Il faut bien donner des noms aux choses dont on veut parler dès lors qu’il ne s’agit pas du pain, des isotopes, de la bonté, toutes choses répertoriées au dictionnaire.

Celle-ci s’appelle
Station Parlante Autonome en Territoires InHumains (ou PostHumains).

Pour le dire avec des phrases, de quoi s’agit-il ?
D’imaginer et de construire une machine intérimaire (nous sommes absents) capable de dire au moment opportun deux doigts de poésie.
Pour apprécier l’humeur du moment, elle est dotée de tout le fatras imaginable, senseurs de ci et ça. Elle est alimentée par des systèmes redondants (of course). Elle parle local (ukrainien, lapon, maya ancien). Elle sait ramasser ses antennes et s’encapsuler quand ça craint. Elle sait se réparer (mais n’en a pas forcément les moyens).
Cette merveille de technologie (foutraque) et de poésie (fonctionnelle) n’a qu’un but : suppléer. Dire chaque jour quelque chose d’un peu senti.
Surtout, elle doit durer cent ans (100 ans). La durée de vie contractuelle du sarcophage en construction sur le réacteur de T.

Impossible ?

La suite dans cette nouvelle rubrique.

Amis Humains (et inhumains), elle parlera.
Elle parle déjà.