Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L'armée russe campait par là. Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.
L'administration du président Donald Trump a annoncé jeudi l'abrogation d'une conclusion scientifique selon laquelle les émissions de gaz à effet de serre mettent en danger la santé humaine et a supprimé les normes fédérales d'émissions à l'échappement des voitures et des camions.
Il s'agit du recul le plus radical opéré à ce jour par cette administration en matière de politique climatique, après une série de réductions réglementaires et autres mesures destinées à libérer le potentiel des combustibles fossiles et à freiner le déploiement des énergies propres.
« Dans le cadre du processus qui vient d'être achevé par l'EPA, nous mettons officiellement fin à la conclusion dite de mise en danger, une politique désastreuse de l'ère Obama qui a gravement nui à l'industrie automobile américaine et fait grimper les prix pour les consommateurs américains », a déclaré Trump, affirmant qu'il s'agissait de la plus grande mesure de déréglementation de l'histoire des États-Unis.
[...] Trump a déclaré que le changement climatique était une « supercherie » et a retiré les États-Unis de l'Accord de Paris, excluant ainsi le plus grand contributeur historique au réchauffement climatique des efforts internationaux de lutte contre ce phénomène.
[...] L'ancien président Barack Obama a fustigé cette décision concernant le X, déclarant que sans la conclusion de mise en danger, « nous serons moins en sécurité, moins en bonne santé et moins capables de lutter contre le changement climatique – tout cela pour que l'industrie des combustibles fossiles puisse gagner encore plus d'argent ».
[...] Alors que de nombreux groupes industriels soutiennent l'abrogation des normes strictes en matière d'émissions de véhicules, d'autres hésitent à manifester publiquement leur soutien à l'annulation de la conclusion de mise en danger en raison de l'incertitude juridique et réglementaire que cela pourrait engendrer.
[...] Plusieurs groupes environnementaux, dont le Natural Resources Defense Council et Earthjustice, ont déclaré qu'ils contesteraient cette décision devant les tribunaux, déclenchant ainsi une bataille juridique qui pourrait durer des années et aller jusqu'à la Cour suprême. [...]
Reuters, Trump remet en cause les fondements de la réglementation américaine sur le climat et supprime les normes d'émissions des véhicules, traduction automatique
Vendredi 13/2, 7h30
Comment ça se passe : internet.
La Russie bloque WhatsApp et d'autres plateformes de médias sociaux occidentales, les médias et les moyens de contourner les restrictions d'Internet, dans le cadre d'une intensification de sa campagne visant à reprendre le contrôle de l'espace informationnel russe et à empêcher l'accès à Internet.
[...] Le 11 février, des médias d'opposition russes ont rapporté que Roskomnadzor, l'agence de censure fédérale russe, avait bloqué WhatsApp, YouTube, Facebook, Facebook Messenger, Instagram, le navigateur Tor, la BBC, Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), le projet d'investigation Systema de RFE/RL, Deutsche Welle, le Moscow Times, le service de réseau privé virtuel (VPN) Windscribe, ainsi qu'un site permettant d'installer des applications sur des smartphones Android en contournant les boutiques d'applications.[4] Ces médias ont indiqué que Roskomnadzor avait retiré ces sites du Système national de noms de domaine (NSDS) russe, qui fait partie du système internet souverain russe « RuNet ». Ce système utilise des serveurs de noms de domaine (DNS) contrôlés par l'État pour faire correspondre les adresses IP aux adresses de domaine et connecter les utilisateurs aux sites web.
[...] Un blogueur militaire russe proche du Kremlin a affirmé que les restrictions d'accès à Starlink en Russie introduisaient de « nouveaux facteurs de complication » aux problèmes de communication russes.[14] Ce blogueur faisait probablement allusion aux restrictions imposées par la Russie à l'utilisation de Telegram depuis le 9 février, application également utilisée par les forces russes en première ligne pour communiquer. Des blogueurs militaires russes ont averti que la décision du Kremlin de bloquer Telegram simultanément aux restrictions de SpaceX sur l'utilisation de Starlink en Russie aurait de graves répercussions sur les communications russes à court terme. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 12 février, traduction automatique
Vendredi 13/2, 7h30
Comment ça se passe : petit-déjeuner à la sauce cailloux.
Les démocrates américains profiteront d'un sommet sur la sécurité ce week-end pour exhorter les dirigeants européens à tenir tête à Donald Trump, le continent étant divisé sur la manière de s'assurer le soutien du président américain imprévisible.
Parmi les démocrates présents à la conférence annuelle de Munich sur la sécurité figureront certains des critiques les plus virulents de Trump, tels que le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, la congressiste de New York, Alexandria Ocasio-Cortez, le sénateur de l'Arizona, Ruben Gallego, et la gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer.
Newsom a déjà exhorté les Européens à se rendre compte que « se soumettre aux exigences de Trump » les fait « paraître pitoyables sur la scène internationale », déclarant aux journalistes lors du Forum économique mondial de Davos le mois dernier qu'il « aurait dû apporter un tas de genouillères ».
Gallego s'est montré presque aussi direct. « [Trump] est en train de détruire notre réputation internationale, voire notre puissance économique à l'échelle mondiale, par pure mesquinerie. Rien de tout cela n'est rationnel. Il faut que tout le monde cesse de faire semblant que c'est rationnel », a-t-il déclaré.
[...] Traditionnellement, la délégation américaine à Munich s'efforçait de ne pas étaler ses divergences politiques internes, mais cette année, ces divergences semblent irrépressibles et les démocrates sont susceptibles de se ranger du côté de l'Europe pour rejeter ce qu'ils considèrent comme la diplomatie coercitive de Trump.
[...] Dans une interview accordée à plusieurs journaux européens, Macron a qualifié l'administration Trump d'« ouvertement anti-européenne » et a accusé cette dernière de vouloir le « démembrement » de l'UE. Il a ajouté : « Face à un acte d'agression manifeste, je pense que nous ne devons ni céder ni tenter de trouver un compromis. Nous avons essayé cette stratégie pendant des mois. Cela ne fonctionne pas. »
[...] À l'autre extrémité du spectre se trouve Rutte, qui a récemment déclaré : « Si quelqu'un pense ici… que l'Union européenne ou l'Europe dans son ensemble peut se défendre sans les États-Unis, qu'il continue de rêver. C'est impossible. »
[...] Ces derniers mois, Carney, Starmer et Macron ont tenté de redéfinir les relations avec la Chine, en proposant un dialogue apaisé. Pékin a démontré sa capacité à remodeler les chaînes d'approvisionnement mondiales et pourrait tirer profit de la destruction du multilatéralisme orchestrée par Trump.
Signe supplémentaire de la volonté de l'Europe de suivre sa propre voie, l'Italie et la Pologne, deux pays actuellement très proches des États-Unis, se sont jointes à d'autres nations européennes pour refuser d'adhérer au Conseil de la paix de Trump, une structure complexe conçue pour placer l'ego de Trump au centre du processus de paix au détriment de l'ONU. [...]
The Guardian, Les démocrates réunis au sommet de Munich sur la sécurité exhortent l'Europe à tenir tête à Trump, traduction automatique
Vendredi 13/2, 7h00
Espace.
[...] Avec Ariane-6, le Vieux Continent n’est désormais plus dépendant de SpaceX, la société spatiale américaine d’Elon Musk, pour placer des satellites en orbite – tandis que Soyouz a été bannie depuis février 2022 et le début de la guerre en Ukraine. Cette souveraineté retrouvée dans le domaine des lanceurs intervient à un moment-clé pour l’Europe, dans un contexte d’accroissement des tensions géopolitiques et sécuritaires, comme la dégradation des relations entre Bruxelles et Washington.
[...] Amazon Leo entend commercialiser, dès cette année, un service Internet par satellite. Son objectif : concurrencer Starlink, qui a un coup d’avance du haut de ses près de 8 400 satellites et de ses 11 millions d’abonnés dans le monde. En face, Amazon Leo a du pain sur la planche avant, un jour, de pouvoir jouer des coudes avec la constellation de M. Musk : il ne possède, à date, que de 175 satellites sur les 3 236 dont il compte disposer à terme.
[...] Si l’opérateur travaille avec deux autres lanceurs – United Launch Alliance et SpaceX, également propriété de M. Musk –, la grande capacité Ariane-6 (21,6 tonnes pour sa version lourde), constitue un atout essentiel pour étoffer rapidement sa constellation.
[...] Grâce au soutien d’Ariane-6, Amazon Leo promet, aussi, de devenir un rival redoutable pour Eutelsat, l’opérateur sur lequel la France compte pour assurer la souveraineté de l’Europe dans ce domaine stratégique. Avec les 640 satellites de sa constellation OneWeb, cet acteur est notamment le seul à offrir une alternative à Starlink [...]
Le Monde, Ariane-6 réussit son premier lancement commercial pour la constellation de satellites d’Amazon
Publié à l'origine la semaine de la Saint-Valentin 2022, alors que les troupes russes se massaient à la frontière ukrainienne juste avant l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie. Alors que le quatrième anniversaire approche et que la Russie reste loin de son objectif de soumettre l’Ukraine, le dessin est plus que jamais d’actualité. (traduction automatique)
Jeudi 12/2, 23h05
Pigeons.
Des soldats russes et des commentateurs pro-guerre ont exprimé leur colère après que le Kremlin a décidé de ralentir et de restreindre Telegram, avertissant que cette décision pourrait compromettre les opérations sur le front dans la guerre menée par Moscou contre l'Ukraine.
L'autorité russe de régulation des communications, Roskomnadzor, a annoncé le 10 février qu'elle poursuivrait l'imposition de restrictions sur l'application de messagerie Telegram, dans le cadre de la campagne menée par le Kremlin pour renforcer son contrôle sur l'espace informationnel du pays. Cette mesure fait suite aux limitations déjà imposées aux appels Telegram et WhatsApp, et s'inscrit dans une stratégie de longue date du président russe Vladimir Poutine visant à exercer un contrôle accru sur les communications numériques.
Mais pour de nombreux soldats russes combattant en Ukraine, Telegram n'est pas qu'un simple réseau social ; c'est un outil opérationnel essentiel.
« Le front est sous le choc. Les Starlinks sont hors service, et maintenant ils brouillent aussi Telegram. Comment sommes-nous censés combattre ? Avec des pigeons voyageurs ? », a écrit un soldat dans un message qui circulait sur les chaînes pro-guerre. [...]
The Kyiv Independent, « Ne nous privez pas de ça » — Des soldats et des blogueurs militaires russes furieux contre Poutine suite à l'interdiction de Telegram, traduction automatique
Jeudi 12/2, 21h45
Starlink dans la guerre (ça continue).
Des spécialistes informatiques ukrainiens affirment avoir mené une opération de contre-ingérence visant des tentatives russes de contournement des restrictions d’accès au réseau satellitaire Starlink, rapporte le collectif InformNapalm, qui précise que les détails sont dévoilés maintenant, car « l’effet opérationnel a déjà été sécurisé ».
[...] Selon le collectif, des membres du groupe 256CyberAssault, d’InformNapalm et du collectif Militant affirment avoir mis en place de faux canaux et des bots proposant des « services d’activation ». L’objectif, expliquent-ils, n’était pas d’activer les terminaux, mais de collecter des informations.
En une semaine, l’opération aurait permis de réunir plus de 2 400 ensembles de données concernant des terminaux Starlink opérés par des forces russes, des dizaines de contacts de collaborateurs potentiels prêts à aider l’armée russe, plusieurs milliers de dollars envoyés par des militaires russes cherchant à rétablir leur connectivité. [...]
Les détenteurs de numéros de téléphone ukrainiens ont reçu un message du SBU le 11 février les avertissant que les Russes tentent de recruter des Ukrainiens pour enregistrer des terminaux Starlink destinés aux troupes russes et que cela constitue une infraction pénale en Ukraine.
Ces messages interviennent une semaine après que le ministère ukrainien de la Défense a convenu avec SpaceX, la société mère de Starlink , d'instaurer un enregistrement obligatoire pour les terminaux internet en Ukraine, une mesure destinée à empêcher leur utilisation par les forces russes.
[...] Pour fonctionner en Ukraine, un terminal Starlink doit être enregistré, soit directement via l'application Army+ pour les militaires, soit via l'application de services gouvernementaux Diia pour les entreprises, soit via le centre de services administratifs ukrainien pour les particuliers.
[...] Le 7 février, Serhii « Flash » Beskrestnov, expert en communication et conseiller récemment nommé de Fedorov, a rapporté que la Russie avait commencé à rechercher activement des Ukrainiens capables d’enregistrer les terminaux, offrant des paiements allant jusqu’à 10 000 hryvnias (232 $). [...]
The Kyiv Independent, Le SBU envoie un SMS d'avertissement : des Russes tentent de recruter des Ukrainiens pour enregistrer des terminaux Starlink, traduction automatique
Jeudi 12/2, 7h50
Orbanovitch se verrait bien rester.
[...] Si le poids démographique de la Hongrie dans l’Union est limité — le pays comptait 9,5 millions d’habitants en 2023 —, le rôle essentiel joué par Orbán dans l’architecture idéologique et partisane de la droite européenne fera sans doute des législatives hongroises d’avril 2026 le scrutin le plus important de l’année.
Premier ministre depuis 2010, soit la plus grande longévité d’un chef de gouvernement dans l’Union, Orbán semble pour la première fois véritablement en danger. Selon les derniers sondages, le Parti du respect et de la liberté (Tisza, PPE) de son opposant Péter Magyar est crédité de 49 % des voix, contre seulement 36 % pour le Fidesz (PfE) du leader illibéral. L’avance de Magyar est demeurée solide depuis le croisement des courbes au début de 2025, plaçant véritablement Orbán dans une position où celui-ci est concurrencé.
[...] La guerre en Ukraine joue, dans ce cadre, un rôle décisif. Elle permet à Orbán de déplacer le centre de gravité du débat public : les difficultés économiques, sociales ou institutionnelles sont reléguées au second plan au profit d’un affrontement imaginaire entre la paix nationale et un bellicisme attribué à Bruxelles. En reprenant des éléments de langage proches de ceux du Kremlin, le Premier ministre inverse les responsabilités, accusant l’Union européenne — et non la Russie — de préparer la guerre, tout en se posant en dernier rempart contre l’envoi des jeunes Hongrois au front.
Pour disqualifier Tisza, Orbán le pose en simple instrument d’ingérence étrangère : dans un propos aux tonalités complotistes, Tisza devient le simple relais des intérêts de multinationales et des cercles européens, dont il suivrait sans dévier la ligne politique. Commandé depuis Bruxelles pour provoquer en Hongrie un changement politique, le parti permettrait à l’Union, débarrassée de la menace d’un veto hongrois, de s’engager pleinement dans la guerre en Ukraine. [...]
Le Grand Continent, « Ils ont décidé de me remplacer. Qu’ils viennent ! » Viktor Orbán accuse Bruxelles d’un grand complot
Jeudi 12/2, 0h50
Ex-New START.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a assuré que Moscou continuerait d’observer les limites imposées à son arsenal nucléaire malgré l’expiration récente du traité New Start, à condition que les Etats-Unis fassent de même.
[On continue de supposer que les Russes n'ont pas vraiment les moyens de faire autrement]
Jeudi 12/2, 0h40
France.
Le président du Rassemblement national (RN) et du groupe des Patriotes au Parlement européen, Jordan Bardella, a voté contre le prêt de 90 milliards d’euros accordé à l’Ukraine par l’Union européenne (UE), s’attirant des critiques d’autres élus français, mercredi.
Interrogé par l’Agence France-Presse, l’eurodéputé (Patriotes pour l’Europe) Pierre-Romain Thionnet, un proche de Jordan Bardella, a contesté tout lâchage de l’Ukraine. Le RN critique le « montage » de ce prêt, a-t-il expliqué, y voyant des « dérogations trop larges » pour des achats d’armes en dehors de l’Europe. [...]
Les véhicules Mazda ont fait leur retour sur le marché russe malgré la suspension officielle des activités du constructeur automobile japonais suite à l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par Moscou, selon un rapport de l'Institut KSE et de la coalition de la société civile B4Ukraine publié le 5 février.
Ces constats soulèvent des inquiétudes quant au fait que Mazda Motor Corporation continue de générer des revenus en Russie, même après avoir annoncé son retrait en 2022 « en raison de la situation en Ukraine », puisque sa filiale locale reprend la vente de véhicules neufs avec garantie.
Selon le rapport, la filiale russe de Mazda a présenté publiquement deux modèles multisegments — les CX-5 et CX-50 — provenant d'une usine en Chine et vendus avec des garanties officielles. [...]
The Kyiv Independent, Mazda fait discrètement son retour sur le marché russe malgré son retrait prévu en 2022, selon un rapport, traduction automatique
Mercredi 11/2, 7h10
Vulnérabilité du nuc.
Le 7 février, la Russie a lancé sa pire attaque jamais menée contre les sous-stations nucléaires ukrainiennes, réduisant d'environ 50 % la production d'électricité du pays, a déclaré Vitaliy Zaichenko, PDG d' Ukrenergo, le gestionnaire du réseau électrique national, au Kyiv Independent.
L'Ukraine est parvenue jusqu'à présent à réparer une sous-station alimentant ses centrales nucléaires, mais la situation reste critique, a ajouté Zaichenko.
« Les Russes ont remporté un franc succès. Toutes nos centrales nucléaires ont été contraintes de réduire leur production, et nous avons perdu la moitié de notre capacité de production juste après l'attaque », a déclaré Zaichenko.
La Russie a ciblé des sous-stations à haute tension reliant les trois centrales nucléaires ukrainiennes en exploitation au réseau électrique, contraignant un réacteur à l'arrêt complet. Peu après ces attaques, de nouvelles restrictions d'électricité ont été mises en place dans tout le pays, en plein hiver, le plus rigoureux qu'ait connu l'invasion russe. [...]
The Kyiv Independent, Exclusif : La pire attaque russe contre des sous-stations électriques réduit de moitié la production d'électricité nucléaire ukrainienne, traduction automatique
Mardi 10/2, 23h50
Comment ça se passe : évacuation des enfants.
Les enfants peuvent être évacués sans le consentement de leurs parents : la Verkhovna Rada a voté en faveur de l’évacuation forcée des enfants des zones de conflit. — MIA
La décision de déclarer une évacuation obligatoire sera prise par les administrations militaires sur demande écrite du commandement militaire…
L'évacuation obligatoire des enfants se fait en présence de l'un des parents, de la personne qui les remplace ou d'un autre représentant légal. En cas de refus, l'enfant est évacué par la police et confié aux services de tutelle.
Des diplomates iraniens et russes ont déclaré que la constellation de satellites Starlink d'Elon Musk viole le droit international et brouille la frontière entre technologies commerciales et militaires, selon Bloomberg.
La République islamique a déclaré que l'opération Starlink en Iran est une « opération illégale » et une « utilisation militaire non autorisée d'une méga-constellation de satellites commerciaux » qui viole la souveraineté de la nation.
La Russie a laissé entendre que le réseau de SpaceX pourrait enfreindre le Traité de l'espace extra-atmosphérique de 1967 et exige des négociations internationales pour limiter le nombre de nouveaux satellites et clarifier l'utilisation militaire des fréquences satellitaires.
Le 24 février, date anniversaire de l’invasion russe en Ukraine et du début de la guerre, l’ONU devrait adopter une résolution. Simple formalité ou vote révélateur des nouvelles réalités géopolitiques ?
Ce vote à l’Assemblée générale des Nations unies servira de baromètre. Le 2 mars 2022, juste après l’invasion de l’Ukraine, 141 pays [sur 193] ont voté la résolution condamnant l’agression russe, appelant au respect de l’intégrité territoriale et des principes de la Charte de l’ONU. Cinq pays ont voté contre (Russie, Bélarus, Erythrée, Corée du Nord, Syrie) et 35 se sont abstenus, comme la Chine. Les choses étaient claires. Puis, en 2025, il y a eu deux résolutions : l’une posée par l’Ukraine et soutenue par les Européens ; l’autre, par les Etats-Unis de Donald Trump qui, de facto, se sont alliés à la Russie de Vladimir Poutine pour promouvoir leur idée commune d’une paix rapide, sans condamnation de l’agression russe, ni défense de l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
C’était sans précédent et annonciateur du « paramètre Trump » en 2025 : depuis la sidérante et tragique scène du 28 février dans le bureau Ovale, entre le président américain et Volodymyr Zelensky, jusqu’au sommet avec M. Poutine, le 15 août en Alaska, puis le vrai-faux « plan de paix » en 28 points, copie des demandes russes, la Maison Blanche a montré sa connivence avec le Kremlin. Que va-t-il se passer le 24 février aux Nations unies ?
[...] La désinhibition de M. Trump et son recours à la force servent M. Poutine. Il faut ici rappeler que l’article 51 de la Charte des Nations unies autorise le recours à la force seulement en cas de légitime défense. Si les dirigeants russe et américain font référence dans leurs actions à cet article – au matin du 24 février 2022, quand l’un envahit l’Ukraine ; dans la nuit du 2 au 3 janvier, quand l’autre fait arrêter Nicolas Maduro –, dans la pratique, leur recours à la force s’avère sans limite.
L’historien français Johann Chapoutot, qui a travaillé sur l’avènement du nazisme, rappelle que la logique nazie était déjà celle de la légitime défense : attaqués et menacés par les démocraties, nous avons le droit d’attaquer ! [...] Rétroactivement, l’opération américaine au Venezuela légitime l’invasion russe de l’Ukraine. Mais, en réalité, avec l’enlèvement de M. Maduro, M. Trump a réussi ce dont M. Poutine rêvait : extirper au plus vite Volodymyr Zelensky de Kiev. Comme l’a ironisé un commentateur russe : « Trois heures à Caracas, quatre ans à Kiev… » La Maison Blanche a ainsi renvoyé le Kremlin à ses échecs. [...]
Le Monde, Pierre Lévy, diplomate [Ambassadeur de France à Moscou de 2020 à 2024] : « Parler à M. Poutine, oui, mais pour lui dire quoi ? Il faut que ce soit utile, sans se faire manipuler, sans se décrédibiliser »
Mardi 10/2, 20h45
Prisonniers (russes).
« Je vous félicite ! Vos supérieurs vont s'efforcer de vous renvoyer au combat au plus vite. » – Rien d'inhabituel. Les condamnés russes, tout juste rentrés de captivité en Ukraine, sont déjà avertis à la frontière qu'ils seront réintégrés dans les unités d'assaut dès que possible.
La Maison Blanche a supprimé mardi un message du compte du vice-président JD Vance qui commémorait les massacres d'Arméniens comme un « génocide », affirmant que le message susceptible d'irriter la Turquie, alliée des États-Unis, avait été publié par erreur.
Vance, qui effectuait un voyage de deux jours en Arménie, a visité le mémorial du génocide arménien de Tsitsernakaberd à Erevan lors de la toute première visite d'un vice-président américain dans cette république du Caucase du Sud.
[...] [Le couple] Vance ont participé à une cérémonie de dépôt de gerbe d'œillets, de chrysanthèmes et de roses sur le site, qui rend hommage aux 1,5 million d'Arméniens qui ont perdu la vie dans les dernières années de l'Empire ottoman dirigé par les Turcs.
Le compte officiel de Vance sur X a décrit plus tard la visite comme ayant pour but « d'honorer les victimes du génocide arménien de 1915 ».
[...] La Turquie reconnaît que de nombreux Arméniens vivant dans l'Empire ottoman ont été tués lors d'affrontements avec les forces ottomanes pendant la Première Guerre mondiale, mais conteste ces chiffres et nie que ces massacres aient été systématiquement orchestrés et constituent un génocide.
Bien que le Congrès américain et le prédécesseur de Trump, Joe Biden, aient tous deux reconnu les massacres de 1915 comme un génocide, Trump a évité d'utiliser ce terme dans sa propre déclaration sur ces tueries l'année dernière. [...]
Reuters, Le bureau du vice-président américain Vance fait marche arrière après une déclaration sur le « génocide arménien », traduction automatique
Mardi 10/2, 20h05
Starlink dans la guerre (suite).
[...] Le Quartier général de coordination ukrainien chargé des prisonniers de guerre rapporte, mardi, que des militaires russes menaceraient les proches de captifs ukrainiens pour les contraindre à procéder à l’enregistrement officiel de ces équipements de communication satellitaire. Une fois enregistrés, les terminaux redeviennent pleinement opérationnels. Cet organisme prévient que l’enregistrement officiel permet d’identifier facilement la personne responsable. Si un terminal est ensuite utilisé pour des opérations militaires russes, son enregistrement par un citoyen ukrainien pourrait constituer un motif de poursuites pénales.
[...] Par ailleurs, une enquête du média d’investigation Hunterbrook Media, montre que l’armée russe utilise en Ukraine des antennes et ponts radio d’Ubiquiti, groupe américain d’équipements de réseau. Ces matériels joueraient un rôle-clé dans les communications militaires russes, notamment pour les opérations de drones. [...] Selon une analyse de données commerciales, les expéditions d’équipements Ubiquiti vers la Russie auraient augmenté de 66 % depuis l’invasion de l’Ukraine, incluant des modèles lancés après l’entrée en vigueur des sanctions américaines et européennes.
Ubiquiti, qui n’a pas répondu aux accusations détaillées de l’enquête, se défend en affirmant ne pas avoir de visibilité sur les ventes finales réalisées par ses distributeurs. Dirigé par Robert Pera, également propriétaire de l’équipe NBA des Memphis Grizzlies, le groupe avait été sanctionné par les autorités américaines en 2014 pour des exportations illicites vers l’Iran. [...]
Comment ça se passe : deux salles, deux ambiances.
Les autorités russes se distinguent de l’administration états-unienne par leur approche de la guerre informationnelle et, plus largement, leur usage stratégique de l’information. Il est vrai que le pouvoir russe, en multipliant les déclarations officielles, conférences géopolitiques et événements commémoratifs, produit autant de bruit que l’administration Trump. Ce bruit a toutefois l’inconvénient pour lui — ou l’avantage pour le reste du monde — d’être perçu, en Russie comme à l’étranger, pour ce qu’il est : une distraction sans autre fonction que de détourner l’attention des décisions essentielles, autour desquelles le Kremlin cultive, à l’inverse, le plus grand secret.
En revanche, les commentateurs de la planète rivalisent de virtuosité herméneutique pour comprendre la signification de chaque mot et geste de Donald Trump, alimentant du même coup la stratégie du « tapis de bombes informationnel » du président des États-Unis. [...]
Les dictateurs ont une peur terrible de perdre le pouvoir, à tel point qu'ils sont prêts à tuer quiconque menace leur trône. (traduction automatique)
« C’est comme s’ils avaient tué mon ami une deuxième fois. » Sara (pseudonyme), une designer iranienne exilée en Turquie, nous appelle d’Istanbul, sidérée : informée tardivement de la mort d’un copain d’enfance, tombé à Téhéran d’une balle dans la nuque alors qu’il était sorti manifester la nuit du 8 janvier, elle vient d’apprendre le « sinistre marchandage » dont sa mort a fait l’objet. « Après avoir fait le tour des hôpitaux, ses parents ont retrouvé son corps à la morgue. Pour pouvoir récupérer sa dépouille, un fonctionnaire leur a imposé un choix : payer le “hagh-é tir”, le “prix de la balle” qui l’a tué, ou bien déclarer qu’il était un milicien du régime, assassiné par les “terroristes” pilotés par Israël et l’Amérique. Dans le désespoir, ils ont fini par payer. » [...]
Le Figaro, Après le bain de sang des manifestants, le sinistre marchandage du régime iranien
Mardi 10/2, 6h15
Dérive des continents : Arménie.
Le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, s'est rendu lundi 9 février à Erevan, la capitale arménienne, afin d'afficher le soutien de Washington aux récents efforts de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. À l'issue de sa rencontre avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, les deux responsables ont annoncé un accord sur le nucléaire civil, ainsi que l'achat de drones américains et de puces électroniques.
Cette visite de J.D. Vance en Arménie s'inscrit dans une stratégie américaine visant à contrer l'influence russe dans la région. Pour Erevan, qui prend progressivement ses distances avec la Russie, le déplacement du vice-président américain marque aussi l'arrivée d'un allié de poids.
Il n'y avait pas eu de haut dignitaire américain en Arménie depuis 2008. La venue de J.D. Vance illustre ainsi un intérêt renouvelé des États-Unis pour cette petite région du Caucase, longtemps considérée comme une chasse gardée de la Russie. Aujourd'hui encore, 40% des investissements directs étrangers en Arménie sont d'origine russe.
Pour Erevan, l'accord sur le nucléaire civil revêt un caractère stratégique, alors que le pays doit bientôt remplacer sa centrale nucléaire, actuellement sous le contrôle de l'entreprise russe Rosatom. [...]
RFI, États-Unis-Arménie: J.D. Vance annonce un accord sur le nucléaire et un soutien sécuritaire à Erevan
[...] La société d’État Rosatom propose à ses partenaires arméniens une coopération globale, incluant la construction de centrales de toutes tailles et la réalisation de projets connexes, y compris non nucléaires.
Le 6 février, le directeur général de la société d’État russe Rosatom, Alexeï Likhachev, a rencontré le président de l’Assemblée nationale d’Arménie, Alen Simonyan. L’information a été communiquée par le service de presse de la société Rosatom.
Armenews, La Russie propose à l’Arménie la construction d’une nouvelle centrale nucléaire
Certains dictateurs prennent leur peuple en otage, le laissant mourir de faim, tant physiquement que mentalement. On croit fermement que ces dictateurs sont parfaitement conscients que si leur peuple prenait conscience de la situation, s'il avait la possibilité de comparer son sort à celui des autres pays, leur pouvoir vacillerait et finirait par une pendaison sur la place publique. (traduction automatique)
Mardi 10/2, 5h45
Le point de vue militaire de Stéphane Audoin-Rouzeau, historien.
Je suis un fervent partisan de l’Ukraine, dont la défaite m’apparaît comme moralement insupportable. Mais la guerre est une question de rapports de force. Selon moi, le tournant a été l’échec de la contre-offensive ukrainienne du printemps-été 2023, face à des défenses russes impénétrables. A la veille de cette opération, le général français Vincent Desportes, ex-directeur de l’Ecole de guerre, avait prévenu que pour briser le front russe il faudrait 30 à 40 fois plus de moyens militaires à la disposition de Kiev : un avertissement que nous n’avons pas voulu entendre.
Aujourd’hui, l’Ukraine a perdu 20 % de son territoire. En échouant à reconquérir ces terres, fatalement, elle perd la guerre. [...] Hélas, aujourd’hui, on ne voit pas quels seraient les game changers susceptibles [...] de permettre à l’Ukraine de récupérer les territoires perdus.
[...] Tactiquement, sur le front, la Russie l’a déjà probablement emporté, mais pour un prix tellement démesuré que, stratégiquement, elle est défaite : ses objectifs politiques n’ont pas été remplis, puisque son ambition était la vassalisation complète de l’Ukraine. Pour obtenir un Donbass dépeuplé et dévasté, le coût humain, matériel, économique, diplomatique, culturel, etc., a été si lourd pour la Russie que les sacrifices consentis paraissent absurdes.
[...] La défaite de l’Ukraine sera notre défaite. Nous l’avons appuyée dans son combat ; elle s’est battue avec un courage extraordinaire ; mais en ne lui donnant pas tous les moyens nécessaires ou en les lui donnant avec retard, nous l’avons obligée à se battre avec une main attachée dans le dos. [...] nous avons mis un temps infini à livrer des armements lourds dont Kiev avait besoin : les chars Leopard 2 allemands, les avions américains F-16… Nous avons également empêché l’Ukraine d’utiliser les missiles à longue portée.
L’Occident a permis à l’Ukraine de tenir dans une guerre de positions où l’avantage appartient à la défensive, mais pas de contrebalancer son infériorité initiale. La perte de 20 % du territoire ukrainien est entièrement de notre faute, la plupart de ces territoires ayant été perdus dès 2022.
Notre péché originel est d’avoir considéré comme non rationnelle une attaque par la Russie. C’était le résultat d’un consensus absurde entre politiques, services de renseignement, états-majors et universitaires, tous persuadés que la Russie n’attaquerait pas. La Russie, elle, était déjà entrée dans le temps de guerre. Cette dissonance a été fatale. Aujourd’hui, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, commence à faire des reproches aux Européens, ce que nous prenons fort mal : or, n’a-t-il pas raison ?
[...] nous ne voulons pas voir la dimension belliqueuse de l’Etat russe. Il se manifeste pourtant depuis 2008 avec la guerre en Géorgie, suivie par le début de la conquête de l’Ukraine, en 2014, et par l’intervention en Syrie. Lorsque en 2015 l’armée russe est intervenue pour sauver le régime d’Al-Assad, les insurgés syriens ont dit que la Russie se tournerait ensuite vers nous. Nous n’avons pas voulu entendre un tel avertissement. Tout comme nous n’avons pas voulu prendre en compte les craintes des pays de l’ex-bloc soviétique, beaucoup plus inquiets sur la menace russe.
[...] L’URSS a perdu la guerre froide, c’était une évidence pour les Occidentaux. Mais nous avons négligé le fait que la Russie, elle, n’a jamais reconnu sa défaite et n’a donc pas accepté nos conclusions de la période 1989-1991.
[...] On s’aperçoit aujourd’hui que le trumpisme est une forme de fascisme, en ce sens qu’il porte en lui une dimension révolutionnaire et subversive qui le distingue d’un autoritarisme classique.
Et prenons-nous la mesure de la complicité nouée entre trumpisme et poutinisme, qui remet tellement en cause nos habitudes de pensée ? En prendre conscience, c’est faire le deuil de tout l’ordre mondial hérité de 1945 et de 1991. Et c’est surtout nous découvrir tels que nous sommes, c’est-à-dire totalement dépendants des Etats-Unis pour notre sécurité, et incapables, pour l’heure, d’assurer notre propre défense.
Le Monde, Stéphane Audoin-Rouzeau, historien : « En Europe, les réflexes pacifistes resurgissent, dans une forme qui rappelle les années 1930 »
Historien spécialiste de la première guerre mondiale, Stéphane Audoin-Rouzeau est directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et préside le centre de recherche de l’Historial de la Grande Guerre, à Péronne, dans la Somme. Il a également travaillé sur le génocide des Tutsi au Rwanda. Auteur de nombreux ouvrages, il a publié, en janvier, Notre déni de guerre (Seuil, 60 pages, 5,90 euros).
Mardi 10/2, 5h40
Drones : au moment de mourir pour Putler (quelque part en hiver).
Natalia Khodakovskaya a longtemps hésité avant d'ériger un cénotaphe (une stèle symbolique) pour son fils de 22 ans. Il est mort le 8 mai 2022 àAzovstal,avec ses camarades, sous l'effet d'une bombe anti-bunker russe. Comment une mère aurait-elle pu croire à la mort de son fils, comment aurait-elle pu cesser de l'attendre sans avoir vu son corps ?
Natalia fut convaincue par son mari, dont les arguments étaient simples. « Si nous venions à disparaître demain, personne ne se souviendrait de notre enfant », dit-il. « Faisons ériger un cénotaphe pour que le souvenir de notre fils perdure. » [...]
Ukraïnska Pravda, Batailles autour des tombes : pourquoi la Cour a bloqué le développement du cimetière commémoratif national, traduction automatique
Lundi 9/2, 23h00
Lavrov a dit.
[...] Dans un entretien accordé à la chaîne russe TV BRICS, Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, accuse, lundi, Washington de privilégier une politique de « domination économique » mondiale et d’avoir renié les « accords d’Anchorage » conclus en août 2025. Ces accords prévoyaient, selon Moscou, la cession sans combat de l’ensemble du Donbass à la Russie. La Maison Blanche n’a jamais confirmé l’existence de tels accords.
[...] Selon Sergueï Lavrov, malgré les engagements pris pour un « partenariat complet, large et mutuellement avantageux », les Etats-Unis poursuivent une politique antirusse. « En pratique, tout est à l’inverse : de nouvelles sanctions sont imposées, une guerre est menée contre nos pétroliers en haute mer, en violation de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. L’Inde et d’autres partenaires sont incités à ne pas acheter nos ressources énergétiques russes, abordables et bon marché (…). Sur le plan économique, les Américains ont clairement affiché leur volonté de domination », déplore-t-il. Le secrétaire au trésor américain, Scott Bessent, a déclaré le 5 février que Washington déciderait d’imposer ou non de nouvelles sanctions à la Russie en fonction des progrès dans les négociations de paix. [...]
L’aide à l’Ukraine est insuffisante. En 4 ans, nous avons donné 20 milliards quand la SNCF seule [les chemins de fer français, Olga, tu sais les trains très chers, pas super à l'heure] nous en a couté 80. [...]
Ne pas subir, Ukraine, pour qui sonne le glas, commentaire de Didier Toutain
Lundi 9/2, 21h45
In NUKES we trust.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a emmené sa fille assister au lancement d'un missile balistique intercontinental Hwasong-17 en novembre 2022. Crédit : Agence centrale de presse coréenne
[...] l'histoire nous enseigne qu'une fois qu'un programme d'armement nucléaire est établi et devient un élément central de la stratégie d'un pays, il est quasiment impossible d'y mettre un terme. De fait, il n'existe aucun précédent historique.
Israël, l'Inde et le Pakistan ont conservé leurs armes nucléaires. L'Afrique du Sud n'a jamais atteint ce stade et n'a abandonné les siennes qu'après avoir remis le pouvoir à la majorité noire. [Note de l'éditeur : D'autres pays, comme la Libye, le Brésil et l'Argentine, ont également envisagé d'acquérir l'arme nucléaire à un moment donné, mais n'y sont jamais parvenus.] L'Ukraine possédait sans doute des armes soviétiques, mais n'en avait pas le contrôle et a dû composer avec les puissances nucléaires – une situation qu'elle regrette certainement . À l'inverse, la Corée du Nord dispose aujourd'hui d'un arsenal nucléaire conséquent, tant en termes de puissance explosive que de nombre, ainsi que de vecteurs, et a inscrit son statut d'arme nucléaire dans sa constitution comme un élément permanent essentiel à sa sécurité nationale et à la stabilité de son régime. [...]
La minute de sport de Radio-Tchernobyl (pas plus).
Vladyslav Heraskevych (Ukraine) à l'entraînement aux Jeux olympiques d'hiver. Photo : Athit Perawongmetha/Reuters
Lundi, aux Jeux olympiques d'hiver, l'athlète ukrainien de skeleton Vladyslav Heraskevych s'est entraîné avec un casque orné d'images de ses compatriotes tués pendant la guerre en Ukraine, respectant ainsi sa promesse d'utiliser l'événement pour maintenir l'attention sur le conflit.
« Certains d'entre eux étaient mes amis », a déclaré Heraskevych, porte-drapeau de son pays, après sa séance d'entraînement au centre de glisse de Cortina.
Sur le casque sont visibles l'haltérophile adolescente Alina Perehudova, le boxeur Pavlo Ischenko, le joueur de hockey sur glace Oleksiy Loginov, l'acteur et athlète Ivan Kononenko, l'athlète et entraîneur de plongeon Mykyta Kozubenko, le tireur Oleksiy Habarov et la danseuse Daria Kurdel.
Le jeune homme de 26 ans a déclaré que le Comité international olympique avait contacté le Comité olympique ukrainien au sujet de son casque. « Le dossier est toujours en cours de traitement », a-t-il précisé. [...]
The Guardian, Une athlète ukrainienne arbore des images d'athlètes tués à la guerre sur son casque des Jeux olympiques d'hiver, traduction automatique
Lundi 9/2, 20h45
Starlink dans la guerre (suite).
[...] En revanche, malgré les sanctions occidentales, selon une enquête du média d’investigation Hunterbrook Media l’armée russe utilise en Ukraine des antennes et ponts radio d’Ubiquiti, groupe américain d’équipements réseau. Ces matériels joueraient un rôle clé dans les communications militaires russes, notamment pour les opérations de drones. Un officier ukrainien estime qu’environ 80 % des équipements de ce type observés sur le champ de bataille seraient fabriqués par Ubiquiti, en raison de leur facilité d’installation et du manque d’alternatives. [...]
Comment ça se passe : attentat contre un général russe (suite).
L'Ukraine n'était pas impliquée dans la tentative d'assassinat du lieutenant-général Vladimir Alekseev, premier chef adjoint du renseignement militaire russe (GRU), a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, dans un commentaire à Reuters publié le 8 février.
« Nous ne savons pas ce qui est arrivé à ce général en particulier — peut-être s'agissait-il de luttes intestines au sein de la Russie », a déclaré Sybiha .
Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) avait affirmé plus tôt, le 8 février, que la tentative d'assassinat d'Alekseev avait été ordonnée par l'Ukraine.
[...] Selon le FSB, un homme soupçonné d'avoir tiré sur un général russe et de l'avoir blessé à Moscou a été arrêté à Dubaï.
L'individu détenu a été identifié comme étant un citoyen russe, Lyubomir Korba, né en 1960 dans l'oblast de Ternopil, en Ukraine. Selon le FSB, Korba agissait sur ordre des services de sécurité ukrainiens. Il a été extradé de Dubaï vers Moscou et le tribunal du district de Zamoskvoretsky, à Moscou, aurait ordonné son arrestation le 7 février, d'après des sources russes. [...]
The Kyiv Independent, L'Ukraine nie toute implication dans la tentative d'assassinat du général russe Alekseev, traduction automatique
Lundi 9/2, 8h30
Drones : anti-drones.
Drone terrestre russe doté d'une protection expérimentale contre les drones FPV sous forme de câbles rotatifs.
Special Kherson Cat, Bluesky, traduction automatique
Lundi 9/2, 8h00
Drones : seuil.
Certains segments de la base industrielle de défense ukrainienne (BID) ont atteint l'autosuffisance, permettant ainsi à l'Ukraine d'exporter vers l'Occident.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré le 8 février que l'Ukraine ouvrait ses exportations militaires et inaugurerait dix centres d'exportation dans les pays d'Europe du Nord et les pays baltes en 2026. M. Zelensky n'a pas précisé le type d'armes que l'Ukraine exporterait, mais a indiqué que l'Ukraine commencerait à produire conjointement des drones ukrainiens en Allemagne à la mi-février 2025 et que l'Ukraine et le Royaume-Uni avaient inauguré des lignes de production communes au Royaume-Uni. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 février, traduction automatique
Lundi 9/2, 8h00
Starlink dans la guerre (suite).
Des blogueurs militaires russes continuent d'affirmer que le blocage récent par SpaceX des terminaux Starlink non enregistrés en Ukraine entrave les opérations de combat russes dans le pays.
[...] ISW a précédemment évalué que les forces russes auront du mal à maintenir leur campagne d'interdiction aérienne sur le champ de bataille (BAI) aux niveaux d'intensité élevés précédents à court terme à moins que les forces russes ne soient en mesure de trouver des solutions de contournement aux blocages ou d'adapter de nouvelles solutions technologiques pour remplacer Starlink. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 8 février, traduction automatique
L'introduction de Starlink sur le champ de bataille ukrainien a révolutionné la conduite de la guerre , offrant aux utilisateurs une bande passante élevée et des communications relativement sécurisées quasiment partout , le tout dans un format compact et prêt à l'emploi. Cette technologie a eu un impact considérable, du commandement et du contrôle de haut niveau aux communications et échanges de données de base entre les troupes sur l'ensemble du champ de bataille. Elle a également permis le développement de la guerre par drones à longue portée de manière inédite et surprenante.
[...] Remplacer cette capacité, surtout à court terme, est impossible. La vaste constellation de satellites interconnectés de SpaceX, qui constitue le système Starlink, est révolutionnaire et a nécessité des investissements colossaux et un accès constant à l'espace pendant des années.
[...] L'établissement par SpaceX d'une « liste blanche » de terminaux Starlink autorisés, permettant aux forces ukrainiennes d'accéder à la constellation de satellites, fait suite à l'installation par l'entreprise de dispositifs de coupure automatique basés sur la vitesse, afin d'empêcher leur utilisation sur les drones. Le système coupe la connexion lorsqu'un mouvement supérieur à environ 75-90 km/h (47-56 mph) est détecté
[...] « Elon Musk, le fasciste adulé par des millions de personnes, sert les intérêts des forces armées ukrainiennes », a affirmé la chaîne Telegram russe Two Majors . « Ceci pourrait expliquer la panne massive des terminaux qui a débuté hier soir sur le front. Ainsi, le "génie" adulé par les libéraux a une fois de plus aidé les forces armées ukrainiennes à tuer nos soldats. »
[...] La situation est devenue si préoccupante que le propagandiste russe Vladimir Soloviev a suggéré d'attaquer les usines produisant les terminaux Starlink ou les satellites eux-mêmes. Si ces déclarations tonitruantes ne sont pas inhabituelles de la part de Soloviev, elles soulignent l'ampleur du problème pour les forces russes, désormais privées d'un moyen de communication similaire dont elles étaient devenues dépendantes.
[...] « D’après les informations en provenance du front, la situation est proche du point critique », a ajouté le centre [de commandement stratégique ukrainien]. « Au cours des deux années de déploiement actif de Starlink, la quasi-totalité des opérations de commandement et de contrôle – communications entre unités, coordination des tirs et transmission des données des drones – a reposé sur l’infrastructure satellitaire américaine. Il n’existe aucune alternative pratique comparable en termes de stabilité et de rapidité. » [...]
The War Zone, Les forces russes en Ukraine s'efforcent de contourner les restrictions imposées par Musk sur Starlink.
Trump a publié un mème représentant les Obama comme des singes. (traduction automatique)
[A droite et à gauche, des membres de l'élite occidentale "s'excusent" pour "une amitié", "une naïveté", "une erreur de jugement" quant à leurs liens avec Epstein, y compris après ses premiers démélés avec la justice pour crimes sexuels. On voit que pour se déclarer, tous ces pieux remords ont attendu la récente publication par la justice américaine de milliers de documents supplémentaires.]
Dimanche 8/2, 23h55
Portugal.
Le socialiste modéré António José Seguro a remporté dimanche le second tour de l’élection présidentielle au Portugal, en devançant largement son adversaire d’extrême droite André Ventura, selon des résultats portant sur 95% des circonscriptions.
António José Seguro, 63 ans, recueillerait 66% des suffrages, contre 34% pour André Ventura, 43 ans, et doit donc succéder début mars au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, en poste pendant dix ans.
[...] Si le rôle du chef de l’État portugais est surtout symbolique, il est appelé à jouer un rôle d’arbitre en cas de crise et dispose du pouvoir de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives anticipées. Étant donné que «le gouvernement ne dispose toujours pas d’une majorité au Parlement», le nouveau président «restera au centre du jeu politique», a commenté le politologue Bruno Ferreira da Costa, de l’université Beira Interior. [...]
Le Figaro, Portugal: António José Seguro, socialiste modéré, vainqueur à la présidentielle devant le candidat d’extrême droite
Dimanche 8/2, 23h40
Starlink dans la guerre (suite).
Les forces d'occupation russes craignent que les terminaux Starlink inactifs ne révèlent leurs positions et exhortent leurs camarades à se débarrasser immédiatement de ces appareils.
Le point de vue militaire de Guillaume Ancel : la vitesse de la guerre.
Le bilan de la guerre déclenchée par la Russie de Poutine contre l’Ukraine en février 2022 doit être décrypté avec attention : l’armée russe (que l’on croyait être la deuxième du monde) n’a conquis que 12% du territoire ukrainien en 4 années d’une guerre impitoyable, soit en moyenne 3% de territoire par année de combat, avec un fort ralentissement en 2025, et seulement 0,5% en vitesse annuelle pour le mois de janvier 2026.
Une analyse trop rapide laisserait penser que la Russie est incapable de conquérir l’Ukraine à ce rythme… mais il faut réaliser aussi que l’Ukraine, en l’état, est incapable d’arrêter l’avancée des forces de Poutine.
[...] Ainsi [calcule l'auteur], ce sont 300 000 morts par année de combat auxquels il faut mécaniquement rajouter 3,5 fois plus de blessés, soit plus d’un million de victimes (morts et blessés) par an du fait de cette guerre, la plus meurtrière en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale. Les dégâts matériels dépassent quant à eux les 100 milliards d’euros par an, pour l’essentiel sur le territoire ukrainien.
[...] L’accord entre Trump et Poutine [pour mettre fin à] la guerre en Ukraine s’est probablement noué à Anchorage en Alaska en août 2025, avec deux « concessions » majeures du maître du Kremlin. D’une part, renoncer à l’intégralité de l’Ukraine (que son armée est incapable de conquérir) pour se « contenter » du Donbass et, d’autre part, accepter qu’une force internationale (y compris occidentale) se déploie pour garantir ledit accord sur le sol ukrainien, à condition que ce ne soit pas formellement un déploiement de l’OTAN.
[...] Depuis l’été 2025, le président ukrainien Volodymyr Zelensky tente de résister à la contrepartie essentielle attendue par Poutine et Trump, à savoir que l’Ukraine cède la partie du Donbass non occupée par l’armée russe. [...] Le deal proposé par Poutine et soutenu par Trump est injuste, mais il n’est pas irrationnel. Injuste parce que les Ukrainiens se sont battus avec un courage et une détermination exceptionnels pour freiner l’invasion russe et éviter leur soumission. Mais il n’est pas irrationnel si la contrepartie est que l’Ukraine voit réellement se déployer sur son territoire une force internationale – que la France et la Grande-Bretagne proposent de piloter – qui garantirait de fait la sécurité à venir de « l’Ukraine de l’ouest ».
[...] faute d’une alternative européenne au soutien massif des Etats-Unis, le pouvoir ukrainien n’a guère d’autres choix – quels que soient les cris d’effroi de ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas lire la « carte » des combats – pas d’autres choix que d’accepter ce plan trumpien pour arrêter cette guerre qui les épuise. C’est le dilemme auquel est confronté Zelensky et son entourage.
Le 4 février 2026, France Television réalisait à Kiev une interview exceptionnelle du président ukrainien Volodymyr Zelensky [...] Lors de cette interview, c’est un Zelensky sombre, épuisé, toujours résistant, mais aussi partiellement résigné face à la détermination obsessionnelle de Trump et faute d’alternative européenne… Zelensky n’a plus vraiment le choix tandis que les négociations s’accélèrent, toujours sous l’égide des envoyés spéciaux de Donald Trump. De fait, toutes les mesures d’accompagnement d’une fin de guerre s’écrivent, et le chapitre de la reconstruction est largement dessiné.
[...] Zelensky rappelle avec véhémence que « la Russie n’a obtenu aucune victoire » puisqu’il lui est imposé dans ce deal de lui en offrir une : le Donbass sera la « victoire » dont Poutine a désespérément besoin pour justifier ce conflit qui a saigné la société russe et martyrisé leurs frères [sic] ukrainiens. [...]
Trois années de guerre supplémentaires [le temps pour Putler de finir de conquérir le Dombass au rythme actuel] représenteraient des centaines de milliers de morts supplémentaires, plus encore de blessés et des souffrances quotidiennes pour l’ensemble des Ukrainiens. En fait, le président Zelensky n’a plus réellement le choix. La problématique pour lui est de le faire accepter sans s’y résigner, pour honorer la résistance de ses concitoyens en faisant cesser ce carnage. [...]
Ne pas subir, Guillaume Ancel, Ukraine, pour qui sonne le glas ?
Samedi 7/2, 22h10
Pendant ce temps en Ukraine, les héros posent avec des chats.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a qualifié l'Ukraine d'ennemie.
« L’Ukraine exige constamment que Bruxelles coupe l’accès de la Hongrie à l’énergie russe bon marché, ce qui menace d’augmenter les factures d’électricité. »
« Quiconque dit cela est un ennemi de la Hongrie, donc l’Ukraine est notre ennemie. »
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Samedi 7/2, 21h45
Comment ça se passe : attentat contre un général russe.
Les détails de la tentative d'assassinat contre le général Alekseev sont désormais connus : il était sans protection car il était venu rendre visite à sa maîtresse. L'appartement n'était pas sa résidence principale et servait [à l'adultère]. L'immeuble était gardé par une société de sécurité privée. Le tueur a ouvert l'interphone avec sa propre clé et était complètement déguisé : il portait un masque, une casquette et une veste trop grande. Au moment de l'attaque, le gardien était en train de changer de quart. Le gardien qui terminait son service a ignoré l'appel des voisins concernant la blessure, a terminé son quart et est rentré chez lui. Pendant ce temps, deux de ses remplaçants, Shamil et Ramzan, ont pris l'ascenseur jusqu'au 24e étage, où l'attentat a eu lieu. Ils ont manqué l'agresseur qui descendait les escaliers.
Le réseau électrique ukrainien a de nouveau été la cible d'activités militaires au cours du week-end dernier, entraînant des répercussions importantes sur plusieurs régions d'Ukraine et sur le fonctionnement des centrales nucléaires, a déclaré le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.
Les lignes électriques reliant l'Ukraine à ses pays voisins ont été déconnectées, provoquant une réaction en chaîne sur le réseau électrique ukrainien. De ce fait, une unité d'une centrale nucléaire s'est déconnectée du réseau en raison de fluctuations et s'est arrêtée automatiquement. D'autres unités, dans d'autres centrales nucléaires, ont dû réduire leur puissance. Le site de Tchernobyl a subi une coupure totale de son alimentation électrique externe et a fonctionné grâce à ses groupes électrogènes de secours pendant environ une heure.
« Ce dernier incident sur le réseau électrique ukrainien nous rappelle brutalement les risques permanents qui pèsent sur la sûreté et la sécurité nucléaires, risques liés à la dégradation du réseau. [...] », a déclaré le directeur général Grossi. « J'appelle une fois de plus à la plus grande retenue militaire, ainsi qu'au strict respect des sept piliers indispensables, afin de permettre la réalisation de ces réparations essentielles. » [...]
Le Kremlin continue de rejeter toute garantie de sécurité significative susceptible de protéger l'Ukraine d'une capitulation diplomatique ou militaire complète.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réitéré le 6 février le rejet par le Kremlin des garanties de sécurité offertes par l'Occident en Ukraine et a réaffirmé le soutien du Kremlin aux « garanties de sécurité » auxquelles la Russie avait consenti lors des pourparlers d'Istanbul d'avril 2022.
Le projet de protocole d'Istanbul de 2022 ne prévoyait pas de véritables garanties de sécurité et aurait laissé l'Ukraine sans défense face à une nouvelle agression. Ce projet stipulait que la Russie – agresseur dans la guerre en Ukraine – serait traitée comme un « État garant » neutre de l'Ukraine ; que la Russie et la République populaire de Chine (RPC) disposeraient d'un droit de veto sur tout mécanisme de réponse à une future agression en Ukraine ; et que l'Ukraine s'engagerait à la neutralité, à de sévères restrictions concernant la taille et la composition de son armée, et à ne jamais accepter d'assistance militaire de ses alliés.
La déclaration de Lavrov du 6 février est la dernière d'une série de déclarations de hauts responsables du Kremlin indiquant que le Kremlin continue de considérer le projet de traité d'Istanbul de 2022 comme la base de tout futur règlement de paix et n'est pas disposé à faire de compromis sur ses exigences envers l'Ukraine et l'OTAN. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 6 février, traduction automatique
Samedi 7/2, 9h10
Militariser l'hiver (suite).
«La Russiemène une nouvelle attaque massive contre les installations du réseau électrique ukrainien. En raison des dégâts causés par l'ennemi, des coupures d'urgence ont été mises en place dans la plupart des régions», a déclaré Ukrenergo sur Telegram, tandis que l'armée polonaise a annoncé avoir déployé des avions pour protéger son espace aérien, comme souvent en cas de bombardements russes visant l'ouest de l'Ukraine. [...]
Le Figaro, Le réseau énergétique ukrainien visé par une importante attaque russe
[...] « Les blocs des centrales nucléaires ont été déchargés par le personnel », a aussi mentionné le ministre de l’énergie qui a rappelé que des coupures d’urgence de courant étaient en vigueur dans toute l’Ukraine. Selon lui, la compagnie publique d’énergie Ukrenergo a fait une demande d’aide d’urgence à la Pologne. [...]
Comment ça se passe : que c'est beau l'unanimité...
Rassemblés pour l’occasion, les militaires nord-coréens qui ont participé à la construction d’une nouvelle exploitation agricole sous serre dans la ville de Sinuiju ont été chaleureusement remerciés par Kim Jong-un en personne. L’occasion pour le dictateur de prouver une nouvelle fois au monde entier à quel point il est « profondément aimé » par ses sujets. Tout un symbole dans un pays reclus depuis des décennies, où la récente capture du leader vénézuélien Maduro par les forces spéciales américaines a provoqué des sueurs froides au plus haut de l’appareil d’État. KCNA / AFP
[Quand on pense qu'il suffirait d'une si petite impulsion pour que ce nombre vienne enlever au leader, difficile à dire, quelques grammes par personne : en quelques minutes — le temps de la rotation — il ne resterait que les os. Qu'est-ce qui peut bien retenir tous ces piranhas ? Le tabou du cannibalisme ? Que c'est étrange.]
Vendredi 6/2, 19h10
Trumpy a dit.
Les États-Unis ont accusé vendredi la Chine d'avoir mené des essais nucléaires cachés, alors que Washington souhaite voir Pékin participer à une architecture de contrôle des armements aux côtés de la Russie. «Aujourd'hui, je peux révéler que le gouvernement américain est conscient que la Chine a procédé à des essais nucléaires», y compris des préparatifs pour des essais d'une puissance de «plusieurs centaines de tonnes», a déclaré le sous-secrétaire d'État chargé du contrôle des armements, Thomas DiNanno, devant la Conférence du Désarmement au siège de l'ONU à Genève.
Il a accusé l'armée chinoise d'avoir «cherché à dissimuler ces essais au reste du monde» en utilisant une «méthode visant à réduire l'efficacité de la surveillance sismique». Selon lui la Chine a notamment mené un essai nucléaire de ce type le 22 juin 2020. [...]
Le Figaro, Les États-Unis accusent la Chine d'avoir mené des essais nucléaires cachés d’une puissance de «plusieurs centaines de tonnes»
Commentaire : "« Plusieurs centaines de tonnes » ??? Cela paraît bien faible concernant le nucléaire qui s’exprime en général à minima en kilotonnes : Hiroshima dans les 10 kilotonnes."
[Bah, il a pu se mélanger les chiffres, on va pas l'emmerder, à son âge, avec des pinouilles, si ?]
Vendredi 6/2, 18h25
Comment ça se passe : hallucination.
En 24 heures, le bataillon international de la 12e brigade Azov a capturé 18 soldats russes lors d'une opération de nettoyage de Zoloty Kolodiaz, dans la région de Donetsk. Abandonnés pendant des mois dans des caves, les Russes furent tellement stupéfaits par l'arrivée de ces volontaires étrangers qu'ils crurent avoir été pris pour cible par les forces spéciales de l'OTAN.
[Quand on voit les images des échanges de prisonniers, on voit que les prisonniers russes ont été nourris : ils ont des joues]
Le général Alekseev, qui a été abattu [gravement blessé] à Moscou aujourd'hui, « a donné sa parole d'officier que les Russes respecteraient la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre », déclare Denys Prokopenko, commandant du 1er corps d'Azov.
C’est ce général russe qui, en 2022, était le principal représentant de la Fédération de Russie lors des négociations avec la garnison ukrainienne à Marioupol.
C’est le général, né à Vinnytsia, qui a promis des conditions de détention normales à nos prisonniers et a apposé sa signature sur le document…
Des drones ukrainiens éliminent les occupants russes dans la direction de Pokrovsk, dans la région de Donetsk ; images de combats menés par les pilotes de la 414e brigade « Oiseaux de Hongrie ».
— (elle) Je vais envoyer aussi 50 balles pour le drone... — (lui) Heu... Tu as conscience que ce drone peut être envoyé pour niquer un russe ? — (elle) Ah oui-oui.
Vendredi 6/2, 7h05
Orbanovitch.
Le président américain Donald Trump a publiquement apporté son soutien au Premier ministre hongrois Viktor Orban, en vue des prochaines élections législatives en Hongrie, dans un message publié le 5 février sur sa plateforme Truth Social.
« Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est un dirigeant véritablement fort et puissant, qui a fait ses preuves en obtenant des résultats exceptionnels », a écrit Trump , louant le leadership et le bilan d'Orban à la tête du pays. [...]
The Kyiv Independent, Trump soutient Orban avant les élections d'avril en Hongrie, traduction automatique
Commentaire : "Le soutien d'Hitler est une arme à double tranchant."
Vendredi 6/2, 6h45
(Ex) New START (suite).
Le ministère russe des Affaires étrangères et des responsables russes brandissent la menace d'une escalade afin de contraindre les États-Unis à renouveler le traité New START à des conditions avantageuses non seulement pour la Russie, mais aussi pour la République populaire de Chine.
Le 4 février, le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que les États-Unis avaient « délibérément ignoré » la proposition russe de prolonger le traité d'un an à son expiration et que cette approche était « malavisée et regrettable ».
Le ministère russe des Affaires étrangères a également affirmé que la Russie considérait que les parties n'étaient plus liées par aucune obligation ni déclaration dans le cadre du traité et qu'elles étaient « libres de choisir leurs prochaines actions ». Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que la Russie entendait agir de manière responsable, mais qu'elle restait prête à prendre des contre-mesures « décisives » face à toute nouvelle menace à sa sécurité nationale.
Le président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a réagi à l'expiration du traité en déclarant que « l'hiver arrive », lançant ainsi une menace implicite d'« hiver nucléaire » après une guerre nucléaire de grande ampleur.
Andrei Kolesnik, membre de la commission de la défense de la Douma d'État russe, a également proféré des menaces, affirmant que la Russie disposait de toutes les armes de représailles nécessaires et que la situation s'aggraverait si les États-Unis et la Russie tardaient à signer un nouveau traité.
[...] Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré le 5 février que le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping avaient évoqué les « conséquences négatives » de la fin du traité New START lors de leur entretien vidéo du 4 février. [...] Le Kremlin soutient le refus de la Chine d'entamer des négociations sur les armements stratégiques avec les États-Unis, possiblement en échange du soutien continu de la Chine à l'effort de guerre russe en Ukraine [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 5 février, traduction automatique
[On se souvient du choix de Reagan : obliger l'URSS à plus de dépenses militaires pour la faire tomber ; la Russie actuelle a-t-elle les moyens d'une course supplémentaire ? Contenir les États-Unis dans un traité renouvelé permettrait-il à la Chine de ne pas être davantage larguée ?]
L'année stratégique 2025 qui s’achève est marquée par une effervescence qui s’exprime sur tous les fronts et dans tous les domaines. S’agissant des questions nucléaires, la séquence des six derniers mois a été caractérisée par une succession d’événements inédits et préoccupants : frappes américaines sur les sites nucléaires iraniens en juin, présentation en septembre, lors du défilé de la Victoire à Pékin, du nouveau missile balistique chinois DF-61, annonce par le président Poutine du test du Bourevestnik, un missile de croisière à propulsion nucléaire en octobre, propos inconsidérés du président Trump sur la reprise des essais américains le même mois, tir de démonstration par la Corée du Nord, en novembre, d’un missile balistique de type non identifié.
Dans cette actualité, la France n’est pas en reste qui qualifiait le 13 novembre dernier son missile ASMPA-R — Air Sol Moyenne Portée Amélioré Rénové — pour la nouvelle version des vecteurs embarqués sur les avions Rafale des Forces aériennes stratégiques (FAS).
S’agit-il d’une simple poussée de fièvre ?
Ou d’une surchauffe durable des rapports de puissance entre États nucléaires qui induit des effets pour tous les autres ?
Une chose est certaine : les troubles qui affectent la sécurité mondiale depuis une décennie ont eu de graves répercussions sur l’ordre nucléaire qui, vaille que vaille, avec des aménagements, prévalait depuis la fin de la guerre froide. [...]
Le président américain, Donald Trump, a annoncé, jeudi 5 février dans la soirée, le lancement d’un site Internet à son nom qui doit permettre aux Américains d’accéder à une gamme de médicaments à prix réduits, un enjeu majeur aux États-Unis où ces tarifs sont parmi les plus élevés au monde.
[...] Pour proposer ces réductions allant, selon lui, jusqu’à plus de 80 % du tarif actuel, le président américain a conclu un accord avec une dizaine de laboratoires pharmaceutiques.
[...] L’annonce intervient au moment où le Parti républicain de Donald Trump prend la mesure du mécontentement de la population sur le coût de la vie et s’inquiète des possibles conséquences politiques lors des élections de mi-mandat, en novembre 2026. [...]
Le Monde, Donald Trump lance un site Internet à son nom pour acheter des médicaments à prix réduits
À Kyiv, après un nouvel attentat : un habitant a installé une rallonge électrique entre son onduleur et la cage d’escalier pour que ses voisins puissent recharger leurs téléphones. Le lendemain matin, ils avaient déposé des bonbons et des fruits en guise de remerciement. Voilà comment une ville garde son humanité sous la pression.
Pendant ce temps en Ukraine, Bluesky, traduction automatique
Jeudi 5/2, 21h10
Comment ça se passe : prisonniers.
[Légende d'une photo] Olha, 26 ans, enlace son mari Ruslan, 32 ans, capturé lors de la défense de Marioupol en 2022 et libéré le 5 février 2026, à son arrivée à Tchernihiv (Ukraine), à la suite d’un échange de prisonniers avec la Russie.
L'Ukraine a rapatrié 157 Ukrainiens détenus en Russie lors de son dernier échange avec Moscou, suite à un accord conclu lors du dernier cycle de pourparlers de paix à Abou Dhabi, a annoncé le président Volodymyr Zelensky le 5 février.
Moscou a libéré 150 soldats ukrainiens et sept civils de captivité, selon le Quartier général de coordination pour le traitement des prisonniers de guerre.
Le ministère russe de la Défense a également annoncé la libération de 157 Ukrainiens en échange de 157 soldats russes.
Il s'agit du premier échange de prisonniers entre l'Ukraine et la Russie depuis près de cinq mois, Moscou ayant suspendu le processus pendant toute cette période, selon Zelensky. [...]
The Kyiv Independent, 157 prisonniers de guerre et civils ukrainiens rentrent chez eux lors du premier échange après une interruption de plusieurs mois, traduction automatique
Ukrainiens après leur libération de captivité russe le 5 février 2026. (Quartier général de coordination pour le traitement des prisonniers de guerre) (traduction automatique)
Jeudi 5/2, 13h10
Starlink dans la guerre (suite).
Dans de nombreux secteurs de première ligne, les forces d'occupation russes sont contraintes d'interrompre leurs opérations d'assaut en raison des arrêts des terminaux Starlink.
Serhiy « Flesh » Beskrestnov, conseiller du ministre de la Défense ukrainien, l' a annoncé sur Telegram.
Selon Beskrestnov, les pannes de terminaux affectent non seulement l'infanterie, mais aussi les unités de drones (BPLA). Elles ont également un impact sur les systèmes de guerre électronique (REB) et les systèmes d'artillerie russes, ce qui ralentit considérablement la prise de décision et l'exécution des opérations sur le front. [...]
The Ukrainian Review, Les forces russes interrompent leurs assauts en raison des pannes de Starlink, traduction autoamtique
[...] Des correspondants de guerre russes confirment également que les interruptions du réseau Starlink créent un retard technologique pour les forces russes, réduisant leur capacité à prendre et à exécuter des décisions sur le front. [...]
[...] «Cette dissolution de décennies d'acquis ne pourrait survenir à un pire moment - le risque d'utilisation d'une arme nucléaire est à son plus haut niveau depuis des décennies», observe Antonio Guterres, qui «exhorte les deux États à revenir sans délai à la table des négociations et à convenir d'un nouveau cadre».
Depuis la Guerre froide, des accords de maîtrise des armements nucléaires lient Washington et Moscou, qui détiennent aujourd'hui plus de 80% des ogives nucléaires dans le monde.
Le dernier en date, New Start, signé en 2010, limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1550 ogives stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification. [...]
Le Figaro, Le traité nucléaire entre les États-Unis et la Russie a pris fin : un «moment grave», alerte le chef de l'ONU Antonio Guterres
Oksana vient de nous transmettre la bonne nouvelle : en dépit des conditions très compliquées (attaques aériennes de la Fédération de Russie sur l’ensemble de l’Ukraine, froid glacial, coupures d’électricité, de chauffage, du téléphone, rupture des canalisations d’eau, absence de gaz, routes bloquées, des démarches administratives et douanières toujours plus strictes,…), le camion en provenance d’Allemagne vient de livrer nos dons aux hôpitaux régionaux d’Ivankiv et de Narodychi ce 4 février 2026.
En partenariat avec la fondation allemande ACTION MEDEOR, nous avons acheté en gros et directement auprès des producteurs de l’industrie pharmaceutique pour 30 000 euros de médicaments et de matériel médical choisis par les personnels de santé des deux établissements de santé ukrainiens.
Toutes les spécialités achetées sortent directement des lieux de production et sont payées à prix coûtant, soit près de 7 fois moins cher que leurs tarifs dans des officines pharmaceutiques françaises. [...]
Keith Kellogg, ancien envoyé spécial du président américain Donald Trump en Ukraine et largement considéré à Kiev comme l'une des voix les plus pro-ukrainiennes de la Maison Blanche, a déclaré que son travail sur l'Ukraine était loin d'être terminé après avoir quitté le gouvernement à la fin de l'année 2025.
Ce général trois étoiles de l'armée américaine à la retraite, hautement décoré, a démissionné le 31 décembre et a depuis rejoint l'America First Policy Institute, un groupe de réflexion basé à Washington.
Dans une interview accordée au Kyiv Independent, il a décrit ce changement comme un moyen de rester engagé en Ukraine tout en bénéficiant d'une plus grande liberté pour s'exprimer directement sur la guerre.
« Je voulais passer plus de temps à l'extérieur, où je pouvais être beaucoup plus ouvert et libre de parler de l'Ukraine que je ne l'étais au sein du gouvernement », a déclaré M. Kellogg.
Militaire de carrière dont les opinions sur la Russie se sont forgées pendant la guerre froide, M. Kellogg prône depuis longtemps une approche de « paix par la force ». [...]
The Kyiv Independent, Keith Kellogg affirme avoir quitté la Maison Blanche de Trump pour être « libre de parler » de l'Ukraine, traduction Deepl
Jeudi 5/2, 9h20
Zelenski a dit.
Au moins 55 000 soldats ukrainiens ont été tués sur le champ de bataille depuis le début de la guerre à grande échelle menée par la Russie, a déclaré le président Volodymyr Zelensky à la télévision française lors d'une interview le 4 février.
« Officiellement, sur le champ de bataille, le nombre de militaires tués, qu’il s’agisse de soldats de carrière ou de personnes mobilisées, est de 55 000 », a déclaré Zelensky .
« Et il y a un grand nombre de personnes que l'Ukraine considère comme disparues. »
La déclaration de Zelensky constitue un rare commentaire public sur les pertes subies par l'Ukraine sur le champ de bataille. Kiev s'était largement abstenue de commenter ses pertes pendant les deux premières années de l'invasion à grande échelle, jusqu'à ce que Zelensky annonce en février 2024 que 31 000 soldats ukrainiens avaient été tués.
Les chiffres avancés par Zelensky ne tiennent pas compte des soldats ukrainiens tués entre 2014 et 2022, période durant laquelle le conflit russe était principalement circonscrit à l'est de l'Ukraine. Selon une estimation des Nations Unies, 4 400 soldats ukrainiens ont perdu la vie durant cette période.
Moscou ne communique aucun chiffre concernant ses pertes. L'état-major des forces armées ukrainiennes indique qu'au 4 février, la Russie avait perdu environ 1 243 070 soldats en Ukraine depuis le 22 février 2022. Ces chiffres ne précisent pas le nombre de tués ou de blessés, mais il est généralement admis qu'ils incluent les morts, les blessés, les disparus et les prisonniers. [...]
The Kyiv Independent, Au moins 55 000 soldats ukrainiens ont été tués dans la guerre menée par la Russie, et beaucoup d'autres sont portés disparus, a déclaré Zelensky aux médias français, traduction automatique
Avocate ukrainienne des droits de l’homme et lauréate du prix Nobel de la paix en 2022, Oleksandra Matviichuk a critiqué le président américain, Donald Trump, sur Facebook. « Pourquoi l’année de négociations menées par Trump a-t-elle été la plus meurtrière pour les civils en Ukraine depuis le début de l’invasion à grande échelle ? Le nombre de morts et de blessés a augmenté de 31 % par rapport à l’année précédente », a-t-elle avancé.
« Pourquoi Poutine ne s’est-il pas permis de mener des frappes aussi brutales contre les infrastructures civiles sous Biden, que Trump qualifie de “faible”, mais détruit totalement des villes pacifiques et ignore le “fort” Trump ? », s’est-elle en outre interrogée.
Le Kremlin poursuit ses efforts pour détourner l'attention et obtenir des concessions lors des pourparlers de paix qui se tiendront les 4 et 5 février à Abou Dhabi, coïncidant avec l'expiration du nouveau traité de réduction des armements stratégiques (New START) le 5 février.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a commenté cette expiration le 5 février, affirmant que la triade nucléaire russe était hautement modernisée et que la Russie avait créé et déployé des « ressources importantes » pour garantir sa sécurité. Riabkov a déclaré que personne ne pouvait douter de la capacité de la Russie à garantir sa sécurité « de tous côtés » et a laissé entendre que la Russie n'avait pas besoin d'une course aux armements pour se doter de nouvelles armes et assurer sa sécurité.
Le président russe Vladimir Poutine a proposé de respecter les termes du New START pendant une année supplémentaire après son expiration, à condition que les États-Unis fassent de même. Le Kremlin utilise la carotte et le bâton, en lien avec le New START, pour inciter et intimider les États-Unis à céder aux exigences russes concernant l'Ukraine en échange de la reprise des négociations sur les armes nucléaires. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 février, traduction automatique
Mercredi 4/2, 6h35
Comment ça se passe : militariser l'hiver (suite).
La Russie a repris sa campagne combinée de frappes de missiles et de drones contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes dans la nuit du 2 au 3 février, après un bref moratoire sur les frappes contre ces infrastructures.
L'armée de l'air ukrainienne a rapporté le 3 février que les forces russes avaient lancé 450 drones et 71 missiles sur l'Ukraine durant la nuit.
[...] Le colonel Yuriy Ihnat, porte-parole de l'armée de l'air ukrainienne, a estimé le 3 février que les forces russes semblaient avoir opté pour des dispositifs de frappe contenant un plus grand nombre de missiles balistiques car ces missiles sont plus difficiles à intercepter pour l'Ukraine
[...] La DTEK, la plus grande entreprise énergétique ukrainienne, a indiqué que la frappe russe nocturne était la plus dévastatrice menée par la Russie jusqu'à présent en 2026. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 3 février, traduction automatique
Comment ça se passe : les animaux se les gèlent aussi.
La vie à Kyiv est difficile en ce moment pour n'importe quelle personne de 51 ans, mais quand on est en plus un gorille des plaines de l'Ouest, plus adapté à la chaleur de l'Afrique centrale, la crise énergétique actuelle est particulièrement éprouvante.
C’est le sort actuel de Tony, l’un des plus anciens pensionnaires du zoo de Kyiv, une attraction populaire de la capitale qui parvient tant bien que mal à rester en activité malgré la campagne acharnée menée par la Russie pour soumettre l’Ukraine.
[...] Le zoo de Kyiv abrite plus de 2 000 animaux appartenant à 321 espèces, dont beaucoup d'espèces exotiques. Parmi eux figurent l'éléphant d'Asie, l'hippopotame, des crocodiles, des dizaines d'oiseaux aux couleurs vives qui apprécient la chaleur, et une variété de primates.
[...] Pour ne rien arranger, le zoo est situé dans le district de Shevchenkivskyi à Kyiv, l'une des zones les plus fréquemment touchées par les attaques russes [...]. De ce fait, les survols de drones et de missiles au-dessus des enclos des animaux, ainsi que les fortes explosions à proximité, sont monnaie courante.
[...] Cet hiver, les poêles et les générateurs sont devenus indispensables. Les coupures de courant peuvent durer plusieurs jours d'affilée, et après les attaques, le chauffage disparaît souvent complètement.
[...] dans certains enclos, les températures doivent être maintenues à un niveau constant de 19 à 20°C, y compris dans celui de Tony le gorille.
Tony, le seul gorille d'Ukraine, vit dans un enclos doté d'un plancher chauffant électrique et de peintures d'arbres exotiques sur les murs jaune soleil — un rappel saisissant de son habitat naturel.
[...] « Mon rêve est d'avoir un petit réacteur nucléaire pour le zoo », a déclaré [le directeur] Trantin.
[...] Chaque jour, le personnel du zoo prépare les repas, assure un accès constant à l'eau, surveille la santé et le comportement des animaux, maintient les enclos propres et bien entretenus et veille au bien-être des animaux.
Selon Trantin, aucun animal n'est mort des frappes russes durant la guerre totale. Parallèlement, le zoo de Kyiv a réussi à accueillir 600 animaux évacués des zones touchées par l'agression russe et continue d'enrichir sa collection de nouvelles espèces. [...]
The Kyiv Independent, Comment garder un éléphant et un gorille au chaud pendant l'hiver le plus froid qu'ait connu Kiev durant la guerre à grande échelle, traduction automatique
Dans la série « Ratios », je cherche à représenter visuellement les proportions et les grandeurs du monde actuel de la manière la plus simple possible. Une série à la croisée du dessin humoristique et de l'infographie. (traduction automatique)
Mardi 3/2, 22h10
France : aïe...
Après un réquisitoire de près de six heures, mardi 3 février, les deux avocats généraux ont requis quatre ans de prison, dont un an ferme, et cinq ans d’inéligibilité sans exécution immédiate à l’encontre de Marine Le Pen au procès en appel à Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (FN). La décision de la cour d’appel, qui n’est pas tenue de suivre les réquisitions, doit être connue d’ici l’été.
Le parquet n’a ainsi pas requis l’exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, de la peine, contrairement au jugement de première instance. Mais cette question sera en toute hypothèse sans objet car la Cour de cassation, si elle est saisie par Marine Le Pen en cas de condamnation par la cour d’appel, devrait rendre sa décision avant la présidentielle.
[...] La justice reproche à Mme Le Pen, au Rassemblement national et à dix autres cadres le paiement, entre 2004 et 2016, de salariés du parti, lequel traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, en utilisant de l’argent du Parlement européen.
[...] « Elle a signé les contrats. Elle ne peut pas nous dire qu’elle ignorait. Elle était avocate et juriste de formation », a souligné l’un des deux avocats généraux
[...] Les deux représentants de l’accusation ont déploré que les prévenus, dont Marine Le Pen, aient « usé de la stratégie de délégitimation des contre-pouvoirs, et ici de la justice, dont l’objectif serait d’empêcher l’accession d’une cheffe de parti aux plus hautes fonctions de l’exécutif ».
[...] Fustigeant le « positionnement de façade » des prévenus à l’audience, qui ont mis en avant des « zones grises » dans les règles du Parlement européen sur l’emploi d’assistants parlementaires, [l']autre avocate [du Parlement européen], Me Bérénice de Warren, a fait observer à la cour que « ce n’est absolument pas la réalité de tous les dossiers qui vous ont été soumis ». « On n’est pas dans une zone grise, on est en zone interdite », a-t-elle asséné. [...]
Le Monde, Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un an ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen
Mardi 3/2, 18h55
AIEA.
Sybiha [le MAF ukrainien] : L'Ukraine initie des amendements au Statut de l'AIEA. Le Statut ne prévoit aucune réponse lorsqu'un État compromet délibérément les conditions d'une utilisation sûre et sécurisée de l'énergie nucléaire, tout en continuant d'exercer pleinement ses droits de gouvernance au sein de l'Agence.
L’Ukraine propose un mécanisme clair de disqualification du processus décisionnel de l’AIEA dans de tels cas. Il ne s’agit pas de politique, mais de crédibilité, de sécurité et de justice.
The Ukrainian Review, Bluesky, traduction automatique
La soif de sang de certains dictateurs est sans limites. Le plus souvent, elle est alimentée par la peur. Le génocide leur permet de se sentir supérieurs, plus importants. Un tel dictateur commet des sacrifices sanglants pour son propre compte, se nourrissant de la souffrance des victimes. (traduction automatique)
Mardi 3/2, 9h30
Fricball.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a vivement critiqué le président de la FIFA, Gianni Infantino, le 2 février, après que ce dernier eut déclaré soutenir la levée de l'interdiction faite à la Russie de participer aux compétitions internationales de football.
La FIFA a suspendu la Russie de toutes ses compétitions en 2022 suite au lancement de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine.
Infantino a déclaré à la chaîne britannique Sky Sports que la FIFA devrait lever l'interdiction visant la Russie [...]. « Nous n'avons pas le choix. Absolument. Cette interdiction n'a rien accompli, elle n'a fait qu'engendrer davantage de frustration et de haine », a déclaré Infantino. « Autoriser les jeunes Russes, garçons et filles, à jouer au football dans d'autres pays d'Europe pourrait être bénéfique. C'est une mesure que nous devons absolument prendre, au moins pour les catégories de jeunes. »
Sybiha a rejeté ce raisonnement dans une réponse publiée sur les réseaux sociaux le 2 février, évoquant les centaines de jeunes Ukrainiens déjà morts dans la guerre totale menée par la Russie. « Six cent soixante-dix-neuf filles et garçons ukrainiens ne pourront jamais jouer au football — la Russie les a tués », a-t-il écrit sur X. « Et le nombre de victimes ne cesse d'augmenter, tandis que des individus moralement dépravés proposent de lever les interdictions, malgré l'incapacité de la Russie à mettre fin à sa guerre. Les générations futures considéreront cela comme une honte rappelant les Jeux olympiques de 1936. » [...]
The Kyiv Independent, « Dégénéré moral » — L’Ukraine fustige le président de la FIFA pour son soutien au retour de la Russie, traduction automatique
Mardi 3/2, 9h30
Comment ça se passe : militariser l'hiver (suite).
Les forces russes ont lancé une attaque massive de missiles balistiques et de drones contre l'Ukraine dans la nuit du 3 février, frappant plusieurs installations énergétiques à travers le pays et blessant au moins six personnes, ont indiqué des responsables.
Ces frappes sont intervenues dans le cadre d'une attaque de plus grande envergure contre des villes ukrainiennes, y compris celles situées à des centaines de kilomètres de la ligne de front, avec des dizaines de missiles et des centaines de drones signalés dans le ciel nocturne ukrainien.
La dernière offensive russe marque la fin d'un bref cessez-le-feu énergétique, en vertu duquel Moscou avait accepté de suspendre temporairement ses frappes contre les infrastructures énergétiques critiques de l'Ukraine. La reprise des attaques contre la capitale intervient quelques jours après que le président américain Donald Trump a déclaré, le 29 janvier, avoir personnellement demandé au président russe Vladimir Poutine de s'abstenir d'attaquer Kiev. [...]
The Kyiv Independent, « Les Russes ont choisi une nuit glaciale de février » — Des bâtiments endommagés et des victimes sont signalés alors que la Russie reprend ses frappes à grande échelle sur Kiev, traduction automatique
Lundi 2/2, 23h30
Comment ça se passe : en direct.
Le moment où un tireur d'élite ukrainien abat un soldat russe d'une balle dans la tête dans la région de Donetsk [video].
[...] Medvedev, qui occupe le poste de vice-président du Conseil de sécurité russe, une sorte de bureau politique moderne regroupant les plus hauts responsables russes, a fait l'éloge de Trump et a déclaré qu'il était encourageant que les contacts aient repris avec Washington.
Mais Medvedev, qui a proféré à plusieurs reprises des invectives contre Kiev et les puissances occidentales tout en mettant en garde contre les risques d'une escalade de la guerre vers une « apocalypse » nucléaire, a déclaré que l'Occident avait ignoré à maintes reprises les intérêts russes.
« La situation est très dangereuse », a déclaré Medvedev à Reuters, TASS et au blogueur de guerre russe WarGonzo lors d'un entretien à son domicile en périphérie de Moscou.
« Le seuil de douleur semble diminuer. »
« Nous ne sommes pas intéressés par un conflit mondial. Nous ne sommes pas fous », a déclaré Medvedev, qui a été président de la Russie de 2008 à 2012.
[...] Un dessin humoristique accroché dans la pièce où se déroulait l'interview montrait Medvedev, un ancien avocat originaire de Saint-Pétersbourg, la ville natale de Poutine, pointant une mitraillette sur les dirigeants européens. [...]
Reuters, La Russie ne souhaite pas un conflit mondial, affirme Medvedev, traduction automatique
Lundi 2/2, 19h30
Petits chiffres.
L’armée russe a occupé 245 km² de territoire ukrainien supplémentaire au cours du mois de janvier, soit près de deux fois moins qu’au cours du mois précédent (445 km²) et 25 % de moins qu’en janvier 2025 (325 km²). Dans le même temps, le groupe d’analystes ukrainiens Deep State note que les forces russes ont mené seulement 4 % d’assauts de moins qu’en décembre. [...]
Le Grand Continent, La progression de l’armée russe en Ukraine a ralenti de 45 % en janvier
Lundi 2/2, 19h30
Négos.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est félicité lundi de récentes «mesures de désescalade» avec la Russie, qui «renforcent la confiance» dans les négociations de paix, alors que Moscou a interrompu depuis la semaine dernière ses frappes sur l'énergie.
«Les mesures de désescalade qui sont entrées en vigueur (...) contribuent à renforcer la confiance du public dans le processus de négociation et ses résultats potentiels», a indiqué Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux. [...]
Le 1er février, des drones russes ont frappé une maternité et un bus transportant des mineurs, faisant de nombreuses victimes civiles.
Selon les autorités ukrainiennes, les forces russes ont bombardé une maternité de Zaporijia avec des drones non identifiés dans la journée du 1er février, provoquant un incendie dans le hall d'accueil du service de gynécologie et blessant au moins six personnes.
Ces mêmes autorités ont également rapporté que les forces russes avaient bombardé des mines appartenant à DTEK, la plus grande entreprise énergétique privée d'Ukraine, dans l'oblast de Dnipropetrovsk, le même jour. Toujours selon ces autorités, quatre drones Shahed ont frappé un bus de DTEK transportant des mineurs près de Ternivka, dans l'oblast de Dnipropetrovsk, faisant au moins 12 morts et 16 blessés.
L'ISW continue d'affirmer que la Russie privilégie les frappes contre les civils afin de poursuivre sa campagne de longue date visant à démoraliser la population ukrainienne. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 1er février, traduction automatique
Lundi 2/2, 6h10
La farandole du nuc.
Lecture
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le côté obscur du nucléaire. Le journaliste indépendant Thierry Gadault (dont Libération a publié des articles), grand spécialiste du sujet, publie chez Massot un Dictionnaire critique du nucléaire. De «A» comme Areva (devenu Orano après une faillite retentissante) à «Z» comme ces «zones contrôlées» où l’on n’entre pas sans dosimètre, cet abécédaire décrypte le fonctionnement opaque et complexe pour le profane d’une énergie aujourd’hui en pleine renaissance. Mais dont la sûreté mérite toujours d’être interrogée, quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl et quinze ans après celle de Fukushima. [...]
Libération, En haut de la pile Un dictionnaire critique pour explorer la face cachée du nucléaire
International
Le traité "New Start", visant à limiter le nombre d'armes nucléaires stratégiques, signé entre la Russie et les États-Unis, expire le 5 février. Faut-il s'en inquiéter ?
C'était une date importante pour la maîtrise de l'armement nucléaire dans le monde. Le 8 avril 2010, le président américain Barack Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev signaient un traité baptisé New Start (nouveau départ) à Prague, en République tchèque. "Aujourd'hui c'est un jalon important pour la sécurité nucléaire et la non- prolifération et pour les relations entre les États-Unis et la Russie. Cela remplit notre objectif commun de négocier un nouveau traité de réduction d'armes stratégiques", se félicitait Barack Obama.
Au centre de ce traité, l'idée de confiance mutuelle entre les deux puissances détentrices de 90% des armes nucléaires mondiales. Avec ce texte, elles s'engageaient mutuellement à ne pas dépasser un total de 1 550 têtes nucléaires stratégiques déployées (c'est-à-dire des armes utilisables à tout moment), soit une réduction drastique par rapport aux années 80. Des inspections étaient par ailleurs prévues, de part et d'autre, pour vérifier le respect de ces engagements.
Wikipedia, Traité New Start — Barack Obama et Dmitri Medvedev lors de la signature du traité à Prague. [à l'époque, le délicieux Medvedev bénéficiait d'un module de courtoisie fonctionnel, autre temps, autres moeurs]
[...] Depuis que la Russie a suspendu sa participation [en février 2023], on n'a pas assisté à une augmentation de l'arsenal nucléaire russe. Mais cette décision de Moscou n'était pas sans impact psychologique : le président russe fragilisait ainsi un instrument de maîtrise des armements nucléaires.
Pour autant, en octobre dernier, Vladimir Poutine a proposé de prolonger le traité d'un an. Cela peut surprendre mais cela s'explique : la Russie n'a pas la capacité de déployer facilement plus de têtes nucléaires que ce qui est prévu par le traité New Start. De son côté, Donald Trump n'a pas donné suite à la proposition de Poutine. Il faut dire que les États-Unis ont eux plutôt besoin de dépasser le plafond fixé, notamment pour leur bouclier anti-missiles, le Golden Dome (dôme d'or).
Le président américain a aussi les yeux tournés vers la Chine, qui développe à vitesse grand V son arsenal nucléaire. L'idée étant de signer avec Pékin un traité similaire à New Start. Mais les Chinois refusent de s'engager dans une telle discussion avec Washington. [...]
Radio France, Arsenal nucléaire : bientôt la fin pour le traité "New Start" entre les Etats-Unis et la Russie
Allemagne
Les Allemands sont connus pour figurer au rang des opposants au nucléaire, même si leur chancelier le regrette désormais. « Cela a été une erreur stratégique de sortir du nucléaire », a déclaré Friedrich Merz, mi-janvier. Mais attention à ne pas généraliser. Si le pays reste globalement réfractaire à la fission nucléaire, telle qu’utilisée notamment dans les réacteurs actuels, il est beaucoup plus enclin à investir dans la fusion. [...]
Le Figaro, Pour revenir dans l’atome, les Allemands misent sur la fusion nucléaire
Un parapluie nucléaire partagé entre alliés européens ? Berlin a entamé des discussions sur le sujet, a répété le chancelier allemand Friedrich Merz jeudi 29 janvier en conférence de presse. L’administration Trump a exhorté à plusieurs reprises les Européens à être plus autonomes dans leur sécurité, avant de bousculer l’alliance Atlantique, notamment par sa politique de prédation du Groenland. Sans renoncer au bouclier nucléaire américain, Berlin souhaite le renforcer par le partage des armes avec les deux pays européens qui en possèdent. [...]
Le Figaro, L’Allemagne discute d’un partage de la défense nucléaire avec ses alliés européens, déclare Friedrich Merz
Canada
Le 7 janvier dernier, Sabrina Désilets, doctorante à Polytechnique Montréal, en appelait à donner « Une deuxième chance pour le nucléaire au Québec1 ». Son argumentaire souffrait d’un sérieux décalage avec la réalité actuelle de cette industrie, qui multiplie les promesses sans pouvoir les tenir. En 70 ans, l’énergie nucléaire n’a pas fait la preuve de sa rentabilité. Au contraire, ses coûts augmentent, les nouveaux modèles de réacteurs demeurent des prototypes non démontrés et les chantiers nucléaires sont le théâtre de constants dépassements de coûts.
[...] L’industrie nucléaire essaie de redorer son image en promettant des « petits réacteurs modulaires », des équipements plus petits, qu’on promet de construire en série à faible coût. Ontario Power Generation prévoit construire à Darlington un premier réacteur de type BWRX-300 d’une puissance d’environ 300 MW.
[...] Les coûts ont explosé. On prévoyait en 2018 que ce réacteur coûterait environ 1 milliard de dollars. On parle maintenant d’une facture de plus de 7,2 milliards pour le premier exemplaire et d’environ 22 milliards pour une série de quatre. Et ces coûts sont probablement sous-estimés. Selon Bent Flyvbjerg, le spécialiste mondial des mégaprojets, le coût des centrales nucléaires est en moyenne le double de ce qui était initialement prévu. [...]
La Presse, Le nucléaire a eu sa chance, tournons la page
Dimanche 1/2, 20h25
Comment ça se passe : militariser l'hiver (suite).
La Russie pourrait frapper les infrastructures énergétiques alors que le froid extrême s'installe. Les températures chuteront jusqu'à -30 °C au moment même où la « trêve » prendra fin le 1er février, selon les chaînes de télévision ukrainiennes.
Les États-Unis ont officiellement quitté l’Organisation mondiale de la santé, à laquelle ils doivent toujours la somme de 260,6 millions de dollars, soit l’entièreté de leurs contributions obligatoires pour l’exercice 2024-2025.
Un an après leur annonce d’une rupture fracassante, le divorce est consommé. Dans une déclaration commune, le ministre de la santé américain, Robert F. Kennedy Jr, et le secrétaire d’État, Marco Rubio, ont confirmé, le 22 janvier, que les États-Unis avaient officiellement quitté l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme le président Donald Trump l’avait annoncé dès le premier jour de son mandat, le 20 janvier 2025. « Choses promises, choses dues », triomphent les deux républicains. Cette décision plonge l’OMS dans un territoire jusque-là inconnu. [...]
Le Monde, Les États-Unis quittent définitivement l’OMS, sans payer leurs dettes
Dimanche 1/2, 11h10
Pendant ce temps en Ukraine.
Les habitants de Kyiv partagent sur les réseaux sociaux des photos et des vidéos montrant leurs appartements glacials et comment ils essaient de se réchauffer.
Anton Gerashchenko, Bluesky, traduction automatique
Dimanche 1/2, 11h05
Bélarus : Louka 1er joue au ballon.
Des ballons biélorusses ont pénétré illégalement dans l'espace aérien polonais dans la nuit du 30 au 31 janvier, pour la deuxième fois en 72 heures.
Le commandement opérationnel des forces armées polonaises a indiqué que les radars militaires polonais avaient détecté des objets entrant dans l'espace aérien polonais en provenance du Bélarus durant la nuit et qu'il s'agissait très probablement de ballons. En réponse, les autorités polonaises ont temporairement restreint l'espace aérien au-dessus de la voïvodie de Podlachie (le long de la frontière orientale de la Pologne avec le Bélarus). [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 janvier, traduction automatique
Dimanche 1/2, 11h00
Élec.
Les frappes menées par les forces russes pendant des mois ont considérablement dégradé et endommagé le réseau électrique ukrainien, qui rencontre désormais d'importantes difficultés malgré le moratoire sur les frappes russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes.
Le réseau électrique ukrainien a subi une importante coupure le matin du 31 janvier, affectant la ligne de 400 kilowatts (kW) reliant les réseaux roumain et moldave, ainsi que la ligne de 750 kW reliant l'ouest et le centre de l'Ukraine. Le ministre ukrainien de l'Énergie, Denys Shmyhal, a déclaré le même jour que la panne était due à une perturbation technologique non précisée, et non à une frappe russe.
Le ministère ukrainien des Finances a affirmé qu'une cyberattaque n'était pas à l'origine des coupures.
Le ministère moldave de l'Énergie a indiqué que de « graves problèmes » sur le réseau électrique ukrainien avaient provoqué la déconnexion de la ligne de 400 kW, et le directeur du Centre ukrainien de recherche énergétique, Oleksandr Kharchenko, a déclaré que les dommages déjà présents sur le système énergétique ukrainien « compliquaient » la situation. Shmyhal a déclaré que les arrêts avaient provoqué des coupures de courant en cascade sur le réseau électrique ukrainien, activé les protections des sous-stations électriques et contraint les opérateurs à décharger les centrales nucléaires ukrainiennes.
[...] Les frappes russes n'ont pas directement provoqué les pannes de grande ampleur, mais la campagne de frappes russes a déjà endommagé et fragilisé le réseau électrique ukrainien au point de le rendre vulnérable à d'importantes perturbations dues à des dysfonctionnements techniques. [...]
ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 janvier, traduction automatique
Dimanche 1/2, 0h40
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