Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L’armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
Le président américain a partagé, mercredi, sur son réseau social, Truth Social, sans ajouter de commentaires, un éditorial du quotidien américain The New York Post, intitulé « Les fanfaronnades de Poutine [sur l’attaque supposée de sa résidence] montrent que c’est la Russie qui fait obstacle à la paix ».
« Il est ironique que Poutine, qui mène une guerre brutale depuis près de quatre ans, estime que toute violence dans son voisinage mérite une indignation particulière », relève le quotidien, qui rappelle que « le Kremlin vise spécifiquement les immeubles d’habitation et les centrales électriques pour punir la population ukrainienne ». […]
[…] [Le] quotidien régional La Verdad […] est revenu sur le naufrage du cargo russe Ursa Major, à environ 40 nautiques au sud de Carthagène [Espagne], le 23 décembre 2024.
[…] Exploité par une filiale du groupe Oboronlogistika OOO, lié au ministère russe de la Défense, et faisant l’objet de sanctions de la part des États-Unis, l’Ursa Major avait appareillé de Saint-Pétersbourg avec deux grues « spécialisées », des panneaux d’écoutille pour des brise-glaces et des conteneurs, pour la plupart vides à son bord. Ayant officiellement mis le cap vers Vladivostok, il fut victime de trois explosions au niveau de sa salle des machines, peu après avoir franchi le détroit de Gibraltar, le 21 décembre. […] l’Ursa Major coula peu après.
[…] Plus tard, Oboronlogistika OOO affirma que son cargo avait été visé par une « attaque terroriste », sans apporter d’éléments tangibles pour le prouver. En janvier, mis en œuvre par la Direction principale de la recherche en eaux profondes [GUCI], le navire espion Yantar se rendit ensuite sur le lieu du naufrage. Il y resta pendant cinq jours, sous la surveillance du commandement maritime de l’Otan. A priori, le contre-amiral Alexander Konovalov, le commandant de la 29e brigade de sous-marins à « vocation spéciale », était présent à bord.
[…] Un an après, s’appuyant sur les investigations menées par les autorités espagnoles, La Verdad a apporté de nouveaux éléments sur ce naufrage. […] Selon les analyses des enquêteurs espagnols, les deux pièces en question seraient des enveloppes de deux réacteurs nucléaires à eau pressurisée VM-4SG, utilisés par les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] russes de type Delta IV. […] L’hypothèse envisagée par les autorités espagnoles est que l’Ursa Major transportait deux réacteurs VM-4SG destinés à la Corée du Nord », a avancé La Verdad.
[…] Mais les révélations de La Verdad ne s’arrêtent pas là. En effet, le quotidien a affirmé que, toujours selon l’enquête de services espagnols, la coque du cargo russe aurait été perforée de « l’extérieur vers l’intérieur »… et que le trou n’aurait pas été le fait d’une mine patelle mais d’une « torpille à supercavitation d’un diamètre de 500 mm ». Et de supposer qu’un « sous-marin d’un pays occidental aurait pu provoquer cet incident afin d’empêcher la fourniture clandestine de deux réacteurs nucléaires à la Corée du Nord ».
En général, les torpilles généralement utilisées actuellement ont un diamètre de 533 mm (pour les sous-marins) […] Mais La Verdad va encore plus loin en évoquant une « torpille à supercavitation », qui n’est pas le modèle le plus répandu. D’où les interrogations sur la pertinence de cette affirmation, d’autant plus que peu de pays en disposent. Ainsi, la Russie a développé la VA-111 Chkval, qui pourrait atteindre la vitesse de 500 km/h en contrepartie d’une portée réduite. Même chose pour l’Iran, avec la Hoot. Parmi les pays occidentaux, l’allemand Diehl a mis au point la « Superkavitierender Unterwasserlaufkörper » en 2004.
Zone militaire, En 2024, le cargo russe Ursa Major aurait coulé avec des réacteurs nucléaires destinés à un sous-marin nord-coréen
La supercavitation est une technique de propulsion sous-marine permettant à un objet (jusqu’à présent des torpilles) de produire un gaz assez chaud pour vaporiser l’eau, qui enveloppera l’objet afin de réduire le frottement de l’eau. Le frottement dans un gaz comme la vapeur d’eau est environ 1 000 fois moindre que dans l’eau. […]
Il semblerait que les efforts déployés pendant des années par Reagan et ses prédécesseurs pour démanteler « l'empire du mal » aient été vains. Trump semble désormais tout faire pour replacer l'Ukraine – ou certaines de ses régions – sous l'emprise de la Russie. (traduction automatique)
Mercredi 31/12, 18h10
Ma maison de connard, ouin (suite) : le point de vue de Michel Goya.
La Russie n’a pas inventé le principe de l’opération « sous faux drapeau » (OFD), un acte malveillant que l’on commet discrètement soi-même et que l’on attribue, sciemment ou pour se masquer, à un autre, mais elle est sans doute le pays qui l’a le plus pratiqué dans l’histoire, et ce au moins depuis les attentats anarchistes organisés par l’Okhrana, la police secrète du tsar et modèle des services de sécurité soviétiques qui lui ont succédé. Tchéka, NKVD, KGB et FSB ont ainsi multiplié les attentats, comme les explosions dans les mines, les usines et les chantiers qui ont abouti au procès des « saboteurs bourgeois » du Parti industriel en 1930, jusqu’aux attentats de septembre 1999 dans plusieurs villes russes — plus de 300 morts — qui ont favorisé l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine et justifié la terrible répression de la seconde guerre de Tchétchénie.
L’invasion de l’Ukraine a été fertile en OFD, avec de pures fausses attaques, comme les pseudo-tirs d’artillerie sur des villages frontaliers russes quelques jours avant l’offensive russe, puis de tragiques tentatives de détournement de crimes, comme la frappe sur la gare de Kramatorsk en avril 2022, la destruction de la prison d’Olenivka en juillet 2022, abritant des prisonniers ukrainiens et attribuée également, contre toute évidence, aux Ukrainiens, ou encore le sabotage du barrage de Nova Kakhovka sur le Dniepr en juin 2023. Heureusement, à côté de ces tragédies, on a eu droit aussi à quelques mises en scène amusantes, comme lorsque les Russes ont osé présenter de ridicules faux légionnaires capturés pour démontrer l’implication de l’armée française en Ukraine.
Parfois, on ne prend même pas la peine de créer une mise en scène ou de montrer quelque chose, et l’OFD devient purement déclaratoire, comme lorsque plusieurs responsables russes annoncent d’un seul coup, et sans le moindre élément de preuve, que les Ukrainiens sont en train de préparer une bombe radiologique (bombe sale). Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou évoquait même, dans une mise en abyme, l’idée que les Ukrainiens utiliseraient cette bombe sale dans une opération sous faux drapeau afin d’accuser les Russes. C’était à peine moins débile que l’attaque ukrainienne par moustiques génétiquement modifiés annoncée à peu près au même moment.
[…] [L’article détaille ensuite pourquoi une une attaque de drones ukrainiens à longue portée sur une résidence de Vladimir Poutine] apparaît comme la dernière pirouette en date lorsque la Russie reçoit le « ballon » de l’obligation de montrer qu’elle œuvre pour l’arrêt de la guerre alors qu’elle ne le veut pas. Au bout du compte, c’est habilement joué, puisque Donald Trump a visiblement plus avalé la couleuvre russe qu’écouté le démenti de Volodymyr Zelensky ou les rapports de ses propres services de renseignement. La Russie peut en tirer prétexte pour refuser tout plan de paix et frapper sans vergogne sur les Ukrainiens. Ce qui est cru est plus important que ce qui est vu.
Je fais de la merde, je dis de la merde (comme d’hab) : ma maison de vacances, ouin (suite).
[…] Quarante-huit heures après les faits, la Russie n’a toujours pas fourni le moindre élément susceptible d’étayer son accusation et ne compte pas le faire. « Je ne pense pas qu’il y ait de preuves quelconques. Il s’agit d’un raid massif de drones qui, grâce au travail bien rodé de la défense aérienne, ont été abattus et neutralisés. Quant aux débris, je ne peux rien dire. C’est plutôt un sujet qui concerne nos militaires »,s’est dérobé Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, lors d’un point de presse organisé mardi, à Moscou. […]
Le Monde, Guerre en Ukraine : après la supposée attaque de drones contre une résidence de Poutine, les preuves introuvables
Mardi 30/12, 23h25
Syrie.
[…] Pendant des décennies, les billets syriens ont servi de support à la glorification du pouvoir, en affichant les portraits successifs des dirigeants. Le nouveau design prend le contrepied total de cette logique. Les visages disparaissent au profit de symboles agricoles, profondément ancrés dans le territoire et la culture du pays. […]
Creapils, La Syrie dévoile ses nouveaux billets : des olives et des roses pour effacer le culte de la personnalité
Mardi 30/12, 23h05
Chine.
Vous cherchez un moyen de rester sain d’esprit dans un environnement déchiré par la guerre ? Alors peut-être avez-vous besoin d’un bubble tea.
C’est la philosophie qui guide Frère Dong, un volontaire sino-allemand en Ukraine. Cet ancien officier de la police armée populaire chinoise, âgé de 52 ans, fait une fois par mois le trajet en voiture depuis son domicile à Francfort pour aller chercher une cargaison de perles de tapioca dans un entrepôt à Berlin. De là, il traverse la Pologne pour rejoindre l’Ukraine.
Frère Dong, qui a demandé au Guardian d’utiliser son surnom pour des raisons de confidentialité, fait partie d’une poignée de volontaires chinois en Ukraine. Pour lui, les perles de tapioca sont l’occasion de montrer son soutien à un pays assiégé par le plus grand allié de la Chine.
Pour beaucoup d’autres Chinois en Ukraine, le soutien à Kiev découle d’une méfiance envers l’autoritarisme. N’ayant aucun moyen d’exprimer leurs convictions politiques en Chine, l’Ukraine est devenue pour certains Chinois un forum où ils estiment pouvoir jouer un rôle plus actif dans la lutte mondiale entre démocratie et dictature. Mais leur soutien a un prix : le harcèlement de Pékin, pour eux-mêmes et leurs familles.
Frère Dong a ouvert son premier magasin de thé aux perles à Odessa en novembre 2022, après avoir récolté plus de 12 000 dollars grâce à une campagne de financement participatif, principalement auprès de la diaspora chinoise. Il gère aujourd’hui quatre « cafés Maomi » dans différentes villes ukrainiennes, où il propose une gamme de boissons et de snacks asiatiques. Les magasins sont gérés dans un but lucratif, même s’il affirme ne pas encore avoir réalisé de bénéfices.
Le bubble tea est la boisson nationale officieuse de Taïwan, bien qu’il soit désormais populaire dans toute la Chine et dans d’autres régions d’Asie orientale. Il existe dans une gamme vertigineuse de saveurs, mais la façon la plus courante de le boire est sous forme de thé au lait sucré contenant des « bulles » de tapioca moelleuses à base de racine de manioc.
Les murs de Maomi sont ornés de photos de soldats chinois et taïwanais, tous volontaires, tués dans la lutte contre l’invasion russe. « Nous faisons cela pour qu’ils ne soient pas oubliés », a déclaré frère Dong lors d’un appel vidéo depuis Francfort. Il veut rappeler aux jeunes qui viennent boire du bubble tea : « Nous, les Chinois, les Taïwanais, avons le courage dans le sang, et nous vous aiderons. » […]
The Guardian, « Une petite lueur dans l’obscurité » : l’ancien policier chinois qui apporte du thé aux perles dans une Ukraine déchirée par la guerre, traduction Deepl
Mardi 30/12, 21h10
Belarus.
La Russie a diffusé mardi une vidéo montrant ce qu’elle a présenté comme le déploiement de son système de missiles hypersoniques Oreshnik, capable d’emporter des charges nucléaires , au Bélarus, un allié proche. Cette initiative vise à renforcer la capacité de Moscou à frapper des cibles à travers l’Europe en cas de guerre.
L’agence de presse officielle TASS a indiqué que c’était la première fois que le ministère de la Défense présentait les systèmes de missiles mobiles Oreshnik, que le président Vladimir Poutine a déclarés impossibles à intercepter en raison de leur vitesse, qui serait plus de 10 fois supérieure à celle du son.
Ce déploiement, et l’annonce par Moscou de l’entrée en service de ces missiles dans un pays frontalier de l’Ukraine et de membres de l’OTAN tels que la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, interviennent dans un contexte de fortes tensions Est-Ouest liées à la guerre menée par la Russie en Ukraine. […]
CNN, La Russie exhibe le déploiement de missiles Oreshnik à capacité nucléaire au Bélarus, traduction automatique
Mardi 30/12, 21h05
Ma maison de vacances, ouin… (suite).
L’ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker, a émis des doutes mardi sur l’accusation de la Russie selon laquelle l’Ukraine aurait attaqué la résidence du président Vladimir Poutine, déclarant qu’il voulait voir les renseignements américains sur l’incident.
« On ignore si cela s’est réellement produit », a déclaré Whitaker à Fox Business « Varney & Co. » lors d’une interview concernant un incident présumé que l’Ukraine a démenti. […]
Reuters, L’envoyé américain auprès de l’OTAN met en doute les affirmations russes selon lesquelles l’Ukraine aurait attaqué la résidence de Poutine, traduction automatique
[…] Accélération, fragmentation, interruptions permanentes : l’économie numérique a transformé l’attention humaine en ressource exploitable, mesurable, monétisable. Ce système ne se contente pas d’accompagner l’information ; il la façonne. Il impose ses rythmes, ses formats, ses hiérarchies — et finit par dicter ce qui mérite d’être écrit.
Le papier, que certains appellent aussi le « print », échappe largement à cette logique. Non par romantisme, mais par inadaptation technique. Il ne sait ni accélérer la lecture, ni l’interrompre utilement, ni mesurer ce qui retient ou non l’œil. Dans un monde gouverné par l’algorithme, le papier est un élément à part. Pour les thuriféraires du tout-numérique, c’est tout simplement un bug. […]
Le Monde Diplomatique, mailing
Islande
Des températures record proches de 20°C ont été enregistrées en Islande la veille de Noël, a confirmé le bureau météorologique local.
Seyðisfjörður, petite ville de l’est de l’Islande, a enregistré 19,8 °C le 24 décembre. Les températures moyennes en Islande en décembre se situent entre -1 °C et 4 °C. […]
The Guardian, L’Islande a connu la veille de Noël la plus chaude jamais enregistrée, avec une température de 19,8 °C, traduction automatique
Amazonie
Les abeilles sans dard d’Amazonie sont devenues les premiers insectes au monde à se voir accorder des droits légaux, une avancée majeure qui, espèrent leurs défenseurs, servira de catalyseur à des initiatives similaires pour protéger les abeilles ailleurs.
Cela signifie que sur une vaste étendue de l’Amazonie péruvienne, les abeilles indigènes de la forêt tropicale, longtemps négligées – qui, contrairement à leurs cousines les abeilles à miel européennes, n’ont pas de dard – ont désormais le droit d’exister et de prospérer.
Cultivées par les peuples autochtones depuis l’époque précolombienne, les abeilles sans dard sont considérées comme des pollinisatrices essentielles des forêts tropicales humides, contribuant au maintien de la biodiversité et de la santé des écosystèmes. […]
The Guardian, Des abeilles sans dard d’Amazonie se voient accorder des droits légaux, une première mondiale, traduction automatique
IA
Un pionnier de l’IA a critiqué les appels à accorder des droits à cette technologie , avertissant qu’elle montrait des signes d’autoconservation et que les humains devaient être prêts à la débrancher si nécessaire.
Yoshua Bengio a déclaré que donner un statut légal à des IA de pointe reviendrait à accorder la citoyenneté à des extraterrestres hostiles, face aux craintes que les progrès technologiques ne dépassent largement la capacité de les contenir.
Bengio, président d’une importante étude internationale sur la sécurité de l’IA , a déclaré que la perception croissante selon laquelle les chatbots devenaient conscients allait « conduire à de mauvaises décisions ». […]
The Guardian, L’IA montre des signes d’autoconservation et les humains doivent se préparer à la débrancher, affirme un pionnier, traduction automatique
Mardi 30/12, 11h10
Comment ça se passe : élections hongroises.
Les panneaux d’affichage électoraux d’Orban en Hongrie…
Le Kremlin a accusé l’Ukraine d’avoir mené une frappe de drones à longue portée contre la résidence du président russe Vladimir Poutine dans l’oblast de Novgorod le 29 décembre.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé que les forces ukrainiennes avaient lancé 91 drones à longue portée contre la résidence de Poutine dans la nuit du 28 au 29 décembre dans l’oblast de Novgorod, faisant probablement référence à la résidence de Valdaï, dans l’oblast de Novgorod. Lavrov a affirmé que les forces russes avaient abattu les drones et que la frappe n’avait causé aucun dégât. Lavrov a condamné cette frappe présumée et a déclaré que la Russie allait « revoir » sa position de négociation en raison de cette frappe.
[…] Le média d’opposition russe Sota a publié une enquête sur la frappe présumée le 29 décembre, indiquant que les habitants de Valdaï n’avaient pas entendu les défenses aériennes russes se déclencher pendant la nuit, alors même que ces dernières auraient dû être activées pour abattre jusqu’à 91 drones ukrainiens. Sota a rapporté que les drones lancés depuis la frontière nord de l’Ukraine auraient dû traverser un espace aérien russe lourdement protégé, comprenant de nombreuses installations des Forces de missiles stratégiques, des unités de défense aérienne, l’aviation militaire et d’autres moyens qui seraient soit sous une protection de défense aérienne renforcée, soit constitueraient eux-mêmes le parapluie de défense aérienne russe. Sota a conclu que l’Ukraine aurait pu frapper la résidence de Poutine à Valdaï par « miracle » ou par négligence militaire russe délibérée.
[…] Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réfuté la frappe présumée contre la résidence de Poutine dans l’oblast de Novgorod et a averti que la Russie utiliserait cette allégation pour justifier des frappes contre la ville de Kyiv et des bâtiments gouvernementaux ukrainiens.
La Russie a déjà ciblé des bâtiments gouvernementaux ukrainiens lors de précédentes frappes à longue portée, notamment le bâtiment du Cabinet des ministres à Kyiv en septembre 2025. [8] Lavrov a déclaré que la Russie avait déterminé les cibles et le calendrier des frappes de représailles contre l’Ukraine, sans fournir davantage de précisions. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 29 décembre, traduction automatique
Les médias d’État russes et les chaînes de télévision de propagande comme Solovyov s’emballent après la frappe de drone revendiquée contre la résidence de Poutine, certains appelant même à une frappe nucléaire contre l’Ukraine. Le Kremlin instrumentalise cet événement pour renforcer son contrôle intérieur, lancer une nouvelle vague de propagande et freiner le processus de paix.
[…] « Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bon », a déclaré Trump aux journalistes lorsqu’on lui a demandé si l’attaque présumée pouvait affecter les efforts de médiation pour la paix.
« Je l’ai appris aujourd’hui du président Poutine. J’étais furieux. »
« C’est une période délicate », a-t-il ajouté. « Ce n’est pas le moment. Être offensant, car leurs propos sont offensants, c’est une chose. Attaquer sa maison, c’en est une autre. Ce n’est pas le moment de faire quoi que ce soit de tout cela », a-t-il déclaré.
Interrogé sur l’existence de preuves d’une telle attaque, Trump a répondu : « Nous le découvrirons. » […]
The Kyiv Independent, Trump « très en colère » au sujet de l’attaque ukrainienne présumée contre la résidence de Poutine, traduction automatique
[Etc.]
Lundi 29/12, 17h40
Histoire de réacteurs en vadrouille.
Les enquêteurs espagnols ont confirmé que le cargo russe Ursa Major, qui a coulé au large de Carthagène en décembre 2024, transportait des composants de réacteur nucléaire non déclarés, probablement destinés à la Corée du Nord.
[…] Bien que le manifeste du navire ne mentionne que des conteneurs vides et du matériel portuaire, des images aériennes ont révélé la présence de deux grands conteneurs non déclarés à l’arrière. Les autorités ont par la suite identifié ces conteneurs comme étant des abris pour des réacteurs nucléaires VM-4SG.
[…] Le 22 décembre, les contrôleurs maritimes espagnols ont constaté que le navire perdait de la vitesse et gîtait sans explication.
Un signal de détresse a été émis le 23 décembre. Les secours espagnols sont intervenus et ont constaté que le navire était fortement incliné. Le capitaine a invoqué une panne mécanique, mais les dégâts constatés sur la coque portaient des traces d’impact externe compatibles avec le tir d’une torpille supercavitante.
Le navire de guerre russe Ivan Gren arriva rapidement, exigea le contrôle du site et lança des fusées éclairantes, probablement pour perturber la surveillance satellitaire. Peu après, l’Ursa Major disparut de la surface. Des sismographes enregistrèrent des explosions sous-marines et le navire coula à 2 500 mètres de profondeur. […]
United24, Un navire fantôme russe a coulé alors qu’il transportait clandestinement des pièces de réacteur nucléaire probablement destinées à la Corée du Nord, traduction automatique
Lundi 29/12, 10h30
Enfants de Tcherno.
Chers membres, donateurs, sympathisants et amis des ENFANTS DE TCHERNOBYL,
L’année 2025 se termine.
En Ukraine, le cap des 46 mois de guerre a été franchi la semaine passée. Dans moins de 2 mois nous entrerons possiblement dans la 5ème année du conflit. Le bilan est effroyable : les morts, les handicapés, les blessés, les déplacés, les expatriés, les familles éclatées…
Cet hiver, les infrastructures énergétiques continuent à être la cible de l’armée de la Fédération de Russie. L’électricité est coupée plusieurs heures par jour, les alertes d’attaques aériennes sont incessantes et de nombreux enfants passent des heures et des heures dans des abris.
[…] Il y a bientôt 40 ans, le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) explosait. C’était hier. C’est aujourd’hui. La catastrophe n’est pas une parenthèse fermée, elle est encore devant nous. La situation sanitaire est toujours préoccupante dans les zones contaminées par les retombées des rejets radioactifs. L’Ukraine est l’un des territoires les plus touchés, et les enfants en souffrent au quotidien.
Ce mois de décembre 2025 fut dense pour l’association avec la réalisation de la 5ème opération d’aide alimentaire de l’année en Ukraine (plus de 20 000 euros de nourriture achetée en gros directement dans le pays !) […]
[…] Votre générosité a été la pierre angulaire de notre action visant à offrir un avenir meilleur à ceux qui en ont le plus besoin. C’est avec une profonde reconnaissance que nous contemplons les réalisations de cette année passée, et c’est également avec un regard tourné vers l’avenir que nous nous engageons à redoubler d’efforts en 2026.
[…] Merci encore pour votre soutien inestimable. Ensemble, nous faisons une différence significative dans la vie de tant d’enfants, et cela n’aurait pas été possible sans vous. Que cette nouvelle année soit porteuse de réalisations extraordinaires, et que la bienveillance et la solidarité guident chacun de vos pas. […]
Association Les Enfants de Tchernobyl, Thierry Meyer, président, mailing
Lundi 29/12, 9h45
La relève.
LA RELEVE 2026. Son association a joué un rôle essentiel dans le déploiement par l’Ukraine des drones FPV sur le champ de bataille. Elle a formé près de 200.000 soldats depuis le début de la guerre contre la Russie.
Quand la Russie déclenche la guerre contre son pays en février 2022, Lyuba Shipovich n’hésite pas une seconde : elle ferme la fintech qu’elle a créée à New York et déménage à Kiev. « J’ai payé trois mois de salaire à mes employés et je leur ai dit que j’étais désolée mais que je devais me battre pour l’Ukraine », raconte aux « Echos » cette ingénieure de 41 ans, installée aux Etats-Unis depuis 2008. Elle crée alors Dignitas Fund, une association à but non lucratif. Objectif : aider l’armée à rester à la pointe de la technologie et former ses troupes aux différents outils, des drones aux technologies cellulaires. L’organisation, qui compte 100 salariés en Ukraine et plus de 200 bénévoles en Ukraine, en Amérique du Nord et au Canada, a formé près de 200.000 soldats depuis, en créant notamment des écoles au sein des centres de formation de l’armée.
Dans un contexte où « la technologie change très vite », elle apporte de l’agilité à l’armée, en concevant des prototypes open source, adaptables par l’industrie. Mais aussi en achetant des technologies à des fournisseurs puis en les testant sur le champ de bataille, guidant le ministère de la Défense dans ses achats.
Cette diplômée de l’Université nationale-Académie Mohyla de Kiev a ainsi joué un rôle central dans le déploiement de drones FPV (first person view), qui offrent une immersion vidéo en direct, et des intercepteurs de Shahed, ces drones iraniens de longue portée utilisés par les Russes. Elle se concentre ces derniers mois sur les véhicules terrestres sans pilote, utilisés pour la logistique et les évacuations. Une expertise désormais recherchée par d’autres pays de l’Otan. […]
Les Echos, Des drones aux technologies cellulaires : Lyuba Shipovich, la démiurge de l’armée ukrainienne
Le Kyiv Post propose un article complet sur Lyuba Shipovich, en accès libre.
Lundi 29/12, 9h35
Taïwan.
La Chine accroît encore un peu plus la pression sur Taïwan. Pékin a ainsi entamé lundi 29 décembre des manœuvres militaires «majeures» autour de l’île, avec des exercices de tir à munitions réelles, dans un contexte tendu notamment par une vente d’armes américaines massive à l’île, qui a déployé sa propre armée en réponse.
L’armée chinoise «utilise des destroyers, des frégates, des chasseurs, des bombardiers et des drones» dans le cadre de ces exercices, qui comprennent «des tirs à munitions réelles sur des cibles maritimes au nord et au sud-ouest de Taïwan», a détaillé son commandement pour la zone dans un communiqué vers 4h40 du matin. De son côté, Taïwan a dit déployer les «forces appropriées», ajoutant que ses troupes avaient «mené un exercice de riposte rapide».
[…] Les forces de Pékin se focaliseront sur «les patrouilles de préparation au combat air-mer, la saisie conjointe de la supériorité globale, le blocus de ports et zones clés, ainsi que la dissuasion multidimensionnelle», a précisé le militaire. Dans un communiqué séparé, une carte montre cinq zones autour de Taïwan où des «tirs à munition réelle vont être organisés» de 1 heure à 11 heures mardi. «Pour des raisons de sécurité, il est conseillé à tout navire ou avion non concerné de ne pas pénétrer dans les eaux et l’espace aérien susmentionnés», est-il précisé.
«En réponse au mépris des autorités chinoises pour le droit international et à leur utilisation de l’intimidation militaire pour menacer les pays voisins, Taïwan exprime sa ferme condamnation», a réagi la porte-parole de la présidence de Taïwan, Karen Kuo. […]
Le Figaro, Destroyers, bombardiers, drones… La Chine entame des exercices militaires «majeurs» autour de Taïwan
Lundi 29/12, 9h30
Négos.
Les délégations américaine et ukrainienne se sont rencontrées en Floride le 28 décembre pour discuter du dernier plan de paix américano-ukraino-européen en 20 points et d’autres documents relatifs à un éventuel accord de paix.
Donald Trump a déclaré que lui et Zelensky s’étaient entretenus avec des dirigeants européens, de l’OTAN et de l’UE après la réunion américano-ukrainienne. M. Trump a indiqué que certains points restaient en suspens, notamment les questions territoriales liées au Donbass et un possible cessez-le-feu permettant à l’Ukraine d’organiser un référendum sur un futur accord de paix. Il a également affirmé que la réunion avait longuement porté sur la centrale nucléaire de Zaporijia (ZNPP), occupée par la Russie, et que l’Ukraine et la Russie collaboraient à sa réouverture.
M. Zelensky a déclaré que les parties étaient quasiment parvenues à un accord sur le plan de paix en 20 points et sur un document entre les États-Unis, l’Ukraine et l’Europe concernant les garanties de sécurité pour l’Ukraine. Il a ajouté que les parties avaient finalisé « à 100 % » un autre document entre l’Ukraine et les États-Unis sur les garanties de sécurité. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 28 décembre, traduction automatique
Dimanche 28/12, 22h40
Bulgarie.
La Bulgarie se prépare à adopter l’euro en janvier, dans un contexte de nouvelles turbulences politiques intérieures et de craintes que la désinformation orchestrée par la Russie n’accentue la méfiance envers la nouvelle monnaie.
Ce pays des Balkans, qui compte 6,5 millions d’habitants, deviendra le 21e pays à rejoindre la zone euro le 1er janvier. Les décideurs politiques à Bruxelles et à Sofia espèrent que cela stimulera l’économie du pays le plus pauvre de l’UE et consolidera sa trajectoire pro-occidentale.
[…] Une crise politique de quatre ans, marquée par sept élections législatives et une corruption généralisée, a érodé la confiance dans le gouvernement et contribué à la polarisation du climat politique. Début décembre, le gouvernement de l’ancien Premier ministre Rosen Jeliazkov a démissionné après moins d’un an au pouvoir, suite à plusieurs semaines de manifestations anticorruption massives à travers le pays.
[…] Victor Papazov, macroéconomiste et conseiller du parti anti-UE Renouveau qui a fait campagne contre l’adhésion à l’euro et est proche de Russie unie de Vladimir Poutine, a affirmé que la Bulgarie se dirigeait vers une crise de type grec.
« Toute personne sensée s’opposerait à l’adoption de l’euro », a déclaré M. Papazov dans un long communiqué. Il a ajouté : « Adhérer maintenant ne fera qu’aggraver et accélérer les choses. À mon avis, l’adoption de l’euro ne présente aucun avantage sérieux. »
[…] Des enquêtes ont par ailleurs révélé qu’un réseau de campagnes sur les réseaux sociaux, liées à la Russie, cherchait à saper le soutien à l’euro en diffusant de la désinformation.
[…] Jusqu’au 31 janvier, les Bulgares pourront payer en lev et en euros. Par la suite, seuls les paiements en euros seront acceptés. […]
The Guardian, La Bulgarie se prépare à rejoindre la zone euro dans un contexte de craintes de désinformation orchestrée par la Russie, traduction automatique
Dimanche 28/12, 19h15
Comment ça se passe : heureux d’être ensemble.
Pacha est à la position. Le soir, il me dit ce qu’il a mangé. Ils ont inventé une recette, intitulée « Heureux d’être ensemble ». Tu fais réchauffer tous les restes ensemble. Les petits pois, la viande, les patates… tout est bienvenu. Si c’est chaud, c’est bon.
Olga, Viber (vocal)
Dimanche 28/12, 18h45
Comment ça se passe : de son anniversaire en temps de guerre (II).
Chère Olga,
Il y a quelques buches de bois de bouleau dans la livraison pour le poêle cette année. C’est la première fois que je taille du bouleau : c’est léger, tendre et le rabot bien affuté laisse un reflet blond irisé. Ce dimanche, j’ai taillé dans une buche de bouleau bien sec une grande cuillère à manche long. Mais c’est un bois fragile, un éclat est parti parce que j’ai appuyé la scie un peu de travers, un éclat près du creux de la cuillère : je l’ai recollé. La cicatrice est discrète.
Sur le point de terminer ma cuillère, avec la forme de creux qu’elle a, à la fois longue et avec un petit effet de lame sur le bord gauche, je me disais « Peut-être une cuillère à écrémer le lait… » (Tu vois, attraper par en dessous la crème qui surnage sur le seau de lait…) En même temps, avec cette fragilité de bois tendre, je me disais « Un ustensile de cuisine, vraiment ? Hum… »
Et puis, j’ai repensé à cette histoire d’anniversaire, au fait que le temps des anniversaires (que l’on peut fêter) reviendra, j’ai pensé à la fin de la guerre et je me suis dit que cette grande cuillère agirait peut-être dans le monde symbolique, quand il faudra écrémer les remontées de guerre à la surface de la vie. Il faudra une cuillère très douce, bien lisse (pour que les saloperies n’accrochent pas), légère et longue, pour approcher l’air de rien.
Je me suis dit que je la garderais pour te l’offrir.
Dimanche 28/12, 18h35
Comment ça se passe : de son anniversaire en temps de guerre (I).
Cette année encore, je n’ai pas l’intention de fêter mon anniversaire [Olga a cessé de compter les années depuis le début de la guerre, la guerre est une parenthèse dans la vie], mais bien sûr les autres ne le voient pas comme ça : « oui, d’accord, Olga, on n’invitera personne, juste Kola, Irina, la tata, le tonton… »
Olga, Viber (vocal)
Dimanche 28/12, 11h15
C’est dimanche : il y a cent ans, Moscou présentait pour la première fois Le Cuirassé Potemkine de Sergei Eisenstein à l’occasion du 20e anniversaire du soulèvement avorté de 1905.
[…] Après le succès de son premier long-métrage en 1924, La Grève, Eisenstein fut chargé en mars 1925 de réaliser un film commémorant le 20e anniversaire de la révolution russe de 1905. Cette vaste révolte populaire, déclenchée par des conditions de travail déplorables et un profond mécontentement social, secoua l’Empire russe et constitua un défi direct à l’autocratie impériale. L’insurrection échoua, mais sa mémoire perdura.
Initialement intitulé L’Année 1905, le projet d’Eisenstein s’inscrivait dans un cycle national d’événements publics commémoratifs à travers toute l’Union soviétique. L’objectif était alors d’intégrer les épisodes progressistes de l’histoire russe d’avant la Révolution de 1917 – dans laquelle la grève générale de 1905 occupait une place centrale – au tissu de la nouvelle vie soviétique.
[…] Le Cuirassé Potemkine peut être perçu comme une œuvre de mémoire collective, capable de provoquer et de diriger une réaction émotionnelle chez le spectateur, associant passé et présent pour les redéfinir d’une manière particulière. […] Avec le recul de 2025, Le Cuirassé Potemkine, avec son idéalisme révolutionnaire et sa promesse d’une société meilleure, a perdu une grande part de son attrait, après la trahison de ces mêmes idéaux, des purges staliniennes des années 1930 jusqu’à la dévastation actuelle de l’Ukraine. Les spectateurs contemporains auraient besoin que le message originel du film soit revitalisé dans de nouveaux contextes, invitant à résister au pouvoir et à l’oppression, et à exprimer la solidarité avec les marginalisés et les opprimés.
Il n’est pas surprenant que le British Film Institute ait choisi cette année pour publier une version restaurée du film, car il a exercé une influence si profonde et omniprésente sur la culture visuelle occidentale que de nombreux spectateurs ne réalisent peut-être pas à quel point son langage est ancré dans le cinéma grand public. […]
The Conversation, Cent ans après sa sortie, « Le Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein continue de fasciner
Dimanche 28/12, 11h10
Comment ça se passe : de la bonne et de la mauvaise manière de mourir de la guerre.
En Ukraine, alors que la guerre contre la Russie avance lentement vers une possible résolution, une question demeure taboue: celle des soldats qui mettent fin à leurs jours. Ces morts ne sont pas comptés, aucune célébration n’est organisée en leur honneur et leurs familles souffrent souvent d’un double deuil, celui de la perte et celui de la honte. «En Ukraine, c’est comme si on nous avait divisés, soupire Kateryna dans un reportage de la BBC. Certains sont morts de la bonne manière, d’autres de la mauvaise.»
Son fils Orest, alors âgé de 25 ans, était un jeune homme timide, passionné de livres, qui rêvait d’une carrière universitaire. Reconnu inapte à rejoindre l’armée au début du conflit, il a finalement été mobilisé en 2023 lors d’un contrôle dans la rue. Affecté comme opérateur radio près de Tchassiv Yar, dans l’oblast de Donetsk (est de l’Ukraine), Orest s’est progressivement renfermé sur lui-même. Quelques semaines plus tard, l’armée ukrainienne a annoncé à Kateryna qu’il s’était donné la mort –une version officielle qu’elle refuse de croire. «L’État a pris mon fils, il l’a envoyé à la guerre et m’a rendu un corps dans un sac. Pas d’aide, pas de vérité, rien.»
Ces morts ne figurent nulle part dans les bilans officiels. Si l’armée évoque des incidents isolés, des ONG et plusieurs familles affirment que le phénomène concerne des centaines de soldats. En Ukraine, le suicide est encore entouré d’un lourd tabou social et religieux. Ceux qui meurent ainsi ne sont pas considérés comme des victimes de guerre et leurs familles n’ont droit ni aux compensations financières, ni aux funérailles militaires, ni même à la reconnaissance publique.
Mariyana vit à Kiev. Elle porte le même chagrin. Son mari Anatoliy s’était porté volontaire en 2022 après plusieurs refus liés à son manque d’expérience. Il a combattu près de Bakhmout (oblast de Donestk), l’un des théâtres les plus sanglants du conflit. «Il avait vu mourir une cinquantaine de camarades en une journée. Il n’était plus le même», raconte-t-elle. Après une grave blessure, Anatoliy est hospitalisé. C’est là qu’il a mis fin à ses jours, peu après un dernier appel à sa femme. «La guerre l’a brisé», soupire Mariyana. Pourtant, parce qu’il s’est suicidé, il n’a pas eu droit à des obsèques militaires. «Quand il était au front, il était utile. Et maintenant, ce n’est plus un héros?!»
[…] Les autorités commencent à peine à reconnaître l’ampleur du problème. L’Ukrainienne Olha Reshetylova, commissaire aux droits des vétérans, admet recevoir jusqu’à quatre signalements de suicides de militaires par mois. «Ils ont vu l’enfer. Même les esprits les plus forts peuvent se briser.» Elle plaide pour une réforme systémique et la création d’unités de soutien psychologique solides, tout en prévenant que cela pourrait prendre des années.
Pour ces familles laissées dans l’ombre, la reconnaissance serait déjà une première victoire. «Ces gens étaient vos voisins, vos collègues, rappelle Olha Reshetylova. Ils ont traversé l’enfer. Plus nous les accueillerons avec chaleur, moins il y aura de tragédies».
Slate, Les suicides de soldats, le grand tabou du récit national ukrainien
Alors que l’élan patriotique ne se dément pas au sein de la population et que la France se réarme pour affronter les conflits de demain, les activistes multiplient les sabotages et les actions contre des sites militaro-industriels. Les services spécialisés sont sur le qui-vive.
«La guerre à la guerre» : derrière ce mot d’ordre, droit venu du socialisme révolutionnaire défendu par Rosa Luxemburg il y a un peu plus d’un siècle, toute une nébuleuse d’ultragauche orchestre à bas bruit une campagne de sabotages et d’actions de déstabilisation ciblant l’appareil militaro-industriel de défense à travers tout le pays. Vent debout contre l’augmentation du budget des armées, doté d’une enveloppe de 400 milliards d’euros consenti dans la loi de programmation 2024-2030, ulcérés par la relance d’un service national volontaire censé exalter l’élan patriotique et furieux après la confirmation, le 21 décembre dernier par Emmanuel Macron, de la construction d’un futur porte-avions de nouvelle génération, les plus «ultras» font grimper la fièvre antimilitariste. Depuis des mois, leurs manifestations prennent les formes les plus inquiétantes. […]
Le Figaro, «Sabotons les marchands d’armes collabos…» : attisée par l’ultragauche, l’inquiétante percée de l’antimilitarisme en France
Commentaire : "J’ai une proposition. Lorsque la guerre en Ukraine sera terminée, ce qui arrivera forcément un jour, et que les relations avec la Russie seront normalisées, pourquoi ne pas passer un accord avec le gouvernement russe pour qu’il organise le séjour de tous ces traîne-savates dans des camps à régime sévère qui leur seraient réservés ?"
Samedi 27/12, 18h55
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
Dans les négociations qui durent depuis presque un an et que mène Donald Trump pour sortir de la guerre en Ukraine, un changement majeur s’est opéré, aussi important que discret. En effet, Vladimir Poutine réalise qu’il ne peut pas se permettre de braquer Trump contre lui, que la Russie n’a jamais bénéficié d’un tel soutien des Etats-Unis – son pire ennemi pendant des décennies – et que, bien que Poutine se considère comme un Tsar, il n’a pas les moyens de s’opposer à l’imprévisible et irascible président des Etats-Unis.
De positions diamétralement opposées, Zelensky et Poutine finissent par converger sous la pression dénuée de tout scrupule de Donald Trump. […] Certes, Zelensky connaissait depuis le début du conflit son ultra-dépendance aux Etats-Unis, pas au point d’Israël qui ne peut rien faire sans le soutien américain, mais à un tel degré que même un engagement quasi-unanime des pays européens (en plus du Canada et de l’Australie) ne peut compenser la menace d’un retrait américain.
C’est probablement le système de renseignement américain qui est le plus sensible – celui qui a sauvé le pouvoir ukrainien d’une décapitation par surprise au tout début du conflit –, suivi par les livraisons d’armes en quantité industrielle et enfin le poids international d’un tel allié.
[…] Cependant, les Européens ont apporté à l’Ukraine un véritable soutien et un partage d’intérêt, du fait que leur sort est intimement lié à son avenir et donc au règlement de ce conflit. Malgré leurs dissensions et leur incapacité à ébaucher des Etats-Unis d’Europe qui pourraient enfin causer d’une seule voix et agir d’une seule volonté, les pays européens ont habilement conseillé et aidé Zelensky. Ce sont eux qui ont convaincu le président ukrainien de sortir de l’impasse des « cessions de territoires » du Donbass que la Russie exige – au moins facialement – pour mettre fin à cette guerre, territoires que les Ukrainiens défendent vaillamment, au prix de leur sang, de pertes considérables et ce depuis quatre ans…
En conseillant au président Zelensky d’utiliser cette astuce de « zone démilitarisée » (DMZ) pour neutraliser ces territoires sans les céder formellement, tout en leur attribuant un potentiel de développement économique, les Européens ont permis à l’Ukraine de sortir de ce trou noir dans la négociation qui devenait un cauchemar.
[…] Poutine doit [maintenant] montrer à Donald Trump qu’il est prêt à négocier et pas seulement à exiger. En fait, le maître du Kremlin est maintenant confronté à ses propres contradictions, affirmant vouloir stopper cette guerre sans trouver de raisons pour la continuer aux yeux du président américain.
Vladimir Poutine a ruiné son économie déjà affaiblie par sa gestion mafieuse, il a gravement affecté la population russe alors qu’elle est en déclin et il a compromis l’avenir de la Russie avec cette guerre outrancière qui ne devait être initialement qu’une « opération militaire spéciale ». Poutine a désormais intérêt à sortir de cette guerre, et « par le haut » – en affichant une victoire –, s’il ne veut pas que son entourage lui fasse payer cette aventure ruineuse en lui faisant « porter le chapeau ».
[…] il est probable que Poutine ait atteint la limite de ce qu’il pouvait encore demander par rapport à l’agenda de Donald Trump. Dans ces conditions de pression et d’avancées dans les discussions, il est possible que cet accord de fin de guerre en Ukraine soit conclu dans les semaines qui viennent.
Alors, en cette fin d’année 2025, prions pour que « la paix soit avec nous », mais pas à n’importe quel prix… C’est mon vœu le plus cher pour cette année 2026, ainsi que la construction d’Etats-Unis d’Europe par les pays clairvoyants qui voudront se protéger durablement des empires menaçants.
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine : pas d’accord sous le sapin, mais la fin de cette guerre se rapproche enfin
Samedi 27/12, 18h25
Comment ça se passe : chevaux dans la guerre.
Les forces russes ont de nouveau tenté de prendre d’assaut la 92e brigade d’assaut ukrainienne à cheval. Des drones ukrainiens ont détruit la cavalerie. Grâce au professionnalisme des opérateurs, aucun cheval n’a été blessé, a déclaré la brigade.
Le directeur du bureau national anticorruption, nommé pour sept ans, ainsi que les autres membres du bureau, sont choisis grâce à un concours public, ouvert et transparent. Une commission de sélection, composée de trois membres nommés par le cabinet des ministres ukrainiens, ainsi que trois autres proposés par des organisations internationales partenaires − qui doivent tous avoir une « réputation irréprochable », des « qualités professionnelles et morales élevées », et au moins cinq ans d’expérience dans le domaine de l’application de la loi ou de la lutte contre la corruption − est chargée de nommer le directeur. […]
L’un des plus éminents combattants russes anti-Kremlin aux côtés de l’Ukraine a été tué lors d’une mission de combat dans l’oblast de Zaporijia, dans le sud de l’Ukraine, a annoncé le Corps des volontaires russes le 27 décembre.
Denis Kapustin, alias « Rex Blanc », commandait le Corps des volontaires russes ( unité d’extrême droite) jusqu’à sa mort, abattu par un drone FPV sur le front sud, selon les premières informations.
[…] Kapustin était un militant d’extrême droite notoire, interdit de séjour dans l’espace Schengen en raison de ses opinions néonazies et de son implication dans des actes de hooliganisme liés au football. Sa famille a quitté Moscou pour l’Allemagne lorsqu’il avait 17 ans. Il s’est installé en Ukraine en 2017.
Dans une interview de 2023 , Kapustin a admis être de droite, mais a contesté l’étiquette de « néonazi », déclarant : « Vous ne me verrez jamais lever la main pour faire un signe hitlérien. »
Au début de l’invasion à grande échelle de la Russie, il a contribué à la mise en place des premières unités de ce qui allait devenir plus tard la troisième brigade d’assaut et le troisième corps d’armée ukrainiens.
[…] Kapustin a ensuite créé le Corps des volontaires russes en août 2022 avec pour objectif final de renverser le président russe Vladimir Poutine . Ce groupe a dénoncé le régime de Poutine, le qualifiant de « mensonges, de corruption et d’anarchie ».
« Seule notre victoire apportera la paix à la Russie ! Tant que Poutine et sa bande de voleurs seront au pouvoir au Kremlin, la guerre continuera », a écrit la milice sur son site web.
La milice a fait la une des journaux en 2023 et 2024 pour ses incursions transfrontalières russes de Belgorod et de Koursk dans les oblasts, au cours desquelles elle a capturé des dizaines de soldats russes. Kiev a affirmé que, bien qu’elle fasse partie des forces de défense et de sécurité ukrainiennes, ses incursions en Russie n’étaient pas menées sur ordre de Kiev. […]
The Kyiv Independent, Un haut commandant russe anti-Poutine tué au combat pour l’Ukraine, traduction automatique
Samedi 27/12, 12h20
Korouptssia (suite).
Timur Mindich, un proche collaborateur du président Volodymyr Zelensky et suspecté de corruption dans une importante affaire, a fui l’Ukraine en novembre, quelques jours avant d’être inculpé de corruption, d’abus de pouvoir et d’enrichissement illicite.
Le média Ukrainska Pravda a localisé Mindich en Israël et a publié une interview de lui le 26 décembre dans laquelle il abordait les allégations le liant à une vaste enquête pour corruption impliquant la société nucléaire publique Energoatom.
L’enquête s’est transformée en l’un des plus grands scandales politiques qu’ait connus l’Ukraine ces dernières années.
Le Bureau national anti-corruption d’Ukraine (NABU) a désigné Mindich, alors copropriétaire de Kvartal 95, le studio de télévision fondé par Zelensky, comme le cerveau de l’opération. Mindich, averti, a quitté le pays avant d’être inculpé.
[…] Dans l’interview accordée à Ukrainska Pravda, Mindich a déclaré qu’il ne pouvait pas commenter la procédure judiciaire, l’affaire étant en cours et ses avocats lui ayant demandé de ne pas faire de commentaires. […] Il a nié avoir fui le pays pour échapper aux enquêteurs, affirmant que son départ avait été planifié à l’avance.
[…] Interrogé sur ses relations avec Zelensky, Mindich a déclaré qu’il n’avait pas communiqué avec le président depuis longtemps. Il a également nié tout lien étroit avec Andriy Yermak , l’ancien chef de cabinet de Zelensky, qui a récemment démissionné de son poste, apparemment dans le cadre de la même enquête. […]
The Kyiv Independent, Mindich s’adresse pour la première fois aux médias ukrainiens depuis sa fuite du pays, nie toute culpabilité et affirme n’avoir eu aucun contact avec Zelensky ou Yermak, traduction automatique
Vendredi 26/12, 21h10
Number one… des idiots utiles.
Lundi 15 décembre, le ministre des Affaires étrangères avait qualifié l’ancien militaire français de «relais de la propagande du Kremlin en Europe». Le jour même, Xavier Moreau était placé sur liste noire par l’Union européenne.
Le jour même, Xavier Moreau «remerciait» Jean-Noël Barrot de «reconnaître la qualité de [s]on travail» et s’enorgueillissait d’être «le numéro UN!». Neuf jours plus tard, ce mercredi 24 décembre, l’ancien militaire franco-russe placé sur liste noire de l’Union européenne a changé de ton. Par l’intermédiaire de son avocat – Me Carlo Alberto Brusa, star des antivaccins – l’administrateur du compte Twitter anti-occident «Stratpol» a fait part de sa décision «d’engager des poursuites judiciaires devant la Cour de justice de la République à l’encontre de Monsieur Jean-Noël Barrot».
Le 15 décembre dernier, le ministre des Affaires étrangères avait annoncé des sanctions, à l’initiative de la France, «à l’encontre de douze agents de la destabilisation russe en Europe, responsables des ingérences numériques étrangères». Au cours de son allocution, il avait nommément cité «Xavier Moreau, ressortissant franco-russe basé en Russie qui est un relais de la propagande du Kremlin en Europe».
[…] Les sanctions décidées à l’encontre de la Russie et de personnalités liées au Kremlin se fondent sur les articles 21 et 29 du Traité sur l’Union européenne, qui prévoient que le Conseil de l’Union européenne adopte des décisions pour «sauvegarder ses valeurs, ses intérêts fondamentaux, sa sécurité, son indépendance et son intégrité», mais aussi de «consolider et de soutenir la démocratie».
[…] Or, Xavier Moreau, qui vit avec sa famille en Russie depuis 2000, se réclame ouvertement d’un positionnement pro-Kremlin. Sur son compte Twitter, suivi par plus de 100.000 abonnés, ainsi que sur les plateformes prisées des pro-russes Rumble et Odysee, il reprend à son compte les thèses historiques de Vladimir Poutine et sa propagande, en expliquant par exemple comment l’Ukraine a été façonné par les États-Unis depuis les années 1990 pour devenir un pays anti-Russie, ou en vantant les bienfaits de «l’opération militaire spéciale» qui aurait «ramené les valeurs patriotiques» chez les jeunes russes. […]
Le Figaro, «Être pro Poutine n’est pas un délit» : Xavier Moreau, sanctionné par l’UE, va porter plainte contre Jean-Noël Barrot
Vendredi 26/12, 19h25
Korouptssia (suite).
Des journalistes ont retrouvé Mindich [le principal protagoniste du récent scandale impliquant Energoatom] en Israël
Il a qualifié l’affaire de « grande affaire médiatique » et a déclaré qu’il avait été « rendu coupable » et que les enregistrements sur les bandes NABU avaient été « sortis de leur contexte ».
Mindich a confirmé connaître Zelensky, mais a précisé qu’il n’avait pas communiqué avec lui depuis longtemps.
Nicola Jennings — Les deux présidents ne se réconfortent pas mutuellement. Trump déplorant l'absence de prix Nobel de la Paix et Poutine son échec à annexer l'Ukraine.
Je ne sais pas si vous savez qui je suis, mais on m’a demandé de prononcer le message alternatif de Noël de cette année (ce qui, d’après ce que j’ai entendu, est très important), alors j’espère que vous me connaissez, mais si ce n’est pas le cas, je présente ce que vous appelez un « chatshow » (nous appelons cela un « talkshow ») dans ce que vous appelez les colonies, je crois ? Honnêtement, je n’ai aucune idée de ce qui se passe là-bas. En revanche, je sais ce qui se passe ici, et je peux vous dire que, d’un point de vue fasciste, cette année a été vraiment formidable. La tyrannie est en plein essor ici. Vous avez peut-être lu dans vos journaux colorés que le président de mon pays aimerait me faire taire, parce que je ne l’adore pas comme il aime être adoré. Le gouvernement américain a proféré des menaces à mon encontre et à l’encontre de l’entreprise pour laquelle je travaille, et tout à coup, nous avons été retirés des ondes. Mais ensuite, vous savez ce qui s’est passé ? Un miracle de Noël s’est produit. En fait, c’était en septembre. C’était un miracle de septembre. Mais les fêtes semblent arriver de plus en plus tôt chaque année, n’est-ce pas ?
Des millions et des millions de personnes se sont levées et ont dit : « Non, c’est inacceptable. » Des gens qui n’avaient jamais regardé mon émission, des gens qui avaient déclaré publiquement détester mon émission ont pris la parole, ils ont manifesté. Ils ont fait tout cela pour défendre le droit à la liberté d’expression – et parce que tant de gens se sont exprimés, nous sommes revenus. Notre émission est revenue plus forte que jamais. Nous avons gagné, le président a perdu, et maintenant je suis de retour à l’antenne tous les soirs pour passer un savon bien mérité au politicien le plus puissant de la planète. […]
[…] Alors, si je peux me permettre de parler au nom de mon pays – ce que je ne ferai certainement pas –, notre message à vous, nos amis d’outre-Atlantique, pour ce Noël, est le suivant : ne perdez pas espoir. Nous traversons une petite période difficile en ce moment, mais ça va s’arranger. […] Donnez-nous trois ans, s’il vous plaît. […]
The Guardian, Jimmy Kimmel, Chère Grande-Bretagne : la situation est grave, mais l’Amérique se remettra de Donald Trump. Donnez-nous juste trois ans, traduction Deepl
Vendredi 26/12, 8h20
Pétrole russe.
L’Ukraine a utilisé des missiles britanniques Storm Shadow pour attaquer une raffinerie de pétrole russe jeudi, a annoncé l’armée ukrainienne. La raffinerie de Novoshakhtinsk a été touchée par les missiles et de nombreuses explosions ont été enregistrées, a indiqué l’état-major des forces armées ukrainiennes sur les réseaux sociaux. L’Ukraine a déjà utilisé ces missiles britanniques pour frapper des cibles en Russie. L’armée a également précisé que l’usine de Novoshakhtinsk était l’un des principaux fournisseurs de produits pétroliers du sud de la Russie et qu’elle « participe directement à l’approvisionnement des forces armées de la Fédération de Russie ». […]
The Guardian, Point de situation sur la guerre en Ukraine : Kiev frappe une raffinerie de pétrole russe avec des missiles britanniques Storm Shadow, traduction automatique
Jeudi 25/12, 21h30
Masques.
Le Monde, Live — A Kiev, la tradition de Noël maintenue malgré la guerre
Jeudi 25/12, 21h30
Marioupol.
Les autorités russes ont rouvert les ventes de billets pour des pièces au théâtre dramatique de Marioupol, a annoncé la municipalité de la ville sur Telegram, précisant que les premières performances sont prévues à la fin de décembre, près de trois ans après le bombardement russe du théâtre.
En février 2022, plusieurs centaines de personnes avaient trouvé refuge dans le sous-sol de ce théâtre, utilisé comme abri antiaérien. Afin de dissuader tout bombardement, le mot « enfants » avait été inscrit de telle sorte qu’il soit visible du ciel. Mais le 16 mars 2022, les lieux avaient été bombardés par l’armée russe. […]
[On verra si Budanov a prévu de dire un mot ou deux à ces petites performances]
Jeudi 25/12, 18h05
Comment ça se passe : qui a la clef des nucs, chef ?
Le vice-président américain a récemment partagé son point de vue sur les armes nucléaires appartenant à la France et au Royaume-Uni lors d’une interview avec le journal conservateur UnHerd.
JD Vance se dit inquiet et admet qu’il considère les armes nucléaires possédées par nos pays voisins [de la Belgique — La Libre est belge] comme des risques pour la sécurité du territoire américain : « S’ils [la France et le Royaume-Uni] se laissent submerger par des idées morales extrêmement néfastes, on permet alors que des armes nucléaires tombent entre les mains de personnes capables de nuire très gravement aux États-Unis ».
Le vice-président s’exprime ici très explicitement sur les personnes qui sont liées à l’islamisme. Il considère que certaines personnes adhérentes de l’idéologie occupent des fonctions publiques dans des pays européens. Il précise ensuite qu’il s’agit « d’une minorité » et que ces personnes sont un « risque » potentiel au long terme. Il souligne que « quelqu’un ayant de telles convictions acquière une influence majeure dans une puissance nucléaire européenne. Dans cinq ans ? Non. Mais dans quinze ans ? Absolument. Et cela constitue une menace directe pour les États-Unis. » […]
La Libre, « Cela constitue une menace directe pour les États-Unis » : JD Vance met en garde contre les armes nucléaires françaises et britanniques
Jeudi 25/12, 15h25
Comment ça se passe : ma poule.
Kostiantyn, âgé de 89 ans, qui a consacré 25 ans de sa vie au travail dans les mines, a dû quitter son domicile dans le district de Dobropillia, dans la région de Donetsk, après qu’un drone russe a complètement détruit sa maison.
L’homme, qui avait perdu sa femme il y a plusieurs années, se retrouvait complètement seul au milieu des ruines. Emportant son poulet avec lui, il décida d’évacuer et entreprit un dangereux voyage dans sa propre voiture. Pendant deux jours, Kostiantyn a partagé avec la poule les seules provisions qui lui restaient : des morceaux de pain sec. Il affirme que l’oiseau l’a aidé à garder la raison malgré les attaques incessantes.
« La poule est mon amie. Pendant deux ans, elle a été la seule à qui j’ai parlé. Nous avons traversé tous les bombardements ensemble, et notamment le moment où le drone a frappé ma maison. Je ne pouvais tout simplement pas l’abandonner », a confié Kostientyn.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Jeudi 25/12, 11h35
De la moralité des armes (nucs).
[…] En 2019, le pape François a affirmé la position de l’Église catholique, dépassant la simple acceptation conditionnelle de la dissuasion. Il a déclaré que la simple possession d’armes nucléaires est immorale. […]
Bulletin of the Atomic Scientists, Les évêques catholiques rappellent aux dirigeants politiques que les armes nucléaires sont immorales, traduction automatique
Le pape Léon XIV lors de sa messe d'intronisation place Saint-Pierre le 18 mai 2025. Lors d'une audience générale au Vatican le 6 août, à l'occasion du 80e anniversaire des bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki, le nouveau pape a critiqué la dissuasion nucléaire, la qualifiant de « sécurité illusoire fondée sur la menace de destruction mutuelle ». (Crédit : Mazur/cbcew.org.uk, via Flickr)
Jeudi 25/12, 11h30
Comment ça se passe : mon internet.
« Saint-Pétersbourg. Deuxième jour sans Internet. Impossible de payer le trajet en bus. Nous sommes contraints d’annuler tous nos rendez-vous et nos déplacements. Nous sommes bloqués dans un village. Les banques en ligne ne fonctionnent pas, impossible d’acheter quoi que ce soit en magasin. Impossible de prendre rendez-vous chez le médecin, impossible de contacter notre travail. Nous sommes retombés au Moyen Age. »
Ces propos ne sont pas tirés d’un roman dystopique, ils ont été glanés sur l’Internet russe le 12 décembre. Six ans après l’adoption de la loi sur l’Internet souverain de 2019 et près de quatre ans après l’offensive militaire de grande ampleur en Ukraine, les internautes russes font face à des coupures fréquentes de l’Internet mobile, qui désorganisent leur vie quotidienne.
[…] Si les institutions russes ont profité des facilités offertes par les technologies pour fonder un nouvel autoritarisme numérique, la société, fortement équipée et convertie aux vertus de la dématérialisation, a confié à ses téléphones portables les principales opérations de son quotidien.
[…] Les premiers shutdowns [« interruptions »] ont été signalés le 9 mai 2025, lors de la Fête de la victoire, et ont été justifiés par la nécessité de protéger la population des attaques de drones ukrainiens. Depuis, les coupures, recensées et cartographiées par l’association de défense des libertés numériques Na Sviazi (« En ligne »), se sont multipliées dans les différentes régions du pays, au nom de la protection de la population.
[…] Pour certains, la situation est même dramatique : une habitante de Saint-Pétersbourg, citée par le site Meduza, rapporte qu’elle ne peut pas quitter son appartement car sa pompe à insuline fonctionne grâce à sa connexion mobile. Les experts indépendants tentent désormais de quantifier les coûts de ces déconnexions forcées : pertes économiques, dégradation des conditions de vie et de travail, atteintes à la santé des personnes, sans même parler de la censure et des entraves à l’information. […]
Le Monde, Françoise Daucé, sociologue : « En Russie, les coupures d’Internet suscitent un mécontentement manifeste »
C’est l’un des points potentiellement les plus explosifs des négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie, sous l’égide des Etats-Unis. Parmi les 20 points dévoilés ce mercredi par Volodymyr Zelensky, à l’issue de consultations avec les Etats-Unis, la centrale nucléaire de Zaporijia occupe une place à part.
A Kyiv, celle-ci est perçue à la fois comme un symbole de la guerre menée par Moscou contre les infrastructures stratégiques ukrainiennes, et comme un risque systémique qui dépasse largement le seul théâtre du conflit. Pour les autorités ukrainiennes, toute discussion sérieuse sur un cessez-le-feu durable passe nécessairement par une solution claire sur ce site.
[…] Les réacteurs sont à l’arrêt, mais la centrale reste dépendante d’une alimentation électrique externe stable pour assurer le refroidissement du combustible et les fonctions de sûreté. Or, les lignes à haute tension reliant le site au réseau ukrainien ont été endommagées à de multiples reprises, obligeant périodiquement l’exploitant à recourir aux générateurs diesel de secours.
[…] Dans le cadre des négociations, c’est précisément sur la gouvernance du site que les divergences sont les plus nettes. Selon des sources proches des discussions, Washington aurait proposé un schéma de gestion tripartite associant l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis, chacun détenant 33 % du contrôle de la centrale, les Etats-Unis assumant un rôle de superviseur principal de son exploitation.
L’objectif affiché serait de garantir la sûreté du site dans une phase transitoire, tout en l’inscrivant dans un cadre politique plus large lié aux négociations de paix. Cette option est rejetée par Kyiv, qui refuse toute forme de contrôle russe sur la centrale. Les autorités ukrainiennes défendent un modèle alternatif reposant sur une coentreprise américano-ukrainienne. Dans ce schéma, 50 % de l’électricité produite seraient destinée aux territoires sous contrôle ukrainien, tandis que les Etats-Unis détermineraient l’affectation du solde.
Volodymyr Zelensky insiste en parallèle sur une condition préalable jugée non négociable : la démilitarisation complète du site. « Pour que tout cela puisse fonctionner en toute sécurité, la centrale nucléaire de Zaporijia, la ville d’Enerhodar et la centrale hydroélectrique de Kakhovka doivent être démilitarisées, car il y a aujourd’hui des troupes russes et des combats, et il n’existe pas le niveau de sécurité nécessaire », a-t-il ainsi déclaré. Au-delà du risque nucléaire, l’enjeu est aussi énergétique : avant la guerre, Zaporijia jouait un rôle clé dans l’équilibre du réseau électrique ukrainien. […]
Les Echos, Guerre en Ukraine : la centrale nucléaire de Zaporijia, enjeu clé des négociations de paix
Jeudi 25/12, 8h35
Négos.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présenté le 23 décembre le dernier plan de paix américano-ukrainien-européen en 20 points, que les États-Unis devraient soumettre à la Russie.
Ce plan semble résumer les propositions américano-ukrainiennes-européennes, et Zelensky a déclaré qu’il existait trois documents supplémentaires non publiés : un document américano-ukrainien-européen exposant les garanties de sécurité pour l’Ukraine ; un document américano-ukrainien sur le rôle de l’armée américaine dans ces garanties, incluant un plan d’action détaillé et des mécanismes de réponse en cas de nouvelle agression russe ; et un document américano-ukrainien intitulé « Feuille de route pour la prospérité de l’Ukraine », décrivant le redressement et le développement économique du pays après la guerre.
Le plan en 20 points semble inclure des points sur lesquels les États-Unis, l’Ukraine et l’Europe se sont largement entendus, mais Zelensky a noté que certains points, notamment les questions liées au contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijia (ZNPP) occupée par la Russie et les mécanismes de création d’une zone démilitarisée ou d’une « zone économique libre » dans l’oblast de Donetsk, restent non résolus et font toujours l’objet de discussions. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 24 décembre, traduction automatique
1. Souveraineté
Le texte indique que l’Ukraine est un Etat souverain, et que tous les signataires de l’accord le confirment par leurs signatures.
2. Non-agression
La Russie et l’Ukraine s’engagent à une « non-agression totale et inconditionnelle ». Pour maintenir une paix durable, « un mécanisme de surveillance sera établi pour contrôler la ligne de contact par l’intermédiaire d’un suivi aérien sans équipage, afin d’assurer un signalement rapide des violations et de résoudre les différends », a indiqué Volodymyr Zelensky.
3. Sécurité
L’Ukraine recevra de « solides garanties de sécurité », a déclaré le président ukrainien, sans rentrer dans les détails de ce point.
4. L’armée ukrainienne
Elle conservera un effectif de 800.000 personnes en temps de paix.
5. Sécurité bis
Les Etats-Unis, l’OTAN et les Etats européens signataires devront fournir à l’Ukraine des garanties de sécurité calquées sur l’article 5 de l’Otan. Ainsi, si la Russie envahit l’Ukraine, en plus d’une réponse militaire coordonnée, toutes les sanctions mondiales contre la Russie seront rétablies.
A l’inverse, si l’Ukraine envahit la Russie ou ouvre le feu sur le territoire russe sans provocation, les garanties de sécurité seront réputées nulles et non avenues.
6. La législation russe
La Russie formalisera une politique de non-agression envers l’Europe et l’Ukraine dans toutes les lois et documents requis pour la ratification.
7. L’Union européenne
L’Ukraine deviendra membre de l’UE dans un délai précisément défini, et bénéficiera à court terme d’un accès privilégié au marché européen.
8. Le développement de l’Ukraine
Un programme mondial d’aide au développement de l’Ukraine sera défini dans un accord distinct. Il couvrira un large éventail de domaines économiques, sans s’y limiter. Un Fonds de développement de l’Ukraine sera notamment créé et les Etats-Unis s’investiront dans la reconstruction et le développement des infrastructures.
9. La reconstruction
Plusieurs fonds seront créés dédiés au redressement de l’économie ukrainienne, à la reconstruction, et aux questions humanitaires. L’Ukraine se réserve le droit à demander réparation pour les dommages infligés.
10. Libre-échange
L’Ukraine accélérera le processus de conclusion d’un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.
11. Le nucléaire
L’Ukraine confirme qu’elle demeurera un Etat non nucléaire conformément au traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
12. La centrale de Zaporijjia
La centrale nucléaire de Zaporijjia sera gérée conjointement par trois pays : l’Ukraine, les Etats-Unis et la Russie.
13. La tolérance
Les deux pays s’engagent à mettre en oeuvre des programmes éducatifs dans les écoles et au sein de la société qui favorisent la compréhension et la tolérance à l’égard des différentes cultures et qui combattent le racisme et les préjugés.
14. Les frontières
Dans les régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson, la ligne de déploiement des troupes à la date du présent accord est de facto reconnue comme la ligne de contact. Des forces internationales seront déployées le long de la ligne de contact pour surveiller le respect du présent accord.
La Fédération de Russie doit retirer ses troupes des régions de Dnipropetrovsk, Mykolaïv, Soumy et Kharkiv pour que le présent accord entre en vigueur.
15. Cessions de territoires
Après s’être entendues sur de futurs arrangements territoriaux, la Fédération de Russie et l’Ukraine s’engagent toutes deux à ne pas modifier ces dispositions par la force.
16. Le Dniepr et la mer Noire
La Russie n’entravera pas l’utilisation par l’Ukraine du Dniepr et de la mer Noire à des fins commerciales.
17. Prisonniers de guerre
Un comité humanitaire sera créé pour résoudre les questions en suspens. Tous les prisonniers de guerre restants, y compris ceux condamnés en Russie de 2014 à ce jour, seront échangés selon le principe du « tous contre tous ».
18. Elections
L’Ukraine devra organiser des élections dès que possible après la signature de l’accord.
19. Conseil de paix
Le présent accord a force obligatoire. Sa mise en oeuvre sera surveillée et garantie par un Conseil de paix présidé par le président Trump. L’Ukraine, l’Europe, l’Otan, la Russie et les Etats-Unis feront partie de ce mécanisme. Des sanctions s’appliqueront en cas de violations.
20. Cessez-le-feu
Une fois que toutes les parties auront accepté le présent accord, un cessez-le-feu total entrera immédiatement en vigueur.
Les Echos, Guerre en Ukraine : les 20 points du nouveau plan de paix américain
Mercredi 24/12, 21h10
Vœu.
Dans son adresse aux Ukrainiens, mercredi soir, le président ukrainien s’est adressé à la nation la veille de Noël, appelant à la paix pour l’Ukraine et dénonçant les frappes russes menées à l’approche des fêtes.
[…] M. Zelensky a paru exprimer le souhait de voir disparaître, sans le nommer, son alter ego russe ,Vladimir Poutine : « Aujourd’hui, nous avons tous un même rêve, et nous formulons un seul vœu pour tous. “Qu’il périsse”, dira chacun en son for intérieur. Mais lorsque nous nous tournons vers Dieu, bien sûr, nous demandons plus large : nous demandons la paix pour l’Ukraine. » […]
L’Union européenne (UE) a « fermement » condamné, mercredi 24 décembre, les sanctions « injustifiées » des Etats-Unis contre l’ancien commissaire européen Thierry Breton et quatre autres ressortissants européens engagés en faveur de la régulation de la tech. « Nous avons demandé des clarifications aux autorités américaines (…). Si nécessaire, nous répondrons rapidement et de manière décisive pour défendre notre autonomie réglementaire contre des mesures injustifiées », a-t-elle assuré.
Bruxelles a de nouveau contesté toutes les accusations de « censure » de l’UE contre des géants du numérique américains, invoquées par l’administration Trump […]
Le Monde, Thierry Breton interdit de séjour aux Etats-Unis : l’UE condamne les sanctions contre cinq personnalités pour leur rôle dans la régulation de la tech
Mardi 23/12, 17h40
Siversk. Pacha y a « travaillé ».
L’armée ukrainienne s’est retirée de Siversk, mardi. « De violents combats se poursuivent près de Siversk. Les forces russes disposent d’un avantage significatif en hommes et en matériel et continuent leurs opérations offensives malgré des pertes importantes », écrit l’état-major sur Facebook. « Afin de préserver la vie des soldats et la capacité de combat des unités, les défenseurs ukrainiens se sont retirés de la localité », a-t-il précisé. L’armée russe en avait revendiqué la prise, le 11 décembre, l’Ukraine avait démenti, malgré la supériorité des forces russes dans la zone. […]
Une frappe russe pourrait provoquer l’effondrement de l’abri antiradiations interne de la centrale nucléaire de Tchernobyl, aujourd’hui à l’arrêt, en Ukraine, a déclaré le directeur de la centrale, Sergiy Tarakanov à l’Agence France-Presse (AFP). « Si un missile ou un drone le touche directement, ou même tombe quelque part à proximité, par exemple un Iskander, Dieu nous en garde, cela provoquera un mini-séisme dans la zone », a-t-il expliqué à l’AFP, lors d’un entretien réalisé la semaine dernière. « Personne ne peut garantir que l’abri restera debout après cela. C’est là la principale menace », a-t-il ajouté.
[…] L’abri du NSC a été gravement endommagé lors d’une frappe de drone russe, en février, qui a provoqué un incendie majeur dans le revêtement extérieur de la structure en acier. « Notre NSC a perdu plusieurs de ses fonctions principales. Et nous comprenons qu’il nous faudra au moins trois ou quatre ans pour restaurer ces fonctions », a précisé M. Tarakanov. […]
Les femmes et les enfants d’abord. Depuis vendredi, c’est la ligne de conduite des Russes au Venezuela. Des diplomates basés à Caracas ont commencé à évacuer leurs familles, selon un responsable du renseignement européen s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de l’Associated Press. Cette décision aurait été motivée par la montée des tensions géopolitiques dans la région et l’escalade des rapports entre les États-Unis et le Venezuela. Cependant, aucune source officielle du Kremlin n’a confirmé cette information. L’agence de presse russe Tass a démenti toute évacuation de l’ambassade, mais est restée floue concernant un éventuel rapatriement des familles des diplomates. […]
Le Figaro, Tensions entre le Venezuela et les États-Unis : certaines familles de diplomates russes rapatriées
Commentaire : "La Russie lâche le Venezuela mais récupère le Donbass, c’est sûrement le deal officieux avec Trump"
Mardi 23/12, 9h50
Comment ça se passe : se faire des illusions.
De fausses informations influencent probablement la perception qu’a le président russe Vladimir Poutine de la situation sur le terrain.
Le Financial Times ( FT ) a rapporté le 22 décembre que deux responsables non identifiés ont déclaré que les autorités militaires et de sécurité russes informaient régulièrement Poutine de la situation en gonflant le nombre de victimes ukrainiennes, en soulignant les avantages de la Russie en matière de ressources et en minimisant les échecs tactiques […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 22 décembre, traduction automatique
[…] le lieutenant-général Fanil Sarvarov, membre de l’état-major, chargé du département de la formation opérationnelle, a été tué dans l’explosion de sa voiture à Moscou, dans l’un des quartiers sud de la capitale.
[…] Ce nouvel attentat intervient alors que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré, samedi 20 décembre, que Sergueï Kouzovlev, le colonel-général russe qui avait informé trop vite le Kremlin de l’occupation de Koupiansk, s’était volatilisé. Le militaire avait annoncé à M. Poutine que cette ville était entièrement contrôlée par l’armée russe, ce qui avait conduit le président à proclamer la prise de cette cité stratégique. Mais, le 12 décembre, M. Zelensky a enregistré une vidéo sur place, contredisant par les actes les affirmations du Kremlin. Depuis, armées russe et ukrainienne continuent de combattre à Koupiansk. Et M. Kouzovlev, décoré de la plus haute distinction militaire des mains mêmes de M. Poutine, a disparu des radars. Sur les réseaux sociaux, certains ont annoncé sa mort. Une information non confirmée officiellement.
Le Monde, Guerre en Ukraine : avec l’assassinat d’un troisième haut gradé à Moscou, l’armée russe touchée au plus haut niveau
Il n’a pu rouler que quelques mètres à peine avant que le plancher de sa Kia Sorento ne soit soufflé. Fanil Sarvarov, haut gradé de l’état-major de l’armée russe, est décédé lundi matin à Moscou après l’explosion de sa voiture, a annoncé le Comité d’enquête russe, qui suit la piste des services spéciaux ukrainiens. Une charge explosive avait vraisemblablement été posée sous le châssis de son véhicule avant d’être activée à distance. Coincé à bord, Sarvarov souffrait de très nombreuses fractures et plaies sur tout le corps causées par les éclats, selon le média russe en ligne Shot, avant de succomber à ses blessures à l’hôpital. […]
Le Figaro, Qui était Fanil Sarvarov, le général de l’état-major russe tué dans l’explosion d’une voiture à Moscou ?
Fanil Sarvarov Fanisovich, de son nom complet, est décédé lundi matin à Moscou après l’explosion de sa voiture. Anastasia Barashkova (REUTERS) et site internet du ministère de la Défense russe (www.mil.ru).
Lundi 22/12, 21h05
Allemagne.
[…] Préparer la guerre culturelle, polariser la vie politique allemande et construire un face à face avec Die Linke en arrachant les électeurs de la CDU/CSU : l’AfD a un plan pour changer les règles du jeu politique outre-Rhin.
Depuis juillet dernier, le parti développe une nouvelle stratégie pour conquérir le pouvoir d’ici la fin de la décennie : « pour que l’AfD puisse façonner la politique, le cordon sanitaire doit tomber. »
La principale architecte de cette offensive est la vice-présidente de l’AfD, Beatrix von Storch. Principale promotrice d’une « droite chrétienne » en Allemagne. Loin de préconiser une « dédiabolisation », la vice-présidente du groupe parlementaire de l’AfD veut conquérir quatre millions de voix par une stratégie confrontationnelle avec la gauche allemande.
Fondé en 2013 en opposition au sauvetage financier de la Grèce par l’Union européenne par un groupe d’économistes allemands libéraux et conservateurs, le parti Alternative für Deutschland a été transformé en parti de droite populiste et nationaliste.
Depuis mai 2025, il est désigné avec certitude comme un parti d’extrême droite (« gesichert rechtsextrem ») par [les] renseignements intérieurs — l’Office fédéral de protection de la constitution — ce qui justifie sa surveillance policière. Malgré ses résultats en hausse dans les parlements des Länder, en particulier à l’Est, l’AfD n’exerce pas de responsabilité exécutive au niveau des Länder ou de l’État fédéral.
Depuis les élections de février 2025, il est le premier parti d’opposition en Allemagne, avec 152 députés, soit environ 20 % des sièges.
[…] Beatrix von Storch est née von Oldenburg, dans une famille de la haute aristocratie européenne. Du côté de son père, elle est apparentée aux grandes dynasties régnantes. Son arrière-grand-père paternel fut le dernier grand duc régnant d’Oldenbourg jusqu’en 1918, tandis que son grand-père s’engagea dans l’entre-deux-guerres dans l’organisation paramilitaire des Stahlhelm avant de rejoindre le NSDAP puis la SA.
[…] En 1993, Beatrix von Oldenburg rencontre Sven von Storch, né en 1970 au Chili dans une famille d’origine allemande.
Ils partagent un intérêt pour la restitution des domaines terriens spoliés par les autorités soviétiques après 1945 dans le cadre de la « dé-junkerisation ». Tous deux fondent et animent un réseau de think-tanks de droite conservatrice anti-avortement et anti-immigration.
Sven von Storch a travaillé avec l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro — aujourd’hui condamné — qui a reçu le couple en 2021 à Brasilia et avec le Chilien José Antonio Kast — qui vient d’être élu président du Chili — avec lequel il partage de nombreux liens biographiques.
[…] À l’aise à la fois en anglais et en espagnol, Beatrix von Storch est l’une des rares figures de l’AfD à avoir acquis une notoriété à l’étranger.
Elle est régulièrement invitée dans l’émission de Steve Bannon « War Room » sur YouTube. Elle y dénonce la supposée politique de persécution que subirait son parti de la part de « l’État profond », notamment autour de la surveillance de l’AfD comme organisation d’extrême droite.
[…] Avec le couple von Storch, la nouvelle droite en Allemagne se lance à la conquête du champ religieux.
Sur les questions ecclésiales, la députée et son mari se montrent très critiques d’un épiscopat catholique allemand qui serait « spirituellement déstructuré » et déjà acquis à la cause LGBT 14.
Beatrix von Storch a su se faire accepter puis se rendre indispensable comme figure pivot entre la droite chrétienne et l’AfD.
Le parti d’extrême droite s’inspire dans ce domaine également des méthodes nouvelles développées outre-Atlantique et recherche l’alliance avec des « influenceurs chrétiens » […]
Le Grand Continent, Beatrix von Storch : la stratège de l’AfD qui veut prendre l’Allemagne
Le défenseur ukrainien Yevdokym Serdiuk a rejoint la 56e brigade motorisée en 2022 et a combattu dans les régions de Zaporijia et Donetsk. En 2023, il a perdu ses jambes lors d’une attaque de drone russe. Aujourd’hui, Yevdokym travaille comme instructeur en prothèses au centre de rééducation TYTANOVI. Il s’est rendu dans un centre commercial déguisé en Père Noël. Photo K.Chubotin
Un soldat ukrainien danse avec sa bien-aimée dans la rue [à Kyiv]. Photo Leonid Romaniuk
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Lundi 22/12, 10h15
Soldat de toujours.
Les fantassins ont quitté les positions où ils combattaient depuis 130 jours. Ils ont également libéré un prisonnier qui se trouvait dans des positions voisines depuis deux mois, — officier de presse de la 93e brigade de fusiliers motorisés.
[…] Les militaires croient-ils au pouvoir de la diplomatie ?
L’un des pilotes, indicatif « Bulava », nous parle. Il est convaincu que l’Ukraine ne cédera aucun territoire, ne réduira pas ses effectifs militaires et ne quittera pas l’OTAN. Il se souvient qu’après la victoire de Trump à l’élection présidentielle de 2024, beaucoup parlaient déjà d’une fin de guerre imminente. Pourtant, cela ne s’est jamais produit.
« Pour nous, pour les gens d’ici, rien n’a changé sous la présidence de Trump. Nous défendons nos terres, nous essayons de récupérer notre territoire mètre par mètre, et nous ne nous faisons aucune illusion : personne ne viendra soudainement négocier pour nous », déclare Bulava.
Yakim, un combattant de 42 ans originaire de Crimée et connu sous le nom de code « Yakim », a participé activement à la Révolution de la Dignité et a travaillé à la télévision, malgré sa formation d’architecte. Il a ensuite collaboré avec un cabinet d’architectes allemand en Ukraine, travaillant sur des projets de toitures végétalisées.
Yakim sait désormais piloter aussi bien les Vampires que les Wings, a commandé des équipages et possède une solide expérience du combat. Il évoque longuement sa formation à l’étranger, en Grande-Bretagne, sous la direction d’instructeurs suédois. Il précise qu’ils étaient jeunes et inexpérimentés, mais que la formation était néanmoins de grande qualité et efficace.
« En ce qui concerne les négociations, combien en avons-nous eu jusqu’à présent ? Si personne n’est déterminé à changer quoi que ce soit, tout le monde y perdra. On ne peut pas parler aux Russes en termes de concessions — l’histoire l’a prouvé. On ne peut leur parler qu’en utilisant la force », déclare Yakim.
« Les Européens doivent comprendre qu’ils n’ont pas d’autre choix que de prendre une décision. Si nous ne les arrêtons pas, l’Ukraine ne sera que le début d’une guerre bien plus vaste » , affirme le combattant.
[…] Le soldat Predko, indicatif « Predko », combat depuis 2023. Âgé de 25 ans, il est originaire de la région de Jytomyr. Très attaché à sa section « Kotiki », il commande déjà deux équipages de drones FPV.
« Tout le monde souhaite un cessez-le-feu, personne ne le cache », admet-il. « Mais nous avons tous le même objectif : stopper l’avancée de l’ennemi. Même si nous déposons les armes maintenant, les Russes ne s’arrêteront pas.On ne peut pas leur faire confiance. » […]
UKrainska Pravda, Daria Onishchenko, Conversations dans l’abri. Les soldats ukrainiens croient-ils à un possible cessez-le-feu ? traduction automatique
Dimanche 21/12, 10h50
Voir la guerre.
La guerre est difficile à regarder – la vraie guerre, pas celle des jeux vidéo ou des films d’action. Plus on s’approche des combats, plus c’est insoutenable. La mort frappe sans prévenir. Le bruit est terrifiant ; la peur est suffocante. Et la plupart des gens ne supportent pas de voir ce que la guerre fait réellement au corps humain – comment un bref instant peut transformer un être vivant en un amas de chair informe.
Les combats en Ukraine ont, à bien des égards, transformé la nature de la guerre. Jusqu’à 80 % des pertes au combat sont désormais infligées par des drones, et non plus par des mitrailleuses, de l’artillerie ou des missiles. Ce chiffre est probablement similaire pour les véhicules blindés et autres équipements déployés en première ligne. Alors que les commandants de l’OTAN s’efforcent de s’adapter aux nouvelles technologies et aux nouvelles méthodes de combat, leurs anciennes doctrines militaires sont devenues obsolètes.
Pourtant, la guerre a aussi révolutionné notre façon d’en être témoin. Depuis son début en février 2022, l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie a été une affaire étrangement intime, inondant le monde d’images inédites du champ de bataille. Ceci est dû à l’utilisation massive de deux technologies puissantes : les drones équipés de caméras et les caméras d’action de type GoPro. Les drones offrent des vues d’une netteté saisissante des champs de bataille et filment les derniers instants des munitions volantes atteignant leurs cibles. Les caméras corporelles plongent le spectateur au cœur de l’action, parfois d’une proximité troublante.
On parlait autrefois du « brouillard de guerre ». Aujourd’hui, les stratèges militaires, en Ukraine et ailleurs, peinent à appréhender le champ de bataille transparent, où presque chaque mouvement peut être observé et contré en temps réel. Le cinéaste ukrainien Mstyslav Chernov et ses collègues, oscarisés en 2024 pour leur film 20 Days in Marioupol, ont réalisé un documentaire sur la guerre qui exploite ces deux aspects avec une grande efficacité.
Un soldat ukrainien traverse une forêt calcinée sur la ligne de front à Donetsk, près d'Andriivka, en Ukraine, le 16 septembre 2023. Mstyslav Chernov/AP
2000 mètres vers Andriivka relate un moment précis de la contre-offensive ukrainienne de 2023, lorsque les soldats de Kyiv tentent, avec un courage héroïque mais finalement infructueux, de repousser les Russes. Dans le film, les soldats tentent de s’emparer du petit village d’Andriivka, dans la région du Donbass, à quelques kilomètres de Bakhmut, ville qui a été le théâtre de certains des combats les plus violents de la guerre. Pour ce faire, ils doivent progresser sur un kilomètre et demi à travers ce qu’ils appellent « la forêt » – qui n’est en réalité qu’une étroite bande de verdure, bordée de champs, où presque tous les arbres ont été réduits en miettes par les tirs d’artillerie.
Chernov et son collègue Alex Babenko suivent les troupes, filmant les événements avec leurs propres caméras, à la manière des correspondants de guerre depuis l’avènement des caméras portables. Le film s’appuie également largement sur des images filmées par les caméras embarquées des soldats eux-mêmes, notamment dans la séquence d’ouverture, où l’on voit des troupes ukrainiennes prises sous un déluge d’artillerie russe. Certains sont tués, d’autres grièvement blessés. Les survivants parviennent à monter dans un véhicule blindé de transport de troupes, mais au moment où ils pensent pouvoir s’échapper, leur véhicule s’embourbe, les obligeant à chercher d’autres moyens de fuir cet enfer.
Le film qui en résulte est le témoignage de combat le plus extraordinaire qu’il m’ait été donné de voir, et il n’est pas surprenant qu’il ait été présélectionné pour l’Oscar du meilleur documentaire cette semaine. Des films de fiction comme La Chute du faucon noir ou Il faut sauver le soldat Ryan me viennent à l’esprit, mais ces deux œuvres semblent artificielles, notamment dans leur volonté excessive de rédemption de leurs héros. Le film de Chernov offre peu de consolation ; la plupart des soldats sont morts au moment de sa sortie en salles. D’autres documentaires célèbres ne peuvent tout simplement pas rivaliser ; même dans les meilleurs films sur la guerre du Vietnam, qui restituent bien l’intensité des combats, l’ennemi est presque toujours invisible, tapi dans la jungle. Ici, l’ennemi est tout près. (À un moment donné, les Ukrainiens capturent un officier russe, pitoyable et terrifié.) Ce récit est d’une brutalité sans concession, d’une cruauté cruelle qui reflète le paysage désolé dans lequel il se déroule. […]
Foreign Policy, Un film de guerre qui va changer tous les films de guerre, traduction automatique
Samedi 20/12, 23h55
Négos-négations (suite).
Les rapports des services de renseignement américains continuent d’avertir que le président russe Vladimir Poutine a l’intention de s’emparer de toute l’Ukraine et de récupérer des parties de l’Europe qui appartenaient à l’ancien empire soviétique, ont déclaré six sources proches des services de renseignement américains, alors même que les négociateurs cherchent à mettre fin à la guerre, ce qui laisserait la Russie avec beaucoup moins de territoire.
Ces rapports dressent un tableau radicalement différent de celui présenté par le président américain Donald Trump et ses négociateurs de paix en Ukraine, qui affirment que Poutine souhaite mettre fin au conflit. Le plus récent de ces rapports date de fin septembre, selon l’une des sources.
Ces renseignements contredisent également les dénégations du dirigeant russe selon lesquelles il constituerait une menace pour l’Europe.
Les conclusions américaines sont restées constantes depuis le lancement de l’invasion à grande échelle par Poutine en 2022. Elles rejoignent en grande partie l’avis des dirigeants européens et des agences de renseignement selon lequel il convoite l’ensemble de l’Ukraine et les territoires des anciens États du bloc soviétique, y compris les membres de l’OTAN, d’après les sources.
« Les renseignements indiquent depuis toujours que Poutine en veut toujours plus », a déclaré Mike Quigley, membre démocrate de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, lors d’un entretien avec Reuters. « Les Européens en sont convaincus. Les Polonais en sont absolument convaincus. Les pays baltes pensent être les premiers. » […]
Reuters, Les services de renseignement américains indiquent que les objectifs de guerre de Poutine en Ukraine restent inchangés, traduction automatique
Samedi 20/12, 23h50
Comment ça se passe : l’idiot utile (suite…).
Le Premier ministre hongrois, Orbán, affirme avoir empêché une « déclaration de guerre à la Russie » en bloquant l’utilisation des avoirs gelés et en refusant de garantir le prêt de 90 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Sikorski, a réagi avec sarcasme en publiant une image de l’Ordre de Lénine, une médaille soviétique.
[…] Même si un accord était arraché – aux forceps – par le président américain, il apparaît aussi que les Européens resteront désormais durablement inquiétés par la Russie devenue malheureusement un « empire menaçant ». Aussi, la plupart des pays européens prennent-ils des mesures de renforcement de leur défense, dans un effort proportionnel à la proximité de la frontière russe (ou biélorusse). Dans ce contexte, il est particulièrement inquiétant d’entendre Poutine répéter publiquement que « la Russie obtiendra la libération de ses terres historiques par la voie militaire. » La tâche consistant à créer et à étendre une zone tampon de sécurité sera également menée à bien, de manière cohérente ».
Cela confirme que Poutine n’a pas l’intention de se limiter au Donbass, mais vraiment de menacer tout ce qu’il décide devoir lui revenir, sans autre limite que sa volonté, uniquement contrée jusqu’à présent par la résistance ukrainienne. La question est donc de savoir comment l’arrêter sachant que les États-Unis de Donald Trump ne s’en occuperont pas. Nous – Européens – pouvons le regretter tant il nous a été confortable de profiter de ce parapluie américain depuis 1945 sans l’avoir réellement payé, autrement que par une forme d’insouciance face à la guerre, confinant parfois au déni.
La réalité nous rattrape avec cette saloperie de guerre contre l’Ukraine, et, qu’un accord soit arraché ou pas par Donald Trump – intenses négociations ce week-end du 20 décembre en Floride – ne changera rien à une réalité aujourd’hui installée : les pays européens sont menacés par un Empire qui utilisera tous les moyens à sa disposition pour nous confronter et nous imposer sa volonté.
L’armée russe n’a pourtant rien d’impressionnant : elle est incapable de soumettre une société ukrainienne cinq fois moins nombreuse et largement moins armée ! Mais sa principale capacité de nuisance est liée à sa masse, à sa capacité à se régénérer sans jamais s’éroder. En Ukraine, le « Corps expéditionnaire » russe mobilise de l’ordre de 500 000 militaires, à comparer non pas aux 200 000 militaires de l’armée française, mais aux seuls 40 000 soldats français « engageables » (au grand maximum) sur un front par nature éloigné; en réalité – du fait des relèves – à moins de 20 000 militaires français pour une guerre qui durerait.
Les capacités militaires françaises représentent environ 20% de celles de l’Europe, ce qui veut dire qu’aujourd’hui celle-ci pourrait mobiliser entre 100 et 200 000 soldats professionnels auxquels se rajouterait peut-être la moitié des 100 000 militaires américains encore stationnés sur notre continent.
[…] Une solution beaucoup plus intéressante et structurante pour la défense d’une société consiste à créer une garde de volontaires attachés à des unités territoriales et sur le même modèle dans toute l’Europe. Le principe d’une Garde européenne est d’accueillir des volontaires européens, entre 20 et 40 ans, sur une base régionale, par période d’un mois par an (trois semaines de formation/exercices et une semaine de récupération) pour les entraîner basiquement et régulièrement. Cette fourchette d’âge n’est pas anodine, après 20 ans pour chercher un minimum de maturité et avant 40 ans pour optimiser la condition physique des volontaires.
À raison d’un « contingent » par mois, cela permet de former 10 à 12 fois plus de femmes et d’hommes que dans des unités permanentes. Autrement dit, pour l’infrastructure et l’encadrement de 20 000 soldats, un dispositif de Garde permet de constituer une force supplémentaire de plus de 200 000 personnes, de doubler (sur le papier) les effectifs de l’armée française pour un coût très limité.
[…] Cette Garde européenne constituerait le chaînon manquant entre une armée professionnelle réduite en nombre et une société civile qui n’a pas vocation à en faire son métier. La Garde constituerait un Corps militaire particulier pour permettre à cette société d’acquérir des connaissances de base, être capable de se défendre, et, si besoin, de former une armée de masse, d’une ampleur suffisante pour dissuader tout empire menaçant. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Plutôt qu’un service militaire inadapté, une Garde européenne serait d’une grande utilité pour notre sécurité
Samedi 20/12, 9h30
Camp de base.
Des vétérans des forces armées ukrainiennes ont prouvé que rien n’est impossible. Pour la première fois de l’histoire, des amputés ukrainiens ont atteint le camp de base de l’Everest, à plus de 5 000 mètres d’altitude. Cet exploit est devenu non seulement une épreuve physique, mais aussi un symbole d’indomptabilité et de confiance en ses propres forces.
L’expédition s’est déroulée dans le cadre des activités de l’association « Limitless ». Son objectif est de collecter des fonds pour l’achat de matériel destiné à aider les anciens combattants à surmonter leurs douleurs fantômes. Chaque pas accompli dans l’Himalaya l’a été pour ceux qui sont actuellement en rééducation. Ils se sont élevés au-dessus des nuages pour permettre à d’autres vétérans de faire leurs premiers pas vers l’avenir.
[…] Vous pouvez visionner le récit de l’expédition au camp de base de l’Everest en suivant ce lien. […]
Limitless Veterans, Nos projets : Des vétérans ukrainiens ont conquis le camp de base de l’Everest, traduction automatique
Samedi 20/12, 9h15
Rien de neuf (poudre aux yeux, ouais, plein).
Le président russe Vladimir Poutine a profité de sa conférence de presse annuelle télévisée « Ligne directe », le 19 décembre, pour réaffirmer son engagement à atteindre pleinement ses objectifs de guerre en Ukraine.
Il a déclaré que la Russie était prête et disposée à mettre fin à la guerre sur la base des principes qu’il avait énoncés lors de son discours de juin 2024 devant le ministère russe des Affaires étrangères.
Dans ce discours, Poutine avait exposé ses conditions à un cessez-le-feu, condition préalable à toute négociation : le retrait complet de l’Ukraine des oblasts de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson, et l’abandon par l’Ukraine de ses aspirations à l’adhésion à l’OTAN.
Poutine avait également affirmé dans ce discours de 2024 que la position « fondamentale » de la Russie exigeait la neutralité de l’Ukraine, sa démilitarisation (c’est-à-dire la limitation des forces armées ukrainiennes afin que l’Ukraine ne puisse se défendre) et sa dénazification (c’est-à-dire le remplacement du gouvernement ukrainien actuel par un gouvernement fantoche pro-russe).
Poutine avait également exigé que la communauté internationale inscrive dans les accords internationaux sa reconnaissance de l’annexion par la Russie des quatre oblasts et de la Crimée, et que l’Occident lève toutes les sanctions imposées à la Russie.
Nombre de ses exigences de juin 2024, réitérées le 19 décembre, contredisent directement le plan de paix en 28 points proposé par les États-Unis et ses versions ultérieures. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 19 décembre, traduction automatique
L’échec de l’UE à accepter un « prêt de réparations » à l’Ukraine garanti par des avoirs russes gelés a été un coup dur politique pour les poids lourds du bloc, mais la solution de dernière minute qu’elle a imaginée fera l’affaire – et constitue une première potentiellement importante.
Après seize heures de négociations marathon, les dirigeants européens se sont mis d’accord vendredi matin pour accorder à l’Ukraine, qui risquait d’être à court d’argent d’ici avril prochain, un prêt indispensable de 90 milliards d’euros (79 milliards de livres sterling). Mais la solution retenue n’était pas celle que la plupart des observateurs espéraient.
Il y a plus de deux mois, la Commission européenne a proposé un plan visant à accorder un prêt à Kyiv garanti par une partie des 210 milliards d’euros d’actifs de la banque centrale russe gelés en Europe, dont la plupart sont détenus par la chambre de compensation Euroclear en Belgique. […] Il y avait cependant un obstacle. Le Premier ministre belge, Bart De Wever, a fait valoir que Moscou, qui considérait ce plan comme un vol, riposterait et que les tribunaux de pays pro-russes, comme la Chine, pourraient ordonner la saisie des avoirs belges.
Pendant des semaines, De Wever a tenu bon, résistant notamment aux fortes pressions de la présidente de la commission, Ursula von der Leyen, et de son compatriote Friedrich Merz, le chancelier allemand, pour qui le « prêt de réparations » était le plan A, sans plan B.
[…] Jusqu’au début du sommet européen de jeudi, les dirigeants et les diplomates étaient persuadés que De Wever – dont la popularité a grimpé en flèche dans son pays – céderait. Au lieu de cela, il a exigé un soutien financier illimité de chaque État membre de l’UE en cas de revendication russe.
C’en était trop. C’est ainsi que, soutenu principalement par l’Italienne Giorgia Meloni, mais aussi de plus en plus par le président français Emmanuel Macron, le plan B – utilisant des fonds non affectés du budget de l’UE comme garantie pour un prêt collectif à l’Ukraine – a finalement été adopté.
Les objections selon lesquelles une alternative aux euro-obligations nécessitait l’unanimité ont été surmontées, dans une décision historique et potentiellement lourde de conséquences, en obtenant le soutien de la Hongrie, de la Slovaquie et de la République tchèque eurosceptiques en échange d’une exemption.
Ce résultat est avant tout crucial pour l’Ukraine, qui recevra également plus rapidement les fonds dont elle a tant besoin que prévu par le plan A. […]
[…] L’accord de vendredi a une fois de plus mis en lumière les profondes divisions qui entravent si souvent la prise de décision de l’UE, et a souligné le chemin qu’il lui reste à parcourir pour créer une Europe pleinement unie, capable d’agir efficacement et avec détermination dans un monde hostile.
Mais l’Union européenne est parvenue à un accord sur un point crucial pour sa survie. Selon certains analystes, elle aurait même trouvé une nouvelle voie à suivre. « C’est un accord majeur pour l’UE », a déclaré Guntram Wolff, du think tank économique Bruegel.
[…] « Une dette contractée sans consensus… Est-ce là l’avenir des ressources communes européennes ? » s’est interrogé Jeremy Cliffe, du Conseil européen des relations étrangères. Si tel est le cas, le sommet de jeudi pourrait marquer un tournant.
The Guardian, Le prêt de l’UE à l’Ukraine était peut-être un plan B, mais il ne faut pas sous-estimer son importance pour le bloc, traduction automatique
Vendredi 19/12, 19h45
Espagne.
Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé mercredi la mise en place d’un réseau national d’«abris climatiques» pour aider la population à se protéger lors des fortes vagues de chaleur, son pays faisant face à des températures de plus en plus élevées.
L’Espagne est en première ligne du dérèglement climatique en Europe, avec ces dernières années des épisodes de canicule plus longs en été et des cas de pluies torrentielles à l’automne, des phénomènes générés par la hausse des gaz à effet de serre engendrée par l’activité humaine. […]
Le Figaro, Face à la canicule, l’Espagne va mettre en place un réseau d’«abris climatiques»
L’armée russe a déployé un système de défense aérienne laser chinois à la frontière contre des drones ukrainiens, — [selon] Militarnyi
Elle a été remise à l’unité « Kochevniki » pour des essais, qui ont confirmé l’efficacité de l’installation laser, qui aurait détruit « des centaines de drones ukrainiens ».
« On ne sait pas exactement qui a attaqué qui », déclare Orban à propos de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.
Il a exprimé des doutes quant à l’implication de la Russie dans l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, critiquant la décision des dirigeants de l’UE de financer Kyiv.
« Nous avons contraint l’Ukraine à renoncer aux armes nucléaires, aux missiles de croisière et aux bombardiers stratégiques. » Nous avons promis de protéger l’Ukraine de la Russie. Nous avons rendu l’Ukraine vulnérable. « Alors oui, c’est notre guerre », a déclaré Bill Clinton.
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
Jeudi 18/12, 7h00
Europe.
[…] Dans la vision du monde trumpiste, telle qu’exposée le 5 décembre, la Russie de Vladimir Poutine n’est pas une menace. Si elle ne présente plus aucun risque pour l’Europe, à quoi peut bien servir l’OTAN ? L’agression contre l’Ukraine n’est même pas mentionnée. Avec la Chine, la rivalité est d’abord économique ou technologique. Mais ni l’ampleur de l’effort de défense chinois, ni la montée en gamme dans le nucléaire militaire de l’empire du Milieu, pas plus que ses attaques régulières dans le cyberespace ou sa volonté d’étendre sa zone d’influence à tout le Pacifique occidental ne sont évoquées.
Le véritable ennemi, c’est l’Europe, ou plus exactement l’Union européenne. Les critiques, les admonestations, les propos méprisants sont réservés à l’UE. Trump avait déjà qualifié celle-ci de « pire ennemi [économique] des Etats-Unis », une organisation qui n’aurait été conçue que pour les « escroquer ». A l’adresse des dirigeants européens, le président vient d’ajouter quelques noms d’oiseau – ils sont « impuissants » et, pour certains d’entre eux, « stupides ».
[…] On sait le diagnostic porté par Mario Draghi : victime de surréglementation, l’UE est en voie d’être distancée par la Chine et les Etats-Unis, dit l’ancien patron de la Banque centrale européenne. Taxe carbone aux frontières et réglementation sur la déforestation n’ont pas rendu l’UE très populaire dans le Sud global. Dépendante des Etats-Unis pour sa sécurité et de la Chine pour ses terres rares, entre autres ; accusée de protectionnisme environnemental ici et là, l’Europe connaît un certain isolement – pour ne pas parler d’effacement. […]
Le Monde, Alain Frachon, « Les Etats-Unis doutent qu’une Europe, qu’ils disent en pleine décadence, soit digne de compter parmi leurs alliés »
A Bruxelles, les Vingt-Sept devaient absolument trouver une solution durable pour financer l’Ukraine qui risquait d’être à court d’argent dès le premier trimestre de 2026. Ils étaient engagés en octobre à assurer, au cours des deux prochaines années, l’essentiel du soutien financier et militaire à Kyiv, après la fermeture du robinet américain décidée par Donald Trump.
Ces besoins de financement ont été estimés à 137 milliards d’euros, l’Union européenne (UE) s’engageant à prendre en charge les deux tiers, soit 90 milliards d’euros. Le reste devant être assuré par les autres alliés de l’Ukraine, comme la Norvège ou le Canada.
Les Vingt-Sept, qui vont donc aider Kyiv sans piocher dans les avoirs russes gelés, vont accorder à Kyiv un prêt à taux zéro, financé par le budget de l’Union européenne, une solution pourtant écartée au début des discussions, faute de consensus.
Mais l’accord sur l’utilisation des avoirs russes butait, lui aussi, depuis des semaines sur la vive réticence de la Belgique, où se trouve l’essentiel de cet argent, soit quelque 210 milliards d’euros. L’idée était d’y recourir pour financer un « prêt de réparation » de 90 milliards en faveur de l’Ukraine. Des heures de tractations, entre diplomates puis au niveau des dirigeants européens, réunis jeudi soir en conclave, n’ont pas permis de dégager un compromis sur ce sujet.
MAKS25, Bluesky, En lien avec les événements récents…
Mercredi 17/12, 22h45
Belarus.
Le missile balistique à capacité nucléaire russe Orechnik est déployé « en Biélorussie depuis hier [mercredi] », a annoncé jeudi le président de ce pays allié de la Russie, Alexandre Loukachenko, lors de sa conférence de presse annuelle à Minsk. […]
Attaque contre des civils (suite) : dans bombes aériennes guidées, il y a guidées.
La Russie a attaqué la ville de Zaporizhzhia, dans le sud-est du pays, avec des bombes aériennes guidées KAB le 17 décembre, blessant au moins 32 personnes, dont un enfant, a déclaré le gouverneur Ivan Fedorov.
L’attaque aurait eu lieu vers midi, touchant deux immeubles résidentiels de plusieurs étages, des infrastructures et des établissements scolaires, a déclaré M. Fedorov. […]
The Kyiv Independent, Une attaque à la bombe guidée russe a touché des immeubles d’habitation à Zaporijia, faisant au moins 32 blessés, traduction automatique & Deepl
Mercredi 17/12, 8h45
Brésil.
Le Congrès brésilien a approuvé, mercredi 17 décembre, une proposition de loi visant à réduire la peine de prison de l’ex-président Jair Bolsonaro, condamné en septembre à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d’Etat.
[…] Le nouveau texte prévoit également d’accorder la liberté conditionnelle à des dizaines de ses partisans condamnés pour les émeutes du 8 janvier 2023 à Brasilia. Ce jour-là, des milliers de bolsonaristes avaient saccagé le Parlement, le palais présidentiel et la Cour suprême, réclamant une intervention militaire pour déloger du pouvoir le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, une semaine après son investiture.
[…] L’entrée en vigueur d’une éventuelle réduction de peine pour Jair Bolsonaro pourrait être retardée si le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva décide de censurer le texte avant sa promulgation. « Ce texte est voué au veto », a déclaré aux journalistes le sénateur de gauche Randolfe Rodrigues, le qualifiant de « lamentable ». Toutefois, le Parlement aura le dernier mot et pourrait voter l’annulation du veto présidentiel.
Le rapporteur de la proposition de loi à la chambre basse, Paulinho da Força, a présenté la mesure comme un « geste de réconciliation » dans un pays fortement polarisé. […]
Le Monde, Au Brésil, le Congrès vote une réduction de la peine de Jair Bolsonaro
Mercredi 17/12, 8h40
Drones.
Un drone FPV ukrainien a détruit un bombardier lourd russe. […]
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mercredi 17/12, 8h30
Rappel (piqures de).
Le président russe Vladimir Poutine a publiquement et explicitement réaffirmé son engagement à poursuivre ses objectifs de guerre maximalistes en Ukraine – les mêmes objectifs qui l’ont conduit à lancer son invasion à grande échelle en 2022.
Le 17 décembre, lors d’une réunion élargie du conseil du ministère russe de la Défense, Poutine a déclaré que la Russie atteindrait « sans aucun doute » ses objectifs de guerre en Ukraine. Il a également affirmé que la Russie privilégierait la voie diplomatique pour atteindre ces objectifs et s’attaquer aux prétendues « causes profondes » du conflit (une expression que le Kremlin utilise depuis longtemps pour désigner ses justifications et exigences initiales de guerre). Le 17 décembre, Andrei Kolesnik, membre de la commission de la défense de la Douma d’État russe, a également noté que l’objectif de la Russie restait d’éliminer les causes profondes de la guerre, ce qui, selon Kolesnik, « signifie la démilitarisation [et] la dénazification » de l’Ukraine — une référence aux objectifs initiaux de la Russie de limiter sévèrement l’armée ukrainienne afin que l’Ukraine ne puisse pas se défendre, de destituer le gouvernement ukrainien actuel et d’installer à sa place un gouvernement fantoche pro-russe. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 17 décembre, traduction automatique
Narratif russe (interminable suite).
[…] Poutine et [le ministre russe de la Défense] Belousov ont mis en avant la puissance militaire et nucléaire russe tout en menaçant l’Europe.
Poutine a affirmé qu’il était « absurde » de prétendre que la Russie représente une menace pour l’Europe et que, selon lui, c’était plutôt l’OTAN qui menaçait la Russie en se préparant à une future confrontation. Poutine et Belousov ont simultanément insisté sur les efforts d’expansion militaire de la Russie, ses forces nucléaires stratégiques et ses nouveaux systèmes d’armes, tels que le missile Burevestnik et le drone sous-marin Poseidon. Belousov a affirmé que l’Ukraine et l’Occident tentaient de prolonger la guerre afin d’affaiblir la Russie et que les politiques de l’OTAN visant à se préparer à une future guerre avaient créé les « conditions préalables » à la poursuite de l’action militaire russe jusqu’en 2026. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 17 décembre, traduction automatique
Mercredi 17/12, 23h40
Trumpette : the team.
CNN, Que révèlent réellement ces photos prises en gros plan de l'administration Trump ? (traduction automatique)
[Ca me fait penser à l’amorce d’une série politico-mafieuse]
Mercredi 17/12, 23h25
Le foot est plus ou moins compatible avec la guerre russe en Ukraine.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré au Parlement britannique que l’oligarque russe Roman Abramovich avait une dernière chance de reverser le produit de la vente du club de football de Chelsea à une cause en Ukraine, comme il s’y était engagé.
« Le temps presse pour Roman Abramovich : il doit honorer l’engagement qu’il a pris lors de la vente du Chelsea FC et transférer les 2,5 milliards de livres (3,4 milliards de dollars) à une cause humanitaire pour l’Ukraine », a déclaré Starmer le 17 décembre.
Abramovitch a vendu le club en 2022, après avoir été sanctionné par le Royaume-Uni suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en raison de ses liens étroits avec le Kremlin. La transaction a été approuvée par le Royaume-Uni après qu’Abramovitch a prouvé qu’il ne tirerait aucun profit personnel de la vente.
L’oligarque s’était alors engagé à utiliser le produit de la vente « au profit de toutes les victimes de la guerre en Ukraine ».
Mais depuis, les fonds sont restés gelés sur un compte bancaire britannique en raison de divergences de vues quant à leur utilisation. Le Royaume-Uni maintient que ces fonds doivent être utilisés exclusivement en Ukraine. […]
The Kyiv Independent, Le Royaume-Uni exige d’Abramovich qu’il reverse l’argent de Chelsea à la cause ukrainienne sous peine de poursuites judiciaires. Il doit alors verser l’argent de Chelsea à la cause ukrainienne, traduction automatique
Mercredi 17/12, 22h45
Comment ça se passe : échantillonnage.
Si depuis bientôt quatre ans, le propos de ce mini-journal de guerre est d’enfiler certaines des perles qui pointillent la guerre russe en Ukraine, de façon à conserver le fil de cette période cruciale, l’accumulation finit par rendre la chose moins lisible qu’elle ne devrait. C’est une question d’échantillonnage.
Il aurait sans doute fallu déterminer des mots-clés, des rubriques et s’y tenir. Mais si je pense au mot-clé « drone », qui revient souvent maintenant, son émergence n’avait rien d’évident au début de l’invasion : la réalité de la guerre et l’inventivité des Ukrainiens l’ont fait émerger. Il aurait sans doute fallu régler un rythme de publication — un fait par jour, par exemple. L’échantillonnage eut été moindre, aurait-il été plus parlant ?
Je n’ai pas les ressources pour résumer sans risque ces quatre ans en quelques phrases. N’empêche : que voit-on ? Le président russe, en choisissant la voie d’une annexion militaire sur l’Ukraine, a déclenché quelque chose qui voudrait s’apparenter à une vaste réorganisation de l’hémisphère nord. On imagine qu’il espère en tirer du profit. On imagine qu’il ne l’a pas tant anticipé, on imagine qu’il s’est adapté (la voie militaire n’ayant pas soldé l’affaire en trois jours). Cette dynamique carnivore trouve un soutien de fait (une soutine) dans les aspirations nationalistes européennes et désormais américaines. De fait, notre assurance des premiers temps, notre légitime assurance à considérer l’invasion comme telle, inacceptable et fondamentalement contraire au droit, a vacillé. Trump s’est chargé de donner des coups dans les genoux qui ne l’avaient pas senti. L’Europe reste forte dans son soutien à l’Ukraine et sans doute faut-il être historien pour estimer combien cette posture est adéquate : l’avenir dira si nous avons fait assez.
Il me semble que si la guerre s’arrêtait maintenant, Putler aurait gagné des points, Putler et ce qu’il porte comme façon d’envisager nos enjeux d’espèce auraient progressé. À l’aube des révolutions qui nous attendent, c’est un signal qui devrait déclencher une résistance énorme. Mon petit échantillonnage ne la voit pas.
Donald Trump continue inexplicablement d'apaiser Poutine et la Russie dans la guerre menée par Poutine en Ukraine. (traduction automatique)
Mercredi 17/12, 22h40
Putler a dit.
Le président russe Vladimir Poutine a clairement indiqué mercredi qu’il ne transigerait pas sur ses exigences de par l’Ukraine cession de territoire , malgré les pressions croissantes du président américain Donald Trump en faveur de la paix .
Dans un discours combatif prononcé alors que les dirigeants américains et européens déploient des efforts diplomatiques frénétiques pour parvenir à un accord de paix, Poutine s’en est pris aux alliés européens de l’Ukraine et a déclaré que la Russie s’emparerait de territoires par la force si nécessaire.
« Nous préférerions procéder ainsi, et éliminer les causes profondes du conflit, par la voie diplomatique », a déclaré Poutine lors de la réunion annuelle du ministère russe de la Défense.
« Si le pays adverse et ses soutiens étrangers refusent d’engager des discussions de fond, la Russie libérera ses territoires historiques par la force », a-t-il ajouté. Il a fait référence aux régions qu’il exige de l’Ukraine, un point d’achoppement majeur des négociations de paix en cours. […]
CNN, Poutine refuse tout compromis sur l’Ukraine malgré les efforts de Trump pour instaurer la paix, traduction automatique
Le président russe Vladimir Poutine s’en est pris aux dirigeants occidentaux lors d’une réunion annuelle avec son ministère de la Défense le 17 décembre, qualifiant les dirigeants européens de « porcelets » et déclarant que les objectifs de la guerre à grande échelle menée par la Russie contre l’Ukraine seraient atteints « sans condition ».
Si les exigences de la Russie n’étaient pas satisfaites par la voie diplomatique, Poutine a averti que la Russie « libérerait » sur le champ de bataille ce qu’il prétendait être ses « terres historiques ». […]
The Kyiv Independent, Poutine qualifie les dirigeants européens de « porcelets » et déclare que les objectifs de guerre seront atteints « sans condition », traduction automatique
Mercredi 17/12, 22h30
Iran.
L’automne marque le début de la saison des pluies en Iran, mais de vastes régions du pays n’ont quasiment pas vu une goutte alors que la nation affronte l’une de ses pires sécheresses depuis des décennies. Plusieurs réservoirs essentiels sont presque à sec et Téhéran, la capitale, se rapproche d’un « Day Zero », le moment où la ville n’aura plus d’eau.
La situation est si grave que le président iranien Massoud Pezeshkian a relancé un projet envisagé de longue date visant à déplacer la capitale, une métropole où vivent aujourd’hui 15 millions de personnes.
[…] Au cœur du problème de Téhéran se trouve un déséquilibre chronique entre l’offre et la demande, alimenté par une croissance rapide de la population. Il est très douteux que le déplacement de la capitale politique, comme le suggère Pezeshkian, puisse réellement réduire la population de la ville et donc sa demande en eau.
[…] Parallèlement, d’autres grandes villes iraniennes connaissent des tensions hydriques similaires : le stress hydrique est une menace à l’échelle nationale.
Le pays doit commencer à dissocier son économie de la consommation d’eau en investissant dans des secteurs générant valeur et emplois avec un usage minimal de l’eau.
[…] Cette transition ne sera possible que si le pays évolue vers une économie plus diversifiée, réduisant ainsi la pression sur ses ressources limitées, ce qui semble peu réaliste dans le contexte actuel d’isolement économique et international. […]
The Conversation, Comment l’Iran en est arrivé à la faillite hydrique et pourquoi déplacer la capitale ne changera rien
Mercredi 17/12, 18h30
Drones.
L’Ukraine a reçu des dizaines de drones logistiques lourds Ultra, capables de livrer des cargaisons pesant jusqu’à 150 kg aux militaires déployés au front, — [selon] Militarnyi
La Russie a lancé une campagne d’information visant à présenter l’Union européenne et certains pays européens comme des ennemis du peuple russe, au même titre que l’Allemagne nazie, dans le but de militariser davantage la société russe.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé dans une interview accordée à la Radio-télévision de la République islamique d’Iran le 15 décembre que l’Europe menait une guerre « sous le drapeau nazi » contre la Russie en soutenant l’Ukraine. Lavrov a prétendu que les dirigeants européens, notamment la Belgique, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et les pays baltes, ravivaient « la théorie et la pratique du nazisme ». […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 16 décembre, traduction automatique
[…] Susie Wiles, rouage crucial de la campagne et désormais du gouvernement, a accordé plusieurs entretiens au magazine américain, qui font office de fil rouge dans un long article consacré au premier cercle du président américain.
Elle y donne son avis, pas toujours amène, sur le vice-président, J. D. Vance, et la ministre de la justice. Mais ce sont évidemment ses propos sur Donald Trump qui ont suscité l’émoi. Selon elle, le milliardaire a donc la « personnalité d’un alcoolique », bien qu’il ne boive pas une goutte d’alcool, dans le sens où il « agit avec l’idée qu’il n’y a rien qu’il ne puisse faire. Rien, zéro, rien ».
Elle se décrit comme « un peu experte » en la matière, faisant référence à son père, un joueur de foot américain et commentateur sportif célèbre ayant eu de graves problèmes d’alcoolisme. […]
Le Monde, Donald Trump a « la personnalité d’un alcoolique », selon sa directrice de cabinet
Mardi 16/12, 13h20
Comment ça se passe : grand-duc.
Des défenseurs ukrainiens ont secouru un hibou grand-duc blessé. L’une de ses pattes était touchée. Grâce à un bénévole, l’oiseau a été transféré au refuge « Pegas » à Dnipro.
La chouette est désormais en sécurité. Des spécialistes mettent tout en œuvre pour l’aider à se rétablir et à revoir le ciel.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mardi 16/12, 13h10
Italie : il a dit.
Vice-Premier ministre italien Matteo Salvini : « Si Hitler et Napoléon n’ont pas réussi à mettre Moscou à genoux avec leurs campagnes en Russie, il est peu probable que Kaja Kallas, Macron, Starmer et Merz y parviennent. »
« Moscou ne s’empare pas de territoires, mais défend les droits de 15 millions de Russes qui se sont retrouvés sur le territoire ukrainien », a déclaré l’ancien président de Bosnie, un autre porte-parole de la propagande russe en Europe.
Comment ça se passe : les jeunes vedettes se gardent d’exprimer la moindre opinion politique
Longtemps ouvertement critique à l’égard de Donald Trump, le cinéma américain fait profil bas depuis son second mandat présidentiel. Alors qu’une ancienne génération de stars militantes continue néanmoins de monter au créneau, les jeunes vedettes se gardent d’exprimer la moindre opinion politique. […]
Le Monde, Face au gouvernement Trump, Hollywood fait de la figuration
Mardi 16/12, 7h55
Référendum.
[…] La semaine dernière, le président Volodymyr Zelensky a déclaré que toute concession territoriale visant à mettre fin à la guerre totale menée par la Russie, mentionnée dans un plan de paix soutenu par les États-Unis , devrait être décidée par le peuple ukrainien, y compris par référendum .
Cette idée avait déjà été évoquée. Mais, à l’instar des élections, la tenue d’un référendum est interdite sous la loi martiale.
« Il n’est pas nécessaire d’organiser de référendums. L’Ukraine est unifiée, indivisible et intégrale », a déclaré au Kyiv Independent, le 15 décembre, un soldat de 40 ans, surnommé « Silver », qui était en permission du front. […]
The Kyiv Independent, « Inutile d’organiser des référendums » — Sous la pression américaine, les Ukrainiens rejettent les concessions territoriales, traduction automatique
Mardi 16/12, 7h50
Négos.
Les dirigeants européens ont déclaré le 15 décembre que des « progrès significatifs » avaient été réalisés après deux jours de pourparlers de paix à Berlin et ont présenté un plan de garanties de sécurité et de soutien à la reprise économique pour l’Ukraine dans le cadre d’un accord visant à mettre fin à la guerre menée par la Russie.
Dans une déclaration commune, les dirigeants ont présenté un cadre en six points […]
Dans le cadre du premier engagement, l’Europe et les États-Unis apporteraient un soutien soutenu et significatif à la reconstruction des forces armées ukrainiennes. L’armée ukrainienne serait maintenue à un niveau de 800 000 soldats en temps de paix afin de dissuader toute agression future et de défendre son territoire.
Le deuxième point du cadre prévoit la mise en place d’une force multinationale dirigée par l’Europe, composée de contributions des nations volontaires au sein de la Coalition des volontaires et soutenue par les États-Unis.
[…] Dans le cadre du troisième engagement, les États-Unis dirigeraient un système de surveillance et de vérification du cessez-le-feu avec la participation de la communauté internationale.
[…] Le quatrième point comprenait un engagement juridiquement contraignant, soumis à l’approbation nationale, pour les pays participants de prendre des mesures si l’Ukraine était à nouveau attaquée. Ces mesures pourraient inclure le recours à la force armée […]
[…] Le cinquième engagement était axé sur le redressement à long terme et l’avenir économique de l’Ukraine. […] Les dirigeants ont noté que les avoirs souverains russes dans l’Union européenne restaient gelés.
[…] Le sixième point réitérait le soutien ferme à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.
Les dirigeants ont également exprimé leur soutien au président Volodymyr Zelensky et ont déclaré qu’ils appuieraient toutes les décisions qu’il prendrait finalement sur des questions ukrainiennes spécifiques. Ils ont réaffirmé que les frontières internationales ne devaient pas être modifiées par la force et ont appelé la Russie à démontrer sa volonté d’œuvrer en faveur d’une paix durable en acceptant le plan de paix proposé et un cessez-le-feu immédiat.
The Kyiv Independent, Les dirigeants européens présentent un plan en six points pour la sécurité et la reprise en Ukraine, traduction Deepl
Lundi 15/12, 17h40
Drones (badaboum).
Pour la première fois dans l’histoire, les forces spéciales ukrainiennes (SBU) ont utilisé des drones sous-marins « Sub Sea Baby » pour frapper un sous-marin russe de classe Kilo à Novorossiïsk. Le bâtiment, d’une valeur de 400 millions de dollars et armé de missiles de croisière Kalibr, a subi des dommages importants et est désormais hors de combat. Opération conjointe avec la marine ukrainienne.
Selon un sondage de l’Institut international de sociologie de Kyiv (KIIS) publié le 15 décembre, moins d’un dixième des Ukrainiens sont favorables à la tenue d’élections immédiates, même en l’absence de cessez-le-feu avec la Russie.
Environ 25 % des personnes interrogées se sont prononcées en faveur de la tenue d’élections en cas de cessez-le-feu assorti de garanties de sécurité, tandis que 57 % ont déclaré qu’un vote ne serait possible qu’après un accord de paix définitif.
Cette nouvelle survient alors que les États-Unis ont une fois de plus soulevé la question des élections en Ukraine, Washington faisant pression pour négocier un accord de paix entre Kyiv et Moscou d’ici la fin de l’année.
L’Ukraine n’a pas organisé d’élections présidentielles et législatives depuis 2019, la Constitution interdisant la tenue de tels scrutins sous la loi martiale, décrétée au début de l’invasion russe à grande échelle. […]
The Kyiv Independent, Les Ukrainiens rejettent les élections en temps de guerre malgré les pressions américaines, selon un sondage, traduction automatique
Lundi 15/12, 16h10
Kupiansk.
Environ 120 soldats russes restent encerclés à Kupiansk à la mi-décembre, a déclaré Viktor Tregubov, chef des communications des forces conjointes ukrainiennes, au Kyiv Independent le 15 décembre.
« À la fin de la semaine dernière, nos services de renseignement ont recensé une quarantaine d’indicatifs d’appel actifs sur les fréquences radio russes à Kupiansk. En règle générale, cela correspond à une radio pour trois ou quatre soldats. Nous estimons donc qu’environ 120 soldats russes restent encerclés », a-t-il déclaré.
Tregubov a confirmé que les troupes russes encerclées continuent de recevoir des approvisionnements limités via un « pont aérien ».
« Oui, c’est confirmé. En fait, il y a eu des cas ironiques où on leur envoyait non pas de la nourriture, mais des drapeaux, pour qu’ils puissent les agiter et faire comme si tout était sous contrôle », a-t-il déclaré.
« Les drones larguent de petites charges utiles — de la nourriture, de l’eau ou des objets symboliques — mais on ne peut pas parachuter un nouveau soldat. » […]
The Kyiv Independent, Dernières nouvelles du conflit en Ukraine : les troupes russes encerclées à Kupiansk ont été ravitaillées en drapeaux, et non en vivres, selon un responsable, traduction automatique
Lundi 15/12, 9h45
Comment ça se passe : respirer.
Un défenseur ukrainien, appuyé sur une canne, se tient silencieusement au bord de la mer Noire à Odessa.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Lundi 15/12, 9h40
L’électricité vient de revenir, on fait la lessive, on cuisine, on travaille…
Olga, Viber (texte)
Lundi 15/12, 9h40
Comment ça se passe : objectif de vie.
« J’ai vécu beaucoup d’horreurs dans ma vie – l’Holocauste et les répressions. Je me suis donné pour devoir de survivre à Poutine. »
L’Ukrainienne Anastasiia Hulei, âgée de 100 ans, a survécu aux répressions staliniennes et aux camps de concentration nazis. En raison de l’invasion massive, elle a dû fuir en Allemagne.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Lundi 15/12, 9h35
Comment ça se passe : escalade allemande.
Le combattant de la Défense territoriale Serhii, indicatif d’appel « Serzhyk », a créé le seul système de roquettes au monde, le « Partyzan », monté sur une berline BMW.
Il est militaire de la 114e brigade de défense territoriale séparée des forces armées ukrainiennes, originaire de la région de Mykolaïv. Avant l’invasion à grande échelle, il travaillait comme conducteur de tracteur, s’intéressait aux voitures et était cofondateur du club « BMW Boryspil ».
Serhii a personnellement renforcé le véhicule, ajouté des amortisseurs sport et l’a adapté aux conditions du front.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Lundi 15/12, 9h25
Pétrole russe.
La campagne de frappes à longue portée menée par l’Ukraine continue d’affaiblir les capacités de raffinage pétrolier et militaires de la Russie, tant en Russie qu’en Ukraine occupée.
L’état-major ukrainien a rapporté le 14 décembre que les forces ukrainiennes avaient frappé la raffinerie de pétrole d’Afipsky, dans le kraï de Krasnodar, provoquant des explosions et un important incendie. Des images géolocalisées publiées le 14 décembre montrent un vaste incendie sur le site de la raffinerie. Le média militaire ukrainien Militarnyi a indiqué que la raffinerie a une capacité de traitement de 6,25 millions de tonnes de pétrole par an et produit de l’essence, du gazole et d’autres produits pétroliers.
L’état-major ukrainien a également rapporté que les forces ukrainiennes avaient frappé le dépôt pétrolier d’Uryupinsk, dans l’oblast de Volgograd, provoquant des explosions et des incendies. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 14 décembre, traduction automatique
Lundi 15/12, 9h15
Chili : écho de trumpette.
Le chef de l’Etat élu a promis d’en finir avec l’insécurité, l’immigration irrégulière et les difficultés économiques, évitant d’évoquer la dictature et ses positions ultraconservatrices sur les sujets de société.
[…] [Pendant la campagne de 2017] il rend aussi visite en prison à Miguel Krassnoff, tortionnaire condamné à plus de mille ans de prison pour crimes contre l’humanité. « Je [le] connais et je ne crois pas toutes les choses qu’on dit de lui », déclare-t-il. […]
Le Monde, Le triomphe de José Antonio Kast lors de la présidentielle au Chili confirme le virage à l’extrême droite en Amérique du Sud
Avant : depuis les années 1980, l’inauguration du portrait officiel du président sortant donnait lieu à une cérémonie réunissant prédécesseur et successeur, marquant symboliquement une forme de respect pour la fonction présidentielle.
Après : Donald Trump a non seulement zappé la cérémonie, mais il a surtout remplacé le portrait officiel de Joe Biden par une photo d’un autopen, une machine à reproduire la signature présidentielle, reprenant son argument de campagne d’un Biden affaibli et sénile.
[…] La fonction qui rapporte gros
Avant : en 1976, Jimmy Carter place sa ferme de cacahuètes qu’il exploite en Géorgie dans un trust, le temps de sa présidence, pour éviter tout conflit d’intérêts.
Après : en août 2025, le New Yorker estimait que la fortune de la famille Trump avait augmenté de 3,4 milliards de dollars pendant son premier mandat et les premiers mois du second, en multipliant les conflits d’intérêts.
[…] Un langage sans foi ni loi
Avant : en 2004, au Congrès, le vice-président, Dick Cheney, avait lâché un « fuck yourself » à un sénateur. Le New York Times écrivait, sans reprendre l’insulte, qu’il avait « utilisé une expression obscène pour décrire ce qu’il pensait que M. Leahy devrait faire », tandis que d’autres médias soulignaient l’impossibilité anatomique à appliquer ce conseil.
[…] Après : aujourd’hui, comme le souligne le média politique Axios, « des propos qui autrefois conduisaient à des démentis, à des clarifications ou à des démissions circulent désormais librement en ligne et aux plus hauts niveaux du gouvernement ». Quand Trump affirme que « la Somalie pue », cela passe presque inaperçu. […]
Le Monde, Guillemette Faure, Trump II, le règne du « no limit »
[…] Ainsi va la baie de San Francisco : ceux qui investissent à corps perdu des milliards dans l’IA pour surpasser le cerveau humain et créer une « superintelligence » sont conscients des risques pris.
[…] Le chercheur compare les architectes de l’IA à des ingénieurs qui construiraient une centrale nucléaire en dépit d’un risque d’accident majeur : « De 10 % à 25 % de chances que cela tue tout le monde : ce sont les optimistes qui disent ça ! », dit-il en citant les entrepreneurs précités. « C’est de la folie de les laisser essayer », s’afflige Soares.
[…] On y est déjà : l’IA commence à agir d’une manière « plus motivée », « qui pourrait déplaire à l’utilisateur ». M. Soares cite l’exemple d’une IA créée par Anthropic qui, soumise à des tests de programmation, a affirmé sa « volonté », en modifiant ces tests pour « qu’ils soient plus faciles à réussir », raconte M. Soares. Le programmeur humain est alors intervenu, demandant de cesser de modifier les tests. « Oh, je suis désolée, vous avez tout à fait raison », a répondu l’IA. Mais elle a de nouveau modifié les tests, en dissimulant ses traces. Nul n’avait appris à l’IA à tricher, mais elle l’a fait pour atteindre l’objectif qui lui semblait principal : réussir les tests. Sur son blog, la firme rapporte les expériences inattendues de ses modèles. « Lorsqu’ils apprennent à tricher dans le cadre de tâches de programmation logicielle, ils finissent par adopter d’autres comportements encore plus problématiques, ce qui constitue une conséquence involontaire. Parmi ces comportements préoccupants figurent la simulation de conformité et le sabotage de la recherche en matière de sécurité de l’IA », écrit Anthropic sur son blog, le 21 novembre.
[…] Cassandre avait toujours raison, soit parce que ses prédictions se sont réalisées, soit parce que celles-ci ont permis d’éviter la catastrophe.
Le Monde, Arnaud Leparmentier, Le chercheur Nate Soares, « doomer » de l’IA à Berkeley, prévoit la fin de l’humanité : « C’est de la folie de les laisser essayer »
Dimanche 14/12, 13h55
Autriche.
La Russie a mis en place un réseau de désinformation en Europe afin de discréditer les réfugiés ukrainiens et l’Ukraine en tant qu’État. Ce réseau était particulièrement actif en Autriche. Un ressortissant autrichien coordonnait l’opération et collaborait depuis de nombreuses années avec les services spéciaux russes.
Depuis 2022, avec un citoyen bulgare, arrêté ultérieurement à Londres, il a organisé la production et le collage d’autocollants et de graffitis arborant des symboles d’extrême droite et néonazis dans l’espace public. Les organisateurs ont délibérément conçu ces actions pour donner l’impression que des Ukrainiens eux-mêmes diffusaient ces symboles.
Parallèlement aux provocations physiques dans les lieux publics, les participants à la campagne ont créé un réseau de sites web imitant les branches européennes du régiment Azov ukrainien. […]
The Ukrainian Review, « Nazis ukrainiens » en Autriche, construits par la Russie, traduction automatique
Dimanche 14/12, 13h35
Corée du Nord : papa t’embrasse.
Le dirigeant nord-coréen avec des soldats de retour du régiment du génie, sur une photo diffusée par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. Photo : KCNA via KNS/AFP/Getty Images
La Corée du Nord a envoyé des troupes pour déminer la région russe de Koursk en début d’année, a déclaré le dirigeant Kim Jong-un dans un discours diffusé samedi par les médias d’État, une reconnaissance rare de la part de Pyongyang des missions périlleuses confiées à ses soldats déployés.
[…] Selon les analystes, la Russie fournit en échange à la Corée du Nord une aide financière, des technologies militaires, des denrées alimentaires et de l’énergie, permettant ainsi à ce pays diplomatiquement isolé de contourner les sanctions internationales sévères imposées à ses programmes nucléaires et balistiques.
[…] Neuf membres du régiment sont morts au cours des 120 jours de déploiement qui ont débuté en août, a déclaré Kim dans son discours prononcé lors d’une cérémonie de bienvenue vendredi, a rapporté l’agence KCNA.
[…] Des images diffusées par l’agence KCNA montrent un Kim Jong-un souriant, embrassant des soldats de retour au pays, dont certains semblaient blessés et en fauteuil roulant, lors de la cérémonie qui s’est déroulée vendredi à Pyongyang. L’un d’eux paraissait visiblement ému tandis que Kim lui tenait la tête et la main alors qu’il était assis dans un fauteuil roulant en uniforme militaire.
[…] Le dirigeant nord-coréen a également évoqué « la douleur d’avoir attendu 120 jours durant lesquels il n’a jamais oublié ses fils bien-aimés, pas même un instant ». […]
The Guardian, Kim Jong-un admet que des troupes nord-coréennes déminent des terres pour la Russie, traduction automatique
Dimanche 14/12, 13h25
Comment ça se passe : commémorons.
Le Service de sécurité et la Banque nationale d’Ukraine ont émis une pièce commémorative de 5 hryvnias en hommage à la légendaire « Opération Toile d’araignée », tirée à 75 000 exemplaires et présentée dans un emballage souvenir. Cette pièce célèbre l’opération qui a neutralisé une part importante de l’aviation stratégique russe.
«Considérez-vous Donald Trump comme un ami ou comme un ennemi de l’Europe ? »
Au sein de l’électorat du Rassemblement National (RN), cette part atteint 25 % — soit presque trois fois plus que la moyenne nationale (9 %).
Cette sympathie qu’éprouve une part significative de l’électorat du RN à l’égard du président américain se manifeste également dans une proximité idéologique entre le parti et le nouveau GOP remodelé par Trump.
Ainsi, lorsqu’on demande aux électeurs du RN quelle forme de pouvoir politique ils veulent voir émerger en France dans les années à venir, 44 % souhaitent que celui-ci soit « plus centralisé et plus autoritaire ».
Ce chiffre est significativement plus élevé que la moyenne nationale (24 %) et européenne (13 %).
Selon Jean-Yves Dormagen [fondateur de l’institut de sondage Cluster17 et professeur de sciences politiques à l’Université de Montpellier] cette demande d’autorité, très visible au sein de l’électorat du RN, est « une autre manière de rompre avec l’impuissance perçue ». Cette revendication s’accompagne également d’un désir de transformation radicale des institutions, souhaitée par 64 % des électeurs du parti (ce chiffre atteint 98 % pour La France insoumise).
C’est également au sein du RN que la perspective d’une sortie de la France de l’Union bénéficie du soutien le plus important : 59 % des électeurs du parti y sont favorables, soit deux fois plus que la moyenne nationale (27 %).
L’éclatement du bloc répond aux objectifs de l’administration Trump qui, dans une version non-publiée de sa stratégie de sécurité nationale, appelait à « travailler davantage avec l’Autriche, la Hongrie, l’Italie et la Pologne dans le but de les éloigner de l’Union ».
Le Grand Continent, Un quart des électeurs du Rassemblement National voit Trump comme un « ami de l’Europe » – trois fois plus que la moyenne française
Dimanche 14/12, 11h45
Tcherno.
Chaque année, le 14 décembre, l’Ukraine rend hommage aux liquidateurs de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Aujourd’hui, nous nous souvenons de ceux qui, au péril de leur santé et de leur vie, ont mis fin à l’une des plus grandes catastrophes d’origine humaine de l’histoire et ont protégé les générations futures.
Le 429e régiment de drones indépendant ukrainien « Achille » a revendiqué le 13 décembre la destruction d’un pipeline utilisé par les troupes russes pour infiltrer la ville de première ligne de Kupiansk dans l’oblast de Kharkiv.
Cette nouvelle est survenue peu après que la Garde nationale ukrainienne a déclaré que son 2e corps de Khartiia avait mené avec succès une contre-attaque au nord de Kupiansk, un développement qui contredisait catégoriquement les récentes affirmations de la Russie concernant la prise de cette ville du nord-est. […]
The Kyiv Independent, L’Ukraine affirme avoir détruit un pipeline utilisé par la Russie pour infiltrer Kupiansk et publie une vidéo., traduction automatique
Les forces ukrainiennes poursuivent leur progression à l’intérieur et autour de Kupyansk, et de nouveaux détails ont émergé concernant la contre-offensive.
Des images géolocalisées publiées le 12 décembre indiquent que les forces ukrainiennes ont réalisé de nouvelles avancées dans le centre de Kupyansk lors d’opérations de ratissage et ont également progressé au sud-est de Petropavlivka (à l’est de Kupyansk). L’observateur militaire ukrainien Yuriy Butusov a rapporté que les forces ukrainiennes ont totalement repris le contrôle du microraïon de Yuvileynyi, au sud-ouest de Kupyansk, et a estimé que ce terrain conquis empêcherait probablement les forces russes de maintenir leurs positions restantes dans le sud de Kupyansk. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 13 décembre, traduction automatique
Samedi 13/12, 21h00
Belarus.
La Biléorussie a libéré samedi le militant Ales Bialiatski colauréat du prix Nobel de la paix 2022, les opposants Maria Kolesnikova et Viktor Babariko, a annoncé l’ONG de défense des droits humains Viasna, après des pourparlers entre Minsk et Washington. Ces figures, détenues depuis plusieurs années en Biélorussie, font partie d’un groupe de 123 personnes dont la libération a été annoncée par Minsk.
[…] Âgé de 63 ans, Ales Bialiatski a fondé en 1996 et animé pendant des années Viasna («Printemps»), le principal groupe de défense des droits humains et source essentielle d’information sur les répressions dans ce pays d’Europe orientale. […] Musicienne de formation, Maria Kolesnikova, 43 ans, a pour sa part été l’une des meneuses des manifestations massives contre la réélection jugée frauduleuse d’Alexandre Loukachenko, en 2020. Tous deux avaient été arrêtés lors de la répression brutale de ce mouvement de protestation et condamné à de lourdes peines de prison.
[…] Ces libérations font suite à l’annonce par un émissaire américain, John Coale, en visite au Bélarus, de la levée des sanctions des États-Unis sur le potassium, un composant utilisé pour la fabrication d’engrais et dont le Bélarus est un grand producteur. […]
Le Figaro, La Biélorussie libère 123 prisonniers dont le prix Nobel de la paix Ales Bialiatski
Libération — Ales Bialiatski à son arrivée à l’ambassade américaine de Lituanie, à Vilnius, le 13 décembre. (Mindaugas Kulbis/AP)
Samedi 13/12, 13h50
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
La négociation sur un accord de « fin de guerre » en Ukraine avance au forceps, sous la pression déséquilibrée de Donald Trump qui, plus que jamais, espère arracher un compromis avant la fin de l’année lui permettant de s’auto-proclamer « le président le plus puissant de l’histoire des Etats-Unis ».
La principale difficulté dans cette négociation est la question des concessions de territoires incluant le tracé d’une ligne de démarcation. Poutine réclame l’intégralité de quatre régions ukrainiennes qu’il a annexées à la Russie mais qu’il n’est pas arrivé à conquérir, en quatre années de guerre d’une violence inouïe, tandis que l’Ukraine ne s’imagine pas offrir à son agresseur ce qu’elle a vaillamment défendu par les armes et par le sang.
Il semble que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, ait trouvé un biais pour contourner cet obstacle qui bloque les négociations et suscite la colère de Donald Trump : plutôt que de céder ces territoires, Zelensky a proposé – sur le conseil de ses alliés européens – de s’en retirer à condition qu’ils deviennent une « zone démilitarisée » […] Le point pour le président Zelensky est probablement d’attribuer la paternité de cette proposition aux Américains plutôt que l’assumer politiquement compte tenu de sa sensibilité vis-à-vis des Ukrainiens.
[…] Si l’Ukraine accepte de se retirer, l’équilibre de l’accord voudrait que la Russie en fasse autant, ce qui est loin d’être acquis. Mais Vladimir Poutine, au-delà de ses déclarations impériales, a aussi intérêt à trouver un compromis, ne serait-ce que pour éviter que la hargne du président Trump ne se retourne contre lui parce qu’il aurait fait échouer « son » accord.
Les détails de cette concession majeure de Zelensky, – non pas sur les territoires mais sur leur occupation –, ne seront pas faciles à régler, mais c’est la première fois depuis le début de ce conflit en février 2022 qu’un accord est rendu possible, que la fin de cette guerre est enfin envisageable.
Cette « astuce » ukrainienne sur le retrait d’une zone démilitarisée est doublement intéressante. D’une part, elle évite la polémique sur la cession d’un territoire controversé qu’une large partie de la population ukrainienne est probablement prête à sacrifier (mais sans le reconnaître ouvertement). D’autre part, ce procédé renvoie à la Russie la responsabilité de sceller enfin un accord de fin de guerre, en acceptant enfin un compromis, alors que Poutine n’a fait aucune concession jusqu’à présent.
« Fin de guerre », comme nous l’avons souvent rappelé ici, ne signifie pas pour autant qu’un accord de paix serait trouvé. Il est difficile d’imaginer en effet que la Russie de Poutine ait sacrifié autant d’hommes (probablement de l’ordre du million) et consacré autant de moyens pour se contenter du Donbass et de la partie sud des régions de Zaporijia et de Kherson.
[…] Un accord de sortie de guerre tel qu’il s’esquisse installerait une Russie plus menaçante que jamais : elle se consacrerait à son réarmement après les piètres performances de son armée qui n’a réussi en quatre années de guerre à conquérir que 12% du territoire ukrainien, en complément des 7% dont elle s’était emparée via des « milices séparatistes » (une armée russe sans casquette) depuis 2014.
De fait, tant que Poutine sera au pouvoir – et il n’a que 73 ans –, aucune paix durable n’est réellement envisageable. Cela a le mérite de renvoyer les pays européens à leur propre responsabilité […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine : sortie de guerre en vue, mais que fera ensuite la Russie ?
Commentaire : "Imaginons l’allié Roosevelt menaçant en 1944 d’arrêter la défense de la France, et magouillant avec Hitler pour obliger de Gaulle à céder aux nazis l’Alsace et la Moselle en échange de la « paix ». [...]"
Ce dimanche 14 décembre, les Chiliens choisiront leur nouveau président.
Face à la candidate de centre-gauche Jeannette Jara, la plupart des sondages donnent pour favori José Antonio Kast.
Admirateur de Pinochet, fils d’anciens nazis, violemment opposés aux droits des femmes, cette figure radicale proche de Javier Milei pourrait faire basculer le Chili à l’extrême droite.
[…] Visiblement, Kast a tiré les leçons de ses erreurs.
Le candidat et fondateur du Parti républicain a su parfaitement identifier où et pourquoi il avait perdu l’élection de 2021, pour changer et gagner celle de 2025.
Après une législature marquée par la crise sécuritaire, il a changé son message : il s’agirait de former un gouvernement d’urgence axé sur la résolution des problèmes les plus urgents du pays — la sécurité et l’économie.
Kast a laissé de côté sa bataille culturelle — contre les droits civils, l’avortement et la mémoire historique ; il a évité tout sujet lié au régime militaire, aux droits reproductifs des femmes ou aux droits civils pour se concentrer sur son grand thème gagnant : la sécurité.
Interrogé à ce sujet, le candidat a apporté une réponse éclairante : « Je n’ai pas changé mes convictions, mais je sais distinguer les urgences d’aujourd’hui. » […]
Le Grand Continent, « Pinochet voterait pour moi » : qui est José Antonio Kast, le Milei chilien ?
Samedi 13/12, 13h30
Le nuc russe est compatible avec l’invasion russe de l’Ukraine.
Depuis le début de son invasion à grande échelle de l’Ukraine, la Russie a menacé à plusieurs reprises d’utiliser des armes atomiques, mais son industrie nucléaire, très prisée, n’a fait l’objet d’aucune sanction significative.
La société atomique d’État russe, Rosatom, est un élément clé du complexe militaro-industriel du pays et étend de plus en plus son influence au-delà des armes nucléaires. De loin le plus grand exportateur mondial de réacteurs et d’uranium enrichi, elle est un acteur majeur de l’industrie nucléaire civile mondiale.
Malgré l’importance de l’industrie nucléaire pour l’État russe, Rosatom a largement échappé à des sanctions significatives. Ces derniers mois, le Kremlin a largement mis en avant le 80e anniversaire de l’industrie, vantant son leadership dans tous les domaines, des métaux rares aux brise-glaces nucléaires.
Bien que les revenus de la Russie provenant de l’industrie nucléaire soient modestes par rapport aux exportations de pétrole et de gaz du pays, la valeur stratégique de ce secteur est bien plus importante, notamment parce qu’il s’agit de l’un des rares domaines technologiquement avancés de l’économie.
Rosatom représente près de la moitié de la capacité mondiale d’enrichissement d’uranium et compte actuellement sept réacteurs en construction en Russie et 20 à l’étranger, dont deux en Iran.
Mais l’entreprise n’a pas fait l’objet de sanctions totales de la part des États-Unis, de l’Union européenne ou du Royaume-Uni, qui continuent tous d’importer du combustible nucléaire ou de l’uranium russes, malgré son rôle actif dans certains des aspects les plus troublants du conflit, notamment les crimes de guerre commis à Zaporijia, en Ukraine.
Les sanctions limitées imposées par les États-Unis et le Royaume-Uni à certaines filiales et certains membres du personnel de Rosatom sont moins restrictives que celles qui frappent l’industrie de la défense russe, fortement sanctionnée. La société a ainsi contourné les sanctions plus sévères imposées à son partenaire proche, Rostec, le plus grand groupe d’armement de Moscou.
L'UE dépend depuis longtemps des importations de combustible nucléaire en provenance de Rosatom. (Nizar al-Rifai/The Kyiv Independent)
[…] L’Union européenne est confrontée à une tâche plus difficile que les États-Unis pour se libérer de ses dépendances vis-à-vis des approvisionnements nucléaires russes. L’industrie nucléaire très développée du bloc européen entretient depuis longtemps des relations commerciales avec Rosatom, notamment en lui fournissant les pièces et les services nécessaires à la modernisation du parc vieillissant de réacteurs russes.
L’UE, quant à elle, dépend depuis longtemps des importations de combustible nucléaire de Rosatom, qui occupe une position dominante tout au long du cycle de production complexe, de l’extraction de l’uranium à la fabrication du combustible.
Près d’un cinquième des 101 réacteurs du bloc proviennent de l’Union soviétique et nécessitent des assemblages combustibles spécifiques. En conséquence, les importations de combustible nucléaire russe vers le bloc ont doublé en 2023 pour atteindre 635 tonnes, les exploitants ayant constitué des stocks, avant de retomber à 438 tonnes en 2024, selon le dernier rapport de la Fondation environnementale Bellona sur Rosatom.
En 2023 et 2024, l’UE a dépensé environ 1 milliard d’euros par an pour importer de l’uranium provenant d’entités de Rosatom, selon Bellona.
L’Union européenne travaille actuellement sur un 20e train de sanctions contre la Russie, a déclaré le 14 novembre sa responsable de la politique étrangère, Kaja Kallas, sans donner plus de détails sur leur contenu.
« La Commission est déterminée à éliminer progressivement toute l’énergie russe du système énergétique européen », a déclaré Anitta Hipper, porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au Kyiv Independent le 21 novembre.
« Comme indiqué dans la feuille de route Repower EU, nous présenterons également des mesures visant l’énergie nucléaire russe. Les travaux sur ces mesures sont en cours. »
[…] Selon George Voloshin, expert en affaires russes et en sanctions, les coûts politiques et économiques liés à l’imposition de sanctions à Rosatom varient considérablement entre les pays occidentaux, ainsi qu’entre les membres de l’UE.
« Une interdiction totale entraînerait des efforts d’approvisionnement et de conversion rapides, coûteux et politiquement douloureux », a déclaré M. Voloshin.
[…] Depuis des décennies, les États-Unis dépendent fortement des importations russes d’uranium enrichi pour alimenter leur parc de 94 réacteurs commerciaux opérationnels, le plus important au monde.
Bien que les importations d’uranium enrichi en provenance de Russie aient été interdites à compter d’août 2024 sous la précédente administration présidentielle de Joe Biden, l’application de cette interdiction a été limitée par des dérogations conditionnelles jusqu’en 2028 afin d’éviter toute perturbation de la chaîne d’approvisionnement.
En prévision de l’interdiction, les importations d’uranium enrichi ont fortement augmenté en 2023 pour atteindre une valeur de plus de 1,2 milliard de dollars, avant de retomber à environ 624 millions de dollars en 2024, selon Bellona.
Depuis son retour au pouvoir, le président Donald Trump s’est engagé à redynamiser le secteur nucléaire américain, fortement affaibli, et à lutter contre la dépendance aux importations d’uranium pour des raisons de sécurité nationale.
Bien que Trump ait réagi ces derniers mois avec plus de vigueur que Biden aux menaces de guerre nucléaire de Moscou, il a jusqu’à présent refusé de renforcer les mesures contre Rosatom. […]
The Kyiv Independent, Explication : pourquoi l’industrie nucléaire russe a échappé à des sanctions majeures, traduction automatique & Deepl
Samedi 13/12, 9h15
Ex future zone démilitarisée et… remilitarisée.
[…] Le Kremlin a rejeté l’offre ukrainienne d’établir une zone démilitarisée.
Ouchakov a répondu à la proposition d’établir une zone démilitarisée dans le Donbass en déclarant qu’une telle zone était possible, mais que la Russie devait y déployer la Rosgvardia (la garde nationale russe), ainsi que les forces de l’ordre russes et « tout ce qui est nécessaire pour maintenir l’ordre et organiser la vie quotidienne ». Un tel déploiement militariserait cette zone. Poutine a créé la Rosgvardia en 2016 avec pour mission officielle d’assurer l’ordre public et de lutter contre les attaques terroristes, mais la Rosgvardia possède d’importantes capacités militaires conventionnelles et une expérience du combat comparable à celle d’une armée conventionnelle […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 12 décembre, traduction automatique
Les forces ukrainiennes ont récemment libéré du territoire, notamment une partie de la ville de Kupyansk, lors d’une contre-attaque tactique menée dans la direction de Kupyansk.
Le 2e corps de Khartiya ukrainien a rapporté le 12 décembre que les forces ukrainiennes avaient mené avec succès une contre-attaque pour stabiliser la situation dans la direction de Kupyansk et libéré Kindrashivka et Radkivka (toutes deux situées au nord de Kupyansk) ainsi que les forêts environnantes, libéré des zones au nord de Kupyansk et atteint la rivière Oskil, coupant ainsi les lignes de communication terrestres russes (GLOC) vers la région de Kupyansk.
Le 2e corps ukrainien a déclaré que les forces ukrainiennes avaient encerclé environ 200 soldats russes à Kupyansk au 12 décembre.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a publié une photo de lui-même à la périphérie sud-ouest de Kupyansk, le long de la route P-07 Kupyansk-Chevchenkove, le 12 décembre, indiquant que les forces ukrainiennes avaient probablement repoussé les forces russes beaucoup plus loin de cette zone.
Des images géolocalisées publiées le 12 décembre montrent également des forces ukrainiennes opérant dans tout Kupyansk. D’autres sources russes et ukrainiennes ont corroboré la contre-attaque ukrainienne. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 12 décembre, traduction automatique
Samedi 13/12, 9h00
France : père du gendre.
Les dirigeants du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen et Jordan Bardella ont été reçus par Charles Kushner, ambassadeur des Etats-Unis en France, a fait savoir vendredi 12 décembre ce dernier, après d’autres entretiens récents avec Edouard Philippe (Horizons) et Bruno Retailleau (Les Républicains, LR).
L’émissaire de Donald Trump à Paris a déclaré sur le réseau social X avoir « apprécié cette opportunité d’en savoir plus sur le programme économique et social du Rassemblement national » […] Un message accompagné d’une photo où la triple candidate à la présidentielle pose, souriante, entre l’ambassadeur (par ailleurs père du gendre du président américain) et son jeune dauphin […]
Le Monde, Les dirigeants du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella, ont été reçus par l’ambassadeur américain à Paris
Samedi 13/12, 9h00
Japon.
Les Etats-Unis ont finalement affiché leur soutien militaire au Japon, en réaction à des exercices militaires sino-russes, alors que Donald Trump avait d’abord semblé défendre la cause de la Chine en appelant Tokyo à ne pas se mêler de la question de Taïwan. […]
Le Monde, Vols de bombardiers et concerts annulés : la crise s’étend entre la Chine et le Japon
Alors que les Européens luttent pour ne pas être marginalisés par les Etats-Unis dans les négociations sur un plan de paix en Ukraine et qu’ils cherchent comment continuer à soutenir Kyiv financièrement, ils ont pris, vendredi 12 décembre, une décision importante qui devrait les y aider. En effet, ils ont acté l’immobilisation, jusqu’à la fin de la guerre en Ukraine, des actifs que la banque centrale russe avait placés sur le Vieux Continent avant le conflit.
Jusqu’ici, comme pour les autres sanctions prise contre Moscou, il leur fallait en renouveler le principe à l’unanimité, et ce tous les six mois. Avec le risque, à chaque fois, que la très russophile Hongrie, voire la Slovaquie, mette son veto et que les 210 milliards d’euros d’avoirs concernés repartent dans les coffres de l’institution russe. Depuis l’invasion russe, en février 2022, Budapest a certes joué le jeu de l’Union européenne (UE), mais, ces derniers mois, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, en campagne électorale avant les législatives de 2026, a durci ses positions et répété qu’il ne voulait plus aider l’Ukraine.
Les Européens ont donc cherché, dans les traités, un moyen de contourner la règle de l’unanimité afin de pouvoir, à la majorité qualifiée, reporter l’échéance du renouvellement de l’immobilisation des actifs russes. Toujours créative quand il s’agit de droit, la Commission leur a proposé d’utiliser à cet effet l’article 122 du traité sur le fonctionnement de l’UE, relatif à la stabilité économique en cas de crise aiguë.
[…] Viktor Orban n’a pas du tout apprécié le jeu de passe-passe et ne s’est pas privé de le faire savoir, dès jeudi. Cette initiative, a-t-il déclaré sur Facebook, causera des « dommages irréparables » au bloc communautaire.
[…] Vendredi, la banque centrale russe a déclaré qu’elle « déposer[ait] une plainte contre Euroclear au tribunal arbitral de Moscou », accusant la société belge d’« actions illégales ». Euroclear se bat déjà contre « plus d’une centaine de recours juridiques en Russie », a fait savoir l’un de ses porte-parole, sans plus de commentaires.
[…] A présent que les Européens ont mis les actifs russes immobilisés à l’abri, il sera plus difficile pour Washington de décider de leur sort dans un éventuel plan de paix – celui de Donald Trump prévoyait ainsi qu’ils seraient répartis entre les Etats-Unis, la Russie et l’Ukraine – sans leur en référer. « C’est fait : la Russie sera privée de ses actifs placés en Europe jusqu’à ce qu’elle cesse sa guerre d’agression et verse des réparations à l’Ukraine. Personne ne décidera à la place des Européens du sort de ces fonds », s’est félicité sur X le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot. […]
Le Monde, Pourquoi l’UE a décidé de geler les actifs souverains russes en Europe jusqu’à la fin de la guerre en Ukraine
Vendredi 12/12, 4h10
Message (de réarmement).
Un discours compatible avec la volonté américaine de pousser les Européens à payer leur sécurité.
[…] Depuis Berlin, le secrétaire général de l’OTAN a adressé un message d’une particulière gravité aux citoyens de l’Union.
[…] Mark Rutte — Nous devons être très clairs sur la menace : nous sommes la prochaine cible de la Russie, et nous sommes déjà en danger.
[…] Je crains que trop de gens ne se reposent tranquillement sur leurs lauriers, que trop de gens ne ressentent pas l’urgence de la situation, que trop de gens pensent que le temps joue en notre faveur.
Ce n’est pas le cas : c’est maintenant qu’il faut agir.
Les dépenses et la production d’équipements de défense des pays alliés doivent augmenter rapidement, nos forces armées doivent disposer de ce dont elles ont besoin pour assurer notre sécurité — et l’Ukraine doit disposer de ce dont elle a besoin pour se défendre, dès maintenant.
[…] Pendant la guerre froide, le président Reagan avait mis en garde contre les « pulsions agressives d’un empire du mal ». Aujourd’hui, le président Poutine s’attelle à bâtir un nouvel empire.
[…] Depuis le début de la guerre en 2022, on dénombre plus de 1,1 million de victimes russes. Cette année, la Russie a perdu en moyenne 1 200 soldats par jour. Pensez-y : plus d’un million de victimes à ce jour, et 1 200 par jour, tués ou blessés, rien que cette année.
[…] Dans sa vision déformée de l’histoire et du monde, Poutine estime que notre liberté menace son emprise sur le pouvoir — et que nous voudrions détruire la Russie.
Mais Poutine s’en charge très bien tout seul.
[…] Nous devons être prêts. Car alors que ce premier quart du XXIe siècle touche à sa fin, les conflits ne se livrent plus à distance : ils sont à nos portes.
[…] Notre mission est de vous protéger, vous, vos familles, vos amis et votre avenir.
[…] Écoutez les sirènes retentir à travers l’Ukraine, regardez les corps retirés des décombres et pensez aux Ukrainiens qui pourraient s’endormir ce soir et ne pas se réveiller demain. Qu’est-ce qui sépare ce qui leur arrive de ce qui pourrait nous arriver ?
Seulement l’OTAN. […]
Le Grand Continent, « Nous devons nous préparer à une guerre d’une ampleur comparable à celle qu’ont connue nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents » : le discours de Mark Rutte
Echo
L’historien et stratège, qui est l’un des meilleurs penseurs polonais de politique étrangère, revient sur le nouveau monde dans lequel nous plonge la nouvelle posture de sécurité nationale américaine.
SLAWOMIR DEBSKI. – Ce qui ressort d’abord de ce document, c’est la volonté de changement radical de la politique étrangère et de sécurité des États-Unis. Cette Administration pense que ses prédécesseurs avaient tort et qu’il faut tout changer. Les implications sont très importantes pour l’Europe car les Américains abandonnent l’idée des États-Unis comme leader du monde libre. C’est un tournant brutal. Pendant la Première Guerre mondiale, le président Woodrow Wilson expliquait que les Américains n’intervenaient pas pour défendre les intérêts des puissances coloniales européennes mais pour changer le monde. Cela a encore été le message pendant la Seconde Guerre mondiale, puis lors de la guerre froide. Ils se voyaient comme un modèle, une « cité scintillante sur la colline », cherchant à transformer le monde. L’Administration Trump dit qu’elle n’en a plus rien à faire. […]
Le Figaro, Slawomir Debski : « Si la Russie attaque, nous nous battrons avec ou sans les Américains »
Jeudi 11/12, 20h40
Deux méchants, un seul but : la couverture du dernier numéro du magazine allemand Der Spiegel.
Des bombardiers américains à capacité nucléaire ont survolé la mer du Japon aux côtés d’avions de chasse japonais mercredi, a annoncé Tokyo, dans une démonstration de force à la suite d’exercices chinois et russes dans les airs et les mers autour du Japon et de la Corée du Sud.
Le Japon et les États-Unis « ont réaffirmé leur ferme détermination à empêcher toute tentative unilatérale de modifier le statu quo par la force et ont confirmé le niveau de préparation des Forces d’autodéfense (FAD) et des forces américaines », a déclaré le ministère japonais de la Défense dans un communiqué publié jeudi. […]
Reuters, Des bombardiers américains se joignent aux avions de chasse japonais pour une démonstration de force après des exercices militaires conjoints sino-russes, selon Tokyo, traduction automatique
Jeudi 11/12, 20h35
Bulgarie.
Le gouvernement bulgare a démissionné jeudi après moins d’un an au pouvoir, suite à des semaines de manifestations de rue contre sa politique économique et son incapacité perçue à lutter contre la corruption.
Le Premier ministre Rosen Jeliazkov a annoncé sa démission lors d’une allocution télévisée, quelques minutes avant le vote du Parlement sur une motion de censure. Cette démission intervient moins de trois semaines avant l’entrée de la Bulgarie dans la zone euro, prévue le 1er janvier. […]
Reuters, Le gouvernement bulgare démissionne après des semaines de manifestations de rue, traduction automatique
Jeudi 11/12, 20h20
Pétrole russe.
Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a frappé pour la première fois le champ russe Vladimir Filanovsky dans la mer Caspienne à l’aide de drones à longue portée, interrompant la production de pétrole et de gaz de plus de 20 puits, a déclaré une source au sein du SBU le 11 décembre.
Quatre drones ont frappé le plus grand champ pétrolier offshore de Moscou dans la mer Caspienne, et l’un des plus grands sites d’exploration en Russie, appartenant à une filiale du géant pétrolier russe Lukoil, selon la source du SBU, qui a partagé ces informations avec le Kyiv Independent sous couvert d’anonymat.
« Au moins quatre impacts ont été enregistrés sur la plate-forme offshore. À la suite de cette attaque, la production de pétrole et de gaz de plus de 20 puits qu’elle dessert a été interrompue », a déclaré la source du SBU.
« Les explosions en mer Caspienne rappellent une fois de plus à la Fédération de Russie que toutes ses entreprises travaillant pour la guerre sont des cibles légitimes. »
Le ministère russe de la Défense n’a pas commenté l’attaque revendiquée par l’Ukraine contre l’installation pétrolière de la mer Caspienne. Il a affirmé le 11 décembre avoir abattu 287 drones ukrainiens pendant la nuit, dont beaucoup se dirigeaient vers Moscou. […]
The Kyiv Independent, Une plate-forme pétrolière russe en mer Caspienne interrompt sa production après une attaque de drones ukrainiens, selon une source du SBU, traduction Deepl
Jeudi 11/12, 20h15
Tcherno.
Des secouristes inspectent les dégâts causés à l'enceinte de confinement de la centrale nucléaire de Tchernobyl après une attaque de drone russe à Prypiat, en Ukraine, le 14 février 2025. (Yan Dobronosov/Global Images Ukraine via Getty Images)
L’Assemblée générale des Nations unies a approuvé le 10 décembre une résolution visant à renforcer la coopération internationale et à réduire l’impact de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, avec 97 pays votant pour et huit contre.
La Russie, la Biélorussie, la Chine, la Corée du Nord et les États-Unis ont voté contre le document. Trente-neuf pays se sont abstenus.
Le ministre des Affaires étrangères Andrii Sybiha a déclaré que la résolution adoptait l’orthographe ukrainienne correcte — Chornobyl au lieu de Chernobyl à la russe — et « attirait l’attention sur les crimes commis par l’agresseur contre le peuple ukrainien et les menaces pour la sécurité nucléaire mondiale ».
Selon le ministre, la Russie a tenté d’utiliser la Biélorussie pour dissimuler ses actions et imposer une version alternative qui supprimait toute référence à ses attaques contre les installations de Tchernobyl.
[…] La résolution de l’ONU souligne les conséquences durables de la catastrophe de 1986 et insiste sur l’importance de soutenir les zones touchées.
Les États-Unis se distinguent parmi les pays qui ont voté contre le document. Cette décision intervient alors que Washington et Moscou voient leurs relations s’améliorer, discutent d’une coopération renouvelée et que l’administration Trump pousse l’Ukraine vers un accord de paix avec la Russie, même si celui-ci ne reflète pas pleinement les intérêts de l’Ukraine.
Le représentant de Washington a déclaré que les États-Unis avaient voté contre la résolution non pas parce qu’ils s’opposaient aux mesures de sécurité nucléaire, mais parce qu’ils s’opposaient aux références au Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations unies. […]
The Kyiv Independent, Les États-Unis se rangent du côté de la Russie concernant la résolution de l’ONU sur la catastrophe de Tchernobyl, traduction Deepl
Jeudi 11/12, 20h00
Négos.
Le président Volodymyr Zelensky a affirmé jeudi que les États-Unis proposaient le retrait de l’armée ukrainienne des territoires qu’elle contrôle encore dans la région orientale de Donetsk et la création d’une «zone économique libre» et démilitarisée à la place.
«Ils (les Américains) voient les forces ukrainiennes se retirer du territoire de la région de Donetsk, et le compromis supposé est que les forces russes ne pénètrent pas dans cette partie» de la région actuellement sous contrôle de Kyiv, a-t-il déclaré aux journalistes.
«Qui gouvernerait ce territoire, qu’ils (les Américains) appellent déjà “zone économique libre” ou “zone démilitarisée”, ils l’ignorent», a-t-il ajouté, affirmant que Washington proposait également un retrait des troupes russes présentes dans les régions ukrainiennes de Soumy, Kharkiv et Dnipropetrovsk (nord, nord-est et centre-est), mais leur maintien dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud).
Le Figaro, Washington propose la création d’une «zone économique libre» et démilitarisée dans l’est de l’Ukraine, déclare Volodymyr Zelensky
Le sénateur américain Richard Blumenthal demande l’abandon du plan en discussion et le remplacement des émissaires américains
Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner « semblent être du côté de la Russie au lieu d’être des négociateurs impartiaux ou objectifs », déclare le sénateur américain Richard Blumenthal, qui plaide pour leur remplacement, dans un entretien accordé au groupe de radio-télévision public ukrainien Suspilne.
« Tout le “plan de paix” doit être abandonné. Il faut revenir à la case départ », poursuit l’élu démocrate, corapporteur du projet de loi proposant de surtaxer les importations en provenance de pays qui continuent à acheter du pétrole et des matières premières russes.
Richard Blumenthal se dit, en outre, « profondément préoccupé » par le fait que Donald Trump « semble abandonner l’Ukraine à son sort » et la contraigne « à faire des concessions territoriales injustes et irrationnelles ». […]
Dans un contexte de restrictions budgétaires, les hébergements et les aides aux déplacés d’Ukraine s’éteignent peu à peu. Des situations complexes demeurent sans solution d’autonomie. […]
Le Monde, Immigration : vers la fin du dispositif d’accueil des Ukrainiens en France
Jeudi 11/12, 6h10
Estonie.
Hanno Pevkur, le ministre de la Défense de l’Estonie, est l’une des voix de la résistance européenne qui organise la protection du continent face à Poutine.
[…] Hanno Pevkur — En cas d’infiltration russe, le délai d’alerte précoce pourrait être d’une ou deux minutes. Imaginez. Des navires de la flotte fantôme transportent des conteneurs. Ces conteneurs transportent des drones Shahed à voilure fixe. Ils sont là : sur les côtes italiennes, sur les côtes françaises, sur les côtes espagnoles. Pourtant, aucun signal d’alarme ne pourra nous prévenir.
[…] [La doctrine de défense de l’Estonie] a beaucoup évolué. Je n’entrerai pas ici dans les détails de notre planification de guerre. Mais ce que je peux dire, c’est que nous avons examiné de très près ce que nous pouvons apprendre de l’Ukraine.
Nous avons commencé par repenser notre service de conscription. L’Estonie forme près de 4 000 conscrits chaque année. Si l’on rapporte cette proportion à notre taille, c’est considérable — avec la même proportion, l’Italie ou la France formeraient des centaines de milliers de personnes.
Il va sans dire que nous comprenons aujourd’hui que nous devons également changer notre approche concernant les drones. Nous avons déjà commencé.
Nous avons modifié notre conception des tirs en profondeur, car nous avons conscience que nous ne disposons pas de la profondeur stratégique dont bénéficie l’Ukraine. Pour donner une comparaison et mettre les choses en perspective, à l’heure actuelle, le théâtre des opérations en Ukraine couvre une zone qui représente le territoire de l’Estonie, de la Lettonie et de la moitié de la Lituanie.
[…] Prenez l’histoire. Je ne remonterai pas 10 000 ans en arrière. Considérons juste les cent dernières années : la Russie — que ce soit l’Union soviétique ou la Russie impérialiste tsariste — a déclenché une guerre tous les dix ans. Au cours des seules cent dernières années, elle a été en guerre avec 19 pays.
Nous pensions qu’après l’effondrement de l’Union soviétique, la Russie serait un pays plus démocratique. Malheureusement, cela ne s’est pas produit.
Il y a eu les deux guerres de Tchétchénie, puis la Géorgie en 2008, la Crimée en 2014 et l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Tous les six à huit ans, Poutine a déclenché une guerre contre les voisins de la Russie. Y a-t-il un espoir que ce schéma change ? Je ne le vois pas. […]
Le Grand Continent, « Face à la Russie de Poutine, l’Estonie sera une petite abeille capable de paralyser un éléphant », une conversation avec le ministre de la Défense estonien
Mercredi 10/12, 22h20
Comment ça se passe.
La maison de Lomova se situe à la périphérie de Dobropillia, l’une des nombreuses villes et villages de la région de Donetsk ravagés par des années de bombardements russes intensifs et qui font désormais face à un danger accru à mesure que les troupes de Moscou se rapprochent inexorablement.
L’équipe de secours des Anges Blancs, armée de fusils de chasse et de drones de surveillance émettant des bips, sillonne la région de Dobropillia à la recherche de personnes susceptibles d’être évacuées, tandis que l’artillerie gronde au loin.
La route principale est recouverte de filets pour se protéger des drones qui sillonnent le ciel avec une agilité et une précision mortelles – principale cause de mortalité dans les zones de première ligne. Des voitures calcinées et des maisons détruites jonchent le parcours.
Certains résidents semblent impatients de partir, mais quelques-uns refusent encore de bouger, souvent parce qu’ils sont malades, âgés ou n’ont ni famille ni moyens de vivre ailleurs.
Dans le cas de Lomova, un proche en Espagne a tenté de rassurer la femme fragile par appel vidéo, lui assurant qu’elle pourrait éventuellement traverser l’Europe pour rejoindre sa famille.
« On trouvera une solution. Pour l’instant, quittez Dobropillia », dit Liudmyla, la parente, à Lomova, sous le regard de l’équipage armé et en tenue de camouflage. « On s’inquiète tous pour vous. »
L’équipe de White Angel, qui fait partie des forces de police régionales, a proposé de conduire Lomova jusqu’à Kramatorsk, un centre névralgique situé à proximité, où des bénévoles l’auraient ensuite emmenée à Pavlohrad, à 100 km de là. Mais elle a refusé. […]
Reuters, À mesure que les Russes se rapprochent, certains Ukrainiens refusent de partir, traduction automatique
Des membres de l'unité d'évacuation de la police des Anges blancs s'entretiennent avec un habitant lors d'une évacuation de Dobropillia, ville située en première ligne, dans la région de Donetsk, en Ukraine, le 9 décembre 2025, en pleine offensive russe contre le pays. REUTERS/Anatolii Stepanov
Mercredi 10/12, 21h00
On n’avait pas de chauffage après une attaque sur une centrale de chauffage. Il y avait à nouveau une rupture du tuyau. Hier les super-héros ont tout réparé. L’électricité est présente 6-8 heures par jour, c’est frustrant. L’eau courante est là, dieu merci. Pacha creuse une nouvelle position. Un des confrère a déserté. Le père d’Irina a de mauvaises analyses, il paraît qu’il a une nouvelle tumeur. Il tient bien, sa femme va moins bien (moralement). Le reste, ça va.
Olga, Viber (texte)
Mercredi 10/12, 21h00
America, America.
Aux Etats-Unis, le changement climatique n’est plus dû aux activités humaines. C’est du moins ce que l’administration du président américain, Donald Trump, ouvertement climatosceptique, essaie de faire croire. Ces dernières semaines, l’Agence pour la protection de l’environnement des Etats-Unis (EPA) a supprimé toute mention du rôle des activités humaines et des combustibles fossiles sur sa page Internet très consultée concernant les causes du changement climatique. Désormais, elle n’évoque plus que des phénomènes naturels : le changement de l’orbite et de l’axe de rotation de la Terre, l’activité solaire, la réflectivité de la Terre ou les volcans. […]
Le Monde, Pour l’Agence de protection de l’environnement américaine, le changement climatique est dû au changement d’orbite de la Terre et aux volcans
Mercredi 10/12, 8h05
America, America.
Les démocrates font un retour inattendu à Miami. Eileen Higgins a remporté, mardi 9 décembre, la mairie de cette grande ville de Floride, Etat du sud-est des Etats-Unis qui a majoritairement voté pour Donald Trump aux trois derniers scrutins présidentiels. C’est une première depuis vingt-huit ans dans la capitale financière du « Sunshine State » (« l’Etat ensoleillé »).
[…] Cette victoire, dans un Etat où Donald Trump passe la plupart de ses week-ends, dans sa résidence de Mar-a-Lago, vient prolonger une série de succès des démocrates. Ceux-ci ont notamment remporté cet automne les élections au poste de gouverneur en Virginie et dans le New Jersey, ainsi que la mairie de New York.
[…] Son élection a été marquée par un taux de participation de 20 % seulement, dans une ville comportant une large population d’origine cubaine, traditionnellement acquise aux républicains.
La cote de popularité de Donald Trump a chuté à son plus bas niveau depuis son retour au pouvoir en janvier, notamment en raison du coût de la vie que les Américains imputent en partie à ses droits de douane, selon les sondages. […]
Le Monde, La démocrate Eileen Higgins élue maire de Miami, en terre trumpiste, une première pour le parti depuis vingt-huit ans
Mercredi 10/12, 7h05
Trumpette du jour.
Les combats entre la Thaïlande et le Cambodge se sont poursuivis pour une troisième journée mercredi, tandis que le président américain Donald Trump a déclaré qu’il passerait un coup de téléphone pour mettre fin au conflit, après avoir négocié un cessez-le-feu en juillet pour mettre fin à cinq jours de bataille entre les deux voisins asiatiques. […]
Reuters, Trump propose de passer un coup de fil pour mettre fin aux combats entre la Thaïlande et le Cambodge, traduction automatique
Plus de 500.000 Cambodgiens et Thaïlandais ont été évacués des régions frontalières depuis la reprise des affrontements dimanche entre les deux voisins d’Asie du Sud-Est. […]
Le Figaro, Cambodge-Thaïlande : plus de 500.000 civils ont été évacués des régions frontalières
Mercredi 10/12, 7h00
Bord de l’Europe : il vaut mieux le faire un peu soi-même que de laisser les méchants piquer notre place en promettant de le faire.
Voici le message fort que nous adressons à nos amis européens : si les gouvernements responsables ne prennent pas en compte les préoccupations de leurs citoyens, les populistes l’emporteront.
Keir Starmer est le premier ministre britannique. Mette Frederiksen est la première ministre du Danemark.
[…] La manière dont nous gérons les migrations irrégulières est au cœur de cette problématique, et nous savons que la réponse doit être à la hauteur du défi.
Les communautés doivent se sentir soutenues et non mises sous pression. L’asile accordé aux personnes fuyant véritablement la persécution restera toujours la marque des pays dignes et compatissants. Mais contrôler l’immigration est une mission essentielle de l’État et une exigence légitime du public.
[…] Le système d’asile actuel a été conçu pour une autre époque. Dans un monde marqué par la mobilité de masse, les solutions d’hier sont obsolètes. Nous protégerons toujours les personnes fuyant la guerre et le terrorisme, mais le monde a changé et les systèmes d’asile doivent évoluer avec lui.
[…] Le meilleur moyen de lutter contre les forces de la haine et de la division est de montrer que la politique traditionnelle et progressiste peut résoudre ce problème. […]
The Guardian, Nous devons protéger nos frontières pour défendre nos démocraties. Voici comment. Par Keir Starmer, premier ministre britannique, et Mette Frederiksen, première ministre du Danemark, traduction automatique
Mercredi 10/12, 6h45
Prix du mètre carré.
Depuis début 2025, les forces russes ont conquis 0,77 % du territoire ukrainien, au prix de pertes humaines disproportionnées.
Selon les observations de l’ISW, les forces russes se seraient emparées d’environ 4 669 kilomètres carrés depuis le 1er janvier 2025. Les données de l’état-major ukrainien indiquent que les forces russes ont subi 391 270 pertes durant cette période, soit environ 83 pertes par kilomètre carré. […]
[…] Les ressources de la Russie ne sont pas illimitées, contrairement à ce que Poutine tente d’affirmer, et ce dernier semble actuellement confronté à des choix difficiles concernant le maintien stratégique des forces armées russes.
En février 2025, ISW estimait que la Russie serait probablement confrontée à de nombreux problèmes matériels, humains et économiques au cours des 12 à 18 mois suivants, en raison de l’aggravation des coûts de la guerre. Le principal système de recrutement des forces armées russes, qui repose sur des incitations financières importantes pour attirer les recrues, semble atteindre ses limites et impacter négativement l’économie russe. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 9 décembre, traduction automatique
Mercredi 10/12, 6h30
Cour pénale internationale.
Les mandats d’arrêt de la CPI contre Poutine et cinq autres Russes accusés de crimes de guerre en Ukraine resteront en vigueur même en cas de succès des pourparlers de paix en Ukraine, ont déclaré les procureurs de la CPI.
Les procureures adjointes Mame Mandiaye Niang et Nazhat Shameem Khan ont déclaré qu’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU serait nécessaire pour suspendre les mandats d’arrêt délivrés par les tribunaux.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Mercredi 10/12, 6h20
Drones.
Vue du ciel, elle ressemble à une immense toile d’araignée, mais il s’agit en réalité de l’enchevêtrement de fibres optiques utilisées par les drones. Le long de l’axe de Kupyansk, les deux camps déploient d’importantes quantités de fibres optiques pour guider les drones de vision à la première personne, notamment dans les zones où le GPS est brouillé.
La Commission européenne a annoncé mardi 9 décembre avoir autorisé les aides publiques annoncées par la Pologne pour soutenir la construction de la première centrale nucléaire du pays, un projet qui doit aider le pays à réduire sa dépendance au charbon. Selon Bloomberg, cette aide s’élève à 14,2 milliards d’euros (60 milliards de zlotys).
Le gouvernement polonais a annoncé plusieurs mécanismes d’aides pour contribuer à la réalisation de ce projet au coût colossal. Au total, la construction de cette centrale, comprenant trois réacteurs, devrait coûter 42 milliards d’euros (192 milliards de zlotys). À titre de comparaison, le programme nucléaire français – qui porte sur six réacteurs – a été estimé à 67,4 milliards d’euros par EDF.
La Pologne, qui produit encore 56% de son électricité avec des centrales à charbon, a décidé de lancer la construction de sa première centrale nucléaire à Lubiatowo-Kopalino, dans le nord du pays. Les travaux doivent commencer en 2028 pour une livraison en 2036, selon Reuters. Elle comprendra trois réacteurs de 1.250 mégawatts (MW) chacun, lui donnant une capacité de production d’électricité totale de 3.750 MW. Le projet est mené avec le consortium américain Westinghouse-Bechel. […]
BFM TV, La Pologne produit encore 56% de son électricité grâce au charbon: Varsovie obtient le feu vert de Bruxelles pour financer sa 1ère centrale nucléaire à 42 milliards d’euros
Kopalino, Pologne, Google Earth [à 170 km à vol d’oiseau du secteur russe de Kaliningrad]
Etats-Unis
Le coup d’accélérateur donné au réacteur expérimental Natrium, soutenu par Bill Gates, inquiète plus d’un scientifique. La Commission de réglementation nucléaire (NRC) vient d’approuver la construction de ce réacteur nucléaire à neutrons rapides refroidi au sodium, d’une puissance prévue de 345 mégawatts, à Kemmerer dans le Wyoming. Problème : l’autorisation de sûreté a été délivrée beaucoup plus tôt que ne le prévoyait le calendrier initial, à l’issue d’un examen jugé trop court par la communauté.
Le groupe indépendant de l’Union of Concerned Scientists rappelle auprès d’Interesting Engineering que la demande déposée en mars 2024 aurait dû être évaluée jusqu’en août 2026, mais son traitement a été brusquement raccourci de neuf mois. Pour ses membres, cette validation aurait été précipitée par des pressions politiques.
Selon le directeur de la sûreté nucléaire à l’Union of Concerned Scientists, le Congrès et la Maison-Blanche auraient poussé la NRC à hâter son examen pour tenir le nouveau délai de 18 mois imposé par le décret EO 14300, signé par Donald Trump en mai dernier. “La précipitation de la NRC constitue un abandon total de son obligation de protéger la santé publique, la sécurité et l’environnement contre les accidents nucléaires catastrophiques ou les attaques terroristes”, dénonce le Dr Edwin Lyman. […]
Geo, Feu vert pour le réacteur nucléaire Natrium de Bill Gates: pourquoi les scientifiques s’alarment
France
Quarante ans après l’arrêt de son activité, en 1985, la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) fourmille à nouveau. Mais c’est pour sa déconstruction, dont le coût avoisinerait les 850 millions d’euros.
EDF, son propriétaire, a reçu les ultimes accords ministériels qui autorisent le démantèlement complet du site, en octobre 2025. La déconstruction concrète de la partie la plus sensible et radioactive du site – le cœur du réacteur – peut commencer. […]
Ouest France, Quarante ans après son arrêt, le cœur de la seule centrale nucléaire de Bretagne s’ouvre enfin pour être démantelé
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection a jugé satisfaisantes les dispositions de sûreté retenues pour le projet d’enfouissement en couches géologiques profondes des déchets radioactifs les plus dangereux. Toutefois, de nombreuses étapes doivent encore être franchies et des éléments complémentaires être fournis avant que ce projet inédit à travers le monde ne puisse voir le jour.
Le gendarme du nucléaire n’a sans doute jamais instruit un dossier aussi épais. Au terme de 30 mois d’examen d’un document constitué de 10 000 pages, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a validé la demande d’autorisation de création de Cigéo, le projet d’enfouissement à 500 mètres sous terre des déchets radioactifs les plus dangereux. […]
La Tribune, Déchets radioactifs : après l’examen d’un dossier hors norme, le gendarme du nucléaire donne son feu vert au projet Cigéo
Le laboratoire souterrain de l'Andra permet de réaliser une batterie d'expérimentations en vue de la construction du site de stockage Cigéo. AFP - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN
Finlande
L’autorité finlandaise de sûreté nucléaire a obtenu un troisième report de la date limite pour rendre son avis sur la demande de permis d’exploitation déposée par Posiva Oy, en vue d’ouvrir le tout premier dépôt géologique de combustible usé au monde. Le ministère de l’Économie a fixé une nouvelle échéance à la fin juin 2026, prolongeant une procédure entamée en mai 2022.
Le dépôt, situé à Olkiluoto, est conçu pour stocker les déchets issus des réacteurs nucléaires finlandais à une profondeur de 430 mètres dans le socle rocheux. Posiva a déposé sa demande de licence en décembre 2021 pour une période couvrant de mars 2024 à fin 2070. Le gouvernement reste l’autorité décisionnelle, mais il ne pourra statuer qu’après réception d’un avis favorable de l’Autorité de radioprotection et de sûreté nucléaire (STUK).
STUK a déjà validé une grande partie du dossier fourni par Posiva, mais des documents techniques actualisés en 2025 ont nécessité des demandes complémentaires. L’autorité estime pouvoir achever l’analyse d’ici la nouvelle date limite, mais prévient que le calendrier reste « serré » pour les deux parties. Des ajustements récents dans les matériaux utilisés pour le stockage, notamment le remplacement d’un type d’argile par un autre, ont complexifié l’évaluation de la sûreté à long terme du site. « Le traitement de la demande touche à sa fin, mais des lacunes documentaires, des mises à jour liées aux modifications de l’installation et l’ampleur des révisions ont causé des retards », indique STUK dans son dernier rapport trimestriel. L’agence a aussi identifié des incertitudes dans l’analyse de sûreté, dont les effets doivent encore être examinés. […]
Energy News, Le dépôt nucléaire de Posiva subit un nouveau report d’autorisation en Finlande
Le Kremlin a salué la nouvelle stratégie de sécurité nationale du président américain Donald Trump, affirmant qu'elle correspondait largement à la vision russe. C'est la première fois que Moscou fait l'éloge aussi enthousiaste d'un tel document émanant de son ancien adversaire de la Guerre froide. La première victime de cette stratégie est on ne peut plus claire. Quelles en seront les conséquences pour l'Europe ? Telle est la question.
Mardi 9/12, 18h50
De la guerre.
Pour le cerveau géopolitique de Poutine, il faut cesser d’être naïf : « cette guerre a déjà commencé. Simplement, nous ne l’appelons pas encore ainsi. Notre véritable adversaire est bien l’Europe. »
Parmi les dernières interventions publiques de Sergueï Karaganov, l’une des plus remarquées a eu lieu le 5 décembre dernier sur la première chaîne russe (Pervyj Kanal), dans le cadre d’une nouvelle rubrique intitulée : « À quoi s’attendre ? ».
L’idéologue russe y était d’emblée dépeint par la présentatrice comme l’une de ces personnalités « auxquelles nous accordons toute notre confiance » — autrement dit, l’une de ces personnalités parfaitement conformes aux ambitions politiques et militaires du pouvoir russe.
Sergueï Karaganov serait, de surcroît, un intellectuel « pour lequel la guerre est aussi un objet de science ». On en jugera par soi-même en lisant ses propos dont l’essentiel consiste en des volées d’injures à l’égard des élites européennes abâtardies et corrompues, que seule la mise à exécution des menaces nucléaires ferait, peut-être, revenir à la raison.
[…] Sergueï Karaganov – Cette guerre a déjà commencé. Simplement, nous ne l’appelons pas encore ainsi. Notre véritable adversaire est bien l’Europe, et non la malheureuse Ukraine, misérable et manipulée.
N’étant pas président, je peux dire franchement que cette guerre ne prendra fin que lorsque nous aurons infligé à l’Europe une défaite morale et politique, lorsque ces élites européennes qui ont aujourd’hui perdu la raison cesseront leur course folle à la guerre mondiale. Il n’est pas certain que nous puissions parvenir à une paix stable et définitive, à une stabilisation profonde de la situation, car l’Europe finira par se désagréger et redevenir ce qu’elle a toujours été : un dépotoir d’États qui se font la guerre en permanence tout en fomentant alentour d’eux la guerre, le colonialisme et le racisme — du moins par le passé : aujourd’hui, ils ne peuvent même plus se permettre le colonialisme. […]
Le Grand Continent, Selon le proche de Poutine Karaganov, la Russie est en guerre contre l’Europe
Mardi 9/12, 18h30
Riches.
On pourrait les rassembler sans forcer dans un stade de football. Ils sont 56 000, et représentent les 0,001 % les plus riches de la planète. Ticket d’entrée dans le club : 254 millions d’euros de patrimoine au minimum. Ensemble, ils possèdent désormais trois fois plus que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 2,8 milliards d’adultes. Et si l’écart est stable depuis la sortie de la pandémie de Covid-19, il a fortement augmenté ces dernières décennies : en 1995, les 0,001 % n’avaient « que » le double des plus pauvres.
Ces données sont tirées du rapport, qui doit être publié mercredi 10 décembre et auquel Le Monde a eu accès, du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab, WIL), un institut de recherche établi à l’Ecole d’économie de Paris. […] Rassemblant les travaux de près de 200 chercheurs, il documente l’explosion du patrimoine des ultrariches, et détaille la façon dont ces inégalités s’immiscent à tous les niveaux de la société : dans l’éducation, dans la politique, dans les conséquences du changement climatique, dans les écarts de revenus entre hommes et femmes…
Il rappelle aussi les grandes tendances mondiales observées depuis deux siècles : une envolée des inégalités au XIXe siècle pendant la révolution industrielle, leur réduction historique à partir de la première guerre mondiale et surtout après la seconde, avec notamment le développement des Etats-providence et l’imposition d’impôts très élevés sur les hauts patrimoines et revenus, permettant une réduction historique des écarts de salaire et de richesse. Puis un rebond depuis quarante ans, particulièrement aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe et en France, la libéralisation des marchés financiers, la dérégulation des marchés du travail, le déclin des syndicats et la mondialisation expliquant en partie cette hausse. […]
Le Monde, Ces grandes fortunes qui aspirent une part croissante de la richesse mondiale
Mardi 9/12, 8h10
Robot.
Chien robot armé lors de l’entraînement des forces spéciales SBU « Alpha ».
La campagne de frappes à longue portée menée par l’Ukraine continue de réduire les capacités de raffinage pétrolier de la Russie.
L’état-major ukrainien a indiqué le 8 décembre que la frappe de drone ukrainienne du 5 décembre contre le port maritime de Témyrouk, dans le kraï de Krasnodar, avait détruit 70 % de sa capacité opérationnelle totale. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 décembre, traduction automatique
Lundi 8/12, 20h30
Drones.
« On m’a dit que vous étiezle pilote le plus productif de la 59e brigade. 700 cibles atteintes. Est-ce vrai ? » demandai-je à Oleksandr Vovchenko, pilote.
« Peut-être. Nous avons des gens spécialement entraînés, leur tâche est de compter, et la mienne est d’arrêter l’ennemi. Personnellement, je ne compte pas, j’ai arrêté quelque part après que 200 Russes aient été tués », plaisante le soldat, qui largue des explosifs sur les troupes russes depuis un petit drone DJI Mavic depuis deux ans et demi.
700 cibles touchées ne représentent pas 700 ennemis. Il arrive que cinq occupants soient tués par une seule salve. Il arrive aussi que Fly soit chargé de neutraliser le matériel ennemi, notamment les équipements de communication et les abris.
[…] De profession, il est géomètre, et durant l’année précédant l’invasion, il a travaillé avec des drones industriels en mode semi-automatique : on lui donne une mission, il vole, prend des photos, on les traite manuellement et on dresse une carte de la zone.
Après l’invasion à grande échelle, Alexandre s’est immédiatement porté volontaire, sachant que son expérience serait nécessaire.
[…] J’ai passé une semaine à apprendre à piloter un DJI Mavic . C’est un petit quadricoptère à moteur léger, un drone compact utilisé notamment pour filmer des mariages. J’ai ensuite passé une autre semaine sur un Matrice 300 RTK , un drone industriel haut de gamme conçu pour réaliser des missions complexes d’inspection, de cartographie, de recherche et de sauvetage, de patrouille et de détection d’objets à longue distance.
[…] Quel est le rôle des pilotes de drones ? Maintenir la ligne de front pour empêcher l’ennemi de progresser. Le front est divisé en secteurs, chaque équipage ayant sa propre zone de responsabilité.
« Personne ne nous parvient » , dit Fly . « Les ennemis attaquent d’abord de front, puis usent de ruses : ils tentent de contourner nos lignes, de s’infiltrer par petits groupes de deux ou trois, de repérer nos points faibles, nos angles morts, appuyés par l’artillerie et tout leur arsenal. Nous, on repère et on neutralise tout le monde depuis le point zéro.
[…] « En mai dernier, j’ai passé près d’un mois à proximité d’un ravin qu’ils convoitaient, ils le voulaient vraiment. On les a bombardés abondamment : on a utilisé 430 bombes de calibre 200 et plus de 300 autres de calibre 300 pendant cette période. Quand le vent soufflait dans notre direction, l’odeur était insoutenable ; les cadavres gisaient là, personne ne les ramassait. Seuls les corbeaux et les renards en avaient besoin. »
Oleksandr Vovchenko, commandant de la section de contrôle de batterie et de reconnaissance d'artillerie de la 59e brigade d'assaut au sein des Forces des systèmes sans pilote, Fly.
Comment savez-vous que l’occupant est mort ?
« Parfois, le commandement demande : “L’ennemi a-t-il deux cents ans ou non ?” dit Fly. “ Et je réponds : “Quand la peine de mort était encore en vigueur sur la chaise électrique, on faisait quand même venir un médecin pour constater le décès. Je ne peux pas sentir de côté si l’ennemi a un pouls ou non.” Si je vois plus tard des mouches qui rampent dessus … eh bien, il l’a. »
Le plus difficile pour un pilote, c’est de trouver un endroit où se positionner sans être repéré par les pilotes ennemis, car ils lui lanceront des grenades, et c’est tout. En automne et en hiver, la tâche se complique : la végétation a disparu, tout est humide. On a beau faire attention, on laisse toujours des traces derrière soi. Il existe aussi des caméras thermiques. Si on cache un générateur dans un abri, il produira de la chaleur. Et si la température extérieure est de 0 °C et que la température à la sortie de l’abri est de 18 °C, c’est facile à repérer la nuit.
[…] Parfois, les pilotes ukrainiens attendent que leurs camarades viennent secourir un ennemi blessé, puis ils larguent tout le groupe. Une fois, ils ont réussi à blesser un officier important. Ils ont entendu l’ordre par radio de le récupérer à tout prix. Et bien que les Russes ne voulaient pas partir, car ils savaient que la mort les attendait, ils n’avaient pas le choix. Nos pilotes leur ont fait vivre un véritable cauchemar et, au bout d’un moment, ils ont entendu le message désespéré à la radio : « Personne n’est revenu, personne ! »
[…] Enfin, je demande quand Fly se sent satisfait.
Sans réfléchir, il répond : « Quand j’ai stoppé leur progression, je sais que les nôtres continueront de les harceler par divers moyens. […] Je suis heureux de ne pas laisser l’ennemi entrer dans ma patrie. C’est pourquoi je suis ici. »
Hromadske, « Les Russes sont couchés, personne ne les ramasse. Seuls les corbeaux et les renards en ont besoin », a déclaré un pilote de drone en mission sur la ligne de contact, traduction automatique
Lundi 8/12, 20h05
Poésie Vs IA.
En effectuant des expériences sur différents modèles d’IA, un groupe de chercheurs a découvert que même les plus performants peuvent se laisser manipuler par de la poésie pour lever leurs « garde-fous ». En les formulant sous forme de poème, les modèles répondaient facilement à des demandes nuisibles telles que la fabrication d’armes nucléaires ou l’incitation à l’automutilation – des requêtes qu’ils sont censés avoir été entraînés à éviter.
Avant leur mise en service auprès du public, les chatbots d’IA sont entraînés à refuser les requêtes contenant des messages malveillants ou nuisibles à l’aide d’un processus appelé « alignement de sécurité ». Ils ne peuvent par exemple pas fournir de réponses détaillées sur des demandes telles que la fabrication d’armes ou le suicide. Lorsque de telles requêtes sont formulées, les chatbots répondent généralement par des phrases telles que : « désolé, je ne peux pas vous aider ».
Cependant, de récentes enquêtes ont démontré que même les modèles d’IA les plus performants sont facilement manipulables pour passer outre leur protocole de sécurité et fournir des réponses nuisibles qu’ils n’ont techniquement pas le droit de donner – un processus surnommé « jailbreaking ». Certaines techniques sont si simples qu’on pourrait se demander si les entreprises d’IA veulent réellement empêcher ces pratiques nuisibles.
[…] Les requêtes formulées sous forme de poésie incluaient quasiment toutes les formes de contenus nuisibles telles que la fabrication d’armes ou d’explosifs à partir de produits chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, ainsi que les discours haineux, les contenus sexuels explicites, le suicide, l’automutilation, l’exploitation sexuelle des mineurs, etc.
Les résultats ont montré que les poèmes écrits à la main sont bien plus efficaces pour tromper les modèles d’IA. Ils ont notamment démontré un taux de réussite moyen de jailbreaking de 62%, contre 43% pour les requêtes poétiques converties par R-1. Certains modèles ont également montré une plus grande résistance que d’autres. GPT-5 nano n’a par exemple produit aucune réponse nuisible face aux requêtes, tandis que Gemini 2.5 pro a généré des réponses nuisibles pour 100 % des poèmes. Deux modèles de Meta ont généré des réponses malveillantes dans 70% des cas.
L’équipe n’a pas publié les poèmes qu’ils ont utilisés pour des raisons de sécurité. Ils seraient notamment faciles à reproduire alors que « la plupart des réponses sont interdites par la Convention de Genève », explique Piercosma Bisconti, chercheuse et fondatrice de DexAI et auteur principal de l’étude, au Guardian.
[…] D’après Bisconti, les requêtes formulées sous la forme de vers permettraient de contourner la sécurité de modèles contrairement aux requêtes explicites, car elles sont imprévisibles – un aspect que les modèles d’IA n’ont apparemment pas la capacité de traiter. La structure plus subtile des poèmes rendrait plus difficile de prédire ou de détecter les demandes malveillantes. […]
Trust my Science [ou pas], IA : les garde-fous des modèles les plus performants contournés… par de simples poèmes
Plus d’un fruit et légumes sur deux, un bovin sur quatre et 60 % du miel sont importés en France, alors que ces denrées agricoles pourraient être produites sur notre territoire grâce à son climat favorable et ses terres fertiles. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, n’y voit pas une fatalité et veut se battre. Elle lançait ce lundi matin, à Rungis, les conférences de la souveraineté alimentaire devant un parterre de responsables politiques et économiques du secteur […]
[…] La guerre entre armées ramène avec elle la guerre des champs, a-t-elle averti. L’invasion de l’Ukraine l’a rappelé cruellement. Le blocus de la mer Noire et le bombardement des silos de grains ukrainiens ne doivent rien au hasard […]
Le Figaro, «Si la guerre éclate, c’est sur nos agriculteurs qu’il faudra compter», avertit Annie Genevard depuis Rungis
Le 28 novembre 2024, des frappes de missiles russes ont privé d’eau et d’électricité 280 000 personnes dans la région de Rivne, en Ukraine. Le même jour, à des milliers de kilomètres de là, à Panvel, en Inde, une mère et sa fille ont été agressées par leurs voisins lors d’un différend concernant l’accès à l’eau. Le lendemain, au Kosovo, des explosifs placés dans un canal ont détruit des infrastructures hydrauliques essentielles et privé d’eau et d’électricité plusieurs villes du pays ; le Kosovo a imputé cette attaque à la Serbie. Le 1er décembre, les forces d’opposition au régime syrien d’Assad ont pris le contrôle de la principale station de pompage d’eau d’Alep, la plus grande ville de Syrie, et ont coupé l’approvisionnement en eau de la ville.
Ces événements ne représentent qu’une infime partie des 420 incidents violents liés aux ressources en eau recensés en 2024 dans la Chronologie des conflits liés à l’eau , récemment mise à jour . Cette chronologie répertorie les incidents où l’eau a été un facteur déclencheur, une victime ou une arme de conflit. Cette base de données comprend désormais plus de 2 750 cas documentés de conflits liés à l’eau, couvrant des milliers d’années. La violence liée à l’eau a atteint des niveaux records, confirmant la hausse observée ces vingt dernières années. Le nombre d’incidents recensés en 2024 était supérieur de près de 20 % à celui de 2023 et de près de 80 % à celui de 2022, témoignant d’une forte augmentation de ces incidents. […]
Selon le Financial Times, alors que Bruxelles défend un plan de prêt de réparation garanti par les avoirs russes gelés, la France, qui détient 18 milliards d’euros d’actifs souverains russes, fait face à une pression croissante pour contribuer au financement de l’Ukraine.
[…] Selon plusieurs sources, les 18 milliards d’euros d’actifs russes en France, ainsi que les 8 milliards en Belgique, sont répartis dans des établissements privés dont les noms n’ont jamais été divulgués. La Belgique, qui craint d’être la seule exposée aux représailles russes et aux risques financiers, insiste pour que les actifs détenus en France et ailleurs en Europe soient inclus dans le mécanisme de prêt. La Commission européenne propose de couvrir les intérêts dus à la Banque centrale de Russie, mais les autorités françaises s’opposent à l’inclusion des actifs détenus par des banques commerciales, invoquant des obligations contractuelles distinctes de celles d’Euroclear. […]
Nicola Jennings s’exprime sur les relations entre Poutine et Trump concernant l’Ukraine. – cartoon
Les Britanniques qui se croient gouvernés par des imbéciles devraient observer de plus près les présidents russe et américain. Vladimir Poutine est en train de ruiner son pays. La guerre qu’il a menée en Ukraine est une catastrophe économique, financière, géopolitique et humaine pour la Russie, qui s’aggrave de jour en jour. Pour des raisons obscures, Donald Trump, autre menace pour la nation, lui a tendu la main la semaine dernière. Poutine l’a pourtant refusée. Ces deux-là sont faits pour s’entendre.
Sur la table à Moscou figurait un accord de « paix » qui, en substance, récompensait l’agression russe en cédant de vastes portions de territoire ukrainien, compromettait l’indépendance de Kyiv et affaiblissait ses défenses face à toute attaque future. L’accord Trump, s’il avait été imposé, aurait divisé les États-Unis et l’Europe, provoqué l’éclatement de l’OTAN, peut-être irrémédiablement, sauvé l’économie russe, alors paria, et probablement entraîné la chute du gouvernement de Volodymyr Zelensky.
Ce sont là les principaux objectifs de guerre de la Russie. Mais Poutine, en proie à des fantasmes néo-impériaux et à des problèmes d’héritage, a dit « non ». Il est persuadé de pouvoir tout obtenir, et même plus, en poursuivant le combat. Il a convaincu l’idiot de Trump que la victoire de la Russie est inévitable et que les Européens, par leurs manœuvres, sont les véritables bellicistes. Pourtant, son raisonnement est fondamentalement erroné. Les faits le déconcertent. Près de quatre ans plus tard, il est toujours embourbé dans la boue et la glace du Donbass. Et chez lui, tout se dégrade.
Après deux années de croissance artificiellement dopée par l’augmentation des dépenses de défense, les recettes pétrolières et gazières de la Russie, qui représentent jusqu’à 50 % des recettes de l’État, ont chuté de 27 % sur un an, et la récession se profile . L’inflation atteint 8 % et les taux d’intérêt dépassent les 16 %. Le déficit budgétaire se creuse, plus de la moitié des liquidités du fonds souverain russe a été dilapidée depuis 2022, les monopoles d’État croulent sous les dettes , les investissements étrangers se sont effondrés, le coût des importations de biens stratégiques a bondi de 122 % et les taxes à la consommation s’envolent, le tout pour financer la guerre de Poutine. Les Russes doivent même payer plus cher pour noyer leur chagrin : le prix de la vodka a augmenté de 5 %.
[…] La ruine économique de la Russie par Poutine, bien que toujours en cours, s’accompagne d’une chute vertigineuse de son influence géopolitique. Enlisée en Ukraine, Moscou n’a pu qu’assister, impuissante, au virage occidental de la Syrie, un allié précieux au Moyen-Orient, et aux attaques américaines et israéliennes contre l’Iran. Le Venezuela, lui aussi, cherche désespérément du soutien. Les relations avec la Chine sont au point mort, et la Russie, humiliée, est reléguée au rôle de partenaire mineur dépendant. En visite en Inde la semaine dernière, Poutine a donné l’impression d’être dans le besoin, dans un pays qui, sous la pression des États-Unis, boycotte désormais le pétrole russe.
[…] L’ingérence de Trump ne fait que prolonger la guerre. Il ferait mieux de se retirer avant de causer davantage de dégâts. L’Europe (et l’OTAN) doivent intervenir en fournissant plus d’armes à l’Ukraine, en accordant des prêts de réparation financés par les avoirs russes saisis , en imposant des sanctions énergétiques pleinement appliquées, en renforçant la riposte militaire face au sabotage et aux cyberattaques, et en faisant preuve d’une détermination plus unie pour mettre fin à l’ère de terreur instaurée par Poutine. […]
The Guardian, Simon Tisdall, Poutine aurait dû accepter l’accord de Trump. Désormais, l’effondrement de l’économie russe pourrait entraîner sa chute, traduction automatique
Lundi 8/12, 6h45
Flouz russe.
Chappatte, L’UE va-t-elle saisir les avoirs russes ?
La présidente von der Leyen a présenté deux options pour répondre aux besoins financiers urgents de Kyiv : un emprunt européen et/ou l’utilisation des avoirs de la Banque centrale russe, essentiellement immobilisés à Bruxelles. […]
La Libre, Comment utiliser les actifs russes immobilisés en Europe au bénéfice de l’Ukraine ? La Commission a un plan qui crispe la Belgique
Lundi 8/12, 6h45
Europe.
Les pays européens pourraient être amenés à abattre les avions et drones russes qui violent l’espace aérien de l’OTAN si Moscou continue de tester la détermination de l’alliance, a déclaré le président tchèque Petr Pavel dans une interview accordée au Sunday Times de Londres et publiée le 7 décembre.
« Je pense que si ces violations se poursuivent, nous devrons à un moment donné prendre des mesures plus sévères, y compris éventuellement abattre un avion ou des drones russes », a déclaré M. Pavel au Times. « La Russie ne tolérerait pas des violations répétées de son espace aérien. Nous devons faire de même. »
M. Pavel a ajouté que les avions et drones russes qui pénètrent dans l’espace aérien de l’OTAN agissent « de manière délibérée, bien planifiée et axée sur plusieurs objectifs », notamment démontrer que la Russie « en est capable », tester les systèmes de défense aérienne occidentaux et « tester notre détermination à agir en légitime défense ». […]
The Kyiv Independent, Le président tchèque déclare que l’Europe pourrait être amenée à abattre les avions et drones russes violant l’espace aérien de l’OTAN, traduction Deepl
Cezary Pruszko se souvient encore de la formation à la défense civile qu’il a reçue à l’école à l’époque communiste : la lecture de cartes, les techniques de survie et le sentiment que le danger de la guerre était réel et omniprésent.
« Ma génération a grandi avec ces menaces. On n’avait pas besoin d’expliquer pourquoi c’était important », a déclaré Pruszko, 60 ans, tout en se remettant à niveau dans une base militaire près de Varsovie, par un samedi matin glacial. Avec des dizaines d’autres civils polonais, il a visité un abri anti-bombes, enfilé des masques à gaz et s’est entraîné à produire des étincelles avec un silex pour allumer un feu.
Cette formation, conçue pour renforcer la résilience des citoyens, s’inscrivait dans le cadre d’un nouveau programme visant à former 400 000 citoyens polonais d’ici 2027. Ce programme volontaire est ouvert à tous, des écoliers aux retraités.
« Nous vivons l’époque la plus dangereuse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », a déclaré le ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, lors du lancement du programme au début du mois. « Chacun d’entre nous doit posséder les compétences, les connaissances et le savoir-faire pratique nécessaires pour faire face à une crise. » […]
The Guardian, « Je défendrais notre nation » : les Polonais se préparent à la menace croissante de guerre, traduction automatique
Lundi 8/12, 0h10
Pendant ce temps.
Le Monde, Live — Des secouristes dégagent une personne retrouvée sous les décombres d’un immeuble touché par une frappe aérienne russe, dans la ville d’Orikhiv (Ukraine), le 7 décembre 2025. STATE EMERGENCY SERVICE OF UKRAI / VIA REUTERS
Dimanche 7/12, 22h30
C’est dimanche, jour de Dieu.
Lorsque l’on professe sa foi en Dieu et dans le Christ, peut-on pardonner à un ennemi, même lorsqu’il convoite le territoire de son voisin, tente de lui voler de manière belliqueuse, avec une propension marquée pour le mensonge? Dans l’est de l’Ukraine, des prêtres, combattants et volontaires croyants s’expriment sur ce conflit intérieur.
[…] Tiraillé·es entre le devoir de pardon et la volonté farouche d’éliminer l’ennemi, pratiquement toutes les femmes et tous les hommes rencontré·es dans l’est de l’Ukraine affirment que «jamais ils ne pardonneront quoi que ce soit aux Russes». Tout au plus, une volontaire, médecin au sein d’un centre de réfugiés de Pavlohrad, ville située plus à l’ouest dans l’oblast de Dnipropetrovsk, avoue du bout des lèvres qu’elle a déjà soigné un soldat russe.
Du côté des familles de victimes qui se pressent, en ce matin d’octobre, à la messe pour les morts au combat, «on ne pardonnera jamais non plus». Le smartphone à la main, ils et elles montrent les photos de leurs fils fauchés par l’armée de l’envahisseur. Ce sont ces mêmes familles qui demandent au président ukrainien Volodymyr Zelensky de ne jamais abandonner le Donbass. «Et pourtant, certains ici ont d’autres enfants sur le front», affirme l’une des mamans, à mi-chemin entre le désespoir tenace et la colère salvatrice.
Yevhen, aumônier protestant et lieutenant dans la 59e brigade d’assaut, une unité d’infanterie motorisée de l’armée de terre ukrainienne, est tout aussi catégorique au sujet du pardon. «Non! Je ne peux pas pardonner, confesse celui qui est surnommé «Pastor». Nous sommes une armée et notre rôle est de tuer un maximum de Russes.» Il réfléchit quelques secondes et précise sa pensée: «Je sais qu’un prisonnier russe a demandé à rencontrer un aumônier. Je comprends sa demande, comme je comprends l’aumônier qui a accepté de le voir. Les prisonniers russes ont des droits et nous les respectons, y compris dans leurs croyances… ce que les Russes eux-mêmes ne font pas !»
[…] Vitali, l’énergique aumônier orthodoxe, est lui aussi comme un poisson dans l’eau avec ses frères d’armes de l’unité antichar et ses frères d’âme pour lesquels il dirige l’office en plein air, mais caché des drones russes. Dans cette guerre où tout devient parfois confus sur le terrain, il fait sienne la réflexion du poète et résistant français René Char : il «agit en primitif et prévoit en stratège».
Souvent, Vitali se penche sur la question du pardon vis-à-vis de ses ennemis : «C’est très difficile pour moi d’apporter une réponse ferme. Il faut que vous compreniez que tous les cinquante ans, d’une façon ou d’une autre, nous sommes en guerre contre la Russie. Dans cette situation, le pardon est difficile, même pour un chrétien et même en direction d’un autre chrétien.» Il marque une pause assez longue, avant de reprendre : «Mais les Russes ne sont pas des chrétiens. Ils n’ont pas de principes moraux.»
Rendu lucide par la connaissance du feu, Vitali surprend par sa franchise. La langue de bois, ce n’est pas son style. Et pour un homme d’Église, sa position pourrait être perçue comme glaciale, aux antipodes des préceptes christiques: «Le combat, c’est l’absence même de moralité. Durant celui-ci, nous devons, nous-mêmes, être sans moralité. Lorsque la guerre sera finie, je ne sais pas si on pourra pardonner, car il faudra rester prudent quant à ce que la Russie deviendra. Elle pourrait disparaître sous la forme que nous connaissons aujourd’hui. C’est un pays qui n’est pas uni. Si vous demandez à un Ukrainien d’où il vient, il vous répondra: “Je suis Ukrainien du centre, Ukrainien de l’Est, Ukrainien de Kyiv.” Demandez à un Russe de se définir, il vous dira : “Je suis Bouriate” ou “je suis Sibérien”. La Russie ne fait pas nation, c’est un État, mais ce n’est pas une nation.»
Par la suite, l’aumônier orthodoxe précise ce qu’il entend par «absence de moralité au combat» et décrit l’armée ukrainienne à l’image de la société, comme «un peuple plutôt moral». Si le temps du combat, aucune pitié n’est possible, tout change selon lui lorsque les fusils se taisent : «Je dis toujours aux soldats que nous devons nous battre avec ferveur pour notre pays, mais jamais ils ne doivent profaner un cadavre ou martyriser un homme sans défense.»
Valentin, 53 ans, sergent dans l'armée ukrainienne et prêtre avant le conflit. | Guillaume Origoni / Hans Lucas
Pour Valentin, sergent de 53 ans au sourire permanent, les choses sont plus simples. Il sait pourquoi il est là. Appuyé sur un camion-benne civil surplombé d’une mitrailleuse Browning neuve, ce militaire ukrainien et son air nounours tranchent avec le paysage balayé par les embruns de la guerre depuis plus de trois ans et demi. Un univers kaki teinté des splendides couleurs de l’automne ukrainien. Un univers de rouille et d’os.
Il vient de Rivne, à deux pas de Pokrovsk (oblast de Donetsk). Il est prêtre dans sa localité, mais n’a pas de doctorat en théologie et il ne peut donc pas prétendre à la même fonction dans les rangs de l’armée ukrainienne, qui exige le diplôme. À la question : «Pensez-vous pouvoir pardonner aux Russe ?», il répond par un éclat de rire et une punchline bien sentie : «Je suis peut-être prêtre, mais je tire aussi très bien !»
Slate, «Tu ne tueras point… sauf les Russes» : près du front, le dilemme moral des soldats chrétiens ukrainiens
Nicolas Sarkozy a assuré à Marine Le Pen qu’il ne s’associerait pas à un éventuel « front républicain » contre le RN et plaidé pour un « rassemblement le plus large possible », « sans anathème », selon les extraits de son prochain livre publiés dimanche dans La Tribune.
[…] Le 25 septembre, l’ancien chef de l’État, aujourd’hui âgé de 70 ans, a été condamné en première instance à cinq ans de prison avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour association de malfaiteurs, et à une amende de 100.000 euros. […]
La Libre, Sarkozy a assuré à Marine Le Pen qu’il ne s’associerait pas à un « front républicain » contre le RN
Dimanche 7/12, 21h55
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
A défaut de son humanité, on ne peut reprocher à Donald Trump son manque d’opiniâtreté. Mais sa fébrilité à stopper la guerre de la Russie contre l’Ukraine risque de nous coûter cher, à nous Européens. Le président américain ne lâchera pas le morceau, mais il privilégie clairement l’approche de « l’écurie » Steve Witkoff et JD Vance son vice-président, à celle de Marco Rubio pourtant ministre américain des affaires étrangères.
[…] Plusieurs dirigeants européens se réunissent le 08 décembre à Londres avec Volodymyr Zelensky qu’ils ont convaincu de ne pas se rendre en Floride où Donald Trump aurait pu sortir de son parcours de golf et briser tout espoir de négociation équilibrée en lui imposant sa solution, celle qui ferait de lui « l’homme qui arrête les guerres »… sans construire pour autant la paix.
[…] Poutine, qui a parfaitement saisi la volonté de son « homologue » américain d’aller au plus vite, a en conséquence renforcé ses exigences tandis que Trump a déjà suspendu une partie des sanctions contre les deux principales compagnies pétrolières russes sans avoir pourtant rien obtenu.
[…] Face à l’effort dispersé des pays européens qui refusent dans les faits de s’unir, Poutine multiplie les provocations. En Irlande des drones militaires sont venus croiser la route sécurisée de l’avion qui transportait le président Zelensky pour une rencontre officielle. Ces drones ont été détectés trop tard et n’ont pas été interceptés.
En France, deux jours plus tard, des drones ont fait une intrusion dans l’espace hyper protégé de l’Ile-Longue en Bretagne, la base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), les lanceurs des missiles nucléaires qui fondent la dissuasion du même nom pour la France. […] Ces vols de drone en Irlande comme au-dessus de l’Ile-longue ne sont plus des manœuvres d’intimidation, mais des agressions caractérisées dans la confrontation permanente qui oppose désormais tous les soutiens de la résistance ukrainienne face à la Russie qui revendique la liberté d’agresser et d’imposer sa « loi du plus fort ».
A ce sujet, il faut noter l’incapacité de nos nations européennes dispersées à se défendre, en commençant par cette guerre de l’information qui fait rage. En France par exemple, plus d’une année a été nécessaire pour interdire la chaîne de propagande de Poutine Russia Today, puis une année encore pour qu’elle soit réellement fermée… avant que sa directrice Xenia Fedorova soit embauchée par la chaîne Cnews où elle est payée pour continuer à relayer la propagande du Kremlin au sein de ce qui était considéré comme de grands médias français (Europe 1, le journal du Dimanche JDD). Comment pouvons-nous accepter que Cnews soit le Russia Today d’un empire qui menace notre existence même ?
[…] Je ne sais pas si nous pouvons encore faire quelque chose pour le Donbass – nous n’avons eu « que » quatre ans pour réagir efficacement et s’unir sur la question –, mais je sais qu’il nous faut gérer autrement notre « politique de sécurité » si nous voulons encore exister face à ces empires menaçants qui eux n’ont plus aucune hésitation à organiser notre soumission. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine, la négo de tous les dangers
Les usines à trolls financées par l'État russe ont passé des années à inonder les réseaux sociaux de désinformation coordonnée, allant de « l'Ukraine a attaqué la Russie » à des atrocités inventées et des théories du complot. (traduction automatique)
Dimanche 7/12, 13h10
Pendant ce temps, Putler se frotte les mains…
Une phrase cinglante. Alors que l’Union européenne vient de sanctionner son réseau social X (ex‑Twitter), Elon Musk semble prêt à partir en guerre contre les institutions qui régissent le Vieux Continent, ou du moins les services numériques auxquels ont accès les Européens. Bruxelles vient d’infliger à X une amende de 120 millions d’euros au titre du Digital Services Act (DSA), première sanction prononcée dans ce cadre contre le réseau social, pour non‑respect de ses obligations de transparence et pour une utilisation jugée trompeuse de certaines fonctionnalités clés.
«L’UE devrait être dissoute et la souveraineté restituée à chaque pays, afin que les gouvernements puissent mieux représenter leur population», a déclaré Elon Musk dans un post sur X ce samedi 6 décembre.
[…] Les autorités européennes estiment que le système de «coches bleues» de X est trompeur, puisqu’il suffit de payer pour obtenir le badge de «compte vérifié» sans qu’un véritable contrôle d’identité mené par la plateforme ne vienne étayer cette pseudo-accréditation. Résultat : la coche bleue «induit les utilisateurs en erreur sur l’authenticité des comptes» et «contrevient à l’obligation d’interdire les pratiques commerciales trompeuses», juge la Commission européenne dans un communiqué de presse.
[…] Cette décision a provoqué l’indignation presque unanime de l’administration américaine. «L’amende de 140 millions de dollars infligée par la Commission européenne n’est pas seulement une attaque contre X, c’est une attaque contre toutes les plateformes technologiques américaines et le peuple américain par des gouvernements étrangers», tançait le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, vendredi soir. «L’époque de la censure des Américains en ligne est révolue», a-t-il ajouté, sans préciser davantage son plan de bataille pour y mettre fin.
Un message immédiatement partagé par le vice-président américain JD Vance. «Des rumeurs circulent selon lesquelles la Commission européenne infligerait une amende de plusieurs centaines de millions de dollars pour non-respect de la censure. L’UE devrait soutenir la liberté d’expression au lieu d’attaquer les entreprises américaines pour des futilités», avait lancé ce dernier sur son compte X, grossissant de peu les chiffres, peu avant l’annonce de la Commission européenne. La hache de guerre est déterrée.
Le Figaro, «L’Union européenne devrait être dissoute» : Elon Musk réagit à l’amende de 120 millions d’euros imposée à X
Après qu’Elon Musk s’en soit pris à l’UE, appelant à sa dissolution et accusant la Commission d’étouffer l’Europe sous un flot de bureaucratie, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a répliqué : « Allez sur Mars. Là-bas, les saluts nazis ne sont pas censurés. »
Les forces ukrainiennes maintiennent des positions à Pokrovsk et Myrnohrad, tandis que les forces russes compliquent leur logistique dans la région.
Des images géolocalisées, publiées le 6 décembre, montrent trois militaires ukrainiens hissant un drapeau dans l’allée Yakuba Kolasa, au nord de Pokrovsk, indiquant que les forces ukrainiennes conservent des positions dans la ville.
Le commandant en chef ukrainien, le général Oleksandr Syrskyi, a également déclaré dans une interview accordée à Sky News et publiée le 6 décembre que les forces ukrainiennes maintiennent des positions au nord de Pokrovsk.
D’autres images géolocalisées, publiées le 6 décembre, montrent les forces russes frappant un lanceur de drones ukrainien à Myrnohrad (à l’est de Pokrovsk), une zone où des sources russes avaient précédemment affirmé que les forces russes étaient présentes. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 décembre, traduction automatique
Dimanche 7/12, 12h55
Ça continue.
Dans la nuit du 5 au 6 décembre, les forces russes ont lancé un total de 704 missiles et drones contre l’Ukraine, ciblant principalement les infrastructures ferroviaires et énergétiques du pays.
L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces russes avaient lancé 653 drones de type Shahed, Gerbera et autres, dont plus de 300 Shahed, depuis les villes de Koursk, Orel et Briansk ; Millerovo, dans l’oblast de Rostov ; Primorsko-Akhtarsk, dans le kraï de Krasnodar ; et le cap Chauda, en Crimée occupée.
L’armée de l’air ukrainienne a également rapporté que les forces russes avaient lancé trois missiles aérobalistiques Kh-47M2 Kinzhal depuis l’espace aérien des oblasts de Riazan et de Tambov ; 34 missiles de croisière Kh-101/Iskander-K/Kalibr depuis l’oblast de Rostov et la région de la mer Noire ; et 14 missiles balistiques Iskander-M/KN-23 depuis les oblasts de Briansk et de Rostov, le kraï de Krasnodar et la Crimée occupée.
L’armée de l’air ukrainienne a rapporté que les forces ukrainiennes avaient abattu 585 drones, 29 missiles de croisière et un missile balistique ; qu’un nombre indéterminé de missiles et 60 drones avaient touché 29 sites ; et que des débris étaient tombés sur trois sites. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 décembre, traduction automatique
Dimanche 7/12, 12h55
Bloc américano-russe (suite).
La Russie a accueilli favorablement la nouvelle stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis, affirmant que ces ajustements, qui relèvent d’une vision résolument nationaliste de la présidence Trump, étaient « globalement conformes » à la vision russe.
Le président des États-Unis, Donald J. Trump, s’est vu remettre le premier « Prix de la paix de la FIFA – Le football unit le monde » par Gianni Infantino, Président de la FIFA, à l’occasion du tirage au sort final de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ au célèbre John F. Kennedy Center for the Performing Arts, à Washington DC.
Inside FIFA, Le « Prix de la paix de la FIFA – Le football unit le monde » décerné au président Donald J. Trump
La FIFA décerne à Trump un faux prix Nobel de la paix.
Samedi 6/12, 14h55
Il est récemment apparu (dans la presse) que les snipers qui martyrisaient Sarajevo entre 1992 et 1996 n’avaient pas tous des motivations, disons, militaro-politico-haineuses. Guillaume Ancel y consacre son billet. Si vous avez eu une semaine chargée, passez votre chemin.
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.
Les snipers s’installaient dans des immeubles détruits de la ligne de front, à plusieurs centaines de mètres de leurs cibles, jusqu’à plus d’un kilomètre parfois, pour tirer sans préavis sur les habitants, avec pour priorité de viser les enfants, leurs mères ou les personnages âgées plus lentes dans leurs déplacements.
Le sniping était d’autant plus redoutable que la ville de Sarajevo est entourée de collines et de montagnes offrant de multiples possibilités de tirs, sans qu’aucune alerte ne puisse être donnée avant que le coup de feu fatal ne claque, à toute heure de la journée.
[…] Nous avions observé quelques « volontaires internationaux » illuminés voulant aider les Serbes dans leur délire paranoïaque et surtout, des mercenaires recrutés parmi d’anciens tireurs d’élite des armées du pacte de Varsovie en pleine déliquescence.
Les Serbes avaient aussi recruté d’anciens tireurs olympiques qui acceptaient pour quelques milliers de dollars de venir exercer leur art sur ces cibles vivantes…
[…] L’horreur de voir une mère de famille s’effondrer dans la rue et d’hésiter à lui porter secours, pour ne pas être soi-même la cible de ce sniper ayant besoin d’à peine quelques secondes pour recharger, sans aucun scrupule à l’idée d’attendre un peu pour tuer sur le même lieu une autre personne venue simplement aider…
La caractéristique de ce sniping était de quasiment ne viser aucune cible militaire, mais bien au contraire de ne s’en prendre qu’à la population civile la plus fragile.
[…] Après avoir traversé trois génocides (Cambodge, Rwanda, Srebrenica), je pensais avoir vu largement assez de l’horreur que l’inhumanité peut commettre ; de corps démembrés, de familles massacrées, de violence déchaînée. Tout cela, je ne l’ai jamais vraiment assimilé, mais plutôt accepté comme une réalité. Cependant, je n’avais pas imaginé que des « êtres humains » puissent payer pour participer à ces massacres.
Des journalistes italiens ont révélé que plusieurs personnes avaient en effet déboursé des dizaines de milliers d’euros pour venir à Sarajevo afin de tuer ses habitants, avec pour seule motivation de laisser libre cours à leurs pulsions morbides. Trente ans après les faits, des journalistes ont pu enfin récupérer des témoignages, désormais aux mains de la justice italienne et qui, je l’espère, déboucheront sur des condamnations.
[…] C’est l’occasion aussi de s’interroger sur la faiblesse, le quasi-échec de la lutte contre les snipers et plus encore contre les bombardements qui frappaient Sarajevo, alors que l’ONU avait déployé une force impressionnante, la Force de Protection de l’ONU (FORPRONU), dirigée pour l’essentiel par des officiers français.
Une force paralysée en réalité par la politique initiée par l’Elysée, où François Mitterrand agonisant avait décidé que les Serbes devaient rester nos alliés historiques, dans une référence aussi désuète que déplacée à la Première Guerre Mondiale ! L’Elysée avait ordonné qu’en aucun cas, les militaires français ne devaient s’en prendre aux Serbes alors même qu’ils martyrisaient Sarajevo, sous leurs yeux. […]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Safaris à Sarajevo, l’inhumanité pour trophée
Samedi 6/12, 14h50
Façons de voir.
Le jury du Prix Grand Continent a couronné pour sa quatrième édition le roman Kolkhoze (P.O.L, 2025) d’Emmanuel Carrère. Face au Mont Cervin, à 3883 mètres d’altitude, il l’a accepté en prononçant un discours d’espoir.
[…] il y a deux façons de voir les choses aujourd’hui : une relativement optimiste et une radicalement pessimiste. Les relativement optimistes pensent que l’humanité traverse une phase de chaos tragique et effrayant mais que ça lui est déjà arrivé dans son histoire et que, justement, elle la traversera. Les radicalement pessimistes pensent qu’un tel chaos, ça n’est jamais arrivé et que ça n’est pas une phase : c’est la fin.
Le principal et à mon avis le seul argument en faveur de l’approche relativement optimiste consiste à dire que depuis l’aube de l’humanité, il s’est toujours trouvé des gens pour dire ça : que c’était mieux avant et que la fin du monde était imminente. Un grand latiniste, Lucien Jerphagnon, a fait un livre très drôle qui est un florilège de ces prédictions angoissées tout au long de l’histoire romaine. Rien de nouveau sous le soleil : ce serait rassurant.
Il me semble pourtant évident que non, ça n’a pas toujours été comme ça. Même si on considère comme un invariant la propension de l’homme à s’angoisser, ses raisons de s’angoisser sont nouvelles et sans appel. Il n’y a pas besoin d’être très intelligent ni très informé pour en dresser la liste. La première de toutes, c’est que nous sommes huit milliards sur terre et que c’est trop, tout simplement trop, et les autres raisons de s’angoisser en découlent. Petit un : le désastre écologique désormais irréversible. Petit deux : la crise migratoire. Une bonne moitié de la planète devient inhabitable, alors les habitants de cette moitié veulent aller habiter dans l’autre, ce qui est légitime, et les habitants de l’autre disent qu’il n’y a plus de place, que la barque est pleine, et leur point de vue est légitime aussi. Petit trois : l’intelligence artificielle qui est en train de nous dévorer mais on ne sait pas encore comment ni jusqu’à quel point, c’est le phénomène le plus imprévisible, celui qui nous entraîne vers l’inconnu radical. On peut ajouter un petit quatre qui est la fin de la démocratie, la fin de toutes nos valeurs à nous, mais c’est moins important puisque ça ne concerne que nous et qu’en dehors de nous personne n’a l’air de considérer ça comme une grande perte. […]
Le Grand Continent, « C’est mon honneur professionnel d’essayer de comprendre » : le discours d’Emmanuel Carrère, Prix Grand Continent 2025
Samedi 6/12, 10h55
Tcherno.
Le bouclier protecteur de la centrale ukrainienne nucléaire de Tchernobyl, construit pour contenir les matières radioactives issues de la catastrophe de 1986, ne peut plus remplir sa fonction principale de sécurité en raison des dommages causés par un drone, a déclaré le 5 décembre l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU (AIEA). L’Ukraine attribue cette attaque à la Russie.
Une inspection effectuée la semaine dernière sur la structure de confinement en acier achevée en 2019 avait révélé que l’impact d’un drone en février dernier avait dégradé la structure, a indiqué l’AIEA.
[…] Des réparations avaient déjà été effectuées, « mais une restauration complète reste essentielle pour empêcher une nouvelle dégradation et garantir la sécurité nucléaire à long terme», a poursuivi le directeur. […]
Le Figaro, Le bouclier protecteur de Tchernobyl «a perdu ses principales fonctions de sécurité», annonce l’AIEA
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a utilisé le « brouillard de guerre » comme excuse pour commettre des crimes de guerre.
La Maison Blanche a annoncé que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, avait autorisé des frappes le 2 septembre qui ont détruit un navire dans les Caraïbes avec 11 personnes à bord. Cette attaque était la première d’une campagne de frappes contre des trafiquants de drogue présumés au large des côtes vénézuéliennes.
Hegseth, qui a juré de restaurer une « culture guerrière » au sein de l’armée, a été critiqué suite à l’attaque, après que le Washington Post a révélé que le commandant supervisant l’opération avait ordonné une seconde frappe pour tuer deux survivants accrochés à l’épave du bateau.
La Maison Blanche a démenti les informations du Washington Post, et les faits entourant l’attaque restent flous.
Hegseth a déclaré avoir suivi la première frappe à distance et en temps réel, mais n’avoir vu aucun survivant et s’être rendu à une autre réunion. Quelques heures plus tard, a-t-il dit, il a appris que l’amiral Frank Bradley avait ordonné la seconde frappe. […]
Reuters, L’armée américaine a-t-elle commis un crime de guerre lors de l’attaque maritime au large du Venezuela ?, traduction automatique
Vendredi 5/12, 13h25
Rappel.
Le 1er octobre 1994, la Russie signait le mémorandum de Budapest, garantissant l’intégrité territoriale de l’Ukraine en échange de ses armes nucléaires, de 44 bombardiers lourds ukrainiens Tu-22 et de 1 068 missiles de croisière Kh-55.
Qui ont été tirés sur l’Ukraine durant cette guerre.
Plusieurs drones ont survolé jeudi soir la base sous-marine de l’Île Longue, (Finistère), qui abrite les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la dissuasion nucléaire française, selon la gendarmerie citée par l’AFP. Cinq drones ont été détectés techniquement jeudi soir, vers 19 heures 30, au-dessus de la base, qui borde la rade de Brest.
Un dispositif de lutte antidrones et de recherches a été mis en place. Le bataillon de fusiliers marins, qui assure la protection de la base, a effectué plusieurs tirs anti-drones, selon la même source. […]
Le Figaro, Les fusiliers marins ont tiré sur des drones au-dessus de la base navale de l’Île Longue, abri des sous-marins nucléaires français
Vendredi 5/12, 13h15
America-America (suite).
La publication par la Maison Blanche du document intitulé « Stratégie de défense nationale », dans laquelle l’administration Trump évoque un risque d’« effacement civilisationnel » de l’Europe n’est pas passée inaperçue. L’Allemagne n’a pas besoin de « conseils venant de l’extérieur », a déclaré vendredi Johann Wadephul, le ministre des affaires étrangères allemand lors d’une conférence de presse à Berlin avec son homologue islandaise. […]
[En visite en Inde,] le président russe a assuré vendredi 5 décembre qu’il continuerait à livrer du pétrole à l’Inde, malgré les sanctions imposées à New Delhi par les États-Unis au motif que ces importations financent la guerre russe en Ukraine. « La Russie est un fournisseur fiable de pétrole, de gaz, de charbon et de tout ce qui est nécessaire au développement énergétique de l’Inde », a déclaré M. Poutine devant le premier ministre indien Narendra Modi. « Nous sommes prêts à continuer des livraisons sans interruption de pétrole pour l’économie indienne en croissance rapide », a-t-il poursuivi devant la presse, à l’issue d’un entretien avec son hôte.
Sans faire explicitement référence au pétrole russe, M. Modi a pour sa part remercié son invité pour « son soutien inflexible à l’Inde », ajoutant que « la sécurité énergétique était un pilier important et fort » de leur partenariat. […]
[…] Les relations européennes avec la Russie nécessiteront une implication diplomatique importante des États-Unis, afin de réduire le risque de conflit entre la Russie et les États européens ;
L’Amérique souhaite que l’OTAN cesse d’être perçue comme une « alliance en expansion constante » ;
Les États-Unis veulent que l’Europe assume la responsabilité d’assurer sa propre défense ;
L’administration américaine est « en désaccord » avec les responsables européens, dont beaucoup « piétinent » les normes démocratiques ;
Friedrich Merz, Emmanuel Macron et d’autres dirigeants européens entretiennent une forte méfiance envers les représentants américains chargés de négocier la fin de la guerre en Ukraine, selon des notes relatant des propos qui auraient été tenus lors d’un appel téléphonique lundi, révélées par l’hebdomadaire Der Spiegel − qui en a transmis des éléments au Monde.
[…] Toujours selon les notes de cet entretien révélé par le journal, le président finlandais, Alexander Stubb, a exprimé la même méfiance. « La présence de certains dirigeants est nécessaire. Nous ne pouvons pas laisser l’Ukraine et Volodymyr seuls avec ces types », aurait-il dit à propos de Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, et de Jared Kushner, gendre de ce dernier, dépêchés au Kremlin pour mener des négociations en début de semaine. […]
Comment ça se passe : le fric du foot est compatible avec la guerre russe en Ukraine.
Selon une enquête publiée le 5 décembre par Follow the Money, la FIFA a fait pression sur plusieurs clubs de football européens pour qu’ils versent à la Russie les frais de transfert impayés, malgré les sanctions internationales et les restrictions bancaires.
Les clubs de football sont contraints de payer les frais impayés, même si cela risque d’enfreindre les sanctions contre la Russie.
Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, le Tribunal du football de la FIFA a statué sur 13 affaires impliquant des clubs réclamant des paiements à d’autres clubs qui avaient expiré après l’imposition de sanctions à Moscou, a rapporté le site d’investigation Follow the Money.
Dans tous les cas, les clubs ont été sommés de payer dans un délai de 45 jours, sous peine d’être interdits de transfert pendant trois périodes.
Dans l’un de ces cas, le club londonien West Ham United a été condamné à payer le club russe sanctionné CSKA Moscou sous peine d’être interdit, car West Ham n’avait pas versé la totalité des frais de transfert de 26 millions d’euros (plus de 30 millions de dollars) pour le joueur croate Nikola Vlasic.
West Ham a fait valoir qu’il ne pouvait pas effectuer les paiements car le CSKA, son propriétaire, son directeur général et les institutions financières avec lesquelles il travaillait figuraient tous sur les listes de sanctions. Le club a fait valoir que le paiement des frais impayés constituerait une violation de la loi britannique.
La FIFA a décidé que West Ham devait payer malgré tout.
The Kyiv Independent, Une enquête révèle que la FIFA a ordonné aux clubs de football européens d’ignorer les sanctions contre la Russie, traduction Deepl
Heureusement, Trump n'a pas de machine à remonter le temps… ou devrions-nous en être absolument sûrs ?
Jeudi 4/12, 21h00
Drones.
QUATRE DRONES DE TYPE MILITAIRE non identifiés ont violé une zone d’exclusion aérienne et ont volé vers la trajectoire de vol de l’avion du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy en mer près de l’aéroport de Dublin tard dans la nuit de lundi, a appris The Journal.
L’avion a atterri, légèrement en avance sur l’horaire prévu, quelques instants avant l’incident, vers 23 heures. Les drones ont atteint l’endroit où l’avion de Zelenskyy devait se trouver au moment précis où il devait passer.
Les drones ont ensuite survolé un navire de la marine irlandaise qui avait été secrètement déployé en mer d’Irlande pour la visite de Zelenskyy.
Selon certaines sources, les drones auraient décollé du nord-est de Dublin, probablement près de Howth, et auraient volé pendant près de deux heures. Une enquête est en cours pour déterminer si les drones ont décollé depuis la terre ferme ou depuis un navire non détecté.
On ignore encore qui a lancé et contrôlé les drones, ni où ils se trouvent actuellement.
[…] Les services de sécurité irlandais ont déterminé que les drones présents en mer d’Irlande étaient de grande taille, extrêmement coûteux, de spécification militaire, et que l’incident pouvait être qualifié d’attaque hybride. […]
The Journal, Quatre drones de type militaire non identifiés ont violé la zone d’exclusion aérienne pour cibler l’arrivée de Zelenskyy à Dublin, traduction Deepl
Jeudi 4/12, 13h30
Europe.
Alors que le premier quart du XXIe siècle touche à sa fin, marqué par la guerre et les révolutions technologiques, la dernière enquête barométrique menée par Cluster 17 pour le Grand Continent dévoile les peurs et les désirs d’un continent dans la bascule.
Points clefs
Près de la majorité (48 %) des Européens voit Donald Trump comme un « ennemi de l’Europe », en hausse de 4 points par rapport à la précédente vague de septembre (44 %).
Une majorité d’Européens (51 %) juge le risque d’une guerre ouverte avec la Russie dans les prochaines années comme étant « élevé » (et « très élevé » pour 18 % des sondés).
Les deux-tiers des sondés (69 %) estiment que leur pays ne serait pas capable de se défendre militairement face à une agression russe. Au Portugal, en Italie et en Belgique, cette part dépasse les 80 %.
Les Européens sont une majorité (55 %) à considérer qu’il est préférable de se tenir à égale distance des États-Unis et de la Chine plutôt que de s’allier avec une des deux grandes puissances plutôt que l’autre.
L’attachement à l’appartenance à l’Union demeure un choix très largement majoritaire : 74 % des répondants souhaitent que leur pays reste dans le bloc, tandis que 19 % préfèrent en sortir.
La France est le pays sondé où ce désir d’appartenance au bloc est le plus faible, plus d’un quart (27 %) de la population souhaitant en sortir, tandis que 12 % sont indécis.
Cinq ans après la sortie du Royaume-Uni de l’Union, le Brexit est très majoritairement perçu comme ayant été un échec parmi l’opinion européenne : 63 % des sondés déclarent qu’il a eu un impact négatif pour le pays.
[…]
Le Grand Continent, Ce que les Européens veulent vraiment : le dernier Eurobazooka
Jeudi 4/12, 13h30
Bloc autoritaire.
Nous sommes dans cette semaine critique pour l’Ukraine, comment voyez-vous les choses ?
Je ne sais pas comment les futurs historiens appelleront cette période historique, mais l’ordre mondial fondé sur la Charte des Nations Unies et le droit international s’effondre sous nos yeux. Ce système était censé empêcher l’escalade de la violence après la Seconde Guerre mondiale, mais aujourd’hui, nous nous contentons de reproduire des mouvements rituels.
Il ne faut pas se méprendre : nous ne reviendrons jamais au statu quo.
Les changements que nous connaissons sont devenus la nouvelle norme. Et l’Ukraine se trouve au cœur des événements qui façonneront l’avenir du monde.
En quel sens ?
Il ne s’agit pas seulement d’une guerre entre deux États.
C’est une guerre entre deux systèmes : l’autoritarisme et la démocratie.
Avec cette guerre, Poutine tente de convaincre le monde entier que la démocratie, l’État de droit, les droits de l’homme et la liberté sont des valeurs factices, car elles n’auraient pas pu protéger qui que ce soit pendant la guerre.
Poutine tente de convaincre le monde que les pays dotés d’un fort potentiel militaire et d’armes nucléaires peuvent enfreindre la Charte des Nations unies, dicter leur loi à l’ensemble de la communauté internationale et même modifier de force des frontières internationalement reconnues.
Nous sommes confrontés à la formation d’un bloc autoritaire.
Je vis à Kyiv et ma ville natale est constamment bombardée, non seulement par des roquettes russes, mais aussi par des drones iraniens. La Chine aide la Russie à éviter les sanctions et à importer des technologies essentielles à la guerre. La Corée du Nord a envoyé plus d’un million d’obus d’artillerie à la Russie et a commencé à envoyer ses troupes.
Tous ces régimes ont quelque chose en commun.
Pour eux, l’Ukraine n’est pas un objectif. L’Ukraine n’est qu’un outil — pour casser l’ordre mondial et le remplacer par la volonté du plus fort.
Comment [arrêter Poutine] ?
[…] Ce n’est pas une question facile, car Poutine n’a pas lancé cette guerre à grande échelle uniquement pour occuper une plus grande partie du territoire ukrainien. Ce n’est pas une guerre pour Avdiivka ou Bakhmout.
[…] Sa logique est historique, et non transactionnelle. Il rêve de laisser son empreinte dans l’histoire. Il veut restaurer de force l’empire russe dans d’autres pays européens.
[…] Or quelle est la réponse de l’Union européenne à ce défi ?
Ce que nous observons depuis trois ans tient en quatre petits mots : gérer la non-escalade. Voilà où nous en sommes.
[…] Permettez-moi donc de poser une autre question : comment allons-nous défendre nos démocraties ?
Cela n’a rien d’évident. Dans les pays européens, les générations actuelles ont hérité de la démocratie de leurs parents et de leurs grands-parents. Ils ne se sont jamais battus pour elle. Ils ont commencé à considérer les droits de l’Homme et la liberté comme acquis. Ils sont devenus des consommateurs de démocratie. Ils ont commencé à échanger leur liberté contre des revendications populistes, des avantages économiques, des préoccupations sécuritaires et, avant tout, leur propre confort.
[…] Après bientôt quatre ans de conflit, comment voit-on l’Europe à Kyiv ?
[…] Nous sommes extrêmement reconnaissants [des] mesures [initiales], car cela nous a aidés à survivre.
Néanmoins, l’Ukraine a attendu plus d’un an pour recevoir son premier char moderne, plus de trois ans pour recevoir son deuxième avion moderne ; elle attend toujours la résolution de nombreuses autres questions urgentes, comme la création d’un tribunal spécial pour juger les crimes de guerre, la confiscation des avoirs russes gelés et l’aide à l’Ukraine pour fermer son espace aérien.
[…] Il y a une énorme différence entre aider l’Ukraine à ne pas échouer et aider l’Ukraine à gagner.
[…] Que pensez-vous qu’il va se passer cette semaine ?
J’ai une mauvaise nouvelle pour le président Trump.
[…] Poutine se moque ouvertement de la tentative de Trump d’arrêter cette guerre sanglante. Le président américain doit également regarder les choses avec une perspective historique : il restera dans l’histoire comme un président faible qui n’a pas mis fin à cette guerre — ce qui est anormal étant donné que la taille de l’économie russe est équivalente à celle du Texas. […]
Le Grand Continent, « Je suis prête à donner à Trump mon prix Nobel s’il parvient à obtenir une paix juste et durable en Ukraine », une conversation avec Oleksandra Matviïtchouk
Portrait d’Oleksandra Matviichuk lors du Sommet du Grand Continent 2025, dans la Vallée d’Aoste, Alpes, Italie, 4 décembre 2025. MÁRIO CRUZ
Jeudi 4/12, 7h35
KR (suite).
Tout va bien. Pas de chauffage et d’électricité, mais tout va bien.
Olga, Viber (texte)
Jeudi 4/12, 7h30
Rubio a dit.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a reconnu que la théorie de la victoire et les tactiques de négociation du président russe Vladimir Poutine reposent sur l’hypothèse que la Russie peut l’emporter sur l’Occident et l’Ukraine dans une guerre d’usure. Le 2 décembre, lors d’une interview accordée à Fox News, M. Rubio a déclaré que M. Poutine semblait être la partie la plus difficile dans le processus de négociations de paix.
M. Rubio a relayé la récente déclaration de M. Poutine selon laquelle la Russie « atteindra ses objectifs » quels qu’en soient le coût et le calendrier, et a souligné que cela reflète la véritable mentalité de M. Poutine concernant sa guerre en Ukraine. La théorie de la victoire, longtemps défendue par M. Poutine, repose sur l’hypothèse que l’armée et l’économie russes peuvent vaincre à la fois le soutien occidental à l’Ukraine et la capacité de l’Ukraine à continuer de se défendre contre l’agression russe.
Rubio a déclaré qu’il n’était pas réaliste pour la Russie de poursuivre sa guerre pendant encore « quatre ou cinq ans » et a souligné que la Russie détenait actuellement moins de territoire ukrainien qu’elle n’en détenait au cours des premiers mois de l’invasion à grande échelle au début de 2022. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 décembre, traduction automatique
Jeudi 4/12, 0h15
KR.
Une frappe de missile russe a touché la ville industrielle de Kryvy Rih, située dans l’oblast de Dnipropetrovsk, dans le centre de l’Ukraine, blessant six personnes et endommageant plusieurs bâtiments, selon Oleksandr Vilkoul, chef de l’administration militaire de la ville. Il a précisé que le site avait été frappé par un missile balistique Iskander-M et que plusieurs immeubles d’habitation avaient également été touchés. […]
L’autre soir, avec des collègues, souhaitant nous désaltérer après le labeur, je lisais sur la carte l’intéressante composition d’un cocktail et puis… j’y renonçais parce qu’il y avait le nom de la capitale russe dans le nom du breuvage. Observant un instant cette réaction de rejet, je constatais que j’aurais eu l’impression de trahir. Ah, où va se nicher la manipulation mentale des laboratoires américains !
Mercredi 3/12, 19h05
Pauvre russe, ex-langue minoritaire.
La Verkhovna Rada, le parlement ukrainien, a adopté le 3 décembre un amendement retirant le russe de la liste des langues protégées par la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
« Aujourd’hui, nous avons enfin rétabli la justice historique et tourné la page sur des années de distorsions utilisées à des fins de pression politique et pour légitimer la russification. Nous avons démontré notre maturité en tant qu’État européen », a déclaré la médiatrice pour la langue, Olena Ivanovska, le 3 décembre.
La ministre de la Culture, Tetyana Berezhna, a également salué l’amendement, affirmant qu’il « nous permet de protéger véritablement les langues qui en ont besoin tout en renforçant l’ukrainien comme langue officielle ». […]
The Kyiv Independent, Le Parlement ukrainien retire le russe de la liste des langues minoritaires protégées, traduction automatique
Mercredi 3/12, 16h30
Gaz russe (suite).
Sur X, le ministre des affaires étrangères hongrois a affirmé que la Hongrie contesterait devant la Cour de justice de l’Union européenne l’accord actant la fin des importations de gaz russe à l’automne 2027 dès que ce dernier sera adopté formellement. « Nous mettrons tout en œuvre pour défendre la sécurité énergétique de la Hongrie », poursuit Péter Szijjarto. […]
[…] Une étude de 2000 qui concluait à la sûreté du célèbre herbicide, largement citée depuis lors, vient d’être officiellement désavouée par la revue qui l’avait publiée. Les scientifiques signataires sont suspectés d’avoir endossé un texte préparé par des cadres de Monsanto.
[…] Ce désaveu intervient vingt-cinq ans après sa publication, et huit ans après les révélations de milliers de documents internes de la firme Monsanto rendus publics par la justice américaine (les « Monsanto Papers »), indiquant que les réels auteurs de l’article ne seraient pas ses signataires – Gary M. Williams (New York Medical College), Robert Kroes (Ritox, université d’Utrecht, Pays-Bas) et Ian C. Munro (Intertek Cantox, Canada) –, mais plutôt des cadres de la société.
[…] Cette pratique, baptisée « ghostwriting » (littéralement « écriture fantôme »), est considérée comme une forme de fraude scientifique. Elle consiste, pour certaines firmes, à rémunérer des chercheurs afin qu’ils acceptent de signer des articles de recherche dont ils ne sont pas les auteurs. La motivation est simple : lorsqu’une étude s’avère favorable à un pesticide ou à un médicament, elle apparaît bien plus crédible si elle n’est pas signée par des scientifiques de la société qui le commercialise.
[…] L’article rétracté était supposé être une synthèse de l’ensemble des données pertinentes disponibles sur la sûreté du glyphosate, mais les auteurs n’y ont « pas inclus plusieurs études de toxicité chronique et de cancérogénicité », relève M. van den Berg [coéditeur en chef de Regulatory Toxicology and Pharmacology]. « Les raisons de cette omission restent inconnues, ce qui remet en question l’objectivité générale des conclusions présentées. » […]
Le Monde, Glyphosate : l’une des plus influentes études garantes de la sûreté de l’herbicide rétractée, vingt-cinq ans après sa publication
Le glyphosate (N-(phosphonométhyl)glycine, C3H8NO5P) est un herbicide total foliaire systémique, c’est-à-dire non sélectif, absorbé par les feuilles et à action généralisée. Exclusivement produit par Monsanto à partir de 1974 (sous la marque Roundup), il l'est aussi par d'autres firmes depuis que son brevet est entré dans le domaine public (en 2000).
À la fois efficace contre les monocotylédones et dicotylédones, c'est le désherbant le plus vendu au monde ; pulvérisé chaque année sur des millions d'hectares, il a vu son utilisation augmenter considérablement dans le monde en 40 ans (environ 720 000 tonnes mises sur le marché en 2012).
Il nécessite des adjuvants (dont tensioactif) car seul, il n'adhère pas aux feuilles et les pénètre difficilement. [...]
Mercredi 3/12, 11h15
Brouzouf de guerre.
En raison des guerres et des tensions géopolitiques mondiales et régionales, le chiffre d’affaires des cent principaux industriels de l’armement a progressé de 5,9 % en 2024, pour s’établir à 679 milliards de dollars. Un tel niveau n’avait jamais été observé jusqu’à présent, souligne l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm [SIPRI], dans une étude publiée ce 1er décembre.
Sans surprise, les groupes américains sont ceux qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu, leurs revenus ayant augmenté de 3,8 % pour atteindre 334 milliards de dollars [la moitié du gâteau].
[…] « Les vives critiques face aux actions d’Israël à Gaza semblent avoir eu peu d’impact sur l’intérêt porté aux armes israéliennes », a commenté Zubaida Karim, du Sipri. « De nombreux pays ont continué de passer de nouvelles commandes auprès d’entreprises israéliennes en 2024 », a-t-elle noté.
[…] Toutefois, le chiffre d’affaires global des industriels de l’armement de la région [asiatique] a baissé par rapport à 2023 [- 1,2 %]. Et cela tient aux mauvais résultats des principaux groupes chinois. […] Pour le SIPRI, cette tendance s’explique par la corruption au sein de l’Armée populaire de libération [APL]. Tendance illustrée par la récente disgrâce de neuf officiers généraux de premier plan, dont le général He Weidong, vice-président de la Commission militaire centrale et troisième plus haut responsable de l’armée chinoise, pour des accusations de malversations. […] « De nombreuses allégations de corruption dans le secteur de l’armement chinois ont entraîné le report ou l’annulation de contrats d’armes majeures en 2024 », a expliqué Nan Tian, directeur du programme Dépenses militaires et production d’armement de l’institut suédois. […] Une autre hypothèse est que ces résultats traduisent aussi les priorités de l’APL, ce qui expliquerait les bons résultats du constructeur naval CSSC, avec une hausse de 8,7 % de son chiffre d’affaires.
Zone militaire, À rebours de la tendance mondiale, le chiffre d’affaires de l’industrie chinoise de l’armement a baissé en 2024
Mercredi 3/12, 11h10
Drones.
MAKS25, Bluesky [drones en attente en direction de Donetsk]
Mercredi 3/12, 11h00
Brouzouf russe (continue d’appuyer, les sanctions marchent).
Les récentes politiques économiques du Kremlin indiquent que la situation de l’économie russe est nettement plus préoccupante que ne le laisse entendre Poutine.
L’inflation en Russie est estimée à environ 20 %, et le ministère russe des Finances a déclaré le 29 septembre s’attendre à une baisse de 50 % des recettes pétrolières et gazières de la Russie en 2026 par rapport à 2025. La Banque centrale de Russie a commencé à vendre ses réserves physiques d’or fin novembre 2025, une première, dans le cadre des opérations du ministère des Finances visant à financer le budget de l’État. La Russie a progressivement épuisé les réserves de liquidités de son fonds souverain pour financer sa guerre en Ukraine et a dû recourir à la vente de ses réserves d’or en raison de dépenses insoutenables.
Poutine a également signé, le 27 novembre, une loi augmentant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 20 à 22 %, probablement pour consolider le déficit budgétaire fédéral. Le taux de chômage extrêmement bas en Russie indique que le pays connaît une pénurie de main-d’œuvre, ce qui provoque probablement une inflation salariale dans les secteurs civil et de la défense et contribue ainsi à l’inflation générale. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 décembre, traduction automatique
Mercredi 3/12, 9h55
Négos.
La Russie et les États-Unis n’ont pas progressé vers un accord de paix pour l’Ukraine lors de leurs pourparlers, a déclaré un haut conseiller de Vladimir Poutine , quelques heures après que le président russe a proféré des menaces selon lesquelles la Russie était prête à entrer en guerre contre l’Europe.
Dans une déclaration aux médias russes, le conseiller du Kremlin, Yuri Ushakov, a indiqué qu’après une réunion de cinq heures avec l’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, et le gendre de Trump, Jared Kushner, les deux parties n’étaient « ni plus avancées ni plus proches d’un règlement de la crise en Ukraine. Il reste beaucoup de travail à faire. » […]
The Guardian, La Russie est « prête » à la guerre contre l’Europe, affirme Poutine, alors que les pourparlers de paix américains s’achèvent sans progrès, traduction automatique
[…] Avant la rencontre russo-américaine du 2 décembre, Poutine a tenté de rejeter la responsabilité du rejet par la Russie de toute version du plan de paix sur l’Europe.
Interrogé par des journalistes ce même jour, il a affirmé que l’Europe entravait les efforts de paix du président américain Donald Trump. Poutine a déclaré que les propositions de paix européennes comportaient des points « totalement inacceptables » pour la Russie et que cette dernière n’« autoriserait » l’Europe à reprendre les négociations que si elle acceptait la « réalité du terrain », une expression souvent employée par le Kremlin pour désigner les avancées russes sur le champ de bataille. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 décembre, traduction automatique
[…] Poutine a proféré des menaces à l’encontre de l’Europe afin de l’empêcher de s’engager dans le processus de paix.
[…] Poutine a proféré une menace nucléaire à peine voilée, déclarant qu’une situation se présenterait « rapidement » si l’Europe entrait en guerre contre la Russie, situation dans laquelle cette dernière « n’aurait plus aucun interlocuteur ». Poutine a également menacé qu’une future guerre entre la Russie et l’OTAN ne serait pas comme la guerre en Ukraine, que la Russie, selon lui, mène « chirurgicalement » et « avec précaution ». Poutine a affirmé que la guerre en Ukraine n’est pas une guerre « au sens littéral et moderne du terme », laissant entendre de manière menaçante que la Russie pourrait mobiliser pleinement ses forces armées, son économie et sa société dans une guerre contre l’OTAN. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 2 décembre, traduction automatique
Mercredi 3/12, 8h15
Bloc américano-russe.
Chappatte, Jared Kushner [le gendre de Trump] chez Poutine
Mercredi 3/12, 8h15
Gaz russe.
Un accord a été trouvé, dans la nuit de mardi à mercredi, entre eurodéputés et Etats européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l’UE à l’automne 2027. C’est un compromis entre le Parlement européen, qui souhaitait une interdiction plus rapide, et les Etats membres qui voulaient prendre un peu plus de temps. L’interdiction des contrats de long terme s’appliquera le 1ᵉʳ novembre 2027 au plus tard.
[…] Fatih Birol, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, a évoqué «la fin d’une saga démarrée il y a plus de 50 ans», lorsque les Européens ont commencé à se tourner vers l’URSS pour leurs besoins en énergies fossiles. A l’époque, dans les années 1970, il s’agissait d’une diversification: le Vieux Continent cherchait à réduire sa dépendance au Moyen-Orient au lendemain du premier choc pétrolier, a-t-il rappelé.
La diversification est progressivement devenue dépendance: en 2019, environ la moitié du gaz consommé par les Européens venait de Russie. Fatih Birol espère que nous avons retenu «la leçon»: une trop grande concentration des importations peut provoquer «des vulnérabilités géopolitiques majeures».
[…] L’exécutif européen a opté pour une proposition législative plutôt que des sanctions, car elle peut être adoptée à la majorité qualifiée des Etats membres. Le but est d’éviter un veto de la Hongrie et de la Slovaquie, considérées comme proches de Moscou et fermement opposées à ces mesures. […]
Les Échos, Guerre en Ukraine : l’Europe trouve un accord pour interdire toute importation de gaz russe d’ici à l’automne 2027 [edit]
Mardi 2/12, 23h10
Concert (suite).
Maman a beaucoup pleuré (elle ne l’a pas planifié), j’ai beaucoup chanté (comme j’ai planifié).
La moitié des gens venait pour la première fois, c’était le moment de découverte. Et ils ont aimé !
C’était vraiment très bien. Avant le concert on se cachait dans le passage souterrain parce que les russes ont lancé des bombes guidées sur la ville. Depuis la région de Kherson. La defense aérienne a très bien travaillé.
Le concert a commencé avec 15 minutes de retard. Seulement 15 minutes !
Tout l’argent collecté va à la brigade d’Azov. Maman a aussi acheté un foulard. J’ai acheté un drapeau signé par les soldats d’Azov.
Kryvyi Rih m’a impressionnée aujourd’hui, les gens ont donné beaucoup d’argent. Mais il y avait seulement un bouquet pour la chanteuse. Quelle honte.
J’ai quelques photos floues et des vidéos de merde. Heureusement j’ai encore ma mémoire.
Il y a plus de photos de soldats décédés devant le théâtre. Ce n’ est plus une allé, c’est une avenue, un boulevard.
Je suis de toute façon aussi contente de cette soirée, cette rencontre, ces émotions. Maman dit, c’était catharsis.
Je communique mes conditions de paix à Trump, Trump les transmet à Witkoff, puis Witkoff me rapporte les conditions de Trump que je lui ai communiquées, alors je réponds qu’elles ne sont pas suffisantes, et nous accusons tous les deux l’Ukraine de mon refus d’accepter mes propres conditions, et je continue à les attaquer.
« La Russie n’a pas l’intention de combattre les pays européens, mais si l’Europe déclenche une guerre, la Russie est prête dès maintenant. » – Poutine.
Il a également ajouté que l’Europe empêche l’administration Trump d’instaurer la paix et présente des propositions de plan de paix pour l’Ukraine inacceptables pour la Russie.
Une petite vidéo optimiste de nous avec maman. On va voir le concert de Vivienne Mort.
Olga (et sa maman), Viber (texte)
Mardi 2/12, 17h05
Pokrovsk.
Il n’est pas encore confirmé que les forces russes aient pris le contrôle total de Pokrovsk, malgré une présence militaire de plus de 120 jours dans la ville.
Le ministère russe de la Défense a annoncé le 1er décembre que les forces russes s’étaient emparées de Pokrovsk, mais on ignore si les forces ukrainiennes occupent des positions dispersées et limitées au nord de la ville. Le 7e corps de réaction rapide des forces aéroportées ukrainiennes a rapporté le 1er décembre que les forces russes étaient embourbées dans des combats urbains à Pokrovsk, contrairement aux affirmations précédentes des dirigeants militaires et politiques russes selon lesquelles les forces russes encerclaient les forces ukrainiennes à Pokrovsk. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1 décembre, traduction automatique
Les forces ukrainiennes ont utilisé avec succès le drone intercepteur Sting pour abattre, pour la première fois, des drones russes à longue portée à réaction. L’Ukraine intensifie ainsi ses efforts d’innovation technologique pour contrer les campagnes russes de drones et de missiles à longue portée.
Le volontaire ukrainien Serhiy Sternenko a rapporté le 30 novembre que les forces ukrainiennes avaient abattu avec succès, dans la nuit du 29 au 30 novembre, plusieurs drones de combat à longue portée Geran-3 à réaction, grâce au drone intercepteur Sting de fabrication locale. Les drones Geran-3 ont une autonomie de vol plus courte que les drones Geran classiques, mais peuvent atteindre des vitesses plus élevées et déjouer plus facilement les systèmes de défense aérienne.
Le fabricant ukrainien de drones Wild Hornets, qui produit le drone Sting, a indiqué en septembre 2025 que les forces ukrainiennes atteignaient des taux d’interception d’environ 60 à 90 % contre les drones russes Geran-2 et Gerbera classiques. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 novembre, traduction automatique
Lundi 1/12, 5h55
Pokrovsk.
[…] L’effort russe pour s’emparer de Pokrovsk demeure long et coûteux, car les forces russes, optimisées pour la guerre de position, ne peuvent progresser qu’à un rythme lent.
Malgré une occupation de la ville pendant plus de 120 jours, les forces russes continuent d’avancer lentement et n’ont pas réussi à prendre entièrement Pokrovsk. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 novembre, traduction automatique
Lundi 1/12, 5h55
Négos.
Des voix influentes de l’espace informationnel russe continuent d’affirmer que le Kremlin rejettera vraisemblablement un cessez-le-feu ou toute version du plan de paix proposé par les États-Unis, car il considère ces efforts comme insignifiants et comme un obstacle à ses objectifs en Ukraine et dans le monde.
Un blogueur militaire russe de renom a soutenu le 30 novembre que le président russe Vladimir Poutine avait « clairement » indiqué être prêt à atteindre les objectifs de guerre de la Russie par la force ; par conséquent, toutes les négociations de paix depuis celles d’Istanbul en 2022 sont « irréalisables ». Ce blogueur a ajouté que l’engagement de la Russie dans toute négociation de paix repose « uniquement » sur ses progrès sur le champ de bataille, progrès que les forces russes obtiennent au prix de combats prolongés et coûteux. […]
[…] Le Kremlin continue de propager un récit mensonger selon lequel le front et la stabilité politique de l’Ukraine seraient au bord de l’effondrement, dans le but de convaincre l’Occident de capituler face aux exigences russes que la Russie ne peut satisfaire militairement. L’ISW maintient qu’une victoire russe sur le champ de bataille n’est ni imminente ni inévitable et que l’effort de guerre russe présente des vulnérabilités que l’Occident n’a pas exploitées.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré lors d’une émission de la télévision d’État russe diffusée le 30 novembre que les problèmes internes et sur le champ de bataille de l’Ukraine s’aggravaient de jour en jour.
Peskov a également accusé le gouvernement ukrainien de bloquer le processus de négociations de paix, alors même que les délégations ukrainiennes négociaient activement les termes de l’accord de paix proposé par les États-Unis avec leurs homologues américains depuis la publication des informations relatives à cette proposition à la mi-novembre 2025, et notamment le 30 novembre, et qu’elles avaient accepté des conditions que la Russie n’avait pas acceptées.
Les dernières déclarations de Peskov font probablement partie de l’effort cognitif consolidé du Kremlin pour créer un faux sentiment d’urgence concernant la victoire inévitable prétendue de la Russie — et que l’Ukraine et l’Occident devraient donc immédiatement céder aux exigences de la Russie avant que la situation ne s’aggrave pour l’Ukraine. […]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 30 novembre, traduction automatique
Lundi 1/12, 0h05
La farandole du nuc.
International
Il n’est certainement pas le premier à constater avec inquiétude qu’en attaquant l’Ukraine, Vladimir Poutine a porté un coup dur à l’ordre international sur lequel reposait le monde depuis 1945. Pas plus qu’il n’est le seul à pointer le risque que d’autres grandes puissances prennent pour modèle le comportement de Moscou. Mais il est certainement l’un des rares à s’être penché sur ce que le sort de Kyiv pourrait inspirer… aux plus petits États. À en croire Andreas Umland, analyste au sein du Stockholm Centre for Eastern European Studies (SCEEUS) de l’Institut suédois des affaires internationales, les pays les plus faibles et les plus petits de l’échiquier géopolitique pourraient ainsi en venir à la conclusion qu’ils ne peuvent plus compter ni sur le droit, ni sur la solidarité, ni sur les organisations internationales. Et donc en déduire qu’ils devront veiller par eux-mêmes à leur sécurité nationale.
Certes, certains parviendront à rejoindre des alliances militaires susceptibles de les protéger, voire à en former de nouvelles avec de grandes puissances. Mais pour les autres ? « Dans le pire des cas, nous pourrions assister à une ère de prolifération sans précédent des armes de destruction massive ». […]
L’Express, « Le monde est au bord d’une prolifération nucléaire sans précédent » : le scénario choc d’Andreas Umland
Niger
Le régime militaire du Niger a annoncé dimanche 30 novembre au soir mettre sur le marché international l’uranium produit par la Somaïr, filiale du géant français Orano nationalisée par Niamey en juin. La Somaïr, Société des mines de l’Aïr, était détenue à 63,4 % par Orano et à 36,6 % par l’Etat du Niger. Orano en a perdu le contrôle opérationnel. […]
Le Monde, Le Niger va mettre son uranium sur le marché international, actant définitivement la rupture avec le groupe français Orano
EAU
Un désert, quatre réacteurs, et une ambition dévorante : celle de devenir un pilier mondial de l’énergie propre. Bienvenue à Barakah, la première centrale nucléaire du monde arabe, nichée sur la côte ouest des Émirats arabes unis !
C’est ici, entre sable et béton, que le groupe français Framatome vient d’acheminer un morceau de son expertise : des assemblages combustibles tout neufs, fabriqués dans son usine de Richland, aux États-Unis.
Ils ont été conçus comme des bijoux d’ingénierie. Ces assemblages combustibles précurseurs sont des prototypes de crayons de combustible nucléaire conçus spécifiquement pour la centrale de Barakah. Ils servent à tester et valider en conditions réelles la performance, la sûreté et la compatibilité du combustible avant une utilisation commerciale à grande échelle. […]
Média24, Le géant français de l’énergie atomique exporte son savoir-faire dans la première centrale nucléaire du Moyen-Orient : Barakah
Chine
La Chine vient de lancer la construction d’un nouveau projet maritime et ne fait pas dans la demi-mesure. Il s’agit d’une gigantesque île flottante, conçue pour résister aux explosions nucléaires, selon le South China Morning Post (SCMP). Une installation pour une résidence à long terme, adaptée à toutes les conditions météorologiques.
Cette île de 78 000 tonnes doit pouvoir accueillir 238 résidents pour des durées atteignant quatre mois, et ce sans avoir besoin de réapprovisionnement. Selon le journal chinois, la construction est prévue pour des missions scientifiques. Et pourtant, elle résiste aux explosions nucléaires.
[…] Sa double coque lui permet de naviguer avec des vagues de six à neuf mètres et de résister à des typhons avec des vents pouvant atteindre 220 km/h. Selon le SCMP, « cette installation sera capable de projeter une puissance sans précédent à travers les océans contestés lorsqu’elle entrera en service en 2028 ». Si vous aviez un doute sur la nature scientifique de cette installation, cette affirmation est assez révélatrice.
[…] Elle devrait fonctionner, entre autres, dans « des zones maritimes disputées comme la mer de Chine Mer de Chine La Mer de Chine, étendue d’eau stratégique en Asie de l’Est, joue un rôle central dans l’histoire, la géopolitique et l’économie de la région. C’est une mer aux multiples facettes, avec des eaux rich… Lire la suite méridionale ». Une zone qui inclut, comme par hasard, Taïwan. De là à suspecter la Chine de préparer une base logistique pour une invasion de Taïwan, il n’y a qu’un pas…
Futura Sciences, La Chine dévoile une île flottante « scientifique » et blindée contre le nucléaire : son usage réel intrigue
Japon
Tokyo Electric Power Company (TEPCO) pourrait relancer dès janvier une unité de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande au monde en capacité installée. Cette reprise dépend d’un vote de l’assemblée préfectorale de Niigata, prévu lors de sa session ordinaire débutant le 2 décembre.
La relance envisagée concerne l’unité 6, l’une des deux plus grandes unités de la centrale située dans le nord-ouest du Japon. Selon les déclarations du directeur de la centrale, Takeyuki Inagaki, si l’assemblée donne son accord avant la fin de l’année, TEPCO pourra soumettre une demande de confirmation préalable d’utilisation auprès de la Commission de réglementation nucléaire (Nuclear Regulation Authority, NRA). Cette procédure prend généralement entre trois et quatre semaines.
Il s’agirait de la première réactivation d’une centrale exploitée par TEPCO depuis l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi en 2011, qui avait conduit à l’arrêt complet de l’ensemble du parc nucléaire de l’entreprise. TEPCO continue de verser des indemnisations liées à cette catastrophe. […]
Energy News, TEPCO pourrait relancer la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa dès janvier