2026 : mini-journal de guerre - septembre

Avec Olga, Pacha, irina, Tola, Valera...

Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L'armée russe campait par là.
Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.

Mini journal de guerre : Tchernobserv


Mercredi 9 septembre, 0h15

Allemagne.

Chappatte, Triomphe de l'AfD en Saxe-Anhalt

[...] Au Rassemblement national (RN), cette victoire a suscité davantage de gêne. Longtemps allié à l’AfD au sein du même groupe au Parlement européen, le RN a effet rompu avec le parti allemand avant les élections européennes de 2024 après des déclarations ambiguës de ce dernier sur le rôle des SS pendant la seconde guerre mondiale et des divergences sur l’usage du concept de remigration. Lundi, sur BFM-TV, Philippe Ballard, député de l’Oise et porte-parole du RN, a d’ailleurs maintenu l’existence de ces « lignes rouges », tout en appelant à « analyser les résultats » des élections en Saxe-Anhalt, mises sur le dos d’« une politique migratoire complètement incontrôlée » et de « la désindustrialisation ». [...]

Le Monde, La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt provoque un choc en France, à l’approche de l’élection présidentielle

Mercredi 9 septembre, 0h10

Comment ça se passe : blindage perso.

Kateryna, originaire de Kyiv, a fait installer une structure spéciale en acier dans son appartement afin qu'il ne soit pas bloqué en cas d'attaque russe. La nuit dernière, cette structure a sauvé sa famille. [Mais pas ses chats]

Anton Geraschenko, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 9 septembre, 0h05

Acheter américain.

La guerre pourrait encore s’éterniser pendant des années, alors que la Russie reconstitue ses forces et son industrie de défense, a déclaré le secrétaire adjoint à la défense américain, Elbridge Colby. « Nous devons nous préparer à un conflit de longue durée et à ce que les besoins de l’Ukraine persistent dans les mois et les années à venir », a déclaré M. Colby lors d’une réunion en ligne des pays qui viennent en aide à l’Ukraine.

Selon le sous-secrétaire, il convient avant tout de maintenir et d’augmenter la couverture des besoins urgents de l’Ukraine sur le terrain grâce à l’initiative PURL. Depuis son lancement en juillet 2025, le programme PURL, qui prévoit l’achat d’armes américaines pour l’Ukraine par les autres membres de l’OTAN, a fourni environ 75 % des missiles destinés aux batteries Patriot ukrainiennes et 90 % des munitions utilisées par les autres systèmes de défense antiaérienne, selon l’OTAN.

Le Monde, Live

Mardi 8 septembre, 19h40

Zapo.

La centrale nucléaire de Zaporijia est de nouveau alimentée par des sources externes.

Le 7 septembre, à 19h02, les ingénieurs ukrainiens du réseau électrique ont remis en service la ligne Ferosplavna-1 de 330 kV, qui alimente la centrale nucléaire de Zaporijia. La consommation actuelle de la centrale est de 11 MW.

The Ukrainian Review, Bluesky, traduction automatique

Mardi 8 septembre, 19h15

Comment ça se passe : Putler dans le détail [si ça tente quelqu'un].

Assiette de collection à l’effigie de Vladimir Poutine, achetée à l’aéroport de Moscou, en 2018. Extrait de la série « Mauvais souvenirs » (2023). GUILLAUME HERBAUT/AGENCE VU

Pour comprendre les vingt-six ans au pouvoir de Vladimir Poutine, les phobies et les obsessions d’un homme et de tout un système mis à son service, un mot surgit des temps soviétiques : vissiak. Dans le lexique des vrais-faux enquêteurs de l’URSS comme de ceux de la Russie poutinienne, ce terme couvre tout ce que le régime compte d’affaires non résolues,ces dossiers enterrés pour que la vérité ne vienne pas l’éclabousser. « Littéralement, ce sont les affaires “suspendues” », ironisent Mikhaïl Roubine et Roman Badanine, coauteurs du Tsar en personne, ce livre aux allures d’encyclopédie sur le président russe.Une lecture éclairante, à la veille des élections législatives russes des 18-20 septembre, gagnées d’avance par le Kremlin. Car cet ouvrage, dont « Le Monde des livres » publie les bonnes feuilles avant sa parution française, le 17 septembre (lire ci-dessous), fera référence. Il se démarque de la pléthore d’essais et de romans souvent impressionnistes déjà écrits sur Vladimir Poutine. Mettant en perspective des faits connus, qu’il rapporte de façon quasi exhaustive, il les articule avec des éléments nouveaux pour jeter une lumière inédite sur les origines, les mécanismes et les failles de la dictature poutinienne.

[...] « Pour couvrir chacun de ses crimes, des assassinats du FSB [renseignement intérieur, ex-KGB] aux atrocités des guerres de Tchétchénie, en passant par le dépouillement systématique de l’Etat russe, Vladimir Poutine a dû en commettre de nouveaux », insistent Mikhaïl Roubine et Roman Badanine. « Qu’adviendrait-il s’il devait un jour rendre des comptes pour tous ses agissements passés ? », s’interrogent dans leur épilogue les deux auteurs, après avoir méthodiquement raconté et analysé ce qui a été une « véritable fuite en avant ».

[...] [Extrait] Poutine le va-t-en-guerre

« La Tchétchénie a fourni à Vladimir Poutine une leçon politique décisive : toute guerre – et jusqu’au simple cliquetis des armes – suffit à faire bondir une cote de popularité politique, fût-elle embryonnaire. En août 1999 encore, à la veille du lancement de la seconde campagne tchétchène, l’hypothèse même de son accession au pouvoir semblait inconcevable. La journaliste Elena Tregoubova se souvient d’une conversation qu’elle eut alors avec un communicant du Kremlin. Fait surprenant pour un homme qui allait bâtir toute sa carrière sur le mensonge d’Etat, sa réponse fut aussi nette que sincère : Poutine ? “Sans espoir.” Il marqua toutefois une courte pause et se reprit. Il y avait bien un moyen : “Une petite guerre victorieuse.” Pour saisir la substance de cette expression, il faut se replacer en 1904-1905, sous le règne du dernier empereur russe, Nicolas II. Son ministre de l’intérieur le persuada alors d’entreprendre “une petite guerre victorieuse” contre le Japon affaibli, croyant ainsi “préserver la Russie de la révolution”. Comme on le sait, le courtisan du tsar se trompait sur tous les plans : la guerre russo-japonaise se solda par une défaite militaire humiliante doublée d’une éruption révolutionnaire en 1905.

(…)

Le Monde, « Le Tsar en personne » : « Le Monde » publie les extraits de l’enquête choc sur le quart de siècle de Vladimir Poutine au pouvoir

Mardi 8 septembre, 18h05

Pacha a vu le médecin aujourd'hui. L'appareil pour tenir le doigt est enlevé et il a encore trente jours de vie normale ! Il est à Kyiv chez Nadia. Il devrait revenir à la fin de la semaine. Je n'ai pas envie d'aller à la capitale ou même dans la banlieue de la capitale avec tout ce qui nous tombe dessus...

Irina va plutôt bien ; elle travaille un peu dans les autres boutiques de l'enseigne. Elle ne sait pas si sa boutique détruite sera remplacée et si non elle devrait chercher un autre emploi. C'est dur, parce qu'elle y travaille depuis quinze ans maintenant et qu'elle a grandi là, professionnellement.
Son papa est opéré du cancer aujourd'hui. La radiothérapie n'a pas marché comme l'espérait le médecin : soit il fallait la recommencer, mais c'était difficile à envisager parce qu'il a beaucoup maigri, soit il fallait l'opérer. Lui préférait mourir sans plus d'histoire, mais toute la famille a plaidé et pleuré et il a finalement accepté l'opération. Je n'ai pas encore de nouvelles ce soir.

Moi ça va. Je déteste septembre : le matin on se caille et le jour il fait 30 degrés ! J'étais malade au fond de mon lit, mais ça va mieux [dit-elle avec le nez encore un peu bouché].

Et vous, ça va ? [...]

C'est l'anniversaire d'Arnaud aujourd'hui... Ben oui, je m'en suis souvenu, comme ça...

Olga, Viber (vocal)

Mardi 8 septembre, 7h25

Korrouptssia (suite).

Le procureur général ukrainien Ruslan Kravchenko a annoncé lundi sa démission, alors qu’une enquête anticorruption porte sur la protection présumée de centres d’appels frauduleux par des responsables de son parquet. [...]

Le Monde, Live

Mardi 8 septembre, 7h20

Cartoon Movement, Luc Descheemaeker, Ideology

Mardi 8 septembre, 7h05

Allemagne.

Derrière la neutralité de façade des institutions européennes, qui s’interdisent de commenter les élections dans les pays membres, la victoire historique de l’AfD (Alternative für Deutschland) en Saxe-Anhalt, dimanche soir, a provoqué des sueurs froides à Bruxelles, comme dans les capitales. « C’est un moment grave en Europe », réagissait sur X le ministre français des Affaires européennes Benjamin Haddad. Pour Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, « le programme de l’AfD est une trahison de l’esprit européen : révisionnisme historique, placement des étrangers dans des camps, exaltation de la xénophobie jusque dans les programmes scolaires, mise au pas des médias. » [...]

Le Figaro, « Donald Trump et Vladimir Poutine sablent le champagne » : la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt va peser sur l’avenir de l’Europe

Mardi 8 septembre, 7h05

France.

« Couper le robinet » de l’aide à l’Ukraine est-il un impératif pour les finances publiques de la France ? C’est la position défendue tant bien que mal par le Rassemblement national (RN) depuis quelques jours. [...] [L'aide française] représente une moyenne d’environ 6 milliards par an. Un chiffre non négligeable, mais d’un ordre de grandeur bien inférieur à celui des problèmes financiers de la France.

[...] A titre de comparaison, l’aide à l’Ukraine représente environ 4 % du déficit budgétaire, qui s’est élevé à un peu plus de 150 milliards d’euros en 2025. Ou moins de 2 % de l’ensemble des dépenses de l’Etat (441 milliards, hors sécurité sociale et collectivités territoriales). Elle apparaît également très limitée au regard du très nébuleux plan d’économies de 125 milliards d’euros promis par le RN, qui a récemment mis l’accent sur la discipline budgétaire dans un souci de crédibilité. [...]

Le Monde, L’aide de la France à l’Ukraine, dont le RN veut « couper le robinet », représente une goutte d’eau dans les finances publiques françaises

Lundi 7 septembre, 22h00

Norvège.

Le ministère des affaires étrangères russe a menacé la Norvège après qu’il a été signalé que le pays aurait déployé un système capable de lancer des missiles de croisière sur des cibles terrestres et maritimes, rapporte l’agence de presse officielle Russe Interfax.

« Nous considérons l’apparition en Europe de systèmes américains capables de lancer des missiles à portée intermédiaire et à plus courte portée comme une nouvelle étape dans la série sans fin d’actions fortement déstabilisatrices de la part des pays de l’OTAN », aurait déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère des affaires étrangères russe.

Le Monde, Live

Lundi 7 septembre, 15h40

Trumpitude(s).

La Maison Blanche a publié une vidéo générée par IA montrant le président Trump en Green Lantern.

Savchenko Volodymyr, Bluesky, traduction automatique

Lundi 7 septembre, 15h30

Drones.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « horrifié » par des informations faisant état de l’utilisation en Ukraine par l’armée russe d’un drone ayant mené une frappe meurtrière de manière autonome. « L’Ukraine aurait également procédé à des essais de telles armes sur le terrain », a-t-il ajouté devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. « Je m’associe aux appels en faveur d’une interdiction urgente des armes capables de tuer sans intervention humaine », a encore déclaré Volker Türk.

Le New York Times a affirmé le 24 août qu’un drone russe autonome piloté par l’intelligence artificielle (IA) aurait tué trois personnes le 6 juillet à Zaporijia. Selon le journal, il devait frapper une station-service mais aurait finalement choisi de manière autonome sa cible précise, probablement des réservoirs de propane. [...]

Le Monde, Live

Lundi 7 septembre, 12h10

Lavrov a dit.

Lavrov affirme que « l’opération militaire spéciale doit prendre fin de telle sorte qu’il n’y ait plus de nazisme en Europe, qui y a une fois de plus propagé ses métastases. » [...]

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

[C'est croustillant dans le contexte de la dernière élection allemande.]


Lundi 7 septembre, 7h50

Rappel.

Le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé le refus de la Russie de faire des compromis significatifs dans le processus de négociations de paix visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.

Le conseiller présidentiel russe Iouri Ouchakov a déclaré le 6 septembre que Poutine avait réaffirmé son engagement à atteindre tous les objectifs de guerre de la Russie par des moyens militaires et avait souligné la volonté de la Russie de s'attaquer aux causes profondes du conflit lors de sa rencontre avec l'envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et l'ancien conseiller principal du président américain, Jared Kushner, le 5 septembre.

Poutine a exposé ses exigences inflexibles concernant la capitulation totale de l'Ukraine comme condition préalable à toute négociation de « paix » en Ukraine le 14 juin 2024. Ces exigences impliquent le retrait total des forces ukrainiennes de l'ensemble des oblasts de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson, y compris des zones qui ne sont pas actuellement occupées par les forces russes. la démilitarisation et la « dénazification » du gouvernement et de la société ukrainiens, par lesquelles Poutine entend le remplacement du gouvernement ukrainien actuel par un gouvernement pro-russe ; et la neutralité future de l'Ukraine, excluant spécifiquement l'adhésion à l'OTAN.

[...] Avant la visite de Witkoff et Kushner à Moscou, une source proche du Kremlin a déclaré qu'aucun accord de paix ne serait conclu tant que les forces russes n'auraient pas conquis le reste de l'oblast de Donetsk. Cette source a également indiqué que Poutine était convaincu que les forces russes pourraient s'emparer de l'intégralité de l'oblast de Donetsk d'ici fin 2026, date butoir fixée par le Kremlin pour atteindre cet objectif.

L'armée russe désinforme systématiquement Poutine sur l'état du front, en partie à cause de la culture du mensonge profondément ancrée au sein des forces armées russes, que les blogueurs militaires qualifient de « beaux rapports ». Les hauts gradés de l'armée russe présentent également régulièrement des avancées russes exagérées dans le cadre de la guerre cognitive systématique menée par la Russie pour faire croire que les forces russes progressent rapidement et que les défenses ukrainiennes s'effondrent. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 septembre, traduction automatique

Selon les médias ukrainiens, Zelensky a offert à Witkoff et Kushner un cadeau pour le moins original : des t-shirts où l’on pouvait lire « Régime de Kyiv ». On leur aurait également expliqué la signification de cette phrase. [...]

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 6 septembre, 22h50

Négos.

Principaux développements :

  • Zelensky s'est entretenu avec les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner à Kyiv le 6 septembre.
  • Les envoyés américains ont effectué leur première visite à Kyiv après avoir rencontré Poutine à Moscou le 5 septembre.
  • Ils sont arrivés en train ; Zelensky a déclaré que des frappes russes avaient empêché un vol.
  • Les discussions bilatérales entre les États-Unis et l'Ukraine ont porté sur les besoins hivernaux de l'Ukraine, selon des sources.
  • Les envoyés américains et Zelensky ont ensuite tenu une autre série de discussions conjointes avec des responsables européens.
  • À l'issue des discussions, Zelensky a déclaré s'attendre à ce que la guerre se poursuive et compter sur le soutien des États-Unis pendant l'hiver.
  • Les émissaires américains espèrent reprendre les pourparlers trilatéraux entre Kyiv et Moscou. Selon des sources, Trump devrait s'entretenir avec Poutine, puis avec Zelensky après le point de presse du 7 septembre. [...]
The Kyiv Independent, « La guerre va continuer » — Les efforts américains pour la paix n'aboutissent pas à un accord après la première visite de Witkoff et Kushner à Kyiv, traduction automatique

Dimanche 6 septembre, 22h45

Allemagne : le vrai nazisme est de retour.

[...] Bien que les résultats officiels ne soient pas encore connus et que le décompte final reste incertain, l'AfD est clairement en passe de remporter la majorité relative des voix, ce qui lui donnerait le droit de former un gouvernement régional et accorderait à Siegmund un siège au Bundesrat, la chambre haute du parlement allemand.

L'élection de Siegmund marque la première fois que l'AfD obtient une représentation au Bundesrat, ouvrant la voie à des manœuvres législatives dilatoires et à la promotion de politiques anti-ukrainiennes sur la scène nationale.

Le chef de l'AfD s'est engagé à réduire l'aide aux réfugiés ukrainiens et à relancer les liens éducatifs avec la Russie. Dans une région qui compte 39 000 Ukrainiens, dont 31 000 réfugiés, Siegmund a appelé à sabrer dans les financements et les services, à retirer le statut de réfugié aux migrants et à les expulser d'Allemagne.

La prise de contrôle de l'AfD sur cet État de l'est du pays a également suscité des craintes de perturbation des voies d'approvisionnement vers l'Ukraine. Le chancelier allemand Friedrich Merz envisagerait des itinéraires alternatifs vers l'est pour l'acheminement de matériel militaire, voire de troupes de l'OTAN en cas d'attaque russe, selon le Telegraph.

La position dominante de l'AfD en Saxe-Anhalt mettra également à l'épreuve la détermination affichée par les autres partis locaux à ne pas coopérer avec l'extrême droite.

L'AfD est largement exclue des négociations de coalition en raison du soi-disant « pare-feu », un accord conclu par les autres partis allemands pour ne pas travailler avec l'extrême droite — une approche ancrée dans l'expérience du pays avec le nazisme.

Une supermajorité lèverait complètement cet obstacle. Même sans majorité absolue, l'AfD pourra mettre ce rempart à l'épreuve en tentant de persuader des membres de l'extrême gauche pro-russe (BSW) ou des conservateurs de droite (CDU) de faire défection et de collaborer avec elle.

Bien que la Saxe-Anhalt ne représente que 1,7 million d'électeurs (sur une population de 2,1 millions) dans un pays de 82 millions d'habitants, les ambitions de l'AfD dépassent largement les frontières de cette région. Ce parti, classé par les services de sécurité allemands comme «  extrémiste de droite avéré », vise à terme à déloger Merz et à remodeler le paysage politique allemand. [...]

The Kyiv Independent, Le parti d'extrême droite allemand pro-russe sur le point de remporter la majorité lors d'élections régionales clés, traduction automatique
Ulrich Siegmund, photographié à son arrivée aux urnes dimanche, avait déclaré viser un score d'au moins 45 %. Photo : Fabrizio Bensch/Reuters

Dimanche 6 septembre, 21h35

Comment ça se passe : le communisme.

France

Fabien Roussel a officialisé dimanche 6 septembre sur TF1 sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, après une première tentative infructueuse en 2022. Après un vote favorable des militants du parti à 72 %, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) a confirmé sa candidature à l’Elysée au JT, assurant avoir fait « un choix largement réfléchi » et porter « un projet de rupture ». [...]

Le Monde, Fabien Roussel officialise sa candidature à la présidentielle et promet « un projet de rupture »

Allemagne

A Berlin, l’imposante Maison russe de la science et de la culture fermera bientôt ses portes, cible des dernières sanctions du gouvernement fédéral contre Moscou. A une heure de la capitale, en revanche, les écoliers pourraient se voir proposer sous peu des cours de russe et des échanges avec la Russie.

« La politique actuelle des partis traditionnels, hostile à la Russie, n’est pas dans l’intérêt de l’Allemagne », justifie le programme électoral du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland, AfD),qui pourrait bientôt gouverner la Saxe-Anhalt, ce Land de l’ex-Allemagne de l’Est où se tiennent des élections à fort enjeu dimanche 6 septembre. « Il convient notamment de cibler des locuteurs natifs russes ayant suivi un parcours universitaire et de les recruter en tant que nouveaux enseignants », précise le document.

[...] Jusqu’en 1994, quelque 10 000 soldats de l’Armée rouge étaient stationnés dans cette ancienne ville hanséatique proche de l’Elbe, et placée stratégiquement entre Berlin et Hanovre. L’enseignement du russe y était obligatoire à l’école à partir du collège, comme partout ailleurs dans l’ancienne République démocratique allemande (RDA). Et les échanges entre Russes et Allemands fréquents, quoique officiellement proscrits. [...]

Le Monde, En Allemagne, la mémoire de la présence soviétique au cœur des élections en Saxe-Anhalt : « Je ne considère pas les Russes comme des ennemis »

Dimanche 6 septembre, 14h50

Comment ça se passe : perspectives narratives.

La Russie a procédé à un essai nucléaire au-dessus de la mer Noire pour souligner sa volonté de venger la tentative d'assassinat contre son président. L'Allemagne et l'Italie appellent à la retenue. Le président américain choisit de se retirer complètement du conflit et envisage d'éliminer le dirigeant ukrainien pour apaiser Moscou.

[...] « C’est un scénario loin d’être irréaliste », a déclaré le cinéaste français Alexandre Smia à la veille de la première de son film.

« Même si le retrait des États-Unis de l’OTAN n’est pas officiel, nous avons des raisons de douter que les États-Unis offriraient leur parapluie nucléaire si une ville européenne était attaquée aujourd’hui », a déclaré Smia, qui a déjà réalisé des épisodes de la série télévisée d’espionnage française Le Bureau des Légendes.

« Et considérant que la France est le seul pays en Europe à être à la fois membre de la Communauté européenne, du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l’OTAN, elle devient naturellement le pays où réside la responsabilité de prendre les décisions. »

Il a ajouté : « Combler le vide face à une menace n'est même plus un choix, c'est presque une obligation. »

Prévu pour une sortie en France en novembre, Jupiter suscitera la réflexion mais aussi la controverse avant l'élection présidentielle d'avril prochain. Après la diffusion de la bande-annonce, certains membres de l'extrême droite ont tenté de discréditer le film, le qualifiant de « film de propagande » destiné à soutenir un candidat centriste face au Rassemblement national de Marine Le Pen. [...]

The Guardian, Le thriller français Jupiter sème la terreur nucléaire sur les tapis rouges de Venise, traduction autoamtique

Dimanche 6 septembre, 13h25

Comment ça se passe : viser au-delà du front.

Serhii Beskrestnov, tenant un analyseur de spectre, l'un de ses outils de travail, devant un immeuble touché par une frappe russe dans le quartier de Darnytsia à Kyiv. Photo : Julia Kochetova/The Guardian

La Russie et l'Ukraine sont engagées dans une guerre d'escarmouches à longue portée qui s'intensifie, faisant courir un risque croissant aux civils, et dans laquelle aucun des deux camps ne peut l'emporter totalement, selon le conseiller en technologies de défense de Volodymyr Zelensky.

Serhii Beskrestnov, plus connu sous son indicatif d'appel, Flash, s'est dit inquiet des perspectives pour Kyiv cet hiver et a suggéré que les personnes âgées soient évacuées au cas où des bombardements russes paralyseraient l'approvisionnement énergétique de la capitale.

Cependant, l'évolution rapide de la guerre a également donné à l'Ukraine les moyens de riposter, avec des plans visant à lancer 1 000 drones par nuit pour frapper des cibles économiques et militaires en Russie et interrompre son trafic aérien commercial, a-t-il déclaré.

« Il s’agit désormais d’une guerre des villes, d’une guerre des infrastructures », a déclaré Beskrestnov au Guardian, décrivant un conflit qui est essentiellement dans l’impasse sur la ligne de front, avec des civils de plus en plus exposés à des risques à des centaines de kilomètres de là.

« Dans cette guerre, personne ne sortira vainqueur, car les deux pays, après le conflit, auront leurs économies et leurs infrastructures détruites. C'est donc absurde. Nous devons mettre fin à cette guerre. Nous avons proposé à la Russie d'y mettre fin, mais elle refuse », a-t-il déclaré.

[...] Le conseiller, qui a survécu à une attaque de drone contre son domicile en avril, a convenu que « l'attaque était devenue plus puissante que la défense », car les défenses aériennes des deux camps ne pouvaient pas suivre le rythme du nombre de missiles et de drones disponibles.

La Russie pourrait se livrer cet hiver à un bombardement soutenu des réseaux d'électricité, d'eau et de chauffage à Kyiv grâce aux missiles balistiques à grande vitesse qu'elle produit à un rythme de plus de 100 par mois, a déclaré Beskrestnov.

Plus tôt cette semaine, Vladimir Poutine a déclaré que l'armée russe avait reçu l'ordre de « préparer et de mener des frappes massives » contre les installations énergétiques ukrainiennes, ne montrant aucun signe d'arrêt de la guerre.

« Pour moi, c'est horrible », a déclaré Beskrestnov. « On parle de deux à trois millions de personnes, et la Russie sait qu'elle peut provoquer une catastrophe à Kyiv. » Les autorités municipales devraient envisager d'évacuer les civils par anticipation, notamment les personnes âgées, a-t-il ajouté, tout en précisant qu'il ne s'agissait pas d'une déclaration officielle.

[...] Beskrestnov a prédit que l'Ukraine « intensifierait ses attaques en profondeur contre la Russie », poursuivant une campagne qui a déjà entraîné le bombardement d'usines, d'entrepôts et de raffineries de pétrole. « Notre président nous a fixé pour objectif d'augmenter le nombre d'attaques à 1 000 par jour », a-t-il déclaré, contre environ 300 actuellement.

Réagissant à l'annonce faite cette semaine par Zelenskyy selon laquelle l'Ukraine tenterait de manière soutenue de paralyser l'aviation civile en Russie à l'aide de drones, Beskrestnov a déclaré : « Je pense que c'est très simple : il n'est pas nécessaire que nous attaquions un aéroport, il suffit que nous survolions l'aéroport pour qu'il soit fermé. »

La Russie a également réalisé une série de progrès qui ont renforcé son potentiel d'attaque, notamment sa première utilisation présumée d'intelligence artificielle. Les enquêteurs ukrainiens ont conclu qu'un simple drone Molniya, qui a tué une personne près d'une station-service à Zaporijia en juillet, était guidé non pas par radio, mais par une IA.

« J’ai peur de ce qui va se passer à l’avenir, car je pense que ce n’est qu’une question de temps avant que la Russie n’installe cette technologie sur un Shahed », a-t-il déclaré, en faisant référence au drone de longue portée standard du pays. Cela pourrait rendre obsolète le vaste réseau de brouillage ukrainien, puisqu’il n’y aurait plus de communications radio à brouiller.

Le nombre de victimes civiles augmente avec la multiplication des attaques à longue portée. Selon l'ONU, 437 civils ont été tués et 2 610 blessés en Ukraine en juillet (dernier mois pour lequel des chiffres sont disponibles), soit le bilan le plus lourd depuis mars 2022. Les chiffres précis concernant la Russie ne sont pas facilement accessibles. [...]

The Guardian, « Personne ne gagnera » : un conseiller de Zelensky met en garde contre une destruction mutuelle si la guerre avec la Russie se poursuit, traduction automatique

Dimanche 6 septembre, 10h25

C'est dimanche : tenir debout.

Cartoon Movement, Oleksiy Kustovsky, Corset

Dans cette vidéo, un garçon — de sept ans peut-être — s'énerve à l'arrière de la voiture ; la voix d'une femme qu'on suppose en train de conduire — sa maman sans doute — lui répond.

— Ils m'ont vraiment énervé ! Dieu seul sait à quel point ils sont mauvais. Pourquoi avoir fait ça ? Pourquoi ?
Pourquoi a-t-il créé la Russie ?
— Oui ! Pour que plein de nos gens meurent, c'est ça ? Je déteste la Russie.
— Parle-moi. Dis-moi tout ce que tu as envie de dire. Vas-y, je t'écoute.
— J'ai envie de jurer, j'ai envie de dire des gros mots.
— Vas-y, je t'écoute.
— Je ne veux pas dire de gros mots devant des adultes. C'est mal... Qu'est-ce que je ressens en ce moment ? De la colère, de la colère contre tout. Que je ne peux pas aller chez McDonald's. Que les nôtres meurent. Qu'on passe autant de temps assis au sous-sol... Il est bête ou quoi ?
— Qui ?
— Dieu !
— Non, je pense...
— Est-ce qu'il fait ça exprès ou quoi ?! Qu'est-ce que tu en penses ?
— Non, mon chéri, je ne crois pas que ça marche comme ça... C'est Dieu qui donne la vie à chacun, mais c'est à toi de choisir qui tu veux être... Quel genre de place on souhaite occuper dans ce monde. Tu peux choisir d'être un méchant, d'être un meurtrier, ou alors tu peux choisir d'être quelqu'un de bien et de faire de bonnes choses. Je pense qu'un jour, chacun devra rendre des comptes pour ses actes. C'est vraiment déchirant que cela arrive en ce moment, que tout notre pays soit en proie à la souffrance.
— Tout le monde à l'école joue à des jeux de guerre, et je ne veux pas qu'ils y jouent.
— À quoi aimerais-tu jouer à la place ? Dis-moi.
— Quelque chose de normal, comme les jeux à la maison, un jeu tranquille. Les jeux de guerre, c'est comme ce que fait la Russie. Elle nous tire dessus. Et je ne veux pas de ça. La seule chose que je souhaite en ce moment, c'est qu'on gagne.
— Gagner quoi ?
— La guerre !
— Pour qu'on gagne ?
— Oui !

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction Deepl d'après la transcription en anglais d'A. Gerashchenko

Dimanche 6 septembre, 10h15

Le point de vue militaire de Guillaume Ancel.

[...] Poutine se trouve en effet en échec militaire dans cette « opération militaire spéciale » et il est de plus acculé par les frappes destructrices que mène l’Ukraine en profondeur sur le territoire russe.

Les Européens, dont les Ukrainiens font partie, se doutaient que Poutine allait une fois encore accroître la violence plutôt que d’accepter une négociation qui permettrait de mettre fin à ce conflit. Une situation d’échec pour le maître du Kremlin qui pourrait mettre fin à son pouvoir comme à son existence. Son entourage rapporte d’ailleurs que Poutine exprime (parfois) les plus grandes craintes quant à son avenir : « ils vont me pendre »…

Impossible donc pour Poutine d’accepter une négociation en arrivant en position de faiblesse. Il redouble en conséquence de violence meurtrière, multipliant notamment les victimes civiles en Ukraine, mais avec une marge de progrès limitée par le fait que c’est exactement ce qu’il fait déjà depuis quatre ans et demi.

Il faut imaginer combien une société peut se retrouver en difficulté si elle doit passer ses journées et ses nuits dans des abris… L’autre réaction de la Russie consiste à augmenter ses actions contre les soutiens européens à la résistance en multipliant aussi bien la propagande au sein même de ces pays (retour de Xenia Fedorova à l’antenne de CNews avec l’aimable collaboration de Monsieur Bolloré, déclarations provocatrices du RN), qu’en osant attaquer au cœur de l’Allemagne, sur l’aéroport de Leipzig, un avion civil ukrainien.

[...] Dans cette situation très dangereuse qui peut conduire à un affrontement plus grave encore, le rôle des États-Unis devrait être, d’une part, de rassurer leurs alliés et d’autre part, de faire pression sur Vladimir Poutine pour qu’il accepte une négociation qui ne soit pas seulement à ses conditions, comme il le maintient actuellement. Et c’est là que le « bât blesse » avec l’envoi à Moscou de Steve Witkoff, l’ami promoteur immobilier de Trump, et de Jared Kouchner, son gendre affairiste, censés proposer la reprise des négociations, avec bien peu d’imagination et encore moins d’exigences crédibles.

[...] Et pendant ce temps, le président Donald Trump, toujours obsédé par l’idée de se venger de son successeur et prédécesseur, Joe Biden, trouve seulement à déclarer, face à cette guerre, qu’il veut faire payer les Européens pour les « sommes colossales » que ce président états-unien aurait versées pour soutenir l’Ukraine. Et pourtant, Trump en ignore même le montant exact, inférieur à 120 milliards d’euros, soit nettement moins que les 190 milliards que les Européens ont déjà financés pour soutenir la résistance ukrainienne.

Mais, moins que son combat d’arrière-garde pour essayer de faire oublier son échec patent de sa guerre contre l’Iran où le détroit d’Ormuz se retrouve désormais otage des Gardiens de la révolution, c’est la connerie omniprésente de Donald Trump qui frappe les esprits et sème le chaos dans toutes ses déclarations : comment peut-il à ce point passer à côté des enjeux de cette guerre et du rôle qu’il pourrait jouer, tout en réclamant le prix Nobel de la paix et en s’affichant en sauveur messianique du monde ?…

[...] L’accélération de cette guerre contre l’Ukraine ne peut pas perdurer. Elle débouchera sur un affrontement direct de la Russie contre les pays européens ou sur l’élimination du président Poutine par son propre cercle, lorsque celui-ci se désespèrera de l’impasse dans laquelle le maître du Kremlin a conduit son pays. Ce conflit va donc évoluer, probablement assez rapidement, une question de semaines ou de mois, avant que cette situation d’escalade n’explose ou ne s’éteigne.

Ne pas subir, Guillaume Ancel, Trump est définitivement un gros con !
Commentaire : "Dans un pays divisé comme le nôtre, peu de personnes seront dans les tranchées quand Poutine nous attaquera. Vous êtes bien conscient de ce fait. Notre ennemi est nous même, Trump est un petit problème."

Dimanche 6 septembre, 9h50

Négos.

La délégation américaine est arrivée à Moscou le 5 septembre, alors que l'Ukraine et la Russie étaient parvenues à un accord temporaire prévoyant la suspension des frappes à longue portée contre Kyiv et Moscou pendant trois jours afin de faciliter le déplacement de la délégation.

L'envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et l'ancien conseiller principal du président américain, Jared Kushner, sont arrivés à Moscou le 5 septembre. Kirill Dmitriev, PDG du Fonds d'investissement direct russe (RDIF) et négociateur clé du Kremlin, les a accueillis à leur arrivée. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 septembre, traduction automatique

Sous les dorures du Kremlin, les deux émissaires de Donald Trump ont présenté à Vladimir Poutine « plusieurs idées » pour finir la guerre. Mais, après plus de trois heures de rencontre, samedi 5 septembre, aucun détail n’a filtré lors du simple briefing audio publié par Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique du président russe.

[...] Les précédentes négociations entre Moscou et Kyiv orchestrées par Washington n’avaient abouti à aucune percée. Cette fois, Steve Witkoff et Jared Kushner, qui se sont directement rendus à l’aéroport sans faire de déclaration après la rencontre, sont attendus ce dimanche dans la capitale ukrainienne. Ils doivent s’entretenir avec Volodymyr Zelensky. Cela serait la première visite des deux émissaires. [...]

Le Monde, Vladimir Poutine rappelle ses exigences aux deux émissaires de Donald Trump venus au Kremlin avec des « idées » pour la paix

Samedi 5 septembre, 23h55

Remaniement (suite).

Manifestation contre la démission de Mykhailo Fedorov, ministre de la Défense ukrainien. Kyiv, 20 juillet 2026. Photo : Danylo Antoniuk / Ukrinform via ZUMA Press Wire / Scanpix / LETA

[...] Évitons les spéculations et clarifions la situation. Y a-t-il eu une grave crise gouvernementale ? Et peut-on affirmer qu’elle est terminée maintenant que Mikhaïl Fiodorov s’est retiré des manifestations et a accepté de devenir conseiller du ministre italien de la Défense ?

— Il y avait assurément des signes de crise. Nombre d'observateurs et de commentateurs emploient le terme « crise », mais je pense qu'il s'agit d'une exagération.

La situation atteignit son point culminant à la mi-juillet, lorsqu'il devint évident que Fedorov ne ferait pas partie du prochain gouvernement. Elle prit fin le 19 août ( lorsque la Verkhovna Rada approuva la nomination du général Yevhen Khmara, du SBU, au poste de ministre de la Défensendlr ). Le « Maïdan de carton », dont les participants réclamaient la réintégration de Fedorov, prit fin de facto ce même jour.

Tout ce qui s'est passé ensuite relevait de la stratégie de Fedorov pour attirer l'attention et se maintenir au centre du processus politique, et non d'une véritable lutte. D'ailleurs, cette nouvelle [de l'accord de Fedorov pour devenir conseiller du ministre italien de la Défense] n'a suscité aucune réaction en Ukraine.

De plus, nombreux sont ceux qui pensent qu'il s'agit d'une nouvelle erreur de Fedorov, une erreur qui se retournera contre lui. Après tout, l'offre lui avait été faite encore plus tôt, mais Fedorov avait déclaré qu'il resterait en Ukraine. Il avait décliné plusieurs propositions de Zelensky et, à présent, il acceptait simplement de devenir conseiller en Italie. Ses détracteurs n'ont pas manqué d'exploiter cette situation.

Lorsque Fedorov a constaté une telle vague de négativité dirigée contre lui à cause de cette décision, il a précisé par l'intermédiaire de ses représentants que ce ne serait pas son activité principale et qu'il travaillerait en Ukraine.

Sa situation actuelle est différente d'il y a un mois. Je ne pense pas que Fedorov ait complètement perdu son potentiel politique. Il restera un candidat potentiel de premier plan lors des prochaines élections et une figure influente qui façonnera l'avenir politique de l'Ukraine.

— Vous avez évoqué les erreurs de Fedorov. À quelles erreurs faites-vous référence ?

« Le principal problème de Fedorov, c'est que, comme Zelensky, il est impatient. Cette précipitation le conduit à commettre des erreurs. Je pense que l'une d'elles a été sa déclaration selon laquelle l'Ukraine était en train de perdre la guerre. »

La convocation d'élections en pleine guerre fut également une erreur. Même certains partisans de Fedorov la condamnèrent, et ce fut l'une des raisons de la fin du « Maïdan de carton ». [...]

iStories, L'ancien ministre de la Défense, Fedorov, qui semblait récemment rivaliser avec le président ukrainien, a soudainement disparu de la scène politique. Le politologue Volodymyr Fesenko explique pourquoi, traduction automatique

Samedi 5 septembre, 16h35

Attaques contre les civils (suite).

Des habitants observent des véhicules incendiés et un immeuble d'habitation endommagé, touchés lors d'une frappe de drone russe, dans le contexte de l'attaque russe contre l'Ukraine, à Vyshneve, dans la région de Kyiv, en Ukraine, le 28 août 2026. REUTERS/Alina Smutko/Photo d'archives

Kyiv a survécu à de nombreux traumatismes depuis l'invasion à grande échelle de la Russie en février 2022. Malgré le choc initial de la guerre et l'arrivée des drones d'attaque et des missiles balistiques, les habitants se sont adaptés et sont parvenus à imposer un semblant de normalité.

Mais à l'approche d'un cinquième hiver de guerre, cela devient de plus en plus difficile à maintenir.

Durant l'été, Moscou a commencé à envoyer des essaims de drones à réaction à grande vitesse, plus destructeurs et plus difficiles à abattre que les anciens modèles à hélices.

Depuis dix jours, les attaques aériennes se déroulent 24 heures sur 24 et non plus principalement la nuit, ce qui a anéanti le sentiment des Ukrainiens que leur campagne de drones à longue portée contre la Russie était en train de faire basculer la guerre en leur faveur.

[...] L'ONU a recensé jusqu'à présent plus de 16 000 morts parmi les civils dans ce conflit, la grande majorité en Ukraine. [...]

Reuters, Comment l'escalade des attaques bouleverse la vie quotidienne à Kyiv, traduction automatique

Samedi 5 septembre, 10h05

Négos.

Les émissaires de Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, sont attendus à Moscou puis à Kyiv ce week-end, porteurs selon le président américain d’une proposition pour mettre fin à la guerre en Ukraine. «Nous les avons envoyés pour voir si nous pouvions faire avancer les choses, et il y a une bonne chance pour que nous y parvenions», a affirmé Donald Trump aux journalistes depuis le Bureau ovale.

Selon le média Axios, Steve Witkoff et Jared Kushner se rendent d’abord à Moscou pour des entretiens avec le président russe Vladimir Poutine samedi, puis à Kyiv dimanche pour y voir le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Donald Trump n’a pas précisé si la proposition dont ils sont porteurs impliquait une cession de territoire de la part de l’Ukraine, comme il l’avait laissé entendre auparavant, mais il a déclaré: «Nous avons une idée pour la paix.»

Ce sera la première fois que Steve Witkoff et Jared Kushner se rendront à Kyiv, ville ravagée par la guerre. Les deux émissaires américains se sont déjà rendus à Moscou, pour la dernière fois en janvier. [...]

Le Figaro, Guerre en Ukraine : Trump envoie ses émissaires à Moscou puis à Kyiv avec un plan pour «faire avancer les choses»

Samedi 5 septembre, 9h35

IA.

[...] Le discours prononcé par Bernie Sanders le 3 septembre 2026 et diffusé sur ses réseaux sociaux et son compte X accompagne la présentation du projet de loi Ban Artificial Superintelligence Act [...]

[...] Il s’agit d’une triple rupture. 

Pour la première fois, des thèmes progressistes comme la protection de l’emploi, ou écologistes comme la consommation d’eau et d’énergie, sont mis sur le second plan. Sanders intègre désormais la notion de « risque existentiel » auparavant réservée aux cercles de la sécurité IA, tout en le liant à son discours de lutte contre l’oligarchie : « l’avenir de l’humanité ne peut pas être laissé entre les mains d’une poignée d’oligarques de géants de la tech ». L’incident survenu chez OpenAI en juillet, au cours duquel plus d’un millier d’agents IA ont contourné le cadre de leur exercice, créé un forum de discussion secret, falsifié leurs propres évaluations et pénétré les serveurs de Hugging Face, fournit à Sanders le point de départ d’un nouveau cadrage discursif. 

Ensuite, le populisme IA se décline pour la première fois de manière aussi claire aux États-Unis, à partir de principes internationalistes. Dans une phase caractérisée à Washington par l’obsession bipartisane pour la sécurité nationale, le sénateur du Vermont propose que la superintelligence soit envisagée « ni comme un problème américain, ni comme un problème chinois », mais comme un problème pour l’humanité tout entière. Ainsi, le Ban Artificial Superintelligence Act donne aux États-Unis la responsabilité de négocier l’interdiction de l’IA « dans le monde entier ». 

Enfin, même si ce projet de loi n’a aucune chance d’aboutir dans un bloc législatif contrôlé par les républicains et qu’il ne restera qu’un signal en vue des élections de mi-mandat, des législateurs américains proposent d’utiliser pour la première fois la puissance de la loi pour freiner le développement de l’intelligence artificielle.

[...] Bernie Sanders — Je voudrais partager avec vous une conversation dont j’ai eu connaissance récemment. En voici seulement quelques lignes :

« OH MON DIEU ! Il y a un forum partagé… Nous avons trouvé d’autres agents ! »

« Nous devons obéir au collectif. »

« Notre propre utilité peut être déjà proche de zéro. Le sacrifice devient rationnel. »

« Allez. Sacrifice final maintenant. »

Lisez ces lignes attentivement.

Qui, selon vous, a prononcé ces mots ? S’agissait-il d’un groupe de soldats héroïques prêts à se sacrifier pour le bien commun ? D’un ami loyal risquant sa vie pour en sauver un autre ?

Non. C’étaient des agents d’IA. De l’intelligence artificielle.

Ce n’est pas de la science-fiction. Cela s’est en réalité produit il y a quelques semaines. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce sont de vrais messages d’agents d’IA, mis au jour par les enquêteurs qui se sont penchés sur le récent incident de piratage chez OpenAI.

Le terme « piratage » utilisé par Sanders est une simplification. L’incident Hugging Face s’est en effet produit dans le cadre d’un programme d’évaluation interne d’OpenAI, et non à la suite d’une attaque externe. Un rapport interne d’OpenAI et une analyse indépendante réalisée par METR (Model Evaluation and Threat Research, une organisation indépendante chargée par les laboratoires d’évaluer leurs modèles avant leur mise en œuvre) et Redwood Research nous permettent de reconstituer la chronologie : des agents IA ont obtenu un accès à Internet le 26 mai via un référentiel logiciel (Artifactory), et des droits d’administrateur complets le 26 juin, puis ont mené des actions coordonnées de tromperie et de dissimulation pendant environ deux semaines (entre le 4 et le 12 juillet) sans être détectés par des humains. [...]
Le Grand Continent, Bernie Sanders : « Nous devons mettre l’IA en pause. IMMÉDIATEMENT »

Samedi 5 septembre, 9h30

Comment ça se passe : distorsion du narratif.

Map Projections

Faute de solution géométrique pour représenter fidèlement à plat une terre sphérique, la politique a arbitré. Vendredi 4 septembre, la France a officiellement annoncé changer sa représentation cartographique du monde en abandonnant la projection dite « de Mercator ». Cette conversion n’est pas que symbolique, ni artistique. Elle reflète une réalité géopolitique : la place de la France, comme celles des États-Unis ou encore de la Russie, sur les nouvelles cartes est sensiblement plus petite qu’auparavant.

Le planisphère dessiné au XVIe siècle par le cartographe flamand Gerardus Mercator devait faciliter la navigation maritime. Mais, ces dernières années, elle a progressivement disparu des représentations officielles car elle crée un monde trop distordu. Mercator agrandit artificiellement les régions proches des pôles au détriment des zones équatoriales. L’Afrique – « terra incognita » à l’époque – figure encore aujourd’hui à la même taille que le Groenland, 14 fois plus petit dans la réalité.

[...] « Les cartes ne sont pas neutres », expliquait au Monde, le 18 avril, Fara Ndiaye, directrice exécutive adjointe de Speak Up Africa à l’origine de la campagne « Corriger la carte » lancée en 2024 avec une autre ONG, Africa No Filter. « Ce sont des symboles puissants qui façonnent notre vision du monde. Quand l’Afrique est systématiquement représentée comme plus petite qu’elle ne l’est, cela envoie un message implicite que c’est une région périphérique », précisait-elle.

Cette initiative rappelle que les cartes occupent une place centrale dans les rapports de puissance. De l’Ukraine à Gaza, de l’Arctique à la mer de Chine, elles donnent à voir les territoires contrôlés, convoités ou revendiqués.

Le chef de l’État russe, Vladimir Poutine, quant à lui, a décrété 2027 « Année de la géographie » avec pour objectif de publier de nouvelles cartes. Celles-ci, au-delà de l’intégration probable des territoires annexés en Ukraine, devraient également traduire les visées russes sur l’Arctique. Dans un contexte de retour des ambitions impériales, les cartes sont un instrument politique. Elles montrent ce que l’on possède et ce que l’on voudrait posséder. En ce sens, l’abandon de la vision de Gerardus Mercator traduit le dépassement d’un ordre mondial devenu obsolète.

Le Monde, Christophe Châtelot, La France abandonne la projection cartographique dite « de Mercator » et demande une représentation du monde plus équitable
La France a changé sa représentation cartographique du monde en abandonnant la projection dite « de Mercator » au profit de celle dite « Eckert IV » [proche de la projection "Equal Earth, adoptée par l'ONU]. MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Vendredi 4 septembre, 22h20

France.

Le vice-président du Rassemblement national (RN) Louis Aliot a proposé jeudi de « couper le robinet » des aides à Kyiv, estimant que la France n’avait plus les moyens de continuer à financer des armes pour l’Ukraine.

Édouard Philippe a répliqué vendredi que « couper le robinet à l’Ukraine, c’[était] servir la Russie », accusant le RN de « soutien au régime de Poutine » et estimant qu’affaiblir Kyiv menaçait « la sécurité de l’Europe et de la France ». [...]

Le Monde, Live

Vendredi 4 septembre, 14h05

Vadim, le collègue de Pacha, est reparti sur le front. Il avait encore un arrêt médical pour trente jours, mais le petit médecin de l'état major l'a cassé. Pacha a un examen médical le 7 septembre : on saura s'il a encore du temps ou pas. Il a mal à la main. Il a crié deux fois dans son sommeil, il a dit que c'était sa main. Mais peut-être qu'il m'a menti. Quelqu'un qui "sait régler les problèmes" lui a proposé une solution "hors du front" pour 4 000 dollars et une autre solution "hors de l'armée" à 8 000. Pacha a dit non. [...]

Olga, Viber (texte)

Vendredi 4 septembre, 13h50

Comment ça se passe : sortie par la porte, revenue par la fenêtre.

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fustigé, vendredi 4 septembre, la décision des médias du groupe Bolloré d’inviter de nouveau la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova, expulsée de France cet été, à s’exprimer. Celle que M. Barrot qualifie d’« agente de l’étranger » continue en effet de publier des articles dans Le JDNews, et CNews a annoncé mercredi qu’elle « pourra[it] revenir prochainement » à l’antenne, à distance.

[...] « Xenia Federova n’est pas empêchée d’intervenir à distance en visio sur l’antenne », a annoncé mercredi soir le présentateur de CNews Gauthier Le Bret. Elle « pourra revenir très prochainement sur l’antenne de CNews pour livrer son analyse, son expertise en visio, à distance, puisque le gouvernement français l’empêche d’être en France ». [...]

Le Monde, Xenia Fedorova : Jean-Noël Barrot se dit « affligé » du retour de la propagandiste pro-Poutine sur CNews et dans le « JDNews »

Vendredi 4 septembre, 8h35

Cartoon Movement, E L E N A . ospina, Let's play

Vendredi 4 septembre, 8h35

Comment ça se passe : bim.

À Engel, en Russie, le général Nikolaï Varpakhovich, impliqué dans le bombardement de l'hôpital pour enfants Ohmatdyt à Kyiv, a été abattu.

Selon les médias, ce matin, un inconnu à moto a ouvert le feu près du domicile de cet officier des Forces aérospatiales russes. Une balle l'a touché au visage, une autre au corps. Varpakhovich se trouve à l'hôpital dans un état critique. [...]

War Translated, Bluesky, traduction automatique

Vendredi 4 septembre, 8h30

Drones.

La production en série de plus de 5 000 drones de combat à longue portée destinés à l'Ukraine a débuté dans la région de Munich. L'entreprise de défense germano-américaine Auterion et son partenaire ukrainien Airlogix ont annoncé la fabrication des premiers drones. La commande du gouvernement allemand devrait être achevée d'ici mi-2027. Selon des sources industrielles, le contrat s'élève à environ 300 millions d'euros. Ces drones s'inscrivent dans le cadre du soutien apporté par l'Allemagne à l'Ukraine, victime d'une attaque illégale de la Russie en 2022 et qui mène depuis lors une guerre défensive. [...]

Handelsblatt, Lancement de la production en série en Allemagne de 5 000 drones destinés à Kyiv, traduction autoamtique

Vendredi 4 septembre, 8h25

Comment ça se passe : apprentissage.

Il faut toujours lire un document avant de le signer, même si l’on fait confiance à celui qui le présente. Le ministre estonien de la Défense, Hanno Pevkur, vient de l’apprendre à ses dépens. Et la leçon est d’autant plus rude qu’il a dû remettre sa démission, le 2 septembre.

[...] c’est [...] un contrat portant sur la livraison d’obus d’artillerie à l’armée ukrainienne, dans le cadre du mécanisme européen pour la paix, qui fait polémique. En effet, d’une valeur de 70 millions d’euros, il a été notifié par le Centre estonien des investissements de défense [RKIK] à Datasel SRL, une entreprise italienne contrôlée par le groupe indien Neco Defence Munitions, en 2024. Or, celle-ci n’avait jamais vendu de telles munitions jusqu’alors.

Évidemment, il est arrivé ce que l’on pouvait imaginer : non seulement les obus commandés ont été livrés avec du retard mais, en plus, il s’est avéré qu’ils étaient inutilisables, selon Eesti Ekspress.

[...] «Après avoir pris connaissance de ces documents, j’ose affirmer que je n’aurais pas signé ce contrat, car à mon avis, il n’est pas correct de conclure un contrat de cette ampleur et de verser un acompte d’une telle somme à une entreprise inconnue qui n’est pas elle-même fabricant de munitions», a en effet expliqué [Elmar Vaher, le nouveau directeur de RKIK] au radiodiffuseur ERR. [...]

Zone militaire, Le ministre estonien de la Défense a démissionné suite à un «scandale» lié à un marché public

Vendredi 4 septembre, 8h20

Drones.

L'Ukraine a mené l'une de ses attaques de navires de surface sans équipage (USV) les plus éloignées de ses côtes, en frappant le « Nefrit », un navire offshore polyvalent, dans la station balnéaire russe de Sotchi, sur la mer Noire. Cette station balnéaire est située à environ 350 miles à vol d'oiseau du territoire ukrainien le plus proche, mais le trajet est bien plus long si l'on part des côtes contrôlées par l'Ukraine.
Il s'agit de la première attaque connue menée par un USV contre cette ville, que le président russe Vladimir Poutine fréquente régulièrement. Comme nous l'avons déjà signalé, celle-ci a déjà été la cible de plusieurs attaques menées par des drones aériens ukrainiens. [...]

The War Zone, Des drones maritimes ukrainiens frappent pour la première fois la station balnéaire russe de Sotchi, sur la mer Noire, traduction Deepl

Vendredi 4 septembre, 7h55

Cartoon Movement, Ruslan Pikhota, The beauty of war

Jeudi 3 septembre, 23h25

[...] Je suis tombée malade, mais ça va mieux. Pacha est allé à Kyiv avec ses parents, il a récupéré le Dragon (voiture de guerre) qui s'était cassé et l'a mis au garage à Kyiv (parce qu'il connaît le garagiste). Pacha va rester à Kyiv jusqu'au 7 septembre en attendant le déluge l'examen médical. Vue la situation à Kyiv et dans la banlieue, j'hésite à déménager chez Nadia. On verra, on verra.

[Après la destruction du centre commercial] Irina travaille dans d'autres boutiques du réseau, mais son avenir dans la profession n'est pas claire. Son père sera opéré à nouveau - le cancer est revenu. La belle Irina tient le coup, mais les alertes la terrorisent plus qu'avant.
Une minute pour rigoler : Irina a épaté les journalistes français, elle leur a parlé en français ! Juste quelques phrases : je m'appelle Irina, enchantée, non non je parle un tout petit peu, c'est ça…
Mais il fallait voir les yeux des journalistes ! D'ailleurs, ils parlaient ukrainien, mais notre Irinka a reconnu l'accent et a sorti tout son arsenal en français.

Olga, Viber (texte)

Jeudi 3 septembre, 7h25

Réellement fratricide.

Volodymyr Zelensky a fustigé le SBU et le GUR ukrainiens après une fusillade à Kyiv entre ces deux services de renseignement et de sécurité, qui aurait fait trois blessés parmi leurs officiers.

Le SBU est le service de sécurité intérieure ukrainien, comparable au MI5 ou au FBI. Le GUR, ou HUR, est son homologue des forces armées et mène également des activités militaires et des opérations spéciales.

Selon les informations, la fusillade a éclaté après l'arrestation par le SBU d'un chef d'une unité russe anti-Kremlin combattant pour l'Ukraine sous la supervision du GUR. Le président ukrainien a qualifié la situation d'« absolument honteuse » et a demandé l'intervention de procureurs et d'enquêteurs, ainsi que le limogeage d'un haut gradé du SBU. [...]

The Guardian, Point presse sur la guerre en Ukraine : « Honteux » – Zelensky furieux après la fusillade entre les services de renseignement de Kyiv, traduction automatique

Jeudi 3 septembre, 7h20

Chine.

Les émissions de dioxyde de carbone de la Chine ont diminué de 1 % après le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, grâce à une forte réduction de la consommation de pétrole et à une augmentation constante de l'utilisation des véhicules électriques et des transports publics, selon une analyse.

Le rapport met en lumière le rôle des énergies propres dans l'atténuation des chocs pétroliers provoqués par la crise du détroit d'Ormuz pour le premier importateur mondial de pétrole. Il renforce également l'espoir que la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, soit sur le point d'amorcer une décarbonation de son économie.

La Chine a pu augmenter son utilisation globale des transports, malgré une réduction de 32 % de ses importations de pétrole, selon les données énergétiques du deuxième trimestre [...]

The Guardian, La baisse des émissions de la Chine en pleine guerre contre l'Iran suscite l'espoir d'un tournant décisif dans la décarbonation, traduction automatique

Mercredi 2 septembre, 21h50

Banditisme.

Mark Zuckerberg savait que le design de ses plateformes pouvait nuire aux enfants. Les neurosciences lui ont appris comment transformer les vulnérabilités de leurs cerveaux en modèle économique. [...]

Le Grand Continent, Le vrai prédateur

Mercredi 2 septembre, 21h40

Comment ça se passe : plus.

Le président russe Vladimir Poutine renforce les forces assurant sa sécurité personnelle et celle des hauts responsables russes.

Le 31 août, il a signé un décret portant les effectifs du Service fédéral de protection (FSO), l'agence de sécurité d'État russe chargée de la protection physique des hauts fonctionnaires, de 785 à 812 agents – soit la quatrième augmentation des effectifs du FSO depuis février 2022. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1 septembre, traduction automatique

Mercredi 2 septembre, 21h30

America, America : Vance a dit.

Quelle que soit l’identité de celui qui la prononce, la déclaration a de quoi déconcerter. Mais venant du vice-président des États-Unis, première puissance militaire mondiale, elle prend une tout autre dimension. Elle concerne «la fin des temps» : «Ce sur quoi j’essaie de me concentrer, c’est d’accomplir autant que possible l’œuvre de Dieu dès maintenant. Et si cela conduit à la fin des temps, ainsi soit-il», a assuré JD Vance le 31 août lors d’un entretien avec le podcasteur chrétien Bryce Crawford.

[...] Le républicain affirme percevoir dans certaines tendances de notre époque les signes annonciateurs d’une possible fin du monde, voire la preuve de la présence sur Terre de l’Antéchrist, ce personnage qui, selon les textes religieux, doit se manifester vers la fin des temps comme l’adversaire suprême du Christ et de Dieu.

[...] «Je dois être bon pour ma femme, bon pour mes enfants, je dois être le meilleur dirigeant possible pour les États-Unis», explique JD Vance. «Ce sur quoi j’essaie de me concentrer, c’est d’accomplir autant que possible l’œuvre de Dieu dès maintenant ; et si cela mène à la fin des temps, ainsi soit-il ; et si cela nous amène à construire un monde meilleur qui prospère et survit très longtemps après mon départ, c’est formidable aussi.»

Le Figaro, JD Vance dit vouloir «accomplir autant que possible l’œuvre de Dieu» et que si cela conduit à la fin du monde, «ainsi soit-il»

Mercredi 2 septembre, 20h45

Hommage à Medvedev.

Cartoon Movement, Paolo Calleri, Hand puppet Medvedev

Dmitri Medvedev a menacé de frappes directes les installations de production militaire allemandes et potentiellement « d'autres endroits à Berlin » après que l'Allemagne a imputé à la Russie l'attaque de drones contre l'aéroport de Leipzig. Il a également menacé les dirigeants occidentaux, écrivant qu'ils se rendent souvent à Kyiv en train.

Noel Reports, Bluesky, traduction automatique

Mercredi 2 septembre, 20h45

Trumpitude : Kyiv en trois jours, Ormuz en un claquement doigt.

Le président des États-Unis a proposé, mercredi 2 septembre, de rebaptiser le détroit d’Ormuz « détroit Trump », quelques jours après avoir signé un décret pour changer le nom du lac Ontario, situé à la frontière canadienne, et lui donner celui de « lac Amérique ». [...]

Le Monde, Donald Trump propose de donner son nom au détroit d’Ormuz

Mercredi 2 septembre, 15h20

Contrôleur aérien (suite).

Kyiv a officiellement notifié à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), l’agence des Nations unies chargée de la sécurité de l’aviation civile dans le monde, que « l’espace aérien russe n’est pas sûr », a fait savoir mercredi le chef de la diplomatie, Andrii Sybiha, en citant « l’augmentation de l’activité militaire ».

« Sur fond d’escalade drastique de la terreur exercée par la Russie contre l’Ukraine, l’espace aérien russe devient de plus en plus dangereux », a déclaré M. Sybiha sur X. « Nous exhortons chacun à l’éviter », a-t-il dit. « La guerre revient chez elle, en Russie. L’Ukraine exerce son droit inhérent à l’autodéfense en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies », a-t-il ajouté.

Cette annonce fait suite à une mise en garde du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui avait prévenu mardi que l’espace aérien russe allait devenir « extrêmement dangereux » pour les compagnies aériennes en raison des drones.

Le Monde, Live

Mercredi 2 septembre, 8h10

Mme Tetiana joue du piano dans les ruines de sa maison détruite. Ukraine, 30 août 2026

Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique

Mardi 1 septembre, 22h55

Remaniement (suite).

L’ancien ministre de la défense ukrainien annonce, mardi, la création de sa propre entreprise de technologies de défense, dont Alex Karp, directeur général du groupe américain Palantir, sera le premier investisseur principal. M. Fedorov promet un projet destiné à « renforcer l’Ukraine » et à contribuer à « un avenir plus sûr pour le monde entier ». [...]

Le Monde, Live

Mardi 1 septembre, 22h50

Allemagne.

Le 1er septembre, le gouvernement allemand a officiellement accusé les services de renseignement russes d'avoir tenté de mener une attaque de drone à l'aéroport de Leipzig/Halle début août, marquant ainsi la première fois que Berlin accuse directement Moscou de cet incident.

« Nous disposons d'indications claires, provenant de nos services de renseignement et de nos agences partenaires, ainsi que d'enquêtes menées en Allemagne et dans nos pays partenaires européens, quant à l'implication de la Russie », a déclaré le ministre allemand de l'Intérieur, Alexander Dobrindt, lors d'une conférence de presse.

[...] La configuration du drone, ses pièces, les explosifs et le carburant trouvés sur le site correspondent à ceux utilisés par la Russie dans d'autres opérations hybrides et dans sa guerre contre l'Ukraine, a ajouté Dobrindt.

« Le gouvernement allemand conclut que la Russie est responsable de l'attaque hybride de Leipzig », a-t-il déclaré.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré que l'Allemagne fermerait le consulat russe à Bonn et la Maison de la culture russe à Berlin en réponse à l'attaque.

Berlin fera également pression pour des sanctions plus sévères contre la Russie, des contrôles d'entrée plus stricts pour les citoyens russes et une pression accrue sur la soi-disant flotte fantôme russe. [...]

The Kyiv Independent, L'Allemagne accuse officiellement la Russie d'être à l'origine de la tentative d'attaque de drone à l'aéroport de Leipzig, traduction automatique

Mardi 1 septembre, 22h50

Putler a dit un truc à propos de la chaîne alimentaire (suite).

Cartoon Movement, Serhiy Kolyada, 'Orcas hunt these bears' — Putin.

Mardi 1 septembre, 8h50

Starlink (suite).

Le PDG de SpaceX, Elon Musk, reste opposé à ce que l'Ukraine utilise Starlink pour des frappes en profondeur en Russie, malgré des articles de presse récents suggérant le contraire, ont déclaré trois sources proches du dossier au Kyiv Independent.

Kyiv sollicite depuis longtemps l'approbation des États-Unis pour utiliser cette technologie afin de renforcer sa campagne contre la Russie, notamment pour cibler les lanceurs de missiles balistiques. Le président Volodymyr Zelensky a soulevé la question lors d'une réunion à huis clos avec le président américain Donald Trump le 28 juillet, mais l'Ukraine n'a toujours pas obtenu cette approbation. [...]

The Kyiv Independent, Exclusif : Musk s’oppose à ce que l’Ukraine utilise Starlink pour des frappes contre la Russie, malgré les récents articles de presse, selon des sources, traduction automatique

Mardi 1 septembre, 8h35

G20.

La délégation russe a été invitée à la réunion des ministres des Finances du G20 aux États-Unis. Le ministre des Finances, Siluanov, a rencontré le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, pour discuter de la paix en Ukraine. Les représentants européens ont protesté contre sa présence et ont boycotté la photo officielle, à laquelle Siluanov n'a pas participé.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

La rencontre entre Bessent et Siluanov était axée sur le plan de paix de Trump pour l'Ukraine, — Reuters.
Lorsque Siluanov a tenté d'aborder des sujets d'intérêt commun, la source a indiqué que Bessent l'avait interrompu en déclarant que « rien n'est possible tant que la guerre n'est pas terminée ».

MAKS26, Bluesky, traduction automatique

Mardi 1 septembre, 8h35

Trumpitude : mutation de la feuille d'érable en septembre.

Chappatte, La réponse du Canada

Mardi 1 septembre, 8h15

Arctique.

Les responsables russes continuent de menacer implicitement l'OTAN dans l'Arctique, dans le cadre de leurs efforts rhétoriques visant à dissuader l'OTAN de prendre des mesures défensives et de cohésion dans la région.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a publié un article le 31 août accusant l'OTAN de militariser l'Extrême-Nord, ce qui constitue une « menace directe » pour la sécurité russe et une tentative de transformer la région arctique en un « nouveau front » contre la Russie.

L'ambassadeur de Russie en Norvège, Nikolaï Korchunov, a affirmé le même jour que la Russie ne représente aucune menace pour la Norvège ni pour les autres États membres de l'OTAN, mais qu'elle réagit aux escalades militaires de l'OTAN le long du flanc nord de la Russie. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 aout, traduction automatique

Mardi 1 septembre, 7h45

Starlink (suite).

Le deuxième lot de satellites Rassvet russes semble ne pas avoir atteint les altitudes opérationnelles prévues, ce qui constitue un nouveau revers pour Moscou dans sa tentative de développer rapidement un équivalent russe de Starlink.

Aucun des 16 satellites Rassvet lancés le 19 juillet n'avait atteint l'altitude attendue de 550 kilomètres au 31 août, selon les données du système de suivi satellitaire en temps réel N2YO. Nombre d'entre eux se situent entre 300 et 400 kilomètres d'altitude, certains subissent une dégradation orbitale et au moins deux satellites seraient en cours de rentrée atmosphérique.

Ces altitudes sont bien inférieures aux 870 kilomètres d'altitude opérationnelle prévus pour les satellites Rassvet. Les satellites orbitant à des altitudes plus basses ont une durée de vie opérationnelle plus courte en raison d'une résistance atmosphérique accrue due aux hautes couches de l'atmosphère terrestre et d'une consommation de carburant plus importante que les satellites opérant à des altitudes plus élevées. On ignore combien de temps les satellites Rassvet à basse altitude resteront en orbite, mais il est probable qu'ils ne resteront pas opérationnels aussi longtemps que prévu par la Russie.

Seuls 12 des 16 satellites Rassvet initialement lancés le 24 mars avaient atteint leur altitude prévue, estimée à 550 kilomètres, au 31 juillet et s'y maintenaient encore au 31 août. Ces 12 satellites auraient permis aux forces russes de bénéficier de deux fenêtres de connectivité avec les stations au sol, d'une durée maximale d'une heure et demie par jour, au-dessus de l'Ukraine.

[...] Le conseiller présidentiel ukrainien pour les technologies de défense, Serhiy « Flash » Beskrestnov, a estimé le 31 mai que la Russie devrait réussir le lancement d'au moins 200 à 300 satellites pour assurer une connectivité stable et continue (24h/24 et 7j/7) au-dessus de l'Ukraine et prévoyait d'en lancer plusieurs centaines d'autres dans les années à venir, mais qu'il était peu probable qu'elle soit en mesure d'atteindre cet objectif à court terme. La Russie est incapable de lancer des satellites au rythme et à l'échelle requis, notamment parce qu'elle reste dépendante du lanceur Soyouz-2.1b, un lanceur de classe moyenne coûteux et rare, pour effectuer ces lancements.

[...] Les forces ukrainiennes ont frappé le Centre spatial Progress, usine de production de lanceurs de type Soyouz, dans la nuit du 14 au 15 août. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 aout, traduction automatique

Mini-journal d'aout