approches. Ce réseau de surveillance est doublé d’un dispositif de filtrage et de fouilles ou, pour faire simple, plus on s’approche de la cible et plus on doit être léger, à pied et sans moyen de dissimuler des objets lourds.
[…] Si les choses sont bien organisées tout le monde sait ce que font les autres et où. Cela n’a visiblement pas été complètement le cas à Butler où Crooks a pu assez facilement grimper sur un toit non surveillé avec un fusil. Il n’a même pas eu besoin d’actionner à distance l’explosif qu’il avait placé dans sa voiture, sans doute pour attirer l’attention des forces de sécurité. Plusieurs témoins l’ont fatalement vu ramper sur le toit et ont averti des policiers plusieurs minutes avant l’attaque. Il est possible aussi que l’équipe d’antisniping à proximité de Donald Trump l’ait vu également lorsqu’il s’est mis en position de tir, mais c’est là qu’intervient la deuxième faille après le trou dans le dispositif : faute de coordination tout le monde, des policiers dans la foule ou des antisnipers, se demandait probablement s’il ne s’agissait pas de collègues.
Ce flottement a laissé suffisamment de temps à Crooks pour tirer plusieurs coups, et heureusement l’AR-15 vendu dans le commerce ne permet normalement pas de tirer en rafale. Crooks a raté sa cible. Cela tient parfois à peu de choses. Je suis devenu bon tireur seulement après avoir admis qu’étant droitier je devais quand même tirer en gaucher parce que mon œil directeur était le gauche. Peut-être était-ce le cas. Il était en tout cas certainement très stressé parce qu’il voulait tuer, ce qui n’est jamais anodin, et savait qu’il allait probablement mourir à l’issue, ce qui l’est encore moins. […] Crooks s’est apparemment compliqué également la tâche en visant la tête au lieu du corps, cible bien sûr plus petite et par ailleurs plus susceptible de bouger. Une balle de 5,56 mm, 2,6 grammes en 22 LR ou 4,86 en calibre OTAN, parcourt 137 mètres entre 1/3 et 1/6e de seconde. C’est court mais c’est suffisant pour une tête de bouger un peu et voir ainsi la balle frôler une oreille au lieu de toucher le front.
[…] Donald Trump réagit bien à l’attaque, sort vite de sa stupeur et a l’intelligence de parler tout de suite avec un ordre-slogan simple « Fight ! » qui dans ce contexte-là résonne dans une foule qui n’attend que ça et répond avec force « USA ! ». L’exploitation instinctive de l’agression par Trump est, il faut bien l’admettre, remarquable, ce qui donne l’impression qu’il est capable de résister à la pression – une qualité nécessaire, mais non suffisante, à un bon président. Appuyée par l’intelligence de placement du photographe Evan Vucci, la scène donne même naissance à une photo destinée à être iconique, à l’image de celle du mont Suribachi à Iwo Jima en 1945, et inestimable pour la popularité de Trump. Crooks voulait abattre Donald Trump, il l’a renforcé.
[…] Les assassinats ou les tentatives d’assassinats politiques sont donc nombreux dans l’histoire des États-Unis, mais le plus étonnant est peut-être qu’il n’y en ait pas plus dans ce pays qui conjugue le culte de l’action individuelle et plus d’armes à feu que d’habitants. Nous sommes dans un pays qui a, dès sa naissance, mis en avant les Minutemen, ces citoyens capables de prendre les armes dans la minute pour défendre la Patrie et la liberté, alors que l’armée régulière permanente était longtemps interdite, car soupçonnée d’être l’instrument potentiel de la tyrannie. Dans cette conception où on se méfie plus de l’État que d’ennemis extérieurs, le monopole légitime de la force n’est pas attribué au gouvernement mais aux citoyens.
Quand on conjugue le culte du héros individuel et des centaines de millions d’armes à feu – dont au moins 11 millions d’AR-15 (certains parlent de 25 millions) et bien d’autres armes tout aussi dangereuses – on peut s’attendre à ce que certains se sentent investis d’une mission, sacrée ou pas, malgré la mort presque assurée au bout. Il y a en eu ainsi 38 en 2023 à s’être lancé dans des fusillades de masse provoquant 288 morts ou blessés, avec une préférence pour les écoles ou les supermarchés.
[…] Que l’on songe aussi à ce qui se passerait en France, s’il y avait plusieurs millions de Kalachnikovs, même bridées au coup par coup, en circulation presque libre et non en passant par des réseaux criminels. On peut imaginer que beaucoup d’attaques que l’on parvient à maintenir au niveau- incompressible – de l’arme blanche, comme encore avant-hier contre un soldat français Gare de l’Est à Paris, se feraient au fusil d’assaut. […] Pour autant, on peut encore croire qu’il n’y a pas en France un quart de la population considérant la violence mortelle venant des citoyens eux-mêmes comme légitime pour sauver le pays, comme c’est le cas actuellement aux États-Unis selon un sondage du Public Religion Research Institute, avec même une proportion d’un tiers chez les électeurs républicains, ceux-là mêmes qui viennent de la subir à Butler et paradoxalement par un des leurs.
[…] Et c’est là que se situe toute l’ambiguïté de Butler, des gens d’un même camp pouvant simultanément voir en Donald Trump un champion de la liberté et un potentiel dictateur à éliminer, au risque de déclencher une guerre larvée des Minutemen de l’Amérique profonde contre le pouvoir jugé totalitaire d’un État mondialisé. […]
Après avoir affirmé avoir subi plusieurs tentatives d’assassinat, Elon Musk a déclaré qu’il souhaite renforcer sa sécurité en construisant une armure volante inspirée de celle d’Iron Man, le superhéros de Marvel. Cette déclaration fait suite à la fusillade dont l’ancien président américain Donal Trump a été victime samedi dernier, lors d’un rassemblement en Pennsylvanie. […]
Trust my science, Elon Musk envisage de construire une armure comme celle d’Iron Man en réponse à la tentative d’assassinat de Trump
Mercredi 17/7, 22h35
Par les airs.
Les frappes de drones ukrainiens en profondeur en Russie continuent de faire pression sur le système de défense aérienne russe et obligent le commandement militaire russe à accorder la priorité à l’allocation de moyens de défense aérienne limités pour couvrir ce qu’il considère comme des cibles de grande valeur.
Les images satellite collectées le 6 mai indiquent que les forces russes ont concentré au moins sept systèmes de défense aérienne à moyenne portée Pantsir-1 autour de la résidence du président russe Vladimir Poutine à Valdai, dans l’oblast de Léningrad.
[…] Les forces ukrainiennes continuent de cibler les systèmes de défense aérienne russes en Ukraine occupée et dans les zones frontalières de la Russie afin de définir les conditions nécessaires au déploiement des avions de combat F-16 après leur arrivée prévue à l’été et à l’automne 2024 en Ukraine.
Le commandant en chef ukrainien, le colonel général Oleksandr Syrskyi, a rapporté le 16 juillet que les forces ukrainiennes avaient frappé une position S-300 dans l’oblast de Donetsk occupé et que les forces ukrainiennes avaient détruit 20 lanceurs S-300 et 15 stations radar au total dans une période de temps non précisée. 8] Syrskyi a publié des images géolocalisées montrant les forces ukrainiennes utilisant des armes à sous-munitions pour frapper les systèmes de défense aérienne russes situés à l’est de Manhush occupée, dans l’oblast de Donetsk (à l’ouest de Marioupol).
[…] Une enquête menée par le journal d’opposition russe The Bell a révélé qu’environ 650 000 personnes ont quitté la Russie après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine et n’y sont pas revenues.
The Bell a déclaré que les estimations officielles russes sur le nombre de personnes ayant quitté définitivement le pays depuis 2022 sont délibérément fausses et représentatives de l’ampleur réelle et a plutôt analysé les statistiques d’immigration des pays vers lesquels les citoyens russes ont fui. The Bell a constaté que la majorité de ces citoyens russes se sont rendus dans des pays ayant conclu des accords de régime d’exemption de visa avec la Russie, notamment l’Arménie (qui a accueilli 110 000 Russes), le Kazakhstan (qui a accueilli 80 000 Russes) et la Géorgie (qui a accueilli 74 000 Russes). Israël et les États-Unis ont accueilli respectivement 80 000 et 48 000 citoyens russes. Le nombre réel de citoyens russes qui ont quitté la Russie est probablement supérieur à 700 000 étant donné que The Bell a rapporté que des pays comme la Thaïlande, l’Indonésie, l’Azerbaïdjan, la Grèce et Chypre n’ont pas fourni de données sur l’immigration russe […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 16 juillet, traduction automatique
Mercredi 17/7, 22h30
République tchèque.
Le géant sud-coréen de l’énergie KHNP a remporté un appel d’offres de plusieurs milliards de dollars pour la construction de deux unités nucléaires dans une centrale électrique tchèque, a annoncé mercredi le Premier ministre tchèque Petr Fiala.
KHNP (Korea Hydro & Nuclear Power) a battu le français EDF dans cet appel d’offres lancé au départ en 2022 pour la construction d’un nouveau réacteur dans la centrale de Dukovany. Le gouvernement avait toutefois depuis déclaré qu’il souhaitait des offres contraignantes pour construire jusqu’à quatre nouvelles unités dans ses deux centrales de conception soviétique de Temelin et Dukovany.
« L’offre coréenne était meilleure sur tous les critères évalués », a déclaré M. Fiala aux journalistes. […]
Connaissance des énergies, Le sud-coréen KHNP supplante EDF dans l’appel d’offres dans le nucléaire en République tchèque
Mercredi 17/7, 22h15
Europe. Poutler, qui déclare lutter contre les nazis, a des amis d’extrème droite.
Bien que sa session inaugurale était totalement consacrée à des questions d’organisation interne avec la désignation des membres de sa nouvelle présidence, le Parlement européen a aussi décidé, mercredi 17 juillet à Strasbourg, d’adopter une résolution « sur la nécessité d’un soutien continu de l’UE à l’Ukraine », destinée à pointer, dès le début de la nouvelle mandature, la proximité avec la Russie des nombreux eurodéputés d’extrême droite élus le 9 juin. Au total, 495 élus l’ont soutenue, 137 s’y sont opposés et 47 se sont abstenus.
[…] Dans l’hémicycle, M. Bardella a répondu aux attaques en défendant la volonté de son allié hongrois « de maintenir ouverts les canaux de discussion » avec la Russie. Tout en condamnant « l’agresseur russe », il a ainsi répété la position du RN qui s’oppose à l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN et dans l’UE et refuse la livraison d’armes « permettant de frapper directement le territoire russe », une nuance avec la position de M. Orban qui s’oppose, lui, par principe, à la livraison de toute arme.
[…] Le groupe des « Patriotes » a cependant été dépassé sur sa proximité avec Moscou par un nouveau petit groupe d’extrême droite encore plus radical. Disposant de seulement 25 sièges, le groupe « Europe des nations souveraines » (ENS) réunit autour de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) les plus farouches admirateurs de Vladimir Poutine. Mercredi, il a massivement, à quelques abstentions près, voté contre la résolution de soutien à l’Ukraine.
[…] Pour constituer son groupe, l’AfD, qui a été tenue en dehors du groupe des « Patriotes » par le RN en raison des déclarations jugées trop radicales de plusieurs de ses représentants, est allée chercher des alliés en Europe centrale et orientale chez les partis les plus ouvertement favorables au Kremlin. Il a par exemple attiré les trois eurodéputés du parti nationaliste bulgare Renaissance, qui s’est fait remarquer en février en envoyant plusieurs de ses députés participer à une conférence organisée par le parti Russie unie de Vladimir Poutine à Moscou.
[…] « Tous les problèmes du monde actuel, y compris la guerre en Ukraine, sont dus à l’OTAN », a encore posté sur Facebook, le 10 juillet, Petar Volgin, un ancien journaliste de la télévision nationale bulgare connu pour ses positions prorusses et qui a été élu porte-parole d’« Europe des nations souveraines ».
[…] Dans un Parlement européen qui a fait dans le passé plusieurs fois l’objet de scandales d’espionnage, certains s’inquiètent de voir ces nouveaux venus ainsi que leurs assistants circuler librement au sein de l’institution et accéder à toutes les informations qui y circulent. Les Patriotes et ENS ont toutefois été tenus en dehors de toutes les instances dirigeantes du Parlement en raison du cordon sanitaire appliqué par les autres partis.
[…] « Ce n’est pas au Parlement européen que se décide la politique étrangère de l’Europe », estime toutefois l’eurodéputé sortant LR Arnaud Danjean. Dès lors, ajoute-t-il, même s’il « est gênant d’avoir des élus aussi sensibles à des gouvernements hostiles à l’UE », ils n’ont pas de réel « pouvoir de nuisance », autre que celui qu’ils ont dans le débat public. « Il n’y a rien de confidentiel au Parlement européen, ni dans les débats ni dans les textes législatifs », juge-t-il.
Le Monde, Au Parlement européen, un nouveau groupe d’extrême droite aligné sur le Kremlin
Mardi 16/7, 19h55
Guerre des bassines (mein gott).
Alors qu’un millier de casseurs est attendu dans les Deux-Sèvres, des activistes d’ultragauche sont déjà interceptés et les gendarmes saisissent des armes de fortune.
Déjà accaparées par le défi sécuritaire des Jeux olympiques, le bourbier néo-calédonien, la protection du Tour de France ou encore les festivals estivaux, les forces de l’ordre montent aussi au front de l’ultragauche et de l’écologie radicale. Après trois ans de mobilisation, les activistes ont lancé depuis ce mardi et jusqu’à dimanche la « saison 7 acte 4» d’une «mobilisation internationale stop mégabassines ».
Aussi appelée « Sainte-Soline 3 », elle est portée par une nébuleuse forte de 120 structures, parmi lesquelles se trouvent les Soulèvements de la Terre, des collectifs locaux, la Confédération paysanne, Attac, Extinction Rébellion ou encore Dernière Rénovation. Les plus radicaux ont prévu de former des black blocs pour s’en prendre aux forces de l’ordre. […]
Le Figaro, Comment les forces de l’ordre se préparent à une nouvelle guerre des bassines
Commentaire : ""Alors qu’un millier de casseurs est attendu". Il faut en fait ecrire "Alors qu’un millier de casseurs sont attendus"."
Mardi 16/7, 19h35
Pacha en permission
Recette traditionnelle [de soupe de poisson]. Normalement on met aussi un verre de vodka, mais cette fois-ci on a préféré la consommer comme boisson.
L’internet est faible, mais parfois les messages passent. Tout va bien. On est encore près du Dnister, demain on va à Kyiv voir Vova et Nadia [le frère et la belle-soeur de Pacha]. Pacha se repose.
Olga, Viber (texte)
Mardi 16/7, 9h10
America, America.
La procureure générale de l'Iowa, Breanna Bird, apparaît sur scène alors que le sénateur américain JD Vance est nommé au poste de vice-président le premier jour de la Convention nationale républicaine à Milwaukee, Wisconsin, le 15 juillet 2024. (Chip Somodevilla/Getty Images)
L’ancien président américain et candidat républicain à la présidence, Donald Trump, a choisi le sénateur de l’Ohio JD Vance comme candidat à la vice-présidence le 15 juillet.
[…] Vance est l’un des partisans les plus virulents de Trump et un critique virulent de l’aide américaine à l’Ukraine.
[…] Vance a déclaré qu’il serait « totalement irresponsable » que l’Ukraine rejoigne l’OTAN. Il a également plaidé pour que les États-Unis se concentrent uniquement sur la prévention de l’expansion chinoise, même si cela signifie sacrifier les terres souveraines ukrainiennes à la Russie.
« Tout accord de paix nécessitera des concessions territoriales significatives de la part de l’Ukraine, et vous obtiendrez un accord de paix, car c’est la seule issue au conflit », a déclaré Vance en février.
[…] Ce n’est pas une nouveauté pour Vance. En tant que métamorphe politique, il est resté constant pendant des années dans son opposition à l’aide à l’Ukraine. « Ce qui se passe en Ukraine ne menace pas notre sécurité nationale », a tweeté Vance en 2022, un jour avant que la Russie ne lance son invasion à grande échelle.
[…] Steve Pifer, ancien ambassadeur des États-Unis en Ukraine, a déclaré que le choix du candidat à la vice-présidence de Trump n’avait finalement pas d’importance pour les Ukrainiens, car aucun candidat ne le contesterait sur la politique ukrainienne.
[…] Peter Rough, ancien directeur de recherche au bureau de George W. Bush, a décrit l’approche de Trump à l’égard de l’Ukraine comme « un exercice d’équilibre ».
« Je m’attends à ce que Trump continue de gérer les factions concurrentes au sein du parti sur l’Ukraine, comme il l’a fait lors du débat supplémentaire sur la sécurité nationale », a déclaré Rough dans une réaction écrite à l’annonce de Trump. […]
The Kyiv Independent, JD Vance s’oppose à l’aide militaire et à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Il est désormais le choix du vice-président de Trump, traduction automatique
Commentaire : "Se détendre. Il fera ce que Trump lui dit et Trump sait comment conclure un accord. Il souhaite simplement que les pays européens de l’OTAN paient leur part du soutien ukrainien et beaucoup d’entre eux se mobilisent et le font déjà."
Mardi 16/7, 9h00
Un récent sondage ukrainien indique que les Ukrainiens rejettent largement les exigences russes d’une capitulation totale de l’Ukraine, soulignant que les conditions du Kremlin pour la fin de la guerre sont totalement déraisonnables et largement impopulaires en Ukraine.
Le média ukrainien Dzerkalo Tyzhnya a commandé un sondage au Centre ukrainien Razumkov et a publié ses résultats le 15 juillet. Le sondage a révélé que 83 % des personnes interrogées ont rejeté la déclaration de Poutine selon laquelle l’Ukraine devait se retirer de tous les oblasts de Donetsk, Luhansk, Kherson et Zaporizhia – y compris les territoires de ces oblasts actuellement sous contrôle ukrainien. Le sondage indique également que 58 pour cent des personnes interrogées ont déclaré que l’Ukraine ne devrait pas accepter d’inscrire un statut de neutralité, de non-alignement et de non-nucléaire dans sa constitution.
[…] L’Ukraine continue de démontrer sa volonté de négocier avec la Russie selon ses propres conditions, et les exigences de l’Ukraine en faveur d’un règlement de paix sont conformes au droit international – en contraste direct avec la réticence de la Russie à s’engager dans des négociations qui aboutissent à autre chose qu’une capitulation totale de l’Ukraine.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré le 15 juillet que les plans ukrainiens pour un deuxième sommet de paix devraient être prêts d’ici novembre 2024 et a réitéré qu’un représentant russe devrait y assister.
Zelensky a déclaré qu’en préparation, l’Ukraine tiendrait une réunion au Qatar sur la sécurité énergétique fin juillet ou début août 2024, une réunion sur la liberté de navigation en Turquie en août 2024 et une réunion sur les échanges de prisonniers de guerre (POW) et le rapatriement. des enfants ukrainiens expulsés au Canada en septembre 2024 — trois questions sur lesquelles s’est concentré le communiqué du premier Sommet mondial pour la paix lancé par l’Ukraine en Suisse en juin 2024.
Cependant, les récentes déclarations du Kremlin continuent de démontrer que la Russie est inflexible dans les négociations avec l’Ukraine, et les responsables du Kremlin ont directement déclaré que la Russie ne participerait pas à un deuxième sommet de paix parce que ses termes sont voués à l’échec compte tenu des exigences russes.
[…] Les responsables de l’Union européenne (UE) continuent de prendre des mesures pour démontrer le non-alignement de l’UE sur les positions politiques du Premier ministre hongrois Viktor Orban concernant la guerre en Ukraine.
[…] Le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer, a déclaré le 15 juillet qu’en raison des récentes actions d’Orban, les dirigeants de l’UE, y compris la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’assisteraient pas aux réunions informelles dirigées par la Hongrie.
Politico a rapporté le 15 juillet que trois diplomates européens non précisés ont déclaré que le haut-commissaire européen Josep Borrel tiendrait une réunion « formelle » du conseil des affaires étrangères en même temps que le sommet des affaires étrangères de la Hongrie à Budapest fin août 2024. Une source aurait déclaré que d’autres ministres des Affaires étrangères de l’UE voulaient « envoyer un signal clair indiquant que la Hongrie ne parle pas au nom de l’UE ». […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 15 juillet, traduction automatique
Le moment choisi, la radicalité et la faiblesse de l’argumentaire : la décision de la juge Aileen Cannon, en Floride, d’annuler l’enquête fédérale visant Donald Trump pour rétention et dissimulation de documents classifiés représente une immense victoire pour l’ancien président.
Son jugement, qui fera certainement l’objet d’un appel du ministère public, a été publié lundi 15 juillet au matin, alors que les premiers invités se pressaient à la convention républicaine, à Milwaukee (Wisconsin). Cette coïncidence est d’autant plus frappante que, depuis des mois, la magistrate employait tous les détours possibles pour retarder la procédure et empêcher le procès de se tenir avant l’élection présidentielle en novembre.
[Si j’ai bien tout suivi, les procès qui menaçaient Trump ont donc désormais tous fait flop]
Un faux attentat, avec une oreille en plastique et du faux sang. Un attentat sous fausse bannière, en réalité commandité par le Mossad israélien. Un tireur qui serait un agent du deep state, « l’Etat profond », acquis aux démocrates, possiblement programmé par le programme MK-Ultra de la CIA… Depuis samedi 13 juillet et l’attentat contre Donald Trump lors d’un meeting à Butler (Pennsylvanie) qui a fait un mort, deux blessés grave, et a blessé l’ex-président républicain à l’oreille, des dizaines de théories du complot ont émergé. Que celles-ci aient pour l’objet les motivations ou le profil de l’auteur des tirs, Thomas Matthew Crooks, 20 ans, abattu par le Secret Service peu après avoir ouvert le feu.
[…] Les spéculations sont aussi fortement alimentées par le profil atypique du tireur : le jeune homme ne semble pas avoir eu de compte sur les réseaux sociaux. Si des premières informations filtrent au compte-goutte à son sujet, de nombreux points demeurent flous, voire contradictoires. Ses anciens camarades de classe décrivent Thomas Matthew Crook alternativement comme plutôt conservateur, ou totalement apolitique […]
Le Monde, Tentative d’assassinat de Donald Trump : sur les réseaux sociaux, le profil insaisissable du tireur nourrit les complotismes
Le président ukrainien a dit lundi ne pas craindre une nouvelle présidence de Donald Trump, en cas de victoire du républicain à la présidentielle américaine de novembre, malgré les incertitudes que son élection entraînerait sur la pérennité du soutien de Washington à Kiev.
« Je pense que si Donald Trump devient président, nous travaillerons ensemble. Je n’ai pas peur », a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse à Kiev, rapporte l’Agence France-Presse.
[…] Volodymyr Zelensky a affirmé lundi avoir le soutien d’une grande partie du camp républicain aux Etats-Unis, où il a récemment rencontré de nombreux élus. « Je tiens à vous dire que la majorité du Parti républicain soutient l’Ukraine et le peuple ukrainien », a-t-il dit aux journalistes.
[…] Vendredi dernier, les experts de l’AIEA ont procédé à une inspection approfondie du bassin de refroidissement de la ZNPP et des installations d’eau de refroidissement associées. Avec le temps chaud actuel, le niveau du bassin de refroidissement baisse d’environ 1 centimètre chaque jour et est tombé ces derniers jours en dessous de 15 mètres pour la première fois depuis la destruction du barrage de Kakhovka l’année dernière. Les 11 puits souterrains creusés après la destruction du barrage continuent de fournir toute l’eau des bassins d’arrosage, nécessaire au refroidissement des six tranches de réacteurs en arrêt à froid, ainsi qu’aux systèmes de sécurité. […]
Les experts de l’AIEA ont échantillonné l’eau de mer de la plage de Kitaizumi à Minamisoma
Les experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont confirmé mardi que la concentration de tritium dans des échantillons d’eau de mer prélevés sur une plage populaire de la ville de Minamisoma, dans la préfecture de Fukushima, est bien inférieure à la limite opérationnelle du Japon. L’eau de mer de la plage de Kitaizumi à Minamisoma a été échantillonnée le 4 juillet par des experts de l’AIEA en poste dans les bureaux de l’Agence sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (FDNPS), après consultation avec le Gouvernement japonais. L’AIEA a confirmé que la concentration de tritium dans l’eau de mer de la plage de Kitaizumi est bien inférieure à la limite opérationnelle de 1 500 becquerels par litre et est conforme aux normes de sécurité internationales. Le tritium existe naturellement et se trouve dans l’eau de pluie, l’eau de mer, l’eau du robinet et dans le corps humain. […]
AIEA, L’AIEA confirme que le niveau de tritium dans l’eau de mer de la plage de Kitaizumi est bien inférieur à la limite japonaise
[…] l’isotope le plus rare de l’hydrogène et ne se trouve qu’à l’état de trace en comparaison de l’hydrogène « classique » et du deutérium. Son origine naturelle principale vient des réactions se produisant dans la haute atmosphère entre les gaz atmosphériques et les rayonnements cosmiques. Le tritium possède les mêmes propriétés chimiques que l’hydrogène et peut donc être retrouvé dans les même molécules. Formé dans l’atmosphère, il va donc rapidement s’associer à un atome d’hydrogène et d’oxygène et rejoindre ainsi la surface de la Terre sous forme d’eau. […]
[…] Un contrôle spécifique du tritium existe pour les eaux destinées à la consommation afin de vérifier qu’elles ne présentent pas de risque pour la santé des consommateurs. Celui-ci est mis en œuvre par les Agences régionales de santé (ARS) et repose sur les dispositions de l’Union européenne. Au delà de 100 Bq/L de tritium, une investigation d’identification et de quantification de radionucléides artificiels est lancée pour trouver et supprimer les causes de la contamination. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande une valeur guide de concentration dans l’eau à ne pas dépasser de 10 000 Bq/L.
La concentration annuelle moyenne de tritium la plus élevée dans l’eau potable à proximité des installations nucléaires canadiennes s’élève à environ 18 becquerels par litre (Bq/L), ce qui est bien inférieur à la limite recommandée par Santé Canada de 7 000 Bq/L.
CNSC (Commission Canadienne de de Sûreté Nucléaire), Comprendre le tritium
Lundi 15/7, 17h35
Un cercle parfait (suite).
Le Monde, Live - Les résidents locaux regardent une voiture endommagée sur le site d'une frappe de missile russe, dans le cadre de l'attaque russe contre l'Ukraine, dans le village de Budy, région de Kharkiv, Ukraine le 13 juillet 2024. REUTERS/Vitalii Hnidyi
Dans le film Le cercle parfait, d’Ademir Kenović, je me souviens avoir été saisi par un effet de réalité lorsque dans un moment dramatique une 205 Peugeot à la vitre arrière défoncée a jeté un pont instantané entre Sarajevo assiégée et le petit monde ordinaire qui était le mien. La voiture familière se jetait dans des images de guerre, ancrées dans le passé, forcément datées.
Dans cette image d’en-tête du Live du Monde, on peut voir un couple caucasien en tenue d’été, un sac en plastique, un smartphone, des débris, une maison défoncée, un poteau et des fils électriques, une voiture moderne démolie, des arbres en feuilles, un ciel bleu. La voiture étant inidentifiable, le smartphone confirme que nous sommes au 21e siècle. Un cyclone est passé. La légende nous dit qu’il est d’origine russe.
Maintenant que j’y pense, je me demande si je n’ai pas déjà évoqué Le cercle parfait depuis le début de l’invasion russe. Si : le 24 mars 2022.
Lundi 15/7, 10h05
La zone où travaille Pacha.
ISW
Les forces russes ont poursuivi leurs opérations offensives près de Chasiv Yar le 14 juillet, mais aucun changement n’a été confirmé sur la ligne de front. Un commandant de bataillon ukrainien opérant près de Chasiv Yar a rapporté que les forces russes ne mènent pas de grands assauts menés par l’infanterie et opèrent plutôt en petits groupes d’infanterie avec le soutien de l’artillerie et des drones dans la direction de Chasiv Yar. Le commandant du bataillon a également déclaré que les forces russes exploitaient un grand nombre de drones de type aéronautique dans la région. Les combats se sont poursuivis près de Chasiv Yar ; au nord de Chasiv Yar près de Hryhorivka ; à l’est de Chasiv Yar près d’Ivanivske ; et au sud-est de Chasiv Yar, près de Klishchiivka et Andriivka, les 13 et 14 juillet.[33] Des éléments de la 98e division aéroportée russe (VDV) continueraient d’opérer près de Chasiv Yar.[…]
ISW, évaluation de la campagne offensie russe, 14 juillet, traduction automatique
Lundi 15/7, 0h35
La farandole du nuc : Voynet a travaillé pour les Allemands, la preuve par le p’tit veau.
La composition du groupe NFP ne finit pas de faire polémique. Entre les nouveaux entrants comme le fiché S Raphaël Arnault, le soutien à l’imam Iquioussen Aly Diouara et les vieux briscards de retour comme François Hollande, il y en a pour tous les goûts… Dans cette catégorie, on assiste au grand retour de Dominique Voynet !
[…] La solidarité européenne est un mythe, l’opposition franco-allemande sur le dossier du nucléaire le démontre bien. L’école de guerre économique avait publié plusieurs rapports sur le sujet. On apprend notamment dans l’un d’eux le rôle de la fondation Heinrich Böll, un lobby anti-nucléaire radical sous perfusion de subventions du gouvernement fédéral allemand et proche… des écologistes français. Le vice-président de la fondation avait été invité par EELV plusieurs fois afin de s’exprimer contre l’industrie nucléaire française. Le rapport résumait ainsi la chose : « Il est ici particulièrement intéressant de constater que la fondation Heinrich Böll, une structure financée par une puissance étrangère, est considérée, par le principal parti écologiste français, comme le fer de lance de l’opposition au nucléaire ».
Mais pourquoi l’Allemagne voudrait-elle nuire au nucléaire français ? Là-dessus, Henri Proglio, ancien patron d’EDF, pense avoir la réponse. Le nucléaire français permet à notre pays d’avoir une énergie peu onéreuse et donc à notre industrie d’être compétitive. Chose que l’Allemagne ne saurait tolérer, elle dont l’économie est profondément industrielle et qui a fait le choix de sortir du nucléaire et de le remplacer par le renouvelable. Il expliquait ainsi en commission parlementaire : « Les Allemands ne pouvaient pas supporter l’idée de garder à leur porte un pays, un concurrent, qui disposait d’un atout compétitif tel qu’EDF. Depuis vingt-cinq ou trente ans, l’obsession allemande est de détruire EDF. Ils ont réussi ».
EDF étant principalement un fournisseur d’électricité d’origine nucléaire, détruire l’entreprise signifie essentiellement détruire sa filiale nucléaire… Dans ce jeu de dupe, on comprend mieux l’intérêt que Superphénix représentait pour notre pays. Dans ce contexte, quel est le vrai rôle de Dominique Voynet ? Est-elle volontairement complice ? Rien ne permet de l’affirmer. Fut-elle simplement l’idiote utile d’une puissance étrangère, hostile à certains égards ? Là encore, rien ne permet de le dire. Il semble certain en revanche que son retour à l’Assemblée risque de donner lieu à quelques savoureuses passes d’armes avec le jeune Maxime Amblard, ingénieur nucléaire de formation et souverainiste, récemment élu pour la première fois sous l’étiquette du RN.
Boulevard Voltaire [site d’actus d’extrême-droite], Dominique Voynet élue députée : la fossoyeuse du nucléaire est de retour !
Il a ouvert les yeux il y a quelques jours. Il est d’origine écossaise mais il est né dans la pointe des Ardennes, sur un site plutôt original.
Alpha est un veau Highland, une race écossaise rustique au long pelage, né au cœur de la centrale nucléaire de Chooz, tout près du sentier de la Loutre. Il est surtout le premier animal à voir le jour au sein du site nucléaire.
C’est la directrice de la centrale, Solène Gourion, qui a prénommé le nouveau-né. « Un nom symbolique pour marquer le début de sa vie. Alpha n’est pas seulement un nouveau membre de notre troupeau à Chooz. Il est aussi le symbole de la capacité de la nature à trouver sa place et à prospérer, dans un environnement industriel respectueux de la biodiversité », explique EDF. […]
L’Ardennais, Grande première : un veau est né au cœur de la centrale nucléaire de Chooz
Nassim Ifourah – EDF CNPE de Chooz
Dimanche 14/7, 19h10
C’est dimanche.
Imbroglio autour d’un trois-mâts. Le navire russe Shtandart, interdit d’accès dans les ports du Finistère, veut quand même tenter d’entrer dans le port de Brest où il devait participer aux Fêtes maritimes qui débutent ce vendredi 12 juillet, a déclaré son capitaine Vladimir Martus à l’AFP.
[…] Dimanche soir, la préfecture du Finistère avait annoncé que le navire était interdit d’accès au port de Brest, en application des sanctions européennes contre la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine, étendues depuis le 24 juin aux « navires répliques historiques ».
[…] Le navire, dont le pavillon russe fait polémique depuis des mois, avait dû en changer au printemps pour celui des Îles Cook, à la demande des autorités françaises. Il devait participer aux Fêtes maritimes de Brest, l’un des plus grands rassemblements maritimes au monde qui se déroule du 12 au 17 juillet.
[…] Si la capitaine décidait d’outrepasser l’arrêté préfectoral, il encourerait un an de prison et 150.000 euros d’amende ainsi que la confiscation du navire.
BFM TV, « Nous allons entrer à Brest »: le capitaine d’une frégate russe veut accoster en France malgré l’interdiction
Dimanche 14/7, 19h00
Le 14 juillet, Olga et Pacha se baignent dans le Dnister (dans l’ouest du pays).
Tout se passe bien, on est bien arrivé à Vinnytsia, on a beaucoup rigolé avec Nastia (que vous connaissez) et Vika (que vous ne connaissez pas personnellement, mais vous l’avez vue sur les photos de Kyiv en mars. On a bien fêté les 3 ans de la fille de mon amie universitaire, je n’ai pas de photo, mais je garderai les souvenirs de babysitting de 4 enfants entre 1,5 et 8,5 ans. On a aussi bien rigolé, on écoutait les insectes, on contait les fourmis, on mesurait le trou des souris (ou fée, ou transformers, comment savoir ?).
On est maintenant sur le fleuve Dnister, on a rencontré Vadim (c’est l’ami qui avait hébergé Pacha après mon départ en France en 2022), ils ne se sont pas vus depuis 2 ans. Tous va bien, on nage, on plonge, on boit, on mange. Demain on va pêcher à la ligne, même moi (je suis bien déterminée, mais je verrai demain matin). La normalité est retrouvée, le bonheur est là.
P.S. On a visité la ville de Nemyriv, celle qui a dans son cœur l’usine de Nemiroff ! Les photos sont interdites, bien entendu. Mais ça fait du bien de voir la ville pleine de vie et de camions remplis de vodka.
L’ancien président Donald Trump a été blessé samedi soir lors de son rassemblement à Butler, en Pennsylvanie, dans ce que le FBI qualifie de tentative d’assassinat. Le tireur et au moins un membre du public sont morts, ont indiqué les services secrets, et deux autres participants sont grièvement blessés. […]
CNN, La fusillade était une tentative d’assassinat contre Trump, selon le FBI, traduction automatique
La Russie a encouragé dimanche les Etats-Unis à faire « l’inventaire » de leurs « politiques d’incitation à la haine contre les opposants politiques, les pays et les peuples », se servant de la tentative d’assassinat contre l’ancien président Donald Trump pour dénoncer le soutien américain à Kiev. S’adressant à « ceux qui votent aux Etats-Unis pour la fourniture d’armes [au président ukrainien Volodymyr] Zelensky », la porte-parole du ministère des affaires étrangères russes, Maria Zakharova, a dénoncé le soutien américain à l’Ukraine, qu’elle accuse de fomenter « des attentats contre le président russe ». « Peut-être vaut-il mieux utiliser cet argent pour financer la police américaine et d’autres services censés assurer la loi et l’ordre aux Etats-Unis ? », écrit-elle sur Telegram. […]
Le sommet de l’Otan devait être l’occasion pour Joe Biden de prouver qu’il était encore le démocrate le plus compétent pour mener la campagne présidentielle. Avec deux nouveaux lapsus, il inquiète encore un peu plus son camp.
[…] Une occasion manquée, malgré une bonne maîtrise des sujets abordés, le président américain s’est rendu coupable de deux lapsus maladroits. D’abord, lors de l’introduction de son homologue ukrainien, il confond le nom de Volodymyr Zelensky avec celui de Vladimir Poutine : « Et maintenant, je veux passer la parole au président de l’Ukraine, qui a autant de courage que de détermination. Mesdames et Messieurs, le président Poutine. »
[…] Puis, lors de la conférence de presse et alors qu’il réaffirmait qu’il était « le plus compétent » pour battre Donald Trump aux prochaines présidentielles, il a confondu le nom de Kamala Harris, sa vice-présidente depuis 2021, avec celui de son adversaire républicain : « Je n’aurais pas choisi la vice-présidente Trump pour être vice-présidente si elle n’était pas qualifiée pour être présidente. » […]
[…] Pour ceux qui en doutaient encore, dès le lendemain des législatives, le RN s’est empressé de rejoindre au Parlement européen le groupe formé par Viktor Orban pour contribuer autant que possible à neutraliser toute initiative ou sanction qui gênerait le maître du Kremlin. Viktor Orban, chef du gouvernement hongrois et président pour 6 mois du conseil européen, s’est même permis d’aller à Moscou discuter avec son ami Poutine sans avoir consulté aucun des pays membres de l’Union. Et puis, dans la même veine, il file chez Donald Trump, pour lui rapporter ?
[…] Contrairement aux apparences et à ce qu’il voudrait laisser penser, le président russe Vladimir Poutine est littéralement enlisé en Ukraine. Son armée, qu’il oblige à attaquer plus que ses moyens ne lui permettent, subit des pertes colossales que seul un dictateur de son espèce peut « supporter » sans être remis en question. Son niveau de pertes étant largement supérieur à sa capacité de renouvellement, l’armée de Poutine ne peut pas soutenir un tel « effort de guerre » sans obtenir à terme une pause pour souffler, un accord de paix (bien temporaire) le temps de se refaire.
[…] En face, du côté ukrainien, on prépare des unités de combat grâce aux livraisons militaires importantes des Etats-Unis et de l’Union européenne, tandis que les F16 s’apprêtent à « rentrer en service ». Les deux combinés apporteront un « nouveau souffle » à une armée ukrainienne qui a souffert pendant des mois de la diminution de l’aide américaine, mais qui a réussi dans une posture défensive à empêcher l’armée russe de percer, sur 1,100 km de front sans compter l’extension de ce celui-ci au Nord dans la région de Kharkiv.
[…] Les bases sont cruciales pour des avions sophistiqués comme les F16, car c’est là que se joue l’essentiel de leur maintenance (le ratio est de l’ordre de 20 heures de maintenance pour 1 heure de vol, par des techniciens de très bon niveau) et de leur préparation opérationnelle. Autrement dit, on ne peut pas les déménager tous les « quatre matins » d’une base vers une autre. […] consacrer des moyens importants [à leur protection] comme une batterie de missiles Patriot oblige à démunir une métropole alors que l’Ukraine manque cruellement de systèmes de défense aérienne.
Se pose enfin la question du rayon d’action, qui est de l’ordre de 600 km pour un F16 alors que le front est plutôt éloigné de 900 km de la frontière polonaise et 700 de la Roumanie. Plus ces avions seront positionnés à l’ouest de l’Ukraine et plus ils seront obligés d’emporter des « bidons » supplémentaires de kérosène (aucun ravitaillement en vol n’étant envisageable actuellement), soit autant de munitions emportées en moins. […] Mais faire décoller ces F16 directement des pays de l’OTAN pour une mission opérationnelle en Ukraine serait nettement plus sensible, les Russes disposant des moyens de tracer la route de ces avions et de montrer qu’ils viennent de pays qu’ils accuseraient aussitôt de rentrer en guerre contre elle.
En sens inverse, si les F16 décollent d’Ukraine avec des équipages ukrainiens, il serait particulièrement irrationnel de les empêcher de frapper en Russie des objectifs militaires. Le cas semble réglé pour la Crimée que les pays alliés de l’Ukraine (le groupe de Ramstein) considèrent comme un territoire ukrainien, mais cette question est toujours en discussion pour les bases russes, notamment celles d’où décollent les bombardiers qui terrorisent au quotidien la population ukrainienne (comme la frappe du 8 juillet sur un hôpital de Kiev).
[…] En opération, ces intercepteurs et plus encore les avions qui voudront mener des frappes au sol devront se débarrasser des défenses sol-air russes, qui sont nombreuses et denses. Les F16 utiliseront pour ce faire les missiles HARM anti-radars déjà fournis par les Américains mais emportés jusqu’ici par de vieux Mig 29 qui ne pouvaient pas les utiliser de manière optimale. Sans radar, les missiles de défense sol-air russes seront quasiment aveugles et l’aviation renouvelée de l’Ukraine pourra agir efficacement, de même que les missiles dont disposent les Ukrainiens comme les ATACMS. En effet, sur les sites les plus protégés, comme en Crimée et notamment le pont de Kertch, les Russes arrivent à intercepter une partie non négligeable des missiles qui les visent. Sans radars, ils seraient autrement exposés…
La Crimée constituerait alors un point de grande fragilité pour le pouvoir de Poutine. L’arrivée des F16 et la destruction des systèmes sol-air russes pourraient rendre invivable ce territoire volé et offrir en spectacle aux Russes un exode de la population si elle se sentait menacée, illustration de l’échec de Poutine dans son « opération militaire spéciale » pour laquelle il a sacrifié sans compter la vie des autres.
[…] Ces sujets ont probablement été débattus au sein de l’OTAN lors du sommet de Washington du 9 au 11 juillet dernier, auquel le président ukrainien a été invité. La partie émergée de l’iceberg est le statut accordé à l’Ukraine, pour lequel les pays membres se sont accordés pour dire que celle-ci avait vocation à rejoindre ce club de défense… une fois la guerre terminée. Il faut se souvenir en effet que l’OTAN ne « peut » pas accueillir un nouveau membre qui serait en situation de guerre sans impliquer (à défaut d’obliger) ses 32 membres actuels à le défendre collectivement, ce qui les entraînerait de fait dans un conflit militaire contre la Russie.
[…] Même si Poutine se sert de l’argument de la menace de l’OTAN pour justifier ses pires actions, l’Alliance atlantique a toujours montré une très grande prudence et elle a tout fait jusqu’ici pour éviter cette confrontation. Mais désormais, les pays de l’OTAN partagent le fait que Vladimir Poutine – à défaut de la Russie – doit être arrêté, pour empêcher tout empire actuel ou à venir (comme la Chine) de menacer ce bloc occidental.
Sur le terrain, ce dont les Ukrainiens souffrent le plus aujourd’hui, ce sont les bombardements russes sur l’ensemble de leur territoire quand les pays alliés discutent encore de l’opportunité de leur permettre de riposter et de neutraliser cette menace permanente. […] Certes, la défense anti-aérienne ukrainienne sera encore renforcée (par un quasi doublement des moyens Patriot et SAMP-T au détriment de l’équipement de pays membres), mais cette défense ne sera jamais suffisante pour constituer un parapluie efficace : le territoire ukrainien à protéger est beaucoup trop vaste (encore plus grand que la France) et la Russie dispose d’une gamme trop étendue de moyens de bombardements […] De fait, tant que Poutine sera au pouvoir, aucune paix durable ne sera envisageable, contrairement à ce qu’essaient de nous faire avaler ses chers et admirables amis…
Couverture The Economist de décembre 2015…
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Poutine contrarié, l’Ukraine continue à résister et compte désormais sur l’arrivée des F16
Vendredi 12/7, 23h50
Manga nuc.
Frappé par deux bombes nucléaires et touché par un accident grave, le Japon est aussi l’un de plus avancés sur la planète en matière de technologie atomique civile. Cette histoire paradoxale et complexe s’exprime à travers un art majeur de l’archipel : le manga.
Comment a-t-il été possible d’obtenir un consensus politique quasi total sur le développement d’un programme nucléaire comprenant 54 réacteurs dans un pays qui a souffert de deux bombardements atomiques en 1945 ? Comment expliquer que les populations locales aient pu accueillir des réacteurs nucléaires dans leur voisinage avec enthousiasme ? Plus généralement, comment s’est opérée la bascule depuis une « allergie au nucléaire » (genpatsu arerugî), héritée des catastrophes atomiques, à une tolérance et, dans certains cas, à un « enthousiasme vigoureux » pour l’atome ?
La culture manga, véritable miroir de la société japonaise, a largement contribué à la diffusion à grande échelle du discours de domestication de l’énergie nucléaire à des fins de développement économique et social ainsi qu’à l’assentiment de la population et l’ancrage positif durable du nucléaire civil dans l’imaginaire japonais.
[…] Godzilla, son incarnation fictionnelle, renvoie évidemment au pouvoir destructeur de l’usage militaire du nucléaire. Sa mort, à la fin du film de 1954, agit symboliquement comme une purge des souffrances passées.
[…] À l’inverse, Astro Boy (ou, dans sa traduction directe « Atome aux bras de fer ») incarne le versant positif du nucléaire pourvoyeur d’une énergie – physique et sociale – nécessaire pour une société japonaise en reconstruction au lendemain de la guerre. Dans un monde où se côtoient monstres, aliens, robots et humains, Astro Boy, créé par le prolifique mangaka Tezuka Osamu en 1952, est un robot conscient fonctionnant à l’énergie nucléaire, ce qui le dote de pouvoirs extraordinaires. Au fil de ses aventures, il lutte pour la justice, la démocratie et l’harmonie entre humains et robots tout en cherchant à comprendre son identité et sa place dans le monde.
Doraemon est un robot-chat bleu dépourvu d'oreilles venu du futur afin d'aider Nobita Nobi (野比のび太, nobi nobita), un petit garçon japonais timoré, et l'empêcher d'accumuler par incompétence tellement de dettes que ses descendants doivent encore payer plusieurs générations plus tard. Doraemon possède une poche à quatre dimensions, de laquelle il sort (parfois à contre-cœur) d'innombrables gadgets futuristes pour aider Nobita à se défendre, arranger ses problèmes, rendre jaloux d'autres enfants, etc. Cependant, bien souvent, la situation dégénère quand Nobita essaye de jouer l'apprenti sorcier avec les gadgets de Doraemon. Wikipedia
[…] Dans l’univers des mangas, impossible de ne pas mentionner le personnage de Doraemon, le robot-chat bleu venu du futur pour aider Nobita Nobi, un jeune Japonais victime d’intimidation et en difficulté à l’école. Pour fonctionner, Doraemon dispose d’un réacteur nucléaire logé dans sa poitrine. Peut-être plus encore qu’Astro Boy, le personnage créé par le mangaka Fujiko F. Fujio en 1969 est devenu un membre à part entière de la société japonaise contemporaine.
En 1995, après le tremblement de terre de Kobe, Doraemon fait son apparition dans un dessin animé pour aider les enfants à supporter le traumatisme. Pendant la pandémie de Covid-19, c’est lui qui invite les Japonais à rester chez eux.
[…] Au lendemain du triple accident de Fukushima, en apprenant que les éditeurs voulaient faire disparaître la source d’énergie d’origine nucléaire du chat-robot Doraemon, les fans réagissent : « cette suppression n’est pas nécessaire ». […] il n’est pas si facile de dénouer l’ambivalence […]
[…] Ce succès culturel conduit même certains acteurs institutionnels à investir le champ du manga en passant cette fois des commandes explicites à certains créateurs. De nombreux produits éditoriaux ouvertement pronucléaires ont ainsi été diligentés par le gouvernement et l’industrie pour lutter contre la montée des sentiments antinucléaires auprès de mangakas consacrés comme Toriyama Akira, l’auteur de Dragon Ball.
[…] Mais même chez les acteurs institutionnels, l’ambivalence vis-à-vis du nucléaire peut persister. Ainsi dans la commande passée par l’énergéticien Tepco (en charge de la centrale de Fukushima) auprès du mangaka Hirokane Kenshi. Ce dernier a mis en scène, dans une série manga audiovisuelle, un scientifique pronucléaire inspiré de son personnage à succès Kōsaku Shima, un salarié cadre de l’industrie typiquement japonais.
La série, démarrée en 2007, s’est brutalement arrêtée en 2011, peu de temps après l’accident de Fukushima. Dans les derniers épisodes peu après l’accident nucléaire, le poids de la réalité produit ses effets sur la trame narrative puisque le personnage finit par se détourner de son engagement en faveur de l’énergie nucléaire.
[…] La culture manga, forte de sa richesse narrative et visuelle, s’est imposée comme un vecteur essentiel de l’imaginaire japonais à propos du nucléaire. Elle reflète les craintes et les aspirations d’une nation. Si des oeuvres pronucléaires ou antinucléaires jalonnent l’histoire du manga des titres mondialement connus témoignent au contraire d’un rapport contrasté au nucléaire dans le prolongement de la dichotomie usage civil/usage militaire ou, plus récemment, en promouvant l’importance de la sûreté pour bénéficier d’une énergie propre et disponible. Croiser la trajectoire du personnage d’Hirokane Kenshi (commandé par Tepco) avec la réaction des fans de Doreamon à la censure de son approvisionnement nucléaire atteste de la complexité et des contradictions des mécanismes culturels en jeu.
SFEN, De la destruction au pacifisme : le nucléaire dans la culture manga
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a rencontré jeudi l’ancien président américain Donald Trump en Floride, à l’issue du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui est déroulé à Washington. Au cours de la semaine précédente, il s’était rendu à Kiev, à Moscou et à Pékin dans le cadre de ce qu’il a qualifié de « mission de paix ».
« Nous avons discuté des moyens de faire la paix », écrit M. Orban dans un message publié jeudi soir sur X, accompagné d’une photo de sa rencontre avec Donald Trump à Mar-a-Lago. « La bonne nouvelle du jour : il va résoudre le problème ! », ajoute-t-il, sans plus de précisions. […]
Les dirigeants de l’Union européenne (UE) envisageraient de restreindre le pouvoir de la Hongrie en tant que président du Conseil de l’UE à la suite de la rencontre du Premier ministre hongrois Viktor Orban avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou et de ses efforts pour se présenter comme un médiateur potentiel entre la Russie et l’Ukraine.
POLITICO Europe, European Pravda et le journal ukrainien Suspilne ont rapporté les 8, 9 et 11 juillet avoir obtenu une copie d’une lettre d’Orban au président du Conseil européen Charles Michel détaillant la réunion d’Orban le 5 juillet avec le président russe Vladimir Poutine et diverses positions russes revendiquées. sur les négociations et la situation de première ligne en Ukraine.[15] Orban aurait plaidé en faveur de négociations de paix immédiates dans sa lettre et aurait affirmé qu’il n’avait présenté aucune opinion ou proposition politique à Poutine au nom de l’UE ou du Conseil de l’UE lors de sa visite à Moscou.[16] Orban a affirmé dans la lettre qu’il poursuivrait ses efforts pour faciliter les négociations et « clarifier les possibilités de parvenir à la paix » dans les semaines à venir. Le Financial Times (FT) a rapporté le 10 juillet que, selon trois sources proches du dossier, le service juridique de l’UE aurait déclaré aux États membres que le voyage d’Orban à Moscou pourrait avoir violé une série de traités de l’UE qui interdisent toute « mesure susceptible de mettre en péril le atteindre les objectifs de l’Union. Président du Conseil de l’UE. La présidente du groupe politique pro-européen Renew Europe, Valerie Hayer, a appelé le Conseil européen à mettre fin prématurément à la présidence hongroise du Conseil de l’UE après la visite d’Orban à Moscou. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 11 juillet, traduction automatique
Vendredi 12/7, 11h00
Zapo. Exigence non contraignante.
L’Assemblée générale des Nations unies a adopté jeudi soir une résolution exigeant le retrait « d’urgence » des militaires et du personnel russes présents à la centrale nucléaire de Zaporijia ainsi que son retour immédiatsous le contrôledes autorités ukrainiennes, afin d’en garantir la sûreté et la sécurité.
Le texte non contraignant a été adopté par 99 voix contre 9 (Biélorussie, Burundi, Cuba, Erythrée, Russie, Mali, Nicaragua, Corée du Nord et Syrie) et 60 abstentions.
Présenté par l’Ukraine, il demande en outre à la Russie de fournir à la Mission d’appui et d’assistance de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) un accès rapide et complet à toutes les zones de la centrale et d’en déminer le périmètre.
La Russie réprime durement la langue ukrainienne dans les régions occupées de l’Ukraine.
Jeudi 11/7, 23h10
Moralité.
Après un an d’isolement, les quatre membres de l’équipage de la simulation de mission sur Mars ont émergé de leur habitat simulé, samedi dernier. Il s’agit de la première d’une série de missions consistant à rassembler des données sur la santé et les performances humaines dans un contexte de ressources limitées au sein de l’environnement martien.
[…] L’équipage a effectué plusieurs opérations incluant des « marches sur Mars », une culture et une récolte de légumes pour compléter leurs provisions ainsi que l’entretien de leurs équipements et de leur habitat. « Je suis reconnaissant d’avoir la chance de vivre l’idée selon laquelle nous ne devons pas utiliser les ressources plus vite qu’elles ne peuvent être renouvelées et produire des déchets plus vite qu’ils ne peuvent être transformés en ressources », a déclaré Ross Brockwell en faisant référence à l’importance d’une bonne gestion des ressources. […]
Trust my science, La première mission de simulation de vie sur Mars prend fin après un an d’isolement pour l’équipage
Jeudi 11/7, 19h20
Pacha est à la maison !!!!! Il est venu il y a une heure, sans me prévenir, sans dire rien à personne ! La première pensée : il a déserté. La deuxième : il n’est quand même pas fou ? C’est une permission de 15 jours !!! Boudmo ou quoi ?
Fidèle en a pissé de joie.
Olga, Viber (texte)
Jeudi 11/7, 10h45
Tcherno : livraison.
L’association LES ENFANTS DE TCHERNOBYL vient d’acheter, de livrer et d’offrir pour 30 000 euros de médicaments et de matériel médical (1 509 kg) aux deux hôpitaux régionaux voisins de la Zone d’exclusion de Tchernobyl : Ivankiv et Narodychi. Ces établissements de santé ukrainiens soignent actuellement en moyenne 3 000 patients par mois. Les médicaments et le matériel médical offerts sont choisis par les personnels de santé de ces hôpitaux puis achetés par l’association à des prix de gros, voire parfois à prix coûtant, directement auprès des producteurs.
[…] Dans le cadre de notre partenariat, ACTION MEDEOR vient de financer les 3 300 euros de frais de livraison en Ukraine et de dédouanement des médicaments achetés et offerts par notre association à deux hôpitaux ukrainiens. En 2023, la fondation allemande avait déjà pris à sa charge un total de 5 281 euros pour des projets identiques pour ces mêmes bénéficiaires. Le slogan d’ACTION MEDEOR est : « La pharmacie d’urgence du monde ». Une nouvelle fois, nos collègues humanitaires allemands viennent de justifier leur surnom.
L’association Boudmo ! contribue à ces livraisons par des dons réguliers. Depuis le début de la guerre, l’association a versé 15 500 euros aux Enfants de Tchernobyl pour l’achat de nourriture et de fournitures médicales destinées aux populations du secteur de Tchernobyl.
Jeudi 11/7, 10h15
Music of Sound, Detritus 742 Mamie avait deux passions dans la vie : le LSD et les canards.
[…] Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a réaffirmé que la Russie n’accepterait ni ne soutiendrait aucun accord de paix négocié avec Kiev sans une capitulation de l’Ukraine, la destruction de l’ensemble de l’État ukrainien et l’occupation totale de l’Ukraine.
Medvedev a déclaré le 10 juillet que même si Kiev accepte les conditions de paix les plus récentes du président russe Vladimir Poutine – à savoir la reconnaissance des revendications territoriales de la Russie sur l’est et le sud de l’Ukraine, y compris les territoires que la Russie n’occupe pas actuellement, et l’engagement de ne pas adhérer à l’OTAN – et signe des documents entraînant la capitulation de l’Ukraine, ces actions ne constitueront pas la » fin de l’opération militaire russe » en Ukraine.
Medvedev a déclaré que même si l’Ukraine se rend, la Russie devra détruire les « radicaux » ukrainiens restants et ramener « les terres [ukrainiennes] restantes dans le giron de la terre russe ». Medvedev a également laissé entendre que les négociations russo-ukrainiennes n’auraient probablement lieu qu’après un changement radical au sein du gouvernement ukrainien et que cela ne pourrait se produire qu’après que la société ukrainienne ait organisé une « troisième révolution sanglante de Maïdan » en réponse à un accord de cessez-le-feu et à la volonté de l’Ukraine d’abandonner ses perspectives d’adhésion à l’OTAN. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 10 juillet, traduction Deepl
Jeudi 11/7, 8h10
Législatives françaises : toi aussi, fais mumuse.
Construisez votre majorité absolue à l’Assemblée nationale avec notre simulateur de coalition
Extrait de la série « Guerre en Ukraine ». Mala Rohan, région de Kharkiv. Mai 2022. Maxim Dondyuk
[…] Il y a des photographes qui voyagent à travers le monde à la recherche de conflits armés ; je ne comprendrai jamais cela. Je prends des photos pour exprimer ma haine de la guerre.
Avant l’invasion, j’avais une vision romancée de la guerre, comme beaucoup de gens qui lisaient et relisaient Hemingway. Mais en 2014, cette dynamique s’est rapidement transformée en un rejet total de tout ce qui a trait à la guerre. J’ai passé tout mon temps avec les forces armées ukrainiennes (AFU). J’ai pris des photos pendant l’encerclement d’Ilovaisk – et c’est là que j’ai vu pour la première fois les corps de décomposition des soldats russes. Gonflés et pourris. Et j’ai réalisé que c’était tout ce qu’ils avaient accompli – que leurs mères ne seraient même pas en mesure de les enterrer. Je n’oublierai jamais cette odeur.
Puis et là, je suis devenu farouchement anti-guerre. Je crois que chaque jour du conflit est la pire chose qui puisse se produire dans la vie.
[…] Quand nous voyons des brancards tachés de sang plutôt que des visages humains, il est plus facile pour nous d’imaginer que nos propres parents blessés, par exemple, auraient pu poser sur la même civière. Notre conscience et notre subconscient comblent les lacunes de ce qui s’est passé, et ce sens s’incruse dans nos esprits, dans notre mémoire. À travers des paysages, j’essaie de connecter le spectateur à l’événement. […]
« Série blanche ». Ukraine. Décembre 2023. Maxim Dondyuk
Les paysages, en particulier les paysages blancs, sont associés pour moi à la vacuité interne que les gens ressentent lorsqu’ils reviennent de l’avant. Quand vous revenez à la vie civile, mais il y a un vide complet à l’intérieur de vous. Beaucoup des structures que je photographie étaient importantes lors d’un combat actif, mais maintenant elles sont abandonnées et inutiles. La même chose se produit avec les soldats qui reviennent sans jambes, sans bras, mentalement traumatisés – même leurs épouses ne les comprennent pas.
Quand je couvre les nouvelles dans les zones de guerre, mon appareil photo est mon arme contre la propagande russe. Mais dans mon travail documentaire, je préfère une approche méditative, et je reviens toujours à la photographie de paysage comme une forme de méditation. J’ai besoin de vide – surtout après avoir photographié dans des zones de conflit.
J’ai passé les deux derniers hivers dans le Donbass : j’ai pris une voiture et j’ai parcouru seul les champs de mines. J’ai photographié des endroits où des batailles avaient été livrées [après le début de l’invasion à grande échelle. En hiver, c’est un vide absolu là-bas – des chars complètement gelés, des tranchées, des points de contrôle abandonnés et des maisons détruites. J’ai attendu que tout soit couvert de neige et de givre, et puis j’ai capturé ces paysages blancs. Parce qu’après la guerre, si l’humanité ne s’arrête pas, c’est tout ce qui nous restera. […]
Meduza, « Je prends des photos pour exprimer ma haine de la guerre » Maxim Dondyuk a photographié Zelensky et intégré les troupes ukrainiennes. Aujourd’hui, la censure militaire de Kiev empêche ce photographe d’accéder au front, traduction automatique
Jeudi 11/7, 7h25
Un aquarium dans l’un des couloirs de Pavlivka. Février 2023. Antoine d’Agata / Magnum Photos
[…] Au cours de votre travail en Ukraine, vous avez visité plusieurs fois des cliniques psychiatriques.
C’était une expérience étrange. Je veux dire, tout d’abord parce que le New York Times m’a envoyé [à Pavlivka, où les soldats ukrainiens avec le TSPT étaient traités sans journaliste, donc j’étais seul avec un traducteur. Mais en gros, ce qui était frappant, c’était que c’était très non-spectaculaire. Ce n’était rien, juste des gens assis à une table, des cartes à jouer, regardant à travers la fenêtre, fumer. Je veux dire, des cendriers avec des montagnes de cigarettes.
Mais une fois que vous commencez à parler avec les gens, ils commencent à s’ouvrir et vous comprenez. Je veux dire, ils vous disent ce qu’ils ont traversé. Parfois, des histoires très non spectaculaires aussi. Je me souviens de ce type qui attendait quelque part depuis six mois. Rien ne se passait. Mais après six mois de rien, attendant et étant effrayé et nerveux, son cerveau est tombé en panne. Attendre peut suffire à rendre quelqu’un fou.
[…] [Légende d’une photo] Andriy, un soldat ukrainien de 27 ans, a travaillé comme spécialiste de la logistique dans un supermarché avant la guerre. Après avoir servi à l’avant, il s’est retrouvé à Pavlivka. « Vous savez, j’ai beaucoup de choses à faire dans ma tête », a déclaré Andriy. « C’est comme quand on va pêcher, et que votre ligne s’emmêle. Pendant la défense de Klishchiivka, un obus a frappé ma tranchée, et j’ai eu une commotion. Ma vision a empiré, et je m’en suis inquiétée. Quand ma vie reviendra-t-elle à la normale ? Je pense beaucoup ces jours-ci. Je prends très personnellement tous les problèmes. Je suis très heureux quand ma famille et ma fiancée visitent, mais j’ai l’impression de ne pas vraiment les fréquenter. Ils posent des questions et plaisantent, mais je reste retiré. J’étais un mec si gai. Maintenant, je me sens surtout triste et je préfère être seul ». Février 2023.
[…] [Légende d’une photo] Un soldat des forces armées ukrainiennes qui est devenu patient à l’hôpital psychiatrique de Pavlivka. Il a assisté à la mort de toute son unité de combat. Selon son psychiatre, il n’est pas en mesure d’en parler et « se retire en lui-même ». Kiev, février 2023.
Meduza, «De la normalité à la folie», le photographe français Antoine d’Agata sur la capture de la douleur invisible de la guerre en Ukraine […], traduction automatique
Mercredi 10/7, 11h45
Ici c’est intéressant : on ne sait jamais de quoi on sera privé, de l’eau ou de l’électricité ? Ou des deux? Aujourd’hui on a tout, mais la journée n’est pas terminée. La maman d’Irina a été opérée lundi, tout s’est bien passé. On attend l’histologie de la tumeur pour savoir la suite. Irina m’a appelée hier, elle a mal vécu lundi, les bombardements, les nouvelles de Kyiv, les explosions à KR, l’opération de maman. Je veux aller la voir au travail aujourd’hui, lui apporter des fleurs ou je ne sais pas quoi. Il faut qu’elle sente qu’elle n’est pas toute seule. Pacha va bien, il lit beaucoup, je lui ferai un colis avec des livres.
Olga, Viber (texte)
Mercredi 10/7, 11h15
Belarus.
Des soldats chinois participent à des manœuvres en Biélorussie, ajoutant une nouvelle dynamique à la situation sécuritaire en Europe de l’Est, dominée par la guerre russe en Ukraine et ses retombées. Si la Biélorussie est un allié fidèle de la Russie, elle a récemment fait des ouvertures à l’égard de la Chine, dans le but de nouer des relations plus étroites avec elle, notamment dans le domaine militaire.
L’exercice Eagle Assault 2024, d’une durée de 11 jours, a débuté hier dans la région de Brest en Biélorussie, à moins de 5 km de la frontière avec la Pologne, membre de l’OTAN et fidèle allié de l’Ukraine. C’est la première fois que les troupes chinoises et biélorusses participent ensemble à des exercices de ce type […]
The War Zone, Les troupes chinoises commencent des exercices le long de la frontière polonaise avec la Biélorussie, traduction automatique
[…] En août dernier, le ministre chinois de la Défense, qui était alors Li Shangfu [tombé depuis en disgrâce], fit un déplacement à Minsk pour participer à des réunions avec des « dirigeants militaires » et « visiter » des unités des forces armées biélorusses. Puis, deux mois plus tard, la Chine et la Biélorussie convinrent de renforcer leur coopération militaire pour répondre « aux nouveaux défis mondiaux ».
[…] alors que l’Otan s’apprête à fêter son 75e anniversaire à Washington, ce déploiement de l’APL en Biélorussie est une façon pour Pékin de faire la démonstration de ses capacités de projection vers des théâtres extérieurs […]
Zone militaire, La Biélorussie et la Chine ont lancé des manœuvres militaires inédites près de la Pologne
Viktor Orban a surpris tout le monde en se rendant, de sa propre initiative, dès les premiers jours de la présidence hongroise du Conseil de l’Union européenne (UE), en « mission de paix » à Kiev, puis à Moscou, puis à Pékin – avec un détour par l’Azerbaïdjan. Coup de maître de la diplomatie magyare ? Eclair de génie de l’enfant terrible de la famille européenne ? Médiation secrète, peut-être, entre autocrates qui se comprennent ?
Rien de tout cela, malheureusement. La « Peace Mission 3.0 », comme l’appellent pompeusement les vidéos façon Top Gunque Viktor Orban poste sur les réseaux sociaux après chaque étape, s’est fracassée, lundi 8 juillet, sur un immeuble de Kiev qui abritait le plus grand hôpital pédiatrique d’Ukraine [« l’équivalent de l’hôpital Necker à Paris »], et Top Gun s’est transformé en « idiot utile ».
[…] A Bruxelles, comme souvent, on a réagi mollement à ce nouvel écart de conduite hongrois, tout en soulignant que M. Orban n’était pourvu d’aucun mandat européen. Lui-même joue les modestes – « Je ne suis qu’à la tête d’un pays de dix millions d’habitants » –, comme s’il ignorait que bien des pays européens en comptent moins de cinq millions et comme si ses vidéos « Peace Mission 3.0 » ne s’achevaient pas sur le logo de la présidence de l’UE.
Mais, pour les Polonais, la coupe est pleine. Moins flegmatiques que leurs collègues des vieux Etats membres de l’UE, leurs responsables regrettent ouvertement de ne pas avoir fait obstacle à la présidence hongroise, dont ils doivent prendre la succession en 2025. Le ton monte avec l’irritation à Varsovie, qui a convoqué une réunion des vingt-sept ambassadeurs auprès de l’UE, mercredi 10 juillet, pour parler du cas hongrois.
[…] Mais le Hongrois a plus d’un tour dans son sac : Viktor Orban vient de créer avec les élus de son parti, le Fidesz, un groupe au Parlement européen, Patriotes pour l’Europe ; les députés du Rassemblement national (RN) l’ont rejoint dès le soir du second tour des législatives françaises et il sera présidé par Jordan Bardella. Ce nouveau groupe d’extrême droite devient ainsi la troisième formation au Parlement de Strasbourg, reléguant les centristes de Renew Europe à la cinquième place, derrière l’autre groupe d’extrême droite, celui dans lequel siègent les troupes de la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni.
Ainsi, même si l’Europe a échappé au séisme qu’aurait constitué l’accession au pouvoir du RN à Paris, l’extrême droite sous ses diverses formes fait son chemin dans une UE qu’elle ne lâchera pour rien au monde. Elle cherche à la saper à l’extérieur, en affichant ses divisions à Moscou ou à Pékin ; elle cherche à la saper à l’intérieur, en tentant d’affaiblir sa cohésion.
Un tel acharnement est sans doute un hommage à la résilience de l’UE, avec laquelle les Britanniques se prennent à rêver de renouer, ayant retrouvé le chemin de la raison sous la houlette d’un Labour assagi. Mais il manque à cette résilience l’énergie de leaders enthousiastes et constructifs, si importants pour le projet européen. Aucun de ceux des trois plus grands pays fondateurs, l’Allemagne, la France et l’Italie, ne peut remplir ce rôle ; frileux, le chancelier allemand, Olaf Scholz, est empêtré dans sa propre complexité interne ; le président français, Emmanuel Macron, tente à grand-peine de maîtriser la tempête qu’il a lui-même soulevée ; quant à la première ministre italienne, on lui tresse des lauriers pour ne pas avoir rejoint l’entreprise de démolition européenne de ses amis politiques. C’est ainsi qu’il revient à la Pologne […] de prendre les devants et de dénoncer le double jeu de la Hongrie. […]
Le Monde, Sylvie Kaufmann, « Les manœuvres de Viktor Orban, tant sur la scène européenne qu’internationale, sont le symptôme d’une désorganisation générale du leadership occidental »
Mercredi 10/7, 10h50
A l’Est.
Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre indien Narendra Modi ont publié le 9 juillet une déclaration commune sur le renforcement de la coopération politique, économique, énergétique et militaro-technique mutuellement bénéfique entre la Russie et l’Inde.
Modi a rencontré Poutine à Moscou les 8 et 9 juillet pour discuter du renforcement des relations russo-indiennes, que Poutine a qualifiées de « partenariat stratégique particulièrement privilégié ».
[…] Modi a également déclaré que l’Inde était prête à aider la Russie à établir la paix dès que possible. Modi n’a notamment pas présenté l’Inde comme un médiateur potentiel entre la Russie et l’Ukraine, et le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré à la presse à la suite des négociations russo-indiennes que Modi ne prétendait pas être un médiateur dans la guerre
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 juillet, traduction automatique
Le président iranien nouvellement élu Massoud Pezeshkian a réitéré la volonté constante de l’Iran de conclure un partenariat stratégique global avec la Russie, soulignant la continuité du soutien de l’Iran à la Russie, même sous une nouvelle administration présidentielle.
Pezeshkian s’est entretenu au téléphone avec le président russe Vladimir Poutine le 8 juillet et aurait exprimé la volonté de l’Iran de signer un accord de partenariat stratégique global avec la Russie lors du prochain sommet des BRICS d’octobre 2024.
[…] L’ISW a précédemment estimé qu’il est peu probable que la présidence de Pezeshkian crée des changements significatifs dans le régime iranien, dans la mesure où le guide suprême iranien Ali Khamenei continuera à dicter les objectifs de politique étrangère de l’Iran. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 juillet, traduction automatique
Les chefs d'État et de gouvernement de l'OTAN se réunissent à Washington, à l'occasion du 75e anniversaire de l'OTAN.
Mercredi 10/7, 10h25
La farandole du nuc.
Pour un retour discret à l’Assemblée, c’est raté. Dès le premier tour des législatives, le bon score de Dominique Voynet dans le Doubs avait déjà créé des réactions épidermiques sur les réseaux sociaux. Depuis le second, qui consacre son élection en tant que députée, les critiques pleuvent. « Elle devrait être jugée pour trahison », s’écrient les uns. « On prend les fossoyeurs du nucléaire et on recommence », s’épanchent d’autres. Certains tentent bien de relativiser : « C’était ça ou le RN ». Il n’empêche, le retour de Dominique Voynet fait ressurgir l’une des pages les plus douloureuses de l’histoire du nucléaire français : la fermeture de Superphénix.
« Ni oubli, ni pardon », résument nombre d’internautes dont certains affirment être désormais bloqués sur X par l’ancienne ministre. L’histoire est connue : mis en service en 1985, le réacteur Superphénix devait fournir une avance considérable à la France en lui permettant de produire de l’énergie tout en consommant une partie de ses déchets nucléaires. Las, en 1997 au moment même où il commençait à fonctionner de façon tout à fait satisfaisante, Superphénix est définitivement arrêté par le Premier ministre Lionel Jospin, en application d’un accord passé avec les Verts quelques mois plus tôt.
[…] Dans un documentaire tourné en 2004, qui refait surface aujourd’hui, l’ancienne ministre raconte fièrement comment elle a privé le nucléaire français d’un soutien financier européen tout en bluffant avec Matignon : « Je suis rentrée à Paris très contente que le nucléaire ne [puisse] pas faire partie des technologies retenues au titre des mécanismes de développement propre », explique-t-elle à l’écran. Et d’ajouter : « Je n’ai pas pu m’en vanter en rentrant, il fallait que j’aie l’air désolée ».
[…] Bien sûr, en tant que simple députée, l’élue du Doubs ne décidera pas à elle seule de la politique nucléaire française. […] « Dans la configuration politique actuelle, les dossiers techniques – comme le nucléaire – peuvent encore trouver un petit espace et avancer à l’Assemblée avec plusieurs groupes de sensibilités très différentes », confiait récemment un expert à L’Express. Le risque, c’est que des positions caricaturales prennent le pas sur les débats de fond. […]
L’Express, Dominique Voynet à l’Assemblée, le retour qui hérisse les défenseurs du nucléaire
L’EPR de Flamanville s’apprête à démarrer alors que le couvercle de la cuve du réacteur présente une anomalie. Celui-ci devra donc être changé à la fin d’un seul et unique cycle de fonctionnement, soit 18 mois tout au plus. A l’issue de cette très courte période, il deviendra le plus gros déchet radioactif de type FMA-VC [déchets de faible et moyenne activité à vie courte]. Elaborer la stratégie précise de son stockage et construire les outils ad hoc prendra plusieurs années. […]
La Tribune, Dans quelques mois, le couvercle défectueux de l’EPR de Flamanville deviendra le plus gros et lourd déchet nucléaire
Rares sont les opportunités de voyager dans le temps profond. Sauf quand on traverse les couches géologiques qui doivent accueillir des déchets de l’industrie nucléaire. C’est à Bure, dans la Meuse, que doit être construit le futur site d’enfouissement des déchets radioactifs, baptisé Cigéo. Reporterre a pu se rendre dans cet endroit ultrasécurisé, qui ne contient aucun déchet à ce jour. L’occasion de faire le point sur l’avancée de ce projet qui pose énormément de questions techniques ainsi qu’éthiques, voire philosophiques. Et sur les (faibles) freins qu’activent encore les associations antinucléaires. Il y a urgence : la descente des premiers colis radioactifs — au moins 83 000 m3 de déchets doivent y être enfouis — aura lieu à partir de 2035-2040.
[…] C’est à 490 mètres sous terre, dans le ventre d’une roche sédimentée depuis 160 millions d’années, que les recherches se poursuivent pour savoir si la zone pourra contenir la toxicité de nos déchets les plus radioactifs pendant des milliers d’années.
[…] Pour l’essentiel, on mène ici quantité d’analyses poussées de la roche, sur ses propriétés mécaniques suite à un échauffement ou son comportement après percement. À travers des milliers de sondes, les chercheurs récoltent 3 millions de données par jour — température, pression, composition de l’atmosphère. Ils testent aussi la migration de traceurs radioactifs dans la roche.
[…] le projet d’enfouissement des déchets radioactifs Cigéo a été déclaré d’intérêt national et d’utilité publique. Le site devrait donc à terme recevoir les pires déchets créés depuis les débuts du nucléaire et inventoriés par l’Andra, soit 10 000 m3 de déchets de haute activité (HA) et au moins 73 000 m3 de moyenne activité à vie longue (MA-VL), ainsi que des milliers de m3 de déchets bitumés.
Pour l’heure, l’Andra ne dispose pas encore d’une autorisation de création de Cigéo. Cette demande, la DAC, est en cours d’instruction. […] Fort de 12 000 pages réparties en 41 volumes, ce dossier de DAC est ardu, presque « illisible » selon les associations qui l’ont consulté.
[…] D’après Maxime Paquin, de France Nature Environnement, de nombreuses inconnues demeurent. « L’IRSN s’interroge encore sur les méthodes de creusement des puits, sur le scellement des alvéoles. L’Autorité environnementale demande explicitement la poursuite des analyses de risques en cas d’incendie, de chute d’un emballage ouvert ou de l’inflammation d’un colis de déchets bitumés. Des doutes subsistent aussi sur le cadencement des trains qui apporteront les déchets. »
L’ingénieur polytechnicien Bernard Laponche, de l’association Global Chance, note pour sa part que « le dimensionnement du projet ne prend pas en compte les situations extrêmes provoquées par les bouleversements climatiques à venir ».
[…] Le projet est le seul au monde à convoquer à ce point la vigilance des générations futures, en raison de la toxicité spécifique des déchets les plus radioactifs du parc nucléaire qui peut s’étendre sur plusieurs centaines de milliers, voire millions d’années.
L’Andra est censée conserver la mémoire du lieu pour environ cinq siècles et garantir la sûreté de la zone pour 100 000 ans. Dans son avis, l’AE « comprend que la réflexion sur la mémoire et le futur n’est pas encore aboutie ». Elle réitère donc sa recommandation de présenter dès maintenant la « surveillance à long terme prévue et la manière dont sera perpétuée la mémoire du site pour prévenir les risques d’intrusion par forage après fermeture ».
Par ailleurs, l’Andra doit garantir le confinement de la radioactivité dans la poche d’argilite. L’Andra le reconnaît, à très long terme, à cause de la chaleur et des radioéléments, les conteneurs sont amenés à se dégrader et la radioactivité à s’échapper dans la roche. […]
Reporterre, le dossier Cigéo « illisible » selon les associations
Mardi 9/7, 20h10
Attaque russe contre l’hôpital pédiatrique de Kyiv (suite).
Une réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aura lieu vendredi à la demande de Kiev, après l’attaque contre un hôpital pédiatrique, selon un document confidentiel consulté mardi par l’Agence France-Presse.
[…] le ministre de l’énergie ukrainien German Galushchenko a sollicité une réunion « au regard de la situation en Ukraine et de l’attaque brutale par la Fédération de Russie d’un hôpital pour enfants de Kiev bénéficiaire d’équipements et d’une assistance technique de l’AIEA ». Dans sa lettre, l’Ukraine précise que l’établissement dispose de « 27 sources de rayonnement ionisant » en lien notamment avec le traitement du cancer.
L’attaque « ne met pas seulement en danger des vies, elle constitue aussi une violation flagrante des principes et des valeurs de l’AIEA, sapant les fondements de la sécurité nucléaire internationale », estime M. Galushchenko.
Bruxelles a gelé 30 millions d’euros (32 millions de dollars) de financement du secteur de la défense de la Géorgie après avoir interrompu son processus d’adhésion à l’UE en juin, a déclaré l’ambassadeur de l’UE en Géorgie Pawel Herczynski le 9 juillet.
L’UE a accordé le statut de candidat à la Géorgie fin 2023, mais les relations avec Tbilissi se sont détériorées après que le parlement géorgien a adopté une loi sur les « agents étrangers », malgré des protestations massives et le veto de la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili.
[…] Le Conseil européen a déclaré le 27 juin que cette loi constitue un retour en arrière par rapport aux étapes prévues pour l’obtention du statut de candidat de la Géorgie, « conduisant de facto à l’arrêt du processus d’adhésion ».
[…] Le ministère américain de la Défense a déclaré le 5 juillet qu’il avait reporté sine die les exercices militaires conjoints avec la Géorgie dans le cadre d’une évaluation approfondie de ses relations bilatérales avec Tbilissi. […]
The Kyiv Independent, L’UE gèle 32 millions de dollars de fonds de défense pour la Géorgie et interrompt le processus d’adhésion au milieu du « point bas » des relations, traduction automatique
Mardi 9/7, 10h05
Résumé.
Monsieur le président, Mesdames, Messieurs les députés,
En ce jour des résultats du bac, une des portes d’entrée vers le monde professionnel, nous vous interpellons. Le monde que vous construisez aujourd’hui sera le nôtre demain, mais ce n’est pas celui dont nous voulons.
Nous refusons. Nous refusons que le modèle économique dominant nous oblige à faire l’impasse sur tout débat à l’heure du dérèglement climatique. Nous refusons un modèle énergétique nucléaire fondé sur le risque. Le risque de ne plus disposer d’assez d’eau dans nos rivières pour refroidir les réacteurs. Le risque d’enfouir des déchets qui, dans 150 000 ans, seront peut-être redécouverts par des êtres humains ou non humains, malgré tous les signes affichant « danger » qui ne seront alors pas forcément compris.
Nous refusons, enfin, le risque d’une catastrophe, si inconcevable semble-t-on vouloir croire. Une catastrophe qui, au vu de l’état des centrales nucléaires françaises, au vu de la situation géopolitique mondiale et de l’ampleur grandissante des catastrophes climatiques, n’est pas irréaliste, loin de là.
Nous refusons un modèle colonialiste : le Niger a contribué au développement de la puissance nucléaire française, mais 85 % des Nigériens n’ont toujours pas accès à l’électricité.
Nous refusons cette novlangue qui nous dit que le nucléaire est bon pour le climat. La construction d’une centrale est de toute façon 1 000 fois trop lente en comparaison de la vitesse et de l’ampleur du dérèglement climatique.
[…] Ce qui serait bon pour le climat, ce serait de financer la transition énergétique avec l’argent récolté par l’arrêt du projet des EPR. Rappelons que le nucléaire a un coût monstrueux : 50 milliards pour le prolongement de vie des centrales! A minima 67 milliards d’euros pour le développement des EPR2! 25 milliards pour la gestion des déchets, 20 à 30 pour le retraitement des combustibles. C’est autant d’argent qui n’est pas investi ailleurs et que nous demandons au gouvernement de réemployer dans la recherche sur les énergies nouvelles, dans le développement des transports en commun et dans les économies d’énergie.
[…] Nous invitons donc le gouvernement à cesser de commercer avec des pays peu démocratiques pour se fournir en uranium. À stopper les projets de construction des EPR nouvelle génération, afin de développer d’autres modes de production d’énergie. À financer la transition énergétique avec l’argent récolté par l’arrêt du projet des EPR. À ne pas sacrifier les normes de sécurité pour des intérêts économiques court-termistes, c’est-à-dire à ne pas faire appel à des sous-traitants dans les centrales.
Nous invitons donc le gouvernement à mener une réflexion sur les effets du nucléaire dans la vie civile — notamment à nommer une commission d’experts indépendante chargée d’évaluer les bénéfices et les coûts des centrales, qu’ils soient économiques, écologiques et éthiques. À cesser de repousser sans cesse les échéances concernant la part des énergies renouvelables, et à plafonner les énergies nucléaires à 50% dans la production électrique d’ici à 2035.
[…] Mesdames, Messieurs les députés, seriez-vous prêts à organiser un débat au sujet de la sobriété? À nous donner un avis concerné? Nous attendons votre copie avec impatience.
Reporterre, « Lycéens, nous refusons le nucléaire »
[...] des élèves de première et de terminale du lycée Bernard-Palissy de Saint-Léonard-de-Noblat, en Haute-Vienne [...] ont écrit un discours au sujet de la sortie du nucléaire civil [...]
Et contrepoint.
Après six mois de travaux, la commission d’enquête du Sénat sur l’électricité a rendu son rapport ce 4 juillet. Parmi les conclusions de leurs travaux, le sénateur centriste Vincent Delahaye et les socialiste Franck Montaugé affirment qu’une « relance ambitieuse et durable de la filière nucléaire est incontournable ».
Alors que la commission d’enquête estime que les besoins en électricité devraient croître pour atteindre 700 térawattheures d’ici 2050, les sénateurs envisagent que 52 à 61 % de la production soit assurée par le nucléaire.
Alignée sur les objectifs gouvernementaux de relance du nucléaire, la commission d’enquête appelle de ses vœux à la construction de 14 réacteurs de type EPR supplémentaires d’ici 2050, mais fixe ce nombre comme un maximum à atteindre. « Honnêtement, avant de débuter la commission d’enquête, je pensais que 14 réacteurs était un chiffre minimum. Mais toutes les auditions que nous avons menées confirment que cet objectif est déjà très ambitieux », confie Vincent Delahaye.
Au fil de leurs auditions, les sénateurs ont en effet conclu que le prochain EPR 2, après celui de Flamanville dont le chantier a connu plus de dix ans de retard, ne verrait le jour qu’en « 2037 ou 2038 », contrairement à l’objectif affiché par l’État d’une mise en service d’ici 2035. Après cette date, pour tenir les délais de construction des 13 autres réacteurs d’ici 2050, « il faudrait presque construire un réacteur par an, si on y arrive on ne sera pas loin du miracle », estime Vincent Delahaye.
Pour ne pas faire reposer la relance du nucléaire uniquement sur cette construction de nouveaux EPR, les sénateurs proposent également de « prolonger au-delà de 60 ans, dans le respect strict des normes de sûreté, un maximum de réacteurs du parc nucléaire actuel ». Il y a un an, l’autorité de sûreté nucléaire a déjà donné son accord pour la prolongation de la durée de vie d’un réacteur au Tricastin, dans la Drôme, de 40 à 50 ans. Depuis 2014, EDF mène également un vaste programme appelé « grand carénage », pour moderniser ses centrales et prolonger leur durée de vie au-delà de 50 ans.
Enfin, la commission d’enquête demande de « relancer d’urgence la quatrième génération de réacteurs nucléaires ». Ces réacteurs, moins consommateurs en uranium, permettraient de faire face à une raréfaction de la ressource. « À l’échelle mondiale, il a été prévu de tripler la production nucléaire d’ici 2050, les réserves d’uranium viendraient à manquer d’ici 2070 », explique Vincent Delahaye. En investissant dans cette nouvelle génération de réacteurs moins consommateurs, la France « aurait du combustible pour des centaines d’années », ajoute le sénateur.
Ces mesures défendues par le Sénat demandent toutefois « des investissements colossaux qui doivent être amortis sur la durée », alerte Vincent Delahaye, « on ne peut donc pas faire du stop and go permanent ». Alors qu’une période d’instabilité politique et parlementaire s’est ouverte depuis la dissolution, la pérennité de ces investissements semble incertaine. Le rapporteur et le président de la commission d’enquête se veulent toutefois confiants, leur rapport a été adopté à la quasi-unanimité et fait donc l’objet d’un consensus entre les forces politiques du Sénat.
Public Sénat, Nucléaire : le Sénat recommande la prolongation de la durée de vie des centrales « au-delà de 60 ans » et la construction de 14 EPR
Au lendemain du deuxième tour des élections législatives en France, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a déclaré à l’agence officielle TASS que « la Russie ne nourri[ssai]t pas d’illusions ni d’espoirs particuliers concernant les élections en France ». Il explique : « Pour la Russie, le mieux serait de voir gagner les forces politiques en France qui souhaiteraient rétablir les relations avec elle, mais pour l’instant de telles nettes volontées politiques n’apparaissent pas clairement ». […]
[…] Des images prises par un passant dans la ville de Kiev montrent la seconde avant qu’un missile russe ne frappe l’hôpital pour enfants d’Okhmatdyt, le plus grand hôpital pédiatrique d’Ukraine qui traite quotidiennement des milliers de patients, y compris des cas de cancer.[4] Les images montrent clairement un seul missile volant selon une trajectoire descendante abrupte avant d’entrer en contact avec le bâtiment de l’hôpital. Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a mené une enquête préliminaire sur le site de l’explosion à Okhmatdyt et a conclu que les forces russes avaient utilisé un missile Kh-101 pour frapper l’hôpital.
[…] Les responsables russes et les acteurs de l’espace d’information [russe] tentent de détourner la responsabilité de l’attaque contre l’hôpital pour enfants d’Okhmatdyt en faisant de fausses déclarations sur les missiles impliqués et sur l’état de l’hôpital – tout cela contrairement aux preuves disponibles.
Le Centre ukrainien de lutte contre la désinformation a averti le 9 juillet que diverses sources de propagande russe amplifiaient une grande variété d’opérations d’information détournant la responsabilité de l’attaque de la Russie, y compris de fausses affirmations selon lesquelles l’Ukraine utilisait une partie ou la totalité de l’hôpital pour soigner des soldats ukrainiens blessés, que l’Ukraine stockait des missiles à l’hôpital et que ce sont des missiles de défense aérienne ukrainiens et non russes qui ont touché l’hôpital.
[…] Bon nombre de ces fausses opérations d’information russes ne dégageraient pas les forces russes de leur responsabilité juridique ou morale pour les impacts de leurs frappes contre l’Ukraine, même si elles étaient vraies.
Les opérations d’information russes présentant à tort l’hôpital pour enfants d’Okhmatdyt comme partiellement ou totalement un hôpital militaire suggèrent à tort qu’un tel hôpital est par nature une cible militaire légitime. L’hôpital pour enfants d’Okhmatdyt n’est notamment pas un hôpital militaire : c’est le plus grand hôpital multidisciplinaire pour enfants d’Ukraine et traite jusqu’à 18 000 enfants par an.
L’article 19 de la Convention de Genève, dont la Russie est signataire, relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, stipule que la protection juridique internationale des hôpitaux civils ne prend fin que si l’hôpital entreprend « des actes nuisibles à l’ennemi ». L’article 19 exclut explicitement la présence de militaires malades ou blessés comme un acte « nuisible à l’ennemi ».
L’article 19 stipule également que « l’ennemi » doit donner un avertissement avant d’attaquer un hôpital censé contenir un militaire « nuisible », et aucune source russe n’affirme que les autorités russes ont émis un tel avertissement, et aucune n’a non plus apporté la preuve qu’un hôpital rempli d’enfants malades représentait une menace imminente pour les forces russes.
L’affirmation du ministère de la Défense russe selon laquelle un intercepteur de défense aérienne ukrainien a touché des biens civils et celle d’un blogueur russe selon laquelle un missile russe a accidentellement touché l’hôpital n’exonèrent pas non plus les forces russes de la responsabilité de ces conséquences, car la Russie est l’État agresseur dans cette guerre […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 juillet, traduction automatique
Lundi 8/7, 21h40
Je n’y connais rien, mais j’imagine que quelqu’un, chez les Russes, a validé la cible. Quelqu’un qui, probablement, pourra dire qu’il a reçu un ordre et qu’il l’a appliqué.
Volker Türk, haut-commissaire aux droits de l’homme, s’est à son tour indigné lundi du bombardement de l’hôpital pédiatrique Okhmatdyt de Kiev.
« Il est choquant de constater que l’une des frappes a gravement endommagé les services de soins intensifs, de chirurgie et d’oncologie d’Okhmatdyt, le plus grand hôpital de référence pour enfants d’Ukraine, et a détruit son service de toxicologie pour enfants, où les enfants reçoivent des dialyses », écrit-il dans un communiqué.
« Parmi les victimes se trouvaient les enfants les plus malades d’Ukraine. Mon équipe s’est rendue sur place peu après l’attaque et a observé des enfants recevant un traitement contre le cancer dans des lits d’hôpitaux installés dans des parcs et dans les rues, où le personnel médical avait rapidement établi des zones de triage, au milieu du chaos, de la poussière et des débris », poursuit le haut-commissaire. […]
Plus de 100 millions de hryvnias, soit 2,3 millions d’euros, ont été collectés en trois heures pour reconstruire l’hôpital pédiatrique Okhmatdyt de Kiev et venir en aide aux patients, dans le cadre d’une initiative lancée par la plate-forme ukrainienne de dons United24.
L’établissement, où 20 000 enfants sont soignés chaque année, est le plus grand hôpital pour enfants d’Ukraine. Les salles d’opération, l’ensemble de l’aile de toxicologie et du matériel indispensable à la survie de certains patients ont été détruits, selon United24.
L’accord de sécurité signé lundi à Varsovie autorise l’armée polonaise à abattre des missiles et de drones russes lancés en direction de la Pologne dans l’espace aérien ukrainien, précise le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur Telegram. […]
Juste avant le vote des Français aux élections européennes, France renouvelables, l’association porte-parole des énergies renouvelables électriques, a interrogé plus de 2000 Français sur leur rapport aux énergies renouvelables. 79% souhaitent voir les énergies renouvelables se développer en France et à l’affirmation « Votre région devrait être plus ambitieuse dans le développement des énergies renouvelables », seuls 8% des Français répondent « non ». L’enquête révèle que les Français attendent de leur région une dynamique plus forte dans le développement des énergies renouvelables notamment en Grand Est, en Provence-Alpes- Côtes d’Azur ou en Normandie.
Huit Français sur dix sont favorables au développement des énergies renouvelables en France (79%). Ils sont même 36% à souhaiter que ce développement se fasse « de manière prioritaire et urgente ». Enfin les Français ne sont que 6% à estimer que « ce n’est pas urgent », et une part très faible (3%) estime qu’il ne faut pas les développer – un chiffre à mettre en regard avec les 12% qui n’ont pas d’avis sur la question.
[…] « Dans un moment où les perceptions sont parfois brouillées, et où les déclarations ne reposent sur aucun fait, les Français disent clairement qu’ils soutiennent le développement des énergies renouvelables dans notre pays » souligne Michel Gioria, délégué général de France renouvelables. […] « L’opposition des Français au développement des ENR électriques, à savoir l’éolien et le solaire, est tout simplement un fantasme que certains cherchent à déguiser en fait : la très grande majorité des Français attend de leur territoire qu’il aille plus loin et plus vite » complète Michel Gioria. […]
France Renouvelables, Enquête : 8 français sur 10 sont favorables au développement des énergies renouvelables sur leur territoire.
Enquête en ligne menée auprès d’un échantillon de 2011 personnes, représentatif de la population française par YouGov le 6 juin 2024.
Lundi 8/7, 13h00
Bonne nouvelle : pas la fin du monde.
Ce sont des chiffres surprenants qui ne devraient pas nous surprendre.
L’air que nous respirons, en France comme en Chine, est moins pollué que celui qui noircissait les poumons de nos parents.
La déforestation mondiale recule.
Jamais le nombre d’enfants morts en bas âge n’a été aussi bas. L’extrême pauvreté s’effondre sur la planète.
Notre empreinte carbone individuelle, dans les pays riches, se réduit, depuis des années voire des décennies. Le monde a commencé à dire adieu aux voitures à essence, et pourrait le dire bientôt au charbon.
Ces faits, et bien d’autres, figurent dans « Not the end of the world », le premier livre d’Hannah Ritchie, « data scientist » écossaise, chercheuse à Oxford et cheville ouvrière du site Our World In Data (le livre n’a pas encore été traduit). Il évoque parfois l’oeuvre du Canadien Steven Pinker, qui a écrit sur la réduction historique de la violence chez les humains.
« On ne se rend pas compte à quel point notre passé était difficile », explique à l’AFP Hannah Ritchie, 30 ans, depuis Edimbourg. « La moitié des enfants mouraient, les maladies étaient courantes, la plupart des gens étaient pauvres, le monde avait faim. »
[…] Nos intuitions sur l’état du monde sont souvent mauvaises. On se trompe aussi souvent sur la meilleure manière de réduire son impact environnemental individuel.
Hannah Ritchie expose cruellement comment les Occidentaux s’achètent une bonne conscience climatique avec des comportements sans grand effet, comme recycler un emballage ou ne pas laisser des appareils en veille, et effectuent des actions proportionnellement plus nocives pour la planète, comme manger de la viande, rouler en voiture ou prendre l’avion.
[…] La découverte des statistiques égrenées par Hannah Ritchie peut faire le même effet qu’au myope essayant ses premières lunettes.
La chercheuse secoue les convictions du camp écologiste. « C’est vrai, je suis pro-viande synthétique, pro-nucléaire, pro-OGM » (organismes génétiquement modifiés), dit-elle. « Je ne prends aucun plaisir à être provocatrice. C’est la vérité qui m’importe. »
Et ses conclusions peuvent étonner. « Si tous les Européens arrêtaient d’utiliser du plastique demain, les océans ne verraient presque aucune différence », écrit-elle, expliquant que le système de gestion des déchets est relativement efficace en Europe.
Ou saviez-vous que l’huile de palme, ennemie déclarée de nombreuses ONG et marques en raison de la déforestation liée, est « une plante incroyablement productive » ? Les palmiers produisent 10 fois plus d’huile par hectare que des alternatives comme l’huile de coco. « Si on boycottait l’huile de palme et qu’on la remplaçait par ces alternatives, nous aurions besoin de beaucoup plus de surfaces agricoles », écrit l’autrice.
Quant aux engrais, elle estime que « le monde ne peut pas passer au bio. Nous sommes trop nombreux à dépendre des engrais pour survivre ». Sans s’attarder sur l’impact sur les sols. […]
Connaissance des énergies, « Pas la fin du monde » : le livre qui explique que tout ne va pas si mal sur Terre
Lundi 8/7, 12h55
Orbanovitcheries.
Dimanche soir, Jordan Bardella a confirmé dans son allocution que le Rassemblement national (RN) rejoignait les « Patriotes pour l’Europe », le nouveau groupe parlementaire créé par le premier ministre hongrois, Viktor Orban. Le porte-parole du gouvernement hongrois l’a confirmé lundi. Le RN n’avait pas voulu l’annoncer avant le second tour, de peur de relancer le soupçon de sympathies prorusses. […]
Le Monde, Live - Les sauveteurs travaillent à l'hôpital pour enfants d'Ohmatdyt qui a été endommagé lors d'une frappe de missile russe, dans le cadre de l'attaque russe contre l'Ukraine, à Kiev, en Ukraine, le 8 juillet 2024. REUTERS/Gleb Garanich
Putain, c’est le meilleur hôpital pour les enfants en Ukraine, les enfants avec le cancer viennent (venaient) de toute l’Ukraine. Les médecins sont magiciens, ils sauvaient des petits et donnaient l’espoir aux parents. Je hurle.
Je suis paralysée, je devrais profiter de l’électricité pour travailler, mais je n’arrive pas à penser à autre chose que ces enfants.
Il est temps de créer quelques nouveaux insultes pour yobana rousnia [putains de russes].
[L’alerte] n’était même pas annoncée. Pas ici en tout cas. Elle est terminée, mais je l’ai lu dans les messageries.
[…] Il y a des morts et beaucoup de blessés à Kryvyi Rih. C’est tout ce qu’on a comme information. Dans certains quartiers les gens écrivent dans les réseaux sociaux que les ambulances passent depuis une heure sans arrêt.
Ihor Lachenkov, X, frappe sur l’hôpital pour enfants de Kyiv
L’hôpital pour les enfants à Kyiv, il y a les enfants et les médecins sous les ruines. [Un gosse] qui lutte contre une maladie et visiblement contre les putain de russes.
À KR il y a 10 morts et 31 blessés, dont 10 dans l’état grave. Les chiffres peuvent changer, évidemment, les travaux sont en cours.
Olga, Viber (texte)
Les forces russes ont tiré « plus de 40 missiles » lundi sur plusieurs villes d’Ukraine, dont la capitale Kiev, a dénoncé le président Ukrainien Volodymyr Zelensky. Outre Kiev, « Dnipro, Kryvyï Rih, Sloviansk, Kramatorsk » ont été touchés, a-t-il annoncé sur Telegram, ajoutant que des immeubles d’habitations, des infrastructures et un hôpital pour enfants avaient été touchés. « Tous les services sont mobilisés pour sauver le plus de monde possible », a-t-il ajouté.
Les forces ukrainiennes ont mené une frappe de drone contre un dépôt de munitions russe à Sergueïevka, dans la région de Voronej, dans la nuit du 6 au 7 juillet.
Le média ukrainien Suspilne a rapporté que ses sources ont déclaré que le Service de sécurité ukrainien (SBU) avait mené la frappe et que le dépôt de munitions contenait des missiles sol-sol, des missiles sol-air, des munitions pour chars et artillerie et des cartouches pour armes légères.
Des images géolocalisées publiées le 7 juillet et prises près de Morozovka, dans l’oblast de Voronej (juste au nord-est de Sergeevka, le long de l’autoroute M2), montrent un panache de fumée et des explosions avec des détonations secondaires visibles au loin. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 7 juillet, traduction automatique
Lundi 8/7, 10h35
6 explosions à KR durant 1 heure, les ambulances passent encore. On est vivant. L’attaque massive sur toute l’Ukraine, Kyiv, Dnipro, Kryvyi Rih, Kramatorsk, Kropyvnytskyi… J’ai vu les résultats hier [des élections législatives fançaises], je suis contente et reconnaissante. Pacha va chez le dentiste aujourd’hui, il va bien (un peu inquiet, j’espère qu’il ne perdra pas conscience sans moi).
En terminant derrière le Nouveau Front populaire et le camp présidentiel, avec seulement 130 à 150 sièges selon une estimation OpinionWay à 22 heures, le parti d’extrême droite est confronté à une défaite majeure.
[…] Après un premier tour, dimanche dernier, qui le plaçait en tête avec près de 33 % des voix – un record – ce second tour consacre l’incapacité du RN à percer le barrage républicain. Pire, il consacre sa relégation à la troisième place derrière le camp présidentiel. Une défaite cinglante pour un parti qui prétendait encore à la majorité absolue (289) dans cette campagne d’entre deux tours.
C’était sans compter une participation historique (67 %) qui aura vu les Français se mobiliser contre l’extrême droite dans ce second tour, confirmant que le barrage républicain, avec plus de 220 désistements, s’est révélé redoutablement efficace face au RN.
[…] les révélations sur ses candidats, dont certains propos se sont révélés antisémites, racistes ou homophobes, ont joué contre un parti qui n’a cessé de mettre en avant sa normalisation supposée. Les polémiques à répétition sur le statut de binationaux ont aussi rappelé la nature de son programme fondé sur la priorité nationale. Dans la dernière ligne droite, les déclarations de Marine Le Pen sur les prérogatives du chef de l’Etat en matière de politique étrangère ont laissé présager d’une cohabitation dure en cas d’accession à Matignon.
Quant aux propositions économiques du RN, elles se sont avérées particulièrement floues, peinant à convaincre après une série de revirements et d’abandons, sur les retraites notamment, et renforçant le doute sur sa capacité réelle à gouverner. […]
Les Echos, le RN essuie un revers cinglant dans les urnes
Le résultat du second tour des élections législatives de dimanche est une énorme surprise, la France semblant être à l’aube d’un changement politique majeur – mais pas celui que tout le monde attendait.
Aucun institut d’enquête n’avait prédit avant dimanche qu’une alliance de gauche gagnerait et que l’extrême droite arriverait en troisième position. Il s’agit d’un renversement choquant du résultat du premier tour de scrutin, si les résultats de ce soir correspondent aux projections. […]
FIRMS signale un point chaud entre les deux langues ouest de Tcherno.
Google Earth, capture d’écran & dépôts de césium 137 (selon l’Atlas Européen)
Dimanche 7/7, 13h05
C’est dimanche (suite) : quand on vous dit que le monde a changé…
Dans un communiqué diffusé le 4 juillet, le ministère néerlandais de la Défense a fait le point sur des recherches archéologiques concernant deux sous-marins de la Marine royale des Pays-Bas [Koninklijke Marine] qui furent coulés au large de la Malaisie durant la Seconde Guerre Mondiale.
[…] L’épave du K XVI fut découverte en octobre 2011 par des plongeurs amateurs australiens et singapouriens. Mais sa position aurait dû rester confidentielle… car elle a depuis été pillée.
« Malheureusement, le KXVI n’a pas été trouvé à l’endroit où il a coulé. Les plongeurs n’ont trouvé que quelques restes. Il y avait aussi d’autres objets indiquant qu’il y a eu des activités de récupération. Ce sous-marin a donc été récupéré illégalement. La tombre des membres d’équipage tués a été profanée », a dénoncé le ministère néerlandais de la Défense.
« L’acier des sous-marins coulés est précieux car il est d’une qualité exceptionnelle pour avoir été produit avant les premières explosions nucléaires dans l’atmosphère », a-t-il expliqué.
[…] La Chine est régulièrement accusée de se livrer au pillage des épaves de bateaux coulés lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le navire de sauvetage Chuan Hong 68, exploité par Fujian Ya Rui Marine, est connu pour ce mener ce type d’activité. L’an passé, il a été accusé d’avoir « enlevé » les épaves du cuirassé HMS Prince of Wales et du croiseur HMS Repulse, coulés au large de la Malaisie. […]
Zone militaire, L’épave d’un sous-marin néerlandais coulé en 1941 au large de la Malaisie a été pillée
Dimanche 7/7, 12h15
Négo en solo.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban continue de se présenter comme un médiateur potentiel pour mettre fin à la guerre en Ukraine, malgré le refus du président russe Vladimir Poutine d’une médiation ou de négociations sérieuses. Orban vise probablement à déplacer l’attention occidentale vers d’éventuelles négociations de paix dans le cadre de son effort global visant à saper le soutien européen à l’Ukraine.
Orban a publié un article dans Newsweek le 5 juillet dans lequel Orban accusait l’OTAN de choisir le conflit plutôt que la paix et déclarait que l’OTAN avait été créée pour maintenir la paix. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 juillet, tradcution automatique
Dimanche 7/7, 11h20
(Re)vu en passant (ben quoi, c’est dimanche).
Creapils, Crédits : Forbidden Toys [une bonne série ici]
#1 Nos militaires abattent les drones — n’en doutez pas —, mais la gravité terrestre — que voulez-vous — et la nature — fondamentalement fragmentaire — des assemblages complexes créent des débris pas évident-évident à attraper.
« Plusieurs drones ont été détectés et détruits […] La chute de leurs débris a provoqué un incendie dans un dépôt » […] où « des explosifs ont commencé à détoner ». […]
#2 La richesse et la puissance n’échappent pas (encore) à la décrépitude et la mort (in fine) — c’est cool —, mais l’on s’agacera que Mickey retire ses billes du sommet de l’Etat.
Non seulement je fais campagne, mais je dirige le monde», a déclaré [Biden] le démocrate de 81 ans. […] La petite-fille de Walt Disney, Abigail, a également annoncé retirer son soutien au président américain. « J’ai l’intention de cesser toute contribution au parti jusqu’à ce qu’ils remplacent Biden à la tête du ticket. C’est du réalisme, pas du manque de respect. […]
Le Figaro, Biden maintient sa candidature, plusieurs donateurs lui retirent leur soutien
#3 Oscillez, oscillez, il en restera toujours quelque chose : en matière de gouvernance, le courant alternatif dégomme le courant continu.
Au premier abord, la France et le Royaume-Uni semblent suivre des trajectoires opposées. […] le Parti travailliste [de gauche] a bénéficié, si l’on peut dire, du bilan désastreux du gouvernement sortant […]
Le Monde, Pauline Schnapper, professeure de civilisation britanique à l’université Sorbonne-Nouvelle : « Le mécontentement de l’électorat britannique n’est pas si différent de celui que nous connaissons en France »
#4 Pas si mal pour un vieux déocrate.
Sans jamais citer un pays, le pape a mis en garde contre les « tentations idéologiques et populistes », le jour même où la France vote pour le second tour de législatives historiques
Le Monde, Le pape François fustige la « culture du rejet » et les « tentations populistes » lors d’un discours à Trieste
#5 A titre tout à fait personnel (et avec toute l’humilité qui s’impose), pas plus tard qu’hier soir j’ai tiré des bières (je n’en bois pas, quelle horreur) parce que Boudmo ! tenait buvette pour collecter des sous destinés à l’Ukraine : grâce à Poutine, j’ai bougé de mes lignes. Pour les niaiseux : tirer de la bière consiste à remplir des verres en plastique consignés avec 90% d’urine froide et 10% d’amère chantilly, à l’aide d’une machine électro-gazéo-réfrigérée. Apparemment, les gens aiment bien. Comme quoi.
[…] Si le RN a recruté quelques pointures intellectuelles probablement égarées, je suis effaré par la médiocrité de ses dirigeants. Marine Le Pen arriverait à peine à diriger un élevage de chats et Jordan Bardella à aller jusqu’au bout d’un raisonnement (ou d’une année de formation). Ils ont en réalité très peu travaillé (Bardella jamais) mais ils vivent largement au-dessus de leurs moyens grâce à la politique et surtout au détournement du système de représentation démocratique, comme ils pratiquent avec les mandats européens : abuser du système tout en affichant vouloir le fuir. On peut compter sur eux, s’ils arrivaient au pouvoir, pour capter un maximum de ressources publiques à leur profit personnel et pour leurs clans mafieux, qui constituent l’essence de leur « organisation », tout en nous expliquant que les ressources de l’Etat ne permettent pas de financer les promesses dont ils n’ont rien à faire, sauf de leur permettre d’arriver au pouvoir.
[…] Pour ceux qui s’intéressent au rôle de la France et au sort des pays qui nous entourent, le RN nous emmène tout droit dans le giron d’un « nouvel ordre mondial » dont Vladimir Poutine est le principal « inspirateur ». Cela consiste principalement à disloquer le pouvoir des puissances qui ont le plus de moyens (les États-Unis et l’Union européenne) au profit de dirigeants assoiffés de pouvoir et de richesse (Marine Le Pen est millionnaire, Poutine est milliardaire) qui se moquent bien des affres de ceux qui peinent à joindre les deux bouts, de ce « peuple » qu’ils aiment citer mais dont ils se moquent éperdument.
Le RN parle de patriotisme mais en réalité il n’est qu’une succursale sans scrupules de l’idéologie poutinienne qui est son modèle et sa référence. Leurs liens avec la Russie, à commencer par son très proche député européen Thierry Mariani qui affiche ouvertement son obédience à Poutine, font que la France sera exclue de fait de tous les cercles de partage des informations confidentielles, notamment pour le soutien à l’Ukraine.
[…] On peut s’attendre avec le RN à des comportements similaires à ceux de Viktor Orban en Hongrie dont Marine Le Pen est une proche. Alors que la Hongrie vient de prendre la présidence de l’Union européenne (pour 6 mois), Orban vient de se précipiter à Moscou – sans avoir consulté ni prévenu aucun des 26 autres membres de l’UE – pour dire à Vladimir Poutine qu’il voulait « faire la paix », en réalité qu’il est prêt à livrer l’Ukraine à cet ogre.
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Mensonge, médiocrité, compromission, haine, le « Rassemblement » national menace la France de dislocation
Commentaire : "Merci ! Après toutes les conneries qu’il faut se bouffer sur la pseudo normalisation de ce parti, ça fait du bien de lire ça !"
Dimanche 7/7, 1h35
Grande-Bretagne.
Vingt-quatre heures après avoir obtenu un nette majorité à l’issue d’élections législatives anticipées, le nouveau Premier ministre britannique, le travailliste Keir Starmer a déjà formé son gouvernement. Sans surprise puisqu’il s’est occupé des affaires militaires au sein du « cabinet fantôme » de son parti durant quatre ans, John Healey, 64 ans, a été désigné pour remplacer le conservateur Grant Shapps à la tête du ministère de la Défense [MoD].
La politique qu’entend mener le nouveau gouvernement travailliste en matière de défense devrait s’inscrire dans la continuité de celle conduite par son prédécesseur. Du moins dans les grandes lignes. Ainsi, il n’est pas question de remettre en cause la dissuasion nucléaire [ce qui a pu être le cas par le passé], l’engagement du Royaume-Uni à l’égard de l’Otan ainsi que le soutien militaire à l’Ukraine.
[…] s’il n’est pas question, a priori, de revenir sur la pacte AUKUS [Australie, Royaume-Uni, États-Unis], l’intérêt britannique pour la zone Indo-Pacifique pourrait être moins marqué à l’avenir, le programme du Parti travailliste ayant insisté sur de « nouveaux accords de défense » avec la France, l’Allemagne et, plus largement, avec l’Union européenne [UE]. […]
Zone militaire, Royaume-Uni : John Healey a été nommé ministre de la Défense
Arrivé en tête du premier tour le 28 juin, ce chirurgien de profession et ministre de la Santé de 2001 à 2005 dans le gouvernement réformateur de Mohammad Khatami a recueilli plus de 16 millions de voix hier, contre plus de 13 millions à son adversaire, l’ultraconservateur Saïd Jalili, selon les premiers résultats officiels divulgués ce matin.
Nul n’aurait pourtant parié sur ce député de Tabriz, la grande ville du nord-ouest de l’Iran, lorsque sa candidature a été acceptée par le Conseil des gardiens avec cinq autres candidats, tous conservateurs, pour cette présidentielle avancée en raison du décès accidentel du président Ebrahim Raïssi. Massoud Pezeshkian n’est, en effet, pas l’une des figures de proue des camps réformateur et modéré, qui ont nettement perdu en influence face aux conservateurs ces dernières années.
« Nous tendrons la main de l’amitié à tout le monde », a déclaré Massoud Pezeshkian lors de sa première prise de parole depuis sa victoire, en remerciant ses sympathisants. Depuis le début de la campagne, il prône un réchauffement des relations entre l’Iran et les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, afin d’obtenir la levée des sanctions qui affectent durement l’économie.
Les Echos, Le réformateur Massoud Pezeshkian élu président en Iran
Samedi 6/7, 0h25
Onkalo and co.
Jonathan Nackstrand, AFP
Le premier dépôt permanent au monde de déchets de combustible nucléaire ouvrira ses portes plus tard cette année à Olkiluoto, une île peu peuplée et richement boisée située dans la mer Baltique, à trois heures au nord d’Helsinki.
Onkalo — dont le nom signifie « cavité » ou « grotte » en finnois — fait partie des installations les plus avancées de ce type, conçues pour une tâche urgente et sans précédent : stocker en toute sécurité certaines des matières les plus toxiques sur Terre à près de 1 500 pieds sous terre dans ce qu’on appelle un dépôt géologique miné en profondeur.
[…] Rien d’assemblé par des mains humaines ne représente plus qu’une fraction de cela. La plus ancienne structure connue au monde, Gobekli Tepe en Turquie, a un peu plus de 11 000 ans. […] les matières laissées par la fission nucléaire restent radioactives pendant des millénaires. Pour s’en débarrasser en toute sécurité, il faut le cacher pour l’éternité. De cette façon, rien – qu’il s’agisse de catastrophes naturelles, de futures périodes glaciaires ou même de la fin de l’humanité elle-même – n’exposerait quiconque ou quoi que ce soit à ses dangers.
« Le plan est qu’il n’y ait aucun signe [de l’installation] », a déclaré Pasi Tuohimaa, responsable des communications de Posiva, l’agence qui gère les déchets nucléaires finlandais. « Personne ne saurait même qu’il existe, qu’il s’agisse des générations futures, des futurs extraterrestres ou autre. »
[…] « L’un des principes du stockage géologique est l’idée selon laquelle les générations qui bénéficient des avantages de l’énergie nucléaire devraient également payer et participer à la solution », a déclaré Rodney Ewing, minéralogiste et scientifique des matériaux à l’Université de Stanford et codirecteur du Centre pour la sécurité et la coopération internationales de l’université.
[…] Le long processus permettant d’obtenir un tel soutien est appelé sélection d’un site basé sur le consentement, une entreprise que de nombreux acteurs du secteur de l’énergie nucléaire considèrent comme vitale à l’heure où le monde abandonne les combustibles fossiles. […] Les États-Unis ont l’intention de tripler leur capacité nucléaire d’ici 2050. Pourtant, les experts affirment qu’il n’y a pas suffisamment de débat public sur la manière de gérer l’augmentation correspondante des déchets radioactifs, ce qui ne fera qu’aggraver un problème que le pays a reporté depuis le début de l’ère nucléaire. […] les décideurs politiques, les experts en énergie et les dirigeants communautaires affirment que la gestion des déchets inévitables n’est pas un problème technique, mais un problème social.
[…] Les États-Unis savaient, avant même que la première centrale nucléaire commerciale au monde ne soit mise en service en Pennsylvanie en 1957, comment éliminer au mieux les effluves générés par la division des atomes pour produire de l’électricité. Plus tôt cette année-là, des géologues et des géophysiciens ont rédigé un rapport de l’Académie nationale des sciences proposant de l’enterrer. […] « Il n’y a vraiment pas d’alternative. »
Pourtant, ces déchets, provenant pour la plupart des 54 réacteurs commerciaux du pays, restent dans ce qui équivaut à un entrepôt frigorifique. Les barres de combustible épuisées sont conservées sur place dans des réservoirs d’eau pendant environ une demi-décennie, puis déplacées vers des conteneurs en acier et en béton appelés fûts secs et conservées pendant encore 40 ans dans ce que l’on appelle un stockage provisoire. Ce n’est qu’à ce moment-là que le matériau est suffisamment refroidi pour pouvoir être caché sous terre. Cette dernière étape n’a cependant jamais eu lieu. Les 85 sites de stockage provisoire du pays contiennent plus de 86 000 tonnes de déchets, une situation qui revient à laisser indéfiniment vos déchets derrière le garage. La situation pourrait s’aggraver à mesure que le pays investit dans de petits réacteurs modulaires avancés.
[L’article compare ensuite les approches américaines, canadiennes et finlandaises pour choisir un site d’enfouissement et le faire accepter localement]
Grist, Comment convaincre quelqu’un d’habiter à côté d’une décharge nucléaire ?, traduction automatique
Marine Le Pen, figure de proue du parti d’extrême droite français Rassemblement national (RN), a promis qu’un Premier ministre de son parti empêcherait Kiev d’utiliser des armes à longue portée fournies par la France pour frapper à l’intérieur de la Russie et contrecarrerait la suggestion du président français Emmanuel Macron selon laquelle il pourrait mettre des bottes françaises sur le sol ukrainien.
[…] Alors que les sondages indiquent que le Rassemblement national détiendra la plus grande part des 577 sièges de l’Assemblée nationale lundi matin, même s’il n’obtiendra potentiellement pas la majorité absolue, Macron leur offrira probablement la possibilité de choisir le prochain Premier ministre du pays. Le jeune disciple et chef du parti de Le Pen, Jordan Bardella, a déjà déclaré qu’il n’accepterait le poste de Premier ministre que si le Rassemblement national l’emportait avec une marge suffisamment large.
Même sans Premier ministre RN, toute action législative au Parlement français devra naviguer autour d’un centre de gravité d’extrême droite. […] Cohabiter avec Emmanuel Macron, résolument pro-européen, aura ses complications pour le Rassemblement national farouchement anti-Bruxelles.
En tête de liste des sensibilités figurera probablement la politique étrangère, où Le Pen et Macron sont rarement d’accord. Un gouvernement d’extrême droite serait cependant une bonne nouvelle pour le président russe Vladimir Poutine.
Beaucoup avaient des soupçons similaires avant l’élection de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, guerrière de la culture d’extrême droite, en 2022. Mais au pouvoir, elle s’est révélée être une joueuse d’équipe dans le soutien de l’Europe à Kiev. Cependant, une telle absolution n’a pas encore été obtenue pour Le Pen. […]
CNN, Marine Le Pen promet que l’extrême droite française limitera son aide à l’Ukraine, entretien, traduction automatique
Quelles sont les réactions en Ukraine face au risque d’avoir un gouvernement Rassemblement national (RN) en France ?
La dissolution a fait beaucoup de bruit en Ukraine. Elle a aussitôt entraîné de nombreuses publications dans les principaux médias du pays. Nous, Ukrainiens, sommes inquiets. Pour autant, cette inquiétude est tempérée par notre connaissance du système français : la politique étrangère, nous le savons, est avant tout une prérogative du président de la République. Même en cas de cohabitation, nous espérons qu’il y aura un minimum de continuité. La présidentielle française de 2027 effraie bien davantage. Et, bien sûr, si Emmanuel Macron venait à démissionner après les législatives, l’angoisse ukrainienne serait décuplée. Mais nous n’y croyons pas.
Nous avons bien conscience que la dissolution et les législatives se jouent d’abord sur des questions de politique intérieure. D’évidence, la guerre en Ukraine n’est pas centrale pour les électeurs français. Pourtant, nous aussi, nous sommes concernés. Dans un scénario de cohabitation, on s’interroge sur la capacité d’un RN majoritaire à faire obstacle à l’aide militaire, en particulier en bloquant ses financements. Et ce, dans un contexte où les élections américaines obscurcissaient déjà les perspectives.
Quelle image a Emmanuel Macron en Ukraine ?
Son image est très positive. Il est perçu comme un allié courageux, comme une locomotive pro-ukrainienne au sein de l’Union européenne (UE). Cela n’a pas toujours été le cas. Au début de la guerre, l’image du président était plus ambiguë, en raison de ses conversations téléphoniques répétées avec Vladimir Poutine. A cause aussi de ses déclarations d’avril 2022, lorsqu’il avait qualifié les Ukrainiens et les Russes de « peuples frères » et refusé d’employer le terme « génocide » pour désigner le conflit. A cause encore de sa volonté de ne « pas humilier la Russie », affirmée en juin 2022.
Depuis un an, la stratégie ukrainienne d’Emmanuel Macron s’est affinée. C’est le premier président français à défendre une vision de long terme pour le pays […]
Comment sont perçus le RN et ses principaux représentants, Marine Le Pen et Jordan Bardella, en Ukraine ?
Le RN inquiète. Chez nous, la priorité c’est la survie : préserver notre Etat-nation. L’aide de nos partenaires européens est vitale. Les résultats des législatives françaises peuvent-ils nous menacer ? En quoi pourrait consister la politique d’un nouveau gouvernement mené par Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Ces questions, nous nous les posons, bien sûr. Y répondre est une entreprise périlleuse : faire des prédictions politiques est une chose ingrate. Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien et du parti d’extrême droite national conservateur Fratelli d’Italia, soutient activement l’Ukraine. Au contraire, Viktor Orban, le leader du Fidesz, parti national conservateur hongrois, bloque l’aide au pays de toutes les manières possibles.
Il faut le reconnaître, certaines déclarations des dirigeants du RN sont encourageantes. Dès le début du conflit, Marine Le Pen a insisté pour que les réfugiés ukrainiens soient bien accueillis. De son côté, Jordan Bardella a annoncé, en mars 2022, que le chef de l’Etat ukrainien était un « modèle de résistance », avant de l’applaudir à Bruxelles en février 2023.
Si quelques signaux sont positifs, les positions du RN restent globalement alarmantes. Et ce, sans même aborder le problème épineux des liens du parti avec la Russie. Jordan Bardella défend une position dure sur l’aide militaire. […] En somme, une conclusion s’impose : il souhaite, au moins, restreindre l’aide française.
Autre source d’inquiétude : l’opposition manifestée par le RN à tout élargissement de l’UE pourrait miner l’objectif principal de la politique étrangère ukrainienne. Pour le parti de Bardella, l’adhésion de l’Ukraine équivaudrait à une mise à mort de l’agriculture française. Mais prenons un peu de recul historique : les jeunes Français ont-ils entendu parler du « plombier polonais », qui n’est plus un problème aujourd’hui ?
Le Monde, entretien avec Oksana Mitrofanova, Législatives 2024 : « Les positions du RN sur l’Ukraine sont globalement alarmantes »
Oksana Mitrofanova est une politiste ukrainienne réfugiée en France. Chercheuse senior à l’institut d’histoire mondiale de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine à Kiev, enseignante-chercheuse à l’Institut national des langues et civilisations orientales.
Vendredi 5/7, 18h50
Mon pétrole, ma forêt.
Le Sud global ne veut pas se laisser imposer le rythme de la transition énergétique par les pays occidentaux. Il rejette des leçons de morale jugées « hypocrites ». À cela, une raison simple et majeure : la richesse matérielle d’un pays et de ses habitants est étroitement liée à leur niveau de consommation d’énergie.
[…] Un exemple frappant vient d’être donné lors d’une interview devenue virale, réalisée le 29 mars dernier par la BBC du président du Guyana Mohamed Irfaan Ali. Le Guyana, petit pays pauvre de 800 000 habitants, vient en quelques années d’être propulsé au rang de producteur important de pétrole et de gaz après la découverte de gisements considérables au large de ses côtes. Les experts et le gouvernement de Georgetown estiment que le Guyana pourrait produire 1,2 million de barils de pétrole brut par jour d’ici 2027.
Depuis les découvertes et le début de l’exploitation, le Guyana est devenu le pays qui connaît la plus forte croissance économique de la planète : +62 % en 2022 et encore + 26 % en 2023. Au point d’ailleurs de susciter les envies d’invasion de son voisin le Venezuela qui aimerait bien mettre la main sur ses richesses. Le Venezuela est bien à la tête des premières réserves mondiales de pétrole mais son économie a été torpillée depuis deux décennies par la dictature d’inspiration communiste à la sauce latino-américaine, chère à Jean-Luc Mélenchon, de Hugo Chávez d’abord et Nicolás Maduro ensuite.
Pour en revenir à l’interview de la BBC, elle a pris un ton inattendu quand le journaliste de la BBC a abordé la question de l’impact sur les émissions de gaz à effet de serre de l’exploitation des ressources en hydrocarbures du pays. « Au cours des deux prochaines décennies, il est prévu que pour 150 milliards de dollars de pétrole et de gaz seront extraits du sous-sol de vos côtes. C’est un chiffre extraordinaire. Mais cela signifie aussi, selon de nombreux experts, que 2 milliards de tonnes de CO2 provenant de ses réserves seront émises dans l’atmosphère ? »
La réponse a été immédiate et cinglante. «Je vous arrête tout de suite, a répondu Mohamed Irfaan Ali. Savez-vous que nous avons une forêt éternelle qui est de la taille du Royaume-Uni et de l’Irlande combinée et absorbe bien plus de carbone que ce que nous allons émettre. Elle représente 19,5 gigatonnes de carbone ! Une forêt que nous avons préservée avec l’aide de personne et sans la moindre compensation. Au nom de quoi avez-vous le droit de nous donner des leçons sur le changement climatique… Tout cela, c’est l’hypocrisie qui existe dans le monde. » […]
Les sept plus grands fabricants de panneaux solaires, tous chinois, fournissent désormais plus d’énergie que les sept plus grandes compagnies pétrolières occidentales. Un signe des temps. L’énergie solaire va dominer le monde. Elle le doit avant tout à la chute spectaculaire et continue de ses coûts, sa simplicité d’installation et d’utilisation et son efficacité energétique.
Si une source d’énergie doit un jour supplanter les hydrocarbures, c’est très clairement le solaire. Et cela est déjà en train de se produire sous nos yeux. Le solaire photovoltaïque le doit à la chute spectaculaire et continue de ses coûts, sa simplicité d’installation et d’utilisation, son efficacité énergétique et sa longévité. L’agence Bloomberg fait ainsi la démonstration assez inattendue que les sept plus grands groupes producteurs de panneaux solaires – évidemment tous chinois – fournissent en fait déjà plus d’énergie au monde que les sept plus grandes compagnies pétrolières privées occidentales. […]
Transitions & énergies, Les géants du solaire chinois dépassent les groupes pétroliers occidentaux
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a jugé vendredi qu’il y avait encore « de nombreuses étapes à franchir » pour « mettre fin à la guerre » en Ukraine, après une rencontre avec Vladimir Poutine, lors d’une visite controversée à Moscou.
« J’ai constaté que les positions sont très éloignées », a-t-il déclaré à la presse aux côtés du président russe. « Mais, pour le rétablissement du dialogue, le premier pas important a été accompli aujourd’hui et je poursuivrai ce travail », a ajouté Viktor Orban. […]
Avant même le résultat du second tour des législatives, les experts de l’énergie s’interrogent. Et si, à la suite du scrutin, la France retombait dans ses travers et ne prenait aucune direction claire en matière de politique énergétique ? Certes, il est encore prématuré de tirer ce genre de conclusions. Cependant, l’hypothèse vraisemblable d’une majorité introuvable à l’Assemblée risque bien de conduire à une absence de décision.
« Les grands acteurs de la filière s’inquiètent, confirme une source. Mettons-nous à leur place. Pour embaucher et former du personnel, investir dans des usines et des machines, il faut que derrière, il y ait une relative certitude que tout cela servira à quelque chose, et que les dépenses engagées ne deviendront pas impossibles à amortir ». En d’autres termes, les entreprises de la filière ont besoin de lisibilité. Or les programmes électoraux, à gauche comme à droite, soulèvent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses. Nombre d’observateurs se demandent comment le RN pourrait appliquer son programme, qu’il s’agisse du calendrier serré de livraison des futures centrales ou de la mise en place d’un prix français de l’électricité. Côté Nouveau Front populaire, le fait d’avoir mis la question du nucléaire sous le tapis le temps du vote crée également de l’incertitude. […]
L’Express, Une France ingouvernable, le scénario du pire pour la filière nucléaire
Un important membre de l’opposition [israélienne] a appelé mercredi le gouvernement à utiliser « tous les outils » à sa disposition pour faire face à la menace du programme nucléaire iranien, suggérant apparemment qu’Israël devrait utiliser une arme nucléaire contre la République islamique.
Le président du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, ancien ministre de la Défense, a écrit sur le réseau social X que « dans cette confrontation entre Israël et l’axe du mal, nous devons gagner – et sans vaincre l’Iran et sans détruire son programme nucléaire, nous ne pourrons battre ni le [groupe terroriste chiite libanais du] Hezbollah ni le [groupe terroriste palestinien du] Hamas ». […]
The Times of Israel, Liberman préconiserait une action pour un arrêt du programme nucléaire iranien
Installé dans le sud de la France, à Cadarache (Bouches-du-Rhône), le réacteur de fusion nucléaire ITER réunit aujourd’hui l’Union européenne, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde. Sa construction débute en 2007 et doit durer dix ans pour une phase de production d’énergie en 2025, le tout pour un coût estimé à 10 milliards d’euros sur quarante ans. Mercredi 3 juillet, les dirigeants d’ITER ont présenté leur nouvelle feuille de route. Après dix-sept ans de chantier, le réacteur est loin d’être opérationnel. La production du premier plasma, chauffé à 150 millions de degrés pour répliquer la fournaise solaire, est repoussée de huit ans, vers 2034. En conséquence, la facture s’allongera de 5 milliards d’euros pour atteindre 25 milliards.
Depuis le début, nombre de voix scientifiques s’élèvent pour critiquer un objet aussi onéreux pour un résultat aussi incertain. En effet, ce n’est qu’à partir de la production du plasma que les hypothèses théoriques pourront être validées, alors que l’on n’est pas encore certain de la tenue des matériaux à de telles températures.être opérationnel. La production du premier plasma, chauffé à 150 millions de degrés pour répliquer la fournaise solaire, est repoussée de huit ans, vers 2034. En conséquence, la facture s’allongera de 5 milliards d’euros pour atteindre 25 milliards.
[…] Ce qui est certain, c’est que la situation géopolitique actuelle rend impossible la reproduction d’une telle coopération internationale. Le paradoxe est qu’en dépit des difficultés à répétition d’ITER, le secteur privé de la fusion nucléaire est en pleine ébullition. Une trentaine de start-up dans le monde prétendent pouvoir faire plus vite et bien moins cher. Des sociétés américaines comme Commonwealth Fusion ou TAE Technologies ont reçu plusieurs milliards de dollars de la part de poches profondes comme Google, Bill Gates, Chevron ou ENI pour tenter de trouver la technologie de rupture qui, dans les dix ans, démodera la démesure d’ITER.
[…] Dans une interview au Financial Times, Steven Chu, Prix Nobel de physique et ancien secrétaire à l’énergie de Barack Obama, ne voit pas de production industrielle d’électricité par la fusion avant quarante ans. […]
Le Monde, « ITER ou le rêve prométhéen, et exorbitant, de la domestication du Soleil »
Dans la 1re circonscription de la Meuse, l’ingénieur Maxime Amblard, inconnu au bataillon, est parvenu à remporter 47,95% des voix. Son cheval de bataille : une défense forcenée du nucléaire. […]
Reporterre, À Bure, le RN parachute un ingénieur nucléaire
Vendredi 5/7, 8h00
Cessez-le-feu.
Le président russe Vladimir Poutine a explicitement rejeté la participation russe à toute négociation significative sur un accord de cessez-le-feu, exigeant à la place la « démilitarisation » « irréversible » de l’Ukraine comme condition préalable à tout accord de cessez-le-feu. Poutine exige ainsi que l’Ukraine se rende effectivement avant tout cessez-le-feu.
Poutine a commenté les perspectives d’un cessez-le-feu négocié en Ukraine lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Astana, au Kazakhstan, le 4 juillet, mais au lieu d’exprimer son intérêt feint typique pour de telles négociations, il a catégoriquement rejeté tout processus de négociation de cessez-le-feu.
Poutine a présenté à plusieurs reprises l’Occident comme son partenaire de négociation envisagé dans un accord de cessez-le-feu afin d’inciter l’Occident à faire des concessions sur la souveraineté ukrainienne, mais Poutine a notamment rejeté toutes les parties intermédiaires comme médiateurs possibles pour un accord entre l’Ukraine et la Russie. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 4 juillet, traduction automatique
Vendredi 5/7, 7h55
Avions.
En trois jours, les Russes ont revendiqué avoir touché trois bases aériennes ukrainiennes, des succès préoccupants pour la capacité antiaérienne de l’Ukraine. Selon les communiqués russes, cinq Su-27 ont été détruits sur la base de Myrhorod, à 150 kilomètres de la frontière russe, un hélicoptère Mi-24 a été détruit à Poltava, à une centaine de kilomètres de la Russie, et un Mig-29 a été détruit sur la base de Dolhintsevo, à quelque 80 kilomètres du front.
Dans les trois cas, les Russes ont publié des vidéos tournées par un drone, qui signifient que l’appareil a pu s’enfoncer profondément en territoire ukrainien sans se faire abattre ou repérer, avant de transmettre les coordonnées au système Iskander pour qu’il tire ses missiles balistiques.
[…] Les Ukrainiens pourraient frapper le missile avec leurs systèmes Patriot ou Iris-T SLM ou SAMP/T donnés par les Occidentaux. Mais ils font face au problème de la rareté de ces ressources.
[…] A elles seules, « ces frappes ne vont pas changer le cours de la guerre, mais ce sont des signaux inquiétants qui soulignent que la Russie se prépare à contrer le déploiement des F-16 » que les Occidentaux ont promis aux Ukrainiens, estime Alessandro Marrone, le directeur du programme défense du centre de recherche italien IAI. Plusieurs dizaines de ces avions multirôles de fabrication américaine ont été promis à Kiev par les Occidentaux pour cet été.
Viktor Orbán avec Volodymyr Zelenskiy à Kiev en début de semaine. Presse présidentielle ukrainienne Ser/Reuters
Viktor Orbán se rendra vendredi à Moscou pour des entretiens avec Vladimir Poutine, ont indiqué des sources, quelques jours après que le Premier ministre hongrois ait effectué sa première visite en Ukraine depuis le début de l’invasion à grande échelle du pays par la Russie.
Deux sources à Budapest ont parlé de ce voyage au Guardian, affirmant qu’il était prévu dans le cadre d’une visite en Ukraine après que la Hongrie a pris la présidence tournante de l’UE cette semaine. Une source européenne de haut niveau a confirmé avoir été informée de cette visite prévue, qui risque de provoquer la fureur à Bruxelles.
Il n’y a pour l’instant aucune confirmation officielle du voyage, ni de Budapest ni de Moscou, et les porte-parole du gouvernement hongrois n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. Orbán doit participer plus tard dans la journée à un sommet turc en Azerbaïdjan.
Faisant apparemment référence à la visite prévue, le président du Conseil européen, Charles Michel, a écrit sur X jeudi soir : « La présidence tournante de l’UE n’a pas pour mandat de dialoguer avec la Russie au nom de l’UE. Le Conseil européen est clair : la Russie est l’agresseur, l’Ukraine est la victime. Aucune discussion sur l’Ukraine ne peut avoir lieu sans l’Ukraine.»
[…] Le seul autre dirigeant d’un pays de l’UE à s’être rendu à Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine est le chancelier autrichien Karl Nehammer, qui s’y est rendu en avril 2022, quelques semaines après le début de l’invasion. […]
The Guardian, Orbán rencontrera Poutine à Moscou, ce qui pourrait provoquer la colère de l’UE, traduction automatique
Vendredi 5/7, 0h25
Grande-Bretagne.
Keir Starmer, chef du Parti travailliste de l'opposition britannique, s'exprime lors d'une campagne électorale générale travailliste, à Redditch, en Grande-Bretagne, le 3 juillet 2024. REUTERS/Phil Noble
C’est la fin d’une succession de quatorze années de gouvernements conservateurs au Royaume-Uni. D’après les premières estimations à la clôture des bureaux de vote, les travaillistes britanniques ont largement gagné les élections générales, jeudi 4 juillet, en remportant, selon les premières estimations, 410 sièges sur les 650 qui étaient à renouveler à la Chambre des communes, contre 131 sièges pour leurs rivaux, emmenés par l’actuel premier ministre, Rishi Sunak.
[…] Dès la semaine prochaine, Keir Starmer devrait faire ses premiers pas sur la scène internationale à l’occasion du sommet des 75 ans de l’OTAN à Washington. Il devrait dans l’ensemble poursuivre la politique étrangère britannique actuelle. Lors de son dernier déplacement de campagne mercredi, il a assuré que son gouvernement se mettrait immédiatement au travail, reconnaissant : « Nous ne bénéficierons d’aucune période de grâce. »
Le Monde, Législatives au Royaume-Uni : les travaillistes largement vainqueurs mettent fin à quatorze ans de pouvoir conservateur
Jeudi 4/7, 22h10
Radio Micronina #05 : Donbass.
J’ai dit que je décrirais mon voyage chez Pacha après avoir peigné mes émotions. 4 jours plus tard les flashback dépassent de ma coiffure, les coupures d’électricité et les problèmes du réseau n’aident pas non plus. Alors voilà mes réflexions et les histoires partagées de Pacha.
La langue russe prédomine dans la ville. Il n’y a que les militaires (une partie, pas 100%) qui parlent ukrainien. Ça choque, c’est désagréable, ça bouleverse et provoque seulement l’envie de résister en parlant ukrainien avec tous les standards de prononciation respectés. Mais ça n’impressionne personne, au contraire, les vendeuses au supermarché ne répondent pas, ne te regardent pas, font des grimaces. C’est un peu mieux dans de petites épiceries, les gens sont gentils et souriants, mais continuent de parler russe. Pacha a confirmé ma conclusion : la ville est pleine de « jdounes ». Ce sont des gens qui attendent, soit l’arrivée du monde russe, soit l’arrivée d’un magicien qui remonterait le temps en arrière. Ils sont passifs. En tout cas, j’espère qu’il sont passifs et ne sont pas en contact avec les adversaires.
…Donbass, c’est le pays des tournesols, je vous l’ai déjà dit. Mais aussi, c’est le pays des roses. Elles sont dans chaque ville et chaque village, des grandes, des petites, les rouges, les roses, les oranges. Je comprends de quoi parlent les Dakh Daughters dans « Rozy/Donbas ». L’appartement que Pacha avait loué pour nous est au centre de la ville, on voyait les allées de roses et les femmes qui les nettoyaient tous les matins. D’où vient cet amour ? Je n’ai pas posé cette question aux locaux, dommage. Je n’ai pas fait de photos non plus. De peur que ça soit considéré comme espionnage.
Le résultat d'une des arrivées quand j'étais dans la ville ; la photo était déjà publiée dans une des messageries : tu peux la montrer.
J’ai remarqué que les prix pour l’alimentation sont presque les mêmes qu’à KR. Pacha achète souvent les plats à emporter, déjà faits — pour ne pas crever dans la cuisine. De toute façon, la cuisine c’est le royaume d’un des confrères/collocs, Génia. C’est le chef de l’équipe, un homme dans la quarantaine, originaire de cette région des roses et des tournesols, gardien de frontières depuis 20 ans. Il m’a plu, il a l’air honnête, correct. Par contre il m’a fait peur quand il a tiré au pistolet sportif — « Juste pour te faire marrer, c’est rigolo, tu vois ? ». Ce n’était pas rigolo, j’avais mal aux oreilles et j’avais peur. Une grande surprise : les voisins n’ont pas appelé la police. Une évidence : les voisins ne sont pas venus voir ce qui se passe ou calmer les militaires. Pacha a pris le pistolet et l’a caché. Trop tard, chéri. Roman, un autre confrère, coproprio de la voiture, le plus jeune de l’équipe, m’a plu aussi. Il est le plus calme, le plus silencieux, le plus réservé. Il m’a expliqué comment distinguer les arrivées et les départs. Malheureusement, j’ai eu assez de cours pratiques et à la fin de mon séjour je pouvais dire où est l’arrivée, où est le départ. Et moi, j’ai appris à Pacha à reconnaître le début et la fin des alertes. C’est utile quand il est dans la ville, il y en a souvent. Si ça vous intéresse, le son du début de l’alerte est plus long et en tout petit peu plus aigu.
De gauche à droite : Pacha, Roman, Génia
Pacha a parlé de ses chefs (pas Génia). Ils sont jeunes, et on peut croire que c’est bien : ils sont plus motivés, plus actifs, plus patriotiques. Pacha dit qu’ils jouent à la guerre, les ordres ne sont pas toujours sages, ils ne gardent pas la ressource humaine. Il y a un commandant qui a fait toute une carrière « sur le sang des soldats ». Ça veut dire qu’il ordonnait de tenir une position sans compter les pertes. Il est honoré d’une médaille, il est maintenant un héros. Pour les généraux, pas pour les soldats. C’est à cause d’une bêtise du chef se trouvant à l’abri que Dima est mort. C’était le cinquième confrère. Voilà cette histoire racontée par Pacha. Si vous êtes très sensibles, si votre imagination est très vive, si vous n’êtes pas prêts à faire face à la réalité de la guerre, ne lisez pas cette partie.
Les obus de mortier sont mal faits parfois. C’est-à-dire qu’ils ne s’envolent pas ou n’explosent pas au moment donné. Ce n’est pas de notre faute, c’est la mauvaise qualité ou le manque du contrôle de l’usine. [En février] on était à la position et on devait tirer, mais quatre obus n’ont pas marché. Notre chef était en colère et pour nous punir il nous a ordonné de creuser des tranchées. On a travaillé toute la journée, jusqu’à la nuit tombée. Le soir le chef nous a dit de faire la photo du travail effectué. On était contre, il était impossible de faire la photo sans dévoiler notre présence, parce qu’il fallait utiliser la lumière. Mais le chef était décidé : faites la photo et arrêtez de discuter. On a fait ce qui était ordonné. Une demi-heure plus tard une bombe est arrivée. Dima était à côté de la tranchée, aux toilettes. Nous étions tous dans l’abri, l’autre Dima est venu en courant juste à temps pour nous prévenir, la vague d’air de l’explosion nous a jetés au fond du blindage, tout est tombé, on était sous le choc. Je me suis rendu compte que Dima n’était pas là, j’ai demandé où il est allé chier, l’autre Dima a montré la direction du trou de la bombe. J’ai vu le corps, on est allé le voir, il respirait encore. On le transportait et la deuxième bombe est tombée, les KAB (bombe guidée) tombent toujours par deux, s’il y en a une, il y aura la deuxième. On était déjà à l’abri. On essayait de sauver Dima, Génia et moi. L’autre Dima était trop choqué. On n’avait rien d’utile dans nos kits de secours, on tamponnait avec les bouts de tissus et scotch. On a demandé l’évacuation. Dima est mort dans nos bras presque tout de suite. L’évacuation est venue une heure plus tard, les médecins ont constaté la mort. Il y a eu une une expertise après, on nous a dit que son poumon avait explosé à l’intérieur, presque tous ses organes étaient en compote. Dima n’avait aucune chances de survivre, on ne pouvait rien faire pour lui. Avant j’avais peur de l’artillerie, maintenant j’ai peur des bombes guidées. Le chef est venu chez nous après, dans l’appart. On a commémoré Dima. Le chef a tout de suite posé la question à propos du bus que les volontaires avaient envoyé spécialement pour Dima. Il voulait l’avoir, c’était un bon bus. Il ne savait pas encore qu’il fallait investir un peu [pour le faire fonctionner], du coup il a pris les clés et l’a garé devant chez lui. Le bus est là depuis février, toujours pas réparé. La sœur de Dima pense que son bus nous aide, je n’ai jamais osé lui dire que le chef qui avait donné un ordre bête et était responsable de la mort de Dima, avait volé le bus. Je sais que les nôtres attendent une rotation pour battre le chef, pour Dima. Je le claquerai une paire de fois, je te jure.
J’avoue que je n’étais pas prête à entendre cette histoire, regarder Pacha sans détourner les yeux ou sans boucher les oreilles. C’était difficile de ne pas imaginer Pacha à la place de Dima. Pacha me connait bien (et il lit couramment mon visage anti poker). Il m’a dit qu’il serait évacué du champ de bataille, s’il était mort ou blessé, parce qu’il n’est pas gros. C’est une autre vérité que je ne pouvais pas m’imaginer. Les soldats costauds, morts, restent là où ils sont tombés, l’évacuation des corps est importante, mais pas prioritaire.
L’autre Dima est dans une autre équipe maintenant. Ils ne sont plus que trois.
Faire le chat
Je n’en ai pas parlé aux parents, rien que l’écrire maintenant et ici, en sécurité, me donne des larmes aux yeux et le sentiment du désespoir total. Je retourne dans ma tente, je vous parlerai de belles choses. Pacha aime regarder par la fenêtre. Comme un gros chat qui ne sort pas de la maison, mais qui est curieux de tout ce qui se passe dehors. Je le captais plusieurs fois collé à la fenêtre, calme, détendu.
On a joué aux narde (enfin !!!), j’ai perdu, puis j’ai gagné (parce que les dés m’aiment et m’offrent des doubles). Pacha était très ému de tous les cadeaux, il a adoré la cuillère et le briquet, le chocolat de Raymond et Danielle (mes parents de Louvergny), la tisane et le café (qui se dissout dans l’eau, Olga, tu vois ? Il se dissout !). On a beaucoup parlé, vraiment beaucoup (heureusement les langues n’ont pas d’os, c’est une expression ukrainienne pour dire que parler ce n’est pas fatigant, c’est facile).
Pacha veut vendre l’appartement à Irpin et acheter une maison dans le même coin. Par contre, si la russie existe encore, il y aura toujours la possibilité d’une nouvelle guerre, dans ce cas il sera à nouveau convoqué — il a de l’expérience, il est un soldat parfait. Et Pacha ne veut plus de cette carrière, il dit qu’il faut réfléchir à déménager plus loin, pourquoi pas en France ? On a même regardé des maisons sur le boncoin. Alors, il faut vendre l’appartement à Irpin. Pacha veut que je m’en occupe. Je lui ai dit que ça serait difficile pour moi. Si Pacha est moulu par la guerre, s’il disparaît, s’il est mort, je voudrais avoir l’appart comme un souvenir de notre vie ensemble. On a un peu pleuré, et Pacha m’a raconté une autre petite histoire. Restez avec moi, elle n’est pas horrible.
Par dessus le plateau de narde
Tu sais, j’adore les couteaux, j’en achète tout le temps. Une fois, j’étais à la position, j’ai trouvé un couteau magnifique [sur internet], j’ai contacté la vendeuse pour avoir les détails et négocier le prix. La femme à l’autre bout du fil avait une voix grave et lente, elle a répondu à toutes mes questions. Et puis elle a dit — Pavlo, vous êtes à la guerre ? — Oui, je suis militaire. — N’ayez pas peur, j’ai à vous dire que je suis clairvoyante. Je vois que vous reviendrez de la guerre. Vous resterez vivant. Elle n’a pas voulu accepter l’argent pour le couteau, je lui ai quand-même envoyé la somme correcte.
Pour finir, je dirais que c’était pas facile, ce séjour chez Pacha. La peur, les bruits des explosions, les jdounes, l’absence de réseau, l’absence de nouvelles après les bruits les plus horribles… Mais il y avait aussi des conversations honnêtes, la joie pure, la normalité et la routine de la vie à deux. Pacha m’attend, il veut que je vienne encore. Je viendrai, pas tout de suite, mais je viendrai parce qu’il a besoin de moi.
Olga, Viber (texte)
Ah, mince, j’ai oublié ! Pacha a reçu un remerciement officiel des grands chefs pour son travail. Ce merci a un prix exact — 780 grivnias [environ 20 euros]. C’est une prime. Je préférerais qu’il obtienne un carton avec des tampons et signatures, comme preuves concrètes de son bon travail.
Mariana nous transmet les photos prises lors du premier repas en commun des 53 Ukrainiens [en route pour leur séjour d’été], sur le parking de l’hypermarché de Lviv. Depuis 30 années, nous observons que la banane reste le premier choix de la majorité des jeunes Ukrainiens. […]
Des drones auraient frappé les environs de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia occupée par la Russie, a rapporté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le 3 juillet, citant l’administration de l’installation occupée.
« Il est extrêmement préoccupant que ces attaques de drones se poursuivent, malgré les dangers très évidents qu’elles présentent pour les habitants d’Enerhodar ainsi que pour la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia. Elles doivent cesser immédiatement », a déclaré le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi.
L’agence ukrainienne de l’énergie nucléaire, Energoatom, n’a pas commenté les affirmations fournies à l’AIEA par l’administration de la centrale occupée. Il a rejeté les allégations antérieures d’attaques ukrainiennes à proximité de l’installation, les qualifiant de propagande russe. […]
The Kyiv Independent, L’AIEA informée d’une frappe présumée de drone sur la zone occupée de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia et une sous-station hors service, traduction automatique
Jeudi 4/7, 18h55
Belarus.
La Biélorussie, principale alliée de Moscou dans sa guerre en Ukraine, est devenue officiellement jeudi le 10e membre de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), rejoignant la Russie, la Chine et d’autres pays aux relations tendues avec l’Occident.
La décision a été annoncée par l’OCS sur son canal Telegram, à l’occasion de son sommet qui se tient ce jeudi à Astana. Les autres pays membres de l’OCS sont l’Inde, le Pakistan, l’Iran, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. […]
Il vise à « révolutionner » la production d’énergie. Installé dans le sud-est de la France, le projet Iter devrait étudier la réalité de la fusion nucléaire, alternative à la fission nucléaire. Ce mercredi 3 juillet 2024, le directeur général Pietro Barabaschi a annoncé que son projet aura un retard d’au moins huit ans pour sa première étape, causant un alourdissement de sa facture de « milliards » d’euros.
[…] Iter, pour « International Thermonuclear Experimental Reactor », est le résultat d’une collaboration entre 7 membres : la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, l’Inde, le Japon, la Russie, et l’Union européenne. Son objectif est de tester la faisabilité de la fusion nucléaire. Différente de la fission utilisée dans les centrales actuelles, celle-ci vise à reproduire la réaction physique à l’œuvre dans le Soleil, et à fournir ainsi une source d’énergie présentée comme sûre et sans déchets.
[…] Pour autant « nous ne devrions pas compter sur la fusion nucléaire pour résoudre les problèmes » climatiques affirme Pietro Barabasci. « Il est important de trouver des sources (d’énergie) alternatives, et à un moment la fusion jouera un rôle important. Mais ce retard ne va pas dans la bonne direction ». […] le directeur général a précisé avoir demandé une rallonge de « cinq milliards » d’euros au Conseil d’administration.
[…] Les déboires d’Iter interviennent alors que des laboratoires universitaires, mais aussi des start-up, se sont lancés dans la course à la fusion. Des avancées « significatives » ont par ailleurs été annoncées ces derniers mois. Pietro Barabaschi reste optimiste, et affirme qu’Iter a toujours toute sa place. […]
Ouest-France, Huit ans de retard pour le projet Iter et sa fusion nucléaire
Jeudi 4/7, 8h05
Zapo. Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
Kiev envisage de soumettre à l’Assemblée générale de l’ONU un projet de résolution sur la sûreté nucléaire et la sécurité des installations nucléaires ukrainiennes, a déclaré le président Volodymyr Zelensky le 3 juillet sur X. Le document portera principalement sur la centrale nucléaire de Zaporizhzhia.
[…] Zelensky a rencontré Dennis Francis, président de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. La visite à Kiev marquait la première visite en Ukraine du chef de l’Assemblée générale depuis près de 30 ans. « Je l’ai remercié pour son soutien au premier sommet de paix et à son communiqué final. L’un des résultats concrets du sommet pourrait être une nouvelle résolution sur la sûreté nucléaire et la sécurité des installations nucléaires ukrainiennes, en particulier la centrale nucléaire de Zaporizhzhia », a déclaré Zelensky. […]
Dans un message sur X accompagnant une photographie de Marine Le Pen, le ministère des affaires étrangères russe a apporté son soutien au Rassemblement national et à ses orientations en matière de politique étrangère. « Le peuple de France demande une politique étrangère souveraine qui serve ses intérêts nationaux, et une rupture avec le diktat de Washington et de Bruxelles », écrit le ministère, qui ajoute que « les responsables français ne pourront pas ignorer ces mutations profondes dans les prises de position de la grande majorité des citoyens ». […]
Le procureur de la République a été saisi mercredi après des propos jugés racistes du député du Rassemblement national (RN) sortant de l’Yonne, Daniel Grenon. « Des Maghrébins sont arrivés au pouvoir en 2016, ces gens-là n’ont pas leur place dans les hauts lieux », a déclaré M. Grenon, en tête au premier tour des législatives, avec 40,4 % des voix, dans la 2e circonscription du département. […]
A Avignon, une boulangerie a été incendiée et ses murs ont été tagués des mots « nègre », « PD », « dégage », visant le jeune apprenti de 17 ans, d’origine ivoirienne, travaillant sur place. […]
Jean-Yves Le Boulanger, candidat Rassemblement national dans la 5e circonscription des Côtes-d’Armor, qui se défendait d’être « facho » car il n’avait « pas écrasé » un « curé de couleur », a présenté mercredi ses « sincères excuses ». Ces propos tenus sur la radio Bretagne 5 « sont extrêmement maladroits et déplacés », a écrit le candidat dans un communiqué de presse transmis par la secrétaire départementale du Rassemblement national. « La direction du RN m’a fait part d’une condamnation sans réserve et m’a informé d’une convocation devant la commission nationale des conflits du mouvement. Je me plierai à sa décision et regrette ma déclaration », est-il précisé. […]
Fondé en 1972 autour de l’ancien député poujadiste Jean-Marie Le Pen, avec notamment Pierre Bousquet (ancien Waffen-SS) et Roger Holeindre (militant de l’Algérie française), le Front national (FN) rassemble divers courants de l’extrême droite.
Jean-Marie Le Pen prend la présidence du parti et choisit pour numéro deux l’écrivain néofasciste et négationniste François Duprat. Pierre Bousquet est nommé trésorier. Deux ans plus tard, à l’élection présidentielle de 1974, Jean-Marie Le Pen obtient moins de 1 % des voix. […]
Le Monde, De la marginalité aux portes du pouvoir, le lepénisme à la conquête du territoire
Mercredi 3/7, 20h00
Olga parle d’Olga.
Paris, le 27 juin 2024
Chères lectrices, chers lecteurs,
Je me réveille aujourd’hui en lisant le message d’une autre Olga que moi, une fille que j’ai connue quand j’étais à la fac de français à Kyïv [Kiev, en ukrainien]. Elle m’écrit alors qu’elle est en route vers la ville du Donbass où se trouve son mari, Pavlo [Pacha]. Il s’est engagé dans l’armée. Avant la grande guerre, il était maître d’œuvre dans le bâtiment. Elle ne l’a pas vu depuis six mois et dix-neuf jours.
Voici ce qu’elle me dit : « Partout, les fleurs, les champs de tournesol et de blé se mélangent aux trous de bombes. Partout, des bâtiments aux fenêtres brisées par les explosions et, d’un coup, un balcon luxuriant avec des boucles de fleurs, comme s’il disait aux russes [Olga et Sasha ont choisi de ne pas mettre de majuscule à “russe” et” russie”] : ‘‘Allez vous faire foutre !’’ Je suis littéralement tombée amoureuse du Donbass. Si je pouvais prendre une photo, je l’aurais fait. Mais c’est interdit. »
J’avais revu Olga il y a quelques semaines à Paris, on ne s’était pas croisées depuis quinze ans. Elle était en France pour assister au baptême de l’enfant d’une amie commune. Notre rencontre m’a beaucoup émue. Quand elle a aperçu mon bébé, j’ai vu dans ces yeux qu’elle était très triste. Elle m’a confié que les derniers mois avaient été compliqués. « Je perds la tête. Mon homme est au front depuis presque trois ans. J’aimerais tellement avoir des enfants. » On a gardé le contact et, à son retour en Ukraine, je l’ai appelée pour qu’elle me raconte leur histoire.
Le 23 février 2022, la nuit de l’attaque des rachistes [contraction de « russes » et de « fascistes »], Olga écrivait à un ami français : « Nous ne partirons pas d’Ukraine, c’est décidé. » Mais le 25 février, avec Pavlo, ils fuyaient Irpine, cette banlieue de Kyïv que les russes occuperont plusieurs semaines et où ils commettront des crimes de guerre. Grâce à sa passion pour la pêche, son mari connaissait des petits chemins par lesquels ils ont pu se sauver.
Dans sa valise, elle n’avait pris qu’un recueil d’articles de l’écrivaine militante Oksana Zaboujko (« Et encore une fois j’entre dans un tank », non traduit), un jeans, un pull et un peu de maquillage. Elle ne pouvait pas imaginer que l’attaque durerait si longtemps. Elle me raconte que sa maman, une femme si douce, avait aux premiers jours de la guerre « tout pour faire des cocktails Molotov ». Avec son mari, ils se sont réfugiés dix jours à Berdytchiv, à 180 kilomètres à l’ouest de Kyïv. Après l’explosion d’une bombe non loin, Pavlo a insisté pour qu’elle parte en France chez des amis. Il l’a accompagnée à la frontière dans leur Renault. Au dernier check-point, des soldats lui ont donné une convocation à l’armée. Il a décidé d’aller se battre.
Depuis le 16 mars 2022, il est soldat mitrailleur. Il était à Sievierodonetsk, au sud de Bakhmout, dès le 8 avril, mais pendant longtemps il l’a caché à Olga. Depuis, à part quelques jours de repos et un mois de formation en Angleterre, il n’a pas été en rotation. Ma copine, elle, est arrivée en France, dans les Ardennes, au début du mois de mars 2022. Elle ne garde aucun souvenir de ces semaines-là tant son état psychique était au plus bas. Elle se souvient juste qu’un jour son mari l’a appelée pour lui dire au revoir et qu’il fallait qu’elle vive sa vie. Elle a répondu en rigolant et en disant qu’elle se laissait le droit de rester sa femme et de l’attendre. Par miracle, il a survécu aux combats à Sievierodonetsk.
Ils se sont revus le 11 novembre 2022. C’était leur anniversaire de mariage. Elle avait fait quarante heures de route pour passer quarante-trois heures avec lui, elle a compté. Après ça, elle est retournée en France. Puis le 23 août 2023, après cinq cent trente et un jours dans les Ardennes, elle a décidé de retourner en Ukraine, la peur au ventre. Elle m’a dit qu’elle s’accrochait beaucoup aux dates et aux chiffres, ça lui permet de mettre de l’ordre dans sa tête et de rester dans la réalité.
Je me sens si mal pour elle, pour eux. Tous ces trentenaires en âge de fonder une famille ont leur existence entière mise sur pause. Tous les événements de la vie normale sont suspendus. Comment ne pas devenir fou ? Je ne sais pas. J’essaie de prendre régulièrement des nouvelles de mon ami de collège O. Il est sur le front, je vous en ai déjà parlé. Cela faisait dix jours que je n’en avais pas, je le croyais mort. Mais il a fini par m’envoyer un : « Comment vas-tu ? » Puis il m’a écrit : « Mon meilleur ami a été tué. Moi, je ne vais pas bien. » […]
Le Monde, Les lettres d’Olga et de Sasha : « On dit que, pendant une guerre, les femmes accouchent de garçons plus que de filles pour équilibrer les pertes. J’en suis la preuve »
Mercredi 3/7, 19h50
On a un gros problème de connexion Internet et de téléphonie aujourd’hui, on n’a pas d’électricité, je serai en retard avec l’émission Micronina. L’aéroport de KR était attaqué aujourd’hui, j’étais avec les enfants, mes élèves. On a eu des leçons dans le couloir. La tente a bien marché. Pacha va bien, il souffre de la chaleur aussi. C’est 38 [degrés] aujourd’hui chez nous. A bientôt.
Olga, Viber (texte)
Mercredi 3/7, 7h15
La farandole du nuc.
Un peu moins de 2 000 personnes de Tahiti et des îles ont participé à la marche organisée par l’association Moruroa e Tatou main dans la main avec l’église protestante Maohi, pour commémorer la date du premier essai nucléaire, le 02 juillet 1966. […]
Polynésie 1, 2 juillet, date du premier tir nucléaire : « Une marche de justice et de vérité »
En pleine campagne électorale pour les législatives anticipées, le fait nucléaire est au cœur de tous les débats et souvent un argument de campagne. L’élue issue du Tavini Huiraatira qui siège à l’Assemblée de Polynésie surfe sur cette vague et défend, ce mardi 2 juillet, sa proposition de résolution demandant à l’Etat français de modifier l’article 6-1, section 2 de la loi organique régissant le statut d’autonomie de la Polynésie française.
[…] Elle espère cette fois que la commission des institutions soit favorable à sa proposition de résolution. Au-delà du clivage autonomiste / indépendantiste, le soutien du Tavini Huiraatira, du Gouvernement et de l’opposition, est essentiel pour faire avancer les choses. […]
Polynésie 1, Nucléaire en Polynésie : Hinamoeura Morgant-Cross veut apporter des précisions aux textes en vigueur
Ce mardi, la commission des institutions de l’Assemblée devait examiner une proposition de résolution visant à renforcer, noir sur blanc, la reconnaissance par l’Etat français des conséquences des essais nucléaires dans la loi organique du Pays. Le texte de l’élue Hinamoeura Morgant-Cross a été purement et simplement retiré de l’ordre du jour de la commission par son groupe politique. […]
TNTV News, Nucléaire : le projet de résolution de Hinamoeura Morgant-Cross retiré sans être examiné
Le juge au procès pénal de Donald Trump pour paiements dissimulés a reporté mardi l’annonce de sa peine, prévue dans neuf jours, au 18 septembre prochain, au lendemain de la décision de la Cour suprême américaine qui a étendu l’immunité de l’ancien président des États-Unis [pour son implication dans l’assaut contre le Capitole].
«La date de sentence du 11 juillet est donc annulée», et «ajournée au 18 septembre si cela est toujours nécessaire», soit environ six semaines avant la date de la présidentielle américaine, le 5 novembre 2024, a écrit le magistrat de New York. […]
Le Figaro, Le juge au procès pénal de Trump reporte l’annonce de sa sentence au 18 septembre
Donald Trump vit une période de félicité. Quelques jours après le naufrage de Joe Biden, lors de leur débat télévisé, l’ancien président a reçu, lundi 1er juillet, une autre nouvelle réjouissante. Sans surprise, la Cour suprême dominée par les juges conservateurs a porté un coup sévère à l’enquête fédérale sur la tentative de coup d’Etat ayant conduit à l’assaut du 6 janvier 2021 contre le Capitole.
Invitée à se prononcer sur l’immunité présidentielle totale que réclamait Donald Trump dans le cadre de ses fonctions passées, la cour n’a pas consenti à cette demande, extravagante aux yeux des juristes. Mais, derrière les subtilités de la décision, la victoire n’en est pas moins spectaculaire pour le candidat républicain, qui voit s’éloigner la menace d’un procès dans cette affaire. […]
Le Monde, La Cour suprême offre une large victoire à Donald Trump sur la question de l’immunité présidentielle
Et, au cas où…
[…] Pour les conspirationnistes, l’âge et l’état de santé du candidat [Biden] à sa propre succession sont loin d’être les seuls facteurs expliquant ce four médiatique [durant le dabt sur CNN contre Trump]. Selon eux, comme le raconte le média en ligne Gizmodo, Joe Biden aurait été frappé par une arme à énergie dirigée, avec l’objectif de lui inoculer le syndrome de La Havane. […]
Korii, Pour les complotistes, Joe Biden a été attaqué par une arme à énergie dirigée pendant le débat
Le président Joe Biden mène une politique nucléaire épouvantable. La situation d’un président Donald Trump réélu serait bien pire.
Biden a autorisé les budgets d’armes nucléaires les plus importants depuis la guerre froide, a retardé puis gaspillé sa chance de contenir le programme nucléaire iranien et n’a apparemment aucune politique pour contenir les missiles et les armes de la Corée du Nord. Mais un Trump réélu mettrait les programmes d’armes nucléaires sous stéroïdes, ruinerait ce qui reste du régime mondial de contrôle des armements et déclencherait probablement de nouveaux programmes d’armes nucléaires dans plus d’autres pays que nous n’en avons vu à aucun moment depuis le début des années 1960.
La politique nucléaire de Trump est entièrement exposée dans un nouveau manifeste conservateur du Projet 2025, une coalition de plus de 100 groupes d’extrême droite dirigée par la Heritage Foundation, qui est largement considérée comme le modèle d’une éventuelle administration Trump 2.0. Si les lecteurs du Bulletin ont entendu parler du Projet 2025, il est probable qu’ils n’aient pas lu son livre de 900 pages « Mandat de leadership ». Ils devraient. Ce programme politique, surnommé la « Promesse conservatrice », est un modèle pour la prise de contrôle et la transformation la plus spectaculaire de la démocratie américaine dans l’histoire.
[…] Les membres de la coalition Projet 2025 sont composés de plus de 200 anciens responsables de la première administration Trump. Ces agents sophistiqués du MAGA, le mouvement Trump, savent désormais comment actionner les leviers du gouvernement et ont tiré les leçons de ce qu’ils considèrent comme leur principale erreur lors du premier mandat de Trump : laisser intact « l’État profond ».
Dans le domaine nucléaire, « prendre le contrôle » signifierait mettre en œuvre l’accumulation d’armes nucléaires la plus spectaculaire depuis le début de l’administration Reagan, il y a environ quatre décennies. Si cette coalition politique belliciste obtient ses résultats en novembre, la portée, le rythme et le coût des programmes d’armes nucléaires américains augmenteront d’un seul coup. Leur plan, qui vise à augmenter considérablement les budgets et les déploiements d’armes nucléaires et de programmes connexes et à détruire les accords de contrôle des armements restants, augmenterait considérablement les risques de confrontation nucléaire. […]
Bulletin of the Atomic Scientists, Trump a un plan stratégique pour le pays : se préparer à la guerre nucléaire, traduction automatique
Mardi 2/7, 22h15
Législatives françaises.
On a le choix entre un banquier hors-sol, des pré-fachos et tout un tas de prétendants. Sauvons le monde !
Anonyme local
Mardi 2/7, 21h55
Comme un poison.
Kateryna Tabashnyk, vue en compétition à Nairobi l'année dernière, espérait faire partie de l'équipe olympique ukrainienne. Yasuyoshi Chiba/AFP/Getty Images
Kateryna Tabashnyk n’a pas pu retenir ses larmes – pas nécessairement parce que sa tentative de se qualifier pour ses premiers Jeux olympiques n’a pas abouti, mais parce qu’elle réfléchit maintenant à toute la peine et la douleur des deux ans et demi passés. La sauteuse en hauteur de 30 ans a franchi 1,89 m lors des championnats d’athlétisme ukrainiens dimanche, ce qui ne lui a pas permis de se qualifier pour les Jeux olympiques de cette année. Mais le fait qu’elle soit passée si près du but témoigne de sa remarquable volonté et de sa persévérance.
La mère de Tabashnyk a été tuée lors d’une frappe aérienne russe sur Kharkiv il y a deux ans. Elle était restée dans cette ville de l’est du pays pour aider son jeune neveu, qui avait été gravement blessé lors d’une précédente attaque des forces russes. Tabashnyk a décidé de reprendre la compétition un mois plus tard. Le sport est pour elle un moyen d’honorer la vie de sa mère, même au plus profond de son chagrin. « Bien sûr, cela affecte les gens et, bien sûr, moi – la perte de ma maison, la perte de ma famille, la perte de mes amis, la perte de ma famille, la perte de mes amis » a-t-elle déclaré à CNN. « Tout cela prend de la force, de l’énergie. C’est comme un poison pour le corps ».
« Nous devons nous préparer à concourir et à montrer des résultats dans ce contexte. Bien sûr, c’est très dur, c’est très difficile, mais pour être honnête, je ne sais pas d’où je puise cette énergie, cette force depuis deux ans. C’est quelque chose d’incroyable, même pour moi.
[…] « Vous ne pouvez pas imaginer combien de fois j’ai voulu tout abandonner, abandonner le sport, le saut », a déclaré Tabashnyk. « Mais à chaque fois, je me ressaisit et je dis : ‘Non, maintenant je dois me battre comme jamais auparavant.’ Et c’est ainsi à chaque fois, quel que soit l’obstacle qui se dresse sur mon chemin. […]
CNN, « Comme un poison pour le corps » : au milieu de la guerre et du chagrin, les athlètes ukrainiens luttent pour une place dans l’équipe olympique, traduction automatique & Deepl
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban est arrivé à Kiev le 2 juillet et a exhorté le président Volodymyr Zelensky à envisager un cessez-le-feu afin « d’accélérer les pourparlers de paix ».
« J’ai demandé au président de réfléchir à la possibilité d’inverser l’ordre et d’accélérer les pourparlers de paix en concluant d’abord un cessez-le-feu », a déclaré Orban dans une déclaration aux journalistes après la rencontre des deux dirigeants.
[…] Kiev avait précédemment rejeté une interruption temporaire des hostilités, affirmant que cela ne ferait que fournir à la Russie une opportunité de regrouper ses forces.
[…] La première visite d’Orban en Ukraine depuis le début de l’invasion à grande échelle intervient alors que la Hongrie prend la présidence tournante du Conseil de l’UE. […]
The Kyiv Independent, Orban exhorte Zelensky à envisager un cessez-le-feu lors de sa visite à Kiev, traduction automatique
Commentaire : "Il semble qu’Orban et ses partisans aient oublié l’invasion russe de la Hongrie en 1956. Ils couchent désormais avec leurs propres envahisseurs. Pourquoi ont-ils alors rejoint l’OTAN ? Je ne comprends tout simplement pas. Je comprends que chaque nation ait des gens comme Orban, Trump et autres, Fico etc., mais pourquoi les autres votent-ils pour eux ?"
Mardi 2/7, 19h05
Civilisation mercantile (suite) : encoreun franc succès.
L’UE pensait qu’elle pourrait apporter la démocratie aux autocraties par le biais du commerce.
Mardi 2/7, 13h35
J’ai parlé hier avec Karine. J’ai réparé ma tente de protection [symbolique]. En fait non, j’en ai changé. La nouvelle est plus grande, comme un… hangar. J’ai mis à jour mon échelle des risques. Quand j’ai quitté Pacha, le bus roulait sur les petites routes pour éviter les tirs russes (ils visent les voitures comme j’ai déjà dit). Avant je paniquais quand un avion passait pas loin, mais j’ai compris que c’était ridicule quand un avion militaire est passé vraiment au-dessus du bus.
Pacha m’a raconté beaucoup de chose – j’écrirai à ce sujet, j’en aurai besoin -, mais toutes ne sont pas pour le blog.
Hier, à 6h30, nous avons ramassé l’ail au jardin. A 8 heures, il faisait dans les 35 degrés. Je pense qu’il fait encore plus chaud chez Pacha. Il travaille, ça va.
Olga, Viber (vocal)
Mardi 2/7, 7h55
SMR.
Coup de théâtre chez l’énergéticien : trop complexe techniquement, son projet de mini-centrale va être suspendu. Un projet plus simple devrait lui succéder.
L’Informé, EDF met un coup d’arrêt à son projet phare Nuward
Changement de braquet pour EDF. Confirmant une information de L’Informé, l’énergéticien français a indiqué, lundi 1er juillet, avoir fait le choix de recourir à des technologies existantes pour le design de ses petits réacteurs nucléaires (SMR). «Cette orientation consiste à développer un design construit exclusivement à partir de briques technologiques éprouvées. Elle offrira de meilleures conditions de réussite en facilitant la faisabilité technique», a indiqué l’entreprise, qui n’a pas donné de planning pour la nouvelle version de ses SMR.
Jusqu’alors, EDF avait décidé de créer son propre modèle de réacteur, l’un des plus compacts avec une hauteur inférieure à 15 mètres, s’appuyant sur la technologie de réacteur à eau pressurisée (REP) déjà utilisée dans le parc nucléaire français, tout en lançant des innovations telles que des générateurs de vapeur intégrés dans la cuve. Pour réaliser ce projet, mené en partenariat avec le CEA, TechnicAtome, Naval Group, Framatome et Tractebel, EDF avait choisi en 2023 de créer une filiale dédiée, baptisée Nuward. Nuward en était à la phase d’avant-projet détaillé. […]
L’Usine Nouvelle, EDF s’appuiera sur des technologies existantes pour Nuward, son projet de SMR
Mardi 2/7, 7h50
OTAN.
Le Parlement finlandais a adopté ce lundi un accord de défense avec les Etats-Unis, qui permettra à ce pays d’accéder à quinze bases militaires en Finlande et autorisera la présence et la formation de soldats américains, ainsi que le stockage de matériel militaire sur le territoire finlandais.
[…] Cet accord est encadré par l’obligation de respecter la souveraineté de la Finlande, ses lois nationales ainsi que le droit international, ont souligné le gouvernement et la commission des affaires étrangères. Les législateurs ont veillé à ce que l’obligation de respecter les lois nationales s’applique aux armes nucléaires, dont l’importation et le transit sont interdits sur le territoire finlandais. […]
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, dont le pays a pris la tête de la présidence tournante de l’Union européenne, a exprimé lundi 1ᵉʳ juillet son « optimisme » après le score obtenu par le Rassemblement national (RN) au premier tour des élections législatives françaises.
« Les choses ne peuvent pas continuer ainsi à Bruxelles, elles doivent changer. C’est pourquoi le premier ministre belge est tombé, c’est pourquoi le gouvernement français est tombé », a déclaré M. Orban lors d’une interview accordée à la télévision publique hongroise. « La première source de notre optimisme est que les gens veulent du changement. Mais les bureaucrates de Bruxelles pensent autrement, ils ne veulent pas de changement », a-t-il ajouté. […]
Un milicien soutenu par la Russie monte la garde devant le bâtiment gouvernemental saisi à Donetsk. 15 avril 2014. Pierre Crom / Getty Images
La fonctionnaire internationale Andrea Cellino a dirigé la première équipe d’observateurs civils déployés dans la ville de Louhansk en avril 2014, dans le cadre de la mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine . Chargés de rendre compte de la détérioration de la situation sécuritaire et de promouvoir le dialogue entre les autorités ukrainiennes et les groupes armés « séparatistes », Cellino et son équipe se sont rapidement retrouvés à travailler dans une zone de guerre. Mais même alors, la prise de contrôle du Donbass par la Russie ne semblait pas inévitable, dit-il. Alors que cette année marque le dixième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Cellino est revenu sur ses rapports originaux pour l’OSCE afin de reconstituer son expérience sur le terrain. Même si nous savons désormais que des termes comme « séparatiste » ne décrivent pas avec précision les forces mandatées par la Russie dans l’est de l’Ukraine, nous avons conservé le langage utilisé à l’époque. Ce qui suit n’est pas censé être un compte rendu exhaustif des origines de la guerre. Au lieu de cela, il offre une fenêtre sur la perspective granulaire mais souvent limitée d’une personne au cœur d’une crise échappant à tout contrôle.
Tôt un matin d’avril 2014, j’ai pris un vol de Kiev à Donetsk, puis un train local pour Luhansk pour rejoindre l’équipe d’observateurs de l’OSCE que j’avais été chargé de diriger. Mes premières semaines au sein de la Mission spéciale d’observation (SMM) de l’OSCE en Ukraine seraient tout simplement dramatiques, coïncidant avec l’émergence de mouvements « séparatistes » soutenus par la Russie dans les deux régions les plus orientales de l’Ukraine, Louhansk et Donetsk, et le début de la campagne militaire de Kiev contre eux.
[…] Le 6 avril, sous la direction de mon adjoint Gaël Guichard , spécialiste expérimenté de la Russie et de l’Ukraine, l’équipe a vu une foule allant jusqu’à 5 000 personnes envahir le bureau local du Service de sécurité d’Ukraine (SBU). Cela s’est produit malgré la présence de quelque 400 policiers, dont des unités anti-émeutes qui gardaient l’entrée du bâtiment.
[…] Au cours de ces premières semaines, plusieurs groupes militants étaient actifs à Louhansk, notamment des milices anti-Maidan ou « fédéralistes » opposées au gouvernement de Kiev et des partisans pro-Maidan ou « syndicaux ». Ces derniers comprenaient des militants pro-occidentaux modérés ainsi que des groupes d’extrême droite affiliés au mouvement Secteur droit, une coalition qui allait bientôt devenir un parti politique. L’administration régionale était toujours fidèle à Kiev, même si les membres du Parti des régions – le parti pro-russe du président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch – conservaient la majorité des sièges au conseil régional.
Le 12 avril, un groupe armé dirigé par Igor Girkin – un colonel du renseignement à la retraite du FSB connu sous le nom de « Strelkov » – a attaqué Sloviansk, une ville de la région de Donetsk, et occupé des bâtiments administratifs clés, dont le bureau local du SBU. Le lendemain, le président ukrainien par intérim, Alexandre Tourtchinov, a annoncé le début d’une « opération antiterroriste » contre les séparatistes pro-russes. Ces événements sont largement considérés comme le début de la guerre dans le Donbass. […]
Meduza, Il y a dix ans, le Donbass : un observateur de l’OSCE reconstitue son expérience sur le terrain à Louhansk au début de la guerre en Russie, traduction automatique
Un piédestal en l'honneur de ceux qui ont survécu aux bombardements.
Chaque jour, la population civile d'Ukraine subit les bombardements de l'armée de la Fédération de Russie. (traduction Deepl)
Lundi 1/7, 23h00
Législatives françaises.
Dans une tribune au « Monde », un collectif de plus d’un millier d’universitaires et de chercheurs d’horizons politiques différents, dont Patrick Boucheron, Antoine Lilti, Pierre Nora, Mona Ozouf et Michelle Perrot, appelle la France à ne pas tourner le dos à son passé et à faire battre le Rassemblement national au second tour.
[…] Malgré le changement de façade, le Rassemblement national [RN] reste bien l’héritier du Front national, fondé en 1972 par des nostalgiques de Vichy et de l’Algérie française. Il en a repris le programme, les obsessions et le personnel. Il s’inscrit ainsi dans l’histoire de l’extrême droite française, façonnée par le nationalisme xénophobe et raciste, par l’antisémitisme, la violence et le mépris à l’égard de la démocratie parlementaire. Ne soyons pas dupes des prudences rhétoriques et tactiques grâce auxquelles le RN prépare sa prise du pouvoir. Ce parti ne représente pas la droite conservatrice ou nationale, mais la plus grande des menaces pour la République et la démocratie.
[…] le programme du RN comporte une surenchère de mesures sécuritaires et liberticides. Inutile de recourir à un passé lointain pour prendre conscience de la menace. Partout, lorsque l’extrême droite arrive au pouvoir par les urnes, elle s’empresse de mettre au pas la justice, les médias, l’éducation et la recherche. Les gouvernements que Marine Le Pen et Jordan Bardella admirent ouvertement, comme celui de Viktor Orban en Hongrie, nous donnent une idée de leur projet : un populisme autoritaire, où les contre-pouvoirs sont affaiblis, les oppositions muselées, et la liberté de la presse restreinte.
[…] le RN n’a jamais caché sa fascination à l’égard de Vladimir Poutine allant jusqu’à s’afficher ostensiblement à ses côtés, au Kremlin, en 2017. Au moment même où le président russe présente un danger mortel pour l’Europe et ne cesse d’affirmer son hostilité virulente aux sociétés démocratiques occidentales, pouvons-nous permettre l’arrivée au pouvoir d’un parti qu’il a financé et adoubé ? Comment peut-on envisager d’affaiblir ainsi l’Europe au moment où celle-ci a tant besoin, au contraire, d’affirmer son unité et sa détermination ?
La France ne doit pas tourner le dos à son histoire. Jusqu’à ce jour, l’extrême droite n’est arrivée au pouvoir que dans la tourmente d’une défaite militaire et d’une occupation étrangère, en 1940. Nous ne nous résignons pas à une nouvelle défaite, celle des valeurs qui, depuis 1789, fondent le pacte politique français et la solidarité nationale.
Le Monde, Collectif, « Nous, historiennes et historiens, ne nous résignons pas à une nouvelle défaite, celle des valeurs qui, depuis 1789, fondent le pacte politique français »
Lundi 1/7, 11h50
La farandole du nuc.
L’incarnation à gauche du nucléaire est sans contexte Frédéric Joliot, gendre de Marie et Pierre Curie, physicien lauréat avec sa femme Irène Curie, du prix Nobel de Chimie de 1935 et engagé par ailleurs dans les rangs du Parti communiste.
Avec son équipe du Collège de France, il dépose en 1939 trois brevets : la réalisation d’un réacteur, les moyens de le stabiliser, et enfin un explosif révolutionnaire prélude à la bombe atomique.
Après-guerre, il défend auprès du président du gouvernement provisoire, Charles de Gaulle, la relance des recherches nucléaires françaises, ce qui aboutit à la signature de l’ordonnance du 18 octobre 1945 créant le commissariat à l’énergie atomique (CEA) dont il devient le premier haut-commissaire.
S’ouvre alors un premier apparent « consensus » nucléaire en France, puisque toutes les forces politiques s’entendent pour soutenir des recherches purement civiles. Par patriotisme et par espoir d’une énergie émancipatrice pour les travailleurs, les communistes sont enthousiastes face aux espoirs que suscite l’atome, et expriment ainsi leur confiance dans le progrès scientifique.
Toutefois, le déclenchement de la guerre froide à partir de 1947, et surtout l’engagement de Joliot dans le mouvement de la paix sous influence soviétique, notamment l’appel de Stockholm demandant en 1950 l’interdiction de l’arme nucléaire, aboutissent à son renvoi et à celui des autres chercheurs communistes du CEA.
[L’article déroule les phases d’un soutien de fait de la gauche française au nucléaire]
[…] Après la catastrophe japonaise, l’émotion est forte et des voix s’expriment jusqu’à l’extrême droite pour limiter le nucléaire. François Hollande promet alors en 2012 l’arrêt de la plus ancienne centrale, Fessenheim, et l’objectif de 50 % d’électricité nucléaire au lieu de 75 % environ.
Mais le rejet de plus en plus important de la transition énergétique et notamment des déploiements d’éoliennes ainsi que la crise consécutive à l’invasion de l’Ukraine ont balayé tous ces projets, le PS ne parlant plus que de promotion des énergies renouvelables. Les Verts restent fidèles à leur histoire quant à la France insoumise créée pour porter Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République en 2017, elle promet dès ses origines la sortie du nucléaire. Héritière des contestations d’extrême gauche à l’heure de l’inquiétude climatique, elle souhaite attirer l’électorat écologiste, ce qui peut expliquer ce positionnement alors qu’il n’est pas question d’abandonner la dissuasion nucléaire.
Qualifier la gauche française de foncièrement antinucléaire est dès lors une négation de son histoire post-1945. […] Selon un sondage réalisé auprès de plus de mille personnes en 2022, 66 % des électeurs de gauche sont favorables à l’énergie nucléaire. Dans le détail, ils sont 56 % parmi les sympathisants de La France insoumise, 83 % chez les électeurs socialistes, et 53 % du côté des Verts.
[…] Ce qui a en fait surtout changé, ces dernières années c’est que l’atome est devenu un argument, voire un étendard, de droite et d’extrême droite dans leur choix de séduire l’électorat rural et populaire par un discours anti-écologiste.
The Conversation, Yannick Pincé, Chercheur associé CIENS ENS-Ulm et ICEE Université Sorbonne Nouvelle, École normale supérieure (ENS) – PSL, La gauche française est-elle antinucléaire ?
la Société française d’énergie nucléaire (Sfen) revient sur les déclarations et les programmes des principaux partis (présentés par ordre alphabétique).
Ensemble : continuer le plan pour 14 EPR2 […]
Nouveau Front populaire : aucune décision immédiate […]
Rassemblement national (RN) : 10 EPR et 10 EPR2 […]
Les Républicains : un soutien au nouveau nucléaire […]
SFEN (Société Française de l’Energie Nucléaire), Élections législatives : Quelle place pour le nucléaire dans les différents programmes ?
[…] Pointant un « vote bazooka », le quotidien Le Soir écrit que « par un renversement total des valeurs et des idéaux, des jeunes, des ouvriers, des diplômes, des femmes comme des hommes ont décidé que l’espoir, aujourd’hui en France, est incarné par un parti raciste. (…) Ce discrédit a le visage d’Emmanuel Macron, un président qui loin de protéger, pour de bon, son pays contre l’extrême droite, l’a légitimée en lui abandonnant les urnes ». Même diagnostic dans les colonnes de La Libre Belgique, qui titre sur une « chute vertigineuse dans l’inconnu » et pointe la responsabilité du chef de l’Etat, qui « rêvait d’un sursaut » et « s’est mué en marchepied de l’extrême droite ».
[…] Le Washington Post de son côté s’alarme de l’impact que pourrait avoir le basculement à l’extrême droite de la France, « l’un des fondateurs de l’Union européenne, sa deuxième plus importante économie et une force motrice dans les affaires européennes ». Le journal évoque notamment le risque que le RN « sape le soutien de l’Europe à l’Ukraine », en rappelant que Marine Le Pen a récemment déclaré que le titre de « chef des armées » dévolu au président, est « honorifique ».
[…] « La France n’est pas un îlot », souligne le quotidien francophone libanais L’Orient-le Jour, pour qui la raison essentielle du vote RN réside dans une dynamique qui va bien va bien au-delà des frontières de l’Hexagone. « L’Occident a du mal à admettre qu’il n’est plus le centre du monde et que certaines choses qu’il considère être des acquis sont en réalité des privilèges. (…) L’Occident vit mal le fait d’être de moins en moins “blanc” alors même qu’il fut longtemps le principal moteur et promoteur de la mondialisation. L’extrême droite surfe sur ces deux ressentiments.Elle se positionne comme un rempart, un refuge, voire une Eglise, pour des populations en mal de repères et de sens et dont le premier réflexe est d’essayer de préserver un monde qu’elles voient disparaître. » […]
Le Monde, La presse étrangère acte « la fin de l’ère Macron » et anticipe un « tremblement de terre »
Lundi 1/7, 10h00
GPS.
[…] Les vols militaires et civils continuent de subir des interférences GPS au-dessus de l’Europe et du Moyen-Orient, soulignant le rôle du brouillage GPS à long terme dans les conflits en cours et futurs.
Le Telegraph , citant des données de suivi des vols, a rapporté le 30 juin que des centaines de vols de transport et de surveillance de la Royal Air Force (RAF) du Royaume-Uni (Royaume-Uni) entre janvier et avril 2024 ont subi des interférences GPS. Le Telegraph a rapporté qu’environ 28 % (142 sur 504) des vols de transport et de surveillance de la RAF au-dessus de l’Europe de l’Est, 16 % des vols au-dessus de l’Europe du nord-ouest et 45 % des vols au-dessus du Moyen-Orient ont subi un brouillage GPS au cours des quatre premiers mois de 2024.
Le secrétaire britannique à la Défense, Grant Shapps, et une source anonyme de la défense ont attribué le brouillage du GPS à des acteurs russes, mais The Telegraph a noté que certains des signaux de brouillage du GPS au Moyen-Orient pourraient provenir d’Israël en plus des installations militaires russes en Syrie. ISW a observé des niveaux élevés de brouillage GPS au-dessus de la Pologne et de la région baltique depuis fin 2023, que certains analystes et experts ont attribués à l’activité de guerre électronique (GE) russe près de Kaliningrad et de Saint-Pétersbourg. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 juin, traduction automatique
Lundi 1/7, 9h55
Blabla.
Le chef d’état-major biélorusse, Pavel Muraveiko, a déclaré que son pays utiliserait les armes nucléaires tactiques que la Russie a déployées sur son territoire si la souveraineté ou l’indépendance de la Biélorussie était menacée, a rapporté le 30 juin le média d’État biélorusse Belta.
« Nous avons appris à manier ces armes. Nous savons comment les utiliser avec confiance. Nous sommes capables de le faire. Et vous pouvez en être sûr : nous le ferons si la souveraineté et l’indépendance de notre pays sont menacées », a déclaré Pavel Muraveiko. a déclaré lors d’une émission télévisée, selon Belta.
Un jour plus tôt, l’armée biélorusse avait affirmé que l’Ukraine aurait déployé ses forces à la frontière commune de l’État pour d’éventuels « actes de sabotage et de terrorisme », a rapporté le journal d’information d’État Belta.
Le Kyiv Independent n’a pas pu vérifier l’affirmation selon laquelle l’Ukraine rapprochait ses forces de la frontière biélorusse, tandis que les médias d’État biélorusses ont une longue histoire d’affirmations non fondées. […]
The Kyiv Independent, le chef d’état-major biélorusse menace d’utiliser des armes nucléaires tactiques « si la souveraineté est menacée », traduction automatique
Pour rappel, personne n’est tout à fait sûr que des armes nucs russes sont bien opérationnelles en Biélorussie et, si c’était le cas, personne ne croit que Moscou ait pu laissé les clés à Loukachenko.